• Les migrants algériens affluent sur les côtes espagnoles
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/27/les-migrants-algeriens-affluent-sur-les-cotes-espagnoles_6057563_3212.html

    Depuis le début de l’été, près de 2 500 Algériens ont rejoint les côtes de la région de Murcie. C’est déjà plus que les 1 900 migrants arrivés durant tout 2019, alors que les principaux mois d’activité de la « route algérienne » vers l’Espagne s’étalent d’ordinaire d’octobre à décembre. Aux Baléares, plus de 60 embarcations avec près de 900 personnes à bord ont aussi accosté dans l’archipel. Un autre record. Et à Almeria, en Andalousie, des mafias proposent la traversée en moins de cinq heures pour 3 000 euros dans des embarcations ultra rapides. Au total, l’exode algérien représente, selon le dernier bulletin de l’agence européenne de gardes frontières Frontex, les deux tiers des traversées de migrants en Méditerranée occidentale.
    La principale raison de ce boom n’échappe à personne. « Ils ne peuvent pas nous renvoyer en Algérie à cause du Covid : les frontières sont fermées », fanfaronne Mohamed Ould Lavioud. C’est la quatrième fois que ce jeune homme de 22 ans traverse la Méditerranée. A chaque fois, il avait terminé son périple dans un Centre d’internement pour étrangers (CIE), où les migrants sont enfermés par la police durant au maximum soixante jours, le temps d’organiser leur rapatriement. « Mais cette fois, c’est la bonne ! », assure-t-il. L’Algérie, où l’immigration clandestine est un délit, semble débordée par ces départs. « Quand trente ou quarante embarcations sortent en même temps, les garde-côtes algériens ne peuvent rien faire », explique Anouar, 29 ans.
    Autour d’eux, ils sont des dizaines à attendre l’heure du déjeuner, servi dans la cantine de la Croix-Rouge, ou à tuer le temps avant de prendre le prochain bus pour Barcelone. Nabil Damane, 37 ans, guette lui l’arrivée de son cousin, qui descend de Nîmes pour le chercher et le ramener à Amiens. « Ma femme et mes enfants m’y attendent, raconte l’homme, édenté, en montrant sur son téléphone la bouille ronde de sa fille de 2 ans. J’ai été expulsé en décembre 2019 car je n’ai pas de papiers. A Alger, j’ai entendu que quelqu’un préparait un voyage en bateau depuis Chlef (à 200 km à l’ouest de la capitale). Ça m’a coûté 500 euros. On était dix-sept dans un zodiac de 6 mètres, avec trois femmes et un enfant de 3 ans. On a mis quinze heures », détaille-t-il.
    Fuir l’Algérie, pour lui, est une évidence. « Là-bas, il n’y a pas de boulot, pas de vie. L’Etat contrôle tout. Il faut être pistonné, faire partie d’une bonne famille. Si tu es pauvre, tu es condamné à attendre la mort. Et pourtant notre pays est riche en pétrole, en gaz, en diamant, mais l’Etat et ses généraux accaparent tout », résume-t-il, amer, avant d’annoncer : « Vous verrez, le 1er novembre, les Algériens vont sortir manifester. » Ce jour, anniversaire du début de la guerre d’indépendance (1954-1962), coïncide avec le référendum sur une nouvelle mouture de la Constitution algérienne proposé par le président Abdelmajid Tebboune. « On ne l’accepte pas. On veut changer le pays, mais l’Etat s’y refuse », poursuit Nabil Damane.
    La détérioration de la situation sociopolitique en Algérie est l’une des causes avancées par la préfecture de Murcie pour expliquer l’augmentation des migrants algériens, perceptible depuis septembre 2019. Dans les barques, on dénombre aussi quelques Marocains, de rares Subsahariens et des Tunisiens, mais « plus de 90 % des migrants qui partent d’Algérie sont des Algériens », insiste Mari Carmen Vera, directrice des opérations d’urgence de la Croix-Rouge. Elle rappelle que la ville de Carthagène « a toujours accueilli des migrants, mais ils arrivaient peu à peu, en novembre et en décembre. On les recevait dans le port de Santa Lucia, dans le centre. Cet été, il y a eu tant d’arrivées que ce n’était plus possible ».
    C’est au milieu des raffineries du port industriel d’Escombreras, coupé de Carthagène par deux postes de contrôle, interdit d’accès y compris aux journalistes, que les autorités ont donc installé le nouveau dispositif de la Croix-Rouge. Ce 20 octobre, 92 des quelque 250 migrants arrivés durant le week-end se trouvent encore sur le quai, sous de grandes tentes. Nourris et habillés, ils sont aussi identifiés par la police et soumis à un test PCR. Si un cas positif au Covid a été détecté sur une embarcation, tous les passagers sont envoyés dix jours en quarantaine à l’hôtel El Cenojo, perdu dans la nature, à 130 kilomètres de là. Si tous sont négatifs, ils peuvent continuer leur projet migratoire. La Croix-Rouge se charge alors de leur fournir un billet de car ou de train vers la ville espagnole de leur choix. La plupart du temps, ils optent pour Barcelone, ce qui leur permet de continuer ensuite leur route vers la France ou la Belgique. Les moins chanceux, sélectionnés selon des critères sibyllins, sont emmenés au CIE, qui a rouvert fin septembre en prévision d’une possible réouverture des frontières après la visite du chef du gouvernement Pedro Sanchez à Alger le 7 octobre.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#espagne#méditerranee#sante#exil#frontiere#frontex#quarantaine#test#crise

  • How Straight Talk Helped One State Control #COVID - Scientific American
    https://www.scientificamerican.com/article/how-straight-talk-helped-one-state-control-covid

    ... late last year I heard about a cluster of fevers in December. And the chorus of warning voices grew between Christmas and New Year’s. As soon as we all returned from the New Year’s break on January 2 or 3, my office started to prepare. By February 8, we had distributed PPE [personal protective equipment] to nursing homes, hospitals and first responders. We had our contract tracing plan all mapped out. This was weeks ahead of our first documented case of COVID-19 on March 12.

    How important are testing and contact tracing to your response?

    They’re essential. Though we’ve had relatively few cases, we have 100 people tracing, and we have plans to hire more. Since May, we’ve partnered with a Maine-based laboratory, IDEXX, that has a very deep bench in reagents. So unlike some states, we’ve had no problems getting reagents for #tests. Everyone in the state 12 months or older can get tested at no cost, no questions asked.

    Do you think part of Maine’s success comes from its being relatively rural and remote?

    Not really. Other rural states such as Idaho, the Dakotas, West Virginia have much higher rates. That suggests that geography doesn’t have much explanatory power.

    What metrics do you rely on to measure success?

    Our goal is not to eradicate the disease but to suppress the virus to put us in a favorable position for vaccination. Our test positivity rate is consistently under 1 percent, and for weeks it [remained] under 0.6 percent. That’s the lowest in the U.S., and we think that puts us in a good position.

    What went wrong with the federal government’s response to the virus?

    It’s unclear…. We do know that on February 25, when [Nancy] Messonnier, [head of the Centers for Disease Control and Prevention’s National Center for Immunization and Respiratory Diseases], warned Americans to prepare for a pandemic, she was threatened [with firing by President Donald Trump in a call to the Secretary of Health and Human Services, according to reporting by the Wall Street Journal], and the CDC started to take a back seat.

    What would be your first step in changing the federal response?

    Stop candy coating. The communication approach has been filtered through what folks in Washington, D.C., want the intended impact to be: it’s outcome driven, and that doesn’t work. They have to stop shaping the message to conform with what they think people want to believe.

    Can you a give concrete example of this distorted messaging?

    The rollout of [the antiviral] #remdesivir, as though it were “mission accomplished.” We actually knew very little at that time about whether the drug worked in the treatment of COVID-19. This happened with other therapies as well.

    You give regular press briefings on public radio, as well as daily interviews on Maine AM radio. What do you hope to accomplish with these frequent interactions with the press and public?

    All too often, government is on the defensive, and our first inclination is to say, ‘Here’s what [the government has] done; here’s what we need to do.’ But in a high-anxiety, low-trust situation like this, you have to empower people to act. Every five or six weeks, I take stock of where we are and come up with a couple of key asks of the people in Maine. For example, this week, I asked them to commit to get a flu shot. It’s a concrete call to action, something everyone can do for themselves and their family. And it builds confidence and trust.

    #Maine #etats-unis #responsable

  • #Barbara_Kay : Les politiques sportives transgenristes ont jeté par la fenêtre toute prétention au fair-play.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/23/barbara-kay-les-politiques-sportives-transgenristes-ont-jete-par-

    Le respect du premier principe du sport – le fair-play – unit les gens à travers le monde. L’enfer n’a pas de fureur comme les amateurs de sport qui sont témoins de tricheries systémiques. En parlant de cela : Cette odeur de brûlé ? C’est la gomme de la théorie du genre qui se heurte à la réalité biologique, alors que les conséquences de l’élargissement des politiques d’ « inclusion » des genres dans le sport a un effet visible sur nos terrains de jeu et nos podiums.

    Depuis 2015, le Comité International Olympique autorise les hommes biologiques qui se sont identifiés comme femmes pendant un an à participer à des compétitions sportives féminines, à condition qu’ils réduisent leur taux de testostérone à 10 nmol/l (nanomoles par litre). Cela demeure beaucoup élevé que la fourchette de testostérone des femmes, qui oscille entre 0,54 à 2,4 nmol/l. En tout état de cause, la testostérone n’est qu’un facteur parmi d’autres de l’avantage sportif masculin – et certainement pas, comme je l’explique ci-dessous, le plus significatif.

    Le 16 octobre, dans le cadre de la résolution d’une plainte pour violation des droits civils déposée par Concerned Women for America contre l’université Franklin Pierce dans le New Hampshire, le Bureau des droits civils du ministère américain de l’éducation a convenu que la politique d’inclusion et de sport des transgenres de cette université violait le titre IX de la loi américaine, qui interdit la discrimination fondée sur le sexe dans les programmes et activités éducatifs, y compris l’athlétisme. L’Université a accepté « d’annuler sa politique de participation et d’inclusion des transgenres et de cesser toutes les pratiques qui y sont liées ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://nationalpost.com/opinion/barbara-kay-transgender-sports-policies-have-thrown-fair-play-out-the-
    #compétitions_sportives #transgenrisme #testostérone #identité_de_genre

  • Pour absence de test Rt-Pcr négatif à la Covid-19 : Dix-neuf sénégalais en provenance de l’Europe bloqués depuis plusieurs heures à l’AIBD.
    https://www.dakaractu.com/Pour-absence-de-test-Rt-Pcr-negatif-a-la-Covid-19-Dix-neuf-senegalais-en-

    Selon les informations obtenues par Dakaractu, dix-neuf passagers d’un vol de TAP Air Portugal sont actuellement bloqués à l’aéroport International Blaise Diagne de Diass, car ne disposant pas de test à leur arrivée ce jeudi vers 01 heure du matin. Une situation qui met en rogne ces voyageurs. « Depuis 1 h du matin, nous sommes là, laissés à nous même sous prétexte que nous n’avons pas de test », confie l’un d’entre eux à Dakaractu. À l’en croire, le vol de la compagnie TAP avait à son bord plus de cent passagers, mais ils sont les seuls à ne pas pouvoir sortir de l’aéroport. Pour notre interlocuteur, c’est la faute aux autorités sénégalaises s’il a embarqué sans test. Pourtant il est bien écrit sur la circulaire du ministère du tourisme et des Transports aériens que « les compagnies aériennes et leurs agences de ventes agréées, sont tenues d’informer les passagers au moment de l’achat du billet pour les vols à destination d’un aéroport du Sénégal ». La TAP a-t-elle reçu la circulaire ou a-t-elle tout simplement fait fi des nouveaux amendements concernant les certificats de test négatif ?
    Selon un passager bloqué actuellement à l’AIBD, aucun test ne leur été demandé au départ. « Ils m’ont dit que je devais faire ça une fois au Sénégal. Mais depuis hier, on nous fait poireauter dans des conditions exécrables alors que nous avons des obligations qui nous attendent. Je suis venu aux funérailles de mon père. Et je ne suis pas le seul dans ce cas », geint-il. « Si nous avait mis dans de bonnes conditions, on ne trouverait rien à redire mais tel n’est pas le cas. Personne ne semble sensible au calvaire que nous vivons depuis hier », déplore l’une des trois femmes du groupe.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#sante#test#aeroprt#controlesanitaire

  • Covid-19 : des tests antigéniques dans les aéroports pour faire revenir les passagers
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/23/des-tests-dans-les-aeroports-pour-faire-revenir-les-passagers_6057073_3234.h

    Les tests antigéniques vont-ils favoriser la reprise du trafic aérien ? Ces dispositifs de dépistage rapide du Covid-19 (quinze à trente minutes) devraient être déployés d’ici à la fin du mois dans les aéroports français de Roissy, Orly, Marseille et Nice. Réalisés à partir de prélèvements nasopharyngés, ils seront proposés aux voyageurs « au départ vers des destinations comme les Etats-Unis ou l’Italie », expliquait le ministre délégué aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, le 16 octobre sur CNews. Seront aussi testés les passagers « à l’arrivée des pays rouges », les régions les plus frappées par le virus. Une excellente nouvelle pour les acteurs du tourisme qui, le 14 octobre, réclamaient dans un communiqué « la mise en place urgente des tests antigéniques » dans les aéroports.
    L’objectif est que « ces tests se substituent aux quarantaines », précise Thomas Juin, président de l’Union des aéroports français (UAF). « La plus grande erreur serait d’attendre que l’épidémie cesse pour que le trafic aérien reprenne. » Les acteurs du transport aérien avaient été déçus à la sortie du confinement, « ils pensaient que le trafic intraeuropéen serait le premier à reprendre. Cela n’a pas été le cas » à cause des quarantaines. Air France espère que l’installation de ces tests sera rapide. Il en va du succès de la saison d’hiver de la compagnie, qui mise beaucoup sur les vacances de Noël et le retour des touristes aux Antilles et à La Réunion.

    #Covid-19#migrant#migration#test#sante#voyageur#france#quarantaine

  • Covid-19 : l’OMS mise sur des tests rapides en Afrique
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/23/coronavirus-l-oms-mise-sur-des-tests-rapides-en-afrique_6057076_3212.html

    Selon l’OMS, « de nombreux pays africains ont eu du mal à effectuer des tests en nombre suffisant pour contrôler la pandémie ». « L’utilisation généralisée de tests rapides de haute qualité en Afrique peut révolutionner la réponse du continent » au virus, a déclaré le docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Les nouveaux tests de diagnostic rapide basés sur la détection de l’antigène aideront à répondre aux énormes besoins de diagnostic en Afrique », a-t-elle ajouté.
    Dans des nombreux pays africains, le nombre de tests est réduit, limité aux grandes villes et aux voyageurs, et le délai d’attente des résultats varie entre 48 heures à plus de dix jours, selon l’OMS. « La plupart des pays africains se concentrent sur le test des voyageurs, des patients ou des contacts, et nous estimons qu’un nombre important de cas ne sont pas détectés », a dit le docteur Moeti. Les nouveaux tests rapides « sont faciles à utiliser, moins chers que les tests PCR et fournissent les résultats en 15 à 30 minutes seulement, ce qui permet aux pays de décentraliser les tests », estime l’organisation.

    #Covid-19#migrant#migration#sante##test#casimporte#voyageur#afrique#oms

  • Chronique d’une communication cartographique ratée. Déconstruction critique des cartes du gouvernement français pendant la crise de la COVID-19 au printemps 2020

    Le gouvernement français[1] a montré 40 cartes différentes concernant les enjeux sanitaires de la crise liée à l’#épidémie de COVID-19 entre mars et juin 2020[2]. Le Premier ministre Édouard Philippe, son ministre de la Santé Olivier Véran et le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, ont tour à tour présenté lors de leurs conférences de presse régulières des #cartes représentant les transferts de patients en #réanimation [3], le #taux_d’occupation des services de réanimation [4], les rapatriements [5], les passages aux urgences dus à des suspicions de COVID-19 [6], la couverture des besoins en #tests_virologiques [7], la positivité de ces tests, l’évolution du R-effectif [8], et des synthèses de certaines de ces différentes informations [9]. La quasi-totalité des cartes (93 %) représente l’un de ces #indicateurs à l’échelle de la France métropolitaine et des Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM), selon les mailles départementales (59 % des cartes) ou régionales (37 %).

    Il y a trente ans, les travaux de John Brian Harley sur la #déconstruction des cartes (Harley, 1989), de Dennis Woods sur leur pouvoir (Woods, 1992), ou encore de Mark Monmonier sur les mensonges dont elles peuvent être porteuses (Monmonier, 1991), avertissaient de l’intrication du #pouvoir et des #techniques_cartographiques, du caractère construit et discursif des cartes, et donc de la nécessité d’un #décodage_critique de ces images et des #croyances_positivistes qui y sont associées. Il est aujourd’hui encore nécessaire d’adopter cette démarche critique pour comprendre le statut et la portée des quarante cartes gouvernementales du Coronavirus. Ainsi peut-on mettre en lumière que ces cartes ne sont pas dissociables des #discours qui les accompagnent (ou qu’elles accompagnent) et qu’ensemble ils servent finalement moins à l’exposition de faits scientifiques, qu’à la gestion d’une #crise_politique.

    http://www.jssj.org/article/chronique-dune-communication-cartographique-ratee-deconstruction-critique-des-

    #cartographie #cartes_gouvernementales #France #visualisation #confinement #covid-19 #coronavirus #vert #rouge

    On avait parlé de ces cartes sur seenthis... mais je ne retrouve pas le fil de discussion...

    via @reka
    ping @simplicissimus @visionscarto

  • Rapid one-hour Covid tests begin at Heathrow airport | Business | The Guardian
    https://www.theguardian.com/business/2020/oct/20/rapid-covid-test-heathrow-aiiport-coronavirus-cost-italy-hong-kong
    https://i.guim.co.uk/img/media/4789c6acf2f68048495109d6abf637d95687502f/0_175_3500_2100/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Rapid one-hour Covid tests begin at Heathrow airportPassengers flying from London Heathrow to Hong Kong and Italy will be able to have a rapid Covid-19 test at the airport before checking in from Tuesday.The test costs £80 and results will be available within an hour.The aim is to provide rapid Covid-19 tests for passengers travelling to destinations that require pre-departure tests, including Hong Kong and Italy.
    British Airways, Virgin Atlantic and Cathay Pacific, which all fly routes that require pre-departure tests, will be the first airlines to offer it, according to the two companies that will run the testing, Collinson, a medical and security assistance firm, and Swissport, the ground and cargo handling company.A throat and nose swab will be taken to test for Covid-19. The test is known as a loop-mediated isothermal amplification (Lamp) test. It differs from a PCR test, which is used by the NHS, because it can be processed quickly without being sent to a laboratory.The tests will be carried out by Collinson nurses in new facilities within Heathrow terminals 2 and 5. Passengers must book their test online with Collinson before going to the airport.The swab will be processed at the airport by staff from one of Collinson’s biotech partners, Prenetics. The Lamp test is less sensitive than the PCR test, but is considered to be better than an antigen test, another rapid option. John Holland-Kaye, the chief executive of Heathrow airport, said: “Many other countries are already using testing to keep their borders safe while restarting trade and travel. These facilities will make it easier for passengers going to those countries to get a test and have the potential to provide a service for arriving passengers.”

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#italie#hongkong#aeroport#testrapide#sante#frontiere#securitesanitaire

  • HCR - Les vols humanitaires du HCR depuis la Libye reprennent après sept mois de suspension
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2020/10/5f896048a/vols-humanitaires-hcr-libye-reprennent-apres-mois-suspension.html

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a évacué la nuit dernière de Libye un groupe de 153 réfugiés et demandeurs d’asile vulnérables vers ses installations de transit d’urgence au Niger. Ce vol affrété par le HCR marque la reprise des évacuations humanitaires depuis la Libye après sept mois de suspension. Les vols humanitaires ont dû être interrompus en mars en raison des préoccupations de santé publique liées à la pandémie de coronavirus, qui ont entraîné la suspension du trafic aérien dans de nombreux pays.
    Les personnes évacuées hier sont des ressortissants de l’Érythrée, de la Somalie, du Soudan et du Soudan du Sud, parmi lesquels 16 familles et 15 enfants de moins de 18 ans, dont beaucoup ne sont pas accompagnés ou sont séparés de leurs parents. Tous les passagers ont été testés négatifs avant le départ, alors que le nombre de cas de Covid-19 continue d’augmenter en Libye et que quelque 46 000 cas ont été confirmés dans tout le pays. Les passagers ont également bénéficié de conseils sur les moyens de se protéger et de rester en bonne santé. Le groupe est actuellement soumis à une mise en quarantaine de deux semaines au Niger et un nouveau test sera effectué, conformément aux mesures sanitaires visant à freiner la propagation du coronavirus.

    #Covid-19#migrant#migration#libye#niger#soudan#pandemie#humanitaire#santepublique#test#quarantaine#restrictionsanitaire#hcr

  • Tests PCR : un pactole pour les laboratoires | Le Journal Lutte Ouvrière
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2020/10/14/tests-pcr-un-pactole-pour-les-laboratoires_152194.html


    #test_PCR #covid19 ##industrie_pharmaceutique #coronavirus #Sars-Cov2 #capitalisme

    Au nom de l’urgence sanitaire et parce que la réalisation massive de tests est l’une des conditions de la lutte contre la propagation du Covid-19, le gouvernement a choisi de faire rembourser intégralement ces tests par la Sécurité sociale sans avoir besoin d’une ordonnance. Un tel choix semble aller dans le sens de l’intérêt collectif. Mais dans une société où tous les moyens de production sont privés, les intérêts des entreprises qui fabriquent les machines à tester, comme ceux des laboratoires d’analyses qui réalisent les prélèvements, l’emportent sur ceux de la collectivité.

  • Covid-19 : Emmanuel Macron choisit le couvre-feu pour tenter d’endiguer la deuxième vague
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/15/covid-19-emmanuel-macron-choisit-le-couvre-feu-pour-tenter-d-endiguer-la-deu

    Le président Emmanuel Macron lors d’un entretien à propos de la situation sanitaire, diffusé sur TF1 et France 2, le 14 octobre. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE POUR « LE MONDE »

    Lors d’un entretien télévisé mercredi, le président de la République a jugé qu’un reconfinement général du pays « serait disproportionné ».

    Par Delphine Roucaute, Alexandre Lemarié et Olivier Faye

    La France s’apprête à replonger en apnée « au moins jusqu’à l’été 2021 » . Voilà le message qu’est venu annoncer Emmanuel Macron à ses concitoyens, mercredi 14 octobre, alors que l’épidémie de coronavirus retrouve selon les termes du chef de l’Etat une « situation préoccupante » sur le territoire national, avec près de 20 000 nouveaux cas déclarés par jour et une occupation à 32 % des services de réanimation dans les hôpitaux par des patients atteints du Covid-19 [60% en Seine-Saint-Denis, ndc] . « Nos soignants sont très fatigués (…) Nous n’avons pas de lits en réserve », a-t-il prévenu, alors que le virus s’est répandu sur l’ensemble du pays, empêchant ainsi des transferts de malades entre les régions.

    Le temps de l’insouciance, qui s’était ouvert durant l’été – M. Macron avait lui-même évoqué une « sortie de crise » , le 14 juillet – est désormais clos. « Nous sommes dans la deuxième vague. Le virus recircule très vite en Europe et dans notre pays » , a alerté le locataire de l’Elysée, lors d’un entretien sur TF1 et France 2. Ce qui l’amène, comme en Allemagne ou en Espagne, à imposer des mesures restrictives.

    Pour « freiner la diffusion du virus » , et ainsi « reprendre le contrôle », le président de la République a annoncé qu’un couvre-feu sera mis en place à partir de samedi, entre 21 heures et 6 heures, en Ile-de-France et dans huit métropoles : Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne.

    Cette mesure de privation de liberté doit durer au moins quatre semaines. Si le Parlement l’autorise, le chef de l’Etat souhaite l’étendre sur six semaines, soit jusqu’au 1er décembre. Des dérogations seront possibles, uniquement dans certains cas, comme les travailleurs de nuit. En cas de non-respect du couvre-feu, des amendes de 135 euros seront délivrées ; elles pourront s’élever à 1 500 euros en cas de récidive.

    Pas question de mettre totalement le pays à l’arrêt
    Alors que l’instauration du couvre-feu a fait débat jusqu’au sein même du gouvernement, Emmanuel Macron a justifié cette mesure par la nécessité de « réduire les moments de convivialité » privés, qui sont « des vecteurs d’accélération du virus » , tout en permettant la continuité de la vie économique, sociale et éducative.

    Les écoles, lycées et universités resteront ouverts, a-t-il souligné. Pas question de mettre totalement le pays à l’arrêt, comme ce fut le cas lors de la première vague. A l’heure actuelle, « reconfiner le pays serait disproportionné », a estimé M. Macron, qui veut à tout prix éviter de recourir à cette extrémité, aux conséquences jugées désastreuses.

    En parallèle, le gouvernement a toutefois rétabli par décret lors du conseil des ministres l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du pays, qui lui permet de disposer d’un cadre juridique afin d’adapter les restrictions dans les mois à venir, allant jusqu’au confinement. Manière de se garder une marge de manœuvre, au cas où. « Si l’on ne veut pas devoir prendre des mesures plus dures, il faut respecter les règles » , a d’ailleurs mis en garde le chef de l’Etat. Son objectif étant de revenir à une situation de 3 000 à 5 000 nouveaux cas par jour et à 10 %-15 % de lits en service de réanimation occupés par des malades du Covid-19.

    Pour autant, Emmanuel Macron n’a pas interdit aux Français de partir en vacances à la Toussaint. Malgré les restrictions en vigueur, les déplacements entre les régions ne seront pas réduits, a-t-il indiqué. Une injonction contradictoire, en apparence, que le chef de l’Etat a assortie d’une recommandation appuyée, en demandant aux vacanciers de respecter scrupuleusement les gestes barrières lors de leurs déplacements pour ne pas propager le virus. En particulier lors des réunions de famille ou entre amis, durant lesquelles il a appelé à ne pas se rassembler à plus de six personnes. Une sorte de « en même temps » entre la préservation de certaines libertés et l’instauration de restrictions. Une stratégie résumée en une formule : « On n‘infantilise pas, on responsabilise. »

    StopCovid, « ça n’a pas marché »

    Autre nouveauté : Emmanuel Macron s’est converti au mea culpa. Sur la stratégie en matière de dépistage, d’abord – près de 1,4 million de tests sont réalisés chaque semaine en France. « On a rencontré de vraies difficultés » , a reconnu le chef de l’Etat, alors que les files d’attente se sont allongées devant les laboratoires d’analyse médicale pendant des semaines et que les délais pour obtenir un résultat excèdent parfois cinq ou six jours. « Nous allons rentrer dans une stratégie où on va pouvoir réduire drastiquement les délais » , a-t-il promis.

    Pour mieux suivre l’évolution du virus sur le territoire, l’exécutif veut miser sur les tests antigéniques, annoncés depuis septembre par le ministre de la santé, Olivier Véran, mais qui sont encore à l’état d’expérimentation. M. Macron a aussi évoqué un possible recours aux autotests, sur lesquels la Haute Autorité de santé ne s’est pas encore prononcée, contrairement aux tests antigéniques, dont les modalités du déploiement sur le territoire devraient être annoncées prochainement.

    Le chef de l’Etat a par ailleurs reconnu l’échec de l’application StopCovid lancée dans la foulée du déconfinement pour permettre de repérer les cas contacts de personnes positives au Covid-19. « Ça n’a pas marché » , a-t-il assumé à propos de cet outil qui, avec seulement 2,6 millions de téléchargements depuis juin, « a été beaucoup moins téléchargé » que dans les autres pays européens.

    Une nouvelle application, baptisée « Tous anti-Covid », doit voir le jour le 22 octobre, a annoncé le président de la République, et devrait fournir à ses utilisateurs des informations quotidiennes sur l’état de la pandémie ainsi que sur les lieux où se faire tester. Une manière, veut croire M. Macron, de contribuer à sa popularité, en espérant que les Français l’activent lorsqu’ils se trouveront dans des lieux fréquentés par du public comme les restaurants.

    Une crise « inégalitaire »

    Durement touchés par les nouvelles règles de couvre-feu, ces derniers pourront bénéficier, à l’image d’autres secteurs d’activité tels que l’événementiel ou le monde de la culture, de « dispositifs de soutien supplémentaires » , a avancé le chef de l’Etat, notamment à travers le recours au chômage partiel ou l’accès au fond de solidarité pour les entreprises. Ce qui n’a pas empêché les fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration (HCR) de déplorer « une fermeture déguisée » de leurs établissements.

    Les entreprises pourront par ailleurs proposer « deux à trois jours de télétravail par semaine » à leurs employés, a suggéré M. Macron, pour « réduire un peu la pression collective » , mais pas à temps plein. On a « besoin d’échanger avec les collègues de travail » , a justifié l’ancien ministre de l’économie. Un satisfecit pour le Medef. La branche parisienne de l’organisation patronale avait alerté sur le fait qu’un télétravail à 100 % pourrait aggraver la crise économique et « fragiliser encore les entreprises ».

    Accusé par ses contempteurs de mener une « politique antisociale » , Emmanuel Macron, enfin, a rejeté l’idée soumise, entre autres, par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, d’augmenter le revenu de solidarité active (#RSA) et d’étendre son versement aux jeunes âgés de 18 à 25 ans. A la place, le locataire de l’Elysée a annoncé le versement durant les six semaines du couvre-feu d’une « aide exceptionnelle » de 150 euros par personne [pour payer l’amende, ndc] , plus 100 euros par enfant, pour tous les allocataires du RSA et des aides aux logements (APL).

    « Je préfère cette aide exceptionnelle massive plutôt qu’une transformation de nos minima sociaux » , a défendu M. Macron face à cette crise « inégalitaire » , a-t-il reconnu, pour les plus précaires. « C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 » , a-t-il déploré, reconnaissant le « sacrifice terrible » vécu par cette génération, qui voit ses études et sa vie sociale entravée par la crise sanitaire, et son entrée sur le marché du travail compliquée par la crise économique.

    Présenter un profil rassembleur

    Tout au long des quarante-cinq minutes d’entretien, Emmanuel Macron s’est attaché à se montrer concret et précis, à l’image de son ancien premier ministre, Edouard Philippe, et il a assumé le terme de « couvre-feu », après avoir hésité en mars à prononcer celui de « confinement ». Le chef de l’Etat sait que la clarté et la pédagogie peuvent se révéler essentielles pour faire accepter aux Français de nouvelles mesures de restrictions de liberté, alors qu’une partie de l’opposition met en garde face à un risque de « jacquerie » .

    Depuis la rentrée, la stratégie de l’exécutif apparaissait aux yeux de beaucoup comme étant trop fluctuante. De la même manière, M. Macron a tenu à faire savoir que les élus locaux des métropoles concernées par le couvre-feu avaient été prévenus en amont de cette initiative. « Je vais demander à nos maires de nous proposer des plans de prévention » , a-t-il ajouté. Une façon d’inclure les collectivités. Pas question de rééditer l’épisode de la bronca des élus marseillais, le 23 septembre, suite à la fermeture des bars et des restaurants.

    Au moment où le pays affronte une crise multiforme, le chef de l’Etat s’est également efforcé de présenter un profil rassembleur. « Nous nous en sortirons les uns et les autres », a-t-il déclaré, en appelant les Français à « être une nation de citoyens solidaires » . Comme s’il s’agissait de se poser en père de la nation, à un an et demi de l’élection présidentielle.

    #crise_sanitaire #couvre-feu #gouvernement #économie
    #tests_antigéniques

    • Le lien social au défi du Covid-19, Le Monde, Editorial.

      Alors que tout est fait pour maintenir l’activité économique mais réduire au maximum les liens sociaux, amicaux et familiaux, Emmanuel Macron va devoir convaincre ceux qui vont subir les contraintes du couvre-feu de le faire avec le moins possible de mauvaise grâce.

      Editorial du « Monde ». La fête est finie. Emmanuel Macron l’a clairement signifié aux Français, mercredi 14 octobre, lors d’une interview télévisée qui restera marquée par l’utilisation d’un mot qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire : le « couvre-feu ». A compter de samedi, les habitants de la région Ile-de-France et de huit métropoles (Grenoble, Lille, Rouen, Lyon, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse) devront, sauf bonnes raisons, cesser de circuler entre 21 heures et 6 heures du matin pour une durée de quatre semaines, que le chef de l’Etat veut prolonger à six, s’il obtient l’accord du Parlement.

      Après des résultats probants à Cayenne et en Guadeloupe, le couvre-feu est présenté comme une mesure « pertinente » pour gérer « la deuxième vague » de l’épidémie de Covid-19 qui plonge la France, comme beaucoup de ses voisins, « dans une situation préoccupante » . Moins pénalisant qu’un reconfinement généralisé, il va cependant aggraver dans les zones concernées la situation de secteurs déjà durement éprouvés. La restauration et les spectacles vont de nouveau faire l’objet de mesures de soutien public pour ne pas totalement sombrer. Leur moral est à zéro.

      Le couvre-feu va aussi peser sur le quotidien de millions de personnes, qui risque, jusqu’au mois de décembre, de se décliner en « métro, boulot, dodo ». Car tout est fait pour maintenir l’activité scolaire et économique et à l’inverse empêcher les réunions familiales et les fêtes entre amis. Gare, là encore, à la déprime collective.

      Pari éminemment difficile

      Pour Emmanuel Macron, le risque était grand que ces nouvelles mesures coercitives, en tout point contraires à sa volonté de restaurer la confiance en l’avenir, apparaissent comme la sanction d’une stratégie sanitaire déficiente. Les déboires actuels de plusieurs voisins européens, parmi lesquels la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ont atténué ce procès. De même que la publication d’un rapport d’experts indépendants montrant que la France se situe dans la moyenne en matière de gestion de la crise. Le président de la République a, tout de même, dû reconnaître des ratés dans le déploiement des tests et un échec dans la mise en service de l’application StopCovid, qui va être revisitée.

      Son défi est à présent de convaincre ceux qui vont subir les contraintes du couvre-feu de le faire avec le moins possible de mauvaise grâce. Ce sera difficile, car le consensus scientifique s’est fissuré ; l’opinion publique est désormais partagée entre la peur que suscite le virus et la volonté de défendre le droit de vivre librement. Quant aux élus locaux, peu se sont montrés disposés à appuyer le gouvernement. Des tiraillements identiques sont constatés dans la plupart des démocraties qui subissent la deuxième vague épidémique.

      Le chef de l’Etat a su éviter deux écueils : l’infantilisation et la culpabilisation. Il n’a pas abusé du vocabulaire guerrier, contrairement à son intervention du 16 mars, dans laquelle, à six reprises, il avait employé le mot « guerre ». De même a-t-il évité de faire la morale aux jeunes, soulignant au contraire le « sacrifice terrible » auquel le virus les contraint. Représentant la France comme un bloc, « une nation de citoyens solidaires » , il a fait appel à « chacun d’entre nous » , en espérant que la société française sera capable, à l’épreuve de la crise, de retrouver le chemin du collectif – avec ce paradoxe qu’il faudra y parvenir en réduisant au maximum les liens sociaux, amicaux et familiaux. Un pari éminemment difficile au moment où l’écart va se creuser entre les métropoles, soumises au régime sévère du couvre-feu, et le reste du pays, qui vivra, lui, presque normalement.

    • " C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 parce que ce sont ceux qui vivent un sacrifice terrible. "

      Les propos dégueulasses du show présidentiel contre les assistés et le #RSA qu’il faut pas augmenter ni ouvrir aux moins de 25 ans sinon les pauvres vont pas prendre les emplois ont été assorti de l’annonce d’une prime de 150 euros qui devait être allouée aux allocataires des minima [Edit, non ! du seul RSA] et de l’#APL. Ben non, finalement, après les 100 milliards du plan de relance (assistance aux entreprises), ça couterait trop cher, les allocataires APL sont encore trop nombreux, ils n’auront pas ce one shot de 150 euros.
      La promesse d’une prime de 1500 balles aux soignants s’est traduite pour pas mal d’infirmières par des « bons d’essence de 30 euros ».
      Le bénéfice du #chômage_partiel (dont l’ampleur a été un événement tout à fait inédit de la politique sociale) a été enlevé à diverses catégories de personnes vulnérables au covid fin août.

      Ce qu’il reste du "peu importe combien ça coûte" , c’est les millions dépensés pour des tests mal conduits et le soutien aux entreprises. Ça commence à se voir.

      #argent_magique

  • Thread tests, by Le Flohic @DrGomi https://twitter.com/DrGomi on Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1315934752067727360.html

    je reprends certains éléments transversaux, parce qu une politique de tests n’a de sens que si elle est faite avec une vision stratégique 1/

    https://www.has-sante.fr/jcms/p_3212101/fr/avis-n-2020-0059/ac/seap-du-8-octobre-2020-du-college-de-la-haute-autorite-de-sante-relatif-a-

    https://twitter.com/HAS_sante/status/1314532172863287298

    l’HAS se trompe, l’intêret du #test_antigénique n est pas de remplacer la rtpcr chez les symptomatiques, mais de sécuriser préventivement les événements privés ou de lieux clos brassant de façon ponctuelle, afin de détecter les forts excréteurs.

    En l occurence l ’HAS propose ici de suppléer à un systême défaillant , plutôt que de régler les problêmes qui aujourd ’hui empêchent les symptomatiques d ’avoir accès à un résultat de RTPCR dans les 24/48H 2/
    de même je vois qu’il est question d’utiliser les tests antigéniques en intrahospitalier ce qui me semble contraire à l’idée que là ou la rtpcr NP peut être faite dans des délais de 24H elle doit être priorisée 3/
    notre problématique de tests est simplement à mettre en rapport avec la façon dont diffuse le #SARSCoV2 , là ou il est dangereux, là ou nous sommes trop lents et ou nous n ’avons aucune chance d aller plus vite sans changer de technique 4/

    nous savons que 10% des porteurs du sars sont responsables de 80 à 90% des contaminations ultérieures en lieu clos en particulier, et nous savons que les porteurs asymptomatiques, mais surtout présymptomatiques et paucisymptomatiques 5/
    (dont on ne parle pas assez car en fait beaucoup d’ asympto sont souvent des pauci sympto) contaminent 24/48 heures avant d être malades, ce qui a rendu le contrôle de cette épidémie très problématique 6/
    nous savons que les pays qui ont réussi à contrôler ont réussi deux choses : ils ont limité la diffusion communautaire pour pouvoir tracer les cas, et ils ont tracé les cas en remontant et en cherchant les lieux et groupes vecteurs ; nous n’en sommes hélas plus capables 7/
    au vu de la diffusion communautaire ; ce que nous faisons peut encore avoir une incidence sur la dynamique, mais probablement à la marge (70000 nx cas /semaine, 200000 cas contacts a tracer...) et seulement dans les zones de faible incidence 8/
    Nous sommes donc à la merci des caprices du sars, et d’une aggravation de virulence liée à l augmentation de la charge virale territoriale, et aux modes de vie autpmnaux/hivernaux 9/
    Comment « attraper » les vecteurs , c est la question que soulève la mise en place d une stratégie de tests. Sur les lieux clos et stables, a risque, ainsi que sur les groupes principaux vecteurs a risque (ambulanciers...) 10/

    en ayant un résultat de test en 24H, on a déjà laissé diffuser l’infection pendant deux à trois jours ; c est la raison de la mise en place d’une politique de prévention et de dépistage systématique bihebdomadaire sur ces groupes stables : détecter en période présymptomatique 11/
    car le tracing ne peut y arriver ; sur la diffusion telle que constatée dans les universités et autres lieux (travail...) les mesures ne sont pas a niveau (télétravail, masques, demi groupes , aeration etc) mais sur le plan des tests 12/
    si on veut sécuriser, c est ici que prend tout le sens des tests antigéniques, qui peuvent permettre de sécuriser des événements de lieux clos dans des groupes non stables et non organisés, qui ne peuvent faire l objet de pooling qui concernent les communautés stables 13/
    la aussi la « perte de sensibilité » (qui est maintenant minime et a donné lieu au retard sur l intérêt mais aussi dans la compréhension de la stratégie à déployer) est largement compensée par la répétition, mais surtout par l usage stratégique de ces tests 14/
    car sécuriser les événements privés, familiaux, culturels, PREVENTIVEMENT en détectant les forts excréteurs ce que ces tests font très bien devrait être une priorité 15/
    reste enfin les tests POC( point of care) qui permettraient aux soignants et groupes a risques lieux a risque (entreprises) de détecter rapidement tout paucisymptomatique, et pour nous médecin , de faire le tri entre syndromes grippaux/HRV etc et Covid sans attendre deux jours16/

    voire parfois bien plus (question en passant quel est le cout de ces arrets de travail par rapport à l équipement des cabinets de médecins générale en POC ?) 17/
    A vo Eugeno en testant l ensemble des 3000 habitants deux fois a dix jours d intervalle, l ’épidémie a été éteinte, malgré les 30% de faux négatifs RTPCR. parce que les tests ne laissent pas passer les forts excréteurs 18/
    cette notion date de mars. J ai donc un message à faire passer : c est la politique de tests (en sus des mesures de prévention) qui peut nous sortir d affaire à la condition de réfléchir à une stratégie tenant compte de l ’épidémiologie du #SARSCoV2 19/

    #superspreaders #tests #covid-19

  • La France en « position intermédiaire » face à la pandémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/13/la-france-en-position-intermediaire-face-a-la-pandemie-de-covid-19_6055842_3

    La mission indépendante présidée par le Suisse Didier Pittet et chargée d’évaluer l’exécutif sur la gestion de la #crise_sanitaire en France rend ce mardi son rapport d’étape avant le rendu final de décembre. Par Delphine Roucaute et Béatrice Madeline

    Tirer des enseignements de la première vague pour pouvoir rectifier le tir à l’automne. C’est l’objectif que se donne le rapport d’étape présenté mardi 13 octobre par la mission sur l’évaluation de la gestion de la crise sanitaire due au Covid-19. Confiée il y a plus de trois mois par Emmanuel Macron à l’infectiologue et épidémiologiste suisse Didier Pittet, cette mission est chargée de fournir une analyse indépendante sur la manière dont l’exécutif français a fait face à l’épidémie. Ces premières préconisations arrivent au moment où la France commence à affronter la deuxième vague de l’épidémie, alors que les mesures de restriction se multiplient sur le territoire national pour tenter d’enrayer la propagation du virus. « On n’imaginait pas que les choses seraient si compliquées au moment du rapport d’étape , confie au Monde l’un des cinq membres de la mission, Raoul Briet, président de la première chambre de la Cour des comptes. C’est une matière inflammable. »

    Alors que la France fait figure de mauvaise élève européenne depuis la rentrée en étant l’un des premiers pays où le virus a recommencé à circuler intensivement, « en matière d’excès de mortalité, la France occuperait une position intermédiaire par rapport à ses voisins européens » , note le rapport. Cette comparaison des #excès_de_mortalité prend en compte les variations saisonnières au cours des années précédentes (comme les morts causées par la grippe), ainsi que la structure démographique des différents pays.

    Satisfecit global

    Autre indicateur intéressant, créé par le groupe de recherche de la mission : le nombre de jours passés au-dessus du seuil de un décès de patient atteint de Covid-19 par million d’habitants. Cet indice « permet d’approcher à la fois la sévérité de la crise dans le pays donné et l’efficacité des politiques mises en place pour diminuer son impact » , soulignent les auteurs. Quand les Etats-Unis s’enfoncent dans la crise et témoignent de leur manque de réactivité et d’efficacité dans la gestion de la vague épidémique, la France se place, là encore, en position intermédiaire, avec soixante-huit jours enregistrant plus de 66 morts causées par le Covid-19, contre trente-quatre jours avec plus de 8 morts pour l’Autriche ou quarante-quatre jours à plus de 83 morts pour l’Allemagne.

    Infographie Le Monde

    Au chapitre économique et social, les travaux conduits par Laurence Boone, économiste en chef de l’OCDE, décernent un satisfecit global à la gestion de la crise en France : ni le soutien budgétaire apporté aux entreprises, ni les dispositifs d’activité partielle, qui ont permis de préserver l’emploi, n’ont à souffrir de la comparaison internationale. Certes, l’activité économique en France a chuté de manière plus importante au premier semestre (– 13,8 %) qu’en Allemagne, par exemple, alors que la surmortalité a été plus élevée. Mais cette moindre performance n’est pas liée, selon les experts, à la qualité de la réponse en matière de politique économique, mais bien à « l’intensité » – durée, périmètre et ampleur – du #confinement. Avec huit semaines de confinement total, étendu à tout le territoire, la France a donc donné un coup de frein plus puissant à son économie que certains de ses voisins, tels que la Belgique ou l’Allemagne.

    Assurer les conditions d’une reprise durable et dynamique suppose aujourd’hui de « rassurer » les salariés

    Quelques facteurs supplémentaires sont toutefois venus aggraver l’impact du confinement sur l’activité : l’inquiétude des ménages, qui a pesé sur la consommation, l’arrêt de certaines activités même « sans injonction juridique » … Ce phénomène n’est pas propre à la France : l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni sont également concernés. Autre point négatif : la chute de l’activité dans les administrations publiques et dans certaines activités de service aurait pu être moindre si le #télétravail avait pu « pallier l’absence de travail en présentiel », soulignent les auteurs du rapport, dans une critique à mots couverts.

    De même, l’insuffisance des équipements sanitaires, suivie d’une « mise au point laborieuse des protocoles » , a entravé au début de la crise l’activité dans les secteurs de la construction et des travaux publics. La tenue du premier tour des élections municipales a également pu jouer un rôle perturbateur.

    Assurer les conditions d’une reprise durable et dynamique suppose aujourd’hui de « rassurer » les salariés et de permettre ainsi leur retour sur leur lieu de travail. Pour cela, la mission formule quelques recommandations à destination des ministres, en particulier ceux chargés du travail et des transports : donner plus de flexibilité aux salariés pour « répondre aux craintes engendrées par l’utilisation des transports en commun aux heures de pointe » . Elle suggère également que les entreprises puissent proposer – et non imposer – des tests de dépistage du SARS-CoV-2 à leurs salariés. « Les données macroéconomiques ne reflètent pas toute la réalité. Dans une seconde étape, d’ici au mois de décembre, il faudra éclaircir les conséquences de la crise pour les populations les plus fragiles » , estime Anne-Marie Moulin, médecin et philosophe, membre de la mission. Pour y parvenir, elle compte conduire une enquête de terrain, et s’appuyer sur les récents travaux d’une équipe de l’Inserm sur les inégalités sociales face au virus.

    Pistes d’amélioration

    Les auteurs du rapport notent dans la gestion globale de l’épidémie certains ratés, notamment des « défauts manifestes d’anticipation, de préparation et de gestion » . « Le discours sur les #masques_ [jugés d’abord inutiles pour les non-soignants puis imposés de manière généralisée en septembre] _a été un mauvais départ, qui a créé une perte de confiance. Le citoyen français a beaucoup moins confiance dans son gouvernement que les Italiens ou les Allemands » , admet le président de la mission, Didier Pittet, ajoutant que « la manière dont a été appliqué le confinement a créé une déresponsabilisation de la population qui n’a pas été opportune » , notamment par les attestations à remplir avant de sortir de chez soi. La communication mise en place par le gouvernement, elle, est jugée « perfectible » , ayant provoqué « un sentiment d’infantilisation et de défiance » dans la population française.

    Par ailleurs, l’effort de #dépistage n’a pas tenu ses promesses, selon le rapport, notamment en raison d’une sorte de retard à l’allumage. Aujourd’hui, la stratégie « tester, tracer, isoler » portée par le gouvernement doit amener à s’interroger sur la gestion « de la priorisation, les délais de restitution des résultats et surtout leur utilisation opérationnelle en vue du contrôle de l’épidémie (traçage, isolement) » . « Ce qui manque le plus, ce sont des analyses plus fines des clusters » , souligne Pierre Parneix, médecin de santé publique au CHU de Bordeaux et membre de la mission. « Il faut faire des #enquêtes_de_terrain_ , renchérit Didier Pittet. _De l’épidémiologie d’intervention pour casser les #chaînes_de_transmission. » Et comprendre au plus près comment les contaminations se multiplient dans certaines situations.

    Face à la deuxième vague, quelles sont les options du gouvernement ?

    Plusieurs préconisations sont ainsi données pour la gestion de la crise actuelle, comme accroître la couverture vaccinale contre la grippe et préparer la mise en œuvre d’un éventuel vaccin contre le Covid-19, ce qui impliquerait de réfléchir dès aujourd’hui à l’éventuelle mise en place d’un « #passeport_immunitaire » pour attester l’immunité des personnes. Ou engager dès maintenant une étude approfondie sur la question des reports de soins (opérations reportées ou diagnostics différés), qui risquent de compliquer la crise sanitaire dans les mois qui viennent. Enfin, travailler sur la concertation pour permettre une adhésion de la population sur le long terme. « On était dans une phase d’urgence et il faut entrer dans une phase associant davantage les parties prenantes. Il faut faire monter à bord tous les Français car on ne peut pas gérer une telle crise par le haut » , conclut Raoul Briet. La mission rendra son rapport définitif en décembre.

    #covid-19 #rapport #économie #gouvernement

    • Rapport public - Mission indépendante nationale sur l’évaluation de la gestion de la crise Covid-19 et sur l’anticipation des risques pandémiques - Rapport d’étape, 13 octobre 2020. Auteur(s) : Didier Pittet - Laurence Boone - Anne-Marie Moulin - Raoul Briet - Pierre Parneix
      https://www.vie-publique.fr/rapport/276679-gestion-de-crise-la-covid-19-et-anticipation-des-risques-pandemi

      La Mission remettra son rapport final au mois de décembre 2020. Le présent rapport d’étape présente la méthodologie de travail, expose les premiers constats et analyses quantitatives, qui seront approfondis par la suite, et appelle l’attention des pouvoirs publics sur plusieurs points :

      Faire partager une claire conscience du contexte (vivre durablement avec le virus) et transformer la communication ;
      Mieux asseoir la légitimité des décisions en matière sanitaire ;
      Assumer clairement que les #tests ont vocation à casser les chaînes de transmission ;
      Mener une politique volontariste pour accroître la couverture vaccinale contre la grippe saisonnière et préparer la mise en oeuvre d’un éventuel #vaccin anti-Covid ;
      Organiser le partage d’information entre ARS et établissements de santé de manière à garantir la prise en charge de l’ensemble des patients ;
      Rassurer sur la sécurité au #travail ;
      Engager sans tarder une étude approfondie sur la question des #reports_de_soins.

      Le travail de cette mission officielle (voir le résumé posté ci-dessus par l’imMonde) s’ajoute aux résultats des enquêtes #EpiCov et #CoviPrev. Le couvre-feu ne s’est pas décidé sans une lecture de ces résultats (critiques).
      Sauf que tout ce que touche le gouvernement (masques, test, santé publique) se transforme en déchet et ce de façon renouvelée, répétée, constante. L’exemple des masques restant parmi les plus clairs (avant celui des tests). Il n’y en avait pas besoin, et pas assez pour les soignants ; il y en a, et on doit les porter y compris là où c’est inutile, mais c’est de la drouille souvent bien moins efficace que ce qui serait possible (pas de réelles normes de fabrication, pas de chaines de production de ces « équipements personnels » là où chaque individu est suspect de mal faire). Et ils ne sont de nouveau pas nécessaires là où c’est un enjeu public qui nécessiterait une dépense collective (école). Et il manque de nouveau des FFP2 dans les services de santé. Alors qu’il aurait fallu en fabriquer, de même que des chirurgicaux corrects, y compris pour certaines circonstances auxquelles la population générale peut être confrontée (visites aux vieux vieux par exemple).
      Les cost killers , c’est la gabegie, criminelle.

      #vivre_avec_le_virus

  • Ventiler, quantifier le taux de CO2, filtrer
    En résumé

    La #ventilation des locaux est un facteur clé de réduction de la #transmission_épidémique, améliorable par des mesures simples et peu coûteuses.
    - L’#équipement du milieu scolaire et universitaire en capteurs de taux de CO2 est nécessaire pour recenser les salles dont la ventilation pose problème, avec un objectif quantitatif (650 ppm) et un niveau au-delà duquel une révision du protocole de ventilation s’impose (850 ppm).
    – Des #purificateurs d’air doivent être installés dans les lieux de restauration collective, puis dans les pièces dont la ventilation ne peut être améliorée.
    – Les #tests salivaires rapides de groupe, les #masques FFP2 non-médicaux et l’installation graduelle de #VMC à double-flux constituent des moyens complémentaires pour diminuer la #contagion.

    Ils ne manquent pas d’air…

    “On doit s’attaquer très fermement aux foyers d’infections [clusters] locaux, sinon à Noël on aura [en Allemagne] des chiffres comme ceux de la France.” [1]

    A. Merkel, le 28 septembre 2020

    “Les aérosols sont déterminants, les endroits fermés sont un problème. Nous devons donc faire attention à la ventilation.“) [2]

    A.Merkel, le 29 septembre 2020

    “Les établissements sont prêts à recevoir les étudiants”

    F.Vidal 3 septembre 2020

    “Ce ne sont pas des clusters par promotion mais des clusters par groupe d’amis (...) Rien ne nous dit que les contaminations se fassent au sein des établissements de l’enseignement supérieur.”

    F.Vidal, le 28 septembre 2020

    “Les récentes évolutions de la #COVID19 conduisent à restreindre les capacités d’accueil des établissements d’enseignement supérieur situés en zones d’alerte renforcée ou d’alerte maximale à 50% de leur capacité nominale dès le 6 octobre.”

    F.Vidal, le 5 octobre 2020

    “N’oublions pas que les étudiants comme les néo-bacheliers ne se sont pas rendus en cours pendant près de six mois et pour s’adapter aux méthodes de l’enseignement supérieur, il faut une part de cours à distance.”

    C.Kerrero, recteur de la région Ile-de-France, le 5 octobre 2020

    En dernière instance, la rentrée en “démerdentiel” procède de ce qu’on appelle en algorithmique un interblocage (deadlock en anglais), qu’il faudrait baptiser ici « L’étreinte mortelle de la bureaucratie". Les universitaires attendent les instructions des directeurs de composantes et laboratoires, lesquels sont à l’affût des normes et des procédures qui ne manqueront pas d’être édictées par les Doyens de Faculté qui, eux-mêmes, guettent les spéculations éclairées — n’en doutons pas — des présidences, lesquelles temporisent pour ne pas contrevenir aux directives à venir du ministère, cependant que le cabinet dudit ministère sursoit à toute décision avant les arbitrages de l’Elysée et de Matignon, dont les conseillers, faute de renseignement objectivé sur la situation, poireautent en prenant connaissance sur Twitter des plaintes des universitaires.

    Reboot.

    Nous proposons ci-dessous une #fiche_pratique à l’usage des collègues comme de la technostructure pour mettre en œuvre des moyens simples de réduction de la propagation épidémique en milieu confiné.

    Etat épidémique

    L’épidémie a cru, pendant les trois derniers mois, d’un facteur 2 toutes les trois semaines, environ. Le taux de reproduction épidémique (nombre de personnes contaminées en moyenne par une personne atteinte) est légèrement supérieur à 1. Pour l’abaisser le plus bas possible en dessous de 1, et juguler l’épidémie, il est nécessaire de cumuler des politiques publiques normatives et incitatives pour atteindre par chacune un facteur d’abaissement de la transmission.

    Facteurs de transmission épidémique

    Les personnes contaminées asymptomatiques génèrent un #aérosol de #micro-gouttelettes, dont une fraction n’est filtrée ni par les masques de tissu, ni par les masques chirurgicaux, et induisent une concentration de virus qui dépend :

    - du nombre de personnes secrétant du virus dans la pièce,
    - du flux de ventilation de la pièce
    - du volume de la pièce

    La probabilité qu’une personne saine soit contaminée croit avec

    - la concentration en particules virales, possiblement avec un effet de dose (non-linéarité), voire un effet de seuil
    - le temps de présence dans l’atmosphère contaminée

    Chaque personne a un système immunitaire spécifique qui implique que cette probabilité de contamination — pour grossir le trait, le seuil de concentration virale — varie entre individus. De plus, les données actuelles suggèrent que l’infection par le SARS-CoV-2 accroitrait la production du récepteur du virus ACE2 par les cellules pulmonaires, favorisant la fixation ultérieure d’autres virus sur ces cellules, ce qui augmenterait la probabilité de contamination. Toutefois cette probabilité n’est pas connue, même en moyenne.

    En résumé, on peut agir sur la ventilation, qui permet de maintenir la concentration virale la plus basse possible, sur la dénaturation ou le piégeage des particules virales, sur la qualité des masques et sur la détection préventive de personnes atteintes.

    Ventilation (quantification, contrôle et mesures effectives)

    Les gouttelettes exhalées de taille inférieure à 5 µm (aérosols) se maintiennent en suspension dans l’air pendant plusieurs heures. Le renouvellement de l’air est donc requis pour éviter une transmission aéroportée par ces aérosols potentiellement chargés en virus. Pour quantifier le renouvellement de l’air dans une salle, on peut mesurer la concentration de CO2 dans l’air à l’aide de capteurs infra-rouge. Dans l’hypothèse basse de linéarité entre probabilité d’infection et concentration virale, la concentration de CO2 dans l’air, une fois soustraite celle du milieu extérieur, détermine directement la probabilité de contamination, indépendamment du nombre de personnes dans la pièce et de son volume, quand une personne sécrétant du virus s’y trouve. Des modèles hydrodynamiques plus fins peuvent être produits si besoin.

    Il convient d’aérer le plus possible, en conservant une température permettant de travailler confortablement. La mesure la plus simple consiste à exiger que les portes des salles soient ouvertes et d’aérer 5 minutes en grand toutes les 30 ou 45 ou 60 minutes, et plus longtemps en début de matinée, à la pause déjeuner et en fin d’après-midi. Il est nécessaire d’aérer très fortement les lieux de restauration, où la transmission est extrêmement rapide et efficace. Il convient aussi de demander aux élèves et aux étudiants de se vêtir chaudement (pulls, polaires, etc) pour pouvoir aérer. Le chauffage doit être réglé pour prendre en compte l’aération. Ces consignes doivent faire l’objet d’une circulaire envoyée à tous les personnels et l’information communiquée à tous les usagers, lesquels seront invités à s’en saisir et à les adapter localement. Il convient d’inverser la logique d’intervention de l’Etat, appelé à fournir une aide effective, y compris matérielle, et une boîte à outils d’aide à la décision aux composantes des établissements universitaires.

    La seconde mesure consiste à équiper tous les établissements de capteurs de CO2 de sorte à optimiser la ventilation de chaque pièce :

    - fenêtre entrebâillée en permanence ou ouverte périodiquement en grand
    - révision des systèmes de ventilation forcée, quand ils existent, et réglage des vitesses de ventilation

    La mesure de CO2 s’effectue à 1 m 50 ou 2 m du sol, avec un relevé au cours du temps. Le taux de CO2 doit être amené, en permanence, au niveau le plus bas possible. Un objectif quantitatif consiste à essayer d’atteindre 200 ppm de plus qu’à l’extérieur (soit 650 ppm à Paris). Les mesures préliminaires effectuées en milieu universitaire et scolaire montrent des taux anormalement élevés, y compris là où les VMC sont aux normes. Passer de 1500 ppm à 650 ppm permet de gagner au moins un facteur 5 en probabilité d’infection, et probablement beaucoup plus, par effet de seuil/de dose. Il conviendrait de fixer un maximum raisonnable (850 ppm est une valeur type recommandée par différents scientifiques) au delà duquel il faille :

    - diminuer la jauge d’occupation
    – ajouter un système de filtration (voir ci-dessous)
    - faire réviser la ventilation forcée pour augmenter le débit

    Il convient d’avoir un recensement exhaustif des salles à risques, avec une attention particulière pour les lieux de restauration.

    Budget pour améliorer la ventilation — L’essentiel passe par des circulaires ministérielles et par une campagne de sensibilisation par des scientifiques, évitant le ton des campagnes du printemps.
    Budget pour les capteurs CO2 — Equiper chaque établissement scolaire, et chaque UFR d’un capteur CO2, produit à 50 €, coûte 3 millions €. Il faut pour cela une commande d’Etat de 60 000 capteurs-enregistreurs, et le recrutement et la formation de techniciens aidant à la mise-en-œuvre.
    Intégration à des projets pédagogiques — L’utilisation de capteurs infra-rouge peu onéreux, à monter sur des cartes de type Arduino, leur test dans une enceinte fermée dans lequel une bougie se consume, et la caractérisation de la ventilation peut faire partie de séances pédagogiques, à partir de fiches détaillées, adaptées aux différents niveaux.

    Purificateurs d’air

    Les salles de restauration (en priorité), les amphis et les salles de classe peuvent être équipées de système de purificateurs d’air, créant une circulation intérieure au travers de filtres HEPA (technique robuste, appareils commerciaux ou en kit existants) ou au voisinage d’un néon UV-C, entouré d’un tuyau opaque. L’investissement n’est pas spécifique au Covid, mais sera rentabilisé par la prévention de toutes les maladies respiratoires. La seconde technique est prometteuse, mais demanderait une PME nationalisée pour la production — il existe cependant quelques systèmes commerciaux pour les halls de grande surface.

    Tests salivaires rapides

    Détecter la présence d’une personne sécrétant une charge virale importante, en utilisant des tests salivaires, même peu sensibles, réduirait significativement la transmission du virus. Il convient de mettre à disposition des tests salivaires produits pour un usage collectif (pour 20 personnes par exemple) avec résultat rapide. Le consortium formé par la société de biotechnologie SKILLCELL, filiale du groupe ALCEN, le laboratoire du CNRS SYS2DIAG (CNRS/ALCEN) et la société VOGO a mis au point ces tests. Commander pour l’institution scolaire des tests collectifs quotidiens assurerait une baisse importante de la transmission.

    Masques

    Les masques de norme UNS comme les masques en tissu ne sont pas efficaces pour filtrer des aérosols qui sont de taille < 5 µm. Les masques souples intissés ont un effet important mais sont souvent mal portés, produisant des fuites d’air par les bords. Les masques FFP2 filtrent efficacement les aérosols (à l’exhalation comme à l’inspiration), et de plus s’adaptent de façon étanche au visage et évitent les fuites d’air. Les masques FFP2, N95 ou KN 95 non médicaux, testés sur une journée (taille de l’élastique, confort, étouffement de la voix, humidité accumulée), assurent une filtration efficace et une étanchéité sur la peau. Le port généralisé de ce type de masques par les élèves, les étudiants et les enseignants limiterait considérablement les contaminations aéroportées. Il est indispensable à court terme, d’équiper de masques FFP2 non médicaux les personnes à risque, les personnels d’accueil et de restauration.

    Budget — 20 centimes par masque à la production en France, 9 centimes en Asie. Option maximale : 1 million € par jour. Par comparaison, les tests PCR coûtent entre 10 et 100 millions € par jour à la sécurité sociale.

    Ventilation à double flux

    La plupart des bâtiments scolaires ont été construits avant la mise en place des normes sur la qualité de l’air et la mise en place de système de ventilation. La plupart n’ont qu’un système de ventilation manuelle — des fenêtres — limité par les normes de sécurité. Un programme d’installation de ventilation à double flux doit être mis en place, pour améliorer graduellement la situation, à moyen terme. Le dimensionnement doit être fait avec précision, pour éviter les nuisances sonores inutiles.

    Bibliographie

    - Airborne transmission of SARS-CoV-2 (Science)
    - Note d’alerte du conseil scientifique COVID-19 (22 septembre 2020)
    – Effects of ventilation on the indoor spread of COVID-19 (Journal of fluid mechanics)
    - Risk Reduction Strategies for Reopening Schools (Harvard)
    - Healthy Buildings (Harvard)
    - The risk of infection is in the air (Technische Universität Berlin)
    - How to use ventilation and air filtration to prevent the spread of coronavirus indoors. (The conversation)
    - Effect of ventilation improvement during a tuberculosis outbreak in underventilated university buildings. (Indoor air)
    - Transmission of SARS-CoV-2 by inhalation of respiratory aerosol in the Skagit Valley Chorale superspreading event. (Indoor air)
    - Coronavirus : 90 % des contaminations se produiraient de façon aéroportée dans les lieux clos et mal ventilés (Caducée)
    - It Is Time to Address Airborne Transmission of Coronavirus Disease 2019 (Clinical Infectious Diseases)
    – Préconisations pour améliorer la ventilation de bâtiments existants (air.h)
    – Aerosol and surface contamination of SARS-CoV-2 observed in quarantine and isolation care (Scientific reports)
    – How can airborne transmission of COVID-19 indoors be minimised ? (Environment International)
    - Far-UVC light (222 nm) efficiently and safely inactivates airborne human coronaviruses. (Scientific report)
    - UV air cleaners and upper-room air ultraviolet germicidal irradiation for controlling airborne bacteria and fungal spores (J. Occup. Environ. Hyg.)
    - Back to Normal : An Old Physics Route to Reduce SARS-CoV-2 Transmission in Indoor Spaces (ACS Nano)
    - COVID-19 Prävention : CO2-Messung und bedarfsorientierte Lüftung
    - Aerosolforscher : “Wir müssen ein ganz anderes Lüftungsverhalten entwickeln”

    http://www.groupejeanpierrevernant.info/#Ventilation

    #covid-19 #coronavirus #espaces_fermées #salles #cours #école #université #air #contamination

    siginalé par @colporteur ici parmi d’autres liens:
    https://seenthis.net/messages/879663

  • • Test de FolioZines – éditions b:t
    https://editionsbt.fr/2020/10/02/test-de-foliozines

    Test de FolioZine en attendant que cela débouche peut-être un jour sur une publication définitive dans un autre format, avec une autre maquette, un autre papier, d’autres images… Une galerie de portraits issus de mes archives, entre rencontres fortuites et amitiés, des personnages qui ont accompagnés ma vie.

    #photographie #FolioZine #portraits #test

  • Des Marocains bloqués dans l’enclave espagnole de Melilla bientôt rapatriés
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/30/des-marocains-bloques-dans-l-enclave-espagnole-de-melilla-bientot-rapatries_

    Des centaines de Marocains bloqués dans l’enclave espagnole de Melilla, depuis la fermeture de la frontière avec le Maroc en raison de la pandémie de Covid-19, vont être rapatriées dans leur pays, ont annoncé mardi 29 septembre les autorités espagnoles. Un premier groupe de 200 personnes doit l’être dès ce mercredi dans le cadre de cet accord signé entre Madrid et Rabat. « Toutes les personnes qui nous ont fourni leurs coordonnées et nous ont communiqué leur désir de retourner au Maroc pourront le faire », a annoncé Sabrina Moh, la préfète de Melilla, dans un message retransmis à la télévision. Afin de freiner la propagation du Covid-19, le Maroc a fermé ses frontières mi-mars, laissant des centaines de ses ressortissants bloqués à Melilla et à Ceuta, deux enclaves espagnoles situées dans le nord de son territoire et qui constituent la seule frontière terrestre européenne avec l’Afrique. En mai, un premier groupe de 500 personnes avait pu retourner au Maroc depuis les deux enclaves.
    Après le premier groupe rapatrié mercredi, deux autres groupes doivent quitter Melilla vendredi puis dimanche. Ce délai de 48 heures doit donner le temps aux autorités marocaines de réaliser des tests de Covid-19 sur ces personnes.La mesure concerne tous les Marocains voulant rentrer dans leur pays, a expliqué à l’AFP un porte-parole de la préfecture de Melilla, sans préciser le nombre exact de personnes qui allaient être rapatriées. En raison de la fermeture des frontières marocaines, l’Espagne ne peut expulser les migrants marocains entrés à Melilla ou Ceuta de manière clandestine. Une cinquantaine de migrants marocains illégaux entrés à Melilla ont récemment reçu des ordres d’expulsion, selon le porte-parole de la préfecture. Cette démarche est habituelle dans ce genre de cas et en pratique : ils ne peuvent être reconduits à la frontière tant qu’elle n’a pas été rouverte par le Maroc.
    Début septembre, le Conseil de l’Europe a demandé à l’Espagne d’améliorer la situation de centaines de migrants regroupés dans des arènes « surpeuplées » de Melilla, où il était difficile de « respecter les mesures » de sécurité sanitaires, selon Dunja Mijatovic, la commissaire pour les droits humains de l’organisation.

    #Covid-19#migrant#migration#maroc#espagne#sante#rapatriement#crisesanitaire#frontiere#droit#test

  • Covid-19 : en Inde, les scientifiques dénoncent les « spéculations » sur l’immunité collective
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/28/covid-19-en-inde-les-scientifiques-denoncent-les-speculations-autour-de-l-im

    dès le mois de juillet, plus de la moitié des Indiens résidant dans les « slums » surpeuplés, où certains prédisaient une hécatombe, avait déjà rencontré le coronavirus responsable du Covid-19, sans développer la maladie pour la plupart d’entre eux. Le TIFR estime que Bombay s’achemine vers l’immunité collective, car d’ici à décembre 2020 ou janvier 2021, « 75 % des gens des bidonvilles et 50 % des autres » devraient avoir développé des anticorps. NITI Aayog, de son côté, s’attend à ce que « 80 à 85 % » de la population indienne soient contaminés à terme, si les gestes barrières ne sont pas respectés. Parmi les hypothèses avancées pour expliquer la très grande proportion de cas asymptomatiques constatée sur le terrain, les experts évoquent la jeunesse (plus de deux Indiens sur trois ont moins de 35 ans) et la grande résistance aux virus en général, du fait des conditions sanitaires souvent déplorables qui règnent dans le pays.(...)Le jeune trentenaire vit à Dharavi, l’un des plus grands bidonvilles d’Asie avec un million d’habitants en temps ordinaire, 700 000 en ce moment, du fait du retour des travailleurs journaliers dans leur village natal. Seuls 3 123 cas positifs y ont été détectés en tout et pour tout, d’après le dernier pointage réalisé le 26 septembre, tandis que le recensement des morts s’établit à 281 morts – dont plus de la moitié au mois de mai.
    « C’est pure spéculation que de prétendre à l’immunité collective, d’autant qu’en Inde le niveau de transparence des données est sujet à caution. Même si la réponse immunitaire des Indiens au coronavirus semble plus élevée qu’ailleurs, le concept est très suspect et n’a aucune valeur scientifique réelle, puisqu’on ignore à partir de quel seuil l’immunité collective serait atteinte, ni combien de temps dure l’immunité une fois que l’on a guéri », met en garde Prabhat Jha, épidémiologiste d’origine indienne à l’université de Toronto.

    Ancien professeur au National Institute of Immunology de Delhi, Satyajit Rath précise quant à lui que la détection d’anticorps n’est pas un gage d’immunité : « Elle indique simplement que le patient a été précédemment exposé au virus et donne une indication, si elle est répétée, sur la vitesse de propagation de l’épidémie. » En réalité, ajoute-t-il, l’immunité collective « n’est pas un niveau à partir duquel le virus cesse de se propager, mais le niveau qui sera constaté le jour où il aura cessé de se répandre ». Elle relève donc d’une observation « a posteriori » et ne doit pas être considérée comme un outil prédictif.

    A Delhi et Pune aussi, le sujet intéresse les chercheurs. En juillet et en août, l’Indian Council of Medical Research (ICMR) et le National Centre for Disease Control (NCDC) ont conduit des campagnes de tests sérologiques dont les résultats, là encore, ont de quoi surprendre. En plein cœur de l’été, il ressort que 29 % des habitants de la capitale et 50 % de ceux de la ville industrielle du Maharashtra, l’une des plus touchées par le Covid-19, avaient des anticorps.En se basant sur les résultats d’une autre étude sérologique de l’ICMR menée partout en Inde, entre le 11 mai et le 4 juin 2020, Geevan Pappachan, chercheur au Centre for Socio-Economic and Environmental Studies de Cochin, calcule que 60 % des Indiens seraient contaminés d’ici à la mi-février 2021, 70 % à la mi-mars et 80 % début avril. Des scores qui le laissent « très sceptique, compte tenu du manque de transparence des travaux de l’ICMR ».Dimanche, le ministre indien de la santé, Harsh Vardhan, a mis en garde ses compatriotes, en rappelant que l’immunité collective était « loin d’être atteinte ». « Si les gens n’ayant pas encore rencontré le SARS-CoV-2 étaient protégés, on n’enregistrerait pas, à Pune et Bombay, autant de nouveaux cas chaque jour, comme actuellement. En outre, personne n’est sûr de rien concernant le risque de réinfection », pointe Srinath Reddy, président de la Public Health Foundation of India. S’ajoute à cela le fait que les tests sérologiques détectent « environ 10 % de faux positifs, parce que certains individus développent des anticorps contre d’autres coronavirus que celui qui déclenche le Covid-19 ». Enfin, soulignent les scientifiques, la contagion risque de s’envoler à nouveau, dès que les mesures de confinement seront entièrement levées et que les Indiens recommenceront à voyager.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#migrationinterne#sante#circulation#immunitecollective#religion#bidonville#test#reinfection

  • Saliva** or Nasopharyngeal Swab Specimens for Detection of #SARS-CoV-2 | NEJM
    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2016359

    Rapporté en français ci-dessous :

    Test de détection salivaire du SARS-Co V2 - Revue Médicale Suisse
    https://www.revmed.ch/covid-19/Test-de-detection-salivaire-du-SARS-Co-V2

    Un total de 70 patients hospitalisés atteints de #Covid-19 ont fourni le cadre de l’étude. Après confirmation de l’infection par un échantillon sur écouvillon nasopharyngé, des échantillons supplémentaires nasopharyngés et salivaires des patients ont été prélevés.

    L’analyse a démontré la présence de plus de copies d’ARN du SRAS-CoV-2 dans les échantillons de salive que dans l’échantillon sur écouvillon nasopharyngés.

    En outre, un pourcentage plus élevé d’échantillons de salive sont restés positifs au court du temps en comparaison avec les échantillons sur écouvillon nasopharyngé. Ces résultats suggèrent que les échantillons de salive ont au moins une sensibilité similaire que les échantillons sur écouvillon nasopharyngien dans la détection du SRAS-CoV-2 au cours de l’hospitalisation. L’analyse des variations de la concentration d’ARN au cours de l’évolution clinique a mis en évidence des fluctuations moins importantes dans la salive que dans les prélévements nasopharyngés.

    Dans trois cas, un échantillon d’écouvillon nasopharyngé négatif a été suivi d’un écouvillon positif lors de la prochaine collecte d’un échantillon. Ce phénomène ne s’est produit qu’une seule fois avec les échantillons de salive.

    L’étude s’est aussi intéressée à des personnes #asymptomatiques. 495 agents de santé asymptomatiques ont fourni du matériel pour tester à la fois des échantillons de salive et de nasopharynx. Sur 13 agents de santé positifs lors de l’examen salivaire, 9 avaient collecté des échantillons sur écouvillon nasopharyngien appariés le même jour, et 7 de ces échantillons se sont révélés négatifs Le diagnostic des 13 agents de santé a été confirmé par la suite par des tests diagnostiques d’échantillons nasopharyngés supplémentaires.

    Commentaire

    Les moyens de diagnostic évoluent et il est important de souligner un apport prometteur d’un prélèvement salivaire plus aisé à pratiquer et mieux accepté des patients que les frottis nasopharyngés actuels.

    L’article du NEJM ajoute aussi que le choix de ce test permet aux services de santé de ne pas être débordés/exposés et est une réponse aux pénuries d’équipement de protection et de matériel de prélèvement,

    Collection of saliva samples by patients themselves negates the need for direct interaction between health care workers and patients. This interaction is a source of major testing bottlenecks and presents a risk of nosocomial infection. Collection of saliva samples by patients themselves also alleviates demands for supplies of swabs and personal protective equipment. Given the growing need for testing, our findings provide support for the potential of saliva specimens in the diagnosis of SARS-CoV-2 infection.

    Méthode d’auto-recueil de l’échantillon de salive :
    https://www.nejm.org/doi/suppl/10.1056/NEJMc2016359/suppl_file/nejmc2016359_appendix_1.pdf

    Saliva samples were self-collected by the patient using the methods described. Upon waking, patients were asked to avoid food, water and brushing of teeth until the sample was collected. Patients were asked to repeatedly spit into a sterile urine cup until roughly a third full of liquid (excluding bubbles), before securely closing it. All samples were stored at room temperature and transported to the research lab at the Yale School of Public Health within 5 hours of sample collection and tested within 12 hours of sample collection. While a stabilizing solution was not added to the saliva, recent work has demonstrated that SARS-CoV-2 RNA is stable in saliva stored at room temperature for up to 25 days.

    #tests #salive #diagnostics

  • « Il faut que les tests aillent aux gens, pas l’inverse » | Catherine Hill - Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260920/il-faut-que-les-tests-aillent-aux-gens-pas-l-inverse

    Tout l’été, la France a laissé le SARS-CoV-2 se propager. Fin octobre, il y aura autant de malades en réanimation qu’au pic de l’épidémie, prévient l’épidémiologiste et biostatisticienne Catherine Hill. Avec un système de dépistage performant, il serait pourtant possible de contrôler le virus.

    Epidémiologiste et biostatisticienne, Catherine Hill a longtemps travaillé à l’institut Gustave-Roussy, le grand centre de lutte contre le cancer d’Île-de-France. Elle n’est pas médecin, mais elle a étudié l’épidémiologie du cancer, notamment le lien entre le cancer et l’exposition au tabac ou aux radiations nucléaires. Elle a aussi aidé la pneumologue Irène Frachon, encore très isolée, à faire émerger le scandale du Mediator en mettant en évidence la surmortalité associée à la prise de ce médicament. Elle a fait le même travail pour la Dépakine, l’anti-épileptique de Sanofi. Aujourd’hui à la retraite, elle suit au jour le jour l’évolution du Covid-19. Elle trace des courbes, lit la littérature scientifique, en fait une analyse qu’elle souhaite rendre accessible au grand public.

    Pourquoi ce virus est-il si difficile à comprendre et à contrôler ?

    Catherine Hill : On est face à un virus nouveau, dont on ne savait rien il y a six mois, mais énormément d’informations ont été accumulées depuis. Il faut une vision globale et ne pas se perdre dans les détails. Quand je travaillais sur le tabac, les industriels nous disaient : on ne connaît pas la dose à partir de laquelle le tabac est nocif ! C’était bien sûr un détail, ils cherchaient à nous égarer. Ce qui compte dans le cas du tabac, c’est que le risque augmente avec la dose.
    Pour le SARS-Cov-2, nous savons que la plupart des contaminations par des personnes qui développent des symptômes se font dans les 4 jours avant l’apparition des symptômes, et dans les 6 jours à partir des premiers symptômes. Il faut donc tester et isoler très vite les porteurs de virus, si possible avant les symptômes et chercher largement leurs cas contacts. Mais nous savons aussi que la moitié des contaminations viennent de personnes qui sont infectieuses et n’ont pas de symptômes, c’est toute la difficulté : pour trouver ces personnes, il faut un dépistage systématique dans la population générale. Si on se limite aux symptomatiques, l’épidémie se poursuit. Des chercheurs ont estimé qu’entre mi-mai et fin juin on est passé à côté de 9 cas sur 10. Aujourd’hui, on teste plus et j’estime qu’on passe à côté de 4 cas sur 5.

    Le nombre de reproduction de base, au début de l’épidémie, est de 3 : une personne en contamine en moyenne trois autres. Cela signifie que l’immunité de groupe ne sera atteinte que lorsque les deux tiers de la population auront contracté le virus, on en est encore très loin.

    Ce virus n’est pas si grave. Il y a un mort pour 200 personnes infectées. Mais si on atteint l’immunité collective, c’est-à-dire si 67 % de la population est infectée, ce qui représente 45 millions de personnes en France, on peut s’attendre à 220 000 morts. C’est bien sûr inacceptable.

    Quelle est votre analyse de l’épidémie en France ?

    En France, nous ne connaissons pas le niveau de l’épidémie. Les autorités communiquent beaucoup sur l’incidence – c’est-à-dire le nombre de tests positifs pour 100 000 habitants. Cet indicateur est faux : il ne reflète pas la situation épidémique, mais nos capacités de dépistage, qui ne sont pas bonnes. Aujourd’hui, vu la longueur des queues, on peut supposer que les jeunes ont plus d’énergie que les personnes âgées ou les malades pour se faire dépister. Mais on voit tout de même augmenter le taux de positivité des tests chez les personnes âgées. Ce n’est pas bon du tout.

    On pourrait s’y prendre autrement pour estimer l’épidémie. Depuis le 1er mai, à intervalles plus ou moins réguliers, des échantillons représentatifs d’Anglais ont été interrogés sur leurs symptômes et ont réalisé eux-mêmes un prélèvement nasopharyngé pour un test PCR. Près de 600 000 personnes ont déjà participé. Les Anglais peuvent ainsi suivre l’évolution de l’épidémie. Ce travail révèle que 72 % des personnes ayant un test positif n’avaient aucun symptôme au moment du prélèvement, ni dans la semaine précédente. En France, nous n’avons pas fait ce travail, nous ne connaissons pas l’épidémie.

    Les chiffres les plus fiables en France sont donc le nombre de personnes hospitalisées chaque jour et le nombre de personnes admises en réanimation chaque jour. Je suis la courbe des nouvelles admissions en réanimation, lissée pour enlever les irrégularités dues aux week-ends et jours fériés, et tracée sur une échelle verticale logarithmique, parce qu’avec cette échelle une progression exponentielle apparaît sous la forme d’une ligne droite. Je suis assez sûre de pouvoir prolonger la droite des admissions en réanimation récentes sur 4, voire 6 semaines, parce que les admissions d’aujourd’hui sont les conséquences des contaminations d’il y a trois ou quatre semaines.


    © Catherine Hill

    Le nombre des admissions va donc continuer à augmenter, au moins quelque temps. Le 1er novembre, nous aurons probablement un nombre journalier d’admissions en réanimation comparable au mois d’avril, au pic de l’épidémie. La situation sera cependant différente, car ces malades graves seront répartis sur tout le territoire. Mais cela mettra de nouveau le système hospitalier dans une énorme tension.

    « On rate une énorme partie de la contagiosité »

    Les files d’attente s’allongent devant les laboratoires, comme les délais des résultats. Notre stratégie de dépistage a-t-elle encore une quelconque efficacité ?

    En France, il y a un délai de 3 jours, en moyenne, entre les symptômes et la pratique du test, selon les données de Santé publique France. Mais on ne connaît pas le délai de rendu du résultat, Santé publique France indique simplement qu’il peut aller au-delà de 7 jours.

    On rate une énorme partie de la contagiosité. J’estime que nous ne dépistons qu’un cas positif sur cinq. Santé publique France constate qu’environ 4 cas identifiés sur 5 n’ont aucun lien avec des cas connus. Le personnel des agences régionales de santé s’épuise à remonter des chaînes de contamination, qui ne concernent qu’une faible partie de la circulation du virus.

    Le résultat d’un test qui arrive plus de 48 heures après le prélèvement ne sert à rien. Si la personne était positive, elle l’apprend alors qu’elle a déjà contaminé largement autour d’elle, et souvent, alors qu’elle n’est plus contagieuse, si elle était négative, elle a pu se contaminer depuis. Les laboratoires doivent cesser de perdre du temps à analyser le stock de tests en retard, et l’assurance-maladie ne doit pas les rembourser. Il faut que le gouvernement assume ses erreurs sur le dépistage aujourd’hui, comme sur les masques en février.

    Le million de tests, c’est de la communication. Personne n’a pensé à l’efficacité du dispositif de dépistage. Quelle est sa finalité ? Il y en a deux : le diagnostic des personnes symptomatiques et de leurs contacts ; et un dépistage plus large de surveillance des populations à risque ou fragiles. Par exemple dans les Ehpad, les hôpitaux, les services d’aide à la personne, le personnel et les patients devraient être dépistés au moins une fois par semaine, c’est criminel de ne pas le faire. Il faut que les tests aillent aux gens, pas que les gens aillent aux tests.

    De nouveaux tests salivaires ou antigéniques sont en train d’être autorisés en France. Mais leur sensibilité est discutée.

    Aucun test n’est absolument fiable. La sensibilité des tests est à mettre en balance avec leur disponibilité, leur coût, la simplicité et la rapidité de leur mise en œuvre et leur faisabilité en grand nombre. Et le meilleur test pour le diagnostic chez les patients symptomatiques n’est pas nécessairement le meilleur test pour un dépistage de masse.

    Il faut déployer tous les outils dont nous disposons : les tests antigéniques, dont le résultat est rendu en 30 minutes, les tests salivaires, qui facilitent le prélèvement, les tests groupés de 10, 50 ou 100 prélèvements, pour accélérer l’analyse et économiser des réactifs en pénurie.

    J’ai été contactée par des mathématiciens qui réfléchissent à des modèles mathématiques pour les tests groupés, et par des ingénieurs qui travaillent sur le suivi de l’épidémie dans les eaux usées. Ces personnes m’ont contactée, parce qu’ils n’arrivaient pas à se faire entendre.

    Pourquoi la stratégie du gouvernement échoue-t-elle à ce point ?

    Le conseil scientifique a écrit dans un de ses avis que « l’avenir de l’épidémie à court terme est entre les mains des citoyens ». Je pense que l’épidémie est largement entre les mains du gouvernement, dont la politique ne semble pas tenir compte de la dynamique de ce virus. Ne voit-il pas que quelque chose ne va pas ?

    Penser que l’économie et la santé publique sont antinomiques est une erreur. On avait tout intérêt, économiquement, à contrôler l’épidémie. On ne l’a pas fait. Pour préserver notre tourisme cet été, on a laissé le virus se répandre partout. Et nous sommes devenus un pays où personne ne veut plus venir ! Le gouvernement pense à très court terme.

    Les masques, l’idée d’une bulle sociale, l’interdiction des rassemblements : ce sont des mesures préventives, palliatives. Le curatif, c’est le dépistage. Dès le 15 mars, il fallait travailler sur un dispositif de dépistage qui identifie très vite les personnes contagieuses, afin de les isoler.

    Il y a aujourd’hui de nombreux pays qui n’ont plus aucun cas de Covid-19. Quand quelques cas réapparaissent, ils reconfinent pour un temps court, et testent massivement pour éteindre l’épidémie. Cette stratégie est possible en France.

    Le monde médical et scientifique n’est pas non plus exempt de critique. On subit une véritable cacophonie !

    C’est normal qu’on ne soit pas d’accord. La cacophonie, c’est la vie.

    Je suis une des « méthodologistes » dont Didier Raoult se moque. Quand j’étais à l’institut Gustave-Roussy, j’aidais les cliniciens à rédiger les protocoles des essais cliniques. Quels sont les critères principaux d’un essai ? Quelle est la population qu’on inclut ? Quand est-ce qu’on arrête un essai ? Didier Raoult nous oppose son pifomètre qu’il qualifie de brillant.

    La science doit se contenter de dire les faits, d’une manière accessible, et ne pas se soucier de l’acceptabilité des mesures qui en découlent. Sur la base de ces faits, la société, les politiques vont se positionner. Qu’il y ait des anthropologues ou des sociologues dans le conseil scientifique perturbe beaucoup les choses. Cette confusion est toxique.

    Une autre difficulté est que les scientifiques sont tous très spécialisés. Les spécialistes des tests cherchent les tests parfaits. Les modélisateurs des épidémies ont du mal à partager leurs analyses, très brillantes, mais peu accessibles. Il faut synthétiser l’état des connaissances scientifiques, savoir communiquer et concevoir des solutions opérationnelles. Pour y arriver, il faut sortir du cadre. Mais la bureaucratie nous étouffe : le Haut Conseil de la santé publique, la Haute Autorité de santé, les agences régionales de santé, tout le monde est terrifié.

    Dépistage foireux, recherche de cas contact aux oubliettes, isolement des contaminés à peine envisagé, sans lieux ni appui en ville. Il s’agit de durer, l’oeil braqué sur le système hospitalier en comptant sur un mauvais vaccin bricolé au plus vite qui permettrait d’approcher le graal de l’immunité de troupeau. Espérer 60 à 80 000 morts du covid plutôt que 200 000, essentiellement des "faibles" (comme disait Macron en off à son staff de campagne).

    #test #dépistage #dépistages #die-up_nation

    • Je suis d’accord avec la dame sur un point  : elle est trop spécialisée pour avoir un tableau d’ensemble. Elle oublie allègrement les 10% de covid longs qu’aucun pays n’a les moyens de se payer à l’échelle de la population, elle oublie qu’elle compare une situation de contamination générale actuellement avec une contamination sur deux foyers principaux au printemps  : on avait pu gérer en déchargeant les malades sur les autres régions, là, ça ne va pas être possible. Elle oublie que la propension au consentement de la population est tombée très bas  : les profs ont été insultés, les premiers de corvées abandonnés et spoliés de leur maigre prime, les soignants sont allés à l’épuisement et certains même à la mort pour faire tenir le truc. Depuis, les capacités hospitalières ont été encore réduites et en médecine de ville, des tas de gens ont raccroché  : trop vieux, dégoutés, etc.

      La population a été massivement désinformée, beaucoup de gens spoliés, virés, mis dans la merde, le moral s’est dégradé, la solidarité aussi.

      Et cette fois, ils laissent les gosses en première ligne tout en mentant effrontément aux parents sur la sensibilité des jeunes au covid.

      On part beaucoup plus mal que lors de la première tournée…

  • Coronavirus: 178,000 people given the all-clear in mass test sparked by asymptomatic port workers | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/china/society/article/3103171/coronavirus-178000-people-given-all-clear-mass-test-sparked

    The programme was initiated after two male workers at Qingdao port tested positive for Covid-19 in a routine test arranged by their company on Thursday. Neither of the men – identified only as Dong, 40, and Chen, 45 – had shown any symptoms of the disease but were now in quarantine in hospital and receiving treatment, the health authority said. They had both tested negative in a routine nucleic acid test on September 8, but the positive results came after they had worked a night shift unpacking frozen food.As of 8am Saturday, 209 of the pair’s close contacts had been traced and tested for the coronavirus. All of them returned negative results but would still undergo a period of quarantine, the authority said.A further 232 people known to be close contacts of the 209 had also been identified and quarantined, it said. As well as people, about 21,000 frozen products and environmental samples collected from two Russian ships at the port were also tested for the coronavirus, and 51 positive results were returned.
    All of the affected items and others from the same batches had been isolated and not been released onto the market, the health authority said.
    As a result of the positive results, China would not accept import declarations from the two ships for a period of four weeks, the General Administration of Customs said on Saturday. Pets may be more susceptible to Covid-19 than first thought, study says. The customs authority last week suspended seafood imports from two firms – one from Brazil, the other from Indonesia – for a week after their fish products tested positive for the coronavirus.More than 12,000 workers at Qingdao Port, China’s second-largest for foreign trade, had been tested for the coronavirus since Thursday and more tests would follow, the health authority said.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#port#circulation#travailleur#russie#indonésie#bresil#test#quarantaine

    • As well as people, about 21,000 frozen products and environmental samples collected from two Russian ships at the port were also tested for the coronavirus, and 51 positive results were returned.
      […]
      The customs authority last week suspended seafood imports from two firms – one from Brazil, the other from Indonesia – for a week after their fish products tested positive for the coronavirus.

  • Coronavirus infections spike as seasonal farmworkers are blocked from testing - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/business/2020/09/24/seasonal-farm-workers-coronavirus

    In Yakima County, Wash., some fruit orchard owners declined on-site testing of workers by health departments at the height of harvest season even as coronavirus infections spiked. In Monterey, Calif., workers at some farms claimed foremen asked them to hide positive diagnoses from other crew members. And in Collier County, Fla., health officials did not begin widespread testing of farmworkers until the end of harvest, at which point the workers had already migrated northward.At the height of harvest season, growers supplying some of America’s biggest agricultural companies and grocery store chains flouted public health guidelines to limit testing and obscure coronavirus outbreaks, according to thousands of pages of state and local records reviewed by The Washington Post.
    The pandemic redefined where essential work happens in America and brought recognition to seasonal agricultural workers under the H-2A visa program.
    At the same time, state agencies and growers were slow to determine how and when to test workers, what protocols to adopt when workers tested positive, and how to institute contact tracing, advocates say. They say that there should have been mandatory personal protective equipment and clear guidance on worker safety at the federal and state levels.Worker advocates say the failures put millions of workers at greater risk of contracting and spreading the virus among themselves and to other Americans as they crossed state lines to move with the harvest season. The struggles to contain the virus among migrant farmworkers are documented in internal state and county agriculture and health department records, as well as email exchanges with farm bureaus, grower associations, and public health and worker advocacy groups that were obtained by the Documenting COVID-19 project at Columbia University’s Brown Institute for Media Innovation through public records requests and shared with The Post. These documents and additional interviews by The Post show a pattern that extended across more than a dozen agricultural counties in 10 states — and that largely withstood officials’ attempts to stop the spread of the virus among agricultural workers.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#travailleurmigrant#saisonnier#agriculture#test#contamination#visa#politiquemigratoire

  • Une centaine de passagers bloqués à l’Aibd : Ils refusent de payer les tests Covid à 40.000 CFA
    https://www.seneweb.com/news/Societe/une-centaine-de-passagers-bloques-a-l-ai_n_329625.html

    Encore les tests Covid que rechignent à passer les voyageurs au départ du Sénégal ou à l’arrivée. Selon des informations de Seneweb, une centaine de passagers sont présentement bloqués à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Ils refusent de se soumettre aux tests Covid-19 d’un coût de 40.000 FCfa le test.En effet, en plus des billets d’avion qui leur ont couté 1500 euros, une famille sénégalaise qui est retournée en Espagne, a vivement dénoncé, hier, dans les colonnes de EnQuête, les tests Covid imposés à l’aéroport Blaise Diagne à tout voyageur qui souhaite quitter le Sénégal. La famille qui a refusé de s’exécuter, a finalement dû payer, au niveau de l’aéroport, 180 euros, à raison de 60 euros (40.000 francs Cfa) par test. « Ce n’est ni plus ni moins une arnaque », s’insurge ladite famille qui affirme n’avoir « jamais reçu les résultats desdits tests. C’est quoi si ce n’est de l’arnaque ? Et cela ne repose sur rien. Ce n’est ni la loi ni le décret », fulmine le père de famille dans les colonnes du quotidien.
    Il faut rappeler que le Sénégal, qui exige des documents pour entrer dans son territoire, exige aussi un test Covid à ceux qui sont sur le départ, alors que les pays d’accueil n’en font pas une exigence. Mor Kane, député de la diaspora y voit une nouvelle forme de corruption sur le dos des voyageurs. « Pour moi, c’est une corruption qui ne dit pas son nom. Le 25 août, des collègues ont quitté le Sénégal pour l’Espagne via la compagnie Iberia. On leur a fait payer 50 euros chacun avant l’embarquement sans aucun reçu », dénonce-t-il.Ce matin encore, la problématique des tests Covid fait encore l’actualité à l’Aibd où la centaine de personnes citées qui a débarqué d’un vol en provenance de l’Italie, maintient le bras de fer d’autant que les tests sont requis à l’entrée comme à la sortie du territoire sénégalais, là où nombre de pays de destination, au départ de Dakar, n’en font aucune exigence. Les émigrés en appellent aux autorités sénégalaises pour l’arrêt de ces tests qui disent-ils, ont fini de les dépouiller sur le plan financier.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#diaspora#test#sante#italie#espagne#aeroport#depistage

  • La Ministre des Armées a menti : les militaires de retour de #Wuhan n’avaient pas été #Testés
    https://www.les-crises.fr/la-ministre-des-armees-a-menti-les-militaires-de-retour-de-wuhan-navaient

    Mardi 22 septembre, la ministre des Armées a finalement reconnu que les militaires envoyés à Wuhan n’avaient pas subi un test à leur retour de mission. Un aveu qui contredit ses affirmations de mars dernier. Lors de son audition devant la commission d’enquête du Sénat sur la Covid-19, interrogée par le sénateur LR de l’Oise […]

    #Politique #Creil #Politique,_Creil,_Test,_Wuhan

  • Airlines want quick US$10 Covid-19 test to replace quarantine in bid to kick-start international travel | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/article/3102628/airlines-want-quick-us10-covid-19-test-replace-quarantine-bid-kick

    Airlines want international travellers to take a quick US$10 Covid-19
    test at the airport, removing the need for the quarantine measures they say are killing the industry. Two Hong Kong infectious diseases experts also said the test could generate reliable results, and believed local authorities “could consider’ accepting its results for the mandatory predeparture testing of travellers from high-risk places, though they stopped short of recommending quarantine exemption. The International Air Transport Association has thrown its weight behind a 15-minute test it hoped would be ready “in the coming weeks”, citing health care firms Roche, and Abbott, who have developed rival kits. Calling for systematic testing at departure airports, Alexandre de Juniac, the association’s director general, said the mass testing could “save the winter season” and warned the recovery in air travel had stalled. “We fully understand the need for protection for the population against reimporting the virus, that is why we are proposing Covid-19 systematic testing at the departure airport as an alternative to quarantine,” de Juniac said.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#sante#testrapide#quarantaine#economie