• Portrait d’un imposteur, charlatan, facho, stipendié par la CIA, belliciste et misogyne (j’en oublie). Théophraste R. - 30 Juin 2019 - LGS
    https://www.legrandsoir.info/portrait-d-un-imposteur-charlatan-facho-stipendie-par-la-cia-bellicist

    Eduqué par un précepteur nazi envoyé au Tibet par Hitler, il a été jusqu’en 1959 le chef d’une théocratie si féroce que « son peuple » martyr, avec une espérance de vie de 37,5 ans, était en danger de disparition.

    En avril 1999, il a lancé un appel au gouvernement britannique afin qu’il libère l’ex-dictateur fasciste chilien Augusto Pinochet, arrêté au cours d’une visite en Angleterre (1).

    Il était l’ami du gourou japonais https://www.legrandsoir.info/le-dalai-lama-vient-de-perdre-un-ami.html de la secte Aum, Shoko Asahara qui le sponsorisait et qui a défrayé la chronique de l’horreur en faisant gazer au sarin des passagers du métro de Tokyo le 20 mars 1995.

    Il est subventionné depuis 1959 par la CIA. En 1998, son représentant à Washington a avoué : «  C’est un secret dévoilé, nous ne le contestons pas.  »

    Le 27 juin 2019, il s’est exprimé à la BBC https://www.bbc.com/news/world-asia-48772175 sur l’immigration en Europe, qu’il souhaite limitée, faute de quoi «  l’Europe pourrait devenir « musulmane ou africaine  ». Elargissant le slogan de nos fascistes («  La France au Français !  ») il a déclaré «  Europe is for Europeans  ».
    Le « chef » si peu spirituel d’une frange minoritaire des bouddhistes envisage de se réincarner en femme, mais «  il faudra qu’elle soit attirante  ». Il n’a pas dit : «  je ne me vois pas en boudin  », mais on l’a entendu.

    Despote, #charlatan, #facho, stipendié par la CIA, belliciste (partisan de la guerre en Irak et en Afghanistan), misogyne, tel est l’individu que notre site dénonce depuis des années dans de nombreux articles (2) quand la classe politico-médiatique se prosterne devant lui.

    Théophraste R. Auteur du pamphlet (que j’hésite à publier) : «  Le dalaï lama est un sale con  ».

    Notes. 
(1) Pendant les 25 années d’emprisonnement de Nelson Mandela, il s’est tu. C’est pourquoi, malgré ses efforts, et contrairement à Raul Castro, il n’a pas été autorisé à assister aux funérailles du leader Sud-Africain en décembre 2013.

    (2) Voir aussi le livre : « Dalaï lama pas si zen », de Maxime Vivas (Editions Max Milo, 2011).

    #dalaï_lama #misogynie #tibet #chine #religion #bouddhisme #femmes #politique #histoire #censure #manipulation #asile #asie #Nelson_Mandela #théocratie #augusto_pinochet #europe #migrations #emmanuel_macron #macron Curieux que #brigitte_macron, ne figure pas sur la photographie, ce devait être une demande de sa #sainteté pour qui les #femmes sont des . . . .

  • Un nouveau site archéologique révise la chronologie des habitations humaines sur le plateau tibétain.

    Qinghai-Tibet Plateau First Conquered by Humans at Least 30,000 Years Ago---Chinese Academy of Sciences

    Les ancêtres des humains se sont d’abord rendus à l’intérieur du plateau Qinghai-Tibétain il y a environ 30 000 à 40 000 ans, selon une nouvelle étude réalisée par des scientifiques de l’Académie chinoise des sciences (ACS). Cette nouvelle découverte recule les données les plus anciennes sur l’habitation à l’intérieur de 20 000 ans ou plus.

    L’équipe de recherche (...) dirigée par le Dr. ZHANG Xiaoling et le Prof. GAO Xing de l’Institut de paléontologie et de paléoanthropologie des vertébrés (IVPP) du CAS, (...) publiée dans Science, était basée sur les recherches de Nwya Devu, le site archéologique le plus ancien et le plus élevé du Paléolithique datant du début de l’âge de pierre, connu dans le monde entier.

    [C’est] une avancée majeure dans notre compréhension de l’occupation humaine et de l’évolution du plateau Qinghai [situé au Nord-Est du plateau tibétain et de plus basse altitude]., ainsi que des migrations et des échanges humains préhistoriques à plus grande échelle.(...)

    La haute altitude, l’hypoxie atmosphérique, les températures froides toute l’année et la faible pluviosité du plateau créent un environnement extrêmement difficile pour l’habitation humaine. Les preuves archéologiques indiquent qu’il s’agissait de l’un des derniers habitats colonisés par l’Homo sapiens. Aujourd’hui, le plateau Qinghai est le troisième endroit le moins peuplé de la planète.

    Jusqu’à présent, il n’existait aucune preuve concrète montrant que des personnes vivaient à l’intérieur du plateau avant l’époque géologique de l’Holocène (il y a 4 200 à 11 700 ans). En outre, seuls quelques sites archéologiques datant de façon fiable datant du Pléistocène (11 700 à 2,58 millions d’années) ont été découverts aux abords du plateau.

    Le site paléolithique de Nwya Devu découvert par cette équipe confirme que des ancêtres des humains ont foulé le plateau Qinghai à une altitude d’environ 5 000 mètres d’altitude, il y a environ 30 000 à 40 000 ans. C’est le premier site archéologique paléolithique découvert au Tibet qui conserve une stratigraphie intacte permettant une datation de l’Antiquité du site. Nwya Devu est situé dans la région de Changthang, dans le nord du Tibet, à environ 300 km au nord-ouest de Lhasa, capitale de la région autonome du Tibet, à environ 4 600 mètres d’altitude.

    Attention : je n’ai pas lu l’article original de Sciences et il me semble donc qu’il y a un problème de localisation : Ci-dessus, Nwya Devu se situerait dans la région du Changthang (la plus grande aire du plateau tibétain, situé au Sud-Ouest) mais le début de l’article mentionne le plateau Qinghai (situé au Nord-Est et de plus basse altitude).

    Le site comprend une vaste surface dense d’artefacts en pierre et un enregistrement continu enterré de l’occupation humaine. C’est le plus ancien site paléolithique connu sur le plateau Qinghai et le plus élevé jamais découvert au monde. Avant cette découverte, les premières traces archéologiques d’activités humaines en haute altitude provenaient de l’Altiplano andin, à environ 4 480 mètres d’altitude, montrant une habitation humaine il y a environ 12 000 ans.

    Cette découverte approfondit considérablement l’histoire de l’occupation humaine du plateau Qinghai et l’antiquité des adaptations humaines à haute altitude (> 4 000 m d’altitude).

    Le Pléistocène supérieur (il y a environ 12 000 à 125 000 ans) a été une période cruciale pour l’évolution humaine. Au cours de cette période, le comportement et les capacités cognitives des humains anciens se sont développés rapidement et leur capacité d’adaptation à un plus large éventail d’environnements s’est accrue de manière similaire. Les artefacts culturels préhistoriques de Nwya Devu fournissent d’importantes preuves archéologiques des stratégies de survie des peuples modernes anatomiquement et comportementalement modernes dans ce qui est sans doute l’environnement terrestre le plus rigoureux sur terre. Il permet également d’analyser les échanges et les interactions paléolithiques entre l’Est et l’Ouest en suggérant des voies de migration possibles.

    Le document a été approuvé par trois relecteurs au cours du processus d’évaluation. L’un d’eux a conclu qu’il « est assez original et très excitant, et qu’il intéressera au plus haut point les lecteurs de Science et les chercheurs qui étudient l’origine et la dispersion des humains modernes. colonisation en altitude. Les résultats ont de profondes implications pour la compréhension du calendrier et de la dynamique de la colonisation humaine du plateau tibétain. »

    Le projet Nwya Devu a été financé par le programme de recherche prioritaire stratégique de l’Académie chinoise des sciences, la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine et le projet Financement des fouilles et déploiement emphatique de l’Institut de paléontologie et de paléoanthropologie des vertébrés.

    #Paléolithique #Peuplement #Tibet #Asie #Chine #30000BP #40000BP

    Date : 30 novembre 2018
    Source : #Chinese_Academy_of_Sciences_Headquarters

    Journal Reference :
    X. L. Zhang, B. B. Ha, S. J. Wang, Z. J. Chen, J. Y. Ge, H. Long, W. He, W. Da, X. M. Nian, M. J. Yi, X. Y. Zhou, P. Q. Zhang, Y. S. Jin, O. Bar-Yosef, J. W. Olsen, X. Gao.

    http://english.cas.cn/newsroom/news/201812/t20181203_201748.shtml

    The earliest human occupation of the high-altitude Tibetan Plateau 40 thousand to 30 thousand years ago. Science, 2018 ;
    Science 30 Nov 2018 :
    Vol. 362, Issue 6418, pp. 1049-1051
    DOI : 10.1126/science.aat8824


    http://english.cas.cn/newsroom/news/201812/t20181203_201748.shtml

  • China: Crackdown on Tibetan Social Groups. New Regulations Ban Social Action Under Guise of Fighting ‘Organized Crime’

    Chinese authorities are using an ostensible anti-mafia campaign to target suspected political dissidents and suppress civil society initiatives in Tibetan areas, Human Rights Watch said in a report released today. The authorities are now treating even traditional forms of social action, including local mediation of community or family disputes by lamas or other traditional authority figures, as illegal.

    The 101-page report, “‘Illegal Organizations’: China’s Crackdown on Tibetan Social Groups,” details efforts by the Chinese Communist Party at the local level to eliminate the remaining influence of lamas and traditional leaders within Tibetan communities. The report features rare in-depth interviews, state media cartoons depicting the new restrictions, and cases of Tibetans arbitrarily detained for their involvement in community activities.


    https://www.hrw.org/news/2018/07/29/china-crackdown-tibetan-social-groups
    #Chine #Tibet #rapport #répression

  • Bambini tibetani per famiglie svizzere

    Su iniziativa dell’industriale di Olten #Charles_Aeschimann, 160 bambini tibetani vengono dati in affidamento a famiglie svizzere tra il 1961 e il 1964. I più non sono orfani, come invece si vuole far credere. È un capitolo fosco e poco conosciuto della storia sociale svizzera legato ai collocamenti extra-familiari e alle adozioni internazionali.


    https://www.swissinfo.ch/page/ita/societa/adozioni-internazionali_bambini-tibetani-per-famiglie-svizzere/44186324
    #enfants #enfance #adoption #Tibet #Suisse #histoire

  • #The_Explorers_Club - About - Summit of #Mount_Everest

    https://explorers.org/about/history/summit_of_mount_everest

    “We couldn’t find the #summit,” #Hillary later phrased it, in good humor. “It wasn’t until we came to a place where we could see that the ridge ahead dropped away, and we could see #Tibet in front of us, that I realized we must be pretty close to the summit. Up above us the snow rounded off into a dome, and we realized that that must be the top.” (Quoted in #LIFE_The_Greatest_Adventures_of_All_Time, 2000)

    TRADUCTION :
    « Nous ne pouvions pas trouver le #sommet, dit plus tard joyeusement Hillary. Ce ne fut qu’au moment où nous arrivions à voir l’arrête redescendre loin devant et à voir le Tibet face à nous que je rendis compte que nous devions être plutôt proches du sommet. Au dessus de nous la neige s’arrondissait en formant un dôme et nous prîmes conscience que cela devait être le sommet. »

    This #article of the #Explorers_Club summarizes the history of the first exploration which arrived at the summit of the #roof_of_the_World. The New Zealander Edmund P. Hillary and #Nepalese Sherpa Tenzing Norgay succeeded this achievement on #May_29, #1953, marking the recognition of an expedition of 3 months.
    TRADUCTION :
    Cet #article de l’#Explorers_Club nous résume l’histoire de la première expédition parvenue au sommet du #toit_du_monde. L’explorateur #néo-zélandais Edmund P. Hillary et le sherpa #népalais Tenzing Norgay ont réussi cet exploit le #29_mai #1953, marquant la consécration d’une expédition de 3 mois.

  • Is #Taiwan a Country? What About #Tibet? China Says They Aren’t—and Wants Foreign Companies to Fall in Line · Global Voices
    https://globalvoices.org/2018/01/17/is-taiwan-a-country-what-about-tibet-china-says-they-arent-and-wants-f

    Despite what people may say, #Hong_Kong (#Hongkong), #Macau, Taiwan and Tibet are not countries. At least not in the eyes of mainland China.

    This week, a smattering of multinational corporations publicly apologized for listing Hong Kong, Macau, Taiwan and Tibet as countries on their websites, at the behest of Chinese authorities.

    The wave of apologies from JW Marriott Hotels, Zara, Delta Airlines and Medtronic, among others, was sparked by a January 9 email questionnaire sent by Marriott to its Chinese members, in which the four territories were listed separately from China in one of the questions about residence.

    #chine #territoires #différends_frontaliers #frontières

  • Quand le #Tibet se raconte à travers le film « Tharlo, le berger tibétain »
    https://theconversation.com/quand-le-tibet-se-raconte-a-travers-le-film-tharlo-le-berger-tibeta

    L’histoire de #Tharlo est celle d’un #berger menant une vie simple, qui se voit sommé de faire faire une carte d’identité comme tous les citoyens de la République populaire de #Chine. Mais quand il est se rend au commissariat, Tharlo met du temps à donner son vrai nom. Orphelin, il s’est habitué depuis l’enfance à son surnom, « Petite-Natte ». De plus, il ignore son âge : il pense avoir dans les quarante ans – sa connaissance d’un discours célèbre de #Mao_Zedong signale en effet une éducation sommaire pendant la #Révolution_culturelle.

    #film #cinéma

    https://www.youtube.com/watch?v=M2uyCGD-PgI

  • Dalai Lama : Last Week Tonight with John Oliver (HBO)
    https://www.youtube.com/watch?v=bLY45o6rHm0


    Dans cette vidéo on assiste à la rencontre de deux grand comiques.

    J’encourage le gouvernement chinois à introniser John Oliver comme successeur du Dalai Lama. Je pense que c’est une bonne solution pour les problèmes politiques en relation avec le soi-disant leader religieux des tibétains.

    La preuve : J.O. arrive à convaincre le D.L. à accepter une montre éectronique « Made in China » à la place de la montre mécanique « Swisse made » offerte au leader religieux par Theodore Roosevelt.

    L’unique obstacle à ce dénouement d’un conflit vieux de décennies : Je crains que l’humour de John Oliver et du Dalai Lama soit trop compliqué par rapport à l’humour typiquement chinois pourtant fort agréable.

    P.S. Il y a un problème qui met en question l’argumentaire précédent : Il n’est pas sûr que la montre électronique en question soit « made in China ». Si jamais elle était « made in Vietnam » sa présence constituerait un obstacle insurmontable à la reconcialisation entre le peuple tibétain et le peuple chinois humilié par les Vietnams.

    Guerre sino-vietnamienne
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_sino-vietnamienne

    C’est compliqué les relations internationales ...

    #religion #politique #Asie #satire #humour #Chine #Tibet #Vietnam

  • Au #Tibet, la plaie ouverte des mines de lithium
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/08/14/au-tibet-la-plaie-ouverte-des-mines-de-lithium_5172215_3244.html

    La piste cahoteuse longe la rivière Liqi puis bifurque vers une retenue d’eau. L’altimètre indique 4 200 mètres. Le dernier village et son monastère sont à quinze kilomètres. Un gardien débonnaire nous laisser passer sans ciller à travers la zone minière de Jiajika, sur les hauts plateaux tibétains de Garzê, dans la province chinoise du Sichuan. Jiajika est le plus vaste gisement de spodumène d’Asie, un minerai présent dans les roches magmatiques dont l’on extrait du lithium, avec lequel sont fabriquées les batteries électriques rechargeables.

    L’exploitation de mine, plus coûteuse que celle de lacs asséchés en altitude, intéresse de plus en plus les producteurs chinois. Deux d’entre eux sont présents à Jiajika : Rongda, qui appartient au même groupe que le géant chinois de la voiture électrique BYD ; et, à quelques kilomètres, Tianqi, exploitant de la mine de Greenbushes en Australie, en passe de devenir l’un des plus gros producteurs mondiaux de lithium. La mine de Tianqi est encore en chantier. Tout est comme figé : des passerelles couvertes qui montent ou descendent entre les vastes bâtiments neufs signalent le circuit des blocs de pierre après leur extraction. Vers l’est, les pics enneigés du Zhakra, une montagne sacrée, se découpent sur l’horizon.

    L’ennui, c’est que Rongda, la seule mine opérationnelle à ce stade, a par deux fois déjà provoqué des épisodes de pollution – en 2013, puis en mai 2016, deux jours après avoir redémarré. « La rivière est devenue noire, ça puait, puis on a retrouvé des yaks morts. Ils buvaient, ils marchaient puis ils s’écroulaient après. Il y avait beaucoup de poissons morts aussi », nous dit un jeune Tibétain croisé en voiture sur le site de Jiajika avec un compagnon.

    #paywall

    • Jiajika Mine, Kangding pegmatite field, Kangding Co., Garzê Autonomous Prefecture (Ganzi Autonomous Prefecture), Sichuan Province, China
      https://www.mindat.org/loc-146947.html

      Jiajika Mine, Kangding pegmatite field, Kangding Co., Garzê Autonomous Prefecture (Ganzi Autonomous Prefecture), Sichuan Province, China
      Latitude & Longitude (decimal) : 30.3333333333, 101.316666667

      Tianqi Shenghe
      http://www.tianqilithium.com/en/resinfo.aspx?ContentID=5&t=56

      Tianqi Shenghe, a wholly owned subsidiary of Tianqi Lithium , owns the mining license of Cuola Spodumene in Yajiang County, which is located in theWest Block of the largest Jiajika Spodumene Mine in Asia, with over 200,000metric tonnes in lithium reserves. Tianqi Shenghe is mainly engaged in the exploitation, production and sales of lithium ore products. Following operational start up of this asset, Tianqi Lithium will increase the diversity of its lithium resources, ensuring customer supply security and sustainable and efficient resource development.

    • La piste cahoteuse longe la rivière Liqi puis bifurque vers une retenue d’eau. L’altimètre indique 4 200 mètres. Le dernier village et son monastère sont à quinze kilomètres. Un gardien débonnaire nous laisser passer sans ciller à travers la zone minière de Jiajika, sur les hauts plateaux tibétains de Garzê, dans la province chinoise du Sichuan. Jiajika est le plus vaste gisement de spodumène d’Asie, un minerai présent dans les roches magmatiques dont l’on extrait du lithium, avec lequel sont fabriquées les batteries électriques rechargeables.

      L’exploitation de mine, plus coûteuse que celle de lacs asséchés en altitude, intéresse de plus en plus les producteurs chinois. Deux d’entre eux sont présents à Jiajika : Rongda, qui appartient au même groupe que le géant chinois de la voiture électrique BYD ; et, à quelques kilomètres, Tianqi, exploitant de la mine de Greenbushes en Australie, en passe de devenir l’un des plus gros producteurs mondiaux de lithium. La mine de Tianqi est encore en chantier. Tout est comme figé : des passerelles couvertes qui montent ou descendent entre les vastes bâtiments neufs signalent le circuit des blocs de pierre après leur extraction. Vers l’est, les pics enneigés du Zhakra, une montagne sacrée, se découpent sur l’horizon.

      L’ennui, c’est que Rongda, la seule mine opérationnelle à ce stade, a par deux fois déjà provoqué des épisodes de pollution – en 2013, puis en mai 2016, deux jours après avoir redémarré. « La rivière est devenue noire, ça puait, puis on a retrouvé des yaks morts. Ils buvaient, ils marchaient puis ils s’écroulaient après. Il y avait beaucoup de poissons morts aussi », nous dit un jeune Tibétain croisé en voiture sur le site de Jiajika avec un compagnon.

      « Tout le monde est inquiet »

      Le jeune homme, qu’on appellera Dorje, est vêtu de la veste fourrée tibétaine. Il sort du coffre un appareil photo et montre la mine prise au téléobjectif. Plus d’un an après l’incident, les nomades des environs se relaient pour observer ces dinosaures de tôle et de ciment endormis, guettant le moindre regain d’activité. « On ne sait pas s’ils vont reprendre l’exploitation, ni quand », dit Dorje. La société leur a vaguement promis de l’argent. « On a beau être pauvres, on s’opposera aux projets miniers même s’ils partagent leurs profits avec nous, insiste-t-il. On veut juste que l’on nous rende nos terres et notre nature. » Malgré sa détermination, il dit avoir peur : « Les gens du gouvernement nous disent de nous occuper de nos affaires. » Deux hommes de son village ont été condamnés à deux et trois ans de prison pour avoir protesté lors du premier cas de pollution de 2013.

      Ces fuites toxiques ne sont pas le moindre des paradoxes pour un élément clé des énergies de demain comme le lithium. Dans les régions tibétaines, elles affectent un écosystème fragile et vulnérable. Elles perturbent aussi une nature que les Tibétains tiennent pour sacrée. La rivière Liqi coule à travers pâturages et habitations d’éleveurs. Elle traverse la petite ville de Lhagang (Tagong en chinois) – un haut lieu de l’écotourisme –, puis se jette dans le Yalong, le plus gros affluent du fleuve Yangzi.

      La pollution minière touche un nerf sensible chez les Tibétains, tant elle est liée à cette dynamique de développement à tout-va que la Chine déploie dans ces régions rétives à l’emprise de l’Etat-parti chinois. La préfecture de Garzê, qui borde la Région autonome tibétaine, fut l’épicentre du soulèvement tibétain de 2008. Une immolation par le feu y a encore eu lieu le 15 avril, la 148e depuis 2009. Or les éleveurs ne sont pas les seuls à avoir réagi après la dernière pollution de 2016 : « Tout le monde est inquiet. Les clans qui sont souvent en conflit se sont réconciliés. Il y a eu des manifestations de nomades mais aussi des habitants de Lhagang », rapporte une riveraine qui a suivi les événements.

      Quand l’incident s’est produit, la population a déversé sur la route des bacs de poissons morts. Les autorités ont parlementé. Et envoyé la police paramilitaire. Le gouvernement local a toutefois promis par écrit la suspension des activités de la mine Rongda « en raison de la contamination ». Cependant personne n’en a à ce stade expliqué les raisons ni précisé quelles substances étaient à l’origine de la pollution. Dorje croit savoir qu’un bassin de résidus miniers a débordé. Un porte-parole de Youngy, le groupe du milliardaire Lu Xiangyang, le cofondateur de BYD qui possède Rongda, maintient que la pollution est « un acte malveillant » indépendant de Rongda et « qu’une enquête est en cours ». Les autorités de Garzê n’ont pas donné suite à nos questions.

      1,88 million de tonnes de réserves de lithium

      A Lhagang, un entrepreneur tibétain accuse les sociétés minières d’avoir « arrosé » le gouvernement mais aussi une figure religieuse locale chargée d’inciter la population au calme. Lui aussi oscille entre colère et résignation. Un nomade de ses amis nous apporte un paquet soigneusement enveloppé de photographies de la pollution de 2013. Cette année-là, 12 000 signatures furent collectées en signe de protestation. L’homme affirme qu’en 2016, les enfants d’une école primaire ont été intoxiqués par l’eau, mais que les parents ont été réduits au silence. « Notre premier souhait, c’est qu’ils cessent d’exploiter la mine. Mais s’ils le font, il n’y aura plus qu’à partir », explique-t-il.

      Les communautés tibétaines savent le peu d’espace de négociation que leur laisse le système chinois. « Quand il y a des mines au Tibet, une compensation va en général aux utilisateurs de la terre mais pas au-delà. Les royalties vont au gouvernement central. Les communautés locales en bénéficient très peu », nous explique le chercheur Gabriel Lafitte, basé en Australie et auteur d’un livre sur l’accaparement des ressources naturelles du Tibet par la Chine, La Spoliation du Tibet (Spoiling Tibet, Zed Books, non traduit, 2013). « Les Tibétains ne sont de toute façon pas autorisés à s’organiser », souligne-t-il.

      La mine de Tianqi est encore en chantier. Tout est comme figé.
      Le 1,88 million de tonnes de réserves de lithium de Jiajika reste promis à un bel avenir. L’agence de planification de la préfecture de Garzê l’a confirmé début 2017 : Lhagang est décrite comme future « capitale chinoise du lithium ». Pour l’instant, les échantillons de matériau sont envoyés à Chengdu, la capitale du Sichuan, à quelque 450 kilomètres, précise un géologue chinois de Rongda. Les deux mines ouvriront selon lui en 2020 : « L’autoroute et le chemin de fer seront terminés et les coûts du transport auront baissé. »

      « Politique de développement à outrance »

      Viaducs et tunnels sont en effet partout en chantier sur les deux grandes voies d’accès à la préfecture tibétaine de Garzê depuis Chengdu. La région vivra le grand bond en avant des énergies renouvelables qui, outre le lithium, prévoit la construction de nombreux barrages sur la rivière Yalong, ainsi qu’une dérivation vers le fleuve Jaune. Des milliards d’euros d’investissements sont programmés pour les cinq ans à venir.

      Si la population locale (1,2 million de personnes, à 70 % des Tibétains) profite en partie du développement économique, le gouvernement chinois semble peu soucieux d’atténuer ou même de comprendre les perturbations de ces changements sur l’humain et l’environnement. « Cette politique de développement à outrance a pour but d’amener les Tibétains à se considérer comme des citoyens chinois. Or, elle ne prend pas en compte leur mode de vie, leur rapport avec la nature. Elle fait de l’urbanisation une fin en soi alors que ce doit être un processus progressif, choisi », estime Gabriel Lafitte.

      Le jour de notre passage, bien en aval des mines de lithium, un éleveur tibétain dont la maison est accrochée à la pente s’acharne à planter un pieu sur chaque rive de la Liqi. Il tend au-dessus de l’eau un filin d’où pendent des loungta (drapeaux de prière). Ce geste en apparence futile a son importance, avant qu’il ne soit trop tard : obtenir les faveurs des divinités aquatiques envers tous ceux, hommes, animaux et plantes, qui dépendent d’elles.

  • Deux poètes tibétains en exil : 2/ Palden Sonam
    http://www.larevuedesressources.org/deux-poetes-tibetains-en-exil-2-palden-sonam,2925.html

    Dans le remarquable dossier sur la « Littérature contemporaine du #Tibet » du printemps-été 2011 de la revue siècle 21, Françoise Robin, de l’INALCO, précise que vivace et plurielle, cette littérature est pratiquement inconnue hors du cercle restreint de ses lecteurs et de quelques spécialistes occidentaux et pourtant, l’écriture est aujourd’hui un des principaux canaux d’expression culturelle pour les Tibétains du Tibet mais aussi de l’exil. Notre projet et les présentations suivantes sont beaucoup plus (...)

    #Voix_de_l'Asie_d'aujourd'hui

    / Tibet, #Poésie

  • Friendly Fuedalism - The Tibet Myth
    http://www.michaelparenti.org/Tibet.html

    Many Buddhists maintain that, before the Chinese crackdown in 1959, old Tibet was a spiritually oriented kingdom free from the egotistical lifestyles, empty materialism, and corrupting vices that beset modern industrialized society. Western news media, travel books, novels, and Hollywood films have portrayed the Tibetan theocracy as a veritable Shangri-La.
    ...
    Old Tibet was much more like Europe during the religious wars of the Counterreformation.” 5 In the thirteenth century, Emperor Kublai Khan created the first Grand Lama, who was to preside over all the other lamas as might a pope over his bishops. Several centuries later, the Emperor of China sent an army into Tibet to support the Grand Lama, an ambitious 25-year-old man, who then gave himself the title of Dalai (Ocean) Lama, ruler of all Tibet.

    His two previous lama “incarnations” were then retroactively recognized as his predecessors, thereby transforming the 1st Dalai Lama into the 3rd Dalai Lama. This 1st (or 3rd) Dalai Lama seized monasteries that did not belong to his sect, and is believed to have destroyed Buddhist writings that conflicted with his claim to divinity. The Dalai Lama who succeeded him pursued a sybaritic life, enjoying many mistresses, partying with friends, and acting in other ways deemed unfitting for an incarnate deity. For these transgressions he was murdered by his priests. Within 170 years, despite their recognized divine status, five Dalai Lamas were killed by their high priests or other courtiers. 6
    ...
    An eighteenth-century memoir of a Tibetan general depicts sectarian strife among Buddhists that is as brutal and bloody as any religious conflict might be. 9 This grim history remains largely unvisited by present-day followers of Tibetan Buddhism in the West.
    ...
    Until 1959, when the Dalai Lama last presided over Tibet, most of the arable land was still organized into manorial estates worked by serfs. These estates were owned by two social groups: the rich secular landlords and the rich theocratic lamas.
    ...
    Drepung monastery was one of the biggest landowners in the world, with its 185 manors, 25,000 serfs, 300 great pastures, and 16,000 herdsmen. The wealth of the monasteries rested in the hands of small numbers of high-ranking lamas. Most ordinary monks lived modestly and had no direct access to great wealth. The Dalai Lama himself “lived richly in the 1000-room, 14-story Potala Palace.”

    Secular leaders also did well. A notable example was the commander-in-chief of the Tibetan army, a member of the Dalai Lama’s lay Cabinet, who owned 4,000 square kilometers of land and 3,500 serfs. 12 Old Tibet has been misrepresented by some Western admirers as “a nation that required no police force because its people voluntarily observed the laws of karma.” 13 In fact. it had a professional army, albeit a small one, that served mainly as a gendarmerie for the landlords to keep order, protect their property, and hunt down runaway serfs.

    Young Tibetan boys were regularly taken from their peasant families and brought into the monasteries to be trained as monks. Once there, they were bonded for life. Tashì-Tsering, a monk, reports that it was common for peasant children to be sexually mistreated in the monasteries.
    ...
    In feudal Tibet, torture and mutilation—including eye gouging, the pulling out of tongues, hamstringing, and amputation—were favored punishments inflicted upon thieves, and runaway or resistant serfs.
    ...
    What happened to Tibet after the Chinese Communists moved into the country in 1951? The treaty of that year provided for ostensible self-governance under the Dalai Lama’s rule but gave China military control and exclusive right to conduct foreign relations. ... Among the earliest changes they wrought was to reduce usurious interest rates, and build a few hospitals and roads. ... No aristocratic or monastic property was confiscated, and feudal lords continued to reign over their hereditarily bound peasants.
    ...
    Over the centuries the Tibetan lords and lamas had seen Chinese come and go, and had enjoyed good relations with Generalissimo Chiang Kaishek and his reactionary Kuomintang rule in China.
    ...
    What upset the Tibetan lords and lamas in the early 1950s was that these latest Chinese were Communists. It would be only a matter of time, they feared, before the Communists started imposing their collectivist egalitarian schemes upon Tibet.

    The issue was joined in 1956-57, when armed Tibetan bands ambushed convoys of the Chinese Peoples Liberation Army. The uprising received extensive assistance from the U.S. Central Intelligence Agency (CIA), including military training, support camps in Nepal, and numerous airlifts.

    Many Tibetan commandos and agents whom the CIA dropped into the country were chiefs of aristocratic clans or the sons of chiefs.
    ...
    As far as can be ascertained, the great bulk of the common people of Lhasa and of the adjoining countryside failed to join in the fighting against the Chinese both when it first began and as it progressed.

    Whatever wrongs and new oppressions introduced by the Chinese after 1959, they did abolish slavery and the Tibetan serfdom system of unpaid labor. They eliminated the many crushing taxes, started work projects, and greatly reduced unemployment and beggary. They established secular schools, thereby breaking the educational monopoly of the monasteries. And they constructed running water and electrical systems in Lhasa.
    ...
    Both the Dalai Lama and his advisor and youngest brother, Tendzin Choegyal, claimed that “more than 1.2 million Tibetans are dead as a result of the Chinese occupation.” The official 1953 census—six years before the Chinese crackdown—recorded the entire population residing in Tibet at 1,274,000.
    ...
    If the Chinese killed 1.2 million in the early 1960s then almost all of Tibet, would have been depopulated, transformed into a killing field dotted with death camps and mass graves—of which we have no evidence.
    ...
    The authorities do admit to “mistakes,” particularly during the 1966-76 Cultural Revolution when the persecution of religious beliefs reached a high tide in both China and Tibet. After the uprising in the late 1950s, thousands of Tibetans were incarcerated. During the Great Leap Forward, forced collectivization and grain farming were imposed on the Tibetan peasantry, sometimes with disastrous effect on production. In the late 1970s, China began relaxing controls “and tried to undo some of the damage wrought during the previous two decades.”38

    In 1980, the Chinese government initiated reforms reportedly designed to grant Tibet a greater degree of self-rule and self-administration.
    ...
    By the 1980s many of the principal lamas had begun to shuttle back and forth between China and the exile communities abroad, “restoring their monasteries in Tibet and helping to revitalize Buddhism there.”
    ...
    For the rich lamas and secular lords, the Communist intervention was an unmitigated calamity. Most of them fled abroad, as did the Dalai Lama himself, who was assisted in his flight by the CIA. Some discovered to their horror that they would have to work for a living. Many, however, escaped that fate. Throughout the 1960s, the Tibetan exile community was secretly pocketing $1.7 million a year from the CIA, according to documents released by the State Department in 1998. Once this fact was publicized, the Dalai Lama’s organization itself issued a statement admitting that it had received millions of dollars from the CIA during the 1960s to send armed squads of exiles into Tibet to undermine the Maoist revolution. The Dalai Lama’s annual payment from the CIA was $186,000.
    ...
    Whatever the Dalai Lama’s associations with the CIA and various reactionaries, he did speak often of peace, love, and nonviolence. He himself really cannot be blamed for the abuses of Tibet’s ancien régime, having been but 25 years old when he fled into exile.
    ...
    But he also sent a reassuring message to “those who live in abundance”: “It is a good thing to be rich... Those are the fruits for deserving actions, the proof that they have been generous in the past.” And to the poor he offers this admonition: “There is no good reason to become bitter and rebel against those who have property and fortune... It is better to develop a positive attitude.”
    ...
    Violent actions that are committed in order to reduce future suffering are not to be condemned, he said, citing World War II as an example of a worthy effort to protect democracy. What of the four years of carnage and mass destruction in Iraq, a war condemned by most of the world—even by a conservative pope—as a blatant violation of international law and a crime against humanity? The Dalai Lama was undecided: “The Iraq war—it’s too early to say, right or wrong.” Earlier he had voiced support for the U.S. military intervention against Yugoslavia and, later on, the U.S. military intervention into Afghanistan.
    ...
    It should be noted that the Dalai Lama is not the only highly placed lama chosen in childhood as a reincarnation. ... In 1993 the monks of the Karma Kagyu tradition had a candidate of their own choice. The Dalai Lama, along with several dissenting Karma Kagyu leaders (and with the support of the Chinese government!) backed a different boy. ... What followed was a dozen years of conflict in the Tibetan exile community, punctuated by intermittent riots, intimidation, physical attacks, blacklisting, police harassment, litigation, official corruption, and the looting and undermining of the Karmapa’s monastery in Rumtek by supporters of the Gelugpa faction.
    ...
    Not all Tibetan exiles are enamoured of the old Shangri-La theocracy. Kim Lewis, who studied healing methods with a Buddhist monk in Berkeley, California, had occasion to talk at length with more than a dozen Tibetan women who lived in the monk’s building. When she asked how they felt about returning to their homeland, the sentiment was unanimously negative. At first, Lewis assumed that their reluctance had to do with the Chinese occupation, but they quickly informed her otherwise. They said they were extremely grateful “not to have to marry 4 or 5 men, be pregnant almost all the time,” or deal with sexually transmitted diseases contacted from a straying husband. The younger women “were delighted to be getting an education, wanted absolutely nothing to do with any religion, and wondered why Americans were so naïve [about Tibet].”

    The women interviewed by Lewis recounted stories of their grandmothers’ ordeals with monks who used them as “wisdom consorts.” By sleeping with the monks, the grandmothers were told, they gained “the means to enlightenment” — after all, the Buddha himself had to be with a woman to reach enlightenment.
    ...
    Notes:

    Mark Juergensmeyer, Terror in the Mind of God, (University of California Press, 2000), 6, 112-113, 157.
    Kyong-Hwa Seok, “Korean Monk Gangs Battle for Temple Turf,” San Francisco Examiner, 3 December 1998.
    Los Angeles Times, February 25, 2006.
    Dalai Lama quoted in Donald Lopez Jr., Prisoners of Shangri-La: Tibetan Buddhism and the West (Chicago and London: Chicago University Press, 1998), 205.
    Erik D. Curren, Buddha’s Not Smiling: Uncovering Corruption at the Heart of Tibetan Buddhism Today (Alaya Press 2005), 41.
    Stuart Gelder and Roma Gelder, The Timely Rain: Travels in New Tibet (Monthly Review Press, 1964), 119, 123; and Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon: China, Tibet, and the Dalai Lama (University of California Press, 1995), 6-16.
    Curren, Buddha’s Not Smiling, 50.
    Stephen Bachelor, “Letting Daylight into Magic: The Life and Times of Dorje Shugden,” Tricycle: The Buddhist Review, 7, Spring 1998. Bachelor discusses the sectarian fanaticism and doctrinal clashes that ill fit the Western portrait of Buddhism as a non-dogmatic and tolerant tradition.
    Dhoring Tenzin Paljor, Autobiography, cited in Curren, Buddha’s Not Smiling, 8.
    Pradyumna P. Karan, The Changing Face of Tibet: The Impact of Chinese Communist Ideology on the Landscape (Lexington, Kentucky: University Press of Kentucky, 1976), 64.
    See Gary Wilson’s report in Worker’s World, 6 February 1997.
    Gelder and Gelder, The Timely Rain, 62 and 174.
    As skeptically noted by Lopez, Prisoners of Shangri-La, 9.
    Melvyn Goldstein, William Siebenschuh, and Tashì-Tsering, The Struggle for Modern Tibet: The Autobiography of Tashì-Tsering (Armonk, N.Y.: M.E. Sharpe, 1997).
    Gelder and Gelder, The Timely Rain, 110.
    Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951 (Berkeley: University of California Press, 1989), 5 and passim.
    Anna Louise Strong, Tibetan Interviews (Peking: New World Press, 1959), 15, 19-21, 24.
    Quoted in Strong, Tibetan Interviews, 25.
    Strong, Tibetan Interviews, 31.
    Gelder and Gelder, The Timely Rain, 175-176; and Strong, Tibetan Interviews, 25-26.
    Gelder and Gelder, The Timely Rain, 113.
    A. Tom Grunfeld, The Making of Modern Tibet rev. ed. (Armonk, N.Y. and London: 1996), 9 and 7-33 for a general discussion of feudal Tibet; see also Felix Greene, A Curtain of Ignorance (Garden City, N.Y.: Doubleday, 1961), 241-249; Goldstein, A History of Modern Tibet, 3-5; and Lopez, Prisoners of Shangri-La, passim.
    Strong, Tibetan Interviews, 91-96.
    Waddell, Landon, O’Connor, and Chapman are quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123-125.
    Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 52.
    Heinrich Harrer, Return to Tibet (New York: Schocken, 1985), 29.
    See Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA’s Secret War in Tibet (Lawrence, Kansas: University of Kansas Press, 2002); and William Leary, “Secret Mission to Tibet,” Air & Space, December 1997/January 1998.
    On the CIA’s links to the Dalai Lama and his family and entourage, see Loren Coleman, Tom Slick and the Search for the Yeti (London: Faber and Faber, 1989).
    Leary, “Secret Mission to Tibet.”
    Hugh Deane, “The Cold War in Tibet,” CovertAction Quarterly (Winter 1987).
    George Ginsburg and Michael Mathos Communist China and Tibet (1964), quoted in Deane, “The Cold War in Tibet.” Deane notes that author Bina Roy reached a similar conclusion.
    See Greene, A Curtain of Ignorance, 248 and passim; and Grunfeld, The Making of Modern Tibet, passim.
    Harrer, Return to Tibet, 54.
    Karan, The Changing Face of Tibet, 36-38, 41, 57-58; London Times, 4 July 1966.
    Gelder and Gelder, The Timely Rain, 29 and 47-48.
    Tendzin Choegyal, “The Truth about Tibet,” Imprimis (publication of Hillsdale College, Michigan), April 1999.
    Karan, The Changing Face of Tibet, 52-53.
    Elaine Kurtenbach, Associate Press report, 12 February 1998.
    Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 47-48.
    Curren, Buddha’s Not Smiling, 8.
    San Francisco Chonicle, 9 January 2007.
    Report by the International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril (Berkeley Calif.: 2001), passim.
    International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril, 66-68, 98.
    im Mann, “CIA Gave Aid to Tibetan Exiles in ’60s, Files Show,” Los Angeles Times, 15 September 1998; and New York Times, 1 October, 1998.
    News & Observer, 6 September 1995, cited in Lopez, Prisoners of Shangri-La, 3.
    Heather Cottin, “George Soros, Imperial Wizard,” CovertAction Quarterly no. 74 (Fall 2002).
    Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 51.
    Tendzin Choegyal, “The Truth about Tibet.”
    The Dalai Lama in Marianne Dresser (ed.), Beyond Dogma: Dialogues and Discourses (Berkeley, Calif.: North Atlantic Books, 1996)
    These comments are from a book of the Dalai Lama’s writings quoted in Nikolai Thyssen, “Oceaner af onkel Tom,” Dagbladet Information, 29 December 2003, (translated for me by Julius Wilm). Thyssen’s review (in Danish) can be found at http://www.information.dk/Indgang/VisArkiv.dna?pArtNo=20031229154141.txt.
    “A Global Call for Human Rights in the Workplace,” New York Times, 6 December 2005.
    San Francisco Chronicle, 14 January 2007.
    San Francisco Chronicle, 5 November 2005.
    Times of India 13 October 2000; Samantha Conti’s report, Reuter, 17 June 1994; Amitabh Pal, “The Dalai Lama Interview,” Progressive, January 2006.
    The Gelders draw this comparison, The Timely Rain, 64.
    Michael Parenti, The Culture Struggle (Seven Stories, 2006).
    John Pomfret, “Tibet Caught in China’s Web,” Washington Post, 23 July 1999.
    Curren, Buddha’s Not Smiling, 3.
    Curren, Buddha’s Not Smiling, 13 and 138.
    Curren, Buddha’s Not Smiling, 21.
    Curren, Buddha’s Not Smiling, passim. For books that are favorable toward the Karmapa appointed by the Dalai Lama’s faction, see Lea Terhune, Karmapa of Tibet: The Politics of Reincarnation (Wisdom Publications, 2004); Gaby Naher, Wrestling the Dragon (Rider 2004); Mick Brown, The Dance of 17 Lives (Bloomsbury 2004).
    Erik Curren, “Not So Easy to Say Who is Karmapa,” correspondence, 22 August 2005, www.buddhistchannel.tv/index.php?id=22.1577,0,0,1,0.
    Kim Lewis, correspondence to me, 15 July 2004.
    Kim Lewis, correspondence to me, 16 July 2004.
    Ma Jian, Stick Out Your Tongue (Farrar, Straus & Giroux, 2006).
    See the PBS documentary, China from the Inside, January 2007, KQED.PBS.org/kqed/chinanside.
    San Francisco Chronicle, 9 January 2007.
    “China: Global Warming to Cause Food Shortages,” People’s Weekly World, 13 January 2007

    #Tibet #Chine #religion #bouddhisme

  • Doubling down | The Economist

    http://www.economist.com/news/china/21699167-plans-new-railway-line-tibet-pose-huge-technological-challengean

    “A COLOSSAL roller-coaster” is how a senior engineer described it. He was talking about the railway that China plans to build from the lowlands of the south-west, across some of the world’s most forbidding terrain, into Tibet. Of all the country’s railway-building feats in recent years, this will be the most remarkable: a 1,600-kilometre (1,000-mile) track that will pass through snow-capped mountains in a region racked by earthquakes, with nearly half of it running through tunnels or over bridges. It will also be dogged all the way by controversy.

    Chinese officials have dreamed of such a railway line for a century. In 1912, shortly after he took over as China’s first president, Sun Yat-sen called for a trans-Tibetan line, not least to help prevent Tibet from falling under the sway of Britain (which had already invaded Tibet from India a decade earlier). Mao Zedong revived the idea in the 1950s. In the years since, many exploratory surveys have been carried out.

    #tibet #chine

    • In Litang, a town high up in Sichuan on that difficult stretch, a Tibetan monk speaks approvingly of the project, which will bring more tourists to the remote community and its 16th-century monastery (rebuilt since the Chinese air force bombed it in 1956 to crush an uprising). But the impact on Tibet of the Golmud-Lhasa line still reverberates. It fuelled a tourism boom in Lhasa that attracted waves of ethnic Han Chinese from other parts of China to work in industries such as catering and transport. The resentment it created among Tibetans, who felt excluded from the new jobs, was a big cause of rioting in Lhasa in 2008 that ignited protests across the plateau. The new line will cut through some of the most restive areas. Since 2011 more than 110 Tibetans are reported to have killed themselves by setting themselves on fire in protest at China’s crackdown after the unrest. Some of the self-immolations have happened in Tibetan-inhabited parts of Sichuan, including near Litang.

      Cité aussi, mais brièvement, l’évident rôle stratégique d’une telle liaison. Ça ne va pas vraiment faire baisser la tension.

      It will also, to India’s consternation, pass close to the contested border between the two countries. (China says India occupies “south Tibet”, and launched a brief invasion of India there in 1962.) A Chinese government website, China Tibet News, said in 2014 that building the Sichuan-Tibet railway had become “extremely urgent”, not just for developing Tibet but also to meet “the needs of national-defence-building”.

  • Deux poètes tibétains en exil : 1/ Loten Namling
    http://www.larevuedesressources.org/deux-poetes-tibetains-en-exil-2-loten-namling,2926.html

    Dans le remarquable dossier sur la « Littérature contemporaine du #Tibet » du printemps-été 2011 de la revue siècle 21, Françoise Robin, de l’INALCO, précise que vivace et plurielle, cette littérature est pratiquement inconnue hors du cercle restreint de ses lecteurs et de quelques spécialistes occidentaux et pourtant, l’écriture est aujourd’hui un des principaux canaux d’expression culturelle pour les Tibétains du Tibet mais aussi de l’exil. Notre projet et les présentations suivantes sont beaucoup plus (...)

    #Voix_de_l'Asie_d'aujourd'hui

    / Tibet, #Poésie

  • The Tibet Album : British Photography in Central Tibet 1920-1950
    http://tibet.prm.ox.ac.uk/tibet_project_summary.html

    The Tibet Album:British Photography in Central Tibet 1920 -1950
    Summary

    The Tibet Album website provides unprecedented access to more than 6000 photographs spanning thirty years of Tibet’s history. The majority of these photographs were taken by an elite group of men who visited Tibet as civil servants representing the British Government. The period between 1920 and 1950 was marked by increasing warmth in Anglo-Tibetan relations and a greater ease of access to the country from the centres of colonial power in India. The photographs featured in this site therefore reflect the topography of the routes used by the British to reach the capital of Tibet (Lhasa) from the Indian side of the Himalayas and are concentrated in south and central Tibet. In many ways these photographs are the product of a particularly British engagement with Tibet at the height of colonialism. However, the time frame in which they were made documents an era when the influence of the British Empire was actually beginning to unravel in Asia: by 1947 India had gained its independence from Britain. Tibet’s position on the fraying edge of the Empire meant that it was of significant interest for British trade and diplomacy but it was never colonised. However the country exerted a powerful fascination in the minds of many British subjects. This was fuelled by the photographs and publications of the privileged few who managed to enter Tibet and to live there for months at a time. The photographs contained in The #Tibet Album reproduce the ways that Tibet was imagined by the British at a particular historical moment. They also offer profound commentary on what Tibet was and has become.

    #1920 #1950 #photographie #histoire #archive #diaspora #famille #liens_familiaux #colonialisme

  • Pourquoi Ursula Gauthier, de l’Obs, a dû quitter la Chine et pourquoi on s’en f...
    Ursula Gauthier, celle qui appelle gentiment « minorité remuante » les auteurs d’attentats aveugles 

    Pour lire sans a priori ce qui va suivre, il faut avoir remarqué que l’auteur d’un article sur les USA (un film, un livre, des inondations, le Grand Canyon du Colorado...) n’a jamais à préciser au préalable qu’il se démarque du génocide des Peaux Rouges ou des massacres de l’armée US au Vietnam (ou en plein d’autres endroits, il n’en manque pas).

    De même, il devrait être possible d’écrire sur l’engagement russe en Syrie sans commencer par une longue dénonciation du goulag. Par conséquent, il devrait être admis d’écrire sur un événement précis survenu en Chine sans être obligé de prendre ses distances avec la Révolution culturelle, Mao, le culte de la personnalité, le système politique, médiatique, policier, judiciaire chinois, sans jurer que l’auteur n’y voit pas un modèle dont il souhaiterait l’importation en France.
    Oui, il devrait être permis d’éviter pareil préambule mais, en vérité, il est préférable d’y faire une halte, faute de quoi les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs attaquent sur une étiquette, sur une supposée allégeance politique, pour ne pas avoir à contre-argumenter sur le fond.

    Parlons maintenant d’Ursula Gauthier.

    Le 18 septembre 2015, des extrémistes #ouïgours (que le ministre sarko-socialiste Kouchner appela les « Yoghourts ») habitants du Xinjiang, République autonome chinoise « géographiquement plus proche de Kaboul que de Pékin » , armés de couperets et autres armes blanches, ont assassiné une cinquantaine de mineurs #Han travaillant dans une mine de charbon. La chasse policière aux terroristes s’est soldée par la mort de 28 d’entre eux.

    Alors que la Chine est sous le choc, Ursula_Gauthier, correspondante de L’ Obs à Pékin, nie le caractère terroriste du pogrom anti-mineurs puisque, à ses yeux, ce qui s’est passé au Xinjiang n’avait rien de commun avec les attentats parisiens de janvier et novembre : il s’agissait d’une réplique à la politique de la Chine qui brime ses minorités ethniques.

    Le monde entier a exprimé son émotion après les attentats du 13 novembre à Paris. La Chine aussi, mais Ursula Gauthier décèle dans ce pays (et dans lui seul) une « arrière-pensée » . Arrière-pensée qui vise ici à créer « un amalgame entre la lutte contre le terrorisme international et la répression contre la minorité ouïgoure, dans le Xinjiang ».

    Ces partis pris de la journaliste ont indisposé les autorités de Pékin et le visa de presse d’Ursula Gauthier ne lui a pas été renouvelé. Elle doit quitter la Chine.

    L’immuable #ONG pro-américaine #Reporters_sans_frontières dénonce le « lynchage médiatique » et la « campagne de diffamation et d’intimidation » visant la #journaliste. Son patron, #Christophe_Deloire (un Ménard-bis, à croire qu’ils en font l’élevage, à #RSF) demande au gouvernement français « une défense ferme » , etc.

    La plupart des médias hexagonaux se déclarent solidaires de la journaliste de l’Obs, mais se gardent de publier l’article qui a ulcéré Pekin.

    Le magazine Challenge s’étonne de l’adhésion du peuple chinois à la réaction chinoise : http://www.challenges.fr/media/20151228.AFP1401/chine-les-medias-et-le-gouvernement-saluent-l-expulsion-d-une-journaliste

    « Chine : 95% des internautes "soutiennent l’expulsion" de la journaliste française Ursula Gauthier, selon la presse officielle.
Selon un pointage réalisé lundi soir, 202.318 votes sont en faveur de la décision d’expulsion, soit 94,4% du total.
La plupart des internautes chinois n’ont cependant pas pu lire l’article de la journaliste, non traduit intégralement en mandarin et désormais inaccessible dans sa version française sur le web en Chine, où les autorités maintiennent une stricte #censure des contenus en ligne. »

    La plupart des citoyens français ne l’ont pas lu non plus. Il n’est même pas sûr que tous les journalistes qui font corps l’ont lu. Probablement des extraits. Pour combler cette lacune, LGS vous invite donc à lire l’article dans son intégralité :http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151117.OBS9681/apres-les-attentats-la-solidarite-de-la-chine-n-est-pas-sans-ar
    A présent, nous allons en examiner quelques détails ensemble.
    Ursula Gauthier  : « Or, aussi sanglante qu’elle ait été, l’attaque de Baicheng [le 18 septembre 2015] ne ressemble en rien aux attentats du 13 novembre [en France]. Il s’agissait en réalité d’une explosion de rage localisée ». En effet, « Poussé à bout, un petit groupe de Ouïgours armés de hachoirs s’en était pris à une mine de charbon et à ses ouvriers chinois han, probablement pour venger un abus, une injustice, une expropriation ... »

    Traduire « s’en était pris » par « ont massacré plusieurs, dizaines de... » . Comprendre dans le « probablement »  que la journaliste n’en sait rien, mais il importe de nous persuader que les tueurs répondaient à une possible agression antérieure sur laquelle les historiens nous en diront plus un de ces quatre, mais dont il semble établi que les ouvriers saignés à l’arme blanche n’étaient pas responsables.

    Et encore : « Mais pour #Pékin qui refuse de reconnaître sa propre responsabilité dans la montée de l’exaspération de ses minorités, la multiplication récente des incidents sanglants au #Xinjiang ne peut être que l’œuvre d’une organisation #djihadiste internationale. »
    Si vous êtes joueur, remplacez dans la phrase ci-dessus, Pékin par Paris, Xinjiang par #Bataclan et calculez à quelle heure le #RAID va débarquer chez vous, vous plaquer à terre et vous déboiter l’épaule devant vos enfants.

    Et encore : « Le hic, c’est que de nombreux experts doutent que l’ETIM [mouvement terroriste ouïgour] soit ce groupe cohérent et dangereux décrit par la Chine. Certains vont même jusqu’à douter de son existence. Après les attentats du 11 septembre, George Bush, désireux par dessus tout de nouer une alliance avec Pékin, avait accepté d’inscrire l’ETIM sur sa liste des organisations terroristes. Aujourd’hui, il ne figure plus sur cette liste ».
    Notez : de « nombreux experts » (Lesquels ?) doutent de l’existence de ce groupe naguère inscrit sur la liste des organisations terroristes par G. W. Bush dont on connaît la faiblesse, la naïveté et le refus de créer une CIA ou une NSA pour lui ouvrir les yeux.
    Ursula Gauthier invoque aussi comme explication « la #radicalisation de jeunes poussés à bout par la répression impitoyable qui écrase tous les aspects de la vie des Ouïgours : culture, langue, religion, accès à l’éducation, au travail, voire à un simple passeport ». 

    Le problème est que ce genre d’affirmations a déjà été avancé pour le #Tibet et que les observateurs pour qui le goût de la vérité journalistique l’emporte sur la #sinophobie ont démontré qu’elles étaient fausses (Voir mon livre : « Le #dalaï_lama pas si zen » , éditions Max Milo, 2011). Elles entrent en contradiction avec d’autres informations. Par exemple, dans son livre publié chez Denoël, « Les Chinois sont des hommes comme les autres » , Zheng Ruolin, grand ami de la France où il a vécu une vingtaine d’années, révèle que dans le Xinjiang, quand l’assemblée des élus se réunit il faut 5 interprètes pour qu’ils se comprennent. Cinq langues pratiquées, donc.
    L’article d’Ursula Gauthier est un article à charge contre le gouvernement chinois. Et pourquoi pas ? C’est son droit. Il n’a jamais été exigé (et c’est heureux) aux correspondants de presse occidentaux d’adhérer au PCC.

    Cette correspondante de l’Obs a même le droit (tenez-vous bien), de trafiquer un peu la réalité, de manipuler le lecteur, de parer des atours de l’information un texte de propagande que des terroristes ne renieraient pas. En France, on est habitué à ça. Le Grand Soir, Acrimed, Investig’action (pour ne citer qu’eux) en font régulièrement la démonstration.

    Mais dans ce cas précis se posent trois problèmes spécifiques  :

    1- Ursula Gauthier escamote la réalité d’un terrorisme ouïgour. Les autorités chinoises, en butte à une minorité de Ouïgours musulmans contaminés par les propagandistes d’#Al_Qaida à travers leurs centaines de kilomètres de frontière poreuse avec le Pakistan (et une autre, plus courte, avec l’Afghanistan) doivent faire face à un terrorisme réel, sanglant, appuyé depuis l’étranger. Les USA déploient (financent), via la National Endowment for Democracy (#NED) plusieurs programmes en direction du Xinjiang (comme en direction du Tibet d’ailleurs, ces deux régions voisines étant chacune un talon d’Achille de la Chine). La plupart des figures historiques de la CIA ont siégé un jour ou l’autre au Conseil d’administration ou à la direction de la NED, dont John Negroponte, nommé ensuite ambassadeur en Irak occupé, puis, de retour aux USA, big chief de tous les services de renseignements US (à ce titre, c’est lui qui avait la charge de nommer le directeur de la CIA).
    • La responsabilité d’un commando ouïgour est établie dans l’attaque d’un poste de police le 4 août 2008 au moment des jeux Olympiques de Pékin dans le Xinjiang : 16 morts.
    •  Le 28 octobre 2013, un commando ouïgour commet un attentat sur la place #Tian’anmen à Pékin : 5 morts et 40 blessés.
    • Le 1er mars 2014, un commando ouïgour commet un attentat à la gare de Kunming, capitale du Yunnan : 29 tués au couteau et 130 blessés.
    • Le 18 septembre 2015 donc, c’est l’assassinat d’une cinquantaine de mineurs.
    Policiers, touristes et promeneurs, voyageurs, travailleurs, telles sont les catégories de victimes dont on serait étonné d’apprendre qu’elles ont commis un abus, une injustice, une expropriation au Xinjiang avant d’être rassemblées par pas-de-chance sur le lieu de leur mort.

    2- Dans une vidéo, Ursula Gauthier se défend http://www.lemonde.fr/actualite-medias/video/2015/12/28/chine-entretien-avec-la-correspondante-de-l-obs-sur-le-point-d-etre-expulsee
    en disant qu’à aucun moment elle n’a approuvé le terrorisme. Certes, mais à aucun moment elle ne l’a dénoncé, à aucun moment elle n’a exprimé de la compassion envers les victimes, à aucun moment elle n’a eu une once de compréhension pour le gouvernement chinois qui prend des mesures (trop nombreuses, trop tatillonnes, trop brutales ?) pour préserver sa population des attentats et massacres aveugles contre des innocents.

    A aucun moment elle n’a des mots d’amitié pour le peuple chinois, sentiment qu’elle revendique un mois après son article militant, à quelques jours de l’expiration de son visa.

    Comment croire en effet à la sincérité de son amour (tardif et brisé) qu’elle clame dans une vidéo (ci-dessus) sous l’avalanche des reproches et dont les mots sont en contradiction avec le ton de son article, lequel est consacré à trouver, sinon des excuses, tout au moins des « justifications » aux actes sanglants ? Comment parier un yuan sur son objectivité quand pas un mot de son article n’est de nature à irriter les tueurs ?

    Si les mots « terroristes » ou « terrorisme » reviennent 17 fois dans son article, c’est toujours, entre guillemets.
    Et qui se douterait, à la lire, que des combattants Ouïgours ont rejoint #Daesh en Syrie ? 
Pour y retrouver leur langue et la maison dont ils ont été expropriés ? Par horreur de l’autorité, poussés à bout par l’impossibilité d’obtenir un passeport ? C’est cela-même ; évitons, avec l’Obs, de les confondre avec les terroristes qui ravagent la Syrie et qui envoient en Europe leurs métastases.

    3- Si Ursula Gauthier avait écrit sur les attentats terroristes de Paris _ (janvier et novembre) ce qu’elle a écrit sur les attentats au Xinjiang, elle aurait eu à en répondre devant la Justice française et elle aurait été licenciée par son journal, avec l’approbation des médias et dans le silence de RSF.

    Car, rappelons-nous Charlie Hebdo, ce n’est pas si vieux

    Des fous du même métal que les fanatiques ouïgours se sont livrés à un massacre odieux à Charlie Hebdo. Et, dans la France saisie d’effroi et de pitié, pas une seule Ursula Gauthier ne s’est avisée d’écrire ce qu’elle écrit des massacres aveugles en Chine. Pas un seul journaliste n’a mis alors des guillemets à terroristes !

    En janvier 2015, le gouvernement français a demandé qu’une minute de silence soit observée dans les écoles. Les cas de non respect ont été signalés. Ecoutons la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, le 14 janvier 2015, à l’Assemblée nationale (Questions au gouvernement) : http://www.dailymotion.com/video/x2eq7hn_najat-vallaud-belkacem-je-mobilise-la-communaute-educative-pour


      « S’agissant de la minute de silence elle-même c’est une centaine d’incidents qui nous ont été remontés. Les jours qui ont suivi nous avons demandé la même vigilance, et c’est une nouvelle centaine d’évènements et d’incidents qui nous ont été remontés. Parmi eux une quarantaine ont d’ailleurs été transmis aux services de police, de gendarmerie, de justice, parce que pour certains il s’agissait même d’apologie du terrorisme. Nous ne pouvons pas laisser passer cela. »

    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a publié une circulaire demandant aux procureurs de la République de faire preuve d’une « extrême réactivité » et de « fermeté ». 
    • Un enfant de 8 ans a été conduit au commissariat pour ne pas avoir voulu « être Charlie » et pour avoir parlé de terroristes, mot dont il s’est avéré qu’il ne connaissait pas la signification.
    • Un basketteur professionnel, Akin Akingbala, pivot nigérian de l’équipe de Rouen, a été mis à la porte de son club sportif le 17 février pour un message privé repris sur le réseau social Twitter. Celui-ci, écrit à l’origine par un journaliste britannique, disait en anglais « Je ne suis pas Charlie, je suis Ahmed, le policier mort.... ».
    • Le mensuel Le Monde Diplomatique de Janvier 2015 signale que la répression va de « l’inculpation de jeunes pour des dessins (oui !) à la condamnation à Grenoble à six mois de prison ferme d’un déficient mental »
    • Un homme de 28 ans qui avait crié à l’adresse de policiers : « Ils ont tué Charlie, moi j’ai bien rigolé » , a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu, en Isère. 
    • Le quotidien Ouest France du 14 janvier 2015 nous apprend que « Plus de cinquante procédures pour apologie du terrorisme ont été ouvertes en France depuis l’attentat à Charlie Hebdo il y a une semaine, d’après le ministère de la Justice ».

    Les rigolos, les ivrognes, les bravaches, qui se défoulent avec des plaisanteries de mauvais goût sur le sujet sont jugés sans tarder. Une dizaine de condamnations - plutôt lourdes - sont prononcées dans les jours qui suivent.

    C’était la France traumatisée de janvier 2015, celle qui sentait le Patriot act, celle où un message privé, un mot dans la rue, un article pouvaient vous conduire devant un tribunal.
    Pour Ursula Gauthier , si la Chine « une société qui n’éprouve que peu de sympathie pour le reste du monde » (mais qu’elle adôôôre, découvre-t-elle en bouclant ses valises) s’est associée en novembre à la douleur de la France c’est pour obtenir « en retour le soutien de la communauté internationale dans ses propres démêlés avec sa minorité la plus remuante : les Ouïgours du Xinjiang ». 

    D’où le titre de l’article d’Ursula Gauthier dans l’Obs : « Après les attentats, la solidarité de la Chine n’est pas sans arrière-pensées ».

    A croire que le rassemblement des chefs d’Etat pour Charlie Hebdo à Paris était dépourvu d’arrière-pensées.
    Si la presse française traverse une crise grave, si elle est obligée pour subsister de se vendre à des industriels et à des banquiers, de solliciter des aides financières importantes de l’Etat, la conjoncture n’explique pas tout : la profession est largement discréditée et nous venons de mieux comprendre pourquoi, grâce à Ursula Gauthier. Le péché mortel d’un journaliste est de croire qu’il est intellectuellement supérieur à tous ses lecteurs, que ceux-ci n’ont aucun moyen de vérifier ce qu’il écrit ni de sentir, sous la présentation partielle et partiale des faits, un discours engagé et un coeur froid.

    Et ces silences !
    Comment faire comprendre au lecteur la nervosité de Pékin face aux terroristes islamistes et aux séparatistes si l’on ne lui dit pas que le Xinjiang est la seconde région productrice de pétrole du pays, qu’il fournit un tiers de la consommation nationale en gaz naturel, qu’il est le premier producteur de charbon avec 40% des réserves nationales. On y trouve le plus grand gisement d’uranium du pays. Ajoutez à cela les passages de gazoducs et d’oléoducs et vous en saurez plus sur le Xinjiang.

    Ah, vraiment, il n’est pas besoin d’avoir la nostalgie de la Révolution culturelle, du Grand Timonier, Grand Commandant en Chef et Grand Pilote, de vouloir importer en France le système politique, médiatique, policier, judiciaire, culinaire (je fais référence aux insectes grillés et aux brochettes de scorpions, pas à la Tsingtao) chinois pour se démarquer de cette journaliste et pour ne pas rejoindre la meute qui regrette son expulsion alors qu’il urge surtout de dénoncer ce qu’elle écrit et son manque de probité qui est pointé par une grande partie des Internautes... sur le site de l’#Obs.

    Ah, madame Gauthier, comme vous nous dites bien que vous vous en f... des 50 mineurs massacrés à la machette, 50 #prolos qui travaillaient pour nourrir leur famille, mais qui, aux yeux « d’assassins que craignent les panthères et dont tremble un poignard quand leurs mains l’a touché » (Aragon) présentaient les défauts rédhibitoires qui attisent les haines et qui leur ont été signifiés par des cris : « On est chez nous ! » et « Allahou akbar ! ». Probablement, comme vous diriez.

    PS *. Il y a quelque chose de glaçant dans le raisonnement d’#Ursula_Gauthier pour qui des ouvriers chinois qui extraient du charbon au #Xinjiang sans être originaires de cette région chinoise ne méritent pas plus de compassion (ou alors, qu’elle l’exprime enfin !) que celle que manifestait chez nous l’extrême droite dans les #pogroms meurtriers anti-italien de 1893 à Aigues-Mortes, ou dans le racisme anti-polonais dans le Nord ou dans les récentes exactions corses contre les lieux de culte musulmans.

    Malgré une hostilité envers la Chine que ses articles précédents attestent, Ursula Gauthier aurait sans doute obtenu une fois de plus la prolongation de son visa, si elle ne s’était avisée de tracer les frontières de la Chine, de délivrer des droits du sol, d’insinuer qu’il y a des #Chinois moins Chinois que d’autres (les Han) et qui feraient bien de rester chez eux, de déguiser en patriotes (jusqu’à les absoudre) des terroristes vérolés par le #nationalisme, le #racisme, l’#intégrisme_religieux, la #sauvagerie, le mépris de la vie des autres Chinois.

    Mais, puisqu’elle rentre en France, je conseille à l’Obs (par gentillesse) de ne pas lui commander des articles sur le #terrorisme, calqués sur sa vision pékinoise du problème.
    http://www.legrandsoir.info/pourquoi-ursula-gauthier-de-l-obs-a-du-quitter-la-chine-et-pourquoi-on

    Maxime Vivas
    Site Le Grand Soir

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    #Angelo_Di_Marco #Malabar #Miles_Hyman #Roland_Topor #Tibet

  • Humeur | Mieux que la connaissance du jeune homme est l’expérience du vieil homme (Proverbe tibétain)
    http://asile.ch/2015/11/23/humeur-mieux-que-la-connaissance-du-jeune-homme-est-lexperience-du-vieil-homme

    Ces derniers mois, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) s’est mis à questionner lui-même les demandeurs d’asile tibétains sur leurs connaissances générales du Tibet dans le cadre de l’audition sur leurs motifs de fuite. En jeu : l’impossibilité pour les autorités de les renvoyer en Chine. Le SEM cherche à vérifier si lesdits Tibétains ont […] Cet article Humeur | Mieux que la connaissance du jeune homme est l’expérience du vieil homme (Proverbe tibétain) est apparu en premier sur asile.ch.

  • La #Chine envisage de construire un #tunnel sous le #mont_Everest

    La Chine envisage de prolonger la ligne de #chemin_de_fer reliant la province de #Qinghai au #Tibet pour atteindre le #Népal, nous apprend le China Daily dans un article publié jeudi 9 avril. Le projet à l’étude impliquerait la construction d’un tunnel sous la plus haute montagne au monde, l’#Everest (8.848 m).


    http://www.slate.fr/story/100203/chine-tunnel-mont-everest
    #transport