• Macron roi

    Alors que le #Parlement est en ce jour transformé en une chambre d’enregistrement des désirs du Roi, il importe de revenir sur le bilan d’une année de gouvernement-covid. Est-ce la pandémie qui est hors de contrôle, ou bien notre président ? Les deux certainement.

    « Le président a acquis une vraie #expertise sur les sujets sanitaires. Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne. » #Jean-Michel_Blanquer, Le Monde, le 30 mars 2021

    « Ce n’est pas Macron qui manque d’#humilité, c’est l’humilité qui n’est pas à la hauteur », #EmmanuelMacronFacts

    « Père Ubu – Allons, messieurs, prenons nos dispositions pour la bataille. Nous allons rester sur la colline et ne commettrons point la sottise de descendre en bas. Je me tiendrai au milieu comme une citadelle vivante et vous autres graviterez autour de moi » Alfred Jarry, Ubu roi, Acte IV, scène 3

    Je serai bref. On écrit bien trop sur Macron. Les trois épigraphes ci-dessus disent à peu près tout. Il faudrait juste ajouter que dans certaines versions de la mythologie grecque Hybris est l’un des enfants de la Nuit et d’Érèbe, une divinité des Enfers. L’#hybris désigne la #démesure, l’#excès_de_pouvoir et le vertige auquel il conduit. La Vème République est une détestable machine à produire de l’hybris. Des présidents hors de contrôle.

    En ce 31 mars 2021, Macron roi préside un #Conseil_de_défense_sanitaire où ne siège autour de lui qu’une petite grappe de ministres choisis par ses soins. Conseil opaque, soumis au secret et échappant à tout #contrôle_législatif . Le soir du même jour, il annonce ses décisions à ses sujets, au nom d’un « nous », dont on ne saura jamais s’il est de majesté ou s’il renvoie aux choix collectifs et débattus d’un #exécutif. Ce « je-nous » annonce donc le #reconfinement de toute la métropole, avec la fermeture des écoles. Je propose de déduire de ces décisions les trois #échecs de Macron, qui correspondent à trois #fautes, lesquelles sont directement en rapport avec la démesure qui caractérise le personnage, #démesure encouragée par la fonction et notre #constitution épuisée. Quand faire le #bilan d’une politique se résume, de facto, à la caractérologie de son Auteur, on se dit qu’il est grand temps de changer de République et d’en finir avec le #présidentialisme.

    Le premier échec de Macron roi, c’est le reconfinement de toute la métropole avec ses conséquences en termes de #santé_mentale, de #précarisation accrue pour les plus pauvres et les classes moyennes, et d’aggravation de la #crise_économique. L’engagement pris à de multiples reprises de ne pas reconfiner nationalement n’a jamais été accompagné de la politique qu’un tel choix exigeait. Macron a mis tout le pays dans une #impasse. Le reconfinement est la conséquence directe de ce choix. La décision de laisser filer l’#épidémie fin janvier, - dans un contexte de diffusion des variants, avec l’exemple anglais sous les yeux, et contre l’avis de toute la #communauté_scientifique -, a été, littéralement, criminelle. Macron était parfaitement informé de la flambée qui aurait lieu mi-mars. Nous y sommes.

    Le second échec de Macron roi, distrait et appuyé par son fou préféré dans son obstination à ne #rien_faire pour sécuriser sérieusement l’#Éducation_nationale, aura été la #fermeture contrainte des #écoles et le prolongement du semi-confinement des étudiant.es, qu’il convient de ne pas oublier : les dégâts sont pour elle et eux sans fin, que certain.es aident à réparer : https://blogs.mediapart.fr/parrainer-un-e-etudiant-e/blog/260221/parrainer-un-e-etudiant-e-pour-entrer-dans-le-monde-dapres-appel-ten. En plus des scandales des #masques, des #tests et des #vaccins, Macron et son gouvernement sont en effet directement comptables d’une #inaction incompréhensible. Monté sur son « cheval à phynances », Macron roi a certes arrosé les entreprises de centaines de milliards, mais n’en a dépensé aucun pour l’#Hôpital, l’École, l’#Université, la #Recherche et plus généralement la #sécurisation_sanitaire des #lieux_publics, parmi lesquels tous les lieux de #culture.

    Or, depuis bientôt un an, des chercheurs font la démonstration que des solutions existent (voir ici : https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/120121/rendre-l-universite-aux-etudiants-sans-attendre-les-decideurs ) et que la stratégie « #Zéro_Covid » est certainement la plus efficace et la plus propre à protéger des vies : voir par exemple les propositions concrètes de Rogue-ESR (https://rogueesr.fr/zero-covid). Pourquoi donc « une intelligence comme la sienne » ne parvient-elle pas à s’élever jusqu’à la compréhension que la #détection de la saturation en #CO2 d’un lieu fermé et l’utilisation de #filtres_Hepa sont des dispositifs techniques simples, efficaces et susceptibles de limiter la propagation du #virus ? Même des esprits infiniment plus bornés que le sien – Wauquiez par exemple (https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/covid-l-efficacite-des-purificateurs-d-air-contre-le-sa), qui dégage 10 millions pour des #purificateurs_d’air dans les écoles et lycées - ont parfaitement saisi au bout de 6 mois ce que Macron-Roi mettra deux ans à reconnaitre.

    Le troisième échec de Macron roi, le plus terrible, est le nombre de #morts, de vies brisées, de souffrances psychiques et physiques que des années de soins peineront à soulager. Bientôt 100 000 morts. Des légions de "covid longs", des enfants, des adolescents et des étudiants habités par l’angoisse de contaminer leur parents … Question : combien de milliers de vies auraient pu être épargnées, non pas seulement par des décisions énergiques fin janvier 2021, mais par un véritable #plan_d’action visant à apporter une sécurité sanitaire digne de ce nom, à toute la population ? Pourquoi 3000 #lits de #réanimation supplémentaires seulement maintenant et pas à l’été 2020, avant la seconde vague ? Pourquoi Zéro mesure technique et financière pour les #universités quand des étudiants se suicident ? Pourquoi Zéro vaccin pour protéger les enseignants ? Pourquoi faire si peu de cas de « La valeur d’une vie » (https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/260121/la-valeur-d-une-vie) ?

    L’analyse des causes de ces #échecs montre que ce ne sont pas des #erreurs, mais des #fautes politiques. Tout d’abord une gestion présidentialiste et autocratique de la #crise_sanitaire, couplée avec un virage idéologique vers l’extrême droite. Ensuite le refus de toute #politique_d’anticipation, qui est à concevoir comme une conséquence du « #en-même-temps » : le #laisser_faire néolibéral du macronisme se conjugue avec un retrait massif de l’#Etat et un affaiblissement de la #Fonction_publique. Enfin la #gestion_sanitaire de Macron roi a pris lors de cette épidémie la forme d’un #pari : s’accoutumer au virus, #vivre_avec, le laisser filer permettra peut-être d’éviter un #confinement. Le pari au lieu de la #raison et de la #délibération, le jeu avec la science, le rêve de devenir un savant, l’adulation de Raoult, Macron roi devenu « l’expert », l’épidémiologiste en chambre. La limite de cette folie est éthique : un #pouvoir, quel qu’il soit, ne peut pas parier des vies comme dans une partie de poker.

    A ces trois fautes correspondent trois marqueurs de l’identité politique de Macron roi : l’#opportunisme, le #jeu et le #cynisme. Macron est certainement le président le plus dangereux que nous ayons eu depuis Pétain. Il est le président qui aura consenti à la mort de dizaines de milliers de citoyen.ne.s, qui aura fait le lit de l’#extrême_droite et aura remplacé la politique par un jeu de roulette russe. Président hors de contrôle, il est devenu à lui seul le haut comité médical qu’il a institué. Il est devenu à lui seul tout le Parlement. Il est devenu sa propre caricature. Le Roi et le fou du Roi. Seul en son Palais, "divertissant son incurable ennui en faisant des paris avec la vie de ses sujets"*.

    Pascal Maillard

    Père Ubu s’interrogeait ainsi : « Le mauvais droit ne vaut-il pas le bon ? ». Il parait que sous la plume de Jarry cette question rhétorique renvoyait au cynisme politique de Bismarck.

    * L’expression est de l’écrivain Yves Charnet, dans un livre à paraître.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/010421/macron-roi

    #macronisme #Macron #France #covid #coronavirus #Blanquer

  • Updated Cochrane review assesses how accurate rapid #tests are for detecting #COVID-19 | EurekAlert! Science News
    https://www.eurekalert.org/pub_releases/2021-03/w-ucr032421.php

    There are large differences in the accuracy of different brands of test, with very few meeting the World Health Organization (WHO) minimum acceptable performance standards.

    [...]

    The percentage of people with COVID-19 who were correctly identified varied between brands and also depended on whether manufacturers’ instructions for using the tests were followed. For people with symptoms of COVID-19, correct identification across test brands ranged from 34% (Coris Bioconcept assay), to 58% (Innova assay), and up to 88% (SD Biosensor STANDARD Q assay) of infected people. The WHO have established performance standards for tests that identify infection in people with symptoms. To meet these standards, a test must be able to correctly identify at least 80% of people with infection and correctly exclude infection in 97% of people who are not infected.

    To illustrate their results the researchers looked at the effect of two of the better performing brands of test (Abbott Panbio and SD Biosensor STANDARD Q ) in people with symptoms (75% to 88% of COVID-19 cases correctly identified) and in people who did not have symptoms (49% to 69% of COVID-19 cases correctly identified).

    In a population of 1000 people with symptoms where there are 50 people with COVID-19, we would expect that about 40 people would be correctly identified as having COVID-19 by rapid tests, and between 6 and 12 cases of COVID-19 would be missed. Between 5 and 9 positive test results would turn out to be false positives.

    The true number of cases of COVID-19 is likely to be lower in mass testing of people without symptoms. In a population of 10,000 people with no symptoms, where 50 people really had COVID-19, between 24 and 35 people would be correctly identified as having COVID-19, and between 15 and 26 cases would be missed. We would expect the tests to return between 125 and 213 positive results and between 90 and 189 of those positive results would be false positives.

  • #Moruroa_files.
    Enquête sur les essais nucléaires français dans le #Pacifique

    Un héritage empoisonné

    Leucémie, lymphome, cancer de la thyroïde, du poumon, du sein, de l’estomac… En Polynésie, l’héritage des essais nucléaires français est inscrit dans la chair et dans le sang des habitants. Le #strontium a grignoté les os, le #césium s’est concentré dans les muscles et les organes génitaux, l’#iode s’est infiltré dans la thyroïde.

    L’histoire de cette catastrophe sanitaire et environnementale largement méconnue a débuté le #2_juillet_1966. Ce jour-là, l’#armée_française procède au #tir_Aldébaran, le premier des 193 essais tirés pendant trente ans depuis les atolls nucléaires de Mururoa et #Fangataufa, à 15 000 km de la métropole. Le premier, aussi, d’une série de #tests parmi les plus contaminants du #programme_nucléaire français : les #essais_à_l’air_libre. Entre #1966 et 1974, l’armée a procédé à 46 #explosions de ce type.

    Disclose et #Interprt, en collaboration avec le programme Science & Global Security de Université de Princeton, aux Etats-Unis, ont enquêté pendant deux ans sur les conséquences des #essais_atmosphériques en Polynésie française. A l’aide de milliers de documents militaires déclassifiés, de centaines d’heures de calculs par ordinateur et de plusieurs dizaines de témoignages inédits, cette enquête démontre pour la première fois l’ampleur des #retombées_radioactives qui ont frappé ce territoire vaste comme l’Europe. Elle dévoile également comment les autorités françaises ont tenté de dissimuler l’impact réel de cette campagne dévastatrice pour la santé des populations civiles et militaires.

    D’après nos calculs, environ 110 000 personnes ont été dangereusement exposées à la #radioactivité, soit la quasi-totalité de la population des archipels à l’époque.

    Le 18 février 2020, l’#Institut_national_de_la_santé_et_de_la_recherche_médicale (#Inserm) a publié un rapport très attendu sur « les conséquences sanitaires des essais nucléaires » en Polynésie française. Aux termes de cette étude, les auteurs concluent que les « liens entre les retombées des essais atmosphériques et la survenue de #pathologies_radio-induites » sont difficiles à établir, faute de données fiables. Et ces deniers de souligner l’absolue nécessité d’« affiner les estimations de doses reçues par la population locale et par les personnels civils et militaires ». C’est précisément ce que nous nous sommes efforcés de faire dans le cadre de cette #reconstitution indépendante. Bien loin de l’opacité et des mensonges que l’Etat s’efforce d’entretenir depuis un demi-siècle.

    https://moruroa-files.org/fr
    #Moruroa #cancers #nucléaire #Polynésie #France #essais_nucléaires #Polynésie_française #santé #thyroïde #Disclose #santé #environnement

  • #Université : une entreprise adepte de l’#optimisation_fiscale décroche le #marché des #tests_d’anglais

    Le gouvernement vient de confier l’organisation de #tests d’#anglais à l’université à une entreprise à la légitimité contestée, immatriculée à #Chypre et adepte de l’optimisation fiscale, pour plus de 8 millions d’euros par an. Au grand dam du corps enseignant.

    Dans les #facs vidées par le Covid-19 et qui se sentent abandonnées par l’État, l’attribution d’un #marché_public, fin décembre, a fait l’effet d’une petite bombe chez les enseignants en langue. L’objet de ce marché estimé à plus de 8 millions d’euros par an : l’organisation de tests et #certifications en anglais pour des centaines de milliers d’étudiants en licence, BTS ou DUT.

    Si quatre entreprises s’affrontaient au départ, le duel final a opposé #ETS_Global, une société qui fait référence (à l’origine du célèbre test #Toefl), à #PeopleCert, une entreprise fondée par un homme d’affaires grec et inconnue de la quasi-totalité des linguistes en France.

    Si ETS Global était devant, PeopleCert a cassé ses tarifs de 34,72 % pendant la phase de négociation avec le ministère de l’#enseignement_supérieur, d’après nos informations, pour emporter finalement le contrat.

    « La première chose que j’ai faite quand j’ai entendu ce nom, c’est d’aller voir leur site, qui comporte des fautes d’orthographe que je reprocherais à mes étudiants ! », raille Alexandra Sippel, maîtresse de conférences en cultures anglo-saxonnes à l’université Toulouse-Jean-Jaurès.

    Le choix de l’État est d’autant plus étonnant que PeopleCert pratique l’optimisation fiscale agressive, selon des documents consultés par Mediapart.

    #PeopleCert_International_Limited, l’entité qui a signé avec le ministère, est la société de tête d’un groupe qui en compte une dizaine (à Athènes, Londres, Istanbul ou Dubaï). Elle est immatriculée à Chypre, #paradis_fiscal européen très prisé, notamment des oligarques russes.

    C’était, lors de sa création, une société « boîte aux lettres » basée à l’adresse d’un cabinet de domiciliation chypriote. Elle contrôle deux sociétés britanniques, mais qui ne salarient que 8 personnes.

    En réalité, l’essentiel du travail est effectué par les sociétés grecques du groupe, dont la principale, #PeopleCert_Global_Services, employait 210 personnes en 2017 – en Grèce, le salaire minimum est presque deux fois moindre qu’en France.

    Étonnamment, PeopleCert Global Services réalisait seulement 412’000 euros de résultat pour 9,2 millions de chiffre d’affaires en 2018, tandis que la coquille chypriote #PeopleCert_International engrangeait 3,4 millions d’euros de profits.

    Il faut dire que les statuts de l’entité grecque autorisent deux des directeurs (dont le fils du fondateur) à effectuer « le transfert de n’importe quelle somme d’argent illimitée » vers les autres sociétés du groupe. En clair, le montage semble conçu pour transférer artificiellement les profits vers ce paradis fiscal.

    Entre 2015 et 2019, PeopleCert International a accumulé plus de 15 millions d’euros de bénéfices à Chypre, où le taux habituel de l’impôt sur les sociétés n’est que de 12,5 %, soit trois fois moins qu’en France.

    PeopleCert répond qu’aujourd’hui « plus de dix personnes sont employées dans les bureaux à Chypre, un État membre de l’UE ». « PeopleCert respecte la législation de chaque pays où il est implanté, en particulier la législation comptable, et y paie les impôts et taxes correspondants », indique #Frédéric_Borne, responsable du développement commercial de l’entreprise pour l’ouest de l’Europe.

    De son côté, le ministère de l’enseignement supérieur déclare à Mediapart que, Chypre étant membre de l’Union européenne, « l’implantation géographique du titulaire [du marché – ndlr] et de ses salariés n’a pas été prise en compte dans l’analyse des offres », car cela aurait été contraire au droit. Sur l’optimisation fiscale ? Aucun commentaire.

    Le fondateur grec du groupe, #Anastasios_Byron_Nikolaides, soigne aussi sa fiscalité personnelle. Entre 2011 et 2017, il contrôlait 100 % de PeopleCert International via des sociétés basées au #Liberia, remplacées en 2017 par une coquille offshore à Chypre, #PeopleCert_Holdings_Europe. Sollicité par Mediapart, il a refusé de répondre.

    Sa stratégie étonne d’autant plus qu’il répète à longueur d’interviews son attachement à la Grèce : ses parents, professeur d’anglais et institutrice, lui auraient inculqué le « philotimo », terme désignant le sens de l’honneur, du devoir, de la communauté.

    En 2018, il se félicitait de ne pas avoir abandonné son pays durement touché par la crise. « PeopleCert a fait ses preuves en maintenant non seulement son siège social en Grèce, mais aussi en y conservant des emplois ; aujourd’hui, plus de 90 % des employés de l’entreprise sont grecs », déclarait-il à Ritsa Masoura, présentée comme journaliste contributrice au Huffington Post Grèce, mais qui confie à Mediapart avoir travaillé deux ans pour PeopleCert.

    Les universitaires français apprécieront cette interprétation personnelle du « philotimo ». Ils sont nombreux, de toute façon, à s’élever contre le principe même de cette « #privatisation » des tests d’anglais. De quoi s’agit-il, exactement ?

    Jusqu’en 2018, chaque étudiant était libre de passer ou non une évaluation pour attester son niveau en langue (en plus de son diplôme) et de l’inscrire sur son CV. Il pouvait opter pour un dispositif public et gratuit (#le_Cles), ou bien pour le fameux #Toeic (organisé sur les campus, mais aux frais des candidats), ultra-populaire dans les écoles d’ingénieurs et les formations professionnalisantes.

    Puis Édouard Philippe, premier ministre, a décidé qu’une certification en langue serait obligatoire pour toute une série de diplômes (licence, BTS, DUT…) et a jugé indispensable de contracter avec un prestataire privé, au motif que le Cles manquerait de reconnaissance internationale.

    Depuis, la communauté universitaire est vent debout, dénonçant ici « une gabegie annoncée », là « une démonétisation des enseignements et diplômes accrédités par l’État », ou encore une « atteinte au plurilinguisme ». En septembre dernier, quinze associations de professeurs de langue ont lancé un #recours devant le #Conseil_d’État contre les textes rendant ces certifications obligatoires.

    Fin janvier, les mêmes ont attaqué l’attribution du marché à PeopleCert. « La question de la légitimité de cette entreprise se pose, de même que la question de la pertinence des critères d’attribution du marché et des modalités de sélection de l’entreprise retenue », écrivent-elles dans un communiqué.

    « Conclu sans montant maximum », le marché est reconductible tacitement chaque année jusqu’en 2024. Or, s’il s’agit de tester 22 000 étudiants en 2021, le volume doit gonfler à 281 000 étudiants « minimum » sur l’année universitaire 2023-2024. D’après les estimations de deux maîtresses de conférences, le coût pour l’État pourrait alors dépasser 32 millions d’euros par an. « [C’est] la moitié de l’enveloppe supplémentaire dévolue en 2020 à l’amélioration des conditions de vie étudiante », pointent-elles.

    Compte tenu de l’arrivée récente de PeopleCert dans l’univers des langues, sa victoire n’a fait qu’alimenter la controverse.

    Si la firme affirme avoir fait passer 7 millions d’examens dans 189 pays, elle ne précise pas la part de tests de langue dans ce total. Or, PeopleCert s’est construit en donnant des formations aux entreprises, aux particuliers ou aux ministères en cybersécurité, marketing digital ou management. Et s’il s’est ensuite fait un nom dans les certifications, c’est surtout en informatique et management.

    Plutôt que de développer son offre, PeopleCert a fondé son #business sur le rachat de certifications développées par d’autres. Depuis 2018, il distribue #Itil, une certification en gestion des services informatiques développée par un ancien organisme public anglais. En septembre, PeopleCert a acquis l’association américaine #IASSC et sa certification #Lean_Six_Sigma, populaire pour améliorer les performances des entreprises, récupérant ainsi de prestigieux clients comme Amazon, BMW, Cisco ou l’armée américaine.

    L’entreprise a adopté la même stratégie pour se diversifier dans les langues, avec sa marque #LanguageCert. Alors qu’il peinait jusqu’en 2015 à être reconnu dans le milieu universitaire, PeopleCert a ainsi acquis « toute la #propriété_intellectuelle et le matériel d’évaluation connexe pour les qualifications d’anglais de #City_&_Guilds, l’un des organismes de récompense les plus anciens et les plus prestigieux du Royaume-Uni », comme il le précise dans un dossier de présentation envoyé au corps enseignant français, le 1er février.

    Pour asseoir sa légitimité, PeopleCert s’est aussi payé un grand nom du secteur : #Michael_Milanovic, ancien PDG de #Cambridge_Assessment, qui baigne dans le milieu depuis plus de quarante ans.

    « Ils veulent se crédibiliser, mais leurs certifications en anglais sont des coquilles vides, confie Brice*, sous le couvert de l’anonymat, figure du secteur qui a côtoyé de près PeopleCert. On y voit bien leur philosophie : une plateforme qui délivre des examens créés par d’autres, mais pas un organisme de recherche et développement. Où sont les employés qui développent les items des tests de langues, où sont les psychomotriciens et statisticiens qui valident que la notation évalue bien ce qu’elle est censée évaluer ? »

    Cambridge Assessment et le leader du marché, #ETS_Global, emploient des dizaines de chercheurs pour développer et améliorer en permanence leurs systèmes de certification. Un coût que s’épargne PeopleCert avec sa stratégie de rachat.

    Malgré tout, le bilan de LanguageCert reste maigre, avec seulement une poignée de contrats signés ces dernières années : un au Royaume-Uni avec l’agence des visas et de l’immigration, et trois en Espagne, avec la région de Madrid, l’Andalousie et l’#université_Carlos-III.

    Et en #France ? L’entreprise a fait passer « 15’000 certifications pour l’année 2020, majoritairement par l’intermédiaire de ses 90 organismes de formation agréés sur 170 lieux d’examen », expose PeopleCert. Sans préciser s’il s’agit de tests d’anglais.

    Pour tenir le rythme, la société va devoir changer de braquet, puisque le marché signé avec le ministère prévoit la délivrance de 636’000 tests minimum sur quatre ans, soit un rythme annuel dix fois plus élevé que le total des tests réalisés en 2020 par la société en France.

    Le vice-président de la Société des anglicistes de l’enseignement supérieur, Cédric Sarré, s’interroge : « Ont-ils des examinateurs accrédités en France ? Des centres d’accréditation ? Leurs certifications sont-elles déjà utilisées par d’autres universités ? À ce stade, nous n’avons pas d’informations. »

    Responsable commercial de l’entreprise pour l’Europe de l’Ouest, Frédéric Borne répond que les étudiants auront le choix entre un test papier ou par ordinateur et que la surveillance des examens se fera au sein des universités, avec un chef surveillant dans chaque établissement pour vérifier le bon déroulé des tests.

    « Tous les services réalisés en France seront payés en France à des Français déployés sur le terrain », ajoute-t-il. Sans préciser si les corrections se feront en Grèce, pays où se trouve la grande majorité des salariés de PeopleCert.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/150221/universite-une-entreprise-adepte-de-l-optimisation-fiscale-decroche-le-mar

  • France’s nuclear colonial legacy in Algeria

    President Emmanuel Macron’s recent statement that a “memories and truth” commission will be established to look into the history of the French colonisation of Algeria, has led to much public discussion over this bloody legacy. And in this context, the absence of apologies or offers of reparations by the French state has not gone unnoticed.

    One area of particular contention in this process is the ongoing and detrimental effects of France’s nuclear testing in Algeria, conducted throughout the 1960s.

    France conducted its first nuclear test known as the “#Gerboise_Bleue” in February 1960 in the Sahara Desert - an atomic bomb that was four times the strength of Hiroshima. A total of 17 tests were carried out, four of them atmospheric detonations, and 13 underground.

    Nuclear testing continued in the region until 1966, four years after the independence of Algeria from French colonial rule, due to a clause in the Evian Accords which were signed by the Provisional Government of the Algerian Republic (GPRA). The accords established the parameters for Algerian independence. The defeated colonial power demanded to be able to continue to destroy Algeria’s environment and poison its people.

    At the time of the tests, around 40,000 people lived in the affected area, and the tests had a horrific effect on these communities. Many were impacted directly, while others were poisoned over time due to the radiation. In fact, 60 years after Gerboise Bleue, babies are still being born with illnesses and malformations.

    The destruction caused to the land and animal species in the Sahara is also often overlooked. The radiation has caused a reduction in livestock and biodiversity as well as the vanishing of certain migratory birds and reptiles. The tests even led to the movement of sand dunes.

    “These nuclear tests need to be seen in the context of a cruel and inhuman colonial experience that was synonymous with expropriation, genocide, racism and pauperisation,” explains Hamza Hamouchene, co-founder of Algeria Solidarity Campaign and Environmental Justice North Africa.

    Nuclear waste remains in the region with the French state refusing to take action to - literally - clean up its (radioactive) mess. The International Campaign to Abolish Nuclear Weapons (ICAN) called on the French government to take responsibility for the long-term damage that it has caused.

    In a report last year, the Nobel Peace Prize winning group highlighted that, “The majority of the waste is in the open air, without any security, and accessible by the population, creating a high level of sanitary and environmental insecurity”.

    In addition to all of this, Algeria is still waiting to be told where the toxic waste was buried, a demand that ICAN also stressed. Jean-Claude Hervieux, a French electrician who worked on the nuclear testing efforts in Algeria told DW, “When we left Algeria, we dug large holes and we buried everything”.

    Furthermore, doubt continues to shroud all the facts related to these and other colonial crimes committed by the French state as they scrambled to maintain power over Algeria, and later refused to even acknowledge the chapter in the country’s history. Important archives pertaining to the 132 years of occupation are yet to be returned or made public, for example.

    Mustapha Khiati, president of the National Foundation for Health Progress and Research Development (FOREM) in Algeria, states that France had actually conducted 57 nuclear tests. In addition to the 17 tests, which are often mentioned, another 35 took place in Hammoudia in the Reganne region of the Sahara, and five nuclear experiments in In Ecker.

    The list of colonial horrors linked to these tests includes rounding up Algerians from internment camps and prisons and tying them to pillars to analyse the impact of nuclear explosions on their skin.

    The victims of France’s nuclear tests were not limited to Algerians (then and now). The French government also faced backlash from former soldiers and settlers involved in the nuclear tests that were being conducted in Algeria. Veterans from the French colonisation of Polynesia have similarly since suffered the consequences of participating in these operations with little to no protection.

    The French nuclear test veterans’ association Aven, forced the state to recognise the suffering caused to some 150,000 military personnel. Despite decades of denying that the tests led to their infertility and illnesses, the government introduced a bill that would compensate these victims.

    Algerians, however, are yet to even receive a basic recognition for the consequences of these events. Just one Algerian among hundreds has reportedly been compensated so far.

    This all adds further clarity as to why Macron decided not to apologise or pay reparations for the colonial crimes committed by his Republic: Not only would the reparations be considerable, but they would involve generations of Algerians who continue to be plagued by the consequences of France’s desperate attempt to be recognised as a leading world power in the second half of the 20th century.

    As Hamouchene aptly stated, it’s not enough simply “denouncing these colonial and neo-colonial legacies, and raising awareness for the people whose health, bodies, land and livelihoods have been sacrificed in order to accumulate wealth and concentrate power […] we need to address these issues through a justice lens and through democratic and reparative ways (moral and material reparations)”.

    Given Macron has chosen “truth” as a key theme within the commission on French colonisation of Algeria, whether he will completely avoid recognition of this dark chapter - among many others - is yet to be seen.

    Nevertheless, let’s not hold our breath. Macron has been tactical in how he has approached the “reconciliation” that he has supposedly committed to with the Algerian state. He offers symbolic but broadly irrelevant gestures, and makes sure to avoid anything that could impact France’s economic and political grip (past, present and future) in North Africa.

    Returning the skulls of those Algerians barbarically killed for resisting French colonisation is meaningless in the face of the continued suffering and death of the earth, people and species in the Sahara desert at the hands of the same barbarians. The French left no trace of their “civilising mission”, despite their claims. Only death and destruction. Without recognition and reparation, that legacy will continue to live on.

    https://english.alaraby.co.uk/english/comment/2021/2/12/frances-nuclear-colonial-legacy-in-algeria

    #Algérie #nucléaire #colonialisme #colonisation #tests_nucléaires #Sahara #désert #bombe_atomique #déchets_nucléaires #Aven

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    En lien avec cela, sur seenthis :
    – Le #film #documentaire #At(h)ome : https://seenthis.net/messages/819398
    – « Sous le sable, la #radioactivité ! » : https://seenthis.net/messages/873214

  • Le gouv se bouge enfin, après 6-8 mois à se faire tirer l’oreille, sur les tests salivaires ; mais pas trop fort quand même hein, PCR (des crachats ou prélèvements salivaires) en labo ; et pas trop vite, à la rentrée ; et pas pour tout le monde, ça vise plutôt les élèves et les étudiants.

    EasyCov est toujours bloqué, en pratique, réservé aux cas particuliers qui ne supportent pas le nazopharingé ; la HAS l’a pourtant validé fin novembre, après avoir tergiversé plus de 4 mois ; c’est un test rapide, simple et fiable, made in France, remboursé par la sécu depuis janvier.

    Un esprit chagrin trouverait incroyable cette politique obscurantiste de bloquage systématique des outils de mesure. En Belgique, à Liège, ils ont déployé des tests salivaires gratos anonymes sur leur campus (30000 personnes) le 28 septembre ; ils reprennent le 8 février.

    https://www.humanite.fr/tests-salivaires-annonces-par-le-gouvernement-quel-impact-sur-le-depistage-

    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_30-000-tests-salivaires-a-l-universite-de-liege-la-methode-permettant-de

    https://www.uliege.be/cms/c_13333003/fr/reprise-des-tests-salivaires-a-l-uliege-a-partir-du-8-fevrier

    #tests_salivaires

  • #Vu_d’Allemagne. La #crise du #Covid rend inéluctable la réforme de l’État français

    En France, les nombreuses #bourdes dans la gestion de la crise due au Covid ont eu raison de l’#Etat_central, observe ce quotidien allemand : des #hiérarchies vieilles de plusieurs siècles sont désormais remises en question.

    Le président Macron s’est trouvé un nouveau mot : #piloter*, qui signifie “gouverner”, “prendre le commandement”. À l’entendre, on dirait qu’en cas de situation difficile il suffit que le chef tourne la barre d’une main tranquille pour que l’État et la société suivent le nouveau cap sans difficulté.

    Angela Merkel a dû elle aussi avoir récemment des moments où elle a rêvé que tout le monde la suive sans maugréer, même ces entêtés de ministres-présidents des Länder.

    Comme elle, Macron traverse à nouveau des temps difficiles. Pendant cette #pandémie, la France apparaît régulièrement en #mauvaise_posture dans l’étrange course internationale au nombre de #contaminations, #taux_d’incidence, #tests et #vaccinations. Et si leur voisin allemand a pu récemment déplorer son #fédéralisme, les Français commencent de plus en plus à désespérer de la centralisation de leur État.

    L’année 2020 a apporté les dernières preuves que celui-ci se trouve en pleine #crise_existentielle. Pendant que Macron parle de #pilotage, la société française se demande s’il y a vraiment un pilote dans le cockpit.

    L’#incompétence spectaculaire de l’État

    Le pays est désormais convaincu que l’État s’est révélé d’une incompétence spectaculaire depuis le début de la #crise_sanitaire. L’#élite française à la formation si parfaite, qui est admirée et imitée dans de nombreuses parties du monde, a collectivement échoué à un point qui fait paraître les problèmes de l’Allemagne presque ridicules à côté.

    Que cela concerne les #masques, les tests, les #tenues_de_protection et maintenant les #seringues, le chantier de la pandémie ressemble à un #dépotoir_chaotique. Le gouvernement a beau chercher à faire croire qu’il gère la crise de façon rationnelle et systématique, ce n’est souvent qu’une affirmation creuse. Dix jours après le début des vaccinations en Europe, 370 000 personnes avaient été vaccinées en Allemagne contre 7 000 en France.

    (...)

    https://www.courrierinternational.com/article/vu-dallemagne-la-crise-du-covid-rend-ineluctable-la-reforme-d

    #France #réforme #Etat #coronavirus #covid-19 #gestion_de_crise #centralisation

    #paywall

    ping @karine4

    • #gouvernance (?)

      Le terme de gouvernance est à la mode. Et pourquoi s’en étonner ? La gouvernance désigne un concept commode. Une idée descriptive de la réalité, mais aussi un idéal normatif associé à la transparence, à l’éthique, à l’efficacité de l’action publique. La gouvernance devient dès lors un mot-talisman paré de tous les fantasmes associés à l’action publique, tout en revêtant le vocabulaire rassurant de l’objectivité technique. Le mot « gouvernance » fait sérieux tout en promettant des lendemains qui chantent aux théoriciens de l’action publique. Ce faisant, le discours de la gouvernance fait l’objet d’une double confusion. La première tient aux vertus qui lui sont associées, la seconde aux défauts qui lui sont imputés.

      https://www.cairn.info/revue-interdisciplinaire-d-etudes-juridiques-2010-2-page-207.htm

  • Catherine Hill, épidémiologiste : « Changer l’heure du couvre feu ne va pas changer grand chose » - France Inter 14/01/2021 – YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=WYgjp98Q_A0

    Interview de 14 minutes qui couvrent remarquablement les différents sujets chauds - en dehors de l’anecdotique passage de 20 h à 18 h mis en avant dans le titre…

    à peu près dans l’ordre (sans le minutage)
    • les indicateurs pertinents
    • les effets (ou pas) des mesures
    • court plaidoyer pour l’éradication (méthode : confinement et tests massifs)
    • acceptabilité
    • stratégie de vaccination
    • variant anglais
    • écoles (!)
    • stratégie de test

    (au passage, le groupement (pooling) est une stratégie qui fonctionne bien pour les cas à faible incidence ; elle a été développée pour le HIV)

  • Affaire Pfizer-Nigeria : les victimes attendent toujours leur dédommagement Jeune Afrique 03 février 2011

    https://www.jeuneafrique.com/31695/economie/affaire-pfizer-nigeria-les-victimes-attendent-toujours-leur-d-dommagem

    L’accord signé le 30 juillet 2009 entre Pfizer et l’Etat nigerian de Kano n’a pour l’instant abouti à aucun versement aux familles des victimes présumées d’un essai clinique pratiqué par le laboratoire pharmaceutique en 1996 sur plusieurs centaines d’enfants. Quelque 35 millions de dollars sont en jeu.

    Des parents avec leurs enfants sourds et muets devant la haute cours de justice de Kano en 2008
    Depuis plusieurs années, Ali Yako assure que les médicaments administrés à son fils de quatre ans par Pfizer, numéro un mondial de la pharmacie, dans le cadre d’essais cliniques destinés à soigner sa méningite, l’ont rendu sourd avant d’entraîner sa mort. Mais dix-huit mois après la signature d’un accord entre le géant américain et l’Etat nigérian de Kano, portant sur plusieurs millions de dollars de dédommagement, Yako et les victimes présumées de cet essai attendent toujours leurs indemnités, bloquées par une bataille judiciaire autour de tests ADN voulus par le laboratoire.

    « Nous nous sentons manipulés et abandonnés à la fois par Pfizer et par le gouvernement de l’Etat de Kano », a déclaré récemment Yako lors d’une cérémonie d’inauguration d’un hôpital pédiatrique financé par Pfizer. « Nous sommes laissés de côté », a-t-il ajouté.

    Certaines familles de victimes accusent la firme pharmaceutique d’avoir volontairement retardé le paiement des compensations. Pfizer s’en défend, en assurant que ces retards sont liés au bras-de-fer portant sur les tests ADN. D’après le laboratoire, ces tests sont nécessaires pour identifier les victimes présumées, le nombre de personnes ayant déposé plainte dépassant de loin celui des personnes concernées par l’essai clinique.

    Garde fou
    « Le recueil des tests ADN est un garde-fou – intégré dans l’accord de dédommagement – pour garantir autant que possible que les fonds soient versés uniquement à ceux à qui ils sont destinés », a indiqué le géant pharmaceutique à l’AFP.

    Pfizer a pratiqué des essais cliniques en 1996 sur plusieurs centaines d’enfants et nourrissons pendant une épidémie de méningite et de rougeole dans l’Etat de Kano, situé dans le nord du Nigéria. Selon le laboratoire, l’épidémie avait tué près de 12.000 personnes et touché plus de 100.000 autres en six mois. Pfizer assure avoir avoir obtenu l’accord des autorités nigérianes pour cet essai et précise qu’environ 200 enfants ont été impliqués dans les tests, dont la moitié ont été soignés avec son antibiotique Trovan (trovafloxacine).

    « Les résultats de cette étude ont clairement prouvé que le Trovan a aidé à sauver des vies », estime la compagnie. Mais Médecins sans frontières (MSF), qui s’était efforcée à l’époque de soigner les victimes de l’épidémie de méningite au Nigeria, a durement critiqué Pfizer. « Quand les employés de MSF ont pris conscience de ce que faisait Pfizer, ils ont été scandalisés par les pratiques de la société », a déclaré l’organisation humanitaire dans un communiqué.

    Un arrangement de 75 milliards de dollars
    Selon les autorités nigérianes, les essais cliniques de Pfizer ont entraîné la mort de 11 enfants et des dommages physiologiques sur des dizaines d’autres, dont des problèmes de surdité, de cécité et de paralysie. En juillet 2009, après deux ans de bataille juridique, Pfizer et l’Etat de Kano avaient annoncé un accord à l’amiable de 75 millions de dollars.

    Cet accord prévoyait un dédommagement de 35 millions de dollars pour les victimes et 30 millions pour la construction d’un hôpital pédiatrique, en échange d’un arrêt des poursuites contre le géant américain par le gouvernement de Kano. Chaque famille de victime devait recevoir 175.000 euros de compensation et les dix derniers millions devaient couvrir les frais judiciaires de l’Etat de Kano.

    En mai 2010, le cabinet d’avocats Streamsowers & Kohn, qui représente les familles de 192 victimes, a toutefois annoncé que celles-ci rejetaient l’offre de dédommagements, en raison de tests ADN de Pfizer. Les avocats font valoir que ces tests ne sont pas accompagnés d’une vérification indépendante.

    #pfizer #niger #Afrique #cobayes #enfants #tests #trovan #cobaye #santé #covid-19 #france #coronavirus #médecine #essai_clinique #big_pharma #vaccin #santé_publique #pharma #essais_cliniques #sante #méningite #fric

  • LE VIRUS FAIT CORPS EN NOUS-MÊME

    Le virus n’est pas un ennemie envahisseur à combattre et à vaincre, car c’est perdu d’avance. Des virus il y en a partout, on en a des millions dans le corps, ils sont en nous-même et on apprend toujours à vivre avec. Vouloir les combattre c’est se détruire.


    Le danger de l’épidémie n’est pas la contagion mais la peur et la psychose mortifère que les médias et les politicards génèrent. Ce n’est pas un problème de vaccins, de prolifération, de gouttelettes, de protection, de distanciation, de confinement, de restriction des libertés, de maintien de l’ordre et de répression, mais bien une question de vitalité, d’environnement propice, de prévention, de médicaments et de soins, de qualité des soins dans de bonnes conditions...


    Il s’agit maintenant de libérer la médecine de la corruption qui la gangrène, de libérer la recherche scientifique de l’emprise de la finance et de la main mise des trusts pharmaceutiques, d’émanciper la population de la dictature de l’État et de la marchandise par sa libération.


    Toujours ingouvernable


    --

    _#Coronavirus #Covid19 #Vaccins #Soins #Tests #PCR #OGM #Épidémie #Pandémie #Virus #Masques #Distanciation_

  • #Covid-19 : ce que l’on sait de la nouvelle souche plus contagieuse du coronavirus - AFP
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/20/covid-19-ce-que-l-on-sait-de-la-nouvelle-souche-plus-contagieuse-du-coronavi

    Le Royaume-Uni a informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la propagation « jusqu’à 70 % » plus rapide de la nouvelle souche, selon le premier ministre, Boris Johnson.

    (...) Le ministre de la santé britannique, Matt Hancock, a estimé dimanche 20 décembre que cette variante était « hors de contrôle » , justifiant ainsi le #reconfinement de Londres et d’une partie de l’Angleterre, reconfinement qui pourrait selon lui durer jusqu’à la mise en place généralisée de la campagne de vaccination.

    « Nous devions reprendre le contrôle, et la seule manière de le faire est de restreindre les contacts sociaux », a déclaré Matt Hancock sur Sky News. « Ce sera très difficile de garder [cette souche] sous contrôle jusqu’à ce qu’un vaccin soit déployé », a-t-il ajouté. La nouvelle #souche du virus serait apparue mi-septembre, soit à Londres soit dans le Kent (sud-est), selon lui.

    Un virus plus contagieux, mais pas plus de mortalité constatée

    [...]

    L’information « concernant cette nouvelle souche est très préoccupante », renchérit le Pr Peter Openshaw, immunologiste à l’Imperial College de Londres et cité sur le site du Science Media Centre, notamment parce qu’ « elle semble de 40% à 70% plus [fortement] transmissible ». « C’est une très mauvaise nouvelle », ajoute le Pr John Edmunds, de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, (...). Pour autant, « rien n’indique pour le moment que cette nouvelle souche cause un taux de mortalité plus élevé ni qu’elle affecte les vaccins et les traitements. Toutefois, des travaux urgents sont en cours pour confirmer cela », ajoute Chris Whitty.

    Une souche qui gagne du terrain

    Le conseiller scientifique du gouvernement britannique, Patrick Vallance, avait estimé samedi 19 décembre que cette nouvelle variante du Sars-CoV-2, en plus de se propager rapidement, devenait aussi la forme « dominante » dans les régions concernées, ayant entraîné « une très forte hausse » des hospitalisations en décembre.
    Cet avis s’appuie sur le constat d’une « augmentation– laquelle semble être causée par la nouvelle souche – très forte des cas de contamination et des hospitalisations à Londres et dans le Sud-Est, par rapport au reste de l’Angleterre ces derniers jours », indique Paul Hunter, professeur de médecine à l’université d’East Anglia, lui aussi cité par le Science Media Centre.

    « Les coronavirus mutent tout le temps »

    Sur sa page Facebook, le généticien français Axel Kahn a rappelé que, à ce jour, « trois cent mille mutants de CoV-2 ont été séquencés dans le monde ». [d’autres, épidémiologistes, disent 4 000 variants séquencés, n’ai pas vérifié, ndc] La nouvelle souche porte notamment une mutation, nommée N501Y, dans la protéine du spicule du coronavirus, (la pointe qui se trouve à sa surface et lui permet de s’attacher aux cellules humaines pour les pénétrer). Selon le Dr Julian Tang, de l’université de Leicester, « cette mutation N501Y circulait déjà sporadiquement bien plus tôt cette année et en dehors du Royaume-Uni : en Australie en juin-juillet, aux Etats-Unis en juillet et au Brésil en avril ».

    (...) « Le plus important est de chercher à savoir si ce variant a des propriétés qui ont un impact sur la santé des humains, les diagnostics et les vaccins » . Comme le relève le Pr Axel Kahn :
    « Plus il y a de virus produits – et donc de personnes infectées –, plus il y a de mutations aléatoires, et plus grande est la fréquence de mutations avantageuses pour le virus. »

    L’association entre un nombre si élevé de mutations fait également dire à certains spécialistes que le virus aurait pu évoluer non seulement en sautant d’un hôte à l’autre, mais aussi au sein des cellules d’un même patient, qui aurait hébergé longtemps le SARS-CoV-2. Quoi qu’il en soit, comme un génome viral ne cesse de se transformer et d’évoluer, vivre avec le virus suppose qu’il faille vivre aussi avec les annonces relatives à ses inquiétantes mutations.

    Bon, beaucoup de « semble-t-il »... Mais si l’AFP publie une info qui met en cause la politique sanitaire française, ce n’est peut-être pas pour rien.

    De ce que j’avais vu, les mutations du virus étaient jusqu’ici infinitésimales, n’invalidaient ni les tests ni les vaccins, n’étaient pas non plus davantage contagieuses ou mortelles. Sauf que même à taux de mortalité constant, sans politique de suppression du virus, une contagiosité fortement accrue c’est davantage de risques de saturation/débordement des systèmes de santé, donc de mortalité (prises en charge au rabais, déprogrammations).

    Pendant ce temps, scènes d’exode à Londres avant le reconfinement, Eurostar et avions partent de GB vers le reste du monde.

    Cet excellent entretien (de juin dernier mais passé inaperçu ici) avec Isabelle Stengers aborde les mutations de virus, la crise des systèmes de santé et bien d’autres questions de façon très éclairante https://seenthis.net/messages/892363

    Edit

    L’Allemagne rejoint la liste des pays - Autriche, Pays-Bas, Belgique, Italie - qui interrompent les voyages depuis le Royaume-Uni. En France, un conseil de défense a lieu en ce moment sur la variante du Covid19
    https://www.lefigaro.fr/societes/inquiets-de-la-nouvelle-variante-du-covid-19-des-pays-coupent-leurs-liaison

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté appelé ses membres en Europe à « renforcer leurs contrôles ». Selon l’OMS, outre « des signes préliminaires que la variante pourrait être plus contagieuse », la variante « pourrait aussi affecter l’efficacité de certaines méthodes de diagnostic », là aussi selon « des informations préliminaires ». Il n’y a en revanche « aucune preuve d’un changement de la gravité de la maladie », même si ce point fait aussi l’objet de recherches.

    Pour autant, les scientifiques n’ont pas encore réussi à prouver en laboratoire que ce dernier est effectivement plus contagieux.
    https://www.lesechos.fr/monde/europe/coronavirus-ce-quon-sait-de-la-nouvelle-souche-apparue-au-royaume-uni-12756

    « Tout peut être expliqué par une expansion spontanée du virus, similaire à celle observée en France, en Allemagne ou en Suède, observe Patrick Berche, membre de l’Académie de médecine et ancien directeur général de l’Institut Pasteur à Lille.

    #mutation #contagiosité #protéine_Spike #spicule

    • Mutant coronavirus in the United Kingdom sets off alarms but its importance remains unclear
      https://www.sciencemag.org/news/2020/12/mutant-coronavirus-united-kingdom-sets-alarms-its-importance-remains-unc

      #Christian_Drosten, a virologist at Charité University Hospital in Berlin, says that was premature. “There are too many unknowns to say something like that,” he says. For one thing, the rapid spread of B.1.1.7 might be down to chance. Scientists previously worried that a variant that spread rapidly from Spain to the rest of Europe—confusingly called B.1.177—might be more transmissible, but today they think it is not; it just happened to be carried all over Europe by travelers who spent their holidays in Spain. Something similar might be happening with B.1.1.7, says Angela Rasmussen, a virologist at Georgetown University. Drosten notes that the new mutant also carries a deletion in another viral gene, ORF8, that previous studies suggest might reduce the virus’s ability to spread.

      Une incertitude de plus. Bien que l’hypothèse de variants plus dangereux demeure (oui, ça nous pend... au nez), pas de vérification pour l’heure, y compris dans ce cas, comme le disait il y a peu @arno https://seenthis.net/messages/891532

      Par ailleurs, il semble qu’en France on séquence si peu le virus qu’il faille attendre des recherches faites ailleurs toute avancée de la connaissance sur ses mutations (avec dans la presse nawak, entre 4 000 et 300 000 variants identifiés, par les spécialistes les plus éminents). Au pays des Lumières éteintes, ca doit être comme les masques en mars dernier, sans intérêt.

    • Neuf questions sur le nouveau variant du SARS-CoV-2 observé au Royaume-Uni
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/12/21/neuf-questions-sur-le-nouveau-variant-du-sars-cov-2-observe-au-royaume-uni_6

      Appelé VUI-202012/01 (variant under investigation n° 1 du mois de décembre 2020), ce variant du SARS-CoV-2 présente au total 17 mutations de son génome par rapport au coronavirus qui avait été séquencé en janvier 2020 à Wuhan.

      Huit de ces 17 mutations impliquent la protéine de spicule présente sur la surface du virus, celle-là même qui donne au virus sa forme de couronne et qui lui permet d’infecter certaines cellules humaines (porteuses du récepteur ACE2).

      Parmi elles, deux sont surveillées de près en raison de leur emplacement stratégique sur la protéine de spicule : N501Y et P681H. Ces deux mutations ont été observées indépendamment l’une de l’autre depuis plusieurs mois, mais n’ont jamais été combinées avant la détection de ce variant.

      A cela s’ajoutent six mutations supplémentaires qui n’engendrent pas un changement de composition des protéines correspondantes, ce qui aboutit à 23 changements génétiques au total. Ce nombre est inédit par rapport à ce qui avait été observé auparavant : selon une étude publiée dans Annals of Surgery début novembre, le génome du SARS-CoV-2 accumule une à deux mutations par mois, un rythme deux fois moins élevé que celui de la grippe et quatre fois moins élevé que pour le VIH.

      On ne peut cependant pas vraiment parler de nouvelle souche [à l’inverse de l’article du même journal cité plus haut, ndc], car le nombre de mutations reste faible par rapport à la taille du génome du virus (23 sur 29 903 nucléotides), et que le comportement et les caractéristiques du virus n’ont pas changé. Il est pour l’instant plus adapté de parler de « #variant ».

      Quand et où est apparue cette mutation ?

      Le consortium Covid-19 Genomics UK (COG-UK), qui s’occupe de la surveillance et du séquençage des mutations du SARS-CoV-2 au Royaume-Uni, a formellement nommé ce variant le 13 décembre à la suite d’une hausse des cas dans le sud-est de l’Angleterre. Mais les premiers génomes porteurs des mutations spécifiques à ce lignage de virus (nommé B.1.1.7) ont été identifiés le 20 septembre dans le Kent et le 21 septembre dans le Grand Londres.

      Un nombre important de mutations ont été observées chez des patients #immunodéprimés, chez qui l’ARN du coronavirus reste détectable environ deux à quatre mois. Cette durée est suffisante pour que la population virale présente une plus grande diversité génétique. Il est donc possible, selon le rapport des chercheurs du COG-UK publié le 19 décembre, que ce lignage soit apparu chez un patient immunodéprimé atteint chroniquement du Covid-19.

      [...]

      « Les modélisations préliminaires montrent une forte association entre la présence de ce nouveau variant dans le Kent, les régions du sud-est de l’Angleterre et l’incidence en hausse de Covid-19 », écrivent les épidémiologistes du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) le 20 décembre. Elle n’est encore qu’une corrélation, non une cause, de l’accélération de l’épidémie dans ces régions.

      Ce qui est notable, en revanche, c’est que ce variant du virus est devenu dominant dans les cas détectés en quelques semaines. A Londres, ce variant était responsable de 28 % des infections début novembre et de 62 % au 9 décembre.

      De plus amples observations, in vitro et in vivo, sont nécessaires pour déterminer si ce nouveau variant a acquis des propriétés qui le rendent plus transmissible. Une des mutations connues, N501Y, est suspectée d’améliorer nettement la stabilité de la liaison chimique entre le virus (précisément le domaine de liaison de sa protéine de spicule) et le récepteur ACE2, la porte d’entrée du virus dans les cellules humaines, selon des travaux publiés dans la revue Cell en août 2020 et confirmés chez la souris un mois plus tard.

      « Les données dont on dispose aujourd’hui sont épidémiologiques, mais des données virologiques sont indispensables pour mieux caractériser ce variant et ses éventuelles conséquences sur les infections et la #vaccination, souligne Vincent Enouf, directeur adjoint du centre de référence des virus respiratoires de l’Institut Pasteur. Nos collègues anglais sont en train d’isoler ces nouveaux virus [sur des malades]. Ensuite, ils les mettront au contact d’une collection de sérums provenant de patients infectés à différents moments de l’épidémie, voire de personnes vaccinées. Grâce à une technique dite de microneutralisation, on pourra vérifier pour chacun des types de sérum si les anticorps neutralisent ou pas ce variant anglais. Les résultats devraient être connus d’ici environ une semaine. »

      (...)« Il n’existe aucune preuve que le nouveau virus est plus ou moins dangereux. Malheureusement, nous allons devoir attendre et voir si les hospitalisations et les décès évoluent dans un sens ou un autre pour le savoir », a expliqué Simon Clarke, professeur de microbiologie à l’université de Reading, au Science Media Center britannique.

      (...) « Pour le moment, il n’existe aucune preuve suggérant que ce vaccin ne soit pas efficace contre la nouvelle variante », a déclaré lundi Emer Cooke, la directrice générale de l’Agence européenne des médicaments, en donnant le feu vert au produit développé par Pfizer-BioNTech. Sur Europe 1, le ministre de la santé, Olivier Véran, a expliqué que « les anticorps développés par les deux principaux vaccins qui arrivent, Pfizer-BioNTech et Moderna, ne ciblent pas cette zone mutée du virus ».

      C’est aussi la conclusion de travaux publiés dans la revue Cell en septembre par une équipe chinoise, qui ont montré que cette mutation N501Y n’avait pas eu, chez les souris, d’effet sur la capacité neutralisante ou la quantité des anticorps fabriqués contre le virus.

      Les mutations du gène codant la protéine de spicule concernent 9 nucléotides sur les 3 821 que contient le gène au total. Les vaccins produisent des anticorps dont l’action neutralisante est dirigée contre de nombreuses régions de la protéine de spicule. Même si on ne peut l’exclure, ce risque est jugé très limité.
      « L’idée du vaccin est que la protéine Spike dans son ensemble est montrée à votre système immunitaire et vous apprenez donc à en reconnaître de nombreuses parties différentes », explique Emma Hodcroft, épidémiologiste à l’université de Berne interrogée par l’AFP. Du coup, « même si quelques parties changent, vous avez toujours toutes les autres parties pour reconnaître » le virus, selon elle.

      Ce variant circule-t-il déjà en France ?

      Lundi 21 décembre, aucun cas positif avec ce nouveau variant n’avait été détecté en France et les cas repérés ailleurs en Europe sont limités : selon le rapport de l’ECDC du 20 décembre, 20 cas avaient été identifiés au Pays de Galles au 14 décembre, 9 au Danemark, 3 aux Pays-Bas et un en Australie. Les médias belges ont rapporté quatre cas.

      Il n’est pas étonnant que le variant ait été observé au Royaume-Uni et au Danemark, deux pays où les efforts de #séquençage à partir des prélèvements de tests positifs sont importants et continus.
      « On ne sait pas si on va tenir très longtemps sans identifier ce nouveau variant en France. Il serait utile que les personnes rentrées d’Angleterre récemment se fassent tester et que ce nouveau variant soit recherché », relève le virologue Vincent Enouf, en précisant que les laboratoires qui séquencent les virus du Covid (dont le laboratoire de référence de Pasteur) partagent leurs données sur la base internationale Gisaid, ce qui permet de repérer rapidement l’apparition de nouvelles mutations.

      D’autres chercheurs estiment cependant que le travail de séquençage est relativement dispersé entre plusieurs acteurs (IHU de Marseille, CNR Pasteur, services de virologie des CHU, etc.), qui ne se partagent pas les séquences obtenues et ne mettent pas en commun leurs efforts pour identifier les lieux et moments où apparaissent les variants en circulation. Une désorganisation qui « conduit à diminuer très fortement l’impact de ce travail », selon une note rédigée par plusieurs chercheurs du collectif FranceTest à l’intention du ministre de la santé, Olivier Véran, à sa demande et transmise lundi 21 décembre à Emmanuel Macron. Ces chercheurs appellent à la création d’un consortium national appelé Senticov, « qui aurait la tâche de mettre en place le séquençage permanent des génomes viraux ».

      Les tests PCR peuvent-ils le détecter ?

      Les scientifiques britanniques ont rapporté que la mutation génétique spécifique sur les 69e et 70e acides aminés de la protéine de spicule (protéine S) observée avec ce variant pouvait être « manquée » par certains #tests_RT-PCR et ainsi donner un résultat négatif lors du dépistage.

      Dans leur rapport, les experts de l’ECDC recommandent de ne plus se fier uniquement aux RT-PCR ciblant le gène de la protéine S « pour la détection primaire de l’infection au SARS-CoV-2 », car « les mutations sont plus susceptibles de se produire dans ce gène ». Mais d’autres tests PCR peuvent détecter le virus en ciblant d’autres régions dans le génome, qui sont insensibles au variant. Le gouvernement britannique a indiqué que les « tests pouvaient être adaptés rapidement pour répondre à ce nouveau variant ».

      Edit Après les avertissements d’arno, un rappel par @kassem, citant Antoine FLAHAULT
      https://seenthis.net/messages/892557

      Durant les épidémies de virus émergents un peu longues, les mutations du virus sont souvent sur-interprétées pour expliquer l’évolution de la situation épidémiologique.

    • Les scientifiques britanniques ont rapporté que la mutation génétique spécifique sur les 69e et 70e acides aminés de la protéine de spicule (protéine S) observée avec ce variant pouvait être « manquée » par certains #tests_RT-PCR et ainsi donner un résultat négatif lors du dépistage.

      Plusieurs connaissances ont eu depuis octobre des symptômes correspondants aux nombreux symptômes potentiels du virus, mais avec des retours de tests négatifs.

    • Le Doc, @Le___Doc
      https://twitter.com/Le___Doc/status/1344422158844497922

      50% d’augmentation des cas en une semaine en Angleterre , +15% d’hospitalisations. 1000 décès en 24h.
      Ce que l’on sait, c’est que le variant B117 prédomine désormais, à 80%. Pour le reste...

      une #variante + contagieuse de 50%, c’est une bien plus mauvaise nouvelle qu’une variante 50% + mortelle
      https://seenthis.net/messages/893449

  • L’art de la sélection impartiale selon la HAS : test salivaires ? non merci !

    univadis / 14 déc. 2020

    Les experts de la HAS (Haute Autorité de Santé) ont examiné lʼensemble des études cliniques (recherche sur les bases de données Pubmed, Embase, MedRxiv et BioRxiv) permettant de déterminer si cette alternative est recevable, compte tenu du niveau dʼexigence de lʼinstitution à lʼégard des tests diagnostiques du SARS-CoV-2 (sensibilité clinique de 80% et spécificité clinique de 99%). Cette mise à jour nʼinclut pas les travaux portant sur le test EasyCOV (technique intégrée sur prélèvement salivaire permettant de ne pas passer par des machines de laboratoire).Des 202 études consultées (sur titre et résumé), ils nʼen ont dʼabord retenu que onze, puis en ont sélectionné seulement deux parmi elles. Et de ces deux, ils nʼont finalement sélectionné quʼune seule, du fait du nombre insuffisant de patients inclus dans lʼautre... La conclusion nʼest pas encourageante. Aucune étude « probante et pertinente » nʼa pu être trouvée [...]

    https://files.slack.com/files-pri/TSJDKS71D-F01GEJC72KH/download/covid-19___espoir_douche___pour_les_tests_salivaires_rt-lamp_hors_syste

    https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-12/synthese_rt-lamp_salivaire_sars-cov-2.pdf

  • Avec les brigades sanitaires du Covid-19 : « Les gens ont de plus en plus de mal à accepter les consignes »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/12/14/les-gens-ont-de-plus-en-plus-de-mal-a-accepter-les-consignes-avec-les-brigad

    Au printemps, la Sécurité sociale a mis en place des centres d’appels où des conseillers sont chargés du suivi des malades de l’épidémie et du traçage des cas contacts. A Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord, ils jouent un rôle sanitaire et social déterminant.

    Sullyvan Massy Notebaert jette un coup d’œil rapide à l’écran de son ordinateur. Les noms des malades à appeler en priorité apparaissent. Son casque sur les oreilles, le jeune homme compose un numéro. Il adopte le ton aimable d’un vendeur de parfums. Sauf que c’est du #Covid-19 qu’il doit parler, avec une sexagénaire dont le test s’est révélé positif. La dame s’applique à répondre aux questions de Sullyvan.

    Son histoire avec la maladie est simple, presque banale. Elle s’était confinée chez sa fille et son gendre. Le gendre a été atteint le premier, puis sa fille quelques jours plus tard. Comme elle « regarde les informations à la télévision » , la dame a fait sa valise pour rentrer rapidement chez elle. Après avoir consulté son médecin traitant, elle s’est fait tester le lendemain. C’était son tour. Ça ne l’a pas étonnée, elle commençait à tousser, à se sentir fiévreuse.

    A Sullyvan, elle jure n’avoir « pas vu un chat » depuis son retour dans son appartement. Pas de cas contact à prévenir, donc. Pour faire ses courses, le conseiller l’incite à utiliser le drive ; elle y avait déjà pensé. De toute façon, ses placards sont pleins, « comme si j’avais anticipé le truc », s’amuse-t-elle. La conversation dure encore une dizaine de minutes, la malade fait traîner. A plusieurs reprises, elle glisse qu’à son âge ce n’est pas facile le célibat et la solitude. « Au moins, vous pouvez vous isoler plus facilement ! », plaisante Sullyvan.

    Elle en rit volontiers, mais quelque chose la chiffonne : « On faisait tous très attention, les distances, le masque, le gel, nous sommes des personnes responsables, je ne comprends pas comment on l’a attrapé. » « Vous n’avez pas à vous en vouloir, répond Sullyvan, soucieux de la déculpabiliser, il n’y a pas de risque zéro. » Le jeune homme finit par raccrocher en répétant : « Ça va bien se passer, ne vous inquiétez pas. » Il sourit. L’entretien s’est déroulé de façon idéale : une malade coopérative, informée, aimable. « La plupart des gens sont comme ça », tient-il à préciser.

    Rôle à multiples facettes

    Sullyvan Massy Notebaert, 25 ans, est l’un des 10 000 agents formés par la #Sécurité_sociale au suivi des malades et au suivi de #cas_contacts pour éviter la propagation du virus. Ici, à Villeneuve-d’Ascq, l’un des quatre centres que compte le département du Nord (2,6 millions d’habitants), ils sont plus d’une centaine à se relayer ainsi, sept jours sur sept, derrière les téléphones ; trente de plus travaillent de chez eux.

    Leur mission : convaincre les malades de s’isoler, prévenir les cas contacts et les inciter à faire de même. Mais aussi informer, orienter les précaires et les fragiles, ceux pour lesquels le virus entraîne des souffrances en cascade (perte d’emploi, dépression, violence, isolement…). Rassurer également, lutter contre les « fake news », jouer tout à la fois le rôle de conseiller médical, d’assistant social et de psychologue.

    L’ancien premier ministre Edouard Philippe les avait surnommés les « brigadiers ». Ici, le terme ne plaît guère. « Trop militaire, trop anxiogène, juge Karine Brillault, la responsable de la plate-forme. Nous sommes là pour aider, on veut être sympathiques. » Elle préfère le terme de « conseiller » ou le neutre « collaborateur », très en vogue dans le monde du travail.

    « Ne pas trop se faire balader »

    Quand le gouvernement a demandé à l’Assurance-maladie de se mettre au #traçage des cas contacts, au moment du déconfinement de mai, [pffff..., ndc] l’institution a dû s’adapter à toute vitesse et monter des centres d’appels à travers le pays. « Nous avons eu dix jours pour faire face dans l’urgence et créer de nouveaux services, se souvient Hélène Saumitou Laprade, directrice adjointe de la Caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) du Nord. On a dû mettre en place un système qui permette d’aller plus vite que la diffusion du virus pour briser la chaîne de contamination. Ce n’est pas dans notre ADN premier de gérer une crise sanitaire, on a dû innover. » En plus de l’appel au volontariat en interne, il a fallu recruter. « On cherchait des têtes bien faites, des jeunes qui savent s’exprimer correctement, qui maîtrisent l’informatique et ont le sens du contact », explique Mme Brillault.

    M. Notebaert, diplômé en master de sciences politiques – au chômage depuis que le magasin de vêtements dans lequel il travaillait a fermé avec le confinement –, avait le profil idéal, le genre à pouvoir gérer des situations complexes après une seule petite journée de formation. A quelques mètres de lui, Adam Delory, 25 ans, col roulé sombre et sourire lumineux, a également vite compris ce que l’on attendait de lui : « Il ne faut pas trop se faire balader par le patient, ne pas le laisser prendre la main sur la discussion, car on a des messages essentiels à faire passer, et savoir s’adapter aux situations. Si on entend un enfant en bas âge pleurer derrière, par exemple, il faut aller à l’essentiel. »

    Au début de l’été, les équipes étaient prêtes, mais le virus, lui, se faisait tout discret. « C’était la drôle de guerre, on attendait, mais il ne se passait rien, raconte Baptiste Marchand, directeur santé de la CPAM du Nord. Quand la deuxième vague a éclaté, au moins, nous étions prêts. » Après des semaines exténuantes, les agents commencent enfin à souffler avec le ralentissement de l’épidémie.

    L’outil informatique s’est perfectionné, eux-mêmes se sont rodés. « Au début il y avait des bugs, certaines personnes étaient appelées plusieurs fois, d’autres pas », reconnaît Mme Brillault. Aujourd’hui, alors que l’ensemble du processus – la fameuse stratégie « tester, tracer, isoler », mise en place au printemps – s’est amélioré (mise à disposition des #tests, réduction des délais d’attente des résultats, meilleure transmission des données par les labos), l’Assurance-maladie peut se targuer de contacter 94 % des #malades entre quatre et vingt-quatre heures après leur résultat.

    La confusion règne

    Ici, à Villeneuve-d’Asq, nous ne sommes pas dans un #centre_d’appels comme ceux des produits commerciaux. « On n’est pas là pour vendre des doubles vitrages », résume Adam Delory. Chaque conseiller a devant lui un calendrier en carton, pour calculer les dates de période d’isolement et de contagiosité en fonction des contaminations, des premiers symptômes, du résultat des tests. Il dispose aussi d’un épais script de sujets à aborder, qui évolue au gré des consignes venues d’en haut. Dernière en date : « Faire la promotion de l’application TousAntiCovid ».

    Autre particularité, ils peuvent consacrer le temps qu’ils veulent à un appel. « J’ai eu une dame furieuse au téléphone, car son fils avait reçu un résultat positif six jours après avoir fait le test, se souvient Kevin Quelquejeu, 28 ans, vêtu d’une salopette et d’un peu discret pull de Noël. Elle était très angoissée, car il avait subi une lourde opération l’année précédente. Elle pleurait beaucoup, je suis restée avec elle une heure et quart au bout du fil, à la fin ça allait mieux. »

    Les questions les plus fréquentes tournent autour de la durée de l’#isolement, de la contagiosité, des personnes asymptomatiques, des tests, de l’immunité. « Pour beaucoup, ce n’est pas clair, poursuit sa collègue Céline Turpin, élégante infirmière de 40 ans. Entre ce qu’ils entendent dans les médias, chez leur médecin, à la pharmacie ou chez leurs voisins, ils sont un peu perdus. » Il faut dire que, depuis des mois, tout et son contraire, ou presque, a été dit au sujet de la pandémie. Sur la période d’isolement, entre les quatorze jours annoncés au départ, puis les sept jours, beaucoup de patients n’y comprennent plus rien. Mais plutôt que de parler d’ « informations contradictoires », ici on préfère évoquer « l’évolution des directives ».

    « On sent le ras-le-bol qui monte »

    Le plus difficile : convaincre les gens de rester à l’isolement. Les cas contacts ont du mal à se plier aux règles, surtout lorsqu’ils en sont à leur deuxième ou troisième fois. La veille de notre arrivée à Villeneuve-d’Asq, Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de rendre obligatoire l’isolement, une hypothèse évacuée depuis. Le vaste open space, avec ses bureaux disposés en marguerite, bruisse de cette déclaration. Contraindre les gens à rester chez eux, ici, personne n’y croit. « Impossible à mettre en œuvre », estime-t-on. Evidemment, tous savent que certains malades mentent et continuent à sortir.

    L’isolement pose de nombreux problèmes, économiques, sociaux et psychologiques. « Certains entrepreneurs testés positifs nous disent : “Je dois retourner travailler, je ne peux pas laisser mes salariés seuls, je connais les gestes barrières, je porterai un masque et je resterai dans mon bureau”, explique Céline Turpin, l’infirmière qui a intégré la plate-forme après s’être portée volontaire dans une structure hospitalière, lors de la première vague. Il faut essayer de les convaincre. Et quand on repère des problèmes sociaux qui empêchent l’isolement, on oriente sur des numéros d’aide. »

    A quelques bureaux du sien, Nathalie Ruszczynski, infirmière également, gère une situation complexe au téléphone. Une patiente explique avoir bénéficié d’un #arrêt_maladie en tant que cas contact. Entre-temps, elle a été dignostiquée positive et a donc de trois #jours_de_carence pour son arrêt. Une double peine, selon elle. « Je comprends », assure son interlocutrice tout en lui rappelant que c’est la règle : les cas contacts ne perdent pas de salaire, les « covidés » si…

    « Il faut toujours rester calme, tout en étant ferme, dit la conseillère. Ils doivent sentir que ce qu’on dit est la consigne officielle, sinon la confiance n’est pas là. Les gens ont de plus en plus de mal à accepter les consignes, ça dure depuis si longtemps… Ils sont angoissés aussi, quel que soit leur âge ou leur situation sociale. » « Ils saturent, renchérit Kevin Quelquejeu, qui a atterri ici après la fermeture de Disneyland Paris, où il enchaînait les CDD depuis quatre ans. On sent le ras le bol qui monte à l’approche de Noël. » Chacun des conseillers s’est fait raccrocher au nez au moins une ou deux fois – rien de bien grave sur des milliers d’appels. De l’avis de tous, les malades sont plutôt avides de discussion. Les plus hostiles aux mesures gouvernementales, eux, ne répondent pas au téléphone.

    Stratégies de communication

    Pour convaincre leurs interlocuteurs de s’isoler, les agents misent sur la persuasion, voire la culpabilisation. Des éléments de langage leur ont été donnés. Le mot « protection » fait ainsi figure de formule magique. « Ce sont des techniques de communication, assume Karine Brillault. Celle de l’écoute active désamorce beaucoup de colères. »

    L’apparente connivence aussi. « Je les caresse dans le sens du poil, confie en souriant Adam Delory. Si quelqu’un me dit qu’il veut retourner travailler, je lui réponds que je le comprends, que je ne l’oblige à rien. Comme ça, il baisse la garde et je peux le convaincre plus facilement en faisant appel à son sens des responsabilités. Une alliance doit se créer entre eux et nous. Ce job, c’est à 70 % de la psychologie. »

    Pour Kevin, le jeune homme si optimiste qu’il porte des pulls de Noël dès novembre, « il ne faut surtout ne pas être dans le jugement, ne pas faire de reproches ». Lui aussi a sa technique pour calmer les énervés ou les récalcitrants : « Je leur dis : “Je suis là pour vous faire des recommandations, pas pour vous fliquer. On est tous dans la même situation, moi aussi, j’en ai marre de ce confinement”. » « Même si on ne déplace pas des montagnes, j’ai l’impression de servir à quelque chose », ajoute-t-il, satisfait de « l’expérience humaine » qu’il vit depuis septembre. Mais, quand on l’interroge sur son avenir, il n’hésite pas une seconde : dès que la situation sanitaire le permettra, il retournera travailler à Disneyland.

    Toujours aucun article d’ensemble à ma connaissance sur les #agents_de_santé de terrain, et pas de plateforme, à l’exception de quelques papiers sur #covisan à Paris et un peu en IDF. Or, à part la Nouvelle Zélande et l’Australie où je ne sais quelle a pu être leur rôle, je vois pas un seul pays qui ai réussi quelque chose contre le covid qui n’en ai pas employé/utilisé un grand nombre (y compris sous la forme des "comités de quartier" de la dictature chinoise). Et ce dans un pays champion des CDD où on nous bassine depuis 40 ans avec l’exigence de flexibilité. L’âne gouvernemental n’a pas soif de #santé_publique.

  • Comment sécuriser les #universités vis-à-vis de l’épidémie ?

    Comment éviter de nouvelles vagues épidémiques sans restreindre ni les libertés publiques ni l’activité sociale ? Comment faire en sorte que les universités, ainsi que les autres lieux publics, ne participent pas à la circulation du virus ? Nous examinons ici l’état des connaissances sur les voies de contamination pour formuler des préconisations à mettre en œuvre de toute urgence .

    Le coronavirus se transmet principalement par voie respiratoire. Une personne atteinte du Covid et symptomatique, émet en toussant des gouttelettes de salives entre 50 microns et 1 mm, chargées en virus . Les porteurs symptomatiques ou asymptomatiques, en parlant ou simplement en respirant, émettent de plus petites gouttes porteuse de particules virales, entre la centaine de nanomètre, ce qui correspond à la taille du virus, et 5 microns. Ces deux types de gouttelettes ont des comportements hydrodynamiques différents . Les grosses gouttelettes produites par la toux retombent sur le sol après un vol de l’ordre du mètre. Lorsqu’on les respire, elles se déposent, du fait de leur inertie, sur les parois des voies respiratoires. Les petites gouttelettes produites par la toux, par la parole, par le chant ou par la respiration ont une faible inertie et suivent l’écoulement de l’air. En conséquence, elles peuvent rester suspendues en aérosol dans l’air, entraînées par ses mouvements turbulents. Lorsqu’on les respire, elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires. Seules des gouttelettes de petites tailles peuvent ainsi aller jusqu’aux alvéoles pulmonaires . Une dizaine d’études de cas ont montré des contaminations par voies aérosol. Cela a été confirmé par des études sur des modèles animaux. On estime maintenant que 50% au moins des contaminations sont dues aux porteurs asymptomatiques, ce qui implique des gouttes transportées en aérosol. Du reste, 4 personnes sur 5 se montrent incapables de savoir précisément dans quelles circonstances elles ont été contaminées.

    https://www.youtube.com/watch?v=x_HcZyz1pFQ

    #ESR #université #sécurisation #contamination #facs #vidéo #voie_aérosol #modélisation #goutelettes #épidémie #repas #coronavirus #covid-19 #toilettes #aérosolisation_fécale #masques #salles_de_cours #chaînes_épidémiques #tests #transmission #lieux_collectifs #ventilation #niveau_de_ventilation #respiration #tutoriel #CO2 #VMC #fenêtres #transmission_aéroportée #purificateurs_d'air #filtres_HEPA

    ping @simplicissimus

  • Du bon usage des #tests pour réduire la circulation du #coronavirus en #Ehpad

    Ce que je décris est une situation réelle, et je pense qu’elle est même fréquente, mais je n’ai d’information que sur un seul Ehpad, ce qui rend difficile toute conclusion générale. Par ailleurs je précise que je n’ai aucune expertise médicale reconnue.

    Un de mes proches parents est résident dans un Ehpad, le seul Ehpad que je connaisse. Pour cette raison, je reçois régulièrement des bulletins de suivi de la situation épidémique et des mesures éventuellement prises par l’établissement (et probablement par tous ceux du même groupe), notamment en ce qui concerne l’utilisation de tests de dépistage du #covid-19 pour les résidents et les personnels.

    Sans entrer dans les détails, il apparaît que, systématiquement, les résidents sont dépistés avec des tests RT-PCR et les personnels avec des tests antigéniques. A ma connaissance les tests RT-PCR ont une très bonne sensibilité grâce à leur technique d’amplification, tandis que les tests antigéniques ont une sensibilité de l’ordre de 80% (norme minimale de la HAS) et apparaissent souvent dans la presse comme réputés peu fiables.

    Comme les tests antigéniques sont (à ma connaissance) moins chers, plus rapides, et d’utilisation plus simple, j’imagine que l’on aurait abandonné le PCR s’il n’était plus sensible, donc plus fiable pour détecter les personnes infectées. Les test PCR sont censés avoir une sensibilité de 99%, ce qui correspond à un faux négatif (malade non identifié comme tel) sur 100 malades soumis au test. Avec une sensibilité de 80%, un #test antigénique ne reconnaîtrait pas jusqu’à 20% des malades testés, soit un malade sur 5. Dans l’Ehpad que je considère, 8 salariés ont été touchés par le covid-19 depuis la fin du mois d’octobre 2020. Cela pourrait suggérer comme probable que 2 autres salariés touchés par la contagion n’ont pas été dépistés par le test antigénique.

    Ces remarques ne veulent pas dire que les tests antigéniques sont des outils inférieurs, mais seulement qu’il faut les utiliser de préférence dans les circonstances où leur qualités propres en font un meilleur outil. Ils sont par exemple mieux adaptés que les tests PCR pour faire des dépistages massif, comme ceux qui sont prévus à Charleville-Mézières, Le Havre, Roubaix et Saint-Étienne. Pour une tâche de dépistage donnée on choisit les tests en fonction des besoins, des contraintes, des disponibilités, et des qualités spécifiques à chaque type de test. Néanmoins les dépistages massifs cités utiliseront les deux sortes de tests. Cela sera probablement l’occasion de comparer statistiquement leur capacités, dans diverses conditions d’usage (mais ce dernier point na pas été mentionné dans les média).

    Dans le cas des Ehpads, le problème premier est de rendre les contacts avec l’extérieur aussi étanches que possible à la circulation du virus. Ce serait donc aux personnels qui circulent à l’extérieur (notamment pour aller chez eux) et aux malades qui sortent pour des rendez-vous médicaux, qu’il faudrait réserver les tests les plus sensibles, c’est-à-dire les tests RT-PCR. Et éventuellement à l’intérieur de l’Ehpad aux résidents les plus mobiles et sociables.

    Je ne comprends pas pourquoi on fait le contraire, et je soupçonne que c’est dû à une dispersion des décisions et responsabilités, sans que personne n’ait le souci de penser le problème globalement. Mais j’ai du mal à trouver l’information et les hiérarchies de responsabilité. En cherchant un peu, j’ai trouvé diverses références à des livraisons de tests antigéniques pour les personnels des Ehpad par les services de santé. Il n’y a par contre apparemment rien en ce qui concerne les résidents, sans doute parce qu’ils sont automatiquement traités avec les tests RT-PCR des labos habituels. Ce dimanche matin (13 décembre), les média ont diffusé les conditions de sortie de Noël des résidents des Ehpad, et le dépistage (PCR) obligatoire au retour. Cela laisse penser que rien n’était prévu auparavant.

    Une autre explication pourrait être que l’on veut réserver les meilleurs tests aux personnes les plus vulnérables. Mais ce serait là une lamentable naïveté. Une épidémie est une maladie collective, et tous seront mieux protégés si les tests sont mis en oeuvre là où ils sont les plus efficaces pour arrêter la maladie.

    Un dernier point que je voudrais mentionner est que les campagnes de dépistage systématique de l’Ehpad qui me concerne ont lieu en ce moment toutes les semaines, tant pour le personnel que pour les résidents, sans doute en raison de la découverte de résidents infectés. J’ai argué que, à fréquence égale, le dépistage par RT-PCR est plus fiable que par test antigénique. Par contre, il est probable que, avec une fréquence de dépistage plus grande, le test antigénique devienne la meilleure barrière de détection du virus. Pour plus de précision, il faudrait faire une analyse de la probabilité de détection d’un malade infecté tout au long de sa période contagieuse en utilisant un test antigénique avec une périodicité donnée. Mais je précise que ce n’est pas ce que fait l’Ehpad dont je parle.

    Il est possible que je me trompe. Mais en quoi ? Et si je ne me trompe pas, ce genre d’erreur peut coûter des vies humaines. Je suis sûr que le directeur de l’établissement fait ce qu’il peut, mais je doute qu’il soit formé pour gérer ce genre de situation. L’organisation de la politique de dépistage demande une technicité qui doit être documenté et gérée à un autre niveau.

    Qu’en pensez-vous ?

    • Je n’ai pas de réponse...
      On ne peut pas extrapoler qu’avec des tests antigéniques l’infection de 8 salariés Ehpad impliquerait que deux autres l’ont été.

      Il me semble que la procédure appliquée par le dirlo (PCR pour les résidents, antigéniques pour les salariés) est celle qui est préconisée par la HAS et l’ARS (ce qui dans bien d’autres cas n’est pas une garantie de sérieux).
      Ce n’est pas seulement une question (réelle) de fric, c’est aussi qu’il ya eu des moments où les tests PCR ne servaient rigoureusement à rien, comme du champagne balancé à la mer, tant leurs résultats arrivaient tard après la période plus forte contagiosité des covidés. De ce point de vue les antigéniques sont de bien meilleur rapport (malgré une plus grosse proportion de faux négatifs).

      Si je cherchais ça ici je taperais, _avec ou sans #_ , #test et #tests, #tests_antigéniques, voire #Ehpad dans la case « recherche » de la barre de menu (là, il suffit de cliquer sur ces mots avec leur hachetague pour voir ce qui est passé ici, ça suppose de vite parcourir des choses qui ne servent à rien pour ta question...).

      De toute façon, pour ne pas être « en retard » sur la réalité, il faudrait un test salivaire quotidien pour les soignants (c’est eux, et les familles, qui peuvent introduire le virus). Et ces tests là ne sont pas encore validés/pratiqués....

      Ce qui compte aussi beaucoup c’est de savoir à combien de moment le/la proche concerné/e voisine sans masque avec des transmetteur.e.s éventuels, si c’est le cas, et si ceux/celles-ci sont masqué.e.es ou pas (si lors de contacts des masques chirurgicaux sont présents de part et d’autre, c’est assez sûr en matière de réduction des risques). Et si les locaux sont suffisamment aérés. (et sorry pour le manque d’épicène...)

    • Vous affirmez :
      « On ne peut pas extrapoler qu’avec des tests antigéniques l’infection de 8 salariés Ehpad impliquerait que deux autres l’ont été. »
      Mais si le test antigénique manque statistiquement 1 malade sur 5, cela implique que, toujours statistiquement, pour un nombre n de malades dépistés, il y en a 25% de plus qui sont passés en faux négatifs. Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.

      Je n’ai pas trouvé de référence à une politique officielle (HAS ou ARS) de dépistage dans les Ehpad, autre que la livraison de tests antigéniques pour les personnels, et le dépistage RT-PRC des résidents au retour des sorties de Noël.

      Je n’ai rien dit sur le gaspillage massif des tests PCR dont je suppose que tout le monde est informé. Quand je suggère de les utiliser, c’est bien sûr en faisant l’hypothèse qu’ils sont utilisés proprement. De fait, les bulletins de l’Ehpad indiquent que les résultats des tests PCR pratiqués sur les résidents reviennent dans les 24 heures. Je suppose que dans ces conditions ils comparent favorablement avec les tests antigéniques, mais cela dépend sans doute de la sensibilité exacte des tests, et probablement de la fréquence des dépistages systématiques. Je suppose que quelqu’un a du faire une analyse théorique et des comparaisons chiffrées. Qui et où ? Mais s’il s’avère que, sous des conditions à préciser, le test antigénique est meilleur, ce devrait être aussi le cas pour les résidents de l’Ehpad. Tout cela devrait être publié de façon lisible depuis longtemps.

      Les tests salivaires quotidiens seraient effectivement une bonne solution, mais il n’y a apparemment pas grand’chose au point. Je ne sais ou en est le test Abbott qui était sorti au mois d’août aux USA, pour $5 le test, prétendument avec une précision de 97%. Ceci dit, on peut augmenter l’efficacité de tous les tests en augmentant leur fréquence.

    • Aplatir la courbe, par tous les moyens nécessaires ?
      Claude-Alexandre GUSTAVE publie un fil de touit à ce sujet.

      https://threadreaderapp.com/thread/1336658789009928195.html

      Quel est le gros changement apporté par cette méthode ???
      La définition de « patient testé » est modifiée.
      Jusqu’au 08/12, la notion de « patient testé » tenait compte de l’historique complet des dépistages de chacun des patients...
      Tant qu’un patient restait négatif, il n’était comptabilisé qu’une seule fois.
      Il n’était à nouveau comptabilisé que si un nouveau dépistage devenait positif...
      Cette ancienne méthode avait le mérite de permettre le calcul d’un taux de positivité digne d’être qualifié « d’indicateur épidémiologique » !
      Pourquoi ?
      Simplement parce que cette ancienne méthode permettait de dénombrer les PATIENTS positifs parmi les PATIENTS testés !
      Ainsi, l’ancien taux de positivité était le reflet de la diffusion virale dans la communauté.
      Et c’est bien cela qui compte dans le suivi épidémiologique !...

      Avec la nouvelle méthode, la notion de « patient testé » change.
      Alors qu’avant, l’historique complet du patient était pris en compte, désormais seuls 60 jours précédents comptent.
      Le tableau ci-dessous montre l’impact de cette nouvelle définition.
      Et c’est là qu’il y a un couac...

      (...) Cette nouvelle méthode tend à « aplatir » la courbe du taux de positivité puisque les négatifs sont tous comptabilisés (même en doublons) alors que les positifs ne sont comptés qu’une seule fois sur 60 jours !

      #tests #prévalence_floutée

    • et en effet :
      https://www.santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19/coronavirus-chiffres-cles-et-evolution-de-la-covid-19-en-france-

      6,4% annoncé aujourd’hui avec cette note « explicative »

      Sur les 7 derniers jours consolidés, nombre de personnes testées positives en RT-PCR ou test antigénique parmi le nombre de personnes ayant eu au moins un test pendant cette période et qui n‘ont jamais été testées positives dans les 60 jours précédents.

  • Haute Autorité de Santé - #Covid-19 : la HAS se prononce sur les tests salivaires RT-LAMP et met à jour les indications des #tests_antigéniques
    https://www.has-sante.fr/jcms/p_3221157/fr/covid-19-la-has-se-prononce-sur-les-tests-salivaires-rt-lamp-et-met-a-jour

    La HAS est donc favorable à l’extension des indications des tests antigéniques, afin de les utiliser non seulement chez les personnes présentant des symptômes, mais également chez les personnes contact détectées isolément ou au sein de clusters.

    Le délai de réalisation du test antigéniques est le même que celui recommandé pour la RT-PCR, à savoir :

    – le plus tôt possible puis à 7 jours pour les personnes contacts à haut risque (au sein du même foyer qu’un patient contaminé) ;
    – à 7 jours après exposition pour les autres personnes contact (faible risque).

    Leur utilisation n’est en revanche toujours pas recommandée pour le dépistage de personnes asymptomatiques isolées, faute de données.

    En fonction de l’évolution des connaissances scientifiques, cette position sera susceptible d’être revue.

    • #Tests_antigéniques, Bio_Saiyan @SaiyanBio sur tw.
      https://twitter.com/SaiyanBio/status/1340958119946543104

      Quasi fin du dépistage en Auv-RA :
      1/ très peu de cas + lors de cette campagne (ou biais car les + sérieux dans les gestes barrières sont ceux qui sont venus ?)
      2/ confirmation des soucis « sur le terrain » des tests Ag : bcp de sites à 0% de + (parfois avec 500 pvt) MAIS :

      prélèvements au moins 5 cm moins profond que ce qu’il faudrait, srtt les gens pas formés directement par le labo
      et pb des sites itinérants à > 70% de positifs (non confirmés en PCR quand les gens sont revenus au labo le lendemain).

      On a mis dans les mains de « n’importe qui » et « n’importe où » ce genre d’outils qui va encore + perdre les gens. Au global, cela fait 5% de + chez les asymtpo, ce qui est énorme, mais c’est traduit comme une réussite par les politiques…

      Bio_Saiyan signale aussi : Tests antigéniques. Les laboratoires Biogroup mettent en doute la fiabilité des résultats
      https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/tests-antigeniques-les-laboratoires-biogroup-mettent-en-doute-la-fiabil

      Les résultats des tests de dépistage rapide du Covid-19 comportent non seulement « des faux négatifs », mais aussi « de nombreux faux positifs », affirme le groupe de biologie médicale.

      Le thermomètre des tests il est tout cassé. Mieux vaut regarder décès, réanimations et hospitalisations (merci @simplicissimus pour le suivi !).

    • Oui, la série des tests est trop sujette à «  interventions  » (changement de tests, de stratégie et, comme tu décris plus haut, à variabilité du protocole).

      Je me suis posé le même type de question quand les hospitalisations plafonnaient : la série pourrait décrocher du suivi du nombre de cas graves dans la mesure où, approchant de la saturation du système hospitalier, des interventions se produiraient, modifiant admissions et sorties.

      La moins sensible est donc les décès, avec l’inconvénient qu’on est vraiment situé tout au bout de la chaîne …

      Reste toujours l’interrogation sur la divergence entre les 2 sources sur les décès :
      • les décès quotidiens de l’Insee, avec leurs 10 jours de décalage, montrent une quasi disparition de la surmortalité
      • alors que les décès du covid à l’hôpital et en EHPAD restent à plus de 400 par jour, soit pas loin d’un module de graduation sur le graphique des données Insee…
      (peut-être conséquence de l’augmentation de début d’hiver des décès « normaux » de 2018-2019 que l’on perçoit assez nettement sur ce même graphique)

      https://seenthis.net/messages/892130

  • #Coronavirus update : #Tests_antigéniques : utilisation, validation, prélèvement. Podcast #66 du 24 novembre 2020 [partie 2]
    https://inf-covid.blogspot.com/2020/11/tests-antigeniques-utilisation.html

    Hennig : Monsieur Drosten, quelques considérations personnelles pour finir. Des gens que je connais disent, par exemple : « J’ai mal à la gorge et à la tête, mais cela ne peut pas être le corona parce que je n’ai ni fièvre ni toux. Ou aussi : "J’ai un rhume, mais mon médecin est sûr que ce n’est pas le virus." L’annonce de rester à la maison si vous présentez les plus petits symptômes n’a toujours pas été reçue par tout le monde ? Est-ce que ça correspond aussi à votre expérience ?

    Drosten : [...] j’entends exactement la même chose, que les gens décident d’eux-mêmes, que c’est juste une gorge irritée. Ils continuent de sortir, aller travailler comme si de rien n’était. [...] si vous n’êtes pas testé, vous devriez rester à la maison avec ce type de symptômes ces jours-ci. Vous ne devriez pas aller travailler. [...] par principe, n’allez pas dans des situations sociales avec des symptômes pour le moment. Même si c’est juste une gorge irritée ou un nez qui coule. [...] Vous êtes alors quelqu’un qui a des symptômes, vous êtes exactement dans cette zone où ces tests antigéniques sont les mieux adaptés. Ce serait d’autant plus confortable et important s’il était possible le plus tôt possible pour chaque personne lambda qui présente des symptômes mineurs d’obtenir un tel test antigénique, par exemple auprès de son médecin de famille ou du service médical d’urgence. Il existe de telles options. Cela varie d’une région à l’autre. Et il est également important que cela soit rémunéré en conséquence. Il est impossible qu’un médecin fasse quelque chose comme ça par bonne volonté. Ce sont des difficultés cachées que la population ne comprend pas. Il faut dire qu’un médecin installé est également un entrepreneur indépendant. Cela doit faire partie des considérations. Le risque de dire oui, tous les patients peuvent venir ici : puis ils s’assoient dans la salle d’attente, il faut la réorganiser spécialement, créer une salle d’attente supplémentaire et ainsi de suite. Cela doit porter ses fruits quelque part.

  • BEC SARS-CoV-2, le nouveau test de dépistage aussi rapide, mais plus fiable qu’un test antigénique
    https://www.caducee.net/actualite-medicale/15234/bec-sars-cov-2-le-nouveau-test-de-depistage-aussi-rapide-mais-plus-fiable-q

    Enalees et Bertin Technologies ont développé, en collaboration avec l’Institut Pasteur, un test de diagnostic ultrarapide pour isoler immédiatement les personnes infectées, car il délivre sur le terrain, en moins de 30 minutes, un résultat plus fiable que les tests salivaires ou antigéniques. 

    La Région Île-de-France vient d’attribuer dans le cadre de l’appel à projets PM’up Covid-19 deux subventions pour un montant total de 400 000 € visant à soutenir le déploiement de ce test.

    Ce nouveau test répond aux problèmes d’engorgement des laboratoires de ville et s’intègre aux dispositifs de diagnostics des collectivités ou des entreprises permettant d’identifier et d’isoler immédiatement une personne infectée.

    Son prélèvement nasal est moins invasif que le prélèvement nasopharyngé des tests PCR classiques.

    Le résultat est lu au moyen d’un pack facilement transportable dans tout type d’environnement, même isolé.

    Le test est remboursé par l’assurance maladie.

    Certifié CNR (Centre national de référence), le test est également référencé par le ministère des Solidarités et de la Santé sur sa plateforme Covid-19 (BEC SARS-CoV-2 RT-LAMP kit for human samples)

    La fiabilité du test BEC basé sur la technologie RT-LAMP enregistre, selon le rapport publié par le CNR des virus des infections respiratoires à Lyon, « des performances similaires à la technique de référence » RT — PCR.

    #covid-19 #tests

  • Covid-19 : « Des biais amplifient artificiellement le nombre de cas positifs et faussent la perception de la gravité de l’épidémie »
    TRIBUNE, Didier Sicard, Médecin, Patrick Guérin, Vétérinaire
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/07/covid-19-des-biais-amplifient-artificiellement-le-nombre-de-cas-positifs-et-

    Le dépistage des cas de Covid-19 sans évaluation de la charge infectieuse est un non-sens épidémiologique.

    Tribune. Les meilleures décisions lors d’une crise sanitaire sont fondées sur des données scientifiques solides pour être ensuite arbitrées politiquement. Or, si les décisions concernant la gestion de la crise du Covid-19 depuis mi-mars reposaient sur le nombre de personnes admises en réanimation et le nombre de décès liés à ce virus, les autorités sanitaires ont changé d’indicateur pour s’appuyer essentiellement sur le taux d’incidence.

    Cet indicateur, diffusé et commenté chaque soir par les médias, recense le nombre de personnes testées « positives » au Covid-19 rapporté à une population donnée (100 000 personnes testées).

    Simplisme excessif

    Pour déterminer ce taux, les autorités sanitaires s’appuient sur le test dit RT-PCR. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/09/22/fonctionnement-fiabilite-alternatives-30-questions-sur-les-tests-pcr_6053146 De nombreux scientifiques, dont l’Ecole de santé publique de l’université Harvard, repris dans un article du New York Times du 29 août 2020 https://www.nytimes.com/2020/08/29/health/coronavirus-testing.html, ont mis en évidence ses limites, en raison du simplisme excessif de sa réponse – la personne est dite « positive » indépendamment de la charge virale (quantité de virus présent) et, par conséquent, de sa contagiosité.

    Or le coefficient d’amplification dit « CT », c’est-à-dire le chiffre à partir duquel apparaît la fluorescence, est essentiel. Plus le chiffre est bas, plus la charge virale est élevée, donc la contagiosité, et inversement.
    En effet, si la zoonose Covid-19 est due au virus SARS-CoV-2, l’inverse n’est pas vrai : la présence de fragments de SARS-CoV-2 dans les fosses nasales n’entraîne pas automatiquement la maladie, ni la contamination. Or, ce CT n’est pas harmonisé, variant de 20 à plus de 40, selon les laboratoires de biologie médicale et selon les pays, alors qu’il s’agit d’une politique de santé publique.

    Comme l’a signalé la Société française de microbiologie (SFM) le 25 septembre [à télécharger ici https://www.sfm-microbiologie.org/wp-content/uploads/2020/10/Avis-SFM-valeur-Ct-excrétion-virale-_-Version-Finale-07102020-V3., saisie pour avis par la direction générale de la santé et qui n’en a pas tenu compte ni ne l’a diffusé, cette hétérogénéité comporte un certain nombre de biais importants : elle identifie un fragment d’ARN et non un virus, a fortiori encore moins un « cas de Covid-19 » ; elle ne tient pas compte de la charge virale de la personne, donc de sa contagiosité ; la rémanence des fragments d’ARN, donc la positivité, peut être longue ; au-delà d’un nombre de cycles d’amplification supérieur à 33, il s’agit d’un « cas positif faible » ; l’interprétation du résultat doit prendre en compte les signes cliniques par un médecin, ce qui n’est quasiment jamais le cas.

    Communication anxiogène

    Ces biais ont conduit la SFM à indiquer dans son avis rendu à la direction générale de la santé qu’un « portage prolongé de l’ARN viral est possible après la phase de guérison et a été rapporté jusqu’à plus de soixante jours après le début des signes cliniques. La détection d’ARN viral par RT-PCR ne signifie pas forcément qu’il y a des particules virales infectieuses dans les échantillons biologiques » . Dit autrement, des personnes ont été confinées par milliers inutilement, alors qu’elles n’étaient plus contagieuses, et ce pour un coût exorbitant pour les finances publiques et l’activité économique.
    Dès le 25 septembre, une analyse menée sur les résultats positifs d’un laboratoire du Morbihan avait confirmé ces biais en montrant que, sur 786 échantillons de « cas testés positifs », un sur trois était « positif faible ». L’estimation de la réussite de la mise en culture des prélèvements, c’est-à-dire du risque infectieux de la personne testée « positive », était en outre inférieure à 45 %.

    Ces biais, connus depuis le mois d’août, ne sont pas pris en compte par les autorités sanitaires pour pouvoir interpréter tous les indicateurs dérivés du test RT-PCR, tels que le taux d’incidence communiqué chaque jour, ou le « R zéro » (nombre moyen de personnes qu’une personne contagieuse peut infecter) pourtant crucial afin de mesurer l’intensité d’une épidémie, ou encore le « contact tracing » [ processus d’identification des personnes ] et son efficacité pour lequel sont mobilisées plus de 4 000 personnes.

    Ces biais amplifient artificiellement le nombre de cas « étiquetés positifs Covid-19 », et faussent la perception de la gravité de l’épidémie et sa persistance, à travers une communication anxiogène. L’Espagne n’a d’ailleurs pas hésité à sauter le pas en réduisant le nombre de cycles d’amplification (CT) des tests RT-PCR, conduisant à une division des « cas positifs » de 50 % en une journée. L’Allemagne s’interroge aussi, en multipliant de nouveaux moyens de prélèvement pour standardiser en aval les mesures de charge virale.

    4 milliards d’euros

    La connaissance et la correction de ces biais sont essentielles si l’on veut piloter et décider de mesures de restrictions des libertés publiques proportionnées à l’ampleur de la crise et les faire accepter par la population. Les personnes testées « positives » doivent en outre être informées du « vrai » risque qu’elles encourent. C’est une exigence législative (loi du 4 mars 2002).

    De nombreux scientifiques avaient appelé le gouvernement à revoir la politique de tests pour la rendre plus efficace – la Sécurité sociale y consacre plus de 4 milliards d’euros en année pleine – en ciblant les personnes prioritaires, et accélérer l’obtention des résultats.

    Cette efficacité ne sera pas au rendez-vous tant que les tests RT-PCR ne seront pas standardisés au niveau national. Il est impératif que l’avis de la SFM soit appliqué dès à présent par les laboratoires de biologie médicale afin que la politique de santé publique de tests RT-PCR soit harmonisée. Il en va des intérêts sanitaires, économiques et financiers de la France

    Cette standardisation, le partage des résultats, la quantification virale des eaux usées permettraient l’analyse commune et les comparaisons entre territoires, puis éventuellement entre pays, tout comme une appréciation des risques réels de l’épidémie par les pouvoirs publics et la population.

    Patrick Guérin est le président d’OpenHealth Company ; Didier Sicard est l’ancien président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) pour les sciences de la vie et de la santé.

    #covid-19 #tests_RT-PCR #charge_infectieuse #eaux_usées

    • Oui, bien sûr.


      Et il faudrait y ajouter, les décès, les covid longs et les effets indirects invalidants ou mortels de la saturation du sytème de santé ("pertes de chance").
      Mais quand même, la batterie de moyens utilisables oblige à prendre en compte les difficultés posées par chacun d’entre-eux, tests PCR inclus. Ce qui est gênant dans l’article c’est le plaidoyer pour une vérification de la positivité au covid par examen clinique. On sait que ça suffit pas dans tous les cas. Mais chercher à comprendre ce qu’il en est de la charge infectieuse (ou de l’effet dose, par exemple), ou rappeler que le suivi des eaux usées (dont je ne vois d’écho qu’à propos de Marseille, ce qui parait incroyable) permettrait une autre approche du #taux_de_prévalence du virus

    • À lire en triant quelques commentaires sur la page d’origine, il était sans doute pas nécessaire de relayer cette tribune. Le journal offre un lot de consolation au réseau Mucchielli dont il n’avait pas publié la tribune avec un papier qui se pare de scientificité. Décidément, je ne suis pas vétérinaire. @kassem @vazi @die_brucke

      • Je suis franchement étonné du manque de connaissances scientifiques affiché par ces 2 auteurs, qui auraient du prendre la peine de faire relire leur texte par quelqu’un d’éduqué. 1/ le Ct n’est pas le coefficient d’amplification mais le nombre de cycles à partir duquel le signal devient supérieur au bruit de fond ("threshold cycle" = cycle seuil) ; 2/ Personne ne connait la relation exacte entre valeur du Ct et charge virale négligeable (ce que les auteurs disent eux mêmes), donc ou plasser le curseur pour les autorités de santé publique ? 3/ La solution proposée par les auteurs conduit à ce que des personnes venant juste d’être infectées et ayant donc encore une charge virale faible soient déclarées négatives alors qu’elles seront positives quelques jours plus tard, d’ou retard à la détection. Je n’ose même pas imaginer que ces auteurs ont ou aient eu des responsabilites décisionnelles touchant à la politique de santé publique en France.

      • Raisonnement pas faux sur le plan technique, mais totalement inadapté à la situation actuelle de gestion de l’épidémie. C’est la problématique bien classique en médecine du seuil diagnostique : plus on baisse le curseur moins on a de #faux_positifs, mais plus on a de #faux_négatifs. Débat classique en médecine depuis de nombreuses années par exemple dans la gestion de l’HTA, du diabète ou de l’hypercholestérolémie.
      A l’échelon individuel, un faux positif est ennuyeux pour le patient car on va isoler pour 7 à 10 j quelqu’un qui probablement pas contagieux. Par contre au niveau collectivité, un faux négatif est nettement dangereux car on va rassurer faussement et laisser se balader dans la nature quelqu’un qui est contagieux.

      • ...peu importe la méthode de détection tant qu’elle est constante : l’Espagne a vu ses cas divisés par deux dans les chiffres, mais l’épidémie n’a pas régressé pour autant, donnant à tort le sentiment d’une amélioration. Enfin, les auteurs recommandent de se baser sur le nombre de personnes hospitalisées ou admises en réanimation, sans préciser que ces indicateurs ont tout simplement 3 semaines de retard sur le taux de contamination. On ne peut pas se permettre 3 semaines de latence pour réagir. Bref, c’est un peu d’eau au moulin des complotistes et autres réfractaires, sans intérêt pratique pour les autres.

      • Un vétérinaire qui via sa socéité Open Health collecte analyse et vend des données de santé associé à un médecin de 82 ans qui a l’air à peu près dans le même état de clairvoyance scientifique que Luc Montanier (voir l’entrevue de #Didier_Sicart du 20 Juin sur public-sénat, bcp de délire !) tout ça pour nous raconter des choses évidentes que n’importe quel étudiant en thèse faisant de la PCR en routine peut expliquer à tout le monde. Tout ceci a déja été exposé sur un post précédent. La #charge_virale c’est le dénombrement des virus vivants ; détermination longue, très coûteuse car nécessitant du personnel et des locaux appropriés pour la culture cellulaire. Dans tous les cas cela dépendra toujours de la qualité du prélèvement et du moment où il est fait.

      #Patrick_Guérin est un des signataires de la tribune initiée en septembre par le sociologue #Laurent_Mucchielli, publiée par le Parisien, et qui prétendait qu’il n’y avait pas de deuxième vague.

      • Si on s’était retrouvé avec une augmentation exponentielle des cas sans saturation des hôpitaux, cette tribune aurait pu être une contribution utile. Hélas l’explosion des cas que l’on a mesurée (exacte ou pas) a bel et bien conduit à la saturation des hôpitaux au moment qu’avait indiqué l’institut Pasteur dès la fin Août. Le thermomètre est donc suffisamment précis. Mais nos gouvernements n’ont pas voulu le voir.

  • La copine me prévient, son aînée est positive. Du coup la seconde, 12 ans, sera testée mardi prochain. Mais ce qui m’a surpris, le plus jeune, 9 ans, ne sera pas testé. L’ARS lui a dit « on ne teste pas les enfants de moins de 11 ans, sauf s’ils ont des symptômes ».

    Ben alors, comme on sait si les enfants de moins de 11 ans ne contaminent pas, ou peu, leurs copains, si on ne teste que les symptomatiques alors que les jeunes enfants sont notoirement asymptomatiques ?

    • D’après ce qu’elle me dit : auto-isolement pendant une semaine, et de toute façon le test d’un cas-contact, c’est sept jours après le dernier contact avec la personne. (Ce qui est régulièrement reproché aux politiciens, qui se font tester dans le lendemain et disent que c’est OK.)

      Et d’après elle (elle se fait tester chaque semaine avec sa fille, rapport à leur activité sportive), test le matin, résultat en soir, au pire le lendemain.

    • Là non plus ça marche pas fort. Voilà ce que j’envoyais à un ami le 11 octobre dernier
      https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/tests-et-depistage

      Si j’ai été identifié comme cas contact, je serais contacté par les services de l’Assurance Maladie qui me demanderont de rester en « quatorzaine préventive » et m’indiqueront quand réaliser mon test (immédiatement si je vis dans le même foyer que la personne contaminée, ou en observant un délai de 7 jours après mon dernier contact avec cette personne, si je ne vis pas avec elle). Je dois alors prendre rendez-me dans un lieu d’examen médical. Aucune prescription médicale ne me sera demandé.

      La page a changé mais il reste une version similaire là
      https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/fiche_detailleje_suis_un_contact_a_risque.pdf

      Je vis sous le même toit que la personne malade
      Je ne vis pas sous le même toit que la personne malade
      Quand faire le test ?
      • Immédiatement
      dans un laboratoire indiqué par l’Assurance Maladie ou sur le site santé.fr.
      • Je m’isole immédiatement jusqu’au résultat du test.

      Il était cas contact de sa colocataire et je m’étonnais que la personne qui lui avait téléphoné pour le compte de l’AP-HP lui ait dit de s’isoler en attendant 7 jours avant de se faire tester (ce que j’avais mis sur le compte d’embauches à la va vite de gens mal payés et peu au fait des protocoles à appliquer).

      On vérifie que le #traçage_prospectif foire en tous sens, trop de contaminations, sans aucune nouvelle sur le #traçage_rétrospectif dont le lancement semblait envisagé.

      Heureusement on a des indicateurs pas trop nuls en provenance de l’hôpital. Laissons de côté les Ehpad et les domiciles, où l’on débute pourtant des hospitalisations avec assistance respiratoire, au moins en Île de France...

      #tests #cas_contact

    • Je me doute bien. Vous allez devoir négocier un moment bizarre (je met un masque lorsque je dois séjourner chez ma mère pour pouvoir lui rendre visite, pffff). L’ami en question a lui aussi été dans le gaz de l’incertitude augmentée par des contradictions manifestes. J’ai souligné l’incohérence et le gâchis croyant qu’il ne reste parfois que la colère pour tenir. Pas de quoi en faire une théorie générale. Vous trouverez d’autres ressources j’en suis sûr.

    • Les taux d’incidence des moins de 10 ans sont autour de 50/100 000, ce qui est tout de même la cote d’alerte, mais si tu regardes le % de positifs sur les testés, ils ont le même taux que les classes d’âge supérieures. Ce qui implique qu’ils sont aussi touchés que le reste de la population mais qu’il sont drastiquement sous-testés.

    • Pour la 2e fois en 2 mois, les gens de la CPAM qui me contactent sont incapables de donner des renseignements clairs et non contradictoires sur la garde des gamins. Ça fait 6 mois qu’on est dedans. Cas zéro, aucune question, aucune, de où j’aurai bien pu être contaminé.

      @arnoferrat par ce canal
      https://twitter.com/arnoferrat/status/1321568010306527232

      Déjà que les organisations syndicales et politiques des adultes (salariés, profs et parents) n’ont guère moufté, ils n’ont vraiment aucune raison de se soucier des enfants.

      Beaucoup aimé le Mac du jour : les écoles resteront ouvertes, et faites attention les vieux quand vous voyez des enfants, mettez un masque.

  • How Straight Talk Helped One State Control #COVID - Scientific American
    https://www.scientificamerican.com/article/how-straight-talk-helped-one-state-control-covid

    ... late last year I heard about a cluster of fevers in December. And the chorus of warning voices grew between Christmas and New Year’s. As soon as we all returned from the New Year’s break on January 2 or 3, my office started to prepare. By February 8, we had distributed PPE [personal protective equipment] to nursing homes, hospitals and first responders. We had our contract tracing plan all mapped out. This was weeks ahead of our first documented case of COVID-19 on March 12.

    How important are testing and contact tracing to your response?

    They’re essential. Though we’ve had relatively few cases, we have 100 people tracing, and we have plans to hire more. Since May, we’ve partnered with a Maine-based laboratory, IDEXX, that has a very deep bench in reagents. So unlike some states, we’ve had no problems getting reagents for #tests. Everyone in the state 12 months or older can get tested at no cost, no questions asked.

    Do you think part of Maine’s success comes from its being relatively rural and remote?

    Not really. Other rural states such as Idaho, the Dakotas, West Virginia have much higher rates. That suggests that geography doesn’t have much explanatory power.

    What metrics do you rely on to measure success?

    Our goal is not to eradicate the disease but to suppress the virus to put us in a favorable position for vaccination. Our test positivity rate is consistently under 1 percent, and for weeks it [remained] under 0.6 percent. That’s the lowest in the U.S., and we think that puts us in a good position.

    What went wrong with the federal government’s response to the virus?

    It’s unclear…. We do know that on February 25, when [Nancy] Messonnier, [head of the Centers for Disease Control and Prevention’s National Center for Immunization and Respiratory Diseases], warned Americans to prepare for a pandemic, she was threatened [with firing by President Donald Trump in a call to the Secretary of Health and Human Services, according to reporting by the Wall Street Journal], and the CDC started to take a back seat.

    What would be your first step in changing the federal response?

    Stop candy coating. The communication approach has been filtered through what folks in Washington, D.C., want the intended impact to be: it’s outcome driven, and that doesn’t work. They have to stop shaping the message to conform with what they think people want to believe.

    Can you a give concrete example of this distorted messaging?

    The rollout of [the antiviral] #remdesivir, as though it were “mission accomplished.” We actually knew very little at that time about whether the drug worked in the treatment of COVID-19. This happened with other therapies as well.

    You give regular press briefings on public radio, as well as daily interviews on Maine AM radio. What do you hope to accomplish with these frequent interactions with the press and public?

    All too often, government is on the defensive, and our first inclination is to say, ‘Here’s what [the government has] done; here’s what we need to do.’ But in a high-anxiety, low-trust situation like this, you have to empower people to act. Every five or six weeks, I take stock of where we are and come up with a couple of key asks of the people in Maine. For example, this week, I asked them to commit to get a flu shot. It’s a concrete call to action, something everyone can do for themselves and their family. And it builds confidence and trust.

    #Maine #etats-unis #responsable

  • Chronique d’une communication cartographique ratée. Déconstruction critique des cartes du gouvernement français pendant la crise de la COVID-19 au printemps 2020

    Le gouvernement français[1] a montré 40 cartes différentes concernant les enjeux sanitaires de la crise liée à l’#épidémie de COVID-19 entre mars et juin 2020[2]. Le Premier ministre Édouard Philippe, son ministre de la Santé Olivier Véran et le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, ont tour à tour présenté lors de leurs conférences de presse régulières des #cartes représentant les transferts de patients en #réanimation [3], le #taux_d’occupation des services de réanimation [4], les rapatriements [5], les passages aux urgences dus à des suspicions de COVID-19 [6], la couverture des besoins en #tests_virologiques [7], la positivité de ces tests, l’évolution du R-effectif [8], et des synthèses de certaines de ces différentes informations [9]. La quasi-totalité des cartes (93 %) représente l’un de ces #indicateurs à l’échelle de la France métropolitaine et des Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM), selon les mailles départementales (59 % des cartes) ou régionales (37 %).

    Il y a trente ans, les travaux de John Brian Harley sur la #déconstruction des cartes (Harley, 1989), de Dennis Woods sur leur pouvoir (Woods, 1992), ou encore de Mark Monmonier sur les mensonges dont elles peuvent être porteuses (Monmonier, 1991), avertissaient de l’intrication du #pouvoir et des #techniques_cartographiques, du caractère construit et discursif des cartes, et donc de la nécessité d’un #décodage_critique de ces images et des #croyances_positivistes qui y sont associées. Il est aujourd’hui encore nécessaire d’adopter cette démarche critique pour comprendre le statut et la portée des quarante cartes gouvernementales du Coronavirus. Ainsi peut-on mettre en lumière que ces cartes ne sont pas dissociables des #discours qui les accompagnent (ou qu’elles accompagnent) et qu’ensemble ils servent finalement moins à l’exposition de faits scientifiques, qu’à la gestion d’une #crise_politique.

    http://www.jssj.org/article/chronique-dune-communication-cartographique-ratee-deconstruction-critique-des-

    #cartographie #cartes_gouvernementales #France #visualisation #confinement #covid-19 #coronavirus #vert #rouge

    On avait parlé de ces cartes sur seenthis... mais je ne retrouve pas le fil de discussion...

    via @reka
    ping @simplicissimus @visionscarto

  • Covid-19 : Emmanuel Macron choisit le couvre-feu pour tenter d’endiguer la deuxième vague
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/15/covid-19-emmanuel-macron-choisit-le-couvre-feu-pour-tenter-d-endiguer-la-deu

    Le président Emmanuel Macron lors d’un entretien à propos de la situation sanitaire, diffusé sur TF1 et France 2, le 14 octobre. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE POUR « LE MONDE »

    Lors d’un entretien télévisé mercredi, le président de la République a jugé qu’un reconfinement général du pays « serait disproportionné ».

    Par Delphine Roucaute, Alexandre Lemarié et Olivier Faye

    La France s’apprête à replonger en apnée « au moins jusqu’à l’été 2021 » . Voilà le message qu’est venu annoncer Emmanuel Macron à ses concitoyens, mercredi 14 octobre, alors que l’épidémie de coronavirus retrouve selon les termes du chef de l’Etat une « situation préoccupante » sur le territoire national, avec près de 20 000 nouveaux cas déclarés par jour et une occupation à 32 % des services de réanimation dans les hôpitaux par des patients atteints du Covid-19 [60% en Seine-Saint-Denis, ndc] . « Nos soignants sont très fatigués (…) Nous n’avons pas de lits en réserve », a-t-il prévenu, alors que le virus s’est répandu sur l’ensemble du pays, empêchant ainsi des transferts de malades entre les régions.

    Le temps de l’insouciance, qui s’était ouvert durant l’été – M. Macron avait lui-même évoqué une « sortie de crise » , le 14 juillet – est désormais clos. « Nous sommes dans la deuxième vague. Le virus recircule très vite en Europe et dans notre pays » , a alerté le locataire de l’Elysée, lors d’un entretien sur TF1 et France 2. Ce qui l’amène, comme en Allemagne ou en Espagne, à imposer des mesures restrictives.

    Pour « freiner la diffusion du virus » , et ainsi « reprendre le contrôle », le président de la République a annoncé qu’un couvre-feu sera mis en place à partir de samedi, entre 21 heures et 6 heures, en Ile-de-France et dans huit métropoles : Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne.

    Cette mesure de privation de liberté doit durer au moins quatre semaines. Si le Parlement l’autorise, le chef de l’Etat souhaite l’étendre sur six semaines, soit jusqu’au 1er décembre. Des dérogations seront possibles, uniquement dans certains cas, comme les travailleurs de nuit. En cas de non-respect du couvre-feu, des amendes de 135 euros seront délivrées ; elles pourront s’élever à 1 500 euros en cas de récidive.

    Pas question de mettre totalement le pays à l’arrêt
    Alors que l’instauration du couvre-feu a fait débat jusqu’au sein même du gouvernement, Emmanuel Macron a justifié cette mesure par la nécessité de « réduire les moments de convivialité » privés, qui sont « des vecteurs d’accélération du virus » , tout en permettant la continuité de la vie économique, sociale et éducative.

    Les écoles, lycées et universités resteront ouverts, a-t-il souligné. Pas question de mettre totalement le pays à l’arrêt, comme ce fut le cas lors de la première vague. A l’heure actuelle, « reconfiner le pays serait disproportionné », a estimé M. Macron, qui veut à tout prix éviter de recourir à cette extrémité, aux conséquences jugées désastreuses.

    En parallèle, le gouvernement a toutefois rétabli par décret lors du conseil des ministres l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du pays, qui lui permet de disposer d’un cadre juridique afin d’adapter les restrictions dans les mois à venir, allant jusqu’au confinement. Manière de se garder une marge de manœuvre, au cas où. « Si l’on ne veut pas devoir prendre des mesures plus dures, il faut respecter les règles » , a d’ailleurs mis en garde le chef de l’Etat. Son objectif étant de revenir à une situation de 3 000 à 5 000 nouveaux cas par jour et à 10 %-15 % de lits en service de réanimation occupés par des malades du Covid-19.

    Pour autant, Emmanuel Macron n’a pas interdit aux Français de partir en vacances à la Toussaint. Malgré les restrictions en vigueur, les déplacements entre les régions ne seront pas réduits, a-t-il indiqué. Une injonction contradictoire, en apparence, que le chef de l’Etat a assortie d’une recommandation appuyée, en demandant aux vacanciers de respecter scrupuleusement les gestes barrières lors de leurs déplacements pour ne pas propager le virus. En particulier lors des réunions de famille ou entre amis, durant lesquelles il a appelé à ne pas se rassembler à plus de six personnes. Une sorte de « en même temps » entre la préservation de certaines libertés et l’instauration de restrictions. Une stratégie résumée en une formule : « On n‘infantilise pas, on responsabilise. »

    StopCovid, « ça n’a pas marché »

    Autre nouveauté : Emmanuel Macron s’est converti au mea culpa. Sur la stratégie en matière de dépistage, d’abord – près de 1,4 million de tests sont réalisés chaque semaine en France. « On a rencontré de vraies difficultés » , a reconnu le chef de l’Etat, alors que les files d’attente se sont allongées devant les laboratoires d’analyse médicale pendant des semaines et que les délais pour obtenir un résultat excèdent parfois cinq ou six jours. « Nous allons rentrer dans une stratégie où on va pouvoir réduire drastiquement les délais » , a-t-il promis.

    Pour mieux suivre l’évolution du virus sur le territoire, l’exécutif veut miser sur les tests antigéniques, annoncés depuis septembre par le ministre de la santé, Olivier Véran, mais qui sont encore à l’état d’expérimentation. M. Macron a aussi évoqué un possible recours aux autotests, sur lesquels la Haute Autorité de santé ne s’est pas encore prononcée, contrairement aux tests antigéniques, dont les modalités du déploiement sur le territoire devraient être annoncées prochainement.

    Le chef de l’Etat a par ailleurs reconnu l’échec de l’application StopCovid lancée dans la foulée du déconfinement pour permettre de repérer les cas contacts de personnes positives au Covid-19. « Ça n’a pas marché » , a-t-il assumé à propos de cet outil qui, avec seulement 2,6 millions de téléchargements depuis juin, « a été beaucoup moins téléchargé » que dans les autres pays européens.

    Une nouvelle application, baptisée « Tous anti-Covid », doit voir le jour le 22 octobre, a annoncé le président de la République, et devrait fournir à ses utilisateurs des informations quotidiennes sur l’état de la pandémie ainsi que sur les lieux où se faire tester. Une manière, veut croire M. Macron, de contribuer à sa popularité, en espérant que les Français l’activent lorsqu’ils se trouveront dans des lieux fréquentés par du public comme les restaurants.

    Une crise « inégalitaire »

    Durement touchés par les nouvelles règles de couvre-feu, ces derniers pourront bénéficier, à l’image d’autres secteurs d’activité tels que l’événementiel ou le monde de la culture, de « dispositifs de soutien supplémentaires » , a avancé le chef de l’Etat, notamment à travers le recours au chômage partiel ou l’accès au fond de solidarité pour les entreprises. Ce qui n’a pas empêché les fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration (HCR) de déplorer « une fermeture déguisée » de leurs établissements.

    Les entreprises pourront par ailleurs proposer « deux à trois jours de télétravail par semaine » à leurs employés, a suggéré M. Macron, pour « réduire un peu la pression collective » , mais pas à temps plein. On a « besoin d’échanger avec les collègues de travail » , a justifié l’ancien ministre de l’économie. Un satisfecit pour le Medef. La branche parisienne de l’organisation patronale avait alerté sur le fait qu’un télétravail à 100 % pourrait aggraver la crise économique et « fragiliser encore les entreprises ».

    Accusé par ses contempteurs de mener une « politique antisociale » , Emmanuel Macron, enfin, a rejeté l’idée soumise, entre autres, par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, d’augmenter le revenu de solidarité active (#RSA) et d’étendre son versement aux jeunes âgés de 18 à 25 ans. A la place, le locataire de l’Elysée a annoncé le versement durant les six semaines du couvre-feu d’une « aide exceptionnelle » de 150 euros par personne [pour payer l’amende, ndc] , plus 100 euros par enfant, pour tous les allocataires du RSA et des aides aux logements (APL).

    « Je préfère cette aide exceptionnelle massive plutôt qu’une transformation de nos minima sociaux » , a défendu M. Macron face à cette crise « inégalitaire » , a-t-il reconnu, pour les plus précaires. « C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 » , a-t-il déploré, reconnaissant le « sacrifice terrible » vécu par cette génération, qui voit ses études et sa vie sociale entravée par la crise sanitaire, et son entrée sur le marché du travail compliquée par la crise économique.

    Présenter un profil rassembleur

    Tout au long des quarante-cinq minutes d’entretien, Emmanuel Macron s’est attaché à se montrer concret et précis, à l’image de son ancien premier ministre, Edouard Philippe, et il a assumé le terme de « couvre-feu », après avoir hésité en mars à prononcer celui de « confinement ». Le chef de l’Etat sait que la clarté et la pédagogie peuvent se révéler essentielles pour faire accepter aux Français de nouvelles mesures de restrictions de liberté, alors qu’une partie de l’opposition met en garde face à un risque de « jacquerie » .

    Depuis la rentrée, la stratégie de l’exécutif apparaissait aux yeux de beaucoup comme étant trop fluctuante. De la même manière, M. Macron a tenu à faire savoir que les élus locaux des métropoles concernées par le couvre-feu avaient été prévenus en amont de cette initiative. « Je vais demander à nos maires de nous proposer des plans de prévention » , a-t-il ajouté. Une façon d’inclure les collectivités. Pas question de rééditer l’épisode de la bronca des élus marseillais, le 23 septembre, suite à la fermeture des bars et des restaurants.

    Au moment où le pays affronte une crise multiforme, le chef de l’Etat s’est également efforcé de présenter un profil rassembleur. « Nous nous en sortirons les uns et les autres », a-t-il déclaré, en appelant les Français à « être une nation de citoyens solidaires » . Comme s’il s’agissait de se poser en père de la nation, à un an et demi de l’élection présidentielle.

    #crise_sanitaire #couvre-feu #gouvernement #économie
    #tests_antigéniques

    • Le lien social au défi du Covid-19, Le Monde, Editorial.

      Alors que tout est fait pour maintenir l’activité économique mais réduire au maximum les liens sociaux, amicaux et familiaux, Emmanuel Macron va devoir convaincre ceux qui vont subir les contraintes du couvre-feu de le faire avec le moins possible de mauvaise grâce.

      Editorial du « Monde ». La fête est finie. Emmanuel Macron l’a clairement signifié aux Français, mercredi 14 octobre, lors d’une interview télévisée qui restera marquée par l’utilisation d’un mot qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire : le « couvre-feu ». A compter de samedi, les habitants de la région Ile-de-France et de huit métropoles (Grenoble, Lille, Rouen, Lyon, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse) devront, sauf bonnes raisons, cesser de circuler entre 21 heures et 6 heures du matin pour une durée de quatre semaines, que le chef de l’Etat veut prolonger à six, s’il obtient l’accord du Parlement.

      Après des résultats probants à Cayenne et en Guadeloupe, le couvre-feu est présenté comme une mesure « pertinente » pour gérer « la deuxième vague » de l’épidémie de Covid-19 qui plonge la France, comme beaucoup de ses voisins, « dans une situation préoccupante » . Moins pénalisant qu’un reconfinement généralisé, il va cependant aggraver dans les zones concernées la situation de secteurs déjà durement éprouvés. La restauration et les spectacles vont de nouveau faire l’objet de mesures de soutien public pour ne pas totalement sombrer. Leur moral est à zéro.

      Le couvre-feu va aussi peser sur le quotidien de millions de personnes, qui risque, jusqu’au mois de décembre, de se décliner en « métro, boulot, dodo ». Car tout est fait pour maintenir l’activité scolaire et économique et à l’inverse empêcher les réunions familiales et les fêtes entre amis. Gare, là encore, à la déprime collective.

      Pari éminemment difficile

      Pour Emmanuel Macron, le risque était grand que ces nouvelles mesures coercitives, en tout point contraires à sa volonté de restaurer la confiance en l’avenir, apparaissent comme la sanction d’une stratégie sanitaire déficiente. Les déboires actuels de plusieurs voisins européens, parmi lesquels la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ont atténué ce procès. De même que la publication d’un rapport d’experts indépendants montrant que la France se situe dans la moyenne en matière de gestion de la crise. Le président de la République a, tout de même, dû reconnaître des ratés dans le déploiement des tests et un échec dans la mise en service de l’application StopCovid, qui va être revisitée.

      Son défi est à présent de convaincre ceux qui vont subir les contraintes du couvre-feu de le faire avec le moins possible de mauvaise grâce. Ce sera difficile, car le consensus scientifique s’est fissuré ; l’opinion publique est désormais partagée entre la peur que suscite le virus et la volonté de défendre le droit de vivre librement. Quant aux élus locaux, peu se sont montrés disposés à appuyer le gouvernement. Des tiraillements identiques sont constatés dans la plupart des démocraties qui subissent la deuxième vague épidémique.

      Le chef de l’Etat a su éviter deux écueils : l’infantilisation et la culpabilisation. Il n’a pas abusé du vocabulaire guerrier, contrairement à son intervention du 16 mars, dans laquelle, à six reprises, il avait employé le mot « guerre ». De même a-t-il évité de faire la morale aux jeunes, soulignant au contraire le « sacrifice terrible » auquel le virus les contraint. Représentant la France comme un bloc, « une nation de citoyens solidaires » , il a fait appel à « chacun d’entre nous » , en espérant que la société française sera capable, à l’épreuve de la crise, de retrouver le chemin du collectif – avec ce paradoxe qu’il faudra y parvenir en réduisant au maximum les liens sociaux, amicaux et familiaux. Un pari éminemment difficile au moment où l’écart va se creuser entre les métropoles, soumises au régime sévère du couvre-feu, et le reste du pays, qui vivra, lui, presque normalement.

    • " C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 parce que ce sont ceux qui vivent un sacrifice terrible. "

      Les propos dégueulasses du show présidentiel contre les assistés et le #RSA qu’il faut pas augmenter ni ouvrir aux moins de 25 ans sinon les pauvres vont pas prendre les emplois ont été assorti de l’annonce d’une prime de 150 euros qui devait être allouée aux allocataires des minima [Edit, non ! du seul RSA] et de l’#APL. Ben non, finalement, après les 100 milliards du plan de relance (assistance aux entreprises), ça couterait trop cher, les allocataires APL sont encore trop nombreux, ils n’auront pas ce one shot de 150 euros.
      La promesse d’une prime de 1500 balles aux soignants s’est traduite pour pas mal d’infirmières par des « bons d’essence de 30 euros ».
      Le bénéfice du #chômage_partiel (dont l’ampleur a été un événement tout à fait inédit de la politique sociale) a été enlevé à diverses catégories de personnes vulnérables au covid fin août.

      Ce qu’il reste du "peu importe combien ça coûte" , c’est les millions dépensés pour des tests mal conduits et le soutien aux entreprises. Ça commence à se voir.

      #argent_magique