• Le #Cambodge surveille de près la construction d’une clôture à la #frontière

    Le Cambodge surveille la construction d’une #clôture_frontalière par la #Thaïlande à #Battambang, dénonçant une initiative unilatérale susceptible d’affecter la souveraineté et les accords de délimitation existants.

    Le gouvernement cambodgien a indiqué suivre de près la construction unilatérale par la Thaïlande d’une clôture le long de la frontière, dans la province de Battambang. Objectif affiché : s’assurer du respect de la #souveraineté et de l’#intégrité_territoriale du Cambodge, tout en rappelant que la délimitation entre les bornes 52 et 54 est déjà achevée.

    Un haut responsable cambodgien, ayant requis l’anonymat, a précisé que le segment frontalier situé entre les bornes 52 et 59, dans le district de #Kamrieng (province de Battambang), avait été finalisé et approuvé par les deux pays en mars 2008, avec une ligne frontalière définie de manière rectiligne.

    Des repères temporaires installés récemment

    Selon ce responsable, des groupes de travail conjoints ont procédé en novembre 2025 à des mesures sur le terrain et à l’installation de bornes temporaires, espacées de 50 mètres, afin de matérialiser précisément la ligne frontalière.

    « Concernant la construction de la clôture, les experts cambodgiens en matière de frontières surveillent et examinent attentivement la situation afin de garantir que les travaux entre les bornes 52 et 54 ne portent pas atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Cambodge », a-t-il déclaré.

    Un rappel des engagements bilatéraux

    Le responsable a également évoqué la position du Cambodge exprimée lors d’une réunion trilatérale tenue le 7 mai aux Philippines, réunissant le Premier ministre Hun Manet et son homologue thaïlandais Anutin Charnvirakul. Phnom Penh y a réaffirmé son engagement à appliquer strictement et intégralement l’accord de cessez-le-feu du 27 décembre, notamment son troisième point portant sur la poursuite sans délai de la délimitation des frontières.

    Des travaux côté thaïlandais relayés par les médias

    Ces déclarations interviennent dans un contexte de couverture médiatique en Thaïlande faisant état de la construction d’une nouvelle clôture le long de certaines portions de la frontière entre les deux pays, notamment dans la province de #Chanthaburi.

    Le média thaïlandais Khaosod rapporte que les travaux sont en cours entre les bornes 52 et 54, dans le district de #Pong_Nam_Ron, sur une distance d’environ 1 310 mètres à proximité d’un point de passage frontalier permanent. La clôture serait constituée de fondations en béton et de grillage métallique, pour une hauteur d’environ 170 centimètres.

    Une protestation officielle de Phnom Penh

    Début avril, le ministère cambodgien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a officiellement protesté contre cette construction, entamée selon lui le 2 avril. Phnom Penh considère ces travaux comme illégitimes, estimant qu’ils contreviennent au mandat de la Commission mixte de délimitation des frontières (JBC) et qu’ils affectent l’emplacement des bornes temporaires installées conjointement par les deux pays le 6 décembre.

    https://vietnam-aujourdhui.info/2026/05/12/le-cambodge-surveille-de-pres-la-construction-dune-cloture-a-la
    #murs #barrières

  • Sirikit de Thaïlande : cupidité, violence politique et déclin d’une reine

    La reine Sirikit de Thaïlande, décédée récemment, incarnait les aspects les plus réactionnaires de la monarchie. Au-delà de son image publique soigneusement construite, elle s’est distinguée par son soutien actif aux forces antidémocratiques, notamment lors des massacres de gauchistes en 1976 et des manifestations royalistes de 2008. Ses discours incendiaires contre les musulmans malais du Sud ont exacerbé les tensions communautaires. Narcissique et dépensière, elle a dilapidé les richesses nationales en liftings coûteux et voyages somptueux, tout en réclamant le titre de « mère de la nation » sans jamais transmettre de valeurs humanistes à son fils, l’actuel roi.

    https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article76794

    #international #thailande

  • L’exode des travailleurs cambodgiens employés en Thaïlande après les affrontements entre les deux pays
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/08/09/l-exode-des-travailleurs-cambodgiens-employes-en-thailande-apres-les-affront

    L’exode des travailleurs cambodgiens employés en Thaïlande après les affrontements entre les deux pays
    Par Swann Deseine
    Cinq jours d’affrontements militaires, au moins 43 morts et des centaines de milliers de retours au Cambodge motivés par l’insécurité et la crainte de rester en Thaïlande… Malgré le cessez-le-feu signé entre Bangkok et Phnom Penh, le 7 août, le conflit frontalier continue d’affecter la région.
    Les tensions latentes, qui ont explosé à la frontière à la fin juillet, ont entraîné des retours massifs de Cambodgiens employés en Thaïlande dans leur pays d’origine. Des vidéos d’agressions, verbales et physiques, de Cambodgiens par des groupes de Thaïlandais ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, y compris par Hun Sen, l’homme fort du Cambodge. Des cas de discrimination ont été recensés – un hôpital d’une province frontalière a ainsi annoncé suspendre le service aux nouveaux patients cambodgiens, avant de faire marche arrière.
    Beaucoup de Cambodgiens ont choisi l’exode, même si les chiffres varient du simple au quadruple : le porte-parole du ministère du travail cambodgien parle de 750 000 retours, contre 200 000 pour l’Association du commerce et du tourisme frontalier Thaïlande-Cambodge de Chanthaburi.
    L’économie thaïlandaise, qui a connu une croissance dynamique ces trente dernières années, dépend de plus en plus de la main-d’œuvre étrangère, en renfort de sa population vieillissante. Elle assure jusqu’à 6,6 % du PIB du pays, selon le groupe de travail thématique des Nations unies sur la migration en Thaïlande, réuni en 2019. Ces travailleurs, en provenance des pays frontaliers comme le Cambodge, la Birmanie, le Laos et, dans une moindre mesure, le Vietnam, représentent environ 12 % de la population active du pays, selon un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations sur la Thaïlande de 2024.
    Avant le début du conflit, 520 000 Cambodgiens travaillaient officiellement en Thaïlande, soit presque 12 % du nombre de travailleurs étrangers. Des chiffres qui ne prennent en compte que les travailleurs régularisés et qui seraient largement doublés par les effectifs de travailleurs irréguliers : selon Sun Mesa, porte-parole du ministère du travail cambodgien, 1,2 million de migrants cambodgiens étaient installés en Thaïlande avant le conflit.
    Selon Anusorn Tamajai, doyen de la faculté d’économie de l’université de la chambre de commerce thaïlandaise, « cet exode massif cause une pénurie de main-d’œuvre dans les secteurs les plus occupés par les travailleurs étrangers, comme l’agriculture, le bâtiment et les usines, et encore plus particulièrement dans les régions frontalières où sont concentrés beaucoup de travailleurs cambodgiens ». Selon lui, la Thaïlande a la capacité de rebondir « en substituant à ces travailleurs d’autres travailleurs de Birmanie ou du Laos ». Mais d’autres secteurs seront plus touchés : « La menace principale de ce conflit, c’est celle qui pèse sur le commerce transfrontalier et sur le tourisme », estime-t-il.
    Au mois de juin déjà, dans un contexte de nationalisme exacerbé, le premier ministre cambodgien, Hun Manet, appelait déjà les travailleurs cambodgiens au retour, donnant aux gouverneurs des provinces frontalières des directives pour faciliter ces arrivées. Le 17 juin, son père, Hun Sen, président du Sénat, invitait les travailleurs à revenir, assurant que « tant qu’ils sont cambodgiens ils sont les bienvenus, qu’ils possèdent ou non des documents officiels. (…) Nous ne pouvons pas rester éternellement en Thailande, c’est le moment opportun ».
    Le ministère du travail cambodgien essaie de convaincre les nouveaux venus de rester avec une nouvelle campagne pour l’emploi. Le pays propose la gratuité de la couverture médicale en cas de maladie et d’accident, le versement d’une pension de retraite et des allocations de grossesse pour les femmes.Mais le mouvement pourrait être limité par le manque d’opportunités dans le pays. « Le marché du travail cambodgien n’est pas encore suffisamment résilient pour absorber le retour des travailleurs », explique Khun Tharo, du Centre pour l’alliance du travail et des droits de l’homme du Cambodge, cité par le média cambodgien KiriPost. Il craint une pénurie d’emplois bien rémunérés, qui pourrait dissuader ces travailleurs de se réinstaller durablement au Cambodge. Le journal cite d’ailleurs des Cambodgiens ayant décidé de rester en Thaïlande malgré les risques, pour conserver un emploi rémunérateur.
    Le gouvernement thaïlandais a, de son côté, pris des mesures « visant à soutenir les travailleurs cambodgiens et à réduire l’impact sur les entreprises et les employeurs frontaliers », selon le site du gouvernement. Parmi les mesures proposées par le comité de politique de gestion des travailleurs étrangers figurent la prolongation des titres de séjours, la suppression des amendes pour dépassement de la durée du séjour et l’augmentation jusqu’à trois du nombre maximal d’employeurs par travailleur.

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#cambodge#frontiere#conflit#retour#sante

    • PHNOM PENH/BANGKOK, July 28 (Xinhua) — Armed clashes between Cambodian and Thai soldiers over disputed border areas have entered the fifth day, both sides said on Monday.

      Cambodian Defense Ministry’s Undersecretary of State and Spokesperson Lieutenant General Maly Socheata said the Thai side opened fire first earlier in the morning, while the Thai military said Cambodian attacks continued throughout the night.

      “Despite a special meeting between the heads of the two governments will be held in Kuala Lumpur, Malaysia today to negotiate for a ceasefire, at 03:10 a.m. local time, the Thai side still continued to open fire first on Cambodia in the disputed border areas until 05:07 a.m.,” Socheata said.

      She said that so far, the number of Cambodian evacuees from border provinces has risen to 39,828 families with about 134,707 people.

      She added that a total of 600 schools have been closed, affecting around 150,000 students and 6,000 teachers.

      Meanwhile, she said approximately 400,000 Cambodian migrant workers in Thailand have returned home so far.

      Thai military-affiliated accounts on Monday posted on social media that the clashes in Thailand-Cambodia border areas had entered the fifth day, with Cambodian forces yet to cease fire. From 23:00 local time on Sunday until dawn, Thai soldiers did not rest throughout the night.

      As of Sunday, the border clashes had resulted in the deaths of 14 Thai civilians and eight soldiers, with an additional 37 civilians sustaining varying degrees of injuries. And a total of 139,646 people had been evacuated from the border risk areas, as released by the Thai government on Sunday.

  • Malgré l’intervention de Trump, les combats se poursuivent entre la Thaïlande et le Cambodge | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/malgre-lintervention-de-trump-les-combats-se-poursuivent-entre-la-thail


    Des soldats cambodgiens à bord d’un lance-roquettes multiple automoteur dans la province d’Oddar Meanchey, au nord-ouest du Cambodge, le 27 juillet 2025.
    EPA/KITH SEREY

    La Thaïlande et le Cambodge ont échangé des tirs d’artillerie pour la quatrième journée consécutive dimanche, tout en se disant prêts à discuter d’un cessez-le-feu dans le cadre d’une médiation américaine.

    Les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est la Thaïlande et le Cambodge ont échangé des tirs d’artillerie lourde pour la troisième journée consécutive ce samedi, alors qu’un conflit frontalier a fait au moins 33 morts et déplacé plus de 200 000 personnes. Les deux camps, joints samedi par le président américain Donald Trump, ont assuré vouloir entamer des discussions, mais dimanche au petit matin, les combats ont repris, et chaque capitale a accusé l’autre de manquer à sa parole.

    « Le Cambodge fait preuve d’un manque flagrant de bonne foi »
    Une porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, a affirmé que la Thaïlande avait attaqué à 4 h 50 du matin (21 h 50 GMT samedi) deux temples contestés au nord-ouest, théâtre des premiers affrontements survenus jeudi matin.

    Bangkok a commis des « actes d’agression délibérés et coordonnés », a-t-elle déclaré dans un communiqué, en dénonçant les « mensonges et faux prétextes » de l’armée thaïlandaise pour justifier l’« invasion illégale » du territoire khmer.

    Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a évoqué de son côté des « tirs d’artillerie lourde » de l’armée cambodgienne visant des « maisons de civils » dans la province de Surin, aux alentours de 4 h 30 du matin (21 h 30 GMT).

    « Toute cessation des hostilités est impossible tant que le Cambodge fait preuve d’un manque flagrant de bonne foi et continue de violer de manière répétée les principes fondamentaux des droits humains et du droit humanitaire », a indiqué la diplomatie thaïlandaise.

    Ces derniers jours, le conflit s’est répandu sur de multiples fronts, parfois éloignés de plusieurs centaines de kilomètres entre eux, de la province thaïlandaise de Trat, populaire auprès des touristes, sur le golfe de Thaïlande jusqu’à une zone surnommée « le Triangle d’émeraude » pour sa proximité avec le Laos.

    Les deux pays acceptent la médiation américaine
    Le président américain Donald Trump a annoncé samedi, après avoir échangé avec leurs dirigeants, que les deux pays étaient prêts à se rencontrer pour parvenir à un cessez-le-feu.

    Trump a salué deux « très bonnes conversations » et dit espérer que les deux voisins « s’entendront pendant encore de nombreuses années », dans un message sur son réseau Truth Social.

    Bangkok a dit « accepter en principe de mettre en place un cessez-le-feu », tout en attendant de voir si l’intention de Phnom Penh était « sincère ».

    Le Premier ministre khmer Hun Manet s’est félicité d’une « bonne nouvelle pour les soldats, et le peuple des deux pays », et chargé son chef de la diplomatie, Prak Sokhonn, de se coordonner avec son homologue américain Marco Rubio en vue de « mettre fin » au conflit.

    Avant cela, une tentative de médiation sous l’égide de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) dont les deux royaumes sont membres, n’avait pas été suivie d’effet.

    La Thaïlande et le Cambodge sont en pleines discussions avec la Maison Blanche au sujet des droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.

    Donald Trump a affirmé qu’il était « inapproprié » de revenir à la table des négociations sur le volet commercial tant que les combats « n’auront pas cessé ».

  • Aufklärerin des Tages : Sika Golf
    https://www.jungewelt.de/artikel/504338.aufkl%C3%A4rerin-des-tages-sika-golf.html

    Zeremonie von buddhistischen Mönchen vor einem Tempel in Bangkok (14.7.2024)

    Unter uns Pastorentöchtern ...

    Quand un régime peu démocratique s’invente une raison d’être religieuse, corruption et hypocrisie y sont systématiquement présents. La Thailande ne fait pas exceptikn á cette règle.

    19.7.2025 von Nick Brauns -/In Thailand gilt der Buddhismus bis heute als ein Garant der Stabilität – mit dem König als »Verteidiger des Buddhismus« an der Spitze. Doch nun gehen Schockwellen durch das Land, nachdem ein Sexskandal den moralischen Verfall des Klerus enthüllt hat.

    Am Dienstag wurde die 35jährige Wilawan E., Spitzname Sika Golf, in Bangkok festgenommen. Die aus einer armen Familie stammende Mutter von drei Kindern soll über Jahre hinweg sexuelle Beziehungen zu mindestens 13 hochrangigen Mönchen unterhalten und dafür fast zwölf Millionen US-Dollar an Geschenken und Schweigegeld kassiert haben. Auf ihren Handys fanden sich rund 80.000 Fotos und 5.000 Videos, die sie beim Sex mit den Mönchen zeigen. Offiziell leben diese spirituellen Erben Buddhas im Zölibat, schon die Berührung einer Frau ist ihnen verboten.

    Die Millionen, die Sika Golf kassierte, dürften aus Klosterkassen stammen, also aus Spenden der Gläubigen, die sich damit Karma erkaufen wollen. Dass viele Mönche keineswegs in Askese leben, haben schon frühere Skandale offenbart. Erst im Mai ist ein Abt verhaftet worden, der fast zehn Millionen US-Dollar aus einem Tempel für ein Onlineglücksspielnetzwerk veruntreut hatte. Solche Enthüllungen hinterlassen Spuren in der Gesellschaft. »Ich bin nicht mehr so religiös wie früher«, zitiert AFP etwa den 33jährigen Motorradtaxifahrer Mongkol Sudathip. »Ich habe keinen vollständigen Respekt mehr.« Statt an Tempel wolle er lieber für Krankenhäuser spenden.

    Ein Ausschuss des Senats hat nun gefordert, Sex mit Mönchen unter Strafe zu stellen, also letztlich Frauen für Heuchelei und Geilheit der Kuttenträger büßen zu lassen. Zumindest Sika Golf ist auf Kaution freigekommen und spricht im Fernsehen freimütig über ihre »romantischen Affären« mit ihren Liebhabern in Orange. Sie verdient eine Auszeichnung für antireligiöse Aufklärung.

    Love, lust and lost funds
    https://www.bangkokpost.com/thailand/general/3071208/love-lust-and-lost-funds

    18.7.2025 by Karnjana Karnjanatawe - Sika Golf’ case sends shockwaves through nation’s monastic community

    A growing scandal involving senior Buddhist monks and a woman dubbed “Sika Golf” has gripped Thailand in recent weeks. The case centres on Wilawan Emsawat, a 35-year-old woman accused of forging intimate relationships with high-ranking monks and allegedly using them for financial gain, sparking a wide-ranging police investigation and multiple arrests.

    Who Is Sika Golf?

    “Sika Golf” is the media nickname for Ms Wilawan, as “sika” is a title for women used by monks. Ms Wilawan comes from Sak Lek district in Phichit province. Raised in a poor family, she left school without finishing Matthayom 3 or Grade 9 and moved to Bangkok to find a job.

    She has three kids. Her first child was with a DJ, and then she had two more children with an academic and a monk in Phitsanulok.

    Wilawan Emsawat posts a photo on one of her social media accounts while visiting a temple. (TV screen capture)

    How the romances started

    Her involvement with monks began in Phichit, when she received a Line message from the then-abbot of Wat Tha Luang, Phrathep Watcharasitthimethi. In an interview on the Hone Krasae television programme, she stated that their relationship soon became romantic. Over the course of two years, her life changed dramatically — from having nothing to having everything she could want.

    “The [former] abbot took very good care of me. Whatever I wanted, he provided. One day, I said I wanted a Mercedes, and he bought it for me, paying three million baht in cash,” she said.

    After the relationship ended (from 2013 to 2015), she became involved with other people, including monks, an academic, and a local politician.

    “I felt guilty. I knew it [having relationships with monks] was a sin, but I didn’t want to struggle anymore. I wanted enough money to look after myself and my children,” she said.

    So far, police have found evidence of her having romantic relationships with about 15 high-ranking monks, including abbots or assistant abbots in many provinces, including Bangkok, Ayutthaya, Saraburi, Chachoengsao and Khon Kaen.

    She was subsequently dubbed the “monk-slayer” by the media.

    What Triggered the Case?

    The scandal surfaced after Ms Wilawan allegedly coerced Phra Kru Siriwiriyathada, a former assistant abbot of Wat Sothon Wararam Worawihan in Chachoengsao, one of the monks with whom she had a romantic relationship, into filing a complaint against Phra Thepwachirapamok, also known as Chao Khun Archawa, the former abbot of Wat Tritossathep in Bangkok.

    She claimed the latter owed her 7.2 million baht in child support for a pregnancy that turned out to be false. Chao Khun Archawa was hastily disrobed at a temple in Nong Khai on June 27, sparking public suspicion and a media frenzy.

    What Did Police Discover?

    Following orders from the national police chief, police began investigating Chao Khun Archawa on June 18, led by Pol Maj Gen Jaroonkiat Pangkaew of the Central Investigation Bureau. At that time, police could not find the former abbot, so they searched the house of Sika Golf.

    Authorities raided Ms Wilawan’s home, seizing mobile phones, a laptop, and documents. They discovered over 80,000 photos and 5,000 video clips, some allegedly used for extortion or blackmail involving numerous monks. Ms Wilawan was arrested on July 15.

    How Much Money Was Involved?

    Investigators found that Ms Wilawan had received 385 million baht over the years via two personal bank accounts. Much of this came from senior monks. She is said to have spent lavishly — reportedly spending 3 million baht in one day on luxury goods and up to 500,000 baht per online gambling session. Her account now holds less than 8,000 baht.

    What Has She Admitted?

    According to Pol Maj Gen Prasong Chalermphan, commander of the Anti-Corruption Division of the Criminal Investigation Bureau (CIB), Ms Wilawan has confessed to all charges. She admitted to having deep relationships with several senior monks and said her behaviour was shaped by childhood trauma after being abandoned by her father.
    What Has Happened to the Monks?

    So far, 12 monks have been defrocked, including five senior-level ecclesiastical figures. More are under investigation, after videos or financial ties to Ms Wilawan were uncovered.

    One former monk, Maha Boonlert Chuaithani of Wat Mai Yai Paen in Bangkok, told police that Sika Golf approached him under the pretext of asking for help with religious items. He admitted to staying overnight at her home. He claimed she initiated an intimate encounter and later borrowed 100,000 baht from him. He said he now sees himself as a victim.

    Ms Wilawan as she appeared when arrested by police on Tuesday. (Photo: Royal Thai Police)

    What Charges Does She Face?

    Ms Wilawan faces four charges filed by the Anti-Corruption Division: supporting a state official in the embezzlement of assets under Section 147 of the Criminal Code; supporting a state official in the misconduct of duty under Section 157; conspiracy to launder money; and receiving stolen property.

    In addition, the Crime Suppression Division has filed three further charges against her: extortion, unlawful detention, and fraud.

    Investigators opposed bail, citing the severity of the charges, the large number of victims, and concerns that she may interfere with evidence or witnesses.
    What About Former Monks?

    So far, one former monk has been charged. It is the former abbot of Wat Chujit Thammaram — Phra Theppacharaporn, now known as Sompong — who allegedly transferred 380,000 baht from temple funds to Ms Wilawan.

    Police pressed two charges: embezzlement by a state official under Section 147 of the Criminal Code, and misconduct in office by a state official under Section 157.

    Mr Sompong confessed to transferring over 12 million baht of his personal savings to Ms Wilawan, claiming that she said she needed the funds to invest in a ceramics business. Believing her, he said he continued to transfer money until his personal funds were depleted. He then transferred 380,000 baht of temple funds to her.

    Mr Sompong cooperated with police, confessed fully, posed no flight risk, and was granted temporary bail for aiding the investigation and benefiting the case, officials said.

    Police are investigating other former monks to determine if they misused temple funds for personal use.
    Police Urge Public Vigilance

    Police are calling on the public to help protect the Buddhist clergy’s integrity by reporting inappropriate behaviour by monks. Tips can be sent confidentially via the Central Investigation Bureau’s Facebook page or by calling 082-123-7166.

    #Thailande #corruption #religion #misogynie #hypocrisie

  • Centres de cyberfraude : la Birmanie rend un premier groupe de travailleurs à la Chine, via la Thaïlande : Actualités - Orange
    https://actu.orange.fr/monde/centres-de-cyberfraude-la-birmanie-rend-un-premier-groupe-de-travailleur

    La Birmanie, la Thaïlande et la Chine ont débuté jeudi une opération d’envergure visant à rapatrier des centaines de Chinois exploités dans des centres d’arnaques en ligne sur le territoire birman.

    Ces centres criminels se sont multipliés en Birmanie, notamment près de la frontière avec la Thaïlande. Ils fonctionnent souvent avec une main-d’oeuvre captive, notamment des Chinois, contraints d’escroquer leurs compatriotes.

    Un premier groupe de dizaines de travailleurs avait embarqué jeudi matin dans un avion à l’aéroport de Mae Sot (nord-ouest de la Thaïlande), d’où il a décollé vers 11H30 (04H30 GMT).

    L’appareil est arrivé à Nankin (est de la Chine) dans l’après-midi, a indiqué la télévision étatique chinoise CCTV. « Dans les prochains jours, plus de 800 ressortissants chinois suspectés de fraude devraient être reconduits en Chine », a-t-elle précisé.

    Ces personnes étaient passées de la Birmanie à la Thaïlande jeudi matin, sous haute sécurité. Le rapatriement de toutes les personnes concernées pourrait prendre des semaines.

    Aucun détail n’a été donné sur ce qui les attend en Chine. Interrogé jeudi, Pékin a renvoyé la presse vers les « autorités compétentes ».

    « La lutte contre les jeux d’argent en ligne et les fraudes par téléphone ou en ligne est une manifestation concrète de la mise en oeuvre d’une philosophie de développement centrée sur l’humain », a déclaré Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

    « C’est un choix crucial afin de sauvegarder les intérêts communs des pays de la région », a-t-il ajouté lors d’un point presse régulier.

    – « Esprit humanitaire » -

    La Première ministre thaïlandaise Paetongtarn Shinawatra a indiqué mercredi que près de 7.000 personnes attendaient d’être libérées, tandis qu’un représentant des Forces des gardes-frontières (BGF) de l’Etat Karen, une milice ethnique active côté birman, a fixé ce chiffre à 10.000.

    Les victimes sont principalement chinoises : employées de force dans les centres de cyberfraude, ou ciblées par les escrocs via des jeux de casino en ligne ou des montages impliquant les cryptomonnaies.

    Ces derniers mois, Pékin avait accru la pression sur la junte birmane, dont elle est l’un des principaux fournisseurs d’armes, pour mettre fin à ces activités.

    « 200 ressortissants chinois impliqués dans des affaires de jeux d’argent en ligne, de fraude aux télécommunications et d’autres délits ont été remis conformément aux procédures légales par la Thaïlande ce matin, dans un esprit humanitaire et d’amitié entre les pays », a indiqué la junte dans un communiqué.

    La ville de Mae Sot, d’où ont décollé jeudi les ressortissants chinois, ne se trouve qu’à une dizaine de kilomètres de Shwe Kokko, ville birmane qui a bâti sa prospérité grâce des trafics variés, dans une impunité quasi-totale.

    Des complexes géants de cyberfraude pullulent dans certaines régions birmanes frontalières, à la faveur de la guerre civile qui ravage le pays depuis le coup d’Etat de 2021. Ces escroqueries rapportent des milliards de dollars par an, selon des experts.

    – Violences -

    Ces centres emploieraient au moins 120.000 petites mains en Birmanie, selon un rapport des Nations unies publié en 2023.

    Nombre de victimes ont été soumises à la torture, la détention arbitraire, la violence sexuelle ou encore le travail forcé, d’après le texte.

    De nombreux travailleurs disent avoir été attirés ou trompés par des promesses d’emplois bien rémunérés avant d’être retenus captifs.

    Début février, une autre milice birmane a rendu aux autorités thaïlandaises 260 victimes présumées, originaires d’une dizaine de pays, dont les Philippines, l’Éthiopie et le Brésil.

    Beaucoup portaient des traces de violences, notamment une femme qui présentait d’énormes bleus et qui a déclaré avoir été électrocutée, ont constaté des journalistes de l’AFP qui ont pu les rencontrer.

    La Thaïlande a coupé début février l’approvisionnement en électricité de plusieurs régions birmanes frontalières, dont Shwe Kokko, dans une tentative de freiner l’essor des activités illégales.

    Le royaume veut donner des gages de sécurité aux visiteurs chinois, cruciaux pour son secteur touristique. Les craintes des Chinois ont redoublé après l’affaire de l’enlèvement à Bangkok d’un acteur chinois, amené de force dans un centre de cyberfraude en Birmanie, avant d’être libéré, début janvier.

    publié le 20 février à 11h12, AFP

  • Appel à l’action : STOP à l’antisyndicalisme de YPC Precision en Thaïlande !

    4 décembre, 2024IndustriALL Global Union appelle YPC Precision Thailand à stopper ses menées antisyndicales et respecter la liberté d’association des travailleurs.

    En décembre 2022, le Syndicat des travailleurs des pièces pour automobiles et de la métallurgie de Thaïlande (TAM), affilié à IndustriALL par le biais de la Confédération du travail dans l’industrie de Thaïlande (CILT), a accueilli dans ses rangs 400 travailleurs d’YPC.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/08/16/arretez-la-criminalisation-et-lintimidation-contre-les-jeunes-militants-en-thailande/#comment-63981

    #international #thailande

  • Party-King
    https://en.wikipedia.org/wiki/Vajiralongkorn#Personal_life


    Dans la série „j’aime la Bavière“,

    voilà un homme, un vrai.

    Vajiralongkorn’s three-day coronation ceremonies took place from 4 to 6 May 2019. The one billion baht (US$29.8 million) coronation was anticipated to attract 150,000 people to Sanam Luang, which it did.


    ...
    Vajiralongkorn has direct control over the royal household and palace security agencies.
    ...
    On 26 October 2020, protesters marched to the German Embassy in Bangkok, petitioning the German government to investigate the King’s activities in Germany for the possibility that he had been exercising powers from German soil.

    Thai-König braucht als Monarch kein Visum für Aufenthalte in Bayern
    https://www.augsburger-allgemeine.de/bayern/monarchie-thai-koenig-braucht-als-monarch-kein-visum-fuer-aufe

    Residence

    Most of the time, Vajiralongkorn lives in Bavaria in Germany, where he has spent a significant amount of his adulthood. His son, Dipangkorn Rasmijoti, goes to school in the area. The King requested and received changes to the constitution to end the requirement that he appoint a regent when he is away from Thailand. In comparison, his father often made state visits early during his reign, but he left the country only once after the 1960s—an overnight stay in neighboring Laos. He has also received visits from Thai officials and dignitaries in Germany. According to the German foreign ministry, the Thai ambassador has been told multiple times that Germany opposes “having guests in our country who run their state affairs from here.” Thai officials have told Germany that Prime Minister Prayut is responsible for government matters, while the King is in Germany for personal reasons.

    Nach Sex-Fotos von Geliebter Koi: Thai-König tritt mit ihr auf
    https://www.augsburger-allgemeine.de/panorama/maha-vajiralongkorn-nach-sex-fotos-von-geliebter-koi-thai-koen


    König Maha Vajiralongkorn im Juli 2019 auf seinem Thron in Bangkok. Zu seinen Füßen Zweitfrau Sineenat Wongvajirapakdi, die er kurz danach verstieß, nun aber wieder begnadigt hat.

    #Thailande #Allemagne #Bavière #noblesse #wtf

  • Thaïlande, Bangladesh, Philippines… le « confinement climatique » s’installe - Novethic
    https://www.novethic.fr/environnement/climat/thailande-bangladesh-inde-le-confinement-climatique-sinstalle


    Mais on va continuer à te vendre de la clim et des caisses électriques.

    L’électricité est d’ailleurs un des problèmes supplémentaires liés à cette vague de chaleur intensifiée par le phénomène El Niño. Selon des médias locaux, les ressources électriques sont mises à rude épreuve notamment à Luzon, île principale des Philippines. Du côté de la Thaïlande, la demande en électricité a atteint un record.

    #climat #énergie

  • Les syndicats thaïlandais font avancer la campagne de ratification des conventions de l’OIT

    En remettant une lettre demandant la ratification des Conventions 87 et 98 de l’OIT au ministre thaïlandais du travail, Phiphat Ratchakitprakarn, dans les locaux du ministère du travail à Bangkok, le coordinateur du réseau et Président de la CILT (Confédération du travail industriel de Thaïlande), Prasit Prasopsuk, a déclaré que la ratification de ces conventions était susceptible de créer un système de relations sociales équitable et offrir une meilleure qualité de vie aux travailleurs et travailleuses thaïlandais :

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/03/30/les-syndicats-thailandais-font-avancer-la-camp

    #international #thailande

  • Dans une Hongrie dépourvue d’immigrés, l’arrivée nouvelle de travailleurs étrangers suscite des tensions
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/11/26/dans-une-hongrie-depourvue-d-immigres-l-arrivee-nouvelle-de-travailleurs-etr

    Le Monde - retour à la une

    Dans une Hongrie dépourvue d’immigrés, l’arrivée nouvelle de travailleurs étrangers suscite des tensions
    Par Jean-Baptiste Chastand (Berettyoujfalu, Debrecen [Hongrie], envoyé spécial)
    Dans l’est du pays, l’immense chantier d’une usine BMW a entraîné l’arrivée d’ouvriers venus d’Asie, des « invités », selon la terminologie du gouvernement Orban. Or dans cette région, la population est chauffée à blanc par la rhétorique anti-immigrés du parti au pouvoir.
    Quelques dizaines d’habitants se serrent, mercredi 15 novembre, dans la petite salle surchauffée du conseil municipal de Berettyoujfalu, une ville de 14 000 habitants perdue dans l’est de la Hongrie. L’heure est grave, à en croire le maire, Istvan Muraközi, qui a convoqué en urgence cette réunion publique pour parler « du problème des 150 travailleurs indiens apparus par surprise » en octobre sur le territoire de cette commune typique des campagnes magyares profondes où l’on n’a jamais vu d’immigrés, surtout non européens.

    « Cela fait déjà 1 % de notre population », s’inquiète ce quinquagénaire au look de paisible fonctionnaire, avec sa chemise à carreaux et sa chevelure bien rangée. Elu du Fidesz, le parti nationaliste et anti-immigrés du premier ministre, Viktor Orban, il promet : « Ce n’est pas la mairie qui a fait venir » ces jeunes hommes. Hébergés dans un ancien internat vétuste et un village vacances tristounet planté près d’un étang, ils sont employés sur le chantier de la future usine de voiture électrique BMW, qui doit ouvrir en 2025 à Debrecen, deuxième ville de Hongrie, à quarante-cinq minutes de bus de là.
    Istvan Muraközi, maire de Berettyoujfalu, tient une audience publique sur les travailleurs « invités », le 15 novembre 2023.
    Istvan Muraközi, maire de Berettyoujfalu, tient une audience publique sur les travailleurs « invités », le 15 novembre 2023. ANDRAS ZOLTAI POUR « LE MONDE »

    « Je n’ai pas de problème avec le fait de faire venir des travailleurs invités », précise d’ailleurs l’édile, qui veille soigneusement à ne pas critiquer M. Orban. Après des années de messages anti-immigration, ce dernier a fait volte-face. Depuis 2022, le gouvernement laisse des dizaines de milliers de travailleurs asiatiques venir combler le manque criant de main-d’œuvre de son pays, en plein déclin démographique et où le chômage est au-dessous de 5 %. « Mais je ne suis pas d’accord pour avoir des foyers de travailleurs invités dans nos quartiers résidentiels ou à côté de nos hôpitaux ou de nos écoles », se plaint-il, en reprenant délibérément le vocable du gouvernement, qui évite soigneusement le mot « immigré » pour privilégier celui d’« invité ».
    « Sans compter qu’ils ont des baux de cinq ans et qu’on n’a aucune idée de quel pays, de quelle religion, de quelle culture ils vont venir. Cela pose problème pour la sécurité et notre système de santé. » Dans la salle, un quinquagénaire qui dit vivre chichement des allocations pour personnes handicapées bondit : « Orban a promis à la télé qu’il ne laisserait pas les étrangers prendre le travail des Hongrois et, maintenant, j’ai peur que mes petits-enfants soient forcés d’apprendre le philippin. » « Le Fidesz nous dit depuis treize ans qu’il ne faut pas faire venir des immigrés et, à présent, ce sont eux qui les font venir. C’est complètement hypocrite ! », renchérit un entrepreneur.
    En mars 2023, le dirigeant nationaliste a en effet annoncé aux Hongrois que leur pays allait avoir besoin de faire venir « 500 000 nouveaux travailleurs d’ici un an ou deux ». Ce chiffre, considérable pour un pays d’à peine 9,7 millions d’habitants, doit permettre de satisfaire le développement industriel à tout crin souhaité par le pouvoir, notamment dans le domaine de la voiture électrique. Mais si un peu partout en Hongrie les Magyars se sont habitués à voir apparaître des infirmières thaïlandaises dans les maisons de retraite ou des chauffeurs philippins dans les bus de Budapest, l’ambiance s’est en revanche tendue, ces derniers mois, dans la région de Debrecen.Réputée pour son nationalisme, la ville de 200 000 habitants avait été, dès 2015, témoin de manifestations d’extrême droite qui restent dans les mémoires contre un centre de réfugiés, lequel avait finalement dû fermer. Huit ans plus tard, Indiens, Turcs et Phillippins affluent pourtant par centaines pour travailler sur les chantiers des usines qui poussent comme des champignons dans cette région longtemps déshéritée. En plus de BMW, le chinois CATL construit au sud de la ville un gigantesque site de production de batteries sur plus de 200 hectares. Supérieur à 7 milliards d’euros, l’investissement est le plus important de l’histoire de la Hongrie et devrait employer à terme jusqu’à 9 000 personnes.
    Amenés par avions entiers, les travailleurs étrangers sont hébergés dans des conditions improvisées et parfois spartiates dans tout ce que la région compte de foyers disponibles. Sur les réseaux sociaux, certains Hongrois les accusent, sans preuve, de faire monter la criminalité. Signe du caractère très délicat du sujet, BMW a refusé de répondre aux questions du Monde, en faisant seulement savoir qu’il n’employait pas directement de travailleurs étrangers. Les services de sécurité de son usine ont par ailleurs violemment écarté le photographe du Monde lorsqu’il a essayé, au petit matin, de prendre en photo les grappes de travailleurs étrangers descendant, encore endormis, des bus les amenant de toute la région jusqu’au site de Debrecen.
    A sept mois des élections municipales de juin 2024, les maires de la région, presque tous du Fidesz, s’inquiètent. « Il faut qu’ils soient hébergés là où ils travaillent », réclame ainsi le maire de Berettyoujfalu, en annonçant qu’il va lancer une consultation postale de tous ses concitoyens. A Debrecen, le maire, Laszlo Papp, doit, lui, s’essayer à une pédagogie inédite dans la bouche d’un élu du Fidesz. « On a besoin des travailleurs invités pour participer à la construction de ces usines », défend-il auprès du Monde, en rappelant que sa ville, jusqu’ici un peu morne et endormie, va créer « entre 15 000 et 16 000 emplois » dans les prochaines années. « Les travailleurs invités ne sont pas des immigrés illégaux, ils doivent repartir au bout de deux ans et ils ne prennent pas le travail des Hongrois », précise-t-il. « L’exemple de l’Europe de l’Ouest nous montre qu’il ne faut pas commettre les mêmes erreurs. »
    Pour justifier ce virage politique majeur, M. Orban insiste en effet régulièrement sur le fait que ces « invités » auront l’interdiction de rester plus de deux ans en Hongrie et d’amener leur famille, en dépit du droit fondamental au regroupement familial. Il continue par ailleurs de répéter des messages anti-immigrés en boucle, en affirmant par exemple, depuis début novembre, qu’il ne veut « pas voir de ghetto et de mini-Gaza se constituer à Budapest ». Cela explique pourquoi la nuance n’est pas toujours bien comprise par une population hongroise chauffée à blanc depuis des années par sa propagande.« Pour beaucoup de personnes sensibles aux messages du pouvoir, un étranger reste un étranger », raille ainsi Zoltan Varga, député local du parti de gauche Coalition démocratique. Sa formation a d’ailleurs décidé de faire du sujet l’un de ses principaux axes de campagne pour les municipales en vue d’essayer de déloger le Fidesz de la mairie. « Tous ces immigrés asiatiques sont des esclaves modernes amenés par le gouvernement pour casser les salaires plutôt que d’essayer de faire revenir au pays les centaines de milliers de jeunes Hongrois qui l’ont quitté pour aller travailler en Europe de l’Ouest », fustige-t-il, avec un ton qui provoque des remous au sein de la gauche hongroise, pas toujours d’accord pour s’en prendre ainsi aux immigrés.
    Amener des travailleurs étrangers « est une chose nécessaire », car « les entreprises ont de gros problèmes de recrutement et cela menace les investissements », estime ainsi Balazs Babel, le vice-président du syndicat de la métallurgie Vasas, qui a déjà dû intervenir dans plusieurs usines hongroises ces derniers mois face à l’apparition de tensions entre travailleurs locaux et étrangers.
    Hésitations juridiques« On explique que, jusqu’ici, on n’a pas vu de dumping social parce que cela revient toujours plus cher d’employer quelqu’un d’étranger dans la mesure où il faut lui fournir un logement et lui payer les frais de voyage », défend le syndicaliste, en critiquant toutefois la politique gouvernementale. Celle-ci pousse les entreprises à passer par des agences d’intérim agréées par le pouvoir et dont les « travailleurs invités » sont à sa merci, car immédiatement expulsables s’ils perdent leur emploi.
    La fébrilité du pouvoir se ressent aussi dans ses hésitations juridiques. En octobre, le gouvernement a subitement annulé l’entrée en vigueur d’une loi qui devait faciliter l’embauche de « travailleurs invités », en promettant de la remplacer par un texte plus strict. Examiné depuis le mardi 21 novembre au Parlement, celui-ci impose aux entreprises de vérifier qu’il n’y a aucun Hongrois disponible avant de faire venir un travailleur étranger, interdit que plus d’un quart des travailleurs arrivant en Hongrie soient issus du même pays et prévoit une disposition taillée sur mesure pour répondre aux préoccupations des maires de la région de Debrecen : la possibilité d’héberger les « travailleurs invités » dans les zones industrielles.
    Devant le futur site de BMW, les sous-traitants du constructeur allemand ont déjà commencé à ériger un gigantesque village de conteneurs où les travailleurs étrangers peuvent dormir, loin de tout, à commencer du regard des Hongrois. La mairie de Debrecen s’apprête à autoriser la même chose devant l’usine de CATL. Laszlo Papp a vanté cette politique lors d’une discrète réunion avec les maires du Fidesz de la région, organisée le jeudi 16 novembre, pour les rassurer en vue des élections municipales. « Cela va être mieux coordonné », se félicite à la sortie Gyula Czegledi, maire d’une commune touristique voisine qui avait vu apparaître entre « 200 et 300 travailleurs invités cet été » et a dû plusieurs fois expliquer à sa population que la criminalité n’avait pas bougé, chiffres de la police à l’appui.
    A Berettyoujfalu, tous les habitants ne se montrent pourtant pas hostiles à cette petite révolution dans une Hongrie qui comptait, jusqu’ici, à peine 2 % de résidents étrangers. « Ces immigrés sont là pour travailler et ne dérangent pas beaucoup », a ainsi expliqué un trentenaire lors de la réunion publique, avant d’être immédiatement corrigé par le maire : « On dit “travailleurs invités”. » « Au lieu de faire peur, vous feriez mieux de calmer la population en rappelant qu’on ne les voit nulle part en ville à part au supermarché quand ils viennent faire leurs courses. Ils m’ont même dit bonjour », a rétorqué un homme dans la cinquantaine, après trois heures de débat où les participants se sont montrés finalement plus préoccupés par les problèmes d’eau.
    Au même moment, à 2 kilomètres de là, Rahul, 24 ans, ne se doute de rien des remous qu’il suscite, alors qu’il cherche à regagner son lit le plus rapidement possible après une journée de travail harassante. Venu du Tamil Nadu, un Etat du sud-est de l’Inde, il gagne environ 650 euros par mois en travaillant douze heures par jour, six jours par semaine, pour l’entreprise de construction turque missionnée par BMW pour construire l’usine. (....)Face aux tensions grandissantes, les Indiens de Berettyoujfalu ont reçu pour consigne de ne plus parler aux journalistes.

    #Covid-19#migrant#migration#hongrie#asie#inde#Philippines#turquie#thailande#infirmiere#travailleurmigrant#economie#industrie#nationalisme#sante#immigrationorganisee

  • Ceux qui sont restés là-bas

    « Il aurait fallu rester jusqu’à la fin. Il aurait fallu mourir. Avoir quitté les lieux avant les autres, c’est être coupé de l’Histoire. Je suis entré dans le noir qu’on appelle la #survie. Je n’ai pas vu de mes yeux jusqu’au bout, je n’ai pas payé de ma vie comme les autres. Cependant, si l’enfance détermine tout, alors je suis un enfant des camps. »
    1978. Narang a six ans. Il fuit le Cambodge avec sa mère. Comme une foule d’autres #rescapés, tous deux tentent de rejoindre la Thaïlande. Épuisés par des jours de marche, harassés par la faim et la soif, ils sont parqués dans un #camp à leur arrivée. Cela aurait pu être la fin de leur tragédie. Mais ça ne sera que le début d’une autre. Fulgurante, celle-ci. #Jeanne_Truong restitue avec force et pudeur l’horreur du cauchemar cambodgien. Elle revient sur un épisode méconnu de cette période sanglante. Le récit de Narang, habité par les obsessions qui hantent les survivants, est saisissant de vérité et d’humanité.

    https://www.librairie-gallimard.com/livre/9782072888045-ceux-qui-sont-restes-la-bas-jeanne-truong
    #Cambodge #génocide #massacre #histoire #Thaïlande #réfugiés_cambodgiens #livre

    • Citations :

      « En 1978, le sort nous a tirés des cabanes de la mort. On doit avoir pitié de ceux qui n’ont pas vécu cette apocalypse jusqu’au bout, de ceux qui ont réussi à partir et qui n’ont pas partagé cette souffrance. Cette souffrance manquée est un trou qu’on ne peut combler. Ceux qui en ont réchappé ont le sentiment d’avoir été exclus de l’histoire. Pourtant la honte d’avoir évité le pire devrait leur signaler qu’ils sont aussi les enfants de cette tragédie qu’on ne peut désigner. »

      (p.13)

      –-

      « Ainsi étaient ces morts, Marxime, Prolétariat, Parti communiste… Lénine et Marx étaient des noms de dieux inconnus qui nous donnaient le tournis par leur étrangeté, aussi étranges pour nous que les Vishnu et Shiva aux oreilles d’un Européen. On peut dire qu’on nous a terrorisés par des sons inédits, par des sons difficiles et rocailleux. Ces mots n’étaient pas faits pour nos oreilles ni pour nos estomacs. Ils étaient là pour les blesser. Nous sommes morts pour ces mots indigestes. […] Nous sommes vraiment morts pour des mots que nous n’avons même pas compris, dont nous n’avons pas reconnu la couleur, ni la matière, ni l’odeur. Ces mots que Pol Pot a importés après son séjour en France. Il est revenu avec ces mots qui terrorisent, agenouillent, parce que notre peuple s’était déjà agenouillé devant les écoles, les administrations, la langue des étrangers. La terreur, il en avait lu le mode d’emploi dans les livres d’histoire. Il a importé la terreur de la Révolution française. Lui, le fils de son peuple, avait bien sûr le droit plus que les autres de l’asservir. Il a décrété que les siens étaient des attardés, qu’ils n’avaient pas encore la lumière, que le communisme, la dictature du prolétariat, la science, la méthode allaient la leur apporter, et ranimer cette populace abrutie d’idiotie, de mentalité corrompue. Et nous, qui dormions tranquillement dans nos campagnes et nos villes, noirs et languissants, cherchant à traverser nos souffrances, nous avons été brutalement réveillés par la ferraille cacophonique, la ferraille coupante des armes, par l’ère de l’acier, nous qui n’étions qu’à l’âge de pierre, du bois, des feuilles et des fleurs. »

      (p.15-16)

      –-

      « Les Américains n’étaient pourtant pas les premiers à s’installer chez nous. Les premiers nous avaient fait connaître leur langue, leur dieu et leur hymne. Leur histoire n’avait plus aucun secret pour nous. A leur arrivée, ils nous avaient tué nos guerriers, nos musiciens, nos poètes. Puis les territoires qu’ils avaient conquis, ils les avaient baptisés d’un nom mythique, empreint de nostalgie : Indochine. Chez eux, les plus empathiques d’entre eux parlaient de nos terres amoureusement. Sans y avoir mis les pieds, ils pensaient à nos sols comme à leurs plus tendres terroirs. Pendant ce temps, nous apprenions leur langue. Mais nous n’étions que des indigènes. Le sommeil nous gagnait dans les salles de classe, nos yeux se fermaient, nos têtes chanchelaient sous le regard de nos maîtres qui suaient abondamment dans leurs robes épaisses. »

      (pp.21-22)

      –-

      « Nous comprîmes que pour ces lointains envahisseurs, nous étions vraiment des animaux, et que les animaux étaient moins que des pierres. Ils ne savaient pas que nous étions des êtres sensibles, doués de la même intelligence, que nous avions les mêmes groupes sanguins, les mêmes gènes. Vus de haut, de leurs appareils, nous étions des insectes. Ils faisaient exploser leurs bombes sur nos têtes comme ils auraient écrasé de simples cafards »

      (p.24)

      –-

      « Avec le temps, moi, Narang, je sais qu’en réalité, les génocidaires ne soutiennent aucun idéal, en croient en aucune idéologie. Ils ne poursuivent que leur but trivial, leur intérêt criminel, leur logique froide et mécanique. Le bien, le mal n’existent pas pour eux. Il n’y a ni homme, ni frère, ni mère, ni père. Il n’y a que des unités, des entités abstraites sur lesquelles ils appliquent leur solution systématique et globale. Pour Pol Pot, cette solution s’est appelée dictature du prolétariat. Elle s’est appelée Angkar. Elle aurait pu tout aussi bien prendre un autre nom. L’expérience me dit que la justice, l’amour, la compassion n’ont aucune bannière. Ce sont des valeurs qui appartiennent à la seule conscience éveillée. »

      (pp.235-235)

  • Des Thaïlandais dénoncent des abus sexuels commis par des missionnaires français
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/des-thailandais-denoncent-d-abus-sexuels-commis-par-des-missionnaires-fr

    #MEP #Missions_Etrangeres_de_Paris #viols #capitalisme #colonialisme #eglise #france_2023 #pédophiles

    avec derrière un sacré patrimoine …


    7e arrondissement de Paris, au 128 rue du Bac

    Aujourd’hui, cet argent sert, selon les MEP, à financer la formation de prêtres, à la construction d’églises, de centres de santé ou d’éducation à l’étranger. Mais au sein de la congrégation, certains s’interrogent sur une financiarisation trop poussée, qui, selon eux, n’est pas au cœur de leur mission. D’autant plus que le nombre de missionnaires en poste à l’étranger a été divisé par plus de 10 depuis la fin du 19e siècle. Cet argent servira-t-il un jour à indemniser d’éventuelles victimes comme le fait aujourd’hui l’Église de France ? Personne ne peut le dire pour l’instant.

    Le film documentaire Un si lourd silence de Karina Chabour et Julie Dungelhoeff sera diffusé le samedi 16 septembre 2023 sur France 24.

  • L’Asie, entre prudence et empressement de voir revenir les touristes chinois
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/01/l-asie-entre-prudence-et-empressement-de-voir-revenir-les-touristes-chinois_

    L’Asie, entre prudence et empressement de voir revenir les touristes chinois
    Si le Japon oblige désormais les voyageurs en provenance de Chine à subir un test de dépistage à leur arrivée, la plupart des pays d’Asie du Sud-Est ont pour l’instant laissé en place les protocoles existants.
    Par Brice Pedroletti(Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est) et Philippe Mesmer(Tokyo, correspondance)
    L’Asie réagit en rang dispersé à la perspective d’un afflux de visiteurs chinois. L’Asie du Nord-Est et l’Inde jouent la prudence, tandis que l’Asie du Sud-Est se réjouit surtout du retour de la manne économique que représente le tourisme. Le Japon oblige depuis vendredi 30 décembre les voyageurs en provenance de Chine à subir un test de dépistage à leur arrivée. Toute personne testée positive devra être placée en quarantaine pendant sept jours dans un établissement choisi par les autorités. La mesure concerne aussi les voyageurs ayant séjourné en Chine dans les sept jours précédant leur arrivée dans l’Archipel (...)
    Les voyageurs arrivant au Japon sont actuellement exempts de test s’ils ont reçu trois doses de vaccin ou présentent un test négatif effectué dans les soixante-douze heures précédant leur départ. Le gouvernement a également décidé d’interdire aux compagnies aériennes d’augmenter le nombre de vols en provenance et à destination de la Chine. Et ces vols ne peuvent atterrir que dans quatre aéroports, celui de Narita, Haneda à Tokyo, celui de Nagoya et celui d’Osaka. La crainte d’un afflux de nouveaux cas et une situation jugée peu claire en Chine motivent ces décisions. (...)
    Une même réserve est observée en Corée du Sud, autre pays connaissant une nouvelle vague de contaminations et très dépendant des touristes chinois. Depuis le 16 décembre, les autorités exigent des voyageurs arrivant de Chine qu’ils se soumettent à des tests s’ils présentent des symptômes du Covid. Le gouvernement a annoncé le 30 décembre un durcissement des mesures, notamment une restriction de l’accès aux visas et la présentation d’un test négatif de moins de quarante-huit heures par l’ensemble des voyageurs en provenance de Chine. Tous les voyageurs venant de ce pays devront également effectuer un test PCR le jour de leur arrivée. Le gouvernement a aussi imposé une réduction des vols au départ et à l’arrivée de Chine, alors que la compagnie Korean Air comptait porter de neuf à quinze ses liaisons hebdomadaires avec ce pays à partir de janvier.
    Taïwan imposera également des tests à l’arrivée de vols de Chine à partir de dimanche 1er janvier, et les passagers déclarés positifs devront s’isoler à domicile. Depuis le 24 décembre, l’Inde oblige les passagers provenant de Chine, du Japon, de Corée du Sud et de Thaïlande à présenter un test PCR négatif avant le départ.(...)
    En Asie du Sud-Est, quelques inquiétudes se font entendre face à la reprise des contaminations en Chine, mais la plupart des pays ont pour l’instant conservé les protocoles existants, qui n’imposent pas de test pour les voyageurs vaccinés. Les contrôles, ces derniers mois, étaient sporadiques. Le Covid est partout en chute libre.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#japon#coreedusud#taiwan#thailande#sante#postzerocovid#restrictionsanitaires#frontiere#circulation

  • Face à l’épidémie de Covid-19 en Chine, l’Inde impose des tests PCR à la plupart des voyageurs venant d’Asie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/12/27/face-a-l-epidemie-de-covid-19-en-chine-l-inde-impose-des-tests-pcr-a-la-plup

    Face à l’épidémie de Covid-19 en Chine, l’Inde impose des tests PCR à la plupart des voyageurs venant d’Asie
    A un an et demi des élections générales et alors que le pays a pris la présidence du G20, le premier ministre, Narendra Modi, veut à tout prix éviter une nouvelle catastrophe sanitaire.
    Par Sophie Landrin(New Delhi, correspondante)
    Publié aujourd’hui à 10h12, mis à jour à 10h25
    Peur d’une nouvelle catastrophe sanitaire ou excès de zèle ? L’Inde, qui avait lamentablement géré la deuxième vague de Covid-19 au printemps 2021, responsable de plus de 4,7 millions de morts selon l’Organisation mondiale de la santé, a réagi au quart de tour face à la propagation spectaculaire du variant Omicron en Chine. Le gouvernement a imposé, depuis samedi 24 décembre, des tests PCR pour les voyageurs venant de Chine, mais également de Thaïlande, du Japon, de Corée du Sud et de Singapour, où l’épidémie n’a pourtant pas flambé. Ils devront également remplir un formulaire avant de prendre l’avion, une procédure qui n’a jamais prouvé son efficacité durant les épisodes précédents. Pour les autres vols internationaux, des tests aléatoires sont désormais effectués à l’arrivée sur 2 % des passagers. Les cas positifs seront mis en quarantaine. Des caméras thermiques sont censées contrôler la température de tous les passagers. L’Inde enregistre officiellement autour de 300 nouveaux cas par jour, mais ces chiffres ne veulent plus dire grand-chose. La plupart des gens ne se font plus tester ou pratiquent des autotests dont les résultats ne sont pas rapportés. Le ministre de la santé, Mansukh Mandaviya, a demandé aux gouvernements régionaux de renforcer la surveillance des nouveaux variants et d’envoyer les échantillons de tous les cas positifs aux laboratoires de séquençage du génome. Les hôpitaux devaient être soumis, mardi 27 décembre, à des exercices pour évaluer leur préparation et leur équipement en lits et surtout en oxygène, qui avait dramatiquement fait défaut en 2021.
    Plusieurs Etats ont également édicté leurs propres restrictions : les touristes étrangers qui veulent visiter le Taj Mahal, à Agra, dans l’Uttar Pradesh, devront présenter un test négatif. A New Delhi, le chef du gouvernement a décidé de réquisitionner des professeurs des écoles publiques, en vacances, pour les déployer dans l’aéroport du 31 décembre au 15 janvier. Il leur demande de veiller à ce que les passagers arrivant de l’étranger adoptent « un comportement approprié ». Le syndicat des enseignants est vent debout contre cet ordre, qualifié d’« humiliation » et de « harcèlement ». Le Karnataka a pour sa part restreint les festivités de fin d’année, qui devront se terminer avant 1 heure du matin.
    Le premier ministre, Narendra Modi, arbore désormais un masque en public, comme ses ministres, mais son port n’a pas été rendu obligatoire. Il est seulement conseillé, à l’instar de la vaccination. En édictant ces nouvelles règles, le gouvernement espère gêner la progression de Rahul Gandhi, son principal opposant, qui s’est lancé dans une marche à travers tout le pays et qui est passé dans Delhi samedi 24 et dimanche 25 décembre, mobilisant une énorme foule de sympathisants. Dans une lettre adressée au leader du Congrès, le ministre de la santé avait menacé de stopper cette marche en cas de non-respect des directives anti-Covid. Après le désastre de la seconde vague, l’Inde, qui préside pour un an le G20, veut sans doute, également, montrer au reste du monde qu’elle contrôle la situation sanitaire.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#inde#thailande#japon#coreeduSud#sante#PCR#mesuresanitaire#circulation#tourisme#quarantaine

  • Heartbound

    Heartbound follows Sommai, a former sex worker from Pattaya who now lives in the windswept Northern Jutland, Denmark. Twenty-five years ago, she came here to marry Niels, and ever since, has helped women from her village in Thailand marry Danish men. Now, it is her niece Kae’s turn. Sommai and Niels put a personal ad in the newspaper, and a suitor comes forward.

    Ten years later, we meet the migrant women again and see what consequences their choices in life have had for themselves and their children.

    Heartbound is an epic migration chronicle shot in two small communities in Thailand and Denmark. Destinies, dreams and needs are intimately and attentively woven together in an existential journey.

    https://sineplambech.com/film/heartbound
    #film #migrations #Danemark #Thaïlande #migrants_thaïlandais #mariage #prostitution

  • Arrêtez la criminalisation et l’intimidation contre les jeunes militants en Thaïlande !

    Au Premier Ministre, Le Gouvernement de la Thaïlande
    Au Président, la Cour Suprême de Thaïlande

    Nous, La Via Campesina, le mouvement paysan international, exprimons notre profonde inquiétude quant à l’intimidation, la détention et la criminalisation continues de jeunes activistes et de leaders paysan·nes qui ont pris part aux mouvements pro-démocratie et pour les droits des paysan·nes en Thaïlande.

    Nous sommes informés qu’au moins 20 jeunes ont été détenus sans procès pour leur engagement dans les actions politiques visant à réclamer la démocratie et la réforme de la monarchie. Ces jeunes font maintenant face à de lourdes accusations de sédition, de cybercriminalité, de lèse-majesté et de violation du décret d’urgence.

    Au moment de la publication de cette lettre, ces jeunes n’ont pas obtenu le droit d’être libérés sous caution. Trois jeunes détenus sont en grève de la faim. Deux d’entre eux sont des jeunes femmes qui ont cessé de manger depuis plus de 50 jours.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/08/16/arretez-la-criminalisation-et-lintimidation-co

    #international #thailande

  • La Thaïlande lance un visa spécial de 10 ans réservé aux télétravailleurs touchant au moins 6 500 dollars par mois – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/la-thailande-lance-un-visa-special-de-10-ans-reserve-aux-teletravailleurs
    https://www.liberation.fr/resizer/C-TOUOMry-oZmJrvykuANcU_vwM=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(1449x852:1459x862)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/HYOEQAPCCNE5LPRVPJT3NQQIWI.jpg

    La Thaïlande lance un visa spécial de 10 ans réservé aux télétravailleurs touchant au moins 6 500 dollars par mois
    Le pays qui a vu sa manne touristique s’affaiblir à cause du Covid cherche à attirer de nouveaux visiteurs encore plus dépensiers : les « nomades numériques ». Plusieurs autres pays pourraient lui emboiter le pas.
    Les critères d’éligibilité au nouveau visa thaïlandais sont particulièrement sélectifs. (Sukree Sukplang/Reuters)
    par Arthur Quentin
    publié le 12 août 2022 à 19h23
    Télétravailler depuis une plage paradisiaque à Phuket. Et se perdre le week-end dans les Full Moon Party sans avoir à assumer sa gueule de bois le lundi au bureau. Peut-être certains salivent à l’idée de mener un tel mode de vie, mais sont contraints administrativement. Qu’ils regagnent espoir : dès septembre, la Thaïlande les accueillera à bras ouverts. Le royaume s’apprête à lancer un nouveau visa de 10 ans taillé sur mesure pour les « nomades numériques », ces télétravailleurs se sentant trop à l’étroit dans leur pays d’origine. Outre sa durée sans commune mesure, ce laissez-passer présente de nombreux avantages listés par le Conseil d’investissement thaïlandais dans une brochure. Ses futurs titulaires bénéficieront d’un permis de résidence et de travail dans le pays, d’un service « fast track » dans tous ses aéroports internationaux, et surtout d’un impôt sur les revenus n’excédant pas les 17 % (alors qu’il peut atteindre 35 % pour d’autres locaux). Un précieux sésame dont il sera possible de faire la demande dès le 1er septembre

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#sante#pandemie#teletravail#nomadenumerique#visa#economie#immigration

  • Coronavirus: Japan test tour by 4 Thai people cancelled after Covid infection | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3179862/coronavirus-japan-test-tour-4-thai-people-cancelled-after-covid

    Coronavirus: Japan test tour by 4 Thai people cancelled after Covid infection. The traveller was in Oita when his or her infection was confirmed on Monday; three other close contacts have all tested negative and are isolating in a hotel. The small-scale test tour was part of the government’s programme for when Japan continues easing Covid-19 border controls and accepts foreign tourists in Jun
    Published: 5:05pm, 31 May, 2022
    A test tour for inbound travellers in Japan has been cancelled after one of four Thais taking part tested positive for the coronavirus, Japan’s tourism agency has said.The traveller was in the southwestern prefecture of Oita when his or her infection was confirmed on Monday. The three other participants were deemed close contacts but have all tested negative. They are currently isolating in a hotel, the agency said. The route of the infection is unknown

    #Covid-19#migrant#migration#japon#thailande#sante#circulation#frontiere#tourisme#depistage#cascontact#etranger

  • 15 000 thaïlandaises victimes de la traite de l’industrie du sexe au Japon chaque année

    Chaque année, entre 10 000 et 15 000 enfants et femmes thaïlandais sont victimes d’un trafic illégal vers le Japon pour servir l’industrie du sexe.

    Dirigée par le Pol Lt Col Dr Pongnakorn Nakhonsantiphap, la recherche a révélé que la Thaïlande reste un carrefour majeur pour le trafic d’êtres humains régional et international.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/25/15-000-thailandaises-victimes-de-la-traite-de-lindustri

    #international #thailande #japon #feminisme #prostitution

  • Covid-19 : les voyageurs dispensés de quarantaine en Thaïlande à partir du 1er février
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/20/covid-19-les-voyageurs-dispenses-de-quarantaine-en-thailande-a-partir-du-1er

    Covid-19 : les voyageurs dispensés de quarantaine en Thaïlande à partir du 1er février
    Craignant la propagation du variant Omicron, le pays avait rétabli, à la fin de décembre, une quarantaine obligatoire. Mais seuls quelques milliers de cas sont recensés officiellement chaque jour, et la courbe des décès reste stable.La Thaïlande va de nouveau dispenser les voyageurs vaccinés de quarantaine à partir du 1er février, ont annoncé, jeudi 20 janvier, les autorités. Cette décision suscite l’espoir au sein de l’industrie du tourisme, exsangue depuis plusieurs mois.Craignant la propagation du variant Omicron, le pays avait rétabli une quarantaine obligatoire à la fin de décembre. Mais seuls quelques milliers de cas sont recensés officiellement chaque jour, et la courbe des décès reste stable. Ces données ont poussé les autorités à réévaluer la situation.
    A partir du 1er février, les visiteurs vaccinés devront fournir un test de dépistage du SARS-CoV-2 dont le résultat est négatif, effectué dans leur pays d’origine. Puis ils seront contraints d’en faire un deuxième à leur arrivée, et un dernier le cinquième jour suivant leur entrée sur le territoire, a fait savoir Taweesin Visanuyothin, porte-parole du centre de gestion du coronavirus.Les tests pratiqués sur le sol thaïlandais devront être effectués dans un hôtel homologué. Si le résultat est négatif, le voyageur pourra circuler librement dans le pays. « En cas d’augmentation des cas, la situation sera de nouveau réévaluée », a précisé Taweesin Visanuyothin.
    Après plus de dix-huit mois de fermeture, le royaume avait rouvert ses frontières au début de novembre aux touristes vaccinés sur présentation d’un simple résultat négatif de test PCR. Quelques dizaines de milliers de visiteurs avaient profité de cet allégement des restrictions.Avant la pandémie, le pays était l’un des plus visités au monde, avec près de 40 millions d’entrées sur le territoire en 2019. Le ministère du tourisme espère accueillir 5 millions de visiteurs cette année.

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#sante#pandemie#tourisme#economie#vaccination

  • Coronavirus: Thailand among 6 countries added to Singapore’s quarantine-free travel lane | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/australasia/article/3157442/australia-investigates-new-covid-19-variant-found-south

    Coronavirus: Thailand among 6 countries added to Singapore’s quarantine-free travel lane. The city state also restricted travel from seven African countries after a ‘potentially more contagious’ Covid-19 variant was found in South Africa Scientists are concerned the new strain could evade the body’s immune response and make it more transmissible
    Singapore on Friday extended its quarantine-free travel lane scheme for visitors vaccinated against Covid-19 to six more countries in a bid to regain its international aviation hub status.The inclusion of Cambodia, Fiji, Maldives, Sri Lanka, Thailand and Turkey to the Vaccinated Travel Lanes (VTL) programme brought the number of nations the city state has such arrangements with to 27.The move came even as Singapore tightened border restrictions with seven African countries after the “potentially more contagious” B.1.1.529 Covid-19 variant was detected in South Africa.
    The island nation currently has no cases linked to the strain.Singapore’s civil aviation authority said the 27 countries under the VTL scheme contributed to about 60 per cent of its total arrivals before the pandemic.
    It added that Cambodia, Thailand, Maldives and Sri Lanka were popular tourist destinations among Singaporeans.Singapore still hoping for Hong Kong travel bubble, health minister says
    24 Nov 2021Travellers from Thailand would be able to enter Singapore under the arrangement from December 14. Those from Cambodia, Fiji, Maldives, Sri Lanka and Turkey can visit two days later.With these new lanes, the daily quota under the VTL would be increased from 10,000 to 15,000.Transport Minister S. Iswaran told reporters that Singapore has to be “very mindful” of the evolving virus situation and that it was closely monitoring the emergence of new variants of concerns even as it looks to reopen its borders.“We must expect that in a dynamic situation like this, and with the pandemic evolving, that settings may change.”Singapore is seeing about 2,000 Covid-19 infections a day but authorities have pledged to treat the virus as endemic and would progressively open up given its high vaccination rates.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#ambododge#fiji#maldives#srilanka#thailande#turquie#sante#frontiere#circulation#bulledevoyage#vaccination#frontiere#variant