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RSS: #tirailleurs_sénégalais

#tirailleurs_sénégalais

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    colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 18/10/2025
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    Le massacre de tirailleurs par l’armée française, en 1944 au Sénégal, a été « prémédité » et « camouflé », selon un rapport officiel
    ▻https://www.franceinfo.fr/monde/afrique/senegal/le-massacre-de-tirailleurs-par-l-armee-francaise-en-1944-au-senegal-a-ete

    Selon eux, "les rapports contradictoires et manifestement faux parlent de 35 ou 70 morts", alors que "plus de 400 tirailleurs se sont volatilisés comme s’ils n’avaient jamais existé". "Les estimations les plus crédibles avancent les chiffres de 300 à 400" morts, affirment-ils.
    Ces tirailleurs originaires de plusieurs pays ouest-africains (notamment Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée, Haute-Volta – devenue aujourd’hui le Burkina Faso) avaient été rapatriés après avoir combattu pour l’armée française en Europe lors de la Seconde Guerre mondiale, et réclamaient le paiement d’arriérés de soldes avant de rentrer chez eux. Le traumatisme lié à leur massacre est toujours vif au Sénégal et dans de nombreux pays du continent.

    Les chercheurs réclament une « demande de pardon » de la France

    La tuerie "devait convaincre que l’ordre colonial ne pouvait être écorné par les effets émancipateurs de la [Seconde] Guerre" mondiale sur les colonisés, accusent les auteurs de ce Livre blanc. C’est "la raison pour laquelle l’opération a été préméditée, minutieusement programmée et exécutée (...) dans des actions coordonnées". "Il est certain que si les tirailleurs avaient été armés, ils se seraient défendus. Nulle part, le moindre acte de résistance n’a été mentionné", affirment les chercheurs. "La tuerie ne s’est pas limitée au camp de Thiaroye et à ses abords. Certains soldats ont été tués à la gare et des blessés, probablement achevés et fusillés au cimetière et en d’autres endroits, et transférés [au cimetière de Thiaroye] pour leur inhumation", ajoutent-ils.

    Les chercheurs recommandent "une requête au niveau de la Cour européenne des droits de l’homme pour entendre prononcer que le massacre de Thiaroye est une violation massive et caractérisée des droits de l’homme envers les tirailleurs sénégalais". La France est en outre appelée à "exprimer officiellement sa demande de pardon aux familles, aux communautés et aux populations des pays dont sont originaires les tirailleurs". Le Livre blanc recommande aussi "l’introduction de requêtes collectives de révision" des procès des tirailleurs jugés et condamnés pour ce massacre, "en impliquant la société civile africaine et européenne".

    #massacre_de_Thiaroye

    colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 21/10/2025

      « Le massacre de Thiaroye, au Sénégal, en 1944, c’est le rétablissement de l’ordre colonial »
      ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/21/le-massacre-de-thiaroye-au-senegal-en-1944-c-est-le-retablissement-de-l-ordr

      Président du comité chargé d’enquêter sur la mort des #tirailleurs_sénégalais près de Dakar, l’historien Mamadou Diouf replace, dans un entretien au « Monde », cet événement dans la mémoire africaine et déplore la difficulté d’accès aux #archives françaises.

      Dans la matinée du 1er décembre 1944, l’armée française, qui avait mobilisé 1 200 de ses hommes et positionné des chars autour du camp de Thiaroye, près de Dakar, ouvrit le feu sur les tirailleurs sénégalais qui s’y trouvaient. Leur tort ? Demander le même solde que leurs camarades métropolitains aux côtés desquels ils avaient combattu durant la seconde guerre mondiale.

      Le bilan officiel de ce qui fut qualifié de « mutinerie » était de 35 morts. En 2012, face à l’indignation et à la mobilisation africaines, la France, par la voix de son président, François Hollande, requalifia l’événement en « répression sanglante » et, en 2014, réévalua le nombre de morts à 70.

      Quelques années plus tard, en 2021, Jean-Yves Le Drian, alors ministre des affaires étrangères, reconnut l’existence de trois #fosses_communes, sans pour autant en préciser la localisation. Et le président Emmanuel Macron finit, dans une lettre adressée en 2024 à son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, par reconnaître le « massacre », alors que des travaux d’historiens français, comme ceux d’Armelle Mabon (Le Massacre de Thiaroye, Le Passager clandestin, 2024), évoquaient un « mensonge d’Etat » couvrant la disparition d’environ 300 à 400 tirailleurs.

      Les autorités sénégalaises ont alors missionné le comité de commémoration du 80e anniversaire, présidé par l’historien Mamadou Diouf, enseignant à l’université Columbia, à New York, pour mener l’enquête. Le résultat a été consigné dans un Livre blanc, remis au président sénégalais le 16 octobre. « Contre-récit » africain du massacre, cette vaste étude de plus de 300 pages plonge au cœur des archives françaises et en analyse les anomalies, présentes en si grand nombre qu’elles finissent, selon les auteurs, par constituer une ligne directrice : celle d’une « falsification ».

      Réinscrivant cet événement dans l’histoire de la lutte pour la libération africaine, le Livre blanc montre qu’il ne s’agit pas d’une « mutinerie ». Mais bel et bien d’une opération « préméditée, minutieusement programmée et exécutée » pour maintenir l’#ordre_colonial mis à mal par la seconde guerre mondiale et menacé par les velléités d’émancipation des tirailleurs sénégalais – originaires du Sénégal mais aussi d’autres pays d’Afrique subsaharienne – qui s’étaient engagés pour la liberté, et la réclamaient à leur tour.

      Le Livre blanc révèle également le résultat des premières fouilles archéologiques entreprises dans une partie du cimetière de Thiaroye. Des cadavres pieds entravés, crâne défoncé, balle dans la poitrine ont été retrouvés. Mais le plus troublant est la non-correspondance entre la position des corps et celle des tombes. Ce qui, selon le rapport, laisse penser à une « mise en scène sous-tendue par un souci de faire correspondre leur nombre à celui des victimes officiellement avancé par l’administration coloniale ».

      Les historiens ont, par ailleurs, identifié des dossiers manquants dans les archives et se sont vu refuser l’accès à certaines d’entre elles en France. Ce qui leur laisse supposer que, contrairement à ce qu’avait affirmé le président François Hollande, en 2014, la France n’a pas remis « toutes » les archives à ce sujet.

      Comment expliquez-vous que certaines archives soient toujours manquantes ou non accessibles ?

      Dès le moment où le massacre a été perpétré, il a été accompagné par la nécessité de le dissimuler. Le comité a donc travaillé à identifier les archives, la documentation existante et les dossiers manquants. Jusqu’à aujourd’hui, personne ne peut dire combien de tirailleurs ont embarqué à bord du Circassia, qui les a rapatriés depuis la France, combien ont été cantonnés à Thiaroye, combien ont été blessés et combien tués. Il est difficilement concevable qu’une armée soit incapable de dire qui sont ses soldats. Il y a nécessairement eu des listes. Que sont-elles devenues ? Tant qu’on ne les aura pas, il sera difficile d’identifier précisément les victimes.

      Nous nous sommes demandé pourquoi la France avait donné différents chiffres concernant le nombre de morts et ce qui était véritablement en jeu derrière ces efforts de dissimulation. Dans le Livre blanc, nous expliquons que le massacre de Thiaroye, comme ceux de #Sétif [le 8 mai 1945, en Algérie] ou de #Madagascar [en 1947], est un massacre de la libération alors que l’on célèbre la Libération.

      C’est cela qu’il fallait cacher : la Libération ne devait pas signifier pour autant la libération des peuples colonisés. Le massacre de Thiaroye, c’est le rétablissement de l’ordre colonial alors que les indigènes ne veulent plus être traités comme tels, mais comme des citoyens. Les tirailleurs demandaient à avoir des droits parce qu’ils avaient participé à la guerre. Or, après la guerre, la métropole entendait se reconstruire en utilisant les ressources de l’empire.

      Que vous ont révélé les premières fouilles ?

      Les résultats sont provisoires, mais ils nous permettent déjà de comprendre que le cimetière semble être une mise en scène pour produire un récit conforme à ce que les autorités françaises veulent imposer. En surface, le cimetière est extrêmement bien organisé, alors que sous les tombes règne un désordre extraordinaire. L’emplacement et l’orientation à la surface des tombes ne correspondent pas à l’emplacement et à l’orientation des corps en terre. Ce qui laisse penser que l’apposition de pierres tombales est probablement postérieure aux enterrements et que l’on a vraisemblablement mis des tombes sur ce qui était plus ou moins des fosses communes. Cela reste à être vérifié pour l’ensemble du cimetière.

      On a également retrouvé un cadavre bouche ouverte, ce qui laisse supposer que la victime a été enterrée vivante. Et des signaux indiquent que certaines des victimes ont été achevées sur place. Toutes n’ont probablement pas été tuées dans le camp. On sait, par ailleurs, que l’une d’entre elles a été tuée à la gare de Thiaroye.

      Que représente aujourd’hui ce massacre dans les imaginaires sénégalais et ouest-africains ?

      Il occupe une place importante. Dès 1944, des artistes, des écrivains et des intellectuels comme Léopold Sédar Senghor, Keïta Fodéba, Frantz Fanon puis Boubacar Boris Diop se sont emparés de ce drame. C’est que l’on comprend tout de suite que le massacre annonce la libération de la domination coloniale. C’est une tragédie certes, mais c’est une tragédie de l’espoir, provoquée par des revendications d’émancipation.

      La mémoire de Thiaroye a contribué à une prise de conscience et à une mobilisation patriotiques et culturelles dans les années 1970, notamment du côté des groupes marxistes, d’extrême gauche. Cela a abouti à un mouvement populaire, qui a fondé l’association Groupe Thiaroye 44, qui organise un festival dont le slogan est « Pour la mémoire, contre l’oubli, pour l’avenir ». Ousmane Sembène réalise, en 1988, un film, Camp de Thiaroye, censuré par la France pendant plus de dix ans. De nombreux chanteurs, Baaba Maal, Ismaël Lô, Touré Kunda, Youssou N’Dour, Omar Pène et bien d’autres, ont écrit des chansons sur le massacre.

      Face au mensonge et à la dissimulation de la France, il y a un travail systématique de la construction d’un récit africain politique et populaire. Il y a eu de nombreuses productions artistiques et esthétiques sur ce sujet qui ont participé à forger une conscience panafricaine au service de la souveraineté et de la construction de sociétés libres, démocratiques et développées.

      Est-ce pour cette raison que le Livre blanc mentionne une dimension panafricaine de la mémoire de ce massacre ?

      Parler de Thiaroye aujourd’hui peut être perçu, du côté de l’ancienne métropole, comme une manifestation antifrançaise. Mais il ne s’agit pas du tout de cela. Nous n’avons pas travaillé contre la France, mais pour produire un #récit_africain d’un événement auquel a participé la France. Or, actuellement, les récits dominants sur cette question sont ceux de l’ancienne métropole. Produire un récit africain, c’est, par exemple, rappeler que, lors de la seconde guerre mondiale, les tirailleurs sénégalais ont commencé à se forger une conscience politique panafricaine, au-delà des entités territoriales coloniales, et que ce massacre est lié à leur bataille pour leurs droits. Commémorer le massacre de Thiaroye, c’est porter une revendication souverainiste. Les autorités sénégalaises sont plongées dans ce travail pour créer une dynamique de célébration panafricaine qui s’ouvre à l’ensemble des Etats qui ont contribué à fournir des tirailleurs à l’armée française.

      Ce Livre blanc demande que justice soit faite. Comment ?

      La sous-commission juridique a commencé un travail important qui va se poursuivre probablement dans une action commune à l’ensemble des pays en relation avec les descendants des victimes. Il s’agit de qualifier juridiquement ce massacre. Peut-on le considérer comme un crime contre l’humanité ? Il faudra déterminer ensuite s’il faut demander des réparations, sous quelle forme, matérielle ou symbolique, et pour qui.

      Une commission vérité et réconciliation nous permettrait de dire ce que nous savons, ce que nous voulons savoir, et ce que nous demandons pour le savoir. Le travail historique et le travail mémorial visent tous deux la vérité. Or, ce travail de vérité peut aider à promouvoir une politique de réconciliation, en identifiant le rôle joué par chacun des protagonistes, car n’oublions pas que cette histoire continue d’exercer une grande influence sur les relations de nos pays.

      Qu’attendez-vous du Sénégal ?

      Nous préconisons que les commémorations à venir ne soient pas uniquement sénégalaises et que tous les acteurs de ce drame y participent, y compris la France. Par ailleurs, il importe que, conformément à ce qu’a annoncé le président du Sénégal, soit créé un centre de documentation et de recherche pour poursuivre le #travail_historique sur ce massacre et sur les tirailleurs en produisant des manuels et des ouvrages de recherche. Enfin, il faut que les #recherches_archéologiques se poursuivent.

      Et de la France ?

      La France a été l’actrice dominante de la période de l’empire. Mais l’empire est mort. Les privilèges que l’empire a accordés à la métropole, aujourd’hui, la France ne peut plus les revendiquer. Elle peut revendiquer une chose : sa place dans cette nouvelle conversation avec ses anciennes possessions devenues souveraines. Aussi, nous attendons de la France qu’elle participe à la vérité.

      Séverine Kodjo-Grandvaux

      #Histoire #Massacres_de_la_Libération #falsification (en 1945 et aujourd’hui) #conscience_panafricaine

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 21/10/2025

      Le camp de Thiaroye, Ousmane Sembene, 1988
      ▻https://www.youtube.com/watch?v=-di9bB2ERZQ

      Présenté au 45e Festival International du Film de Venise, puis censuré en France et au Sénégal.

      #film #colonialisme_français #armée_française

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @mfmb
      MFMB @mfmb 21/10/2025

      Mon père vouait une reconnaissance et une admiration sans borne aux tirailleurs avec qui il s’était battu pendant la guerre . Il en avait les larmes aux yeux. Il m’a légué en héritage cette reconnaissance. Merci pour le lien

      MFMB @mfmb
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  • @gonzo
    gonzo @gonzo CC BY-NC 6/06/2025
    10
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    @simplicissimus
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    @kassem
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    @cdb_77
    @02myseenthis01
    10

    Sénégal : les premiers squelettes de tirailleurs africains exhumés à Thiaroye, criblés de balles — RT en français
    ▻https://francais.rt.com/afrique/121600-senegal-premiers-squelettes-thiaroye-tirailleurs-africain-guerre

    Pourquoi ils nous haïssent ?

    À la veille du 80e anniversaire de la tuerie, commémoré par les autorités sénégalaises, la France a reconnu le massacre. Ces recherches visent à élucider les zones d’ombre ayant entouré cet événement tragique, au cours duquel plusieurs centaines de soldats africains ont trouvé la mort sur ordre d’officiers de l’armée française.

    La version officielle de la France coloniale faisait état de 35 morts, tandis que les historiens avancent un bilan bien plus lourd, pouvant atteindre jusqu’à 400 victimes.

    Selon une source proche du dossier : « Des squelettes humains ont été découverts avec des balles dans le corps, au niveau de la poitrine pour certains. Les balles sont de calibres différents. Pour le moment, c’est une petite section du cimetière qui a été fouillée ».
    Des expertises balistiques et ADN

    Ces squelettes devront faire l’objet d’expertises balistiques afin de déterminer la nature des projectiles et des armes avec lesquelles les tirailleurs ont été exécutés. D’autres expertises ADN aideront à les identifier.

    Ces recherches ont été rendues possibles grâce à la décision du gouvernement sénégalais, prise le 19 février dernier, qui autorise les fouilles au cimetière de Thiaroye ainsi qu’au camp militaire voisin où étaient logés les tirailleurs avant d’être massacrés par l’armée coloniale française.

    Le Sénégal a reproché à la France d’avoir dissimulé des faits sur ce massacre, notamment en refusant l’accès aux archives nécessaires pour établir le nombre exact de victimes.

    Les victimes n’étaient pas uniquement sénégalaises, mais aussi originaires d’autres pays de la région ouest-africaine. En décembre 1944, elles réclamaient le paiement d’arriérés de solde, ce qui leur valut les balles de l’armée de la France — la même France pour laquelle elles avaient combattu durant la seconde guerre mondiale.

    gonzo @gonzo CC BY-NC
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 6/06/2025

      #Thiaroye #massacre_de_Thiaroye #Sénégal #tirailleurs_sénégalais #exhumation

      CDB_77 @cdb_77
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  • @mfmb
    MFMB @mfmb 30/01/2025
    2
    @sombre
    @monolecte
    2

    Parce que ça me tient à coeur.
    Plusieurs dizaines de plaques de sépultures ont été dégradées dans le Tata sénégalais de Chasselay (Rhône). La nécropole dédiée aux tirailleurs de la seconde guerre mondiale est un cimetière militaire où sont inhumés 196 personnes.
    ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/chasselay-rhone-des-dizaines-de-sepultures-profanees-da
    #tirailleurs_sénégalais.

    MFMB @mfmb
    • @mfmb
      MFMB @mfmb 30/01/2025

      ▻https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-tata-senegalais-de-chasselay

      MFMB @mfmb
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 30/01/2025

      Les 196 tirailleurs inhumés dans cette nécropole furent exécutés en juin 1940 par une unité de Panzer allemande.

      https://pbs.twimg.com/media/GijlGZjWgAECa1U?format=jpg&name=900x900#.jpeg

      #extrême_droite

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
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  • @frustration1
    Frustration_mag @frustration1 via RSS 2/12/2024

    Sénégal : il y a 80 ans, l’odieux massacre colonial de Thiaroye
    ▻https://www.frustrationmagazine.fr/senegal

    Le Sénégal commémore les 80 ans du massacre de Thiaroye, un événement traumatique pour les Sénégalais et pourtant fort absent des mémoires françaises. Cette commémoration se déroule dans un contexte particulier puisque le Sénégal a exigé de la France qu’elle retire ses troupes au plus vite. Se souvenir des crimes coloniaux, c’est mieux comprendre le rapport […]

    Frustration_mag @frustration1 via RSS
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 2/12/2024

      #Thiaroye #massacre_de_Thiaroye #Sénégal #tirailleurs_sénégalais

      CDB_77 @cdb_77
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 29/11/2024
    3
    @colporteur
    @simplicissimus
    @reka
    3

    Thiaroye, #mémoires d’un massacre

    https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/styles/visuel_principal/public/assets/images/thiaroye-1920x1080_vp.jpg

    Le 1er décembre 1944, dans le #camp_militaire de Thiaroye, près de Dakar, l’armée française ouvre le feu sur des tirailleurs sénégalais qui réclament le versement de leurs soldes. Longtemps tu dans l’Hexagone, le massacre est pour partie reconnu par l’État français, mais quantité de parts d’ombre demeurent à l’approche de son 80ᵉ anniversaire.

    En juillet 2024, l’Office national des combattants et des victimes de guerre reconnaissait officiellement six tirailleurs sénégalais comme « morts pour la France »…, quatre-vingts ans après leur décès au cours d’une tuerie perpétrée par l’armée française contre ses propres troupes, le 1er décembre 1944 au camp militaire de Thiaroye, près de Dakar. Cette reconnaissance, partielle et tardive, intervient après plus de trois quarts de siècle de bataille mémorielle entre les autorités militaires françaises et les familles et militants politiques ouest-africains. Le conflit porte autour de la qualification de l’événement. Pour les autorités militaires françaises, il s’agit de la répression d’une rébellion armée ; pour les défenseurs des victimes, d’un massacre colonial perpétré contre d’anciens prisonniers de guerre réclamant le versement de leurs soldes.

    Depuis une vingtaine d’années, deux historiens français – Armelle Mabon et Martin Mourre – travaillent sur cet événement. Auteur d’une thèse sur Thiaroye et chercheur associé à l’Institut des mondes africains1, Martin Mourre revient sur ce « déchaînement de violence à l’encontre de ses propres troupes comme on en a peu vu dans l’histoire coloniale, voire dans l’Histoire tout court ». Les événements du 1er décembre s’inscrivent dans le contexte de la fin de la Seconde Guerre mondiale. À la Libération, après quatre années de captivité dans des Frontstalags2 en France, un premier convoi de tirailleurs sénégalais, faits prisonniers par l’armée allemande en 1940, comme 120 000 autres combattants des colonies françaises, se dirige vers la Bretagne pour y embarquer en direction de Dakar et de l’Afrique-Occidentale française3 (AOF), la plus importante des colonies françaises avec une superficie sept fois plus grande que la métropole. Combien sont-ils ? Les sources divergent : entre 1 200 et 1 300 selon les rapports militaires de l’époque, plus de 1 600 pour plusieurs historiens.
    De Morlaix à Thiaroye : la mécanique d’un massacre

    Quoi qu’il en soit, une archive de la Croix-Rouge française exhumée par Armelle Mabon, maîtresse de conférences retraitée à l’université de Bretagne Sud, signale que 315 tirailleurs refusent, le 4 novembre à Morlaix, d’embarquer à bord du Circassia, le navire anglais chargé de les ramener à Dakar, parce qu’ils n’ont pas reçu le quart du solde qui leur était dû. Livrés à eux-mêmes, logés dans des familles ou couchant dehors, ils restent dans la sous-préfecture du Finistère jusqu’au 11 novembre. Ce jour-là, une violente opération de gendarmerie les déloge et les enferme au camp militaire de Trévé, dans les Côtes-d’Armor, puis à Guingamp, jusqu’en janvier 1945. Armelle Mabon pointe leur amertume d’anciens prisonniers de guerre « de nouveau soumis à un régime disciplinaire assez strict, sous la surveillance de gendarmes et de forces françaises de l’intérieur (FFI) ».

    https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/styles/asset_image_full/public/assets/images/adoc-photos-h-00082969_144dpi.jpg

    Leurs camarades qui ont pris place sur le Circassia ont entretemps débarqué à Dakar le 21 novembre, avant de rejoindre Thiaroye, à une quinzaine de kilomètres de la capitale de l’AOF. Mais le 27, eux aussi se plaignent auprès des autorités militaires de la colonie du non-versement de leurs soldes et refusent de monter dans un train à direction de Bamako, dans l’actuel Mali. Cette désobéissance s’explique, pour Martin Mourre, par le fait que « ces sommes d’argent conséquentes auraient pu changer le cours de la vie de ces hommes à leur retour au village ». Au demeurant, elle étonne « les officiers français, très surpris que des tirailleurs sénégalais osent réclamer des droits, estime Armelle Mabon, sans compter le préjugé raciste selon lequel les Africains ne savaient pas se servir de l’argent ».

    Au vu des événements, le général de division Marcel Dagnan se rend sur place dès le 28 novembre et promet de répondre aux récriminations des soldats. En parallèle, il prévient sa hiérarchie et le gouverneur général de l’AOF, et monte une opération de répression à partir de toutes les forces militaires disponibles dans la colonie du Sénégal – soit un peu plus de 1 000 tirailleurs – parmi lesquelles le 6e régiment d’artillerie coloniale et ses redoutables automitrailleuses, commandées par des officiers et sous-officiers blancs, pour la plupart restés vichystes jusqu’au ralliement de Dakar à la France libre en 1943.

    Tous les acteurs du drame sont présents. Le 1er décembre au matin, l’armée française tire à l’arme automatique sur la masse des tirailleurs de Thiaroye. Sitôt la fusillade achevée, les troupes arrêtent 48 tirailleurs qu’elles identifient comme des meneurs – parmi lesquels des gradés, comme Antoine Abibou, fin lettré évadé d’un Fronstalag et engagé dans la Résistance en métropole – en raison de la véhémence de leurs protestations les jours précédents. Sur les 48, 34 sont finalement jugés et condamnés en mars 1945 à diverses peines de prison, allant d’un à dix ans, et à la dégradation militaire – c’est le cas d’Antoine Abibou. En 1946 puis 1947, ces condamnés bénéficient d’une loi d’amnistie – et non d’une grâce. Or, pour Armelle Mabon, avec l’amnistie « se construit l’oubli qui entérine le récit de la rébellion armée » et laisse, de fait, les condamnés coupables d’un crime qu’ils n’ont pas commis.

    https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/styles/asset_image_full/public/assets/images/antoine_abibou-copie_144dpi.jpg

    Le bilan des victimes toujours en question

    De fait, pendant plus d’un demi-siècle, les historiens ne pouvaient s’appuyer que sur les rapports militaires écrits après les événements du 1er décembre et justifiant ces derniers. Or, d’autres sources, dont les procès-verbaux des 34 tirailleurs arrêtés puis les témoignages des survivants recueillis par leurs enfants, mais aussi les archives du Circassia, font apparaître des contradictions entre les différents récits des autorités coloniales et amènent à critiquer la sous-évaluation des victimes du massacre. Alors que les autorités militaires françaises évoquent, aux lendemains de la fusillade, 35 à 70 morts (un chiffre repris par le président de la République François Hollande lors de sa visite d’État au Sénégal en 2014 au moment du 70e anniversaire de Thiaroye), plusieurs historiens parlent de plusieurs centaines de morts.

    Parmi eux, Martin Mourre s’appuie sur une incohérence dans le récit officiel. Un rapport de la Sûreté générale à Dakar postérieur au 1er décembre relate une désertion de 400 tirailleurs lors d’une escale de 24 heures à Casablanca ; or, le rapport d’un chef d’escadron présent sur le navire ne signale rien de tel lors de l’escale marocaine, jugée tout à fait normale. Pour l’historien français, cette supposée désertion de 400 hommes, « invraisemblable pour des hommes si près du foyer après quatre années de captivité », pourrait avoir servi à dissimuler le nombre réel des victimes à Thiaroye.

    Armelle Mabon abonde dans le même sens. À ses yeux, « les historiens ont travaillé sur des documents falsifiés sur ordre, de sorte qu’on ne sait plus ce qui est vrai et ce qui est faux ». Elle-même prend pour exemple le cas de M’Bap Senghor, l’une des six victimes reconnues « mortes pour la France » après le long combat entamé dès 1972 par son fils, d’abord classé comme « non rentré » de captivité puis, une fois que la famille avait appris son départ de France, comme « déserteur ».

    https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/styles/asset_image_full/public/assets/images/montage_senghor_144dpi_surligne_copie.jpg

    Autre source de discorde : l’emplacement des corps des victimes. Celles-ci ont vraisemblablement été enterrées dans des fosses communes à proximité de Thiaroye, mais aucune archive accessible ne permette de les situer. Cependant, la reconnaissance des six « morts pour la France » pourrait changer la donne. Pour Armelle Mabon, « cette mention oblige la France, avec l’accord du Sénégal, à offrir une tombe individuelle à M’Bap Senghor, identifiable grâce à l’ADN de son fils Biram, et de dédier un ossuaire à toutes les victimes. Dès lors, on mesurera l’ampleur du massacre en exhumant les corps des fosses communes ».
    Mémoires de Thiaroye

    Cette question des sépultures est au cœur du 80e anniversaire de l’événement. De fait, elle met au jour la différence de mémoire de Thiaroye entre les pays issus de l’ex-AOF et leur ancienne métropole. Que ce soit lors des luttes pour l’indépendance ou, plus tard, pour dénoncer la collusion des élites politiques avec l’ancienne puissance coloniale, « Thiaroye, resté une blessure en Afrique de l’Ouest, a toujours été pris en charge par des militants politiques », juge Martin Mourre.

    En témoignent le succès en 1988 du film Camp de Thiaroye, réalisé par le cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, ou l’institution en 2004 de la Journée du tirailleur par le président sénégalais Abdoulaye Wade. Encore aujourd’hui, les quelques descendants encore en vie des victimes identifiées bataillent pour faire reconnaître le statut de leurs pères. C’est le cas de Biram Senghor, accompagné d’Armelle Mabon, en cours de procédure judiciaire contre l’État français pour obtenir réparation du préjudice moral et matériel causé par la mort de son père lorsque lui-même avait six ans.

    En France, à l’inverse, le massacre de Thiaroye reste relativement méconnu et la responsabilité de l’armée française tardivement avouée. Il faut attendre 2014 pour que François Hollande admette officiellement4 la mort de « plus de 70 » tirailleurs sous les balles de l’armée française. Dix ans plus tard, la reconnaissance des six « morts pour la France » s’inscrit dans un contexte géopolitique régional bien différent.

    https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/styles/asset_image_full/public/assets/images/000_par8043390_72dpi.jpg

    Depuis les coups d’État au Burkina Faso, au Mali et au Niger entre 2020 et 2023 et l’élection présidentielle sénégalaise en 2024, la France est perçue comme hostile dans une bonne partie de l’ex-AOF. Dans ce contexte, « les nouvelles autorités régionales tablent sur la souveraineté mémorielle et une volonté panafricaine de s’emparer de cette mémoire », analyse Martin Mourre. Ainsi du président burkinabé Ibrahim Traoré qui, lors du second sommet Russie/Afrique en 2023, dresse un parallèle entre les soldats soviétiques, à ses yeux les grands oubliés de la libération de l’Europe, et les tirailleurs sénégalais, dont ceux tués à Thiaroye. Une chose est sûre : 80 ans après les faits, les événements du 1er décembre 1944 continuent de s’écrire au présent.

    ▻https://lejournal.cnrs.fr/articles/thiaroye-memoires-dun-massacre
    #Thiaroye_44 #Thiaroye #WWII #post-colonialisme #colonialisme #mémoire #tirailleurs_sénégalais #massacre #seconde_guerre_mondiale #deuxième_guerre_mondiale #histoire #France #historicisation #histoire_de_France #mensonge #massacre_de_Thiaroye

    CDB_77 @cdb_77
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 22/11/2024
    2
    @simplicissimus
    @colporteur
    2
    @cede @karine4

    Le #massacre_de_Thiaroye

    https://www.lepassagerclandestin.fr/wp-content/uploads/2024/10/Massacre_plat_1.jpg

    1er décembre 1944, camp de Thiaroye, en périphérie de Dakar. Des #tirailleurs_sénégalais, faits prisonniers par les Allemands lors de la guerre et récemment rapatriés, réclament le paiement de leur solde. Un droit qui leur était promis depuis des mois. La réponse est sanglante et d’une #violence inouïe : des centaines d’entre eux sont rassemblés sur une esplanade du camp, froidement mitraillés puis jetés dans des fosses communes.

    Pourtant, dès le lendemain, les autorités coloniales et militaires prétexteront une #rébellion_armée des tirailleurs et feront état de trente-cinq morts. Entre #mensonge_d’État et #fraude_scientifique, l’historienne #Armelle_Mabon mène depuis dix ans un véritable combat pour réhabiliter ces hommes et les faire reconnaître comme victimes d’un #crime_d’État.

    À l’heure des #commémorations pour les quatre-vingts ans de ce #massacre, ce livre est d’autant plus nécessaire que la France s’obstine à refuser de regarder en face l’héritage raciste de la colonisation.

    ▻https://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/essais/le-massacre-de-thiaroye
    #colonialisme #colonisation #Sénégal #France #colonialisme_français #réhabilitation #histoire #crime_d'Etat #racisme #héritage #mémoire #livre

    ping @cede @karine4

    CDB_77 @cdb_77
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 5/03/2024
    2
    @touti
    @stephane_m
    2

    La #responsabilité des historiens et le #massacre de #Thiaroye

    #Julie_d'Andurain vient de publier un ouvrage « Les #troupes_coloniales Une histoire politique et militaire » aux éditions Passé Composé dans lequel elle aborde le massacre de Thiaroye mais rejette des années de recherche pour réitérer le #récit_officiel pourtant connu comme étant mensonger.

    ▻https://blogs.mediapart.fr/armelle-mabon/blog/040324/la-responsabilite-des-historiens-et-le-massacre-de-thiaroye

    Le #livre dont il est question :

    http://crulh.univ-lorraine.fr/sites/default/files/styles/max_325x325/public/user-files/publications/d%27Andurain.jpg

    ▻http://crulh.univ-lorraine.fr/editions-du-crulh/ouvrages-des-chercheurs/les-troupes-coloniales-une-histoire-politique-et

    #Thiaroye_44 #Thiaroye #WWII #post-colonialisme #colonialisme #mémoire #tirailleurs_sénégalais #massacre #seconde_guerre_mondiale #deuxième_guerre_mondiale #graffitis #histoire #France #historicisation #histoire_de_France #mensonge #massacre_de_Thiaroye

    CDB_77 @cdb_77
    • @touti
      vide @touti 5/03/2024

      Dans cet article, on apprend qu’elle a été mandatée par le Secrétariat d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire pour participer à la dernière journée durant laquelle a eu lieu la cession officielle des archives sur Thiaroye au Sénégal. Elle a donc entendu le président Hollande évoquer au moins soixante-dix morts.

      #historienne_de_prefecture

      vide @touti
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  • @rezo
    Rezo @rezo via RSS 27/04/2023
    2
    @sombre
    @biggrizzly
    2

    A 95 ans, le tirailleur Yoro Diao peut enfin rentrer « dignement » et définitivement au Sénégal
    ▻https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/04/26/a-95-ans-le-tirailleur-yoro-diao-peut-enfin-rentrer-dignement-et-definitivem

    Rezo @rezo via RSS
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 27/04/2023

      #armée_coloniale #tirailleurs_sénégalais #chair_à_canon #racisme #exploitation

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
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  • @postcolonial
    Postcolonial @postcolonial 23/01/2023

    Un reportage et des témoignages qui permettent d’approcher la complexité des sentiments (et ressentiments) d’appartenance pour des tirailleurs, aujourd’hui centenaire, et le plus souvent recrutés de force au début des années 1940.

    « J’entends encore des voix me dire “viens m’aider” » : au Sénégal, rencontre avec des tirailleurs centenaires

    ▻https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/01/18/j-entends-encore-des-voix-me-dire-viens-m-aider-au-senegal-rencontre-avec-de

    https://img.lemde.fr/2023/01/17/0/630/3402/2268/1440/960/60/0/db4fd13_1673914030003-20230113-130510.jpg

    « J’entends encore des voix me dire “viens m’aider” » : au Sénégal, rencontre avec des tirailleurs centenaires
    Par Mustapha Kessous, publié le 18 janvier 2023

    Ils se sont battus pour la France lors de la seconde guerre mondiale, en Algérie ou en Indochine. Pour ces vieux hommes, les combats restent une profonde blessure psychologique jamais prise en compte.

    Un homme peut encore pleurer à 102 ans. Le temps ne guérit pas les blessures. Keffieh rouge posé avec délicatesse sur la tête habillée d’une petite chéchia blanche, trois médailles – bien ternes – accrochées près du cœur, Abdourajhemane Camara dégage une mélancolie qui ne laisse pas indifférent. Le patriarche vit à la Cité Aliou Sow, au nord-est de Dakar, chez son fils. Dans l’immense salon carrelé, on sent chez Mohamed, 60 ans, une fierté infinie de prendre soin de son père. « C’est un guerrier, dans tous les sens du terme », lance-t-il.

    Abdourajhemane Camara est un ancien combattant : dix-sept ans de service dans l’armée française. Cette « carrière » militaire, il n’en a pas voulu. Mais, dit-il, le « ndogalou yalla » (le destin, en wolof) a choisi de l’envoyer se battre sous les feux de la seconde guerre mondiale (1939-1945), puis en Algérie (1954-1962). Selon l’Office national des anciens combattants (ONAC) du Sénégal, quelque 780 tirailleurs, tous vétérans de ces conflits ou de la guerre d’Indochine (1946-1954), vivent aujourd’hui au pays et touchent une pension de la France. L’institution pense qu’il y en a plus : certains ont choisi de ne jamais se manifester, préférant ne pas réclamer leur dû.

    (suite à consulter en ligne)

    #réparations #décolonisations #Sénégal #armée #WWII #tirailleurs

    Postcolonial @postcolonial
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 23/01/2023

      #tirailleurs_sénégalais #témoignage #Seconde_guerre_mondiale #histoire #France #Algérie #guerre #Indochine #blessure

      CDB_77 @cdb_77
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  • @recriweb
    Recriweb @recriweb 14/01/2023

    Tirailleurs sénégalais : la chair à canon venue des colonies
    ▻https://journal.lutte-ouvriere.org/2023/01/11/tirailleurs-senegalais-la-chair-canon-venue-des-colonies_467

    La sortie du #film #Tirailleurs a servi de prétexte à divers politiciens allant de l’#extrême_droite aux macronistes pour déverser leurs injures contre ceux qui critiquent le passé colonial de la France.

    Ce corps militaire fut créé en 1857 pour aider l’armée française à imposer sa domination aux populations des colonies. Avec la montée vers la #Première_Guerre_mondiale, l’idée surgit d’utiliser ces soldats en dehors des #colonies. Le général Mangin, un officier colonial, justifia par sa rhétorique raciste la constitution d’une « #force_noire ». « Le noir naît soldat », écrivait-il pour justifier l’emploi de ces soldats qu’il décrivait comme des « primitifs pour lesquels la vie compte si peu ». À partir de 1915, de grandes opérations de recrutement de force eurent lieu dans les colonies d’Afrique de l’ouest. Contrairement à la légende, la population résista à cet enrôlement particulièrement violent, comme le montre le film. Des #révoltes éclatèrent même à #Madagascar en 1915, dans des villages de l’actuel Burkina et parmi les populations du Tchad et du nord du #Niger en 1916, dans les Aurès en 1917, ainsi qu’en #Indochine et en #Nouvelle-Calédonie.

    485 000 soldats enrôlés dans tout l’empire colonial furent envoyés au front. Ils tombèrent massivement à Verdun en 1916, lors de l’offensive du Chemin des Dames en 1917 et pour la prise de la ville de Reims en 1918. Sur les 134 000 #tirailleurs_sénégalais envoyés en Europe, plus de 20 % périrent, sur les champs de bataille et dans l’horreur des tranchées d’abord, et aussi du fait de toutes les maladies pulmonaires qui leur étaient inconnues jusque-là. Des dizaines de milliers d’hommes venant des colonies étaient aussi enrôlés dans les usines en France pour faire la richesse des marchands de canons. Pendant ce temps, les populations des colonies connaissaient les réquisitions et le travail forcé pour participer bien malgré elles à l’#effort_de_guerre.

    Lors de la Deuxième Guerre mondiale, de nouveau des troupes coloniales participèrent en masse aux combats pour que la France fasse partie des vainqueurs et garde son #empire_colonial. Mais les discours sur la liberté et la démocratie ne leur étaient pas adressés. Le 1er décembre 1944, plusieurs dizaines de tirailleurs sénégalais furent massacrés par des gendarmes français dans le camp de Thiaroye au #Sénégal. Après avoir été prisonniers de guerre, ils étaient rapatriés au pays et manifestaient pour obtenir la solde à laquelle ils avaient droit.

    Quant aux soldats venant d’Algérie, ils découvrirent, à leur retour, les massacres à Sétif et Guelma contre ceux qui avaient osé réclamer l’indépendance et la liberté pour eux-mêmes. La puissance coloniale française allait finir par payer sa politique. En armant ces soldats, elle fit de certains des combattants qui décidèrent de ne plus se laisser dominer. Beaucoup luttèrent ensuite contre la présence française dans leur pays.

    Jusqu’au bout, l’#armée_française utilisa des tirailleurs et autres soldats enrôlés dans les colonies pour combattre leurs frères d’oppression. En Indochine, en #Algérie, ils servirent à nouveau de #chair_à_canon. Comment s’étonner que les différents gouvernements n’aient jamais traité les soldats africains à égalité avec les soldats français ? Le personnel politique de cette vieille puissance coloniale est élevé dans le #racisme comme il est élevé dans la #haine_antiouvrière et antipauvres.

    Recriweb @recriweb
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 28/04/2021

    Les #mémoires comme ressources et enjeux. Dimensions spatiales, politiques et sociales

    https://journals.openedition.org/bagf/docannexe/file/6665/bagf_2020_3-small200.jpg

    Dominique Chevalier
    Les mémoires comme ressources et enjeux. Dimensions spatiales, politiques et sociales [Texte intégral]
    Memories as resources and stakes. spatial, political and social dimensions

    Jean-Luc Poueyto
    Lieux vénérés puis oubliés : L’exemple de #mémoires_familiales #manouches [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Venerated, then forgotten spaces : the example of Manouche family memories

    Dominique Chevalier, François Duchene et Thomas Zanetti
    Palimpsestes mémoriels, #gentrification inachevée et voisinages migratoires : l’exemple de commerces de #La_Guillotière à #Lyon [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Memory palimpsests, unfinished gentrification and migratory neighborhoods : the example of La Guillotière businesses in Lyon

    Elisa Aumoitte
    Sans mémoire des lieux ni lieux de mémoire. La #Palestine invisible sous les #forêts_israéliennes [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Without memory of places or places of memory.Invisible Palestine under israeli forests

    Anne Hertzog et Rafiq Ahmad
    Un #cimetière chinois dans la #Somme : #pratiques_mémorielles, lieu de #co-présence et territorialités diasporiques [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    A chinese cemetery in Somme : remembrance practices, place of co-presence and diasporic dynamics
    #diaspora

    William Robin-Detraz
    #Haut-lieu et appropriations de la mémoire des #tirailleurs_sénégalais : le #Tata de #Chasselay (69) [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    “Haut-lieu” and appropriations of the memory of African Colonial Soldiers : the Tata of Chasselay

    Aliou Gaye
    Processus de #patrimonialisation et mise en #tourisme des mémoires collectives de l’#esclavage à l’#île_de_Gorée [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Patrimonialization process and setting in tourism of collective memories of slavery on the island of Goree
    #Gorée

    Marie Pouillès Garonzi
    « Un musée à ciel ouvert ». Les traces du passé conflictuel dans les #espaces_publics chypriotes [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    “An open-air museum”. Traces of the conflicting past in cypriot public spaces
    #espace_public #Chypre

    Thibault Ducloux
    Là où s’échouent les destinées. Les #prisons, dévoreuses de mémoires ? [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Where destinies run aground. Do jails crush social memories ?

    ▻https://journals.openedition.org/bagf/6655

    #revue #mémoire #géographie

    CDB_77 @cdb_77
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  • @reka
    Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 4/06/2020
    8
    @cdb_77
    @colporteur
    @marclaime
    @monolecte
    @vanderling
    @7h36
    @sombre
    @jacotte
    8

    Morts par la France - les arènes
    ▻http://www.arenes.fr/livre/morts-par-la-france

    LʼHistoire est une compagne de voyage intransigeante et parfois impitoyable… Elle vous fait prendre des chemins escarpés, des sentiers semés de pièges, dʼembûches et de déceptions. Celle que je mʼapprête à vous raconter a été trop longtemps dissimulée. Enfouie sous des tonnes de mensonges, sous des tombereaux dʼhypocrisie. Mais la vérité est comme la vie, elle trouve toujours un chemin. »

    Le 1er décembre 1944, à #Thiaroye, au #Sénégal, lʼarmée coloniale française ouvre le feu et assassine des centaines de soldats « indigènes », anciens prisonniers de guerre. Depuis, lʼÉtat français ment sur cet épisode tragique en niant ce meurtre de masse. Armelle Mabon, historienne, se bat depuis vingt ans pour rétablir la vérité.

    Morts par la France rend hommage à ces soldats oubliés et tente de réhabiliter leur honneur bafoué.

    #bd

    Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 4/06/2020

      #Morts_par_la_France

      http://www.arenes.fr/wp-content/uploads/2018/05/IMG_5560-400x266.jpg

      #BD #livre #bande_dessinée

      ... je vais ajouter ici des extraits et mots-clé quand j’aurai fini de le lire :-)

      –—

      voilà quelques mots-clé supplémentaires :
      #colonisation #colonialisme #France #histoire #Sénégal #Thiaroye #soldats_indigènes #invisibilité #tirailleurs_sénégalais #WWII #deuxième_guerre_mondiale #seconde_guerre_mondiale #honte_noire #massacre_de_Thiaroye #vérité #éthique #Germaine_Tillon #mensonge #mensonge_d'Etat #solde_de_captivité #prime_de_démobilisation #Marcel_Dagnan #crime_d'Etat #fosses_communes #cimetière #massacre

      CDB_77 @cdb_77
    • @la_feuille
      La Feuille @la_feuille 4/06/2020

      Je l’ai lu, c’est très bien et je le recommande !

      La Feuille @la_feuille
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 5/06/2020

      ►https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Thiaroye

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 5/06/2020
      @sombre

      @sombre Et aussi :
      ▻https://seenthis.net/messages/664059
      ►https://seenthis.net/messages/746347

      CDB_77 @cdb_77
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 5/06/2020
      @cdb_77

      Merci @cdb_77 ; c’est vrai que j’ai tendance à oublier que ST est aussi bien documenté que WP...

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 14/06/2020

      Et cet extrait sur la #recherche (en lien avec l’#objectivité et tout le bla bla bla...) :

      https://i.imgur.com/YrCIpPD.jpg

      #distance #manque_de_distance #cynisme #cyniques #vérité

      CDB_77 @cdb_77
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  • @odilon
    odilon @odilon CC BY-NC-ND 2/01/2020
    7
    @noun
    @reka
    @vanderling
    @grommeleur
    @touti
    @arno
    @cdb_77
    7

    Décolonisations (1/3) - L’apprentissage | ARTE
    ▻https://www.arte.tv/fr/videos/086124-001-A/decolonisations-1-3

    https://static-cdn.arte.tv/resize/EyG6jQ-Qb9JN--bFV8mhRgsCe7I=/940x530/smart/filters:strip_icc()/apios/Img_data/cache-buster-1576077813/14/086124-001-A_2901217.jpg

    1. L’apprentissage
    De la #révolte des #cipayes de 1857 à l’étonnante République du #Rif, mise sur pied de 1921 à 1926 par #Abdelkrim_el-Khattabi avant d’être écrasée par la #France, ce premier épisode montre que la #résistance, autrement dit la #décolonisation, a débuté avec la #conquête. Il rappelle comment, en 1885, les puissances européennes se partagent l’#Afrique à #Berlin, comment les Allemands commettent le premier #génocide du XXe siècle en #Namibie, rivalisant avec les horreurs accomplies sous la houlette du roi belge #Léopold_II au #Congo. Il retrace aussi les parcours de l’anthropologue haïtien #Anténor_Firmin, de la Kényane #Mary_Nyanjiru, de la missionnaire anglaise #Alice_Seeley_Harris ou de #Lamine_Senghor, jeune tirailleur sénégalais devenu #militant #communiste et #anticolonialiste.

    odilon @odilon CC BY-NC-ND
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 3/01/2020

      #décolonisation #colonialisme #colonisation #film #série #documentaire #lutte #révolte #Inde #Nama #compagnie_des_Indes_orientales #Rani_of_Jhansi #Manikarnka_Tambe #Révolte_des_cipoyes #cipoyes #Jhansi #Angleterre #Batékés #Brazza #Makoko #France #Léopold_II #Belgique #Afrique_centrale #Congo #domination #supériorité_de_la_race_blanche #craniométrie #racisme #Anténor_Firmin #Haïti #Jules_Ferry #Paul_Broca #chambre_à_air #caoutchouc #Alice_Seeley_Harris #Edmund_Morel #Herero #Lothar_von_Trotha #expérimentation_médicale #Joseph_Mengele #Allemagne #sport #résistance_culturelle #swadeshi #boycott #réappropriation #Mohun_Bagan #soldats_coloniaux #tirailleurs_sénégalais #Lamine_Senghor #camp_d'entraînement_du_Fréjus #petit_nègre #soldats_indigènes #Kenya #travail_forcé #plantations_de_café #café #plantation #viol #viol_systématique #Kikuyu #Blaise_Diagne #Maroc #Rif #Abelkrim_el-Khattabi #République_du_Rif #Espagne #Pétain #film #film_documentaire #documentaire

      CDB_77 @cdb_77
    • @touti
      vide @touti 5/02/2020

      3 films à voir jusqu’au 05/05/2020
      #femmes #combattant·es #liberté #anti-colonialisme
      #empire_colonial

      vide @touti
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 2/05/2020

      Décolonisations (2/3) - La libération

      Ce deuxième épisode, de 1927 à 1954, est celui de l’affrontement. Que ce soit à travers la plume de l’Algérien Kateb Yacine, qui découvre à 15 ans, en 1945, lors du massacre de Sétif, que la devise républicaine française, tout juste rétablie, ne vaut pas pour tout le monde, ou celle de la poétesse Sarojini Naidu, proche de Gandhi, qui verra en 1947, dans le bain de sang de la partition de l’Inde, se briser son rêve de fraternité, un vent de résistance se lève, qui aboutira dans les années 1960 à l’indépendance de presque toutes les colonies. Mais à quel prix ? Cet épisode suit aussi les combats de l’insaisissable agent du Komintern Nguyên Ai Quoc ("le Patriote"), qui prendra plus tard le nom de Hô Chi Minh, futur vainqueur de Diên Biên Phu, ou celui de Wambui Waiyaki, intrépide jeune recrue des Mau-Mau.

      https://www.arte.tv/fr/videos/086124-002-A/decolonisations-2-3

      #comité_de_défense_de_la_race_nègre #Lamine_Senghor #comité_anti-impérialiste_mondial #capitalisme #impérialisme #Sarojini_Naidu #Inde #femmes #Ho_Chi_Minh #Babasaheb_Ambedkar #Algérie #Kateb_Yacine #désobéissance_civile #Pakistan #Gandhi #Mao_Mao #kikouya #Kenya #Vieth_Minh

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 2/05/2020

      Décolonisations (3/3) - Le monde est à nous

      Des indépendances à l’ère de la postcolonie, ce troisième épisode, de 1956 à 2013, s’ouvre avec les mots du psychiatre antillais #Frantz_Fanon (Peau noire, masques blancs, 1952), qui rejoint les maquis du FLN en Algérie. Il se poursuit dans l’Inde d’#Indira_Gandhi, qui se dote de la bombe atomique, dans le #Congo sous influence de #Mobutu ou dans le Londres de 1979, secoué par la révolte du quartier d’immigration de #Southall, pour s’achever avec l’essor d’un cinéma 100 % nigérian dans les années 1990 et la victoire juridique des derniers Mau-Mau face au gouvernement britannique.

      https://www.arte.tv/fr/videos/086124-003-A/decolonisations-3-3
      #Shoelcher #Franz_Fanon #Lumumba #Mobutu #Congo #Indira_Gandhi #Southall #cinéma #Okechowku #Nolywood

      CDB_77 @cdb_77
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  • @sinehebdo
    Dror@sinehebdo @sinehebdo 2/01/2019
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    Un des nombreux massacres de l’armée française coloniale, celui de Thiaroye au Sénégal, mérite d’être rappelé sans cesse, pour la brutalité et l’injustice de la colonisation, mais aussi parce que ces crimes ne sont ni reconnus à leur juste valeur, ni réparés par des dédommagements légitimes.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/a/a0/Camp_de_Thiaroye.jpg

    En 1988, l’écrivain et réalisateur sénégalais, et ancien tirailleur lui même, Semben Ousmane, réalise l’excellent Camp de Thiaroye, prix spécial du jury à la Mostra de Venise, jamais diffusé à la télévision française, mais visible ici :
    ►https://rarefilmm.com/2018/05/camp-de-thiaroye-1988

    Fidèle à ma réputation, je me dois de signaler deux détails musicaux sur ce film qui, à ma grande suprise, n’étaient signalés ni sur wikipédia (j’ai corrigé ça) ni sur l’IMDB :

    La musique est composée et jouée, entre autre à l’harmonica, par Ismaila Lo. Il s’agit de l’artiste qui deviendra célèbre en 1994 sous le nom d’Ismael Lo, avec son tube Dibi Dibi Rek, et son harmonica qui lui valut le surnom du Bob Dylan africain :
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=WlqXmlrvHv8

    Ismael Lo joue aussi dans le film, justement le soldat harmoniciste qui calme Pays en lui jouant Lili Marlène. Il jouera encore dans un court métrage de Idrissa Ouedraogo, Afrique, mon Afrique (1995, dont il composera aussi la musique), et dans Tableau Ferraille, de Moussa Sene Absa (1996).

    Autre acteur et musicien dans ce film, le congolais Casimir Zoba, plus connu sous le nom de Zao, et qui joue un soldat congolais. Déjà célèbre depuis 1984 et son tube Ancien Combattant, dans lequel on retrouve la même langue imagée que dans le film, Zao continuera de composer jusqu’en 1999, mais je ne sais pas s’il tournera dans d’autres films. Après une pause, il recommence à donner des concerts depuis 2006 et je vous le recommande chaudement s’il passe près de chez vous...
    ►https://www.youtube.com/watch?v=K4w6kSucANY

    Le massacre de Thiaroye a déjà été couvert sur Seenthis, ici :
    ▻https://seenthis.net/messages/316726
    ►https://seenthis.net/messages/316990
    ▻https://seenthis.net/messages/317126
    ▻https://seenthis.net/messages/317354
    ▻https://seenthis.net/messages/440328
    ▻https://seenthis.net/messages/704475

    #Thiaroye_44 #Thiaroye #Massacre_de_Thiaroye #tirailleurs_sénégalais #indigènes #france #afrique #sénégal #seconde_guerre_mondiale #mémoire #histoire #colonialisme #Semben_Ousmane #Camp_de_Thiaroye #Ismael_Lo #Zao

    Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 3/01/2019

      v. aussi :
      ►https://seenthis.net/messages/746347

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 2/12/2020

      #Meissa - Thiaroye
      ▻https://www.youtube.com/watch?v=AI01MzOreMY

      Le poème de #Leopold_Sedar_Senghor

      Prisonniers noirs je dis bien prisonniers français, est-­‐ce donc vrai que la France n’est plus la France ?
      Est-­‐ce donc vrai que l’ennemi lui a dérobé son visage ?
      Est-­‐ce vrai que la haine des banquiers a acheté ses bras d’acier ?
      Et votre sang n’a-­‐t-­‐il pas ablué la nation oublieuse de sa mission d’hier ?
      Dites, votre sang ne s’est-­‐il mêlé au sang lustral de ses martyrs ?
      Vos funérailles seront-­‐elles celles de la Vierge-­‐Espérance ?

      Sang, sang ô sang noir de mes frères, vous tachez l’innocence de mes draps
      Vous êtes la sueur où baigne mon angoisse, vous êtes la souffrance qui enroue ma voix
      Wôi ! Entendez ma voix aveugle, génies sourds-­muets de la nuit.
      Pluie de sang rouge sauterelles ! Et mon cœur crie à l’azur et à la merci.

      Non vous n’êtes pas morts gratuits ô Morts ! Ce sang n’est pas de l’eau tépide
      Il arrose épais notre espoir, qui fleurira au crépuscule.
      Il est notre soif notre faim d’honneur, ces grandes reines absolues
      Non vous n’êtes pas morts gratuits.
      Vous êtes les témoins de l’Afrique immortelle
      Vous êtes les témoins du monde nouveau qui sera demain
      Dormez ô Morts !
      Et que ma voix vous berce, ma voix de courroux que berce l’espoir.

      #Musique #Musique_et_politique

      Les fossoyeurs de la vérité
      Armelle MABON, Médiapart, le 30 novembre 2020
      ►https://blogs.mediapart.fr/armelle-mabon/blog/251120/les-fossoyeurs-de-la-verite

      Vérité et justice pour les victimes du massacre de Thiaroye : exhumez les corps
      ►https://www.change.org/p/v%C3%A9rit%C3%A9-et-justice-pour-les-victimes-du-massacre-de-thiaroye-exhume

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 22/12/2018
    3
    @recriweb
    @touti
    @sinehebdo
    3

    Par devoir de mémoire. Thiaroye 44 #graffitiart #Montana

    https://i.imgur.com/wITJTLN.jpg

    ▻https://twitter.com/selbe00/status/1072053274931589120?s=19
    #Thiaroye_44 #Thiaroye #WWII #post-colonialisme #colonialisme #mémoire #tirailleurs_sénégalais #massacre #seconde_guerre_mondiale #deuxième_guerre_mondiale #graffitis #graffiti #street-art #art_de_rue #histoire #France #historicisation #histoire_de_France

    CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 22/12/2018

      #Massacre_de_Thiaroye

      Le massacre de Thiaroye ou #Tiaroye (prononcer tiaroïe), s’est déroulé dans un camp militaire de la périphérie de #Dakar au #Sénégal le 1er décembre #1944 quand des gendarmes français renforcés de troupes coloniales ont tiré sur des tirailleurs sénégalais, anciens prisonniers de guerre récemment rapatriés, qui manifestaient pour le paiement de leurs indemnités et pécule promis depuis des mois.

      Le bilan officiel, rappelé par le président François Hollande lors d’un discours à Dakar le 12 octobre 2012, est de 35 morts. Dans un rapport du 5 décembre 1944, le général Dagnan dénombrait cependant 70 tirailleurs décédés, ce qui reste une estimation minimale, selon les témoignages et les recherches les plus récents.

      https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/6c/Thiaroye_Mural_DSCN1029.jpg/280px-Thiaroye_Mural_DSCN1029.jpg

      ►https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Thiaroye

      CDB_77 @cdb_77
    • @la_feuille
      La Feuille @la_feuille 22/12/2018

      excellente BD à ce sujet : « morts par la France ». Je recommande...

      La Feuille @la_feuille
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 3/01/2019

      Camp de Thiaroye, de Ousmane Sembene
      ►https://seenthis.net/messages/748600
      ►http://rarefilmm.com/2018/05/camp-de-thiaroye-1988

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 29/01/2018

    Vu sur twitter :

    Quand nos activistes se décident d’accueillir Emmanuel macron ça donne cela « ils ont rebaptisé le boulevard #Charle_De_Gaulle par #Thiaroye44 » en hommage au #tirailleurs de #Thiaroye 1944

    https://i.imgur.com/6GvP6f7.png https://i.imgur.com/z8Wgxiv.png https://i.imgur.com/JXfC4ys.png https://i.imgur.com/7UFOdef.png

    ▻https://twitter.com/DiarietouDiedh1/status/957612336369557504

    #toponymie #France #tirailleurs_sénégalais #mémoire #histoire #nom_de_rue #De_Gaulle #Thiaroye_44 #Thiaroye #WWII #post-colonialisme #colonialisme #mémoire #tirailleurs_sénégalais #massacre #seconde_guerre_mondiale #deuxième_guerre_mondiale #graffitis #graffiti #street-art #art_de_rue #histoire #France #historicisation #histoire_de_France #Massacre_de_Thiaroye

    J’imagine que c’est à #Calais, lors de la visite de Macron, mais pas sure...

    CDB_77 @cdb_77
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  • @ant1
    ant1 @ant1 CC BY-NC 14/11/2016

    Anciens #tirailleurs_sénégalais demandent nationalité française
    ▻http://lemonde.fr/afrique/article/2016/11/11/anciens-tirailleurs-senegalais-demandent-nationalite-francaise_5029618_3212.

    ant1 @ant1 CC BY-NC
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  • @mediapart
    Mediapart @mediapart 15/12/2015

    La #Justice laisse fermé le dossier du massacre de tirailleurs sénagalais en 1944
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/151215/la-justice-laisse-ferme-le-dossier-du-massacre-de-tirailleurs-senagalais-e

    La Commission d’instruction de la Cour de révision de la #Cour_de_cassation a rejeté la demande de révision du procès d’Antoine Abibou, condamné le 5 mars 1945 à dix ans de prison pour rébellion commise par des militaires armés. En fait de rébellion, l’histoire d’Antoine Abibou est celle d’un rescapé, survivant du massacre de #Thiaroye (Sénégal).

    #France #Antoine_Abibou #commission_de_révision

    Mediapart @mediapart
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 22/12/2018

      #Thiaroye_44 #Thiaroye #WWII #post-colonialisme #colonialisme #mémoire #tirailleurs_sénégalais #massacre #seconde_guerre_mondiale #deuxième_guerre_mondiale #graffitis #graffiti #street-art #art_de_rue #histoire #France #historicisation #histoire_de_France #Massacre_de_Thiaroye

      CDB_77 @cdb_77
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  • @kassem
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA 28/11/2014

    #Sénégal - Massacre de #Thiaroye : 1er décembre 1944, quand l’armée française décimait ses « #indigènes »
    ▻http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141128114120

    Le 1er décembre 1944, des dizaines de tirailleurs sénégalais qui réclamaient le paiement de leurs soldes étaient massacrés par l’armée française dans le camp de Thiaroye, près de #Dakar. Soixante-dix ans après, retour sur ce drame et ses zones d’ombres en vidéo.

    C’est l’un des pires crimes commis par l’armée française à l’encontre des soldats « indigènes », ces hommes issus des colonies qui se sont battus pour la #France durant les deux guerres mondiale. Il y a soixante-dix ans, le 1er décembre 1944, à la levée du jour, des militaires français ouvraient le feu sans merci sur des tirailleurs sénégalais massés dans le camp de Thiaroye. Accusés de mutinerie par leur hiérarchie, ces soldats, originaires de toute l’Afrique occidentale française (AOF), avaient simplement osé réclamer le paiement de leurs arriérés de soldes.

    Aujourd’hui encore, la vérité sur ce massacre n’a toujours pas été clairement établie et les autorités françaises commencent à peine à reconnaitre les faits. Pour le soixante-dixième anniversaire de commémoration, une cérémonie officielle regroupant le président français, François Hollande, et son homologue sénégalais, Macky Sall, sera organisée à Thiaroye en marge du sommet de la Francophonie, qui se tient les 29 et 30 novembre à Dakar. En attendant d’éventuelles annonces du chef de l’État français, retour, en vidéo, sur ce drame et ses zones d’ombre.

    ▻http://www.dailymotion.com/video/x2b9ti9_retour-sur-le-massacre-de-thiaroye-le-1er-decembre-1944_news#fr

    • #Thiaroye
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA
    • @kassem
      Kassem @kassem CC BY-NC-SA 29/11/2014

      Le camp de Thiaroye Ousmane Sembene 1988 CD1 CD2

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=FTmH_jFzex8

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=omkxM3n-Rz8

      Kassem @kassem CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 22/12/2018

      #Thiaroye_44 #Thiaroye #WWII #post-colonialisme #colonialisme #mémoire #tirailleurs_sénégalais #massacre #seconde_guerre_mondiale #deuxième_guerre_mondiale #histoire #France #historicisation #histoire_de_France #Massacre_de_Thiaroye

      CDB_77 @cdb_77
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