• EDITORIALE – Ai giovani serve il coraggio di restare
    https://informareonline.com/editoriale-ai-giovani-serve-il-coraggio-di-restare

    Ci sono lettere che non chiedono soltanto una risposta. Chiedono una presa di coscienza. La testimonianza di un giovane di Castel Volturno, che dopo sacrifici, studio e difficoltà prova a costruirsi una professione e un futuro, ci obbliga a guardare in faccia una domanda scomoda: che cosa deve fare un ragazzo nato in una terra difficile? Scappare, […] L’articolo EDITORIALE – Ai giovani serve il coraggio di restare proviene da Informareonline, scritto da Tommaso Morlando

    #Approfondimenti #EVIDENZA #Magazine_Agosto_2026

  • #campania_social_club – La scuola chiude per l’estate: ora è il momento di tirare le somme
    https://informareonline.com/campania-social-club-la-scuola-chiude-per-lestate-ora-e-il-momento-

    Dopo l’ultima rincorsa lo striscione del traguardo è stato raggiunto: tranne l’appendice degli esami, ad inizio giugno gli istituti scolastici hanno terminato le attività didattiche e con queste si sono conclusi anche i progetti che ormai caratterizzano l’offerta di tutte le scuole, con la Campania che in questo ambito si colloca ai vertici della graduatoria […] L’articolo CAMPANIA SOCIAL CLUB – La scuola chiude per l’estate: ora è il momento di tirare le somme proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Luglio_2026 #Rubriche #Regione_Campania #Terzo_Settore #tommaso_d'alterio

  • #Tommaso_Primo torna all’amore con Canzoni ‘e ‘nnammurat: “È la forza più grande che esista”
    https://informareonline.com/tommaso-primo-torna-allamore-con-canzoni-e-nnammurat-e-la-forza-piu

    Dopo aver attraversato negli anni temi sociali, spirituali e racconti di periferia, Tommaso Primo torna a mettere al centro l’amore. Lo fa con Canzoni ‘e ‘nnammurate, il nuovo album presentato in anteprima al Frontemare Beach Club di Licola, uscito oggi, 30 giugno. Un disco che segna un nuovo capitolo del percorso del cantautore napoletano, senza […] L’articolo Tommaso Primo torna all’amore con Canzoni ‘e ‘nnammurat: “È la forza più grande che esista” proviene da Informareonline, scritto da Camilla Esposito Alaia

    #Approfondimenti #Spettacolo #amore #canzoni_'e_'nnammurat #Musica_napoletana #Napoli

  • L’Accademia Italiana di Arte e Letteratura conferisce una Menzione d’Onore a #tommaso_morlando
    https://informareonline.com/laccademia-italiana-di-arte-e-letteratura-conferisce-una-menzione-d

    Un momento importante, che premia il lavoro effettuato in primis sul territorio di Castel Volturno, e poi in tutta la Campania. L’11 maggio una delegazione di #Informare e di #Officina_Volturno è stata ospitata a Roma, nella sede della Gangemi Editore in Via Giulia. L’Accademia Italiana di Arte e Letteratura ha deciso di assegnare la […] L’articolo L’Accademia Italiana di Arte e Letteratura conferisce una Menzione d’Onore a Tommaso Morlando proviene da Informareonline, scritto da Donato Di Stasio

    #Approfondimenti #Cultura #Magazine_Giugno_2026 #Accademia_Italiana_Arte_e_Letteratura

  • Algérie. Des frontières qui tuent l’#économie des peuples du désert

    Avec plus de 6 700 kilomètres de frontières terrestres, l’Algérie fait face dans son grand Sud à un dilemme qu’aucune décision militaire ne peut trancher seule : comment sécuriser un territoire sans briser les sociétés qui le font vivre ?

    Mohammed a 28 ans et conduit des camions à #Tin_Zaouatine, l’une des bourgades algériennes les plus reculées, perchée à l’extrémité sud du pays, à quelques kilomètres du #Mali. Durant sa carrière de camionneur, il traversait souvent la frontière algéro-malienne pour acheminer des marchandises au nord du Mali. Depuis la prise du pouvoir des militaires à Bamako en 2021 et l’intensification des bombardements de l’armée malienne contre les groupes djihadistes, notamment dans la région de #Gao, et contre le #Front_de_libération_de_l’Azawad (#FLA) plus au nord, son activité s’est effondrée.

    « Nous vivons une abondance relative ici, dit-il, mais l’autre moitié de la famille et des proches au Mali ont été durement touchés. »

    Ce témoignage résume, mieux que n’importe quelle statistique, la fracture que vivent les populations frontalières du grand Sud algérien. D’un côté, un État qui sécurise ses #marges pour faire face à l’#instabilité chronique du #Sahel. De l’autre, des sociétés tribales dont les liens de sang, de #commerce et de culture enjambent les frontières depuis des siècles — et qui subissent de plein fouet chaque tour de vis sécuritaire.

    Des frontières qui n’ont jamais existé dans les esprits

    L’Algérie possède la plus longue frontière terrestre d’Afrique. Ses 6 734 kilomètres la connectent à sept pays voisins, dont le Mali (1 376 kilomètres), la #Libye (989 kilomètres) et le #Niger (956 kilomètres) — trois frontières particulièrement sensibles depuis l’effondrement de la Libye en 2011 et la déstabilisation progressive du Sahel.

    Mais sur le terrain, ces #lignes tracées par les États modernes se superposent à un tissu social et économique bien plus ancien, qui n’a jamais reconnu de séparations rigides. Les #Touaregs#Imuhagh dans leur propre langue — sont présents aussi bien dans le #Hoggar et le #Tassili algériens qu’en #Azawad malien ou dans l’#Aïr nigérien (voir carte ci-dessous). Les tribus arabes #Zaouïa, comme les #Kounta, jouent depuis des générations un rôle de médiation sociale et religieuse qui dépasse les frontières, et certains de leurs notables siègent encore aujourd’hui au Parlement algérien.

    Les #mariages_intercommunautaires entre l’Algérie, le Mali, le Niger et même jusqu’en Mauritanie au sud-ouest restent fréquents. Chaque crise diplomatique devient ainsi un fardeau social direct pour des #familles_éclatées de part et d’autre d’une #ligne_administrative. Le Sud algérien est aussi une #mosaïque_linguistique rare : on y parle l’#arabe et le #tamasheq, mais aussi des langues menacées comme le #korandje — mélange d’arabe, de berbère et de songhaï — ainsi que des dialectes #haoussa et #peul portés par les communautés frontalières et les flux migratoires.

    Le « #tahrib », une #économie_de_survie

    Dans ce contexte, la #mobilité_transfrontalière n’est pas un luxe mais une condition de survie. Pour les jeunes des zones reculées comme Tin Zaouatine, il n’existe souvent aucune autre perspective que d’intégrer les circuits du tahrib — terme qui désigne à la fois l’acte de « faire passer » et, plus largement, la #contrebande organisée. C’est ce que souligne Raouf Farrah, chercheur en géopolitique :

    "Concrètement, le tahrib consiste à exporter vers le Mali des produits algériens de première nécessité, souvent subventionnés : semoule, pâtes, carburant, électronique. Le différentiel de prix entre les deux pays rend ces flux extrêmement rentables pour les opérateurs locaux. Mais ils sont aussi vitaux pour les villes maliennes voisines comme #Tessalit ou #Kida."

    « le Nord-Mali, déconnecté des corridors logistiques de Bamako, dépend davantage de l’Algérie pour sa subsistance que de sa propre capitale. »

    Un chiffre suffit à mesurer l’ampleur du phénomène : selon les données de l’Office National des Statistiques (2018-2023), les exportations algériennes vers le Mali et le Niger sont inférieures à 2 millions de dollars par an (1,7 million d’euros). Ce chiffre dérisoire masque une économie parallèle structurée, animée par des réseaux touareg historiques — dont le chiffre d’affaires réel a cependant été divisé par trois depuis 2011.

    Trafic de documents d’identité

    « Les Nigériens, Tchadiens et Soudanais paient pour devenir algériens avec l’aide des habitants de la région », rapportent des témoins contactés par Maghreb Émergent. « Le processus consiste à se faire inscrire par des Algériens comme l’un des leurs, né dans le désert. Je suis au courant de ce trafic depuis 2006, mais on m’a récemment expliqué que ce ne sont pas seulement les Nigériens et les Maliens ayant des proches algériens qui utilisent cette démarche pour obtenir la #nationalité, les Tchadiens aussi y ont recours », raconte un témoin. « J’ai des proches là-bas, ils ont ces documents payés. »

    La #nationalité_algérienne coûte 600 000 FCFA (environ 1 000 euros) pour les Nigériens ou Maliens ayant des proches algériens, mais les Tchadiens paient 1 million de FCFA (1 500 euros), faute de réseau local.

    La problématique de l’accès à la nationalité dans les zones frontalières du Sud algérien repose, en premier lieu, sur l’héritage complexe du #tracé_colonial. Ce #découpage_territorial a fragmenté des communautés nomades, à l’instar des #tribus_touarègues, dont les structures sociales et les modes de vie s’affranchissent des frontières étatiques. Cette situation entrave la régularisation administrative de nombreuses familles et complexifie l’établissement des preuves d’allégeance nationale, certains individus refusant par ailleurs l’adhésion aux États malien ou nigérien.

    Parallèlement, le processus de #naturalisation fait l’objet de dérives systémiques impliquant des réseaux de coordination transfrontaliers entre le Mali, le Niger et la Mauritanie. Selon une source administrative, l’acquisition de la citoyenneté est désormais dénaturée par des pratiques corruptives où intermédiaires administratifs et magistrats facilitent des enregistrements frauduleux, souvent sous couvert de liens familiaux supposés avec des ressortissants subsahariens. Cette opacité structurelle occulte désormais la distinction entre les ayants droit légitimes et les bénéficiaires de manœuvres illicites.

    Quand la sécurité provoque des #crises_humanitaires

    La #militarisation progressive des frontières depuis 2011, puis les récentes tensions diplomatiques entre Alger et Bamako, ont asphyxié ces #échanges, avec des conséquences immédiates et sévères. Des blocus autour de villes comme #Gao et #Tombouctou ont conduit l’Algérie à suspendre momentanément ses #exportations. Le résultat a été sans appel.

    « L’absence de marchandises a provoqué une véritable #catastrophe_humanitaire et alimentaire », rappelle Akram Kharief — une situation si grave qu’elle a contraint Alger à reprendre les flux pour éviter le pire. C’est la démonstration par l’absurde de l’interdépendance de ces deux espaces : on ne peut pas fermer le robinet sans que des populations en meurent de soif.

    Pour les familles frontalières, la rupture prend une dimension encore plus personnelle. Elle brise les réseaux de solidarité traditionnels, met en péril des équilibres économiques construits sur des générations et transforme chaque décision politique prise à Alger ou à Bamako en tragédie familiale.

    Face à l’instabilité sahélienne, la traditionnelle #hospitalité du #désert résiste, mais se fissure. Les tribus frontalières continuent de traiter les exilés subsahariens avec humanité — eau, orientation, protection. Mais l’infiltration d’éléments djihadistes cherchant à se fondre dans le tissu tribal a profondément modifié l’équation sociale.

    « Cela place tout le monde sous suspicion », avertit Moussa, un exilé installé actuellement à Oran, dans l’ouest du pays, qui a travaillé pendant dix ans sur les routes transfrontalières entre le Mali et l’Algérie. Cette réalité a justifié, aux yeux des autorités algériennes, un renforcement du dispositif militaire qui limite drastiquement la #liberté_de_mouvement — y compris celle des populations locales qui n’ont rien à voir avec les réseaux armés.

    Une question existentielle sans réponse facile.

    Ces sociétés frontalières se trouvent aujourd’hui dans un étau. Coincées entre un État central qui, pour garantir sa sécurité, essaie de s’immuniser des réseaux djihadistes qui sévissent encore dans la région et une instabilité régionale qui ne montre aucun signe d’apaisement, elles font face à une question que ni Alger ni les capitales sahéliennes ne semblent vouloir poser ouvertement : peut-on sécuriser une frontière sans insécuriser la société qui la fait vivre ?

    Comme le formule sobrement une source locale : « La frontière administrative ne peut pas annuler l’unité sociale et économique. » La vraie question est de savoir si les États de la région en ont pris la mesure — avant qu’il ne soit trop tard.

    https://orientxxi.info/Algerie-Des-frontieres-qui-tuent-l-economie-des-peuples-du-desert

    #frontières #Algérie

  • radio bizarre 7marzo2026@0
    https://radioblackout.org/podcast/radio-bizarre-7marzo-2026

    Qui c’è l’audio di tutta la trasmissione: Nella trasmissione di oggi abbiamo fatto partre il consueto lungo viaggio di bizarre dall’Etiopia per attraversare diverse volte l’Oceano Atlantico ed approdare poi in #malawi da dove proviene la Maladitso Band di cui abbiamo scoperto l’avventurosa storia attraverso il film The Banjo Boys diretto da #johan_nayar. Quil’audio […]

    #babatone #Bnajo_boys #butthole_surfers #cinema #tomstern
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/03/radio-bizarre-7mar2026.mp3

  • Nouvelle réalité oligarchique : Comment les relations politiques aux États-Unis déterminent les décisions stratégiques économiques de Trump et favorisent une hégémonie fasciste, par Tomasz Konicz - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    https://www.palim-psao.fr/2026/03/nouvelle-realite-oligarchique-comment-les-relations-politiques-aux-etats-

    Oracle construit ainsi d’énormes centres de données dont le seul client est une petite entreprise d’IA déficitaire, impitoyablement surévaluée, qui connaît désormais ses premières difficultés financières. Oracle est déjà fortement endetté : à l’automne 2025, le ratio dette/fonds propres d’Oracle était de 427 %, contre seulement 32,7 % pour Microsoft.

    Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Si OpenAI venait à échouer, Oracle, l’entreprise de Larry Ellison, serait également menacée[28]. C’est précisément pour cette raison que ses relations personnelles avec la Maison Blanche sont actuellement si importantes, voire précieuses, pour Larry Ellison. C’est aussi pour cette raison que la concurrence d’Anthropic est soumise à une véritable inquisition sur la chaîne CBS, propriété d’Ellison, afin d’obtenir pour les clients d’OpenAI l’accord qui a été refusé à Anthropic. D’ailleurs, la division médias des Ellison, dirigée par le fils, est également en difficulté financière, surtout après le rachat de Warner Bros. C’est pourquoi les chaînes des Ellison sont également pleinement alignées sur la ligne de Trump : elles doivent prouver à la Maison Blanche qu’elles méritent de bénéficier d’un plan de sauvetage, le cas échéant. Les oligarques proches de Trump ne doivent pas faire faillite en période de crise, à l’instar des oligarques proches du Kremlin dans la Russie de Poutine.

    Mais quelle merde tout ça…

    #USA #États-Unis #oligarchie #népotisme #Trump #fascisme #OpenAI #Oracle #Anthropic #Tomasz_Konicz #analyse #politique

  • Jim #Jarmusch, Father Mother Sister Brother #06
    https://radioblackout.org/podcast/jim-jarmusch-father-mother-sister-brother

    «Bob’s your uncle» È una di quelle battute ricorrenti in tutti gli episodi, quelle inserite da Jarmusch soprattutto per divertirsi e aggiungere un dettaglio per accompagnare lo spettatore nella fruizione con il giusto ritmo. Nella puntata di “Delicatessen” dedicata a Father Mother Sister Brother non l’abbiamo citata, eppure il suo significato (tipo “Ecco qua”) sancisce […]

    #no_wave #tom_waits
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/01/FatherMotherSisterBrother_Jarmusch.mp3

  • Graves

    Illegalized travelers from Asia and Africa, fleeing toward destinations in Europe, hide on train roofs, in theundercarriages of buses and trucks, or inside containers and refrigerated cargo holds in order to avoid bordercontrols, police patrols, fences, and other material or symbolic barriers—as well as the deportation anddetention. They seek passage through karst terrain and minefields, or through weaponized landscapes, forests,mountains, and numerous rivers. Some are lost while they look, wait and hope for their chance to finally crossanother border. Their premature, violent deaths are the result of contemporary bordering, racialized exclusionand persecution.Many of those that die at the borders are never found (disappearaed). If death is reported to authorities or bodies are found,a series of different procedures are carried out, after which the deceased are either repatriated or, asstipulated by law, laid to rest in graves in local cemeteries within the municipalities where they are found.These graves are among the few local material traces of the lives, escapes, and deaths of people who opposedand confronted the borders that were closed for them.

    Graves of those who died along borders and because of borders are, if we speak about Croatia and neighbouring countries, scattered along roads, places of persecution, and those very borders. Often invisible, located at the margins of cemeteries, marked in various ways, with different materials or not at all, solitary or clustered together, often anonymous, these burial sites are markers of lives cut short, violent borders, and posthumous marginalization. Maintained, with permanent tombstones or simply modestly decoratedwith flowers or other tokens of care, these graves can also be places of coming together, thoughtfulness, andmourning.

    Documenting and mapping those graves belong to a broader effort of tracing border deaths, a work done mainly through a transnational network of activists, scholars and others who work with and around those material traces, as a way of defying the persistenterasure of migrants’ lives, and demonstrating the brutalities of the contemporary European border regime.Mapping the graves is not just a documentary method that could eventually help families, community members,local communities, activists, and researchers, while the practice also supports acts of commemoration andpursuits of justice. Spatial representation of death enhances our perception of geographies of violence, death causes, losses,and traces, while the accompanying categorizations, where “unknown” is prevalent or among the most frequentdesignations, point not only to the features of these traces, but also to their opacity.

    https://e-erim.ief.hr/pojam/p-grobovi-p?locale=en

    Map of Grave Locations

    https://e-erim.ief.hr/pojam/p-karta-lokacija-grobova-p?locale=en

    Map of Causes of Death


    https://e-erim.ief.hr/pojam/p-karta-uzoraka-smrti-p?locale=en

    Map of Grave Inscriptions


    https://e-erim.ief.hr/pojam/p-karta-imena-na-grobovima-p?locale=en

    Map of Grave Markers


    https://e-erim.ief.hr/pojam/p-oznake-na-grobovima-p?locale=en

    Map of Grave Markers Materials


    https://e-erim.ief.hr/pojam/p-karta-materijala-nadgrobnih-obiljezja-p?locale=en

    Cartographic Assemblage: The River and Borders


    https://e-erim.ief.hr/pojam/p-kolaz-rijeka-i-granice-p?locale=en

    #tombes #Balkans #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #cartographie #visualisation #cimetières #route_des_balkans

    ping @reka @6donie

  • L’#extrême_droite britannique multiplie les #raids racistes sur le littoral français

    Les attaques de militants de l’#UKIP visant des exilés se sont succédé ces derniers mois autour de #Dunkerque, s’ajoutant à de nombreuses pressions. Des associatifs dénoncent le laisser-faire des autorités et craignent l’escalade.

    La #vidéo ne dure qu’une quarantaine de secondes. Sur les premières images, on distingue une douzaine de personnes, de nuit, portant une banderole floquée du message « Islamist invaders not welcome in Britain » (« Les envahisseurs islamistes ne sont pas les bienvenus en Grande-Bretagne »). Dans la séquence suivante, au moins sept hommes, casquettes noires vissées sur le crâne, marchent à vive allure dans les rues de #Grand-Fort-Philippe, en périphérie de Dunkerque, dans le Nord.

    L’un d’entre eux porte un drapeau de l’Angleterre, un autre, celui de l’Union Jack. On les voit, munis de puissantes lampes torches, se rapprocher puis s’en prendre à un groupe d’une vingtaine de personnes exilées, assises et assoupies sur le trottoir. Ces dernières sont réveillées dans leur sommeil, la plupart semblent stupéfaites. La bande-son de la vidéo se résume à un slogan, qui tourne en boucle : « You shall not pass ! » (« Vous ne passerez pas ! »)

    Cette vidéo, rendue publique le 30 septembre sur les réseaux sociaux du parti d’extrême droite britannique UKIP (#United_Kingdom_Independence_Party), a été tournée dans la nuit du 9 au 10 septembre. « Ce soir-là, les militants du UKIP ont insulté les exilés, ils ont également volé les gilets de sauvetage de certains et sont même allés jusqu’à frapper plusieurs personnes, dont une femme », détaille Salomé Bahri, coordinatrice de l’association Utopia 56.

    Au cours de leur maraude nocturne, les bénévoles de cette association ont rencontré les exilés victimes de cette #agression et ont recueilli leurs témoignages. « Ils ont vraiment eu peur, certains ont cru qu’ils allaient mourir », confie Salomé Bahri.

    À leur tête, un leader raciste et masculiniste

    Cette agression xénophobe, préméditée et mise en scène, perpétrée par des militants d’extrême droite britanniques sur le littoral nord de la France n’est pas un événement isolé. Ces dernières semaines, les actes d’#intimidation ou de #violence à l’encontre de personnes exilées et de leurs soutiens se sont succédé à Dunkerque et #Calais. Le 7 novembre au matin, encore à Grand-Fort-Philippe, une petite dizaine de militants britanniques d’extrême droite du mouvement « Raise The Colours » (« hissez les couleurs ») se filme au bord du fleuve Aa en exhibant un immense drapeau de l’Union Jack tout en proférant leur haine des personnes migrantes.

    Alors que le #Royaume-Uni est confronté depuis plusieurs mois à d’importantes mobilisations anti-immigrés, les plages de la #Côte_d’Opale sont devenues le nouveau terrain de jeu de l’extrême droite britannique, suscitant peu de réactions des pouvoirs publics.

    « Il y a toujours eu cette menace de l’extrême droite sur le littoral, mais cela s’est nettement accéléré ces derniers temps », note Salomé Bahri. Début juin, les militants de l’UKIP sont restés plusieurs jours à Calais et ont multiplié les intimidations envers les exilés et les personnes solidaires, postant systématiquement ensuite leurs vidéos sur les réseaux. À leur tête, une des figures du parti, #Nick_Tenconi, ouvertement islamophobe, masculiniste et anti-LGBT+, promeut l’expulsion en masse des immigrés présents sur le territoire britannique.

    Les humanitaires dépeints comme des « terroristes de l’intérieur »

    « Nick Tenconi et son groupe sont restés entre une heure trente et deux heures devant l’accueil de jour à nous menacer et à nous insulter, nous traitant de “terroristes de l’intérieur” et de “méchants petits communistes” », se remémore Léa Biteau, du Secours catholique. Les images publiées sur X montrent le leader de l’UKIP, dans une posture d’intimidation, accuser les équipes du Secours catholique « d’être complices de l’envoi de migrants illégaux vers le Royaume-Uni ».

    Dans une autre vidéo postée le 7 juin, Nick Tenconi, mégaphone en main, hurle sur un groupe d’exilés attendant le début d’une distribution alimentaire : « Vous êtes tous filmés ! Nous allons transmettre ces images aux services de renseignement britanniques ! Vous n’êtes pas les bienvenus en Grande-Bretagne, faites-le savoir à vos amis et vos familles ! »

    Le parti d’extrême droite a lancé pendant l’été une cagnotte en ligne destinée à « maintenir une présence dans le nord de la France » de ses militants « afin de localiser et stopper les bateaux ». Plus de 21 000 euros ont pour l’heure été récoltés par la plateforme GiveSendGo, déjà épinglée pour avoir hébergé des appels à dons en faveur de militants suprémacistes et #néo-nazis. Ces raids de militants de l’UKIP ne constituent toutefois pas la seule menace à laquelle ont dû faire face les personnes exilées et leurs soutiens ces derniers mois sur le Calaisis et la Côte d’Opale.

    Croix gammée, doigts d’honneur et excréments

    « Ces dernières semaines, nous avons constaté que certaines cuves d’eau avaient été sabotées : des robinets ont été volés, l’#eau a été polluée par du produit vaisselle ou encore des personnes ont volontairement déversé le contenu », indique Lachlan Macrae de Calais Food Collective.

    Ce groupe de solidaires installe des citernes d’eau sur les camps de fortune où survivent les exilés, palliant ainsi les carences assumées de l’État français en matière d’accès à l’eau, un droit pourtant fondamental. « Dernièrement, une des citernes a même été taguée d’une #croix_gammée », ajoute le militant.

    « Le 26 septembre, nous avons découvert un sac d’excréments à l’entrée de l’entrepôt », détaille Jade Lamalchi de l’Auberge des migrants, en reprenant un document sur lequel elle consigne, avec d’autres solidaires, les #menaces et intimidations auxquelles ils et elles font face. La responsable associative évoque également le cas récent de filatures, par un couple dans un véhicule, au cours desquelles les personnes solidaires ont été prises en photo. « On se demande si c’est une manière de préparer de futures actions », s’inquiète la jeune femme.

    « Il y a un climat ambiant qui favorise ce type d’agissements isolés, cela décomplexe le passage à l’acte », estime Léa Biteau du Secours catholique, également confrontée à « des actes de #vandalisme, tels que des dépôts d’excréments ou de la glue dans les serrures des locaux ».

    La salariée associative n’impute toutefois pas directement ces actes à l’extrême droite organisée, mais souligne que ces actions, qui peuvent venir d’habitants, participent à « décourager les initiatives solidaires ». Un constat partagé par Salomé Bahri qui observe régulièrement des riverains du camp de #Loon-Plage, près de Dunkerque, « faire des doigts d’honneur ou insulter des bénévoles d’Utopia et des personnes exilées ».

    Les groupuscules néo-fascistes français en embuscade

    « À Londres comme à Paris, les responsables politiques usent d’un discours politique toujours plus dur et déshumanisant à l’encontre des personnes exilées, cela normalise ces idées et ce type de comportements, s’alarme Lachlan Macrae, ce n’est pas surprenant ensuite de voir ces agitateurs fascistes se sentir encouragés pour agir ». Le militant de Calais Food Collective rappelle que Nick Tenconi et le parti UKIP étaient aux avant-postes du mouvement anti-immigrés qui s’est répandu cet été outre-Manche.

    Dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, des rassemblements hostiles, attisés sur les réseaux sociaux par l’extrême droite, ont eu lieu devant les hôtels hébergeant les demandeurs d’asile, avec comme slogan principal « Send them home, protect our kids ! » (« Renvoyez-les chez eux, protégez nos enfants ! ») « Après ça, pour Nick Tenconi et l’UKIP galvanisés par ces mobilisations, la prochaine étape était de venir à Calais », observe Lachlan Macrae.

    « On craint que les actions menées par UKIP sur le #littoral ne donnent des idées à des groupes d’extrême droite locaux », analyse Salomé Bahri. Le 1er septembre, les groupuscules #identitaires #Nouvelle_droite, basé à Lille, et #Les_Normaux, venus de Rouen, se sont retrouvés pour une action de communication sur une plage proche du #cap_Gris-Nez. Les militants d’extrême droite se sont pris en photo arborant des banderoles « #Stop_the_boats » et en soutien à #Tommy_Robinson, un ancien hooligan à l’origine de l’#English_Defence_League, un groupuscule nationaliste et islamophobe. L’activiste d’extrême droite, très influent sur les réseaux sociaux, est à l’origine de la manifestation anti-immigrés qui a rassemblé 100 000 personnes au cœur de Londres le 13 septembre dernier.

    Les autorités très lentes à réagir

    Le raid de l’UKIP de début septembre a donné lieu à un signalement d’Utopia 56 auprès du parquet de Dunkerque le 18 septembre. Ce n’est toutefois qu’après la publication de la vidéo sur X de l’agression perpétrée contre des exilés que la procureure de Dunkerque a ouvert une enquête. Contacté par Basta !, le parquet de Dunkerque n’a pas partagé de nouveaux éléments relatifs à cette affaire. Plusieurs associatifs restent toutefois sceptiques quant à la capacité de réaction des autorités françaises, les mêmes qui, par ailleurs, organisent des expulsions de campements toutes les 48 heures à Calais ou cautionnent les interceptions violentes de zodiacs sur les plages du littoral.

    « Une ligne rouge a été dépassée : les pouvoirs publics laissent faire les propos et actes racistes et nous, en tant qu’associatifs, on se retrouve à devoir s’organiser, faire de la veille sur les réseaux sociaux afin de prévenir de futurs agissements de l’extrême droite », estime Jade Lamalchi, de l’Auberge des migrants, qui a de son côté signalé les cas de filatures auprès de la sous-préfecture de Calais, sans suite pour le moment. « On essaie désormais d’anticiper de nouvelles menaces de l’extrême droite, abonde Salomé Bahri. On prévient les bénévoles et les personnes exilés via des stories WhatsApp et on adapte nos missions sur le terrain. »

    Fin septembre, dans un courrier adressé au Premier ministre britannique, Keir Starmer, un collectif de 150 organisations de la société civile britannique appelle à une réponse forte des autorités face aux intimidations et menaces grandissantes de l’extrême droite auxquelles elles sont confrontées.

    Salomé Bahri conclut : « En #Angleterre comme en #France, cette volonté de beaucoup de responsables politiques de ne pas pointer du doigt les discours et les actes racistes est un terreau fertile, c’est une incitation à continuer et aller plus loin. »

    https://basta.media/extreme-droite-britannique-multiplie-les-raids-racistes-sur-littoral-franca
    #racisme #UK #Manche

  • #londra, più di 100mila persone alla manifestazione di #estrema_destra contro l’immigrazione
    https://radioblackout.org/2025/09/99809

    Oltre 110.000 persone hanno marciato sabato contro l’immigrazione nella capitale del #regno_unito, Londra, in una delle più grandi manifestazioni di destra del Paese, dal nome “Unite the Kingdom”, organizzata dall’attivista di estrema destra #tommy_robinson. Contemporaneamente, era stato indetto un contro corteo promosso da un’organizzazione antirazzista al quale hanno partecipato circa 5mila persone. I […]

    #L'informazione_di_Blackout #Elon_Musk #neonazisti #proteste_anti_immigrazione
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/09/onsat.mp3

  • Erased in life and death: intersecting injustices faced by people on the move in Serbia: Report summary 1/7

    A knowledge-mapping report
    Release 1: Summary of findings and death realities
    Introduction

    Our full report ‘Erased in life and death: intersecting injustices faced by people on the move in Serbia’ explores the systemic neglect, institutional silence, and structural violence surrounding the deaths of people on the move in Serbia. It is not a new intervention, nor a pioneering effort. Rather, it builds on the longstanding work of civil society organisations, cemetery workers, communities of faith, journalists, researchers, and families who have long documented, buried, and remembered the dead. Our aim is to contribute capacity, coordination, visibility, and documentation to efforts already underway.

    Below, to coincide with the start of Refugee Week 2025, the first of six sections to be released ahead of publication of the full report in July offers an overview of our initial findings and the realities of death on the move in Serbia.
    Summary of findings

    - #Border_deaths in Serbia are underreported, many people’s deaths have and will go off any official or unofficial record

    - People attempting to seek sanctuary by transiting through or seeking asylum in Serbia have died and continue to die for a range of reasons. All deaths are either directly or indirectly products of a violent border regime

    – Burial sites for people on the move are found across Serbia, with most concentrated near exit points of EU-bound migration routes

    - There is no publicly accessible official/centralised data on burial sites for people on the move in Serbia

    Purpose and scope of report

    This report attempts to map existing knowledge and identify gaps on the topic of border deaths and related procedures in Serbia. It also seeks to shed light upon the roles various stakeholders play in relation to this topic. A key objective is to map and centralise data on the known locations of named and unnamed burial sites.

    Context and urgency

    Despite hosting large public facing projects that engage with dead and missing people on the move, intergovernmental organisations generally do not engage with the topic in a meaningful way in Serbia - in some cases, their limited involvement may perpetuate procedural gaps. In the absence of meaningful engagement from intergovernmental organisations and state authorities, and amid ongoing procedural shortcomings, gaps are often filled by grassroots actors; motivated individuals or activist groups. In other instances,responsibilities may fall to municipal workers in border areas - whose only connection to the border regime is their geographic proximity.
    Gaps in data and procedures

    The Serbian commissariat for refugees and migration is reportedly in possession of centralised data on border deaths in Serbia (inside and outside of camps) although this data is withheld, and their procedures surrounding the handling of deaths are hidden. Ostensibly, official handling procedures from death to burial are identical in Serbia whether the person is documented or undocumented. Yet in reality, for people on the move, procedural steps are often missed or not adhered to. This can be for a multitude of reasons, many of which are systemic, including lack of resources, capacity, or prioritisation. Each known case differs significantly, with little consistency in procedures or outcomes. Outcomes are often shaped by who is involved at the time in each case, which results in myriad procedural challenges. These may be bureaucratic (identification, documentation ), cultural (e.g. religious traditions .)or material ( procuring, headstone maintenance). All of these issues, in various ways, contribute to a reduced sense of dignity for the deceased and their family.

    Death realities

    In practice, the management of death for persons on the move in Serbia diverges significantly from the formal procedures laid out in law:
    Identification challenges

    Most people on the move who die in Serbia lack verifiable identity documents. Individuals often either do not carry identification, carry false identification, or provide incorrect names upon registration at camps (to avoid being deported back to their home countries, for example), complicating post-mortem identification processes. As a result, morgue personnel are frequently left without reliable data to link the deceased to any formal record.Even if an individual is identified, in practice, many embassies - especially of countries experiencing political instability, conflict, or weak institutions - may be difficult to reach or be slow to respond. This may significantly delay the process.
    Storage periods and embassy involvement

    Because morgues are required to keep bodies for no longer than thirty days, the burial may proceed without embassy involvement if no response is received. However, whether morgues actually adhere to the legally mandated thirty-day storage period remains unclear. We are aware of at least one case whereby a person was buried without formal identification having taken place and before the 30-day threshold period was observed. Additionally, anecdotal evidence suggests that, in some cases, families abroad have resorted to paying bribes to morgue officials in order to facilitate the identification of deceased relatives. This raises serious concerns about both transparency and access to due process in death management systems.

    Certification and misidentification

    The issuance of death certificates is handled by the matičar (civil registrar). However, there have been repeated accounts of misidentification, including instances in which the wrong name is entered onto a death certificate. These errors may perhaps arise from inadequate identification mechanisms but are also attributed to negligence and administrative carelessness.
    Burial procedures and religious needs

    In cases where a body remains unidentified and no external individuals - such as family members or international organisations - come forward to fund a burial, the state assumes responsibility. These state-managed burials are typically carried out in the cheapest manner, involving the generic Christian wooden cross to mark the grave, despite most individuals probably having a Muslim origin. The use of the designation ‘N.N.’ (nomen nescio, or “no name”) is standard across all unidentified persons, regardless of origin or cause of death. This means that ‘N.N.’ of migrants are indistinguishable from the ‘N.N.’ graves of unidentified Serbian bodies. Unless there are many graves filling a particular burial plot, the year or date inscribed on the cross may be the only indicator by which to later locate or identify the individual.While the cost of burial is typically handled by local authorities who report a lack of state support, in practice, this responsibility is often distributed across a loose network of actors, including municipal governments, NGOs, religious charities, and at times sympathetic individuals or activists.
    Grave maintenance and access

    Serbian authorities are under no legal obligation to maintain graves unless the deceased is deemed to be of special historical or social significance. This has resulted in instances where ‘N.N.’ graves have deteriorated over time, with identifying information fading or disappearing altogether - adding additional complexity to the issue of unnamed graves. Furthermore, until today there is no publicly-available database which provides the locations of burial sites of migrants who have died within Serbia’s borders. On the other hand, it must be recognised that in most cases, border areas are in rural and isolated locations, not only geographically, but also in terms of socio-economic support from the central government. This results in a lack of adequate resources to actually comply with certain procedures.There is an additional layer of complexity introduced by religious and cultural considerations. Serbia’s ‘PUK’ state utility companies have their own funeral companies that carry out the majority of burials of people on the move, meaning that not only can they gain profit from these burials, but they effectively hold a monopoly on death procedures involving migrants. Serbia’s state funeral companies declined to respond to our request for clarification on these matters. As we understand, state-led burial procedures do not appropriately account for the correct cultural considerations for those who have died of Islamic faith - the majority of people on the move in Serbia. These considerations include burial sites oriented perpendicular to Mecca, the presence of an Imam during the burial, performance of the salat al janazah.

    The Commissariat for Refugees and Migration in Serbia declined to provide information on death and burial procedures.

    Local responses

    In some areas, particularly in southern Serbia, Muslim communities and imams have stepped in to conduct religiously appropriate funerals for people on the move. These grassroots efforts underscore both the inadequacies of the official system and the solidarity shown by the local community in addressing this humanitarian issue.

    The second summary section of this report, which details our efforts to map the deaths of people on the move across Serbia, will be published on Thursday 19 June.

    https://www.collectiveaidngo.org/blog/2025/6/8/erased-in-life-and-death-intersecting-injustices-faced-by-people-o
    #rapport #Serbie #route_des_Balkans #migrations #réfugiés #frontières #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #tombes #cimetières
    ping @6donie

  • L’union ? Quelle union ? par Frédéric Lordon
    https://blog.mondediplo.net/l-union-quelle-union

    C’est un fétiche et c’est une jérémiade : « l’union ». Pour quoi faire ? On ne sait pas. L’essentiel est d’être « unis ». Tous ensemble vers le talus — on finira sur le toit mais on sera restés soudés. Le gros bon sens qui tache proteste cependant : « unis, on est plus fort que divisés ; divisés on n’arrivera à rien ». Mais tellement. En matière syndicale, les prodiges de « l’union » sont encore très frais dans nos esprits, et offerts à (ne pas) être médités : c’était en 2023, à l’occasion des retraites. Pas d’erreur, on a été bien unis. Avec la CFDT. La preuve, on n’est pas « arrivés à rien » : puisqu’on a mis des millions de personnes dans la rue pendant deux mois. Pour, à la fin, perdre l’imperdable. Par alignement de « l’union » sur la mollesse politique, l’incompréhension des situations historiques et la nullité stratégique. Tous ensemble — dans la défaite. Attention, pas n’importe laquelle : une défaite triomphale, unanimement célébrée. Par la bourgeoisie – et sa presse, admirative : voilà de la bonne union, celle qui ne nous fera jamais aucun mal.

    Ce qui a si bien échoué en matière syndicale, n’est-il pas très urgent de le reproduire en matière politique ? La même presse est de cet avis, plus encore que du précédent. Là non plus, on n’économisera pas le gros qui tache. Déjà abondamment présent dans les organisations vouées à la renégation. Et bien décidées à faire plier à coup de bon sens le récalcitrant : la France insoumise (FI). Manque de chance, c’est à la fois celui qui pèse le plus et le moins naïf.

    « L’union » selon les scrutins

    Si vraiment on voulait accorder quelque crédit à « l’union », on pourrait au moins se donner la peine d’en faire une analyse tactique minimale. Qui commencerait par différencier les scrutins. Par exemple : scrutin présidentiel ? Heureusement, la FI n’a jamais été assez bête pour s’engager dans les couillonnades de la primaire populaire/citoyenne/de la gauche/de toute la gauche/voire du centre/et même au-delà si affinités, ou dans n’importe quelle autre sorte de candidature commune — « totalement ouverte », pourvu qu’elle n’échoie pas à la FI. Il y a bien des raisons de ne plus vouloir des penchants autocratiques de la Ve mais pour le moment c’est elle que nous avons sur les bras. Par conséquent le jeu (électoral…) s’analyse dans les contraintes qu’elle détermine : notamment d’ultra-personnalisation du scrutin. Or, indépendamment de toute question de ligne, dans cet exercice-là, personne n’a l’abattage du Vieux — Faure, Autain, Tondelier ou le mirliton des tours et des bourgs : des personnalités « en vue » si l’on veut, mais surtout pour leur platitude intellectuelle, leur consistance d’ectoplasme et leur charisme de pelle à tarte.

    Scrutin législatif ? Une tout autre musique, assurément. Pour le coup, cette élection-là force bien davantage aux alliances. Encore faut-il distinguer : une législative dans la foulée d’une présidentielle gagnée offre un momentum qui permet de faire l’union sous hégémonie — une manière dont il n’y a pas lieu de se cacher quand on considère les planches pourries avec lesquelles il faut marcher. Exemple (hors victoire) : la Nupes — qui, au passage, a largement confirmé l’état des planches. Peut-être même donné l’envie rétrospective, et prospective, d’en faire de la sciure.

    Dernière configuration : une législative « surprise ». C’est le plus mauvais cas. Ni l’avantage comparatif de la personnalisation, ni le momentum d’une présidentielle bien négociée : reste le bouzin façon Nouveau Front Populaire, tout juste redressé par l’état du rapport de force au moment de la dissolution — en l’occurrence après des européennes qui jusqu’ici n’ont jamais été bien fameuses pour la FI. La seule chose certaine étant que tirer des conclusions « présidentielles » depuis ce scrutin législatif parfaitement aytpique est de la dernière idiotie.

    Social-démocratie : fermeture pour liquidation ...

    • « L’union », piège à cons

      En tout cas, n’ayant aucune pensée du capitalisme, le PS ne risquait pas d’avoir quelque pensée de la crise organique du capitalisme. Ni, parti bourgeois par excellence, de mesurer la radicalisation de la bourgeoisie — c’est-à-dire l’inclinaison de la pente. Déterminée à absolument tout s’il s’agit de sauver son ordre, la bourgeoisie montre, comme toujours à la faveur de la crise, son vrai visage. Et ceci dans une conjoncture qui porte à son comble l’impasse stratégique du PS, en réalité établie de longue date, telle qu’elle a permis d’identifier dans ses prétentions à gouverner une tromperie essentielle, confirmée, répétitive et, malheureusement pour lui, très susceptible d’apprentissage par le corps électoral — qui a déjà « traité » Jospin, Hollande (1), Hamon et Hidalgo. De sorte que, sous le seul critère de l’efficacité qui donne aux unionistes leur unique argument, l’échec est assuré.

      À ce stade, normalement, on devrait commencer à mesurer l’inanité essentielle de poursuivre une « union des forces de gauche » avec des forces de droite. C’est qu’à un moment il faut tout de même bien se décider à nommer ce vice grotesque qui fait de « l’union » un si fameux piège à cons, un manège pour la Fête à Neuneu. Pour sûr l’attraction préférée de la presse bourgeoise qui, assistance sondagière à l’appui, travaille sans relâche à fourrer son « union de la gauche » avec de la farce de droite. Entreprise dont bien sûr elle ne consentira jamais l’aveu. En réalité, les adhérences de cette presse à l’ordre bourgeois sont devenues telles qu’elle n’a rien ni à cacher ni à avouer : que la gauche soit de droite, c’est son naturel. Aussi reste-telle à béer, interdite, quand on vient lui dire le contraire. Ça n’est pas une affaire de logique ou de contradiction formelle dans son esprit : c’est juste une case de vide. N’a-t-elle pas longtemps soutenu l’existence du dahu et poursuivi l’« aile gauche du macronisme » ? À ce compte-là, évidemment, Valls, Cazeneuve, Delga, Lombard, Moscovici, Cambadélis, Hollande, Vallaud, etc., tout ça, c’est-la-gauche. Marine Tondelier, ses tulipes offertes aux CRS et ses chorés au pied de la tour Total, c’est-la-gauche. Fabien Roussel, ses passions charcutières et son « racisme anti-blanc », c’est-la-gauche (2). Où en est-on d’une pensée de ce qu’est la gauche quand on en arrive à titrer, comme Libération, qu’« À eux deux, Raphaël Glucksmann et François Ruffin représentent un candidat complet à gauche » ? On imagine d’ici la physionomie du personnage reconstitué, entre tableau de boucherie et monstre de Frankenstein : tout en coutures, la démarche un peu raide aussi.
      Une autre union

      Voilà ce qu’on trouve au fond du vortex « L’union », ce gouffre à énergie et à palabres ineptes, lieu imbécile à déserter sans le moindre regret. Ou plutôt à déplacer, à réinvestir ailleurs. Car s’il y a une union à envisager, mais d’un tout autre type, c’est là où personne ne regarde : dans la constitution d’un arc de force anti-fasciste. Notamment autour de ses composantes principales, désignées par leurs capacités de mobilisation, les plus puissantes dans la période : la FI et la CGT.

      Pour le coup cette union-là, qui ne va pas de soi, mérite du travail. D’abord d’imagination car, n’étant pas occupée de programmes, de circonscriptions et de désistements, il faut lui concevoir des finalités originales. Pour l’essentiel des contenus de coordination dans les discours, les mots d’ordre, et plus encore la mobilisation — entendre : dans la création des occasions de mobilisation. Et qu’on en finisse avec un rassemblement FI à République contre l’extrême-droite un dimanche, un rassemblement CGT à République contre le RN le dimanche d’après, une manifestation « Palestine » FI un samedi, une manifestation « Palestine » CGT une semaine plus tard.

      Du travail d’« organisation », ou plutôt d’organisations, ensuite — surtout. Car tout semble s’opposer a priori à ce rapprochement — qui n’a rien d’organique, précisément. On ne peut pas dire que la FI ait fait beaucoup d’effort pour déguiser ses propensions à instrumentaliser les syndicats et leur force de mobilisation. Que ses relations avec la CGT notamment se soient rapidement mises de travers, c’est de notoriété. Cependant on reprochera difficilement à un parti engagé à ce point dans la conquête du pouvoir institutionnel de faire ventre de tout au service de ses finalités électorales : c’est dans son concept. De même qu’on ne reprochera pas symétriquement à la CGT, direction comme militants, de renâcler à se trouver objectivement enrôlés dans des entreprises qui ne sont pas les leurs : c’est leur droit légitime. Sans doute, pour briser le tête-à-tête FI/CGT, y aura-t-il — de toute façon, il faut qu’il y ait — d’autres forces politiques dans l’arc. On ne s’exagérera pas non plus leur pouvoir de « dilution » : la FI est un trop gros morceau.

      En réalité le principal obstacle n’est pas, ou moins, là où l’on croit : non pas du côté des propensions à l’enrôlement d’une organisation politique qui, par nature, fonctionne à l’enrôlement, mais du côté d’une organisation syndicale qui trouve judicieux de « ne pas faire de politique » — en pleine période de fascisation. Lieu d’accablement : à la direction de la CGT, on ne semble toujours pas comprendre le sens du mot — « politique ». Plus exactement, on comprend comme les journalistes. « Politique », c’est : les élections, les partis, les députés, les motions de synthèse, le débat du deuxième tour, les isoloirs, les ministères, la buvette à l’Assemblée. En revanche les questions sociales : c’est-pas-politique. Puisque : c’est les-questions-sociales. Les syndicats non plus : c’est-pas-politique – autrement : ce-seraient-des-partis (voyons).

      Il n’y a normalement qu’un groupe social qui ait intérêt à reconduire cette effarante restriction de la politique : le capital bien sûr, dont l’effort constant a toujours été de nier mordicus que ce qui se passe dans une entreprise, et plus généralement dans « l’économie », ait le moindre caractère politique. Il aura fallu toutes les mésinterprétations, les dérives et les obsolescences de la Charte d’Amiens, mais plus encore le triomphe de l’idéologie des « partenaires sociaux », pour conduire les syndicats à épouser ce déni de la politique. Le fait est là en tout cas : même à la CGT, on ne fera pas faire « de la politique » à une direction syndicale — au grand dam de bon nombre de militants, par exemple les dockers de Marseille qui ne veulent pas charger des armes pour Israël, leurs homologues de l’aéroport Charles de Gaulle pour le même motif, ou les syndicats d’enseignants d’Île de France qui appelaient à la grève le 17 juin contre le génocide à Gaza : à l’évidence tous tiennent très bien les luttes revendicatives sans lâcher les perspectives politiques, et pensent « politique » en même temps qu’ils pensent « syndicalisme ».

      Le malheur est que nous vivons une période exceptionnelle où il n’est pas optionnel d’y penser. On dira que la direction de la CGT l’a compris puisque, prenant son courage à deux mains, elle a franchi le Rubicon et appelé à voter pour le NFP en juillet 2024. Le pire étant que, rapporté à ses standards, oui, la CGT a fait dans « l’exceptionnel ». Il faudra lui dire que le compte n’y est pas tout à fait, quitte à devoir lui rappeler sa propre histoire, celle de février 1934, une époque où elle comprenait mieux ce que « politique » veut dire, sans doute aidée par son inféodation au PC… , mais aussi parce que la perspective révolutionnaire n’avait pas disparu de ses idées. Alors, face à la menace fasciste, elle n’avait pas hésité à mêler ses forces à celle des partis de gauche pour une riposte unitaire. Cela même qu’il va falloir la convaincre de refaire aujourd’hui. Oui : avec des partis de gauche. En l’occurrence, le principal : la FI.

      Ce qui terrifie un peu dans la dépolitisation du syndicalisme, CGT comprise, c’est l’absence de conscience du péril — jugé hors de son champ puisque c’est supposément une affaire « électorale » —, et pire encore, mais ça n’en est jamais qu’une conséquence, l’absence de conscience de la responsabilité politique qui lui échoit. Alors sans doute, en un deuxième passage de Rubicon, la CGT mentionne-t-elle dans son appel du 1er mai « Trump », « l’internationale réactionnaire » et « l’extrême-droite ». Malheureusement pour retourner au silence politique tout le reste du temps, le 1er mai ayant la mauvaise propriété de ne tomber qu’une fois par an.

      Il n’est pas concevable, dans une période d’une telle dangerosité, qu’une organisation de gauche aussi puissante que la CGT ne se redéfinisse pas, de la plus explicite des manières, comme composante d’un arc anti-fasciste, sinon comme force anti-fasciste tout court — une déclaration qui par-là même signifierait sa disponibilité à œuvrer avec toutes les forces politiques qui se définissent similairement, quelle que soit leur nature, y compris partisane.

      Deux forces de gauche, la FI et la CGT, ont notre destin politique entre les mains. Si on a de l’énergie pour appeler à « l’union », c’est ici qu’il faut s’y employer — en laissant la Fête à Neuneu aux neuneux. Que cette union-là soit parfaitement hétérogènes aux coordonnées habituelles de « l’union », qu’elle ait à vaincre de fameux obstacles, qu’elle réclame d’inventer de nouvelles pratiques, tout ceci est entendu. Au moins en vaut-elle la peine.

      On demande du « gros »

      Plus que la peine même : l’urgence. C’est que l’étendue et l’intensité de la menace sont telles que bien d’autres déroutements des fonctionnements organisationnels ordinaires devraient être envisagés. Au moins au titre d’une anticipation. Anticipation, par exemple, de ce que la bourgeoisie sera prête à tout pour empêcher l’arrivée au pouvoir de la gauche, y compris à distordre, voire à piétiner, le processus électoral, pour lequel elle n’a de respect que s’il a du respect pour ses propres intérêts. Jusque dans son coup de force de l’été 2024, le macronisme aura été une répétition générale.

      Dans un cas de figure semblable, où le mensonge institutionnel-électoral éclaterait en pleine lumière, il y aurait intérêt à envoyer du « gros ». Alors voyons : qu’avons-nous donc en rayon au magasin du « gros » ? Pas tant de choses que ça en fait. Essentiellement deux.

      Il y a d’abord l’émeute à débordement insurrectionnel, façon Gilets Jaunes ou Nahel, ou toute combinaison convexe des deux. Mais nul n’en connaît le mode d’emploi, ni de déclenchement — si, en face de ses vertus, l’on en mesure aussi les aléas et les périls. Le deuxième article en magasin est bien plus intéressant : il s’appelle « mobilisation de masse du camp du travail ». On n’en connait pas plus le mode d’emploi ? Ça n’est pas entièrement faux — pas entièrement vrai non plus : par exemple, il y eut un 16 mars 2023, un 49.3 qui portait à ébullition un corps social déjà dégoupillé de colère, et ce jour-là une fenêtre politique, historique, d’appel à la grève générale s’ouvrit. Pour être laissée aux courants d’air.

      De toute façon, la question n’est plus là. Contre tous les sociologues réalistes des organisations syndicales, il faut prendre le problème à l’envers : non pas depuis la critique mécanique des « incantations à la grève générale », mais depuis la conjoncture, qui est historique, et le péril sans précédent sous la Ve. C’est de là qu’il faut partir. C’est cela qui commande — ce que les organisations ont impérativement à penser. C’est le sentiment du danger qui fait trouver la ressource. Et remuer ciel et terre pour rendre possible ce qui était jugé impossible — mais se trouve être impérieusement vital. Encore faut-il que le sentiment du danger soit éprouvé avec ce qu’il faut de vivacité…

      Que le camp du travail s’implique politiquement dans un arc anti-fasciste, ça se plaide syndicalement. Il devrait être assez clair que le fascisme n’est pas exactement son allié. Les lois anti-syndicales les plus cognées viennent très haut dans son agenda : il y aurait là normalement un motif très suffisant pour les confédérations à s’agiter sérieusement — ce serait tout de même ballot de se retrouver anéanties juste pour n’avoir pas voulu « faire de politique ».

      Au reste, l’argument vaut pour toutes les organisations, indifféremment syndicales et politiques, qui seraient contrariées de se retrouver à rouler pour l’une des composantes de l’arc : ce qui se présente à l’horizon 2027 est suffisamment grave, en fait suffisamment dangereux, et pour tout le monde. Car les dissolutions et les poursuites politiques, celles mêmes dont le macronisme nous a déjà donné l’avant-goût, tomberaient aussi vite que les lois anti-syndicales. Ça ne devrait normalement pas être trop demander que d’imaginer les curseurs poussés — pour se convaincre de tout faire afin qu’ils ne le soient pas.

      En tout cas, nous savons où nous en sommes à simplement écouter Retailleau trouver que « le RN est très à gauche », pause, « sur le sujet économique », combinaison bien faite pour à la fois indiquer en toute généralité son authentique appartenance à la dynamique fasciste du moment, et ce que cette généralité emporte en matière sociale.

      Faire voir la connexion des deux combats, politique et syndical, construire une disposition — à entrer dans une pratique sans doute inhabituelle —, c’est une affaire de ligne, confédérale. Et de discours. Qui reviennent à la direction — puisque, si on lit correctement, c’est la direction qui est en charge de donner la direction. On voudrait beaucoup que la CGT mesure qu’en cette période historique, elle se retrouve chargée, qu’elle le veuille ou non, d’une responsabilité historique. Qui va un peu au-delà d’un premier communiqué « NFP » d’entre-deux tours — ou d’un deuxième, atterrant, pour en appeler avec le Medef à la « stabilité »… Il est des périodes où le syndicalo-syndicalisme du « partenaire social » n’est simplement plus tenable. Il n’y a plus la gauche syndicale et la gauche partidaire, les luttes ceci et les luttes cela, les revendications et les élections : il y la gauche et l’extrême-droite.

  • found here:

    https://x.com/mashabani/status/1936629470540034218

    via https://diasp.eu/p/17704985


    Mohammad Ali Shabani @mashabani Editor @Amwajmedia (#Iran #Iraq #Peninsula). I’m here to learn.

    BIG: High-ranking Iranian source tells @amwajmedia that Trump team gave advance notice of bombings of nuclear sites and insisted they’re intended as “one-off”. Signs of Trump seeking repeat of Jan 2020 (Soleimani killing=>symbolic Iranian retaliation).

    (...)

    • (...)

      Exclusive: #Iran given advance notice as US insisted attack on nuclear sites is ‘one-off’

      https://amwaj.media/en/media-monitor/exclusive-iran-given-advance-notice-as-us-insisted-attack-on-nuclear-sites-

      Amwaj.media - 2025-06-22

      The story: US President Donald #Trump says three key nuclear facilities in Iran have been “obliterated,” while threatening more strikes “if peace does not come quickly.” This comes as Amwaj.media has learned that Washington notified #Tehran of the strikes. Speaking on condition of anonymity, a high-ranking Iranian political source confirmed that the Trump administration on June 21 conveyed that it did not seek an all-out confrontation, and only intended to strike the Fordow, Isfahan and Natanz nuclear sites. Importantly, the senior source also confirmed that the targeted sites were evacuated, with “most” of Iran’s stockpile of enriched uranium kept in secure locations.

      The details: The US bombings do not appear to have been conducted from any American military base in the region.

      - Reports indicate that at least three B-2 bombers flying from the US dropped six 13.6 ton (30,000 lbs) Massive Ordnance Penetrator (MOP) bombs on the Fordow underground uranium enrichment site. Experts speculate that two bombs were dropped on each of Fordow’s two main entrances along with two MOPs on the ventilation shaft.

      - A #submarine is believed to have fired 30 #Tomahawk #missiles at the Natanz uranium enrichment facility as well as the nuclear complex in Isfahan. Notably, both of the sites have been bombed by Israel in recent days.

      - Citing a “well-placed source,” CBS has reported that “#Isfahan and its underground facility was probably a harder target than #Fordow.”

      The damage: In his June 21 statement, Trump said the targeted Iranian facilities were “completely and totally obliterated,” warning that any potential future attacks would be “far greater and a lot easier.”

      - The executive director of the #Washington -based Foundation for Defense of Democracies (FDD) quoted an “impeccable Israeli contact” as saying, “The strike appears to have ended the Iranian nuclear program. Confirmation to come in the next 24 hours. The last step is to remove the nuclear material from the nuclear sites.”

      - However, initial data that allows a damage assessment is still lacking. Prior to the bombings, some studies suggested that multiple MOPs would need to be dropped in the same craters given that Fordow is believed to be about 80-90 meters (262-295 feet) deep.

      The reactions: Iranian authorities have confirmed that nuclear sites in Fordow, Isfahan and Natanz have been hit. However, no other details have been publicized.

      - In a brief statement issued in the early hours of June 22 local time, the Atomic Energy Organization of Iran (#AEOI) slammed the US bombings as “a brutal act that contradicts international laws, especially the Treaty on the Non-Proliferation of Nuclear Weapons (#NPT).”

      - Taking aim at the International Atomic Energy Agency (#IAEA), the AEOI said the US attack was “unfortunately carried out in the shadow of indifference and even the support” of the UN nuclear watchdog.

      - The AEOI stated that it “assures the great Iranian nation that despite the evil conspiracies of its enemies, with the efforts of thousands of its revolutionary and motivated scientists and experts, it will not allow the development of this national [nuclear] industry…to be stopped.” It added that it has “put the necessary measures, including legal proceedings, on its agenda.”

      The future: Already under severe attack by #Israel, Iran has little interest in a simultaneous all-out war with the US. Prior to the June 21 bombings, Tehran declared that it was open to resuming nuclear negotiations with the Trump administration—but only if Israel ceases its attacks.

      - “They should make peace immediately. They should stop immediately. Otherwise they’ll get hit again,” Trump said in a brief phone interview ahead of his prepared remarks late on June 21 EDT. In his official statement, Trump elaborated, “There are many targets left. Tonights’ was the most difficult of them all, by far…but if peace does not come quickly, we will go after those other targets with precision, speed and skill.”

      - Given that Iran is said to have received prior notice along with a private communication from the US that it does not seek a broader conflict, it could be that Trump seeks a repeat of the events of Jan. 2020. The latter entailed a largely symbolic Iranian ballistic missile attack on American bases in Iraq over Trump’s authorization of the assassination of then-Quds Force commander Qasem Soleimani.

      - Non-symbolical options at the disposal of Iran include measures such as exiting the NPT, expelling foreign inspectors, striking Israel’s Dimona nuclear facility and interrupting maritime transit in the Strait of #Hormuz—possibility in coordination with #Yemen ’s Ansarullah movement resuming operations in the Red Sea. Each of these options carry costs and benefits, with an expulsion of foreign inspectors the most probable option. In terms of a kinetic response, the likelihood that no US military bases in the region were used makes it more difficult for Iran to attack such facilities in at least Gulf Arab states. This leaves American bases in Iraq, which are already largely evacuated, the most probable targets for immediate retaliation.

      - As Amwaj.media previously reported, Israel’s focus on the necessity for Trump to strike Fordow appears to have been designed to convince him to enter a war with Iran. Indeed, Iranian authorities have already indicated that nuclear materials were removed from Fordow. Moreover, sites known to the IAEA are unlikely to be used for a weaponization effort should Tehran decide on such a course of action. Against this backdrop, the likely near-term outcome of Trump’s attack on Iran appears to be lessened monitoring of nuclear activities in Iran as opposed to the end of the Iranian nuclear program.

  • Médias : faut-il un millionnaire pour se libérer des milliardaires ?
    https://frustrationmagazine.fr/medias-legrain

    L’ex-patron de l’industrie chimique multimillionnaire Olivier Legrain, auteur, avec Vincent Edin, d’un livre sur l’emprise médiatique des milliardaires (Sauver l’information, publié le mois dernier) a donné une interview très instructive à StreetPress. Dans cet entretien, il est annoncé qu’il finance une bonne partie des médias indépendants de gauche (ce que certains, depuis sa publication, contestent […]

    #Décrypter_-_Médias

    • L’image altruiste que se donne aujourd’hui Olivier Legrain peut-elle réellement faire oublier la manière dont sa fortune a été constituée ? Ce qu’il daigne donner ou prêter aux médias indépendants a été pris aux salariés qu’il a exploités pendant sa vie d’actionnaire et de dirigeant d’entreprise. Les dons philanthropiques ne compensent pas les dividendes prélevés, les pressions sur l’emploi et les salaires, les dominations managériales supportées. Ils les prolongent d’une autre manière, en ajoutant au capital une patine morale.

    • L’interview d’origine :
      https://www.streetpress.com/sujet/1749571089-olivier-legrain-medias-independants-condamnes-journalisme-in

      L’histoire démarre en 2015. L’ancien capitaine d’industrie a fait fortune en rachetant avec d’autres salariés et en revendant à trois reprises sa société. Il a désormais « plusieurs dizaines de millions d’euros » sur son compte en banque. Il rencontre les fondateurs des médias Reporterre et Basta !, et décide de les soutenir. L’année suivante, il entre au capital des Jours, aux côtés de l’homme d’affaires Xavier Niel ou journaliste et animateur Marc-Olivier Fogiel. En une décennie, Legrain finance tous azimuts : du titre féministe La Déferlante, au média punk anarchiste Mouais, en passant par Politis – à qui il a accordé un prêt –, Le Média à l’époque de Denis Robert, Blast, Le Poing (Montpellier), Media Coop (Clermont Ferrand), le défunt Ravi (Marseille), Vert ou encore StreetPress (dont il détient 2,4 pourcent des parts depuis l’automne dernier, ndlr), et la liste n’est pas exhaustive.

      [...]

      Oui, je suis millionnaire. Cela veut dire que je suis très riche, que je ne manquerai jamais de rien. Quand je fais mes courses, je n’ai pas besoin de regarder le prix des produits. Mais je ne suis pas du tout capable d’acheter Paris Match (payé 120 millions d’euros par Bernard Arnault) ou BFM TV (1,55 milliard mis sur la table par Rodolphe Saadé pour Altice Média, qui comprend également les autres chaînes BFM et RMC).

      Je ne pourrais même pas éponger la perte annuelle des journaux de Bernard Arnault. Rien qu’en 2024, Arnault a perdu 73 millions d’euros avec ses journaux, Le Parisien et Les Échos.

      Ce que tu expliques dans le livre, c’est que les médias ne sont pas un secteur rentable pour les milliardaires… Ils perdent de l’argent chaque année dans la plupart des cas. Alors que gagnent-ils en achetant ces journaux ?

      Le pouvoir d’influence. [...] Les ultra riches le disent eux-même : grâce à leurs médias, ils ont plus facilement accès aux sphères de décision.

      [...]

      Mais en réalité, le fait que des milliardaires possèdent la presse, ce n’est pas vraiment nouveau…

      Ce qui change, c’est qu’ils contrôlent tout ! Dix milliardaires accaparent 90 pourcent des ventes de quotidiens nationaux et 55 pourcent de l’audience des télévisions. Si on remonte en arrière, il y avait tout un courant de patrons de gauche ou centristes, comme la famille Seydoux (à la tête de Schlumberger, une entreprise de services et équipements pétroliers) ou Antoine Riboud (Danone), par exemple. Il n’y avait pas ce règne de l’argent mais un patronat plus centriste.

      [...]

      Et c’est pour cela que tu développes la Maison des médias libres ?

      Oui, en plus de proposer des locaux à loyers modérés pour les médias, je suis sûr que ce lieu créera de l’émulation entre les différentes structures. Et, en cas de prise de pouvoir par l’extrême droite en 2027, le 70 boulevard Barbès deviendra un lieu de résistance.

    • La fin de l’itw de l’ancien capitaine d’industrie sur StreetPress tombe comme une cerise au fond d’une fosse à pognon.

      Et, en cas de prise de pouvoir par l’extrême droite en 2027, le 70 boulevard Barbès deviendra un lieu de résistance.

      #salade #tomate #oignons
      et la sauce ? algérienne, toujours.

    • heureusement, Frontières est là pour rééquilibre l’analyse…
      (parution début juillet)

      Frontières - FRONTIÈRES #8
      https://www.frontieresmedia.fr/produit/frontieres-8

      LES OLIGARQUES - Ces milliardaires qui financent la gauche. Xavier Niel, Rodolphe Saadé, Daniel Kretinsky, tous investissent des sommes colossales afin de soutenir des titres engagés contre « l’extrême droite », du Monde à Libération en passant par La Provence. Pourquoi cette influence échappe-t-elle au procès en sorcellerie réservé à Bolloré ?
      En l’absence d’une commission d’enquête, nous avons décidé de faire le travail.

      Sans l’argent des milliardaires, la presse de gauche, en perte de lecteurs, aurait probablement disparu. Xavier Niel, Rodolphe Saadé, Daniel Kretinsky, tous investissent des sommes colossales afin de soutenir des titres engagés contre « l’extrême droite », du Monde à Libération en passant par La Provence. Pourquoi cette influence échappe-t-elle au procès en sorcellerie réservé à Bolloré ? En l’absence d’une commission d’enquête, nous avons décidé de faire le travail.

      Daniel Kretinsky, milliardaire tchèque ayant fait fortune dans le charbon, injecte des millions d’euros dans Libération et Marianne, fers de lance de l’écologie. L’homme qui affiche l’un des pires bilans carbone d’Europe maintient en vie ce « journal de toutes les gauches ». 
      Ce paradoxe soulève des questions sur ses intentions. Il a même obtenu une chaîne TV sur la TNT en remplaçant C8.

      Quant au propriétaire de BFM, Rodolphe Saadé, il souhaite concurrencer CNews et Vincent Bolloré en instaurant une forme de « front républicain médiatique ». Lorsque Vincent Bolloré nomme Geoffroy Lejeune à la tête du Journal du Dimanche, aussitôt érigé en nouveau diable par la gauche, Rodolphe Saadé contre-attaque en lançant La Tribune Dimanche dès 2023, pour occuper le même créneau du week-end. Le média numérique Brut, connu pour ses positions anti-police, pro-Adama Traoré et pro-palestiniennes, est lui aussi financé par de puissants actionnaires, parmi lesquels Rodolphe Saadé.

      De son côté, Xavier Niel finance L’Obs, détient encore une petite part du capital du Monde et soutient le Huffpost, également connu pour son parti pris très à gauche sur certains sujets — notamment l’absence de présomption d’innocence lorsqu’il s’agit de policiers.

      Derrière eux gravitent d’autres acteurs plus marqués : Matthieu Pigasse, ex-banquier devenu mécène de Radio Nova, et actionnaire de Libération, Le Monde et du Huffington Post, revendique sans détour son combat contre « la droite radicale », qui, selon lui, veut « fermer les frontières ». Il proclame sans ambages son intention de mettre les médias qu’il contrôle au service de cette cause. Face à cela, nous avons reçu un entretien exclusif de Geoffroy Lejeune. L’ancien directeur de Valeurs actuelles ne s’était jamais exprimé depuis son départ pour le JDD. Il revient sur les débuts mouvementés, les critiques de ses opposants et le succès d’un pari que beaucoup pensaient perdu d’avance.

      C’est aussi George Soros, dont nous avons cartographié les réseaux en France, car ses fondations financent des projets hostiles aux identités nationales. Mais aussi la famille Duhamel, dont les membres occupent les plateaux de télévision depuis des années, traversent les régimes, commentent la politique des gouvernements qui se succèdent, et participent à un extrême centre qui souvent tend vers la gauche. 

      Toutes ces influences restent peu interrogées.

      Saviez-vous qu’une web-télé islamiste, Safwa TV, est sur le point de voir le jour en France et que l’instigateur du projet n’est autre que l’ancien dirigeant de BarakaCity (association dissoute pour propagande islamiste), qui a réuni pas moins de 15 millions d’euros ?

      Il est temps de retourner l’accusation. Oui, la gauche survit grâce à des milliardaires qui influent sur les lignes des médias.

      160 pages pour comprendre comment ils influencent le paysage médiatique français.

  • Mieux s’alimenter pour moins cher, l’objectif des supermarchés et réseaux d’achat coopératifs

    #Supermarchés_coopératifs et #groupements_d'achat proposent aux consommateurs une meilleure alimentation à des #prix plus accessibles. Ils cherchent maintenant à toucher un public plus large et plus mixte socialement.

    A la #Louve, les caissiers et les caissières sont aussi des clients. Ils font partie des 4 000 coopérateurs du supermarché coopératif et participatif qui a ouvert ses portes en 2016 dans un quartier populaire du nord de la capitale. Toutes les quatre semaines, chaque coopérateur vient assurer un service bénévole. Les tâches sont variées : mise en rayon, nettoyage, travail administratif…

    Pour devenir membre de la #coopérative, ils ont versé cent euros, et en ont acheté dix parts sociales à10 euros. #La_Louve a fait des émules, à Toulon, Toulouse, Lille, Bruxelles, d’autres supermarchés coopératifs et participatifs ont ouvert leurs portes même s’ils sont de taille plus modeste.

    C’est en visitant #Brooklyn en 2009 que #Tom_Boothe, l’un des cofondateurs du projet, découvre la #Park_Slope_Food_Coop (#PSFC), fondée en 1973. « Pendant les années 1970, dans le sillage du mouvement hippie, de nombreux magasins participatifs, inspirés des #épiceries_coopératives, ont vu le jour. Mais presque tous ont disparu dans les années 1980. Seul PSFC a survécu », raconte-t-il. PSFC a aidé à la naissance de la Louve.

    L’histoire des coopératives de consommateurs est bien plus ancienne et remonte la première moitié du XIXe siècle. En 1844, à #Rochdale en Angleterre, des tisserands se sont rassemblés pour fonder les #Equitables pionniers de Rochdale. Constatant que leur niveau de vie dépendait des marchands qui fixaient les prix des marchandises qu’ils achetaient, ils ont créé un magasin coopératif.

    Leur but était non seulement de garantir aux clients des prix raisonnables, mais aussi une bonne qualité des produits à une époque où les fraudes étaient légion. Rapidement, la taille de la coopérative s’est accrue au point de compter plus de 10 000 membres en 1880.

    Une large gamme de produits

    La Louve propose une palette étendue de produits alimentaires et d’hygiène. Dans un même rayon voisinent grandes marques, produits bio et produits « gourmets », mais tous sont de 20 % à 50 % moins chers que dans la grande distribution. Les produits vendus sont choisis par les adhérents via un classeur de suggestions.

    « Notre but n’est pas d’être un complément, mais de permettre d’acheter l’ensemble des produits : nous ne nous en interdisons aucun. Nous ne sommes pas un club, mais un #magasin où des adultes font leurs choix en conscience », explique Tom Boothe.

    Tous les produits ne sont donc pas biologiques. « On peut acheter à la Louve des tomates en hiver, mais dans les faits, nous en vendons très peu », précise toutefois Tom Boothe.

    Si la Louve a vocation à toucher le public le plus large, dans les faits, cela reste compliqué : 10 % des membres ne souscrivent qu’une part sociale car ils sont bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), étudiants boursiers ou en service civique. 16 % payent leur souscription en plusieurs chèques.

    « Ceux qui fréquentent la Louve sont sans doute plus "blancs" et ont des revenus plus élevés que la moyenne de la population. Malgré une action volontariste, dont des portes ouvertes tous les premiers samedis du mois, les gens du quartier présument que comme nous sommes un supermarché alternatif, cela va être plus cher », regrette-t-il.

    Un chèque-déjeuner avec bonus alimentation durable

    Elargir l’accès à une alimentation de qualité, c’est la démarche d’une autre coopérative, #Up_Coop, la société coopérative et participative (Scop) qui a popularisé le #chèque-déjeuner. « Le titre-restaurant s’étant largement démocratisé auprès des salariés, nous nous sommes demandé comment ramener ces ressources vers l’économie locale », explique Yassir Fichtali, directeur général secteur public chez Up Coop.

    En 2023, la Scop s’est donc associée à la ville de #Creil pour lancer le programme #Up+. La municipalité a proposé de bonifier sur une cagnotte la somme versée à ses agents s’ils l’utilisent sur la ville de Creil, et encore davantage en centre-ville. La carte #Up_Déjeuner devient ainsi un outil pour soutenir le commerce de centre-ville.

    « Nous allons tirer maintenant ce fil vers l’alimentation durable, inciter les gens à passer de la junk food à des achats dans des magasins bio, du vrac… », poursuit-il.

    Plusieurs villes se sont ensuite engagées dans le programme Up+ : Bourg-en-Bresse, Valenciennes, Haguenau, Nancy, Halluin, Mulhouse, Bagnolet et Angers. En Seine-Saint-Denis et dans le Gers, Up Coop participe à des expérimentations visant à orienter vers une #alimentation_durable la consommation de populations en difficulté.

    Le département du 93 a ainsi mis en place sur quatre territoires un #chèque_alimentation sous forme de carte, #Vital’im, en ciblant à chaque fois un public spécifique : à Montreuil, les personnes accompagnées par le CCAS, à Villetaneuse, un public étudiant, à Clichy-sous-Bois et Sevran, des familles. Son montant est bonifié de 50 % si les achats sont effectués chez un commerçant durable (Biocoop, primeurs locaux, les commerces et producteurs locaux).

    « On ne peut pas demander à des personnes en difficulté de payer le juste prix du durable. Cette politique publique permet à des publics de ne plus avoir à arbitrer entre le #pouvoir_d’achat et le #pouvoir_d’agir », commente Yassir Fichtali.

    Les CCAS, la Fondation Armée du salut, Action contre la faim sont associés à cette initiative. « Certains bénéficiaires n’osaient pas entrer dans un Biocoop, ils avaient l’impression que ce n’était pas pour eux. Des #freins que l’on peut déconstruire », souligne-t-il. Encore faut-il que cette offre alimentaire durable existe sur le territoire : à Clichy-sous-Bois, ce n’est par exemple pas le cas.

    Cette difficulté n’existe pas dans le département rural du Gers, où Up Coop participe au programme public #Mieux_manger, lancé en 2024. La mission a d’abord consisté à affilier les producteurs bio. Un groupement d’intérêt public rassemblant des collectivités et des associations a ensuite identifié plusieurs centaines de personnes destinataires d’une bonification en cas d’achat alimentaire durable et cette bonification évolue au fil des usages.

    « L’idée de cette expérimentation est de vérifier que le changement des pratiques va perdurer même si la bonification baisse », indique Yassir Fichtali.

    #Vrac, un groupement d’achat agroécologique

    #Vers_un_réseau_d’achat_en_commun (Vrac) mobilise aussi le soutien des pouvoirs publics dans une démarche résolument démocratique, en proposant des achats alimentaires sans emballages issus de l’agroécologie. Depuis 2013, il permet ainsi aux plus modestes – mais pas seulement – de se réapproprier leur #consommation_alimentaire.

    Au départ, son initiateur, #Boris_Tavernier, qui avait monté à Lyon un bar restaurant coopératif cuisinant des produits paysans, a été sollicité par un bailleur social lyonnais et la Fondation Abbé-Pierre (désormais Fondation pour le logement des défavorisés) pour monter un projet d’achat en commun afin d’améliorer le pouvoir d’achat des locataires. C’est ainsi qu’est né le premier #groupement_d’achat sous forme d’association.

    « Pas question toutefois de chercher les prix les plus bas, mais plutôt d’orienter les achats vers une alimentation durable et de qualité rémunératrice pour les producteurs », explique Lorana Vincent, déléguée générale de Vrac France, l’association nationale qui rassemble désormais 22 structures locales.

    Douze ans après, le réseau emploie une centaine de salariés. Une épicerie éphémère ouvre une fois par mois dans un local de chacun des quartiers où le réseau est implanté (association, maison des jeunes et de la culture, centre social…). Des bénévoles pèsent les produits, et chaque adhérent apporte ses contenants.

    En 2013, le projet a été lancé dans le quartier lyonnais de la #Duchère, à #Villeurbanne et #Vaux-en-Velin. L’initiative s’est tout d’abord heurtée à l’absence d’offre de qualité dans ces territoires emblématiques de la politique de la ville où le hard discount est très présent, et aux réticences de leurs habitants. Pour vaincre celles-ci, Vrac s’est appuyé sur des personnes-ressources, en très grande majorité des femmes.

    « Nous leur avons fait goûter les produits sans les présenter comme bio. Nous avons construit avec elles le catalogue en partant de leurs besoins. L’#huile_d’olive a été un formidable levier. Elles se sont emparées du projet », poursuit Lorana Vincent.

    Cette démarche de #démocratie_alimentaire s’est inscrite dans le temps. Sur chaque territoire, un « club produits » associant bénéficiaires et bénévoles est régulièrement réuni pour faire évoluer le catalogue. Les produits sont vendus sans marge, à un prix rémunérateur pour le producteur.

    « Vrac est un espace collectif où les habitantes et les habitantes ont accès à l’information sur l’origine des produits, la rémunération des producteurs. Cela permet de prendre ses décisions de manière éclairée et participe à faire de l’alimentation un sujet politique. »

    Le soutien crucial des pouvoirs publics

    Cette absence de marge est rendue possible par des #financements_publics. Depuis 2023, Vrac est notamment soutenu par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), via le fonds #Mieux_manger_pour_tous. Les habitants des #quartiers_populaires peuvent acheter les produits 10 % moins cher que les prix coûtants, et même 50 % pour les personnes bénéficiant des minima sociaux.

    Si l’aventure Vrac a commencé dans ces quartiers populaires et continue à s’y développer, le réseau souhaite s’adresser à tous et toutes. Certes, les personnes non issues de ces quartiers payent, elles, 10 % de plus par rapport au prix coûtant. Mais « c’est un prix d’équilibre, cela permet que leurs achats ne coûtent rien au réseau », souligne Lorana Vincent. Et cela reste inférieur à ce qui se pratique dans le commerce traditionnel.

    Cette volonté de favoriser la mixité sociale est au cœur de la démarche de Vrac. « ATD Quart-monde a pour habitude de rappeler qu’une politique pour les pauvres, c’est une pauvre politique », conclut sa déléguée générale.

    https://www.alternatives-economiques.fr/mieux-salimenter-cher-lobjectif-supermarches-reseaux-d/00114404
    #alimentation #qualité #réseaux #supermarché_participatif #bénévolat #mixité_sociale

    • strategic-culture.su, Ian Proud, 2025-05-29

      [...]

      Carefully described by Putin at the time as a “test” the Oreshnik is now a deployed capability far beyond those that Western powers have allowed #Ukraine to use, namely #ATACMS and Storm Shadow #missiles. And also beyond the capabilities that Zelensky had requested — namely #Tomahawk cruise missiles — that the U.S. has so far refused to sanction. #Putin has left the door open for further “tests” of the #Oreshnik.

      Following #Merz’s surprise announcement, speculation quickly mounted that Germany would finally relent on allowing Ukraine to use German #Taurus cruise missiles. Even if supplied, Taurus offers nothing Ukraine doesn’t already have, as its range is slightly lower than the British Storm Shadow and its payload only slightly higher. The U.S. ATACMS is more destructive capability.

      So, all that Merz did by grand-standing was to put Germany and Ukraine in a position where a more devastating weapon i.e. Oreshnik – may be used against strategic or battlefield targets that would overmatch the theoretical use of Taurus missiles. Taurus is therefore a battle-losing capability. To make matters worse, the new German Chancellor has already backtracked on supplying Taurus, following blowback from members of his coalition government.

      [...]

      #Allemagne #Russie

  • Trump limoge Carla Hayden, directrice de la Bibliothèque du Congrès
    https://actualitte.com/article/123695/international/trump-limoge-carla-hayden-directrice-de-la-bibliotheque-du-congres

    Aux États-Unis, Donald Trump poursuit son entreprise de purge au sein de l’administration et des institutions publiques. Sa dernière victime en date n’est autre que Carla Hayden, nommée directrice de la Bibliothèque du Congrès par Barack Obama, en 2016. Première femme, mais aussi première personnalité afro-américaine à assumer cette fonction, Hayden a récemment été visée pour ses positions libérales en matière d’accès aux ouvrages, à l’encontre du mouvement de censure des livres encouragé par Trump.

    Publié le :

    09/05/2025 à 12:19

    Antoine Oury

    Ce jeudi 8 mai, la directrice de la Bibliothèque du Congrès a reçu un simple message électronique lui indiquant que « ses responsabilités [...] prenaient fin immédiatement », rapporte Politico, qui a consulté l’email en question. La Maison-Blanche a confirmé la décision et le départ de Hayden, mais sans apporter de commentaires supplémentaires.

    Nommée en 2016 par Barack Obama, Carla Hayden, première personnalité afro-américaine à diriger la prestigieuse institution, devait effectuer un mandat de dix ans, qui devait donc se conclure dans quelques mois seulement — il était toutefois renouvelable.

    Au moment de sa nomination, Hayden, forte de son expérience à Baltimore, avait notamment pour mission de moderniser la « Library of Congress », la bibliothèque nationale des États-Unis, dont les principales fonctions restent la promotion de la littérature et la lutte contre l’analphabétisme. Carla Hayden avait ainsi eu à cœur de rendre l’institution plus accessible et plus présente, par des actions délocalisées, auprès des populations.

    La Bibliothèque du Congrès joue aussi un rôle culturel important en faisant régulièrement entrer des œuvres audiovisuelles et musicales dans ses répertoires dédiés. Elle reconnait ainsi leur influence durable sur la culture américaine, apportant une légitimité institutionnelle importante à certains genres négligés.
    « Il est temps de lui montrer la sortie »

    Quelques jours seulement avant le limogeage de Carla Hayden, le Daily Mail avait relayé le réquisitoire du président de l’American Accountability Foundation, Tom Jones, contre la directrice de la Bibliothèque du Congrès. « Le président et son équipe ont réalisé un incroyable travail, nécessaire depuis longtemps, de purge du gouvernement fédéral des libéraux de l’État profond », soulignait celui-ci. « À présent, il est temps de montrer la sortie à Carla Hayden et Shira Perlmutter [directrice du Bureau du Copyright, NdR] et de faire passer l’Amérique d’abord en matière de régulation de la propriété intellectuelle. »

    L’American Accountability Foundation se présente comme une sorte de groupe de réflexion conservateur dont le principal objet, à sa création en 2020, était la critique des personnalités nommées par Joe Biden dans l’administration américaine. La référence à l’« État profond », dans la bouche de son président, incarne cette théorie complotiste selon laquelle l’administration serait manipulée par des forces hostiles au peuple américain.

    #Bibliothèque #Library_of_Congress #Trump #Limogeage

  • Looking Back, Israeli Historian Tom Segev Thinks Zionism Was a Mistake
    Ofer Aderet | Apr 4, 2025 | Haaretz
    https://www.haaretz.com/israel-news/2025-04-04/ty-article-magazine/.highlight/looking-back-israeli-historian-tom-segev-thinks-zionism-was-a-mistake/00000195-fd06-df89-a39f-fd37929f0000
    https://pbs.twimg.com/card_img/1907945687125213185/uYmWG9Un?format=jpg&name=small

    For decades, historian Tom Segev has critically documented momentous events involving Jews, Israel and its neighbors. Recently, he has also looked back at his own life story. Now, at 80, he weighs in on the current state of the nation.

    Only now, having reached the age of 80, is Tom Segev ready to admit that he was brought up on a lie. In recent years, the longtime historian and journalist who published numerous books and articles about the lives of others, has reexamined his own biography and discovered a few intriguing details. Ever since his father was killed, during the War of Independence, Segev believed that he was the son of one of the fallen in Israel’s wars – Pvt. Heinz Schwerin, who was “struck by a murderers’ bullet while on guard duty” in Jerusalem’s Arnona neighborhood. That’s the text that appears on the Defense Ministry’s Izkor commemoration site.
    Segev, who was 3 at the time, remembers nothing, of course. His mother, Ricarda, told him, “from the day I was old enough to understand,” as he puts it, that his father “was shot by an Arab sniper.” She also received the War of Independence ribbon honoring his participation in the fighting after his death. At school, when classmates asked Tom about his father, “I was able to say that he was killed during the War of Independence and that I was a war orphan,” he recalls.
    One person knew the truth all those years but kept it to herself: his older sister, Jutta, who left Israel in 1960 and moved to Germany – the country from which their communist parents had fled the Nazis, in 1935. Jutta, who went on to become a member of the Bundestag in The Greens party, was 7 during the 1948 war. On February 3, 1948, her father was assigned guard duty on the roof of a residential building not far from their home. Jutta accompanied him.
    When they reached the building they found the front door locked. Jutta related that her father, 38 at the time, decided to climb up the drainpipe. When he had almost reached the third floor he lost his grip and fell to his death. Schwerin was laid to rest on the Mount of Olives. His name is inscribed on the monuments commemorating those who fell in the Jewish Quarter of the Old City and the fighters who were killed in the battle for Jerusalem.

    ’From Samson to Bibi

    Tom Segev turned 80 on March 1, 2025. “Life is as a story. Like an endless series of stories. It’s astonishing,” he tells Haaretz during a conversation in his Jerusalem home, going on to talk openly and publicly about his own life story for the first time. While searching for more details about the circumstances of his father’s death in the War of Independence, an air-raid siren goes off and he moves to the protected space, waiting for updates about the missile that’s on the way from Yemen. “You couldn’t stage this interview more insanely,” he quips.
    Segev’s career as a journalist, which began in the 1960s, encompasses his work at the legendary Hebrew University student journal Pi Haaton, as well as at the Al Hamishmar and Maariv dailies, Israel Radio, the newsmagazine Koteret Rashit – and Haaretz, where Segev published hundreds of reports and columns. He has written numerous books on Israel, the Jewish-Arab conflict, the Holocaust and other topics; some of his works are best-sellers and have been translated into a number of languages. These works have made the Zionist story accessible to the general public in a lively, vibrant way but also in a critical and iconoclastic light, as no one had done before him.

    Segev is currently at work on his next project, an article for an Australian publication, that documents the Jewish history of Gaza. “From Samson to Bibi,” he says with a smile.
    The vast experience he has accumulated has taught him a crucial lesson about writing history and about journalism in general. “The fundamental rule that guides me is skepticism. That’s another definition of freedom: to cast doubt on everything and to check everything.”

    And now that you’ve reached the venerable age of 80, you have found time to apply that rule to yourself.

    “I told myself: first of all, acquire proficiency and experience in working on the stories of others – only then will you be able to get a better handle on your own story. I did with myself what I do with others: I wrote about myself as though it’s the story of someone else. I treated myself as a story – I checked everything meticulously. I knew from the get-go that some of the stories I was told weren’t correct.”
    He told his own exceptional life story in a memoir published only in Germany, “Jerusalem Ecke Berlin: Erinnerungen” ("Jerusalem Corner Berlin: Memories"). On the face of it, there’s something symbolic about Segev’s decision to publish it in his mother tongue. But since he writes only in Hebrew, it was translated into German by someone else.
    The story about his father gives rise to multiple questions. For example: Why did his mother lie to him, and why did his sister wait until not so many years ago before telling him the truth? From Segev’s perspective, the most difficult question of all is, “How do I live from now on with this story, and what do I do with it? Where does it place me vis-à-vis real war orphans, widows and bereaved parents?”
    In regard to his mother, he writes, “Perhaps it never occurred to her that I didn’t know [the truth]. Perhaps she still found it difficult to share with me the trauma that shaped her whole life.” His belated journey in quest of the truth led him to a family acquaintance who claimed that his father hadn’t actually shown up for a guard shift but to bring coffee to people on the roof. Segev also found a letter that a friend of his father had sent to mutual friends after his death.
    “He climbed up to a height of about 10 meters and then fell. That is the factual situation,” the letter says. “Now there is an attempt to explain it somehow, service in the [pre-state Jewish army] Haganah and so forth – all in order for the Jewish Agency to pay… In any event, you don’t know anything, I beg of all of you. No money remains, either, only debts.”

    So the friend who wrote the letter thought that a regular sort of accident wouldn’t have entitled your mother to a widows’ allowance, and he wanted to protect her by means of this lie.

    “In this story I discern touching human solidarity among a small Jerusalem community that is defending itself. Everyone is trying to help, ready even to deceive the authorities of the coveted state that hadn’t yet come into being. All so that my mother could receive a widow’s allowance. Everyone knows and everyone agrees never to say a word. So maybe those are good reasons for not telling me the truth, either.”

    Subsequently Segev approached the Defense Ministry unit dealing with war dead for more information. “I tried to find the first link in this story. How the words ’murderers’ bullet’ cropped up, who the first person was who articulated them and how exactly they insinuated themselves into the official truth.” All he managed to come up with was an envelope containing a few documents. One of them, from 1954, caught his eye. It was a memorandum from one clerk to another.
    The Defense Ministry had then been preparing an Izkor (Remembrance) book and had collected data on almost 6,000 of those killed in the War of Independence. There were no details about his father. The document indicates that officials wrote his mother to ask for more information, but received no reply. There is no photograph of his father on the memorial website. “I never visited his grave on the Mount of Olives, which I can see from my apartment window. To this day I haven’t succeeded in explaining it,” he says.

    What the monks wanted

    Segev’s parents met in the famed Bauhaus school of design and architecture in Dessau. His mother, Ricarda, was studying photography; his father, Heinz, was an architecture student. When the Nazis came to power they found refuge in Mandatory Palestine, even though they were not Zionists. They made their home in Jerusalem, where Segev and Jutta were born. His parents made a living from a workshop for toys that they established. Segev still has some of the toys.

    How did growing up without a father from the age of 3 affect your childhood?

    “I have no memory of him. I can’t actually say I missed anything because I didn’t know anything else. I wasn’t really aware of it. I think I simply repressed it, because it couldn’t be that this was a normal situation. I am not self-aware enough to know – it’s not something I’m hiding. I simply don’t know how I grew up as a boy without a father.”

    Your parents didn’t exactly fall in love with the Land of Israel, to put it mildly.

    « After World War II, my father decided that he wanted to return to Germany, and he started to correspond with friends from his past. My parents started to plan their return to Germany. They were never Zionists and they wanted to go home. A month after the last letter my father wrote to a friend about how much he wanted to go back – he was killed.»

    In his autobiography, Segev quotes letters written by his mother to family and friends back in Germany, in which she describes the difficulties of acclimating to life in Palestine. “There is a lot of shouting, dirt, a stench and masses of Arabs who are actually dressed like the people in the pictures in ’A Thousand and One Nights,’” she wrote about her first impressions upon disembarking from the ship.

    In contrast, she painted a very different picture of Tel Aviv in her first letter from the country. “A clean city, almost European, fine modern homes, many cheerful young people and good shops in which you can buy everything at quite reasonable prices.”

    For his part, Segev, however, remembers his mother telling him very different things about the first Hebrew city. “Tel Aviv looked to her like one big heap of sand… The heat was intolerable, so were the bugs,” he writes in the book.

    During her first visit to Tel Aviv, she told him, she saw a white tablecloth on a restaurant table adorned with black dots – a sight that pleased her. He writes, “When she got closer, the black dots moved away. They were flies.”

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    From Segev’s perspective, the most difficult question of all is, “How do I live from now on with this story, and what do I do with it? Where does it place me vis-à-vis real war orphans, widows and bereaved parents?”

    Who or what does historian Tom Segev believe? The stories he heard from his mother, or the descriptions in the letters she sent her relatives? He generally leans more toward written documentation and recoils from relying on oral testimonies or human memory. Accordingly, he reacted with a smile to David Ben-Gurion’s comments, during a 1968 interview with him on behalf of the student newspaper that predated Pi Haaton, that the then-former prime minister had become a Zionist at the age of 3.

    “Mr. Ben-Gurion, you knew that at the age of 3?” the young Segev wondered brazenly. “Of course, of course, naturally. We were all Zionists,” Ben-Gurion replied. “I thought maybe he didn’t have both feet on the ground,” Segev says now.

    Today you are close to the age that Ben-Gurion was when you met. Have you learned over the years to be critical with regard to your own personal memories as well?

    « Sometimes I discover that an event that I supposedly remember in great detail could not have taken place in that way. Generally, my story as I remember it is more interesting than what actually happened. It also improves with the years, and that greatly hampers the historian’s work. People don’t remember things, or they falsify them, maybe not intentionally, and hide them. And yes, you can also say right away that the transcript of a government cabinet meeting can also be falsified, and that a person might remember an event about which no documentation exists. But in order to write history, I must be sure of the facts.»

    Over the years, Segev discovered a few more holes in the stories he grew up on. His mother related that his father had escaped from Sachsenhausen concentration camp in Germany before they left for Palestine. “I treated him as a genuine hero… It filled me with pride,” Segev writes. Later, he learned that the reality was different: His father could not have been incarcerated in Sachsenhausen, as the camp, outside Berlin, wasn’t established until 1936, when his father was already out of the country and safe.

    The real story is that in 1933 his father was taken into custody with other students, who were suspected of betraying the homeland by having called for violent resistance to the Nazi regime. That happened in the Sachsenhausen quarter of Frankfurt.

    One of the stories he remembers from growing up, between the War of Independence and the Six-Day War of 1967, is about a donkey that appeared near his house after wandering off, and the attempt to bring it back, at the end of which Segev and a friend were arrested by the Jordanians. “I really liked old-time Jerusalem and the weird people who wandered around here, before it became an intolerable city,” Segev notes.

    Why did you decide to remain in Jerusalem?

    « Most of my friends have left the city. I stayed out of habit and because from my window I can see the Old City walls, Mount Zion and the Dead Sea.»

    Segev is an alumnus of Leyada – the Hebrew University Secondary School, a prestigious institution that typically perceived itself as the breeding ground for Israel’s intellectual elite. In his senior year he got a grade of 6 (out of 10) in the subject of Hebrew expression. “His achievements are no more than satisfactory and are not commensurate with his capabilities. He needs to learn how to organize his ideas more reasonably,” the teacher wrote.

    Apparently you did learn at some point how to organize your ideas.

    “All told, I was a pretty lousy student. I interrupted classes a lot and I wasn’t a happy kid. I really didn’t like school. And it didn’t like me very much, either.”

    You ruined their 50th anniversary celebrations by writing in one of the newspapers: “You exerted heavy pressure on us and fostered an excessively competitive – and hence excessively frustrating – atmosphere. It seems to me that you were bent on imposing on us the belief that we were more talented and better than others… Among many of us there is something condescending and disconnected. I don’t like that.”

    “The school was elitist and educated us to be university professors. Until the army I didn’t know there were also Moroccans in the world.”

    Where did you do your army service?

    «I was a librarian in the National Security College in Jerusalem.»

    Around that time, he Hebraized his name: Thomas Schwerin became Tom Segev. During his military service, he now reveals, he was contacted by a representative of the Mossad who offered him the opportunity to study Chinese at Harvard and to work afterward for the agency. “When I hesitated for a moment, he said: ’In America you’ll get a car.’ I told him that it might be interesting, but that I didn’t want to be a spy under some streetlight in Hanoi.” The Mossad man corrected him. “Hanoi isn’t in China.”

    Segev discovered his penchant for history at an early age when he started to collect autographs of famous people. “Not famous actors, only important people in history,” he explains. Like other children, he ambushed lawmakers outside Froumine House in downtown Jerusalem, where the Knesset was then temporarily located. He also wrote to statesmen abroad, asking for their autograph.

    « It was pretty amazing, how people from all over the world answered my letters," he recalls. "But there were also a few scoundrels who didn’t answer me.» In addition to local figures – lawmaker and ministers – his collection includes autographs from Churchill and Kennedy, even though he later learned that the office of the American president had sent a facsimile of the signature, not the real thing, to young collectors like Segev.

    In this context, Segev remembers an unusual story from his childhood in Jerusalem. “I was standing in the street and I saw two monks looking for something. I approached them and offered to help. They said they were looking for someone named Tommy. I told them it was me. They had a large envelope. It turned out that they were from the Vatican’s legation in the Old City.” Pope John XXIII had sent the 12-year-old Segev an autograph, at his request. Maybe, one wonders, that was related to the pontiff’s pro-Jewish stand and support for Israel.

    Not a great success story

    In 1977, before beginning to work at Haaretz, Segev served as the bureau chief of Jerusalem Mayor Teddy Kollek. “I treated it as a journalistic experience,” he says. “Celebrities from all over the world came to visit him. One day I arrived at the office and found Kirk Douglas there. I said to him, ’Oh, my God, Frank Sinatra.’ He thought I was trying to be funny, but I actually was mixed up, because Sinatra had been there before him,” Segev muses.

    After graduating from the Hebrew University of Jerusalem – with a bachelor’s degree in history and political science – he went on to complete a PhD in history at the University of Boston, writing his dissertation on SS officers who commanded concentration camps. The dissertation, based on documentation in the SS archives, was later published as “Soldiers of Evil” (English edition, 1991). After completing the archival part of his research for his doctorate, Segev embarked on a journey across Germany, in search of surviving camp commandants and of the deputies, aides, widows, children and acquaintances of those who had died.

    “I would go to the local Kneipe [bar] and engage the bartender in conversation, or visit a priest at home. People would remember things: ’Yes, you mean the guy who became something important in the SS,’” he writes. In this way he got to the deputy of Auschwitz commandant Rudolf Höss, the son of the commandant of the Stutthof concentration camp and the commandant of another camp.

    Segev reveals in “Soldiers of Evil” how it was that certain people enlisted in Germany’s mass murder campaign, describing who they were and what induced them to join the Nazi movement and the SS. He probes the nature of the officers’ willingness to serve in concentration camps and where the inner resilience came from that enabled them to execute their tasks.

    “It was not easy to interview these people; the fact that I came from Israel made it even more difficult,” he writes. “They agreed to talk with me because their past haunted them and they didn’t know how to escape it. The questions I raised had bothered – and intrigued – them unceasingly for decades. This was the basis for our conversations. Each person hoped that he would succeed, albeit partially, in clearing his past.”

    Following the trial in Israel of Adolf Eichmann, in 1961, the concept of the “banality of evil” – coined by philosopher Hannah Arendt, who believed that “we are all potential Eichmanns” – was much discussed. Segev knew Arendt personally, as a friend of his mother, and when they met up, he writes in the conclusion to the book, she sometimes snapped at him, “Why do you have to ask why the concentration camp commandants did what they did, or how they could have done it? They simply did it and that’s all there is to it.”

    Segev did not back down. “She was wrong. Eichmann, for example, did everything he did out of deep ideological conviction. It’s not the banality of evil, which claims that everyone could do it,” he says. He writes in the book, “It is not the banality of evil that characterizes them [the camp commandants], but rather inner identification with evil.” From the personnel files of the commandants he concluded: “They were mediocre people, without imagination, without courage, without initiative... most of them seem to have had shallow personalities.”

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    «Again and again the students were warned that the Holocaust meant that they must stay in Israel. They were not warned that the Holocaust requires them to strengthen democracy, fight racism, defend minorities and civil rights, and refuse to obey manifestly illegal orders," Segev writes.»

    Segev acknowledges that among them were opportunists and sadists, as well as emotionless men who behaved like “robots.” However, his bottom line was different. “They were political animals who identified with the method,” he asserts.

    Segev’s 1993 book “The Seventh Million: The Israelis and the Holocaust” begins with a searing prologue titled “Ka-Tzetnik’s Trip.” One of the major scoops in Segev’s career (which he originally reported in Koteret Rashit), it describes the LSD treatment Auschwitz survivor and author Yehiel De-Nur, who wrote under the pseudonym Ka-Tzetnik, underwent after the Holocaust.

    “He was disturbed,” Segev recalls. “It’s sad to say, but that’s simply how it was. One day he suddenly said to me: ’There were six million. Six million, they were. Where are the millions? Not even one remains.’ I said yes – and then it turned out that he was referring to 6 million shekels in the bank that he claimed was owed him as royalties for his books.”

    In “The Seventh Million,” Segev describes the “rather long and strange conversations” the two writers conducted, in which his interlocutor “spoke from within the storm in his soul.” There were “long monologues, parts of which I did not completely understand and parts of which terrified me – memories of Auschwitz atrocities combined with mystical, apocalyptic visions.”

    The encounter between Israelis and the Holocaust, Segev observes, has followed two main axes. One progressed from national insularity and xenophobia to universal, humanistic openness, while the other moved between Israeli identity and Jewish identity. The more the Holocaust receded, the more its presence deepened and evolved into a personal and family trauma that determined the course of life of Israelis, their emotional makeup and their worldview – from which they drew elements of their identity as individuals and as a collective, he adds. Between the great silence they imposed on themselves in the 1950s and their children’s school trips to death camps in Poland years later – the memory informed a series of fateful decisions that Israelis made between one war and the next.

    And his text, from 34 years ago, could have been written yesterday morning: “The country was isolated, set apart from its surroundings. Its religion, culture, values, and mentality were different. It lived in insecurity.” External threats and an isolationist self-image unite Israelis and envelop them in a feeling of constant anxiety – and also make it difficult for them to create a permanent form of existence, he continues. The element of temporariness is dominant in the life they lead. The assumption is that anything could happen at any moment.

    Segev found that the legacy of the Holocaust is amenable to being shaped and exploited according to different ideological and political exigencies, as he explained in “The Seventh Million”: “Again and again the students were warned that the Holocaust meant that they must stay in Israel. They were not warned that the Holocaust requires them to strengthen democracy, fight racism, defend minorities and civil rights, and refuse to obey manifestly illegal orders.”

    Like many of your topics of research, such comments remain extraordinarily relevant today, as many in the Israeli leadership and public draw comparisons between the events of October 7 and the Holocaust, and between Hamas and the Nazis.

    “[Prime Minister Benjamin] Netanyahu’s remark that they are Nazis, and the declaration that October 7 is the worst thing that’s happened to the Jewish people since the Holocaust, are very problematic. During the War of Independence, 6,000 Israelis were killed. No such number was killed in the present war. Perhaps the Holocaust, as such a central element in the Israeli identity, is now involved in a competition. It could well be that the war [in the Gaza Strip] is overshadowing the memory of the Holocaust.”

    Another one of Segev’s eye-opening books is “1949 – The First Israelis” (1986). In the course of researching the dramatic first year of the Jewish state’s existence, he uncovered Jewish Agency documents that for the first time revealed the discriminatory policies used against new immigrants from the Middle East and North Africa, while favoring newcomers from Poland. “The Jewish Agency Executive had come to the conclusion that the Polish Jews deserved a better reception than their predecessors,” Segev writes, referring to Mizrahim – Jews of Middle Eastern and North African origin – who had arrived a bit earlier.

    “’There are many respectable people among them,’ it was said, by way of explanation. To spare them the hardships of the [transit] camps, it was proposed to house them in hotels… At the same time the Jewish Agency hastened to make arrangements for their permanent housing, [partly] in houses already earmarked for immigrants from Arab countries… Members of the Executive talked openly about giving preference to the Polish immigrants, and some said they should have special privileges.”

    The documents Segev quotes speak for themselves. Eliahu Dobkin, a member of the Jewish Agency Executive and a signatory of the Declaration of Independence, is quoted as saying, “We must give this immigration [from Eastern Europe] special privileges and I am not afraid to say this,” and also: “An exceptional effort must be made to facilitate the absorption of these people.”

    Dobkin’s colleague at the agency, Yitzhak Gruenbaum, who later became Israel’s first minister of the interior, stated: “We have to hurry so we’re not caught unawares and respectable people won’t have to go to the [transit] camps.” He added, “Instead of putting the Polish Jews in this situation, it would be best to do it with the Jews of Turkey and Libya. That won’t be hard for them… Will you put a doctor [from Poland] into a camp like Beit Lidd, or Pardes Hannah – how do you think he will feel, what will he think?”

    In addition, Yitzhak Rafael, who eventually served as a lawmaker and cabinet minister for the National Religious Party, observed, “The Polish Jews have been living well. For them, the camps are much harder than for the Yemenites, for whom even the conditions of the camp mean liberation… These [Polish Jews] are not like the immigrants from Yemen, whose names you can hardly figure out. When a Polish Jew gets a loan he knows he has to return it.”

    Two other books written by Segev in his distinctive style chronicle major periods in the history of the Israeli people and their state: “One Palestine, Complete: Jews and Arabs Under the British Mandate” (2000), and “1967: Israel, the War, and the Year that Transformed the Middle East” (2007). The former was written in the period of the Oslo Accords. “I was very optimistic then,” he says. “What I was asking in the book was when the last time was that Jews and Arabs lived together and how it was.”

    Yet Segev’s memory of feeling optimistic is also deceptive – reading the book’s conclusions today doesn’t leave much room for hope. He describes two competing national movements whose identities were forged in Palestine and which moved inexorably toward a confrontation. Thus, from 1917 on there were only two possibilities: Either the Arabs would defeat the Zionists, or the Zionists would defeat the Arabs. War between them was inevitable. Some members of the British administration identified with the Arabs, some with the Jews. Others were repelled by both sides. “I dislike them all equally,” one Mandatory official is quoted as saying.

    Segev’s “1967,” which dealt with the Six-Day War and its aftermath, made headlines in the wake of a peculiar decision by the military censorship. The local publisher, Keter Books, was ordered to recall every copy of the book and to use whiteout to cover the half line that mentioned the words “unconventional weapons.” Once more Segev had uncovered acts of folly backed up by archival documentation. Journalist and author Amos Elon took note of this vividly in a review of the book published in Haaretz on July 22, 2005.

    “Today we know that Israel’s triumph in 1967 was a Pyrrhic victory. Tom Segev’s ’1967’ makes that more clear than anything written on the subject,” Elon wrote. “Segev documents this historic tragedy brilliantly, authoritatively, as no one has before. For the first time, Israel had enough territory to trade for peace, but it passed up an opportunity to sign a treaty with Jordan just a few months after the war… [T]here was no leadership. It was not so much a dearth of ’great leaders’… but of enlightened leadership with a sense of history and an appreciation of what is liable to happen to a country that expands beyond its natural proportions, especially demographically… In consequence, the Six-Day War only led to another war, even more terrible, with an ever greater toll in human life. Tom Segev documents this historic tragedy.”

    The debate over the outcome of that war still occupies us, at a remove of 58 years.

    “The biggest mistake of Zionism is that, on the seventh day [of that war] we didn’t return to the Arabs everything we had – including East Jerusalem. None of that is of any interest to us. We should have returned those territories even without peace, just as Ben-Gurion decided not to conquer certain territories in the War of Independence. We got stuck with them.”

    In his short 2002 book “Elvis in Jerusalem: Post-Zionism and the Americanization of Israel,” Segev pondered the question of whether Zionism had concluded its historic role. He also wrote dazzling biographies of the Nazi hunter Simon Wiesenthal and of David Ben-Gurion. The latter is revealed to have been not only a larger-than-life national leader but also a man of flesh and blood, with anxieties, bouts of depression, a tendency to escape from reality, and as someone who serially cheated on his wife.

    Meticulous archival research combined with the ability to tell a story and to be incisive, detached and unconventional have made Segev one of Israel’s most highly esteemed historians overseas. By contrast, his detractors have labeled him a “post-Zionist” and “accused” him of being part of the group of “New Historians” who have researched the Arab-Jewish conflict in a highly critical way. Segev does not go along with those labels.

    “People have also said I am anti-Zionist, but I am not an ideologue and not a philosopher, and I don’t think in terms of ideologies,” he says. “It was said that I want to shatter myths. But that’s not true, either. I was not part of the ’New Historians’ but rather of the ’First Historians.’ With respect to the state’s establishment there was no history here – just mythology and a great deal of indoctrination. In the 1980s we opened documents in the archives and said, ’Wow, this isn’t what we were taught in school.’”

    « The biggest mistake of Zionism is that, on the seventh day [of that war] we didn’t return to the Arabs everything we had – including East Jerusalem. None of that is of any interest to us. We should have returned those territories even without peace.»
    Tom Segev

    About what, for example?

    “About the expulsion of the Arabs and the attitude toward the Mizrahim, for example. The Zionists always acted out of a profound feeling that they are right and always wanted to present a Zionism that was prettier than what was really the case.”

    Who else criticized you?

    “My harshest critics are history professors. Often they don’t know how to write or they hate writing, and their books aren’t intended for the public at large.”

    This interview is taking place at a dramatic time in the state’s history. The war, which started after the October 7 massacre perpetrated by Hamas, is being renewed, along with the regime coup. Historically, this is not the best period to be living here.

    “Gradually I have reached the conclusion that the conflict has no solution, because it doesn’t deal with rational matters. It’s not a question of borders and of the partition of the country. It’s about two national identities that are confronting each other. Each of the two peoples defines its identity through the whole land, so every compromise requires that we forgo part of our identity. I don’t see how it’s possible to solve this problem. I contemplate a period in which this conflict will be viewed as something historical, which somehow disappeared and found its solution. But in the present situation that can’t be. Something terribly dramatic needs to happen so that people will start to think anew.”

    In your 2019 biography of Ben-Gurion, “A State at Any Cost,” I read the following quote by him: "Everyone sees the difficulty of relations between Jews and Arabs, but not everyone sees that there is no solution to that question… We want Palestine to be ours as a nation. The Arabs want it to be theirs – as a nation. I don’t know what Arab would agree to Palestine belonging to the Jews."

    “At the age of 80 I’m starting to think that maybe it wasn’t right from the outset, the whole Zionist thing. Most Israelis are refugees or the offspring of refugees. Not Zionists, but refugees. So you’ll say, ’Well, that justifies Zionism, because this was a land they were able to come to.’ But we need to remember that the majority of the Holocaust survivors did not come to live in Israel and that the majority of Jews in the world are not coming to Israel. They can, but they don’t want to live in this country. So Zionism is not such a great success story. It also doesn’t provide security to Jews. It’s safer for Jews to live outside Israel.”

    You won’t be able to write Netanyahu’s biography – the documents relevant to his period will be declassified, if at all, only decades down the line.

    “If I were to write in the future about the history of this period, I would start with one of the state’s great mistakes: Netanyahu’s trial. It’s causing us terrible, and unjustified, damage. I am following the trial and my hair is not standing on end – and not because I don’t have hair. Because of this trial, [Itamar] Ben-Gvir and [Bezalel] Smotrich joined the government, and all kinds of snakes started coming out of their lairs. It was a major mistake to put Netanyahu on trial. Certainly in the matter of his relationships with the media. There is no breach of trust on his part; the person who committed a breach of trust is the publisher who sold his newspaper to a politician.”

    Other historians will offer contradictory views. But how will history remember Bibi in relation to October 7, in your view?

    “Netanyahu pursued a wrong conception about Hamas [i.e., by strengthening the organization and transferring Qatari money to it]. But that’s understandable, because in the Zionist movement’s relations with the Arabs someone was always bribed. The problem is that the Arabs always take the bribe and never deliver the goods.”

    « We need to remember that the majority of the Holocaust survivors did not come to live in Israel and that the majority of Jews in the world are not coming to Israel. Zionism is not such a great success story. It also doesn’t provide security to Jews. It’s safer for Jews to live outside Israel.»
    Tom Segev

    From the Bible to the 21st century

    Before readers get the idea that Segev is in any way a supporter of the government, he adds a grim comment: “Like everyone, I am shocked by October 7 and by the [issue of] the hostages. But since the war began, I have experienced a very uncomfortable feeling of guilt, which I don’t know how to cope with. Guilt for tens of thousands of people who were killed, half of them civilians, and among them 10,000 children,” he says, referring to the Palestinians killed in the Strip. “The massacre that Hamas perpetrated against us does not justify a spree of revenge like this, and we don’t have the slightest clue of where it’s supposed to lead.”

    Just after the war broke out, you invoked the term "second Nakba."

    “Meanwhile, everyone is talking now about a second Nakba. It’s possible that Netanyahu sees an opportunity here to foment a large-scale expulsion of Arabs from Gaza, and then to go before the cameras and say, ’Since Ben-Gurion’s time, no one has done more for Zionism than I have.’ I was astonished to see the joy with which Israel accepted [U.S. President Donald] Trump’s idea, to the point where today it’s already acceptable to say that the Arabs have to be expelled.”

    Are you worried?

    “I am deeply concerned for my grandchildren. I don’t know where in the world they will find their happiness.”

    Mention of grandchildren brings Segev to another personal anecdote. “I owe my son, Itay, to Haaretz,” he says. In 1991, Segev was sent by the paper to Ethiopia to cover the preparations for Operation Solomon, during which Ethiopian Jews were flown to Israel. An astounding sight awaited him when he arrived at the Israeli Embassy in Addis Ababa, he reported: “Thousands of people, among them biblical figures wearing white robes, were sitting along the road leading to the building and expecting to be called in. They arrived in a sudden stream of refugeehood and messianic vision, seeking to be united with their families in Israel. Many of them will thereby catapult over 2,000 years of history, right into the 21st century.”

    One of the protagonists of the article was an 11-year-old named Itayu Abera, who had a captivating smile that caught Segev’s eye. “Itayu is a lovely boy who radiates a sort of dreamy cleverness. I got to know him a little bit. He likes to play soccer and wants to be a teacher when he grows up,” Segev wrote. “He knows how to write his name in Hebrew and in [English]… Of Israel he knows that it’s a clean country, that there are no thieves and that it has a big city called Kiryat Ata. That’s where his relatives live. His impression is that he will get along well with the children in Israel. He knows a little karate and also how to juggle, like an acrobat.”

    Segev decided he would stay in touch with the boy and do a series of articles on his integration into Israeli society. “I wanted to document how an Ethiopian child becomes an Israeli,” he says. In 1996, he reported: “Itayu is an intelligent youth. He has a subtle sense of humor. Five years after his arrival, straight out of the age of the Bible, he has a personal computer… Whenever possible, he has a Walkman plugged into his ears.” That same year, Segev accompanied the teenager on a “family roots” trip to the village in Ethiopia where he was born, recording his impressions in a monumental article in Haaretz, entitled “Back to the Fig Tree.” "It was a dramatic and emotional journey," Segev recalls.

    The ties between the two grew closer. “I was 50 at the time and had no children of my own. When we came back, we knew we were father and son. We simply knew it. It’s not registered anywhere. It’s not a real adoption, but it was like that emotionally and it’s been like that ever since,” Segev says. Itayu became Itay, he today works as an electrical engineer at Israel Aerospace Industries. He also has his own family. “When I want to bug him I tell him that he’s a Zionist cliché,” Segev adds.

    Do you go to demonstrations these days?

    "I found myself at a demonstration on Azza Street, near the grocery store where I shop. And it occurred to me that 200,000 people – that’s what there is. The nation is not divided and not torn. There is no parity between [the numbers of] supporters and opponents of the regime coup. The nation supports Netanyahu. Who doesn’t support him? The 200,000 people who are defending their status as an obsolete elite.

    “There won’t be a civil war,” he continues, “because the demonstrators will not bring about a war and the other side in any case constitutes the majority. And as far as that goes, Israeli democracy was never real. For 20 years all the Arabs [in Israel] were under martial law, and then came the Six-Day War, and thereafter the entire population there [in the territories] was under that form of regime.”

    But even so, the country is in turmoil.

    “As for the [judicial] reform: What’s done today can be undone tomorrow. We have endured extremely difficult periods of crises in Israel. Not only wars and austerity. Also [political and/or security-related debacles including] the Lavon Affair and the Bus 300 affair, and Sabra and Chatila, commissions of inquiry. Each time it seems to us that everything is crumbling, but somehow life goes back to being a lot less fraught afterward.”

    Still, Segev admits during our conversation that he was mistaken in the past in his attempts to predict the future or assess the present. “Immediately after the Six-Day War I went on a tour with Matityahu Drobles, head of the Jewish Agency’s settlement division. He showed us a map with the plan of settlements. I wrote afterward that he was fantasizing and that it could never happen. Since then I’ve understood that it’s best to write only what happened and not to offer forecasts, because I always get them wrong.”

    What other things did you get wrong?

    "Abba Kovner, who went to Europe after the Holocaust to poison six million Germans as part of Nakam [a group of survivors seeking revenge against Nazis], said he received poison from Chaim Weizmann. I thought that was a great story, but I couldn’t find any mention of the fact that Weizmann was even in the same country as Kovner, and I assumed that it was impossible that he had supplied it to him.

    “Years later, [historian] Dina Porat discovered that Kovner had received the poison from Ephraim Katzir [a leading scientist in the institute founded by and in the name of Weizmann, later Israel’s president]. How narrow-minded and square I was.”

  • Au procès des financements libyens, Djouhri et Takieddine sur la sellette | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210125/au-proces-des-financements-libyens-djouhri-et-takieddine-sur-la-sellette

    Alignés devant lui sur leurs chaises, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Claude Guéant se tiennent pensivement le visage ou les mains, tétanisés. Le déluge de gentillesse que déverse Alexandre Djouhri sur eux n’est pas simple à assumer. Les 59 visites de ce dernier à l’Élysée, non plus.

    [...]

    « Les services de renseignement se sont intéressés à vous..., relance la présidente Nathalie Gavarino.

    -- C’est normal ! Quand ils voient que vous êtes dans tel ou tel pays, ils vous approchent tout le temps. Ils vous demandent la température du pays... Moi, je suis un globe-trotter, j’ai été grand-père quatre fois. Je vais pas dire halte au bonheur. À l’attaque ! (Rires dans la salle.)

    -- M. Bousquet de Florian [l’ancien patron du renseignement intérieur – ndlr] a dit qu’il fallait se méfier des intermédiaires.

    -- Je réfute ce mot d’intermédiaire. J’ai toujours monté mes propres affaires. Je n’ai jamais été intermédiaire. Bousquet de Florian, je ne le connais pas. Il fait partie d’un lobby qui s’est opposé à moi. Il fait partie de ce lobby qui a voulu me mettre en état de mort civile. Je suis français ! Quand j’étais en prison à Londres, j’étais attaché par une chaîne de trois mètres, à poil. On m’a baladé à poil pendant six mois, avec six flics !

    -- M. Djouhri...

    -- Ils vous écartent le cul... Ils vous font lever la couille droite, et la couille gauche...

    -- M. Djouhri, il y a des éléments sur tout cela dans le dossier... »

    Le visage de Nicolas Sarkozy et de ses co-prévenus s’est figé un peu plus.

    [...]

    « C’est un faux repenti [Takieddine – ndlr], ce gars n’a aucune crédibilité, il faut être clair, lâche-t-il.

    -- Il dit que c’est vous qui avez commandité son agression sur l’île Moustique [victime d’un accident en 2004, Ziad Takieddine a soupçonné une agression – ndlr]...

    -- C’est Mick Jagger, lui ! Quel contentieux je peux avoir avec lui ? Je vous donne ma parole d’honneur que ce que je vous dis c’est la vérité. »

    [...]

    « Quand je suis rentré [à Paris – ndlr] j’ai regardé de façon plus précise sa situation judiciaire, déclare Claude Guéant. Il n’y avait qu’une seule voie, c’était de se présenter aux juges. Je me suis informé et c’est tout. Il n’y a pas eu la moindre intervention ou démarche auprès des autorités judiciaires. Il était hors de question que M. Senoussi soit traité en dehors du droit.

    -- Pourquoi vous vous renseignez ?, réagit Me Laure Heinich, avocate des parties civiles.

    -- Mon souhait, c’était d’en savoir un peu plus.

    -- Pour réduire à néant la décision de la cour d’appel de Paris ?

    -- Mon souci, c’était de m’informer, c’est tout.

    -- Vous vous considériez comme l’avocat de M. Senoussi ?

    -- Je souhaitais savoir comment les choses se présentaient.

    -- Vous demandez à qui ?

    -- Dans mon entourage... »

    #Croustillants_échanges ! #pop_corn

    • Un ministre chez le terroriste : l’invraisemblable Brice Hortefeux au procès Sarkozy-Kadhafi | #Mediapart

      https://www.mediapart.fr/journal/france/230125/un-ministre-chez-le-terroriste-l-invraisemblable-brice-hortefeux-au-proces

      Un ministre chez le terroriste : l’invraisemblable Brice Hortefeux au procès #Sarkozy-Kadhafi
      Brice Hortefeux a souffert à la barre du tribunal de Paris pour tenter d’offrir une explication rationnelle à sa rencontre secrète, en décembre 2005, avec le numéro deux du régime Kadhafi, #Abdallah_Senoussi, un terroriste condamné. Et un #corrupteur présumé, d’après l’accusation.

      Fabrice Arfi

      23 janvier 2025 à 07h52

      BriceBrice Hortefeux a raconté, mercredi 22 janvier, au tribunal de Paris qui le juge dans l’affaire des financements libyens, une sacrée histoire. Ce proche parmi les proches de Nicolas Sarkozy – son « grand ami », comme un « frère », avait dit de lui l’ancien président de la République lors d’une précédente audience – a dû s’expliquer pendant plus de trois heures, droit comme un I, la #mèche_blonde clairsemée et le #teint passant de la #cire à la #tomate, sur un obscur voyage qu’il a effectué en Libye, le 21 décembre 2005, en tant que ministre délégué aux collectivités territoriales françaises.

      Les dessous de ce voyage, Brice Hortefeux le sait, sont des plus embarrassants. Il a rencontré secrètement, ce jour-là, dans le dos de l’ambassade de France à Tripoli, mais en compagnie de l’agent de corruption présumé Ziad Takieddine, le numéro deux du régime libyen, Abdallah Senoussi, un homme pourtant condamné à la perpétuité et recherché par la France pour avoir organisé un attentat terroriste contre l’avion de ligne #DC-10 de la compagnie #UTA (170 morts).

      S’essayant tant bien que mal aux effets oratoires de Nicolas Sarkozy, qui le regarde quasiment sans discontinuer pendant toute sa déposition avec affection ou commisération – et peut-être un peu des deux –, Brice Hortefeux a fait preuve d’un aplomb déconcertant. L’audience a toutefois paru tourner au calvaire pour lui à mesure que les questions de la présidente, Nathalie Gavarino, des procureurs du PNF puis des avocat·es des parties civiles, se sont infiltrées dans les plis de son histoire ; il faut bien le dire, à dormir debout.

      Rien dans son récit n’a paru partir du bon pied. « Je n’étais pas demandeur de ce voyage [en Libye] », a d’abord dit Brice Hortefeux. Premier souci : des télégrammes diplomatiques exhumés durant l’enquête indiquent qu’il s’agissait pourtant d’une volonté française.

      Il a ajouté qu’il n’y avait, pour lui, « pas d’urgence » à se rendre là-bas, dans la foulée d’une visite de Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, début octobre 2005. Deuxième souci : d’autres télégrammes diplomatiques suggèrent le contraire.

      Le sparadrap Takieddine 
      Brice Hortefeux est ensuite formel : Ziad Takieddine n’a joué « aucun rôle » dans l’organisation du déplacement. Troisième souci : le #PNF a fait converger plusieurs éléments matériels du dossier (des notes issues des archives numériques de Takieddine, des rendez-vous avec Hortefeux, des lettres échangées officiellement entre le cabinet Sarkozy et le régime libyen, etc.) qui « confirment le rôle de go-between de Takieddine » entre la France de Sarkozy et la Libye de Kadhafi.

      Takieddine, dont tous les prévenus veulent aujourd’hui se décoller à tout prix, est même au courant, avant l’ambassade de France, de certains changements d’emploi du temps du ministre délégué. « Ce n’est pas moi qui l’informais », peste Hortefeux, qui, confronté aux éléments, ne peut néanmoins les démentir tout à fait. Alors il les minimise, comme il avait tenté de minimiser précédemment sa grande proximité avec l’#intermédiaire.

      « Je n’étais qu’une touche en plus sur la palette d’une Libye souhaitant se rebâtir un mur de respectabilité », assure Hortefeux, qui trouve que l’on donne quand même beaucoup d’importance à son voyage.

      Pour certains, ce voyage n’avait surtout « pas grand sens ». Ce sont les mots utilisés par l’ambassadeur de France en Libye à l’époque, Jean-Luc Sibiude, qui a témoigné au procès il y a quelques jours. Un ancien attaché de sécurité intérieure à Tripoli, le commissaire de police Jean-Guy Pérès, a partagé des sentiments analogues devant le tribunal.

      Conscient des doutes émis sur la nature réelle de son voyage, Brice Hortefeux a pris un ton docte à la barre, paraissant réciter une leçon apprise par cœur sur les ersatz de collectivités locales en Libye, donnant des dates, noyant l’assistance d’acronymes, et s’essayant même à un exercice de géographie administrative comparée entre la Libye et le Maroc…

      Le #terroriste imprévu
      Et puis arrive le moment tant redouté : sa rencontre avec le terroriste Senoussi. « Je me suis retrouvé de manière totalement imprévue chez Senoussi », jure-t-il dans une première phrase, donnant le ton de ce qui va suivre.

      Brice Hortefeux va alors livrer un récit qu’il demande au tribunal de prendre pour argent comptant. « Au cours du dîner officiel [auquel il participe avec la délégation ministérielle, des représentants diplomatiques français et des responsables libyens – ndlr], un Libyen vient me voir pour me dire que je vais rencontrer une personnalité, un membre de la famille de Kadhafi. J’ai pensé que cela pouvait être Saïf al-Islam Kadhafi, le fils, qui était un peu la vitrine. »

      Et, à l’en-croire, « tout va très vite ». Il ne se renseigne pas plus. N’avertit personne de l’ambassade. Ne passe pas le moindre coup de fil, notamment au conseiller diplomatique du ministère de l’intérieur qui l’accompagne, David Martinon. Il disparaît, comme un magicien dans sa boîte, au nez et à la barbe de toutes les autorités françaises présentes au dîner, qui ne s’en inquiètent pas plus que cela au demeurant.

      Il monte alors dans la voiture des Libyens, sans savoir où il se rend, escorté par des policiers locaux. « C’est là que j’ai fait le rapprochement [avec l’attentat] », assure-t-il, sans expliquer précisément comment ni pourquoi il parvient à cette déduction. En attendant, il faut prendre la mesure de la scène décrite : on n’est pas loin du rapt d’un ministre par une puissance étrangère…

      Non, je n’en ai pas parlé à Nicolas Sarkozy.

      Brice Hortefeux sur sa rencontre secrète avec Senoussi
      Brice Hortefeux croit tout de même se souvenir que son officier de sécurité est avec lui. Mais celui-ci a dit le contraire durant l’enquête : « J’accompagnais M. Hortefeux dans tous ses déplacements, jamais je ne l’ai accompagné à une quelconque réunion ou rendez-vous de ce type. Il est bien évident, compte tenu de la nationalité que vous évoquez, que si tel avait été le cas je m’en souviendrais. Compte tenu de la personnalité de M. Hortefeux qui est quelqu’un d’assez craintif, je ne l’imagine absolument pas assister à un rendez-vous de la sorte sans je ne sois présent. »

      Confronté à ce démenti, le prévenu choisit la méthode Coué devant le tribunal, au risque de l’absurde : « C’est une confirmation de ce que je dis, Madame la présidente ! », s’exclame-t-il, avant d’ajouter dans une antiphrase : « Je ne vois pas pourquoi j’irais raconter autre chose que la vérité. »

      « Vous n’avez pas l’idée de faire marche arrière ? », le relance la présidente Gavarino. La question est suivie d’un long silence, épais. Hortefeux y met un terme : « Je comprends très bien la question. Nous sommes en 2025… L’approche n’est pas la même. À l’époque, j’étais un jeune ministre, un simple ministre délégué, pas un proche du président de la République [Jacques Chirac – ndlr]. Je ne me sentais pas investi d’une autorité suffisante pour créer un affront. Est-ce une erreur politique et morale ? bien sûr que oui… vu d’aujourd’hui. »

      Brice Hortefeux décrit ensuite une discussion de quarante minutes, « traduction comprise », au domicile de Senoussi. C’est Takieddine qui joue les interprètes. « M. Senoussi me parle de l’immigration et des frontières. La conversation s’est limitée à cela », déclare Hortefeux, manifestement pressé d’en finir.

      Mais ce n’est pas terminé. 

      « Quand vous rentrez à l’hôtel, dans quel état d’esprit êtes-vous ? », lui demande la présidente, qui essaie de s’inscrire dans la logique des mots du prévenu.

      -- J’ai compris que j’ai été piégé, répond Hortefeux.

      -- Vous avez été sidéré ?, poursuit la magistrate.

      -- Stupéfait, oui, dit le lieutenant de Sarkozy.

      -- Vous en avez parlé à Nicolas Sarkozy ?

      -- Non, je n’en ai pas parlé à Nicolas Sarkozy. C’est une attitude humaine, faillible. Quand on tombe dans un piège, on ne va pas s’en vanter, on ne va pas le crier sur tous les toits. D’autant qu’il ne s’est rien passé de grave pendant cette rencontre », affirme Hortefeux, qui paraît ne pas réaliser que, même si on doit accepter comme vraisemblable sa version, la rencontre d’un terroriste recherché par la France avec un ministre français est en soi un scandale.

      La #glissade
      Comment Brice Hortefeux réagit-il auprès de Takieddine pour lui signifier son mécontentement après le « piège », le « guet-apens » qui lui aurait été tendu par l’intermédiaire ? Il ne réagit pas, explique-t-il à la barre. Il n’appelle pas l’intermédiaire. Il ne lui dit juste… rien. Pas plus qu’il n’alerte l’ambassade après-coup.

      Un premier procureur du PNF s’accroche avec Hortefeux : « Je me demande si vous croyez vous-même à ce que vous dites. » Puis un second, patiemment, essaie de comprendre la logique du raisonnement du prévenu. Sans succès. À chaque invraisemblance ou contradiction relevée, Brice Hortefeux se mue en robot qui répète les mêmes éléments de langage à l’envi : « Je suis ici pour un supposé financement libyen et il n’y a pas eu de financement ! »

      « Est-ce que ce n’était pas un rendez-vous prévu, tout simplement ? », lâche finalement le procureur. Brice Hortefeux, de marbre : « Non, parce que si c’était prévu, je n’y serais pas allé. »

      La question était depuis belle lurette sur toutes les lèvres. Et pour cause : la « mésaventure » de Brice Hortefeux en Libye est tout sauf une nouveauté. Trois mois plus tôt, le directeur de cabinet de Sarkozy, #Claude_Guéant, avait lui aussi rencontré secrètement à Tripoli Senoussi, en la seule présence de Takieddine. Et lui aussi plaide aujourd’hui le « piège ». Et lui non plus n’en a pas parlé à Sarkozy après-coup. Comme il n’a pas définitivement coupé les ponts avec le machiavélique Takieddine.

      Voilà donc deux sommités françaises qui se retrouvent, à trois mois d’intervalle, au contact d’un terroriste condamné et recherché, et qui n’y trouvent strictement rien à redire. Il ne fait décidément pas bon être #sarkozyste en Libye. 

      « Est-ce que vous n’essayez pas de vous faire passer pour plus… naïf que vous ne l’êtes ? », demande à Hortefeux l’avocate de l’association #Anticor, Claire Josserand-Schmidt. « Candide, oui, pas #naïf », corrige le prévenu.

      « Ce moment, votre rencontre avec Senoussi, est une bascule », tente de solenniser l’avocate. Après Guéant la semaine dernière, c’est en effet un deuxième domino du jeu sarkozyste qui est sérieusement ébranlé au procès des financements libyens.

      Car si les deux rencontres avec l’infréquentable Senoussi n’étaient pas des pièges mais bien un rendez-vous secret, organisé, comme semble le penser l’accusation, que couvre le mensonge commun des deux plus proches collaborateurs de Sarkozy ?

      La réponse est peut-être à trouver dans les éléments du dossier d’instruction, sur lesquels le tribunal reviendra lors d’audiences ultérieures.

      La spontanéité, cinq ans après, en réponse à une question d’un journaliste, c’est long…

      Claire Josserand-Schmidt, avocate d’Anticor
      D’une part, Senoussi et Takieddine ont affirmé durant l’enquête que ces réunions étaient liées à des discussions sur le débouclage d’un financement occulte dans la perspective de la campagne présidentielle de Nicolas #Sarkozy. D’autre part, le voyage de Hortefeux en #Libye a, de fait, précédé de quelques jours le versement par le régime #Kadhafi de fonds, dont une partie s’est retrouvée sur un compte secret aux #Bahamas d’un proche de l’ancien président, #Thierry_Gaubert. Qui est aussi un intime de Brice Hortefeux. Et de #Takieddine.

      Dans les derniers instants de son audition, Brice Hortefeux essaye d’abattre sa dernière carte : « Je n’ai rien à cacher puisque c’est moi qui ai révélé spontanément ce rendez-vous avec Senoussi ! »

      C’est inexact, lui a rappelé #Claire_Josserand-Schmidt. Brice Hortefeux a parlé pour la première fois publiquement de ce rendez-vous à la suite d’un appel de Mediapart, le 27 avril 2012, à la veille de la révélation d’une note libyenne faisant état d’une réunion entre lui et… Abdallah Senoussi (à une autre date que le 21 décembre 2005). « J’ai répondu spontanément à la question d’un journaliste », se reprend Hortefeux, qui ne craint pas les acrobaties langagières. « La spontanéité, cinq ans après, en réponse à une question d’un journaliste, c’est long… », commente l’avocate.

      « De toute façon, cette réunion [avec #Senoussi] n’a eu aucune conséquence. Il ne s’est rien passé », a martelé #Hortefeux. Il termine sa journée comme un athlète fatigué qui a tenté l’escalade d’un mur de verre, mais sans prise. Inéluctablement, il glisse.

      Le procès se poursuit jeudi 23 janvier. 

      #Fabric_Arfi

    • Saïf al-Islam Kadhafi sort de son silence et réitère ses accusations contre Nicolas Sarkozy
      https://rfi.my/BL4f

      ► Pourquoi et comment Saïf al-Islam Kadhafi a répondu à RFI par écrit ? Saïf al-Islam Kadhafi a répondu à nos questions et nos demandes de précisions par écrit, au travers d’une personne de confiance de son entourage. Il n’a pas voulu utiliser directement de ligne téléphonique internationale qui permettrait de le localiser. Son entourage affirme qu’il a très peu confiance dans les médias. Après plusieurs demandes de RFI, il a finalement accepté de s’exprimer dans le contexte de l’ouverture du procès. RFI a pu vérifier son identité. C’est la première fois depuis 2011 qu’il s’exprime dans un média sur l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007

      repris par France24 https://f24.my/AtA2

  • #Attentat en #Allemagne : le responsable est un islamophobe lié à l’#extrême_droite

    Scène d’horreur à #Magdebourg, dans l’Est de l’Allemagne, vendredi 20 décembre. Un attentat à la voiture bélier vise le #marché_de_Noël. Sur les images de surveillance, on voit un SUV noir foncer dans la foule, entre les chalets de Noël, faisant des zigzag pour percuter le maximum de personnes. Le bilan provisoire parle d’au moins 5 morts et 200 personnes blessées, dont un jeune enfant. L’auteur de cette tuerie a été arrêté par la police peu après.

    Avant même de connaître les détails, et alors que de nombreux blessés sont entre la vie et la mort, l’extrême droite s’est ruée sur l’événement. Jordan Bardella s’est empressé de dénoncer un « attentat islamiste » contre la « civilisation » chrétienne. Sauf que l’auteur de cet attentat est un militant islamophobe lié à l’#AfD, l’extrême droite néo-nazie allemande.

    L’homme arrêté hier soir se nomme Taleb A., il est âgé de 50 ans, est médecin en psychiatrie, vit en Allemagne depuis 2006, et il est originaire d’Arabie Saoudite.

    Son obsession, c’est le rejet de l’Islam. Ancien musulman devenu athée, il a fait du combat contre la religion musulmane sa raison d’exister. En 2016, il fonde un site pour aider les ex-musulmans à fuir les pays du Golfe. Rien d’inquiétant jusqu’ici. Ensuite il semble basculer.

    Sur internet, il se met à dénoncer avec virulence l’accueil de réfugiés par l’Allemagne : il accuse le pays de chercher à « islamiser » l’Europe. Sa biographie sur Twitter indique : « L’Allemagne poursuit les demandeuses d’asile saoudiennes, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Allemagne, pour détruire leur vie. L’Allemagne veut islamiser l’Europe ».

    Sur ce compte, Taleb A. soutient l’AfD, le parti néo-nazi allemand en pleine ascension, dont certaines affiches et mots d’ordre évoquent ouvertement le Troisième Reich. Il partage le contenu de l’identitaire autrichien #Martin_Sellner, obsédé par le #grand_remplacement et qui a préparé un plan pour déporter plusieurs millions de personnes considérées comme non intégrées à l’Allemagne. La révélation de ce plan avait provoqué des manifestations anti-racistes massives en janvier 2024 dans toute l’Allemagne.

    Taleb A. relaie aussi #Tommy_Robinson, figure de l’extrême droite anglaise, et exprime son soutien à #Elon_Musk. Il poste lui-même des vidéos et visuels d’extrême droite. Selon le journal allemand Der Spiegel, plusieurs responsables connus de l’AfD et de son organisation de jeunesse « Junge Alternative » suivaient d’ailleurs son compte.

    Taleb A. écrivait sur Twitter qu’il envisageait un projet avec l’AfD : une académie pour les ex-musulmans. Lorsqu’un autre utilisateur lui a demandé pourquoi il envisageait de faire cela avec l’AfD, il a répondu : « Qui d’autre combat l’islam en Allemagne ? »

    Quelques jours avant son attentat, Taleb A. donnait une interview à la fondation #RAIR, un groupe Étasunien d’extrême droite qui dit vouloir « reprendre notre République au réseau d’individus et d’organisations qui font la guerre aux Américains, à notre constitution, à nos frontières et à nos valeurs judéo-chrétiennes ».

    Lors de cet entretien, Taleb A. accuse l’Allemagne de favoriser les islamistes par rapport aux demandeurs d’asile apostats, et d’expulser les ex-musulmans vers l’Arabie saoudite pour qu’ils y soient exécutés », et dit lui-même être persécuté.

    Le Saoudien exprimait déjà, en décembre 2023, son intention de se venger : « Je vous assure à 100% que la #vengeance viendra bientôt. Même si cela me coûte la vie. Je ferai payer à la nation allemande le prix des crimes commis par son gouvernement contre les #réfugiés_saoudiens ».

    Un saoudien, athée, proche de l’extrême droite allemande et fan de Musk a donc commis un attentat sur un marché de Noël, c’est ubuesque. Au-delà des récupérations, cet acte pose de nouveau la question des motivations sous-jacentes des actes qualifiés de terroristes, dans une société où le rapport à la réalité s’estompe, les repères sont démolis, les liens sociaux abimés, et où les pathologies mentales explosent sans être correctement prises en charge. En particulier chez les personnes réfugiées, sans cesse précarisées et déshumanisées.

    https://contre-attaque.net/2024/12/21/attentat-en-allemagne-le-responsable-est-un-islamophobe-lie-a-lextre
    #islamophobie #terrorisme
    ping @karine4

  • Carnet de citations : Société N°42
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/12/21/carnet-de-citations-societe-n42

    La révolution n’est donc pas seulement rendue nécessaire parce qu’elle est le seul moyen de renverser la classe dominante, elle l’est également parce que seule une révolution permettra à la classe qui renverse l’autre de balayer toute la pourriture du vieux système qui lui colle après et de devenir apte à fonder la société sur […] L’article Carnet de citations : Société N°42 est apparu en premier sur Atelier d’Écologie Sociale et Communalisme.

    #Regards_sur_notre_monde #Bourlier #Freddy_Gomez #Jappe #Karl_Marx #Mario_Tronti #Michel_Surya #Natanaële_Chatelain #Tomjo #William_Morris

  • ‘Italian’ purees in UK supermarkets likely to contain Chinese forced-labour tomatoes

    “Italian” tomato purees sold by several UK supermarkets appear to contain tomatoes grown and picked in China using forced labour, the BBC has found.

    Some have “Italian” in their name such as Tesco’s “Italian Tomato Purée”. Others have “Italian” in their description, such as Asda’s double concentrate which says it contains “Puréed Italian grown tomatoes” - and Waitrose’s “Essential Tomato Purée”, describing itself as “Italian tomato puree”.

    A total of 17 products, most of them own-brands sold in UK and German retailers, are likely to contain Chinese tomatoes - testing commissioned by the BBC World Service shows.

    Most Chinese tomatoes come from the Xinjiang region, where their production is linked to forced labour by Uyghur and other largely Muslim minorities. The UN accuses the Chinese state - which views these minorities as a security risk - of torture and abuse. China denies it forces people to work in the tomato industry and says workers’ rights are protected by law. It says the UN report is based on “disinformation and lies”.

    All the supermarkets whose products we tested dispute our findings.

    China grows about a third of the world’s tomatoes. The north-western region of Xinjiang has the perfect climate for growing the fruit.

    It is also where China began a programme of mass detentions in 2017. Human rights groups allege more than a million Uyghurs have been detained in hundreds of facilities, which China has termed “re-education camps”.

    The BBC has spoken to 14 people who say they endured or witnessed forced labour in Xinjiang’s tomato fields over the past 16 years. “[The prison authorities] told us the tomatoes would be exported overseas,” Ahmed (not his real name) said, adding that if the workers did not meet the quotas - as much as 650kg a day - they would be shocked with electric prods.

    Mamutjan, a Uyghur teacher who was imprisoned in 2015 for an irregularity in his travel documentation, says he was beaten for failing to meet the high tomato quotas expected of him.

    “In a dark prison cell, there were chains hanging from the ceiling. They hung me up there and said ‘Why can’t you finish the job?’ They beat my buttocks really hard, hit me in the ribs. I still have marks.”

    It is hard to verify these accounts, but they are consistent, and echo evidence in a 2022 UN report which reported torture and forced labour in detention centres in Xinjiang.

    By piecing together shipping data from around the world, the BBC discovered how most Xinjiang tomatoes are transported into Europe - by train through Kazakhstan, Azerbaijan and into Georgia, from where they are shipped onwards to Italy.

    One company name repeatedly appeared as a recipient in the data. This was Antonio Petti, part of a group of major tomato-processing firms in Italy. It received more than 36 million kg of tomato paste from the company Xinjiang Guannong and its subsidiaries between 2020 and 2023, the data showed.

    The Petti group produces tomato goods under its own name, but also supplies others to supermarkets across Europe who sell them as their own branded products.

    Our investigation tested 64 different tomato purees sold in the UK, Germany and the US - comparing them in a lab to samples from China and Italy. They included top Italian brands and supermarket own-brands, and many were produced by Petti.

    We asked Source Certain, a world-renowned origin verification firm based in Australia, to investigate whether the origin claims on the purees’ labels were accurate. The company began by building what its CEO Cameron Scadding calls a “fingerprint” which is unique to a country of origin - analysing the trace elements which the tomatoes absorb from local water and rocks.

    “The first objective for us was to establish what the underlying trace element profile would look like for China, and [what] a likely profile would look like for Italy. We found they were very distinct,” he said.

    Source Certain then compared those country profiles with the 64 tomato purees we wanted to test - the majority of which claimed to contain Italian tomatoes or gave the impression they did - and a few which did not make any origin claim.

    The lab results suggested many of these products did indeed contain Italian tomatoes - including all those sold in the US, top Italian brands including Mutti and Napolina, and some German and UK supermarket own-brands, including those sold by Sainsbury’s and Marks & Spencer.

    But 17 appeared to contain Chinese tomatoes, 10 of which are made by Petti - the Italian company we found listed repeatedly in international shipping records.

    Of those 10 made by Petti, these were for sale in UK supermarkets at the time of testing from April-August 2024:

    These were for sale in German supermarkets, during our testing period:

    In response, all the supermarkets said they took these allegations very seriously and have carried out internal investigations which found no evidence of Chinese tomatoes. Many have also disputed the testing methodology used by our experts. Tesco suspended supply and Rewe immediately withdrew the products. Waitrose, Morrisons, Edeka and Rewe said they had run their own tests, and that the results contradicted ours and did not show the presence of Chinese tomatoes in the products.

    But one major retailer has admitted to using Chinese tomatoes. Lidl told us they were in another version of its Baresa Tomatenmark - made by the Italian supplier Giaguaro - sold in Germany last year “for a short time” because of supply problems and that they are investigating this. Giaguaro said all its suppliers respected workers’ rights and it is currently not using Chinese tomatoes in Lidl products. The BBC understands the tomatoes were supplied by the Xinjiang company Cofco Tunhe, which the US sanctioned in December last year for forced labour.

    In 2021, one of the Petti group’s factories was raided by the Italian military police on suspicion of fraud - it was reported by the Italian press that Chinese and other foreign tomatoes were passed off as Italian.

    But a year after the raid, the case was settled out of court. Petti denied the allegations about Chinese tomatoes and the issue was dropped.

    As part of our investigation into Petti, a BBC undercover reporter posed as a businessman wanting to place a large order with the firm. Invited to tour a company factory in Tuscany by Pasquale Petti, the General Manager of Italian Food, part of the Petti group, our reporter asked him if Petti used Chinese tomatoes.

    “Yes… In Europe no-one wants Chinese tomatoes. But if for you it’s OK, we will find a way to produce the best price possible, even using Chinese tomatoes,” he said.

    The reporter’s undercover camera also captured a crucial detail - a dozen blue barrels of tomato paste lined up inside the factory. A label visible on one of them read: “Xinjiang Guannong Tomato Products Co Ltd, prod date 2023-08-20.”

    In its response to our investigation, the Petti group told us it had not bought from Xinjiang Guannong since that company was sanctioned by the US for using forced labour in 2020, but did say that it had regularly purchased tomato paste from a Chinese company called Bazhou Red Fruit.

    This firm “did not engage in forced labour”, Petti told us. However our investigation has found that Bazhou Red Fruit shares a phone number with Xinjiang Guannong, and other evidence, including shipping data analysis, suggests that Bazhou is its shell company.

    Petti added that: “In future we will not import tomato products from China and will enhance our monitoring of suppliers to ensure compliance with human and workers’ rights.”

    While the US has introduced strict legislation to ban all Xinjiang exports, Europe and the UK take a softer approach, allowing companies simply to self-regulate to ensure forced labour is not used in supply chains.

    This is now set to change in the EU, which has committed to stronger laws, says Chloe Cranston, from the NGO Anti-Slavery International. But she warns this will make it even more likely that the UK will become “a dumping ground” for forced labour products.

    Outside the UK, watch the Eye Investigations documentary Blood on the Shelves on YouTube

    “The UK Modern Slavery Act, sadly, is utterly not fit for purpose,” she says.

    A spokesperson for the UK Department for Business and Trade told us: “We are clear that no company in the UK should have forced labour in its supply chain… We keep our approach to how the UK can best tackle forced labour and environmental harms in supply chains under continual review and work internationally to enhance global labour standards.”

    The issue was brought up in the UK Parliament on Monday, where the Parliamentary Under-Secretary of State for Environment, Food and Rural Affairs (Defra) said it was “extremely concerning”.

    Baroness Hayman of Ullock told the House of Lords that the department was “looking at labelling as a way to better inform consumers”.

    Dario Dongo, journalist and food lawyer, says the findings expose a wider problem - “the true cost of food".

    “So when we see [a] low price we have to question ourselves. What is behind that? What is the true cost of this product? Who is paying for that?”

    https://www.bbc.com/news/articles/crezlw4y152o.amp

    #tomates #Chine #Ouïghour #Italie #escroquerie #industrie_agro-alimentaire #Petti #purée_de_tomates #Xinjiang #Antonio_Petti #Giaguaro #Cofco_Tunhe #Pasquale_Petti #Xinjiang_Guannong_Tomato_Products #Bazhou_Red_Fruit #Xinjiang_Guannong

    –—

    La marque de tomates italienne Petti :


    https://www.ilpomodoropetti.com/fr/presentation

    • Derrière des sauces tomates étiquetées en Italie, des produits chinois et le travail forcé des Ouïghours

      Comment des sauces et des concentrés de tomates se retrouvent-ils dans des supermarchés, en Europe, sous une étiquette italienne alors que les tomates ont été cueillies en Chine, qui plus est, par des Ouïghours ? Enquête d’un autre aspect de la mondialisation, en partant d’un documentaire de la BBC.

      Des champs de tomates rouges vifs à perte de vue dans le Xinjiang : C’est un autre aspect de la mondialisation que je vous propose d’explorer ce matin, en partant d’un documentaire remarquable de BBC Eye Investigation. Dans son enquête d’une heure, la radio télévision britannique nous emmène dans le Xinjiang, une vaste région du nord-ouest de la Chine, près du Kazakhstan, notamment. « Le Xinjiang bénéficie d’un climat idéal pour cultiver des tomates », explique BBC Eye, qui nous montre des champs de tomates à perte de vue. Leur rouge vif spectaculaire est même capté par satellite, mais c’est un univers bien plus sombre, que dévoile le média publique britannique. Bien loin des publicités du groupe Xinjiang Guannong, comme celle-ci où la société chinoise propose de rafraîchir ses connaissances sur les conserves de tomates, en montrant ses lignes de production de coulis, de concentrés, conditionnés dans des barils bleus. « Nos sites de production sont à pleine capacité, se targue un cadre : 260 000 tonnes de tomates fraîches ont été collectées et 35 000 tonnes de concentré de tomates ont été produites », montre cette publicité relayée par BBC Eye Investigation. La chaîne télévisée chinoise internationale CGTN et une journaliste de China Media Group expliquent que nombre de plats européens comme les Fish and chips, saucisses Bratwurst ne peuvent se passer ketchup et donc de tomates chinoises.

      L’enfer des Ouïghours forcés de travailler, notamment dans les champs de tomates : C’est aussi dans le Xinjiang, souligne BBC Eye Investigation que la Chine a lancé, depuis 2017, un programme de détentions massives des Ouïghours, la minorité musulmane. Ils seraient un million à être détenus, forcés de travailler dans les champs de tomates ou dans les usines agro-alimentaires. Si Pékin parle de « camps de rééducation », c’est une toute autre réalité, un enfer que décrit, à la BBC, Mamutjan, un professeur ouïghour arrêté plusieurs fois dans le Xinjiang. « J’ai été forcé à récolter des tomates pendant plus d’un mois. On devait se lever à 4h du matin. Le premier jour, on nous a demandé de ramasser 450kg de tomates et on nous a menacé si nous n’arrivions pas à atteindre cet objectif. Je n’ai pas réussi et on m’a alors roué de coups. On m’a attaché à des chaînes, suspendues au plafond d’une cellule sombre, et on me demandait ’alors, pourquoi tu n’arrives pas à finir ton travail ?’ Pendant deux heures, les coups ont plu. Je ne pouvais plus m’asseoir, plus dormir. J’étais frappé si souvent, si durement que j’en porte encore les traces ». Mamutjan vit en exil, aujourd’hui, précise BBC Eye Investigation. Ce père de famille ouïghour ignore ce qu’est devenue sa famille mais il sait que son frère est mort. Mamutjan espère, lui, pouvoir monter en haut de la Tour Eiffel : c’était le rêve de son frère, il veut le réaliser en sa mémoire. Difficile de vérifier son témoignages, précise la BBC qui a interrogé une douzaine d’anciens détenus ouïghours mais leurs récits font écho à un rapport des Nations unies de 2022 sur la torture et le travail forcé dans le Xinjiang. En Allemagne, le quotidien Bild et BR24 soulignent que la Chine est le plus grand producteur de tomates au monde. Près de 70 millions de tonnes y ont été récoltées l’an dernier. Selon le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore, l’Europe a presque doublé ses importations de concentré de tomate chinois l’an dernier.

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-mardi-03-decembre-2024-444

      #podcast #audio

  • Jaadugar, la légende de Fatima - Tome 01 | Éditions Glénat
    https://www.glenat.com/seinen/jaadugar-la-legende-de-fatima-tome-01-9782344064351
    https://www.glenat.com/sites/default/files/images/livres/couv/9782344064351-001-T.jpeg

    Deux femmes face au bouleversement de l’empire mongol
    Empire mongol, XIIIe siècle. La jeune esclave Sitara découvre ce qui sera sa seule et unique arme pour survivre : le savoir. Lorsque sa route croise celle de Töregene, la sixième épouse de l’empereur, tout bascule. Dans ce monde ravagé par les conquêtes et la guerre, parviendra-t-elle à trouver sa place ? Pourra-t-elle seulement exercer ses talents ?
    Librement adapté de la véritable histoire d’une figure influente de l’époque, Jaadugar, la légende de Fatima (Tenmaku no Jaadugar) retrace le partenariat de deux femmes qui ont bouleversé l’Empire Mongol.

    Remarquable manga autour de la conquête mongole, par la mangaka #Tomato_Soup, particulièrement bien documenté sur l’histoire et la culture mongoles
    Sitara/Fatima est une jeune esclave à Tus (ville où est né et mort Ferdowsi - de son nom complet, Abū-l-Qāsim Manṣūr ibn Ḥasan al-Ṭūṣī - et où est mort Haroun ar-Rachid - mausolée détruit lors de la campagne de Tolui, située à 30 km au nord de Machhad dans l’actuel Khorasan) dont l’existence et le rôle sont bien documentés, particulièrement par Rashid ad-Dîn.

    note : Jaadugar, explicité nulle part - ou du moins, pas encore - est un mot persan signifiant sorcière

    • Project MUSE - Women in Mongol Iran, The Khatuns, 1206-1335
      Bruno de Nicola, 2017
      https://muse.jhu.edu/book/65991

      Explores the political, economic and religious role of women in the Mongol empire This book shows the development of women’s status in the Mongol Empire from its original homeland in Mongolia up to the end of the Ilkhanate of Iran in 1335. Taking a thematic approach, the chapters show a coherent progression of this development and contextualise the evolution of the role of women in medieval Mongol society. The arrangement serves as a starting point from where to draw comparison with the status of Mongol women in the later period. Exploring patterns of continuity and transformation in the status of these women in different periods of the Mongol Empire as it expanded westwards into the Islamic world, the book offers a view on the transformation of a nomadic-shamanist society from its original homeland in Mongolia to its settlement in the mostly sedentary-Muslim Iran in the mid-13th century.

      téléchargeable - 288 pages - sur le site...

      et dont on peut lire le chapitre 2, Régentes et impératrices, en ligne ici
      https://muse.jhu.edu/pub/63/oa_monograph/chapter/2308618

      (lecture tout-à-fait déconseillée si vous comptez lire le manga car l’histoire est entièrement divulgâchée - c’est l’inconvénient de rester fidèle à l’histoire...)

    • bizaremment (ou pas…), Tomato Soup le mangaka est une mangaka dont on peut écouter une interview ici, illustrée par des pages du manga

      INTERVIEW - Tomato Soup, autrice de Jaadugar, la légende de Fatima - YouTube
      (121 vues en 10 jours)
      https://www.youtube.com/watch?v=2B7hQ5C_ggc

      Nous avons eu l’immense honneur de pouvoir échanger avec Tomato Soup, autrice de Jaadugar, la légende de Fatima.

      Vous saurez tout ce qu’il y a à savoir sur cette œuvre historique qui raconte comment l’alliance de deux femmes a bouleversé l’empire mongol du XIIIe siècle.

    • Töregene — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%B6regene

      Töregene ou Töregene Khatun (xiie siècle — 1246) est une khatan, épouse d’Ögödei, troisième fils de Gengis Khan et de son épouse principale Börte, et deuxième khan suprême des Mongols de 1227 à sa mort en 1241. De 1241 à 1246, elle assure l’interrègne menant à l’élection du prochain khagan de l’Empire mongol.

      sa belle-sœur, mère de Hulegu, bien connu en Islam…
      Sorgaqtani — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Sorgaqtani

      Sorgaqtani, Sorkhokhtani, Sorghagtani Beki, née vers 1198, morte en 1252, est une princesse Tatars, issue de la maison princière des Kéraït.

      Nièce de Toghril puis belle-fille de Gengis Khan, elle a joué un grand rôle dans l’accession au trône de ses trois fils, les Khagans Möngke et Kubilai, et Hulagu, fondateur de l’ilkhanat d’Iran.

      et cette citation :

      Si je devais voir parmi la race des femmes une autre femme comme celle-ci, je devrais dire que la race des femmes est de loin supérieure à celle des hommes.

      Bar-Hebraeus (1226-1286)
      (aka Aboul-Faradj)

  • Que peut-on institutionnaliser dans la #langue_française ?

    Le #tome_4 du #Dictionnaire_de_l'Académie française a récemment paru aux éditions Fayard, soldant la 9e édition de l’ouvrage, depuis sa première parution en 1694. L’Académie est-elle une institution apte à préserver la #vitalité de la langue française ? Est-elle un moyen de l’institutionnaliser ?

    Présentant 21 000 nouvelles entrées, ce #dictionnaire est aussi critiqué pour son retard sur les usages de la langue. Ce 4e tome actualise les entrées allant des lettres R à Z. Il solde une édition dont le premier tome a paru en 1992. Un travail sur le temps long, dont certains considèrent qu’il répond davantage à une #valeur_patrimoniale qu’aux usages et besoins quotidiens des francophones. Une édition au long court, qui, pour certains, rend obsolète la définition de certains mots avant que le dictionnaire ne soit soldé.

    Les 321 millions de francophones peuvent se tourner vers d’autres dictionnaires actualisés tous les ans et plus fournis, comme le Robert ou encore le Larousse. Sous quels critères se fabrique un dictionnaire aujourd’hui ? Comment se fabrique et évolue la langue française et ses usages ?

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/que-peut-on-institutionnaliser-dans-la-langue-francaise-7606600
    #français #langue #institutionnalisation #académie_française
    #audio #podcast