• Ce que l’on sait après l’incendie de l’usine #Lubrizol à #Rouen

    De nombreuses inconnues perdurent sur la nature et les effets des substances émises depuis jeudi par l’usine chimique dans la région de Rouen.

    Par Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc Publié hier à 18h47, mis à jour hier à 20h59

    Jeudi 26 septembre, un violent incendie s’est déclaré à Rouen, au sein de l’usine chimique de l’entreprise américaine Lubrizol. Le feu s’est déclaré vers 2 h 40, dans un dépôt de produits conditionnés de type additifs pour lubrifiants, selon la direction de l’usine. En tout, l’incendie a mobilisé 240 pompiers de Seine-Maritime et des départements voisins, aidés de 50 véhicules. Plus de huit heures après l’embrasement, l’incendie a été maîtrisé, puis définitivement éteint vendredi matin.

    Depuis jeudi, l’incendie a dégagé un lourd et épais panache de fumée, provoquant des retombées de suie sur toute la zone nord-est de la ville et suscitant de nombreuses inquiétudes.

    Que fabrique l’usine Lubrizol ?

    Créé en 1954, le site de 14 hectares situé sur les bords de la Seine emploie actuellement 400 personnes, selon la préfecture de Seine-Maritime. Elle est la propriété du groupe chimique américain Lubrizol Corporation, qui appartient lui-même à Berkshire Hathaway, la holding de l’homme d’affaires américain Warren Buffett.

    L’usine fabrique et commercialise des additifs pour enrichir les huiles, des carburants et des peintures industrielles. Jusqu’en 2009, elle était classée #Seveso « seuil bas », jusqu’à ce que des analyses écotoxicologiques conduisent les services de l’Etat à la reclasser dans le « seuil haut ». En 2013, une émission de #mercaptan, un gaz nauséabond toxique, venant de l’usine avait été ressentie à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde jusqu’à Paris et en Angleterre.

    Combien d’habitants vivent près de l’usine ?

    A peine plus de trois kilomètres séparent l’usine Lubrizol du centre-ville historique de Rouen. Le site industriel, situé sur la rive gauche du fleuve, se situe au cœur d’un territoire très peuplé : la métropole Rouen-#Normandie compte 490 000 habitants, selon les données 2016 de l’Insee, et regroupe 71 communes. Douze d’entre elles, en plus de Rouen, ont été touchées par des mesures de confinement des maisons de retraite et de fermeture des établissements scolaires, ainsi que des crèches. Elles rassemblent environ 65 000 habitants, en plus des 110 000 de la capitale normande.

    Quelle est la #toxicité des produits qui se sont dégagés ?

    Le préfet a affirmé lors d’un point de situation, vendredi 27 septembre à la mi-journée, que les suies contenaient des « composants essentiellement liés à la combustion d’huile de produits finis, d’additifs chimiques pour huiles et d’#hydrocarbures, d’où d’ailleurs ces suies noires, grasses que nous constatons ».

    Le préfet a écarté, à plusieurs reprises, tout risque de « toxicité aiguë » dans l’air. Des seuils légaux de toxicité aiguë sont fixés par les autorités ministérielles pour chaque composé chimique.

    Le professeur André Picot, ancien directeur de l’unité prévention en risques chimiques au CNRS, explique dans Paris-Normandie que, sans connaître la « nature des produits », il est « extrêmement risqué d’avancer qu’il n’y a pas de toxicité aiguë ou, en tout cas, subaiguë, c’est-à-dire une toxicité non négligeable ». Selon lui, il ne faut, cependant, « pas systématiquement alarmer, tant qu’on ne connaît pas le degré de dangerosité des produits consumés ».

    Des produits radioactifs s’y trouvaient-ils ?

    Des internautes se sont inquiétés d’un tableau, réalisé par l’inspection des installations classées et datant de 2006, faisant état de la présence de substances « radioactives (utilisation, dépôt, stockage) sources scellées conformes », pour un volume de 6 882 mégabecquerels (MBq).

    Le préfet de Seine-Maritime a toutefois assuré, vendredi matin, « qu’il n’y avait pas de produits radioactifs » stockés sur le site. Cette #radioactivité s’explique, en fait, « par la présence de huit machines utilisées pour évaluer le niveau et la densité dans des bacs », explique Céline Reuter, responsable de l’unité d’expertise des sources à l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Ces appareils de mesure, répandus dans le secteur industriel, fonctionnent grâce à du césium 137, un élément radioactif scellé dans une double enveloppe métallique. « Aucune des sources n’a été touchée par l’incendie. On a fait une levée de doute. Il y a eu confirmation », précise Jean-Yves Lagalle, colonel des pompiers de Seine-Maritime.

    Des victimes ont-elles été recensées ?

    L’incendie n’a causé aucune victime directe. Sur les réseaux sociaux, des internautes ont fait part d’irritations ou encore de maux de tête. Vendredi à la mi-journée, Benoît Jardel, médecin du SAMU, a fait savoir que 51 personnes décrites comme « fragiles », « sensibles » ou ayant des pathologies respiratoires ont été examinées dans différents établissements de santé dans la journée de jeudi et dans la nuit suivante. Cinq d’entre elles, toutes des adultes, sont restées dans des services d’hospitalisation de courte durée.

    Pourquoi l’indice de qualité de l’#air a-t-il cessé d’être diffusé jeudi ?

    Jeudi 26 septembre, alors que l’incendie était en cours, de nombreux internautes se sont émus de l’arrêt de la diffusion de l’indice Atmo à Rouen. Cet indicateur journalier décrit la qualité de l’air dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants en se basant sur la mesure de dioxyde de soufre, d’ozone, de particules fines et de dioxyde d’azote. Mais son mode de calcul « ne prend en compte ni les odeurs ni les polluants atypiques émis lors d’accident », précise l’association régionale Atmo Normandie. En outre, l’organisme ne dispose pas de stations de mesure dans la zone vers laquelle s’est dirigé le panache de fumée et a donc décidé de suspendre, jeudi matin, la diffusion de cet indice en considérant qu’il n’était « pas représentatif de la situation » sans cesser pour autant de réaliser des mesures. Il a été remis en ligne vendredi 27 septembre dans la matinée. Atmo Normandie précise avoir mis en place « des mesures complémentaires dont l’analyse complexe ne peut être en temps réel, car faite en laboratoire de chimie ».

    Quels risques pour l’#agriculture et les milieux naturels ?

    Des retombées d’hydrocarbures ont été constatées à Rouen et ses environs, dans des jardins, propriétés agricoles ou encore sur des légumes. Selon la chambre d’agriculture de la Seine-Maritime, plusieurs agriculteurs et laiteries ont déjà tiré la sonnette d’alarme. A titre de précaution, le préfet de la Seine-Maritime a émis des recommandations spécifiques :

    – les éleveurs qui possèdent des animaux en plein air doivent « les rentrer et sécuriser leur abreuvement et leur alimentation en les plaçant sous abri ». Il est interdit de nourrir les bêtes avec des « aliments souillés » et il faut « faire pâturer les ruminants sur des pâtures saines ».

    – les agriculteurs ne doivent rien récolter « en l’attente de précisions ultérieures » et de ne pas chercher à nettoyer les champs impactés.

    – les riverains ne doivent pas consommer les produits de leurs jardins s’ils ne sont pas épluchés ou correctement lavés. « Un plan de surveillance renforcé sera mis en place, tant sur les denrées végétales que d’origine animale, pour garantir la parfaite salubrité des produits destinés à la consommation humaine. »

    Des inquiétudes demeurent sur une éventuelle pollution des nappes phréatiques. Le préfet a affirmé, vendredi, qu’il n’y avait « a priori » pas de risques les concernant. Mais l’association environnementale Robin des bois s’est interrogée sur les réseaux de l’usine « saturés » et le « risque de migration des hydrocarbures et autres déchets toxiques dans les nappes phréatiques ». L’association met en garde contre le lavage des voitures ou des maisons encrassées : « Si les gens nettoient ça au Kärcher, on va se retrouver avec des eaux polluées qui vont aboutir ou bien dans la Seine, ou bien dans la station d’épuration. »

    Quel a été le précédent incident dans cette usine ?

    En janvier 2013, un bac de dialkyldithiophosphate de zinc s’était décomposé, émettant du mercaptan, fortement odorant – c’est lui qui donne au gaz de ville son odeur spécifique – et toxique à très forte dose. Le panache du gaz s’était étendu de la Manche à l’Ile-de-France.

    La décomposition de ce produit chimique avait été causée par la température excessive et par un temps de séjour trop long dans le bac. Le traitement « trop tardif » de la décomposition opéré par les employés n’a pas permis de minimiser l’émission de mercaptan et l’a même favorisée. Toutefois, l’enquête publique avait ensuite noté que « les concentrations correspondant aux effets irréversibles n’avaient pas été atteintes dans l’environnement ». L’entreprise avait été condamnée en avril 2014 à une amende de 4 000 euros pour nuisance olfactive, mais le délit de mise en danger de la vie d’autrui avait alors été écarté.

    A la suite de l’incident, l’entreprise s’est engagée sur plusieurs années dans des travaux afin de réduire la probabilité de survenue d’événements de type « mercaptan » ou « autres émanations ». Le préfet a assuré jeudi que l’usine était « aux normes telle que nous l’avons vue en 2019 », en rappelant qu’« elle ne l’a pas toujours été » et qu’en 2017, « elle a fait l’objet d’une mise en demeure » en raison de « 17 manquements », puis que « la mise à niveau a été réalisée ».

    Que signifie le classement Seveso ?

    C’est le nom d’une directive européenne prise en 1982, six ans après l’émotion suscitée par la catastrophe écologique et sanitaire de l’usine chimique Icmesa, située sur la commune de Seveso, à une vingtaine de kilomètres au nord de Milan, en Italie. La directive incitait les pays européens « à se doter d’une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs » et demandait « aux Etats et aux entreprises d’identifier les risques associés à certaines activités industrielles dangereuses et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face . »

    Le dernier cadre de cette directive, Seveso 3 a été établi en 2012. Entrée en vigueur en 2015 en France, elle « introduit des normes plus strictes en matière d’inspection et renforce l’obligation d’information du public, du personnel et des exploitants des établissements voisins ».

    La directive Seveso distingue deux type d’installations (seuil haut et seuil bas) dont les mesures de sécurité et les procédures varient. Selon la base nationale des installations classées, la France compte 1 378 sites Seveso (634 en seuil bas et 744 en seuil haut) sur lesquels des études sont menées pour évaluer les risques et des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui limitent l’urbanisation, sont mis en place. Le PPRT de Lubrizol avait été approuvé en 2014.

    Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/27/ce-que-l-on-sait-au-lendemain-de-l-incendie-de-l-usine-lubrizol-a-rouen_6013

  • Sad Radicals - Quillette
    https://quillette.com/2018/12/11/sad-radicals

    “Unfortunately, toxicity in radical communities is not a bug. It is a feature. The ideology and norms of radicalism have evolved to produce toxic, paranoid, depressed subjects.”

    Young adults often become radicals after they realize the immensity of the cruelty and malevolence in the world. They reject a society that tolerates such suffering. They sanctify justice as their telos. But without truth to orient justice, seekers of justice will crash and crash again into reality, and will craft increasingly nightmarish and paranoid ideological analyses, burning out activists, destroying lives through jail or abuse, and leaving the world an uglier, more painful place. To paraphrase Alice Dreger, there is no justice without wisdom, and no wisdom without surrender to uncertainty in the pursuit of truth.

  • Dans le bassin de Lacq, pluies acides, odeurs asphyxiantes et sentiment d’abandon
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280619/dans-le-bassin-de-lacq-pluies-acides-odeurs-asphyxiantes-et-sentiment-d-ab

    Malgré les alertes des riverain·e·s et des écologistes, des usines rejettent toujours plus que les normes autorisées. Une réunion publique d’habitant·e·s s’est déroulée jeudi 27 juin. Une assemblée générale historique de travailleur·e·s des usines du bassin se tient le 1er juillet.

    #France #Toxicité,_santé_environnementale,_Bassin_de_Lacq,_Pollutions,_A_la_Une

  • Gare aux #morilles !
    https://francais.medscape.com/voirarticle/3604910

    « Nous avons considéré les morilles, dont on connait la #toxicité digestive à l’état cru, comme inoffensives une fois cuites. Or, il se trouve que ce #comestible très réputé et à forte valeur marchande est lui aussi coupable d’autres types de problèmes de plus en plus fréquents ou de mieux en mieux recensés », a indiqué l’orateur.

    La vraie morille, dite « morille commune » est responsable d’un syndrome cérébelleux. Celui-ci survient dans 40 % des cas suite à une ingestion massive de morilles et dans la moitié des cas à un temps de #cuisson insuffisant.

  • Deux propriétés viticoles relaxées pour des épandages contestés à côté d’une école primaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/30/deux-proprietes-viticoles-relaxees-pour-des-epandages-contestes-a-cote-d-une

    Le tribunal correctionnel de Libourne a prononcé, mardi 30 avril, la relaxe de deux domaines viticoles du #Bordelais poursuivis en qualité de personnes morales pour « utilisation inappropriée de produit phytopharmaceutique » dans la petite commune viticole de Villeneuve, dans le Blayais (Gironde).

    Les juges ont suivi les réquisitions du parquet qui, à l’audience du 20 mars, avait demandé « plutôt une #relaxe », tout en s’en remettant « à la sagesse du tribunal » au motif qu’il n’existait « aucune certitude sur le lien de causalité entre les #épandages et les #malaises ».

    #viticulture #pesticides #toxicité #impunité

    • Belle rhétorique sur le thème de la suspicion de « non-toxicité ».
      Deux (parmi tant d’autres) expériences perso :
      Dans le vignoble bourguignon, après une pluie d’orage, un chien a cru bon de boire l’eau d’une flaque. Décès dans les heures qui suivirent.
      Vendredi dernier, circulant en voiture vitre entrouverte, je passe à proximité d’un champ de céréales où l’exploitant était en train d’épandre. Odeur caractéristique du « produit » et persistance dans la gorge d’un goût amer pendant une demi-heure. Mais à part ça, pour les cancers chez les agriculteurs, on n’arrive à pas à établir de liens entre l’usage des produits « phytosanitaires » et l’apparition de la maladie. Bref ...

    • Dans ce reportage, on voit se constituer un collectif pour comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’autant d’enfants naissent sans bras dans des régions agricoles. On y apprend que des tests de nouveaux produits chimiques se font dans le secret et au grand air (Bayer, Monsanto, Syngenta etc) sans que les agriculteurs ne sachent les molécules qu’ils balancent à quelques mètres des habitations. Aucun agriculteur n’acceptent cependant d’aider les parents à comprendre, juste histoire que peut-être ça s’arrête. Ils refusent tous de présenter le cahier des traitements chimiques effectués qu’ils se doivent de tenir à jour (mais pour qui ?) et les coopératives redistribuent allégrement toutes les merdes que les laboratoires leur fourguent.

      Envoyé spécial. Le mystère des enfants sans bras - 25 avril 2019 (France 2)
      https://www.youtube.com/watch?v=D7fIkH8asL8

  • Un test de toxicité désormais obligatoire avant une chimiothérapie au #5-FU
    http://sante.lefigaro.fr/article/un-test-de-toxicite-desormais-obligatoire-avant-une-chimiotherapie-au

    Administrées à environ 80.000 personnes chaque année, ces chimiothérapies peuvent être très toxiques si le patient n’a pas la capacité de les éliminer. Un test préalable est désormais obligatoire.

    Les #chimiothérapies à base de 5-FU, qui peuvent entraîner des effets toxiques très rares mais parfois mortels chez certaines personnes, ne pourront désormais être administrées qu’après la réalisation d’un test de toxicité, a annoncé l’Agence du médicament (ANSM) le 29 avril. Une décision attendue de longue date par l’Association francophone de défense des victimes du 5-FU et analogues présentant un déficit en DPD, qui déplorait que ce test ne soit pas réalisé de façon systématique. Chaque année, environ 80.000 personnes atteintes d’un cancer sont traitées par ce médicament mais toutes ne bénéficiaient pas de ce test jusqu’à maintenant.

    Utilisé depuis plus de soixante ans, le 5-Fluoro-Uracile (5-FU) et ses dérivés comptent parmi les médicaments les plus prescrits dans le traitement des tumeurs cancéreuses (sein, ORL, système digestif). Ces médicaments puissants - ils empêchent la synthèse d’ADN dans les cellules cancéreuses - peuvent être très toxiques pour certains patients. La cause ? Un déficit ou l’absence totale d’une enzyme du foie (la DPD), chargée d’éliminer le 5-FU. Sans DPD, une dose de 5-FU peut être fatale. Administrer du 5-FU à un patient sans savoir s’il possède ou non l’enzyme revient donc à jouer à la roulette russe.

    L’anticancéreux 5-FU a provoqué 133 décès et 1500 intoxications graves en 10 ans
    http://sante.lefigaro.fr/article/un-anticancereux-mortel-pour-certains-malades

    #cancer

  • « En finir avec l’#hypocrisie sur la question des #pesticides »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/05/en-finir-avec-l-hypocrisie-sur-la-question-des-pesticides_5419246_3232.html

    Au bout du compte, les protocoles d’évaluation des pesticides vis-à-vis des pollinisateurs en #Europe continuent de se référer à un texte de 2002, un copié-collé de l’#industrie, prétendument « actualisé » en 2010. Selon les spécialistes du sujet, ces protocoles sont aujourd’hui totalement obsolètes et se révèlent incapables de mesurer la dangerosité pour les abeilles des produits phytosanitaires mis sur le marché. Cerise sur le gâteau, les dernières propositions de la Commission européenne prennent uniquement en compte les tests sur la #toxicité aiguë, mais ignorent ceux sur la toxicité chronique, pourtant reconnue comme étant une des causes importantes de la mortalité des #pollinisateurs et pour l’étude de laquelle existent des tests homologués par l’#OCDE.

  • L’Afrique, l’eldorado de la nicotine made in Europe – JeuneAfrique.com
    https://www.jeuneafrique.com/715614/societe/chronique-lafrique-leldorado-de-la-nicotine-made-in-europe

    Taux de nicotine, de monoxyde de carbone et de particules totales : à quantité de cigarettes égale, les Africains fument davantage de composants toxiques que les Européens. La presse africaine –singulièrement marocaine et sénégalaise – relaie, ces derniers jours, un prix d’investigation remis par l’ONG Public Eye qui, elle-même, relaie l’enquête de la journaliste française Marie Maurisse sur la composition des tiges à #tabac « made in Switzerland » réservées à l’exportation vers les #pays_du_Sud. Le constat est sans appel : les #cigarettes consommées en #Afrique sont plus toxiques que celles fumées en Europe.

    #toxicité

  • D’où vient notre aversion pour le goût amer ? - Science & Vie
    https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/d-ou-vient-notre-aversion-pour-le-gout-amer-9725

    Donnez une endive à un enfant et vous avez de grandes chances de récolter une grimace ! Il s’agit là d’un vieux réflexe de survie hérité de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs puisque la saveur amère correspond le plus souvent à des plantes toxiques.

    Et pour cause : les molécules responsables de ce goût, comme le cyanure, sont souvent dangereuses. Mais l’amertume peut aussi stimuler le cerveau de façon plaisante quand on apprend à l’apprécier : l’expérience nous fait ainsi accepter le café, la bière, les amandes ou... les endives !

    Les saveurs amères ont d’autres atouts. Dès qu’elles sont perçues au niveau de la langue par des récepteurs spécifiques, elles enclenchent une sécrétion accrue de salive et de sucs gastriques, voire une stimulation des muscles qui tapissent l’estomac. Résultat : une hausse de l’appétit ! Mieux : elles sollicitent le foie, qui libère alors plus de bile, facilitant la digestion, notamment celle des graisses.

    Your Spit Might Help You Learn to Eat Your Greens - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/08/20/science/saliva-bitter-tastes.html

    When people were repeatedly exposed to bitter compounds in a study, their saliva changed to produce proteins that rendered those flavors more palatable.

    [...]

    She [Cordelia A. Running, an assistant professor in food and nutrition science at Purdue University in Indiana, and the study’s lead researcher] and her colleagues think that by binding to the bitter compounds, the salivary proteins may not only make the food taste better, but may also prevent your body from absorbing them fully — whether this is protective or diminishes the foods’ nutritional value, however, is unknown.

    #goût #adaptation #toxicité

  • GMO Golden Rice Offers No Nutritional Benefits Says #FDA
    https://www.independentsciencenews.org/news/gmo-golden-rice-offers-no-nutritional-benefits-says-fda

    @odilon

    [...] the low levels and rapid degradation of beta-carotene measured in Golden Rice GR2E seem a significant blow to the likelihood that Golden Rice will fulfill expectations. That is, remedy Vitamin A deficiencies in malnourished and impoverished people, in countries like the Philippines and Bangladesh

    Et même l’#innocuité présumée de ce #riz est contestée, malgré l’affirmation du contraire par la FDA,

    Despite FDA’s letter, the biosafety of Golden Rice GR2E is contested. Testbiotech and other researchers have pointed out that key human safety and efficacy studies are lacking, especially for target populations (Then and Bauer-Panskus 2018; Stone and Glover 2016; Schubert 2008). Specific health concerns include unintended nutritional effects of carotenoid biosynthesis or its degradation products and because certain components of the carotenoid pathway can be toxic (Schubert 2008; Stone and Glover 2016).

    #ogm #alimentation #nutrition #toxicité

  • La pollution industrielle imprègne les habitants de Fos-sur-Mer
    https://www.lemonde.fr/pollution/article/2018/05/28/la-pollution-industrielle-impregne-les-habitants-de-fos-sur-mer_5305981_1652

    Elle était très attendue depuis une autre étude alarmante (Fos Epseal) publiée en janvier 2017. Une équipe universitaire franco-américaine révélait en effet que les cas de #cancers et de #diabète de type 1 étaient deux fois plus nombreux à Fos que dans le reste de la France.

    Portée par l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions (IECP) et validée par l’Agence régionale de santé PACA, Index conclut à une « #surimprégnation de la population de #Fos-sur-Mer en certains #polluants ». Il s’agit de « trois polluants spécifiques, typiques des #émissions_industrielles » : le #plomb, deux #furanes_heptachlorés (famille des #dioxines) et le #benzène (chez les individus les plus âgés). Si le plomb et le benzène sont reconnus comme #cancérogènes, les deux furanes identifiés présentent des niveaux de #toxicité bien moindre que la funeste « dioxine de Seveso ».

    #pollution #santé

  • #OGM - Mensonges et vérités

    La #controverse entre pro-OGM (organismes génétiquement modifiés) et anti-OGM rend le débat passionnel et parfois incompréhensible. Ce tour d’horizon mondial démêle le vrai du faux, preuves scientifiques à l’appui.

    Depuis plus de vingt ans, les OGM (organismes génétiquement modifiés), en particulier les plantes, ne cessent de s’étendre sur la planète, dans le but d’améliorer les rendements de soja, maïs, coton, colza, riz, etc. Dix pays, sur les vingt-huit qui en cultivent, représentent, à eux seuls, 98 % de la superficie mondiale des cultures transgéniques – soit 11 % des terres cultivées –, essentiellement sur le continent américain, le sous-continent indien et en Chine. Aux États-Unis, où les premières plantations de soja transgénique ont été introduites en 1996, les OGM représentent environ 90 % des cultures de soja, de maïs et de coton. Selon leurs défenseurs, ils sont indispensables pour répondre aux besoins d’une population en forte croissance. C’est l’argument du géant du secteur, le semencier américain Monsanto, qui produit aussi le célèbre Roundup, un herbicide total dont la substance active, le glyphosate, épargne les plantes OGM.


    https://www.arte.tv/fr/videos/057483-000-A/ogm-mensonges-et-verites

    #film #documentaire #reportage #vidéo
    #BT #maïs_BT #rentabilité #TH #soja #Roundup #USA #Etats-Unis #monoculture #agriculture #élevage #Argentine #Monsanto #pommes_De_terre #risques #génie_génétique #toxine_BT #pesticides #industrie_agro-alimentaire #glyphosate #herbicide #super_mauvaises_herbes #darwinisme #soja_roundup_ready #atrazin #business #santé #cancer #Mexique #propriété_intellectuelle #brevets #Percy_Schmeiser #sécurité_alimentaire #Ghana #malformation_congénitale #justice #biodiversité

    #USAID (qui lie #aide_au_développement et utilisation de OGM dans le pays qui va recevoir l’aide)

    #Gates_Foundation (qui finance des tests de plantes OGM au Ghana)

    #biotechnologie_agricole #coton #Bukina_Faso #coton_BT #Sofitex #rendements #Geocoton #Roundup_Ready_Flex_Cotton #néo-colonialisme

    #MON810 #maïs_MON810 #riz_doré #riz #Philippines #golden_rice #Syngenta #technologie #dengue #oxitec #moustiques_transgéniques #AGM #animaux_génétiquement_modifiés

    • Une ONG présentée dans le film, au Ghana :
      #Food_sovereignty_ghana

      Food Sovereignty Ghana is a grass-roots movement of Ghanaians, home and abroad, dedicated to the promotion of food sovereignty in Ghana. Our group believes in the collective control over our collective resources, rather than the control of our resources by multinational corporations and other foreign entities. This movement is a product of Special Brainstorming Session meeting on the 21st of March, 2013, at the Accra Freedom Centre. The meeting was in response to several calls by individuals who have been discussing, writing, or tweeting, about the increasing phenomenon of land grabs, the right to water and sanitation as a fundamental human right, water privatization issues, deforestation, climate change, carbon trading and Africa’s atmospheric space, and in particular, the urgent issue of the introduction of GM food technology into our agriculture, particularly, its implications on food sovereignty, sustainable development, biodiversity, and the integrity of our food and water resources, human and animal health, and our very existence as a politically independent people. These calls insisted that these issues need to be comprehensively addressed in a systematic and an organized manner.

      Foremost in these calls was the need for a comprehensive agricultural policy that respects the multi-functional roles played by agriculture in our daily lives, and resists the avaricious calculations behind the proposition that food is just another commodity or component for international agribusiness. The trade in futures or speculation involving food have pushed food prices beyond the reach of almost a billion of people in the world who go to bed, each day, hungry. Even though we have have doubled the amount of food to feed everybody in the world today, people still don’t have access to food. The primary cause of this is the neo-liberal agenda of the imperialists, such as the SAP, EPA, AGOA, TRIPS, AoA, AFSNA, AGRA, which have the focus on marginalising the small family farm agriculture that continues to feed over 80% of Africa and replacing them with governance structures, agreements and practices that depend on and promote unsustainable and inequitable international trade and give power to remote and unaccountable corporations.

      We came together in order to help turn a new leaf. We see a concerted effort, over the years, to distort our agriculture to such an extent that today, our very survival as a free and independent people crucially depend on how fast we are able to apply the breaks, and to rather urgently promote policies that focus on food for people, and value our local food providers, the arduous role of the resilient small family farm for thousands of years. We need to resist imperialist policies such as the Structural Adjustment Programmes of the World Bank and the IMF which rolled away 30 years of gains towards food sovereignty in the 1970s and 80s. Those African countries that graduated from the SAP were subsequently slammed with HIPIC. In all these years, the imperialist countries fortified their agricultural production with heavy government subsidies, as Africa saw the imposition of stringent conditionality removing all government subsidies on our own agriculture. The effect has been a destruction of our local food production capacity and a dependence on corporations for our daily food needs. This has had a devastating effect on Africa’s agriculture, and our ability to feed ourselves.

      We believe that a proper analysis of the food crisis is a matter that cannot be left with trade negotiators, investment experts, or agricultural engineers. It is essentially a matter of political economy. As Jean Ziegler succinctly puts it, “Every child who dies of hunger in today’s world has been murdered.” Our Food Under Our Control! is determined to make sure that such a crime becomes impossible in Ghana. Our number one mission is to switch the language from food security to food sovereignty as the goal, to repeat the words food sovereignty at every opportunity and say we don’t want food security, that can still be dependence, we want food sovereignty, we need food sovereignty. This is not the same as “food security”. A country can have food security through food imports. Dependence on food imports is precarious and prone to multiple risks — from price risks, to supply risks, to conditionality risks (policy conditions that come with food imports). Food sovereignty, on the other hand, implies ensuring domestic production and supply of food. It means that the nationals of the country (or at the very least nationals within the region) must primarily be responsible for ensuring that the nation and the region are first and foremost dependent on their own efforts and resources to grow their basic foods.

      Aims and objectives:

      1. To help promote the people’s right to healthy and culturally appropriate food produced through ecologically sound and sustainable methods, and to generally ensure the priority of domestic food crops produced by small farms over export crops.

      2. To help create mass awareness about the political, economic, health and environmental impacts of genetically modified food technology and defend the right of the people to define their own food and agricultural systems.

      3. To help ensure small farms are sustained by state provision and facilitation of necessary infrastructure: Security of land tenure, Water, Financial credit, Energy, Fertilizers, Transport, Storage, Extension service, Marketing, Technology and Equipment for production, harvesting, storage and transport, and Insurance against crop failures due to climate changes, or other unforeseen circumstances.

      4. To help resist the theft, destruction, and loss of the Commons, our natural and indigenous resources, by means of laws, commercial contracts and intellectual property rights regimes, and to generally serve as the watch-dog over all aspects of agricultural sustainability in Ghana.

      5. To help protect and preserve public access to and ownership of the Commons: Water, Land, Air, Seeds, Energy, Plants, Animals, and work closely with like-minded local, national, and international organisations in the realization of the foregoing objectives.


      http://foodsovereigntyghana.org

    • Un chercheur, #Damián_Verzeñassi de l’#université_de_Rosario, mentionné il y a une année dans un article de Mediapart :

      Argentine : soja transgénique voisine avec maladies

      Avia Terai, ville de 10 000 habitants, est exposée aux pulvérisations incessantes sur ses champs de soja et de coton de glyphosate, le composant de base de l’herbicide de Monsanto. Un pesticide que l’Organisation mondiale pour la santé a étiqueté cancérogène en 2015. Ici, des enfants naissent avec des malformations, des troubles neurologiques sévères et le taux de cancer est trois fois plus élevé que la moyenne nationale, selon l’étude du docteur argentin Damián Verzeñassi de l’université de Rosario. De son côté, Monsanto nie catégoriquement l’authenticité de ces études et considère que la #toxicité de son produit phare Roundup n’a pas encore été prouvée.

      https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/argentine-soja-transgenique-voisine-avec-maladies

      Le chercheur a fait une étude dans laquelle il montrait un lien entre le glyphosate et le développement de cancer :
      “Hay una incidencia del glifosato en los nuevos casos de cáncer”

      Desde 2010 se hicieron relevamientos en 32 localidades de la región pampeana y se relevaron más de 110 mil personas. Según Verzeñassi, si se encontró en estas localidades, donde se aplicó el modelo productivo con transgénicos a base de agrotóxicos, un pico muy importante de casos de cáncer, hipotiroidismo y abortos espontáneos.


      https://rosarionuestro.com/hemos-encontrado-un-incremento-en-la-incidencia-del-glifosato-en-los

    • #Red_de_Médicos_de_Pueblos_Fumigados (Argentine)

      La Red Universitaria de Ambiente y Salud (REDUAS) es una coordinación entre profesionales universitarios, académicos, científicos, miembros de equipos de salud humana en sus distintos niveles y demás estudiosos, preocupados por los efectos deletéreos de la salud humana que genera el ambiente degradado a consecuencias de la actividad productiva humana, especialmente cuando esta se da a gran escala y sustentada en una visión extractivista.

      La REDUAS surge como una de las decisiones tomadas en el 1º Encuentro de Médicos de Pueblos Fumigados, realizado en la Facultad de Ciencias Médicas de la Universidad Nacional de Córdoba y organizado por el Modulo de Determinantes Sociales de la Salud de la Cátedra de Pediatría y por la Cátedra de Medicina I de dicha Facultad; concretado el 26 y 27 de agosto de 2010

      La REDUAS se construye para unir, coordinar y potenciar el trabajo de investigación científica, asistencia sanitaria, análisis epidemiológico y divulgación ,difusión y defensa del derecho a la salud colectiva, que realizan equipos que desarrollan este tipo de actividades en 10 provincias distintas de la Republica Argentina y que se encuentran activados por el problema del daño a la salud que ocasiona la fumigación o aspersión, sistemática de más de 300 millones de litros de plaguicidas sobre casi 12 millones de personas que conviven con los sembradíos de cultivos agroindustriales.

      Para avanzar en ese sentido se propone aportar al debate público por la necesidad de construir prácticas productivas que permitan una supervivencia feliz de la especie humana en la superficie terrestre y de la responsabilidad publica, privada, colectiva e individual en el resguardo de esas condiciones ecológicas.

      Considerando al derecho a la salud, como uno de los valores sociales que debemos tratar de privilegiar en el análisis de las decisiones políticas y económicas que se toman en nuestra sociedad, creemos necesario ampliar la difusión del conocimiento de los datos científicos que se dispone, y que muchas veces se invisibilizan; aportar a la generación de nuevos datos e informaciones experimentales y observacionales – poblacionales; y potenciar la voz de los equipos de salud, investigadores y pobladores en general afectados en sus derechos por agresiones ambiéntales generadas por practicas productivas ecológicamente agresivas.


      http://reduas.com.ar
      #résistance

    • #Madres_de_Ituzaingo_Anexo-Cordoba
      http://madresdeituzaingoanexo.blogspot.fr

      Madres de #Ituzaingó: 15 años de pelea por el ambiente

      En marzo de 2002 salieron a la calle por primera vez para reclamar atención sanitaria ante la cantidad de enfermos en el barrio.Lograron mejorar la zona y alejar las fumigaciones, nuevas normas ambientales y un juicio inédito. Dicen que la lucha continúa. Un juicio histórico


      http://www.lavoz.com.ar/ciudadanos/madres-de-ituzaingo-15-anos-de-pelea-por-el-ambiente
      #Sofia_Gatica

    • Transgenic DNA introgressed into traditional maize landraces in #Oaxaca, Mexico

      Concerns have been raised about the potential effects of transgenic introductions on the genetic diversity of crop landraces and wild relatives in areas of crop origin and diversification, as this diversity is considered essential for global food security. Direct effects on non-target species1,2, and the possibility of unintentionally transferring traits of ecological relevance onto landraces and wild relatives have also been sources of concern3,4. The degree of genetic connectivity between industrial crops and their progenitors in landraces and wild relatives is a principal determinant of the evolutionary history of crops and agroecosystems throughout the world5,6. Recent introductions of transgenic DNA constructs into agricultural fields provide unique markers to measure such connectivity. For these reasons, the detection of transgenic DNA in crop landraces is of critical importance. Here we report the presence of introgressed transgenic DNA constructs in native maize landraces grown in remote mountains in Oaxaca, Mexico, part of the Mesoamerican centre of origin and diversification of this crop7,8,9.

      https://www.nature.com/articles/35107068

    • #Gilles-Éric_Séralini

      Gilles-Éric Séralini, né le 23 août 1960 à Bône en Algérie1, est un biologiste français, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen2. Il est cofondateur, administrateur et membre du conseil scientifique du CRIIGEN3, parrain de l’association Générations Cobayes4 et lanceur d’alerte5. Il est aussi membre du conseil scientifique de The Organic Center6, une association dépendant de l’Organic Trade Association (en)7, « le principal porte-parole du business bio aux États-Unis »8, et parrain de la Fondation d’entreprise Ekibio9.

      Il s’est fait notamment connaître du grand public pour ses études sur les OGM et les pesticides, et en particulier en septembre 2012 pour une étude toxicologique portée par le CRIIGEN mettant en doute l’innocuité du maïs génétiquement modifié NK 603 et du Roundup sur la santé de rats10,11. Cette étude, ainsi que les méthodes utilisées pour la médiatiser, ont été l’objet d’importantes controverses, les auteurs étant accusés d’instrumentaliser de la science, ou même suspectés de fraude scientifique12,13. En réalité, les agences de santé européennes et américaines réagissent sur le tard, indiquant les lacunes et faiblesses méthodologiques rédhibitoires de la publication (notamment un groupe de contrôle comportant un nombre d’individus ridiculement bas). Certains dénoncent aussi un manque de déontologie pour s’assurer d’un « coup de communication ». La revue Food and Chemical Toxicology retire l’étude en novembre 2013.


      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles-%C3%89ric_S%C3%A9ralini

      Dans le documentaire on parle notamment d’un article qu’il a publié dans la revue « Food and chemical toxicology », que j’ai cherché sur internet... et... suprise suprise... je l’ai trouvé, mais le site de Elsevier dit... « RETRACTED »
      Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize
      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691512005637

      Il est par contre dispo sur sci-hub !
      http://sci-hub.tw/https://doi.org/10.1016/j.fct.2012.08.005

      voici la conclusion :

      In conclusion, it was previously known that glyphosate con- sumption in water above authorized limits may provoke hepatic and kidney failures ( EPA ). The results of the study presented here clearly demonstrate that lower levels of complete agricultural gly- phosate herbicide formulations, at concentrations well below offi- cially set safety limits, induce severe hormone-dependent mammary, hepatic and kidney disturbances. Similarly, disruption of biosynthetic pathways that may result from overexpression of the EPSPS transgene in the GM NK603 maize can give rise to com- parable pathologies that may be linked to abnormal or unbalanced phenolic acids metabolites, or related compounds. Other muta- genic and metabolic effects of the edible GMO cannot be excluded. This will be the subject of future studies, including transgene and glyphosate presence in rat tissues. Reproductive and multigenera- tional studies will also provide novel insights into these problems. This study represents the first detailed documentation of long- term deleterious effects arising from the consumption of a GM R- tolerant maize and of R, the most used herbicide worldwide. Altogether, the significant biochemical disturbances and physi- ological failures documented in this work confirm the pathological effects of these GMO and R treatments in both sexes, with different amplitudes. We propose that agricultural edible GMOs and formu- lated pesticides must be evaluated very carefully by long term studies to measure their potential toxic effects.

    • #RiskOGM

      RiskOGM constitue depuis 2010 l’action de recherche du ministère en charge de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie pour soutenir la structuration d’une communauté scientifique et le développement de connaissances, de méthodes et de pratiques scientifiques utiles à la définition et à la mise en œuvre des politiques publiques sur les OGM.

      Le programme s’appuie sur un Conseil Scientifique et sur un Comité d’Orientation qui réunit des parties prenantes.

      Les axes de recherche prioritaires identifiés portent sur les plans de surveillance générale des OGM, la coexistence des cultures, la gouvernance, les aspects économiques, éthiques et sociaux ou encore la démarche globale d’analyse de la sécurité des aliments contenant des produits transgéniques,

      3 projets en cours ont été soutenus après un 1er appel à proposition fin 2010. Fin 2013, suite à un deuxième appel, le projet (#PGM / #GMO90plus) a été sélectionné et soutenu à hauteur de 2,5 M€. Il vise à une meilleure connaissance des effets potentiels sur la santé de la consommation sur une longue durée de produits issus des plantes génétiquement modifiées.

      http://recherche-riskogm.fr/fr
      #programme_de_recherche

      Un projet dont fait partie #Bernard_Salles, rattaché à l’INRA, interviewé dans le documentaire.
      Lui, semble clean, contrairement au personnage que je vais un peu après, Pablo Steinberg

    • Projet #G-Twyst :

      G-TwYST is the acronym for Genetically modified plants Two Year Safety Testing. The project duration is from 21 April 2014 – 20 April 2018.

      The European Food Safety Authority (EFSA) has developed guidance for the risk assessment of food and feed containing, consisting or produced from genetically modified (GM) plants as well as guidance on conducting repeated-dose 90-day oral toxicity study in rodents on whole food/feed. Nonetheless, the long-term safety assessment of genetically modified (GM) food/feed is a long-standing controversial topic in the European Union. At the present time there are no standardized protocols to study the potential short-, medium- and/or long-term toxicity of GM plants and derived products. Against this backdrop the main objective of the G-TwYST project is to provide guidance on long-term animal feeding studies for GMO risk assessment while at the same time responding to uncertainties raised through the outcomes and reports from recent (long-term) rodent feeding studies with whole GM food/feed.

      In order to achieve this, G-TwYST:

      Performs rat feeding studies for up to two years with GM maize NK603. This includes 90 day studies for subchronic toxicity, 1 year studies for chronic toxicity as well as 2 year studies for carcinogenicity. The studies will be based on OECD Test Guidelines and executed according to EFSA considerations
      Reviews recent and ongoing research relevant to the scope of G-TwYST
      Engages with related research projects such as GRACE and GMO90plus
      Develops criteria to evaluate the scientific quality of long-term feeding studies
      Develops recommendations on the added value of long-term feeding trials in the context of the GMO risk assessment process.
      As a complementary activity - investigates into the broader societal issues linked to the controversy on animal studies in GMO risk assessment.
      Allows for stakeholder engagement in all key steps of the project in an inclusive and responsive manner.
      Provides for utmost transparency of what is done and by whom it is done.

      G-TwYST is a Collaborative Project of the Seventh Framework Programme of the European Community for Research, Technological Development and Demonstration Activities. The proposal for G-TwYST was established in reponse to a call for proposals on a two-year carcinogenicity rat feeding study with maize NK603 that was launched by he European Commission in June 2013 (KBBE.2013.3.5-03).

      https://www.g-twyst.eu

      Attention : ce projet semble être sous forte influence des lobbys de l’OGM...

      Fait partie de ce projet #Pablo_Steinberg, interviewé dans le documentaire.

      Pablo Steinberg est d’origine argentine, il est également le toxicologue du projet « #GRACE : GMO Risk Assessment and communication evidence », financé par l’UE :

      GRACE was a project funded under the EU Framework 7 programme and undertaken by a consortium of EU research institutes from June 2012 - November 2015. The project had two key objectives:

      I) To provide systematic reviews of the evidence on the health, environmental and socio-economic impacts of GM plants – considering both risks and possible benefits. The results are accessible to the public via an open access database and other channels.

      II) GRACE also reconsidered the design, execution and interpretation of results from various types of animal feeding trials and alternative in vitro methods for assessing the safety of GM food and feed.

      The Biosafety Group was involved in the construction of the central portal and database (CADIMA; Central Access Database for Impact Assessment of Crop Genetic Improvement Technologies) that managed the information gathered in the pursuit of the two objectives and in the dissemination of information.

      http://biosafety.icgeb.org/projects/grace

      La conférence finale de présentation du projet GRACE a été organisée à Potsdam... un 9 novembre... date-anniversaire de la chute du mur...
      Voici ce que #Joachim_Schiemann, coordinateur du projet, dit à cette occasion (je transcris les mots prononcés par Schiemann dans le reportage) :

      « Nous aussi, avec nos activités, nous essayons d’abattre certains murs et de faire bouger certaines positions qui sont bloquées. Je trouve que c’est très symbolique d’avoir organisé cette conférence à Potsdam, à proximité de Berlin et des vestiges du mur »

    • Prof. Potrykus on #Golden_Rice

      #Ingo_Potrykus, Professor emeritus at the Institute of Plant Sciences, ETH Zurich, is one of the world’s most renowned personalities in the fields of agricultural, environmental, and industrial biotechnology, and invented Golden Rice with Peter Beyer. In contrast to usual rice, this one has an increased nutritional value by providing provitamin A. According to WHO, 127 millions of pre-school children worldwide suffer from vitamine A deficiency, causing some 500,000 cases of irreversible blindness every year. This deficiency is responsible for 600,000 deaths among children under the age of 5.

      https://blog.psiram.com/2013/09/prof-potrykus-on-golden-rice
      Ce riz, enrichi de #bêtacarotène pour pallier aux carences de #provitamine_A, a valu, à Monsieur #Potrykus, la couverture du Time, une première pour un botaniste :

    • Golden Illusion. The broken promise of GE ’Golden’ rice

      GE ’Golden’ rice is a genetically engineered (GE, also called genetically modified, GM) rice variety developed by the biotech industry to produce pro-vitamin A (beta-carotene). Proponents portray GE ’Golden’ rice as a technical, quick-fix solution to Vitamin A deficiency (VAD), a health problem in many developing countries. However, not only is GE ’Golden’ rice an ineffective tool to combat VAD it is also environmentally irresponsible, poses risks to human health, and compromises food security.

      https://www.greenpeace.org/archive-international/en/publications/Campaign-reports/Genetic-engineering/Golden-Illusion
      #rapport

    • #MASIPAG (#Philippines)

      MASIPAG a constaté que les paysans qui pratiquent la production agricole biologique gagnent en moyenne environ 100 euros par an de plus que les autres paysans, parce qu’ils ne dépensent pas d’argent dans des fertilisants et pesticides chimiques. Dans le contexte local, cela représente une économie importante. En plus, l’agriculture biologique contribue à un milieu plus sain et à une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Malgré cela, le gouvernement philippin poursuit une politique ambiguë. En 2010, il a adopté une loi sur la promotion de l’agriculture biologique, mais en même temps il continue à promouvoir les cultures génétiquement modifiées et hybrides nécessitant le recours aux intrants chimiques. La loi actuelle insiste également sur une certification couteuse des produits bio par les tiers, ce qui empêche les #petits_paysans de certifier leurs produits.

      http://astm.lu/projets-de-solidarite/asie/philipinnes/masipag
      #paysannerie #agriculture_biologique

    • #AquAdvantage

      Le saumon AquAdvantage (#AquAdvantage_salmon® pour les anglophones, parfois résumé en « #AA_Salmon » ou « #AAS ») est le nom commercial d’un saumon transgénique et triploïde1.

      Il s’agit d’un saumon atlantique modifié, créé par l’entreprise AquaBounty Technologies (en)2 qui est devenu en mai 2016 le premier poisson génétiquement modifié par transgenèse commercialisé pour des fins alimentaires. Il a obtenu à cette date une autorisation de commercialisation (après son évaluation3) au Canada. En juillet 2017, l’entreprise a annoncé avoir vendu 4,5 tonnes de saumon AquAdvantage à des clients Canadiens qui ont à ce jour gardés leur anonymat4. L’entreprise prévoit de demander des autorisations pour des truites5, des tilapias 5 et de l’omble arctique génétiquement modifiés6.

      Selon les dossiers produits par AquaBounty à la FDA, deux gènes de saumons Chinook et deux séquences provenant d’une autre espèce (loquette d’Amérique) ont été introduits7, (information reprise par un article du New-York Times8 et un article scientifique évoquent aussi un gène provenant d’un autre poisson (loquette d’Amérique9). En 2010, AquaBounty, produirait déjà au Canada sur l’Île-du-Prince-Édouard les œufs de poissons destinés à des élevages en bassins enclavés à terre au Panama10 pour des poissons à exporter (alors que l’étiquetage n’est toujours pas obligatoire aux États-Unis)10.

      Ce poisson est controversé. Des préoccupations scientifiques et environnementalistes portent sur les risques d’impacts environnementaux à moyen et long terme, plus que sur le risque alimentaire. La FDA a considéré que la modification était équivalente à l’utilisation d’un médicament vétérinaire (hormone de croissance et modification transgénique)11 et a donc utilisé son processus (dit « NADA12 ») d’évaluation vétérinaire. Dans ce cadre, la FDA a conclu que ce poisson ne présentait a priori pas de risques pour la santé, et pouvait être cultivé de manière sûre. Mais en 2013, l’opportunité d’élever un tel poisson reste très contestée13 notamment depuis au moins 1986 concernant les risques qu’il pourrait poser à l’égard de l’environnement14, l’autorisation de mise sur le marché pourrait être à nouveau repoussée15.


      https://fr.wikipedia.org/wiki/AquAdvantage
      #saumon #saumon_transgénique #AquaBounty_Technologies

      Aussi appelé...
      #FrankenFish

  • Les âmes d’Atala » Archive » Un amour violent
    https://zamdatala.net/2017/11/29/un-amour-violent

    Nous avons déjà causé quelque part d’Andreas Marquardt. Ros von Praunheim lui a consacré un film documentaire : Un amour violent. Diffusé ces jours-ci (ce mercredi soir et ensuite en replay) sur Arte à l’occasion d’un hommage au 75 ans du cinéaste…

    La rédemption d’Andreas Marquardt, ex-champion allemand de karaté puis proxénète, qui triompha d’une vie marquée par la violence. Un émouvant portrait du réalisateur Rosa von Praunheim.
    Maltraité par son père et abusé par sa mère pendant l’enfance, l’ancien champion du monde allemand de karaté Andreas Marquardt devient un proxénète violent. Malgré les coups, Marion Erdmann, l’une de ses prostituées, tombe amoureuse de lui et le soutient coûte que coûte, même pendant les huit ans qu’il passe derrière les barreaux. Après une thérapie, qui a débouché sur l’écriture d’un livre à quatre mains avec son psy Jürgen Lemke, Andreas Marquardt s’en est sorti. Il enseigne aujourd’hui les sports de combat et vient en aide aux victimes d’abus sexuels.

    En alternant des scènes de fiction – extrêmement bien jouées par Hanno Koffler et Luise Heyer – et des séquences documentaires avec les protagonistes de cette histoire vraie, soit Andreas Marquardt et Marion Erdmann, Rosa von Praunheim, réalisateur berlinois connu pour son engagement en faveur de la cause homosexuelle, dresse un bouleversant portrait de l’ancien karatéka.

    Pas vu, enfin juste le début qui démarre en trombe. Ça à l’air très fort
    cc @mad_meg et peut-être @reka sur ces histoires de #masculinité et de #toxicité

    le lien vers arte pour les flemmards : https://www.arte.tv/fr/videos/050307-000-A/un-amour-violent

  • A Montreuil, des parents d’élèves bloquent « l’usine toxique »
    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/09/05/a-montreuil-des-parents-d-eleves-bloquent-l-usine-toxique_5181430_1652666.ht

    Depuis lundi 4 septembre, la dizaine de salariés de la #SNEM sont au chômage technique. Le portail d’entrée est obstrué par du mastic et de la colle qui empêchent son ouverture. Et sa façade décatie est recouverte de messages qui appellent à la fermeture du site, à sa dépollution et au reclassement des salariés : les trois mots d’ordre des associations de riverains et de parents d’élèves qui font le pied de grue entre l’école et l’usine. « Tant qu’elle continue à fonctionner, il est impossible que les écoles accueillent des enfants », expliquent Nicolas Barrot, le président des Buttes à Morel, qui alerte les pouvoirs publics depuis plus de 10 ans sur la situation de la SNEM, et Antoine Peugeot, le responsable local de la FCPE. Alors plutôt que de s’enchaîner aux portes de l’école, ils bloquent celles de l’usine.
    Le Chrome 6 interdit à partir du 21 septembre

    La SNEM, qui compte comme principaux clients #Airbus et #Safran, est spécialisée dans le traitement des pièces mécaniques d’avion. Selon les dernières données du Registre des émissions polluantes, elle a déclaré produire plus de 37 tonnes de « déchets dangereux » en 2015.

    Après avoir employé pendant des années du perchloroéthylène, un solvant reconnu comme cancérogène, elle utilise toujours des bains d’acide chromique (ou Chrome 6). Très prisé dans l’aéronautique pour ses qualités anticorrosives, le #Chrome_6 est classé #cancérogène, mutagène et reprotoxique. Le règlement européen Reach interdit définitivement son usage dans l’Union européenne à partir du 21 septembre.

    Airbus a cependant obtenu une dérogation pour continuer à l’utiliser.

    #pollution #toxicité #santé

  • Tribunal Monsanto

    Deutsch English Français Nederlands Português Español

    Le Tribunal Monsanto est une mobilisation internationale de la société civile pour juger Monsanto pour violations des droits humains et pour écocide. D’éminents juges ont entendu des témoignages de victimes et expert-e-s puis ont rendu un avis consultatif suivant les procédures de la Cour Internationale de Justice (18 avril 2017, à La Haye).

    Les juges ont conclu que les activités de Monsanto ont un impact négatif sur les droits humains fondamentaux. Ils lancent un appel pour de meilleures régulations afin de protéger les victimes des entreprises multinationales. Enfin, ils considèrent que le droit international doit être amélioré pour mieux protéger l’environnement, et donc inclure le crime d’écocide. C’est à nous, membres de la société civile, qu’il appartient maintenant de diffuser les conclusions du Tribunal Monsanto et de provoquer les changements nécessaires.

    http://fr.monsantotribunal.org

    https://vimeo.com/214005717

    https://vimeo.com/216822489

    https://vimeo.com/217296721

    https://vimeo.com/215814842

    https://vimeo.com/214403913

    + Un tas d’autres informations et vidéo sur le site.

    – Avis juridique consultatif – texte intégral et résumé des conclusions des juges
    – Vidéos des témoignages – vidéos des audiences des expert-e-s, victimes et avocat-e-
    – Contributions écrites – textes soumis par les expert-e-s, victimes et avocat-e-s
    – Programme des audiences
    – Tribunal Monsanto – pourquoi et comment ?

    #cancer #santé #toxicité #glyphosate #monsanto #tribunal #vidéo #justice

  • Monsanto : les dessous d’un lobbying - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/08/22/monsanto-les-dessous-d-un-lobbying_1591373

    Les cas sont disséminés entre la cour fédérale de San Francisco et des tribunaux dans le Missouri, le Delaware et l’Arizona. Et pas moins de 75 documents relatant des échanges internes de l’entreprise ont été publiés le 1er août sur le site des avocats des parties civiles, le cabinet Baum, Hedlund, Aristei & Goldman (BHAG). Ils révèlent des tentatives d’influencer la communauté scientifique, et viennent relancer une polémique sanitaire vieille de presque quarante ans.

    #Monsanto a rapidement dénoncé la publication de ces mails confidentiels. « Les avocats des plaignants ont décidé de violer les règles du tribunal et de publier des documents, pour faire leur procès auprès de l’opinion publique. C’est malheureux », déplore auprès de Libération Scott Partridge, le vice-président en charge de la stratégie de la firme. Michael L. Baum, associé gérant du cabinet qui défend les plaignants, nous explique : « Nous avons déposé une requête pour demander à ce que les documents produits lors des divulgations deviennent publics. Nous en avons informé Monsanto le 30 juin. Nous les avons rencontrés pour examiner les documents un par un. Ils ont refusé de le faire. Ils avaient trente jours pour contester notre requête. »Entre ces sons de cloche discordants, le juge de la cour fédérale de San Francisco a tenté de trancher. Il a convoqué les deux parties le 9 août et a assuré qu’en n’attendant pas la décision de justice, le cabinet BHAG avait fait preuve de mauvaise foi. Il lui avait laissé jusqu’au 14 août pour déposer des preuves justifiant ses actions. Une nouvelle audience pour déterminer d’éventuelles sanctions se tiendra jeudi.

    #cancer #santé #toxicité #glyphosate

  • Biscuits pour bébés : une substance cancérogène détectée dans la marque Nestlé - Planetes360
    https://planetes360.fr/biscuits-bebes-substance-cancerogene-detectee-marque-nestle

    Cette substance a aussi été retrouvée dans des biscuits de marque Picot (Lactalis) et Carrefour, mais à des niveaux légèrement inférieurs au plafond toléré par l’UE…

    Une concentration de 226,1 microgrammes par kg contre les 200 microgrammes fixés par les recommandations européennes. Ce taux supérieur d’acrylamide, substance classée comme cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été retrouvé dans des biscuits pour bébés de marque Nestlé vendus en France, et à des niveaux proches de ce seuil dans deux autres produits.

    #santé #alimentation #toxicité

    • L’acrylamide il me semble est formée par la cuisson à haute température. Ça doit être difficile de les éviter pour des produits industriels j’imagine. Ceci étant dit je découvre sur Wikipedia qu’on en a trouvé aussi dans les légumes… aspergés de Roundup… magnifique.

      En 2002, des experts de l’organisation mondiale de la santé (OMS) se sont inquiétés du constat que des légumes cuits présentaient eux aussi des niveaux significatifs et préoccupants d’acrylamide. Une explication à ce fait pourrait être l’apparition d’acrylamide issu de la dégradation naturelle du polyacrylamide utilisé comme agent épaississant de certaines formules commerciales d’herbicides (Roundup).Ce produit étant abondamment utilisé comme additif au glyphosate dans le Roundup, lequel est très utilisé sur la plupart des cultures transgéniques, il est source de préoccupation pour écotoxicologues et toxicologues

      #acrylamide

  • Semences toxiques : les manœuvres de Syngenta pour échapper à la justice
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/19/les-man-uvres-de-syngenta-pour-echapper-a-la-justice_5016425_3244.html

    Tout ça pour ça. Il semble en effet que personne ne paiera quoi que ce soit dans l’affaire des semences périmées en partie enrobées d’insecticides neurotoxiques que juge le tribunal correctionnel de Paris depuis mardi 18 octobre. Mercredi, le ministère public a requis une amende de 10 000 euros avec sursis à l’encontre de Bernard Béteille, l’exploitant agricole du Lot-et-Garonne qui a enfoui pendant quatre ans des tonnes de ces déchets dangereux pour l’environnement à la demande de Syngenta, qui voulait s’en débarrasser à bon prix.

    Pourtant le groupe suisse n’aura vraisemblablement pas à répondre de ses pratiques. « Vous aurez compris que votre tribunal ne pourra pas se prononcer à son encontre, a lancé la procureure, Aude Le Guilchner, à l’adresse des juges. Vous pourrez juste constater la disparition de sa filiale qui est extrêmement impliquée, une disparition tout de même troublante qui continue d’interpeller le ministère public… »

    La veille, à l’ouverture de l’audience, l’avocate de Syngenta, Sylvie Moreau Bloch, était passée prévenir « par courtoisie » qu’elle ne plaiderait pas, n’assisterait pas non plus aux débats puisque son client n’existait plus. Pour échapper aux poursuites, la firme a en effet dissous sa filiale #Syngenta Seeds Holding, dont elle était l’unique actionnaire. Elle l’a fait le 21 novembre 2011, cinq jours après avoir appris que celle-ci était renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris.

    #semences #toxicité #pollution #crapule

  • Personne n’en parle, mais les #nanotechnologies envahissent le monde
    https://reporterre.net/Personne-n-en-parle-mais-les-nanotechnologies-envahissent-le-monde

    Au nom de la compétitivité et de l’innovation, les industriels, soutenus par les Etats, fabriquent et commercialisent chaque année de nouveaux #nanomatériaux, en toute opacité. Depuis les années 70, ils élaborent ces #particules d’un milliardième de mètre aux multiples propriétés : Certaines rendent les textiles auto-nettoyants, d’autres les cadres de vélo plus résistants, ou encore aseptisent, polissent, ravivent les couleurs, conservent, etc. Tout communicant y trouverait son bonheur.

    Or, à l’exception de quelques rares matelas ou textiles (« Bultex Nano »), les nanos n’ont pas encore envahi les écrans publicitaires et les #risques_sanitaires et environnementaux ne sont jamais évoqués. De nombreux scientifiques alertent pourtant depuis des années sur la #toxicité de ces produits chimiques si minuscules qu’ils pénètrent organes et cellules. « Certaines de ces #nanoparticules sont aussi, voire plus, dangereuses que les fibres d’#amiante », prévient le Professeur Dominique Lison depuis les années 2000.

    Malgré de multiples mises en garde, aucune réglementation européenne, ni contrôle n’encadre cette production à l’échelle européenne. En France, seul un inventaire « R-Nano » doit recenser les matériaux bruts produits, distribués ou importés sur le territoire. Mais faute de contrôle et de rigueur dans les textes, de nombreux produits ne sont pas déclarés. En première ligne : les travailleurs qui manipulent ces nanomatériaux parfois sans le savoir.

  • #Toxicité des #OGM : l’étude égyptienne ne peut conclure
    http://www.infogm.org/5802-Etude-egyptienne-ne-montre-pas-mais-OGM-plus-toxique

    L’équipe du Dr. Oraby a nourri des rats de la race Wistar, pendant 90 jours avec du maïs ou du soja GM (tolérant des herbicides à base de glyphosate mais sans précision du transgène inséré). Il conclut son article [1] en affirmant qu’un tel régime alimentaire présente « des dangers sanitaires » (histopathologiques, histochimiques, biochimiques et génétiques).
    Cependant, le groupe de rats utilisés comme contrôle, c’est-à-dire ne recevant pas d’aliments génétiquement modifiés, a été nourri avec du blé. Selon le Dr Oraby, ce choix a dû être fait car « tous les échantillons de maïs et sojas trouvés étaient génétiquement modifiés […] Nous avons donc dû choisir un autre régime alimentaire comme contrôle ».

  • ’Little Things Matter’ Exposes Big Threat To Children’s Brains
    http://www.huffingtonpost.com/2014/11/20/toxins-children-brain-little-things-matter_n_6189726.html

    http://m.youtube.com/watch?v=E6KoMAbz1Bw

    “The evidence is really mounting that industrial chemicals have some contribution to neurodevelopment problems,” said Tracey Woodruff, director of the University of California, San Francisco Program on Reproductive Health and the Environment. “And we’re seeing more kids with these problems.”

    Experts agree that changes in diagnosis and surveillance contribute, but are unlikely to fully explain the large rise in such disorders. Bellinger suggested that the “first place to look” may be the chemicals that have increased in everyday life in recent decades, such as flame retardants and BPA.

    Experts also agree on one big problem: We’re not really looking. The U.S. Environmental Protection Agency, for example, has only required toxicity testing for around 200 of the more than 80,000 chemicals permitted for use in the U.S.

    “By allowing children to be exposed to toxins or chemicals of unknown toxicity, we are unwittingly using our children in a massive experiment,” says Lanphear in the video.

    While suggesting that the “ultimate solution” is to “revise how we regulate chemicals,” Lanphear offered a few suggestions for consumers navigating toxins: Eat fresh or frozen foods, choose fish low in mercury, avoid the use of pesticides in and around the home and check for lead in older homes.

    #produit_chimique #toxicité #toxique #santé #enfant

  • Cholestérol : une nouvelle voix s’élève contre les traitements actuels - Le Nouvel Observateur
    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140309.OBS8984/cholesterol-une-nouvelle-voix-s-eleve-contre-les-traitements-ac

    Cholestérol : une nouvelle voix s’élève contre les traitements actuels
    Anne Crignon
    Par Anne Crignon

    Voir tous ses articles
    Publié le 09-03-2014 à 19h40
    A+A-
    Une sommité médicale britannique met en garde contre la prescription des statines, une famille de médicaments qui font baisser le cholésterol.

    C’est comme si en France le numéro 2 de l’Ordre des Médecins prenait la parole dans le débat en cours sur l’utilité des statines. Le docteur Kailash Chand, vice-président de la British Medical Association qui regroupe médecins et étudiants aux Royaume-Uni, et dont dépend le très sérieux British Journal of Medecine, a publié un article d’une étonnante liberté de ton sur son blog le 18 février. Il critique avec virulence les nouvelles recommandations du NICE, l’Institut britannique de veille sanitaire, qui vient d’abaisser considérablement le seuil de risque à partir duquel il recommande de prescrire des statines, et pour un minimum de cinq ans.

    Le docteur Kailash Chand explique que ces médicaments administrés contre les arrêts cardiaques et accidents vasculaires cérébraux (AVC) n’ont pas de vertu préventive démontrée. Selon lui, les études avancées par les firmes pharmaceutiques ne sont pas fiables et pour le moins lacunaires, les effets secondaires - parfois très invalidants - étant soit minorés soit passés sous silence. Pour mémoire, il s’agit de douleurs musculaires et articulaires, manque de tonus, perte d’intérêt et de vivacité d’esprit, désordres de la mémoire et de l’agilité intellectuelle, extinction du désir sexuel, troubles de l’érection pénienne et clitoridienne, et même diabète (études en cours) (1).
    Toxicité des statines

    Le docteur rejoint sur ce point le professeur Philippe Even, biochimiste de formation, qui ne disait pas autre chose lors de la parution de son livre en février 2013 (2) où il faisait la démonstration que le cholestérol est la plus noble et indispensable de nos molécules, nécessaire au bon fonctionnement du corps et de l’esprit, assurant la robustesse des membranes de nos milliers de milliards de cellules. Un savoir que n’ont pas les prescripteurs, expliquait-il, cardiologues ou généralistes, sans formation en biochimie. Le docteur Chand observe aussi que ceux qui prennent une statine chaque jour à titre préventif se croient protégés et que ce sentiment de sécurité enduit un relâchement du mode de vie - selon l’OMS, 80% des infarctus sont imputables au tabac, au manque d’exercice et au déséquilibre alimentaire. Pour lui, marcher dix minutes de plus par jour serait autrement plus efficace qu’un cachet quotidien inutile, susceptible qui plus est, de vous faire sentir vieux et rouillé bien avant l’heure.

    Sollicité par le « Sunday Express », Kailash Chand a en effet expliqué dans un entretien repris en France par la nutrtion.fr comment il a découvert il y a cinq ans à ses dépens la toxicité des statines. Il avait 60 ans. « Après plusieurs semaines de traitement, j’ai commencé à ressentir des douleurs musculaires épouvantables, dans tout le corps qui me réveillaient même la nuit. J’ai mis cela sur le compte du stress. » Il a mené ses recherches et arrêté de lui-même son traitement. « Les choses ont commencé à rentrer dans l’ordre dans les deux ou trois semaines qui ont suivi. »
    Le cholestérol bon pour l’organisme ?

    S’il dénonce le fait que soient mis sous statines des gens en bonne santé, le docteur est convaincu que le traitement est bénéfique en prévention secondaire « Il ne fait aucun doute, écrit-il, que les statines jouent un rôle important pour le soin des patients ayant déjà été victimes d’un arrêt cardiaque au un accident vasculaire cérébral. » Les « cholestérosceptiques », c‘est à dire les chercheurs qui, du Japon à la Norvège, ont révélé la fragilité des études d’origine menées à partir des années 50 et sur lesquelles repose le combat contre le cholestérol (l’étude de Framingham et l’enquête des 7 pays) sont divisés sur cette question.

    Pour les uns, comme le Pr Even ou Michel de Lorgeril, du CNRS de Grenoble, le premier chercheur français à avoir mis en cause l’histoire du diabolique-cholestérol-boucheur-d’artères et être parti en guerre contre « le cholestérol delirium » (3), les statines sont tout aussi inutiles en prévention secondaire et pour cause : le cholestérol ne fait pas de tort à l’organisme, bien au contraire. Pour ceux-là, le traitement ne devrait être prescrit que dans les cas peu répandus d’hypercholestérolémies familiales. Une maladie rare en somme : 100.000 en France quand 5 millions d’hommes et de femmes sont sous statines, et 6 à 7 millions au Royaume Uni.
    Effets secondaires non voulus

    Quelques chercheurs avancent donc l’hypothèse que l’action bénéfique des statines sur l’athérosclérose après la survenue d’un infarctus ou d’un AVC serait due à « leur effet pléïotrope ». En clair : on sait que tout médicament a des effets autres que celui pour lequel il est prescrit, la statine serait donc efficace, non parce qu’elle abaisse le taux de cholestérol… mais par une autre de ses vertus. La plupart des praticiens hostiles à la prescription d’anticholestérolémiants aux bien-portants restent comme le docteur Cand favorables à son utilisation après un accident grave. Quoi qu’il en soit, c’est bien la première fois qu’une sommité britannique prend la parole sur cette question d’intérêt général.

    (1) Voir « Le Nouvel Observateur » numéro 2519 du 14 au 20 février 2013.
    (2) « La vérité sur le cholestérol », au Cherche Midi éditeur
    (3) « Cholestérol, mensonge et propagande », Thierry Souccar Editions

    #santé
    #toxicité
    #statines
    #cholestérol #mensonge et #propagande

  • Mediator : les résultats 4 ans après la fin de l’étude Regulate confirment sa toxicité sur les valves aortiques | Le Quotidien du Medecin
    http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/cardiologie-vasculaire-hta/mediator-les-resultats-4-ans-apres-la-fin-de-l-etude-regulate

    Le suivi des patients de l’étude Regulate qui fut l’un des éléments ayant conduit à la suspension du Mediator en 2009, pendant 4 années supplémentaires, « confirme la toxicité du benfluorex au niveau des valves aortiques » assure le Pr Philippe Moulin (chef du service d’endocrinologie, hôpital Louis Pradel, de Lyon), investigateur principal de l’essai international.

    « Cette étude montre également qu’un pourcentage faible mais significatif de patients antérieurement exposés au benfluorex progresse vers une valvulopathie « faible à modérée » plus fréquemment après exposition au benfluorex qu’à la pioglitazone. En revanche, chez les patients qui n’avaient pas développé de valvulopathie aortique à la fin d’une année d’exposition au benfluorex, il n’existe pas d’élément en faveur d’une aggravation ultérieure après 4 ans de suivi » poursuit le Pr Moulin.
    1 900 pages dans les mains de l’ANSM

    C’est en substance les trois principales conclusions de l’étude de suivi Regulate initiée par les laboratoires Servier en accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et le comité scientifique de l’étude. Un rapport de 1 900 pages est actuellement entre les mains de l’Agence. Ces résultats devraient faire l’objet d’une publication dans la littérature internationale au même titre que Regulate à 1 an publié dans Plos One*. Les conclusions du rapport seront transmises aux comités d’expertises après évaluation par l’ANSM.

    Pour rappel : le benfluorex (Mediator) a été suspendu du marché en 2009 notamment après les résultats de l’étude Regulate menées chez des patients diabétiques de type 2. Regulate, essai randomisé conduit en double aveugle comparait l’efficacité et la sécurité de deux antidiabétiques oraux, le benfluorex à celle de la pioglitazone. À l’issue de cette étude qui comprenait un suivi échographique systématique centralisé, les fuites aortiques étaient significativement plus fréquentes dans le groupe benfluorex par rapport au groupe pioglitazone (odds ratio : 15,52).

    Une étude de suivi systématique a donc été organisée à l’issue de quatre années de suspension du traitement, basée essentiellement sur le suivi échographique avec lecture centralisée, et adjudication en aveugle des événements médicaux.

    À l’issue du suivi analysant toutes les échographies disponibles en intention de traiter, le taux de fuites aortiques reste plus élevé chez les patients qui ont été assignés au groupe benfluorex par rapport à ceux qui ont reçu la pioglitazone (odds ratio : 1,52).

    En comparant les résultats de l’échographie finale de Regulate et l’échographie effectuée après 4 années de suspension de traitement entre les groupes anciennement exposés au benfluorex ou à la pioglitazone, il n’apparaît pas d’augmentation significative globale du taux de régurgitation aortique ; cependant, les émergences de régurgitations aortiques légères et modérées (signifiant une aggravation d’un grade de sévérité) – sont plus fréquentes dans le groupe benfluorex : 11,1 % contre 4,8 % pour la pioglitazone, soit un odds ratio à 2,46.
    Pas d’atteintes sévères

    Il n’a pas été observé de valvulopathie sévère ni d’atteintes significatives des autres valves, tricuspide et mitrale. Un petit nombre de patients du groupe pioglitazone a pu prendre transitoirement du Mediator, puisqu’il était resté disponible en fin d’étude dans d’autres pays, mais ce biais de contamination a été pris en compte et n’affecte pas les conclusions principales de l’étude de suivi.

    Dr Anne Teyssédou-Mairé

    #santé
    #médiator
    #toxicité
    #valves-aortiques

  • Petite histoire d’un mensonge à la mode | Toxiques - L’actualité de Greenpeace France
    http://blog.greenpeace.fr/toxiques/petite-histoire-dun-mensonge-a-la-mode

    À la veille de l’ouverture des portes de la Fashion Week de Milan, Greenpeace International publie un nouveau rapport révélant la présence de produits chimiques dangereux dans les vêtements pour enfants de certaines des plus grandes marques internationales de haute-couture. Versac, Louis Vuitton, Dior, Hermes ou encore Dolce&Gabbana sont notamment dans la ligne de mire.

    #vêtements #toxicité