• Les vaches de Monsieur #Yoshizawa

    Monsieur #Yoshizawa est éleveur. Il a vu sa vie basculer le 11 mars 2011 lors de l’accident de la #centrale_nucléaire de Fukushima Daiichi. Il a refusé d’être exproprié et d’abattre ses bêtes comme le demandait le gouvernement. Il a choisi de rester vivre dans la #zone_interdite pour nourrir ses têtes de bétail et leurs permettre d’avoir une fin de vie digne. Il a préféré se sacrifier pour elles et dit de lui-même qu’il est un #Kamikase. Lorsqu’il a eu connaissance de l’histoire de Masami Yoshisawa, Yves Monnier a cherché à entrer en contact avec lui. Il a réalisé les premiers portraits de la série de ce qu’il pensait être à l’époque les vaches 187 de monsieur Yoshizawa en “piquant“ des images sur le blog de sa Fondation : “La Ferme de l’Espoir.“ Le problème c’est qu’en opérant de cette manière et ne connaissant pas les animaux de monsieur Yoshizawa, il a eu la crainte d’en oublier ou même de faire des doublons… Il a donc écrit à monsieur Yoshizawa en lui demandant s’il accepterait de faire pour lui un portrait de chacune de ses vaches à partir d’une notice que Yves Monnier lui a fait parvenir. Aidé par une amie à lui, #Sayuri_Arima, photographe, M. Yoshizawa a accepté. Ils ont donc convenu qu’ils lui enverraient 1 à 2 portraits par semaine durant les 9 à 10 prochaines années afin que Yves Monnier puisse matérialiser la totalité des portraits de vaches qui se sont avérés être aujourd’hui en réalité plus de 350.

    “J’expérimente l’image numérique et ce qu’elle compte de plus mystérieux à mon sens : sa #temporalité. L’#image_numérique a une durée de vie. Qu’elle soit sous forme de fichier ou imprimée, son existence est “garantie“ pour 15 à 20 ans. Je substitue aux écrans, vidéo-projections ou impressions qui l’incarnent au quotidien, d’autres matériaux qui ont tous comme caractéristique commune d’être persistant dans l’environnement. J’applique ainsi mécaniquement, couche après couche, différentes matières issues du bâtiment, de l’artisanat, de l’industrie, des beaux arts, etc. Ce geste confronte l’imagerie numérique avec différentes matérialités, et mon quotidien avec d’autres temporalités.“


    http://lesvachesdemonsieuryoshizawa.com
    #nucléaire #vaches #Fukushima #art

  • La #ville au #Japon : découverte par l’#expérience, la #pop-culture et la #photographie : Partie 3

    Enfin , la question du #transport peut être abordée, comme c’est le cas dans ce premier article sur la #mobilité dans lequel Phillipe Gargov nous fait part de son expérience du #métro japonais.
    https://www.pop-up-urbain.com/metro-nippon-le-dormeur-du-rail
    Publié le 24/03/2010

    Ainsi que dans ce dernier article de Margaux Baldassi sur la #temporalité et le métro par le biais du film 5 cm Par Seconde d’Amer Béton.
    https://www.pop-up-urbain.com/temporalites-et-espaces-amoureux-le-train-train-nippon-dans-5cm-par-s
    Publié le 24/02/2016

    La découverte empirique du Japon est également le thème du blogueur de Angelo Di Genova,
    Français expatrié à Osaka « en éternelle exploration culturelle », qui nous fait partager son expérience de la ville par le biais de nombreuses photographies, nous donnant de nouvelles perspectives sur l’#urbanité au Japon.

    https://www.horizonsdujapon.com

  • « L’#Europe a construit sa #domination en écrivant l’#histoire des autres »
    https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20171222.OBS9679/l-europe-a-construit-sa-domination-en-ecrivant-l-histoire-des-au

    Les Espagnols ont fait entrer les Indiens dans une chronologie qui est celle du calendrier chrétien, avec un passé qui commence en l’an 0, et une conception du temps qui se découpe entre passé-présent-futur. Les Européens ont obligé les Indiens à penser leur monde à travers leurs « lunettes », ils ont marginalisé les modes d’#expression indigènes, ils ont domestiqué leurs #imaginaires. L’un des piliers de ce processus d’#occidentalisation du monde est la cristallisation de la parole sous la forme du #livre. La #suprématie de l’#écrit a bouleversé l’#imaginaire jusque-là prédominant.

    Ce qui se joue est symboliquement et intellectuellement très violent. En imposant un cadre de #pensée, les Européens ont colonisé ces populations définitivement. Ils ont aboli leur monde. Dès lors, ces autres peuples ne pouvaient plus se regarder que dans le miroir de l’#Occident : ils ont été sommés d’imiter le #modèle européen.

  • Quand je serai dictateur
    sur Arte mardi 12 juillet à 0h35 (89 min)

    À travers la figure d’un ami disparu et les morceaux récupérés de vieux films d’amateurs en super-huit, #Yaël_André signe d’éblouissantes variations sur le deuil, le temps qui passe, le cinéma et les vies qu’il permet d’inventer.

    Pas super-huit #super8 andouille !
    #beau

  • Quantième perpetuel
    http://pbg.xyz/quantieme-perpetuel

    Epagomènes !

    L’émission la plus énigmatique, la plus rare, la moins tropique et la plus grégorienne, bref, la plus bissextuelle !

    Download

    Lydia Lunch - Atomic Bongos Dr John - Iko Iko

    // Mais c’est quoi une année bissextile

    Com Truise - Declination (Syn - Demo 01) Cheb Khaled - Kutché

    // Khaled, le cocher

    // La mesure du temps, notre finitude

    Cop Shoot Cop - If tomorrow ever comes The Last Poets - Time The Arsonists - Rhyme time travel

    The Byrds - One hundred years from now Eddie Gale - The Rain

    Saul Williams - Horn of the Clock Bike

    Big Star - Thirteen

    Joe Meek - Orbit around the Moon

    The United States of America - The American Metaphysical Circus

    Dion - Loving You

    Saul Williams - List Of Demands

    BEAK - (...)

  • Qui décide de la #valeur d’une oeuvre d’art contemporain ?La profession ou le marché ? Les foires ou les expos ? Les FRAC ou les galeries ? Les musées ou les collectionneurs ?
    http://www.nectart-revue.fr/nectart-2-nathalie-heinich

    La « valeur » d’une œuvre n’est pas seulement marchande : elle est aussi esthétique, politique, ludique… L’attribution de ces différentes valeurs dépend des « cercles de #reconnaissance » de l’œuvre, depuis les pairs jusqu’au grand public, en passant par les spécialistes des secteurs public et privé. Pour ce qui est de la valeur marchande, elle relève, comme pour tout bien, de la loi de l’offre et de la demande. En matière d’art contemporain, où l’innovation est reine, se pose le problème de l’écart entre la valeur à court terme et la valeur à long terme, autrement dit de l’éventuelle obsolescence des prix – un problème devenu particulièrement crucial avec le spectaculaire essor du marché dans la dernière génération. Mais ce problème en demeure-t-il un dès lors qu’on fait son deuil de l’illusion d’une valeur (...)

    #Nectart_#2 #Transformations_artistiques #art #art_contemporain #marché #pluralité #temporalité

  • Lowie
    http://lmsi.net/Lowie

    En hommage à David Bowie, qui vient de disparaître, voici un texte consacré par Pacôme Thiellement aux deux « albums berlinois » du défunt, sans doute ses plus beaux avec Hunky Dory… « Ce texte, nous précise l’auteur, a été écrit et publié bien avant la publication de Blackstar, qui change le sens de la fin de l’oeuvre de David Bowie. Bien plus beau que Heathen et The Next Day, décisif et bouleversant, Blackstar achève magnifiquement l’oeuvre bowienne sur une prophétie énigmatique, et nous devons à nouveau l’écouter et l’interpréter – de ce côté ci du miroir. ». Source : Les mots sont importants

    • « En 1978, j’ai pris part, à New York, à une conférence pendant laquelle j’ai défendu l’idée que l’#artiste était une sorte de chaman contemporain – quelqu’un dont la tâche est de créer une masse critique de confiance, et ce par tous les moyens. La notion sous-jacente ici est que son travail est de convaincre le #public – non pas lui-même, mais eux. Cela suggère un certain détachement par rapport au processus grâce auquel il y parvient. Cette idée fut très impopulaire, les artistes, à l’époque, étant censés être sincères et non manipulateurs, mais elle me resta. Le terme d’abus de confiance a mauvaise réputation, mais il ne devrait pas. Dans la culture, la confiance est le papier-monnaie de la valeur. » #Brian_Eno (...)
      Low sort en janvier 1977. Speed of Life, le premier morceau, ressemble à un générique : une sorte de série télévisée glauque à souhait, allemande, et Brian Eno s’y fait attendre. Qu’est-ce que la vitesse de la vie quand nos critères d’évaluation sont éminemment relatifs à ce que nous y faisons ? La rencontre avec Brian Eno et sa violente destitution du caractère sacré, auto-mythique, de la musique populaire est cruciale dans la constitution des meilleurs albums de David Bowie et de leur #temporalité propre (languissante, énigmatique, solitaire). Personne depuis les Beatles, et d’une toute autre manière, d’une manière non-enfantine, n’a moins cru à l’héroïsme rock que Brian Eno. Personne n’a moins conspué l’orgueil du rock et son aveuglement sur les limites concrètes de son savoir effectif. Personne n’a moins cru au génie personnel de l’artiste et à la réalité de sa subjectivité ou à ses capacités de maîtrise du réel, mais a compris au contraire le danger que représentait la croyance en ce type de possibilités. Bref : personne n’a été moins fasciste jusque dans ses investissements esthétiques et plus conséquemment non-croyant dans les pouvoirs manifestes du rock que Brian Eno.

      #imposteur une lecture deleuzienne.

  • Après les attentats, échapper au climat d’#urgence, édito Le Monde
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/24/sortir-de-l-urgence_4816580_3232.html

    Mais le plus inquiétant réside dans la volonté présidentielle de réviser la #Constitution pour y inscrire le principe de l’#état_d’urgence. Cela reviendrait à institutionnaliser l’urgence au lieu de mettre en place les moyens d’y échapper, au lieu de limiter au maximum ces périodes de réaction au plus grand danger.

    ...les services (...) Manquent-ils encore de moyens ? Sont-ils mal organisés ? Ont-ils, à tort, délaissé le renseignement humain pour se noyer dans les données de la #surveillance_généralisée ? (...)

    Refuser l’urgence comme seule réponse, c’est aussi examiner en profondeur les racines du « djihadisme français », ou comment des centaines de jeunes hommes et femmes ont choisi, délibérément, de rejoindre les rangs de l’Etat islamique. Dans ces colonnes, Olivier Roy parle de « révolte générationnelle et nihiliste » pour décrire l’engagement de ces jeunes radicalisés et considère qu’il s’agit, non pas de « la radicalisation de l’islam mais de l’islamisation de la radicalité ». La France fournit plus du tiers des djihadistes européens en Syrie. Quel que soit leur impact, les bombardements sur l’EI ne constituent donc qu’une partie de la réponse.
    Sur le théâtre extérieur, la stratégie de Hollande chef de guerre a, elle aussi, été contaminée par l’urgence. Les attentats du 13 novembre ont fait sauter tous les principes établis depuis trois ans : le « ni Assad ni EI » comme la défiance à l’égard de la Russie. Comme s’il avait fallu attendre les tueries de Paris pour réévaluer une tactique invalidée par les faits depuis longtemps. La France participe, à raison, à la coalition contre l’Etat islamique. Mais les frappes ne suffiront pas pour briser l’EI. Une intervention occidentale au sol n’est pas non plus souhaitable. Il faudra bien que des forces locales se déploient et pour cela clarifier nos relations avec les acteurs régionaux.
    Au Proche-Orient, pour construire une vraie stratégie de long terme, la France devra reconsidérer l’ensemble de ses alliances, devenues, ces derniers temps, passablement illisibles. Et se poser notamment la question de sa relation privilégiée avec l’Arabie saoudite, si riche et si proche, par son fondamentalisme religieux, des mouvements les plus radicaux de l’islam sunnite. La sortie de l’urgence est au prix de quelques révisions douloureuses.

    #temporalité

    constitution :
    http://seenthis.net/messages/430312

    • Oui, je trouve cette fonctionnalité flippante aussi. Je ne sais pas qui a eu cette idée tragique, mais cela se propage. Lecture formatée, aussi, maintenant. Ça veut dire quoi si tu lis plus ou moins vite que le temps indicatif ? Pourquoi aurait-on besoin d’avoir cette information, c’est ça que je ne comprends pas. Quand tu lis, tu lis, si tu n’as pas fini, tu reprends la lecture plus tard. Le concept me dépasse... #temporalité #vitesse #lecture

    • Et bien, je trouve ça très pratique. J’ai cette indication du temps dans l’appli #Readability, que j’utilise pour lire le Web, dans les transports. Ce qui me permet d’éviter d’abandonner au beau milieu d’une lecture passionnante, parce que j’arrive à destination, en commençant par les articles les plus longs, afin de pouvoir leur consacrer le temps nécessaire.

    • Alors que moi je scrolle pour voir si le texte est long ou court et j’avise, je trouve ça largement suffisant. Le chronométrage de mes activités, quotidiennes ou autres, me fait paniquer. J’ai besoin du flou artistique dans mon emploi du temps.

    • Pourquoi percevoir cela comme un chronométrage ? Ce n’est pas un décompte des secondes pendant ta lecture :)

      On indique bien le temps des bandes audio ou vidéo, ce qui permet à l’utilisateur d’estimer s’il a le temps suffisant pour les consulter. Le texte est aussi un média temporel.

    • Parce que ma motivation a lire ceci ou écouter cela ne dépend pas du temps que j’ai à y consacrer sur l’instant mais de l’intérêt que cela suscite en moi. Quand je commence un bouquin, je mets un marque-page à la page où je m’arrête et je reprends plus tard. Pareil pour une vidéo (je regarde pas la durée pour savoir si je regarde ou pas). Je commence la lecture et si pour une raison ou pour une autre je décide de poursuivre plus tard, je poursuis plus tard. Et donc, pareil pour un article ou une étude récente publiée en ligne. Ce qui m’emmerde c’est le bornage des activités. Et si je signale le truc c’est que le tempo est affiché aussi gros que le titre de l’article lui-même. Je trouve ça stressant.

    • Ah, jamais vu ces temps affichés en gros.

      Tout dépend du contexte d’usage. Celui que tu décrit et très différent de celui que j’évoquais : la lecture dans la durée imposée d’un transport.

      Pour une consultation smartphone et/ou basse connexion, il est appréciable d’avoir une estimation avant, plutôt que d’attendre le chargement de la page pour estimer de visu, la longueur du contenu. À plus forte raison dans les transports en commun. Sinon, le temps que la page s’affiche, le trajet est fini et tu n’as rien lu !

      Pareillement, en lisant un livre dans les transports : son épaisseur, les numéros en bas des pages sont aussi des indicateurs — tellement habituels que leur perception en tant que tels n’est plus consciente — de ce qui reste à lire relativement au temps imparti. N’avez-vous jamais hâté la lecture d’une page, passionnante, pour savoir la suite, tout de suite, avant d’arriver à destination, sans devoir attendre plus tard, de pouvoir reprendre la lecture ?

  • Etat d’urgence : « une marge de manœuvre bien trop large est offerte aux autorités »
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/11/19/etat-d-urgence-une-marge-de-man-uvre-bien-trop-large-est-offerte-aux-autorit

    Professeur de droit public à l’université Jean-Moulin Lyon III, Marie-Laure Basilien-Gainche, auteur de #Etat_de_droit et états d’exception (PUF, 2013), s’inquiète des décisons prises par le gouvernement en matière de #libertés_publiques.

    Que pensez-vous du projet de loi voté par l’Assemblée nationale jeudi 19 novembre ?

    Marie-Laure Basilien-Gainche : Modifier la loi de 1955 dans celle de prorogation de l’#état_d’urgence me laisse circonspecte. Il ne faut pas mélanger les genres et troubler ainsi la #hiérarchie_des_normes. Il y a une loi qui est destinée à durer et une prorogation qui ne l’est pas. Il est à craindre que certains éléments ne finissent pas entrer dans le droit commun.

    Par ailleurs, l’article sur la dissolution des #associations qui est introduit me paraît inquiétant : quasiment toutes peuvent rentrer dans son champ d’application et se voir dissoutes avec pour seul recours le juge administratif.

    De la même manière, la terminologie de l’article sur les #perquisitions administratives est trop floue. Une marge de manœuvre bien trop large est offerte aux autorités. Le contrôle du juge administratif semble peu à même de sanctionner les atteintes démesurées aux libertés.

    François Hollande a également annoncé lundi une révision constitutionnelle visant à créer un « régime civil d’Etat de crise ». Les lois actuelles ne sont-elles pas suffisantes ?

    L’état d’urgence va être prorogé. Pendant trois mois, l’exécutif aura de plus grandes marges de manœuvre avec des restrictions faites à la #liberté_de_circulation, à l’inviolabilité du #domicile, à la liberté d’expression.

    A cette loi de 1955, qui est certes datée, viennent s’ajouter les nombreuses normes adoptées pour renforcer les pouvoirs de la #police dans la lutte contre le #terrorisme, comme la loi sur le #renseignement en juillet. L’arsenal juridique paraît donc suffisant pour travailler à la prévention des actes terroristes.

    Si la lutte contre ces derniers révèle ses limites, ce n’est pas faute de textes mais faute de moyens, tout particulièrement humains. Il n’est nul besoin de révision constitutionnelle.

    Alors, quelle est la motivation de cette modification de la Constitution ?
    L’annonce d’une révision constitutionnelle me semble relever moins de l’utilité juridique que de l’effet politique. Elle contribue à affirmer l’autorité présidentielle auprès d’une population déboussolée et inquiète qui demande à être rassurée.
    Si l’on peut comprendre un tel positionnement, il me laisse perplexe. Pour faire de bonnes lois, et plus encore de bonnes lois constitutionnelles, il faut prendre le temps de la réflexion. On considère aussi qu’il n’est pas souhaitable de modifier les textes constitutionnels dans les périodes de crise, encore moins les dispositions constitutionnelles qui traitent justement de ces périodes de crise.
    Réviser la #constitution en ce moment, quand bien même cela peut rasséréner et rassembler, peut se révéler destructeur pour nos principes fondamentaux.

    Choc des #temporalités... la Constit de 46 ne date pas de 45, et elle fut nourrie d’un préambule issu de la Révolution française et travaillée par les débats politiques de la Résistance. C’est avec tout cela (et l’historicité) qu’on en finit aujourd’hui.
    À l’image de la déclaration de Jospin en 98, en réponse aux mouvements de chômeurs et précaires : " je préfère une société de travail à l’assistance ", qui opérait un renversement complet des valeurs de solidarité incorporées dans une trame éthique des lois républicaines et et des orientations politiques progressistes pour stigmatiser l’assistance, et, après l’entreprise, glorifier le plein emploi précaire.

    Contre des décennies de pouvoir de droite, il avait fallu que la poussée de Mai 68 soit intégrée et dévoyée par l’ex-SFIO avant de voir abolis, par ex., les tribunaux permanents des forces armées. Là, après plusieurs centaines de #perquisitions_administratives en quelques jours, par exemple, les théories de l’#état_d'exception_permanent sont vérifiées. Quelles forces politiques pourraient bien trahir/traduire quelles aspiration populaires par la suppression de ce carcan #liberticide ? Et combien de temps cela pourrait-il prendre ?

    #démocratie #kleenex

    • « la sureté est la première des libertés » disait-on peut après le temps des "lettres de cachet, mais on a réentendu la formule sortie de tout contexte, c’est-à-dire de sa charge anti-absolutiste, dans la bouche de la deuxième droite. Foin de rouerie aujourd’hui, la sécurité est la première des libertés nous dit Valls.

      Les anciens tortionnaires de l’Algérie et les technocrates du PS se sont rejoints.

    • A Sens, le premier couvre-feu appliqué [dans un quartier] à l’ensemble de la population
      http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/20/le-premier-couvre-feu-applique-a-l-ensemble-de-la-population-a-sens-dans-l-y

      L’entrée en vigueur de l’état d’urgence, décrété par François Hollande depuis les attentats du 13 novembre, donne au préfet de département une série de pouvoirs, dont la mise en place d’un #couvre-feu. Cette mesure va ainsi être appliquée à Sens, dans le quartier des Champs-Plaisants, à l’ensemble de la population.
      La préfecture de l’Yonne a précisé que la mesure interdisait « la circulation piétonne et routière, sauf les véhicules d’urgence », « à compter de vendredi 20 novembre, 22 heures, jusqu’au lundi 23 novembre, 6 heures ».
      Ce couvre-feu fait suite à des #perquisitions_administratives menées dans la nuit de jeudi à vendredi par les forces de police, de gendarmerie et des unités du GIGN, qui « ont donné lieu à la découverte d’armes non autorisées et de faux papiers ». La préfecture a ajouté que des personnes avaient été placées en garde à vue, sans en préciser le nombre.

      Couvre-feu pour les mineurs à Yerres
      Une mesure de couvre-feu a été instaurée, dès lundi 16 novembre, en direction des mineurs après les attentats parisiens, à Yerres (Essonne), la ville gérée par Nicolas Dupont-Aignan (DLF). Cet arrêté municipal, qui prévoit l’interdiction de circulation des jeunes de moins de 13 ans sur le territoire de la ville entre 23 heures et 6 heures, devrait prendre fin le 3 janvier.
      « C’est une mesure de protection avant tout. Dans cette période trouble, chacun est une cible potentielle. Il nous apparaît important de protéger les plus jeunes en évitant qu’ils se retrouvent seuls le soir dans les rues », a précisé au Parisien Olivier Clodong, premier adjoint au maire.
      Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, qui a été prolongé jeudi jusqu’à fin février par l’Assemblée nationale à la quasi-unanimité, « les forces de l’ordre procèdent chaque nuit à des perquisitions », #sans_lien_direct_avec_les_attentats, « décidées par les préfets » et « des assignations à résidence sont prononcées par décision ministérielle », a déclaré mercredi le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

    • Héritage de la Révolution française et glissement sémantique : “La sécurité est la première des libertés”
      http://www.telerama.fr/medias/la-securite-est-la-premiere-des-libertes-de-le-pen-a-valls-la-formule-s-est

      L’article comporte une liste de ses occurrences avariées de 1980 à hier.

      Transmise de génération en génération comme une chanson de geste politique, ballotée dans tous les coins de l’échiquier politique, la-sécurité-première-des-libertés est en réalité une grossière erreur d’appréciation. Présentée comme un héritage direct de la Révolution française, elle ressemble surtout à un contre-sens historique. En 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme le droit inaliénable à la sûreté, qui protège le citoyen de l’#arbitraire de l’#Etat, et l’immunise contre les arrestations ou les emprisonnement arbitraires. En 2015, la sécurité, son glissement sémantique, c’est précisément l’inverse. Et c’est inquiétant.

    • Etat d’urgence : Valls admet ne pas respecter la Constitution
      http://www.politis.fr/Etat-d-urgence-Valls-admet-ne-pas,33107.html

      L’aveu est signé Manuel Valls. Lors de l’examen du projet de loi prorogeant l’état d’urgence et renforçant l’efficacité de ses dispositions, le Premier ministre s’est montré très réticent à saisir le Conseil constitutionnel face à la « fragilité constitutionnelle » de certaines mesures. Ses propos ont suscité un profond malaise chez nombre d’internautes qui suivait la séance sur le site du Sénat.

      « Je suis extrêmement dubitatif sur l’idée de saisir le #Conseil_constitutionnel. Parce que je souhaite que nous allions vite sur la mise en œuvre des dispositifs que vous allez voter (...) Il y a toujours un risque à saisir le Conseil constitutionnel », a lancé le Premier ministre, lors de la discussion au Sénat du projet de loi sur l’état d’urgence, approuvé hier par l’Assemblée.

      « Si le Conseil répondait que la loi révisée n’est pas constitutionnelle sur un certain nombre de points, de garanties apportées, cela peut faire tomber 786 perquisitions et 150 assignations à résidence déjà faites », a-t-il argumenté.

      Certaines mesures votées jeudi à l’Assemblée nationale, notamment celle « concernant le bracelet électronique », ont « une fragilité constitutionnelle », a concédé Manuel Valls. Avant de conclure :

      « Je sais bien qu’il peut y avoir une #QPC (question prioritaire de constitutionnalité, ndlr) mais je souhaite que nous allions vite parce que (...) nous souhaitons donner aux forces de l’ordre, aux forces de sécurité, à la justice, tous les moyens de poursuivre ce qui représente un danger pour la Nation, pour la République et pour les Français. »

      #saisine_du_conseil_constitutionnel ou pas

  • Remettre mon cerveau dans le droit chemin | Climb to the Stars
    http://climbtothestars.org/archives/2015/09/15/remettre-mon-cerveau-dans-le-droit-chemin

    “bilinguisme de lecture” — la lecture hypertexte, qu’on pratique en ligne, où on scanne, saute d’un truc à l’autre, etc, et la lecture longue, celle des livres ou des longs articles, celle qu’on a apprise à l’école et durant nos études. Notre cerveau adore la lecture hypertexte et s’y adapte merveilleusement bien, au point qu’on se retrouve effectivement comme drogués au zapping, et à avoir de la difficulté à lire non-stop un roman.

  • « Les sciences sociales ne jouent plus leur rôle de contre-pouvoir »
    http://www.lemonde.fr/festival/article/2015/09/03/les-sciences-sociales-ne-jouent-plus-leur-role-de-contre-pouvoir_4745227_441

    Si Facebook était un pays, il serait, avec 1,4 milliard de membres, plus peuplé que la Chine. L’entreprise annonce ne plus vouloir seulement «  connecter  » la planète, mais aussi «  comprendre le monde  ». Un chercheur doit-il aller chez Facebook pour étudier la société  ?

    Pour analyser les données qu’elles collectent, les plates-formes de type Google, Facebook ou LinkedIn embauchent massivement des personnes aux formations diverses (communication, économie, sciences politiques et même anthropologie). On assiste à une véritable absorption de cerveaux, de nombreux jeunes rêvant d’aller dans ces entreprises. Cependant, ce n’est ni la société ni l’opinion qu’ils analysent, mais les traces numériques que laissent des comptes tenus par des individus  : tweets, «   likes   », commentaires… Ils cherchent ensuite des corrélations. Nul besoin d’hypothèses théoriques pour faire tourner les machines. Puis ces entreprises vendent ces analyses, ou leur valorisation, en suggérant à leurs clients de placer une publicité à un endroit plutôt qu’à un autre.

    le reste derrière #paywall et pas de lecture zen :-(

    • Le paywall a été supprimé.

      Il arrive aux #sociologues ce qui déjà est arrivé aux linguistes et aux géographes. Ces dernières décennies, les informaticiens ont pris la main sur le #traitement_automatique de la langue, puis sur la géomatique [l’ensemble des outils et méthodes permettant d’analyser des données géographiques]. Désormais, ce sont les statisticiens, les informaticiens et les mathématiciens qui traitent et interrogent les données sur la #société récoltées sur Internet.

      Comment expliquer ce décrochage   ?

      Le #big_data, qui consiste à récolter, stocker et traiter ces données de façon massive, propose de nouvelles méthodes de travail fondées sur le volume, la variété et la vélocité. Le défi pour les sciences sociales est de traiter cette vitesse, qui était inaccessible jusqu’ici. Cela change la perspective temporelle des sciences sociales. (...)

      Peu de chercheurs en sciences sociales semblent se rendre compte que d’autres acteurs, déjà, donnent par ces corrélations leur analyse sur l’état de la société. Ils restent centrés sur les demandes de l’Etat, sur ce qui est défini comme #social dans ce cadre. Je regrette leur tendance à centrer leurs études uniquement sur le long terme. Alors qu’il faudrait donner leur place à l’étude des «  vibrations  », ces phénomènes de #propagation_sociale, et aux technologies qui les favorisent.
      Je plaide pour des sciences sociales de troisième génération, qui s’emparent de ces nouveaux phénomènes pour les requalifier  : il faut inventer des concepts, des outils et limites de validité sur ces nouvelles données, ces traces auxquelles nous n’avions pas accès. Ce que nous vivons a déjà été pensé par Gabriel Tarde en 1890. Dans Les Lois de l’imitation, ce juriste, sociologue et philosophe théorise la propagation des pensées par une multitude de petites transmissions. Il avait d’ailleurs proposé d’inventer le «  gloriomètre  », l’équivalent de la mesure du buzz. Mais à l’époque il n’avait pas les outils pour mesurer ce phénomène. Désormais, nous les avons.

      A quel projet pensez-vous, concrètement  ?
      Je milite pour la création d’une nouvelle discipline, les social data sciences, avec un diplôme à Sciences Po

      #temporalité

  • La fabrication d’un « regard éloigné », Philippe Descola, Jean-Louis Fabiani et alii
    http://www.liberation.fr/debats/2015/06/18/la-fabrication-d-un-regard-eloigne_1332170

    ...nos disciplines doivent savoir résister à une double tentation. La première est de répondre à l’injonction qui leur est souvent faite de produire un #savoir utilitaire, directement « valorisable ». Or la façon dont est formulée une « question sociétale » est rarement, pour ne pas dire jamais, pertinente pour une analyse des dynamiques qui travaillent en profondeur les sociétés. Ni la définition d’un seuil de tolérance des étrangers, ni celle du meilleur modèle d’organisation familiale ne sont des questions sociologiques. La seconde tentation est de céder aux sirènes militantes du dévoilement critique, et de transformer ainsi le projet politique et émancipateur que les sciences sociales ont hérité des Lumières en prophétisme académique.

    Les #sciences_sociales ont en effet une ambition plus complexe dans leur rapport au présent. Comme l’a rappelé Michel Foucault dans sa lecture de l’opuscule de Kant Qu’est-ce que les Lumières ?, la tâche des intellectuels modernes est de traiter de l’#actualité : « La question qui me semble apparaître pour la première fois dans ce texte de Kant, c’est la question du présent, la question de l’actualité : qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? Qu’est-ce qui se passe maintenant ? » Mais ils ne peuvent en rendre compte et proposer des grilles d’analyse que s’ils sont suffisamment armés pour tenir le flot de l’actualité à distance.

    Avec la mondialisation, la passion de l’ici et maintenant, le repli identitaire dans l’adhérence à soi, croissent avec l’inquiétude des mutations immenses. La tentation du sociocentrisme et celle du présentisme sont partout. Dans un tel contexte, l’arme majeure des sciences sociales a un nom : la comparaison socio-anthropologique, dont l’objectif, depuis Mauss et l’essor de l’ethnographie scientifique, est la fabrication patiente, toujours recommencée, d’un « regard éloigné ».

    POUR UNE ANTHROPOLOGIE PLURALISTE

    L’#anthropologie_pluraliste que nous défendons ne considère pas la conscience que d’autres peuples se forgent de leurs modes de vie comme des idéologies dont il faudrait mettre à nu les principes, ni comme des cosmologies alternatives qu’il conviendrait d’embrasser car elles rendraient compte du réel avec plus de fidélité que la nôtre, En ce sens, une anthropologie pluraliste ne consiste pas à opposer un Occident introuvable à un reste du monde indéfini, mais à traiter sur un pied d’égalité ces différentes façons de trier la diversité du monde en élaborant un langage de description et d’analyse qui permette de rendre compte des formes très diverses, mais non infinies, d’assembler les existants, les qualités, les processus et les relations, en évitant de recourir pour ce faire aux outils au moyen desquels ces opérations ont été conceptualisées dans notre propre tradition culturelle. Si des concepts comme ‘société’, ‘nature’, ‘histoire’, ‘économie’, ‘religion’, ou ‘sujet’ ont joué un rôle considérable dans le travail réflexif mené en Europe pour faire advenir la modernité et créer, ce faisant, un espace au sein duquel les sciences humaines et sociales pouvaient se déployer, ces concepts renvoient cependant à des façons d’objectiver les phénomènes caractéristiques d’une trajectoire historique que d’autres peuples n’ont pas suivie et ils doivent donc être traités, non comme des universaux, mais comme des expressions locales d’une forme particulière de composition des éléments du monde, composition qui a connu ailleurs des modalités très différentes.

    Depuis 40 ans, plusieurs mouvements ont affecté les sciences sociales : le plus visible est la prolifération des études spécialisées, les studies. Ces études ont permis l’émergence de nouveaux objets et de nouveaux styles de recherche dont on mesure aujourd’hui l’importance. Ainsi les women studies ont ouvert la voie à une prise de conscience majeure : celle de la dimension sexuée (gendered) des sociétés, bouleversée par les valeurs croissantes de liberté et d’égalité des sexes dans le monde. Un immense chemin reste à faire pour comprendre pourquoi et comment l’émancipation des femmes suscite des contre mouvements, non pas « moyenâgeux » mais hélas très modernes, qui peuvent embraser la planète.

    LE CARACTÈRE CENTRAL DE LA TEMPORALITÉ
    Mais les studies n’ont pas que des atouts : elles ont aussi contribué à la fragmentation des sciences sociales en favorisant la constitution de petits mondes largement autonomes et sans cohérence épistémologique. C’est ici qu’intervient l’enjeu majeur de l’histoire. Après le moment de l’épuisement des grands paradigmes (marxisme, structuralisme ..) qui avaient dominé dans les sciences sociales jusqu’au début des années 1970 et l’humeur déconstructionniste qui avait suivi, a émergé le souci de réorienter nos savoirs autour d’un principe directeur ou d’un schème organisateur. Ces tentatives s’appuient sur la reconnaissance croissante de l’unité épistémologique des sciences sociales comme sciences_historiques, dont l’objectif principal est de rendre compte de la succession des événements et des points d’inflexion au sein du cours historique du monde plutôt que de chercher des lois universelles du fonctionnement des sociétés. Le caractère central de la #temporalité - Time matters dit le sociologue de Chicago Andrew Abbott - a rapproché la #sociologie de l’#histoire.

  • Le temps de l’œuvre, le temps de l’acte : Entretien avec #Bernard_Aspe
    http://www.inflexions.org/n5_t_bordeleauhtml.html

    Il me semble en effet que, plus que jamais, le sujet de l’économie capitaliste est soumis à une injonction contradictoire : on attend de lui qu’il vive le temps de sa vie comme étant celui de son accomplissement (le seul qui lui soit donné : « le temps qui lui reste », en ce sens) et qu’en même temps il se soumette à l’accélération généralisée qui caractérise l’état présent du monde du capital (je pense ici au livre important de Hartmut Rosa : Accélération. Une critique sociale du temps, La découverte, 2010), et qui ne cesse de contrarier, en le retardant indéfiniment, cet accomplissement. Une accélération qui obstrue simultanément toutes les dimensions du temps : l’avenir ne doit pas être accueilli en son impensabilité propre, mais géré ; le rapport au passé n’est plus entretenu par un art de la mémoire (qui pourrait par exemple restituer leur présence absente à ceux que Simondon appelait « les vivants du passé »), mais objet d’une commémoration (ou d’un refoulement) ; et le présent, qui semble plus que jamais privilégié (les sociologues parlent même de « présentisme » pour désigner l’incapacité du sujet à se rapporter à un horizon qui excède l’expérience du moment) est en réalité esquivé, contourné, conjuré. Car il n’y a pas de présent sans une résolution (je sais que c’est là un motif heideggérien, mais nous trouvons son origine dans la lignée Schelling–Kierkegaard) qui nous fait être exactement là où nous sommes, et surtout qui nous y fait être sans réserve. Or, le sujet de l’économie ne peut « jouir du présent », comme il ne cesse de le clamer, que s’il sait qu’il lui reste plusieurs possibilités de vie en réserve, et qu’il maintient ainsi plusieurs portes ouvertes — dans la mesure où il sait bien que ce qu’il expérimente pourrait quelque jour ne plus lui convenir. Il a besoin de se rassurer en se disant que la vie qu’il a n’est pas la seule possible, qu’il lui sera toujours possible de « changer ». Ainsi fait–il confiance à ce qu’il lui reste encore à expérimenter, comme d’autres en d’autres temps plaçaient leur foi en un autre monde, dont ils n’avaient pas encore l’expérience. Le monde est devenu intégralement immanent, la fausse transcendance est restée : elle n’est plus guère celle de l’outre–monde, mais bien plutôt celle des expériences de vie qui restent encore à explorer. Etre quelque part — être situé dans le monde — est pour notre contemporain un objet de panique.

    Disons que le sujet de l’économie a mal lu Spinoza : il croit qu’il doit se laisser diriger par la question « qu’est–ce que je désire ? » Au besoin, il va chez le psychanalyste pour demander conseil. Mais il n’a pas compris que la question de ce qu’il désire ne pouvait trouver à se résoudre que depuis la compréhension d’une nécessité. C’est lorsque je suis en adéquation avec ce que l’on pourrait appeler une nécessité subjective (car je ne parle pas ici de nécessités qui seraient imposées par « l’ordre des choses ») que je peux enfin m’y retrouver dans ce que j’appelle « mon désir ».