• Individualisme pandémique | Mediapart | 07.08.22

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070822/face-une-pandemie-faut-il-se-contenter-d-outils-imparfaits

    De nombreux chercheurs et chercheuses l’ont souligné durant cette crise : la France, qui était à l’origine même de la santé publique à la fin du XVIIIe siècle, est maintenant l’un des pays les plus focalisés sur le soin individuel curatif. « En matière de dépenses nationales de santé, chaque fois que nous dépensons 100 euros, 96 euros vont aux soins individuels et 4 euros seulement à la prévention organisée. Le déséquilibre est très fort alors que les pays à forte politique de santé publique sont plutôt sur un ratio de 90/10 », déplore William Dab.

    Pour cet ex-directeur général de la santé, « nous avons été remarquables dans le domaine des soins : nous avons été l’un des pays où il y a eu le moins de pertes de chance. En revanche, en ce qui concerne la prévention, il y beaucoup de choses à rebâtir ». À commencer par accepter d’autres approches que la médecine curative individuelle, des approches où le « plus » est souvent mieux que le « parfait », où le mieux est parfois l’ennemi du bien.

    • Cité dans l’article:
      To mask or not to mask: Modeling the potential for face mask use by the general public to curtail the COVID-19 pandemic

      Face mask use by the general public for limiting the spread of the COVID-19 pandemic is controversial, though increasingly recommended, and the potential of this intervention is not well understood. We develop a compartmental model for assessing the community-wide impact of mask use by the general, asymptomatic public, a portion of which may be asymptomatically infectious. Model simulations, using data relevant to COVID-19 dynamics in the US states of New York and Washington, suggest that broad adoption of even relatively ineffective face masks may meaningfully reduce community transmission of COVID-19 and decrease peak hospitalizations and deaths. Moreover, mask use decreases the effective transmission rate in nearly linear proportion to the product of mask effectiveness (as a fraction of potentially infectious contacts blocked) and coverage rate (as a fraction of the general population), while the impact on epidemiologic outcomes (death, hospitalizations) is highly nonlinear, indicating masks could synergize with other non-pharmaceutical measures. Notably, masks are found to be useful with respect to both preventing illness in healthy persons and preventing asymptomatic transmission. Hypothetical mask adoption scenarios, for Washington and New York state, suggest that immediate near universal (80%) adoption of moderately (50%) effective masks could prevent on the order of 17–45% of projected deaths over two months in New York, while decreasing the peak daily death rate by 34–58%, absent other changes in epidemic dynamics. Even very weak masks (20% effective) can still be useful if the underlying transmission rate is relatively low or decreasing: In Washington, where baseline transmission is much less intense, 80% adoption of such masks could reduce mortality by 24–65% (and peak deaths 15–69%), compared to 2–9% mortality reduction in New York (peak death reduction 9–18%). Our results suggest use of face masks by the general public is potentially of high value in curtailing community transmission and the burden of the pandemic. The community-wide benefits are likely to be greatest when face masks are used in conjunction with other non-pharmaceutical practices (such as social-distancing), and when adoption is nearly universal (nation-wide) and compliance is high.

      https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.06.20055624v1

    • Et aussi cité dans l’article, l’enquête de Mediapart sur la pénurie de masques (déjà plusieurs fois cité sur seenthis) :

      Masques : les preuves d’un mensonge d’Etat

      Pénurie cachée, consignes sanitaires fantaisistes, propositions d’importations négligées, stocks toujours insuffisants, entreprises privilégiées : basée sur de nombreux témoignages et documents confidentiels, une enquête de Mediapart révèle la gestion chaotique au sommet de l’État, entre janvier et aujourd’hui, sur la question cruciale des masques. Et les mensonges qui l’ont accompagnée. Les soignants, eux, sont contaminés par centaines.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/020420/masques-les-preuves-d-un-mensonge-d-etat

  • Covid-19 : un test PCR n’est plus obligatoire pour confirmer le résultat positif d’un test antigénique
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/07/covid-19-un-test-pcr-n-est-plus-obligatoire-pour-confirmer-le-resultat-posit

    Compte tenu de la très forte circulation du virus, il n’est plus nécessaire de confirmer les résultats d’un test antigénique par un test RT-PCR, ont finalement fait savoir, vendredi 7 janvier, les autorités de santé.

    « Il n’est plus nécessaire de confirmer » le résultat de test antigénique par un test PCR, était-il déjà avancé dans une note du ministère de la santé à destination des professionnels de santé, datée du 2 janvier.

  • Rappel bien utile sur les #tests par Claude-Alexandre Gustave, feu le compte twitter :

    https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1470738091640082437

    Depuis les recos du Conseil scientifique hier, à propos des tests avant les fêtes de fin d’année, on constate une lourde désinformation/dérive sur l’usage des différents types de tests !

    Alors on rappelle la base :

    Les AUTOTESTS (= tests antigéniques sur auto-prélèvement NASAL) = la plus faible sensibilité et spécificité

    NE DOIVENT PAS être utilisés si :

    A) Symptomatique
    ET/OU
    B) cas-contact d’un infecté

    Si vous êtes dans un de ces 2 cas (sympto ET/OU contact), vous devez effectuer :

    A) un test RT-PCR (test de référence)
    OU
    B) un test antigénique (si pas d’accès rapide possible à une RT-PCR)

    MAIS...

    Dans le cas des tests antigéniques (sur prélèvement NASOPHARYNGÉ réalisé par un PROFESSIONNEL), vous ne devez pas être symptomatique depuis plus de 4 jours !!!

    Et dans TOUS LES CAS, tout autotest et tout test antigénique POSITIF doit conduire à la réalisation d’une RT-PCR dans les 24h pour :

    A) confirmation du résultat (RT-PCR prévaut)
    B) déclaration SI-DEP
    C) contact tracing
    D) criblage / séquençage (quel variant ?)

    Et dans TOUS LES CAS, on n’attend pas le résultat du test pour s’isoler !!!

    L’isolement c’est :

    A) DÈS l’apparition des symptômes
    OU
    B) DÈS la notion de contact à risque

    Enfin, un test négatif n’exclut pas d’être porteur du virus (prélèvement mal fait et/ou trop précoce et/ou variant mal détecté...). Donc un test nég (d’autant plus si c’est un simple autotest), ne DOIT PAS dispenser des mesures barrières :
    – masque
    – ventilation+++

  • Du bon usage des #tests pour réduire la circulation du #coronavirus en #Ehpad

    Ce que je décris est une situation réelle, et je pense qu’elle est même fréquente, mais je n’ai d’information que sur un seul Ehpad, ce qui rend difficile toute conclusion générale. Par ailleurs je précise que je n’ai aucune expertise médicale reconnue.

    Un de mes proches parents est résident dans un Ehpad, le seul Ehpad que je connaisse. Pour cette raison, je reçois régulièrement des bulletins de suivi de la situation épidémique et des mesures éventuellement prises par l’établissement (et probablement par tous ceux du même groupe), notamment en ce qui concerne l’utilisation de tests de dépistage du #covid-19 pour les résidents et les personnels.

    Sans entrer dans les détails, il apparaît que, systématiquement, les résidents sont dépistés avec des tests RT-PCR et les personnels avec des tests antigéniques. A ma connaissance les tests RT-PCR ont une très bonne sensibilité grâce à leur technique d’amplification, tandis que les tests antigéniques ont une sensibilité de l’ordre de 80% (norme minimale de la HAS) et apparaissent souvent dans la presse comme réputés peu fiables.

    Comme les tests antigéniques sont (à ma connaissance) moins chers, plus rapides, et d’utilisation plus simple, j’imagine que l’on aurait abandonné le PCR s’il n’était plus sensible, donc plus fiable pour détecter les personnes infectées. Les test PCR sont censés avoir une sensibilité de 99%, ce qui correspond à un faux négatif (malade non identifié comme tel) sur 100 malades soumis au test. Avec une sensibilité de 80%, un #test antigénique ne reconnaîtrait pas jusqu’à 20% des malades testés, soit un malade sur 5. Dans l’Ehpad que je considère, 8 salariés ont été touchés par le covid-19 depuis la fin du mois d’octobre 2020. Cela pourrait suggérer comme probable que 2 autres salariés touchés par la contagion n’ont pas été dépistés par le test antigénique.

    Ces remarques ne veulent pas dire que les tests antigéniques sont des outils inférieurs, mais seulement qu’il faut les utiliser de préférence dans les circonstances où leur qualités propres en font un meilleur outil. Ils sont par exemple mieux adaptés que les tests PCR pour faire des dépistages massif, comme ceux qui sont prévus à Charleville-Mézières, Le Havre, Roubaix et Saint-Étienne. Pour une tâche de dépistage donnée on choisit les tests en fonction des besoins, des contraintes, des disponibilités, et des qualités spécifiques à chaque type de test. Néanmoins les dépistages massifs cités utiliseront les deux sortes de tests. Cela sera probablement l’occasion de comparer statistiquement leur capacités, dans diverses conditions d’usage (mais ce dernier point na pas été mentionné dans les média).

    Dans le cas des Ehpads, le problème premier est de rendre les contacts avec l’extérieur aussi étanches que possible à la circulation du virus. Ce serait donc aux personnels qui circulent à l’extérieur (notamment pour aller chez eux) et aux malades qui sortent pour des rendez-vous médicaux, qu’il faudrait réserver les tests les plus sensibles, c’est-à-dire les tests RT-PCR. Et éventuellement à l’intérieur de l’Ehpad aux résidents les plus mobiles et sociables.

    Je ne comprends pas pourquoi on fait le contraire, et je soupçonne que c’est dû à une dispersion des décisions et responsabilités, sans que personne n’ait le souci de penser le problème globalement. Mais j’ai du mal à trouver l’information et les hiérarchies de responsabilité. En cherchant un peu, j’ai trouvé diverses références à des livraisons de tests antigéniques pour les personnels des Ehpad par les services de santé. Il n’y a par contre apparemment rien en ce qui concerne les résidents, sans doute parce qu’ils sont automatiquement traités avec les tests RT-PCR des labos habituels. Ce dimanche matin (13 décembre), les média ont diffusé les conditions de sortie de Noël des résidents des Ehpad, et le dépistage (PCR) obligatoire au retour. Cela laisse penser que rien n’était prévu auparavant.

    Une autre explication pourrait être que l’on veut réserver les meilleurs tests aux personnes les plus vulnérables. Mais ce serait là une lamentable naïveté. Une épidémie est une maladie collective, et tous seront mieux protégés si les tests sont mis en oeuvre là où ils sont les plus efficaces pour arrêter la maladie.

    Un dernier point que je voudrais mentionner est que les campagnes de dépistage systématique de l’Ehpad qui me concerne ont lieu en ce moment toutes les semaines, tant pour le personnel que pour les résidents, sans doute en raison de la découverte de résidents infectés. J’ai argué que, à fréquence égale, le dépistage par RT-PCR est plus fiable que par test antigénique. Par contre, il est probable que, avec une fréquence de dépistage plus grande, le test antigénique devienne la meilleure barrière de détection du virus. Pour plus de précision, il faudrait faire une analyse de la probabilité de détection d’un malade infecté tout au long de sa période contagieuse en utilisant un test antigénique avec une périodicité donnée. Mais je précise que ce n’est pas ce que fait l’Ehpad dont je parle.

    Il est possible que je me trompe. Mais en quoi ? Et si je ne me trompe pas, ce genre d’erreur peut coûter des vies humaines. Je suis sûr que le directeur de l’établissement fait ce qu’il peut, mais je doute qu’il soit formé pour gérer ce genre de situation. L’organisation de la politique de dépistage demande une technicité qui doit être documenté et gérée à un autre niveau.

    Qu’en pensez-vous ?

    • Je n’ai pas de réponse...
      On ne peut pas extrapoler qu’avec des tests antigéniques l’infection de 8 salariés Ehpad impliquerait que deux autres l’ont été.

      Il me semble que la procédure appliquée par le dirlo (PCR pour les résidents, antigéniques pour les salariés) est celle qui est préconisée par la HAS et l’ARS (ce qui dans bien d’autres cas n’est pas une garantie de sérieux).
      Ce n’est pas seulement une question (réelle) de fric, c’est aussi qu’il ya eu des moments où les tests PCR ne servaient rigoureusement à rien, comme du champagne balancé à la mer, tant leurs résultats arrivaient tard après la période plus forte contagiosité des covidés. De ce point de vue les antigéniques sont de bien meilleur rapport (malgré une plus grosse proportion de faux négatifs).

      Si je cherchais ça ici je taperais, _avec ou sans #_ , #test et #tests, #tests_antigéniques, voire #Ehpad dans la case « recherche » de la barre de menu (là, il suffit de cliquer sur ces mots avec leur hachetague pour voir ce qui est passé ici, ça suppose de vite parcourir des choses qui ne servent à rien pour ta question...).

      De toute façon, pour ne pas être « en retard » sur la réalité, il faudrait un test salivaire quotidien pour les soignants (c’est eux, et les familles, qui peuvent introduire le virus). Et ces tests là ne sont pas encore validés/pratiqués....

      Ce qui compte aussi beaucoup c’est de savoir à combien de moment le/la proche concerné/e voisine sans masque avec des transmetteur.e.s éventuels, si c’est le cas, et si ceux/celles-ci sont masqué.e.es ou pas (si lors de contacts des masques chirurgicaux sont présents de part et d’autre, c’est assez sûr en matière de réduction des risques). Et si les locaux sont suffisamment aérés. (et sorry pour le manque d’épicène...)

    • Vous affirmez :
      « On ne peut pas extrapoler qu’avec des tests antigéniques l’infection de 8 salariés Ehpad impliquerait que deux autres l’ont été. »
      Mais si le test antigénique manque statistiquement 1 malade sur 5, cela implique que, toujours statistiquement, pour un nombre n de malades dépistés, il y en a 25% de plus qui sont passés en faux négatifs. Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.

      Je n’ai pas trouvé de référence à une politique officielle (HAS ou ARS) de dépistage dans les Ehpad, autre que la livraison de tests antigéniques pour les personnels, et le dépistage RT-PRC des résidents au retour des sorties de Noël.

      Je n’ai rien dit sur le gaspillage massif des tests PCR dont je suppose que tout le monde est informé. Quand je suggère de les utiliser, c’est bien sûr en faisant l’hypothèse qu’ils sont utilisés proprement. De fait, les bulletins de l’Ehpad indiquent que les résultats des tests PCR pratiqués sur les résidents reviennent dans les 24 heures. Je suppose que dans ces conditions ils comparent favorablement avec les tests antigéniques, mais cela dépend sans doute de la sensibilité exacte des tests, et probablement de la fréquence des dépistages systématiques. Je suppose que quelqu’un a du faire une analyse théorique et des comparaisons chiffrées. Qui et où ? Mais s’il s’avère que, sous des conditions à préciser, le test antigénique est meilleur, ce devrait être aussi le cas pour les résidents de l’Ehpad. Tout cela devrait être publié de façon lisible depuis longtemps.

      Les tests salivaires quotidiens seraient effectivement une bonne solution, mais il n’y a apparemment pas grand’chose au point. Je ne sais ou en est le test Abbott qui était sorti au mois d’août aux USA, pour $5 le test, prétendument avec une précision de 97%. Ceci dit, on peut augmenter l’efficacité de tous les tests en augmentant leur fréquence.

  • Haute Autorité de Santé - #Covid-19 : la HAS se prononce sur les tests salivaires RT-LAMP et met à jour les indications des #tests_antigéniques
    https://www.has-sante.fr/jcms/p_3221157/fr/covid-19-la-has-se-prononce-sur-les-tests-salivaires-rt-lamp-et-met-a-jour

    La HAS est donc favorable à l’extension des indications des tests antigéniques, afin de les utiliser non seulement chez les personnes présentant des symptômes, mais également chez les personnes contact détectées isolément ou au sein de clusters.

    Le délai de réalisation du test antigéniques est le même que celui recommandé pour la RT-PCR, à savoir :

    – le plus tôt possible puis à 7 jours pour les personnes contacts à haut risque (au sein du même foyer qu’un patient contaminé) ;
    – à 7 jours après exposition pour les autres personnes contact (faible risque).

    Leur utilisation n’est en revanche toujours pas recommandée pour le dépistage de personnes asymptomatiques isolées, faute de données.

    En fonction de l’évolution des connaissances scientifiques, cette position sera susceptible d’être revue.

    • #Tests_antigéniques, Bio_Saiyan @SaiyanBio sur tw.
      https://twitter.com/SaiyanBio/status/1340958119946543104

      Quasi fin du dépistage en Auv-RA :
      1/ très peu de cas + lors de cette campagne (ou biais car les + sérieux dans les gestes barrières sont ceux qui sont venus ?)
      2/ confirmation des soucis « sur le terrain » des tests Ag : bcp de sites à 0% de + (parfois avec 500 pvt) MAIS :

      prélèvements au moins 5 cm moins profond que ce qu’il faudrait, srtt les gens pas formés directement par le labo
      et pb des sites itinérants à > 70% de positifs (non confirmés en PCR quand les gens sont revenus au labo le lendemain).

      On a mis dans les mains de « n’importe qui » et « n’importe où » ce genre d’outils qui va encore + perdre les gens. Au global, cela fait 5% de + chez les asymtpo, ce qui est énorme, mais c’est traduit comme une réussite par les politiques…

      Bio_Saiyan signale aussi : Tests antigéniques. Les laboratoires Biogroup mettent en doute la fiabilité des résultats
      https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/tests-antigeniques-les-laboratoires-biogroup-mettent-en-doute-la-fiabil

      Les résultats des tests de dépistage rapide du Covid-19 comportent non seulement « des faux négatifs », mais aussi « de nombreux faux positifs », affirme le groupe de biologie médicale.

      Le thermomètre des tests il est tout cassé. Mieux vaut regarder décès, réanimations et hospitalisations (merci @simplicissimus pour le suivi !).

    • Oui, la série des tests est trop sujette à «  interventions  » (changement de tests, de stratégie et, comme tu décris plus haut, à variabilité du protocole).

      Je me suis posé le même type de question quand les hospitalisations plafonnaient : la série pourrait décrocher du suivi du nombre de cas graves dans la mesure où, approchant de la saturation du système hospitalier, des interventions se produiraient, modifiant admissions et sorties.

      La moins sensible est donc les décès, avec l’inconvénient qu’on est vraiment situé tout au bout de la chaîne …

      Reste toujours l’interrogation sur la divergence entre les 2 sources sur les décès :
      • les décès quotidiens de l’Insee, avec leurs 10 jours de décalage, montrent une quasi disparition de la surmortalité
      • alors que les décès du covid à l’hôpital et en EHPAD restent à plus de 400 par jour, soit pas loin d’un module de graduation sur le graphique des données Insee…
      (peut-être conséquence de l’augmentation de début d’hiver des décès « normaux » de 2018-2019 que l’on perçoit assez nettement sur ce même graphique)

      https://seenthis.net/messages/892130

  • #Coronavirus update : #Tests_antigéniques : utilisation, validation, prélèvement. Podcast #66 du 24 novembre 2020 [partie 2]
    https://inf-covid.blogspot.com/2020/11/tests-antigeniques-utilisation.html

    Hennig : Monsieur Drosten, quelques considérations personnelles pour finir. Des gens que je connais disent, par exemple : « J’ai mal à la gorge et à la tête, mais cela ne peut pas être le corona parce que je n’ai ni fièvre ni toux. Ou aussi : "J’ai un rhume, mais mon médecin est sûr que ce n’est pas le virus." L’annonce de rester à la maison si vous présentez les plus petits symptômes n’a toujours pas été reçue par tout le monde ? Est-ce que ça correspond aussi à votre expérience ?

    Drosten : [...] j’entends exactement la même chose, que les gens décident d’eux-mêmes, que c’est juste une gorge irritée. Ils continuent de sortir, aller travailler comme si de rien n’était. [...] si vous n’êtes pas testé, vous devriez rester à la maison avec ce type de symptômes ces jours-ci. Vous ne devriez pas aller travailler. [...] par principe, n’allez pas dans des situations sociales avec des symptômes pour le moment. Même si c’est juste une gorge irritée ou un nez qui coule. [...] Vous êtes alors quelqu’un qui a des symptômes, vous êtes exactement dans cette zone où ces tests antigéniques sont les mieux adaptés. Ce serait d’autant plus confortable et important s’il était possible le plus tôt possible pour chaque personne lambda qui présente des symptômes mineurs d’obtenir un tel test antigénique, par exemple auprès de son médecin de famille ou du service médical d’urgence. Il existe de telles options. Cela varie d’une région à l’autre. Et il est également important que cela soit rémunéré en conséquence. Il est impossible qu’un médecin fasse quelque chose comme ça par bonne volonté. Ce sont des difficultés cachées que la population ne comprend pas. Il faut dire qu’un médecin installé est également un entrepreneur indépendant. Cela doit faire partie des considérations. Le risque de dire oui, tous les patients peuvent venir ici : puis ils s’assoient dans la salle d’attente, il faut la réorganiser spécialement, créer une salle d’attente supplémentaire et ainsi de suite. Cela doit porter ses fruits quelque part.

  • Covid-19 : Emmanuel Macron choisit le couvre-feu pour tenter d’endiguer la deuxième vague
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/15/covid-19-emmanuel-macron-choisit-le-couvre-feu-pour-tenter-d-endiguer-la-deu

    Le président Emmanuel Macron lors d’un entretien à propos de la situation sanitaire, diffusé sur TF1 et France 2, le 14 octobre. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE POUR « LE MONDE »

    Lors d’un entretien télévisé mercredi, le président de la République a jugé qu’un reconfinement général du pays « serait disproportionné ».

    Par Delphine Roucaute, Alexandre Lemarié et Olivier Faye

    La France s’apprête à replonger en apnée « au moins jusqu’à l’été 2021 » . Voilà le message qu’est venu annoncer Emmanuel Macron à ses concitoyens, mercredi 14 octobre, alors que l’épidémie de coronavirus retrouve selon les termes du chef de l’Etat une « situation préoccupante » sur le territoire national, avec près de 20 000 nouveaux cas déclarés par jour et une occupation à 32 % des services de réanimation dans les hôpitaux par des patients atteints du Covid-19 [60% en Seine-Saint-Denis, ndc] . « Nos soignants sont très fatigués (…) Nous n’avons pas de lits en réserve », a-t-il prévenu, alors que le virus s’est répandu sur l’ensemble du pays, empêchant ainsi des transferts de malades entre les régions.

    Le temps de l’insouciance, qui s’était ouvert durant l’été – M. Macron avait lui-même évoqué une « sortie de crise » , le 14 juillet – est désormais clos. « Nous sommes dans la deuxième vague. Le virus recircule très vite en Europe et dans notre pays » , a alerté le locataire de l’Elysée, lors d’un entretien sur TF1 et France 2. Ce qui l’amène, comme en Allemagne ou en Espagne, à imposer des mesures restrictives.

    Pour « freiner la diffusion du virus » , et ainsi « reprendre le contrôle », le président de la République a annoncé qu’un couvre-feu sera mis en place à partir de samedi, entre 21 heures et 6 heures, en Ile-de-France et dans huit métropoles : Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne.

    Cette mesure de privation de liberté doit durer au moins quatre semaines. Si le Parlement l’autorise, le chef de l’Etat souhaite l’étendre sur six semaines, soit jusqu’au 1er décembre. Des dérogations seront possibles, uniquement dans certains cas, comme les travailleurs de nuit. En cas de non-respect du couvre-feu, des amendes de 135 euros seront délivrées ; elles pourront s’élever à 1 500 euros en cas de récidive.

    Pas question de mettre totalement le pays à l’arrêt
    Alors que l’instauration du couvre-feu a fait débat jusqu’au sein même du gouvernement, Emmanuel Macron a justifié cette mesure par la nécessité de « réduire les moments de convivialité » privés, qui sont « des vecteurs d’accélération du virus » , tout en permettant la continuité de la vie économique, sociale et éducative.

    Les écoles, lycées et universités resteront ouverts, a-t-il souligné. Pas question de mettre totalement le pays à l’arrêt, comme ce fut le cas lors de la première vague. A l’heure actuelle, « reconfiner le pays serait disproportionné », a estimé M. Macron, qui veut à tout prix éviter de recourir à cette extrémité, aux conséquences jugées désastreuses.

    En parallèle, le gouvernement a toutefois rétabli par décret lors du conseil des ministres l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du pays, qui lui permet de disposer d’un cadre juridique afin d’adapter les restrictions dans les mois à venir, allant jusqu’au confinement. Manière de se garder une marge de manœuvre, au cas où. « Si l’on ne veut pas devoir prendre des mesures plus dures, il faut respecter les règles » , a d’ailleurs mis en garde le chef de l’Etat. Son objectif étant de revenir à une situation de 3 000 à 5 000 nouveaux cas par jour et à 10 %-15 % de lits en service de réanimation occupés par des malades du Covid-19.

    Pour autant, Emmanuel Macron n’a pas interdit aux Français de partir en vacances à la Toussaint. Malgré les restrictions en vigueur, les déplacements entre les régions ne seront pas réduits, a-t-il indiqué. Une injonction contradictoire, en apparence, que le chef de l’Etat a assortie d’une recommandation appuyée, en demandant aux vacanciers de respecter scrupuleusement les gestes barrières lors de leurs déplacements pour ne pas propager le virus. En particulier lors des réunions de famille ou entre amis, durant lesquelles il a appelé à ne pas se rassembler à plus de six personnes. Une sorte de « en même temps » entre la préservation de certaines libertés et l’instauration de restrictions. Une stratégie résumée en une formule : « On n‘infantilise pas, on responsabilise. »

    StopCovid, « ça n’a pas marché »

    Autre nouveauté : Emmanuel Macron s’est converti au mea culpa. Sur la stratégie en matière de dépistage, d’abord – près de 1,4 million de tests sont réalisés chaque semaine en France. « On a rencontré de vraies difficultés » , a reconnu le chef de l’Etat, alors que les files d’attente se sont allongées devant les laboratoires d’analyse médicale pendant des semaines et que les délais pour obtenir un résultat excèdent parfois cinq ou six jours. « Nous allons rentrer dans une stratégie où on va pouvoir réduire drastiquement les délais » , a-t-il promis.

    Pour mieux suivre l’évolution du virus sur le territoire, l’exécutif veut miser sur les tests antigéniques, annoncés depuis septembre par le ministre de la santé, Olivier Véran, mais qui sont encore à l’état d’expérimentation. M. Macron a aussi évoqué un possible recours aux autotests, sur lesquels la Haute Autorité de santé ne s’est pas encore prononcée, contrairement aux tests antigéniques, dont les modalités du déploiement sur le territoire devraient être annoncées prochainement.

    Le chef de l’Etat a par ailleurs reconnu l’échec de l’application StopCovid lancée dans la foulée du déconfinement pour permettre de repérer les cas contacts de personnes positives au Covid-19. « Ça n’a pas marché » , a-t-il assumé à propos de cet outil qui, avec seulement 2,6 millions de téléchargements depuis juin, « a été beaucoup moins téléchargé » que dans les autres pays européens.

    Une nouvelle application, baptisée « Tous anti-Covid », doit voir le jour le 22 octobre, a annoncé le président de la République, et devrait fournir à ses utilisateurs des informations quotidiennes sur l’état de la pandémie ainsi que sur les lieux où se faire tester. Une manière, veut croire M. Macron, de contribuer à sa popularité, en espérant que les Français l’activent lorsqu’ils se trouveront dans des lieux fréquentés par du public comme les restaurants.

    Une crise « inégalitaire »

    Durement touchés par les nouvelles règles de couvre-feu, ces derniers pourront bénéficier, à l’image d’autres secteurs d’activité tels que l’événementiel ou le monde de la culture, de « dispositifs de soutien supplémentaires » , a avancé le chef de l’Etat, notamment à travers le recours au chômage partiel ou l’accès au fond de solidarité pour les entreprises. Ce qui n’a pas empêché les fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration (HCR) de déplorer « une fermeture déguisée » de leurs établissements.

    Les entreprises pourront par ailleurs proposer « deux à trois jours de télétravail par semaine » à leurs employés, a suggéré M. Macron, pour « réduire un peu la pression collective » , mais pas à temps plein. On a « besoin d’échanger avec les collègues de travail » , a justifié l’ancien ministre de l’économie. Un satisfecit pour le Medef. La branche parisienne de l’organisation patronale avait alerté sur le fait qu’un télétravail à 100 % pourrait aggraver la crise économique et « fragiliser encore les entreprises ».

    Accusé par ses contempteurs de mener une « politique antisociale » , Emmanuel Macron, enfin, a rejeté l’idée soumise, entre autres, par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, d’augmenter le revenu de solidarité active (#RSA) et d’étendre son versement aux jeunes âgés de 18 à 25 ans. A la place, le locataire de l’Elysée a annoncé le versement durant les six semaines du couvre-feu d’une « aide exceptionnelle » de 150 euros par personne [pour payer l’amende, ndc] , plus 100 euros par enfant, pour tous les allocataires du RSA et des aides aux logements (APL).

    « Je préfère cette aide exceptionnelle massive plutôt qu’une transformation de nos minima sociaux » , a défendu M. Macron face à cette crise « inégalitaire » , a-t-il reconnu, pour les plus précaires. « C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 » , a-t-il déploré, reconnaissant le « sacrifice terrible » vécu par cette génération, qui voit ses études et sa vie sociale entravée par la crise sanitaire, et son entrée sur le marché du travail compliquée par la crise économique.

    Présenter un profil rassembleur

    Tout au long des quarante-cinq minutes d’entretien, Emmanuel Macron s’est attaché à se montrer concret et précis, à l’image de son ancien premier ministre, Edouard Philippe, et il a assumé le terme de « couvre-feu », après avoir hésité en mars à prononcer celui de « confinement ». Le chef de l’Etat sait que la clarté et la pédagogie peuvent se révéler essentielles pour faire accepter aux Français de nouvelles mesures de restrictions de liberté, alors qu’une partie de l’opposition met en garde face à un risque de « jacquerie » .

    Depuis la rentrée, la stratégie de l’exécutif apparaissait aux yeux de beaucoup comme étant trop fluctuante. De la même manière, M. Macron a tenu à faire savoir que les élus locaux des métropoles concernées par le couvre-feu avaient été prévenus en amont de cette initiative. « Je vais demander à nos maires de nous proposer des plans de prévention » , a-t-il ajouté. Une façon d’inclure les collectivités. Pas question de rééditer l’épisode de la bronca des élus marseillais, le 23 septembre, suite à la fermeture des bars et des restaurants.

    Au moment où le pays affronte une crise multiforme, le chef de l’Etat s’est également efforcé de présenter un profil rassembleur. « Nous nous en sortirons les uns et les autres », a-t-il déclaré, en appelant les Français à « être une nation de citoyens solidaires » . Comme s’il s’agissait de se poser en père de la nation, à un an et demi de l’élection présidentielle.

    #crise_sanitaire #couvre-feu #gouvernement #économie
    #tests_antigéniques

    • Le lien social au défi du Covid-19, Le Monde, Editorial.

      Alors que tout est fait pour maintenir l’activité économique mais réduire au maximum les liens sociaux, amicaux et familiaux, Emmanuel Macron va devoir convaincre ceux qui vont subir les contraintes du couvre-feu de le faire avec le moins possible de mauvaise grâce.

      Editorial du « Monde ». La fête est finie. Emmanuel Macron l’a clairement signifié aux Français, mercredi 14 octobre, lors d’une interview télévisée qui restera marquée par l’utilisation d’un mot qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire : le « couvre-feu ». A compter de samedi, les habitants de la région Ile-de-France et de huit métropoles (Grenoble, Lille, Rouen, Lyon, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse) devront, sauf bonnes raisons, cesser de circuler entre 21 heures et 6 heures du matin pour une durée de quatre semaines, que le chef de l’Etat veut prolonger à six, s’il obtient l’accord du Parlement.

      Après des résultats probants à Cayenne et en Guadeloupe, le couvre-feu est présenté comme une mesure « pertinente » pour gérer « la deuxième vague » de l’épidémie de Covid-19 qui plonge la France, comme beaucoup de ses voisins, « dans une situation préoccupante » . Moins pénalisant qu’un reconfinement généralisé, il va cependant aggraver dans les zones concernées la situation de secteurs déjà durement éprouvés. La restauration et les spectacles vont de nouveau faire l’objet de mesures de soutien public pour ne pas totalement sombrer. Leur moral est à zéro.

      Le couvre-feu va aussi peser sur le quotidien de millions de personnes, qui risque, jusqu’au mois de décembre, de se décliner en « métro, boulot, dodo ». Car tout est fait pour maintenir l’activité scolaire et économique et à l’inverse empêcher les réunions familiales et les fêtes entre amis. Gare, là encore, à la déprime collective.

      Pari éminemment difficile

      Pour Emmanuel Macron, le risque était grand que ces nouvelles mesures coercitives, en tout point contraires à sa volonté de restaurer la confiance en l’avenir, apparaissent comme la sanction d’une stratégie sanitaire déficiente. Les déboires actuels de plusieurs voisins européens, parmi lesquels la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ont atténué ce procès. De même que la publication d’un rapport d’experts indépendants montrant que la France se situe dans la moyenne en matière de gestion de la crise. Le président de la République a, tout de même, dû reconnaître des ratés dans le déploiement des tests et un échec dans la mise en service de l’application StopCovid, qui va être revisitée.

      Son défi est à présent de convaincre ceux qui vont subir les contraintes du couvre-feu de le faire avec le moins possible de mauvaise grâce. Ce sera difficile, car le consensus scientifique s’est fissuré ; l’opinion publique est désormais partagée entre la peur que suscite le virus et la volonté de défendre le droit de vivre librement. Quant aux élus locaux, peu se sont montrés disposés à appuyer le gouvernement. Des tiraillements identiques sont constatés dans la plupart des démocraties qui subissent la deuxième vague épidémique.

      Le chef de l’Etat a su éviter deux écueils : l’infantilisation et la culpabilisation. Il n’a pas abusé du vocabulaire guerrier, contrairement à son intervention du 16 mars, dans laquelle, à six reprises, il avait employé le mot « guerre ». De même a-t-il évité de faire la morale aux jeunes, soulignant au contraire le « sacrifice terrible » auquel le virus les contraint. Représentant la France comme un bloc, « une nation de citoyens solidaires » , il a fait appel à « chacun d’entre nous » , en espérant que la société française sera capable, à l’épreuve de la crise, de retrouver le chemin du collectif – avec ce paradoxe qu’il faudra y parvenir en réduisant au maximum les liens sociaux, amicaux et familiaux. Un pari éminemment difficile au moment où l’écart va se creuser entre les métropoles, soumises au régime sévère du couvre-feu, et le reste du pays, qui vivra, lui, presque normalement.

    • " C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 parce que ce sont ceux qui vivent un sacrifice terrible. "

      Les propos dégueulasses du show présidentiel contre les assistés et le #RSA qu’il faut pas augmenter ni ouvrir aux moins de 25 ans sinon les pauvres vont pas prendre les emplois ont été assorti de l’annonce d’une prime de 150 euros qui devait être allouée aux allocataires des minima [Edit, non ! du seul RSA] et de l’#APL. Ben non, finalement, après les 100 milliards du plan de relance (assistance aux entreprises), ça couterait trop cher, les allocataires APL sont encore trop nombreux, ils n’auront pas ce one shot de 150 euros.
      La promesse d’une prime de 1500 balles aux soignants s’est traduite pour pas mal d’infirmières par des « bons d’essence de 30 euros ».
      Le bénéfice du #chômage_partiel (dont l’ampleur a été un événement tout à fait inédit de la politique sociale) a été enlevé à diverses catégories de personnes vulnérables au covid fin août.

      Ce qu’il reste du "peu importe combien ça coûte" , c’est les millions dépensés pour des tests mal conduits et le soutien aux entreprises. Ça commence à se voir.

      #argent_magique

  • #Covid-19 : pourquoi les autorités misent sur les #tests_antigéniques - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-pourquoi-le-gouvernement-mise-sur-les-tests-antigeniques-08-09-2

    « À quoi pourront servir [ces tests antigéniques] ? À repérer plus rapidement les personnes porteuses d’une charge virale élevée et donc, probablement, plus contagieuses ».

    #contagiosité