• Les #difficultés liées à l’#urbain au #Japon.

    Le Japon d’#après-guerre a su promptement se réinventer et est parvenu au rang de deuxième #puissance #économique #mondiale. Mais qu’en est-il de la #pauvreté ? Le Programme des Nations Unies pour le #développement introduit (dans son Rapport mondial sur le développement #humain édition de 2002) un nouvel indicateur de pauvreté humaine  (IPH-2, calculé à partir des indicateurs de longévité, d’instruction, de conditions de vie et d’exclusion) adapté au classement des pays #développés et montre un taux de pauvreté au Japon de « 11,2 % en 2002 et de 11,7 % en 2005, plaçant le pays en douzième position. » Puis, en 2005, l’OCDE indique un #taux de 15,3 %, dans le classement le Japon aurait « l’un des taux les plus élevés parmi les pays de l’OCDE  », à la cinquième place.

    C’est en prenant en compte ces information que, sur #terrain, Mélanie Hours entreprend son étude sur la pauvreté au Japon. Ainsi, la pauvreté a été analysée par le biais de l’urbain et nous découvrons les nuances dans les "types" de pauvretés, du « working poor » aux « travailleurs journaliers », ainsi que l’importance de deux autres facteurs pour déterminer la pauvreté : les #représentations souvent liées à la structure urbaine ainsi qu’aux médias et l’aspect officiel qui lui est donné par les #lois ou par l’#État qui choisit de l’#assister ou non.

    https://journals.openedition.org/transcontinentales/747#ftn2
    Vu le 05/06/2018

    Après une enquête de terrain effectuée auprès des #sans-abri, j’ai été amenée à m’interroger sur les représentations sociales de la pauvreté au Japon. Sans aller jusqu’à parler d’une négation totale de celle-ci, […] je me suis demandé si, […] l’absence d’un taux de pauvreté nationale n’était pas plutôt le reflet d’un déni de l’existence de celle-ci. Pour Simmel «  c’est l’assistance qu’une personne reçoit publiquement de la collectivité qui détermine son statut de pauvre.  »


  • L’#empathie en #anthropologie

    1Transitant de discipline en discipline, le concept d’empathie énonce un paradoxe en anthropologie. Si le concept est relativement ancien, il n’a jamais fait l’objet d’une appropriation directe bien qu‘il ait été abordé dans des ouvrages et des manifestations scientifiques1. En outre, l’empathie concernerait l’ethnologie en ce qu’elle vise à la compréhension du comportement de l’Autre. Or, l’usage de cette notion donne à penser qu’elle pourrait être davantage mobilisée au sein de la production scientifique en anthropologie. On tourne autour, on y fait allusion mais le plus souvent l’empathie ne se voit reléguée qu’au rang de simple mot‑valise. Peut-être, son assimilation hâtive connotée à une forte valence psychologisante – ressentir les émotions d’autrui – a‑t‑elle ralenti son appropriation véritable ?

    https://journals.openedition.org/jda/300
    #enquête #méthodologie #terrain #recherche #revue


  • A Bouaye, le #caoutchouc du #terrain de #football synthétique sera remplacé par du #liège
    https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer/?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280829529&nl=1

    Le plastique, ça n’est plus fantastique. Tel pourrait être le refrain repris en choeur par les élus de Bouaye (Loire-Atlantique), qui ont décidé de bannir le caoutchouc pour la rénovation de leur terrain de football en pelouse synthétique.

    #terrain_synthétique #principe_de_précaution #collectivités_locales #santé


  • Authoritarianism in a Global Age

    We are investigating changes in the sustainability and nature of authoritarian rule induced by globalisation. Thematically, the project investigates how authoritarianism is affected by and responding to global information and communication technology and to movement of people. Spatially, it studies subnational authoritarianism, extraterritorial authoritarianism, and multilateral authoritarianism. Conceptually, it focuses on authoritarian practices, defined as sabotage of accountability. The project transcends the theoretical and empirical separation between globalisation studies, which have neglected authoritarian contexts, and authoritarianism studies, which have taken little notice of the effects of globalisation.

    http://www.authoritarianism-global.uva.nl
    #autoritarisme #université #recherche #académie #globalisation #mondialisation #projet #Amsterdam #Université_d'Amsterdam #migrations #frontières #information #technologie #autoritarisme_extra-territorial #extra-territorialité #autoritarisme_sub-national #autoritarisme_multilatéral

    Ici les publications du projet :

    Glasius, M., de Lange, M., Bartman, J., Dalmasso E., Del Sordi, A., Lv, A., Michaelsen, M., Ruijgrok, K. (2017) ’Research, Ethics and Risk in the Authoritarian Field.’ Palgrave Pivot.
    Glasius, M. ( 2017) ’Extraterritorial authoritarian practices: a framework.’ Globalizations.
    Del Sordi, A. (2017) ’Sponsoring student mobility for development and authoritarian stability: Kazakhstan’s Bolashak programm.’ Globalizations.
    Wrighton, S. ( 2017) ’Authoritarian regime stabilization through legitimation, popular co-optation, and exclusion: Russian pasportizatsiya strategies in Crimea.’ Globalizations.
    Dalmasso, E. (2017) ’Participation without representation: Moroccans abroad at a time of unstable authoritarian rule.’ Globalizations.
    Michaelsen, M. (2017). ’Far Away, So Close: Transnational Activism, Digital Surveillance and Authoritarian Control in Iran.’ Surveillance & Society.
    Dalmasso, E., Del Sordi, A., Glasius, M., Hirt, N., Michaelsen, M., Mohammad, A. S. & Moss, D. (2017). Intervention: ’Extraterritorial authoritarian power’. Political Geography.
    Del Sordi, A. ( 2017). ’Kazakhstan 2015-2016: Balancing regime stability amidst local and global challenges.’ In M. Torri & N. Mocci (Eds.) The End of the Obama Era in Asia, Asia Maior. Vol. XXVII / 2016.
    Michaelsen, M. (2016). ’Exit and Voice in a Digital Age: Iran’s Exiled Activists and the Authoritarian State.’ Globalizations.
    Ruijgrok, K. (2016). ’From the web to the streets: #internet and protests under authoritarian regimes.’ Democratization.
    Del Sordi, A. (2016). ’Legitimation and the Party of Power in Kazakhstan.’ In M. Brusis, J. Ahrens, & M. Schulze Wessel (Eds.), Politics and legitimacy in post-Soviet Eurasia.
    Michaelsen, M. (2015). ’Beyond the ‘#Twitter Revolution’: Digital Media and Political Change in #Iran.' In P. Weibel (Ed.), Global Activism. Art and Conflict in the 21st Century. MIT Press.
    Glasius, M., et.al. (2015). ’Reconceptualizing Authoritarianism’ APSA-Comparative Democratization-Newsletter.
    Clark, J. A., & Dalmasso, E. (2015). ’State actor-social movement coalitions and policy-making under authoritarianism: the Moroccan Party of Justice and development in the urban municipality of #Kenitra.' Middle East Law and Governance.
    Harbers, I. and Ingram, M.C. (2014). ‘Democratic Institutions Beyond the Nation State: Measuring Institutional Dissimilarity in Federal Countries’. Government and Opposition.
    Harbers, I. (2014). ’States and Strategy in New Federal Democracies: Competitiveness and Intra-Party Resource Allocation in Mexico’, Party Politics.

    http://www.authoritarianism-global.uva.nl/publications
    #Crimée #Kazakhstan #Maroc #Mexique #activisme #activisme_global #réseaux_sociaux

    Un #livre, qui peut être téléchargé gratuitement :

    Research, Ethics and Risk in the Authoritarian Field


    https://link.springer.com/book/10.1007%2F978-3-319-68966-1
    #recherche #éthique #risques #méthodologie #fieldwork #terrain


  • L’empire des sons
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/le-journal-des-idees-vendredi-1-decembre-2017

    L’emprise des #sons, c’est le sujet de la dernière livraison de la revue d’#ethnographie #Terrain

    Victor Stoichita rappelle en ouverture l’histoire qui circulait dans le monde arabe sur ce « #musicien itinérant qui, durant la même soirée, aurait fait rire, pleurer, puis dormir contre leur gré les membres d’un noble assemblée avant de s’éclipser discrètement ». L’historien et critique d’art évoque la longue tradition qui fait du son une #vibration qui s’adresse à l’âme, en harmonie avec le monde et l’univers. Par ses vibrations aériennes, le son musical imite les mouvements de l’âme, pensait Marsile Ficin, chantre des néo-platoniciens de la Renaissance. #Affordance et #résonnance, ces termes résument le simple fait qu’« un corps vibrant produit un son qui peut provoquer à distance la vibration d’un autre corps ». Dans leur sagesse immémoriale, les peuples traditionnels ont de longue date intégré cette évidence.




  • Rifiuti, prostituzione e caporali: l’inferno di Rosarno

    Viaggio nel #ghetto più grande d’Italia. Più di 2500 migranti ammassati nella baraccopoli della Piana di #Gioia_Tauro. Il rapporto dei Medici per i diritti umani (Medu) si chiama “#Terraingiusta” e racconta “le condizioni spaventose” in cui vivono gli ospiti della spianata in provincia di #Reggio_Calabria


    http://www.repubblica.it/cronaca/2017/04/12/news/rifiuti_droga_e_caporali_l_inferno_di_rosarno_viaggio_nel_ghetto_piu_gran
    #déchets #prostitution #caporalato #Rosarno #rapport #Italie #Calabre

    • Magdalena, che difende i braccianti dal caporalato

      #Magdalena_Jarczak è arrivata in Italia nel 2001, in cerca di lavoro. Ha passato mesi d’inferno nelle campagne pugliesi. Ma ha avuto il coraggio di ribellarsi ai caporali e oggi è diventata la paladina dei braccianti senza diritti


      http://www.donnamoderna.com/news/italia/braccianti-agricoli-caporalato-magdalena-jarczak

    • Red gold and blood money: the fight to end modern slavery in Italy’s agricultural sector

      For #Yvan_Sagnet, a Cameroonian migrant working in a tomato field in Puglia, Italy, the last straw came on a hot summer’s day in 2011. The harvest was in full swing. Teams of undocumented labourers were busy working at 42°C with no access to water or toilet facilities.


      https://www.equaltimes.org/red-gold-and-blood-money-the-fight?lang=en
      #tomate #Pouilles

    • Rosarno, otto anni dopo: nella baraccopoli degli immigrati, senza acqua corrente né elettricità

      Il #ghetto di #San_Ferdinando è rimasto lo stesso, uomini che vivono nel fango e in condizioni igieniche pessime in attesa di una giornata di lavoro a cottimo. Lì dove il 7 gennaio del 2010 era scoppiata una rivolta non è cambiato niente

      http://www.corriere.it/video-articoli/2017/12/28/rosarno-otto-anni-dopo-baraccopoli-immigrati-senza-acqua-corrente-ne-elettricita/e7b13272-ebe2-11e7-9fa2-1bd82b1c1e98.shtml

    • “Bastonati e investiti dagli italiani”. Nell’inferno di Rosarno che attende Salvini

      Nelle baraccopoli 2.500 braccianti vivono in condizioni disumane. Emergency: “Almeno 30 colpiti volontariamente dagli automobilisti”

      http://www.lastampa.it/2018/03/17/italia/cronache/bastonati-e-investiti-dagli-italiani-nellinferno-di-rosarno-che-attende-salvini-XfsEbYNLD5vD2hPYq9aoKJ/pagina.html

    • Caporalato, i nuovi schiavisti minacciano #Marco_Omizzolo. Ma lui non si arrende

      Lui si chiama Marco Omizzolo, sociologo, giornalista, responsabile scientifico della associazione In Migrazione. Da anni studia, scrive e denuncia le infiltrazioni della camorra nell’agro-pontino, ricostruisce la catena del malaffare e della corruzione, ricostruisce e documenta la tragedia del caporalato e le nuove forme della schiavitù che segnano le esistenze di migliaia di esseri umani, a prescindere dal colore della pelle e da luogo di nascita.

      I nuovi schiavisti non fanno distinzione tra bianchi, gialli e neri, inseguono solo l’odore dei soldi. Marco Omizzolo, e con lui altri coraggiosi cronisti di quella terra, non ha solo scritto e descritto, ma è anche andato, accompagnato da un avvocato, e dai sindacalisti della Cgil, davanti ai caporali, e poi li ha denunciati e ha contribuito a mettere in moto indagini e inchieste che hanno infastidito chi ha bisogno del buio per realizzare profitti e affari che, spesso, si intrecciano con lo spaccio della droga e lo sfruttamento della prostituzione.


      https://www.ilfattoquotidiano.it/2018/03/18/caporalato-i-nuovi-schiavisti-minacciano-marco-omizzolo-ma-lui-non-si-arrende/4233199
      #résistance

    • A Rosarno, la tendopoli delle donne

      Becky Moses, giovane nigeriana, muore carbonizzata in un ennesimo incendio scoppiato nella tendopoli di San Ferdinando a Rosarno. Questa volta è una donna, non è una bracciante e non raccoglie arance. Finora il popolo della tendopoli innalzato alle cronache è maschio, bracciante impiegato nella raccolta degli agrumi.

      Le immagini che ci accompagnano dalla famosa rivolta del 2010 sono di centinaia di migranti uomini africani scesi in piazza, per le vie del paese, pieni di rabbia, per protestare contro le violenze fisiche subite, lo sfruttamento nei campi e la vita da bestie vissuta in casupole fatiscenti sparse nelle campagne della piana di Rosarno e Gioia Tauro. In seguito alla rivolta l’anno dopo viene allestita la prima tendopoli a San Ferdinando, lontano dal paese, nella zona industriale, fatta di capannoni vuoti e abbandonati realizzati con la legge 488, ma le cui attività produttive non sono mai partite.

      Rosarno è da tempo conosciuta come la tendopoli più grande di Italia. Nei periodi di raccolta delle arance, da ottobre a marzo, vi vivono circa 2.500 immigrati e tanti di loro oggi vi risiedono in modo permanente anche tutto l’anno. Da anni si ricercano soluzioni, si investono finanziamenti ma di fatto si moltiplicano solo campi mai del tutto attrezzati. Inconcepibilmente l’ultima tendopoli è stata costruita priva di spazi dove poter cucinare mentre era previsto un servizio di catering, scelta insensata se pensiamo che ad abitare questa tendopoli vi sono una ventina di etnie con culture sul cibo tra loro diversissime. Il cibo, come si sa, è uno degli elementi che permette di mantenere la propria identità. E le persone, nei loro processi migratori, hanno bisogno di poter continuare a prepararsi un pasto secondo le proprie usanze e culture, e molte volte questo contribuisce un po’ ad alleviare le sofferenze che le migrazioni portano con sé, a rimanere ancorati alle proprie identità e radici culturali.

      Nei giorni che hanno proceduto le festività dell’ultimo Natale, Blessing è arrivata nella nostra comunità dopo essere stata presa in una retata della polizia mescolata con maman e sfruttatori che costringevano lei e altre ragazze a prostituirsi in strada. Anch’essa passata dalla tendopoli di Rosarno e poi spostata in altri luoghi della Calabria. Blessing ha dormito per due giorni interi, come se il suo corpo e la sua mente avessero avuto bisogno di allontanare da sé mesi e mesi di violenze e soprusi. Al suo risveglio abbiamo preparato insieme la cena di Natale per tutti, lei il suo piatto nigeriano e io quello calabrese. Ore e ore in cucina e lentamente lievitava quel sapore della vita che nutre identità diverse e dignità uguali.

      Così a San Ferdinando i migranti della nuova tendopoli vanno a cucinare e mangiare nella vecchia tendopoli, dove pur vivendo condizioni di grande degrado, con tende e baracche costruite con legni e plastiche riciclate, preferiscono continuare a preparare con fornelli e bracieri improvvisati i pasti secondo le loro usanze. E come in tutti gli slum qui pullula la vita, tra docce e latrine a cielo aperto, cumuli di rifiuti e spazzatura, dormitori con materassi messi direttamente sulla terra battuta, spazi di vita che non conoscono intimità.

      La tendopoli è anche un luogo di mercato, dove crescono piccoli business, minime attività commerciali avviate tra chi vende carne, chi ripara biciclette, chi gestisce piccoli night, chi vende bevande. Però il cibo viene condiviso, e chi non ne ha viene qui a cercarlo. Si forma così una sorta di “cittadella” tra persone che non sempre parlano la stessa lingua, una cittadella dove si può nascere e si può anche morire. Ma è anche un luogo di violenze, soprusi e sfruttamenti dove il più forte prevarica sul più debole.

      Alla tendopoli non arrivano più soltanto braccianti per la stagione agrumicola, spesso arrivano migranti richiedenti asilo in fase di ricorso contro il diniego da parte delle Commissioni territoriali. L’incertezza sulla regolarità di soggiorno non tocca solo i richiedenti asilo in fase di ricorso ma pure i titolari di permesso di soggiorno per motivi di lavoro e che in assenza di una forma contrattuale rischiano di non vedersi rinnovato il documento. Sono migranti che vivono condizioni di forte precarietà sia in termini abitativi che lavorativi. Vi è un ritorno in agricoltura anche di lavoratori stranieri che vivevano e lavoravano nel nostro Nord ma che con la crisi delle attività produttive hanno perduto il lavoro. Altri arrivano non sapendo in quale altro luogo andare, cercando un riparo, e trovando un sostegno tra i migranti dello stesso paese o continente. La tendopoli diventa così un luogo di mera sopravvivenza.

      Arrivata in Italia Becky era stata ospite in un progetto Sprar. Alcune settimane prima, però, si è vista rifiutare la richiesta di asilo politico e ha dovuto lasciare il progetto. In alcune realtà territoriali anche se hai fatto ricorso sei comunque costretta ad andar via. Ha cercato cosi, come altri, un appoggio presso i connazionali che vivono stabilmente nella tendopoli di San Ferdinando.

      La tendopoli per alcuni è un luogo di sosta, un momento di transito per proseguire altrove il viaggio, prima di spostarsi in altri territori come Castelvolturno, Foggia, Falerna, Sibari e adoperarsi nella raccolta agricola di altri prodotti stagionali come il pomodoro o la cipolla. Per le donne è un modo di cambiare il territorio dove prostituirsi, assecondando maman e sfruttatori che hanno bisogno continuamente di “nuova merce”. Per altri il viaggio termina qui, in questo luogo non luogo, e qui possono rimanere anche per anni.

      Negli ultimi due anni la tendopoli di San Ferdinando ha visto aumentare la presenza femminile. Prima le donne si contavano sulla punta delle dita, adesso ce ne sono circa un centinaio, quasi tutte giovanissime e per lo più nigeriane. Campavano nella parte dove è scoppiato l’incendio che ha ucciso Becky e gravemente ustionato due sue connazionali. In gran parte né le donne e né gli uomini nigeriani occupano la filiera di coloro che vanno a lavorare nei campi. Molti uomini sono dediti a imbastire le fila dei traffici di droga e dai proventi della prostituzione possono investire sempre più nello spaccio di cocaina. Le donne nella tendopoli sono, quasi tutte, costrette a prostituirsi sia dentro la tendopoli che nei pressi dei paesi vicini o in altre città calabresi raggiungibili in treno. E fanno quest’attività per 10 o 12 ore al giorno. Se devono raggiungere altre città partono la mattina per tornare la sera. Nelle stazioni da Lamezia Terme, Vibo Valentia, Gioia Tauro puoi incontrare in certe ore queste donne che regolarmente vanno e vengono in treno. In tendopoli i clienti sono gli uomini che la abitano, altrove i clienti sono italiani. I prezzi cambiano; per gli africani il costo è di 10 euro, per i vicini clienti italiani sono 20 euro; ma questi prezzi possono arrivare fino a 30-50 euro nei pressi delle città e secondo le prestazioni. Alcune di queste ragazze finiscono per risiedere nei paesi o nelle città.

      Tessy è originaria di Benin City (Nigeria), la città da cui proviene la maggior parte delle nigeriane. Dopo aver attraversato il Niger è giunta a Saba (Libia) dove è rimasta per 5 mesi chiusa in una casa, violentata e costretta con altre ragazze a prostituirsi, per poi essere imbarcata verso l’Italia. Approdata in Sicilia è stata trasferita in un centro di accoglienza del nord. Dopo alcuni giorni vi è stata prelevata da connazionali e trasferita a Foggia, dove una maman le porta i vestiti e le indica i luoghi in cui dovrà prostituirsi e le regole da osservare. Dopo qualche mese viene spostata a Rosarno nella tendopoli, che Tessy definisce una connection house, il nome col quale si indica un luogo di transito. Vi resta per un certo tempo prima di venire ritrasferita a Lamezia Terme, dove l’attende la maman con casa e programma di lavoro su strada. Per sette mesi è sottoposta ininterrottamente alla prostituzione fino a una retata notturna dei carabinieri, quando viene arrestata insieme ad altre sei ragazze oltre la baby maman, un brother e uno sfruttatore italiano. A seguito di vari colloqui con operatori antitratta, decide di denunciare i suoi sfruttatori e di entrare in un sistema di protezione per vittime di tratta.

      La responsabile del poliambulatorio di Emergency di Polistena che eroga prestazioni sociali e sanitarie a donne migranti presenti nella tendopoli racconta che alcune di esse arrivano al poliambulatorio accompagnate da connazionali. Forse tra loro vi sono anche maman, probabilmente sono quelle stesse a richiedere la visita e garantire il trasporto dalla tendopoli. È un servizio tra tanti altri che viene offerto per mantenere “in forma e salute” i loro “oggetti di produzione” (ovviamente a pagamento, aggiungendolo al debito già contratto nel paese di origine dove le ragazze vengono sottoposte a riti voodoo e mantenute sotto ricatto e altre forme di violenza, fisica e psicologica, fino a quando il debito contratto non verrà sanato. Solitamente il debito iniziale va dai 25 ai 30 mila euro). La funzione delle maman può essere duplice, a volte è lei a organizzare insieme ad altri connazionali il viaggio delle ragazze dalla Nigeria fino al luogo di destinazione dove essa stessa provvederà a far prostituire e a sfruttare le ragazze; altre volte sono considerate come baby maman e non sono altro che ragazze che sono state anch’esse vittime di tratta, a servizio dell’organizzazione che le sottopone a compiti di controllo per la consegna dei proventi della prostituzione al trafficante.

      La rendita garantita da una donna su strada è alta. Si stima che le organizzazioni criminali possano guadagnare, da una donna vittima di tratta immessa nel giro della prostituzione, un profitto fino a 150 mila euro in un anno. Svolgendo una ricerca in Calabria, abbiamo calcolato circa mille donne in strada da Rosarno a Gioia Tauro, da Lamezia Terme ad Amantea, dalla piana di Sibari al litorale jonico del Crotonese. Ovviamente i numeri non sono esaustivi della realtà. Basta un dato per capire la dimensione del fenomeno: 150 milioni di euro di guadagno all’anno, un grande business criminale sulla pelle di mille donne disperate.

      Glory racconta: sono arrivata a Rosarno che non sapevo parlare italiano e neppure lo comprendevo. Mi avevano istruita, ai clienti che mi fermavano su strada avrei dovuto mostrare due o tre dita in segno di 20 o 30 euro e dare tutti i soldi alla mia maman per iniziare a pagare il mio debito.

      Qualcuno la chiama “mafia nera” questa organizzazione criminale nigeriana che sta diventando simile alle mafie nostrane. Questa rete ha messo radici in buona parte dell’Europa ed è strutturata in confederazione di gruppi a volte divisi ma pronti a coalizzarsi. In Calabria si constata la presenza di due grandi organizzazioni, denominate “Black Axe” e “Eiye”. Oltre a essere violentissime, si caratterizzano per l’uso dei rituali magico-religiosi riferiti al voodo. Alcuni dicono che superano le modalità violente della ‘drangheta. Per l’affiliazione all’organizzazione utilizzano simboli che ricordano le nostre mafie, ci si entra per cooptazione e gli adepti devono dimostrare di saper agire con spietatezza e crudeltà. Nel mercato clandestino si occupano della bassa fascia della prostituzione, un settore in cui le nostre cosche criminali non intervengono da tempo. Fatti e indagini ci dicono però che stanno entrando sempre più negli affari di droga, grazie anche alle loro reti internazionali. Non dimentichiamo che il porto di Gioia Tauro, il più grande d’Italia e tra i più rilevanti di Europa e del Mediterraneo, è considerato la porta principale di entrata della droga nel nostro continente.

      A chi è utile la tendopoli di Rosarno? È una domanda a cui difficilmente potremmo rispondere se non con il rischio di darne letture circoscritte, punti di vista che ne ignorano altri. Nel corso degli anni i flussi dei finanziamenti arrivati per la tendopoli, non hanno cambiato nulla, il “modus operandi” è sempre lo stesso. Le strutture sono concepite come emergenziali e temporanee, la tendopoli è una misura “ponte” limitata nel tempo per offrire risposte a persone che non possono usufruire immediatamente di una abitazione, ma di fatto diventa permanente. E vi è anche il rischio che molti di questi soldi possano essere utilizzati da clan mafiosi attraverso ditte di costruzione e manutenzione a loro sottomesse, per il completamento dei diversi lavori. Rosarno è uno tra i vari comuni calabresi che è stato sciolto per mafia. Il lavoro nella piana di Rosarno è caratterizzato dalle forme di un’agricoltura assistita, sfruttata dalle multinazionali e dalla grande distribuzione che vi fa sopra ingenti profitti comprando gli agrumi a bassissimo costo. Oggi dei migranti che vivono a Rosarno meno della metà è occupata in agricoltura, oltretutto essi sono sottoposti a turni e ciascuno può fare al massimo due o tre giornate a settimana. San Ferdinando è divenuta lentamente non solo una tendopoli del “tempo della raccolta delle arance”, ma uno slum, un campo, una favela, una bidonville – cioè un insediamento umano densamente popolato con condizioni di vita di forte degrado, e a forte rischio sociale e sanitario. Oltre all’agricoltura vi si vive di occupazioni informali, un brulicare di attività rivolte all’interno e all’esterno dell’insediamento. La prostituzione è una di queste.

      Se la tendopoli non è più per tutti un luogo di transito o di “transumanza”, allora per chi vi rimane stabilmente, che vita può esserci in un contesto come questo? E queste persone aspirano ancora a qualcosa? Resta difficile a persone come noi, noi europei, cogliere la drammaticità della sopravvivenza che spinge a rimanere in luoghi simili quando ogni fatica di poter cambiare è stata troncata. È lo spazio di una umanità espulsa, e questi spazi degli espulsi, come sottolinea Saskia Sassen, “esigono con forza di essere riconosciuti sul piano concettuale. Sono tanti, stanno crescendo e vanno diversificandosi. Sono realtà concettualmente sotterranee che devono essere portate alla luce. Sono potenzialmente i nuovi spazi in cui agire, in cui creare economie locali, nuove storie, nuovi modi di appartenenza.”

      Tra i diseredati e gli espulsi vi sono persone che nonostante le sofferenze a cui sono state sottoposte nelle condizioni più degradanti, riescono ancora a esprimere una capacità di fronteggiare le situazioni dinanzi a circostanze avverse. Anche quando i loro corpi sono stati abusati, violati, schiavizzati hanno avuto la forza e l’energia di non abbrutire, di rimanere ancorati alla vita e di riemergere con capacità vitali tali da mutare il corso delle proprie esistenze e da far tornare nella loro vita quotidiana le aspirazioni sopite o nuovi orizzonti. Spesso si tratta di donne, di donne che hanno ben chiaro che “la vita passata non si dimentica”.

      Faith ventenne, uscita dalla strada, lavora in pizzeria. Sta facendo anche un corso per pizzaiola. Vuole ritornare nei prossimi anni in Nigeria e aprire una pizzeria. “Sai, ho letto che a Lagos stanno aprendo delle pizzerie e che vanno molto bene. La mia pizza sarà di gusto nigeriano-italiano”. E pure Mercy, tornata alla vita dopo un lungo periodo in cui è stata sottoposta a tratta e sfruttamento sessuale, mi racconta di sua figlia oggi diciottenne: “Sai, è tanto brava a scuola, sta finendo le superiori e vuole prendere medicina. Sono orgogliosa di questa mia figlia che sa quello che vuole. Farò di tutto per aiutarla a mantenersi agli studi.”

      http://gliasinirivista.org/2018/04/rosarno-la-tendopoli-delle-donne
      #femmes

    • Shattered dreams: life in Italy’s migrant camps - a photo essay

      Photographer #Sean_Smith went to Camp San Ferdinando and #Campobello in southern Italy to meet the residents.
      When Matteo Salvini took over as Italy’s interior minister in June, he made one thing clear: the “good times” for asylum seekers and migrants were over.

      But at the San Ferdinando ghetto in southern Italy the “good times” never properly arrived in the first place. This was home to Sacko Soumayla, a 29-year-old Malian trade unionist who was fighting for the rights of migrant workers. Soumayla was shot in the head by an Italian while rummaging for metal to repair his makeshift home.

      It is also home to almost 1,000 migrants, who live in 400 shacks resembling cargo containers. These homes are cobbled together with metal, wood and plastic. They are scorching in the summer and bitterly cold in winter.

      Almost all of the inhabitants are from sub-Saharan Africa. They are forced to work for little more than €2 an hour picking “made in Italy” delicacies such as olives and tomatoes. They have been called “new slaves”, and their limbo is San Ferdinando.

      The San Ferdinando camp was established in about 2010. Migrants from all over the country descended on the countryside around Rosarno, in southern Calabria, a stronghold of the ruthless local Mafia, the ‘Ndrangheta.

      The shacks began to increase in number and San Ferdinando was transformed into a shantytown. Some shacks function as a repair shop for the bicycles that migrants use to reach the fields, others serve as butcher shops or taverns.

      The days are monotonous. With no electricity in the camp it is not easy for the residents to idle away the time. Some fill their days with repairing their shack, while others prepare meals, usually with rice and chicken.

      Thierno shares his shack with Osmane. They both arrived from Senegal in 2015. Thierno, whose wife died during childbirth, has a daughter who lives with her grandmother back at home.

      In Senegal he owned a small factory with five employees. Over the years, Thierno has attempted to turn his dwelling into his notion of “home”. He built a makeshift porch outside his front door, and sourced materials from a nearby dump, such as using car seats from abandoned vehicles as sofas.

      In the kitchen, made from wooden planks and complete with a gas hob, there is a small table with two chairs. Dinner is served here for everyone. The rule is to offer a meal to anyone unable to earn money during the week.

      Thierno’s shack is a meeting point for friends returning home from the fields in the late afternoon. One of them wears a shirt bearing the face of Sacko, the man from Mali killed in June.

      There’s just enough time to smoke a few cigarettes, and chat about their condition. A frequent point of discussion is the exhausting wait that forces them to put their lives on hold while the authorities evaluate their asylum requests.

      Thierno says: “It’s a maze with no way out. To obtain a permit of stay you must have residence, but many of us have no stable home. Some years ago the authorities decided to recognise San Ferdinando as an official residence.

      “It was a brilliant idea for the authorities, who in doing so found a way to keep us out of the cities. San Ferdinando was subsequently transformed into a bona fide ghetto, which every year continues to attract migrants who simply want to request refugee status, and in the meantime they slowly become slaves for the farmers.”

      This is not the Europe that Thierno and his friends dreamed about, nor is it the Italy for which they risked death in the desert, torture in Libya, or drowning at sea, to reach. What’s more, it is not easy for them to admit to their family members back home that their dreams have been shattered.

      In the evening, while a small fire glows to light their shacks, it’s time to phone relatives back home. Asuma Yaw, a 45-year-old Ghanaian, lives next door to Thierno. He left Ghana in 2015 in search of work in Europe and to pay for his daughter’s university education.

      He says: “I left for her, I’m old now. My only hope is my daughter. What would I say to her if one day she told me that she wanted to come to Europe? I’d tell her to have her paperwork in order to avoid falling into a trap like this.”

      The number of informal migrant labour camps is increasing, according to local rights groups.

      In Sicily, a group of about 15 migrants live in a factory in the countryside around Campobello di Mazara in western Sicily. They are survivors of an illegal camp like San Ferdinando, which for four years had housed exploited African migrants during the olive harvest. That camp was razed by the authorities because of mounting concerns about health.

      Today, the survivors of that camp have moved into abandoned buildings in the surrounding countryside. They’ve made repeated requests to the local council to provide public housing they can rent. But the locals have closed their doors.

      According to trade unions and associations, more than a dozen illegal camps have been destroyed in Italy over the past three years. In March 2017, the authorities dismantled a settlement in Rignano Garganico, the largest migrant labour camp in Europe accommodating 3,000 workers . A year earlier, bulldozers had destroyed camps in Nardò, Salento, and Borreano, Basilicata.

      Despite all this, new camps continue to spring up, sometimes on the ruins of the demolished shantytowns. The truth is simple, according to the Italian Union of farmers (UILA), 36% of workers employed in the agricultural sector are foreigners, mainly from Africa.

      Without them, Italy’s agricultural sector would implode. Without Thierno, Asuma, and more than 10,000 other migrants who are exploited in the fields, the ‘‘good times’’ for Salvini’s Italy would be over.


      https://www.theguardian.com/world/2018/oct/10/life-in-italy-migrant-camps-a-photo-essay?CMP=share_btn_tw
      #photographie


  • En #France, 500 personnes meurent chaque année d’accidents du travail, mais les condamnations d’entreprises restent rares.

    La santé au travail est l’objet de luttes multiformes, hier et aujourd’hui. Les dangers, les souffrances et les maladies produites par les organisations du travail font l’objet de peu de médiatisation. Si quelques cas ont percé sur la scène publique tels que l’amiante ou les suicides à France Télécom, ils demeurent la pointée émergée de l’iceberg. Les syndicalistes, parfois alliés à des magistrats ou des experts, développent de véritables savoirs sur les conditions de travail, les produits employés, leurs effets sur le corps humains : une véritable expertise par en bas. Au cœur du processus d’exploitation capitaliste, les luttes pour la défense de la santé des travailleurs constituent un des #terrains_de_lutte majeure de notre temps.

    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5936
    http://endehors.net/news/sante-au-travail-luttes-d-hier-et-d-aujourd-hui

    Chute d’une nacelle, écrasement entre deux wagons, défaut de sécurité sur une coulée d’acier en fusion... Chaque année en France, 500 personnes succombent d’un accident sur leur lieu de travail. Face aux questions des familles des victimes, les directions évoquent la malchance, voire même l’inattention du salarié lui-même, alors que l’organisation du travail ou l’insuffisance de la formation sont en cause. Devant la Justice, les dirigeants d’entreprises s’en tirent souvent à bon compte, dissimulés derrière une système de #sous-traitance qui leur permet d’échapper à leurs responsabilités. Les magistrats peinent aussi à considérer ces faits comme une forme de délinquance. Quand cette quasi impunité prendra-t-elle fin ?

    http://multinationales.org/En-France-500-personnes-meurent-chaque-annee-d-accidents-du-travail
    #accident_du_travail #mort_au_travail #amiante #impunité


  • Carnets de géographes - Géographie de la lenteur

    http://www.carnetsdegeographes.org/carnets_debats/debat_08_01_lenteur.php

    Depuis une trentaine d’années, les critiques de l’accélération se couplent d’une valorisation de la lenteur. Ces thématiques sont plutôt le domaine de sociologues ou de philosophes et font rarement l’objet d’une approche spatiale, même si les géographes s’intéressent de plus en plus aux questions temporelles.

    S’intéresser à la lenteur conduit à mener des réflexions autour de la vitesse, entendue comme l’allure à laquelle se produit un phénomène pour évoluer, se transformer, se produire. Au sens premier, une vitesse est un rapport au temps avec des vitesses rapides et d’autres lentes. La lenteur n’existe donc pas dans l’absolu et est considérée en comparaison avec des mouvements ou des pratiques plus rapides.

    –—

    Carnets de géographes
    http://www.carnetsdegeographes.org/carnets_debats/debat_08_02_Chivallon_Collignon.php

    Jeanne Vivet : Je souhaitais faire un entretien croisé avec vous deux à la fois pour vos démarches sur le terrain et la promotion de terrains plus longs avec une proximité des enquêtés, et en même temps du fait de vos différences statutaires et de la place de la recherche dans votre temps de travail puisque Béatrice Collignon est enseignante-chercheure et Christine Chivallon est chercheure au CNRS.

    Béatrice Collignon : Merci Jeanne d’avoir pensé à nous faire dialoguer, car en effet, nous n’avons pas, en raison de notre statut, la même expérience et la même vision des choses. On a souvent la perception que le chercheur a plus de temps que l’enseignant-chercheur qui a des charges d’enseignement importantes, alors que les exigences qui sont imposées au chercheur en termes de publications sont beaucoup plus importantes. On a une vision souvent très distordue des chercheurs qui n’auraient « que ça à faire », cette perception que l’autre a toujours plus de temps.

    Christine Chivallon : Chercheur et enseignant-chercheur sont deux métiers différents avec des tâches et des objectifs différents et surtout une « occupation » du temps qui est très spécifique à l’un et à l’autre métier. J’ai souvent dit – sachant que ce propos pouvait faire hurler certains collègues – que l’agenda d’un chercheur se remplissait a posteriori , au moins pendant les quinze premières années de sa carrière et si son profil correspond bien à celui qu’il devrait être : produire du savoir. C’est pour cette raison qu’un « bon agenda » doit contenir des pages vides qui sont celles réservées à l’activité de recherche proprement dite et qui n’est pas faite de rendez-vous, d’emploi du temps régulier, de réunions, mais de « deadlines » à respecter ou à s’imposer. Les chercheurs sont souvent perçus comme des « professionnels en vacances ». L’injonction du CNRS est pourtant de publier. Il faut publier davantage que la norme officielle qui est un article par an. Officieusement, c’est plutôt en moyenne cinq ou six publications dans l’année qui sont nécessaires, sinon on est considéré comme « très modeste », « petit chercheur », avec, comme sanction, une carrière qui n’avance pas et le lourd tribut de la non-reconnaissance par les pairs. On parle très peu de ces chercheurs-là dont le métier consiste à prouver sans cesse qu’ils ne sont pas « out », qu’ils sont productifs.

    #lenteur #slow_motion
    Notre appel à communication interrogeait la valorisation récente de la lenteur comme objet d’étude et comme manière de faire de la recherche. Les textes que nous avons reçus nous ont étonnées par leur diversité tant dans les sujets d’étude (la mobilité des personnes âgées, les usagers d’un café slow , la protection d’une lagune, etc.) que par les territoires étudiés (Japon, Brésil, Indonésie, Espagne, etc.). Le thème, dans sa dimension réflexive, a souligné aussi une résistance importante chez les auteurs face à l’urgence de produire, réaffirmant l’importance du temps consacré au terrain, à la construction de la recherche et à la maturation des idées.

    De la critique de l’accélération à la valorisation de la lenteur

    Une critique de l’accélération des rythmes
    Dans le domaine de la recherche en sciences humaines et sociales, l’urgence et la rapidité de changement des sociétés ont fait l’objet de nombreux travaux critiques. Pour le philosophe Paul Virilio ou l’historien Jean Chesneaux, par exemple, l’accélération de la réalité détruit notre sens de l’orientation, c’est-à-dire notre vision du monde. L’homme, privilégiant désormais le zapping permanent et l’immédiat, éprouverait des difficultés à se repérer dans l’axe passé-présent-avenir et à se penser dans le temps. Dénoncés depuis longtemps, les excès de la vitesse font aujourd’hui objet d’une attention particulière, et ce, dans différents domaines, en particulier ceux de l’environnement (Deléage, Sabin, 2014), de la psychologie (Aubert, 2003), du social et du politique (Laïdi, 2000 ; Rosa, 2005). Par contraste, la lenteur se trouve valorisée. Ralentir devient, pour certains, une qualité en réaction à l’accélération des rythmes contemporains.❞


  • Misère des médias – Quand Juppé visite la Jungle
    http://www.article11.info/~~themedata~/?Misere-des-medias-Quand-Juppe

    Ce mercredi, Juppé était à Calais. Un déplacement de campagne comme il en existe des masses, ridicules et vains. Puisqu’on était dans le coin, on a suivi la petite troupe chargée de la mise en scène médiatique de cette visite. « Quand je vois, par exemple, les reporters qui se précipitent et les forêts (...) — Sur le terrain, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, ce billet, cet autre


  • Critique du #féminisme universitaire
    https://durerealite.wordpress.com/2015/12/10/critique-du-feminisme-universitaire

    Pour nous, être féministe, ce n’est pas forcément de connaître des auteur.e.s, ni des théories, ce n’est pas étudier en études féministes, mais plutôt de simplement reconnaître l’oppression patriarcale et désirer abattre celle-ci. Depuis des années déjà, nous sentons un rapport de pouvoir entre les féministes ayant beaucoup de connaissances théoriques s’organisant en milieu universitaire et les autres. Il arrive que nous sentions une pression, qu’on s’attend de toutes les féministes qu’elles maîtrisent des concepts qui ne sont pas accessibles à toutes, on s’attend à ce qu’on ne fasse pas d’erreur, et que l’on réponde à un modèle spécifique de féminisme.

    Par ailleurs, le fait de posséder des savoirs théoriques et d’étudier à l’université est en soi une forme de privilège. Les féministes universitaires oublient souvent qu’en ce sens elles sont privilégiées et que leur langage, leurs théories sont le résultat de leur place dans la société et des rapports de classes qui y subsistent. Les discussions et le militantisme qu’elles prônent ne sont donc pas accessibles à toutes, les lectures qu’elles font, les écrits qu’elles produisent sont réservés aux personnes de leur classe. Dans cette optique, elles reproduisent une forme d’élitisme au sein même des milieux féministes. Nous croyons tout de même qu’il est important de diffuser les savoirs et nous ne remettons pas en question le partage de connaissances, mais plutôt les façons de le faire. Cet élitisme dont nous parlons se réfère à une intellectualisation des concepts et des vécus.

    Le milieu universitaire est particulier. Des femmes majoritairement blanches, aisées financièrement, hétérosexuelles, travaillent sur des sujets tels que les femmes immigrantes, les femmes marginalisées, les femmes en situation précaire, etc. Trop peu d’entre elles vivent la réalité et les conditions matérielles du croisement des oppressions de leurs « sujets »

    .

    #femmes #luttes #terrain #théorie


  • Où sont les lanceurs d’alerte ? | charlesenderlin
    http://charlesenderlin.com/2015/12/21/ou-sont-les-lanceurs-dalerte

    Les médias occidentaux se comportent rarement en lanceurs d’alerte. Ils ignorent des régions entières du globe, pour ne s’y intéresser QU’APRES une catastrophe. Et encore si les images sont suffisamment bonnes pour être diffusées, ou si leurs citoyens sont directement concernés. Une partie de l’Afrique est un de ces déserts de l’information. Ce continent est très peu présent sur les écrans de télévision et dans la presse écrite sous ses diverses formes.

    • C’est le principe adopté par les correspondants de l’AFP en france :

      « Tant que ce n’est pas arrivé, l’information n’existe pas, donc on ne relayera pas. »

      Ça m’est resté d’une phrase d’une correspondante de l’AFP qui nous l’avait fait savoir alors que les 40 habitants d’une vallée du Gard était sous le coup d’une expulsion imminente.


  • Les étudiants en géographie de l’Université Savoie Mont-Blanc, en stage terrain en Slovénie (stage terrain des L2, accompagnés de certains L1 et L3), ont découvert une pratique oubliée des excursions géographiques : les chansons géographiques (re)découvertes grâce aux travaux des géographes Philippe Pinchemel et Michel Sivignon http://cafe-geo.net/wp-content/uploads/2008-banquet-10ème-anniv-cafésgéo-Les-chansons.pdf. Chansons qui sont en cours d’exploitation par Michel Sivignon et Yann Calbérac dans l’objectif d’un ouvrage scientifique.

    Quelques éléments autour des chants d’excursion des géographes : http://agsavoie.canalblog.com/archives/2015/05/18/32076136.html

    La chanson géographique des étudiants de l’Université Savoie Mont-Blanc en Slovénie (mai 2015) : http://agsavoie.canalblog.com/archives/2015/05/17/32070007.html

    #Géographie #Chansons_Géographiques #Excursions_Géographiques #Histoire_de_la_Géographie #Michel_Sivignon #Philippe_Pinchemel #Géographie_et_Musique #Yann_Calbérac #Terrain #Le_Terrain_en_Géographie


  • Giant sinkhole swallows seven homes in Ukraine leaving villagers terrified - Europe - World - The Independent
    http://www.independent.co.uk/news/world/europe/giant-sinkhole-swallows-seven-homes-in-ukraine-leaving-villagers-terr

    A gigantic sinkhole in western Ukraine has left villagers terrified after it reportedly swallowed seven houses.

    The sinkhole, measuring 100m wide and 60m deep, suddenly opened up in the village of Solotvino in the Zakarpatska Oblast region of western Ukraine.

    Villagers say that it formed in just one day.

    Sinkholes in the region are caused by 220-year-old salt mines abandoned and left to collect water underground.

    https://www.youtube.com/watch?v=O7VVy9Xkiuo


    YouTube : Petru Maran

    100 x 60 mètres : exactement UN #terrain_de_football

    Sinon, comme on peut le voir sur la vidéo, ce n’est pas le premier effondrement dans le coin. Celui d’à côté est déjà bien raviné et est encore plus gigantesque…

    Et sinon pour le cadre général des Carpathes de l’ouest ukrainien,…


  • #Vivarte, une entreprise victime des banques et des fonds vautours
    http://multinationales.org/Vivarte-une-entreprise-victime-des-banques-et-des-fonds-vautours

    Vivarte (ex Groupe André), l’un des principaux groupes de distribution d’habillement en #France, a annoncé il y a quelques semaines un vaste plan social, impliquant la perte de 1600 emplois sur 20 000 et la fermeture de 200 magasins. Si le chèque de départ de l’ancien PDG a fait la une des journaux, l’histoire de Vivarte est surtout celle d’un groupe victime de la #financiarisation et de patrons « nettoyeurs » comme Georges Plassat, actuel PDG de Carrefour. Explications d’Alexis Moreau sur le site « (...)

    Actualités

    / Vivarte, France, #Grande_distribution, #Textile, financiarisation, #emploi, #dirigeants_d'entreprises, #conditions_de_travail, #PLASSAT_Georges, Terrains de (...)

    #Terrains_de_luttes
    « http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4768 »


  • Adresse aux intellectuels, journalistes, romanciers et à toutes celles et tous ceux qui croient connaître les jeunes des quartiers populaires
    http://blogs.mediapart.fr/edition/aggiornamento-histoire-geo/article/110215/adresse-aux-intellectuels-journalistes-romanciers-et-toutes-celles-e

    Ceci est un texte collectif qui émane du collectif Aggiornamento. La mouture initiale est de Hayat el Kaaouachi. Il a été ensuite soumis à signatures de façon plus large.

    Contact : hypotheses.aggio(at)gmail.com

    Mesdames, Messieurs,

    Ceci est une invitation. Une proposition des plus honnêtes.

    Entre vous et nous, les désaccords peuvent être nombreux, radicalement ancrés dans des conceptions bien différentes de la France et de la #République. Ce qui vous inquiète et vous hérisse nous interroge parfois sans nous faire douter de la légitimité de notre #travail, de nos combats, de la société dans laquelle nous vivons. Nous n’avons pas votre rapport pathologique à la #jeunesse de France. Nous refusons d’en faire avec vous un portrait caricatural qui rassure vos postures sociales. Votre vue vacillante et triste de notre pays, nous la refusons, préférant œuvrer au quotidien à l’éducation de tous pour des lendemains qui chantent.

    Entre vous et nous, les mots s’écharpent tant le fossé peut être profond. Mais nous défendons tous la parole libre et le débat. Nous sommes attachés, vous comme nous, à la confrontation des idées, aussi rude soit-elle. Les joutes verbales à l’écrit comme à l’oral avec la portée incandescente du numérique et des réseaux sociaux nourrissent les gnoses et les polémiques sans fin appréciées par la médiasphère. Pourtant, derrière les éclats de voix et les échanges de mots, les réalités nombreuses, plurielles et complexes ne sont pas toujours restituées fidèlement. Aux nombreux cas particuliers brandis ici ou là par des chroniqueurs, intervenants divers de la scène intellectuelle et médiatique, nous gardons, ne vous en déplaise, l’avantage du nombre, du #terrain et du #quotidien qui seuls, selon les méthodes des sciences sociales, peuvent avec précision et rigueur fonder la véracité des propos pour rendre compte d’une vérité sociale et #politique mouvante.

    Nous vous proposons de partager cette #expérience. Par souci d’honnêteté intellectuelle.

    Loin de nous l’idée de vous faire la leçon ou de vous convertir. Voyez plutôt cela comme une rare opportunité de palper cet objet fantasmé qui vous fait tant peur et que vous croyez connaître. Venez dans nos #établissements des #quartiers_populaires, venez dans nos classes sur les bancs de nos élèves. Voyez comme ils écoutent et parlent, voyez comme ils pensent. Il ne s’agira pas pour vous d’une visite au zoo, il ne s’agira pas pour eux de vous séduire. Nous vous proposons une #rencontre, un échange d’au moins une journée. Prenez le temps de vous asseoir face à eux et de leur dire directement ce que vous pensez d’eux. Comme ils vous déroutent, comme ils vous inquiètent, comme ils vous sont étrangers. Ayez le courage de leur faire face, de répondre à l’indignation, à la colère, au désintérêt de ces enfants et adolescents de la France des #marges. Vous pourrez leur demander directement pourquoi ils sont si peu reconnaissants envers la République. Vous les verrez vous rendre vos sourires gênés et vos piques verbales, votre profond mépris.

    Mais vous serez dans la vraie vie. Celle du #chômage, des #discriminations, de la rue, du délabrement urbain, de la #débrouille, et de toutes ces réussites joyeuses que bien souvent vous négligez. Vous dépasserez ainsi les dénonciations stériles, les débats caricaturaux de l’entre-soi.

    Relevé via @rezo


  • Weaving the World’s Stories Like an Expert Carpet-Maker - Facts So Romantic
    http://nautil.us/blog/weaving-the-worlds-stories-like-an-expert-carpet_maker

    To explain her motivations as a writer, Anna Badkhen quotes the Polish poet Zbigniew Herbert: “you have little time / you must give testimony.” Badkhen recently stopped by the Nautilus office to sit for an interview and take us behind the scenes of, “The Men Who Planted Trees,” her cover story for the Spring 2014 Nautilus quarterly. The title refers to a village of fishermen in Mali who are reforesting a stretch of the Bani River to stem the mudslides that threaten their livelihoods. “They became volunteer conservationists, planting back the bush,” she writes. You can see a preview of the article online, or read the whole story by buying the issue or subscribing to the print magazine. Badkhen met the villagers while walking across West Africa with nomadic Fulani cattle-herders while doing (...)


  • Le #processus_créatif sur le #terrain pour prendre une photo qui vous plaît
    http://www.photo-tuto.fr/apprendre-la-photographie-2/processus-creatif-terrain-prendre-photo-qui-plait

    Pour bien débuter la semaine nous allons discuter de quelque chose de concret et d’essentiel, applicable quelque soit le modèle de votre appareil photo : le processus créatif sur le terrain pour parvenir à une photo finale qui vous plaît. La semaine dernière, je vous avais parlé d’un tutoriel photo à venir un peu « Spécial », […]

    #Apprendre_la_photo #ouvriers #pas_à_pas #point_de_vue #reportage_photo #Vietnam



  • Enregistrer sur le terrain : questions d’éthique et de droit | Les carnets de la phonothèque
    http://phonotheque.hypotheses.org/10530

    Depuis 2011, le groupe de travail ”Ethique et droit pour la diffusion des données numériques en SHS” travaille à la rédaction d’un guide de bonnes pratiques. Pour mieux connaître les pratiques des chercheurs et des ingénieurs sur ces questions, plusieurs journées d’étude ont été organisées à la MSH de Tours par Crevilles.org (26 septembre 2011), à la MMSH d’Aix-en-Provence (29 novembre 2011), à la MSH de Dijon (19 juin 2012). Les premiers textes commencent à paraître ; ils s’appuient sur ces journées et sur les ateliers d’écriture qui ont été organisés (à la MMSH et à la MESH de Lille).

    Pour être au plus près d’une écriture collective, le groupe a choisi de publier ses premiers textes sur un carnet de recherche en invitant les lecteurs à réagir et à les commenter afin de les compléter ou les éclairer par d’autres expériences. Le guide a l’ambition de porter sur toute la chaîne de production, de conservation, de traitement et de diffusion des matériaux d’enquête en SHS par des centres de ressources. Les premiers billets portent sur les entretiens de terrain : quatre viennent d’être publiés sur le carnet A propos d’éthique et de droit sur la question de la préparation du terrain. Vos commentaires sont attendus !


  • En Chine, protestations contre des saisies de terrain - LeMonde.fr
    http://abonnes.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/09/23/en-chine-protestations-contre-des-saisies-de-terrain_1576590_3216.ht

    Dans le sud de la #Chine, des #manifestants s’en sont pris à des bâtiments officiels pour protester contre la vente de #terrains en propriété collective, rapporte vendredi 23 septembre le journal hongkongais South China Morning Post (SCMP). Les manifestations à Lufeng, au cours desquelles une dizaine d’habitants ont été blessés, ont été déclenchées par la saisie d’hectares de terres et leur vente au promoteur immobilier Country Garden pour un milliard de yuans (près de 117 millions d’euros), selon le SCMP.

    Ces troubles à Lufeng, ville côtière de 1,7 million d’habitants, sont le dernier signe en date de la colère populaire contre les saisies de terrains. Comme c’est le cas dans les campagnes, la terre en ville est une propriété étatique. Les saisies sont généralement le fait d’entreprises privées ou liées à l’Etat, mais avec la bénédiction des autorités locales.