#tim_hwang

  • La publicité limite la grammaire des interactions sociales | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/04/20/la-publicite-limite-la-grammaire-des-interactions-socia

    La publicité, partie intégrande du cycle de la réalisation de la valeur et du fétichisme de la marchandise (pour utiliser des notions de la critique de l’économie politique) contribue à l’augmentation et au renouvellement – souhaitée par les entreprises – de besoins souvent artificiels. La logique publicitaire (une véritable pollution imposée aux consommateurs et consommatrices) au cœur du fonctionnement de l’internet me semble hautement critiquable. Cet outil relevant du commun, son éventuellement financement – comme son fonctionnement – ne peux relever de la sphère privative lucrative.

    Cela étant précisé, cet ouvrage contribue à la compréhension de l’« économie de l’attention » et de mécanismes publicitaire propres au fonctionnement de l’internet, « La publicité numérique est le cœur funeste qui fait vivre l’internet ».

    Tim Hwang discute donc du jargon de la publicité programmatique, de temps réel, de plates-formes logicielles, de monétisation par la vente de l’attention des consommateurs et consommatrices, de risques systémiques, des ressemblances entre les marchés de la publicité programmatique et les marchés financiers, des enchères publicitaires, des algorithmes, « La technologie permet de jouer le jeu, mais ne dicte pas les règles du jeu », d’attention marchandisée, « Le concept amorphe, informe, de l’attention est désormais un ensemble d’éléments comparables et distinguables qui peuvent être captés, évaluées et vendus », de standardisation, de spéculation, de marchandises « abstraites », d’opacité, d’infrastructure de surveillance, de déferlement de données, de trading algorithmique, de dark pools, de nouveaux intermédiaires, de détermination des prix, de dépendance à l’égard des plateformes dominantes, d’ergonomie souterraine, de qualité, de la perte d’« efficacité » des bannières, de bloqueurs de publicité, de visibilité et d’invisibilité, « Un nombre stupéfiant des ces annonces n’est jamais vu par qui que ce soit »…

    J’ai notamment apprécié les passages sur la fraude publicitaire, la fraude au clic, « publicités… vues uniquement par des robots ou par des humains dont le travail consiste à cliquer dessus », l’usurpation de domaines, le développement d’entreprises criminelles… L’auteur interroge l’attention réelle, d’autant que se développe « le spectre du désintérêt du public pour la publicité en ligne ».

    Je ne reviens pas sur mes remarques antérieures. J’ajoute cependant que contrairement à l’auteur, il me semble possible d’aborder le fonctionnement de l’internet sans aucune publicité. La gratuité réelle pour les utilisateurs et utilisatrices peut être construite par une prise en charge collective de ce bien commun que devrait être l’internet.

    Il convient donc à la fois de combattre la place des Gafam, la dictature des algorithmes (masquant des choix et des programmations par des individus), la pollution publicitaire et la marchandisation du monde.

    #Tim_Hwang #Publicité #Economie_attention

  • Usbek & Rica - Tech Paf - La publicité ciblée n’est-elle qu’une arnaque ?
    https://usbeketrica.com/fr/article/tech-paf-et-si-la-publicite-ciblee-n-etait-en-fait-qu-une-arnaque
    https://usbeketrica.com/uploads/media/1200x628/09/92839-hwang_ouverture.png?v=1-0

    Dans son récent livre Le grand krach de l’attention, le chercheur américain Tim Hwang, passé par Google et IBM, démontre que le marché de la publicité a tout d’une bulle spéculative sur le point d’exploser… Retour sur les raisons de l’inefficacité de ces pubs « personnalisées ». Une chronique Tech Paf à retrouver tous les lundis dans la matinale de Radio Nova.

    #Tim_Hwang #Chronique_radio

  • Usbek & Rica - « Le business de la pub en ligne est bâti sur une fiction : son efficacité »
    https://usbeketrica.com/fr/article/le-business-de-la-pub-en-ligne-est-bati-sur-une-fiction-son-efficacite
    https://usbeketrica.com/uploads/media/1200x628/09/92839-hwang_ouverture.png?v=1-0

    ARCHIVE – Dans son livre Subprime Attention Crisis (FSG Originals, 2020), le chercheur américain Tim Hwang, passé par Google et IBM, et aujourd’hui pensionnaire de l’université de Georgetown, enquête sur le marché de la publicité en ligne. Sa conclusion : la pub ciblée ne fonctionne pas et ce secteur d’activité, qui draine des sommes vertigineuses, a tout d’une bulle spéculative, prête à exploser.

    À l’occasion de la parution en français de cet ouvrage (Le grand krach de l’attention, C&F éditions, 2022), nous publions ici l’entretien que Tim Hwang nous avait accordé au printemps 2021, dans le cadre du dossier de notre magazine consacré au futur de la pub.

    Vous comparez le marché de la publicité en ligne à la bulle des subprimes qui a précédé la crise financière de 2008. Quels sont les points communs entre ces deux marchés  ?

    Un très grand nombre d’études montrent que les retours sur investissement de la publicité en ligne sont anémiques ou carrément négatifs. Et pourtant, l’argent continue d’affluer. Il y a un effet de mode, de mimétisme, l’idée que si tout le monde met de l’argent dans la publicité en ligne c’est bien que cela doit marcher. Mais je formule effectivement une autre hypothèse qui renvoie à la bulle des subprimes. Dans les années 1980 et 1990, de nombreuses économies avaient des problèmes et, dans les années 2000, les investisseurs ont cherché des placements sûrs. Une ruée s’est alors opérée vers les bons du Trésor américain dont le prix, progressivement, a augmenté. Il a fallu trouver autre chose, en l’espèce les hypothèques. Et la demande a été si forte que des hypothèques de moins en moins solides ont été mises sur le marché, adossées à des crédits accordés à des foyers peu ou pas solvables. Ainsi a débuté la crise des subprimes. Un phénomène similaire est aujourd’hui à l’œuvre avec la pub en ligne. Tout le marché de la publicité se redirige vers Internet, la demande est extrêmement forte et on commercialise des produits d’une qualité de plus en plus médiocre. Nous faisons face à une bulle spéculative, une distorsion entre le prix de la publicité en ligne, qui ne cesse de grimper, et sa valeur réelle.

    La publicité est au cœur du modèle économique d’Internet. C’est même son « péché originel » selon la formule du chercheur et activiste Ethan Zuckerman. Est-il possible de rompre avec ce modèle  ?

    Même si Facebook ou Google – les deux plus gros vendeurs de pub d’Internet – semblent inarrêtables, il ne faut pas oublier que ces entreprises sont jeunes et qu’Internet a déjà changé à de multiples reprises, et de manière radicale, au cours des dernières décennies. J’ai des amis qui sont des « anarchistes de la pub », qui voudraient s’en débarrasser totalement… Je suis plus modéré. La publicité est utile pour rendre certains services gratuits, je pense en particulier aux moteurs de recherche. Simplement, la pub ne doit pas être l’alpha et l’oméga du Web. Par exemple, les États pourraient subventionner l’accès à certains services essentiels aujourd’hui financés par la pub. Nous sommes à un tournant, un moment de renégociation du contrat social avec les grandes entreprises de la tech. Il ne faut donc ignorer aucune piste.

    #Tim_Hwang #Publicité #Economie_attention

  • The biggest tech trends of 2022, according to experts
    https://www.fastcompany.com/90704618/the-biggest-tech-trends-of-2022

    La technologie comme nouvelle deité dans l’ère post-covid, pré-guerre... Pray for NFT !

    Tim Hwang, author of Subprime Attention Crisis (Hwang is also editor of The California Review of Images and Mark Zuckerberg.)
    As the world becomes ever more uncertain in 2022, technology will increasingly become the locus of fantasy, escapism, and fin de siècle excess. That means two trends are set to expand in the coming year. First, technology as cult infrastructure: We’ll see things like the tungsten cube [collector NFTs], religiously skinned tokenization [such as GAWDS.xyz’s deity NFTs], and divinatory platformization [such as the C0-Star personalized astrology app] make a major leap in popularity and complexity. Second, technology fundamentalism. After a period of apology and attempted cooperation with policymakers and civil society, I anticipate that tech leaders will harden in their visions for society and their diagnoses of its problems, becoming unwilling to compromise on increasingly radical plans to remake life after COVID.

    #Tim_Hwang #Prédictions

  • Subprime Attention crisis : la publicité ciblée ne fonctionne pas
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/data-big-et-smart/publicite-ciblee-moteur-economique-web-arnaque

    Dans son livre Le grand krach de l’attention, Tim Hwang explique que la publicité ciblée, le moteur économique d’une grande partie du web, est survalorisée et à l’origine d’une bulle financière qui pourrait mettre en péril l’économie. Interview.

    Cette interview a initialement été publiée le 21 octobre 2020, date de la publication de Subprime Attention Crisis, puis mise à jour le 25 février 2022 à l’occasion de la publication de sa version française Le grand krach de l’attention (C&F Éditions).

    #Tim_Hwang #Attention #Publicité

  • Prologue de Tim Hwang à son livre : Le grand krach de l’attention | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/03/prologue-de-tim-hwang-a-son-livre-le-grand-krach-de-lat

    Premier jour de Programmatic i/o, la « plus grande conférence mondiale de l’écosystème du marketing data-driven ». Les participants s’entassent au sous-sol de l’hôtel

    Marriott Marquis de San Francisco afin d’assister à des présentations sur les aspects les plus subtils de la publicité en ligne. Les sessions promettent d’explorer des thèmes tels que « les meilleures pratiques pour une mesure avancée des audiences de la télévision » ou « l’avenir de la publicité vidéo ». Les stands de fournisseurs envahissent les lieux et vendent un nombre incalculable de choses, depuis les marchés d’échange de données destinées au ciblage publicitaire jusqu’aux plateformes d’automatisation de la création de contenus publicitaires. Le sac que j’ai reçu à l’entrée se remplit de brochures promettant « la monétisation des données grâce à une technologie imbattable » et des produits qui permettent « l’idéation, la production et l’approbation de vos contenus de marque […] rationalisés avec une efficacité sans précédent ».

    La publicité numérique est le cœur funeste qui fait vivre l’internet. Régi par les données et automatisé à l’extrême, cet écosystème mis à l’honneur par des conférences comme Programmatic i/o est la machine à sous qui a nourri l’ascension fulgurante des grandes sociétés technologiques et des créateurs de contenus les plus en vue de notre époque.

    #Tim_Hwang #Publicité #Prologue

  • 5 Things Service-Driven Businesses Can Do To Impress Clients
    https://www.forbes.com/sites/serenitygibbons/2022/02/24/5-things-service-driven-businesses-can-do-to-impress-clients/?sh=1a47d6963416

    1. Change up your ad game.

    Advertising is an essential component of almost all business growth strategies. But even though the industry has been around for a long time, the practices companies use rarely keep up with the latest cultural and psychosocial developments. What worked in advertising five years ago may work half as well today. And yet, many companies still aren’t adapting their methods …

    As former Google policy director and book author, Tim Hwang, told TechCrunch in 2020, marketers are being fooled by programmatic advertising and misleading measurement systems, high costs and blatant advertising fraud created by fake clicks. He even goes as far as stating that the online ad industry is in need of a “controlled demolition.”

    #Tim_Hwang #Publicité #Publicité_programmatique

  • Ouvrage : Nouveauté : Le grand krach de l’attention – Tim Hwang – Gemdev
    https://www.gemdev.org/20987

    Nouveauté : Le grand krach de l’attention – Tim Hwang

    Bonjour, J’ai le plaisir de vous présenter la première publication 2022 de C&F éditions. Une traduction d’un petit ouvrage qui a connu un véritable succès aux États-Unis, et qui vient bousculer de nombreux mythes concernant la publicité sur Internet. Le grand krach de l’attention. La publicité, une bombe au cœur de l’internet
    Tim Hwang
    Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Lemoine
    Et si la publicité personnalisée promue par les géants du web n’était qu’un mirage ? Tim Hwang déconstruit le mythe promis aux annonceurs d’un accès sur mesure à chaque utilisateur ou utilisatrice de l’internet. Il dévoile, ce faisant, les pratiques spéculatives et les manipulations des grandes places de marché publicitaires, intimement liées aux monopoles du web. Que se passera-t-il quand ce mythe s’écroulera ? Quelles seront les conséquences de cet effondrement sur l’ensemble de l’économie de l’internet ? Et au-delà ? Tim Hwang s’attache à montrer les similitudes entre le risque induit par la spéculation publicitaire sur internet et ce qui s’est passé dans le secteur de la finance en 2008. Un ouvrage éclairant et pédagogique sur les mécanismes de la spéculation dans la finance comme sur l’internet. « Espérons que le livre de Tim Hwang parviendra à faire éclater la bulle spéculative du système publicitaire de l’internet qui profite à si peu. »

    Tim Hwang est écrivain, avocat et chercheur sur l’impact politique des technologies. Il a été responsable des politiques publiques de l’intelligence artificielles chez Google. Surnommé « l’homme le plus occupé d’internet » par la revue Forbes, Tim Hwang s’intéresse à l’avenir de l’économie de l’attention et à la géopolitique du numérique. Il est chercheur associé au Center for Security and Emerging Technology de l’université de Georgetown qui produit des rapports sur l’impact mondial de l’intelligence artificielle. Il était auparavant directeur du think-tank philanthropique Harvard-MIT Ethics and Governance of AI initiative qui émet des propositions afin que les projets d’intelligence artificielle soient bien orientés dans l’intérêt public.

    #Tim_Hwang

  • The new dotcom crash: collapsing ad markets threaten disaster for Big Tech - New Statesman
    https://www.newstatesman.com/the-business-interview/2022/02/the-new-dotcom-crash-collapsing-ad-markets-threaten-disaster-for-big-t

    Illustration by Anna Higgie

    On Thursday 3 February Meta Platforms, the company that owns Facebook, Instagram and WhatsApp, lost more than a quarter of a trillion dollars in market value — the largest one-day drop in history. Mark Zuckerberg, whose personal wealth fell by more than $30bn in a single day, appeared red-eyed and shaken (he claimed to have scratched his cornea) in a call with employees, whom he urged to concentrate on new products.

    The plunge was caused by an earnings report in which Facebook acknowledged that its daily users had begun to decline. Zuckerberg’s story is that this doesn’t matter in the long run, because Meta will replace the social media platforms of today with the internet of tomorrow: the metaverse. But for the technology author and researcher Tim Hwang, it points to a deeper crisis in the way internet companies make money — one that could have serious implications not just for Facebook, but for all of the tech giants and for the financial markets that have ballooned on their progress for more than a decade.

    It quickly became apparent, however, that the web would only grow at massive, world-changing speed if websites were free to use — and that the only people who were going to pay for that growth would be advertisers. This gave Google a problem to solve: an individual website could simply put a car ad on a page about cars, as newspapers and magazines had done for centuries. By 2005, however, Google was serving more than 100 billion searches a year on more than 64 million websites. The question was, “How do you deliver a relevant ad to someone, when on a given day someone might search for anything on Google?”

    When Facebook arrived in the mid-Noughties it had a similar problem, says Hwang. “How do you deliver millions, if not billions, of ads to lots and lots of different people looking for different things on the web?”

    Much has been written about the incentives this system has created for disinformation, populism and polarisation. For Hwang, however, the real question is: “What if this waterfall of money that we’ve discovered on the internet is actually not sustainable?”

    Hwang maintains there are good reasons to suspect that it isn’t. “The closer that you look at it, the more it appears that there’s large segments of this marketplace which are faulty — in effect, kind of a scam.”

    Swathes of internet traffic are useless to advertisers. More than a third of web-page views are from machines, and roughly a third of human web traffic is ad-free, thanks to ad blocking. The criteria for what the industry considers an “impression” are fantastically accommodating — an ad is considered viewable if half of it has been on screen for one second — but studies suggest that less than half of ads meet them.

    “We’ve been sold a vision,” Hwang says, “for a very long time that this system, on a fundamental level, really works.” But the effectiveness of programmatic advertising, and the amount advertisers will pay for an impression or a click, has been falling, forcing Big Tech to undermine its own products as they “force more and more ads into an experience, or into a social media channel, in order to make the same amount of money… and that has the perverse effect of squeezing people away from those platforms”.

    For Hwang, the real danger of these policies is not that they will stop ads from working, but that companies will lose access to tracking data “and it turns out the ads are pretty much as effective as they always were”. If Big Tech forfeits its powers to track and target, what should companies do — lose access to hundreds of millions of affluent EU consumers, or admit that the technology behind the multi-trillion-dollar industry of surveillance capitalism is about as effective as an ad in the local paper? “That,” Hwang said, “might really pop the bubble.”

    A second dotcom crash would not be confined to a handful of companies. Big Tech has been the driving force behind the longest bull run in history, a ten-year boom in innovation. By 2020 the five largest companies in the US were tech companies — Facebook, Apple, Tesla, Amazon and Microsoft — and accounted for 37 per cent of stock market returns.

    Big Tech’s rising tide has not only created a long boom in stocks but innovation across the global economy. “The advertising ecosystem has ended up subsidising a lot of things that we don’t really think about as connected,” from the growing AI industry to entertainment and journalism. “We have delegated so much basic R&D to these companies. For example, the progress of self-driving cars is almost entirely funded through advertising.”

    Forget the dotcom bubble. Could this be as big as the 2008 financial crash? Hwang accepts that Big Tech, inflated as it is, doesn’t compare in size to the mortgage market that brought down the global economy 14 years ago. But he feels the comparison is still valid: something obscure and complicated is about to become systemically important. In 2008, he says, “you had this financial asset… that we didn’t really think much about… but as soon as that market downturns it had these ripple effects throughout the economy”.

    #Tim_Hwang #Publicité

  • Ad Tech Could Be the Next Internet Bubble | WIRED
    https://www.wired.com/story/ad-tech-could-be-the-next-internet-bubble

    We live in an age of manipulation. An extensive network of commercial surveillance tracks our every move and a fair number of our thoughts. That data is fed into sophisticated artificial intelligence and used by advertisers to hit us with just the right sales pitch, at just the right time, to get us to buy a toothbrush or sign up for a meal kit or donate to a campaign. The technique is called behavioral advertising, and it raises the frightening prospect that we’ve been made the subjects of a highly personalized form of mind control.

    Or maybe that fear is precisely backwards. The real trouble with digital advertising, argues former Google employee Tim Hwang—and the more immediate danger to our way of life—is that it doesn’t work.

    Hwang’s new book, Subprime Attention Crisis, lays out the case that the new ad business is built on a fiction. Microtargeting is far less accurate, and far less persuasive, than it’s made out to be, he says, and yet it remains the foundation of the modern internet: the source of wealth for some of the world’s biggest, most important companies, and the mechanism by which almost every “free” website or app makes money. If that shaky foundation ever were to crumble, there’s no telling how much of the wider economy would go down with it.

    Hwang draws an extended analogy between the pre-2007 housing bubble and today’s market for digital advertising. In the years leading up to the Great Recession, American lenders went wild, issuing mortgages to people who (in retrospect) were unlikely to pay them off. Those loans—the infamous “subprime” mortgages—were then packaged into complex financial instruments that hid the shakiness of the underlying assets. Investment banks and other financial institutions bought into those securities without quite knowing what was in them. When the housing market sagged, it triggered a panic that tanked the global economy.

    Just as housing played an outsized role in pre-crash financial markets, so does advertising in the digital economy. Google earns more than 80 percent of its revenue from advertising; Facebook, around 99 percent. Advertising also makes up a fast-growing share of Amazon’s revenue. The global market for digital advertising was $325 billion last year and is projected to grow to $525 billion by 2024. All that wealth is used to fund myriad other ventures—including cutting-edge research into AI and clean energy—that might wither away if the advertising spigot were turned off.

    If the financial market of the aughts was dangerously opaque, so, too, is modern internet advertising. In the early days of online ads, a brand would strike a deal with a website owner to host a paid banner. The onscreen space for that image, known as the ad inventory, would be sold by the publisher directly. (The magazine you’re reading right now made the first such transaction, back in 1994.) Today, the process has grown far more complicated, and humans are barely involved. “As they do in modern-day capital markets, machines dominate the modern-day ecosystem of advertising on the web,” Hwang writes. Now, whenever you load a website, scroll on social media, or hit Enter on a Google search, hundreds or thousands of companies compete in a cascade of auctions to show you their ad. The process, known as “programmatic” advertising, occurs in milliseconds, tens of billions of times each day. Only automated software can manage it.

    It’s fair to wonder why, if programmatic advertising is such a bum deal, so many brands continue to pour money into it. The reasons are manifold and overlapping. To begin, most of the people responsible for ad spending have no idea where their ads are actually running, let alone how they’re performing, and certainly have not brushed up on the latest research papers. That’s especially true for the small and medium-size businesses that make up the bulk of Google and Facebook advertising customers. I spoke recently with the owner of a successful online audio equipment store who had recently learned, thanks to a chance encounter with an expert, that 90 percent of his programmatic ad budget was being wasted on fraudulent clicks. Most other merchants simply never find out what happens after they send an ad out into the world.

    So if Hwang is right that digital advertising is a bubble, then the pop would have to come from advertisers abandoning the platforms en masse, leading to a loss of investor confidence and a panicked stock sell-off. After months of watching Google and Facebook stock prices soar, even amid a pandemic-induced economic downturn and a high-profile Facebook advertiser boycott, it’s hard to imagine such a thing. But then, that’s probably what they said about tulips.

    This is not something to be cheered. However much targeted advertising may have skewed the internet—prioritizing attention-grabbiness over quality, as Hwang suggests—that doesn’t mean we ought to let the system collapse on its own. We might hope instead for what Hwang calls a “controlled demolition” of the business model, in which it unravels gradually enough for us to manage the consequences.

    It’s a strange thing, the internet economy. The product that generates all the money doesn’t work very well, and when it does work, people tend to hate it. The question is which problem should be solved.

    #Tim_Hwang #Publicité #Economie_attention

  • Reseña : « Subprime Attention Crisis » | Marketing Directo
    https://www.marketingdirecto.com/anunciantes-general/publicaciones/subprime-attention-crisis-libro-colapso-publicidad-online

    Ce livre sera disponible en français cet automne chez C&F éditions...

    Subprime Attention Crisis (Tim Hwang)
    «Subprime Attention Crisis», el libro que advierte sobre el riesgo de colapso de la publicidad online

    22 julio 2021

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    Subprime Attention Crisis aborda en profundidad las sombras que acompañan a internet y al ecosistema de la publicidad online.

    El mundo digital llegó para ofrecer un sinfín de posibilidades a los usuarios y a los anunciantes, que comenzaron un camino lleno de oportunidades de la mano de la publicidad online. Sin embargo, este camino está repleto de retos y amenazas que ensombrecen esas oportunidades que a priori se presentaban.

    La falta de fiabilidad de los números de publicidad, la automatización no regulada de las guerras de ofertas publicitarias y el simple hecho de que la mayoría de los anuncios en línea no funcionan son algunas de las sombras que Tim Hwang pone encima de la mesa en su libro «Subprime Attention Crisis: Advertising and the Time Bomb at the Heart of the Internet», una publicación que sin duda invita a la reflexión por parte de toda la industria publicitaria.

    El colapso de la publicidad online y la crisis de la atención

    El autor habla en este libro del posible colapso de la publicidad digital y lo compara por su similitud con la crisis inmobiliaria de 2008. Y si la publicidad en línea se derrumba, internet y sus servicios hasta ahora gratuitos, de la noche a la mañana serán accesibles solo para aquellos que puedan pagarlos.

    En «Subprime Attention Crisis», Tim Hwang investiga la forma en la que las grandes tecnologías financian la atención. En el libro aborda la crisis por la atención y los cambios que generó la llegada de la publicidad online a la hora de comprar y vender ese bien tan preciado para los anunciantes.

    Perry Hewitt, reconocido consultor de marketing y estrategia digital, y asesor de la Iniciativa Digital de Harvard Business School, asegura que Tim Hwang en Subprime Attention Crisis nos recuerda que «un colapso precipitado del modelo de publicidad digital se extendería mucho más allá de la explosión de una burbuja de la industria para amenazar fundamentalmente el modelo de negocio de la web que todos dependen«.

    Para Danah Boyd, autora de It’s Complicated: The Social Lives of Networked Teens, fundadora de Data & Society e investigadora principal de Microsoft Research, el libro «destruye la ilusión de que los anuncios programáticos son efectivos y financieramente sólidos. Uno solo puede esperar que este libro se utilice para hacer estallar la burbuja que beneficia muy poco».

    ¿Qué pasaría si la burbuja de la publicidad online estallara? ¿Están los anunciantes poniéndose una venda ante los ojos? ¿Qué va a ocurrir con la atención de los consumidores? A estas y otras preguntas invita a reflexionar este libro de obligada lectura para todos los profesionales del marketing y la publicidad.
    Sobre el autor de «Subprime Attention Crisis»

    Tim Hwang, actualmente el asesor general de Substack, es investigador en el Center for Security and Emerging Technology, miembro de la junta de Meedan e inversionista en Temescal Brewing.

    Anteriormente trabajó como director de la Harvard-MIT Ethics and Governance of AI Initiative, un fondo filantrópico de 27 millones de dólares y un esfuerzo de investigación que trabaja para avanzar en el desarrollo del aprendizaje automático en el interés público. Además, fue líder de políticas públicas globales para inteligencia artificial y aprendizaje automático en Google.

    Ha trabajado también en Electronic Frontier Foundation, Oxford Internet Institute, Tumblr, Mozilla Foundation, RAND, Stanford Center for Legal Informatics, Edelman, The Barbarian Group, Creative Commons, Imgur y Percolate.

    Puedes ver más publicaciones de Tim Hwang en este enlace.

    Más información:

    Editorial: FSG Originals

    Precio: 14,58 euros.

    #Tim_Hwang #Subprime_attention_crisis