• Les #mots du #pouvoir :

    “Prendre le train des réformes, Créer du lien social, définir de nouveaux projets de relance de la croissance en synergie avec les partenaires sociaux et en privilégiant le dialogue social aux blocages et aux prises en otages inacceptables de la part d’une frange toujours plus radicalisée de l’ultra gauche.” Etc....Cette #rhétorique envahit tous les esprits et les médias, son omniprésence impose un mode de pensée et surtout une nouvelle forme de #gouvernementalité.

    La carte présentée est l’illustration sous forme d’un #plan_de_métro de la #rhétorique_néolibérale. Le plan de métro est choisi pour sa référence populaire, sa facilité d’appropriation et puis surtout il permet d’illustrer : « le #train_des_reformes ».

    Lecture du plan :

    – Les lignes regroupent des termes attachés à un concept.
    – Les stations portent les mots qui composent et illustrent ce concept.
    – Les correspondances permettent de changer de concept au cours d’une discussion.
    – Enfin, un ‘périphérique’ nommé "embellissement du discours" dans lequel ont peut pioché a tout moment pour illustrer la "détermination" "sans faille" du discours.

    La liste des lignes :

    La #globalisation / la #mondialisation
    L’esprit de l’entreprise
    La #rhétorique_guerrière
    Le #peuple et les #élites
    Les #valeurs de la #République
    La #communication et l’#éducation
    Le train des #réformes
    L’#état_social actif
    L’#étranger et le problème de l’#immigration
    Désamorçage de la critique et #dialogue_social
    La #société_civile à la rescousse
    Les embellissements périphériques du #discours
    Le management de l’individu

    C’est ce que l’on peut appeler : un "#poster_de_chiotte" . Dans le sens où c’est le genre de poster que l’on ne peut voir en une fois. Le meilleur moyen de le lire et de le décrypter c’est de l’afficher aux #toilettes. Là, dans un colloque singulier, on pourra à loisir recomposer des discours mémorables à l’aide de la carte que nous vous proposons.

    On peut aussi s’en servir comme générateur de discours. C’est une machine à #xylolangage.

    Comment briller dans les rapports avec l’administration, les élus et autres fonctionnaires ayant fait allégeance et soumission au pouvoir ?
    Un p’tit coup d’oeil sur la carte et hop à nous le plaisir du flatteur pour leur faire laisser tomber le fromage (pour ceux qui convoitent des subventions par exemple..).

    #cartographie #visualisation

    Quant au poter de chiotte... je l’ai effectivement vu dans une chiotte dans une librairie de Grenoble...

    http://www.arterroriste.eu/paysages-invisibles/mots-du-pouvoir
    #néolibéralisme #vocabulaire #terminologie

    A découvrir en complément avec la carte de @odilon sur les lieux de pouvoir à Paris...
    https://visionscarto.net/lieux-de-pouvoir-a-paris

    ping @albertocampiphoto @reka






    • Alors que les uritrottoirs défraient les réseaux sociaux et les médias, l’on a vu des articles très discrets dans nos journaux nationaux fin 2016 lors de l’annonce de leur entrée dans le paysage urbain à Paris et à Nantes ; puis avec leur arrivée en février 2017. Mais l’on était alors éloignés des beaux quartiers.

      Pisser dehors tranquillement, quand on en a envie, un peu comme les chiens, c’est le must. Le chien, l’avenir de l’homme. Pouvoir sortir son sexe en pleine rue et l’agiter en pleine légalité, que demander de plus ? C’est dans ces moments-là où l’on apprécie, malgré la théorie du genre, la joie d’être une Femme. Et non un chien.

      Ah oui, parce que les hommes pissent dans la rue et que l’on ne peut rien y faire. Dans la rue, il y a aussi des viols, des vols, des coups ... Et l’on n’y peut rien, car il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

      #ville #espace_public #masculinité

      La plus belle réaction que j’aie vue sur Twitter, c’est : « On fait mine de regretter que l’espace public soit violent/intimidant pour les femmes et puis on multiplie les situations où des hommes sortent leur bite en public. »

    • Ca ferait un espace pour faire passé des infos féministes sur le partage de l’espace publique. Il y a bien des mecs qui pisseraient dessus mais certains pourraient les lires quant même. ^^

      Je croi que c’était sur le parisien, une personne d’un quartier chic trouvait que ca posait problème en se servant de l’argument de la proximité d’écoles.

      J’ai commencé par pensé à l’installation de distributeurs de pisse-debout recyclables et gratuits, pour rendre l’objet accessible aux femmes, mais c’est irréaliste et ca deviens plus polluant. Je pense que ca serait même pas utilisé par les femmes car l’utilisation du pisse-debout les exposerait à du harcelement ou/et des agressions. Avec des palissades ca serait déjà un progrès, mais ca reste discriminant contre les femmes sans parlé des personnes ayant certains handicaps.

      Je ne suis pas représentative, mais ca m’est arrivé de pisser dans la rue, entre deux voitures et ca m’est arrivé souvent de voire des enfants accompagné de leurs parents pisser en urgence. C’est pas génial mais quant le besoin se fait pressant il y a pas 36 solutions. Une fois j’ai pissé au guichet d’une banque mais c’était pas si génial que ca en à l’air, cette banque à toujours mon argent de noel de mes 15 ans j’ai jamais osé y retourné ^^. Les hommes ont la facilité d’avoir un long tuyaux à pisse et ils sont plus nombreux dans l’espace publique du coup les problèmes de chiennerie se rapportent plutot à eux, et les réponses aussi.

      Dans mon quartier il y a pas ces bacs, peut être par volonté de pénurie de toilettes publique ou manque de budget. Il y a beaucoup de gens dans la rue (vie de quartier en extérieur, migrant·es, sdf, et toxicos surtout des hommes) et presque pas de toilettes. Les coins à pisse sont nombreux.

      #toilettes

    • Il ne reste plus, aux #oligarques de la maire de Paris qu’à ré inventer la chaise percée connectée, qui elle sera inclusive, et générera un meilleur compost.

      Un grand merci à Anne HIdalgo, au PS EELV et à la brillante équipe pour sa #guerre_aux_pauvres par l’#humiliation et la bêtise.

      Pour information, les fameux passages piétons peints en relief à Paris, dont les journaleux s’esbaudissent à longueur de colonne, en ce moment.

      Comment « Peigner la girafe » est devenu l’activité essentielle et quasiment exclusive de l’équipe municipale du 14ème arrondissement, ainsi que des services de la Ville de Paris :
      https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=q0GEwTb5djU

       #smart_city

    • Il me semble que les chiottes JCDecaux ont été rendues gratos à Paris dans les années 2000...

      Fact-checked :

      Les sanisettes – Paris.fr
      https://www.paris.fr/services-et-infos-pratiques/environnement-et-espaces-verts/proprete/les-sanisettes-2396
      https://api-site-cdn.paris.fr/images/70701

      La gratuité des sanisettes a été décidée en 2006.

      Donc non, c’est pas un besoin mais une histoire de la tenir avec beaucoup de complaisance à nos amis les chiens à deux pattes.

    • Et comme je disait il y a des quartiers ou ces fameux chiottes gratuits (en bunker ou pas, propres ou pas) sont en nombre très insuffisants rapport à la population qui en est demandeuse. Dans mon quartier quant tu franchis la station Jules Joffrin tu change de monde. Du coté touristique et bourgeois il y a effectivement des « bunkers plus ou moins propres » (plutot propres quant même) gratuits, mais quant on passe de l’autre coté c’est fini y en a plus.

      Par rapport aux images et à la présence de plante, pour faire valoir le coté déco-bio-nature - mais à l’usage les plantes n’ont pas l’air de s’épanouir et ca deviens un bac à ordure

      Au passage j’ai trouvé cette version qui semble être le même appareil sans la déco :



  • ‘It’s horrifically painful’: the disabled women forced into unnecessary surgery | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2018/aug/06/disabled-women-surgery-catheter-accessible-toilets

    Anderson’s doctors term her situation “social incontinence”. She has full control of her bladder – no physical incontinence – but simply lacks the ability to urinate because there aren’t toilets suitable for her in public. And she is far from alone. There are 250,000 disabled people in the UK who cannot use standard accessible toilets. The solution for Anderson and other disabled people should be simple: what is known as a “changing places” toilet, a facility fully accessible for all disabled people that features an adult-sized changing bench and a hoist. But there is a chronic shortage of these in public spaces. With just over 1,000 across the country, it is common for the nearest accessible loo to be two or more hours away.

    Campaigners want fully accessible toilets to be installed in public places such as large railway stations, airports and motorway services. Last month, the government announced £2m for changing places facilities at motorway services. But there is still a long way to go. Recently, Marks & Spencer came under fire for launching a range of clothes for disabled children but not having adequate disabled toilets in any of its stores.

    It is easy to dismiss such facilities as too costly or relatively unimportant, but Lorna Fillingham, a campaigner who handed in a petition to Downing Street in February, calling on the government to do more to address the problem, says this is a critical issue. “Disabled people and their carers are being put at risk of both physical and emotional harm all day, every day, throughout the UK, as many towns and cities don’t have a single registered changing places toilet facility,” she says.

    #toilettes #WC #handicap #exclusion

    • Reportage de france 2 (l’autre nuit) sur les camps de migrants, à Grand Synthe les femmes mettent des couches car elles ont trop peur de sortir pisser la nuit, il n’y a pas de toilettes dans les cabanes.



  • The Problem with Gender Neutral Toilets | #ManFriday
    http://manfridayuk.org/2018/04/27/the-problem-with-gender-neutral-toilets

    Women have less than half the level of provision of public toilets as men for sexist historical reasons.

    In a typical block of toilets in any building, including offices, factories, cinemas, even if the floor-space area for the Ladies and Gents is the same, men will always have more places to pee because you can fit far more urinals in than cubicles.

    Women always queue for the loo, because of unequal provision, the fact that women take longer to use the loo because of biological reasons, plus clothing differences and the need to access a cubicle.

    Women have more reasons to use the toilet than men, including menstruation, menopause, pregnancy and incontinence, and also caring for babies, small children and elderly relatives.

    Yet no government has accepted that this is a gross infringement of human rights and equalities legislation, more likely women are blamed for ‘taking too long’.

    Re-labelling the existing Ladies and Gents as Gender Neutral Toilets (GNTs) impacts upon women the most as they cannot use the urinals, which are often the only ‘toilets’ available in the Gents, whereas potentially all and any men can use the Ladies thus greatly increasing the queue for the loo.

    In the UK, the Gender Identity (Protected Characteristics) Bill will enable any man (or woman) to choose which toilet they use. This legislation would allow any person to self-define themselves as male or female without the need for medical certification of transgender status, allowing any man to enter women-only spaces such as toilets, showers, sports clubs, and women’s rape refuges. In the USA, toilets are already being desegregated, under Title IX legislation, to accommodate trans-sexual people, enabling anyone to use the Ladies. This is resulting in the widespread desegregation of school, college and public building facilities, including restrooms, showers, changing rooms, room sharing in student accommodation, and rape centres.

    In reality, many of the policies seem to be misogynist, or they simply did not even think to ask women what they think. So ‘including one group excludes another’.

    There is very little thought given to the design implications of the different needs of women and men in relation to urination and defecation, let alone the worries many women have about dealing with menstruation in mixed toilets. Women are concerned about the location of many toilets, down corridors, in underpasses, and in unlit areas, and enabling potentially hostile men to enter the Ladies creates all sorts of personal safety issues.

    In April 2017 the Barbican Arts Centre London, jumped the gun, and took down the Ladies and Gents signs on its theatre toilets and renamed them, ‘Gender-Neutral Toilets’ and Gender-Neutral Toilets with Urinals’ respectively. (...) This resulted in furious rows as even longer queues for the Ladies (...) Few women were brave enough to venture into the erstwhile Gents, as women are uneasy about having to walk past urinals in use.

    Some groups of women are more affected than others by gender desegregation, especially those Moslem, Hindu, and Orthodox Jewish women who are forbidden to share public toilet buildings with male strangers, especially when menstruating, and so, whether they are tourists or local residents, they are effectively barred from public toilets.

    Toilets are segregated for good reason.

    Lack of separate facilities for girls and women can restrict their use of the toilet, in both schools and workplaces, particularly in developing countries.

    Ça me fait penser à ce médecin qui me disait que des femmes buvaient trop peu d’eau et avaient des problèmes de santé parce qu’elles étaient mal à l’aise dans les toilettes et qu’elles voulaient éviter d’y aller. Cette mode va accentuer des problèmes de santé genrés.

    I argue strongly against desegregating public toilets, but I would concede that the provision of a few additional separate, self-contained cubicles (located outside the Ladies or the Gents) would give those who feel ‘gender-challenged’ about using existing facilities an alternative without taking scarce toilet facilities from existing female users. But these must be in addition to separate accessible toilets for the disabled.

    #toilettes #genre #femmes #discrimination #Londres



  • Les femmes dans la ville

    Partout dans le monde, les #violences faites aux femmes sont massives et récurrentes. La majorité des #agressions ont lieu dans la sphère privée mais les femmes sont loin d’être épargnées dans l’#espace_public, où elles sont touchées de façon disproportionnée. Tour du monde des initiatives qui visent à rendre les villes plus justes et plus sûres.


    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-015858/les-femmes-dans-la-ville

    #femmes #villes #genre #géographie_culturelle #urban_matter #ressources_pédagogiques
    #gadgets #Rapex #arts_martiaux #transports_en_commun #Pink_Rickshaws #Anza (fondation) #patriarcat #harcèlement_de_rue #No_estoy_sola #Frauen_Werkstatt (Autriche) #espaces_sûrs #sécurité #toilettes #No_toilet_no_bride (Inde) #vidéo #film

    • Women in northern India said, ‘No toilet, no bride,’ and it worked

      For about 12 years, young women in the northern Indian state of Haryana have been telling suitors, “No loo, no ‘I do!’” And according to a recent study, the bargain is working: Toilet ownership has significantly increased as men scramble to attract brides in a marriage market where discrimination has made women scarce.

      Through radio spots, billboards, posters and painted slogans on buildings, the “No Toilet, No Bride” campaign, launched by state authorities in 2005, encourages women and their families to demand that male suitors build a private latrine before they will agree to marriage. According to the study, published last month in ScienceDirect, private sanitation coverage increased by 21 percent in Haryana among households with boys active on the marriage market from 2004 to 2008.

      However, the study also found that the low-cost social marketing campaign was only successful because it was able to take advantage of “one of the most severely skewed sex ratios on earth.”

      Like most of northern India, Haryana values males much more than females. Even before birth, males often receive far better care, while females face a high risk of selective abortion because of their gender. Once born, girls continue to face discrimination through constraints on health care, movement, education or employment. However, they also face much higher risk of violence due to the widespread practice of open defecation.

      Globally, 1.1 billion people today defecate in open spaces, such as fields, but the problem is especially concentrated in India, where 626 million people do so. To maintain some semblance of privacy and dignity, women and girls usually take care of business under cover of darkness, making them more vulnerable to harassment, rape, kidnapping and wild animal attacks. According to the study, about 70 percent of rural households in Haryana did not have a private latrine in 2004.

      Recognizing the urgent need for sanitation, the Indian government launched a community-led “Total Sanitation Campaign” in 1999. But Haryana state authorities, inspired by the work of a local nongovernmental organization, saw a unique opportunity to achieve a public policy goal (sanitation) by exploiting deeply rooted social norms (marriage) and marriage market conditions (a scarcity of women).

      “Despite widespread and persistent discrimination, heightened competition on the male side of the market has shaped the overall bargaining environment” and increased women’s bargaining power, the study said.

      The benefit has been felt most deeply not only by the brides, but also the sisters and mothers of the grooms who can enjoy the safety, convenience and health benefits of a latrine in their home as well. And after years of the information campaign, brides do not even have to make the demand themselves in some cases. Men have begun to recognize that saving up to build a latrine is a standard prerequisite to marriage.

      “I will have to work hard to afford a toilet,” Harpal Sirshwa, a 22-year-old at the time, told the Washington Post in 2009. “We won’t get any bride if we don’t have one now. I won’t be offended when the woman I like asks for a toilet.”

      Based on government household surveys, the study reported that 1.42 million toilets were built between 2005 and 2009. Of those, 470,000 were built by households below the poverty line. The numbers may not overshadow those of other sanitation campaigns and randomized control trials in India, but the “No Toilet, No Bride” campaign is comparatively very cost-effective.

      Unfortunately, in marriage markets where there is not a significant scarcity of women the study found that “No Toilet, No Bride” had little to no effect. However, in regions like northern India where the sex ratio is skewed, the campaign has already begun to expand into neighboring states, Punjab and Himachal Pradesh. In February, 110 villages took it one step further by requiring grooms obtain certificates verifying their toilets before they can marry.

      “Open defecation is not only an unhygienic habit, but also it often leads to crime against women,” Yahya Karimi, who oversaw the decision, told Times of India. “So, unless a groom has a toilet at his house, he won’t get a bride.”


      http://www.humanosphere.org/global-health/2017/05/women-northern-india-said-no-toilet-no-bride-worked



  • “Why your tourist toilet habits are bad for locals – and the environment”
    https://theconversation.com/why-your-tourist-toilet-habits-are-bad-for-locals-and-the-environme

    Research suggests that in some locations up to 40% of water is consumed by tourists. Tourists tend to splash out far more per day on average than local residents, who are often outcompeted by industry for water access. Using limited freshwater supplies to flush tourists’ toilets means less for residents’ drinking, cleaning and cooking needs.

    #toilettes #tourisme #eau #ressources_naturelles
    cc @fil



  • Idée intéressante pour les #toilettes_sèches :
    https://www.sswm.info/category/implementation-tools/water-use/hardware/toilet-systems/terra-preta-toilet

    #terra_pretta = matières fécales + #biochar + microbes + sciure en lacto-#fermentation (anaérobie) puis #vermicompostage(1)

    L’#urine est aussi lactofermentée pour éviter le dégagement d’ammoniac

    Le challenge étant les conditions d’anaérobiose, surtout le temps de la collecte des excréments dans le seau des toilettes (si on veut avoir un système automatique au lieu de devoir ouvrir/fermer le seau en plus de la lunette)

    (1) Je n’ai pas compris si la sciure était ajoutée après lactofermentation spécifiquement pour le vermicompostage, ou après chaque utilisation des toilettes


  • Nearly 13,000 migrants and refugees registered at Moria camp in 2017

    A total of 12,726 migrants and refugees, hailing form 64 countries in the Middle East, Asia, Africa, South America and even the Caribbean, were registered at the official processing center on Lesvos last year.

    According to official figures from the hot spot at Moria on the eastern Aegean island, 40 percent of the arrivals processed at the center were men, 24 percent were women and 36 percent were minors.

    In terms of ethnicities, the Moria camp processed 5,281 Syrians, 2,184 Afghans and 1,800 Iraqis. It also received 826 people from Congo, 352 from Cameroon, 341 from Iran and 282 from Algeria. The remaining 1,660 asylum seekers came from 57 other countries, the data showed.


    http://www.ekathimerini.com/225403/article/ekathimerini/news/nearly-13000-migrants-and-refugees-registered-at-moria-camp-in-2017
    #statistiques #chiffres #arrivées #Grèce #Moria #Lesbos #hotspots #asile #migrations #réfugiés
    cc @isskein

    • MSF : des enfants tentent de se suicider dans le camp de Moria en Grèce

      Le camp de réfugiés de Moria sur l’île grecque de Lesbos a été à plusieurs reprises au centre de la crise migratoire européenne, mais les conditions de vie désastreuses semblent s’être encore détériorées. Luca Fontana, co-coordinateur des opérations de Médecins sans frontières (MSF) sur l’île, raconte notamment à InfoMigrants le désespoir des jeunes demandeurs d’asile.

      #Surpeuplement. #Violence. #Saleté. Ce ne sont là que quelques-uns des mots utilisés pour décrire le camp de migrants de Moria, en Grèce, à Lesbos. Dans une interview accordée à InfoMigrants, Luca Fontana, le co-coordinateur des opérations sur l’île pour MSF, a déclaré que des enfants y tentent même de mettre fin à leurs jours. « Il y a des enfants qui essaient de se faire du mal ainsi que des enfants qui ne peuvent pas dormir à cause d’idées suicidaires », explique-t-il. Ces enfants sont souvent traumatisés par les conflits qu’ils ont connus dans leur pays d’origine. Et les mauvaises conditions de vie dans le camp de Moria, qu’il décrit comme une « jungle », ne font qu’aggraver leur situation.

      Manque d’#accès_aux_soins de santé mentale

      « Nous dirigeons un programme de santé mentale pour les #enfants, avec des groupes de thérapie et des consultations pour les cas les plus graves », raconte-t-il. « Mais le problème est qu’il n’y a pas de psychologue ou de psychiatre pour enfants sur l’île : ils n’ont donc pas accès aux soins médicaux parce qu’ils ne sont pas transférés à Athènes pour y recevoir des soins spécialisés. »

      La clinique de santé mentale de MSF est située à #Mytilene, la capitale de Lesbos, et l’organisation est la seule ONG qui fournit des soins psychologiques à la population migrante de l’île. A la clinique, les enfants dessinent pour exorciser les traumatismes qu’ils ont subis dans leur pays, pendant l’exil ou en Europe.

      Les demandeurs d’asile sur l’île ont fui la Syrie, l’Afghanistan, l’Irak, le Soudan et le Congo, des pays où la guerre est souvent une réalité quotidienne.

      Bien qu’il y ait eu des tentatives de suicide, aucune n’a abouti, précise Luca Fontana.

      Les temps d’attente pour les services de base sont longs, les conditions de vie « horribles »

      Les migrants doivent attendre longtemps avant d’obtenir des #soins médicaux, car le camp est surpeuplé. La capacité d’accueil est de 3 000 personnes, mais ils sont plus du triple, dont beaucoup vivent dans des tentes. Surtout, près de 3 000 occupants sont des enfants.

      A Moria, il y a très peu de #toilettes - environ 1 toilette pour 50 à 60 personnes. Les migrants reçoivent trois repas par jour, mais l’attente est longue. « Ils faut parfois attendre trois heures par repas. Les gens doivent se battre pour la nourriture et les services médicaux. »

      En juillet, MSF a lancé sur son site web plusieurs demandes d’aide urgentes. L’ONG souhaite que les personnes vulnérables soient déplacées vers des logements plus sûrs, pour « décongestionner le camp ».

      http://www.infomigrants.net/fr/post/11769/msf-des-enfants-tentent-de-se-suicider-dans-le-camp-de-moria-en-grece
      #suicides #santé_mentale #tentative_de_suicide

    • Réaction de Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop (11.09.2018):

      En effet le camp de Moria est plus que surpeuplé, avec 8.750 résidents actuellement pour à peine 3.000 places, chiffre assez large car selon d’autres estimations la capacité d’accueil du camp ne dépasse pas les 2.100 places. Selon le Journal de Rédacteurs,(Efimerida ton Syntakton)
      http://www.efsyn.gr/arthro/30-meres-prothesmia
      Il y a déjà une liste de 1.500 personnes qui auraient dû être transférés au continent, à titre de vulnérabilité ou comme ayant droit à l’asile,mais ils restent coincés là faute de place aux structures d’accueil sur la Grèce continentale. Les trois derniers jours 500 nouveaux arrivants se sont ajoutés à la population du camp. La plan de décongestionn du camp du Ministère de l’immigration est rendu caduc par les arrivées massives pendant l’été.
      La situation sanitaire y est effrayante avec des eaux usées qui coulent à ciel ouvert au milieu du camp, avant de rejoindre un torrent qui débouche à la mer. Le dernier rapport du service sanitaire, qui juge le lieu impropre et constituant un danger pour la santé publique et l ’ environnement, constate non seulement le surpeuplement, mais aussi la présence des eaux stagnantes, des véritables viviers pour toute sorte d’insectes et de rongeurs et bien sûr l’absence d’un nombre proportionnel à la population de structures sanitaires. En s’appuyant sur ce rapport, la présidente de la région menace de fermer le camp si des mesures nécessaires pour la reconstruction du réseau d’eaux usées ne sont pas prises d’ici 30 jours. Le geste de la présidente de la Région est tout sauf humanitaire, et il s’inscrit très probablement dans une agenda xénophobe, d’autant plus qu’elle ne propose aucune solution alternative pour l’hébergement de 9,000 personnes actuellement à Moria. N’empêche les problèmes sanitaires sont énormes et bien réels, le surpeuplement aussi, et les conditions de vie si effrayantes qu’on dirait qu’elles ont une fonction punitive. Rendons- leur la vie impossible pour qu’ils ne pensent plus venir en Europe...

    • La prison dans la #prison_dans_la_prison : le centre de détention du camp de Moria

      Nous proposons ici une traduction d’un article publié initialement en anglais sur le site Deportation Monitoring Aegean (http://dm-aegean.bordermonitoring.eu/2018/09/23/the-prison-within-the-prison-within-the-prison-the-detent) le 23 septembre 2018. Alors que la Commission européenne et les principaux États membres de l’Union européenne souhaitent l’implantation de nouveaux centres de tri dans et hors de l’Europe, il semble important de revenir sur le système coercitif des #hotspots mis en place depuis deux ans et demi maintenant.

      Depuis la signature de l’accord UE-Turquie le 18 mars 2016, il est interdit aux migrants arrivant de Turquie sur les îles grecques – sur le sol de l’UE – de voyager librement à l’intérieur de la Grèce. Leur mouvement est limité aux petites îles de Lesbos, Chios, Leros, Samos ou Kos où se trouvent les hotspots européens. Certaines personnes ont été contraintes de rester dans ces « prisons à ciel ouvert » pour des périodes allant jusqu’à deux ans dans l’attente de la décision concernant leur demande d’asile. De nombreux migrants n’ont d’autres possibilités que de vivre dans les hotspots européens tels que le camp de Moria sur l’île de Lesbos pendant toute leur procédure d’asile. Tandis que l’apparence des fils de fer barbelés et les portes sécurisées donnent aux camps une apparence de prison, la majorité des migrants est en mesure de passer librement par les entrées sécurisées par la police du camp. Après leur enregistrement complet, les demandeurs d’asile sont techniquement autorisés à vivre en dehors du camp, ce qui n’est cependant pratiquement pas possible, principalement en raison du nombre limité de logements et de la possibilité de payer des loyers.

      Certaines personnes ne sont pas seulement obligées de rester sur une île dans un #camp, mais sont également détenues dans des centres de détention. À Lesbos, par exemple, les nouveaux arrivants sont régulièrement détenus à court terme au cours de leur procédure d’enregistrement dans un camp spécial du camp de Moria. En outre, ce camp dispose également d’une prison, appelée “#centre_de_pré-renvoi” (« #pre-removal_centre ») située dans l’enceinte du camp. Il s’agit d’une zone hautement sécurisée qui contient actuellement environ 200 personnes, avec une capacité officielle de détenir jusqu’à 420 personnes [AIDA]. Les détenus sont des migrants, tous des hommes, la plupart d’entre eux étant venus en Europe pour obtenir une protection internationale. Ils sont détenus dans un centre de pré-renvoi divisé en différentes sections, séparant les personnes en fonction de leurs motifs de détention et de leurs nationalités / ethnies. La plupart du temps, les détenus sont enfermés dans des conteneurs et ne sont autorisés à entrer dans la cour de la prison qu’une ou deux fois par jour pendant une heure. En outre, d’anciens détenus ont fait état d’une cellule d’isolement où des personnes pourraient être détenues en cas de désobéissance ou mauvais comportement pendant deux semaines au maximum, parfois même sans lumière.

      Motifs légaux de détention

      L’article 46 de la loi n°4375/2016 (faisant référence à la loi n°3907/2011 et transposant la directive d’accueil 2016/0222 dans le droit national) prévoit cinq motifs de détention des migrants : 1) afin de déterminer leur identité ou leur nationalité, 2) pour « déterminer les éléments sur lesquels est fondée la demande de protection internationale qui n’ont pas pu être obtenus », 3) dans le cas « où il existe des motifs raisonnables de croire que le demandeur introduit la demande de protection internationale dans le seul but de retarder ou d’empêcher l’exécution de décision de retour » (les décisions de retour sont en réalité largement adressées aux nouveaux arrivants et sont suspendues ou révoquées pour la durée de la procédure d’asile), 4) si la personne est considérée comme « constituant un danger pour la sécurité nationale ou l’ordre public » ou 5) pour prévenir le risque de fuite [Loi 4375/2016, art.46]. Cette diversité de motifs légaux de détention ouvre la possibilité de garder un grand nombre de personnes en quête de protection internationale dans des lieux de détention. Les avocats signalent qu’il est extrêmement difficile de contester juridiquement les ordonnances de détention, entre autre parce que les motifs des ordonnances de détention sont très vagues.

      Pour les demandeurs d’asile, la durée de la détention est généralement limitée à trois mois. Cependant, elle peut être prolongée si, par exemple, des accusations pénales sont portées contre eux (cela peut par exemple se produire après des émeutes dans le centre de détention). La détention des migrants dont la demande d’asile a été rejetée ou des personnes qui se sont inscrites pour un retour volontaire peut dépasser trois mois. Dans certains cas, les personnes doivent rester particulièrement longtemps en détention et dans un état d’incertitude lorsque leur demande d’asile et leur recours sont rejetés, mais qu’elles ne peuvent pas être expulsées car la Turquie refuse de les reprendre. Les avocats peuvent généralement accéder à la détention sur la recommandation du service d’asile, même s’il n’existe pas de motivation particulière justifiant la détention. À Lesbos, mis à part la participation de quelques avocats, l’assistance judiciaire pour contester les ordonnances de détention est presque inexistante, ce qui renvoi à un manque de possibilités et à des problèmes systématiques dans la manière dont les tribunaux traitent les « objections à la détention ».

      Détention en pratique – Le projet pilote visant certaines nationalités

      De nombreuses personnes sont détenues dans le centre de pré-renvoi après que leur demande d’asile ait été rejetée ou déclarée irrecevable et après avoir perdu le recours contre cette décision. D’autres sont détenus parce qu’ils ont accepté le soi-disant « retour volontaire » dans leur pays d’origine avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et sont enfermés dans l’attente de leur transfert dans un autre centre fermé situé sur le continent dans l’attente de leur déportation [voir notamment cet article sur les retour volontaires]. Un autre moyen extrêmement problématique utilisé pour détenir des demandeurs d’asile est la classification comme danger pour la sécurité nationale ou l’ordre public. La circulaire de police « Gestion des étrangers sans-papiers dans les centres d’accueil et d’identification (CRI) » illustre bien l’aspect pratique de cette loi. Dans le document, les termes « comportement enfreignant la loi » ou « comportement offensant » sont utilisés comme motif de détention. La circulaire de police, par exemple, énumère des exemples de « comportement enfreignant la loi », tel que « vols, menaces, blessures corporelles, etc. ». Par conséquent, le classement d’une personne qui a commis des infractions mineures et pouvant ainsi être détenu, est laissé à la discrétion de la police. Les avocats rapportent que le paragraphe est souvent utilisé dans la pratique pour détenir des personnes qui ne respectent pas les limites géographiques imposées.

      En outre, la possibilité de détenir des personnes en supposant qu’elles demandent l’asile afin d’éviter ou d’entraver la préparation du processus de retour ou d’éloignement est largement utilisée comme justification de la détention. Dans la pratique, la décision de mise en détention dépend souvent des chances présumées qu’un demandeur d’asile se voit accorder un statut de protection, ce qui est également lié à l’appartenance nationale du demandeur d’asile. En fait, cela conduit à la détention automatique de migrants appartenant à certains milieux nationaux immédiatement après leur arrivée. Alors que la Commission européenne recommande fréquemment une utilisation accrue de la détention des migrants afin de faciliter les retours, la détention spécifique basée sur la nationalité remonte à un soi-disant projet pilote qui est reflété dans la circulaire de la police locale grecque de juin 2016 mentionnée ci-dessus. Dans ce document, le ministère de l’Intérieur décrit les migrants d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, du Pakistan, du Bangladesh et du Sri Lanka comme des “étrangers indésirables” au “profil économique”, dont les données doivent être collectées non seulement dans le système d’information Schengen, mais également dans une base de données grecque appelée “Catalogue d’État pour les étrangers indésirables” (EKANA). Ce projet pilote comportait deux phases et a finalement été étendu à toutes les personnes dont le taux d’acceptation de l’asile – établi par nationalité – est statistiquement inférieur à 25%. Cela s’applique à de nombreuses personnes originaires de pays africains et était également utilisé auparavant pour les Syriens. (Les Syriens avaient un taux de rejet élevé parce que leur demande d’asile était souvent déclarée irrecevable, la Turquie étant considérée comme un pays sûr pour les Syriens.)

      Ce processus arbitraire contredit fortement l’idée de la Convention de Genève de donner aux individus les droits d’un examen impartial et individualisé de leur demande d’asile. En outre, en détention, les demandeurs d’asile ont moins accès aux conseils juridiques et sont soumis à de fortes pressions, ce qui multiplie d’autant les conditions d’être ré-incarcéré ou déporté. Dans de nombreux cas, ils ne disposent que d’un à deux jours pour préparer leur entretien d’asile et ne sont pas en mesure d’informer les avocats de leur prochain entretien d’asile, car ils ont une priorité dans les procédures. Ces facteurs réduisent considérablement leurs chances de bien présenter leur demande d’asile lors des auditions afin d’obtenir le statut de protection internationale. Pendant leur détention, ils sont souvent menottés lors de l’enregistrement et de l’entretien, ce qui les stigmatise comme dangereux et suggère un danger potentiel à la fois pour le demandeur d’asile et pour le premier service d’accueil / d’asile. Une personne, par exemple, a déclaré avoir été menottée au cours de son interrogatoire, le laissant incapable de prononcer un seul mot lors de son enregistrement où il aurait été crucial d’exprimer clairement sa volonté de demander l’asile.

      La rationalité de la détention de demandeurs d’asile présentant un faible taux de reconnaissance semble viser à les rejeter et à les expulser dans les trois mois de leur détention – ce qui n’a même pas été réalisé jusqu’à présent dans la plupart des cas. Au lieu de cela, cela aboutit principalement à une procédure automatique de détention injustifiée. Des ressortissants de nationalités telles que l’Algérie et le Cameroun sont arrêtés directement à leur arrivée. Ils sont simplement condamnés à attendre l’expiration de leurs trois mois de détention et à être libérés par la suite. Une fois libérés, ils se retrouvent dans le camp surpeuplé de Moria, sans aucun lieu ou dormir ni sac de couchage, et ils ne savent pas où trouver une orientation dans un environnement où ils ne sont pas traités comme des êtres humains à la recherche de protection, mais comme des criminels.

      Conditions de détention

      Dans le centre de pré-renvoi, les détenus manquent de biens de première nécessité, tels que des vêtements et des produits d’hygiène en quantité suffisante. À part deux jours par semaine, leurs téléphones sont confisqués. Les visites ne peuvent être effectuées que par des proches parents et – s’ils sont assez chanceux – par un avocat et par deux personnes travaillant pour une société de santé publique. Malgré leur présence, de nombreux détenus ont signalé de graves problèmes de santé mentale et physique. Dans certains cas, les personnes malades sont transférées à l’hôpital local, mais cela dépend de la décision discrétionnaire de la police et de sa capacité à l’escorter. Plusieurs détenus ont décrit des problèmes tels que fortes douleurs à la tête, insomnie, crises de panique et flashbacks similaires aux symptômes de l’état de stress post-traumatique, par exemple. Certains détenus s’automutilent en se coupant lourdement le corps et certains ont tenté de se suicider. Bien que les personnes classées comme vulnérables ne soient pas censées être détenues, il y a eu plusieurs cas où la vulnérabilité n’a été reconnue qu’après des semaines ou des mois de détention ou seulement après leur libération.

      Certaines personnes sortant du centre de pré-renvoi ont déclaré être des survivants de torture et de peines de prison dans leur pays, ce qui explique souvent pourquoi elles ont fui en Europe pour rechercher la sécurité mais se retrouvent à nouveau enfermés en Grèce. Les examens médicaux ont montré que certaines personnes détenues dans le centre de pré-renvoi étaient des mineurs. Bien qu’ils aient répété à plusieurs reprises qu’ils étaient mineurs, ils ont été retenus pendant encore de nombreuses semaines jusqu’à ce que l’évaluation de l’âge soit finalisée. D’autres personnes sont maintenues en détention, bien qu’elles parlent des langues rares telles que le krio, pour laquelle aucune traduction n’est disponible et, par conséquent, aucun entretien d’asile ne peut être mené.

      Les histoires d’individus dans le centre de pré-renvoi de Moria

      Ci-après, quelques comptes rendus récents de migrants sur leur détention dans le centre de pré-renvoi de Moria sont illustrés afin de mettre en évidence l’impact du régime de détention sur le destin de chacun. Un jeune Camerounais a été arrêté au centre de pré-renvoi de Moria, dès son arrivée dans le cadre du projet pilote. Il a signalé qu’il avait tenté de se suicider dans la nuit du 7 au 8 septembre, mais que son ami l’avait empêché de le faire. Il était en détention depuis la fin du mois de juin 2018. Il se plaignait d’insomnie et de fortes angoisses liées aux expériences du passé, notamment la mort de son frère et la crainte que son enfant et sa mère fussent également décédés. Il a reporté la date de son entretien d’asile à quatre reprises, car il se sentait mentalement incapable de mener l’entretien à son terme.

      Un ressortissant syrien de 22 ans, arrivé à Lesbos avec de graves problèmes de dos, a été arrêté au centre de pré-renvoi de Moria après s’être inscrit pour un “retour volontaire”. En Turquie, il avait été opéré à la suite d’un accident et le laissant avec des vis dans le dos. Il a décidé de retourner en Turquie, car il a constaté que l’opération chirurgicale nécessaire pour retirer les vis ne pouvait être effectuée que sur place. Le 18 juillet, il aurait été sévèrement battu par un officier de police dans le centre de détention du camp. Le même jour, des volontaires indépendants ont porté plainte dans un bureau de conciliation grec. Un médiateur lui a rendu visite le 20 juillet et lui a demandé s’il déposait officiellement plainte, mais il a refusé par crainte des conséquences. Quatre jours plus tard seulement, le 24 juillet, l’homme a été expulsé.

      Un Pakistanais a été arrêté le 18 avril sur l’île de Kos après le rejet de l’appel effectué contre le rejet de sa demande d’asile en première instance. Quelques mois plus tard, il a été transféré au centre de pré-enlèvement situé dans le camp de Moria, sur l’île de Lesbos. Les autorités voulaient l’expulser vers la Turquie, mais le pays ne l’a pas accepté. L’homme a déclaré qu’il vomissait régulièrement du sang et souffrait toujours d’une crise cardiaque qu’il avait subie un an auparavant. Selon son récit, les autorités lui avaient promis de le conduire à l’hôpital le 10 septembre. Cependant, il a été transféré au centre de pré-renvoi d’Amygdaleza, près d’Athènes, le 9 septembre, où il attend maintenant son expulsion vers le Pakistan.

      Quatre jeunes individus qui affirment être des ressortissants afghans mais qui ont été classés comme Pakistanais lors du dépistage par FRONTEX ont été arrêtés bien qu’ils se soient déclarés mineurs. L’un d’entre eux avait été arrêté sur le continent dans le centre de pré-renvoi d’Alledopon Petrou Ralli et avait été transféré au centre de renvoi de Lesbos au bout d’un mois. Il a ensuite été contraint d’y rester quelques mois de plus, avant d’être finalement reconnu comme mineur par le biais d’une évaluation de son âge puis libéré avec une autre personne également reconnue comme mineure. Une des personnes était considérée comme un adulte après l’évaluation de l’âge et le résultat pour la quatrième personne est toujours en attente.

      L’expulsion d’un ressortissant algérien détenu dans le centre de pré-renvoi à Lesbos a été suspendue à la dernière minute grâce à la participation du HCR. Il était censé être renvoyé en Turquie le 2 août, six heures seulement après le deuxième rejet de sa demande d’asile, ce qui le laissait dans l’impossibilité de contester la décision devant les instances judiciaires au moyen d’une prétendue demande d’annulation. Il a été amené à l’embarcadère pour la déportation et n’a été enlevé à la dernière minute que parce que le HCR a indiqué qu’il n’avait pas eu la chance d’épuiser ses recours légaux en Grèce et qu’il risquait d’obtenir un statut vulnérable. Cependant, compte tenu de l’absence d’avocats à Lesbos, des coûts et du travail charge de la demande en annulation, il ne put finalement s’opposer à l’expulsion et ne fut déporté que deux semaines plus tard, le 16 août.

      L’impact de la politique de détention

      L’utilisation généralisée de nouvelles possibilités juridiques de détenir des migrants a atteint une nouveau seuil à la frontière extérieure de l’UE dans la mer Égée. La liberté de mouvement est progressivement restreinte. Des milliers de personnes sont obligées de rester dans la zone de transit de l’île de Lesbos pendant de longues périodes et la plupart d’entre elles n’ont d’autres choix que de vivre dans le hotspot européen de Moria. D’autres sont même détenus dans le centre de détention situé dans le camp. Au niveau de l’UE, la pression augmente pour imposer des mesures de détention. La loi grecque, qui repose finalement sur la directive de l’UE sur l’accueil, offre de meilleures possibilités de maintenir les migrants en détention. Dans la mise en œuvre pratique, ils sont largement utilisés principalement pour les migrants de sexe masculin. Plus que pour faciliter les retours – qui sont relativement peu nombreux – les mesures de détention remplissent une fonction disciplinaire profonde. Ils créent une forte insécurité et de la peur.

      En particulier, le fait d’être arrêté immédiatement à l’arrivée envoie un message fort à la personne touchée, tel qu’il est exprimé dans la circulaire de la police : Vous êtes un « étranger indésirable ». Il s’agit d’une stigmatisation prédéterminée bien que la procédure d’asile n’ait même pas encore commencé et que les raisons pour lesquelles une personne soit venue sur l’île soient inconnues. Les personnes affectées ont déclaré se sentir traitées comme des criminels. Dans de nombreux cas, ils ne comprennent pas les motifs procéduraux de leur détention et sont donc soumis à un stress encore plus grand. Les personnes qui ont déjà été détenues arbitrairement dans leur pays d’origine et lors de leur périple signalent des flashbacks et des problèmes psychologiques résultant des conditions de détention pouvant conduire à de nouveaux traumatismes.

      Même s’ils sont finalement libérés, ils sont toujours dans un état mental d’angoisse permanente lié à la peur constante de pouvoir être arrêtés et expulsés à tout moment, sans aucune option légale pour se défendre. Ces politiques de détention des migrants ne visent pas à résoudre les problèmes de la prétendue “crise des réfugiés”. Au lieu de cela, ils visent avec un succès limité à faire en sorte que l’accord UE-Turquie fonctionne et à ce qu’au moins une partie des migrants rentrent en Turquie. Au niveau local, les politiques de détention sont en outre avant tout des mesures d’oppression, conçues pour pouvoir prévenir les émeutes et soi-disant pour “gérer” une situation qui est en fait “impossible à gérer” : la concentration de milliers de personnes – dont beaucoup souffrent de maladies psychologiques telles que des traumatismes – pendant des mois et des années dans des conditions de vie extrêmement précaires sur une île où les gens perdent progressivement tout espoir de trouver un meilleur avenir.

      https://cevennessansfrontieres.noblogs.org/post/2018/10/24/la-prison-dans-la-prison-dans-la-prison-le-centre-de
      #détention #prison #centre_de_détention #hotspot

    • Moria: la crisi della salute mentale alle porte d’Europa

      Migliaia di persone vivono ammassate in tende, suddivise in base al gruppo etnico di appartenenza. Siamo a Moria, sull’isola di Lesbo, il centro per migranti tristemente noto per le terribili condizioni in cui versa e per i problemi di salute delle persone che ospita. Tra gli assistiti dal International Rescue Committee 64% soffre di depressione, il 60% ha pensieri suicidi e il 29% ha provato a togliersi la vita. Marianna Karakoulaki ci racconta i loro sogni, le speranze e la realtà che invece sono costretti a vivere.

      In una delle centinaia di tende fuori da Moria, il centro di accoglienza e identificazione sull’isola greca di Lesbo, tre donne siriane parlano della vita nel loro paese prima della guerra e delle condizioni sull’isola. Temono che le loro dichiarazioni possano compromettere l’esito delle loro richieste di asilo, perciò non vogliono essere identificate né fotografate. Ma sono più che disposte a raccontare le esperienze che hanno vissuto dal loro arrivo a Moria.

      Quando parlano della Siria prima della guerra, a tutte e tre brillano gli occhi; lo descrivono come un paradiso in terra. Poi però è arrivata la guerra e tutto è cambiato; sono dovute fuggire.

      Due di loro sono sbarcate sull’isola sette mesi fa, mentre l’altra è qui solo da un mese. Quando passano a descrivere Moria e la vita che conducono qui, i loro occhi si riempiono di lacrime. Moria è un luogo orribile, paragonabile alla Siria devastata dalla guerra.

      “Se avessi saputo com’era la situazione qui, sarei rimasta in Siria sotto ai bombardamenti. Almeno lì avevano case al posto di tende”, dichiara la più anziana.

      Da quando è stata adottata la dichiarazione UE-Turchia per arrestare il flusso dei migranti in Europa, in Grecia è stato avviato il meccanismo europeo degli hotspot. Questo approccio era stato presentato per la prima volta con l’Agenda europea sulla migrazione 2017, ed è sostanzialmente basato sulla creazione di centri di accoglienza e identificazione nelle zone in cui arrivano i rifugiati. Fra queste c’è l’isola di Lesbo, e Moria è stato usato come centro di accoglienza per i rifugiati, diventando di fatto il primo hotspot greco. In un certo senso, la dichiarazione UE-Turchia ha legittimato l’approccio complessivo dell’Unione Europea al fenomeno migratorio.

      Moria è anche il più tristemente noto degli hotspot greci, per via del sovraffollamento e delle terribili condizioni di vita. Al momento della pubblicazione di questo articolo, più di 5800 persone risiedono in un’area che ha una capacità massima di 3100. Già base militare, oggi ha gli stessi abitanti di una cittadina greca, ma le condizioni di vita sono inadatte per chiunque. Si verificano regolarmente rivolte e aggressioni, e i rifugiati temono per la propria incolumità. A causa del sovraffollamento, gli operatori hanno allestito centinaia di tende in una zona chiamata Oliveto, che a prima vista sembra suddivisa in zone, ciascuna abitata da un gruppo etnico diverso.
      Una crisi della salute mentale

      Le organizzazioni internazionali per i diritti umani hanno condannato la situazione a Moria e ribadito la necessità di un decongestionamento. Un rapporto pubblicato a settembre dall’IRC (International Rescue Committee, Comitato internazionale di soccorso) ha sottolineato i gravi costi per la salute mentale dei rifugiati e parla di una vera e propria crisi.

      I dati forniti nel rapporto sono impressionanti. Dei 126 assistiti da IRC, il 64% soffre di depressione, il 60% ha pensieri suicidi e il 29% ha provato a togliersi la vita; il 15% ha invece compiuto atti di autolesionismo, mentre il 41% presenta sintomi di disturbo da stress post traumatico e il 6% manifesta sintomi di psicosi.

      La più anziana delle tre donne è arrivata in Grecia insieme alla famiglia, fra cui il figlio ventenne. Lo ricorda in Siria come un giovane attivo e pieno di amici, ma quando è arrivato in Grecia la sua salute mentale è peggiorata per via delle condizioni del campo. Un giorno, mentre era da ore in fila per un pasto, è stato aggredito e pugnalato. Non è mai più tornato a fare la fila. Ha anche pensieri suicidi ed esce a stento dalla sua tenda.

      Ascoltando il suo racconto, la più giovane delle tre donne dice di riconoscere alcuni degli stessi sintomi nel comportamento di suo marito.

      “Mio marito aveva già problemi di salute mentale nel nostro paese. Ma gli hanno dato del paracetamolo”, racconta.

      Le esperienze vissute dai rifugiati di Moria prima e durante la fuga dai paesi di origine possono essere traumatiche. Alcuni di loro sono stati imprigionati, torturati o violentati. Le condizioni di vita nell’hotspot possono amplificare questi traumi.

      Secondo Alessandro Barberio, psichiatra di Medici senza frontiere e del Dipartimento di salute mentale di Trieste, chi arriva sull’isola ha già patito grandi avversità nel paese di origine. Tuttavia l’assenza di alloggi adeguati, le attese interminabili e le condizioni deplorevoli possono riportare alla luce traumi passati o crearne di nuovi.

      “Quelli che arrivano qui, prima o poi – ma spesso dopo poco tempo – iniziano a manifestare sintomi di psicosi. Credo che ciò sia legato ai grossi traumi vissuti in patria e poi alle condizioni di vita dell’hotspot di Moria, che possono facilmente scatenare sintomi psicotici e non sono disturbi da stress post traumatico”, spiega.

      Barberio definisce poi negative e controproducenti le condizioni di vita all’interno del campo.

      L’assenza di speranze e di qualsiasi aspettativa, l’assenza di risposte, di diritti e della più elementare umanità sono legate ai traumi dei rifugiati e al tempo stesso li aggravano. Fra i sintomi che Barberio ha riscontrato nei pazienti ci sono disorientamento, stato confusionale, incapacità di rapportarsi agli altri o partecipare alle attività quotidiane. I traumi passati, unitamente alle condizioni attuali, possono portare i pazienti a sentire voci o a sperimentare visioni.

      “So riconoscere quel che vedo, e sto assistendo a nuovi casi di persone con sintomi psichiatrici. Si tratta di persone che non erano già pazienti psichiatrici. I loro sintomi, sebbene legati a eventi traumatici passati, sono del tutto nuovi.”
      Mancano le garanzie di base per la salute mentale

      Morteza* vive nella parte superiore dell’Oliveto, nella zona afgana del campo, che sembra essere stata dimenticata dalle autorità e dagli operatori in quanto occupa una proprietà privata. Ci vive insieme alla sorella, al cognato e ai loro bambini. Prima viveva in Iran, dove i diritti degli afgani erano fortemente limitati; poi si è trasferito in Afghanistan da adulto, ma è dovuto fuggire in seguito a un attacco dei talebani in cui è rimasto ferito.

      Morteza soffre di depressione e disturbo da deficit di attenzione e iperattività (ADHD). Quando viveva in Iran seguiva una terapia farmacologica per tenere a bada i sintomi, ma una volta arrivato in Grecia ha dovuto interromperla. Le farmacie del luogo non accettavano la sua ricetta, e all’ospedale di Mitilene, dove ha richiesto una visita, gli hanno prospettato un’attesa di mesi.

      “L’ADHD può essere molto problematica per gli adulti. Non riesco a concentrarmi, mi interrompo mentre parlo perché dimentico cosa volevo dire. Mi scordo le cose di continuo, e questo mi preoccupa in vista del colloquio per l’asilo. Devo annotarmi tutto in un taccuino”, spiega, mostrandomi un mazzetto di post-it gialli che porta sempre con sé.

      Nel campo di Moria vengono prestate le cure di base, ma le condizioni di sovraffollamento hanno messo in ginocchio i servizi sanitari. Stando al rapporto dell’IRC, le autorità statali greche responsabili della gestione di Moria sono incapaci di fornire sostegno ai rifugiati, non potendo venire incontro alle loro necessità di base, fra cui la salute fisica e mentale.

      Morteza appare disperato. La sua salute mentale è peggiorata e pensa ogni giorno al suicidio. Il suo colloquio per la richiesta di asilo è fissato per la primavera del 2019, ma lui sembra aver perso ogni speranza.

      “Lo so che non resterò qui per sempre, ma quando vedo i diritti umani calpestati non vedo la differenza rispetto a dove mi trovavo prima. Come posso continuare ad avere speranze per il futuro? Non voglio restare intrappolato su quest’isola per anni”, spiega.
      Una crisi europea

      Benché l’anno scorso varie ONG abbiano lanciato un appello congiunto per decongestionare l’isola e migliorare le condizioni dei rifugiati, ciò appare impossibile. Da quando è stata adottata la dichiarazione UE-Turchia sulla migrazione, i rifugiati sono soggetti a restrizioni di movimento, per cui non possono lasciare l’isola finché non hanno completato la procedura di asilo o se vengono dichiarati vulnerabili. Tuttavia, stando al rapporto dell’IRC, “i cambiamenti continui dei criteri di vulnerabilità e le rispettive procedure operative fanno temere l’insorgere di una tendenza alla riduzione del numero di richiedenti asilo riconosciuti come vulnerabili”.

      Il sistema di accoglienza ai rifugiati dell’Unione Europea costringe i rifugiati di Lesbo a un processo che ha conseguenze dirette sulla loro vita e un impatto potenzialmente gravissimo sulla loro salute mentale. Senza una strategia o una pianificazione ad hoc da parte delle autorità greche per risolvere tale crisi, i rifugiati sono abbandonati in un limbo.

      Secondo Alessandro Barberio, il soggiorno prolungato sull’isola nelle condizioni attuali priva le persone di tutti i sogni e le speranze che potevano nutrire per il futuro.

      “I rifugiati non hanno la possibilità di pensare che domani è un altro giorno, perché sono bloccati qui. Naturalmente c’è chi è più bravo a resistere, chi si organizza in gruppi, chi partecipa a varie attività, ma alla fine della giornata devono tutti rientrare a Moria”, dice.

      Per le tre donne siriane Moria è un luogo terrificante. Temono per la loro incolumità, temono per la salute dei figli e dei mariti. Ma dato che sono siriane, prima o poi potranno lasciare Moria e forse trovare asilo in Grecia.

      Per Morteza, invece, le cose saranno sempre più difficili e lui sembra già saperlo. Mentre ascolta musica metal sul telefono, parla del suo unico sogno: andare all’università e studiare filosofia, materia secondo lui in grado di guarire l’anima.

      Dal nostro ultimo incontro, Morteza è fuggito dall’isola.

      https://openmigration.org/analisi/moria-la-crisi-della-salute-mentale-alle-porte-deuropa/?platform=hootsuite



    • L’œuvre « America » de l’artiste italien Maurizio Cattelan lors de son exposition au Musée Guggenheim à New York, le 30 août 2017.

      Un Van Gogh à la Maison Blanche ? Le Guggenheim propose des toilettes en or
      Le Monde.fr avec AFP | 26.01.2018 à 01h08

      Un Van Gogh pour la Maison ? Plutôt des toilettes en or, répond le Musée Guggenheim. Alors que la présidence des Etats-Unis souhaitait emprunter une toile du peintre néerlandais, la conservatrice de l’établissement new-yorkais lui a suggéré une œuvre de l’artiste iconoclaste Maurizio Cattelan.

      Dans un courrier électronique envoyé mi-septembre, la directrice artistique du Guggenheim, Nancy Spector, a ainsi décliné la demande de prêt du Paysage enneigé (1888), a fait savoir le musée au Washington Post. Mme Spector a expliqué que la toile allait être exposée à Bilbao, avant de revenir à New York et d’y rester « dans un avenir prévisible ».

      Et cette dernière de proposer, à la place, les sanitaires en or massif de l’Italie. L’œuvre, intitulée America, qui comprend un siège, une cuvette et une chasse d’eau opérationnels, a été utilisée par quelque 100 000 personnes pendant son exposition, de septembre 2016 à l’été 2017, au musée, situé face à Central Park.

      Maurizio Cattelan « voudrait l’offrir à la Maison Blanche moyennant un prêt à long terme », écrivait alors la directrice artistique du Guggenheim, selon le Washington Post. « Elle est, bien sûr, d’une valeur exceptionnelle et assez fragile, mais nous vous fournirions toutes les instructions pour l’installation et l’entretien », poursuivait Mme Spector.

      « Nous sommes désolés de ne pouvoir satisfaire votre demande initiale, mais nous gardons l’espoir que cette offre exceptionnelle puisse vous intéresser. »

      Sollicité par l’Agence France-Presse, le Guggenheim s’est refusé à tout commentaire sur cette offre. La Maison Blanche, elle, n’a pas donné suite.

      La conservatrice du musée a critiqué publiquement Donald Trump à plusieurs reprises depuis son élection, décrivant une présidence « marquée par le scandale et définie par la réduction volontaire d’un nombre incalculable de libertés individuelles ».

      En août, dans un blog, elle avait expliqué que si l’œuvre de Maurizio Cattelan pouvait être différemment interprétée, c’est « la référence à Trump qui a trouvé le plus d’écho » durant son séjour au Guggenheim. La quantité de métal précieux utilisée pour sa confection n’a pas été révélée, mais Nancy Spector avait déclaré qu’elle avait été réalisée avec des « millions de dollars d’or ».

      Maurizio Cattelan avait, lui, présenté ces toilettes comme une création égalitariste : « de l’art du 1 % [comprenant les personnes les plus riches de la planète] pour les 99 autres pourcents »

      Les demandes de prêt d’œuvres par la Maison Blanche sont une pratique qui remonte à plusieurs décennies. Sous l’administration Obama, plusieurs tableaux de Mark Rothko ou d’Edward Hopper, entre autres, avaient été prêtés par des musées à la présidence.


  • Belgique : Propreté dans les toilettes scolaires : ne tournons pas autour du pot RTBF - Thierry Vangulick - 15 Novembre 2017
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_proprete-dans-les-toilettes-scolaires-ne-tournons-pas-autour-du-pot?id=9

    Qui n’a pas renoncé à aller aux toilettes à l’école devant leur triste état ? C’est un problème récurrent qui n’est pas toujours pris assez au sérieux par des directions d’école qui ont d’autres priorités.

    C’est pourquoi la Fondation Roi Baudouin a lancé une opération au titre évocateur : « Ne tournons pas autour du pot ». Une cinquantaine d’écoles de Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) ont déposé un projet de rénovation de leurs toilettes et de sensibilisation des élèves à l’hygiène. Parmi les lauréats, l’institut Saint Charles de Peruwelz.


    Une réaction venue des élèves
    « Avant, les toilettes de l’école, c’était pas top ! » Erika, élève de 7ème aide-soignante, ne supportait plus l’état des sanitaires : manque de papier toilette, chasses en panne, souillures en tout genre... de quoi révolter les élèves des sections aide familiale et aide-soignante qui ont interpellé Christel Depotte, la directrice de l’école.

    « Les élèves sont venues me voir et ont insisté d’autant plus qu’elles sont déjà particulièrement sensibilisées aux problèmes d’hygiène dans leurs études. Dès que la Fondation Roi Baudouin a lancé son opération ’Ne tournons pas autour du pot’, nous avons déposé un projet pour la rénovation des sanitaires et pour mettre un programme de sensibilisation des enfants par les élèves eux-mêmes. »

    Un investissement important mais essentiel
    Et en quelques semaines, les toilettes ont été entièrement rénovées. Aux 7.000 euros de la Fondation Roi Baudoin, l’école a ajouté 13.000 euros pour offrir à ses 850 élèves des toilettes enfin propres. Une action qui implique directement les élèves. Julie, en 6ème aide familiale, voit aujourd’hui la différence. « Oh oui ! Maintenant, il y a du papier en suffisance, des éviers pour se laver et des séchoirs pour les mains. L’endroit a été repeint avec de jolies couleurs. Et surtout il y a une surveillance régulière, plusieurs fois par jour, par les élèves eux-mêmes. Et nous avons fait des animations dans les classes pour expliquer notre démarche. Et tout le monde l’a compris et respecte notre travail. »
    Désormais à l’institut St Charles, on ne tourne plus autour du pot. On y va même par plaisir.

    #Belgique #école #toilettes #hygiéne #guerre_aux_pauvres

    • Des améliorations en vue pour l’hygiène des sanitaires dans l’école
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_amelioration-en-vue-pour-l-etat-des-sanitaires-a-l-ecole?id=8927705
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      Selon un récent sondage réalisé à l’initiative du Fonds Roi Baudouin, 72 % des directeurs, enseignants et parents interrogés par l’asbl Question Santé se disent préoccupés par l’état des sanitaires dans les écoles. Baisse de concentration, problèmes urinaires, les conséquences néfastes sont multiples pour les enfants découragés de se rendre aux toilettes.
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    • Courcelles : sans toilette, les enfants urinent contre un mur depuis 7 ans
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_courcelles-faute-de-toilettes-les-enfants-urinent-contre-un-mur-depuis-7

      Cette histoire ahurissante se passe à l’école communale de Courcelles. Une école qui compte bien des élèves, mais pas de toilettes. Cela fait donc sept ans que les garçons de l’établissement se soulagent contre un mur, qui leur sert d’urinoir.

      Attention ! Il y a bien un bloc toilettes, seulement il n’y pas de WC ni de lavabo. La directrice s’en plaint depuis des années déjà, mais rien n’avait jamais bougé. Du moins jusqu’à ce que le nouvel échevin de l’Enseignement passe par là...
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    • École Tenbosch numéro 10 à Ixelles : des élèves se retiennent d’aller au p’tit coin…
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_ecole-tenbosch-numero-10-a-ixelles-des-eleves-se-retiennent-d-aller-au-p
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      A l’école Tenbosch numéro 10, à Ixelles, de nombreux enfants évitent les sanitaires. Dans cet établissement, il n’y a que huit toilettes pour 300 élèves de primaire. Ce qui a comme résultat qu’elles sont sales et qu’elles sentent mauvais. Et en maternelle, il n’y a même pas d’évier dans les toilettes. Le comité de parents constate que certains enfants présentent entre autres des problèmes digestifs à force de se retenir.
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      Fiona Crossley, pour le comité de parents, explique : « Il y a des parents qui parlent de problème de cystite et de constipation de leurs enfants, de mycose aussi. Tout cela à cause du fait qu’ils ne vont pas assez souvent aux toilettes. »
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    • WC à l’école : lieu d’aisance ou de souffrance ?
      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_wc-a-l-ecole-lieu-d-aisance-ou-de-souffrance?id=4961993

      Aller à la toilette à l’école semble relever de l’épreuve pour la plupart des enfants.C’est ce qu’a constaté une chercheuse universitaire qui a consacré un mémoire à ce sujet.C’est aussi le constat de notre reportage.

      Les wc à l’école : ces lieux d’aisance ressemblent beaucoup plus à des lieux de souffrance si l’on en juge par la concordance de toutes les confidences que nous avons recueillies tant du côté des directions, que des parents ou des enfants eux-mêmes. Aller à la toilette relève parfois pour eux du supplice et les enfants évitent d’y aller avec toutes les conséquences, psychologiques et médicales, que cela peut avoir. Vétusté, mauvais entretien, manque d’intimité, tout concorde pour témoigner que très souvent les « petits endroits » sont abandonnés par les pouvoirs organisateurs et les directions, sans que ces instances adultes aient conscience du problème. Une chercheuse , Sophie Liebman s’est penchée sur la question, et à partir de cette situation interroge la place du corps à l’école : alors qu’il s’étale dans toutes les positions sur les murs de nos villes, à l’école, pourtant lieu de socialisation par excellence, il est absent.
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  • Les Néerlandaises dénoncent le sexisme des toilettes publiques RTBF - 23 Septembre 2017 - Belga
    https://www.rtbf.be/info/insolites/detail_neerlandaises-denoncent-le-sexisme-des-toilettes-publiques?id=9717103

    « Pouvoir au pipi ! » : c’est sous ce slogan provocateur que des dizaines de Néerlandaises ont entrepris samedi d’utiliser des urinoirs pour dénoncer le manque de toilettes publiques adaptées aux femmes, une riposte à l’amende reçue par une femme qui avait uriné dans la rue.

    Manque de toilettes adaptées aux femmes
    Accroupies, se pinçant le nez ou portant des caleçons d’hommes : des Néerlandaises ont répondu à l’appel du groupe #zeikwijven (littéralement, « les nanas qui pissent ») à « se tenir prêtes près des urinoirs pour montrer de manière humoristique qu’il n’est pas possible pour les femmes de faire pipi de manière nette, propre et digne dans un urinoir conçu pour les hommes ».

    Ce « premier jour national du pipi dans les urinoirs publics » , suivi par plus de 9.000 personnes sur Facebook, est né après la condamnation lundi de Geerte Piening à une amende de 90 euros pour avoir uriné en 2015 dans une allée à Amsterdam durant la nuit, alors que bars et cafés étaient fermés.


    Ce débat a eu d’autant plus d’écho que le juge a remarqué que Geerte aurait dû utiliser les urinoirs destinés aux hommes. « Ce n’est peut-être pas agréable, mais cela pourrait être possible », a-t-il conseillé, cité par le journal Het Parool.

    La proposition du juge est une « absurdité » , estime Cathelijne Hornstra, l’une des initiatrices du mouvement, car aucune technique ne garantit l’intimité des femmes dans les urinoirs publics, alors qu’Amsterdam compte actuellement 35 urinoirs pour hommes et seulement trois toilettes publiques adaptées aux femmes.

     #toilettes #urinoirs #santé #femmes #sexisme #racisme #discrimination #misogynie #domination_masculine #patriarcat #domination #machisme #inégalités #Pays_Bas #Hollande #Amsterdam #Pipi

    • Rien d’original, c’est pas la France qui donnera des leçons à propos de ce sujet. C’est fou ce que ce 21 iéme siècle ressemble au 19 iéme.

      Calais, violences policières et arrestations ce Samedi.
      Une violence au grand jour, pas larvée, comme pour les toilettes d’Amsterdam.

    • Vu en France hier lors d’un évènement, les toilettes sèches dont la porte n’a pas de verrou intérieur...
      Et ce n’est pas qu’il était cassé, le concepteur (au masculin !) n’a visiblement pas jugé utile de l’installer.

    • Serait-ce tout simplement que les françaises (et les hollandaises) ne pètent ni ne pissent ?
      place de la république, il n’y a qu’une seule sanisette de chez Decaux (je crois que ça vaut très très cher) il fallait faire la queue plus d’une demie-heure pour se soulager.
      Il y a le #pisse_debout pour les femmes, mais je pense que c’est plus une question d’éducation et de morale_sociale qu’autre chose. Les hommes ont le droit d’être immondes, de puer, et de pisser où ils veulent en exhibant leur bite tandis que les femmes (qui n’ont pas de sexe (au mieux un trou), tout le monde le sait à Noël quand on offre les poupées aux enfants) n’ont pas besoin d’uriner, quelle chance elles ont.





  • Inde : une femme obtient le divorce parce que son mari refuse de construire des toilettes
    https://www.marianne.net/monde/inde-une-femme-obtient-le-divorce-parce-que-son-mari-refuse-de-construire-

    L’histoire peut paraître anecdotique, mais elle ne l’est pas. En #Inde, l’absence de #toilettes dans le foyer peut désormais constituer un motif de #divorce. Un tribunal a tranché le vendredi 18 août en faveur d’une #femme de l’Etat de Rajasthan, dans le nord-ouest du pays, qui avait demandé depuis des années à son mari de construire des toilettes à leur domicile, sans succès. Elle était donc obligée d’aller se soulager à l’extérieur, souvent à la tombée de la nuit afin d’éviter les regards indiscrets. Un acte que cette femme de 24 ans a jugé honteux.

    Deux ans après sa demande de divorce, le tribunal a conclu que l’incapacité de son mari de lui fournir des toilettes relevait de la cruauté. “On dépense de l’argent sur le tabac, l’alcool et les portables, mais nous sommes réticents à construire des toilettes pour protéger la dignité de notre famille, a noté le juge Rajendra Kumar Sharma. Dans les villages, les femmes doivent attendre que la nuit tombe pour satisfaire un besoin naturel. Il s’agit ici non seulement de la cruauté physique mais de violer la pudeur d’une femme.”


  • Why Toilets ? - World Toilet Organization
    http://worldtoilet.org/what-we-do/why-toilets

    Around one billion people in our world today face the indignity of defecating in the open. A lack of clean and safe toilets at schools leads to higher dropout among girls once they reach puberty. Diarrhoeal diseases – a direct consequence of poor sanitation – kill more children every year than AIDS, malaria and measles combined.

    Clean and safe toilets are prerequisites for health, dignity, privacy and education.

    The World Toilet Organization was established with the aim to break the taboo around toilets and the sanitation crisis. Since 2001, we have lobbied governments, public and private sector stakeholders and the international community to prioritize sanitation in the development agenda.

    Through our initiatives – World Toilet Day, World Toilet Summit, World Toilet College and SaniShop – we continue to mobilise an international network of partners, supporters, donors, governments and international organisations to advocate for effective sanitation policies to ensure health, dignity and well-being for everyone, everywhere.

    #rangement (télérama 14/11/12)

    C’est où les petits coins ?
    Nulle part, ou plutôt n’importe o^pour 40% de l’humanité, soit 2,8 milliards d’individus. Epidémies, pollutions suivent … pour dénoncer cette catastrophe, la Worl Toilet Organization, une ONG de Singapour, organise tous les 19 novembre la journée mondiale des toilettes. …