• #images et #pouvoirs : #Berlusconi et les « #veline ». Entretien avec #Francesca_Martinez_Tagliavia

    Quels sont les effets de la #culture_visuelle sur la construction du pouvoir politique ? Loin d’une vision instrumentale qui ne verrait dans les images que des moyens neutres utilisés par les chefs et leur entourage pour asseoir leur pouvoir, Francesca Martinez Tagliavia pense leur signification politique à partir de la manière dont elles sont produites, tant par les acteur-ices que par les spectateurs·ices. En étudiant le rôle et l’histoire des veline, ces femmes qui accompagnaient Silvio Berlusconi sur les plateaux de télévision, l’autrice propose de déconstruire le pouvoir d’un chef à partir du discours de celles qui ont contribué, par leur image, à produire son charisme. C’est par une critique venue des marges du pouvoir qu’on peut, selon elle, élaborer un discours à la hauteur de nos exigences politiques.


    https://vacarme.org/article3078.html
    #velina #télévision #femmes #patriarcat #publicité #corps #image #pouvoir

    • Faire des corps avec les images : La contribution visuelle de la velina au charisme de Berlusconi

      À la fin des années 2000, l’image de la velina – soubrette hyper-érotisée de la télévision italienne – endosse dans les discours de la critique anti-berlusconienne le rôle de symbole de la marchandisation des corps féminins et de la subalternité féminine dans l’espace public, qui caractérise le ventennio berlusconien. Puisant ses outils dans l’épistémologie des Visual Studies anglo-saxons et dans la culture visuelle italienne contemporaine, la thèse vise d’abord à analyser les manières dont les images font le corps de la velina. La généalogie de la velina rassemble des images emblématiques et opposées de la féminité comme les Jeunes Italiennes fascistes, les Tiller Girls américaines et les héroïnes du cinéma softcore italien des années soixante-dix, pour se cristalliser ensuite dans cette image, au moment où elle fait irruption dans l’émission télévisuelle Striscia la notizia (Mediaset, groupe Berlusconi) en 1989. Par l’analyse d’une étude de cas spécifique – les pratiques et les micropolitiques quotidiennes de l’image de Giulia Calcaterra, velina de l’édition 2012-2013 de Striscia la notizia – on déconstruit ensuite le point crucial des argumentaires excluant les veline du savoir et de la politique. Selon la critique mainstream, la velina serait un sujet aliéné, ornement passif du Spectacle. À partir de sa propre parole au sujet de son action, elle émerge au contraire comme un sujet autoréflexif et intelligent, et comme une actrice privilégiée de l’économie esthétique et culturelle, sur la base de laquelle Silvio Berlusconi a construit son consensus politique à partir de la fin des années soixante-dix. La thèse se concentre ensuite sur le rapport entre l’image de la velina et l’image de Berlusconi, par l’analyse d’images qui connectent la velina au « chef » Berlusconi. Le « charisme » de Berlusconi est visuellement construit par Berlusconi lui-même, par les intermédiaires culturels de son parti, la presse anti-berlusconienne, le cinéma et d’autres productions visuelles, en connexion avec l’image de la velina. On retrace différents moments-clés de l’exercice d’une propagande politique fondée sur des politiques et des pratiques visuelles qui s’entrelacent à des pratiques discursives et à d’autres types de pratiques politiques, scientifiques, techniques et sociales visant à susciter dans l’électorat un « amour de la domination », à travers une « domination de l’amour ». Si l’image de la velina contribue activement au « charisme » de Berlusconi, c’est parce qu’elle attribue au chef le pouvoir érotique nécessaire pour que celui-ci inspire du désir pour sa domination.

      https://journals.openedition.org/acrh/7103
      #thèse_de_doctorat

  • Sur les routes de l’exil syrien : récits de vie et parcours migratoires des réfugiés de #Deir_Mqaren

    En adoptant une approche qualitative et pluridisciplinaire, basée sur l’étude longitudinale des circulations de la population de Deir Mqaren - un village syrien situé entre Damas et la frontière libanaise - cette thèse interroge la dimension réticulaire des #mobilités humaines. A travers les récits de vie des réfugiés de cette bourgade et l’analyse de leurs parcours migratoires vers la Jordanie et l’Allemagne, elle décrypte la mécanique des flux au départ de Syrie. Cette recherche invite ainsi le lecteur à déplacer son regard vers des réseaux de lieux et d’acteurs souvent considérés comme marginaux, mais formant pourtant l’ossature des routes de l’exil reliant la Syrie au reste du globe. En plaçant la focale sur les conditions du mouvement des individus, l’intention de cette étude est à la fois de mettre en exergue les imbrications entre les migrations économiques antérieures au conflit et la logique des mouvements actuels de réfugiés ; mais aussi de montrer de manière tangible l’évolution des mécanismes relationnels permettant aux exilés d’accéder à des ressources (informations, mobilité, logement, emploi) en dépit des contraintes structurelles auxquelles ils ne cessent d’être confrontés. Les représentations (carto)graphiques élaborées dans le cadre de cette thèse visent pour leur part à mieux rendre compte du caractère mobile, instable et particulièrement labile de ces dynamiques socio-spatiales.


    https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01955981
    #réfugiés_syriens #asile #migrations #thèse #réfugiés #parcours_migratoires #itinéraires_migratoires #David_Lagarde #réseaux #cartographie #visualisation

    ping @reka

  • Changement climatique et #migrations humaines au #Sénégal : une approche en termes de #vulnérabilité du système socio-écologique

    Résumé : le changement climatique et les migrations humaines constituent deux problématiques majeures de notre époque. Et, partant du constat d’une connaissance fragmentée entre maximalistes et minimalistes, qui s’est traduite par une capacité limitée de la recherche scientifique à prendre en compte les interactions complexes entre le climat et les migrations humaines, cette thèse propose, à travers une approche renouvelée (celle de la vulnérabilité du système socio-écologique), une meilleure compréhension et explication des relations climat- migrations. Elle cherche à répondre à deux objectifs. D’une part, produire des connaissances nouvelles en nous appropriant de façon sélective et ordonnée les apports empiriques produits par les approches précédentes. Et, d’autre part, par une analyse instrumentée des interactions mises en évidence, générer des informations chiffrées pertinentes permettant un ciblage plus efficace des politiques. Cette thèse insiste en premier lieu sur une certaine difficulté à mettre en évidence une relation robuste entre changement climatique et migrations à l’échelle Sahélienne. Contrairement aux idées reçues sur l’image type du « migrant/réfugié climatique » sahélien véhiculée par les médias et reprise, sans un recul critique, dans la littérature grise et certaines études scientifiques, la région, souvent vue et analysée comme une entité relativement homogène, présente de fortes hétérogénéités spatiales physico-climatiques, outre celles socio-économiques. Et, ces dernières ne permettent pas une compréhension des migrations, une des expressions des transformations sociétales. Il convient de repenser la problématique sur des échelles plus homogènes (Sénégal des zones agro-écologiques et régions administratives). Nos résultats montrent un effet climatique accélérateur/amplificateur des migrations interrégionales sous-jacent aux conditions de vie des populations. Généralement, le climat ne suffit pas, à lui seul, à « produire » des migrations. Il transite par les variables socio-économiques (vulnérabilité initiale). Ce qui nous a amené à retenir l’appellation de « #migrants_éco-climatiques ». Ainsi, les politiques devraient aller à la fois vers : (i) des questions de développement en réduisant des vulnérabilités socio-économiques (pauvreté et inégalités) en agissant sur l’environnement d’action et les acteurs respectivement de manière cohérente et extensive ; mais, également, (ii) des questions d’économie du climat par la réduction de la vulnérabilité physico-climatique à travers des politiques d’atténuation et d’adaptation du milieu et des populations face au changement climatique.

    http://creg.univ-grenoble-alpes.fr/version-francaise/accueil/actualites/soutenance-de-these-d-alassane-diallo-299239.htm?RH=CREGFR_
    #thèse #doctorat #thèse_de_doctorat #changement_climatique #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux #Sahel #climat

    @sinehebdo : #migrants_éco-climatiques —> ça existe déjà dans ta liste ?

  • La Rebelión del espacio vivido. Teoría social de la urbanización capitalista

    “Debemos a la insistente voz de Henri Lefebvre la idea según la cual el dominio sobre el espacio constituye una fuente fundamental y omnipresente del poder social sobre la vida cotidiana”. David Harvey, 1990.

    La tesis revisa el pensamiento de Henri Lefebvre como un todo en movimiento. Siguiendo su torrente teórico se rehace un itinerario complejo con voluntad pedagógica y la intención de estudiar no solo aquello que decía, sino la forma en que pensaba; así como, su traducción en la ciudad global contemporánea.

    https://www.academia.edu/37248384/La_Rebelio_n_del_espacio_vivido._Teor%C3%ADa_social_de_la_urbanizaci%C3%B3
    #thèse #PhD #thèse_De_doctorat #urban_matter #Henri_Lefebvre #Lefebvre #ville #géographie_urbaine #urbanisation_capitaliste

  • Thésards : publiez ou crevez !

    https://www.franceculture.fr/conferences/universite-de-nantes/thesard-publiez-ou-crevez

    Un système de production massive, contrôlé par les grandes revues et les intérêts économiques. Un chercheur est jugé et qualifié selon le nombre des publications faites, et par rapport à « l’impact factor » de ses publications. Les chercheurs sont ainsi incités à produire, pas à avoir raison.

    #thèse #savoir #connaissance

  • Centre d’#enfouissement de #Bure : l’impossible preuve scientifique de la #sûreté
    http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2018/02/07/centre-d-enfouissement-de-bure-l-impossible-preuve-scientifique-de-l

    Ce document, que Le Monde a pu lire, est une #thèse de 470 pages, soutenue le 11 décembre 2017 dans le cadre de l’#Ecole_des_hautes_études en sciences sociales et intitulée : « Enfouir des déchets nucléaires dans un monde conflictuel, une histoire de la démonstration de sûreté des projets de stockage géologique, en France ». Son auteur, Leny Patinaux, historien des sciences, a été pendant trois ans, de novembre 2012 à octobre 2015, salarié de l’#Andra, qui a financé ce travail et lui a donné accès à ses archives. Parmi les membres du jury figure un membre de la direction de la recherche et du développement de l’agence, ce qui confère à son travail une forme de reconnaissance officielle.

    "« Finalement, écrit-il, l’ensemble de ces éléments apporte des garanties que l’Andra a fait tout ce qu’elle a pu pour concevoir un stockage sûr et évaluer la sûreté de l’ouvrage. » Toutefois, ajoute-t-il, « lorsque l’Agence doit produire une analyse de sûreté globale, l’arrangement des savoirs produits en un ensemble cohérent montre néanmoins un certain bricolage ».

    Sollicité par Le Monde, Leny Patinaux n’a pas souhaité ajouter de commentaire à son travail. De son côté, l’Andra ne conteste pas les éléments rapportés dans cette étude qui, note-t-elle, « s’inscrit dans le cadre d’un travail d’histoire des sciences sur la gestion des incertitudes, qui est au cœur des problématiques et de la vie quotidienne de l’Andra compte tenu du temps long des stockages ». Selon l’agence, « cette thèse rend compte de la démarche robuste mise en œuvre par l’Andra dans son travail de démonstration de sûreté ». Sur « de telles échelles de temps », développe-t-elle, « on ne peut pas se limiter à des démonstrations purement scientifiques ». Il y faut une approche « intégrant un faisceau de connaissances scientifiques mais aussi d’incertitudes ».

    Au demeurant, la thèse fait état de réunions tenues en 2013. L’Andra a pu depuis consolider son « dossier d’options de sûreté », sur lequel l’ASN a rendu, le 15 janvier, son avis définitif. Son président, Pierre-Franck Chevet, a qualifié le dossier de « très bon », tout en demandant à l’Andra de « revoir sa copie » par rapport au risque d’incendie de 40 000 #colis de #déchets enrobés dans du #bitume, et de « l’améliorer » vis-à-vis de la tenue du stockage souterrain face aux séismes notamment.

    Les opposants au centre d’enfouissement de #Bure verront sans doute, dans ce document, la preuve de la « fabrique du mensonge » que constitue, à leurs yeux, le projet #Cigéo. Il dévoile, plus simplement, comment la gestion des déchets radioactifs est aussi celle – à haut risque – des incertitudes."

  • –— INFOS AL DANTE ---

    Les #éditions Al Dante ont stoppé leurs activités au 1er janvier 2018.

    Dorénavant, la totalité du catalogue Aldantien sera disponible aux Presses du réel (intégration en cours).

    Vous pouvez continuer à vous procurer les livres sur le site des
    éditions Al Dante jusqu’au 15 février 2018 (c’est même conseillé et désiré). —> http://al-dante.org

    Ensuite, le site sera fermé, et les Presses du réel prendront le relais. —> http://www.lespressesdureel.com

    Une collection Al Dante est créée au sein des Presses du réel, qui sera composée de trois sections :

    – La section « Pli » (sous la responsabilité de Justin Delareux et de Jean-Marie Gleize) qui, plus que jamais, restera vigilante à la création poétique actuelle dans ce qu’elle a de plus pertinente en terme d’inventivité et de volonté critique.
    [contact : ad.sectionpli@gmail.com]

    – La section « Anthologie » (sous la responsabilité de Laurent Cauwet et de Julien Blaine) qui, de publication en publication, constituera une anthologie internationale de poésie contemporaine (les premiers volumes seront dédiés à la Palestine, au Maroc, à la communauté Mapuche et à la France).

    – La section « Les Irréconciliables » où seront publiées des œuvres singulières oubliées, peu connues, inclassables ou considérées comme impubliables (parmi les premiers projets : Kurt Schwitters, Jacques Sivan, Sylvain Courtoux, Michel Crozatier).

    Dans cette configuration, cette collection commencera son cycle éditorial en octobre 2018.

    Mais d’ores et déjà, en préfiguration de cette collection Al Dante en construction, et parce que rien ne saurait s’arrêter jamais, trois ouvrages paraissent au mois de mars :

    – "Terreur, saison 1" d’Éric Arlix (récit)
    – "Ce que je n’ai pas dit à Bob Dylan" de Jalal El Hakmaoui (poésie traduit de l’arabe - Maroc - par l’auteur)
    – "2017" de Julien Blaine (chronique poétique)

    source : Laurent Cauwet : https://www.facebook.com/laurent.cauwet/posts/1789858384418474

  • Simon Mastrangelo : une thèse sur les brûleurs de #frontières

    Le jeune universitaire vaudois a achevé une longue et très documentée recherche sur les « harraga », ces jeunes africains désœuvrés qui tentent de rallier l’espace Schengen, au péril de leur vie

    « Se réaliser, s’émanciper, sortir du blocage, voilà les motivations. L’échec et le renvoi au pays sont souvent vécus comme une forme d’#humiliation, et peuvent mener au développement d’une mémoire traumatique. Le plus souvent, les individus expulsés nourrissent l’envie de prendre leur revanche, ça passe par un nouveau départ. »

    https://www.letemps.ch/societe/2017/12/19/simon-mastrangelo-une-these-bruleurs-frontieres

    #harraga #migrations #thèse_de_doctorat #migrants_tunisiens #Tunisie #renvois #expulsions

    • Je découvre ce livre en lisant la #BD :
      Mémoires de viet kieu : Les linh tho, immigrés de force

      Mars 2004, Camargue. Alors qu’il couvre le conflit provoqué par la fermeture annoncée de l’usine Lustucru d’Arles, Pierre Daum, journaliste, découvre que cette usine ne fabrique pas seulement des pâtes : elle conditionne également le riz cultivé par des producteurs locaux. Il décide alors de se renseigner sur les conséquences de cette fermeture pour ces petits producteurs.

      A l’occasion de ses recherches, il visite un Musée du riz où certaines photos l’interpellent : des Vietnamiens seraient venus planter du riz en Camargue pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Pourquoi ce fait est-il si peu connu ?

      Il entame alors une enquête minutieuse pour retrouver des témoins de cette époque, susceptibles de lui en dire davantage. Il découvre que 20.000 travailleurs indochinois ont été forcés dans les années 1940 à venir travailler en métropole pour “participer à l’effort de guerre”…

      Une enquête prenante entre deux continents, qui s’attache à un pan volontairement oublié de l’Histoire. Un Hors Série émouvant et sensible des Mémoires de Viet-Kieu.


      http://www.la-boite-a-bulles.com/book/287
      #bande_dessinée #poudrerie_d'oissel #WWII #efforts_de_guerre #prison_des_baumettes #sorgues #camps_d'internement #seconde_guerre_mondiale #deuxième_guerre_mondiale #riz #riziculture #Camargue
      #ressources_pédagogiques (notamment pour l’histoire de l’immigration en France)
      #ONS #ouvriers_non_spécialisés

    • Le site sur les immigrés de force :
      http://www.immigresdeforce.com

      Une page sur l’#exposition qui a eu lieu en 2011 à #Agde :
      http://www.immigresdeforce.com/l-exposition

      Des #fiches_pédagogiques :
      http://www.immigresdeforce.com/l-exposition/t-l-chargement/malette-p-dagogique
      ... dont une #fiche_pédagogique sur la vie dans les #camps :
      http://www.immigresdeforce.com/sites/immigresdeforce.com/files/Exposition/Documents/fiche_pedagogique_ndeg3_la_vie_dans_les_camps.pdf

      #ressources_pédagogiques

      Le #livre :
      Immigrés de force

      Après soixante-dix années de silence, voici enfin mise en lumière une page enfouie de l’histoire coloniale française : le recours, pour travailler dans l’Hexagone, à une main-d’oeuvre immigrée de force. Déjà, en 2006, le film Indigènes, de Rachid Bouchareb, avait révélé un aspect peu connu de l’utilisation des peuples colonisés lors de la Seconde Guerre mondiale. Or, à cette époque, la France n’avait pas seulement besoin de soldats, mais aussi d’ouvriers, afin de remplacer les Français mobilisés.
      Pour les travaux les plus pénibles, comme ceux du maniement des poudres dans les usines d’armement, la France fit venir en 1939 vingt mille Indochinois de sa lointaine colonie d’Extrême-Orient. Recrutés pour la plupart de force, débarqués à la prison des Baumettes à Marseille, ces hommes furent répartis à travers la France dans les entreprises relevant de la Défense nationale. Bloqués en Métropole pendant toute la durée de l’occupation allemande, logés dans des camps à la discipline très sévère, ils furent loués, pendant plusieurs années, par l’Etat français à des sociétés publiques ou privées – on leur doit le riz de Camargue –, sans qu’aucun réel salaire ne leur soit versé.
      Ce scandale se prolongea bien après la Libération. Renvoyés vers le Viêtnam au compte-gouttes à partir de 1946, ce n’est qu’en 1952 que les derniers de ces hommes purent enfin revoir leur patrie. Un millier fit le choix de rester en France.
      Après trois ans de recherches en archives et d’enquête, menée dans les banlieues de Paris et de Marseille, et jusqu’à Hanoi et aux villages les plus reculés du Viêtnam, #Pierre_Daum a réussi à retrouver vingt-cinq des derniers acteurs encore vivants de cet épisode si peu “positif” de l’histoire coloniale française. C’est leurs récits qu’il nous restitue dans ce livre.
      Journaliste au Monde puis à Libération, dont il a été le correspondant pour le Languedoc-Roussillon, Pierre Daum collabore actuellement comme grand reporter au Monde diplomatique et à quelques autres journaux.


      https://www.actes-sud.fr/catalogue/archives-du-colonialisme/immigres-de-force

      cc @franz42

    • Et trois #film #documentaire qui ont été produit suite à la sortie du livre :
      Công Binh, la longue nuit indochinoise

      En 1939, peu avant la Seconde Guerre mondiale, 20 000 jeunes Indochinois sont arrachés brutalement à leur pays et à leurs familles et embauchés de force dans les usines d’armement en France, afin de compenser le départ d’ouvriers au front. Ces ouvriers-forçats (appelés « Công Binh » ou « Linh Tho » au Viêt Nam) n’étaient désignés que par un matricule et recevaient des traitements dérisoires. Au moment de la défaite, ils furent considérés, à tort, comme des militaires, mis au ban de la société, asservis à l’occupant allemand et aux patrons collaborateurs. Ils furent aussi les pionniers de la culture du riz en Camargue. Le film se sert de témoignages d’une vingtaine de survivants ayant vécu cette expérience. Cinq d’entre eux sont décédés lors du tournage. Le film prend également appui sur l’ouvrage du journaliste Pierre Daum, Immigrés de force, publié chez Actes Sud1.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4ng_Binh,_la_longue_nuit_indochinoise

      Riz amer - Des Indochinois à l’origine du riz en Camargue

      Qui connaît la véritable origine du riz en Camargue ? Après soixante-dix ans de silence, voici enfin révélée, une page enfouie de l’histoire coloniale française : le recours, pour travailler dans les rizières, à une main-d’œuvre immigrée de force. Riz amer est l’histoire des milliers d’indochinois qui ont « fait » le riz de Camargue.


      http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/42926_1
      Apparemment disponible sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=EXzT1HW-zOc

      Une histoire oubliée

      De 1945 à 1950, plus d’un millier d’ouvriers vietnamiens ont été envoyés par le gouvernement français pour répondre à la demande de main d’oeuvre des multiples entreprises de Lorraine. Avec le statut particulier d’"indigène", c’est-à-dire encadré par l’État, comme dans les colonies. Le film d’Ysé Tran part à la recherche de l’histoire singulière de ces hommes, arrachés à leurs villages pour les besoins de la guerre. 20 000 « travailleurs indochinois » ont débarqué à Marseille en 1939-1940 afin d’être utilisés dans les usines d’armement. Parqués dans des camps dans le Sud de la France après la capitulation de 1940, ils travaillent sans salaire, dans tous les secteurs de l’économie. À travers des témoignages de travailleurs indochinois centenaires ou presque, de leurs épouses et surtout de leurs enfants, et grâce à la découverte d’un fonds d’archives inédites, le film d’Ysé Tran dévoile enfin cette page longtemps ignorée de l’histoire ouvrière en Lorraine.

      http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/50197_1

    • Le dernier travailleur indochinois

      Ils ont relancé la production de riz en Camargue, fabriqué des cartouches ou travaillé dans les usines. C’est l’histoire oubliée de 20 000 Vietnamiens immigrés de force en 1939 par l’empire colonial français pour contribuer à l’effort de guerre. Un épisode révélé par le journaliste Pierre Daum et mis en image par le dessinateur Clément Baloup pour le grand public. Avec les deux auteurs, nous sommes partis sur les traces de ces travailleurs indochinois jusqu’à Marseille et nous avons retrouvé Thân. Centenaire, il vit toujours dans la ville où il a été débarqué en 1939, après des semaines dans la cale d’un bateau en provenance de Saïgon.


      http://www.rfi.fr/emission/20180113-le-dernier-travailleur-indochinois-than-van-tran
      reportage réalisé par @daphne

    • Liêm-Khê LUGUERN

      À l’époque de l’Indochine française, l’émigration des Vietnamiens vers la métropole est un phénomène minoritaire ; il concerne surtout des intellectuels et des étudiants venus parfaire leur formation en métropole. Les deux guerres mondiales troublent ce mouvement avec le recrutement de tirailleurs et de travailleurs indochinois en 1914, puis en 1939, permettant une incursion en métropole de dizaines de milliers de paysans indochinois. Reproduisant le précédent de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle 90 000 travailleurs et tirailleurs avaient été déplacés en métropole pour pallier la pénurie de maind’oeuvre, le plan Mandel, du nom du ministre des Colonies, prévoit en 1939 l’appoint de 300 000 travailleurs coloniaux à l’effort de guerre de la France. En avril 1940, 7 000 tirailleurs indochinois sur un total de 41 000 tirailleurs coloniaux sont présents sous les drapeaux en France. En juin de la même année, près de 20 000 « travailleurs indochinois » envoyés en métropole sont affectés comme ouvriers non spécialisés (ONS) dans les industries participant à la Défense nationale. La défaite de juin 1940 met fin à la réquisition et au déplacement de la main-d’oeuvre coloniale qu’il faut alors rapatrier. En 1941, le quart des « travailleurs indochinois » reprend le chemin de l’Indochine, mais la majorité reste bloquée en France par suite de l’arrêt des liaisons maritimes. À la Libération, la désorganisation de l’après-guerre et l’envoi de troupes françaises dans le cadre de la reconquête de l’Indochine retardent encore leur rapatriement, qui ne commence finalement qu’en 1946 pour s’achever en 1952. Plus d’un millier d’entre eux cependant choisirent de s’installer définitivement en France

      http://iris.ehess.fr/index.php?525
      #thèse

    • Les travailleurs indochinois en France pendant la Seconde Guerre mondiale

      En 1939, reproduisant le précédent de la Première Guerre mondiale au cours de laquelle 90 000 travailleurs et tirailleurs indochinois avaient été déplacés en métropole, le « #Plan_Mandel », du nom du ministre des Colonies, prévoit l’appoint de 300 000 travailleurs coloniaux, dont 100 000 Indochinois, à l’effort de guerre. En juin 1940, 27 000 Indochinois sont arrivés en France : 7 000 tirailleurs et 20 000 travailleurs. Après la défaite, 5 000 d’entre eux sont rapatriés mais les autres restent bloqués en métropole. A la Libération, la désorganisation de l’après-guerre et les événements qui affectent l’Indochine française, retardent encore le rapatriement de ces travailleurs requis : il ne prendra fin qu’en 1952. Pendant plus de dix ans, ces migrants ont formé une micro-société qui prolonge la société coloniale au sein même de l’espace métropolitain. Au processus d’adaptation au travail industriel, de confrontation au modernisme, s’ajoutent pour ces hommes une expérience inédite : celle d’un face-à-face direct avec la puissance coloniale en proie à la défaite, de la découverte, au-delà de la France coloniale, d’une société complexe, traversée d’antagonismes et de contradictions.

      http://www.histoire-immigration.fr/dossiers-thematiques/les-etrangers-dans-les-guerres-en-france/les-travailleurs-indochinois-en-france

    • Ni civil ni militaire : le travailleur indochinois inconnu de la Seconde Guerre mondiale

      En 1939,20 000 travailleurs indochinois requis furent acheminés vers la métropole. Dépendants du ministère du Travail, ils furent affectés comme ouvriers non spécialisés (ONS) dans les usines (en particulier les poudreries, l’aviation, les usines de munitions comme cela avait déjà été le cas en 1914) travaillant pour la Défense nationale. Bloqués en France à la suite de la défaite de juin 1940, ils n’ont pas pu, non plus, regagner la colonie à la Libération en raison de la guerre d’Indochine. Ce n’est que dix ans après leur réquisition (entre 1948 et 1952) que la majorité d’entre eux a été rapatriée, tandis qu’un millier choisit de s’installer définitivement en France. Ces derniers ont pu en 1973 faire valoir leurs années de réquisition dans le calcul de leur droit à la retraite. A la fin des années 1980, un comité de soutien aux anciens travailleurs et tirailleurs vietnamiens en France voit le jour avec le soutien de personnalités dont Madeleine Rebérioux. Appuyés par ce comité, les anciens requis rapatriés se sont mobilisés pour obtenir les mêmes droits que leurs camarades installés en France. En vain jusqu’à tout récemment.

      https://www.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2007-2-page-185.htm

    • Les travailleurs indochinois en France de 1939 à 1948

      A l’époque de l’Indochine française, l’émigration des Vietnamiens vers la métropole est un phénomène minoritaire ; il concerne surtout des intellectuels et des étudiants venus parfaire leur formation. Cela ne doit pas cependant porter à négliger les mouvements migratoires temporaires qui correspondent aux recrutements de tirailleurs et de travailleurs indochinois en 1914, puis en 1939.

      Reproduisant le précédent de la première guerre mondiale, au cours de laquelle 90.000 travailleurs et tirailleurs indochinois avaient été déplacés en métropole pour pallier la pénurie de main-d’oeuvre (1) ; le plan Mandel, du nom du ministre des Colonies, prévoyait en 1939 l’appoint de 300.000 travailleurs coloniaux à l’effort de guerre de la France (2) En avril 1940, 7.000 tirailleurs indochinois sur un total de 41.000 tirailleurs coloniaux étaient présents sous les drapeaux en France. En juin de la même année, près de 20.000 travailleurs indochinois envoyés en métropole furent affectés comme ouvriers non spécialisés (O.N.S.) dans les industries participant à la Défense nationale (3) . La défaite de juin 1940 mit fin brutalement au déplacement de main-d’oeuvre coloniale qu’il fallut alors rapatrier. En 1941, 5.000 travailleurs indochinois retournèrent au pays mais les 15.000 restant furent bloquésen France par suite de l’arrêt des liaisons maritimes. La désorganisation de l’après-guerre, les événements qui affectèrent l’Indochine française à la Libération, retardèrent encore le rapatriement de ces travailleurs requis. Celui-là ne prit fin qu’en 1952. [5]

      Jeunes pour la plupart (ils avaient entre 20 et 30 ans) ces requis ont formé une micro-société transplantée brutalement pour une dizaine d’années hors de son univers traditionnel. Il va sans dire qu’une telle expérience ne pouvait être vécue comme une simple parenthèse et qu’elle a forcément transformé ces hommes. Au processus d’adaptation au travail industriel, de confrontation au modernisme et au phénomène d’acculturation, s’ajouta une expérience inédite, celle de la confrontation avec une puissance coloniale sur son propre sol, une puissance en proie à la défaite, aux prises avec ses contradictions, ce qui bouleversera le mythe de la mère patrie toute puissante, homogène et invincible.

      http://barthes.ens.fr/clio/revues/AHI/articles/volumes/tran.html

    • Indochine de Provence. Le Silence de la rizière

      S’il est un récit oublié, c’est bien le témoignage encombrant mais bouleversant des 20 000 travailleurs indochinois en France entre 1939 et 1952. Longtemps, l’histoire a fait silence sur le visage de ces hommes – contraints de travailler au service de la France de Vichy après la signature de l’armistice –, qui rentrèrent chez eux après des années d’exil forcé, sans la moindre indemnisation.
      Cet album-recueil, ouvert sur le récit de ces itinéraires d’exil et sur une parole qui commence à peine à circuler, établit un rapport sensible à l’histoire. Il interroge la mémoire, l’histoire, l’identité d’un département (le Vaucluse), façonné par les flux migratoires. Il pose les enjeux d’une éthique fondée sur la pensée critique revendiquée comme seule légitime pour traiter des mémoires douloureuses et oubliées du XXe siècle.

      https://www.actes-sud.fr/catalogue/etudes-historiques/indochine-de-provence
      #livre

  • LaTeX et correction d’orthographe : une astuce - Geekographie Maïeulesque
    http://geekographie.maieul.net/208

    On m’a demandé récemment de relire un travail conséquent rédigé en LaTeX pour, je cite, « pour en éliminer les fautes d’orthographe et de langue ».

    L’orthographe n’étant pas mon fort, j’utilise un correcteur externe, dont le nom signifie « antipoison ». Le problème avec LaTeX est que, du fait notamment de la surabondance de commandes d’abréviation, l’analyse du correcteur échoue régulièrement.

    J’ai donc décidé de faire la correction sur le PDF final. Il m’a cependant fallu l’adapter pour « mâcher » le travail du correcteur.

    #thèse #LaTeX #orthographe

  • Soutenance de thèse | Apocryphes
    https://apocryphes.hypotheses.org/569

    Après cinq ans à Lausanne, quatre ans de recherche, un certain nombre d’heures passées à effectuer des actions parfois intéressantes (décrypter un texte, en articuler plusieurs, trouver comment automatiser toujours plus de chose avec LaTeX) parfois moins (remplir des formulaires administratifs et faire la chasse aux graphies non conventionnelles), je soutiendrai ma thèse de doctorat le 12 mai 2017 à 13h30, dans la salle 319 de l’Amphipôle de l’Université de Lausanne (métro Unil-Sorge).

    Ma thèse s’intitule « Étude comparée sur la construction des origines apostoliques des Églises de Crète et de Chypre à travers les figures de Tite et de Barnabé »

    #thèse #histoire #christianisme #théologie #apôtres #ouf

  • #Sarah_Przybyl soutiendra sa #thèse de géographie le lundi 12 décembre 2016 à 14h, salle Mélusine (MSHS de Poitiers) : Territoires de la migration, territoires de la protection – Parcours et expériences des mineurs isolés étrangers accueillis en #France

    Visage inédit des flux migratoires contemporains, de plus en plus d’individus âgés de moins de 18 ans arrivent en Europe sans leur représentant légal. Enfants en danger à accueillir aujourd’hui, étrangers candidats à la régularisation de demain, le parcours de prise en charge de ces jeunes révèle toutes les limites institutionnelles et politiques des dispositifs d’accueil. En France, ces jeunes qualifiés de « mineurs isolés étrangers » sont souvent perçus comme des victimes d’une mobilité contrainte ou des aventuriers ayant pris tous les risques. Avec l’ambition de se défaire de ces représentations pour mieux refléter la pluralité des situations, cette recherche considère ces individus avant tout comme des jeunes autonomes, acteurs de leurs expériences. Loin d’être une reproduction du parcours migratoire des adultes, cette recherche doctorale révèle les formes du voyage dans leur diversité et mobilise les expériences de vie individuelles pour souligner toute la singularité de cette migration juvénile. En s’immisçant dans le huis clos des lieux de la protection, cette thèse propose une lecture de la prise en charge selon une approche micro-géographique. Après avoir détaillé le fonctionnement de structures spécialisées dans l’#accueil de mineurs isolés étrangers, l’adoption du regard des acteurs de ces lieux révèle les logiques de production de l’espace. Si le parcours de protection des mineurs les prépare à l’autonomie, la fin de leur accueil s’accompagne d’un nouveau défi : créer les conditions légales de leur établissement et celles plus personnelles propices à leur épanouissement. Cette recherche doctorale propose une lecture globale de l’expérience migratoire des mineurs à travers trois séquences du parcours : le départ en migration, la prise en charge par les services de protection et l’entrée dans la majorité.

    http://migrinter.labo.univ-poitiers.fr/actualites/soutenance-de-these-de-sarah-przybyl
    #MNA #mineurs_non_accompagnés #mineurs #asile #migrations #réfugiés

  • Combien de pages pour une maîtrise ou un doctorat ? | Acfas
    http://www.acfas.ca/publications/decouvrir/2016/11/combien-pages-maitrise-doctorat

    Combien de pages pour une maîtrise ou un doctorat ?

    Jean-Hugues Roy
    École des médias, UQAM
    Rubrique : Recherches
    16 novembre 2016
    Oui, mais combien ?

    Si vous avez déjà rédigé un mémoire de maîtrise ou une thèse de doctorat, vous vous êtes certainement posé ces questions :

    Combien de pages à pondre ?
    Est-ce que j’en fais suffisamment ?
    Est-ce que j’en fais trop ?
    Et puis, quelle est la longueur moyenne d’un mémoire ou d’une thèse ?

    Rares recommandations

    Les universités québécoises offrent bien peu de réponses aux étudiants des cycles supérieurs qui se posent ces questions. HEC Montréal , par exemple, recommande à ses étudiants au deuxième cycle de ne pas dépasser 150 pages. En sociologie à l’UQAM , on leur demande de se limiter à 120 pages. À l’Université McGill , toujours pour les étudiants à la maîtrise, la limite suggérée est de 100 pages. Au doctorat, il n’y a qu’à l’UQTR où j’ai trouvé des indications. L’université mauricienne suggère à ses doctorants en administration de rédiger « entre 200 et 400 pages ». Lorsque vient le temps de jouer du clavier, donc, la plupart des futurs maîtres et des thésards avancent dans le brouillard.
    Analyse de 55,000 mémoires et thèses

    Ce qui n’aide pas, c’est qu’on ne possède aucune donnée sur la longueur des mémoires et des thèses déposés au Québec. Dans le reste du monde, les chiffres sont aussi rares. Le chercheur Marcus Beck, de l’Université du Minnesota, a fait un exercice qui semble donc assez unique. Il a récolté des données sur près de 4 000 thèses et mémoires publiés dans son institution depuis 2007. Il en a produit de très intéressantes visualisations . Elles permettent notamment de voir la longueur des thèses ou mémoires en fonction du département où ils ont été publiés. Mais ce travail reste confiné à une seule université.

    J’ai donc tenté pour ma part de faire une opération semblable le printemps dernier et de couvrir l’ensemble des institutions de la province. J’ai recueilli des informations dans les 18 dépôts institutionnels des universités québécoises. Les données sur les thèses et les mémoires étaient suffisantes dans 13 de ces dépôts. Un travail de moissonnage à l’aide d’une douzaine de scripts Python, puis de nettoyage de données, a été effectué. Au final, j’ai pu constituer un échantillon d’un peu plus de 55 000 documents.
    Résultats : 133,3 pour un mémoire et 251,3 pour une thèse

    Le mémoire de maîtrise rédigé au Québec au cours des 25 dernières années fait en moyenne 133,3 pages. La médiane est cependant inférieure : 124 pages. Toujours dans le dernier quart de siècle, la thèse de doctorat déposée au Québec compte, quant à elle, 251,3 pages en moyenne. Ici encore, la médiane est inférieure avec 226 pages.

    #sciences #éducation #thèse #connaissance #savoir #nombre_de_page

  • Comment ma bibliographie a saturé la mémoire de (Xe)LaTeX - Geekographie Maïeulesque
    http://geekographie.maieul.net/205

    Cette semaine, compilant ma thèse pour une nouvelle relecture de la bibliographie, j’ai eu la désagréable surprise d’obtenir un message d’erreur libellé ainsi « TeX capacity exceeded, sorry [main memory size=5000000 ». J’ai passé un certain à trouver la source du bug. Je vous livre ici l’explication, d’une part parce que dans certaines circonstances d’autres que moi pourraient être amenés à obtenir le même bug, et d’autre part parce que l’explication de celui-ci s’avère intéressante pour comprendre les mécanismes sous-jacents à biblatex, à biber et à XeLaTeX.

    #LaTeX #bibliographie #thèse #informatique #mémoire #ressources

  • Le grand marché du changement climatique
    http://www.laviedesidees.fr/Le-grand-marche-du-changement-climatique.html

    Le changement climatique anime les débats scientifiques, économiques et politiques depuis cinquante ans. Romain Felli propose une histoire de l’adaptation aux changements climatiques et dénonce son instrumentalisation par la logique de marché, au détriment des plus vulnérables.

    Livres & études

    / #environnement, #néolibéralisme, #réchauffement_climatique

    #Livres_&_études

    • Le dernier chapitre présente, à partir du cas des #migrations #climatiques, la mise en œuvre de l’instrumentalisation entrepreneuriale de l’ #adaptation. Internationalisée dans les années 1980, la question des « réfugiés environnementaux » est tout d’abord utilisée pour attirer l’attention sur le changement climatique, au détriment des droits des migrants présentés comme des menaces à la sécurité des États. Dans la même lignée, les travaux identifiant le changement climatique comme un multiplicateur de menaces remettent en cause la souveraineté des États au Sud, manquant « d’ingéniosité » pour s’adapter aux changements climatiques.

      En s’appuyant sur l’exemple du Darfour, l’auteur montre qu’« en désignant le changement climatique comme le déclencheur du conflit », on passe sous silence les causes socio-économiques des conflits :

      Oubliés l’histoire coloniale et postcoloniale, la dépossession violente des terres, la soumission des populations à un régime de travail extractif, les politiques néolibérales d’ajustement structurel, le comportement des entreprises multinationales, les luttes locales de pouvoir, etc. Si le réchauffement climatique provoque la pauvreté, les déplacements de populations ou même les guerres, alors les institutions humaines, les conflits politiques, les inégalités économiques et sociales perdent relativement de leur importance. (p. 160-161)

  • Une carte fictionnelle « oeuvre d’art » rapidement copiée sur Internet fini dans un livre scolaire comme si c’était une carte « sérieuse » :)

    Voilà une histoire de carte qui vaut son pesant de cacahuètes. C’est le quotidien danois Politiken qui nous raconte cette affaire désopilante qui a bien fait marrer l’artiste islandais Andri Jónsson (qui d’ailleurs réside en Norvège). Andri Jónsson a créé ce projet improbable en 2015 :

    Alternate Cold War 1960 – Cold War in Europe

    Que l’on peut voir sur son site (avec toutes les explications et la démarche artistico-historique) :

    http://kuusinen.deviantart.com/art/Alternate-Cold-War-1960-Cold-War-in-Europe-577278502
    http://kuusinen.deviantart.com/art/Alternate-Cold-War-1960-Europe-Political-576923426
    http://kuusinen.deviantart.com/art/Soviet-Finland-1967-Alternative-Cold-War-582750850

    Andri Jónsso a pris le pseudonyme de « Kuusinen » sur son site, par référence au révolutionnaire finlandais Otto Wilhelm Kuusinen en 1918.

    Le plus marrant c’est qu’une des plus grandes maisons d’édition danoise - Lindhardt og Ringhof - vient de publier un livre scolaire de « culture générale et sciences sociales » dans lequel ils reproduisent la carte comme si c’était une carte sérieuse et vraisemblable de l’Europe au temps de la guerre froide. Les auteurs - Suzanne Gudbjerg-Hansen, Thomas P. Larsen et Ulrik Juel Lavtsen - avaient choisi une autre carte, mais sans leur dire, l’éditeur en a cherché une autre... sur Internet. Et ils ont pris la première qui leur semblait faire le job, c’est-à-dire montrer une europe divisée, rouge à l’est et bleu à l’ouest :) Ils n’ont pas vérifié plus que ça, semble-t-il et ont remplacé la carte des auteurs par celle - fictionnelle et artistique - de Jonsson, mais factuellement complètement fausse :) Depuis, tout le monde se marre au Danemark et en Norvège et le pauvre directeur de la section sciences humaines de l’éditeur ne sait plus où se foutre pour disparaitre temporairement des réseaux sociaux. Il a quand même eu la maladresse d’expliquer au journal Politiken "que c’est très stupide de leur part d’avoir publié cette carte sans vérifier - et au passage sans même demander la permission à son auteur - mais, ajoute-il, S’il fallait faire une enquête historique pour vérifier chaque carte que nous publions, on s’en sortirait pas.

    C’est bien ça le problème. On vérifie de moins en moins, et en passant trop rapidement sur les montagnes de docs qu’on a sous les yeux tous les jours, on peut très facilement prendre des vessies pour des lanternes. Nous sommes toutes et tous exposé·e·s à ce risque et je ne jette pas la pierre à l’éditeur. Je vois plutôt cette histoire comme une sonnette d’alarme qui nous prévient d’être encore plus vigilant sur ce qu’on reprend, ce qu’on publie, ce qu’on croit !

    C’est quand même incroyable toutefois, que l’éditeur ait avoué que ce qu’il voulait, c’était simplement du rouge et du bleu ! et dès qu’ils ont vu une illustration qui représentait l’Europe en rouge et bleu, ils n’ont même pas lu la carte, ils n’ont même pas cherché la source, ils ont juste pensé que ça faisait le job et que comme le temps c’est de l’argent, l’affaire était réglée et c’était pas la peine d’y consacrer plus de temps.

    C’est vrai que faire une enquête pour savoir d’où vient un doc, une carte et qui l’a fait et pourquoi et comment et quelle est l’intention derrière, etc... c’est du temps, et je comprends bien que beaucoup d’éditeur publiant des sciences humaines avec de nombreuses illustrations cartographiques ne puisent toutes se payer une cartographie originale et vérifiée. C’est impossible, c’est trop cher. D’où le copier-coller sur Internet. Il n’y a pas grand chose à faire, c’est juste dommage.

    #thèse pour @fil qui comprendra...

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    Islændings kunstkort endte som historisk faktum i dansk skolebog - Politiken.dk

    http://politiken.dk/kultur/ECE3363541/islaendings-kunstkort-endte-som-historisk-faktum-i-dansk-skolebog

    Ved et lynhurtigt øjekast lægger man måske ikke mærke til det.

    Men dvæler man ved kortet over Den Kolde Krigs opdelte Europa, der angiveligt skulle være blevet udgivet i London i 1960, bør noget måske springe i øjet:

    Syd for den danske grænse i Kruså er hele Slesvig-Holsten blevet del af hedengangene DDR og dermed Warszawapagten. Skuer man mod nordøst, er dele af Nordnorge og hele Finland blevet slugt af Sovjetunionen. Ved Middelhavet falder Grækenland ind under kategorien »andre kommunistiske stater« sammen med et større og umiddelbart ganske ukendt naboland ved navn Balkanføderationen.

    #cartographie #manipulation #art #marrant

  • Il diritto di asilo nell’ordinamento italiano per i minori stranieri non accompagnati - Asylum Scholar

    Lo scopo che questo lavoro si prefigge è quello di compiere un’analisi della dimensione giuridica del fenomeno del diritto d’asilo nella normativa italiana in specifico riferimento ai minori stranieri non accompagnati, con attenzione alle complesse ragioni politiche e sociali che nel tempo hanno permesso il suo sviluppo.
    Tra le migliaia di persone che ogni giorno raggiungono l’Europa, 30 mila sono i minori stranieri non accompagnati. I motivi che spingono bambini e ragazzi a migrare sono vari e non sempre indagabili.
    Vi è tuttavia una differenza tra coloro definiti “minori non accompagnati”, per i quali talvolta si può applicare il concetto di “migrazione economica” e coloro, invece, che fuggono da territori in conflitto, da crisi umanitarie o da persecuzioni. Questi ultimi giungono in un Paese “altro” rispetto a quello di origine e cercano protezione internazionale, presentando domanda di asilo; costituendo un segmento più ristretto rispetto ai minori non accompagnati tout court.
    Sotto diversi aspetti i minori non accompagnati richiedenti asilo sono da considerare la figura più vulnerabile e fragile della migrazione. Il minore che da solo varca le frontiere assume oggi un doppio ruolo sociale: come minore è soggetto di un tradizionale discorso pedagogico; come straniero è un pericolo per l’ordine pubblico.

    http://asiloineuropa.blogspot.ch/2016/08/il-diritto-di-asilo-nellordinamento.html
    #MNA #Italie #mineurs_non_accompagnés #asile #migrations #réfugiés #droit
    Pour télécharger la #thèse: http://www.asiloineuropa.it/wp-content/uploads/2016/08/PERILLO_Il-diritto-di-asilo-nellordinamento-italiano-per-i-minori-stra

  • Mes premières méthodes de travail, par Oriane | Haute Résolution
    http://hauteresolution.net/blog/articles/la-these-chez-moi-ou-mes-premieres-methodes-de-travail/11

    après le café, la matinée est dévolue aux lectures théoriques et au travail sur texte. L’ordinateur n’est pas allumé. On travaille hors-ligne (oui, c’est important). Pourquoi le matin ? Tout simplement parce que lire m’est plus agréable le matin avec un café chaud…
    L’après-midi est dévolue, après manger, aux mails, puis au travail qui nécessite l’informatique : recherches bibliographiques, travail sur corpus, travail sur les outils, écriture…

    #thèse #écrire #travail #écran #internet #attention

  • Il principio di non-refoulement nella giurisprudenza della Corte europea dei diritti dell’uomo - Nuova tesi per la nostra rubrica Asylum Scholar

    Nonostante il dovere di tutelare coloro che rischiano di subire gravi violazioni dei diritti umani sembri un’idea ampiamente condivisa dalla comunità internazionale, il sistema di protezione attuale appare sempre più vulnerabile. Gli Stati innalzano barriere ai loro confini e oltre di essi, così, per milioni di rifugiati, migranti forzati e per tutti i portatori di una fondata esigenza di tutela
    internazionale, trovare protezione risulta sempre più difficile.
    Se in passato la tutela dal refoulement si configurava come una prerogativa esclusiva dei rifugiati, riconosciuti tali ai sensi della Convenzione di Ginevra del 1951, esso presenta oggi una portata ben più ampia.
    Le implicazioni che il rispetto di tale principio ha nell’ambito della tutela dei diritti umani dello straniero sono evidenti.
    Tuttavia, sulla sua affermazione concreta pesano inevitabilmente le attuali congiunture globali e le azioni più o meno lecite intraprese dagli Stati.
    Il presente studio analizza il sistema di protezione par ricochet scaturito dalla Convenzione Europea dei Diritti dell’Uomo e delle Libertà Fondamentali del 1950, derivante da quell’insieme di obblighi di non respingimento incombenti sugli Stati in virtù dei loro doveri di tutela dei diritti umani.
    Trattandosi di un concetto strettamente legato allo sviluppo della materia, favorito dalla Corte Europea dei Diritti dell’Uomo, il suo esame non può che essere incentrato su una attenta analisi della giurisprudenza pertinente, riguardante in larga misura l’applicazione dell’art.3 CEDU.

    La prima parte dell’elaborato è dedicata alla tutela dal refoulement derivante dall’art.3 CEDU, con particolare attenzione al carattere assoluto di tale divieto. In questo contesto, si analizzano sia i trattamenti vietati, tenendo in considerazione la nozione di soglia minima e la relatività delle
    definizioni, sia le violazioni potenziali, alla luce dei concetti di rischio personale e generalizzato.
    Nella seconda parte dello scritto si affrontano i temi della giurisdizione e degli effetti extraterritoriali, al fine di fornire un quadro giuridico applicabile ai frequenti casi di respingimento in alto mare.
    L’analisi, infine, si sofferma sulle sentenze relative ai noti casi Hirsi Jamaa e altri c. Italia, MSS c. Belgio e Grecia e sui recenti sviluppi della giurisprudenza relativamente ai casi #Tharakel, Sharifi e A.M.E.

    http://asiloineuropa.blogspot.ch/2016/04/il-principio-di-non-refoulement-nella.html
    #refoulement #push-back #asile #migrations #réfugiés #thèse

  • Le PEB des #thèses électroniques : un exemple de régression #numérique (et comment en sortir) – – S.I.Lex –
    http://scinfolex.com/2016/02/12/le-peb-des-theses-electroniques-un-exemple-de-regression-numerique-et-com

    Il existe un autre objet pour lequel le passage en version numérique paraît constituer une régression plutôt qu’un progrès : ce sont les thèses de doctorat. En fin d’année dernière, un billet publié par Olivier Legendre sur le blog de la #bibliothèque numérique de Clermont-Ferrand avait bien montré l’absurdité de la situation. Les doctorants sont traditionnellement tenus de déposer des exemplaires de leur thèse auprès de la bibliothèque de leur université afin qu’elle en assure la conservation, le signalement et la #diffusion. Pendant des décennies, lorsqu’un usager d’une bibliothèque voulait accéder à une thèse conservée dans un autre établissement, il avait la possibilité de se la faire envoyer par le biais du service du PEB (Prêt entre Bibliothèques).

    Du coup, on se retrouve avec :

    En 2015, Pierre-Gilles s’adresse au service de prêt entre bibliothèques de Marseille. Ce service contacte celui de Paris, qui lui répond que la thèse n’est consultable que sur intranet. Et qui de ce fait, ne s’estime pas autorisé à l’envoyer par le PEB.

    En 2015, Pierre-Gilles va devoir

    prendre le TRAIN

    pour aller CONSULTER

    une thèse ÉLECTRONIQUE.