• Lieux numériques, entre pratiques populaires et ré- appropriation des technologies ?
    https://medium.com/@julbel/lieux-trans-num%C3%A9riques-entre-pratiques-populaires-et-r%C3%A9-appropriat

    Plus « il y a de la technologie », plus nous avons besoin de lieux physiques favorisant une réelle appropriation sociale de ces technologies ? Est-ce suffisant ? Quels sont leurs retours d’expériences ? Comment nos explorations numériques viennent-elles interroger l’éducation populaire ? Comment partager ces questions avec les acteurs de l’intérêt général, de l’éducation, de la culture, des mouvements sociaux, … ?

    A QUI PROFITENT LES LIEUX DE … « MEDIATION » ?

    Dans quelle mesure à travers les lieux de médiation, sommes-nous des agents de promotion de ces objets techniques et méthodes ? De façon presque involontaire, nous sommes des facteurs de validation de ces progrès techniques, et ce malgré une posture critique. A travers les arts numériques notamment, nous sommes amenés à utiliser les « dernières technologies » et à en faire ainsi la promotion.

    Nous sommes également parfois, contre notre gré, complètement partie prenante dans « l’écosystème » créatif et innovant : les *labs (fablab, medialab, hacklab, …) comme avant garde de l’innovation (avec par exemple la récupération des hackatons par les démarches entrepreneuriales), nous sommes parfois défricheurs de futurs terrains fertiles mais dont les légumes et les fruits seront récoltés par des start-ups à la pointe de l’intégration capitaliste de ces dynamiques créatives et de partage.

    Les lieux de médiation sont donc des lieux de tension, de conflit entre des injonctions à l’innovation industrielle et des appels à un mouvement d’une culture critique. Ces lieux ne peuvent éviter (même placés sous le signe de la culture libre) d’être intégrés, à un degré ou à un autre, à l’économie de l’attention. Dans le modèle du « double-sided market », façon Google, ils figurent sur le premier côté, parmi toutes sortes de têtes de gondole. Le conflit des attentions croise et renforce le conflit des cultures techniques.

    Cela ne signifie pas que les lieux de médiation soient condamnés à être instrumentalisés. Le seul fait d’ouvrir la question de la culture technique constitue un début de résistance (voire de sagesse).

    Dans un texte co-écrit avec Alain Giffard en 2014, nous nous interrogions sur « les lieux » où nous apprenons à comprendre ces technologies numériques, à les anticiper, à les détourner, à nous les approprier. Cette question des conditions nécessaires à cette appropriation n’est rien d’autre que la question de ce que nous avions nommé, pour définir un espace commun : la culture numérique.

    En partant du postulat que la culture numérique est en mouvement — dans le sens où elle est en formation — elle ne pré-existe pas à sa transmission, en insistant sur la dimension “pratiques, ateliers” ?
    C’est à dire que les usages du public ne sont pas strictement déterminés par l’institution ou le marché. C’est cet écart entre une position de cible et une position active de sujet, qui révèle le projet d’appropriation culturelle.
    Le point central de cette approche fut l’abandon de l’idée que la technologie, pouvait, en se banalisant, diffuser par son mouvement propre les savoirs et savoir-faire nécessaires. Nous avons ainsi proposé des pistes de réflexion sous forme de manifeste :

    → Nous prenons parti pour une culture numérique critique. Sans approche critique, pas de véritable formation à la culture numérique qui se réduit alors un discours d’accompagnement du marketing, à la préparation des consommateurs.
    → Nous pensons que le développement de la culture numérique doit s’inscrire dans la perspective du renforcement des capacités des personnes et des collectifs, c’est-à-dire dans la perspective de la culture de soi.
    → La culture numérique doit être réellement et largement démocratisée. Si nous récusons l’approche par le “rattrapage” et le seul “accès” aux technologies, nous restons fidèles à notre engagement initial de combattre les inégalités dans le domaine numérique et autres.
    → En démocratie, la souveraineté du peuple devient une simple fiction si, face à un environnement qu’il ne comprend pas, qui le « dépasse », il ne peut acquérir l’autonomie suffisante pour comprendre les enjeux, identifier les problématiques et en fin de compte, s’étant approprié cet environnement, désirer exercer réellement son pouvoir. L’assujettissement du peuple à la technologie est une menace sur la démocratie.
    → Nous préconisons d’associer culture numérique et culture du Libre, de construire la culture numérique comme un bien commun.
    → La construction et la transmission de la culture numérique nécessite la mise en place d’une formation dans les cursus généraux de l’enseignement comme dans l’éducation populaire. Cet enseignement relève de la culture générale et ne peut être cantonné aux cursus scientifiques au sens étroit.

    Il faut également aménager des temps de débat sur la culture numérique afin d’activer l’appropriation sociale des technologies. Autrement dit, il faut faciliter l’appropriation de la culture numérique comme “contenu” et comme « problème ».

    #Culture_numérique #Vocabulaire #Tiers_lieux


  • Tiers-lieux, hyper-ruralité, télétravail : la Fédération des PNR fait de la géographie — Géoconfluences

    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/tiers-lieux-pnr

    Un rapport de la Fédération des Parcs naturels régionaux illustre plusieurs notions utiles à l’étude des espaces ruraux et périurbains en France.

    Serge Jamgotchian et Pierre André, Les Parcs naturels régionaux, des territoires d’innovations pour le développement des tiers-lieux, étude de la Fédération des Parcs naturels régionaux, avril 2017. (pdf)

    La notion de tiers-lieu est ainsi définie comme les « environnements sociaux se distinguant des deux principaux que sont la maison et le travail ». Elle renvoie au glissement de mobilités longtemps décrites comme pendulaires à des mobilités triangulaires.

    L’étude aborde également d’autres phénomènes comme l’uniformisation des pratiques entre urbains et ruraux ou l’émergence du coworking et du télétravail. Elle commet toutefois un contresens sur l’hyper-ruralité en citant un extrait du rapport Bertrand qui ne rend pas justice aux travaux de son auteur, lesquels alertaient les pouvoirs publics sur les contraintes fortes pesant sur les espaces ruraux les plus isolés.

    Ce document donne un autre regard sur les espaces ruraux et les Parcs naturels régionaux, présentés comme territoires d’innovation, certes dans une tonalité parfois proche du marketing territorial.

    #france #environnement #parc_naturels #hyper_lieux #tiers_lieux


  • www.lepopulaire.fr - Creuse - GUERET (23000) - Pascal Desfarges : « Je compare l’émergence des tiers-lieux à celle des monastères au XIIe siècle »
    http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/creuse/2016/06/03/pascal-desfarges-je-compare-lemergence-des-tiers-lieux-a-celle-des-monas

    Ces lieux représentent un contre-pouvoir ou du moins un équilibre des pouvoirs face la société algorithmique imposée par de très grands groupes comme Facebook, Google, Apple ou Samsung qui sont en train de monopoliser les données, de les capter et de les revendre. On assiste aussi à l’avènement de la société de contrôle où tout va être automatisé : domotique, traçage… Je travaille sur ce sujet comme sur la ville intelligente. À la ville transhumaniste, j’oppose la ville collaborative.

    À la ville intelligente, j’oppose l’intelligence de la ville. Et cette intelligence est produite par ses habitants.

    #informatique_libre #tiers_lieux


  • La #performance des lieux de co-création - CREM
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/133853643586

    Raphaël Suire (@pareto35), enseignant chercheur au Centre de recherche en économie et management de l’université de Rennes 1, publie une intéressante étude (.pdf) sur l’impact économique des Fab Labs. A partir d’une base de données sur 48 Fab Labs mondiaux, le chercheur montre que la production de projets documentés et leur transformation en entreprise dépend des interactions nouées entre le #fablab et son écosystème. “L’interaction avec une périphérie foisonnante et plus exploratoire de petits acteurs favorise la créativité du FabLab et la production de projets documentés, en revanche la transformation en nouvelle entreprise est favorisée avec une position d’intermédiaire entre cette périphérie et un cœur d’acteurs en place, de taille plus importante en capacité d’exploiter et transformer la créativité du (...)

    #softplace #tiers_lieux #innovation


  • Le paradigme économique des #tiers_lieux - Echosciences
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/100658599418

    L’urbaniste Raphaël Besson de l’agence Villes innovations, livre pour EchoSciences une intéressante analyse du paradigme économique des Tiers Lieux. Certes, les Tiers lieux sont régis par des principes d’innovation ouverte et ascendante, par des communautés promouvant les principes de co-production, de partage, d’open source et de gratuité, orientées vers le développement de productions socialement utiles et prônent une conception collaborative et horizontale du travail. Ils n’en constituent pas moins un paradigme marchand à part entière. Derrière leurs logiques en apparence contradictoires (intérêt et désintéressement ; confiance et opportunisme ; alliance et domination ; esprit de partage et marchandisation : logiques monétaires et non monétaires ; motivations sociales, culturelles et économiques) il (...)

    #fablab #économie #softplace