• Radio JAL, les échos d’une lutte en milieu rural
    https://www.franceculture.fr/emissions/lexperience/radio-jal-les-echos-dune-lutte-en-milieu-rural

    Dans les années 1970, une caravane et un émetteur au bord d’un champ ont diffusé les paroles d’habitant.e.s de trois villages de l’Est du Québec menacés de fermeture par le gouvernement. C’est toute l’histoire d’un mouvement social qui résonne dans Radio JAL. Mathilde Simon retrouve les bobines.

    Lors d’un voyage au Québec en 2019, Mathilde Simon apprend l’existence de cette #radio-mobile. Elle aurait émis de 1977 à 1980 depuis le rang Saint-Grégoire, chemin rural, situé à Auclair. Le but de ce séjour devient évident : retrouver les bobines ! Elle finira par les récupérer fraîchement numérisées au sous-sol du Centre d’archives du Témiscouata. La totalité des enregistrements restaurés représente plus de 73 heures d’archives. Il va s’en dire que le montage réalisé ne constitue qu’un fragment de ce qu’a été cette aventure radiophonique.

    https://histoiresdujal.com/projet-jal
    Mixage : Bruno Mourlan
    Réalisation : Gilles Mardirossian
    Une création sonore de Mathilde Simon

    diffusée ce soir à 22h sur francecul
    #archives_radiophoniques #territoires #émancipation

  • #Inégalités socio-spatiales et #santé : pour que les sciences comportementales informent les politiques publiques
    https://www.socialter.fr/article/inegalites-socio-spatiales-et-sante-pour-que-les-sciences-comportementales

    En matière de stratégie nationale de santé, la priorité est généralement donnée à la promotion et à la prévention de la santé, avec des campagnes qui incitent à adopter des comportements individuels plus sains (se mettre à l’activité physique, arrêter de fumer, etc.). De telles campagnes impliquent que les citoyens investissent des efforts dans le présent, avec la contrepartie de profiter de retombées bénéfiques futures sur leur santé. Or, sommes-nous tous égaux face à ce genre de choix ? Les sciences comportementales indiquent que le niveau socio-économique d’un individu est susceptible d’influencer la confiance qu’il a en l’avenir. Chez les individus de niveau socio-économique inférieur, on observe notamment une tendance accrue à adopter des comportements bénéfiques sur-le-champ, plutôt qu’opter pour ceux qui auront un résultat futur hypothétique, même s’ils sont potentiellement plus rentables sur le long terme. Ceci découlerait notamment de deux mécanismes concomitants : d’une part, une moindre capacité à renoncer au gain immédiat (par nécessité matérielle par exemple) ; d’autre part, une moindre confiance en l’obtention de gains futurs. Cette méfiance vis-à-vis de l’avenir découlerait du fait que ces populations sont souvent exposées à des environnements plus chaotiques (habitats précaires, quartiers plus pollués, etc.) et ont des possibilités réduites dans l’amélioration de leur cadre de vie (déménager vers des quartiers plus confortables). Subir ces contraintes, sur lesquelles elles n’ont pas de prise, serait associé à une perception plus élevée du risque de mourir, et donc à un avenir plus incertain. Cette perception n’a rien d’une distorsion de la réalité : on observe dans certaines villes un écart d’espérance de vie de plus de dix ans entre les habitants des quartiers pauvres et ceux des quartiers riches.

    #territoire

  • Les jeunes femmes sont les premières concernées par le retrait de l’État en milieu rural

    Les soudaines phases d’intérêt politique pour les jeunes ruraux aboutissent habituellement sur des mesures « volontaristes » qui prennent le cadre urbain comme référence et supposent de se projeter vers la ville pour vivre sa jeunesse et se réaliser.

    Ces injonctions unilatérales à la « mobilité » ou à « l’ouverture » pâtissent du manque de connaissances sur des groupes juvéniles que l’on a longtemps uniformisés sous l’image d’une société paysanne immuable.

    Les jeunesses urbaines, plus visibles, font alors office de point de comparaison avec les jeunesses rurales, selon un principe de définition par le manque. Par ce prisme, on tend à méconnaître les conditions d’existences et les visions du monde des jeunes ruraux, mais surtout on gomme les fractures qui existent au sein même de ce large groupe.
    La crainte de la « sale réputation »

    En son sein, on pourrait par exemple évoquer la double relégation, matérielle et symbolique, que subissent les jeunes chômeurs dans des milieux ruraux de forte interconnaissance où la « sale réputation » colle à la peau et au patronyme.

    Ici, nous allons nous évoquer les cas de jeunes femmes des classes populaires rurales, donc issues de familles ouvrières ou employées principalement (les classes populaires étant surreprésentées en milieu rural).

    Peu diplômées et peu dotées en capital économique, elles ont tendance à évoluer dans des sociabilités où ce sont avant tout les jeunes hommes qui peuvent occuper le devant de la scène et profiter des ressources liées à l’autochtonie.

    Dans nos enquêtes de terrain respectives, Les filles du coin et Ceux qui restent (2019) c’est notamment à travers les âges d’entrée sur les marchés professionnels et conjugaux que nous avons pu saisir ces rapports de genre.

    Dans leurs trajectoires individuelles, ou encore le fonctionnement des couples et des groupes d’amis, nous retrouvons les conséquences des inégalités à grande échelle entre femmes et hommes, en premier lieu celles qui structurent le marché de l’emploi rural dans les régions anciennement industrielles où l’on rencontre les jeunes les plus exposés à la précarité.
    Des offres d’emplois dans des secteurs dominés par les hommes

    À rebours de la tendance nationale, ces zones rurales qui ont tendance à se dépeupler concentrent les offres d’emploi dans des secteurs professionnels considérés comme masculins.

    Sur certains territoires, le chômage des jeunes femmes de moins de trente ans s’avère plus élevé que celui des jeunes hommes, et plus largement en milieu rural elles trouvent moins souvent un emploi à l’issue de leurs études que les jeunes hommes (59 % vs 54 %).

    Ce que l’on observe à l’échelle nationale en termes d’inégalités liées au genre sur le marché du travail se trouve dès lors exacerbé par ces effets de lieu.

    Tandis que les jeunes femmes rurales issues de milieux plus aisés partent massivement pour les études supérieures et s’installent en ville, celles qui restent, lorsqu’elles parviennent à avoir un travail proche de chez elles, sont souvent en contrat précaire, à temps partiel, avec des horaires fractionnés dans les secteurs de l’aide à la personne, les ménages, la petite enfance ou les postes d’ouvrières à l’usine, ou encore caissières dans le supermarché du coin.

    Entre autres choses, ces conditions d’emploi les exposent davantage aux contraintes de la route et des différents coûts liés aux déplacements (financiers, organisationnels…).

    De manière plus informelle, les jeunes femmes sont surtout assignées à des tâches moins ou non rémunérées, telles que l’aide et le soin aux personnes fragiles, le travail domestique (notamment les ménages) ou encore la garde des enfants.
    Des formes d’entraides féminines cruciales

    Cette répartition genrée du travail d’aide va de pair avec des formes d’entraides féminines importantes, mais elle participe aussi à distinguer les jeunes femmes entre elles : l’exclusion par la non-sollicitation des unes permettant aux autres d’espérer une place plus centrale dans les réseaux locaux de sociabilité et d’atteindre une relative stabilité économique. Comme le résument deux jeunes femmes :

    « Quand on pense jamais à toi quand y’a un poste quelque part, t’as compris que t’étais pas du bon côté »

    « Quand t’as pas de réseau, c’est pas possible »

    Aussi dans un contexte de rareté de l’emploi, trouver un travail par réseau d’interconnaissance peut aboutir sur des situations de domination inextricable.

    Quand « tout se sait » là où « tout le monde se connaît », « ne pas chercher les problèmes » et « ne pas causer de problèmes » à sa famille ou aux amis qui ont aidés sont les deux principes qui participent à l’indicibilité des violences qui, y compris en milieu professionnel, sont subies par les jeunes femmes.

    Par allers-retours, ces situations précaires des femmes sur le marché du travail déterminent (et sont déterminées par) leur place dans toutes les sphères de vie sociale, en particulier les sociabilités amicales qui sont primordiales en milieu rural, et bien sûr dans les relations amoureuses, conjugales.
    « Couper les ponts » et ne plus « faire n’importe quoi »

    Lors de la mise en couple et la (re)formation des groupes d’amis, les jeunes femmes tendent plus souvent à rejoindre leur conjoint dans un réseau qui était le sien depuis longtemps, généralement depuis l’enfance.

    Elles ont alors, disent-elles, dû « couper les ponts » avec leur « vie d’avant », alors que les jeunes hommes peuvent faire partie des mêmes clubs de loisirs et cercles amicaux, y compris après l’arrivée des enfants.

    Certaines justifient ce « choix de vie » par l’injonction à « se poser », ne plus « faire n’imp(orte quoi) » au moment de l’entrée dans l’âge adulte, afin de se consacrer plutôt à leur rôle conjugal et/ou maternel.

    Généralement plus doté en capital économique, car plus âgé, entré plus tôt en emploi et héritant plus souvent de biens familiaux, le conjoint aura eu aussi davantage de facilités à devenir propriétaire avant la mise en couple, avec l’aide notamment de ses amis pour l’aider à « retaper » une maison à moindre coût.

    Il pourra dans ce cas justifier aisément que sa compagne s’installe « chez lui ». Enfin, il aura toutes les chances d’appartenir à des groupes de loisirs liés à des activités masculines pérennes et valorisées, comme le football, la chasse, le motocross par exemples, qui viendront justifier, avec la proximité de la famille, d’installer le couple là où lui peut bénéficier de capital d’autochtonie, ici lié à son inscription dans les « bandes de potes » et dans la sociabilité professionnelle.

    Dans cette configuration conjugale inégalitaire, majoritairement rencontrée dans nos enquêtes, les sociabilités des couples « tournent autour » des hommes et de leur réseau, tandis que les jeunes femmes sont placées dans des rôles plus ou moins ingrats et isolés dont elles s’accommodent, ou non.

    Bien sûr, des solidarités et amitiés féminines peuvent se recomposer au fil du temps. Néanmoins, elles s’inscrivent rarement (cela varie là aussi selon que l’on se trouve ou non dans une zone rurale en déclin) au sein de collectifs encadrés par des institutions pérennes (de travail, de loisir). On comprend que les jeunes femmes soient attachées au fait de garder leur « meilleure amie » de longue date, alors que les jeunes hommes envisagent davantage la solidarité à l’échelle de toute leur « bande ».
    Mobilité et rapports de pouvoir

    Nos enquêtes ont forcément rencontré l’enjeu de la mobilité, puisque dès l’adolescence, dans des zones rurales appauvries où le maillage des transports en commun (cars, bus, trains régionaux) est faible, voire inexistant, les inégalités face aux possibilités de se déplacer sont grandes entre les jeunes : plus rares sont les jeunes femmes à avoir un deux-roues, d’abord parce que la route leur serait plus risquée (les jeunes hommes sont plus souvent socialisés à la conduite et à la mécanique, y compris des engins agricoles, mais aussi de la voiture familiale par leur père), ensuite en raison de leur milieu social, compte tenu des coûts afférents.

    Le pendant de cet investissement masculin dans les transports résulte dans les risques pris par les jeunes hommes. Cela constitue l’un des coûts d’adaptation à la masculinité conforme à ce milieu social, les jeunes hommes sont davantage exposés aux accidents de la route dont on sait qu’ils touchent tout particulièrement les jeunes de classes populaires rurales.

    Ensuite, il y a toutes les inégalités en matière de déplacements entre jeunes femmes elles-mêmes. D’un côté, celles qui partent vivre en ville pour leurs études vont être amenées à parcourir de grandes distances, à s’autonomiser par la voiture ou simplement rompre avec les sociabilités rurales et acquérir davantage de capital social, d’autant plus qu’elles proviennent des milieux plus dotés en capital économique et culturel. Quant à celles qui restent et qui n’ont pas le permis ou de voiture, elles tendent à dépendre de leur conjoint ou d’un proche pour se déplacer, d’autant plus si elles sont sans travail et plus jeunes que lui, dans un village ou bourg qu’elles n’habitent que depuis la mise en couple.

    La moindre intégration et l’assignation aux rôles genrés dans des collectifs familiaux et amicaux fait écho aux inégalités sur le marché du travail.

    Premières victimes du retrait de l’État, et tout particulièrement depuis le démantèlement engagé des services publics ruraux dans le secteur de la santé ou de l’éducation, les jeunes femmes ont tendance à occuper des emplois plus solitaires et précaires.

    https://theconversation.com/les-jeunes-femmes-sont-les-premieres-concernees-par-le-retrait-de-l

    #femmes #genre #retrait_de_l'Etat #campagne #rural #mobilité #rapports_de_pouvoir #réputation #sale_réputation #emploi #travail #entraide #entraide_féminine #mobilité #rapports_de_pouvoir

  • Sonia Lavadinho : « Pour que le vélo soit une pratique démocratique, il faut développer une autre philosophie du partage de l’espace »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/09/sonia-lavadinho-pour-que-le-velo-soit-une-pratique-democratique-il-faut-deve

    Anthropologue et géographe suisse, Sonia Lavadinho travaille depuis quinze ans sur les enjeux de mobilité durable, et notamment sur la façon dont l’aménagement des villes peut renforcer la place du corps en mouvement, favorisant ainsi une plus grande cohésion sociale et intergénérationnelle.
    Avec la crise due au Covid, on a vu augmenter la pratique du vélo et se multiplier les pistes cyclables. Comment analysez-vous cette évolution ?

    En période de crise sanitaire, le vélo ouvre des marges de manœuvre et de liberté à un moment où des limites s’imposent. C’est un mode « porte-à-porte » qui permet de maîtriser sa vitesse et son amplitude horaire, ce qui n’est pas le cas des modes collectifs, ni même de la voiture, régulée par des contraintes extérieures. On peut décider de partir quand on veut pour éviter la cohue, et de choisir sa route pour privilégier les trajets calmes. L’absence d’habitacle facilite les interactions et, dans le même temps, le fait d’être perché sur une selle, à l’air libre, met à bonne distance des autres de façon naturelle.

    Pour toutes ces raisons, le vélo est un formidable outil exploratoire de la ville par temps de Covid, à condition de ne pas le réserver à une catégorie de citoyens mais d’en faire un levier d’accès à la ville pour tous. Or ouvrir des pistes, lorsqu’elles sont étroites, encourage les 5 % de cyclistes hyperrapides – ceux qui font les trajets domicile-travail et les livraisons –, des publics en général assez lestes, plutôt jeunes, seuls et masculins. C’est mieux que rien mais cela ne suffit pas. Car la vitesse peut décourager les autres, cyclistes occasionnels, familles ou seniors, ou bien le différentiel de vitesses est susceptible de générer des conflits. On l’a vu lors de la grève à Paris, ou à certains moments de la crise sanitaire, lorsque les flux ont triplé tout à coup.

    #Vélo #Anthropologie

  • Guérir les coupures urbaines pour prendre soin des piétons
    https://www.enlargeyourparis.fr/societe/guerir-les-coupures-urbaines-pour-prendre-soin-des-pietons

    J’ai ensuite obtenu plusieurs contrats de recherche pour me pencher sur ce sujet. Dans mes travaux, je n’aborde pas la question de la marche et du vélo dans la ville par l’environnement sensible dans lequel piétons et cyclistes sont immergés, car cet aspect est déjà bien étudié par divers auteurs. Je recense plus prosaïquement les obstacles auxquels ils sont confrontés : les délais, détours et dénivelés (ce que j’appelle les 3 D). Concrètement, tous ces obstacles enferment le piéton dans son quartier, dans une « ville archipel ». En donnant la priorité à l’automobile, les aménageurs ont négligé le piéton, estimant qu’il n’a pas vraiment besoin de sortir de son quartier, ou alors en empruntant les transports en commun ou la voiture. Quant au cycliste, rester enfermé dans le quartier n’a aucun sens, car il est capable de franchir des distances bien plus grandes. Et je découvre ainsi la raison majeure du peu de pratique du vélo en banlieue : l’abondance des coupures urbaines.

    #territoire #mobilité

  • Comment et pourquoi Nogent s’est-elle appropriée l’image "positive" des guinguettes ? #territoires #communication #loisirs

    https://sms.hypotheses.org/25435

    Histoire d’une cité symbole des guinguettes : Nogent

    Les guinguettes autour de Paris : une image symbolique de la « Belle Époque », où se sont multipliés les lieux de loisirs populaires sur les bords de Marne, à Nogent, à Champigny, ou à Joinville. Filmés plus tard par Marcel Carné en 1929 (court-métrage « Nogent, eldorado populaire »), on y voyait les parisiens affluer par la ligne de chemin de fer de la Bastille et se répandre joyeusement dans les lieux de loisirs populaires au bord de l’eau.

    Le documentaire Nogent, des guinguettes au Grand Paris montre comment Nogent-sur-Marne s’est approprié cette image des guinguettes, mais aussi comment cette image a été façonnée. Une chanson populaire (Ah ! le petit vin blanc) devient l’hymne populaire des guinguettes de Nogent ; elle magnifie Nogent et associe la commune aux loisirs populaires des bords de Marne, à l’exclusion des autres communes, comme le souligne Vincent Villette, archiviste de la ville de Nogent-sur-Marne (...)

  • Les travaux de Guy Di Méo ont contribué à ancrer la géographie française dans la théorie et à la relier à d’autres disciplines (économie, sociologie, anthropologie...) #Université #SHS #géographie #territoires

    https://sms.hypotheses.org/25460

    Guy Di Méo, géographe, bâtisseur de théories et de laboratoires

    Selon la Société de Géographie, Guy Di Méo est une « figure centrale de la géographie française contemporaine » (2017). La réputation de ce spécialiste de la géographie sociale s’est essentiellement construite à partir des années 1990. Ses ouvrages théoriques et ses articles publiés dans des revues de géographie en France et à l’étranger ont contribué, avec les travaux d’autres géographes, à ancrer la discipline dans la théorie et à la relier à la philosophie, l’anthropologie, la sociologie et l’économie.

    Auparavant, la géographie était fortement caractérisée comme une praxis. À ce titre, du moins pour les autres sciences sociales, elle était suspecte d’empirisme. Du côté des géographes, elle était encore souvent appréhendée comme une science de synthèse, comme un ensemble de discours pouvant masquer un double tropisme : d’un côté, l’attraction des sciences de la nature (la géologie, l’écologie…), de l’autre celle des sciences sociales (l’économie et la sociologie principalement). Quant au concept de « territoire », aujourd’hui incontournable en géographie, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il était peu usité, toutes disciplines confondues, dans les années 1980. Guy Di Méo contribuera à en faire un concept central qui s’exportera au-delà de la géographie et du monde académique.

    Par ailleurs, en revendiquant son appartenance à la géographie sociale, branche de la géographie apparue dans les années 1960-1980, il a contribué à légitimer la dimension humaniste qui caractérise pour partie ce champ ; au point qu’aujourd’hui la géographie sociale peut apparaître comme une bannière derrière laquelle se placent nombre de géographes (...)

  • Des villes vendues en bourse - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Des-villes-vendues-en-bourse.html

    Imaginez une #ville nouvelle qui jaillirait soudainement de champs de canne à sucre, au cœur de l’Inde. Avec son architecture de vague inspiration singapourienne ou méditerranéenne, cette cité de haut-standing serait entièrement conceptualisée, construite et gérée par une entreprise privée. Les cultivateurs, propriétaires originels des terres cédées à la ville, seraient eux transformés en partenaires à part entière, et même en actionnaires (shareholders), leur permettant de brasser une rente à long-terme sur les bénéfices de cette opération immobilière lucrative.

    C’est ce que propose le projet de « ville-actionnaire » (shareholders city), un modèle qui demeure encore expérimental et très minoritaire mais qui représente cependant un des nouveaux avatars de l’urbanisation de l’Inde contemporaine et qu’il convient donc, à ce titre, d’observer avec attention. C’est précisément le thème qu’aborde l’urbaniste indienne Sai Balakrishnan (Harvard) dans son dernier ouvrage, Shareholder Cities.

    #territoire

  • La #ville des #enfants et des jeunes : une ville pour tout·e·s ! | Savoir | Topophile
    https://topophile.net/savoir/la-ville-des-enfants-et-des-jeunes-une-ville-pour-tout%c2%b7e%c2%b7s

    Villes polluées, minéralisées, motorisées, aux espaces publics réduits et souvent privatisés, les enfants et plus généralement les jeunes ne disposent d’aucun lieu pour eux...Or la Déclaration des droits de l’enfant élaborée par l’Assemblée des Nations Unies en 1959 affirme que l’intérêt de l’enfant prime sur toute autre considération. Tout comme il a droit au temps libre et au jeu, ou bien encore, qu’il est dès sa naissance un citoyen à part entière, ce que la Convention internationale des droits de l’enfant signée à New York par l’ONU en 1989 conforte et renforce. Il nous paraît essentiel de rappeler ces dispositions, soixante et trente ans plus tard, car elles ne sont guère appliquées, tant par les gouvernements que par les adultes.

    En effet, les lieux urbains ouverts aux activités libres des enfants sont confisqués par la spéculation foncière qui ne supporte pas la moindre dent creuse, cette promesse d’un terrain d’aventure... De même que la plupart des aires de jeux standardisées brident leur imaginaire et normalisent, non seulement, leurs comportements mais aussi leur créativité. Quant aux cours de récréation, elles sont généralement asphaltées et transformées en terrain de foot pour les plus grands des seuls garçons... Rares sont les enfants qui jouent et se déplacent seuls dans les rues, pas plus au cœur des métropoles que dans les villages et les petites villes.

    Une telle situation impose une sédentarisation pathologique à des enfants et des jeunes qui n’accèdent à aucun « dehors » pour se détendre, se rencontrer, jouer, éprouver leurs cinq sens, découvrir leur corps, apprécier la « nature », explorer leur quartier et ses à-côtés. Cette dégradation de leur santé physique et mentale se double d’une réduction de leur autonomie et d’une perte de contact avec leur environnement géographique, sensoriel et social.

    #territoire

  • La marche comme forme particulière de découverte, d’interprétation et d’appropriation des lieux, contient aussi un potentiel de (re)découverte de soi, des autres et de ce qui nous entoure #géographie #villes #territoires

    http://sms.hypotheses.org/10320

    Interpréter l’espace urbain en marchant

    Avez-vous déjà essayé de lire et d’explorer l’espace urbain par l’expérience de co-création procurée par une promenade collective ? C’est cette expérience réalisée avec Hendrik Sturm, artiste « marcheur-sculpteur d’espace » selon Élise Olmédo, qui a été proposée aux étudiants du Master de Géographie et Aménagement de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Le film (Dé)marche retrace et reconstitue cette démarche d’interprétation des lieux où l’enseignant joue le rôle de pédagogue au sens premier de celui qui accompagne l’élève à l’école en cheminant à ses côtés.

    La marche comme forme particulière de découverte, de lecture et d’appropriation des lieux, contient aussi un potentiel de (re)découverte de soi, des autres et de ce qui nous entoure. Elle relève bien ici de l’hodologie, cette science des cheminements qui permet une « conduite de l’individu (…) selon un ensemble de ‘détours’ et de chemins privilégiés, relatifs à ses investissements psychiques dans le monde (Besse, 2004) ». En termes géographiques, cela revient à mettre en œuvre une géographie des territorialités, au sens de « manières de vivre le territoire », et des espaces vécus (...)

  • L’#écologie_municipale, ou la ville face à son histoire

    Les verts élus dans les grandes #villes doivent faire un #choix : se focaliser sur la qualité de vie de leurs administrés au risque de renforcer la #fracture entre #centres urbains et #périphéries, ou au contraire renouer avec les #territoires_fantômes que les #métropoles consomment et consument.

    Après le succès des candidatures et alliances écologistes dans certaines des plus grandes villes de France dimanche, une chose a très peu retenu l’attention des commentateurs politiques. C’est le paradoxe, au moins en apparence, d’une #métropolisation de l’écologie politique – le fait que les valeurs vertes semblent trouver dans les grands centres urbains leur principal lieu d’élection. Au lieu de s’interroger sur les motivations et les idéaux des personnes qui peuplent ces villes pour essayer d’y lire l’avenir, peut-être faut-il alors renverser la perspective et regarder l’objet même que constitue la #ville, sa réalité indissociablement écologique et politique.

    Au regard de l’#histoire, cette #urbanisation des #valeurs_vertes ne va pas du tout de soi. La ville a souvent été définie, en Europe au moins, par l’enveloppe protectrice des remparts qui tenait à distance les ennemis humains et non humains (animaux, maladies), et qui matérialisait la différence entre l’espace de la cité et son pourtour agraire et sauvage. En rassemblant les fonctions politiques, symboliques, sacerdotales, les villes engendrent des formes de socialité qui ont fasciné les grands penseurs de la modernisation. Saint-Simon, par exemple, voyait dans la commune médiévale italienne l’origine du développement matériel et moral propre à la #modernité. Durkheim, plus tard, faisait de la ville le prototype du milieu fait par et pour l’humain, le seul espace où pouvait se concrétiser le projet d’#autonomie.

    Aspirations urbaines

    Mais les villes sont également devenues, avec le processus d’#industrialisation, de gigantesques métabolismes matériels. L’explosion démographique des métropoles industrielles au XIXe siècle va de pair avec la concentration du travail, de l’énergie, et plus largement des flux de matière qui irriguent l’économie globale. Au cœur des transformations de la vie sociale, la ville est aussi au cœur de ses transformations matérielles : elle aspire d’immenses quantités de ressources, pour les relancer ensuite dans le commerce sous forme de marchandises. En laissant au passage les corps épuisés des travailleurs et des travailleuses, ainsi que des montagnes de déchets visibles ou invisibles, résidus non valorisés du processus productif.

    Ainsi la ville irradie le monde moderne de son prestige symbolique et culturel, mais elle tend aussi à déchirer le tissu des circularités écologiques. L’un ne va pas sans l’autre. Chaque ville, par définition, est tributaire de circuits d’approvisionnement qui alimentent ses fonctions productives, ou simplement qui la nourrissent et la débarrassent des contraintes spatiales. Chaque ville est entourée d’une périphérie fantôme qui l’accompagne comme son ombre, et qui est faite des #banlieues où vivent les exclus du #rêve_métropolitain, des champs cultivés et des sous-sols exploités. Chaque urbain mobilise malgré lui un espace où il ne vit pas, mais dont il vit.

    L’une des sources de la #sensibilité_écologique contemporaine se trouve justement dans la critique de l’avant-garde urbaine. Dans l’Angleterre victorienne, William Morris ou John Ruskin retournent à la #campagne pour démontrer qu’une relation organique au #sol est susceptible de régénérer la civilisation, sans pour autant compromettre les idéaux d’émancipation. Mais ils luttaient contre une tendance historique dont l’extraordinaire inertie a rapidement provoqué la disqualification de ces expériences. Surtout pour le #mouvement_ouvrier, qui avait en quelque sorte besoin des formes spécifiquement urbaines d’#aliénation pour construire la #solidarité_sociale en réponse.

    Si l’on replace dans cette séquence d’événements le phénomène d’urbanisation des attentes écologiques actuelles alors il y a de quoi s’interroger sur l’avenir. Deux trajectoires possibles peuvent s’esquisser, qui ont cela d’intéressant qu’elles sont à la fois absolument irréconciliables sur un plan idéologique et matériel, et quasiment impossibles à distinguer l’une de l’autre dans le discours des nouveaux édiles de la cité verte.

    Faire atterrir le #métabolisme_urbain

    D’un côté, on trouve le scénario d’une consolidation des #inégalités_sociales et spatiales à partir des valeurs vertes. Pour le dire de façon schématique, les grands pôles urbains poussent la #désindustrialisation jusqu’à son terme en éliminant les dernières nuisances et toxicités propres à la #ville_productive : elles se dotent de parcs, limitent les transports internes et créent des #aménités_paysagères (comme la réouverture de la Bièvre à Paris). C’est ce que la sociologie appelle la #gentrification_verte, dont #San_Francisco est le prototype parfois mis en avant par les prétendants écologistes aux grandes mairies. Au nom d’une amélioration difficilement critiquable de la qualité de vie, la ville des #parcs et #jardins, des boutiques bio, des #mobilités_douces et des loyers élevés court le risque d’accroître le #fossé qui la sépare des périphéries proches et lointaines, condamnées à supporter le #coût_écologique et social de ce mode de développement. #Paris est de ce point de vue caractéristique, puisque l’artifice administratif qui tient la commune à l’écart de sa banlieue est matérialisé par la plus spectaculaire infrastructure inégalitaire du pays, à savoir le #boulevard_périphérique.

    Mais si le vert peut conduire à consolider la #frontière entre l’intérieur et l’extérieur, et donc à faire de la qualité de vie un bien symbolique inégalement distribué, il peut aussi proposer de l’abolir – ou du moins de l’adoucir. Une réflexion s’est en effet engagée dans certaines municipalités sur le pacte qui lie les centres-villes aux espaces fantômes qu’elles consomment et consument. La #renégociation de la #complémentarité entre #ville et #campagne par la construction de #circuits_courts et de qualité, l’investissement dans des infrastructures de #transport_collectif sobres et égalitaires, le blocage de l’#artificialisation_des_sols et des grands projets immobiliers, tout cela peut contribuer à faire atterrir le #métabolisme_urbain. L’équation est évidemment très difficile à résoudre, car l’autorité municipale ne dispose pas entre ses mains de tous les leviers de décision. Mais il s’agit là d’un mouvement tout à fait singulier au regard de l’histoire, dans la mesure où il ne contribue plus à accroître la concentration du capital matériel et symbolique à l’intérieur de la cité par des dispositifs de #clôture et de #distinction, mais au contraire à alléger son emprise sur les #flux_écologiques.

    Le défi auquel font face les nouvelles villes vertes, ou qui prétendent l’être, peut donc se résumer assez simplement. Sont-elles en train de se confiner dans un espace déconnecté de son milieu au bénéfice d’une population qui fermera les yeux sur le sort de ses voisins, ou ont-elles engagé un processus de #décloisonnement_social et écologique ? L’enjeu est important pour notre avenir politique, car dans un cas on risque le divorce entre les aspirations vertes des centres-villes et la voix des différentes périphéries, des #ronds-points, des lointains extractifs, alors que dans l’autre, une fenêtre s’ouvre pour que convergent les intérêts de différents groupes sociaux dans leur recherche d’un #milieu_commun.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/06/30/l-ecologie-municipale-ou-la-ville-face-a-son-histoire_1792880

    #verts #élections_municipales #France #inégalités_spatiales #mobilité_douce #coût_social ##décloisonnement_écologique

    via @isskein
    ping @reka @karine4

  • #Soutenance d’HDR de Olivia Aubriot – « Les systèmes d’irrigation paysans à travers #techniques et inscriptions territoriales. À propos de la co-construction eau-société » – mardi 30 juin 2020
    https://reseaux.parisnanterre.fr/soutenance-dhdr-de-olivia-aubriot-les-systemes-dirrigation-pay

    Nous avons la plaisir de vous annoncer la soutenance d’HDR de Olivia Aubriot. « Les systèmes d’irrigation paysans à travers techniques et inscriptions territoriales. À propos de la co-construction eau-société » La soutenance se déroulera le mardi 30 juin 2020 à 14h … Lire la suite

    #Événements #HDR #irrigation #territoires

  • Une coopérative ferroviaire veut remettre la ligne Bordeaux Limoges Lyon sur les rails - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/cooperative-ferroviaire-veut-remettre-ligne-bordeaux-li

    Dans les années 2000, obnubilée par les TGV et la rentabilité, la SNCF ne trouvait plus d’intérêt à exploiter une liaison transversale d’aménagement du territoire. La ligne fut peu à peu morcelée et finalement abandonnée en 2014.

    #train

  • Les liaisons aériennes avec l’outre-mer bientôt rétablies
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/06/10/les-liaisons-aeriennes-avec-l-outre-mer-bientot-retablies_6042368_3234.html

    Pour tous les territoires concernés, les passagers sont invités à réaliser, dans les soixante-douze heures précédant le vol, un test RT-PCR de détection du virus. Ils doivent s’adresser à leur médecin, qui leur prescrira le test – remboursé par la Sécurité sociale – sur présentation de leur billet ou d’une réservation. A l’arrivée, les passagers présentant un test négatif bénéficieront d’une procédure accélérée de traitement à l’aéroport et effectueront sept jours de quarantaine, au lieu de deux semaines, suivis d’un nouveau test RT-PCR. Pour les personnes n’ayant pas effectué de test préalable, les mesures actuellement en cours restent applicables. « Un bilan de cette expérimentation sera réalisé avant le 22 juin, indique Mme Girardin. Nous sommes dans une logique de vigilance responsable. Le premier ministre a dit que les Français pourraient aller dans les territoires ultramarins cet été. C’est ce à quoi nous nous préparons. » L’enjeu est considérable. Durant les vacances d’été, les déplacements de métropole vers les départements d’outre-mer sont majoritairement composés d’affinitaires, qui souhaitent pouvoir retrouver leur famille.

    #Covid-19#migrant#migration#france#territoireultramarin#sante#testTRPCR#quarataine#migrationinterne

  • La guerre informationnelle d’activistes contre la cellule DEMETER - Infoguerre
    https://infoguerre.fr/2020/06/guerre-informationnelle-dactivistes-contre-cellule-demeter


    Je trouve amusant que le vol de matériel ne soit pas mis en perspective avec la paupérisation paysanne et l’augmentation des couts d’exploitation et surtout des investissements. Une machine coute facilement le prix d’une maison.
    Les vols de machines ne peuvent intéresser que d’autres agriculteurs, pas de soi-disant extrémistes de gauche. C’est aussi ce que j’avais répondu à un agriculteur qui se plaignait du vol par les « gitans » d’une machine qu’il avait acheté la veille  : en dehors des gus du magasin agricole et de son voisin au bout du chemin, personne ne pouvait savoir qu’il avait cette machine et sa valeur.

    Selon les chiffres de la gendarmerie en 2019, 64,5% des problèmes viennent de vols de véhicules ou de matériels. Le nombre d’atteintes dans le monde agricole depuis 2019 (vols, dégradations, intrusions ou destructions) est de 14 498. Les préjudices qui résultent de ces vols peuvent s’avérer particulièrement élevés.Les vols de matériel agricole à haute valeur ajoutée (véritables ordinateurs de bord) sont en augmentation, en novembre 2019 un réseau présumé de voleurs de GPS agricoles en France a été démantelé en Lituanie. Il y aussi de nombreux cambriolages (récoltes, argent) ainsi que des dégradations.

    #agriculture #territoire #gaucho_bashing

  • Survey: 65 Percent Say Government’s Coronavirus Aid Not Sufficient - Bianet English
    More than 60 percent of the people’s income dropped during the coronavirus pandemic and the majority think the government’s coronavirus aid is not enough, according to a new survey.

    The survey was conducted by Adar company with 795 men and 835 women from 26 provinces with “computer supported telephone interviews.”
    #Covid-19#Turquie#Sociétécivile#économie#politique#migrant#migration#réfugié#territoire

    https://bianet.org/5/104/225418-survey-65-percent

  • Turkey’s COVID-19 Response - The washington Institute
    President Erdogan’s ever-tightening circle of policy influencers has lagged behind on proposing innovative solutions to the pandemic, giving other politicians an opening to become the main drivers of national change.

    For a long time, Erdogan represented the fresh face of progress in Turkey, always coming up with ideas embraced by others. Not anymore—his palace has lagged behind in reacting to COVID-19, simply following opposition initiatives, from fundraising campaigns to supporting healthcare workers. The outbreak of COVID-19 has shown that Erdogan is no longer the main driver of change in Turkey.

    #Covid-19#Turquie#Erdogan#AKP#économie#politique#migrant#migration#réfugié#territoire

    https://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/turkeys-covid-19-response

  • Intense activity on the Turkish side of Evros border - Greek city Times

    According to Radioevros.gr, citing reliable sources, illegal immigrants were seen arriving by buses to the Turkish town of Andrianoupolis (Edirne) and Ipsala.
    The reports also note that the number of illegal immigrants seems to exceed 6,000.

    https://greekcitytimes.com/2020/06/04/intense-activity-on-the-turkish-side-of-evros-border

    #Covid-19#Turquie#Gréce#frontière#politique#migrant#migration#réfugié#territoire

  • Athènes craint une nouvelle crise migratoire à la frontière avec la Turquie - Euroactiv

    Nouvelle crise migratoire à la frontière terrestre ? Les médias grecs ont rapporté qu’environ 6 000 migrants s’étaient progressivement rassemblés à la frontière gréco-turque d’Evros dans la nuit du 3 au 4 juin, ce qui a suscité des inquiétudes à Athènes. La Grèce redoute qu’Ankara ait l’intention de répéter le scénario de fin février, lorsqu’elle avait autorisé des milliers de migrants à entrer sur le territoire de l’UE

    #Covid-19#Turquie#Gréce#frontière#politique#migrant#migration#réfugié#territoire

    https://www.euractiv.fr/section/lactu-en-capitales/news/athenes-craint-une-nouvelle-crise-migratoire-a-la-frontiere-avec-la-turquie

  • Désormais omniprésent dans notre quotidien, le vélo est le témoin de notre culture et de nos préoccupations, notamment urbaines #vélo #ville #territoires #culture

    https://sms.hypotheses.org/25006

    Un vélo oui, mais de quel type ? Les formes qu’il prend sont variées, entre le vélo d’enfant avec stabilisateurs, le vélio pliable, le vélo de course, le vélo électrique ou encore l’incontournable bicyclette. Le modèle choisi est signifiant sur les individus que nous sommes. L’objet à deux roues, omniprésent dans nos sociétés, est également le témoin de notre culture et de ses préoccupations.

    L’hypothèse selon laquelle la bicyclette est un objet relevant d’une pratique culturelle est confortée par les sciences sociales. Le recueil de Notes sur le vélo et la bicyclette dont il est question ici nécessite une ouverture d’esprit indispensable pour dialoguer avec l’objet technique.

    Cette recherche ethnologique portant sur le vélo s’inscrit dans une démarche d’ethnologie urbaine et d’anthropologie réflexive. Elle est née suite à l’Éloge de la bicyclette publiée en 2008 par l’ethnologue Marc Augé (...)

  • Tourisme et réordonnancement territorial au Mexique

    Giovanna Gasparello

    https://lavoiedujaguar.net/Tourisme-et-reordonnancement-territorial-au-Mexique

    Le mégaprojet dénommé Train maya prévoit la construction d’une ligne ferroviaire de plus de 1 400 kilomètres à travers les États du Chiapas, de Tabasco, de Campeche, du Yucatán et du Quintana Roo, dans le sud-est du Mexique pour transporter marchandises et passagers. Selon les documents et les déclarations officielles, cette ligne facilitera le transport, notamment de l’essence et des produits qui sont consommés dans la zone touristique appelée Riviera maya, dans le nord du Quintana Roo. Il accélérera le développement touristique en facilitant l’accès à des zones peu connectées (comme Calakmul), et la connexion entre divers pôles attirant un tourisme de masse (Cancún, Chichén Itzá) et d’autres en voie de développement (Palenque, Bacalar, Valladolid).

    J’insisterai sur deux des risques de ce mégaprojet : le premier lié à la volonté de réaménager le territoire, c’est-à-dire d’intervenir sur le territoire et la société pour les « réaménager » en fonction d’un hypothétique « développement » centré sur l’expansion du tourisme dans des zones actuellement en marge de l’industrie touristique. Le second risque réside dans la marchandisation de la culture, la réduisant à la création de produits et d’événements destinés au divertissement. La relation étroite entre territoire et culture, qui caractérise tout groupe social, est doublement bouleversée et les impacts possibles sur les peuples indiens mayas ont suscité leur opposition radicale au mégaprojet tel qu’il est conçu. (...)

    #Mexique #tourisme #mégaprojet #Mayas #territoire #culture #marchandisation #Cancún

  • Trump intrudes in China-India border standoff - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2020/05/29/inch-m29.html

    US President Donald Trump intruded into the tense border standoff between China and India Wednesday with a spurious offer to mediate and even “arbitrate” “their now raging border dispute.”

    Announced in a tweet, Trump’s “offer” was a provocation meant to signal to Beijing that Washington is involving itself ever more directly in Sino-Indian relations, and doing so as part of an across-the-board ratcheting up of its strategic offensive against China.

    Hundreds of Chinese and Indian troops are currently arrayed against each other “eyeball to eyeball” in at least four places along their disputed border. Beijing and New Delhi have also deployed additional forces and war materiel to forward bases near the border, both to signal their resolve and to acclimatize their troops to the high-altitude Himalayan terrain.

    #mais_de_quoi_je_me_mêle

    #trump #inde #chine #frontières #différend_frontalier #différend_territorial #territoire #dragons #cartoexperiment

  • La Turquie conteste sa frontière avec la Grèce - La Croix
    En occupant militairement une petite bande de terre dans le nord-est de la Grèce, Ankara entend remettre en question toutes les frontières avec son voisin, fixées par le Traité de Lausanne de 1923.

    C’est le site indépendant spécialisé dans les affaires militaires, Army Voice, qui a rendu l’affaire publique en montrant les photos d’une trentaine de soldats turcs dressant un campement et hissant le drapeau turc sur un bout de terre grecque. Dans un premier temps, Nikos Dendias a nié pour admettre finalement dimanche 24 mai qu’il y avait bien eu « présence des forces turques sur un petit terrain le long du fleuve Evros ». De son côté, l’ambassadeur turc à Athènes a déclaré dans un communiqué « qu’il ne s’agit pas d’une querelle de frontière. C’est plutôt un problème technique absolument normal pour des voisins qui partagent une frontière terrestre

    #Covid-19#Turquie#Gréce#frontière#occupation#politique#migrant#migration#réfugié#territoire

    https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Turquie-conteste-frontiere-Grece-2020-05-28-1201096486