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    Grèce : plus de 250 migrants secourus au large de la Crète en 3 jours
    Par La rédaction Publié le : 06/08/2026
    En trois jours, entre le 3 août et le 5 août, 267 migrants sans papiers ont été secourus par les gardes-côtes grecs au large de la Crète. Depuis des mois, la Crète connaît une forte augmentation des arrivées illégales de migrants venus de Libye. En 7 mois, un peu plus de 10 000 migrants ont débarqué sur l’île du sud de la Grèce.
    Les communiqués des gardes-côtes grecs s’enchaînent ces derniers jours. Le 5 août, les autorités maritimes ont porté assistance « à un bateau avec des ressortissants étrangers en détresse, repéré par un avion de Frontex à 37 milles nautiques au sud d’Ierapetra », en Crète. « Immédiatement, une vedette de patrouille de la police côtière hellénique (HCPP) a appareillé, repéré le bateau et secouru 45 ressortissants étrangers (tous des hommes) à son bord. »
    Le même jour, « 56 étrangers (49 hommes, 3 femmes et 4 mineurs) ont été secourus par un navire de sauvetage [...] jusqu’au port de Kokkinos Pyrgos », en Crète. « Ils avaient quitté la région de Tobrouk, en Libye, le 3 août 2026 à midi, après avoir payé chacun 14 000 dinars libyens pour leur traversée vers la Grèce », précise le communiqué.Le 5 août toujours, « les gardes-côtes de Gavdos ont localisé 34 étrangers (tous des hommes) sur la plage de Lakoudi. Ils ont d’abord été conduits dans un centre d’hébergement temporaire à Gavdos, puis transférés vers un centre d’hébergement temporaire à Agia Chania. »
    La veille, le 4 août "une embarcation transportant des passagers étrangers en difficulté [a été repérée] à 8 milles nautiques au sud-ouest de Gavdos. Un navire des forces Frontex s’est immédiatement rendu sur place, a localisé l’embarcation et a secouru 33 passagers étrangers (tous des hommes)."Le 4 août toujours, les autorités maritimes grecques ont alerté sur le fait « qu’une vedette de patrouille [...] a localisé une embarcation et a secouru les 50 passagers étrangers (43 hommes, 2 femmes et 5 mineurs) » au sud de la Crète. Une enquête préliminaire a été ouverte.Le bateau de migrants avait été repéré par un navire des garde-côtes grecs à 105 kilomètres au sud-est de Kaloi Limenes, un village portuaire non loin d’Héraklion, avec l’aide d’un drone de l’agence des frontières de l’Union européenne Frontex". Les migrants ont été transférés au port de Kokkinos Pyrgos, au sud de l’île, "où les autorités ont entamé les procédures d’identification et d’enregistrement."Enfin, ce même jour également, « vers midi, les autorités portuaires d’Ierapetra ont été informées de la présence d’étrangers » sur l’île de Chrysi, au sud de la Crète. « Un patrouilleur de la garde côtière grecque s’est rendu sur place, où il a repéré et secouru 44 étrangers (40 hommes, 3 femmes et 1 mineur) ».
    La veille, le 3 août, les autorités avaient repéré « la présence d’une embarcation avec des étrangers à bord en difficulté, à 30 milles nautiques au sud d’Agia Galini [en Crète]. Une vedette de patrouille [...] s’est immédiatement rendue sur place et a localisé et secouru 33 étrangers (32 hommes et 1 femme). Les rescapés ont d’abord été conduits en toute sécurité au port d’Agia Galini, puis aux installations de l’ancienne autorité portuaire de Réthymnon », peut-on lire sur le communiqué des gardes-côtes.Le même jour, nouveau bulletin d’information sur le site de la garde côtière. « Les autorités portuaires de Kaloi Limenes et d’Ierapetra ont été informées par le Centre conjoint de coordination des opérations de recherche et de sauvetage (EKSED) [...] de la nécessité de porter assistance à une embarcation transportant des étrangers en difficulté ». Cette embarcation avait été localisée par un avion de Frontex au sud de Kaloi Limenes. « Immédiatement, une vedette de patrouille de la LS-EL.AKT. s’est rendue sur place et a secouru cinq étrangers (quatre hommes et un mineur) ».
    Le sud de la Crète a connu une forte augmentation des arrivées illégales de migrants ces derniers mois, de nombreux bateaux partant des côtes est-libyennes. Cette hausse a entraîné de fréquentes opérations de sauvetage menées par les garde-côtes grecs et Frontex.Selon le Haut Commissariat des réfugiés à l’ONU (UNHCR), plus de 10 000 migrants sont arrivés en Crète depuis le début de l’année. « Les flux globaux, par rapport à 2025, montrent une stabilité en termes de chiffres », écrit la presse grecque. La plupart des arrivants viennent du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh. Dans une tribune publiée mardi dans Politico, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a appelé l’Union européenne à autoriser la suspension temporaire des enregistrements de demandeurs d’asile lors d’arrivées massives et soudaines, arguant que les États membres ont besoin d’une plus grande flexibilité pour gérer les pressions migratoires. Au mois de juillet 2025, le gouvernement grec avait décidé de suspendre unilatéralement les demandes d’asile pour toute personne arrivant illégalement en Crète, face à la hausse des arrivées depuis la Libye : 7 300 arrivées entre janvier et juillet 2025 contre 4 900 sur l’ensemble de l’année 2024. La mesure avait duré trois mois, l’enregistrement des demandes avait repris le 14 octobre

    #Covid-19#migration#migrant#crete#UE#libye#routemigratoire#tobrouk#migrationirreguliere#sante#soudan#egypte#bengladesh

  • Libye : au moins 50 migrants portés disparus après un naufrage | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Afrique/libye-au-moins-50-migrants-portes-disparus-apres-un-naufrage_n_498340.html

    Libye : au moins 50 migrants portés disparus après un naufrage
    Auteur : afrimag
    Le bateau transportait environ 60 personnes originaires de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, dont des femmes et des enfants.
    Au moins 50 migrants sont portés disparus en Méditerranée après le chavirement de leur embarcation au large de la côte orientale de la Libye. Dix personnes ont survécu au naufrage, selon deux sources sécuritaires citées par Reuters.Le drame s’est produit mardi 14 juillet près de l’île d’El-Bardaa, à environ 70 kilomètres à l’ouest de Tobrouk. Cette ville portuaire se trouve dans l’est libyen, non loin de la frontière avec l’Égypte. Le bateau en bois transportait environ 60 personnes. Parmi elles figuraient des femmes et des enfants, d’après les premières informations communiquées aux journalistes. Les passagers venaient de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Leur nationalité précise et leur identité n’ont pas encore été rendues publiques. Les dix rescapés ont été secourus près de l’île d’El-Bardaa. Ils ont raconté que l’embarcation avait pris la mer tôt dans la matinée. Les autorités n’ont pas encore indiqué la cause exacte du chavirement. Les disparus n’avaient pas été retrouvés au moment de la publication des premières informations. Le bilan reste donc provisoire et peut évoluer avec les opérations menées en mer.
    Les rescapés ont été conduits dans un établissement médical de la région pour recevoir des soins. Aucune précision n’a été donnée sur leur état de santé. Les sources de sécurité ont demandé à rester anonymes. Les autorités libyennes n’avaient pas encore publié de communiqué détaillé sur les recherches ni sur le nombre exact de personnes toujours portées disparues.
    Un autre sauvetage avait eu lieu la veille dans la même zone. Les équipes de Tobrouk avaient récupéré 24 migrants dont le bateau dérivait depuis près de deux semaines dans les eaux libyennes.
    Quatre personnes avaient perdu la vie à bord de cette embarcation délabrée, en raison de conditions humanitaires extrêmes, selon les mêmes sources. Les survivants avaient eux aussi été transférés vers un hôpital local.
    La Libye est devenue l’un des principaux points de départ des migrants qui tentent de rejoindre l’Europe par la Méditerranée. Des ressortissants de plusieurs pays africains traversent le désert avant d’embarquer sur des bateaux souvent surchargés et mal équipés.
    Le pays est plongé dans une instabilité politique et sécuritaire persistante depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Des réseaux de passeurs profitent de cette situation pour organiser les traversées clandestines. Les migrants sont exposés à la violence, à la détention arbitraire, au travail forcé et aux naufrages. Les femmes et les enfants figurent parmi les personnes les plus vulnérables sur cette route. En juin, les autorités de Tobrouk avaient déjà récupéré environ 26 corps après le chavirement d’un autre bateau près de la ville. La répétition de ces drames rappelle le coût humain des départs depuis les côtes libyennes.Les familles des passagers peuvent attendre plusieurs jours avant d’obtenir des informations. L’absence de listes complètes et les difficultés d’identification compliquent souvent la recherche des disparus.AfrikMag avait déjà raconté le parcours d’une fillette sierra-léonaise retrouvée après trois jours en mer. Son histoire illustrait déjà les dangers extrêmes auxquels sont confrontées les personnes qui tentent la traversée.
    Dans le naufrage signalé mardi, les recherches se poursuivent autour d’El-Bardaa. Les autorités devront encore établir le bilan définitif et identifier les pays d’origine des victimes et des survivants

    #Covid-19#migrant#migration#libye#tobrouk#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#droit#detention

  • Mer Méditerranée : au moins 50 migrants portés disparus après un naufrage au large de la Libye - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72453/mer-mediterranee--au-moins-50-migrants-portes-disparus-apres-un-naufra

    Mer Méditerranée : au moins 50 migrants portés disparus après un naufrage au large de la Libye
    Par La rédaction Publié le : 15/07/2026
    Un canot avec environ 60 migrants à bord a chaviré en Méditerranée mardi, au large de l’est de la Libye. Dix personnes ont été secourues mais au moins 50 sont toujours portées disparues. La veille, quatre autres corps de migrants avaient été récupérés en mer près de Tobrouk, dans l’est libyen.Au moins 50 migrants sont portés disparus après que leur canot en bois a chaviré en mer Méditerranée, mardi 14 juillet, ont indiqué plusieurs sources sécuritaires à l’agence de presse Reuters ce même jour.Dix personnes de la même embarcation ont été secourues près de l’île d’El-Bardaa, à environ 70km de Tobrouk, dans l’est de la Libye.L’embarcation, qui transportait une soixantaine d’exilés, originaires d’Afrique subsaharienne, avait pris la mer le matin même dans l’espoir de rejoindre l’Europe, selon les survivants.La veille, quatre corps de migrants avaient déjà été récupérés au large de Tobrouk, toujours dans l’est de la Libye, et 24 personnes avaient été prises en charge. Leur embarcation était à la dérive dans les eaux libyennes depuis deux semaines, d’après Reuters."Le canot transportait 28 migrants qui ont fait face à des conditions extrêmement difficiles à bord d’un bateau délabré", a précisé à l’agence de presse une source sécuritaire. « Les survivants ont été emmenés dans un hôpital local pour un traitement médical ».
    Depuis l’an dernier, la route de Tobrouk, menant de cette ville de l’est libyen à l’île grecque de Crète, s’est largement développée afin d’échapper aux contrôles renforcés dans l’ouest et autour des îles de la mer Égée.Mais sur cette route, les dangers en mer sont importants et les naufrages fréquents. « Les distances sont multipliées par trois voire quatre : depuis Tobrouk, les migrants doivent traverser toute la Méditerranée centrale pour atteindre les rives européennes, sans compter qu’aucun navire de sauvetage ne sillonne cette zone. Les canots partis de Tobrouk qui dérivent n’ont aucune chance d’être secourus », signalait Arnaud Banos, spécialiste des migrations maritimes, à InfoMigrants début avril.En juin, au moins 20 corps de migrants ont été retrouvés au large des côtes de l’est de la Libye – et 18 dans l’ouest du pays. Au mois d’avril, plus de 40 corps de migrants avaient été retrouvés sur les côtes libyennes. Et fin mars, 22 exilés sont morts durant la traversée de la Méditerranée après six jours d’errance en mer. Leurs corps « ont été jetés à la mer sur ordre d’un des passeurs », selon les gardes-côtes grecs. Seules 26 personnes du même canot ont pu être secourues.
    Avec ce changement d’itinéraire migratoire, la Crète s’est rapidement vue débordée pour accueillir les nouveaux arrivants. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, quelque 8 000 personnes ont débarqué en Crète, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).L’île ne dispose pas de centres d’accueil. Les exilés qui viennent de débarquer peuvent passer quelques nuits en Crète avant d’être rapidement transférés en Grèce continentale.
    Début février, le gouvernement grec a annoncé l’ouverture de trois nouveaux centres pour migrants sur l’île. Dans ces trois nouveaux sites, les autorités procéderont à un examen de la situation du demandeur d’asile. Les personnes dont la demande de protection a peu de chances d’aboutir, selon les critères d’Athènes, seront transférées dans des centres de détention en attendant le traitement accéléré de leur dossier, puis leur éventuelle expulsion du territoire grec. Les autres seront prises en charge dans le système d’accueil classique des demandeurs d’asile.Face à la hausse des arrivées, le gouvernement grec a également pris plusieurs mesures pour tenter d’enrayer le phénomène.En septembre 2025, le gouvernement a voté une loi criminalisant les migrants. Le séjour irrégulier n’est plus une irrégularité administrative mais un délit pénal. Les étrangers restés sur le territoire grec après le rejet de leur demande d’asile risquent une peine de deux à cinq ans de prison, et une amende de 10 000 euros. En juillet 2025, Athènes avait annoncé qu’elle allait déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes, pour stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce. En août 2025, les autorités avaient décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord. Mi-octobre, l’enregistrement des dossiers a finalement repris.

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  • Amnesty International dénonce la coopération migratoire entre la Libye et l’UE alors que la répression contre les migrants s’intensifie dans le pays - InfoMigrants
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    Amnesty International dénonce la coopération migratoire entre la Libye et l’UE alors que la répression contre les migrants s’intensifie dans le pays
    Par Leslie Carretero Publié le : 23/06/2026
    L’ONG Amnesty International a dénoncé mardi la volonté de l’Union européenne de renforcer sa coopération avec les autorités libyennes, notamment de l’est, alors que la répression visant les migrants s’intensifie dans le pays. Ces dernières semaines, des milliers de migrants ont été arrêtés dans le pays et envoyés en prison. Des Soudanais ont aussi été expulsés vers leur pays d’origine, selon Amnesty International.
    Dans un rapport publié mardi 23 juin, Amnesty International déplore la répression menée à l’encontre des exilés en Libye, qui s’est encore intensifiée ces dernières semaines. Les autorités libyennes, à l’ouest comme à l’est, « mènent une campagne d’une intensité croissante, alimentée par un discours xénophobe, d’arrestations de masse, de détentions arbitraires et d’expulsions collectives illégales (…) visant les personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes », affirme l’ONG.Depuis quelques semaines, les autorités libyennes organisent des raids dans les quartiers fréquentés par les Subsahariens et interpellent les exilés dans la rue ou leurs habitations. « Les policiers, lourdement armés, bouclent la zone avec leurs véhicules blindés. Ils défoncent les portes des maisons et arrêtent les Noirs. On ne peut pas s’échapper car lors de ces opérations, les agents de l’immigration quadrillent les environs », racontait début juin à InfoMigrants Ibrahim*, un Guinéen vivant à Tripoli. Les migrants sont ensuite envoyés en centre de détention, où ils risquent d’être victimes d’abus et de violences.
    Le jeune homme de 24 ans a, comme beaucoup d’autres, été chassé de l’appartement qu’il occupait avec d’autres migrants. « Notre bailleur nous a mis dehors sans préavis, ce n’est pas un cas isolé, cela se passe partout. Beaucoup de gens ont perdu leur logement, leur travail », disait encore Ibrahim."Des milliers de personnes réfugiées, demandeuses d’asile et migrants ont été arrêtées dans tout le pays, notamment à Ajdabiyah, Al Bayda, Benghazi, Derna, Sabratha, Sabha, Syrte, Tripoli et Tobrouk", affirme Amnesty International. Les autorités de l’est de la Libye, région contrôlée par le maréchal Khalifa Haftar, ont annoncé le 24 mai avoir interpellé entre 7 000 et 8 000 migrants, notamment des ressortissants soudanais, dans le but de les expulser vers leur pays d’origine, selon l’ONG.
    Ces opérations d’interpellations font suite à une violente campagne de désinformation contre les migrants sur les réseaux sociaux en Libye. Des publications appellent à assassiner les Subsahariens vivant dans le pays. « Chaque région doit tuer 1 000 Africains. À la fin du mois, le pays en sera débarrassé », peut-on lire dans un post Facebook. Des vidéos en ligne montrent « des personnes noires pourchassées, provoquées, frappées et agressées physiquement par des personnes libyennes, notamment à Tripoli et Zintan », rapporte Amnesty International.
    Depuis avril, des centaines de Libyens se réunissent chaque semaine à Tripoli pour protester contre la présence de Subsahariens. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) est aussi la cible des manifestants, l’agence étant accusée - à tort - de réinstaller des migrants en Libye.Dans un communiqué publié après une manifestation devant ses locaux à Tripoli début juin, la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) s’était dite « préoccupée par la diffusion de fausses informations et de discours de haine concernant le travail de l’ONU en Libye, qui ont contribué à exacerber les tensions et à inciter à la violence contre le personnel de l’ONU ».
    Ces discours « xénophobes, racistes » et complotistes sont alimentés par les autorités libyennes, note Amnesty International. « Le 8 juin, Emad al Trabelsi, ministre de l’Intérieur du gouvernement d’unité nationale [de l’ouest de la Libye, ndlr], a rencontré des militant·e·s du mouvement ‘Non à la réinstallation’ et a publiquement fait part de son soutien à leurs revendications », signale l’ONG. Et début juin, les gouvernements de l’ouest et de l’est ont publié une série de déclarations rejetant la supposée réinstallation des migrants en Libye.
    Malgré la détérioration des conditions de vie des migrants, déjà très dures, l’Union européenne (UE) veut étendre sa coopération en Libye avec les autorités de l’est.Depuis un accord signé entre l’UE et Tripoli en 2017, les gardes-côtes libyens de l’ouest sont chargés de la coordination des sauvetages au large de leurs rives. Une tâche qui incombait auparavant au MRCC de Rome ou de La Valette, à Malte. L’accord de 2017 permet à l’Italie d’équiper et de former les autorités de Tripoli pour intercepter en mer les exilés en route vers les côtes européennes.
    Ce partenariat est régulièrement reconduit, malgré les nombreux témoignages d’exilés et d’ONG de sauvetage en mer sur les violences perpétrées par les Libyens au large de leurs côtes. Les forces libyennes ont été accusées à plusieurs reprises de faire usage d’armes à feu vers des canots surchargés de migrants ou en direction des navires humanitaires.Et c’est ce modèle que la Commission européenne souhaite dupliquer. L’instance est en discussion avec les autorités de l’est pour créer - et financer - un centre de sauvetage à Benghazi pour stopper les embarcations de migrants L’an dernier, la route de Tobrouk qui relie cette ville de l’est libyen à la Crète s’est considérablement développé et la petite île grecque a connu une hausse de 200% des arrivées.
    « Étendre cette coopération aux groupes armés basés dans l’est du pays, connus pour commettre des crimes de guerre (...) en toute impunité, reflète un mépris choquant non seulement pour le droit international mais également pour la vie et la dignité humaines », a tancé Diana Eltahawy, directrice adjointe pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International. Cette dernière exhorte les États membres de l’UE à « mettre un terme à leur complicité dans les crimes de droit international [en Libye] et suspendre leurs politiques visant à retenir les personnes réfugiées en Libye, à cause desquelles ces personnes sont prises au piège dans des cycles de violence ».

    #Covid-19#migration#migrant#UE#libye#poliiquemigratoire#tobrouk#routemigratoire#sante#droit#refugie

  • Depuis le 1er juin, près de 500 migrants ont débarqué sur les îles de Crète et Gavdos - InfoMigrants
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    Depuis le 1er juin, près de 500 migrants ont débarqué sur les îles de Crète et Gavdos
    Par La rédaction Publié le : 04/06/2026
    Depuis le 1er juin, près de 500 migrants ont atteint les côtes des iles grecques de Crète et Gavdos. Certains ont été interceptés après leur débarquement, d’autres ont été secourus. Tous étaient partis de Libye. Et depuis le début de l’année, au total, presque 6 000 personnes ont débarqué en Crète.Les arrivées se poursuivent sur les îles grecques de Crète et Gavdos. Depuis le 1er juin, 493 exilés ont atteint les côtes grecques, ont indiqué les gardes-côtes dans plusieurs communiqués. Les premières arrivées ont eu lieu durant la nuit du 31 mai au 1er juin.
    Aux premières lueurs du jour, un patrouilleur des gardes-côtes et un cargo battant pavillon des Bahamas ont secouru « 35 passagers étrangers (33 hommes et 2 femmes) ». Selon les personnes secourues, elles sont parties de Tobrouk, en Libye, aux premières heures du 31 mai 2026, après avoir payé chacune entre 1 500 et 3 500 dollars pour la traversée.
    Quelques heures plus tard, les gardes-côtes ont à nouveau été sollicités pour porter assistance à 25 exilés au large de Gavdos.
    Dans le même temps, un cargo battant pavillon bélizien a secouru 44 migrants – 43 hommes et 1 mineur – au large de la Crète. Ces derniers ont ensuite été transférés au port de Kali Limenes, au sud.
    Les opérations se sont poursuivies le soir même. Après le signalement d’une embarcation en difficulté, les gardes-côtes sont intervenus et ont secouru 55 exilés. Tous ont été transportés au port d’Ierapetra (sud-est de la Crète) avant d’être conduits vers un centre d’hébergement temporaire de Kalogeros, au centre de l’île.Le lendemain, le 2 juin, deux opérations ont eu lieu. Durant la première, 33 passagers étrangers ont été pris en charge par un navire de Frontex à 37 milles nautiques au sud de Gavdos. Et à la mi-journée, l’agence européenne est repartie en mer afin de porter assistance à 39 personnes.Enfin, mercredi 3 mai, trois groupes de migrants ont atteint les côtes de l’ile grecque. Tout d’abord, 182 exilés - 170 hommes, 5 femmes et 7 mineurs - ont été découverts « sur une côte rocheuse entre les plages de Katarti et Salamia, dans la commune de Gortys », au sud de l’île, ont indiqué les gardes-côtes grecs dans un communiqué.
    Ils avaient quitté la Libye depuis la ville de Tobrouk le lundi 1er juin, « moyennant des sommes comprises entre 3 000 et 10 000 dollars pour leur transport vers la Grèce », ajoutent les gardes-côtes qui précisent qu’un Egyptien de 36 ans « identifié par les autres passagers du bateau comme étant le passeur » a été arrêté.Ensuite, un navire de Frontex a localisé et secouru une embarcation comptant 38 passagers, dont deux femmes et un mineur.Puis 42 exilés ont été interpellés après leur débarquement à Paleochore. Ils ont été immédiatement conduits au centre d’hébergement temporaire d’Agia, à la Canée.
    Tous ces exilés avaient emprunté la route de Tobrouk, une route migratoire qui s’est considérablement développée l’an dernier. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %.Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, près de 6 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période. Rien que la semaine dernière, en seulement deux jours, plus de 700 migrants sont arrivés en Crète et sur la petite île de Gavdos après avoir été secourus en mer par les gardes-côtes grecs.
    Le 29 mai, le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris, connu pour sa ligne dure, a menacé de prendre des mesures « très sévères », sans donner plus de précisions. « Nous prendrons des mesures très strictes, dont nous avons déjà discuté avec le Premier ministre, bien plus sévères que la simple suspension de la procédure d’asile », a-t-il dit.
    Pour rappel, en août 2025, alors que les arrivées par la route de Tobrouk étaient nombreuses, les autorités avaient décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord.
    La route de Tobrouk reste particulièrement dangereuse. Environ 300 km séparent la ville de l’est libyen à la Crète et aucun navire humanitaire ne sillonne la zone, trop vaste. Fin mars, 22 exilés sont morts durant cette traversée de la Méditerranée après six jours d’errance en mer. Leurs corps « ont été jetés à la mer sur ordre d’un des passeurs », selon les gardes-côtes grecs. Seules 26 personnes du même canot ont pu être secourues

    #Covid-19#migration#migrant#libye#grece#crete#tobrouk#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen - InfoMigrants
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    Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen
    Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
    Un nouveau projet de loi porté par le gouvernement grec prévoit de renforcer les frontières et d’accélérer les procédures d’asile. Le texte offre aussi un cadre aux expulsions des personnes non éligibles à l’asile vers leur pays d’origine ou vers des « hubs de retour » dans des États situés hors des frontières de l’Union européenne. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur le 12 juin.
    Le gouvernement grec a annoncé mardi 12 mai un projet de loi sur la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce nouveau texte est « une réforme globale du cadre national pour la gestion de l’immigration clandestine, de l’asile et des retours » en Grèce, indique le ministère des Migrations dans un communiqué.La loi, encore en consultation, devrait permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé.
    Ensuite, les migrants seront transférés dans des structures en fonction de leur profil. Les personnes pouvant prétendre à l’asile, selon leur pays d’origine, seront transférées dans des centres de premier accueil déjà existants en Grèce (comme celui de Malakasa, près d’Athènes, par exemple).Les exilés provenant de pays à faible taux de reconnaissance de la protection internationale en Grèce ou dont la demande est « manifestement infondée » seront placés dans des centres de détention en attendant leur éventuelle expulsion du sol grec. Le texte prévoit qu’un « acte de retour » soit immédiatement délivré afin d’organiser leur renvoi dans le pays d’origine le plus vite possible.Les exilés venant de pays qui ne délivrent pas de laissez-passer, indispensable à une expulsion, seront, eux, envoyés dans des « hubs de retour » situés dans des États en dehors de l’UE.
    Selon le site Newsit.gr, la Grèce, en coopération avec l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas, va prochainement lancer la création d’un centre de retour conjoint dans un pays tiers hors de l’Union. La structure construite vraisemblablement dans un État africain, devrait être opérationnelle en 2027, signale le média grec.
    Cette disposition est rendue possible par le nouveau « règlement retour » adopté par le Parlement européen en mars dernier qui prévoit notamment la création de « hubs de retour » hors des frontières de l’UE.Par ailleurs, le gouvernement grec envisage d’accélérer l’examen des demandes d’asile aux frontières afin d’expulser plus rapidement les exilés déboutés. Les dossiers devront être traités sous 12 semaines maximum, indique encore le site Newsit.gr.
    Avec ce texte, le gouvernement entend « s’adapter au nouveau cadre européen, en créant un système qui combine la protection efficace des frontières, l’examen rapide des demandes de protection internationale et la mise en œuvre effective des retours pour ceux qui n’ont pas le droit de rester », affirme le ministère des Migrations dans son communiqué. « La politique migratoire du pays repose sur des règles claires : la protection pour ceux qui y ont réellement droit, mais aussi des procédures de retour immédiates et efficaces pour ceux qui ne sont pas admissibles à la protection internationale ou à la résidence légale ».La Grèce est un des principaux points d’arrivées des migrants irréguliers dans l’Union européenne. La route dite de Tobrouk, qui va de cette ville de l’est libyen à la Crète, s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée.
    En 2024, 78 % des arrivées en Grèce se faisaient via les îles de la mer Égée, et seulement 8 % via la Crète. Alors qu’en 2025, 44 % des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40 % en partant de Libye, selon le ministre des Migrations.Au total en 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Et depuis le 1er janvier, on compte déjà près de 3 500 arrivées en Crète, soit plus de la moitié des 6 270 migrants entrés sur le territoire grec par la mer. La majorité des migrants débarqués en Crète sont originaires du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh. Ces deux dernières nationalités sont particulièrement visées par le nouveau projet de loi du gouvernement grec, qui estime que ces ressortissants ne peuvent prétendre à l’asile et doivent donc être renvoyés le plus rapidement possible.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#soudan#crete#routemigratoire#libye#tobrouk#politiquemigratoire#hubderetour#UE#droit#sante

  • Dans l’est de la Libye, 17 corps et 7 survivants retrouvés par le Croissant rouge dans une embarcation - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71163/dans-lest-de-la-libye-17-corps-et-7-survivants-retrouves-par-le-croiss

    Dans l’est de la Libye, 17 corps et 7 survivants retrouvés par le Croissant rouge dans une embarcation
    Par La rédaction Publié le : 30/04/2026
    Le Croissant rouge libyen a annoncé mercredi que 17 corps de migrants avaient été retrouvés dans une embarcation en détresse au large de l’est de la Libye, au terme de huit jours de recherche. Sept survivants ont par ailleurs pu être secourus. C’est un nouveau drame au large des côtes de l’est de la Libye. Mercredi 29 avril, le Croissant rouge libyen a indiqué avoir retrouvé les corps de 17 personnes dans une embarcation en détresse. L’organisation humanitaire a précisé dans un communiqué que cette macabre découverte avait eu lieu au terme de huit jours de recherche. Par ailleurs, sept survivants ont également pu être secourus. Le Croissant rouge n’a pas donné de détails sur l’identité ou la nationalité de ces personnes mais a dit avoir fourni une assistance humanitaire aux rescapés « dans le cadre du projet de partenariat avec le Haut-Commissariat pour les réfugiés », laissant entendre qu’il s’agissait de migrants. « Par la suite, les équipes de secours et de transfert des dépouilles du Croissant-Rouge de Tobrouk, accompagnées des forces navales, des gardes-côtes et de la sécurité côtière relevant du commandement général, se sont mobilisées pour soutenir le bateau en pleine mer, dans une opération qui a duré plus de huit heures de travail continu dans des conditions difficiles », a-t-il ajouté.
    Cette opération fait suite à plusieurs autres similaires ces derniers jours. Lundi 27 avril, le procureur général de Libye a annoncé que 38 personnes avaient perdu la vie dans le naufrage d’une embarcation partie de la ville de Tobrouk, dans l’est de la Libye. Les victimes étaient de nationalités égyptienne, éthiopienne et soudanaise.
    Selon le Croissant rouge libyen de Tobrouk, interrogé par InfoMigrants, le naufrage évoqué est celui de l’embarcation partie de Libye le 15 avril dernier avec 42 personnes à son bord. Depuis le 18 avril, le Croissant rouge a retrouvé 16 corps de migrants près de Tobrouk et quatre survivants en mer. En début de semaine, l’organisation estimait encore à 32 le nombre de disparus. L’annonce du procureur permet de déterminer que ces personnes sont, elles aussi, mortes dans le naufrage. Selon le communiqué du procureur, de vastes investigations ont été lancées dans la région de Tobrouk pour identifier les membres du réseau à l’origine de cette tentative de traversée de la Méditerranée sur un bateau vétuste et inadapté à une telle navigation. « Les autorités ont également saisi 300 000 dinars libyens qui seraient le produit de ces activités criminelles, et ont mis au jour des flux financiers illicites transitant par des structures financières non agréées », a rapporté, de son côté, le média en ligne Middle East Monitor.
    Depuis 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est devenue un pays de transit pour des milliers de migrants subsahariens qui cherchent à fuir la violence et la pauvreté dans leur pays, et à trouver une vie meilleure en Europe. Aujourd’hui, plusieurs routes migratoires partent de Libye vers l’Europe. À l’ouest, depuis la région de Tripoli, les embarcations tentent de rejoindre l’île italienne de Lampedusa. Tandis qu’à l’est, depuis la région de Tobrouk, les migrants cherchent à atteindre les îles du sud de la Grèce : Gavdos ou la Crète. En 2025, trois fois plus de migrants sont arrivés en Crète par cette route qu’en 2024.
    Le sort des migrants qui survivent à la traversée mais ne parviennent pas à atteindre leur but est dramatique. Depuis le début de l’année 2026, plus de 4 200 personnes ont été interceptées en mer et ramenées de force en Libye, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). En 2025, plus de 26 000 migrants avaient été arrêtés en Méditerranée centrale par les forces libyennes et renvoyés dans le pays, selon les chiffres de l’OIM. Un nombre en constante augmentation : ils étaient plus de 21 000 en 2024, et 17 000 en 2023.
    Pour les personnes ramenées dans le pays, le calvaire se poursuit car, en Libye, les migrants sont détenus de façon arbitraire dans des prisons, parfois clandestines, où ils sont soumis à toutes sortes de violences : coups et brimades, travail forcé, exploitation sexuelle...
    Dans un récent rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a souligné que les migrants, dont des mineurs, continuaient d’être victimes de « violations systématiques et généralisées des droits humains » en Libye.

    #Covid-19#migration#migrant#libye#mediterranee#tobrouk#mortalite#routemigratoire#migrationirreguliere

  • Grèce : 22 migrants meurent après 6 jours d’errance en mer en tentant d’atteindre la Crète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70620/grece--22-migrants-meurent-apres-6-jours-derrance-en-mer-en-tentant-da

    Grèce : 22 migrants meurent après 6 jours d’errance en mer en tentant d’atteindre la Crète
    Par La rédaction Publié le : 30/03/2026
    Vingt-deux migrants sont morts au cours de six jours d’errance de leur embarcation pneumatique en mer Méditerranée et leurs corps ont été jetés à l’eau, ont annoncé vendredi soir les gardes-côtes grecs. Le canot dans lequel ils se trouvaient étaient partis de l’est de la Libye avec l’espoir de rejoindre la Crète. Seules 26 personnes ont pu être secourues.Les gardes-côtes grecs ont annoncé, dans un communiqué publiée dans la soirée de vendredi 27 mars, qu’un navire de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, avait secouru la veille 26 migrants, dont une femme et un mineur, au large d’Iérapetra, ville du sud de la Crète. Selon l’AFP, parmi ces naufragés on compte 21 Bangladais, un Tchadien et quatre Sud-Soudanais.Deux personnes ont été transportées à l’hôpital d’Héraklion, chef-lieu de la Crète, a précisé la garde-côtière qui n’a pas révélé la nature de leurs blessures.D’après les rescapés, 22 exilés sont morts durant la traversée de la
    Le canot, chargé de 48 exilés, était parti de Tobrouk, à l’est de la Libye, le soir du 21 mars avec destination la Crète, ont indiqué les rescapés. Mais pendant le voyage, « les passagers ont perdu leur orientation et sont restés en mer pendant six jours sans eau ni nourriture », ajoute la même source. Ces 48 personnes ont en outre subi « des conditions météorologiques défavorables » qui, ajoutées au manque de vivres et d’eau douce, « a entraîné la mort par épuisement de 22 personnes », a expliqué un porte-parole des gardes-côtes contacté par l’AFP. Deux personnes, considérées comme des passeurs, ont été arrêtées par les policiers grecs. Il s’agit de deux hommes de 19 et 22 ans, de nationalité sud-soudanaise. Ils sont poursuivis notamment « pour entrée illégale dans le pays » et « homicides par négligence ».
    Ce genre de drames est de plus en plus fréquent sur la route dite de Tobrouk, qui relie cette ville de l’est libyen à la Crète et la petite île de Gavdos. Début mars, quatre migrants sont morts et 26 autres sont portés disparus après un « accident de bateau » en Méditerranée, au sud de la Crète, avait annoncé le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Une semaine plus tôt, quatre autres exilés avaient déjà péri entre la Libye et la Crète. Les gardes-côtes grecs avaient repêché le 21 février les dépouilles de trois hommes égyptiens et celle d’une femme soudanaise après le naufrage de leur embarcation. Par ailleurs, au moins 30 personnes sont portées disparues. Le canot transportait 50 migrants, dont 21 Égyptiens, d’après le ministère égyptien des Affaires étrangères. En décembre, 17 migrants avaient été découverts morts à l’intérieur de leur embarcation qui prenait l’eau et était en partie dégonflée au sud-ouest de la Crète. Seuls deux survivants avaient été retrouvés par les autorités grecques qui avaient affirmé que 15 personnes étaient en outre mortes noyées et dont les corps n’ont jamais été retrouvés.
    La route de Tobrouk s’est largement développée l’an dernier, au dépend de celles arrivant aux îles de la mer Égée. Près de 20 000 personnes sont arrivées en 2025 de manière irrégulière en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024, d’après les chiffres des autorités grecques. Soit une augmentation de plus de 200 %. C’était six fois plus que les arrivées à Lesbos (3 777) et quatre fois plus qu’à Samos (4 747), selon les données du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Et depuis le 1er janvier 2026, on compte déjà 2 024 arrivées en Crète, toujours d’après les les chiffres du HCR.
    La majorité des migrants débarqués en Crète sont originaires du Soudan et d’Égypte. Sans perspective d’avenir dans leur pays plongé dans une crise économique, plus de 17 000 Égyptiens ont atteint les côtes européennes par la Méditerranée l’an dernier, ce nombre les plaçant en tête de la migration irrégulière du continent africain vers l’Europe, notamment vers la Grèce et l’Italie

    #Covid-19#migrant#migration#grece#crete#libye#tobrouk#samon#gadvos#routemigratoire#migrationirreguliere#mortalite#sante

  • Crète : quatre migrants meurent dans le naufrage de leur embarcation au sud de l’île - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69981/crete--quatre-migrants-meurent-dans-le-naufrage-de-leur-embarcation-au

    Crète : quatre migrants meurent dans le naufrage de leur embarcation au sud de l’île
    Par La rédaction Publié le : 23/02/2026
    Quatre migrants ont été retrouvés morts au large du sud de l’île de Crète après le naufrage de leur embarcation, samedi 21 février, selon les autorités portuaires grecques. Trois corps d’hommes ont été retrouvés au sud de la ville de Kala Limenas et ramenés à terre par un navire de Frontex, l’agence européenne des gardes-frontières. Le corps d’une femme a été repêché plus tard, ont précisé les gardes-côtes dans leur communiqué. « Il s’agissait d’une ressortissante soudanaise de 28 ans. Le corps a d’abord été transporté au port d’Agia Galini, puis à l’hôpital universitaire d’Héraklion pour une autopsie », peut-on lire dans le document.
    D’autre part, vingt migrants ont été secourus après le naufrage de leur embarcation dans cette même zone maritime par un navire commercial dépêché sur place sur ordre du Centre grec de recherche et de sauvetage. Parmi les survivants - essentiellement des Soudanais et des Égyptiens - se trouvaient quatre mineurs, selon l’agence de presse grecque Ana.
    La chaîne de télévision publique Ert a expliqué que l’accident s’est produit précisément au moment où ce navire commercial s’est approché de l’embarcation en bois. Alors que les passagers tentaient de monter sur les échelles lancées par le bateau, un brusque mouvement de foule vers un côté de l’embarcation a provoqué son chavirement. Selon les témoignages, l’embarcation, qui transportait une cinquantaine de personnes, était partie de Tobrouk, en Libye.
    Les recherches pour retrouver d’éventuels survivants se poursuivaient ce lundi 23 février avec des patrouilleurs et un avion de Frontex. Par ailleurs, une seconde embarcation transportant une quarantaine de migrants a été repérée le même jour dans la zone, déclenchant une nouvelle opération de sauvetage.
    Plus de 18 000 arrivées en Crète en 2025
    Depuis plus d’un an, des migrants tentent de rejoindre la Crète, porte d’entrée dans l’Union européenne (UE), depuis la Libye. En 2025, plus de 18 000 personnes sont arrivées de manière irrégulière en Crète, contre un peu plus de 5 000 en 2024, d’après les chiffres des autorités grecques - bien plus que les autres îles de la mer Egée.
    Face à la hausse des arrivées, le gouvernement conservateur grec va ouvrir d’ici le printemps trois centres temporaires pour migrants en Crète.
    La traversée de la mer Égée s’avère périlleuse. Le 12 février, trois personnes sont mortes et quatre autres ont été portées disparues après le naufrage de leur embarcation en mer Égée, au large de la Turquie. La semaine d’avant, quinze migrants, dont quatre femmes, avaient été tués lors d’une collision avec un patrouilleur des gardes-côtes grecs au large de l’île de Chios, à quelques encablures des côtes turques. Le 29 décembre, les garde-côtes grecs avaient aussi repêché le corps d’une femme de 22 ans. Trois jours plus tôt, un garçon était porté disparu, après une traversée de son canot depuis la Turquie. Au total, en 2025, le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) a recensé 107 personnes mortes ou disparues dans les eaux grecques.

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  • La Grèce va ouvrir trois centres pour migrants en Crète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69617/la-grece-va-ouvrir-trois-centres-pour-migrants-en-crete

    La Grèce va ouvrir trois centres pour migrants en Crète
    Par La rédaction Publié le : 03/02/2026 Dernière modification : 04/02/2026
    Le gouvernement grec va ouvrir d’ici le printemps deux centres temporaires pour migrants en Crète, et une autre structure permanente, selon la presse locale. L’île a connu en 2025 une hausse de 200 % des arrivées d’exilés venus de la ville de Tobrouk, à l’est de la Libye. Le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris, a annoncé, lundi 2 février, que trois centres pour migrants allaient prochainement être ouverts en Crète, selon la presse locale. Le premier sera construit à l’est de l’île, dans la zone industrielle d’Héraklion ; et le deuxième à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de la Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, a précisé le ministre. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée.
    La Crète, confrontée à une forte hausse des arrivées de migrants l’an dernier, ne dispose pas de centres d’accueil. Les exilés qui viennent de débarquer peuvent passer quelques nuits sur l’île avant d’être rapidement transférés en Grèce continentale.
    Dans ces trois nouveaux sites, les autorités procéderont à un examen de la situation du demandeur d’asile. Les personnes dont la demande de protection a peu de chances d’aboutir, selon les critères d’Athènes, seront transférées dans des centres de détention en attendant le traitement accéléré de leur dossier, puis leur éventuelle expulsion du territoire grec. Les autres seront prises en charge dans le système d’accueil classique des demandeurs d’asile. Avec ce nouveau processus, le gouvernement vise particulièrement les ressortissants d’Égypte, du Pakistan et du Bangladesh. « La plupart [de ces personnes] n’ont pas le droit à l’asile », a insisté lundi Thanos Plevris. La Grèce est par ailleurs en pourparlers avec ces trois États pour faciliter le retour de ces migrants dans leur pays d’origine.
    En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Parmi ces personnes, 7 300 étaient originaires du Soudan, plus de 7 000 d’Égypte et 3 500 du Bangladesh, d’après les données du ministre des Migrations. Pour atteindre la Crète, les exilés partent de la ville de Tobrouk, à l’est de la Libye, située à 300 km de l’île grecque. La route dite de Tobrouk s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée. En 2024, 78 % des arrivées en Grèce se faisait via les îles de la mer Égée, et seulement 8 % via la Crète. Alors qu’en 2025, 44 % des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40 % en partant de Libye, selon le ministre.
    Face à cette hausse, les autorités locales se sont vite retrouvées débordées, et le gouvernement grec a rapidement tenté de dissuader les migrants de venir sur l’île.
    En juillet 2025, Athènes a annoncé qu’elle allait déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes, pour stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce. En août, les autorités ont décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord. Mi-octobre, l’enregistrement des dossiers a finalement repris. Mais malgré cette reprise, « la situation politique ne change pas », expliquait début novembre à InfoMigrants Agapi Chouzouraki, chargée de plaidoyer à l’ONG du Conseil grec pour les réfugiés. « Le but du gouvernement est d’expulser un maximum d’étrangers hors de Grèce » rapportait-elle. En septembre, le gouvernement a aussi voté une loi criminalisant les migrants. Le séjour irrégulier n’est plus une irrégularité administrative mais un délit pénal. Les étrangers restés sur le territoire grec après le rejet de leur demande d’asile risquent une peine de deux à cinq ans de prison, et une amende de 10 000 euros. « Le message est clair […] Si votre asile est rejeté, vous avez deux choix : soit vous rentrez dans votre pays, soit vous irez en prison », avait déclaré le ministre des Migrations, Thanos Plevris, fin août

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  • La Grèce veut passer un accord avec la Libye face à l’ampleur des arrivées en Crète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/64955/la-grece-veut-passer-un-accord-avec-la-libye-face-a-lampleur-des-arriv

    La Grèce veut passer un accord avec la Libye face à l’ampleur des arrivées en Crète
    Par La rédaction Publié le : 04/06/2025
    Le gouvernement grec souhaite négocier un accord avec Tripoli pour limiter l’augmentation des départs de migrants depuis Tobrouk, à l’est de la Libye, vers la Crète. Athènes veut conclure un partenariat similaire à celui signé entre l’Italie et la Libye en 2017, afin de stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce.
    La Grèce cherche la parade. Face à l’augmentation des arrivées irrégulières en provenance de Libye, Athènes souhaite conclure un accord migratoire avec Tripoli.
    Fin mai, le ministre des Migrations grec, Makis Voridis, a fait état d’une nette augmentation des arrivées irrégulières depuis la Libye vers la Grèce au cours des premiers mois de 2025. « Grâce à une protection efficace des frontières et à une meilleure coopération avec la Turquie, les flux d’immigration ont diminué d’environ 30 % au cours des quatre premiers mois, bien que l’afflux en provenance de Libye ait augmenté de 174 % », a-t-il déclaré le 22 mai.
    Il a par ailleurs annoncé une visite officielle en Libye dans les prochaines semaines, avec le ministre des Affaires étrangères, pour négocier un accord bilatéral sur le même modèle que celui entre l’Italie et la Libye signé en 2017. La visite de Makis Voridis vise à « renforcer la coopération bilatérale » entre les deux pays, selon un communiqué publié par les autorités libyennes.
    Depuis février 2017 et la signature d’un accord controversé avec l’Italie, les gardes-côtes libyens sont chargés de stopper les embarcations de migrants en Méditerranée, en échange d’une aide financière italienne. Ces interceptions ont été maintes fois dénoncées par les ONG, rapportant des faits de violences sur les exilés, et des intimidations envers les humanitaires opérant des sauvetages en mer.Mais là où Rome avait négocié avec le gouvernement de Tripoli, Athènes devra s’adresser aux autorités de Tobrouk, les deux gouvernements se disputant le pouvoir en Libye depuis 2022.
    La Grèce s’inquiète notamment de l’ampleur prise ces derniers mois par la route migratoire allant de Tobrouk, à l’est de la Libye, à la Crète (300 kilomètres). Depuis un an, la petite île de Gavdos, située au large de l’île grecque et ne comptant que quelque 200 habitants, est devenue une zone d’arrivées pour les migrants partis des rives de l’est libyen. Les plages de Tripiti et Karave voient débarquer ces derniers mois un afflux d’exilés sans précédent, principalement des Égyptiens, mais aussi des Pakistanais, Bangladais, Soudanais et Yéménites.
    Au total, 5 161 ont débarqué à Gavdos et en Crète l’an dernier, soit six fois plus qu’en 2023, où l’on comptait 815 arrivées. Cette augmentation pose le problème de l’accueil des demandeurs d’asile sur ces îles dénuées de structures. Selon le média grec Ekathiremini, lors d’une récente visite en Crète, le ministre Makis Voridis a appelé à la création d’un centre d’accueil temporaire à Héraklion ou à Lasithi. Le 26 mai, plus de 500 migrants ont été secourus au large des deux îles. Le 28 février, près de 350 migrants ont ainsi débarqué à Gavdos, un record sur une journée. Mais cette nouvelle route, bien que moins surveillée par les autorités libyennes, est très dangereuse. Les migrants doivent parcourir 300 km en haute mer, souvent entassées dans des bateaux de pêche en mauvais état ou de petites embarcations. Le 14 décembre, au moins huit personnes ont ainsi péri dans le naufrage de leur embarcation au large de la Crète et une quarantaine d’autres sont portées disparues. La Grèce reste surtout marquée par le drame de Pylos en juin 2023, lors duquel un chalutier chargé de 400 à 750 migrants avait sombré au large du Péloponnèse, en Grèce, tuant plus de 600 migrants. Le bateau était là encore parti de Tobrouk, en direction de l’Italie.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#libye#routemigratoire#crete#tobrouk#migrationirreguliere#mediterranee#sante

  • La #Grèce veut passer un accord avec la #Libye face à l’ampleur des arrivées en #Crète

    Le gouvernement grec souhaite négocier un accord avec Tripoli pour limiter l’augmentation des départs de migrants depuis Tobrouk, à l’est de la Libye, vers la Crète. Athènes veut conclure un partenariat similaire à celui signé entre l’Italie et la Libye en 2017, afin de stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce.

    La Grèce cherche la parade. Face à l’augmentation des arrivées irrégulières en provenance de Libye, Athènes souhaite conclure un accord migratoire avec Tripoli.

    Fin mai, le ministre des Migrations grec, #Makis_Voridis, a fait état d’une nette augmentation des arrivées irrégulières depuis la Libye vers la Grèce au cours des premiers mois de 2025. « Grâce à une protection efficace des frontières et à une meilleure coopération avec la Turquie, les flux d’immigration ont diminué d’environ 30 % au cours des quatre premiers mois, bien que l’afflux en provenance de Libye ait augmenté de 174 % », a-t-il déclaré le 22 mai.

    Il a par ailleurs annoncé une visite officielle en Libye dans les prochaines semaines, avec le ministre des Affaires étrangères, pour négocier un accord bilatéral sur le même modèle que celui entre l’Italie et la Libye signé en 2017. La visite de Makis Voridis vise à « renforcer la coopération bilatérale » entre les deux pays, selon un communiqué publié par les autorités libyennes.

    Depuis février 2017 et la signature d’un accord controversé avec l’Italie, les gardes-côtes libyens sont chargés de stopper les embarcations de migrants en Méditerranée, en échange d’une aide financière italienne. Ces interceptions ont été maintes fois dénoncées par les ONG, rapportant des faits de violences sur les exilés, et des intimidations envers les humanitaires opérant des sauvetages en mer.

    Mais là où Rome avait négocié avec le gouvernement de Tripoli, Athènes devra s’adresser aux autorités de Tobrouk, les deux gouvernements se disputant le pouvoir en Libye depuis 2022.
    La route Tobrouk-Crète prend de l’ampleur

    La Grèce s’inquiète notamment de l’ampleur prise ces derniers mois par la route migratoire allant de Tobrouk, à l’est de la Libye, à la Crète (300 kilomètres). Depuis un an, la petite île de Gavdos, située au large de l’île grecque et ne comptant que quelque 200 habitants, est devenue une zone d’arrivées pour les migrants partis des rives de l’est libyen. Les plages de Tripiti et Karave voient débarquer ces derniers mois un afflux d’exilés sans précédent, principalement des Égyptiens, mais aussi des Pakistanais, Bangladais, Soudanais et Yéménites.

    Au total, 5 161 ont débarqué à Gavdos et en Crète l’an dernier, soit six fois plus qu’en 2023, où l’on comptait 815 arrivées. Cette augmentation pose le problème de l’accueil des demandeurs d’asile sur ces îles dénuées de structures. Selon le média grec Ekathiremini, lors d’une récente visite en Crète, le ministre Makis Voridis a appelé à la création d’un centre d’accueil temporaire à Héraklion ou à Lasithi.

    Le 26 mai, plus de 500 migrants ont été secourus au large des deux îles. Le 28 février, près de 350 migrants ont ainsi débarqué à Gavdos, un record sur une journée. Mais cette nouvelle route, bien que moins surveillée par les autorités libyennes, est très dangereuse. Les migrants doivent parcourir 300 km en haute mer, souvent entassées dans des bateaux de pêche en mauvais état ou de petites embarcations. Le 14 décembre, au moins huit personnes ont ainsi péri dans le naufrage de leur embarcation au large de la Crète et une quarantaine d’autres sont portées disparues.

    La Grèce reste surtout marquée par le drame de Pylos en juin 2023, lors duquel un chalutier chargé de 400 à 750 migrants avait sombré au large du Péloponnèse, en Grèce, tuant plus de 600 migrants. Le bateau était là encore parti de #Tobrouk, en direction de l’Italie.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64955/la-grece-veut-passer-un-accord-avec-la-libye-face-a-lampleur-des-arriv
    #migrations #accord #externalisation #asile #réfugiés