#tocilizumab

  • Le tocilizumab, deuxième médicament conseillé par l’#OMS pour le #Covid-19, restera inabordable et inaccessible pour la majeure partie du monde
    https://www.msf.ch/nos-actualites/communiques-presse/tocilizumab-deuxieme-medicament-conseille-loms-covid-19-restera

    Bien que le #tocilizumab soit sur le marché depuis 2009 pour le traitement des maladies rhumatologiques, l’accès à ce médicament reste un défi. Roche a maintenu le prix de ce médicament à un niveau très élevé dans la plupart des pays, avec des prix allant de 410 dollars en Australie, 646 dollars en Inde à 3 625 dollars aux États-Unis par dose de 600 mg pour le Covid-19. Le coût de fabrication du tocilizumab est estimé à seulement 40 dollars par dose de 400 mg, alors que les #coûts de fabrication des anticorps monoclonaux sont souvent inférieurs à 100 dollars par gramme lorsqu’ils sont produits à grande échelle. Roche devrait accepter de vendre le tocilizumab pour le Covid-19 à un prix beaucoup plus abordable qu’actuellement.

    Une exclusivité commerciale injuste et injustifiable

    Le #brevet principal du tocilizumab a expiré en 2017, mais plusieurs #brevets_secondaires subsistent sur le médicament dans un certain nombre de pays à revenu faible ou intermédiaire, ce qui peut être source d’incertitudes. Plusieurs versions "biosimilaires" sont en cours de développement, mais aucune n’a été approuvée par une autorité réglementaire, ce qui signifie que, bien que le brevet ait expiré, Roche continue de bénéficier d’une exclusivité commerciale de fait qui a un impact sur la disponibilité du médicament en l’absence d’un approvisionnement suffisant.

    Dans cette pandémie qui fait rage, alors que de nombreuses personnes dans les pays à revenu faible et intermédiaire continuent de tomber gravement malades en raison de l’afflux de Covid-19, la demande pour ce médicament devrait augmenter. Des pénuries de tocilizumab ont été observées dans de nombreux pays qui ont déjà commencé à l’utiliser pour le traitement du Covid-19. En Inde, lors de la deuxième vague en mai, le distributeur de Roche s’est retrouvé à court de médicament et pas un seul flacon n’était disponible dans le pays pour les patients critiques.

    « Au cours des derniers mois, nous avons assisté, impuissants, à la ruée des populations d’Asie du Sud pour obtenir du tocilizumab pour les patients atteints de formes graves de Covid-19 », a déclaré Leena Menghaney, conseillère mondiale en #propriété_intellectuelle pour la CAME. « Les fabricants basés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire doivent de toute urgence enregistrer et augmenter leur production pour accroître l’offre mondiale. Avec plus de 3,9 millions de vies déjà perdues à cause du Covid-19, le monde ne peut plus attendre pour accéder à des traitements qui peuvent contribuer à augmenter les chances de survie. »

    Bien que peu de mAbs aient été approuvés par l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (US-FDA) pour le traitement du Covid-19, de nombreux mAbs plus récents sont actuellement à l’étude comme traitements potentiels. Cependant, les prix élevés et les volumes limités des mAbs devraient rester un obstacle à l’accès à ces médicaments dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Outre le tocilizumab, deux nouveaux mAbs antiviraux, le #casivirimab et l’#imdevimab, produits sous forme de cocktail par la société pharmaceutique américaine Regeneron, ont récemment démontré, lors d’un essai clinique, qu’ils réduisaient le risque de décès chez les patients séropositifs hospitalisés pour le Covid-19 qui étaient dans un état grave ou critique. Bien que ces mAbs ne soient pas encore recommandés par l’OMS, Regeneron a fixé le prix de ce cocktail à 820 dollars en Inde, 2 000 dollars en Allemagne et 2 100 dollars aux États-Unis.

    Le #sarilumba, autre mAbs recommandé par l’OMS aujourd’hui, fait l’objet d’une large protection par brevet au niveau mondial. Regeneron a demandé et obtenu des brevets sur le sarilumab et sa formulation dans au moins 50 pays à revenu faible ou intermédiaire, ce qui soulève des difficultés immédiates pour assurer une production et un approvisionnement continu par divers producteurs dans ces pays.

    « Avec plusieurs anticorps monoclonaux en cours de développement qui pourraient potentiellement être utiles dans la prévention et le traitement du Covid-19, mais aussi beaucoup d’autres déjà disponibles ou en cours de développement pour le traitement de nombreuses autres maladies, y compris divers cancers, les gouvernements doivent agir pour assurer une plus grande accessibilité et un prix plus abordable pour cette classe critique de médicaments. #MSF appelle également tous les gouvernements à surmonter les barrières de la propriété intellectuelle sur ces médicaments cruciaux en soutenant la "dérogation ADPIC" (« TRIPS waiver ») à l’Organisation mondiale du commerce et en poussant les sociétés pharmaceutiques à transférer la technologie à d’autres fabricants dans les pays à revenu faible ou intermédiaire afin que davantage de personnes puissent avoir accès aux médicaments dont elles ont besoin pendant la pandémie et au-delà », conclut M. Potet.

    #pharma #sans_vergogne #complicité #dirigeants

  • WHO recommends life-saving #interleukin-6 receptor blockers for #COVID-19 and urges producers to join efforts to rapidly increase access https://www.who.int/news/item/06-07-2021-who-recommends-life-saving-interleukin-6-receptor-blockers-for-covid

    The prospective and living network meta-analyses showed that in severely or critically ill patients, administering these drugs [Interleukin-6 blocking drugs – #tocilizumab and #sarilumab –] reduce the odds of death by 13%, compared to standard care. This means that there will be 15 fewer deaths per thousand patients, and as many as 28 fewer deaths for every thousand critically ill patients. The odds of mechanical ventilation among severe and critical patients are reduced by 28%, compared with standard care. This translates to 23 fewer patients out of a thousand needing mechanical ventilation.

    Source :
    Association Between Administration of #IL-6 Antagonists and Mortality Among Patients Hospitalized for COVID-19: A Meta-analysis
    #WHO Rapid Evidence Appraisal for COVID-19 Therapies (#REACT) Working Group et al. JAMA. 2021. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34228774

    #traitement

  • #Covid-19 : le #tocilizumab réduit le risque de décès, selon une étude
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/11/covid-19-le-tocilizumab-reduit-le-risque-de-deces-selon-une-etude_6069637_32

    Étude #Recovery ;

    patients en hypoxie ;

    en association aux #corticoïdes (la plupart des patients du groupe témoin prenaient aussi des corticoïdes).

    Les données « suggèrent que chez les patients Covid-19 présentant une hypoxie [manque d’apport en oxygène] et une inflammation importante, le traitement associant un corticostéroïde, tel que la dexaméthasone, et du tocilizumab réduit la mortalité d’environ un tiers chez les patients nécessitant de l’oxygène simple et de près de la moitié pour ceux nécessitant une ventilation mécanique invasive [respirateur] ».

    Tocilizumab in patients admitted to hospital with COVID-19 (RECOVERY) : preliminary results of a randomised, controlled, open-label, platform trial | medRxiv
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.02.11.21249258v1

  • #COVID research updates: Two anti-inflammatory drugs prevent COVID deaths
    https://www.nature.com/articles/d41586-020-00502-w

    Some people gravely ill with COVID-19 have tissue damage inflicted by their own immune response, and also show increased activity of immune-system molecules and cells regulated by a protein called IL-6. To study the effect of quashing IL-6 activity, Anthony Gordon of Imperial College London and his colleagues tested the drugs #tocilizumab and sarilumab, which block the protein that immune cells use to detect IL-6 (A. C. Gordon et al. #Preprint at medRxiv https://doi.org/fqgf; 2021).

    The team gave the drugs to 803 adults with COVID-19 who were in intensive care and receiving organ support, such as ventilation or high-flow oxygen. Of these participants, 353 received tocilizumab, 48 received sarilumab and 402 received neither. The drug treatment reduced the death rate — from nearly 36% in the control group to 28% among those who received tocilizumab and 22% for sarilumab.

    The results have not yet been peer reviewed.

  • Arthritis drug effective in treating sickest COVID-19 patients | Imperial News | Imperial College London
    https://www.imperial.ac.uk/news/209033/arthritis-drug-effective-treating-sickest-covid19

    Résultats préliminaires : le Tocilizumab est efficace dans les formes critiques de #COVID-19

    The relative contribution of survival and reduced length of time needing organ support in ICU has not yet been analysed. The trial does not yet know the relative benefits of #tocilizumab compared to the other immune modulators. Further data are expected in the coming weeks and months.

    Due to the clinical implications for patients, the researchers have released the findings before they have been peer-reviewed, but are working to analyse and publish the full results as soon as possible.

    Professor Anthony Gordon, Chair in Anaesthesia and Critical Care at Imperial College London and a Consultant in Intensive Care Medicine at Imperial College Healthcare NHS Trust, said: “These early findings show that treatment with this immune modulating drug is effective for critically ill COVID-19 patients in intensive care units. When we have the results available from all participants, we hope our findings will offer clear guidance to clinicians for improving the outcomes of the sickest COVID-19 patients.”

  • Dernière étude sur le #Tocilizumab,
    Efficacy of Tocilizumab in Patients Hospitalized with Covid-19 - PubMed
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33085857

    Résumé par les auteurs même :

    Tocilizumab does not improve symptoms or prevent death in moderately ill hospitalized patients with #COVID-19
    https://www.massgeneral.org/news/press-release/Tocilizumab-does-not-improve-symptoms-or-prevent-death-in-moderately-il

    Key Takeaways

    The drug tocilizumab does not reduce the need for breathing assistance with mechanical ventilation or prevent death in moderately ill hospitalized patients with COVID-19

    Patients treated with tocilizumab were just as likely as those given placebo infusions to eventually require intubation or die over a four-week period
    Conditions of patients who received the drug or the placebo improved or worsened at the same rate

  • Time to Reassess Tocilizumab’s Role in COVID-19 Pneumonia | Critical Care Medicine | JAMA Internal Medicine | JAMA Network
    https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2772184

    Compte-rendu de 3 études, dont l’étude française, sur le #tocilizumab.

    COVID-19 : pas de place en routine pour le tocilizumab
    https://www.mediscoop.net/algologie/index.php?pageID=24610f343e9df8895804e0c7de15c184&midn=13918&from=newslet

    Le JAMA Internal Medicine publie trois articles évaluant l’utilisation du tocilizumab en cas de pneumonie due au #SARS-CoV-2. Il s’agit d’un #anticorps_monoclonal se liant aux récepteurs de l’#IL-6.

    Des travaux ont montré une mortalité plus élevée chez les patients présentant des taux élevés d’IL-6 et des études non randomisées ont suggéré un bénéfice du tocilizumab en cas de forme sévère de COVID-19. Il s’agit cette fois de deux essais randomisés et d’une grande étude observationnelle STOP-COVID.

    Dans cette dernière, le risque de décès à 30 jours est réduit mais les résultats des essais randomisés sont beaucoup plus contrastés. Les auteurs rappellent que les patients traités par tocilizumab dans l’étude observationnelle sont plus jeunes et présentent moins de comorbidités. Ils présentent davantage d’hypoxémie et de marqueurs d’inflammation. Si les auteurs ont tenu compte de ces facteurs, le risque de #biais ne peut être totalement écarté.

    Concernant les essais randomisés, celui du groupe d’étude RCT-TCZ-COVID-19 et le groupe CORIMUNO-19 incluent des effectifs équivalents mais ne sont pas contrôlés versus placebo ni en aveugle. Dans le premier, les patients étaient sous oxygène et le tocilizumab n’a pas réduit le risque d’admission en soins intensifs et de mortalité.

    Dans le second essai mené en France, les patients étaient sous oxygénothérapie à bas débit et le tocilizumab a été associé à une légère augmentation de la survie sans recours à une intensification de l’oxygénothérapie.

    Pour les auteurs, ces différents travaux ne justifient pas à l’heure actuelle d’adopter le tocilizumab comme traitement de routine.

    L’étude française :

    Effect of Tocilizumab vs Usual Care in Adults Hospitalized With COVID-19 and Moderate or Severe Pneumonia: A Randomized Clinical Trial | Critical Care Medicine | JAMA Internal Medicine | JAMA Network
    https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2772187

    Tocilizumab may reduce the need for mechanical and noninvasive ventilation or death by day 14 but not mortality by day 28; further studies are necessary to confirm these preliminary results.

  • #Covid-19 : contre le #coronavirus, quelles #thérapies sont encore dans la course ?
    https://theconversation.com/covid-19-contre-le-coronavirus-quelles-therapies-sont-encore-dans-l

    Peu de coopération en France et peu de coopération à l’échelle internationale.

    Dominique Costagliola est directrice adjointe de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (Sorbonne Université, Inserm). Membre de l’Académie des sciences, elle participe au conseil scientifique du consortium REACTing.

    [...]

    L’évaluation du #Remdesivir se poursuit pour évaluer son éventuel impact sur la #mortalité dans l’essai international de l’OMS #Solidarity et son essai associé #Discovery, conduit par l’Inserm dans plusieurs pays d’Europe (France, Autriche, Belgique, Luxembourg pour l’instant). La question de l’intérêt du Remdesivir reste posée, d’autant que ce médicament est coûteux et que ce ne sera pas un « game changer » s’il ne permet pas d’améliorer la survie.

    T.C. : Quelles sont les pistes qui ont été abandonnées par les principaux essais cliniques en cours ?

    D.C. : Sur l’ensemble des molécules qui ont été testées, l’#hydroxychloroquine, clairement, ne marche pas pour les personnes hospitalisées. Le #Lopinavir, un antirétroviral dont l’utilisation principale est le traitement de l’infection à VIH, a lui aussi été abandonné à la fois par l’essai britannique #Recovery et par l’essai Solidarity. [...]

    [...]

    T.C. : Et quelles sont les thérapies encore en cours d’évaluation ?

    D.C. : L’essai Solidarity teste encore l’#azithromycine, un antibiotique de la classe des azalides (famille des macrolides) seule. Ce bras n’a pas été arrêté, on en attend encore les résultats.

    Au nombre des pistes intéressantes pour lesquelles nous n’avons pas encore de réponse formelle figure le #plasma de personnes convalescentes. Les études portant sur ce type de thérapies sont plus complexes que lorsqu’on teste un médicament dont on connaît bien le processus de fabrication. En effet, le plasma est prélevé chez des gens qui ont eu la maladie, mais tout le monde ne procède pas de la même façon pour sélectionner les donneurs. En #France par exemple, dans l’essai #CORIPLASM, on vérifie la présence d’anticorps neutralisants. Ce n’est pas forcément le cas dans toutes les études qui sont conduites et le moment d’administration peut aussi jouer un rôle. Il faudra donc en tenir compte lors de l’analyse des résultats.

    [...] De nombreux essais de par le monde évaluent cette solution (y compris l’essai #Recovery au Royaume-Uni). Des résultats positifs pourraient ouvrir la voie pour tester des combinaisons d’#anticorps_monoclonaux permettant d’envisager un processus de fabrication plus simple et généralisable que le plasma de convalescent.

    Une autre piste explorée consiste à s’attaquer non plus au virus, mais à l’orage inflammatoire qu’il déclenche : c’est la piste des immunomodulateurs en général, et des anti-interleukines en particulier (ndlr : les interleukines sont des messagers chimiques qui interviennent dans la réponse immunitaire et l’inflammation associée). Au nombre de ces médicaments figure par exemple le #Tocilizumab, un anticorps qui bloque le récepteur de l’interleukine-6, utilisé pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Une équipe de l’AP-HP avait communiqué fin avril sur le sujet, les résultats sont actuellement soumis en vue d’une publication. Le Tocilizumab est aussi testé dans l’essai Recovery.

    Sur la base de publications ou d’annonces récentes, l’#interféron injectable ou en nébulisation est aussi une piste d’actualité (ndlr : les interférons sont des protéines impliquées dans la réponse immunitaire notamment antivirale).

    De nombreuses autres hypothèses ont aussi été formulées et sont en cours d’évaluation, sans qu’on sache si le nombre des inclusions de participants dans ces études sera suffisant pour en tirer des conclusions.

    T.C. : Est-ce que cela signifie qu’un trop grand nombre d’essais cliniques ont été mis en œuvre ?

    D.C. : La question est complexe, et sur ce point la France et le Royaume-Uni ont eu deux approches très différentes. Les Britanniques ont été très drastiques. Ils ont essentiellement organisé un très gros essai public simple, Recovery, dans lequel ils ont inclus environ 12 000 personnes. Celui-ci à déjà produit des résultats, négatifs pour l’hydroxychloroquine et le Lopinavir, positifs pour la corticothérapie à faible dose. D’autres sont à venir.

    En France, il y a eu au contraire une flambée d’études, sans coordination initiale. En outre, l’emballement franco-français autour de l’hydroxychloroquine a entraîné une multiplication d’essais en lien avec cette molécule. C’est notamment dû à la façon dont est organisé le système. Plus les centres hospitalo-universitaires conduisent de recherche, plus ils reçoivent de dotations. Or, ce sont eux les sponsors des essais publics, justement. Et du moment qu’une équipe a un sponsor, ni l’Agence Nationale de sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) ni le Comité de protection des patients ne peut s’opposer au démarrage de son essai sous prétexte qu’il y en aurait déjà suffisamment (sous réserve que ledit essai suive les règles relatives à la protection des participants, bien entendu).

    Qui plus est, la recherche est organisée de façon à valoriser l’investigateur principal des travaux. Ce système pousse à la #pléthore et peu à la #collaboration , moins valorisée. Plus de 80 propositions ont été soumises à #REACTing. L’idéal aurait de trouver un juste milieu entre un essai unique, comme au Royaume-Uni, et ces 80 propositions… On aurait pu se limiter à quelques essais en ville et à l’hôpital, par exemple. Mais cela aurait nécessité que les gens travaillent les uns avec les autres, et qu’un organisme puisse être légitime à prioriser les propositions.

    Et cela aurait fait émerger une autre difficulté : quand vous recevez autant de propositions, même si certaines n’ont qu’un rationnel modeste, comment être sûr de donner la priorité aux bonnes ? Ce n’est pas un exercice facile, dans ce contexte.

    Enfin, on peut aussi noter qu’il y a eu peu de coopérations à l’échelle européenne . Tout ceci indique qu’il faudra tirer des enseignements de cette crise, tant en matière d’organisation des essais cliniques que de coopération nationale et internationale en contexte de maladie infectieuse émergente. Et notamment dans la perspective de la poursuite de l’épidémie…

  • Comme en France avec le #Tocilizumab (https://seenthis.net/messages/848280) aux Etats-Unis on attend toujours les résultats définitifs du traitement par le #Remdesivir (https://seenthis.net/messages/845382#message849124)

    Where’s the data ? Now is no time to sit on Covid-19 trial results
    https://www.statnews.com/2020/05/13/wheres-the-data-in-a-pandemic-now-is-no-time-to-sit-on-covid-19-trial-resu

    In the absence of full results, we lack further insight into safety or how the drug may work on subsets of patients. And for now, the extent to which remdesivir can prevent deaths – a key metric – is unsettled. Fewer patients died while on the drug than placebo, but the findings were not statistically significant and need further analysis. Fauci, however, insisted “the conclusion will not change.”

    Maybe not, but until the data are released, doctors are left with a mix of facts and assumptions.

  • Medicus sur Touiteur :
    https://twitter.com/MedicusFR/status/1258090321675681793

    #Covid19 où la faillite de la recherche clinique (et publique) française.
    Les acteurs en présence ? @APHP, @aphm_actu, @IHU_Marseille, @Inserm
    Avec la participation de @ansm, @ordre_medecins
    Décryptage.

    On commence par le plus récent. Il y a 10 jours environ, @APHP a fait une annonce fracassante sur l’efficacité d’un anticorps monoclonal agissant sur les interleukines 6 (la tempête de cytokines).
    On a été plusieurs avant cette annonce à dire que cette piste était prometteuse.

    Alors quand @APHP annonce des résultats significatifs avec un anticorps monoclonal, on a l’impression que la démarche EBM a payé. On se félicite. Et puis on attend. On attend les résultats. Qui ne viennent jamais.
    @aphp se contente d’un « croyez moi ».

    https://video.twimg.com/tweet_video/EXWlowAVcAAU9UE.mp4

    Alors faute de résultats, on commence à décortiquer le protocole. Et là, on note plusieurs déviations aux bonnes pratiques. Certes sur de la forme. Mais ce n’est pas bon signe. Et le communiqué de presse sans données et sans résultats ne rassure pas plus.
    Au même moment, une étude menée par Regeneron sur un médicament de la même classe indique un échec sur les patients graves et décide de réduire l’objet de recherche aux patients critiques.
    Alors pourquoi @APHP obtiendrait des résultats si différents ?

    Et là, on a un début de réponse. @aphp fait n’importe quoi.
    Ce qui oblige le comité de suivi de l’étude a démissionné. C’est du jamais (rarement) vu. Félicitations à eux. Surtout si de graves violations à l’éthique ont été soulevées.

    Tweet : FX Coudert @fxcoudert Le comité indépendant de suivi de l’étude sur le #tocilizumab démissionne, inquiet de la manière dont est mené l’essai @APHP et la communication de résultats…


    Que fait @ansm pendant ce temps ?
    Rien évidemment. Quelle question !!!

    Ce communiqué montre à l’évidence que @aphp ne respecte pas les bonnes pratiques. C’est extrêmement grave. Ca justifierait une inspection de @ansm dans l’heure.
    Mais nous commençons à comprendre que la loi sur la recherche clinique est optionnelle.

    Je vais passer sur l’annonce grandiloquente d’un hôpital de @aphp qui a essayé d’expliquer que fumer pouvait protéger du covid-19. On est déjà assez passé pour des buses internationales avec ces résultats. Pas la peine d’en remettre une couche.

    Là dessus, on a l’IHU de Marseille, sous l’égide de l’AP-HM, qui multiplie les violations au protocole. Réalise des essais sauvages en faisant passer des essais interventionnels pour des observationnels afin de se passer des accords des CPP et de l’ANSM. 

    Que fait @ansm ? Rien, évidemment. Drôle de question.

    J’exagère. @ansm a envoyé un malheureux courrier. Alors qu’un essai violant gravemment un protocole avec l’inclusion illégale d’enfants justifierait l’envoi d’une inspection de @ansm dans l’heure, celle-ci envoie un pathétique courrier.

    Puis @ansm pleure de voir une multiplication d’effets indésirables graves et de morts avec l’hydroxychloroquine.
    Sur une échelle de 0 à 10 des charlots, @ansm se trouve au niveau Gérard Rinaldi !

    C’est simple, aujourd’hui, tout ce qui sort de la recherche publique française en matière de #covid19 doit être pris avec la plus grande des précautions.

    Tant que @ansm ne jouera pas son rôle en sanctionnant durement ceux, public comme privé, qui s’amusent à violer gravement le protocole, nous continuerons d’avoir des Pr. d’Université qui n’hésiteront pas à s’assoir sur les principes élémentaires de l’éthique et des sciences.

    C’est tellement triste.
    https://video.twimg.com/tweet_video/EXWraORU4AA3-eB.mp4

    Et enfin, @Inserm. On a obligé @inserm à vérifier des hypothèses farfelues, pseudoscientifiques (la chloroquine) ou des hypothèses qu’on savait déjà mortes nées.

    Aujourd’hui, l’essai Discovery est un échec car les autres pays européens n’ont pas voulu perdre leur ressource avec des hypothèses idiotes ou des produits qui ont montré leur inefficacité sur petits effectifs.

    Les ressources en temps de crise doivent être gérées de manière optimale. En France, on en est à 19 études approuvées pour tester la chloroquine. Si vous voulez une définition de la notion de perte de temps et de ressource, vous tapez Chloroquine + France dans Google.

    Voilà le cocktail d’un désastre français. Avec les visites honorifiques du Président à ceux qui violent le Code de Santé Publique et des félicitations du Ministre de la Santé et de la Ministre de la Recherche.
    Tellement triste.

    • Coronavirus : l’essai clinique Discovery englué faute de coopération européenne
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/07/coronavirus-l-essai-clinique-discovery-englue-faute-de-cooperation-europeenn

      La cohorte Discovery rencontre cependant des difficultés à monter en puissance, avait récemment expliqué au Monde Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP), directeur du consortium Reacting qui chapeaute Discovery. Il avait conclu que la coopération européenne autour de Discovery était un « échec ». A ce jour, seul un patient luxembourgeois a été ajouté aux 740 malades français enrôlés, a confirmé Florence Ader en réponse aux questions des sénateurs.

      Plusieurs pays pressentis comme partenaires – Espagne, Italie – ont fait le choix de rejoindre l’essai Solidarity, lancé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’échelle internationale sur les mêmes traitements, mais avec des critères méthodologiques et économiques moins contraignants. Le Royaume-Uni a, lui, développé sa propre étude baptisée « ReCoVery ». Et des considérations réglementaires ont retardé les discussions avec l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique ou le Portugal, soulignait Yazdan Yazdanpanah – une explication reprise par Florence Ader.

    • Je suis amplement d’accord avec la conclusion de MEDICUS "Les ressources en temps de crise doivent être gérées de manière optimale. En France, on en est à 19 études approuvées pour tester la chloroquine. Si vous voulez une définition de la notion de perte de temps et de ressource, vous tapez Chloroquine + France dans Google.

      Voilà le cocktail d’un désastre français. Avec les visites honorifiques du Président à ceux qui violent le Code de Santé Publique et des félicitations du Ministre de la Santé et de la Ministre de la Recherche.
      Tellement triste. "

      Ce constat est aussi valable pour les initiatives visant à faire des respirateurs d’urgences. Au menu : guerre d’égos, dépenses publiques coup de tête sans contrôle démocratique, ANSM qui fait l’autruche au lieu de faire arbitre (par incompétence ? par négligence ? par peur du politique ?) et au final du gâchis (respirateurs air liquide non approprié, ventilateur impression 3D qui a de très mauvais résultats, etc...) .... triste triste triste... pour la recherche scientifique et sa crédibilité face aux complotismes... triste aussi pour la démocratie et son incapacité à proposer un contre pouvoir aux « experts ».

  • #Coronavirus : les premiers essais avec le #tocilizumab sont prometteurs, affirme l’AP-HP
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-les-premiers-essais-au-tocilizumab-sont-prometteurs-affirme

    L’essai a été réalisé sur 129 patients hospitalisés en raison d’une infection moyenne ou sévère au coronavirus, « mais ne nécessitant pas de réanimation au moment de l’admission », précise le communiqué. Parmi eux, 65 ont reçu un traitement habituel accompagné de tocilizumab et les 64 autres n’ont bénéficié que du traitement habituel.

    Parmi les malades, les médecins ont analysé ceux qui avait « besoin de ventilation (mécanique ou non invasive) ». Ils ont aussi compté le le nombre de décès survenus dans les quatorze jours suivant l’étude. Qu’ont-ils remarqué ? Que ce "critère de jugement principal a été atteint chez une proportion significativement plus faible de patients" traités au tocilizumab.

    Les résultats de cet essai vont désormais être soumis pour publication dans un journal à comité de lecture. « Ces résultats devraient être confirmés de manière indépendante par des essais supplémentaires », explique le communiqué.

    #COVID-19 #orage_cytokinique #anti_récepteur_à_l’interleukine6