• Il “modello #Airbnb” snatura l’identità della #medina di #Marrakech

    Nella metropoli marocchina l’#overtourism sta trasformando il tessuto sociale del centro storico. Tutto è a misura di turista e gli affitti brevi fanno concorrenza sleale ai riad dei locali. Tradizioni e cultura sono a rischio. Il nostro reportage

    (#paywall)

    https://altreconomia.it/il-modello-airbnb-snatura-lidentita-della-medina-di-marrakech
    #Maroc #tourisme #over-tourism #tourisme_de_masse

  • « A Paris, la carte des logements occupés de manière intermittente recoupe étonnamment celle de la cherté au mètre carré »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/21/a-paris-la-carte-des-logements-occupes-de-maniere-intermittente-recoupe-eton

    #Paris cristallise l’ensemble des problèmes de #logement en France : rareté de l’offre, difficulté à trouver une habitation, prix et #loyers élevés, délais d’attente pour l’obtention d’un #logement_social. Ce n’est pas pour rien que, dans le classement officiel des territoires selon la tension du marché du logement, la capitale et sa petite couronne sont classées au niveau le plus élevé : la zone A bis. Pour comprendre ce qui a mené à cette situation, l’examen de quelques données de base sur la longue durée, tirées des recensements de 1968 à 2022 et rapportées par l’Insee, est riche d’enseignements.

    A priori, l’évolution du nombre de logements depuis 1968 est rassurante, puisqu’il a augmenté de près de 15 % : 1,4 million de logements en 2022, contre 1,22 million en 1968. Mais, dans le détail, les résidences principales connaissent une dynamique inverse – une baisse d’un peu plus de 25 000 logements – tandis que, symétriquement, les #logements_vacants et les #résidences_secondaires voient leur nombre grimper en flèche.
    La frontière étant poreuse entre ces deux dernières catégories, il est commode de les regrouper sous le nom de « logements intermittents ». Ils représentent aujourd’hui 9 % du parc dans la Métropole du Grand Paris (hors Paris), un chiffre proche des 8 % constatés à Londres. Dans Paris intra-muros, ils représentent près d’un logement sur cinq en 2022, contre seulement un sur vingt en 1968. Quels facteurs expliquent cette explosion ?

    L’augmentation du nombre de logements a servi en partie à satisfaire les désirs de ceux qui n’habitent pas Paris à l’année, provinciaux et étrangers désireux d’avoir un pied-à-terre dans la capitale et de profiter de ses agréments pendant une courte période. L’occupation intermittente concerne surtout les petites surfaces : près des trois quarts des logements inoccupés ne disposent que d’une ou deux pièces.

    La location meublée touristique est souvent incriminée. Elle joue un rôle, mais moins important qu’on ne le croit. Le nombre d’annonces de logements entiers disponibles en novembre 2025 sur la plateforme Airbnb ne dépasse pas 48 000 à Paris intra-muros, soit 3,4 % du nombre de logements selon une enquête de l’Atelier d’urbanisme de Paris (APUR). Même si ce nombre est sous-estimé, la location touristique ne doit pas être responsable de plus d’un tiers de l’augmentation de l’intermittence.

    L’ancienneté du logement entre en ligne de compte. Plus le logement vieillit, plus il faut entreprendre des travaux de rénovation, sans compter l’obsolescence qui déclasse les logements anciens au fur et à mesure que les normes de confort progressent. L’évolution de la réglementation constitue aussi un facteur, l’interdiction de louer des passoires thermiques en étant un bon exemple. La structure par ancienneté des logements inoccupés confirme pleinement cette hypothèse. Plus un logement est ancien, plus l’intermittence est développée ; un quart des logements construits avant 1914 sont dans ce cas, selon une autre enquête de l’APUR.

    Incitation fiscale

    Toutefois, au-delà de tous ces facteurs, la carte de l’occupation intermittente recoupe étonnamment celle de la cherté du logement au mètre carré : elle touche majoritairement les arrondissements centraux bordant la Seine. L’élément essentiel semble donc être une rétention de nature économique. Une occupation occasionnelle semble la meilleure façon d’attendre une occasion de vendre au prix le plus élevé et de réaliser une belle plus-value.

    Ces logements disposent d’une douche ou d’une baignoire et sont donc habitables dans la très grande majorité des cas : ils pourraient convenir à des étudiants ou à des jeunes travailleurs, particulièrement pénalisés par le manque de logements disponibles. Deux pistes successives peuvent être explorées pour les remettre sur le marché locatif.

    Première piste, l’incitation fiscale. Elle consisterait à les exempter de l’imposition des revenus fonciers en cas d’occupation du logement à titre de résidence principale [sans même imposer aux proprios de réaliser les travaux dont la responsabilité leur incombe ?]. Pour que l’effet soit neutre sur les finances publiques, il conviendrait de relever la taxe sur les logements vacants, qui a une réelle efficacité, et de rehausser le seuil maximal de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Cette stratégie devrait être maintenue pendant plusieurs années, pour en mesurer les effets.

    Mais il n’est pas impossible que cette stratégie ne tienne pas ses promesses : les bailleurs peuvent ne pas se satisfaire du niveau des loyers que paieraient les locataires potentiels (les prix élevés de l’immobilier à Paris rendent le taux de rendement de l’investissement locatif peu rémunérateur). En dernier recours, on pourrait alors obliger les propriétaires à louer leur bien, à un loyer abordable.

    #rente_foncière #spéculation #tourisme #pénurie #fiscalité #immobilier

  • La coalition israélo-américaine a frappé 56 musées et monuments historiques en #Iran

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12337440

    ⚠️ 🇮🇷 Au moins 56 #musées et #monuments historiques, dont des sites inscrits au patrimoine #mondial, ont été endommagés dans l’agression israélo-américaine, selon le ministère iranien du #Patrimoine #culturel, du #Tourisme et de l’Artisanat.

    https://french.presstv.ir/Detail/2026/03/14/765369/La-coalition-isra%C3%A9lo-am%C3%A9ricaine%C2%A0a-frapp%C3%A9-56-mus%C #culture #fr

  • Dans le Finistère, des allocataires du RSA se lèvent contre des contrôles « irréalistes » et un « harcèlement moral institutionnel »
    https://www.liberation.fr/economie/social/dans-le-finistere-des-allocataires-du-rsa-se-levent-contre-des-controles-

    Après avoir subi de lourds contrôles administratifs et une suspension de leur #allocation, six personnes, ainsi que la CGT, citent à comparaître le président du département, Maël de Calan. Celui-ci annonce qu’il demandera « leur condamnation pour procédure abusive ».

    L’huissier de justice s’est présenté ce mardi 3 mars auprès du président du #conseil_départemental du #Finistère, Maël de Calan, et de Romain Chantelot, directeur emploi, insertion et logement au sein de la collectivité. Selon les informations de Libération, il leur a remis une citation à comparaître au tribunal correctionnel de Brest le lundi 30 mars à 13 h 30, où ils devront se présenter ou se faire représenter par un avocat, à l’audience.

    L’union départementale CGT et six autres plaignants les attendront. Ils ont choisi la citation directe, qui consiste à faire convoquer l’auteur suspecté des faits devant le tribunal correctionnel, et permet l’ouverture d’un procès en l’absence d’enquête approfondie. Ils veulent faire reconnaître leur qualité de victimes de harcèlement moral de la part des deux hommes, dans le cadre d’une procédure plus large pour #harcèlement_moral_institutionnel, appuyée par 18 témoignages supplémentaires. Pierre Dauly, Vianney Begos, Jeanne Degude, Cécile Weyer, Guilvic Le Cam Mesplomb et Patricia Koryga (qui avait témoigné dans Libération cet été) ont en commun d’être allocataires du revenu de solidarité active (#RSA) et d’avoir été privés de ressources après un contrôle administratif, qui les a plongés dans l’angoisse et a aggravé leur précarité.

    Pour chacun d’entre eux, tout a commencé par un courrier reçu avec le logo de leur département de résidence, « Finistère. Penn-ar-Bed ». L’objet indiquait « contrôle RSA ». Quelques paragraphes précisaient vouloir « s’assurer de l’application du juste droit ». Plusieurs semaines plus tard, le versement de leur RSA a été suspendu ou supprimé. Le versement de ce revenu vital est en effet aux mains des départements, qui sont donc aussi habilités à radier des bénéficiaires qui, selon eux, le percevraient de manière indue.

    https://justpaste.it/a9ydj

    edit

    Me Carpentier. "On voit les courriers qui se multiplient pour leur demander : ’Merci de justifier les 10 euros versés sur le compte de votre fils’",

    https://www.nextplz.fr/societe/538783-apres-avoir-verse-10e-sur-le-compte-de-son-fils-un-allocataire-du-rsa

    #contrôle #radiations

  • Les #chtites #maisons_solidaires, des tiny houses pour lutter contre le #mal-logement

    Des citoyens avec l’envie d’aider les sans-abri ont créé une association il y a 8 ans à #Lille. Le concept ? En louant leur chambre d’amis à des touristes, ils financent des tiny houses, des petites maisons destinées à accueillir des personnes sans logement. Pour accélérer leur action, l’#association a lancé une campagne de financement participatif.

    En 2018, un groupe de citoyens frustrés de ne pas pouvoir partager ses chambres d’amis avec des personnes sans logement a l’idée de les proposer à des touristes. L’argent récolté avec ces locations sert à financer de petits logements, des « tiny houses ». Il y en a déjà cinq sur la métropole lilloise, à #Saint-Maurice-Pellevoisin, habitées par des personnes en difficulté ou d’autres faisant le choix de vivre sobrement. Une #mixité_sociale pour favoriser aussi l’insertion.

    L’argent, le nerf de la guerre

    Une tiny house à fabriquer coûte environ 40 000 euros. L’association Les #chtites_maisons_solidaires a donc lancé une campagne de #financement_participatif de 60 000 euros, ce qui permettrait aussi de financer deux salariés : une spécialisée en urbanisme et le deuxième qui participe à la construction des logements. « On reçoit des loyers et on finance des jobs qui font du bien à la planète ! », lâche Christophe Thomas, président de l’association.

    Les deux prochaines petites maisons devraient être installées à #Lambersart. Dans le concept de l’association, elles seront louées à des touristes le temps d’être rentabilisées avant d’être loués à loyer très réduit à des personnes sans logement.

    "On commence par les louer à des touristes. On estime qu’il faut sept ans pour que la « tiny » soit payée. Tous les dons raccourcissent cette durée", complète enthousiaste Christophe Thomas. L’association s’est choisi un slogan : « Votre aventure, leur avenir ».
    Des appels aux dons

    L’association ne manque pas de projet pour récolter un peu d’argent. Une tiny house a été installée à Ambleteuse, dans le Pas-de-Calais pour récolter des fonds et, bientôt, un camping-car sera loué sur des Tiers-lieux de la région pour héberger des vacanciers.

    Christophe Thomas lance un appel à « l’hôte solidaire qui voudrait rejoindre notre équipe, le locataire bienfaiteur qui cherche une nuit insolite sur la Côte d’Opale ou sur les tiers lieux des Hauts-de-France... Ou, tout simplement, un donateur qui veut aider notre action ».

    Tout don ou mécénat permet à l’association de faire grandir son ambition : créer de l’habitat léger, écologique et adapté aux sans-abri.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/les-chtites-maisons-solidaires-des-tiny-houses-pour-lutte
    #tiny_house #logement #solidarité #sans-abrisme #SDF #tourisme #tourisme_solidaire

  • isulas de s’isula
    https://radioblackout.org/podcast/isulas-de-sisula

    Isulas de s’isula è un #documentario che offre uno sguardo sull’arcipelago del Sulcis da parte dei pescatori. Le loro voci si intrecciano alla narrazione del regista Lorenzo Sibiriu, tornato nella sua terra d’origine.Un luogo meraviglioso funestato dall’inquinamento industriale, dalle esercitazioni militari, dal turismo di massa e dalla pesca intensiva; a cui gli abitanti umani e […]

    #c'hai_le_storie #sardegna
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/02/isulas.mp3

  • Plusieurs sabotages visent les JO de Milan en Italie
    https://ricochets.cc/Plusieurs-sabotages-visent-les-JO-de-Milan-en-Italie-9049.html

    En France comme en Italie, les JO sont imposés par les régimes gouvernementaux et de puissants lobbies. Mais des résistances et actions directes existent, exemples en Italie : Quelques malveillances bienvenues contre les Jeux de Milan Pesaro : BRISER LA GLACE ! Revendication du sabotage de la ligne ferroviaire contre les Jeux olympiques Nous recevons et nous diffusons BRISER LA GLACE À l’aube du 7 février a été sabotée la ligne ferroviaire près de la gare de Pesaro (PU, Marches). (...) #Les_Articles

    / Tourisme, sports & loisirs, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle

    #Tourisme,sports&_loisirs

  • Le tourisme à Cuba profondément affecté par la pression énergétique imposée par Washington
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/le-tourisme-cuba-profondement-affecte-par-la-pression-energ

    Connaissance des Énergies avec AFP parue le 13 février 2026

    Fermeture d’hôtels, vols suspendus, excursions annulées... L’étau énergétique imposé à #Cuba par #Washington menace de donner le coup de grâce au secteur du #tourisme, déjà à la peine ces dernières années en raison de la crise #économique et des #sanctions américaines.

    Dans mon fil RSS, j’ai comme titre : « A Cuba, le tourisme suffoque sous l’étau énergétique imposé par Washington »

    Bref, on te parle de la difficulté de pouvoir partir en vacances à Cuba, quand tu es un occidental pas trop au fait de l’horreur du système politique Cubain, qui justifie que l’Occident le sanctionne.

    On te parle moins des morts engendrées par ces sanctions. En Irak ou au Venezuela, ou à bien trop d’autres endroits dans le monde. Et si on en parle, on te me dit que c’est de la faute du pouvoir en place, diabolique, qui met des gens en prison, et qui contrôle les médias, et qui parle fort dans le micro, et regard’, il est moche sur la photo. Parce qu’en Occident, on n’enferme pas les gens sans procès, on ne contrôle pas les médias, et on a des valeurs communes dans un état de droit(e).

  • 9 arrested over Louvre ticket fraud scheme involving Chinese tourists
    https://www.scmp.com/news/world/europe/article/3343382/9-arrested-over-louvre-ticket-fraud-scheme-involving-chinese-tourists

    Ah ces sacrés Chinois !

    Je ne vois qu’une méthode pour prévenir ce genre de fraude : rendre gratuites les visites du Louvre pour tout le monde, y autoriser la photographie commerciale aussi et distribuer de préférence les ticket aux enfants d’ouvrier, aux écoles, étudiants et gens sur place. Que les touristes fassen la queue.

    Le modèle commercial de DeepSeek c’est pour le Louvre : On fait des cadeaux et on profite des retombées.

    13.2.2026 - The world-famous museum says it lost nearly US$12 million over the past decade as the result of tickets being reused for different visitors

    The Paris prosecutors’ office on Thursday said that nine people were being detained as part of an investigation into a suspected decade-long, €10 million (US$11.8 million) ticket fraud scheme at the Louvre, the world’s most visited museum.

    The arrests took place on Tuesday as part of a judicial investigation opened after the Louvre filed a complaint in December 2024, the prosecutors’ office said.

    The loss for the museum over the past decade is estimated to exceed €10 million, it said.

    Those detained include two Louvre employees, several tour guides and one person suspected of being the mastermind, according to the prosecutors’ office.

    The museum alerted investigators about the frequent presence of two Chinese tour guides suspected of bringing groups of Chinese tourists into the museum by fraudulently reusing the same tickets multiple times for different visitors.

    Other guides were later suspected of similar practices.

    Louvre ticket fraud ring dismantled, police says
    https://www.lemonde.fr/en/culture/article/2026/02/12/louvre-ticket-fraud-ring-dismantled-police-says_6750429_30.html

    The Louvre Museum on December 18, 2025, in Paris

    C’est confirme, ces petits malins ont su déjouer les services de l’honorable institution française. Le péril jaune est l’avenir du monde !

    Comme disait l’autre : « We coup where we want, get used to it. »

    12.2.2026 by Le Monde with AFP - French police have broken up what the Louvre described as a ’large-scale’ ticket fraud network. Local news says nine people were arrested, including two museum employees.

    French police have dismantled a “large-scale” ticket fraud network at the Louvre in Paris, the museum said Thursday. The operation took place on Tuesday following “a report from the Louvre Museum,” a spokeswoman for the world-famous institution told Agence France-Presse.

    “Based on the information available to the museum, we suspect the existence of a network organizing large-scale fraud,” she added. She said the world’s most visited museum was facing “a rise and diversification in ticketing fraud” and has, in response, implemented a “structured” anti-fraud plan in cooperation with its staff and the police.

    French daily Le Parisien said nine people were arrested, including two museum employees and two tour guides. The Chinese community is believed to be particularly targeted by the scam, the newspaper said.

    Louvre bosses have been under huge pressure after thieves carried out a brazen robbery in October, making off with jewelry worth an estimated $102 million. Authorities have arrested all four alleged members of the heist crew, but have not found the stolen jewels.

    In recent months, trade unions have launched several days of strikes at the Louvre, pressing for more recruitment, more pay and better maintenance of the vast former royal palace.

    #France #Chine #patrimoine_culturel #commerce #tourisme

  • Palermo ha scelto il #Turismo di massa
    https://irpimedia.irpi.eu/senzasegnaledue-palermo

    Nel capoluogo siciliano, la politica spinge il settore e compie scelte sorde alle esigenze degli abitanti, mettendo così a rischio conquiste sociali e comunitarie dal basso L’articolo Palermo ha scelto il turismo di massa proviene da IrpiMedia.

    #Diritti #Diritto_alla_casa #Sicilia
    https://irpimedia.irpi.eu/public/uploads/2026/02/senzasegnaledue-palermo-cover.mp4

  • Le terre alte bruciano //Insostenibili Olimpiadi

    Le terre alte bruciano. Non è una metafora.Lo zero termico a 4200 metri in pieno autunno,i ghiacciai che si sfaldano, il permafrost che si scioglie sono la realtà quotidiana delle nostre montagne. Una realtà che stride con l’ostinazione di chi continua a proporre un modello di sviluppo anacronistico e predatorio.

    Gli scienziati ci dicono chel’ultimo turista sugli sci arriverà nel 2040. Eppure si continuano a costruire nuovi impianti di risalita, a scavare bacini per l’innevamento artificiale, a devastare versanti perinutili collegamenti tra comprensori. Dalle Alpi agli Appennini, dalla Val di Susa alla Basilicata, assistiamo allo stesso copione: opere nocive imposte dall’alto, trivellazioni, cementificazione, spopolamento.
    Lo sci di massa è morto (e continuare a investirci è follia)

    I ghiacciai alpini hanno perso oltre il 60% della loro massa dall’inizio del secolo. Il permafrost si scioglie provocando frane e instabilità sempre più frequenti. Le stagioni sciistiche si accorciano anno dopo anno: ciò che trent’anni fa durava 120 giorni oggi ne dura 80, e la tendenza è in accelerazione.

    L’innevamento artificiale è un cerotto su un’emorragia. Servono temperature sotto lo zero per produrre neve artificiale, ma quelle temperature sono sempre più rare. Servono quantità enormi di acqua – fino a3000 metri cubi per una singola pista da bob – in un momento di crisi idrica strutturale. Serve energia elettrica in quantità industriali, con costi economici ed ambientali insostenibili.

    Il risultato? Piste che sono nastri bianchi circondati da prati verdi, paesaggi lunari che nulla hanno a che fare con l’esperienza della montagna innevata. Impianti che funzionano poche settimane l’anno a costi sempre più alti. Comprensori sciistici sotto i 2000 metri che stanno chiudendo uno dopo l’altro perché economicamente insostenibili.

    https://radioblackout.org/podcast/le-terre-alte-bruciano-insostenibili-olimpiadi
    #JO2026 #JO #jeux_olympiques #Milano-Cortina #montagne #changement_climatique #climat #podcast #audio #ski #ski_de_masse #tourisme

    • Transactions opaques, pyramide de Ponzi et possible lien avec le banditisme corse : les finances du couple Moretti révélées par les autorités antiblanchiment suisses
      https://www.liberation.fr/societe/police-justice/transactions-opaques-pyramide-de-ponzi-et-possible-lien-avec-le-banditism

      Un rapport confidentiel du bureau suisse de lutte antiblanchiment, daté du 23 février dernier et consulté par « Libération », met au jour des irrégularités concernant le couple propriétaire du bar Le Constellation, à Crans-Montana, dont l’incendie a fait 41 morts.

      Depuis la nuit de la Saint-Sylvestre et l’incendie du bar Le Constellation – qui a coûté la vie à 41 personnes, en majorité des mineurs, et brûlé à vif 115 autres – les rumeurs courent sur le couple Moretti, propriétaires de l’établissement. Soupçons de liens avec le crime organisé corse, employés surmenés, caution payée par un mystérieux homme d’affaires : le passé opaque du couple ne cesse d’interroger les enquêteurs. Au point que, comme le révèle le Parisien, le bureau suisse de lutte antiblanchiment (MROS) a passé au crible plusieurs soupçons d’irrégularités de la part des deux propriétaires, notamment mis en examen pour « homicide par négligence ». Le tout a été réuni dans un rapport remis fin février au ministère public valaisan, que Libération a pu consulter.

      Mouvements suspects sur des comptes
      Dans un premier temps, la police fédérale suisse, qui supervise le bureau antiblanchiment, s’est intéressée aux transactions bancaires des entreprises de Jacques et Jessica Moretti. Les enquêteurs ont noté de nombreux allers-retours entre leurs différentes sociétés : des « comptes de passage », que le couple est soupçonné d’avoir utilisés pour compliquer le suivi de leurs flux financiers. Les sommes en question atteignent des centaines de milliers de francs suisses.

      « Cette façon d’opérer, en transférant des fonds entre les différentes entités commerciales détenues par le couple Moretti, semble être un modus operandi faisant penser à des comptes de passage », écrit l’autorité. Ces « comptes de passage » rendent alors difficile le suivi des flux financiers et la traçabilité des fonds.

      « Nous ne pouvons pas exclure, vu l’opacité du business, la possibilité de l’entrée d’une partie de fonds dopés dans le circuit financier des établissements publics, voire un blanchiment d’argent de fonds ayant une origine criminelle », résume le rapport.

      Une « pyramide de Ponzi »
      Autre révélation : selon les enquêteurs helvètes, « l’empire du couple Moretti en Suisse repose uniquement sur l’octroi de prêts obtenus de manière vraisemblablement indue ». Ils vont même plus loin, et pointent « l’existence d’un montage financier criminel présumé », pouvant être assimilé à un « schéma de Ponzi ». Ce type d’escroquerie financière est basé sur le principe selon lequel l’argent des nouveaux investisseurs va être utilisé pour rembourser les anciens, créant l’illusion d’une entreprise prospère.

      « L’empire » des Moretti a ainsi « continuellement évolué en prêtant une structure vide, remplie d’hypothèques, comme c’est le cas de l’établissement public Le Constellation, qui, au fil des ans, a acquis d’autres bars et restaurants dans les arrondissements de Crans-Montana et de Lens ». Des nouvelles acquisitions que le couple réalisait en augmentant en parallèle « ses dettes hypothécaires octroyées par les institutions financières, tout en affichant vers l’extérieur un succès commercial fictif, avec notamment l’exposition de voitures de luxe en leasing au nom de la société », notent les enquêteurs. Au total, entre 2015 et 2025, le MROS relève que le couple, à travers ses trois établissements, a cumulé les crédits bancaires, pour plusieurs millions de francs suisses.

      Escroqueries aux assurances et « faux dans les titres »
      La suite du rapport est à l’avenant : on y trouve de « probables escroqueries aux assurances » après des déclarations d’incendie sur leurs établissements, l’un au Vieux Chalet en 2023, le second au Constellation en février 2024. Pour ces deux sinistres, le couple a touché près de 248 000 francs suisses (274 000 euros). Or, selon le quotidien suisse Blick, l’analyse des comptes du foyer Moretti montre que ces indemnisations n’ont pas, en priorité, servi à la reconstruction des établissements. Premiers postes de dépense : le paiement d’impôts, les primes d’assurance maladie ou encore la contraction d’un leasing pour des voitures de luxe.

      Le MROS soupçonne également le couple Moretti de « délits d’obtention illicite de prestations d’une assurance sociale ou de l’aide sociale ». En d’autres termes, d’avoir perçu de la part des assurances chômage et autres organismes de prestations sociales, plus d’ 1,6 million d’euros d’aide aux entreprises . Mais de s’en être servi pour payer « des charges difficilement justifiables d’un point de vue commercial ».

      Un lien avec le banditisme corse qui n’est pas exclu
      Aussi, tout en pointant du doigt « l’utilisation présumée de faux documents comme garanties bancaires », le MROS dessine le profil d’un homme aux fréquentations « problématiques ». Il s’attarde sur les liens entre Jacques Moretti, condamné en 2008 à douze mois de prison dans une affaire de proxénétisme, et Gilles Celotti, « une figure du milieu de la prostitution en Suisse romande qui avait créé le premier web romand du sexe tarifé ».

      En conclusion, les enquêteurs de ce pôle antiblanchiment déclarent que bien que les divers « versements en espèces » sur les comptes de Moretti ne soient pas « inhabituels », ils ne sont pas « totalement exempts [d’]une origine criminelle présumée ». Existe-t-il des liens entre Jacques Moretti et le banditisme corse ? Le rapport pose lourdement la question : « Si l’on voulait établir un lien avec le banditisme corse, on pourrait mentionner qu’en général, les organisations criminelles corses ont investi surtout dans le secteur du divertissement (bars, restaurants, casinos), un secteur dans lequel Jacques Moretti est actif depuis des années ». Tant en France qu’en Suisse.

      Depuis la transmission du rapport au ministère public valaisan, les autorités locales ont gelé six comptes bancaires des Moretti, pour cinq jours. Pour Me Jean-Claude Guidicelli, avocat de deux employés du Constellation contacté par Libé, ce rapport n’est « qu’une confirmation de l’origine illicite de la fortune de Jacques Moretti, […] qui a débarqué du jour au lendemain dans une station de ski huppé et a ouvert trois établissements sans aucune ressource ».

      Du côté de la défense de Moretti, on relativise le rapport, « une réaction préventive » face aux révélations de la presse, et on se rassure. Auprès de Libé, Me Patrick Michod souligne que le MROS n’est pas « une autorité de poursuite pénale » et que « les condamnations qui aboutissent à la suite d’une dénonciation du MROS sont très faibles ». Quant aux conclusions, le conseil estime qu’elles sont « de l’ordre d’une totale hypothèse ».

  • Les taxes sont-elles efficaces pour lutter contre le surtourisme ? 

    À Rome, Venise, Paris, les touristes se déplacent en masse pour visiter les sites culturels ou naturels. Réguler cette affluence par le prix ou par la quantité ne suffit pas. Que faire alors ? « La Libre » a posé trois questions à Bernard Duterme, sociologue et chargé d’étude du Centre tricontinental – Cetri.

    https://www.cetri.be/Les-taxes-sont-elles-efficaces

    #tourisme

  • Venezuela : y a quand même un, ou plutôt, des trucs bizarres…

    • le déroulement de l’opération laisse à penser – c’est suggéré relativement fréquemment dans les médias – qu’il y a eu des complicités internes

    • dans le même sens, j’ai beaucoup de mal à penser que les raids d’hélicoptères venant de la mer aient pu à ce point passer inaperçus : Caracas est située dans une vallée à 930 mètres d’altitude, à une vingtaine de kilomètres de la côte dont elle est séparée par une chaîne côtière qui culmine à plus de 2500 mètres (l’Ávila et le Naiguatá sont situés sur la route la plus directe entre la mer et le palais de Miraflores. L’autoroute La Guaira-Caracas part de l’aéroport international Simón Bolívar à Maiquetia. Même en approche rasante, il y a un moment où il a fallu que les hélicos grimpent,… à moins de 5 km des radars de l’aéroport ? L’alternative éventuelle contournant la chaîne côtière suppose plusieurs dizaines de kilomètres dans la vallée. Apparemment, pas de détection, pas d’alerte…

    • on ne peut pas dire que ça se bouscule pour remplir le vide du pouvoir. Pour l’opposition, on comprend bien que personne, sauf à se suicider politiquement, n’ait envie de débarquer dans les fourgons des états-uniens (d’ailleurs Trump n’aime pas MCM – mais, c’est vrai, c’est par pure jalousie…)

    • côté pouvoir, normalement, l’empêchement du président ne souffrant guère de doute, on devrait voir monter au créneau la vice-présidente Delcy Rodríguez alors qu’elle brille par sa discrétion et rappelle à tout bout de champ que le président, c’est toujours Nicolás Maduro. Tout aussi effacé, celui qu’on a longtemps présenté comme l’homme fort du régime, éventuel successeur de Chávez, Diosdado Cabello. Il a beaucoup de cartes en main, vice-président du PSUV, ancien président de l’Assemblée nationale et surtout actuel ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix. Le pays est tout entier mobilisé mais on ne perçoit pas les déploiements ; que fait la milice bolivarienne, p. ex. qu’on a vu très active lors d’événements antérieurs ?

    bref, un peu moins de 24 heures après, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand chose, en tous cas, pas dans la lumière. Dans l’ombre ?… sur place, l’incertitude - et l’angoisse – doit être à son plus haut.

    • Bref, on change la tête de gondole, mais on ne touche à rien dans les rayonnages. Et tout le monde est content : le big boss a son succès télégénique et a terrassé – pour combien de temps – la mafia des trafiquants de drogue, et, sur place, on remet tout en place en évitant de se faire remarquer.

      Et pourquoi pas, si Maduro se montre coopératif, quand la poussière sera retombée, on l’exfiltre une deuxième fois à la Juan Orlando Hernández…

    • Au passage, j’ai pas beaucoup regardé les émissions sur les chaines d’info, mais j’ai pas été déçu du voyage. Sur LCI, j’apprends que la Guyane (française, évidemment) est frontalière du Venezuela), et de même que le Honduras, justement, c’est la porte à côté et que c’est bien commode pour les échanges entre trafiquants de drogue.

    • L’enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela, une démonstration de force de Donald Trump et un message envoyé au monde entier
      https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/03/l-enlevement-de-nicolas-maduro-au-venezuela-une-demonstration-de-force-de-do

      Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis comptaient « diriger » le Venezuela jusqu’à une « transition sûre » et exploiter ses réserves de pétrole.

      [...]

      Les explications du général Dan Caine, pour impressionnantes qu’elles soient sur les compétences militaires américaines, ne dissipent cependant pas toutes les interrogations. La facilité avec laquelle les troupes américaines ont pénétré dans l’enceinte présidentielle, la précision des renseignements et l’absence de blessés ou de dégâts matériels sérieux semblent indiquer que la résistance n’a pas été acharnée côté vénézuélien, ou que les capacités militaires de Caracas avaient été surévaluées. Selon le New York Times, la CIA avait installé une équipe d’agents sur place depuis le mois d’août, qui a permis de collecter des informations précieuses sur les habitudes de Nicolas Maduro. Les #Etats-Unis ont-ils bénéficié de complicité dans l’entourage du dirigeant ? Et dans quel état se trouve réellement l’appareil chaviste au pouvoir depuis 1999 ? Les jours qui viennent permettront de le mesurer.

      Les responsables de l’administration américaine ont en revanche insisté à plusieurs reprises sur un élément majeur : parmi les hommes déployés sur le terrain, figuraient des officiers judiciaires. La Maison Blanche assure qu’il s’agit de l’arrestation d’un criminel à l’étranger et non de l’invasion d’un pays souverain. Nicolas Maduro et sa femme ont été inculpés devant un tribunal fédéral de New York, pour conspiration narcoterroriste, visant à faire déferler de vastes quantités de drogues aux Etats-Unis, selon le document d’accusation de 25 pages rendu public. Il s’agit là de justifier la légalité de l’intervention, non pas du point de vue du #droit_international, dont Donald Trump semble faire peu de cas, mais davantage au regard de la Constitution américaine.

      Aux Etats-Unis, c’est le Congrès qui a le pouvoir de déclarer une guerre, tandis que l’autorité du président se borne normalement à décider d’opérations militaires ciblées, rapides et revêtant un caractère d’urgence, notamment pour la sécurité des Américains. En cas de décision prise à la Maison Blanche, le Congrès doit être informé dans les 48 heures, et si l’opération se poursuit au-delà de 60 jours, elle doit être approuvée par un vote. « Le Congrès a tendance à faire fuiter les informations », a lâché Donald Trump pour justifier le fait que les élus n’avaient pas été prévenus. Le chef de l’exécutif n’a de cesse de rogner sur le pouvoir législatif depuis le début de son deuxième mandat.

      [...]
      Donald Trump [...] a lancé une menace à peine voilée au régime castriste à Cuba, qui pourrait être le prochain pays sur la liste. « Je pense que nous allons finir par parler de Cuba, car Cuba est actuellement une nation en déclin, une nation en très grave difficulté », a-t-il expliqué, avant de passer la parole à son secrétaire d’Etat, Marco Rubio, né en Floride dans une famille d’exilés cubains opposés au communisme. « Si je vivais à la Havane et que j’étais au gouvernement, je serais au moins un peu inquiet », a glissé celui-ci. Le type d’avertissement que l’administration Trump a lancé des mois durant à Nicolas Maduro.

      https://justpaste.it/mayen

      #pétrole #tourisme

  • Jamais dans l’histoire, le tourisme international n’a été aussi vorace

    Tribune parue dans Le Monde, 28 décembre 2025 – Jamais dans l’histoire, le tourisme international n’a été aussi vorace, constate dans une tribune au « Monde », l’essayiste Bernard Duterme, auteur de « La touristification du monde » (Paris, Syllepse, à paraître en janvier 2026). Il rappelle combien le droit à la mobilité récréative, incompatible avec l’urgence écologique, reste réservé à une minorité à l’échelle de la planète.

    Le monde est à disposition. Plus que jamais. À disposition touristico-consumériste de cette part minoritaire de l’humanité – entre 6 et 9% de la population mondiale – outillée financièrement, culturellement et politiquement pour le visiter. Ou plutôt pour y prendre « ses vacances », ces moments de prélassement ou de divertissement « bien mérités », à raison d’une, deux, trois fois ou plus encore par an. Jamais dans l’histoire, autant de séjours de plaisance à l’étranger n’auront été enregistrés en douze mois. Jamais dans l’histoire, la dynamique n’aura brassé autant d’argent qu’en 2025, ni produit autant de recettes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/27/introduction-de-bernard-duterme-a-son-livre-la-touristification-du-monde/#comment-71044

    #tourisme

  • "Les médailles les moins chères coûtent moins de 2 euros. Les plus chères, en plaqué or, autour de 15 euros. « On en vend 10 000 par jour », affirme le recteur de cette chapelle, où travaillent 40 bénévoles, ainsi qu’une quinzaine de sœurs des Filles de la Charité. "

    A Paris, une chapelle presque inconnue attire des millions de touristes
    https://archive.ph/YPUIM#selection-2091.1-2091.244

    En 2025, Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse, située dans le 7ᵉ arrondissement de la capitale, aura accueilli environ 3 millions de visiteurs venus du monde entier. Un record. Et pourtant, elle est presque totalement inconnue des Parisiens.

    Des Brésiliens, des Mexicains, des Espagnols, des Italiens, des Philipins… A la sortie de la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse, à Paris (7e), on croise des visiteurs du monde entier. Certains trimballent une valise à roulettes, d’autres un sac du Bon Marché, situé juste en face. Personne ne franchit ce porche de la rue du Bac par hasard : tous ont calé cette étape au milieu d’une journée remplie de visites dans la capitale.
    « C’est une chapelle très connue au Guatemala. Toutes mes amies qui sont venues à Paris sont passées par ici », livre Olga (qui n’a pas souhaité donner son nom, comme tous les personnes citées par leur seul prénom), 60 ans, en vacances avec son fils. Maria, une Mexicaine de 57 ans, connaît cette chapelle depuis son enfance. « Mon père m’avait offert un livre sur la médaille miraculeuse. Je m’en suis souvenue il y a quelques jours, en tombant sur une vidéo YouTube. Alors je me suis dit, je ne peux pas quitter Paris sans y passer ! »
    Pas très grande, très bien entretenue, située dans un quartier chic apprécié des touristes, cette chapelle parisienne aura accueilli « 3 millions de personnes en 2025 », essentiellement des étrangers, affirme le père Alexis Cerquera Trujillo, ancien missionnaire lazariste, et recteur des lieux. Un record. C’est deux fois plus que la Sainte-Chapelle (où l’entrée est payante), et à peu près autant que le Musée d’Orsay. « Il y a dix ans, on avait moitié moins de visiteurs », livre cet ecclésiastique colombien. Les commerçants situés autour en profitent largement.
    Si ce site est connu dans le monde entier, c’est en raison d’un petit objet : une médaille. C’est ici qu’en 1830, la Vierge Marie serait apparue à une sœur de la Charité, Catherine Labouré. La Vierge lui aurait demandé de frapper une médaille, avec un « M » et une croix. Depuis, on prête à cet objet des pouvoirs miraculeux : elle aurait guéri des malades, en particulier lors d’une épidémie de choléra, et réalisé toutes sortes de grâces. Au cours du XIXe siècle, les Sœurs de la Charité et les frères lazaristes l’ont diffusée partout dans le monde, au cours de leurs missions. Des reproductions de la chapelle de la médaille miraculeuse ont été construites en Colombie, au Brésil…
    Années fastes pour le tourisme
    Et si, en 2025, cette chapelle a été particulièrement courue, c’est que l’année a été faste pour le tourisme parisien, dans la lignée de 2024. La réouverture de Notre-Dame a attiré de nombreux visiteurs dans la capitale, avec une sensibilité aux lieux du catholicisme. Le recteur de la chapelle cite aussi le Jubilé de Rome, proclamé tous les vingt-cinq ans, et qui a stimulé le désir de voyager en Europe. « Nous avons aussi de nombreux visiteurs non catholiques. Des gens curieux. Nous figurons dans les guides touristiques, sur les réseaux sociaux. Beaucoup de Japonais viennent pour les médailles, parce qu’ils aiment bien l’objet, sa magie, l’idée qu’elle peut avoir des pouvoirs », développe-t-il.

    A l’entrée du site, un écran plasma détaille l’arrivée des groupes : Indonésie, Mexique, Sri-Lanka… Des panneaux décrivent l’histoire du lieu, tandis que sur un présentoir, des prospectus sont déclinés dans une vingtaine de langues – même en bulgare, vietnamien, ou slovaque. Certains visiteurs laissent un mot avec une demande de prière. On croise quelques Français, comme cette étudiante en droit de 20 ans, venue « remercier » la Vierge après avoir réussi sa série de partiels.
    Pour les visiteurs, l’attrait du site tient beaucoup à la boutique de médailles, tenue par des sœurs installées derrière les caisses. Le jour de notre passage, elle fourmillait de monde. Les médailles les moins chères coûtent moins de 2 euros. Les plus chères, en plaqué or, autour de 15 euros. « On en vend 10 000 par jour », affirme le recteur de cette chapelle, où travaillent 40 bénévoles, ainsi qu’une quinzaine de sœurs des Filles de la Charité. Et si à la sortie, les touristes s’attardent dans l’enceinte, c’est aussi parce que le calme des lieux tranche avec la frénésie de la rue du Bac. Et qu’on y trouve un équipement dont Paris manque cruellement : de vastes toilettes, propres et gratuites.

  • Bernard Duterme, essayiste : « Le tourisme, de masse ou de niche, sature ou exclut »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/28/bernard-duterme-essayiste-le-tourisme-de-masse-ou-de-niche-sature-ou-exclut_

    L’avenir est prometteur : le secteur a injecté cette année près de 12 000 milliards de dollars [10 193 milliards d’euros] dans l’économie mondiale, plus de 10 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. C’est quelque 1 000 milliards de plus qu’en 2024 et environ 1 500 milliards de plus que lors du précédent record, prépandémique, de 2019.

    [...] Selon une énième étude sur le sujet, les seules émissions de gaz à effet de serre du secteur accusent un rythme de progression de 3,5 % l’an, c’est-à-dire plus du double que celui de l’ensemble des activités économiques à l’échelle planétaire.

    https://justpaste.it/gtjlg

    #tourisme #écologie #inflation

  • Introduction de Bernard Duterme à son livre : La touristification du monde

    Encore un pamphlet d’anti-tourisme primaire ? Un réquisitoire facile contre le rouleau compresseur touristique ? Une dénonciation confortable de ses travers et de ses dégâts ? Oui et non. Si le dénigrement des touristes s’impose depuis belle lurette comme l’un des réflexes favoris des touristes eux-mêmes, souvent gênés par leurs semblables (dont ils entendent se distinguer), la critique du tourisme international, l’examen de la logique d’expansion continue de ce secteur d’activités a, elle, moins bonne presse. Et pour cause. Paré de toutes les vertus par ses nombreux promoteurs, auréolé de soleil et d’évasion dans l’imaginaire de ses nombreux clients, le filon des vacances à l’étranger emporte l’adhésion, avec la force de l’évidence. Il crée des emplois et enrichit les pays visités ; il crée du bonheur et enchante les populations visiteuses. Nuancer le tableau ou l’assombrir est affaire de grincheux.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/27/introduction-de-bernard-duterme-a-son-livre-la

    #tourisme

  • Juan Carlos Martinez Lazaro, économiste : « L’Espagne en est à sa troisième année de croissance, mais le chômage reste autour de 10 % »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/21/juan-carlos-martinez-lazaro-economiste-l-espagne-en-est-a-sa-troisieme-annee

    Portée par l’#immigration, le #tourisme et les fonds européens, l’économie espagnole affiche une croissance nettement supérieure à celle de ses voisins. Mais derrière ces performances, des fragilités structurelles persistent, explique l’économiste Juan Carlos Martinez Lazaro dans un entretien au « Monde ».

    Juan Carlos Martinez Lazaro est professeur d’économie à l’IE University, à Madrid. Selon lui, à court terme, la #croissance espagnole devrait se poursuivre. Mais les faiblesses structurelles qui pèsent de longue date sur l’économie du pays, en particulier le #chômage et la #crise_du_logement, contribuent à une croissance inégalement ressentie dans la population.

    Quels facteurs expliquent qu’aujourd’hui l’Espagne soit l’économie à la croissance la plus rapide en Europe ?

    La croissance actuelle repose sur une conjonction de facteurs qui se renforcent mutuellement. Le premier tient à l’arrivée d’immigrés ces dernières années, qui a entraîné une hausse significative de la population : près de 1,5 million de personnes en plus depuis 2023, pour un pays d’environ 49 millions d’habitants. Cet afflux élargit à la fois le marché du travail et la consommation.

    Le deuxième facteur, étroitement lié au précédent, est la progression de l’emploi. L’#Espagne a dépassé les 22 millions de personnes en activité. Le taux de chômage demeure élevé, autour de 10 %, mais l’emploi continue d’augmenter. Troisièmement, le tourisme. Depuis 2023, les records historiques se succèdent. Le nombre de visiteurs devrait frôler les 100 millions cette année et, surtout, les recettes touristiques progressent d’environ 7 %, ce qui représente des montants considérables. En 2024, plus de 126 milliards d’euros sont ainsi entrés dans l’économie.

    Enfin, il faut mentionner le déploiement des #fonds_européens de relance mis en place après la pandémie (programme NextGenerationEU, en tout 56,7 milliards d’euros, selon les chiffres du gouvernement publiés en octobre), que l’Espagne a su mobiliser efficacement. L’ensemble de ces facteurs s’autoalimente, entraînant l’économie dans une spirale positive.

    Vous parliez de l’importance de l’immigration. L’Espagne va à contre-courant de l’Europe en la matière. Cet afflux migratoire n’a pas suscité de rejet social, du moins pour le moment…

    Les #travailleurs_étrangers sont devenus indispensables, faute de main-d’œuvre suffisante en Espagne. Les entreprises en demandent de plus en plus, notamment dans le secteur de la #construction. Il me semble aussi que l’immigration latino-américaine suscite moins de rejet que celle en provenance d’autres régions du monde, essentiellement pour des raisons culturelles : la langue, les références communes facilitent grandement l’intégration. Cela n’efface pas les difficultés : il existe des tensions, bien sûr, et du racisme.

    La demande intérieure soutient aussi la croissance, alors que les salaires restent bas. Le gouvernement a relevé le #salaire_minimum de 61 % en sept ans (actuellement de 1 184 euros brut sur quatorze mois), et la réforme du marché du travail de 2021 a fait reculer la précarité. Ces mesures ont-elles eu un effet positif ?

    Je ne pense pas que la réforme du marché du travail ait eu un impact significatif. Le chômage demeure aujourd’hui intolérablement élevé lorsqu’on compare l’Espagne au reste de l’Union européenne. Je donne toujours cet exemple à mes élèves : l’Espagne en est à sa troisième année de croissance, avec des taux proches de 3 %, et pourtant le chômage s’établit encore autour de 10 % en 2025. A l’inverse, l’Allemagne est en récession depuis deux ans ; cette année, elle ne devrait croître que de 0,2 %, mais son taux de chômage est seulement de 3,9 %.

    La réforme du marché du travail a surtout permis de masquer la réalité de nombreux travailleurs, notamment dans le secteur touristique : ceux que l’on appelle les « salariés en CDI intermittents » (fijos discontinuos, « fixes discontinus »). Lorsque la saison s’achève, ils perçoivent des #allocations-chômage sans apparaître dans les statistiques officielles. La fragilité structurelle du marché du travail espagnol, une constante historique, n’a pas été résolue.

    https://justpaste.it/dv1mj

    #emploi_discontinue #fixes_discontinus #discontinuité_de_l'emploi #saisonniers

    • foin d’idéologie du travail, le réalisme minimal à ce sujet, c’est qu’un gouvernement de gauche (sans plus, Israel mis à part, et corruption incluse) distribue du revenu de manière relativement indépendante de l’emploi.

      spécialement si celui-ci est, dans la forme qu’il revêt par nécessité, une ressource économique décisive (le tourisme, manne de nombreux états européens, dont la France).

      #emploi_précaire #gauche

  • „Teilweise katastrophale Situation“ : Immer mehr Betriebe an der Ostsee schließen
    https://www.berliner-zeitung.de/panorama/teilweise-katastrophale-situation-immer-mehr-betriebe-an-der-ostsee

    Les Allemands ne dépensent plus et préfèrent les séjours touristiques sur la côte polonaise de la mer Baltique aux sites allemands plus chers.

    16.12.2025 von Enno Kramer - Immer mehr Gastronomen und Hoteliers in Mecklenburg-Vorpommern müssen aufgeben – und das trotz steigender Gästezahlen. Was läuft schief im Ostsee-Tourismus?

    Für viele ist Mecklenburg-Vorpommern aufgrund seiner abwechslungsreichen Landschaft mit Inseln, Nationalparks und Hansestädten ein beliebtes Reiseziel. Ob ausgedehnte Spaziergänge am Meer, Radtouren oder einfach mal ein paar Tage Ruhe in der Natur – gerade wegen der Lage an der Ostsee verbringen viele Menschen gerne ihren Urlaub in dem nordöstlichen Bundesland.

    Doch setzen in den vergangenen Jahren gestiegene Mieten und Lebenshaltungskosten immer mehr Restaurants und Hotels unter Druck. Einige Familienbetriebe, die seit mehreren Jahrzehnten Anlaufstellen für Touristen waren, mussten bereits schließen.

    125 Jahre: Traditionsreiches Hotel muss schließen

    So geriet etwa der traditionsreiche Scheelehof in Stralsund in finanzielle Schieflage und stellte im November den Betrieb ein. Fast 90 Beschäftigte, die teils jahrelang in dem Hotel mit seiner markanten Klinkerfassade und seinem Fachwerkcharme gearbeitet hatten, verloren auf einen Schlag ihren Job.

    Auch in Zinnowitz auf Usedom musste nach rund 125 Jahren das Hotel Usedom Palace schließen. In dem Fünf-Sterne-Haus übernachteten einst Prominente wie Regisseur Roman Polanski, Hollywoodstar Pierce Brosnan oder „Moulin Rouge!“-Star Ewan McGregor. Aus den ehemals 43 Hotelzimmern sollen nun 21 exklusive Ferien- und Eigentumswohnungen entstehen, die an private Käufer verkauft werden.

    Hinzukommt ein regelrechtes „Gaststättensterben“, wie es eine regionale Zeitung noch im Oktober formulierte. Vor allem auf dem Land vor Usedom und in kleineren Ortschaften müssten Lokale zunehmend aufgeben. Demnach gab es laut dem Deutschen Hotel- und Gaststättenverband (Dehoga) Mecklenburg-Vorpommern in diesem Jahr noch nie so viele Abmeldungen von Hotels und Restaurants an der Küste wie derzeit.

    Zwar würde es vielen Hotels nicht unbedingt an Gästen mangeln, doch ließen diese im Schnitt weniger Geld da. „Deutlich weniger Geld“, erklärt Lars Schwarz, Präsident des Dehoga Mecklenburg-Vorpommern, im Gespräch mit der Berliner Zeitung. „Die Situation sieht in vielen Betrieben nicht rosig, schlecht oder teilweise auch katastrophal aus. Das führt zu vielen Betriebsaufgaben.“

    Gerade im Gastgewerbe der Region sei die Lage angespannt: „Wir stellen teils massive Umsatzeinbrüche fest“, so Schwarz. In den ersten drei Monaten des laufenden Jahres liege man im Vergleich zu 2019 – also noch vor der Corona-Pandemie – mit über 18 Prozent im Minus.

    Positive Bilanz des zuständigen Tourismusverbandes

    Der Tourismusverband Mecklenburg-Vorpommern zeichnet ein positiveres Bild: „Die touristische Entwicklung zeigt im Jahr 2025 insgesamt ein stabiles und in Teilen dynamisches Bild“, sagt Präsidentin Birgit Hesse mit Blick auf eine aktuelle Branchenumfrage des Landestourismusverbandes. Demnach sei jedes zweite Unternehmen zufrieden oder sehr zufrieden mit dem laufenden Tourismusjahr; 22 Prozent bewerteten es als mittelmäßig, 29 Prozent hingegen als unzufrieden oder sehr unzufrieden.

    Tatsächlich verzeichnen sowohl die Hotels als auch der Tourismus in Mecklenburg-Vorpommern im Allgemeinen insgesamt bei Ankünften und Übernachtungen von Januar bis September 2025 laut Statistischem Landesamt ein Plus gegenüber dem Vorjahreszeitraum. Zwar bleibe die Branche angesichts steigender Kosten „weiterhin gefordert“, doch betreffe dies nicht nur Mecklenburg-Vorpommern. Das sechstgrößte Bundesland bleibe ein „stark nachgefragtes Urlaubsland mit hoher Gästezufriedenheit und stabiler Nachfrage“.

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    Auch das Hotel Usedom Palace in Zinnowitz musste vor kurzem schließen.Jens Koehler/imago

    Dehoga-Präsident Schwarz kritisiert diese Darstellung: „Es stimmt zwar, dass wir mehr Gästeankünfte und Übernachtungen verzeichnen. Problematisch ist jedoch, wenn dabei die wirtschaftliche Situation vieler Betriebe ausgeblendet wird.“ Dass rund die Hälfte der Branche zufrieden sei, lasse sich auch damit erklären, dass in den Verbänden nicht nur Hoteliers und Gastronomen vertreten seien, sondern auch Akteure – wie etwa Kreuzfahrtschiff-Reedereien.

    Das Kernproblem seien Umsatzrückgänge bei gleichzeitig kontinuierlich steigenden Kosten. Dazu zähle unter anderem der Anstieg des Mindestlohns: „Alle Dienstleistungen – etwa Wäschereien – sind davon betroffen und müssen ihre Preise erhöhen. Damit umgehen müssen dann aber Hotels und Restaurants.“ Hinzu kämen hohe Energiepreise, steigende Mieten und Lebensmittelkosten. Letztere befänden sich derzeit auf einem „Rekordniveau“.

    Die große Hoffnung auf die Mehrwertsteuersenkung

    Die krisenhafte Stimmung komme nicht von ungefähr. Spätestens seit dem Bruch des Versprechens einer verbindlichen Mehrwertsteuersenkung durch Bundeskanzler a. D. Olaf Scholz sei klar gewesen, in welche Richtung sich die Branche bewege. Schon damals hätten viele Menschen begonnen, weniger Geld für Restaurantbesuche oder Hotelübernachtungen auszugeben. „Als die Mehrwertsteuer angehoben wurde, kam es dann eben zu Kaufzurückhaltung – mit all den Folgen, die wir jetzt sehen“, so Schwarz.

    Entsprechend viel Hoffnung setzt der Dehoga-Präsident auf die geplante Mehrwertsteuersenkung im Januar 2026. Anfang Dezember hatte der Bundestag Steuerentlastungen beschlossen, darunter die Reduzierung der Umsatzsteuer von 19 auf sieben Prozent. „In der Corona-Zeit war das ein sehr wirksames Mittel und wäre jetzt ein wichtiges Signal für Restaurants und Hotels an der Ostsee.“

    So wie sich die Lage derzeit darstelle, sei es für viele Urlauber attraktiver, an die polnische Ostsee zu reisen – wo der Mindestlohn deutlich niedriger und die Mehrwertsteuer nur halb so hoch sei. Entsprechend günstiger fielen dort Übernachtungen und Restaurantbesuche aus. Schwarz’ Fazit: „Am Ende entscheidet sich der Urlauber nämlich für das, was am besten zu seinem Geldbeutel passt.“

    #Allemagne #tourisme #mer_baltique

  • World Heritage and Tourism in a Changing Climate

    This report provides an overview of the increasing vulnerability of World Heritage sites to climate change impacts and the potential implications for and of global tourism. It also examines the close relationship between World Heritage and tourism, and how climate change is likely to exacerbate problems caused by unplanned tourism development and uncontrolled or poorly managed visitor access, as well as other threats and stresses. Tourism can also play a positive role in helping to secure the future of many World Heritage sites in a changing climate.

    The report’s goal is to provide up-to-date information and a basis for action on climate change, tourism and World Heritage in the follow-up to the adoption of the Paris Agreement by the Conference of the Parties to the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) in December 2015 and the 2030 Agenda for Sustainable Development, adopted by the United Nations General Assembly in October 2015. Using a series of case studies from World Heritage sites around the world, many of them iconic tourist destinations, the report shows how climate driven changes currently, or could in the future, threaten their outstanding universal value (OUV), integrity and authenticity, as well as the economies and communities that depend on tourism.

    The case studies were chosen for their geographic representation, diversity of types of natural and cultural heritage and importance for tourism. Most importantly, they provide examples of a wide range of climate impacts, supported by robust scientific evidence. The 12 fully referenced case studies and 18 much briefer sketches provide examples from 31 World Heritage properties in 29 countries. An introductory section summarizes some of the common findings from the case studies and provides a situation report on the relationships between World Heritage, climate change and tourism.

    The recommendations lay out a series of priorities for the international community, national governments, the tourism industry and site managers. The report was produced by UNESCO’s World Heritage Centre, UNEP’s Tourism and Environment Programme and the Union of Concerned Scientists (UCS), in close collaboration.

    https://whc.unesco.org/fr/tourism-climate-change
    #tourisme #patrimoine #unesco #vulnérabilité #changement_climatique #climat

  • The myth of traditional Italian cuisine has seduced the world. The truth is very different

    The comforting tourist-brochure idea of what Italian food looks like obscures a story shaped by hunger, migration and innovation.

    Italy’s cuisine has now joined Unesco’s “intangible” heritage list, an announcement greeted within the country with the sort of collective euphoria usually reserved for surprise World Cup runs or the resignation of an unpopular prime minister. Not because the world needed permission to enjoy pizza – it clearly didn’t – but because the news soothed a longstanding national irritation: France and Japan, recognised in 2010 and 2013, had beaten us to it. For Italy’s culinary patriots, this had become a psychological pebble in the shoe: a tiny, persistent reminder that someone else had been validated first.

    Yet the strength of Italian cuisine has never rested on an ancient, coherent culinary canon. Most of what passes for ancient “regional tradition” was assembled in the late 20th century, largely for tourism and domestic reassurance. The real history of Italian food is turbulent: a saga of hunger, improvisation, migration, industrialisation and sheer survival instinct. It is not a serene lineage of grandmothers, sunlit tables and recipes carved in marble. It is closer to a national long-distance sprint from starvation – not quite the imagery Italy chose to present to Unesco.

    To make matters worse (or better, depending on your sense of humour), the “Italian” cuisine that conquered the world was not the one Italians carried with them when they emigrated. They had no such cuisine to carry. Those who left Italy did so because they were hungry. If they’d had daily access to tortellini, lasagne and bowls of spaghetti as later imagined, they would not have boarded ships for New York, Buenos Aires or São Paulo to face discrimination, exploitation and the occasional lynching. They arrived abroad with a handful of memories and a deep desire to never eat bad polenta again.

    And then something miraculous happened: they encountered abundance. Meat, cheese, wheat and tomatoes in quantities unimaginable in the villages they had fled. Presented with ingredients they’d never seen together in one place, they invented new dishes. These creations – not ancient recipes – are what later returned to Italy as “tradition”. In short: Italian cuisine did not migrate. It was invented abroad by people who had finally found something to eat – a truth that fits awkwardly with Unesco’s love of millennium-old continuity.

    But the most decisive transformation came not abroad but at home, during Italy’s astonishing economic boom between 1955 and 1965. In that decade, the country underwent the culinary equivalent of a religious conversion. Refrigerators appeared in kitchens, supermarkets replaced corner shops, meat ceased to be a luxury. Families who had long measured cheese by the gram discovered, with a mix of disbelief and guilt, that it could be bought whenever one wished. What the world interprets as Italy’s eternal culinary self-confidence is, in reality, the afterglow of that moment. Italians did not inherit abundance. They walked into it, slightly dazed, like people entering the wrong cinema screen and deciding to stay.

    This context makes Italy’s current wave of culinary sovereigntism particularly surreal. We hear stern warnings against “globalist contamination” from politicians who grew up eating industrial panettone and Kraft slices in school sandwiches. We are told that Italian cuisine must remain pure, fixed and inviolable – as if purity had anything to do with our past. Italian food is a champion of adaptation. It has always survived by stealing, assimilating and reinventing. The Darwinian logic is embarrassingly simple: the cuisines that change are the ones that survive. Yet sovereigntist rhetoric insists on freezing everything in place, as if the national menu were a snow globe.

    Of course, the British have helped. Britain has cultivated its own affectionate fantasy of Italy: eternal sunshine, tomatoes that taste like childhood holidays, families who spend hours eating together as if they were auditioning for a commercial. Television personalities such as Stanley Tucci have perfected this fantasy into a polished export brand – the loud, lovable Italian bursting into your kitchen to rescue you from beige British food. It’s fun, it sells and it has about as much to do with Italian history as Mamma Mia! has to do with the Greek economy.

    This British fantasy intersects perfectly with Italy’s own mythmaking instinct. For centuries, Italians were hungry – not poetically, not metaphorically, but literally hungry. Pellagra, starvation, malnutrition: these were the foundations of Italian “tradition”. And it is precisely because the past was so bleak that modern Italians felt compelled to build a golden myth of themselves. A myth in which the grandmother is an oracle, the tomato a sacred relic and “tradition” a serene and ancient truth rather than a post-1960s reconstruction.

    So what did Italy actually submit to Unesco? The real story of our cuisine, shaped by hunger, migration, innovation and sudden prosperity? The glossy tourist-brochure version, the one lit like a Netflix travel programme? Or – stranger still – what some promoters called “the relationship Italians have with food”, described in the breezy vocabulary of airport psychology? A heritage not of recipes, but of feelings; conveniently vague, pleasantly flattering and not entirely falsifiable.

    The first version would deserve recognition. The second trivialises it. The third turns heritage into national therapy.

    Italy did not need Unesco to feel important. It needed to shed the insecurity that a cuisine is only valuable when validated by an external referee. Instead, the country reached for the certificate, not the substance. And so we embalmed a living cuisine, fixing it into a museum frame just as it continues – thankfully – to evolve in real homes, restaurants and workplaces.

    This is the paradox worth remembering. The world already loves Italian food, but often loves a version shaped by television, tourism and decades of gentle mythmaking. Italians rarely resist the myth – it is flattering and profitable – but myths are fragile foundations for a Unesco bid. Because in the end, what Italy submitted was not its history but a postcard: beautifully composed, carefully lit, designed to please.

    And like all postcards, it risks being forgotten in a drawer, while the real story of Italian cuisine – restless, inventive and gloriously impure – carries on elsewhere.

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2025/dec/15/myth-traditional-italian-cuisine-food
    #alimentation #cuisine_italienne #cucina_italiana #mythe #tradition #nationalisme #Italie #Unesco #patrimoine_mondial #tourisme #faim #migrations #improvisation #industrialisation #émigration #émigration_italienne #invention #pauvreté #adaptation

    #géographie_culturelle

  • Déplacer son regard sur les #mobilités

    Toutes les mobilités, du tourisme à la migration, provoquent des débats et conflits. La géographe Camille Schmoll décrit les différentes morales qui sous-tendent ces #conflits, avant les arguments et les chiffres. Elle invite à comprendre nos biais pour un débat plus juste sur les mobilités.

    La question migratoire est devenue centrale dans le débat politique et scientifique, en particulier depuis les printemps arabes et l’augmentation des migrations en Méditerranée. Les chercheurs sont très mobilisés, en plus de leurs travaux scientifiques, avec des rapports, synthèses, pour entrer dans le débat public. Camille Schmoll nourrit le champ des #mobility_studies avec une approche nouvelle : rapprocher les migrations d’autres formes de mobilité, pour décrire les transformations de société en termes de déplacements, et proposer un traitement des migrations comme intégré au champs plus large des mobilités, et non comme un champ à part. Ce faisant, elle offre une nouvelle façon de travailler sur les dimensions morales de la mobilité. Nos #représentations et la façon de traiter ces questions est empreinte de jugements moraux sur des mobilités considérées comme légitimes ou non, justes ou non. Sans comprendre cette architecture morale, on ne peut pas comprendre notre façon de traiter ces questions dans le débat public.

    Toutes les mobilités sont affaires de politique et de morale, leurs causes ne sont pas neutres, et l’avis qu’on pose dessus non plus. Faire une géographie morale des mobilités, c’est tenter de comprendre ce qui se cache derrière les points de vue des uns et des autres sur la mobilité. Lorsqu’une mobilité génère #désir ou #rejet, c’est parce qu’elle incarne nos #valeurs, nos avis politiques, nos #imaginaires. La preuve, c’est que les chiffres utilisés dans les débats ne sont pas toujours pertinents. Pour lutter pour ou contre une mobilité, définir leur légitimité, les entrepreneurs de morale, aux pouvoirs inégaux, utilisent des arguments moraux ou des alibis. Ces conflits racontent surtout nos façons de penser l’Autre. Le parti pris de l’autrice, c’est que les mobilités existeront toujours, les lieux ne seront jamais intouchés par la mobilité. Il faut se défaire de l’idée du local ou du pur, pour diminuer les #conflits_de_mobilité. Il s’agit donc, en observant les conflits de mobilité, de comprendre les idées reçues qui y sont liées et qui autorisent ou interdisent ces mobilités.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-lundi-15-decembre-2025-4085871
    #podcast #audio
    #mobilité #tourisme #migrations #légitimité #alterité
    #Camille_Schmoll

    ping @reka @isskein @karine4

    • Chacun sa place. Une géographie morale des mobilités

      Dans cet ouvrage, Camille Schmoll interroge les inégalités liées aux mobilités contemporaines. Loin de considérer la mobilité comme un phénomène neutre, elle l’explore comme un révélateur des tensions sociales, politiques et éthiques. En observant la mobilité jugée «  désirable  » et celle jugée «  indésirable  » , l’autrice met en lumière un ordre moral des mobilités, structuré par des normes implicites, des jugements de valeur et des rapports de pouvoir. Les «  conflits de mobilité  » deviennent alors une clef de lecture d’un monde toujours plus vulnérable et intensément connecté.
      À partir d’exemples concrets – l’arrivée de demandeurs d’asile à Saint-Brévin, l’occupation de plages grecques par des touristes privilégiés, la construction de l’autoroute A69, la figure de la joggeuse assassinée, la dépendance automobile dans la France périurbaine –, Camille Schmoll montre que chaque forme de mobilité est imbriquée dans un conflit de légitimité, révélant des hiérarchies sociales et spatiales. L’ouvrage nuance l’idée d’une «  société hypermobile  », en soulignant les nombreuses immobilités imposées, en particulier pour les plus vulnérables, et montre aussi que la mobilité suscite des anxiétés bien au-delà de ses impacts réels. Il relie les expériences vécues de déplacement aux enjeux globaux : genre, écologie, numérique, politique urbaine, etc.
      Enfin, Camille Schmoll y interroge la notion de «  place  » – à la fois position sociale, droit et capacité à se déplacer. Loin d’être une simple question de géographie, la mobilité devient ici un enjeu moral et politique, au cœur des transformations du monde contemporain.

      https://www.cnrseditions.fr/catalogue/societe/chacun-sa-place
      #livre

  • The truth about the #small_boats crisis. What Nigel Farage won’t tell you

    After the #Calais Jungle burned, the only migrants that remained were the birds. The square mile, where thousands of questing men looked north, has been rewilded with marsh flowers and rugged grass. There are no more celebrity visits, no Banksy murals, no Tom Stoppard theatre workshops; just a few early morning duck hunters, a birdwatching observatory and, occasionally visible across the sea, England.

    A decade ago, this stretch beyond the N216 motorway housed almost 10,000 people. There were radio stations, churches, mosques, a market street, even a nightclub. But in the end governmental consensus couldn’t abide the Jungle – it became too unstable, unsanitary and unsafe. When night came, some of its inhabitants would obstruct the motorways and crowd on to halted trucks. Many of them died this way, others attacked drivers in their desperation. People began to fear the Jungle; even the volunteers who helped build it grew exhausted by its terrible complexity. When the demolition crews arrived in 2016, it was set alight and those same volunteers gathered on a hill, watching the flames.

    That year, the French tried formalising another camp further east but its inhabitants attacked each other, then it burned too. It was decided nothing like the Jungle should ever grow back. Port security was tightened and migrants were prohibited from establishing permanent settlements. Tailed by police, the migrants became vagabonds along the coastline, forced into the margins of canals and ghettoised into areas of eerie woodland. But world events kept pushing more people towards France. When the lorries became difficult to penetrate, a new, deadlier route was opened: boats began to arrive in Kent.

    These boats unearthed a buried fear in Britain. It had to be Calais – our old possession, close to the launch sites of foiled invasions from Napoleon and Hitler. British politics has been quick to seize on this fear. Gradually, the migrants metamorphosed from unwitting fragments forced into motion by humanitarian crisis to an invasive force of criminals and sexual predators. Politicians and agitators insist they are a threat to British schoolgirls – “our girls” – a sentiment that spread across the country over the summer.

    In our reporting, we have spent time in camps across northern France and spoken at length to the migrants who passed through. We’ve approached aid workers, politicians, locals, policemen and town planners. The picture that emerges pertains not just to a failure of policy, but a failure of humanity. Beneath the political slogans and misapprehension, there is a terrifying, neglected reality. No one who arrives at the border is quite the same when they leave.

    It’s late August, the tail end of the crossing season. Due to rough seas, no boats are expected this week. So, on a rubbish-strewn towpath, some dozen Arab men lounge around a makeshift firepit. September is coming, and soon the crossing will be more dangerous. They’re running out of time.

    The raggedy tents are erected between stone boulders installed by the French authorities to deter encampments. This particular congregation, like virtually every other we visit around here, is defined by a common ethnicity and culture that provides a kinship with which to mitigate the misery.

    The most forthcoming are Maahir from Syria, Mahmoud from Gaza, Yousef from Egypt and Abdullah from Kuwait. How did they all meet?

    “When I first arrived in Calais,” explains Yousef, who comes from a village near Alexandria, “I met a Sudanese guy, he gave me a cigarette and said, ‘Egyptians stay over there.’” Most of Calais’s Sudanese population live in a hangar on the outskirts of the town. The Eritreans are somewhere else. “You meet people… then you meet your people,” we were told within days of our arrival.

    The living conditions are appalling. Many wear worn-down sliders and broken Crocs. Rashes resembling scabies are visible on bandaged hands. The group watches over an infant girl. She’s coughing profusely; one of them brings her a cookie. Mahmoud removes his right slipper to display a missing toe, blown off, he says, in an Israeli strike in southern Gaza. Others endure wounds inflicted by government security forces and gangs along the road to northern France.

    Abdullah stretches out his mangled wrist. “From the king of Kuwait,” he explains, the result of torture for taking part in anti-government protests. Abdullah, a former shepherd, is a unique member of the gathering; he was granted asylum in the UK five years ago and lives in Liverpool, servicing cars. He only returned to northern France to help bring his ageing mother across. He has enough money to get her into a lorry instead of a boat. This option is expensive, but considered safer and more reliable. From the perspective of the British government, Abdullah is a people smuggler.

    Nearly every story begins with an escape. Mahmoud escaped the Israel Defence Forces; Hassan, a baby-faced 20-year-old Iraqi, escaped three times, first from the Islamic State, then family persecution, then a detention centre in Bulgaria; Maahir fled Damascus after the fall of the Assad regime last December. Having been a poster-boy junior athlete during his national service, Maahir fears reprisals by the new Islamist regime. The trained lifeguard and semi-professional distance runner speaks conversational English. He hopes to be reunited in Birmingham with his sister, who has been diagnosed with cancer. He wants to become an NHS nurse.

    Maahir lists off defining European experiences: arrested three times in France, beaten and racially abused in Greece, chased by dogs through the forests south of Calais. “I expected French society to be better,” he says. “It’s the graveyard of dreams.” Several of his comrades grunt in agreement before piling in. Mahmoud was robbed not long after arriving in Greece. A Palestinian man on crutches tells us that, contrary to his expectations, Europe has “no respect”. Here, it’s widely accepted that the continent west of the Ural Mountains is made up of two distinct entities: Europe and Britain.

    The police, inevitably, move in and shepherd the men away. The migrants knew this was coming; they were warned ahead of time by the aid workers, but the frustration is palpable. Tents are packed by muscle memory, some men leave them by the canal. According to Human Rights Observers (HRO), a non-profit that documents police activity, there were at least 44 evictions in the Calais area last month. Abdullah can’t understand why the French aid groups and the French state want different things. “Can you see the contradiction?” he asks.

    The defining post-Jungle French policy is called “zero fixation”. It ensures the migrants cannot settle. A police union spokesperson said it also disrupts people smugglers. Regardless, it is unrelenting. Last year, the police evicted 14,729 people from the area. Private cleaning teams, contracted by the public authorities, seized 1,685 tents, 189 tarpaulins and roughly 100 mattresses. What happens to these items is unclear.

    Tents come and go. If you can’t buy one and the aid groups are running low on stock, you have to find – or steal – one. The Palestinian on crutches demonstrates his technique, honed to a single fluid motion. When the tent is taken, your passports, phones or asthma inhalers can be taken with it. According to HRO’s annual report, the equivalent of two and a half articulated lorries of personal belongings were confiscated last year.

    Evictions often take place deliberately early, and the Calais migrants need sleep. You can see the effects of the zero fixation policy in their eyes; sometimes they talk to you like they’re dreaming. The policy is also costly to administer. At times, Calais feels like an expo for French cops: the French National Police, the Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS – the ones who make the news for seriously injuring protesters), the French Border Police and the local bobbies are all here.

    The various police forces in Calais have a wealth of technology. They peer through infrared binoculars, intercept migrants using heat scanners and carbon dioxide and heartbeat detectors. An aerial net of drones has been cast in the sky. The French have reportedly been reluctant to accept British technology, but they seem happy to accept British money. In 2023, the UK government roughly doubled the sum it allocates to France to mitigate the migration issue, earmarking almost half a billion pounds over the next three years. The Home Office did not respond to the New Statesman’s request for comment.

    In 2003, the UK moved its border with France to Calais. The port city was transformed; the dock became a labyrinth of electric fences and security cameras. The border has affected the politics of Calais, too. From 1971 to 2008, the mayoralty belonged to the French Communist Party before swinging to the centre right. We attempted to interview the mayor, Natacha Bouchart, but all we got was her deputy. Philippe Mignonet met us at the reception of the town hall, only to explain that he doesn’t speak with British media. “I’ve done thousands of interviews for tourism, for industry, for whatever. Everything goes back [to] immigration. So I don’t answer any more… the door is there.”

    There is money in Calais and it’s not just being spent on the police. You can see it in the city’s expensive-looking tourism drive. Most readily in the 12m-high, animatronic “Calais Dragon” – surely one of the worst tourist attractions in Europe, possibly the world – built in 2019 as part of a €46m “Calaisfornia” renovation of the seafront. For some reason, a million people come to see the dragon every year. On our visit, a gaggle of holidaymakers stare blankly at it through their cameraphones.

    In comparison, Calais’s volunteers have shallow pockets. There are hundreds of them. NGOs like Oxfam, the Red Cross and Médecins sans Frontières don’t appear to be a dominant presence. More noticeable is a constellation of smaller organisations and groups that do what they can with limited resources.

    GB News recently sent the journalist Patrick Christys to northern France. He spent a portion of his trip interviewing Sudanese migrants, suggesting that they “try another country”, before commenting on how badly their living conditions smelled. Christys’ reporting saddled us with significant difficulties as no Sudanese migrants wanted to be interviewed after their interaction with “that British journalist”. He has also called Calais charity workers “borderline national traitors”.

    The worst thing you could say about these volunteers is that spending time with them sometimes feels like revisiting your old student union. Some organisations run via collective decision-making (lots of talking) and feel strongly about semantics. Some say “migrants” should be referred to as “people on the move”, and a more sympathetic term for “camps” are “living spaces”. Every migrant we spoke to called them “camps”.

    That said, much of their work is indispensable. Calais Food Collective administers the majority of water drops (8,000 litres per day) in the area on a budget of roughly €100,000 a year. The Maria Skobtsova House provides a vital haven for women and children. Others facilitate rare, joyous moments. Twice a week in a warehouse compound near a local church, Secours Catholique, a French non-profit, runs a drop-in centre where people on the move can briefly find dignity and normality.

    Secours Catholique has crafted an area for people of different nationalities to attend, offering cigarettes, bottomless tea and coffee, football, phone-charging stations and barbers. The young men who come are not dissimilar to British lads, only they appear to drink less. A keepy-up circle forms. The ball falls with a sense of fate and people are gradually eliminated. Next door, there’s a separate space for women and children. The border has taught the children a new game: they check each other’s passports.

    In the UK, a number of questions and assumptions have been voiced concerning migrants and immigration policy, some more cynical than others. The loudest assumption is that a large proportion of the migrants of northern France are “economic migrants”. Of everyone we spoke to, only one stated that he had left because of the job market. The rest recalled genocidal militias, air strikes, repressive regimes, religious persecution, torture, mutilation and death.

    But the “economic migrants” critique obscures the obvious reality that a person can be both in need of work and fleeing for their life. This is true of Maahir, who wants to become a nurse, and Mahmoud, the Palestinian who wants to become a lawyer. Safety and prosperity are not mutually exclusive.

    Another question asked is why don’t migrants choose to claim asylum in the first “safe” country they reach? Well, many already do – both Spain and Italy received more asylum claims than the UK last year. And following the question’s logic, if everyone settled immediately, they would all simply bottleneck in Europe’s border countries (some of which, according to rights groups, are not safe for migrants). Migrants also don’t always enjoy the luxury of choice. Maahir was denied asylum in Germany and handed a deportation order. Hope, an Ethiopian single mother, was halfway across the Channel with her son when the boat’s engine cut out, and the Maritime Gendarmerie towed it all the way back. She’s now considering staying in France, though speaks fluent English.

    Why do migrants want to come to the UK? This one’s complicated, as many don’t. The demography of successful asylum applications in France leans towards Francophone African countries (as well as Ukraine and Afghanistan). Likewise, the majority of migrants we spoke with cited culture, language and decency as key reasons for choosing the UK. Usually there are historical ties.

    “Don’t forget that Britain was an integral part of Libya,” noted Rami, a former journalist who fled Benghazi after a militia began threatening his family. Many of these migrants are headed for England in part because they believe it can’t be worse than their experiences in France, Spain or Italy. But that’s an assumption; they can’t be certain.

    In the camps around Calais, migrants cling to an idealised Britain – a country few of them have ever been to. “You are treated as a human being… you are not defined by your religion or nationality,” says Rami, whose belief is based on previous interactions with British people. Time and again, Britain is painted as a country of minimal racism and unparalleled societal integration. It is an idea largely intuited, much like Britons’ assumptions about migrants: on both sides of the Channel people chat with friends, they watch the Premier League, they scroll through TikTok and Instagram. It’s possible Nigel Farage will win the next election, and turn Britain into a country of mass detention and deportation – a place where asylum is banned. Perhaps then migrants will think about the UK differently. Perhaps we all will.

    There are many questions that are not asked of our immigration system but should be. Why, for instance, does the UK continue with policies of deterrence that, when they aren’t coupled with diplomacy, have repeatedly failed to deter?

    Irregular migration (a legal term for what some call “illegal” crossings) has more than doubled since 2018, peaking at almost 50,000 in 2022. The Tories passed various restrictive laws in order to drive down this number. The most successful migration deal seemed to be the one they reached with the Albanian government in 2022, which allowed for Albanians arriving on small boats to be returned. The following year, irregular crossings by Albanians fell by almost 93 per cent.

    Other legislation proved fruitless, such as the 2022 Nationality and Borders Act, which stated that any migrant coming via a “safe” country, such as France, would have their claims deemed “inadmissible”. This didn’t mean applications were rejected, only that they would not be processed. But people kept coming.

    A year later, the Conservatives passed the Illegal Migration Act, widening the “inadmissibility” category while placing a duty on the Home Office to remove unauthorised arrivals. But to where? The United Kingdom had no deportation agreement with Afghanistan, Iran, Syria, Eritrea or Sudan – the five most common nationalities that make irregular crossings. Neither did it have one with France. Brexit took the UK out of the Dublin Regulation, which enables EU countries to deport asylum seekers to the first EU country they entered. Even the Tory’s flagship deterrent, the Rwanda plan, proved an expensive failure.

    Under a Labour government, the UK has tried a new approach, announcing its “one in, one out” policy, which essentially states that for every migrant the UK sends back to France, we take another in return. This policy has barely been trialled at scale, and is, ironically, dependent on irregular crossings. Only two of the migrants we spoke to, Hope and Hassan, were aware of it. Yet Hassan, who fears being forcibly returned to a Bulgarian detention centre, could explain the legal intricacies of the Dublin Regulation and why the UK’s withdrawal was to his advantage. “The main reason I am coming to Britain is because of protection from deportation, because of Dublin.”

    The biggest question is how, in a country like France, the misery of these camps is allowed to persist.

    Loon-Plage, a dusty clearing of grass and plastic sandwiched between an A-road and a Total diesel refinery, is the closest thing to the old Jungle that survives today. It’s named after the local parish. No one knows exactly what to call it.

    The sunrise bleeds gold on to the aid distribution point at Loon-Plage. One man prostrates himself for the morning prayer, another emerges from the bushes fastening his trousers. Thousands of displaced people are asleep, hidden in the surrounding woodland. There are no toilets. No kitchens. No showers.

    A few miles away, dozens of CRS officers are completing their morning routine at a hotel that has been booked out exclusively for them by the French government. They are about to mobilise for a mass eviction operation. Commander Obry, a middle-aged bruiser with the strut of a wartime colonel, completes his uniform with a pair of aviators. All the volunteers who work in Loon-Plage seem to know about Commander Obry.

    Two young women from HRO are on their daily eviction patrol. They follow a planned circuit documenting evictions for potential legal evidence. Police activity has been quiet over the past few days; they assume today will be the same. A couple of weeks ago, one of them was at the distribution point when a masked man pulled out a handgun and emptied a magazine into a refugee’s leg. These shootings are becoming more regular.

    When they pass the hotel there are no police vans at the car park. They drive on before arriving at a lay-by in the woods. Neither of the 24-year-olds have seen a mobilisation on this scale before. Speeding back to warn the camp residents, they turn on Spotify. French hip-hop blares from a small, portable speaker. “Fuck le 17!” they sing along.

    The migrants of Loon-Plage are waking now, stretching their legs among rats, litter and human faeces. One mile away, a group of private contractors are stuffing confiscated tents into the back of a van while Obry marches through the woods. They say they don’t know where the van is going, but they have to clear the area. One of them finishes a Red Bull and hurls it into the bush.

    Back at the camp, five young Kurdish teenagers decide whether or not to call an ambulance for their friend who can hardly stand. He can’t swallow either and has been vomiting for the past 24 hours: a consequence, they suspect, of having slept without a tent or a blanket for days. The emergency helpline operator doesn’t know when an ambulance will arrive. One of the boys passes the time by scrolling through images of Iceland on his phone. Maybe, one day, he’ll get there.

    In the past, people have located purgatory in various corners of the world: down a pit in Donegal or inside Mount Etna. Loon-Plage is nowhere. The locals avoid it, NGOs struggle to penetrate it, the French authorities are failing to police it. Occasionally, this place tricks you with its beauty – there are moments when the branches refract the light and a breeze comes through. Its clearings are punctuated with tents and discarded objects. If you squint, it almost resembles the shabby reaches of a music festival.

    In this place, reality disappears. There is no certainty in Loon-Plage. You are never sure of what you see or hear. One man from Afghanistan says he was granted asylum in the UK but left to go to a wedding in France and someone stole his documentation. Now he’s here. Past bushes and railway tracks, a Kurdish-Syrian shepherd carries a set of DVDs labelled “liver one”, “liver two”, “liver three”. He was shot in the abdomen and underwent a botched operation. Part of the bullet remains lodged inside him. These CDs, he explains, are footage of the surgery. He hopes to present them to the NHS if he crosses the Channel.

    Deeper inside the woods, a man holds a young boy somewhere between a hug and a headlock. The man is not the boy’s father. “He lost his parents!” the man says. The child looks terrified, like he’s suppressing the urge to cry. Suddenly they run away. The volunteers have seen that man before. He’s been here for months. They think he’s a people smuggler.

    Finding a smuggler here is easy. Either someone provides a contact, or you wait until the evening and meet them as they move from tent to tent offering their services. The dinghy fare averages between £1,000 and £2,000 and the migrants say a competitive market has emerged. Some have the cash up front, others rely on relatives to wire the funds, or parts of it. An excitable Yemeni man, who only really wants to talk about gangster films and sports cars, says he had no money at all. The smugglers accept cash or bank transfers.

    A significant number of women and children live in Loon-Plage. Hope, 34, broke into tears when recalling the month she spent there. Her tears are words. Sometimes she’d be able to get on a bus and shower at one of the hotels allocated for migrants in France. But these hotels are far away and the journey back to the sea is costly. In Loon-Plage, Hope would fall asleep with her young boy. Sometimes there would be gunshots, which would remind Hope of the armed men who occasionally tried to hit on her.

    By midday, there are hundreds of people at the distribution point. When the two HRO volunteers pull up in their car, dozens form a frantic queue believing food has arrived. The Red Cross drops off meals here twice per day. There are also several makeshift shops where migrants sell snacks to those with change. Usually a medical team comes in the afternoon to run a clinic, but today it is staying away until the police have finished the eviction.

    The closest shop is an Esso petrol station. Its owner, a portly middle-aged man, has a dangerous predicament. Several weeks ago, the police came in and demanded he sign an official decree prohibiting him from selling fuel to migrants. He was reluctant, because the men who buy it can be intimidating. But he doesn’t want to upset the police and the officers weren’t there to negotiate. They hovered over the till, blocking off customers until he complied. “I’m not able to put this decree into practice,” he says. He wrote in brackets above his signature, “I am afraid for my life!”

    Returning from far-removed tents, the volunteers discover their route back to the car has been blocked by police. They have to take a new route back, which takes them over a bridge made of crushed trolleys and into a clearing guarded by a man sat in a chair checking his phone.

    “What you doing here?” he demands. It’s as if they’ve stepped out of France and into a new jurisdiction. He waves, beckoning another man who is nursing a beer. He has piercing green eyes and a scarf hanging from his head like a trap star. He walks right up to their faces and stares them down. This feels like a checkpoint. “You go there,” he says, signalling left, “never there.” The volunteers oblige.

    Around midday the police descend on the distribution point. Everyone runs. When the volunteers reach the police line, a Kurdish man with a London accent is cursing the cops. He says they’ve confiscated his friend’s passport, pointing to one of the men that flank him. “Tell them everyone here has a fucking gun,” he insists. “If [the police] come here, everyone is going to fucking die.”

    For a minute, there’s a stand-off. But the tension is broken when an Eritrean woman walks between the factions and asks the police to return her daughter’s glasses. Commander Obry strides up to the line. He’s having none of it. All anyone can do is watch as the bulldozers raze the camp’s basic infrastructure. When the police finally disperse, there is only rubble. The migrants rebuild their world.

    After Loon-Plage, there’s the sea. People wonder why the migrants risk their lives crossing the Channel; 82 of them died in it last year. But beyond it lies a sister in Birmingham, the prospect of a job in Liverpool, a room with a bed perhaps and no more police harassment. Across it lies another life. First, though, they have to traverse it successfully. Many attempt the crossing several times.

    People change on the long walk to the beach. When the water comes into view, the solidarity and affection that’s been growing between the migrants melts away and panic makes most selfish. Some act virtuously. Maahir’s tenth attempt was unsuccessful because he helped a pregnant woman on to a boat. At the time of writing, the last woman to die with her child in the Channel was a Turkish mother and her son who drowned off the coast of Gravelines. The boy is thought to have been eight years old.

    On the way to the boats, the drones come. This adds to the panic. The migrants have seen drones before, buzzing in the skies above Gaza and Sudan. To minimise injuries, the French police currently do not enter the water unless they are asked to do so by the migrants, though the French government is reviewing this approach. Migrants often wait waist-high in the sea without lifejackets to escape the police before they board.

    At least two migrants we spoke with have since made it to the UK. Rami’s voyage began at 7am and took 11 hours. Halfway across, the engine failed and the overcrowded 9m raft ferrying some 90 people, including pregnant women and children, drifted with the current. Hours later, the inflatable tubing started to leak air and the boat began taking on water. People started to faint.

    All the passengers were saved by the UK’s coastguard, just after 5pm. The rescue marked the end of Rami’s odyssey. He’s now in an asylum hotel in the north of England and can finally get some sleep. But his wife suffers recurring nightmares about their journey – what they call “the journey of death” – their days in northern France, the smugglers, the chaos. “Everything was like a bad dream.”

    But there are bad dreams in Britain too. A week after returning from northern France, we attend a protest outside an asylum hotel in Epping, Essex. A few hundred people have gathered. An Ethiopian asylum seeker had been convicted of sexual assault against a 14-year-old girl. The crowd consists of seething men, excitable boys and outraged middle-aged mums. “Fucking bomb the place,” a man tells us. A small blonde child – presumably his – sits on his shoulders.

    Again, reality disappears. One man wearing a St George’s flag like a cape recounts a recent incident involving two Muslims “hiding in a bush outside a primary school with a bag full of children’s clothes, a pair of scissors and wigs”. He thinks they were waiting to kidnap local kids. His source is Facebook. We think about Maahir and the “graveyard of dreams”. In reporting this story one increasingly realises there is no such thing as clarity, only a murky chaos enveloping hundreds of thousands of lives, reconstituting government policy, redefining what society means. And it never ends.

    https://www.newstatesman.com/politics/uk-politics/2025/10/the-truth-about-the-small-boats-crisis
    #frontières #Manche #La_Manche #migrations #réfugiés #France #Angleterre #UK #CRS #drones #technologie #militarisation_des_frontières #tourisme #solidarité #Loon-Plage

  • L’administration Trump veut que les touristes étrangers exemptés de visas, dont les Français, fournissent l’historique de leurs réseaux sociaux en arrivant aux Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/10/aux-etats-unis-l-administration-trump-veut-imposer-l-examen-de-l-historique-

    L’administration Trump veut que les touristes étrangers exemptés de visas, dont les Français, fournissent l’historique de leurs réseaux sociaux en arrivant aux Etats-Unis
    L’administration Trump veut exiger des visiteurs étrangers exemptés de visas qu’ils fournissent l’historique de leurs activités sur les réseaux sociaux depuis cinq ans, selon un avis publié mercredi 10 décembre dans le Register Federal, le journal officiel américain. Le texte sera appliqué d’ici à soixante jours sauf contestation en justice, précise l’avis.
    Cette proposition concerne les ressortissants de pays bénéficiant du programme d’exemption de visa, notamment la France, l’Australie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, Israël, le Japon, ou encore la Corée du Sud. Actuellement, les ressortissants de 42 pays peuvent voyager aux Etats-Unis pendant quatre-vingt-dix jours sans visa, à condition d’obtenir au préalable une autorisation de voyage électronique (ESTA). L’avis suggère d’ajouter les médias sociaux comme « élément obligatoire de données » pour une demande d’autorisation de séjour.
    Outre l’historique des médias sociaux, les services des douanes et de la protection des frontières (CBP) ajouteraient d’autres nouveaux champs de collecte de données. Notamment les numéros de téléphone utilisés au cours des cinq dernières années et les adresses électroniques utilisées au cours des dix dernières. Ils exigeraient également des demandeurs d’ESTA qu’ils fournissent des informations sur les membres de leur famille – notamment noms, numéro de téléphone, date de naissance, lieu de naissance et adresse de résidence.
    La proposition survient alors que les Etats-Unis doivent accueillir, avec le Canada et le Mexique, la Coupe du monde de football en 2026 qui doit attirer des centaines de milliers de supporteurs du monde entier.En novembre, l’administration Trump avait sensiblement relevé le prix d’entrée des parcs nationaux pour les touristes étrangers, afin de donner « la priorité aux Américains ».
    Le secteur touristique américain pâtit déjà depuis plusieurs mois d’un déclin de voyageurs étrangers, refroidis par la politique du président républicain. L’association professionnelle US Travel Association prévoit ainsi une baisse de 6,3 % des arrivées de touristes étrangers en 2025 par rapport à l’année 2024.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#politiquemigratoire#ESTA#droit#donneepersonnelle

    • États-Unis : le recul du tourisme international menace l’économie et l’emploi
      https://www.creditnews.fr/etats-unis-le-recul-du-tourisme-international-menace-leconomie-et-lemploi

      Le #tourisme est un moteur majeur de l’économie américaine. Les touristes internationaux devraient dépenser 173 milliards de dollars en 2025, tandis que les voyageurs domestiques contribueront pour 1 200 milliards de dollars. Globalement, le secteur touristique représente 2 900 milliards de dollars, soit une part significative du PIB américain, et un emploi sur dix est lié directement ou indirectement au tourisme.

      « La prochaine décennie peut être celle d’une croissance extraordinaire, mais seulement si nous agissons de manière décisive », avertit l’#U.S. Travel Association. Modernisation des infrastructures, simplification des formalités d’entrée et message clair aux visiteurs internationaux sont identifiés comme les leviers essentiels pour inverser la tendance.

      Dans un contexte où chaque dollar dépensé par un touriste étranger se répercute sur la création d’emplois et les recettes fiscales locales, les acteurs du tourisme voient dans ce recul un signal d’alarme économique et financier, mais aussi une opportunité stratégique pour réformer et renforcer l’attractivité des États-Unis.