• « Nous avons atteint le stade suprême du consumérisme » (Razmig Keucheyan, Libération, 27.09.19)
    https://www.liberation.fr/debats/2019/09/27/razmig-keucheyan-nous-avons-atteint-le-stade-supreme-du-consumerisme_1754

    Pour Marx, le #capitalisme repose sur une double logique : le #productivisme et le #consumérisme, qui sont étroitement imbriqués. On produit des #marchandises toujours nouvelles, qui sont déversées sur le marché afin d’être consommées. Et ainsi de suite à l’infini. Marx a compris que pour soutenir cette logique dont dépend le profit, le capitalisme doit périodiquement générer des #besoins_artificiels. Cette #théorie_des_besoins, il l’utilise pour développer sa critique de l’#aliénation. Dans les sociétés capitalistes, les individus sont aliénés parce que leurs besoins authentiques sont ensevelis sous des faux besoins. Mais il l’emploie aussi pour comprendre le lien entre le capitalisme et la nature, montrant que la prolifération de besoins artificiels induit un épuisement des #ressources et des #pollutions multiples.
    […]
    Les objets qui nous entourent sont partie prenante des rapports de force politiques. Accroître la durée de vie des biens est une manière de contrecarrer le productivisme et le consumérisme. […] Etendre la garantie favorise la réparation et donc l’inscription des objets dans le temps : 80 % des objets sous garantie sont rapportés pour être réparés lorsqu’ils tombent en panne. Ce chiffre tombe en dessous de 40 % dès lors que celle-ci arrive à échéance. Si l’on veut diminuer la quantité de biens en circulation, afin de soulager l’environnement et nos subjectivités, la garantie est un levier puissant.
    […]
    Tout au long des XIXe et XXe siècles, des courants majoritaires du mouvement ouvrier et des gauches ont été productivistes. Le développement des forces productives devait donner lieu à un accroissement du niveau de vie des classes populaires, et par là même les faire entrer dans la modernité. Il y a une critique rétrospective un peu facile des Trente Glorieuses qui passe sous silence le fait que, dans les pays du Nord en tout cas, les #inégalités ont été stabilisées, si ce n’est réduites. Mais il est clair que le bilan écologique des sociétés d’après-guerre, de part et d’autre du rideau de fer, est assez catastrophique. L’aggravation de la crise environnementale impose une hybridation des mouvements écologistes et anticapitalistes.

  • Methodology as ideology : the prisoner’s dilemma as misapplied to trench warfare, by Andrew Gelman
    http://www.stat.columbia.edu/~gelman/research/unpublished/axelrodps.pdf

    In summary, some carefully documented history of the First World War revealed the surprising fact that soldiers on the Western Front routinely avoided fighting. This finding inspired quantitative modeling. The evolutionary repeated-play formulation of the prisoner’s dilemma is a model—a logical story expressed in mathematics—showing how cooperative behavior can arise and thrive in an initially hostile environment. The model is interesting in their own right, but before applying them to warfare or other conflict settings, one should check whether its basic premise applies. If cooperation (not fighting) has short-term benefits—as it often does—then the prisoner’s dilemma does not apply. Looking toward the future, how can we achieve more cooperation in real-life “tragedies of the commons” such as environmental devastation and international arms races? Axelrod’s logic suggests that we should look for ways to set these up as repeated-play games so that participants have long-term motivations to cooperate. A more skeptical approach (suggested by the analysis in this paper) might be to set up immediate gains from cooperation and to watch out for outside agents (such as the commanders in the trench warfare example) who have motive and opportunity to disrupt the cooperative behavior.

    Le bouquin d’Axelrod (The Evolution of Cooperation, 1984) m’avait ouvert l’esprit à la #théorie_des_jeux, mais visiblement son approche historique avait… quelques lacunes. (Déjà mis en commentaire sur un autre seen, pardon pour le doublon.)

  • #Mujeres_por_la_Abolición : POUR UN FÉMINISME CRITIQUE ET ABOLITIONNISTE DU GENRE
    https://tradfem.wordpress.com/2019/07/12/pour-un-feminisme-abolitionniste-critique-et-base-sur-le-genre

    Compte tenu des événements survenus ces derniers jours après les XVIèmes Journées de l’École féministe Rosario de Acuña, et en réponse aux divers articles et manifestes non fondés qui circulent depuis, nous diffusons ce document pour les raisons suivantes :

    – les implications pratiques, politiques et juridiques de l’institutionnalisation des idées dérivées de la théorie queer ont récemment été exposées. Comme on le constate dans d’autres pays, la théorie queer, tente de nous convaincre que les hommes peuvent aussi être des femmes, rien qu’en le disant. Cela élimine la réalité des femmes et, par surcroît, nie le fait que nous sommes opprimées parce que nous sommes nées avec un sexe féminin, vendues, violées, enceintes sans le vouloir ou assassinées parce que nous sommes des femmes. Cela nous efface des lois qui nous protègent, envahit nos espaces sûrs et nous interdit même de parler de notre propre anatomie, alléguant qu’il s’agit d’un « crime de haine ». L’un de ces résultats est la mise en place de lois sur l’identité qui menacent les droits des femmes et leur sécurité juridique, une déclaration développée dans cette vidéo des compagnes de la collective « Somos la mitad » :
    https://youtu.be/LQdcluY1D98


    – On s’est demandé si les postulats de la théorie queer étaient féministes ou non. Les oratrices, se basant sur différents arguments, ont expliqué pourquoi elles ne considéraient pas la théorie queer comme une théorie féministe. Par cohérence idéologique et respect pour la généalogie féministe, le mouvement féministe a l’obligation de débattre et de conclure si les idées qui se prétendent féministes le sont réellement, et c’est ce qui a été fait lors de ces Journées. Comme le dit Ana de Miguel, l’une de nos grandes théoriciennes : « le féminisme ne peut pas être la seule théorie dans laquelle une affirmation vaut autant que son contraire. »

    Traduction : #Tradfem
    English version : http://tradfem.wordpress.com/2019/07/13/for-a-gender-critical-and-abolitionist-feminism
    Italian version : http://tradfem.wordpress.com/2019/07/13/per-un-femminismo-critico-e-abolizionista-di-genere
    Version originale : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdp9eOnVFgM0s_1AR5q7fv3XKFfJcXKzYpVvGIQFLHZuONApA/viewform
    #abolition #féminisme #théorie_queer #théorie_féministe

  • Bruno Astarian & R.F. - Ménage à trois : Episode 11 – Le ménage à trois dans la crise qui vient (première partie) #théorie #communisation #communisme http://www.hicsalta-communisation.com/accueil/menage-a-trois-episode-11-le-menage-a-trois-dans-la-crise-qu

    Chez un grand nombre d’experts, il est désormais admis qu’une nouvelle crise mondiale est prévisible à court/moyen terme. Si nous pouvons être d’accord avec une partie de leur propos, notre objet demeure le rapport contradictoire entre les classes en ce qu’il porte son dépassement ou sa reproduction à un niveau supérieur. Nous convenons qu’une grave crise économique aura lieu dans un délai relativement proche, mais l’essentiel pour nous est qu’elle constituera un facteur décisif d’exacerbation de la lutte entre le prolétariat, la CMS et la classe capitaliste. Une telle exacerbation doit logiquement déboucher sur un affrontement de classes d’ampleur mondiale, et se solder ou bien par une révolution communiste victorieuse ou bien par une restructuration ultérieure du MPC. Tel est, pour nous, l’alternative qui marquera la (les) décennie(s) à venir. Et si cet affrontement doit comporter une possibilité de dépassement communiste, il inclura une insurrection majeure, mondiale, du prolétariat. La défaite éventuelle de cette insurrection constituerait la meilleure condition d’une restructuration capitaliste, mais celle-ci pourrait également avoir lieu sans insurrection défaite, comme issue d’une phase revendicative intense. Les autres classes ne resteront pas simplement spectatrices dans l’arène historique. Ceci vaut en premier lieu pour la CMS, qui occupe une place centrale dans ce feuilleton, et dont nous verrons ce qu’elle devient au milieu du clash of the titans entre les deux classes fondamentales. Mais c’est tout aussi vrai – même si nous n’en traiterons pas ici – pour les masses paysannes qui perturbent, dans les pays semi-périphériques et périphériques, le ballet des trois classes du MPC développé sur ses propres bases.

  • Le numéro 13 de notre magazine critique et théorique consacré aux bandes dessinées, Pré Carré , est en cours de maquettage, sous les petits doigts habiles de Pierre Constantin qui va me remplacer à cette tâche après mes quatre ans de bons et loyaux services (pour tout dire, je suis grave soulagé).

    Si tout se passe bien, si la couverture de Oriane Lassus est tirée à temps en sérigraphie dans l’atelier de PCCBA, si Identic a imprimé à temps le cahier central, si le cahier mobile arrive à temps de Lyon, si tout ça est monté ensemble à temps, hé bien vous pourrez le découvrir au THC Circus, à « la générale » (Paris https://www.lagenerale.fr/?p=13191) le week end des 15 et 16
    juin, au stand PCCBA où vous serez accueillis par moi.

    Au sommaire, des tas de trucs, comme toujours, de Gwladys Le Cuff, Alexandra Achard, Guillaume Massard, Samplerman, Jean-François Savang, Loïc Largier, François Poudevigne, Pedro Moura, Thomas Gosselin, moi-même et notre toute nouvelle collaboratrice, Claude Dominique.

    #pré_carré #bande_dessinée #critique #théorie #revue

  • Procrastination nocturne 2. Quand tu t’endors crevé super tôt sans même l’avoir voulu, toute lumière allumée et que tu te réveilles à 1h35 la lampe dans la gueule…
    Après : https://seenthis.net/messages/753114

    Je me lève pour tout éteindre et me changer, j’envoie un message à mon amoureuse pour dire que je n’avais pas vu son mot vu que je m’étais endormi et…

    Du coup, devant l’ordi, je tombe sur l’onglet ouvert pour plus tard avec la préface par Robert Kurz au Debord d’Anselm Jappe
    https://seenthis.net/messages/782666
    http://www.palim-psao.fr/2019/05/la-societe-du-spectacle-trente-ans-plus-tard.par-robert-kurz-preface-a-l-

    Ce n’est pas très long, donc je me mets à la lire. Puis je suis un lien vers un article de Jappe de l’année dernière que j’avais déjà lu et épinglé :
    https://seenthis.net/messages/690117
    http://www.palim-psao.fr/2018/04/guy-debord.plus-que-jamais-en-situation-par-anselm-jappe-paru-dans-le-nou

    À partir de là, c’est foutu.

    Je me mets à relire sa fiche WP, pour lire des choses sur son suicide :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Debord
    https://www.independent.co.uk/arts-entertainment/from-being-to-nothingness-1524917.html

    Je retombe sur cet article sur le livre à charge d’Apostolidès :
    https://next.liberation.fr/livres/2015/12/23/guy-debord-satiete-du-spectacle_1422654
    que @supergeante avait épinglé à l’époque :
    https://seenthis.net/messages/442991

    Du coup ça m’amène à lire sur Alice Becker-Ho et « l’affaire Riesel »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_Becker-Ho
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Riesel

    Là je cherche des photos d’eux tous, et je retombe sur… le journal pro-situ américain Not Bored qui contient de nombreuses correspondances de Debord traduites en anglais et disponibles sur le web. Comme je n’ai pas les livres, pour résumer, je me plonge dedans et je passe plus de 3h à lire des lettres de Debord en pleine nuit.
    http://notbored.org/debord.html

    Je ne me rappelle plus trop dans quel ordre ça s’est passé : est-ce que j’ai d’abord cherché les mots de Debord sur Jappe, puis je suis retombé sur le conflit avec René Riesel, ou bien était-ce l’inverse ?…

    Le dernier mot de Debord sur Jappe est dans une lettre pour Makoto Kinoshita :
    http://notbored.org/debord-5April1994.html

    Dis moi si un de tes amis sait lire italien. Dans ce cas, je t’enverrais un livre d’Anselm Jappe (Debord, Edizioni Tracce, Pescara). C’est sans aucun doute le livre le mieux informé sur moi, écrit par un Allemand qui assume explicitement un point de vue Hegeliano-Marxiste.

    Mais on trouve donc aussi des choses sur « l’affaire Riesel ». À commencer par sa lettre de rupture définitive à Riesel, où en goujat sans pincettes, il traite sa femme de misérable conne et de vache :
    http://notbored.org/debord-7September1971.html

    À l’inverse dans une autre lettre il s’explique très en détail sur une autre relation libertine de son couple avec Eve et Jean-Marc :
    http://notbored.org/debord-2October1971.html
    Le point commun étant qu’il haïssait absolument le mensonge (Apostolidès dit qu’il mentait et manipulait lui-même mais je n’ai pas lu de témoignage ailleurs, qu’il était excluant, violent, etc oui, mais pas menteur et Sanguinetti dit le contraire alors qu’Apostolidès est censé s’être basé sur ses sources justement). Et que donc toute relation amoureuse et/ou sexuelle doit toujours se faire sans jamais mentir à personne (y compris pendant l’acte, ce qui est le point qui a énervé Alice avec la femme de Riesel).

    Toujours autour des mêmes gens, je tombe aussi sur un article de Bourseiller, qui au milieu de notes sur Debord et le libertinage, détaille la vie de l’écrivain et pornographe Alexander Trocchi plus que sa fiche Wikipédia. À n’en pas douter c’était un aventurier… et une grosse merde qui a prostitué sa femme enceinte (et pas qu’un peu) pour se payer de l’héroine, et moult autre.
    http://christophebourseiller.fr/blog/2017/03/transgresser-ou-disparaitre-les-situationnistes-a-lepreuve-de-

    Bon, ça a dérivé (haha) et j’avoue sans mal qu’il doit y avoir du voyeurisme à être parti dans tout ça. Je préfère généralement rester sur le contenu lui-même, comme le fait très bien le livre de Jappe justement. Mais je garde toujours en tête que les idées doivent être pratiquées au quotidien, donc il y a quand même un intérêt à savoir la vie réelle des gens (et c’était très exactement le crédo principal de Debord et tous les situs, et justement lui pensait être assez en accord avec ce qu’il disait).

    Et là, il était 5h45. Et le réveil à 7h.

    #procrastination #sérendipité #Debord #Guy_Debord #Alice_Becker-Ho #René_Riesel #situationniste #internationale_situationniste #nuit #sommeil #Robert_Kurz #Anselm_Jappe #théorie_critique #libertinage #Alexander_Trocchi #Christophe_Bourseiller #Jean-Marie_Apostolidès et #dérive !!

  • La société du Spectacle trente ans plus tard..., par Robert Kurz (préface à l’édition brésilienne du Guy Debord d’Anselm Jappe)
    http://www.palim-psao.fr/2019/05/la-societe-du-spectacle-trente-ans-plus-tard.par-robert-kurz-preface-a-l-

    Le mérite du livre de Jappe est de souligner l’importance décisive de la critique radicale de l’économie moderne dans la pensée de Debord. Cette critique est encore en déshérence, malgré tous les appels lancés aux situationnistes par l’esprit du temps actuel. Quel adepte des « discours » désarmés de la critique économique contemporaine voudrait rappeler que l’intervention situationniste de 1968 a abouti à la revendication de l’extinction de l’argent et de l’Etat ? C’est cette critique radicale de la valeur de l’échange, qui vient du Marx ésotérique, qui va devenir la critique de la « société du Spectacle ». La réduction de la réalité à la fin en soi de la valorisation capitaliste de la valeur - l’inversion interne entre l’abstrait et le concret, entre le moyen et la fin - transforme les potentialités sociales en une puissance étrangère et hostile qui s’oppose aux individus. Les relations entre les êtres humains semblent des relations entre des choses mortes. Debord veut ainsi montrer comment la relation fétichiste mise en place par le capital a atteint un degré d’abstraction encore plus grand dans l’après-guerre, dans la mesure où les choses produites sous forme de marchandises étaient couvertes par des images produites aussi sous forme de marchandises. Ces images médient, depuis, les relations sociales comme réalité compensatoire apparente ; elles sont devant les individus en tant que forme d’isolement des forces sociales qu’elles ont intégrées. Il ne s’agit pas d’une « théorie des médias », mais d’une critique irrécupérable par le capitalisme de l’ère des médias - le spectacle n’est autre que « l’économie folle ».

    #Debord #Guy_Debord #Anselm_Jappe #Robert_Kurz #critique #théorie_critique #Marx #situationniste #société_du_spectacle

  • #Jonah_MIX : Expérience théorique : Imaginez-vous à une gare…
    https://tradfem.wordpress.com/2019/05/09/experience-theorique-imaginez-vous-a-une-gare

    Dernièrement, j’ai lu sur le réseau Twitter beaucoup de débats portant sur le sexe biologique : ce qui le définit, comment le déterminer, et même s’il existe tout court. Les hommes qui dominent ces discussions se présentent souvent comme des experts, en ce sens qu’ils utilisent des expressions comme « distribution bimodale » et « caryotypes anormaux » en appui à leurs affirmations, par ailleurs assez banales. À mon sens, la plupart de leurs arguments sont idiots, répétant des sophismes usés déjà repérés par les Grecs quatre siècles avant notre ère. Ils confondent — sans le vouloir ou délibérément — l’imprécision et l’invalidité, la perception sociale et la construction sociale, le binarisme et l’exclusivité. En d’autres mots, ils versent dans un illogisme ambiant, qui fleurit au confluent de la science et de la philosophie, là où la lâcheté ontologique ressemble à la plus haute forme de nuance.
    Eh mince ! Voilà que je m’y mets moi aussi… Il est si facile de se faire aspirer dans ce débat, de ressentir cette indignation dans vos tripes lorsqu’une allégation absurde est fièrement énoncée. Et pourtant ces enjeux ne me concernent même pas — que je me dise binaire ou non, ma classe de sexe me placera toujours dans la catégorie « payé plus, violé moins ». Alors, pourquoi m’y intéresser, sauf comme exercice intellectuel ? Il me paraît de plus en plus évident que le seul fait de participer à ces débats constitue une concession, une caution apportée à ce que les vies de femmes deviennent le sujet d’expériences théoriques et d’une surenchère contrefactuelle, élaborées par quelque soi-disant érudit qui, fortuitement, n’a jamais eu à s’inquiéter d’une grossesse due à un viol.

    Voilà donc ma résolution de quart d’année : je ne vais pas débattre avec vous de la réalité du sexe biologique


    Traduction : #Tradfem & Ana Minski
    Version originale : http://medium.com/@JonahMix/an-open-letter-to-the-guy-on-twitter-who-wonders-if-biological-sex-is-real-5
    #théorie_politique #science #identité_de_genre #violences_masculines #biologie #illogisme

  • The Power Elite
    https://www1.udel.edu/htr/Psc105/Texts/power.html

    Thomas Dye, a political scientist, and his students have been studying the upper echelons of leadership in America since 1972. These “top positions” encompassed the posts with the authority to run programs and activities of major political, economic, legal, educational, cultural, scientific, and civic institutions. The occupants of these offices, Dye’s investigators found, control half of the nation’s industrial, communications, transportation, and banking assets, and two-thirds of all insurance assets. In addition, they direct about 40 percent of the resources of private foundations and 50 percent of university endowments. Furthermore, less than 250 people hold the most influential posts in the executive, legislative, and judicial branches of the federal government, while approximately 200 men and women run the three major television networks and most of the national newspaper chains.

    Facts like these, which have been duplicated in countless other studies, suggest to many observers that power in the United States is concentrated in the hands of a single power elite. Scores of versions of this idea exist, probably one for each person who holds it, but they all interpret government and politics very differently than pluralists. Instead of seeing hundreds of competing groups hammering out policy, the elite model perceives a pyramid of power. At the top, a tiny elite makes all of the most important decisions for everyone below. A relatively small middle level consists of the types of individuals one normally thinks of when discussing American government: senators, representatives, mayors, governors, judges, lobbyists, and party leaders. The masses occupy the bottom. They are the average men and women in the country who are powerless to hold the top level accountable.

    The power elite theory, in short, claims that a single elite, not a multiplicity of competing groups, decides the life-and-death issues for the nation as a whole, leaving relatively minor matters for the middle level and almost nothing for the common person. It thus paints a dark picture. Whereas pluralists are somewhat content with what they believe is a fair, if admittedly imperfect, system, the power elite school decries the grossly unequal and unjust distribution of power it finds everywhere.

    People living in a country that prides itself on democracy, that is surrounded by the trappings of free government, and that constantly witnesses the comings and goings of elected officials may find the idea of a power elite farfetched. Yet many very intelligent social scientists accept it and present compelling reasons for believing it to be true. Thus, before dismissing it out of hand, one ought to listen to their arguments.

    #politique #théorie_politique #USA #États_Unis #gouvernement #idéologie #impérialisme

  • Absolute Power : How the Unitary Executive Theory Is Undermining the Constitution
    https://vimeo.com/10906096

    Unitary executive theory - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Unitary_executive_theory
    Cet article n’a de traduction qu’en chinois. Va savoir pourquoi. Pourtant ce n’est pas une notion ésothérique mais un élément essentiel pour comprendre la position du président actuel et de ses prédecesseurs.

    The unitary executive theory is a theory of American constitutional law holding that the President possesses the power to control the entire executive branch. The doctrine is rooted in Article Two of the United States Constitution, which vests “the executive power” of the United States in the President. Although that general principle is widely accepted, there is disagreement about the strength and scope of the doctrine. It can be said that some favor a “strongly unitary” executive, while others favor a “weakly unitary” executive. The former group argue, for example, that Congress’s power to interfere with intra-executive decision-making (such as firing executive branch officials) is limited, and that the President can control policy-making by all executive agencies within the limits set for those agencies by Congress. Still others agree that the Constitution requires a unitary executive, but believe this to be harmful, and propose its abolition by constitutional amendment.

    Plural executives exist in several states where, in contrast to the federal government, executive officers such as lieutenant governor, attorney general, comptroller, secretary of state, and others, are elected independently of the state’s governor. The Executive Branch of the government of The State of Texas is a textbook example of this type of executive structure, also referred to as a plural executive. Another type of plu#politique #théorie_politique #USA #États_Unis #gouvernement #idéologie #droit #constitution
    ral executive, used in Japan, Israel, and Sweden, though not in any US state, is one in which in which a collegial body comprises the executive branch – however, that collegial body does not comprise multiple members elected in elections, but is rather more akin to the US Cabinet or UK Cabinet in formation and structure.

    Die unbeschränkte Macht des US-Präsidenten | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Die-unbeschraenkte-Macht-des-US-Praesidenten-3404384.html

    Schon Dutzende Mal hat US-Präsident Bush sein ihm angeblich verfassungsmäßig zustehendes Recht bei der Unterzeichnung von Gesetzen oder Anordnung von Anweisungen in Anspruch genommen. Eigentlich sieht die Unitary Executive Theory vor, dass der Präsident die Exekutive beaufsichtigt. Die Bush-Regierung hat allerdings diese Kontrolle so interpretiert, dass der Präsident diese praktisch alleine und ohne die Zustimmung des Kongresses oder der Legislative ausführen kann. Er würde damit sogar über dem Obersten Gericht stehen.

    Rechte des amerikanischen Präsidenten : Macht macht Mißbrauch - Feuilleton - FAZ
    https://www.faz.net/aktuell/feuilleton/rechte-des-amerikanischen-praesidenten-macht-macht-missbrauch-1302370.html

    31.01.2006 Katja Gelinsky - Dammbruch durch Terror: Amerikas Juristen streiten über die Rechte des Präsidenten.

    Zwei Wochen waren seit den Terrorangriffen auf das World Trade Center vergangen, da schrieb John Yoo, Jurist im amerikanischen Justizministerium, folgende Zeilen in einem Vermerk für das Weiße Haus: „Die Zentralisierung von Vollmachten allein in der Person des Präsidenten ist besonders entscheidend in Angelegenheiten nationaler Verteidigung, des Krieges und der Außenpolitik, bei denen eine einheitliche Exekutive mit weit größerer Geschwindigkeit und Energie als jeder andere staatliche Zweig Bedrohungen bewerten, politische Reaktionen erwägen und nationale Ressourcen mobilisieren kann.“

    Yoo, der mittlerweile Juraprofessor an der Universität Berkeley ist, umriß damit eine staatsrechtliche Theorie, auf die die Regierung Bush seit dem 11. September 2001 kontroverse Maßnahmen im Kampf gegen den Terrorismus stützt, etwa das Wegsperren „feindlicher Kämpfer“ in Guantanamo oder auch seine umstrittene Anordnung von Abhöraktionen durch den Nachrichtendienst „National Security Agency“ (NSA) ohne richterliche Genehmigung. Ferner hatte das Justizministerium die sogenannte „Unitary Executive Theory“ für eine extrem enge Auslegung des Folterverbots herangezogen. Von dem Foltervermerk, an dem Yoo mitgearbeitet hat, ist das Weiße Haus später abgerückt, nicht jedoch von der Überzeugung, daß der amerikanische Präsident weitreichende Befugnisse habe, da die Verfassung eine geschlossen operierende einheitliche Exekutive ("unitary executive") verlange.

    Yoo ist zwar nicht Erfinder der „Unitary Executive Theory“, doch gilt er als Architekt des Rechtsgebäudes, das zur Legitimierung von Bushs Antiterrorpolitik geschaffen wurde. Ein Pfeiler dieses Rechtsgebäudes ist die Lehre von der einheitlichen Exekutive. Ohne diese gäbe es keine Möglichkeit, Maßnahmen wie die Abhöraktionen der NSA verfassungsrechtlich zu rechtfertigen, stellte vor kurzem der konservative Staatsrechtler Steve Calabresi von der Northwestern University gegenüber dem „Wall Street Journal“ fest. Calabresis Stimme hat Gewicht. Schließlich zählt der Mitgründer und Mitvorsitzende der einflußreichen konservativen Juristenvereinigung „Federalist Society“ zu den geistigen Vätern der „Unitary Executive Theory“. Calabresi arbeitete damals unter Präsident Reagan in der Brutstätte der kontroversen Theorie, im „Office of Legal Counsel“ des Justizministeriums.

    Christopher Kelley, Politikwissenschaftler an der Miami University in Oxford, Ohio, erinnert daran, daß der Kongreß nach dem Watergate-Skandal Reformen beschlossen habe, um die Macht des Präsidenten zu begrenzen, etwa das Gesetz zur Kontrolle von Abhörmaßnahmen, den „Foreign Intelligence Surveillance Act“ (FISA). Im Gegenzug hätten „sehr kreative“ Köpfe in der Regierung auf Maßnahmen zur Sicherung präsidialer Macht gedrungen. Ein Ergebnis ihrer Bemühungen sei die „Unitary Executive Theory“ gewesen, aus der die Regierung Bush nun ableite, daß sie sich bei den Abhöraktionen der NSA nicht an das FISA-Erfordernis richterlicher Genehmigung zu halten habe.

    Kleinster gemeinsamer Nenner der „Unitaristen“, deren Ansichten über die Kontrollbefugnisse des Präsidenten nicht so nah beieinanderliegen, wie ihre Bezeichnung vermuten läßt, ist die Annahme, der Präsident habe die Oberaufsicht über die gesamte ausführende Gewalt - also auch über traditionell unabhängige Institutionen wie die amerikanische Notenbank und die Börsenaufsicht. „Der Präsident hat nicht nur einige Vollmachten, sondern die Exekutivgewalt - die ganze“, erläuterte der Supreme-Court-Richter-Kandidat Samuel Alito im November 2000 in einer Rede vor der „Federalist Society“. Auch Alito hatte im Justizministerium der Regierung Reagan gearbeitet, während dort an der „Unitary Executive Theory“ gefeilt wurde. Damals wie heute sei er überzeugt, daß die Lehre von der einheitlichen Exekutive der Verfassung „am besten“ gerecht werde, bekannte Alito vor der „Federal Society“.

    Die politische Linke befürchtet deshalb, Alito werde am Supreme Court darauf dringen, dem Präsidenten weitgehend freie Hand zu lassen. Diesen Verdacht hat der künftige Oberste Richter mit dem Hinweis zu zerstreuen versucht, daß die Lehre von der „unitary executive“, so wie er sie verstehe, nichts zum Umfang präsidialer Befugnisse sage. Die Theorie befasse sich lediglich mit der prozedual-hierarchischen Frage nach den Kontrollbefugnissen des Präsidenten innerhalb der Exekutive; zu dem, was die ausführende Gewalt dürfe, sage sie nichts. Alito distanzierte sich damit von Unitaristen wie Yoo, nach dessen Konzept der Präsident und Oberbefehlshaber der amerikanischen Streitkräfte die Kontrolle in Fragen der nationalen Sicherheit praktisch allein und ohne die Zustimmung des Kongresses oder sogar gegen Gesetze der Legislative ausüben kann.

    Prominente amerikanische Verfassungsrechtler wie Laurence Tribe von der Harvard University haben diese Variante der „Unitary Executive Theory“ als schlecht getarnten Versuch kritisiert, die Grundsätze der Gewaltenteilung auszuhebeln. Selbst Calabresi hat gewisse Bedenken: Auch wenn er als Richter wahrscheinlich „das meiste“ von dem billigen würde, was die Regierung im Namen einheitlicher Exekutivgewalt beanspruche, sei er sich „keineswegs sicher“, daß er alle Maßnahmen aufrechterhalten würde.

    #politique #théorie_politique #USA #États_Unis #gouvernement #impérialisme #idéologie #droit #constitution

  • La communisation et l’abolition du genre – Agitations
    https://agitationautonome.com/2019/03/20/la-communisation-et-labolition-du-genre/#sdfootnote3sym

    Introduction

    La communisation n’est pas une position révolutionnaire. Ce n’est pas une forme de société que nous construirons après la révolution. Il ne s’agit pas d’une tactique, d’une perspective stratégique, d’une organisation ou d’un plan. La communisation décrit un ensemble de mesures que nous devons prendre au cours de la lutte des classes si nous voulons qu’il y ait une révolution. La communisation abolit le mode de production capitaliste, y compris le travail salarié, l’échange, la forme-valeur, l’État, la division du travail et la propriété privée. Que la révolution prenne cette forme est une caractéristique nécessaire de la lutte de classes aujourd’hui. Notre cycle de luttes ne peut avoir d’autre horizon, dans la mesure où le développement des contradictions du capitalisme a annihilé les conditions sur lesquelles reposaient d’autres formes de révolution. Il n’est plus possible d’imaginer une conjoncture dans laquelle les divisions sociales soient dissoutes après la révolution.

  • La souffrance individuelle (et collective) est-elle un critère politique ? – Chi-Chi Shi
    http://revueperiode.net/definir-ma-propre-oppression-le-neoliberalisme-et-la-revendication-de-

    De bien des manières, le défi radical que constituaient les politiques de l’identité a été désarmé et subsumé sous la valorisation néolibéraliste de la différence individuelle. Sans théorie explicative de l’identité, les identités apparaissent comme déjà constituées, des fac-similés cristallisés de la lutte sociale. Séparées de l’histoire matérielle de l’identité, les politiques de l’identité deviennent complices de la diversification du capitalisme.

    C’est ce que montre l’injonction à en finir avec le « classisme » en tant que discrimination contre les membres de la classe ouvrière, une tentative erronée de saisir la manière dont les rapports de domination fonctionnent au travers de la classe. Le « classisme » est un symptôme d’une société capitaliste fondée sur l’exploitation de classe. Se focaliser sur les effets culturels de l’identité mène à une analyse dématérialisée qui ne peut appréhender le système de classes comme étant nécessaire à l’exploitation du travail, plutôt qu’en termes d’identité dénigrée qui doit être libérée. Cela s’ancre dans la logique sociale et politique du néolibéralisme qui traite les forces marchandes du capitalisme comme étant inévitables et incontestables. La prévalence des glissements discursifs vers une explication de l’oppression en termes de préjugés et de stigmates, ce qu’illustre le langage du classisme, s’inscrit dans cette naturalisation. Cela dissocie l’oppression d’une analyse systémique utile reconnaissant la fonction systémique cruciale jouée par l’oppression. En conséquence, cela naturalise les systèmes d’oppression. Le classisme en est l’exemple le plus évident. Selon cette analyse, les pauvres et les membres de la classe ouvrière souffrent à cause de l’attitude des membres des classes moyennes et supérieures envers eux, et non parce qu’ils sont exploités par les modes de production capitalistes. Les inégalités de richesse et de revenus sont imputées aux préjugés : « le classisme est un traitement différencié en raison de la classe sociale ou de la classe sociale perçue. Le classisme est l’oppression systématique des groupes des classes subordonnées pour avantager et renforcer les groupes des classes dominantes. C’est l’assignation systématique des caractéristiques de valeur et de capacité basées sur la classe sociale41 ».

    L’organisation Class Action a son propre slogan : « bâtir des ponts pour réduire la fracture de classe », situant la discrimination de classe dans les relations interpersonnelles qui découlent des caractéristiques systémiques des préjugés. Au lieu d’abolir les rapports de classe, le classisme met l’accent sur l’atténuation des effets individuels des rapports de classe, comme « se sentir inférieur aux membres des classes supérieures ». Au lieu d’exiger le démantèlement du système de classes capitaliste, Class Action met l’accent sur la reconnaissance de la souffrance causée par les relations interpersonnelles comme solution à l’inégalité, aplanissant la fonction de la race, de la classe et du genre en les égalisant par le prisme de l’identité descriptive.

    Je ne remets pas en question le fait que la souffrance qui marque la vie des sujets opprimés doive jouer un rôle dans la résistance à l’oppression. Toutefois, la tendance au culturalisme dont font preuve les politiques de l’identité contemporaines mène à concevoir la résistance comme tournée vers l’intérieur, vers les symptômes de l’oppression et à un éloignement des causes systémiques. Ce repli sur soi s’incarne dans la popularité de la théorie du privilège. La théorie du privilège est un exemple de la manière dont les inégalités structurelles sont situées dans les positions individuelles des sujets. La conception qu’a Peggy McIntosh du privilège blanc se situe au fondement à la compréhension actuelle. Elle compile une liste de 50 bénéfices quotidiens du privilège blanc : « J’en suis venue à voir le privilège blanc comme un ensemble invisible d’atouts immérités que je peux encaisser chaque jour, mais desquels je demeure inconsciente42 ». Le concept de privilège personnel comme « avantage immérité (…) à cause de la discrimination » est devenu omniprésent dans le discours des politiques de l’identité43. L’expression « Check your privilege » est devenue un cri de ralliement politique, laissant entendre que la résistance doit débuter par la reconnaissance de la position personnelle de chacun au sein du système.

    #identité #politique_de_l'identité #théorie_du_privilège

  • Gilles Dauvé - La nation dans tout son état. 2e partie : Mort de la nation ?
    https://ddt21.noblogs.org/?page_id=2176

    On comprend que l’État qualifiable en ce sens de national soit le cas le moins fréquent, réalisable seulement par les capitalismes dominants. Et même là, la crise est possible, comme en Allemagne et en Italie, nations inachevées au début du XXe siècle : la république de Weimar a dû affronter le séparatisme bavarois ; quant au Sud italien, et plus encore la Sicile, leur développement est longtemps resté en retard sur le Nord. Ailleurs, dans les pays dominés, un semblant d’État national est viable tant que le capitalisme mondial leur permet un rôle second mais effectif. Lorsqu’ils s’en désarticulent, rien ne masque plus l’artificialité de l’édifice national, qui se déchire.

    #théorie #communisme #communisation #nationalisme

  • [Seminaire] Les représentations des migrations #1. Les enjeux de la cartographie

    Le laboratoire Migrations internationales, espaces et sociétés (Migrinter 7301 CNRS - Université de Poitiers) ouvre un séminaire (2019-2021) intitulé "Représenter les migrations".

    Quatre séances introductives sont programmées, entre avril et octobre 2019. Elles seront suivies par sept séances thématiques prévues entre novembre 2019 et juin 2020 (dates à venir).

    La première séance introductive dédiée aux Enjeux de la cartographie des migrations est organisée autour des interventions de Nicolas Lambert (Riate, CNRS, Paris Denis Diderot) et de Françoise Bahoken (IFSTTAR, Université Paris Est).

    Elle aura lieu le jeudi 4 avril de 14 à 17 h à la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de Poitiers.

    Résumé de la séance « Enjeux de la cartographie... » :
    « De tous temps, des cartes ont été mobilisées pour se repérer, se déplacer et représenter le monde. La cartographie des déplacements humains apparaît toutefois tardivement, notamment avec les premiers travaux de Charles-Joseph Minard, au milieu du XIXe siècle, figurant des mouvements humains ou des transports à différentes échelles géographiques. Dès lors, elle n’a cessé de se développer, en lien avec un engouement général et soutenu pour la visualisation de données. ... » Lire la suite : _http://migrinter.labo.univ-poitiers.fr/actualites/les-representations-des-migrations-seance-1/_

    – En savoir plus sur le séminaire : _http://migrinter.labo.univ-poitiers.fr/seminaires/representations-migrations/_

    #seminaire #cartographie #migrations #migrants #carte #cartedeflux #cartostats #dataviz #geoviz #théories #méthodes #concepts #sémantique #pratique #rhétorique

  • Will Robots Change Human Relationships ? - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2019/04/robots-human-relationships/583204

    In this experiment, we found that by adding just a few bots (posing as human players) that behaved in a selfish, free-riding way, we could drive the group to behave similarly. Eventually, the human players ceased cooperating altogether. The bots thus converted a group of generous people into selfish jerks.

    #coopération et #réseaux : #théorie_des_jeux plutôt que #AI

  • La théorie de l’esprit : aspects conceptuels, évaluation et effets de l’âge | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-de-neuropsychologie-2011-1-page-41.htm#

    En neuropsychologie, le concept de théorie de l’esprit (Theory of Mind en anglais [ToM]) désigne la capacité mentale d’inférer des états mentaux à soi-même et à autrui et de les comprendre. L’expression de « théorie de l’esprit » ne désigne donc pas une théorie psychologique mais une aptitude cognitive permettant d’imputer une ou plusieurs représentations mentales, par définition inobservables, aux autres individus. Le principe de base étant celui de l’attribution ou de l’inférence, les états affectifs ou cognitifs d’autres personnes sont déduits sur la base de leurs expressions émotionnelles, de leurs attitudes ou de leur connaissance supposée de la réalité. La ToM est référencée dans la littérature sous différentes acceptions telles que « mentalizing » (mentalisation [1, 2]), « mindreading » (lecture d’états mentaux [3]), « perspective-taking » (prise de perspective [4]), « empathy » (« empathie » [5]) ou encore « social understanding » (compréhension sociale [6]). Cette aptitude nous permet de prédire, d’anticiper et d’interpréter le comportement ou l’action de nos pairs dans une situation donnée. Elle est indispensable à la régulation des conduites et au bon déroulement des interactions sociales. La ToM fait partie intrinsèque de la cognition sociale qui mobilise un ensemble de processus mentaux tels la perception de soi et des autres et l’utilisation des connaissances sur les règles régissant les interactions interpersonnelles pour décoder le monde social [7]. Dans cet article nous proposons une synthèse des connaissances théoriques sur la ToM, guidés par deux questions principales : comment en aborder l’étude en neuropsychologie ? Quels sont les effets de l’âge sur cette aptitude cognitive de haut niveau ?

    La ToM est une capacité de métacognition : avoir conscience et se représenter l’état mental d’une autre personne revient à construire une métareprésentation. Alors que la représentation renvoie à une perception directe de l’environnement, la métareprésentation est une représentation d’une représentation. La ToM permet ainsi d’avoir des pensées concernant les pensées d’autrui et de raisonner sur ce que l’autre croit, feint ou ressent. Elle suppose un circuit relationnel, impliquant une reconnaissance cognitive et/ou émotionnelle de soi-même et d’autrui actualisée dans l’échange [13]. De nature cognitive ou affective, de premier ou de deuxième ordre, elle implique des processus de décodage ou de raisonnement sur des états mentaux.

    Évaluation : les paradigmes expérimentaux

    12
    Plusieurs épreuves ont été élaborées afin d’évaluer la ToM. Stone et al.[25] ont proposé de classer ces épreuves en trois catégories, selon la nature épistémique, affective ou volitionnelle des états mentaux mis en jeu.
    Les tâches d’attribution d’états mentaux épistémiques

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    Les tâches d’attribution d’états mentaux épistémiques se fondent sur l’inférence d’états mentaux cognitifs tels que des pensées, des croyances ou des connaissances qu’un ou plusieurs personnages ont sur le monde. Elles sont généralement présentées sous forme d’histoires mettant en jeu plusieurs protagonistes et sont construites sur la base du paradigme de fausse croyance [18]. Dans ce paradigme, le sujet doit inférer l’état mental d’un personnage qui a une croyance erronée d’une situation car non conforme à la réalité. Le paradigme des fausses croyances est principalement utilisé pour évaluer la ToM cognitive et cela à différents niveaux (1er ordre et 2e ordre). Dans le cas d’une fausse croyance de 1er ordre, le sujet doit déterminer la représentation mentale d’un personnage (figure 3A) alors que dans celui d’une fausse croyance de 2e ordre, il doit inférer la représentation mentale qu’un personnage a de celle d’un autre personnage (figure 3B). Afin d’évaluer la compréhension de l’histoire, des questions se référant à la réalité sont associées à ce paradigme.
    Figure 3
    Figure 3
    Les tâches d’attribution d’états mentaux affectifs

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    Les tâches d’attribution d’états mentaux affectifs utilisent principalement des photographies ou des vidéos de visages ou de la région des yeux [26, 27]. La tâche du sujet consiste à choisir parmi plusieurs adjectifs proposés, celui qui qualifie le mieux l’émotion exprimée par un visage ou un regard. Deux types d’expressions émotionnelles sont généralement distingués : celles d’émotions « de base » et celles d’émotions « complexes » ou « sociales ». Les émotions de base, au nombre de six (joie, surprise, colère dégoût, peur et tristesse), sont des expressions affectives universelles, transculturelles et probablement sous-tendues par des mécanismes innés. Elles sont traitées automatiquement et peuvent s’interpréter en dehors du contexte. En revanche, les émotions complexes caractérisent un état émotionnel illustrant soit une expression cognitive (par exemple pensif, fatigué, interrogatif…), soit des émotions sociales (par exemple charmeur, conspirateur, coupable, amical…) qui dépendent nécessairement d’une situation interpersonnelle particulière [28]. Les émotions complexes ne seraient pas entièrement prédéterminées et leur interprétation correcte ne pourrait se faire que dans les interactions avec les autres individus [29]. Par conséquent, le traitement de ce type d’expressions émotionnelles requiert des processus de réflexion et de raisonnement. Des histoires peuvent aussi être utilisées pour mesurer la ToM affective [4]. Elles se fondent sur le même principe que les histoires évaluant la ToM cognitive mais la tâche du sujet consiste dans ce cas à inférer ou attribuer précisément l’émotion ressentie par un personnage placé dans un scénario social.
    Les tâches d’attribution d’intention

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    Les tâches d’attribution d’intention demandent d’inférer l’intention ou le comportement à venir de personnages d’une histoire présentée le plus souvent sous forme de vignettes ou séquences d’images [32]. À la place des personnages, des formes géométriques [30] ou des parties du corps en mouvement [31] peuvent également être utilisées. La tâche la plus connue est celle de Brunet et al.[33] dont l’objectif est de déterminer la fin logique d’une histoire mettant en scène un personnage affichant l’intention de réaliser une action (regarder une pâtisserie avec envie et vérifier que l’on a assez d’argent pour l’acheter). Deux conditions contrôles invitent le sujet à déterminer la fin logique de l’histoire, l’une avec des personnages sans intention particulière, l’autre avec des objets.
    Les tâches mixtes

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    Au-delà de cette classification, d’autres tâches, plus complexes, combinent plusieurs dimensions de la ToM. Le test du faux pas social[25] exploite la notion de maladresse sociale : un protagoniste évoluant dans une situation sociale particulière a un comportement inadapté ou tient des propos inappropriés et ce, sans réaliser la portée de ce qu’il a dit ou fait (dire à une amie dont l’appartement a été entièrement rénové que ses rideaux sont laids et qu’elle devrait en acheter de nouveaux). Le test du faux pas nécessite d’intégrer les composantes cognitive et affective de la ToM, puisqu’il faut comprendre que le discours d’une personne est déplacé (ToM cognitive) et blessant ou insultant pour son interlocuteur (ToM affective). La tâche de Yoni, proposée par Shamay-Tsoory et al.[2] repose sur l’inférence de l’état mental d’un personnage présenté visuellement, avec pour indice son expression faciale, la direction de son regard et une phrase à compléter. Cette tâche a la particularité de combiner ToM cognitive et affective, ToM de 1er ordre et de 2e ordre (pour détails voir [2]).

    #Théorie_de_l_esprit #Theory_of_mind #Psychologie #Etat_mental #Mentalisation

  • Dossier : défaire le genre, refaire le féminisme (Contretemps, 04.09.2016)
    http://www.contretemps.eu/dossier-genre-feminisme-patriarcat

    Au moment où les courants #conservateurs s’acharnent de plus en plus contre la « #théorie_du_genre », visant, par là, à la fois le #féminisme et les luttes pour l’#émancipation_sexuelle, on assiste depuis plusieurs années, à l’internationale comme en France, à une reprise de thèmes plus radicaux ou à l’investissement de nouveaux terrains d’élaborations théoriques et stratégiques à l’intérieur de ces traditions.

    Les féminismes, qui n’ont jamais cessé d’innerver plus généralement les luttes pour l’émancipation humaine, qu’ils s’expriment à travers les études de #genre ou à travers les théories #queer, aujourd’hui prennent en charge et à bras le corps l’analyse d’autres rapports sociaux que le genre. Ainsi la #race, la #classe, la #sexualité, entre autres, deviennent des lieux d’analyse que les féminismes investissent pleinement.

    De la même façon, des #débats de plus en plus importants émergent à nouveau autour des liens et des rapports entre genre et #capitalisme, notamment à travers la question de la reproduction et de la #sexualité. Un féminisme #marxiste et des théories marxistes queer occupent en effet aujourd’hui un espace grandissant.

    Le dossier que nous proposons ici cherche ainsi à montrer la diversité et la richesse des ces débats contemporains autour du genre, de la sexualité et de la vitalité jamais perdue du féminisme.

  • Gilles Dauvé - La nation dans tout son état. 1re partie : Naissance de la nation
    https://ddt21.noblogs.org/?page_id=2158

    Éruption d’une « nation française » après 1789, émergence au XIXe siècle de « nationalités » porteuses de revendications « nationalitaires », « nationalismes » virulents et bellicistes, mouvements de « libération nationale » dans le tiers-monde, éclatement et création d’États se voulant « nationaux » fin XXe siècle, apparition de structures supranationales rivalisant avec les États…
    Cet essai part de l’hypothèse que les sociétés et leur évolution sont déterminées par la manière dont les êtres humains produisent leurs conditions d’existence matérielle, que la façon d’organiser leur vie commune en découle, et que « la nation » en est une forme. Telle que nous la connaissons, pourquoi naît-elle à l’époque moderne ? Quel rapport avec le capitalisme ? Enfin, le capitalisme aurait-il tellement changé que cette forme serait dépassée… ou, au contraire, son évolution contemporaine provoquerait-elle un retour du nationalisme ?

    #théorie #communisme #communisation #histoire #nationalisme

  • Bruno Astarian & R.F. : Ménage à trois: Episode 10 – Théorie de l’interclassisme
    http://www.hicsalta-communisation.com/accueil/menage-a-trois-episode-10-theorie-de-linterclassisme

    L’interclassisme que nous voulons examiner ici est uniquement celui qui consacre l’alliance de la classe moyenne salariée et du prolétariat dans une lutte commune. Ce n’est qu’un cas, historiquement particulier, d’alliance de classes. Il y en a eu bien d’autres, tant dans l’histoire du mode de production capitaliste que dans celle des modes de production antérieurs. Dans tous les cas, y compris celui que nous allons envisager, l’interclassisme unit momentanément deux classes aux intérêts fondamentalement antagoniques contre une ou plusieurs autres. On peut citer l’alliance du prolétariat et de la bourgeoisie dans leurs luttes contre l’aristocratie. Alliance qui n’a pas empêché celle de la bourgeoisie avec la noblesse pour réprimer les soulèvements des serfs, paysans pauvres et prolétaires. On peut retrouver des dynamiques similaires, avec des cocktails de classe variables, dans toute l’histoire du développement capitaliste : formation des États-nations dans les aires centrales de l’accumulation, luttes de libération nationale dans les périphéries, etc. La question mériterait une étude spécifique.

    #théorie #communisme #communisation

  • Ludd ou le soixante huit transcendant, par Anselm Jappe
    http://www.palim-psao.fr/2019/02/ludd-ou-le-soixante-huit-transcendant-par-anselm-jappe.html

    Recension par Jappe d’un livre sur l’histoire d’un groupe radical italien vers 68.

    Que peut-on en retenir aujourd’hui en dehors de la pièce qui complète un tableau historique ? Le 68 mondial, cette insurrection contre le « vieux monde », apparaît rétrospectivement bien différent de ce qu’étaient les intentions de ces protagonistes : il a produit non pas l’abolition de la société bourgeoise et capitaliste mais sa modernisation ; les contestataires ont aidé, bon gré mal gré, la société de la marchandise à se libérer d’une série d’anachronismes et d’une superstructure obsolète et rabougrie, là où ce gestionnaire lui-même n’était pas en mesure d’opérer une telle mise à jour. C’est un fait que chacun sait désormais. Beaucoup se sont contentés des changements – par ailleurs grands – que le « capitalisme progressiste » a introduits au cours des années 1970 dans toutes les sphères sociales. Mais comme dans toute révolution, il y eut ces moments « d’assaut du ciel » où il semblait possible de vouloir tout et non de se contenter des miettes. La poésie, mais aussi une partie de l’importance persistante de ces pics de l’histoire réside dans cette recherche de l’absolue, qu’elle soit réalisable ou non. Ludd quoique minoritaire, et dans toutes ses limites, faisait partie de ces « moments transcendants » de l’histoire dont peuvent se nourrir les rebelles encore pour plusieurs générations.

    #Histoire #Italie #théorie_critique #critique_radicale #Ludd #Anselme_Jappe

  • Gilets jaunes, lives et vidéos : « On assiste à l’émergence d’un contre-pouvoir médiatique important »
    André Gunthert, maître de conférence en histoire visuelle à l’Ehess, analyse pour Marianne l’influence qu’ont eu les lives et les vidéos dans le mouvement des gilets jaunes, creusant l’écart entre internautes, médias traditionnels et alternatifs.
    https://www.marianne.net/societe/gilets-jaunes-lives-et-videos-assiste-l-emergence-d-un-contre-pouvoir-medi

    Les gens qui ont confiance en leur gouvernement et leurs médias ne construisent pas de théorie du complot car celle-ci nécessite un effort, une recherche d’information, une critique. Il est beaucoup plus facile de regarder les dix minutes de synthèse des chaînes d’information, faites par des pros, consommables et prête à l’emploi. Quand les gens prennent un chemin plus difficile, c’est qu’ils ont de bonnes raisons.

    #GiletsJaunes #gilets_jaunes #decryptage #medias #theorie_du_complot #education_populaire #critique_des_medias #cultire_visuelle #contrepouvoir

  • Rojava et Chiapas, deux lueurs d’émancipation dans un monde halluciné
    https://infokiosques.net/spip.php?article1630

    Ce texte s’attache à analyser les expériences comparées des zapatistes et des Kurdes (principalement au Rojava). Si « les zapatistes du Chiapas se sont #Résolument inscrits dans un projet de démocratie directe, au Rojava, le processus est plus compliqué. Semble se dessiner un type de démocratie participative au risque de contrarier l’ambition de construire une société sans État ». Sommaire :

    Aperçu géopolitique

    Institutions de l’autonomie

    Les interférences politico-militaires

    Composer avec les frontières étatiques

    Composer avec le capitalisme

    Perspectives

    R

    / #Théories_de_l'auto-organisation, Infokiosque fantôme (partout), Expérimentations (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_ #Expérimentations_collectives
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Rojava_et_Chiapas-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Rojava_et_Chiapas-pageparpage.pdf

  • Théorie du #genre et #écriture_inclusive ont pris le pouvoir au #CNRS : le cri d’alarme d’un chercheur

    Chercheur en biotechnologie au CNRS, #Marcel_Kuntz juge que la #théorie_du_genre tient désormais le haut du pavé au sein du prestigieux établissement. Or quand une théorie aussi fragile impose une « ligne officielle » qu’il est prudent de respecter si l’on veut la paix, il y a de quoi être inquiet pour l’esprit critique, souligne le scientifique.

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/04/31003-20190204ARTFIG00141-theorie-du-genre-et-ecriture-inclusive-ont-pris-l