• La face cachée des énergies vertes - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/084757-000-A/la-face-cachee-des-energies-vertes

    Technologies vertes mais polluantes, recyclage impossible… : cette vaste enquête menée à travers le monde révèle les effets pervers des solutions propres pour parvenir à la transition énergétique.

    #énergie #extraction_minière #pollution #terres #eau #cancer

  • En Amazonie, l’exploitation minière expose les populations locales au paludisme | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/sciences/2020/08/en-amazonie-lexploitation-miniere-expose-les-populations-locales-

    Les mineurs mettent le feu aux arbres, les uns après les autres, avant de creuser des fosses profondes dans la terre défrichée pour en extraire l’or. Ces fouilles empiètent en grande partie sur des terrains protégés près des clairières, détruisant bien plus encore ce couvert forestier dont dépend la survie des habitants. L’eau déversée dans les cratères caverneux devient encore plus stagnante une fois les mines laissées à l’abandon. Là-bas, les maladies transmises par les moustiques comme le paludisme se propagent plus facilement.

    « Tous ces bassins d’eau deviennent des habitats de reproduction spectaculaires », affirme Marcia Castro, directrice du Department of Global Health and Population de l’université Harvard. « Depuis les années 1980, innombrables sont les exemples de #mines ouvertes en Amazonie qui ont conduit à une flambée du #paludisme. »

    Cette année, le lien entre #déforestation et #maladies a suscité l’inquiétude des spécialistes en Amazonie et de ses habitants. La région a enregistré des taux de déforestation sans précédent l’année dernière. Ceux-ci ont continué de grimper au cours du premier semestre de 2020 et ne devraient pas ralentir leur course effrénée, sachant que la saison des incendies est aux portes et que le gouvernement ne surveille pas de près la destruction de la forêt. De plus, le prix d’une once d’#or (28 grammes environ) est de 1 690 euros, ce qui incite à l’#exploitation minière illégale, souvent dans des zones de conservation et des #terres #autochtones. L’#Amazonie, laissée à la merci des habitats de reproduction des #moustiques, est contrainte de gérer une autre crise sanitaire.

    #extraction_minière #forêt

  • Microbes could be used to extract metals and minerals from space rocks | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2020/11/10/1011935/microbes-extract-metals-minerals-space-rocks-mining/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    Donc, si je comprends bien, on va envoyer des bactéries dans l’espace pour extraire les terres rares des roches spatiales, et permettre de rapporter moins lourd sur Terre.
    Mais bon, cela veut dire qu’on enverra des bactéries dans des endroits inhabités. Quand je pense qu’on s’est offusqué de l’envoi de tardigrades sur la Lune par une équipe israélienne.
    Encore un commun qui va disparaître sous la pression d el’économie expansive.

    New experiments on the International Space Station suggest that future space miners could use bacteria to acquire valuable resources.
    by

    Neel V. Patel archive page

    November 10, 2020
    psyche asteroid
    An illustration of asteroid Psyche, thought to be primarily made of metals.ASU/Peter Rubin

    A species of bacteria can successfully pull out rare Earth elements from rocks, even in microgravity environments, a study on the International Space Station has found. The new findings, published in Nature Communications today, suggest a new way we could one day use microbes to mine for valuable metals and minerals off Earth.

    Why bacteria: Single-celled organisms have evolved over time on Earth to extract nutrients and other essential compounds from rocks through specialized chemical reactions. These bacterial processes are harnessed to extract about 20% of the world’s copper and gold for human use. The scientists wanted to know if they worked in microgravity too.

    The findings: BioRock was a series of 36 experiments that took place on the space station. An international team of scientists built what they call “biomining reactors”—tiny containers the size of matchboxes that contain small slices of basalt rock (igneous rock that’s usually found at or near the surface of Earth, and is quite common on the moon and Mars) submerged in a solution of bacteria.

    Up on the ISS those bacteria were exposed to different gravity simulations (microgravity, Mars gravity, and Earth gravity) as they munched on the rocks for about three weeks, while researchers measured the rare Earth elements released from that activity. Of the three bacteria species studied, one—Sphingomonas desiccabilis—was capable of extracting elements like neodymium, cerium, and lanthanum about as effectively in lower-gravity environments as they do on Earth.

    So what: Microbes won’t replace standard mining technology if we ever mine for resources in space, but they could definitely speed things up. The team behind BioRock suggests that microbes could help accelerate mining on extraterrestrial bodies by as much as 400%, helping to separate metal powders and valuable minerals from other useful elements like oxygen. The fact that they seem able to withstand microgravity suggests these microbes could be a potentially cheap way to extract resources to make life in space more sustainable—and enable lengthy journeys and settlements on distant worlds.

    #Espace #Terres_rares #Bactéries #Espace #Communs

  • Colonias menonitas deforestan más de 3 mil hectáreas en la Amazonía | Servindi - Servicios de Comunicación Intercultural
    https://www.servindi.org/actualidad-noticias/27/10/2020/colonias-menonitas-deforestan-mas-de-3-mil-hectareas-en-la-amazonia

    Colonias menonitas deforestan más de 3 mil hectáreas en la Amazonía

    Les colonies mennonites déboisent plus de 3 000 hectares en Amazonie

    Les Mennonites sont un groupe religieux souvent engagé dans l’agriculture organisée qui a fondé trois nouvelles colonies en Amazonie péruvienne.

    Deux des colonies sont situées près du centre de population de Tierra Blanca, dans la région de Loreto, et l’autre se trouve dans le centre de population de Masisea, dans la région d’Ucayali.


    #terres #Pérou

  • Vague d’arrestations d’opposants à l’huile de palme à Bornéo - Sauvons la Forêt
    https://www.sauvonslaforet.org/actualites/9832/vague-darrestations-dopposants-a-lhuile-de-palme-a-borneo?mtu=500780

    Effendi Buhing, un chef traditionnel du peuple #Dayak_Tomun, a été arrêté par la police le 26 août 2020 à #Bornéo. Au total, six #Autochtones qui résistent à l’#accaparement de leurs #terres et aux #déboisements dans la #forêt de #Kinipan ont été interpelés au cours des derniers jours.

    « Nous nous défendons contre l’huile de palme » déclarait le chef traditionnel Effendi Buhing dans le cadre des recherches pour notre pétition pour aider les Dayak. « La forêt de Kinipan est notre vie. Nous nous sommes plaints par écrit, avons emprunté la voie judiciaire et manifesté pacifiquement. Malgré tout, un producteur d’#huile_de_palme détruit notre forêt. »

    #industrie_palmiste

  • Histoire agraire et impérialisme. Entretien avec Utsa Patnaik – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/histoire-agraire-imperialisme-entretien-utsa-patnaik

    Il existe toujours une forte revendication, continue et unilatérale, du Nord sur nos #terres, pour la simple raison que l’#agriculture est soumise au #climat et qu’elle est donc très différente de n’importe quel autre secteur. Vous pouvez produire des chaussures et du textile n’importe où dans le monde, mais aucune évolution technologique capitaliste ne permettra à l’Amérique du Nord de produire de la canne à sucre ou à l’Allemagne de produire du café. Ils ne pourront jamais trouver de substituts à l’importation de ces biens, mais cette réalité n’est jamais mentionnée dans leur littérature économique. Ils veulent une division internationale du travail dans laquelle nous nous spécialisons dans des cultures tropicales non céréalières afin qu’ils puissent l’importer, tandis qu’ils exportent vers nos pays les céréales qu’ils peuvent produire en grande quantité. Ce n’était pas le cas par le passé – la Grande-Bretagne était alors dépendante de l’Inde, même pour une partie de ses importations de blé. Si avec la productivité grandissante, l’Europe et l’Amérique du Nord ont désormais de larges surplus de grains et de produits laitiers, leurs populations riches ne veulent cependant pas se contenter de manger du pain et des produits laitiers ou bien ne manger des légumes frais qu’en été. Ils veulent du café, du thé et du cacao, ils veulent des produits tropicaux, des légumes et des fruits frais ainsi que des fleurs en plein hiver. Mais ils sont toujours incapables de diversifier leur propre production pour y inclure ces cultures-ci. Aujourd’hui, ils réclament donc les produits de nos terres, à une échelle bien plus importante encore qu’auparavant. Beaucoup de choses prennent tout leur sens une fois que vous comprenez cela – pourquoi ils ont toujours voulu et ont obtenu l’accès à nos terres, alors que nous n’avons pas besoin d’accéder aux leurs. C’est à cela que sert l’OMC, dont le mantra, qu’elle répète à l’envi, est : ouvrez votre agriculture.

  • Accaparement de terres numérique en Amérique du Sud
    https://www.cetri.be/Accaparement-de-terres-numerique

    Un rapport publié par l’ONG de défense des luttes paysannes GRAIN décrit comment les technologies numériques sont aujourd’hui utilisées en Amérique du Sud pour renforcer les processus de concentration des terres agricoles dans les mains d’une poignée d’acteurs privés au détriment des petits paysans et des communautés indigènes. L’Amérique latine est tristement célèbre pour ses niveaux records d’inégalités socio-économiques, y compris et d’abord en matière d’accès à la terre. Un pour cent des propriétaires (...) #Le_regard_du_CETRI

    / Amérique latine & Caraïbes, #Enjeux_numériques, #Agrobusiness,_Agro-industrie, Agriculture & luttes pour la terre, #Homepage_-_Actualités_à_la_une, #Le_Sud_en_mouvement, Le regard du (...)

    #Amérique_latine_&_Caraïbes #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre #Le_regard_du_CETRI

  • Les #terres salées d’hier deviendront demain des terres promises au #Sénégal - BBC News Afrique
    https://www.bbc.com/afrique/region-54404412

    Les agriculteurs et les chercheurs ont travaillé ensemble des pépinières à la récolte, en passant par le partage des nouvelles techniques agricoles sur terres salées.

    A titre d’exemple, les agriculteurs ont appris à consolider les digues d’évacuation du sel dans les rizières, à préparer les pépinières et les surfaces de culture grâce à l’utilisation de la coque d’arachide avec son fort taux d’absorption du #sel.

    Les nouvelles pratiques agricoles enseignées concernent aussi l’utilisation de l’engrais dans la #riziculture selon une technique de protection des #sols : une grande nouveauté dans la riziculture locale.

    A cela s’ajoute des innovations majeures au niveau du repiquage avec un protocole qui stresse moins les jeunes pousses.

    #agriculture

  • Driving Dispossession | The Oakland Institute
    https://www.oaklandinstitute.org/driving-dispossession

    Driving Dispossession: The Global Push to “Unlock the Economic Potential of Land,” sounds the alarm on the unprecedented wave of privatization of natural resources that is underway around the world. Through six case studies—Ukraine, Zambia, Myanmar, Papua New Guinea, Sri Lanka, and Brazil—the report details the myriad ways by which governments—willingly or under the pressure of financial institutions and Western donor agencies—are putting more land into so-called “productive use” in the name of development.

    https://www.oaklandinstitute.org/sites/oaklandinstitute.org/files/driving-dispossession.pdf

    #terres #ressources_naturelles #privatisation #extraction #finance

  • Xinjiang’s System of Militarized Vocational Training Comes to #Tibet

    Introduction and Summary

    In 2019 and 2020, the Tibet Autonomous Region (TAR) introduced new policies to promote the systematic, centralized, and large-scale training and transfer of “rural surplus laborers” to other parts of the TAR, as well as to other provinces of the People’s Republic of China (PRC). In the first 7 months of 2020, the region had trained over half a million rural surplus laborers through this policy. This scheme encompasses Tibetans of all ages, covers the entire region, and is distinct from the coercive vocational training of secondary students and young adults reported by exile Tibetans (RFA, October 29, 2019).

    The labor transfer policy mandates that pastoralists and farmers are to be subjected to centralized “military-style” (军旅式, junlüshi) vocational training, which aims to reform “backward thinking” and includes training in “work discipline,” law, and the Chinese language. Examples from the TAR’s Chamdo region indicate that the militarized training regimen is supervised by People’s Armed Police drill sergeants, and training photos published by state media show Tibetan trainees dressed in military fatigues (see accompanying images).

    Poverty alleviation reports bluntly say that the state must “stop raising up lazy people.” Documents state that the “strict military-style management” of the vocational training process “strengthens [the Tibetans’] weak work discipline” and reforms their “backward thinking.” Tibetans are to be transformed from “[being] unwilling to move” to becoming willing to participate, a process that requires “diluting the negative influence of religion.” This is aided by a worrisome new scheme that “encourages” Tibetans to hand over their land and herds to government-run cooperatives, turning them into wage laborers.

    An order-oriented, batch-style matching and training mechanism trains laborers based on company needs. Training, matching and delivery of workers to their work destination takes place in a centralized fashion. Recruitments rely, among other things, on village-based work teams, an intrusive social control mechanism pioneered in the TAR by Chen Quanguo (陈全国), and later used in Xinjiang to identify Uyghurs who should be sent to internment camps (China Brief, September 21, 2017). Key policy documents state that cadres who fail to achieve the mandated quotas are subject to “strict rewards and punishments” (严格奖惩措施, yange jiangcheng cuoshi). The goal of the scheme is to achieve Xi Jinping’s signature goal of eradicating absolute poverty by increasing rural disposable incomes. This means that Tibetan nomads and farmers must change their livelihoods so that they earn a measurable cash income, and can therefore be declared “poverty-free.”

    This draconian scheme shows a disturbing number of close similarities to the system of coercive vocational training and labor transfer established in Xinjiang. The fact that Tibet and Xinjiang share many of the same social control and securitization mechanisms—in each case introduced under administrations directed by Chen Quanguo—renders the adaptation of one region’s scheme to the other particularly straightforward.

    Historical Context

    As early as 2005, the TAR had a small-scale rural surplus labor training and employment initiative for pastoralists and farmers in Lhasa (Sina, May 13, 2005). The 11th Five-Year Plan (2006-2010) then specified that this type of training and labor transfer was to be conducted throughout the TAR (PRC Government, February 8, 2006). From 2012, the Chamdo region initiated a “military-style training for surplus labor force transfer for pastoral and agricultural regions” (农牧区富余劳动力转移就业军旅式培训, nongmuqu fuyu laodongli zhuanyi jiuye junlüshi peixun) (Tibet’s Chamdo, October 8, 2014). Chamdo’s scheme was formally established in the region’s 13th Five-Year Plan (2016-2020), with the goal of training 65,000 laborers (including urban unemployed persons) during that time (Chamdo Government, December 29, 2015).

    By 2016, Chamdo had established 45 related vocational training bases (TAR Government, November 17, 2016). Starting in 2016, the TAR’s Shannan region likewise implemented vocational training with “semi-military-style management” (半军事化管理, ban junshihua guanli) (Tibet Shannan Net, April 5, 2017). Several different sources indicate that Chamdo’s military-style training management was conducted by People’s Armed Police drill sergeants.[1]

    Policies of the 2019-2020 Militarized Vocational Training and Labor Transfer Action Plan

    In March 2019, the TAR issued the 2019-2020 Farmer and Pastoralist Training and Labor Transfer Action Plan (西藏自治区2019-2020年农牧民培训和转移就业行动方案, Xizang Zizhiqu 2019-2020 Nian Nongmumin Peixun he Zhuanyi Jiuye Xingdong Fang’an) which mandates the “vigorous promotion of military-style…[vocational] training,” adopting the model pioneered in Chamdo and mandating it throughout the region. [2] The vocational training process must include “work discipline, Chinese language and work ethics,” aiming to “enhance laborers’ sense of discipline to comply with national laws and regulations and work unit rules and regulations.”

    Surplus labor training is to follow the “order-oriented” (订单定向式, dingdan dingxiangshi) or “need-driven” (以需定培, yi xu dingpei) method, [3] whereby the job is arranged first, and the training is based on the pre-arranged job placement. In 2020, at least 40 percent of job placements were to follow this method, with this share mandated to exceed 60 percent by the year 2024 (see [2], also below). Companies that employ a minimum number of laborers can obtain financial rewards of up to 500,000 renminbi ($73,900 U.S. dollars). Local labor brokers receive 300 ($44) or 500 ($74) renminbi per arranged labor transfer, depending whether it is within the TAR or without. [4] Detailed quotas not only mandate how many surplus laborers each county must train, but also how many are to be trained in each vocational specialty (Ngari Government, July 31, 2019).

    The similarities to Xinjiang’s coercive training scheme are abundant: both schemes have the same target group (“rural surplus laborers”—农牧区富余劳动者, nongmuqu fuyu laodongzhe); a high-powered focus on mobilizing a “reticent” minority group to change their traditional livelihood mode; employ military drill and military-style training management to produce discipline and obedience; emphasize the need to “transform” laborers’ thinking and identity, and to reform their “backwardness;” teach law and Chinese; aim to weaken the perceived negative influence of religion; prescribe detailed quotas; and put great pressure on officials to achieve program goals. [5]

    Labor Transfers to Other Provinces in 2020

    In 2020, the TAR introduced a related region-wide labor transfer policy that established mechanisms and target quotas for the transfer of trained rural surplus laborers both within (55,000) and without (5,000) the TAR (TAR Human Resources Department, July 17). The terminology is akin to that used in relation to Xinjiang’s labor transfers, employing phrases such as: “supra-regional employment transfer” (跨区域转移就业, kuaquyu zhuanyi jiuye) and “labor export” (劳务输出, laowu shuchu). Both the 2019-2020 Training and Labor Transfer Action Plan and the TAR’s 13th Five-Year Plan (2016-2020) only mention transfers outside the TAR in passing, without outlining a detailed related policy or the use of terminology akin to that found in related documents from Xinjiang. [6]

    In the first 7 months of 2020, the TAR trained 543,000 rural surplus laborers, accomplishing 90.5% of its annual goal by July. Of these, 49,900 were transferred to other parts of the TAR, and 3,109 to other parts of China (TAR Government, August 12). Each region is assigned a transfer quota. By the end of 2020, this transfer scheme must cover the entire TAR.

    Specific examples of such labor transfers identified by the author to other regions within the TAR include job placements in road construction, cleaning, mining, cooking and driving. [7] Transfers to labor placements outside the TAR include employment at the COFCO Group, China’s largest state-owned food-processing company (Hebei News, September 18, 2020).

    The central terminology employed for the labor transfer process is identical with language used in Xinjiang: “unified matching, unified organizing, unified management, unified sending off” (统一对接、统一组织、统一管理、统一输送 / tongyi duijie, tongyi zuzhi, tongyi guanli, tongyi shusong). [8] Workers are transferred to their destination in a centralized, “group-style” (组团式, zutuanshi), “point-to-point” (点对点, dianduidian) fashion. The policy document sets group sizes at 30 persons, divided into subgroups of 10, both to be headed by (sub-)group leaders (TAR Human Resources Department, July 17). In one instance, this transport method was described as “nanny-style point-to-point service” (“点对点”“保姆式”服务 / “dianduidian” “baomu shi” fuwu) (Chinatibet.net, June 21). As in Xinjiang, these labor transfers to other provinces are arranged and supported through the Mutual Pairing Assistance [or “assist Tibet” (援藏, Yuan Zang)] mechanism, albeit not exclusively. [9] The transferred laborers’ “left-behind” children, wives and elderly family members are to receive the state’s “loving care.” [10]

    Again, the similarities to Xinjiang’s inter-provincial transfer scheme are significant: unified processing, batch-style transfers, strong government involvement, financial incentives for middlemen and for participating companies, and state-mandated quotas. However, for the TAR’s labor transfer scheme, there is so far no evidence of accompanying cadres or security personnel, of cadres stationed in factories, or of workers being kept in closed, securitized environments at their final work destination. It is possible that the transfer of Tibetan laborers is not as securitized as that of Uyghur workers. There is also currently no evidence of TAR labor training and transfer schemes being linked to extrajudicial internment. The full range of TAR vocational training and job assignment mechanisms can take various forms and has a range of focus groups; not all of them involve centralized transfers or the military-style training and transfer of nomads and farmers.

    The Coercive Nature of the Labor Training and Transfer System

    Even so, there are clear elements of coercion during recruitment, training and job matching, as well as a centralized and strongly state-administered and supervised transfer process. While some documents assert that the scheme is predicated on voluntary participation, the overall evidence indicates the systemic presence of numerous coercive elements.

    As in Xinjiang, TAR government documents make it clear that poverty alleviation is a “battlefield,” with such work to be organized under a military-like “command” structure (脱贫攻坚指挥部, tuopin gongjian zhihuibu) (TAR Government, October 29, 2019; Xinhua, October 7, 2018). In mid-2019, the battle against poverty in the TAR was said to have “entered the decisive phase,” given the goal to eradicate absolute poverty by the end of 2020 (Tibet.cn, June 11, 2019). Since poverty is measured by income levels, and labor transfer is the primary means to increase incomes—and hence to “lift” people out of poverty—the pressure for local governments to round up poor populations and feed them into the scheme is extremely high.

    The Training and Labor Transfer Action Plan cited above establishes strict administrative procedures, and mandates the establishment of dedicated work groups as well as the involvement of top leadership cadres, to “ensure that the target tasks are completed on schedule” (see [2]). Each administrative level is to pass on the “pressure [to achieve the targets] to the next [lower] level.” Local government units are to “establish a task progress list [and] those who lag behind their work schedule… are to be reported and to be held accountable according to regulations.” The version adopted by the region governed under Shannan City is even more draconian: training and labor transfer achievements are directly weighed in cadres’ annual assessment scores, complemented by a system of “strict rewards and punishments.” [11] Specific threats of “strict rewards and punishments” in relation to achieving labor training and transfer targets are also found elsewhere, such as in official reports from the region governed under Ngari City, which mandate “weekly, monthly and quarterly” reporting mechanisms (TAR Government, December 18, 2018).

    As with the Uyghurs in Xinjiang, overcoming Tibetans’ resistance to labor transfer is an integral part of the entire mechanism. Documents state that the “strict military-style management” of the vocational training process causes the “masses to comply with discipline,” “continuously strengthens their patriotic awareness,” and reforms their “backward thinking.” [12] This may also involve the presence of local cadres to “make the training discipline stricter.” [13]

    Because the military-style vocational training process produces discipline and transforms “backward employment views,” it is said to “promote labor transfer.” [14] Rural laborers are to be transformed from “[being] unwilling to move” to becoming willing to participate, a process that requires “diluting the negative influence of religion,” which is said to induce passivity (TAR Commerce Department, June 10). The poverty alleviation and training process is therefore coupled with an all-out propaganda effort that aims to use “thought education” to “educate and guide the unemployed to change their closed, conservative and traditional employment mindset” (Tibet’s Chamdo, July 8, 2016). [15] One document notes that the poverty alleviation and labor transfer process is part of an effort to “stop raising up lazy people” (TAR Government, December 18, 2018).

    A 2018 account from Chamdo of post-training follow-up shows the tight procedures employed by the authorities:

    Strictly follow up and ask for effectiveness. Before the end of each training course, trainees are required to fill in the “Employment Willingness Questionnaire.” Establish a database…to grasp the employment…status of trainees after the training. For those who cannot be employed in time after training, follow up and visit regularly, and actively recommend employment…. [16]

    These “strict” follow-up procedures are increasingly unnecessary, because the mandated “order-oriented” process means that locals are matched with future jobs prior to the training.

    “Grid Management” and the “Double-Linked Household” System

    Coercive elements play an important role during the recruitment process. Village-based work teams, an intrusive social control mechanism pioneered by Chen Quanguo, go from door to door to “help transform the thinking and views of poor households.” [17] The descriptions of these processes, and the extensive government resources invested to ensure their operation, overlap to a high degree with those that are commonly practiced in Xinjiang (The China Quarterly, July 12, 2019). As is the case in Xinjiang, poverty-alleviation work in the TAR is tightly linked to social control mechanisms and key aspects of the security apparatus. To quote one government document, “By combining grid management and the ‘double-linked household’ management model, [we must] organize, educate, and guide the people to participate and to support the fine-grained poverty alleviation … work.” [18]

    Grid management (网格化管理, wanggehua guanli) is a highly intrusive social control mechanism, through which neighborhoods and communities are subdivided into smaller units of surveillance and control. Besides dedicated administrative and security staff, this turns substantial numbers of locals into “volunteers,” enhancing the surveillance powers of the state. [19] Grid management later became the backbone of social control and surveillance in Xinjiang. For poverty alleviation, it involves detailed databases that list every single person “in poverty,” along with indicators and countermeasures, and may include a “combat visualization” (图表化作战, tubiaohua zuozhan) feature whereby progress in the “war on poverty” is visualized through maps and charts (TAR Government, November 10, 2016). Purang County in Ngari spent 1.58 million renminbi ($233,588 dollars) on a “Smart Poverty Alleviation Big Data Management Platform,” which can display poverty alleviation progress on a large screen in real time (TAR Government, February 20, 2019).

    Similarly, the “double-linked household” (双联户, shuang lian hu) system corrals regular citizens into the state’s extensive surveillance apparatus by making sets of 10 “double-linked” households report on each other. Between 2012 and 2016, the TAR established 81,140 double-linked household entities, covering over three million residents, and therefore virtually the region’s entire population (South China Morning Post, December 12, 2016). An August 2020 article on poverty alleviation in Ngari notes that it was the head of a “double-linked” household unit who led his “entire village” to hand over their grassland and herds to a local husbandry cooperative (Hunan Government, August 20).

    Converting Property to Shares Through Government Cooperatives

    A particularly troubling aspect of the Training and Labor Transfer Action Plan is the directive to promote a “poverty alleviation industry” (扶贫产业, fupin chanye) scheme by which local nomads and farmers are asked to hand over their land and herds to large-scale, state-run cooperatives (农牧民专业合作社, nongmumin zhuanye hezuoshe). [20] In that way, “nomads become shareholders” as they convert their usage rights into shares. This scheme, which harks back to the forced collectivization era of the 1950s, increases the disposable incomes of nomads and farmers through share dividends and by turning them into wage laborers. They are then either employed by these cooperatives or are now “free” to participate in the wider labor transfer scheme. [21] In Nagqu, this is referred to as the “one township one cooperative, one village one cooperative ” (“一乡一社”“一村一合” / “yixiang yishe” “yicun yihe”) scheme, indicating its universal coverage. [22] One account describes the land transfer as prodding Tibetans to “put down the whip, walk out of the pasture, and enter the [labor] market” (People.cn, July 27, 2020).

    Clearly, such a radical transformation of traditional livelihoods is not achieved without overcoming local resistance. A government report from Shuanghu County (Nagqu) in July 2020 notes that:

    In the early stages, … most herders were not enthusiastic about participating. [Then], the county government…organized…county-level cadres to deeply penetrate township and village households, convening village meetings to mobilize people, insisted on transforming the [prevailing attitude of] “I am wanted to get rid of poverty” to “I want to get rid of poverty” as the starting point for the formation of a cooperative… [and] comprehensively promoted the policy… Presently… the participation rate of registered poor herders is at 100 percent, [that] of other herders at 97 percent. [23]

    Importantly, the phrase “transforming [attitudes of] ‘I am wanted to get rid of poverty’ to ‘I want to get rid of poverty’” is found in this exact form in accounts of poverty alleviation through labor transfer in Xinjiang. [24]

    Given that this scheme severs the long-standing connection between Tibetans and their traditional livelihood bases, its explicit inclusion in the militarized vocational training and labor transfer policy context is of great concern.

    Militarized Vocational Training: Examining a Training Base in Chamdo

    The Chamdo Golden Sunshine Vocational Training School (昌都市金色阳光职业培训学校, Changdushi Jinse Yangguang Zhiye Peixun Xuexiao) operates a vocational training base within Chamdo’s Vocational and Technical School, located in Eluo Town, Karuo District. The facility conducts “military-style training” (军旅式培训, junlüshi peixun) of rural surplus laborers for the purpose of achieving labor transfer; photos of the complex show a rudimentary facility with rural Tibetan trainees of various ages, mostly dressed in military fatigues. [25]

    Satellite imagery (see accompanying images) shows that after a smaller initial setup in 2016, [26] the facility was expanded in the year 2018 to its current state. [27] The compound is fully enclosed, surrounded by a tall perimeter wall and fence, and bisected by a tall internal wire mesh fence that separates the three main northern buildings from the three main southern ones (building numbers 4 and 5 and parts of the surrounding wall are shown in the accompanying Figure 4). The internal fence might be used to separate dormitories from teaching and administrative buildings. Independent experts in satellite analysis contacted by the author estimated the height of the internal fence at approximately 3 meters. The neighboring vocational school does not feature any such security measures.

    Conclusions

    In both Xinjiang and Tibet, state-mandated poverty alleviation consists of a top-down scheme that extends the government’s social control deep into family units. The state’s preferred method to increase the disposable incomes of rural surplus laborers in these restive minority regions is through vocational training and labor transfer. Both regions have by now implemented a comprehensive scheme that relies heavily on centralized administrative mechanisms; quota fulfilment; job matching prior to training; and a militarized training process that involves thought transformation, patriotic and legal education, and Chinese language teaching.

    Important differences remain between Beijing’s approaches in Xinjiang and Tibet. Presently, there is no evidence that the TAR’s scheme is linked to extrajudicial internment, and aspects of its labor transfer mechanisms are potentially less coercive. However, in a system where the transition between securitization and poverty alleviation is seamless, there is no telling where coercion stops and where genuinely voluntary local agency begins. While some Tibetans may voluntarily participate in some or all aspects of the scheme, and while their incomes may indeed increase as a result, the systemic presence of clear indicators of coercion and indoctrination, coupled with profound and potentially permanent change in modes of livelihood, is highly problematic. In the context of Beijing’s increasingly assimilatory ethnic minority policy, it is likely that these policies will promote a long-term loss of linguistic, cultural and spiritual heritage.

    Adrian Zenz is a Senior Fellow in China Studies at the Victims of Communism Memorial Foundation, Washington, D.C. (non-resident), and supervises PhD students at the European School of Culture and Theology, Korntal, Germany. His research focus is on China’s ethnic policy, public recruitment in Tibet and Xinjiang, Beijing’s internment campaign in Xinjiang, and China’s domestic security budgets. Dr. Zenz is the author of Tibetanness under Threat and co-editor of Mapping Amdo: Dynamics of Change. He has played a leading role in the analysis of leaked Chinese government documents, to include the “China Cables” and the “Karakax List.” Dr. Zenz is an advisor to the Inter-Parliamentary Alliance on China, and a frequent contributor to the international media.

    Notes

    [1] See for example https://archive.is/wip/4ItV6 or http://archive.is/RVJRK. State media articles from September 2020 indicate that this type of training is ongoing https://archive.is/e1XqL.

    [2] Chinese: 大力推广军旅式…培训 (dali tuiguang junlüshi…peixun). See https://bit.ly/3mmiQk7 (pp.12-17). See local implementation documents of this directive from Shannan City (https://bit.ly/32uVlO5, pp.15-24), Xigatse (https://archive.is/7oJ7p) and Ngari (https://archive.is/wip/R3Mpw).

    [3] See also https://archive.is/wip/eQMGa.

    [4] Provided that the person was employed for at least 6 months in a given year. Source: https://archive.is/KE1Vd.

    [5] See the author’s main work on this in section 6 of: “Beyond the Camps: Beijing’s Long-Term Scheme of Coercive Labor, Poverty Alleviation and Social Control in Xinjiang,” Journal of Political Risk (Vol. 7, No. 12), December 2019. https://www.jpolrisk.com/beyond-the-camps-beijings-long-term-scheme-of-coercive-labor-poverty-allev.

    [6] See https://archive.is/wip/Dyapm.

    [7] See https://archive.is/wip/XiZfl, https://archive.is/RdnvS, https://archive.is/w1kfx, https://archive.is/wip/NehA6, https://archive.is/wip/KMaUo, https://archive.is/wip/XiZfl, https://archive.is/RdnvS, https://archive.is/w1kfx.

    [8] See https://archive.is/KE1Vd and https://archive.is/wip/8afPF.

    [9] See https://archive.is/KE1Vd and https://archive.is/wip/8afPF.

    [10] See https://archive.is/KE1Vd.

    [11] See https://bit.ly/32uVlO5, p.24.

    [12] See https://archive.is/wip/fN9hz and https://archive.is/NYMwi, compare https://archive.is/wip/iiF7h and http://archive.is/Nh7tT.

    [13] See https://archive.is/wip/kQVnX. A state media account of Tibetan waiters at a tourism-oriented restaurant in Xiexong Township (Chamdo) notes that these are all from “poverty-alleviation households,” and have all gone through “centralized, military-style training.” Consequently, per this account, they have developed a “service attitude of being willing to suffer [or: work hard]”, as is evident from their “vigorous pace and their [constant] shuttling back and forth” as they serve their customers. https://archive.is/wip/Nfxnx (account from 2016); compare https://archive.is/wip/dTLku.

    [14] See https://archive.is/wip/faIeL and https://archive.is/wip/18CXh.

    [15] See https://archive.is/iiF7h.

    [16] See https://archive.is/wip/ETmNe

    [17] See https://archive.is/wip/iEV7P, see also e.g. https://archive.is/wip/1p6lV.

    [18] See https://archive.is/e45fJ.

    [19] See https://www.cambridge.org/core/journals/china-quarterly/article/securitizing-xinjiang-police-recruitment-informal-policing-and-ethnic-minority-cooptation/FEEC613414AA33A0353949F9B791E733 and https://www.hrw.org/news/2013/03/20/china-alarming-new-surveillance-security-tibet.

    [20] E.g. https://archive.is/R3Mpw. This scheme was also mentioned in the TAR’s 13th 5-Year-Plan (2016-2020) (https://archive.is/wip/S3buo). See also similar accounts, e.g. https://archive.is/IJUyl.

    [21] Note e.g. the sequence of the description of these cooperatives followed by an account of labor transfer (https://archive.is/gIw3f).

    [22] See https://archive.is/wip/gIw3f or https://archive.is/wip/z5Tor or https://archive.is/wip/PR7lh.

    [23] See https://archive.is/wip/85zXB.

    [24] See the author’s related work on this in section 2.2 of: “Beyond the Camps: Beijing’s Long-Term Scheme of Coercive Labor, Poverty Alleviation and Social Control in Xinjiang,” Journal of Political Risk (Vol. 7, No. 12), December 2019. https://www.jpolrisk.com/beyond-the-camps-beijings-long-term-scheme-of-coercive-labor-poverty-allev.

    [25] Located as part of the 昌都市卡若区俄洛镇昌都市职业技术学校 campus. See https://bit.ly/2Rr6Ekc; compare https://archive.is/wip/uUTCp and https://archive.is/wip/lKnbe.

    [26] See https://archive.is/wip/WZsvQ.

    [27] Coordinates: 31.187035, 97.091817. Website: https://bit.ly/2Rr6Ekc. The timeframe for construction is indicated by historical satellite imagery and by the year 2018 featured on a red banner on the bottom-most photo of the website.

    https://jamestown.org/program/jamestown-early-warning-brief-xinjiangs-system-of-militarized-vocational-

    #Chine #transfert_de_population #déplacement #rural_surplus_laborers #formaation_professionnelle #armée #travail #agriculture #discipline #discipline_de_travail #Chamdo #préjugés #terres #salariés #travailleurs_salariés #Chen_Quanguo #Xinjiang #Oïghours #camps #pauvreté #contrôle_social #pastoralisme #Farmer_and_Pastoralist_Training_and_Labor_Transfer_Action_Plan #minorités #obédience #discipline #identité #langue #religion #COFCO_Group #mots #terminologie #vocabulaire #Mutual_Pairing_Assistance #pauvreté #Shannan_City #Ngari_City #surveillance #poverty_alleviation #coopératives #salaire #Nagqu #Chamdo_Golden_Sunshine_Vocational_Training_School #Eluo_Town

  • Finance capitalism and the rush for natural resources
    https://www.fian.org/en/press-release/article/finance-capitalism-and-the-rush-for-natural-resources-2615

    A new report explores how global finance has transformed land and nature into financial assets, driving violence and environmental destruction.

    The report ‘Rogue Capitalism and the Financialization of Territories and Nature’ published today by FIAN International, the Transnational Institute and Focus on the Global South looks into the architecture of global finance and its tactics to extract wealth from natural resources.

    Le rapport
    https://www.fian.org/files/files/Rogue_Capitalism_and_the_Financialization_of_Territories_and_Nature_(1).pdf
    #terres #ressources_naturelles #prédation #finances

  • GRAIN | Digital fences: the financial enclosure of farmlands in South America
    https://grain.org/e/6529

    In this report, we assess the land situation in five agribusiness expansion and investment zones in South America: Orinoquia or the Llanos Orientales (Eastern Plains) in Colombia; Matopiba in the Brazilian Cerrado region; and -the regions located along the export corridor of the Paraná-Paraguay waterway- the dry Chiquitan forests of Bolivia, the Chaco Seco of Paraguay and the Argentinian Chaco.

    #terres #Amérique_latine

  • Land-grabbing in Asia displaces indigenous people : UN expert | The Business Standard
    https://tbsnews.net/world/land-grabbing-asia-displaces-indigenous-people-un-expert-130144

    “Large-scale development projects, including dams, mining, monocrop plantations and logging are increasing in the region causing serious human rights violations as indigenous people lose their traditional lands and resources,” said Special Rapporteur on the rights of indigenous peoples Francisco Cali-Tzay referring to a regional consultation organised by his predecessor in Bangkok.

    It will be presented to the Human Rights Council in September, said a media release issued from Geneva on Tuesday.

    on n’en sait pas plus pour l’instant #terres #peuples_autochtones

  • En Australie, Rio Tinto pourrait détruire 124 sites aborigènes | korii.
    https://korii.slate.fr/et-caetera/australie-compagnie-miniere-rio-tinto-pourrait-detruire-124-sites-aborig

    Le 27 mai dernier, deux #grottes aborigènes vieilles de 46.000 ans avaient été réduites en poussière par l’entreprise minière Rio Tinto. Aujourd’hui, malgré la démission du patron du groupe face à l’indignation générale suscitée par ces #dynamitages, le Guardian révèle que 124 sites #aborigènes supplémentaires sont menacés par l’activité du géant minier.

    C’est le comité parlementaire fédéral enquêtant sur l’explosion des sites de la gorge de Juukan qui a eu accès à ces informations. Selon des témoignages récoltés, plusieurs « propriétaires traditionnels » appartenant au peuple #Yinhawangka de la région de Pilbara, en #Australie-Occidentale, auraient été poussé·es à signer un accord permettant à #Rio_Tinto d’exploiter leurs #terres, où se situent 124 sites aborigènes, dont une grotte aborigène vieille de 27.000 ans.

    #extraction

  • Douce France réalisé par Geoffrey Couanon
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/fougeres-35300/avant-premiere-un-cine-debat-autour-d-un-film-qui-veut-faire-bouger-les

    L’histoire d’un réveil collectif

    Le pitch ? Amina, Sami et Jennyfer sont lycéens en banlieue parisienne, dans le 93. Avec leur classe, ils se lancent dans une enquête inattendue sur le projet de parc de loisirs #Europacity qui implique de bétonner les #terres_agricoles proches de chez eux. Mais a-t-on le pouvoir d’agir sur son territoire quand on a 17 ans ? Drôles et intrépides, ces jeunes citoyens nous emmènent à la rencontre d’habitants de leur quartier, de promoteurs immobiliers, d’agriculteurs et même d’élus de l’Assemblée Nationale.

  • Du Carnet à Gonesse, deux territoires en lutte
    https://souriez.info/Du-Carnet-a-Gonesse-deux

    Émission du 11 septembre 2020 // Pour cette émission de rentrée en direct, on s’arrête un moment sur des territoires menacés, deux sites en lutte face au béton et tout ce qu’on appelle « aménagement ». Écouter l’émission D’abord parlons du projet d’extension du grand port industriel de Saint Nazaire (44), dans l’embouchure de la Loire, qui prévoit de ravager 110 Ha de zones naturelles pour accueillir encore plus de porte-conteneurs dans ses filets. Depuis la fin du mois d’août, des barricades sont (...) #Les_Amis_d'Orwell

    https://lambda.toile-libre.org/orwell/2020-09-11-LAOrwell-Carnet-Gonesse-en-lutte.mp3


    https://stopcarnet.fr
    https://www.facebook.com/pages/category/Cause/Le-Village-du-peuple-2090939627641088
    https://ouiauxterresdegonesse.fr/informer/appel-a-volontaires-pour-lorganisation-de-la-4eme-fete-des-ter
    http://carmapaysdefrance.com

  • Colombie
    La Confédération paysanne solidaire
    de la lutte pour la récupération des terres du peuple nasa

    Confédération paysanne

    https://lavoiedujaguar.net/Colombie-La-Confederation-paysanne-solidaire-de-la-lutte-pour-la-rec

    Depuis six ans les communautés indigènes du nord du Cauca, département de Colombie, ont ravivé les processus de récupération de terres qui leur ont été volées lors de la colonisation, épisodes de luttes acharnées.

    En décembre 2014, le peuple nasa occupe plusieurs propriétés terriennes détenues par les géants de la canne à sucre dont les monocultures s’étendent sur des centaines d’hectares dans la vallée. Ces terres sont les plus fertiles du département. Ce sont aussi celles dont ont été chassé·e·s les indigènes pendant la colonisation, où ils et elles ont été exploité·e·s par la suite, avec d’autres travailleu·se·rs pauvres, pour le compte des industries capitalistes qui gèrent la production de sucre de canne.

    Pendant les récupérations, la canne à sucre est coupée, les terres sont amendées et semées, réaménagées pour garantir un équilibre biologique depuis longtemps anéanti. Des animaux sont installés, pour paître les espaces non cultivés. Une véritable réappropriation paysanne pour l’autonomie et l’autosuffisance alimentaire. C’est une lutte que les communautés indigènes ont nommé « la libération de la Terre Mère », un « apport simple aux luttes du monde pour rétablir l’équilibre de la vie, détruit par le délire capitaliste ». « C’est pour cela qu’ils nous assassinent » et « c’est pour cela que nous sommes toujours debout ». (...)

    #Colombie #peuple_nasa #terres #libération #répression #assassinats #Confédération_paysanne #solidarité

  • Land grabs at gunpoint: Thousands of families are being violently evicted from their farms to make way for foreign-owned plantations in Kiryandongo, Uganda
    https://grain.org/e/6518

    Three multinational companies – Agilis Partners, Kiryandongo Sugar Limited and Great Season SMC Limited – are involved in grabbing land, violently evicting people from their homes and causing untold humiliation and grief to thousands of farming families residing in Kiryandongo district, Uganda. The land grabs are happening on abandoned national ranches, which have long since been settled and farmed by people who came to the area fleeing war and natural calamities in neighbouring areas. The local people are being displaced without notice, alternatives or even negotiations and are now desperately trying to save their homes and lives.

    #Ouganda #terres #évictions_forcées #canne_à_sucre

  • Des milliers de paysans mauritaniens agissent contre l’accaparement de leurs terres
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200823-milliers-paysans-mauritaniens-accaparement-leurs-terres?ref=tw

    Les quelque 9200 paysans qui peuplent la région du Brakna de Dar el Barka dans le sud mauritanien manifestent depuis quelques jours contre la cession par l’État de leurs terres de culture de céréales à un investisseur arabe du Golfe. Depuis 2015, l’investisseur qui s’est associé à deux hommes d’affaires mauritaniens, détient un permis foncier pour la mise en valeur d’une superficie de 3200 hectares de terres agricoles. Mais le projet est bloqué du fait de l’hostilité des populations autochtones.

    #Mauritanie #terres #résistance depuis le temps j’aurais pu tagguer #résistance_paysanne quelle #nouille :)

  • La moitié des fermes en agroécologie en 2040 : mais qui va décider de leur attribuer des terres ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/Safer-terres-agricoles-agroecologie-fermes-candidats-a-l-installation

    Elle a la lourde mission d’attribuer les #terres_agricoles, que se disputent exploitations agricoles classiques ou bio, projets agro-industriels et, demain, fermes en agroécologie. Aucune réforme agraire « climato-compatible » ne se fera sans elle. Pourtant, on en parle peu : la #Safer est une instance collective où siègent des élus et des représentants du monde agricole, qui a tous les attributs d’un Parlement pour partager le foncier. Sauf la #transparence.

  • Accaparement des terres : le Gabon, dans le top 10 mondial des pays dépossédés | Gabonreview.com | Actualité du Gabon |
    https://www.gabonreview.com/accaparement-des-terres-le-gabon-dans-le-top-10-mondial-des-pays-deposs

    Tout récemment paru, ‘’L’Atlas des Afriques’’, réalisé le journal Le Monde Afrique et l’hebdomadaire La Vie, classe le #Gabon dans le top 10 des « pays dépossédés peu à peu de leurs #terres », avec plus d’un million d’hectares vendus ou loués.

    #hévéa #industrie_palmiste

  • Le Covid-19, la #crise écologique et le « #capitalisme de catastrophe » – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/covid19-capitalisme-catastrophe

    Depuis la fin du XXe siècle, la #mondialisation capitaliste a de plus en plus adopté la forme de chaînes de #marchandises interconnectées contrôlées par des sociétés transnationales, reliant diverses zones de production, principalement dans le « Sud global », avec un pic de la #consommation, de la #finance et de l’#accumulation mondiales, principalement dans le « Nord global ». Ces chaînes de marchandises constituent les principaux circuits matériels du capital à l’échelle mondiale qui constituent le phénomène de l’impérialisme tardif caractérisé par la montée du capital financier monopolistique généralisé.[1]

    Dans ce système, les #rentes impériales exorbitantes provenant du contrôle de la production mondiale sont obtenues non seulement par la domination/distribution (arbitrage) mondiale du #travail, par laquelle les transnationales ayant leur siège au centre du système surexploitent le travail industriel à la périphérie, mais aussi, de plus en plus, par l’arbitrage mondial des #terres, par lequel les transnationales de l’#agroalimentaire exproprient des terres (et de la main-d’œuvre) bon marché dans le Sud global afin de produire des cultures d’exportation destinées principalement à être vendues dans le Nord global[2].

  • La #Suisse et ses colonies

    La Suisse n’avait pas de colonies – et pourtant, des Suisses fonctionnaient en harmonie avec les puissances coloniales et bénéficiaient, en tant que resquilleurs économiques, de l’appropriation militaire des #terres et des #ressources.

    Vers 1800, les naturalistes européens décrivaient les Confédérés comme des « semi-sauvages » qui rappelaient les visites aux « peuples non éduqués sur des côtes pacifiques ». L’Europe intellectuelle voyait dans les Suisses des gens qui vivaient encore dans leur état naturel — une image déformée que les Suisses se sont appropriée. Aucune publicité pour des yaourts et aucun concept touristique ne peut se passer d’images exotiques où les Suisses apparaissent comme de « nobles sauvages ». Cette image de soi se retrouve encore dans la rhétorique politique qui s’embrase de temps en temps, selon laquelle la Suisse menace de devenir une colonie de l’Union européenne.

    Pourtant, dans leur histoire moderne, les Suisses se sont rarement rangés du côté des colonisés, mais plus souvent du côté des colonisateurs. Il est vrai que la Suisse, en tant qu’État-nation, n’a pas poursuivi de politique impérialiste et n’a soumis aucune colonie. Même des tentatives de création d’organisations économiques comme la Compagnie des Indes orientales ont échoué.

    Cependant, le colonialisme inclut la conviction que les habitants des zones colonisées étaient inférieurs aux Européens blancs. Cette idée faisait également partie de la compréhension générale du monde dans la Suisse du 19e siècle.

    Des générations de Suisses ont grandi avec des histoires pour enfants présentant des « négrillons stupides », des reportages sur des sauvages naïfs et enfantins et des images publicitaires dans lesquelles les colonisés apparaissaient au mieux comme des figurants pour les produits coloniaux. Cet #héritage continue de marquer le pays jusqu’à aujourd’hui.

    Des #soldats_suisses dans les colonies

    Mais le problème de l’enchevêtrement historique de la Suisse avec le colonialisme va bien au-delà de polémiques sur des noms ou du déboulonnage de statues. Cela semble particulièrement évident dans les colonies où des Suisses ont combattu comme soldats.

    Quand, en 1800, les esclaves noirs de l’île de #Saint-Domingue — dans l’actuelle Haïti — se sont soulevés contre leurs maîtres français, Napoléon a fait combattre 600 Suisses, qui avaient été mis contractuellement à la disposition de la France par le gouvernement helvétique contre rémunération. Mais ce ne fut pas un cas isolé. Même après la fondation de l’État fédéral en 1848, des Suisses ont continué à se battre pour les puissances coloniales — bien qu’illégalement.

    L’une des motivations était la solde des #mercenaires. Ils touchaient en effet une bonne rente s’ils ne mouraient pas d’une maladie tropicale dans leurs premiers mois de services ou s’ils ne mettaient pas prématurément fin à leur engagement.

    Commerce des esclaves

    Cependant, les grandes sommes d’argent des colonies n’allaient pas aux mercenaires, qui venaient souvent de familles démunies et voyaient le fait de servir les Pays-Bas ou la France comme une grande aventure, mais dans le #commerce des marchandises coloniales — et dans le commerce des habitants des colonies.

    L’une des imbrications les plus problématiques de la Suisse avec le colonialisme mondial est celle de la #traite_des_esclaves.

    Des Suisses et des entreprises suisses ont profité de l’#esclavage en tant qu’#investisseurs et #commerçants. Ils ont organisé des #expéditions_d’esclaves, acheté et vendu des personnes et cultivé des #plantations dans des colonies en tant que #propriétaires_d’esclaves.

    Le système de l’esclavage a fonctionné dans l’Atlantique jusqu’au XIXe siècle sous forme de commerce triangulaire : des navires chargés de marchandises de troc naviguaient vers les côtes africaines, où ils échangeaient leur cargaison contre des esclaves. Ces derniers étaient ensuite transportés à travers l’océan. Enfin, les navires revenaient d’Amérique vers l’Europe chargés de produits fabriqués par les esclaves : le sucre, le café et surtout le coton.

    Selon Hans Fässler, qui fait des recherches sur l’histoire des relations suisses et de l’esclavage depuis des décennies, la Suisse a importé plus de #coton que l’Angleterre au XVIIIe siècle. Il souligne également que la traite des esclaves était une industrie clef qui a rendu possible la production de nombreux biens. Pour dire les choses crûment : sans le coton cueilli par les esclaves, l’#industrialisation de la production #textile suisse aurait été impossible.

    Une branche de cette industrie a manifestement bénéficié directement de la traite des esclaves : les producteurs de ce que l’on appelle les #tissus_indiens. Ceux-ci ont été produits pour le marché européen, mais aussi spécifiquement comme moyen d’échange pour le #commerce_triangulaire. Souvent, même les modèles ont été conçus pour répondre au goût des trafiquants d’êtres humains qui échangeaient des personnes contre des produits de luxe sur les côtes africaines.

    Une famille suisse qui produisait ce genre de tissus faisait la publicité suivante dans une annonce de 1815 : « La société #Favre, #Petitpierre & Cie attire l’attention des armateurs de navires négriers et coloniaux sur le fait que leurs ateliers tournent à plein régime pour fabriquer et fournir tous les articles nécessaires au troc des noirs, tels que des indiennes et des mouchoirs ».

    Passage à un colonialisme sans esclaves

    Après l’interdiction de la traite des esclaves aux États-Unis, l’industrie textile mondiale a sombré dans une crise des #matières_premières : les marchés du coton en #Inde redevenaient plus attractifs. La société suisse #Volkart, qui opérait en Inde depuis 1851, en a profité et s’est spécialisée dans le commerce du coton brut en Inde. Ici, les Britanniques contrôlaient la production : les agriculteurs indiens étaient obligés de produire du coton au lieu de denrées alimentaires. Grâce à une étroite collaboration avec les Britanniques, Volkart a pu rapidement prendre en charge un dixième de toutes les exportations indiennes de coton vers les usines textiles de toute l’Europe.

    Une autre entreprise qui a bien survécu à la crise provoquée par la fin de l’esclavage est la #Mission_de_Bâle, la communauté missionnaire évangélique. Soutenue par les mêmes familles bâloises qui avaient auparavant investi dans la traite des esclaves, la mission a ouvert un nouveau modèle commercial : elle a converti les « païens » au christianisme en Inde. Les convertis étaient abandonnés par leurs communautés et la Mission de Bâle les laissait alors travailler dans ses usines de tissage.

    Un missionnaire faisait ainsi l’éloge de ce modèle vers 1860 : « Si des païens veulent se convertir au Christ (...) nous les aiderons à trouver un abri autour des #fermes_missionnaires et à trouver un emploi pour gagner leur vie, que ce soit dans l’agriculture ou dans tout autre commerce. C’est ce qu’on appelle la colonisation. »

    Le colonialisme comprend également l’exploitation de relations de pouvoir asymétriques au profit économique des colons. Cependant, l’État suisse a laissé la recherche de ce profit dans les colonies entièrement à l’initiative privée. Des demandes parlementaires appelant à un plus grand soutien à « l’émigration et au colonialisme » par l’État fédéral ont été rejetées. Le Conseil fédéral objectait notamment qu’un pays sans accès à la mer ne pouvait pas coloniser et que la Confédération n’était pas à même d’assumer une telle responsabilité.

    Il est intéressant de noter que ces demandes ont été faites dans les années 1860 par les démocrates radicaux, ceux-là mêmes qui préconisaient des réformes sociales et se battaient pour une plus grande influence de la démocratie directe face à la bourgeoisie au pouvoir. Les démocrates radicaux qui soutenaient le colonialisme se considéraient comme les représentants de ceux qui fuyaient la pauvreté et la faim en Suisse.

    La politique d’émigration de la Suisse a en effet changé au XIXe siècle : si, au début du siècle, les colonies étaient encore considérées comme des lieux d’accueil de personnes que l’on ne pouvait plus nourrir, elles sont devenues de plus en plus la base de réseaux mondiaux. Les colonies offraient un terrain d’essai à de nombreux jeunes commerçants.

    Les Suisses jouissaient des mêmes privilèges que les membres des régimes coloniaux européens — ils étaient des colons, mais sans patrie impérialiste. En 1861, l’économiste allemand #Arwed_Emminghaus admirait cette stratégie des « liens commerciaux étendus » de la Suisse et la considérait comme une variation de la politique expansionniste impériale des puissances coloniales : « Nul besoin de flottes coûteuses, ni d’administration coûteuse, ni de guerre ou d’oppression ; les #conquêtes se font par la voie la plus pacifique et la plus facile du monde. »

    Sources (en allemand)

    – Andreas Zangger: Koloniale Schweiz. Ein Stück Globalgeschichte zwischen Europa und Südostasien (1860-1930). Berlin 2011.
    - Lea Haller: Transithandel: Geld- und Warenströme im globalen Kapitalismus. Frankfurt am Main 2019.
    - Patricia Purtschert, Barbara Lüthi, Francesca (Hg.): Postkoloniale Schweiz: Formen und Folgen eines Kolonialismus ohne Kolonien
    - Thomas David, Bouda Etemad, Janick Marina Schaufelbuehl: Schwarze Geschäfte. Die Beteiligung von Schweizern an Sklaverei und Sklavenhandel im 18. und 19. Jahrhundert. Zürich 2005.
    - Hans Fässler: Reise in schwarz-weiss: Schweizer Ortstermine in Sachen Sklaverei. Zürich 2005.

    https://www.swissinfo.ch/fre/la-suisse-et-ses-colonies/45906046

    #colonialisme_suisse #Suisse_coloniale #colonialisme #colonisation #impérialisme

    –—

    Ajouté à la métaliste sur la Suisse coloniale:
    https://seenthis.net/messages/868109

  • L’élection des présidents dans les métropoles : la démocratie confisquée par les élus
    https://www.mediacites.fr/tribune/national/2020/07/13/lelection-des-presidents-dans-les-metropoles-la-democratie-confisquee-par-les-elus/?mc_cid=e250c5812d&mc_eid=6eb9734654

    Les désignations à huis-clos des présidents des intercommunalités ont consacré les mécanismes de confiscation de la démocratie locale par les élus à un point jamais atteint, estime Fabien Desage, maître de conférence en sciences politiques à l’Université de Lille.

    l y a près de 10 ans, avec David Guéranger, nous publiions un ouvrage consacré à l’histoire et au fonctionnement des intercommunalités en France, avec un titre volontairement interpellant : « La politique confisquée ». Loin d’être polémique, ce dernier soulignait, sur la base de recherches rigoureuses menées durant de nombreuses années selon les canons scientifiques en vigueur, combien les pouvoirs métropolitains en France s’étaient développés à l’abri des regards des citoyens, donnant lieu à des compromis entre élus locaux, à bonne distance des procédures démocratiques https://www.mediacites.fr/decryptage/lille/2018/06/29/les-intercommunalites-sont-des-prisons-dorees-pour-les-elus . Nous montrions que loin d’être provisoires, ces « consensus métropolitains » faisaient désormais partie de l’ADN de ces structures, partout en France, et qu’ils étaient souhaités si ce n’est désirés par des élus locaux s’accommodant fort bien de cette distance avec le peuple.

    Ces « consensus communautaires » ne sont pas le résultat d’accords sur les objectifs de l’action publique ou de la volonté de dépasser les « logiques politiciennes », mais en sont au contraire l’expression la plus pure. Ils traduisent l’autonomisation croissante des logiques d’action des représentations par rapport à l’élection. Au sein des intercommunalités, les élus municipaux à peine élu.es scellent ainsi des « pactes de non-agression » avec leurs adversaires d’hier, qui n’ont pour seule fin que de préserver leur pré-carré communaux et de leur permettre de négocier la répartition des ressources intercommunales à l’abri des regards.

    Une logique de consensus paralysante
    Ces ressources intercommunales sont pourtant colossales. Aujourd’hui, disons le sans ambages, les établissements intercommunaux concentrent l’essentiel des moyens d’investissement au niveau local, indispensables pour faire face aux défis de l’avenir, sur les plans social, sanitaire, économique et climatique. Mais les consensus entre élus, loin d’augmenter la capacité d’agir de ces instances, ont pour effet de les paralyser, de les empêcher de faire des choix qui soient autre chose que des plus petits dénominateurs communs. Des « non choix » en somme, à un moment où les arbitrages sont essentiels.

    Tout cela est fort bien démontré par tous les chercheurs qui s’intéressent à ces structures. Ainsi, aucune métropole, en dépit des nombreuses réformes de la loi NOTRe en passant par la loi MAPTAM , n’est parvenue à freiner la consommation des terres agricoles, à lutter contre la hausse de la pollution atmosphérique ou contre les logiques ségrégatives croissante au sein des espaces urbains. Autant de maux, qui menacent nos villes de grands périls. 

    Les désignations à huis-clos des présidents des métropoles cette dernière semaine ont consacré les mécanismes de confiscation de la démocratie locale par les élus, à un point jamais atteint. Jusqu’à l’indécent, dans un contexte où chacun se sentait obligé de proclamer qu’il ou elle avait tiré les leçons des échecs du « monde d’avant »…

    Farce tragique
    Ainsi de Martine Vassal ou de Patrick Ollier, réélus président.es de leurs métropoles respectives d’Aix-Marseille-Provence et du Grand-Paris, en dépit des évolutions électorales et, surtout, de leur délégitimation électorale évidente. Défaite à Marseille, Martine Vassal, la mal nommée, continue d’être « primus inter pares ». Pour être réélu.es, ces sortants ont noué des accords partisans incompréhensibles pour le quidam, qui contribueront, outre les accusations de collusion, à favoriser l’immobilisme de ces structures et leur incapacité à faire face aux défis essentiels de gouvernement des villes.

    Au sein de la métropole européenne de Lille, La 4ème du pays en importance, qui compte 1,2 million d’habitant.es, l’élection du président a tourné à la farce https://www.mediacites.fr/reportage/lille/2020/07/10/election-a-la-metropole-de-lille-on-prend-les-memes-et-on-recommence . Une farce tragique pour cette agglomération, la plus inégalitaire de France après… les agglomérations parisienne et marseillaise ! (d’après les travaux du collectif Degeyter https://www.mediacites.fr/interview/lille/2017/05/25/lille-une-agglomeration-toujours-plus-inegalitaire ). En dépit de sa mise en examen pour « trafic d’influence passif » et « complicité de favoritisme » dans l’affaire du grand stade, d’enquêtes en cours relatives à des abus de biens sociaux, le président sortant, maire de droite d’une petite commune de la MEL – a en effet été largement et facilement réélu à la tête de l’institution, avec le soutien du groupe des socialistes et apparentés (avec Martine Aubry à la manoeuvre https://www.mediacites.fr/enquete/lille/2020/07/06/presidence-de-la-mel-aubry-choisit-castelain-malgre-tout ), de plusieurs élus LR (dont le maire de Marcq-en-Baroeul https://www.mediacites.fr/enquete/lille/2020/06/30/apres-les-municipales-damien-castelain-en-pole-position-pour-la-metropole ) et le cortège des maires « sans étiquette » des communes périurbaines.

    Plus encore sans doute, c’est l’absence totale de débat https://www.mediacites.fr/tribune/national/2020/07/13/lelection-des-presidents-dans-les-metropoles-la-democratie-confisquee-par-les-elus/?mc_cid=e250c5812d&mc_eid=6eb9734654#annexe-1 lors de la campagne autour de la position pourtant préparée de longue date de Martine Aubry et des élus de son groupe qui interpelle et éclaire la vraie nature des compromis faustiens métropolitains. Certains observateurs se rassurent – à tort – en voyant dans le soutien des maires de Tourcoing et de Roubaix à un autre candidat le signe de la « fin du consensus ». C’est bien mal connaître le fonctionnement de ces instances que de le croire. 

    Faut-il rappeler que ces maires de droite de Tourcoing et de Roubaix ont été des soutiens directs du président Castelain et de la MEL durant le précédent mandat ? Qu’ils ont voté le choix de la location de longue durée du nouveau siège – le “Biotope” – récemment étrillé par la Chambre régionale des comptes, comme la quasi-unanimité des conseillers communautaires, avant de se rétracter pour une partie d’entre eux quand il était trop tard.

    Défaut de politique redistributive
    Comme toujours, dans cet espace en permanence « confiné » que constitue le conseil métropolitain, les opposants d’aujourd’hui seront les soutiens discrets de demain. Si d’aventure le président Castelain devait quitter ses fonctions forcé à le faire par la justice https://www.mediacites.fr/complement-denquete/lille/2017/08/01/damien-castelain-nechappera-pas-au-tribunal-pour-trafic-dinfluence-passif ce qui n’est pas improbable, on peut parier que les « contestataires » rentreront dans le rang et soutiendront la formation d’un exécutif consensuel élargi, qui leur permettrait de réassurer leur position, au détriment des intérêts des habitants de leurs communes.

    Parce qu’il faut le rappeler avec force : si les maires des grandes villes trouvent opportun de rallier la majorité de la MEL pour défendre le soutien de cette dernière à leurs « grands projets » contestés (à l’image de Saint-Sauveur pour Martine Aubry à Lille), c’est au détriment des intérêts d’une grande partie de leur population. Majoritairement peuplées par les classes populaires, Lille, Roubaix et Tourcoing sont les territoires dont les habitants perdent le plus à des compromis avec les élus des communes périurbaines et/ou privilégiées, qui empêchent toute politique réellement redistributive à l’échelle intercommunale qui tiendrait compte de ces inégalités et tenterait de les résorber.

    De la sorte, ces maires de grandes villes déjà si mal élus (moins de 15% des inscrits) nourrissent l’indifférence voire la défiance des citoyens à leur égard, à l’égard des institutions politiques, et creusent un peu plus la tombe de la démocratie locale, en même temps que la leur et que la nôtre…

    #Démocratie #Démocratie_locale #Farce #Communes #Métropoles #intercommunalités #consensus #ségrégation #terres_agricoles #pollution_atmosphérique #martine_aubry #Lille #Roubaix #Tourcoing #grands_projets #Saint-Sauveur #Loi_NOTRe #Loi_MAPTAM #Fabien_Desage

    Loies NOTRe et MAPTAM
    Les lois NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République, août 2015) et MAPTAM (Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, janvier 2014) ont pour but de redéfinir et clarifier les compétences entre les différentes collectivités territoriales. Elles renforcent notamment le pouvoir des régions et des métropoles. 

    • 10 000 « esclaves » dans les usines de Leicester
      http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/10-000-esclaves-dans-les-usines-de-leicester-28304438

      La pandémie de coronavirus a mis en lumière les conditions de travail dans les ateliers textiles de Leicester, ville d’Angleterre. Une enquête va être ouverte.

      Jusqu’à 10 000 personnes sont employées dans des conditions proches de l’esclavage, dans les ateliers textiles de Leicester, une ville du centre de l’Angleterre, a affirmé lundi un député local. La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, s’en est émue devant le Parlement lundi, dénonçant « ce fléau moderne » et son ministère a annoncé l’ouverture d’une enquête sur ces allégations par l’Agence nationale contre la criminalité (NCA), alors que, depuis quelques jours, les dénonciations publiques de la situation dans les usines de Leicester se multiplient.

      Une flambée de cas de coronavirus a poussé les autorités, fin juin, à prolonger d’au moins deux semaines le confinement dans cette ville industrielle des Midlands. Les ateliers de confection ont continué à fonctionner pendant le confinement et ils sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la deuxième vague de contaminations. Ce qui a braqué les projecteurs sur les pratiques dans ces usines.

      Boohoo montrée du doigt
      Selon le député conservateur Andrew Brigden, interrogé par l’AFP, jusqu’à 10 000 personnes pourraient être employées pour un salaire de misère de 2 livres sterling de l’heure (environ 2,2 euros). Les victimes de ces pratiques sont « un mélange de gens du cru et de travailleurs immigrés, dont certains seraient en situation illégale, raison pour laquelle ils sont réduits en esclavage », a ajouté Andew Brigden. Labour Behind the Label, un groupe de défense des droits des travailleurs, a assuré dans un rapport que certaines usines fonctionnaient à plein régime pendant la crise, même quand un salarié avait été testé positif, alors qu’il était « inconcevable » qu’elles puissent respecter les mesures préconisées contre le virus, comme les gestes barrière.

      « Cela fait des années que circulent les allégations d’abus dans bon nombre de sociétés de Leicester », a souligné Dominique Muller, de Labour Behind the Label. Selon un récent rapport parlementaire, Leicester, une ville à forte diversité ethnique, compte un bon millier d’ateliers textiles. Labour Behind The Label accuse les marques comme Boohoo, spécialiste de la « Fast Fashion », de piétiner le droit du travail.

      #esclavage en #Angleterre #migrants #textile #Fast Fashion #confinement #covid-19 #coronavirus #contamination #travail #MissPap #PrettyLittleThing #Nasty_Gal