• L’#Inserm met en évidence de nouvelles #pathologies liées aux #pesticides

    Les liens sont de plus en plus évidents entre usage des pesticides et certains #cancers, en particulier chez les agriculteurs et chez les enfants. C’est ce que montre une nouvelle étude de l’Inserm, huit ans après celle qui faisait référence jusqu’à présent.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070721/l-inserm-met-en-evidence-de-nouvelles-pathologies-liees-aux-pesticides
    #santé #maladie #industrie_agro-alimentaire #agriculture #rapport

    • Pesticides et santé – Nouvelles données (2021)

      Ce document présente la synthèse issue des travaux du groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective pour répondre à la demande de cinq directions de l’État, la Direction générale de la prévention des risques, la Direction générale de la santé, la Direction générale du travail, la Direction générale de la recherche et de l’innovation, ainsi que le secrétariat général du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Ce travail s’inscrit dans le cadre de l’actualisation du rapport d’expertise collective Inserm intitulé Pesticides : Effets sur la santé, publié en 2013.

      Ce travail s’appuie essentiellement sur les données issues de la littérature scientifique disponible en date du premier trimestre 2020. Plus de 5 300 documents ont été rassemblés à partir de l’interrogation de différentes bases de données (PubMed/ Medline, Scopus, Cairn...) et des recherches complémentaires ont été effectuées par les experts ou en collaboration avec le Pôle expertise collective. Le Pôle expertise collective de l’Inserm, rattaché à l’Institut thématique Santé publique, a assuré la coordination de cette expertise.

      Les pesticides regroupent l’ensemble des produits utilisés pour lutter contre les espèces végétales indésirables et les organismes jugés nuisibles. Qu’il s’agisse de pesticides autorisés aujourd’hui ou utilisés par le passé (dont certains sont rémanents), ils suscitent des inquiétudes concernant leurs effets possibles sur la santé humaine et plus largement sur l’environnement. Afin de mieux apprécier leurs effets sanitaires, l’Inserm a été saisi en 2018 par cinq directions générales ministérielles en vue d’actualiser l’expertise collective intitulée « Pesticides : Effets sur la santé » publiée en 2013.

      L’expertise collective de 2021 dresse un bilan des connaissances dans le domaine au travers d’une analyse critique de la littérature scientifique internationale publiée depuis 2013. Plus de 5 300 documents ont été rassemblés et analysés par un groupe d’experts multidisciplinaire. L’expertise commence par une analyse sociologique de la montée des préoccupations concernant les pesticides et une présentation des connaissances sur l’exposition aux pesticides de la population française, puis elle aborde une vingtaine de #pathologies dont les #troubles_du_développement_neuropsychologique_et_moteur de l’enfant, les #troubles_cognitifs et anxio-dépressifs de l’adulte, les #maladies_neurodégénératives, les cancers de l’#enfant et de l’adulte, l’#endométriose et les #pathologies_respiratoires ainsi que thyroïdiennes. Une dernière partie est consacrée à des pesticides ou familles de pesticides particuliers : le #chlordécone, le #glyphosate et les #fongicides_inhibiteurs_de_la_succinate_déshydrogénase (#SDHi). La présomption d’un lien entre l’exposition aux pesticides et la survenue d’une pathologie est appréciée à partir des résultats des #études_épidémiologiques évaluées et est qualifiée de forte, moyenne ou faible. Ces résultats sont mis en perspective avec ceux des #études_toxicologiques pour évaluer la plausibilité biologique des liens observés.

      Exposition en milieu professionnel

      En considérant les études sur des populations qui manipulent ou sont en contact avec des pesticides régulièrement, et qui sont a priori les plus exposées, l’expertise confirme la présomption forte d’un lien entre l’exposition aux pesticides et six pathologies : #lymphomeslymphomes_non_hodgkiniens (#LNH), #myélome multiple, cancer de la #prostate, #maladie_de_Parkinson, troubles cognitifs, #bronchopneumopathie chronique obstructive et #bronchite chronique. Pour les LNH, il a été possible de préciser des liens (présomption forte) avec des substances actives (#malathion, #diazinon, #lindane, #DDT) et avec une famille chimique de pesticides (#organophosphorés), et pour la maladie de Parkinson et les troubles cognitifs avec les #insecticides organochlorés et les organophosphorés, respectivement. Il s’agit essentiellement de pesticides pour lesquels les études se sont appuyées sur des biomarqueurs permettant de quantifier l’exposition. Les études toxicologiques confirment que les mécanismes d’action de ces substances actives et familles de pesticides sont susceptibles de conduire aux effets sanitaires mis en évidence par les études épidémiologiques.

      Des liens ont été identifiés pour d’autres pathologies ou événements de santé avec une présomption moyenne. C’est le cas notamment pour la maladie d’#Alzheimer, les troubles anxio-dépressifs, certains cancers (#leucémies, système nerveux central, vessie, rein, sarcomes des tissus mous), l’#asthme et les #sifflements_respiratoires, et les pathologies thyroïdiennes.

      Exposition pendant la #grossesse ou l’#enfance

      Les études épidémiologiques sur les cancers de l’enfant permettent de conclure à une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides de la mère pendant la grossesse (exposition professionnelle ou par utilisation domestique) ou chez l’enfant et le risque de certains cancers, en particulier les leucémies et les tumeurs du système nerveux central.

      Les études de cohortes mères-enfants ont permis de caractériser les liens entre l’exposition professionnelle ou environnementale (c’est-à-dire en population générale) des mères pendant la grossesse et les troubles du développement neuropsychologique et moteur de l’enfant. Il est difficile de pointer des substances actives en particulier, mais certaines familles chimiques de pesticides sont impliquées, avec un niveau de présomption fort, notamment les #insecticides organophosphorés et les #pyréthrinoïdes dont l’usage a augmenté en substitution aux insecticides organophosphorés. Le lien entre les #organophosphorés et l’altération des #capacités_motrices, cognitives et des fonctions sensorielles de l’enfant est confirmé et les nouvelles études sur les #pyréthrinoïdes mettent en évidence un lien entre l’exposition pendant la grossesse et l’augmentation des #troubles_du_comportement de type internalisé tels que l’#anxiété chez les enfants. Les données expérimentales sur des rongeurs suggèrent une #hyperperméabilité de la barrière hémato-encéphalique aux #pyréthrinoïdes aux stades les plus précoces du développement, confortant la plausibilité biologique de ce lien. De plus, comme le montrent les études récentes d’expologie, ces insecticides, qui ont été à la fois utilisés en #agriculture mais également dans les sphères domestiques, induisent une contamination fréquente des environnements intérieurs.

      Exposition des #riverains des #zones_agricoles

      Les populations riveraines des zones agricoles peuvent être concernées par la dérive des produits épandus sur les cultures. En effet, des études suggèrent une influence de la #proximité aux zones agricoles sur la #contamination par les pesticides du lieu de vie, variable selon les substances, leur mode d’application et la manière d’estimer l’exposition. Des études écologiques ou cas-témoins avec géolocalisation reposant sur la caractérisation de l’activité agricole au voisinage des adresses de résidences suggèrent un lien entre l’exposition des riverains des terres agricoles et la maladie de #Parkinson, et également entre la #proximité_résidentielle à des zones d’#épandages de pesticides (rayon <1,5 km) et le comportement évocateur des troubles du spectre autistique chez l’enfant. Cependant, ces études présentent des limites importantes liées à l’évaluation fine de l’exposition ou à l’absence de données individuelles, ce qui rend le niveau de présomption faible.

      Focus sur le chlordécone, le glyphosate et les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase

      Le chlordécone, #insecticide utilisé aux #Antilles_françaises dans le passé, persiste de nos jours dans les milieux naturels insulaires. La consommation des denrées alimentaires contaminées a entraîné une contamination de l’ensemble de la population. La présomption forte d’un lien entre l’exposition au chlordécone de la population générale et le risque de survenue de #cancer_de_la_prostate a été confirmée. En considérant l’ensemble des données épidémiologiques et toxicologiques disponibles, la causalité de la relation est jugée vraisemblable.

      Concernant l’herbicide glyphosate, l’expertise a conclu à l’existence d’un risque accru de LNH avec une présomption moyenne de lien. D’autres sur-risques sont évoqués pour le #myélome multiple et les #leucémies, mais les résultats sont moins solides (présomption faible). Une analyse des études toxicologiques montre que les essais de #mutagénicité sur le glyphosate sont plutôt négatifs, alors que les essais de #génotoxicité sont plutôt positifs, ce qui est cohérent avec l’induction d’un stress oxydantstress oxydant. Les études de cancérogenèse expérimentale chez les rongeurs montrent des excès de cas, mais ne sont pas convergentes. Elles observent des #tumeurs différentes, pour les mâles ou les femelles, qui ne se produisent qu’à des doses très élevées et uniquement sur certaines lignées. D’autres mécanismes de #toxicité (effets intergénérationnels, perturbation du microbiote...) sont évoqués qu’il serait intéressant de considérer dans les procédures d’évaluation réglementaire.

      Pour les fongicides SDHi, qui perturbent le fonctionnement mitochondrial par l’inhibition de l’activité SDH, un complexe enzymatique impliqué dans la respiration cellulaire et le #cycle_de_Krebs, il n’existe à ce jour pratiquement aucune donnée épidémiologique portant sur les effets possibles de ces substances sur la santé des agriculteurs ou de la population générale. Les études toxicologiques ou mécanistiques montrent que certains SDHi pourraient être considérés comme des #perturbateurs_endocriniens au moins chez les modèles animaux utilisés (poissons). Alors que les SDHi ne présentent aucune génotoxicité, certains montrent des effets cancérogènes chez les rongeurs mais ce résultat est discuté sur la base d’un mécanisme de cancérogenèse non extrapolable aux humains. Des recherches sont nécessaires pour améliorer l’évaluation du potentiel cancérogène des SDHi, et plus généralement des composés non génotoxiques, et pour combler les lacunes dans les données humaines par le renforcement de la biosurveillance et l’exploitation des cohortes existantes.

      En conclusion

      L’expertise souligne l’importance de réévaluer périodiquement les connaissances dans ce domaine. La confirmation et la mise en évidence de présomptions fortes de liens entre certaines pathologies et l’exposition aux pesticides doivent orienter les actions publiques vers une meilleure protection des populations. Ces questions relatives aux liens entre une exposition aux pesticides et la survenue de certaines pathologies s’inscrivent dans une complexité croissante, la littérature faisant apparaître une préoccupation concernant les effets indirects de certains pesticides sur la santé humaine par le biais des effets sur les #écosystèmes. L’#interdépendance en jeu mériterait d’être davantage étudiée et intégrée, au même titre que les aspects sociaux et économiques afin d’éclairer les prises de décisions lors de l’élaboration des politiques publiques.

      https://www.inserm.fr/information-en-sante/expertises-collectives/pesticides-effets-sur-sante

      Pour télécharger l’étude :


      https://www.inserm.fr/sites/default/files/2021-07/Inserm_ExpertiseCollective_Pesticides2021_RapportComplet_0.pdf

      #toxicologie #thyroïde #autisme

  • Firefighters Battle an Unseen Hazard: Their Gear Could Be Toxic - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/01/26/climate/pfas-firefighter-safety.html

    Every day at work for 15 years, Sean Mitchell, a captain in the Nantucket Fire Department, has put on the bulky suit that protects him from the heat and flames he faces on the job. But last year, he and his team came across unsettling research: Toxic chemicals on the very equipment meant to protect their lives could instead be making them gravely ill.

    This week, Captain Mitchell and other members of the International Association of Fire Fighters, the nation’s largest firefighters’ union, are demanding that union officials take action. They want independent tests of PFAS, the chemicals in their gear, and for the union to rid itself of sponsorships from equipment makers and the chemical industry. In the next few days, delegates representing the union’s more than 300,000 members are expected to vote on the measure — a first.

    DuPont said it was “disappointed” with firefighters seeking to ban sponsorships and that its commitment to the profession was “unwavering.” 3M said it had “acted responsibility” on PFAS and remained committed to working with the union. Chemours declined to comment.

    The risks of chemicals in firefighting equipment may seem to pale in comparison to the deadly flames, smoke-filled buildings or forest infernos that firefighters brave on the job. But over the past three decades, cancer has emerged as the leading cause of death for firefighters across the country, making up 75 percent of active-duty firefighter deaths in 2019.

    Studies undertaken by the National Institute for Occupational Safety and Health have found that firefighters have a 9 percent higher risk of getting cancer and a 14 percent higher risk of dying from the disease than the general United States population. Firefighters are most at risk for testicular cancer, mesothelioma and non-Hodgkin’s lymphoma, and rates haven’t declined, health experts point out, even though firefighters in the United States now use air packs similar to scuba gear to protect themselves from a fire’s toxic fumes.

    The Biden administration has said it would make PFAS a priority. In campaign documents, President Biden pledged to designate PFAS as a hazardous substance to make manufacturers and other polluters pay for cleanup, and set a national drinking water standard for the chemical. New York, Maine and Washington have moved to ban PFAS from food packaging, and other bans are in the works.

    “There’s a need to drive PFAS out of everyday products, like food and cosmetics, textiles, carpets,” said Scott Faber, senior vice president for government affairs for the Environmental Working Group, a nonprofit group that works on environmental health. “Firefighters are disproportionately exposed, on top of all that.”

    Captain Mitchell, meanwhile, is pressing the union to refuse future sponsorships from chemicals and equipment manufacturers, money he feels has slowed action on the issue. In 2018, the union received about $200,000 from companies including the fabrics manufacturer W.L. Gore and equipment maker MSA Safety, records show.

    W.L. Gore said it remained confident in the safety of its products. MSA Safety did not respond to a request for comment.

    Another obstacle is that manufacturers hold prominent positions at the body that oversees standards for firefighting gear, the National Fire Protection Association. Half the members of a committee that oversees protective-clothing and equipment standards, for example, are from industry. A spokeswoman for the group said the committees represented a “balanced variety of interests, including the fire service.”

    #Pompiers #Toxicologie #Cancer #Conflit_intérêt

  • #Perturbateurs_endocriniens : ces experts contestés qui jouent les semeurs de doute
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/06/22/perturbateurs-endocriniens-ces-experts-contestes-qui-jouent-les-semeurs-de-d

    Un groupe de toxicologues aux compétences discutées et aux conflits d’intérêts voilés s’active pour faire dérailler la mise en place en Europe d’une réglementation sur l’usage des substances artificielles toxiques à très faibles doses.

    Ils se disent « éminents » spécialistes ; ils ne le sont pas. Ils déclarent sur l’honneur n’avoir aucun conflit d’intérêts ; la moitié d’entre eux ont pourtant collaboré aux activités d’industriels de la chimie, des pesticides, de l’agroalimentaire et des cosmétiques au cours des trois dernières années. Radicalement opposés à toute réglementation des perturbateurs endocriniens (PE) en Europe, ces dix-neuf scientifiques ont choisi d’exprimer leur opinion alors qu’un important processus de décision est en cours à Bruxelles.

    Dans un éditorial publié début avril 2020, ils minimisent la gravité des effets de ces substances chimiques, omniprésentes dans l’environnement et les êtres vivants – des bébés aux escargots de mer. « L’exposition humaine aux perturbateurs endocriniens synthétiques est négligeable en général », assurent-ils, au point qu’« études et conséquences réglementaires supplémentaires ne sont pas justifiées ». En 2013, une initiative similaire du noyau dur de ces mêmes toxicologues avait contribué à faire dérailler le processus législatif européen en cours, et retardé la mise en place d’une #réglementation des PE de plusieurs années.

    Publié simultanément dans six revues savantes spécialisées en #toxicologie, ce nouvel éditorial dit « répondre à l’invitation de la #Commission_européenne. Une invitation en date du 8 novembre 2019, quand cette dernière a organisé à Bruxelles son premier forum annuel sur les perturbateurs endocriniens, explique au Monde Helmut Greim, « auteur correspondant » du texte et toxicologue retraité de l’université technique de Münich (Allemagne). « Les représentants de la Commission ont encouragé les participants à présenter des commentaires écrits. » Dont acte.

    « Nouvelle stratégie » de la Commission européenne

    Cet éditorial n’arrive pas à n’importe quel moment #politique. Depuis plusieurs mois, l’exécutif européen s’interroge sur sa réglementation des produits chimiques et des perturbateurs endocriniens (#PE). Seul le texte concernant les #pesticides et les #biocides (les pesticides à usage domestique) traite véritablement de la question des PE, avec des mesures en place depuis seulement 2018. Reste encore à en réglementer la présence dans une multitude d’objets de consommation courante – plastiques, jouets, cosmétiques, emballage alimentaire, matériel hospitalier, etc. – et dans l’#environnement.

    Plusieurs procédures sont lancées en 2019 et 2020. Ces « bilans de qualité » (fitness check) et ces consultations des « parties prenantes » doivent permettre à la Commission de faire le point sur les réglementations en vigueur. Sont-elles perfectibles ? Faut-il en durcir les dispositions ? L’atmosphère n’est pas propice au #laxisme.

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    Disponible en totalité en anglais :
    Endocrine disruptors in #Europe : Nineteen « #experts » are polluting the debate
    https://www.ehn.org/european-parliament-endocrine-disruptors-2646227143.html

  • L’étrange contagion des collégiens de Morez
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/letrange-contagion-des-collegiens-de-morez


    Tout d’abord le cross est noté, il y a donc un terrain favorable au stress. Ensuite cela apparaît dans une collectivité, ici, scolaire, et les syndromes psychogènes concernent essentiellement les filles comme c’est le cas ici. Enfin, cela se propage à la vue, à la manière d’un bâillement. Les malaises des uns provoquent les malaises des autres.

    Mouaif…
    #hystérisation en oubliant qu’en #toxicologie, on ne peut trouver que ce que l’on cherche…

    • Pourquoi essentiellement des filles ? parce que le sport est une matière sexiste et que ca stress probablement plus les filles, le prof est peut etre un agresseur sexuel de filles(ou un/des garçon/s de la classe), peut etre que le prof discrimine particulièrement les filles, peut etre parceque elles ont subit une pression supérieur à celle des garçons pour leur réussite scolaire... tout un tas de raison qui n’ont pas besoin d’etre réduites à un mot misogyne.
      « syndromes psychogènes concernent essentiellement des filles » je voit pas en quoi c’est hypocrite, à mes yeux c’est précis et ca à le mérite de pas insulter le corps des femmes. L’hystérie c’est la maladie de l’utérus baladeur qui monte à la tête des femmes et les rend folles, ca se guérit à coup de bite, de viol et de grossesse forcées, je comprend pas pourquoi tu préfère ce diagnostique sexiste à celui choisi par francecul. Je trouve au contraire très bien que le mot hystérie n’ait pas été utilisé, il serait temps que les médias arretent d’utiliser un vocabulaire haineux vis à vis des filles quant ils parlent d’elles ce qui fait que je suis surprise que tu défende ce vieux mot obsolète à tous les niveaux.

    • Tu comprends l’inverse de ce que je suis en train de dire : toute cette histoire me fait penser à l’habituelle maltraitance sexiste de la médecine. Il y a un ensemble de personnes qui présentent des symptômes physiques assez intenses et hop, une « explication psychosomatique ». On pourrait dire qu’on ne comprend pas et que dans les toxiques recherchés, il n’y avait rien… ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas eu intoxication à quelque chose, c’est juste que s’il y a eu un agent extérieur, on ne l’a pas trouvé, parce qu’il n’était pas dans la liste des trucs recherchés.

      Mais non, on refait le coup habituel du truc dans la tête et cette hypothèse s’auto-confirme parce que… les sujets sont es filles !

      Le nombre de fois où j’ai entendu des toubibs ou des scientifiques sortir la tarte à la crème du « truc dans la tête », parce qu’ils n’avaient pas d’explications et que ça leur arrache vraiment la gueule de juste dire : « là, en fonction des outils dont on dispose, on n’a pas d’explications du phénomène, on ne sait pas », mais si à chaque fois on me filait 1€, là, je serais millionnaire.

      Et cette affaire y ressemble : tous les signes d’une intoxication (peut-être un turc très localisé inhalé, comme… un pesticide, par exemple — beaucoup de molécules vaporisées par les chimiquiers, mais peu de tests en face, pour cause de « secret industriel », du coup, pas facile à prouver), mais pas de produits trouvés… avec les tests effectués, donc à partir des hypothèses posées… peut-être elles-mêmes insuffisantes : et hop, la « psychose collective » pour avoir un truc à dire… et ça tombe bien, pour cette hypothèse : ce sont des filles. CQFD.

      C’est peut-être le cas, mais la manière dont c’est tourné, vraiment ?

    • C’est vrai que le chapeau est super léger.

      Qu’est ce qu’un « syndrome psychogène collectif » ? Qu’est-il arrivé aux collégiens de Morbier -dans le Jura- lors du cross scolaire ? Récits autour de ce mystérieux syndrome pour lequel la douleur est bien réelle mais la cause… imaginaire !

      La cause peut être psychologique ou physiologique, elle n’est pas connue mais on peut difficilement la dire « imaginaire » si elle n’est pas matérielle.
      #scientisme ?

  • L’exposition au glyphosate pourrait avoir des effets sur plusieurs générations
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/05/06/l-exposition-au-glyphosate-pourrait-avoir-des-effets-sur-plusieurs-generatio

    Une grande partie de ce que nous mangeons pourrait affecter directement nos petits-enfants. C’est, en tout cas, ce que suggèrent les résultats d’un rapport publié fin avril dans la revue américaine Scientific Reports. Cette étude, menée par le biologiste américain Michael Skinner, démontre qu’une exposition au glyphosate pourrait entraîner des modifications génétiques persistantes sur plusieurs générations.

    « Cette étude est importante, explique John McCarrey, chercheur en génétique à l’Université du Texas, sans lien avec cette publication. Car elle prouve que, une fois un individu exposé à certains produits chimiques perturbateurs tels que celui testé dans cette étude, les défauts qui en résultent peuvent être transmis aux enfants ou petits-enfants, même en l’absence de toute exposition ultérieure. Cela montre que les gens doivent faire plus attention aux produits chimiques auxquels ils sont exposés qu’on ne le pensait auparavant. »

    Mais les pathologies ont augmenté significativement pour les deuxième et troisième générations. « Les pathologies observées vont des tumeurs aux maladies de la prostate, en passant par des maladies des ovaires et certaines anomalies congénitales », observe Michael Skinner. Les chercheurs ont, par exemple, constaté une augmentation de 30 % des maladies de la prostate chez les mâles de troisième génération et une augmentation de 40 % des maladies rénales chez les femelles de la troisième génération. Deux animaux sur cinq de la troisième génération souffraient également d’obésité. « Pour la plupart des substances toxiques environnementales, comme le glyphosate, les pathologies induites sont similaires chez l’homme et le rat. La comparaison entre les deux est donc scientifiquement correcte », rappelle Michael Skinner.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le glyphosate suspecté d’être un perturbateur endocrinien

    Pour John McCarrey, ces résultats ne sont pas étonnants : « Si un composé modifie l’épigénétique du sperme ou de l’ovule de l’individu exposé, il transmet cela à ses descendants et continue ainsi pendant des générations. » L’observation sur au moins trois générations est nécessaire pour conclure à ce que les auteurs de l’étude appellent la « toxicologie générationnelle » :

    « Lorsqu’on observe des effets sur les deux premières générations, il est difficile de dire si ces impacts ne sont pas dus à des effets toxiques directs du produit chimique. Ce n’est que si les défauts persistent pendant trois générations ou plus que l’on peut en conclure qu’il existe, effectivement, des effets transgénérationnels. C’est exactement ce qu’ont fait les auteurs de cette étude. »

    Cette étude paraît au moment où l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a décidé de classer le glyphosate comme produit non cancérigène. Cette déclaration, effectuée le mardi 30 avril, contredit ainsi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui classe la substance comme potentiellement cancérigène.

    Pour les auteurs de la publication, cette déclaration serait due en partie à des études de toxicologie trop restreintes. « L’EPA et le domaine de la toxicologie ne pensent qu’à l’exposition directe de l’individu, jamais à la toxicologie générationnelle, explique Michael Skinner. Nous avons fourni la première étude, c’est à eux maintenant de poursuivre les recherches dans ce sens. »

    #Glyphosate #Perturbateurs_endocriniens #Toxicologie_environnementale

  • Des résidus de glyphosate retrouvés dans des crèmes glacées Ben & Jerry’s RTBF avec Belga - 10 Octobre 2017

    Des traces de glyphosate ont été découvertes dans des pots de crème glacée de la marque américaine Ben & Jerry’s disponibles sur le marché européen, a indiqué mardi l’eurodéputé Bart Staes (Groen) lors d’une conférence de presse au Parlement européen.

    . . . . . .

    L’étude réalisée par une équipe de scientifiques en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni a permis de détecter des résidus de glyphosate dans 12 des 14 produits analysés.


    « Les niveaux observés, allant jusqu’à 1,228 nanogramme par millilitre, suscitent des inquiétudes en matière de santé » , selon le docteur John Fagan, qui a mené les tests pour le Health Research Institute (HRI).

    Une opinion partagée par le professeur Gilles-Eric Seralini de l’Université de Caen, auteur de plusieurs études scientifiques sur les dangers du glyphosate, qui estime que les niveaux de cette substance autorisés par les Etats-Unis et l’Europe sont basés sur des modèles toxicologiques dépassés. « Ces derniers ne prennent pas en compte les propriétés de perturbateurs hormonaux de ces substances, dont même de petites quantités peuvent causer des soucis de santé », a-t-il affirmé.

    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-residus-de-glyphosate-releves-dans-des-cremes-glacees-ben-jerry-s?id

    #glyphosate #toxicologie #perturbateurs_hormonaux

  • Les nanotechnologies se diffusent sans principe de précaution
    https://reporterre.net/Les-nanotechnologies-se-diffusent-sans-principe-de-precaution

    #Cosmétiques, #emballages, produits #alimentaires, #médicaments, #textiles, #jouets…, les #nanoparticules ont aujourd’hui envahi notre quotidien. En France, plus de 400.000 tonnes ont ainsi été utilisées en 2013. Tous les domaines sont désormais concernés, car ces toutes petites particules possèdent des propriétés physico-chimiques spécifiques particulièrement intéressantes que n’ont pas les particules plus grosses : elles permettent de créer des vitres « autonettoyantes », du béton « antisalissure », des revêtements bactéricides, des matériaux ultrarésistants ou ultralégers.

    #nanotechnologies

    Et pourtant, on devrait peut-être... Euh, comment dire ?

    Les #nanomatériaux, c’est l’amiante d’aujourd’hui
    https://reporterre.net/Les-nanomateriaux-c-est-l-amiante-d-aujourd-hui

    Il y a dix ans, l’Afsset, devenue en 2010 l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), recommandait déjà d’intensifier les recherches et d’établir une réglementation internationale, européenne et française avant la mise sur le marché de ces nanomatériaux : « En s’appuyant sur les données de #toxicologie expérimentale relatives chez l’animal (...), il existe des raisons de penser que les nanoparticules manufacturées peuvent avoir des effets nocifs sur la santé. » Certaines études scientifiques sont effrayantes.

    Si au moins c’était pour des avancées révolutionnaires mais celui-ci il semble que son atout soit de faire paraître le blanc plus blanc...

    Dioxyde de titane - Une bombe à retardement ? - Actualité - UFC Que Choisir
    https://www.quechoisir.org/actualite-dioxyde-de-titane-une-bombe-a-retardement-n6877

    « Avec le #dioxyde_de_titane, on se retrouve dans la même situation qu’avec l’amiante il y a 40 ans », affirme le professeur Jürg Tschopp, prix Louis-Jeantet de médecine 2008, qui a piloté une étude franco-suisse sur les effets toxiques de ce nanomatériau. Le potentiel inflammatoire du dioxyde de titane était déjà connu, mais ses mécanismes d’action n’avaient pas été clairement élucidés jusqu’ici. C’est aujourd’hui chose faite grâce aux travaux effectués conjointement par les chercheurs du département de biochimie de l’université de Lausanne (UNIL) et de l’université d’Orléans. Les tests in vivo et in vitro sur des souris, et in vitro sur des cellules humaines, montrent que le dioxyde de titane, sous forme nanométrique (particules de dimensions un million de fois plus petites qu’un cheveu), a une activité pro-inflammatoire sur les poumons et le péritoine. D’où un possible effet cancérigène. Tout comme l’amiante et la silice, deux irritants environnementaux bien connus.

    Un constat d’autant plus alarmant que le dioxyde de titane entre dans la composition de nombreux produits de la vie quotidienne. Utilisé principalement comme pigment et comme opacifiant, il se retrouve aussi bien dans les crèmes solaires, les dentifrices ou les confiseries que dans les peintures et les médicaments.

  • l’EFSA juge « improbable » le risque cancérigène du #glyphosate (herbicide)
    http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/herbicides-l-efsa-juge-improbable-le-risque-cancerigene-du-glyph


    Glyphosate : Mise à jour du profil toxicologique par l’EFSA | Autorité européenne de sécurité des aliments
    http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/151112

    Le groupe d’examen par les pairs a conclu qu’il est improbable que le glyphosate soit génotoxique (c.à.d. qu’il endommage l’ADN) ou qu’il constitue une menace cancérogène pour l’homme.

    #cancer #toxicologie #herbicide #pesticide

    • En mars, le CIRC avait déclaré cancérogène « probable » pour l’homme le glyphosate, aux côtés d’autres pesticides tels que le malathion ou le diazinon.

      Et aussi :

      L’EFSA explique dans son rapport que cette divergence de résultat tient à la prise en compte « d’une vaste quantité d’éléments, y compris un certain nombre d’études non évaluées par le CIRC ».

      Et enfin :

      « Les assurances de sécurité sur le glyphosate émises par l’EFSA soulèvent de sérieuses questions sur son indépendance scientifique », a estimé Franziska Achterberg, en charge de la politique alimentaire dans l’UE chez Greenpeace.

      « Une bonne partie du rapport s’inspire directement d’études non publiées commandées par des producteurs de glyphosate. La preuve du préjudice est irréfutable mais l’EFSA défie l’agence sur le cancer (le CIRC) qui fait autorité dans le monde pour faire plaisir à des sociétés comme Monsanto », a-t-elle accusé dans un communiqué.

      En gros, le CIRC a ignoré les études des industriels, études qui permettent par contrepoids avec les études indépendantes de renvoyer la chienlit écologiste du CIRC dans le camp des extrémistes empêcheurs de faire du profit sur la santé de l’humanité...

    • En somme, c’est le même processus que pour les OGM : quand on ignore les études des industriels, on interdit les produits en question... et dès qu’on réintègre ces études, on se retrouve avec une sorte d’équilibre qui fait conclure que « y-a autant d’études négatives que positives, donc concluons dans le sens qui... euh... le principe de précaution veut qu’on ne mette pas en danger les millions d’emplois de ces industriels, n’est-ce pas ? ».

  • Très instructif entretien avec Roger Lenglet sur les #nanoparticules qui envahissent sournoisement notre quotidien
    http://www.franceculture.fr/emission-continent-sciences-quand-le-nocif-se-fait-nanometrique-2014-1
    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4936378
    En vrac, il y est question de la « complaisance criminelle des politiques avec les industriels » .
    Pour les industriels l’enjeu fondamental est de faire classer les nanos dans les adjuvants « physiques » et non « chimiques », (particules vs molécules) cette argutie permettant d’échapper aux études toxicologiques préalables et faisant de la population « des rats de laboratoire ».
    Par ailleurs on retrouve chez certain individus des nanos ayant traversé la barrière hémato-encéphalique, lorsqu’il s’agit de femmes enceintes elles deviennent « des mères neurotoxiques » pour leur foetus.
    Et bien d’autres joyeusetés du même ordre...
    En conclusion Roger Lenglet lance un appel à la société civile pour qu’elle se saisisse du sujet et puisse comme pour les OGM faire reculer les industriels. Il rend également un hommage appuyé au collectif Pièces & Main d’Œuvre pour leur rôle de lanceur d’alerte précoce sur ce sujet.
    #nanotechnologies #toxicologie
    @pmo

  • Quand la science fait de la planète une paillasse de laboratoire - Recherche - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3359.html

    L’Union européenne a rendu obligatoire en février 2013 les tests de toxicité à trois mois, pour toute demande de commercialisation des #OGM destinés à l’alimentation humaine et animale. Est-ce une bonne nouvelle pour la recherche ?

    Auparavant, les instances décisionnelles n’étaient pas tenues de faire des études à trois mois. C’est désormais devenu la règle. C’est toujours ça de gagné ! Mais ce qu’a montré l’étude de Gilles-Eric Séralini, c’est que ces trois mois sont insuffisants. Il est indispensable de faire des études « de vie entière » pour observer les éventuels effets chroniques. Alors qu’à trois mois, on ne peut voir que des effets aigus. Là encore on a fait bouger les lignes mais pas suffisamment.

    Cette étude a surtout fait bouger la communauté scientifique. Celle-ci d’ailleurs n’a pas invalidé l’étude, contrairement à ce qui a pu être affirmé. La communauté scientifique est en fait totalement partagée. Et ceux qui ont violemment critiqué l’étude – et qui prétendent représenter la communauté scientifique – sont les agences d’expertise, qui sont juges et partie puisqu’elles ont elles-mêmes contribué à autoriser les produits incriminés. Ainsi que des experts autoproclamés, tels certains académiciens qui ont prétendu parler au nom des académies toutes entières alors qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes. L’étude est toujours dans l’édition scientifique de Food and Chemical Toxicology qui ne l’a pas retirée, malgré toutes les pressions. Ces pressions sont allées jusqu’au changement de la composition du bureau éditorial de la revue : un nouvel éditeur adjoint chargé des biotechnologies a été nommé. Il s’agit de Richard Goodman, qui a travaillé sept ans pour Monsanto ! C’est vous dire si l’on a mis les moyens pour, au moins, faire en sorte que Gilles-Eric Séralini ne puisse plus publier dans ce journal.

    #recherche #santé #toxicologie #agrochimie #agroalimentaire