• « On est là pour convaincre, pas pour contraindre » : le « rétro-tracing » se déploie pour mieux contrôler l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/17/on-est-la-pour-convaincre-pas-pour-contraindre-le-retro-tracing-se-deploie-p

    Complémentaire du « contact tracing » classique, le traçage rétrospectif des contacts, testé depuis la fin mars dans deux départements, se révèle efficace pour casser les chaînes de contamination.

    « Est-ce que vous pensez savoir dans quelle circonstance vous avez été contaminé ? » Derrière son écran, Alexane Avenel, jeune téléconseillère de 22 ans embauchée il y a quelques semaines à la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de Loire-Atlantique, à Nantes, essaie de nouer le dialogue avec une personne testée positive au Covid-19. « Avez-vous participé à un événement au cours duquel vous n’étiez pas protégé ? Il y avait combien de personnes ? » Des questions qui n’ont l’air de rien mais qui ont fait entrer les traceurs de la caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) dans l’ère du « rétro-tracing », c’est-à-dire la recherche de cas contacts de manière rétrospective. Expérimenté depuis la fin mars en Loire-Atlantique et en Côte-d’Or, ce nouveau protocole est étendu depuis le 15 juin à soixante départements. Et à partir du 1er juillet, toutes les équipes de traceurs de France mettront en œuvre cette technique qui a fait ses preuves pour casser les chaînes de contamination.

    Procédé chronophage

    Jusque-là, les téléconseillers en charge du traçage des contacts de malades (« contact tracing ») procédaient seulement à une enquête prospective : chaque patient présentant un résultat positif est interrogé sur les personnes qu’il aurait pu contaminer durant les trois jours précédents, c’est-à-dire la période au cours de laquelle il est devenu contagieux. Surtout, les traceurs incitent les malades à s’isoler et leurs cas contacts à se faire tester pour éviter de nouvelles contaminations. En complément de cette démarche, le « rétro-tracing » a pour but d’identifier les circonstances de la contamination pour retrouver les personnes qui, exposées au même moment, auraient pu créer d’autres chaînes de contamination en parallèle.

    Aussi connue sous le nom de « traçage à la japonaise », cette technique consiste donc à enquêter en amont et plus seulement en aval des nouveaux cas détectés. Alors que ce nouveau protocole est annoncé depuis plus de six mois, la CNAM a été critiquée pour sa lenteur. Mais le niveau de circulation du virus était beaucoup trop élevé pour permettre la mise en place d’un procédé si chronophage, une heure et demie étant consacrée en moyenne à chaque cas. « On a échangé avec des épidémiologistes, notamment ceux du conseil scientifique, qui nous ont dit que le “rétro-tracing” ne pouvait marcher que dans un contexte de circulation du virus plus faible que celui qu’on a connu depuis le début de la deuxième vague », insiste Thomas Fatôme, directeur de la CNAM. Avec moins de 4 000 cas nouveaux cas par jour en moyenne, le moment est enfin venu. Pour M. Fatôme, « c’est le continuum d’un tracing qui n’a cessé d’évoluer depuis presque un an ».

    Barrière de l’intime

    Quand le « contact tracing » classique permet de repérer en moyenne deux ou trois contacts par personne, le « rétro-tracing » en identifie onze. « Il s’agit d’une enquête sanitaire approfondie, on remonte plus loin dans le temps, jusqu’à dix jours avant le résultat positif, c’est-à-dire le temps qui s’écoule pour un patient entre l’exposition au virus et le risque de contamination d’autres personnes », explique Thomas Bouvier, sous-directeur chargé du contact tracing à la CPAM de Loire-Atlantique. Dans la salle de repos des téléconseillers, il raconte comment, au côté de Virginie Etourneau, la superviseuse de l’équipe, ils ont testé ce « filet de sécurité » supplémentaire. « C’est vraiment de la relation humaine, on est là pour convaincre, pas pour contraindre », sourit-il sous son masque.

    Conformément aux consignes sanitaires, la fenêtre est grande ouverte face à eux et les gestes barrières sont scrupuleusement respectés. Impossible d’oublier les messages de prévention véhiculés au quotidien par les 130 traceurs de l’équipe. Ici, rien n’est laissé au hasard. Une fois par semaine, un point d’actualité est organisé avec la CNAM pour présenter les dernières connaissances scientifiques sur la manière dont se transmet le virus. D’ailleurs, la plupart des employés sont en télétravail après une formation intensive d’une dizaine de jours dans les imposants locaux situés sur l’île de Nantes. Aux murs, des slogans tels que « le plus grand échec est de ne pas avoir le courage d’oser » illustrent le management positif mis en œuvre.

    Le « rétro-tracing » implique de passer plus de temps avec son interlocuteur et de le persuader de dévoiler une partie de sa vie intime, les personnes qu’il fréquente, et les comportements à risque adoptés depuis dix jours. « L’objectif, ce n’est pas forcément d’obtenir un nom tout de suite, sinon la porte risque de se refermer », glisse Virginie Etourneau. D’autant plus que l’expérimentation a commencé dans une période confinée, pendant laquelle les rassemblements étaient interdits. « C’était très intrusif à ce moment-là de demander aux gens où ils s’étaient contaminés, certains patients demandaient même à ce que leur identité ne soit pas révélée à leurs cas contacts, souligne la superviseuse. On devait leur faire comprendre qu’on n’est pas la police et que les données recueillies sont anonymes. »

    A cette barrière de l’intime s’ajoute celle de la compréhension. « Quand on dit “événement” ou “rassemblement”, les termes utilisés scientifiquement pour parler des circonstances de contamination, ça ne parle pas aux gens, qui imaginent tout de suite des événements de grande ampleur, alors qu’il peut s’agir d’une petite réunion entre amis. Le rôle des téléconseillers est d’amener un discours vulgarisé », précise Virginie Etourneau. Le comportement des personnes contactées a ainsi beaucoup évolué depuis le début de l’épidémie. « Au début, on me raccrochait au nez, je ne comprenais pas trop pourquoi », se souvient Assya, 22 ans, dont le CDD de six mois arrive à son terme. « J’ai appris à m’adapter aux gens… tout en leur présentant des avantages, comme l’obtention rapide d’un arrêt de travail » [Hum, c’est mieux qu’une promo sur les fais d’obsèques], raconte la jeune femme qui va désormais finir ses études de gestion des organismes de protection et d’assurances sociales.

    Réactivité sur le terrain

    Quand les personnes sont injoignables ou que les publics concernés sont précaires, c’est la vingtaine de traceurs de l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-la-Loire qui prend le relais. De formation médicale, contrairement aux équipes de la CNAM, ces médecins et infirmiers interviennent sur environ 10 % des cas. « Notre plus-value [sic] est de détricoter les situations complexes », assure Josselin Vincent, responsable de la veille sanitaire à l’ARS. A l’enquête téléphonique s’associent des acteurs de terrain, comme les médiateurs sociaux. Le tout dans un souci de très grande réactivité. Arrivés trop tard, les traceurs ne pourront plus désamorcer les chaînes de contamination. Se constituent alors parfois des clusters, qui nécessitent le déploiement d’autres savoir-faire : le renforcement du dépistage ou de la vaccination, comme ce fut le cas récemment à Bordeaux.

    Les données recueillies par les différentes équipes permettent également de vérifier sur le terrain les hypothèses formulées par l’équipe d’épidémiologistes de l’Institut Pasteur qui travaille sur les circonstances les plus favorables aux contaminations via l’étude ComCor. Quand, en décembre, l’Institut Pasteur estimait à 35 % les personnes ne sachant pas comment elles avaient été infectées, les retours de la CPAM indiquent une proportion de 25 %, signe de l’apprentissage progressif de la population sur le comportement du virus.

    Dans le futur, la CNAM compte encore enrichir le tracing en vérifiant que les personnes contact sont bien allées se faire tester. « On ne se démobilise pas, malgré le reflux de l’épidémie. Avec le dépistage, le tracing fait partie des différents maillons de la chaîne permettant de garder le contrôle de l’épidémie », insiste Thomas Fatôme. Aux avant-postes de l’épidémie, les traceurs sont déterminés à anticiper un éventuel rebond.

    Edit "se déploie" ?
    Depuis le 25 mars [2021], le contact tracing rétrospectif, ou rétrotracing, est testé dans deux départements : la Côte-d’Or et la Loire-Atlantique,, le 29 avril 2021.
    https://www.ameli.fr/paris/transporteur-sanitaire/actualites/covid-19-une-experimentation-pour-essayer-de-remonter-les-chaines-de-contamina

    #covid-19 #traçage_rétrospectif

  • #Covid-19 : la chasse aux #super-propagateurs pour réussir le #déconfinement - Science & Vie
    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/deconfinement-la-chasse-aux-super-propagateurs-du-covid-19-60268

    « Les pays occidentaux ont été obnubilés par le modèle de la grippe pandémique, alors que les démocraties asiatiques se sont appuyées dès le début de la #pandémie sur leur expérience du Sras, une analogie beaucoup plus pertinente », relève Antoine Flahault, directeur de l’institut de santé globale (université de Genève). Cette grande hétérogénéité de contagion du Covid-19 ne peut plus être ignorée. Tout comme il n’est plus possible de se fier aveuglément au fameux facteur R, ce taux moyen de reproduction du virus scruté par tous les décideurs, qui ne dit rien du rôle démesuré des super-infecteurs ; Même avec un R inférieur à 1, « un évènement de super-propagation peut à tout moment relancer brutalement la contagion », prévient Akira Endo, chercheur à l’école d’hygiène et médecine tropicale de Londres.

    [...]

    Aucun besoin de tousser, éternuer ou cracher pour infecter un grand nombre de personnes. Ni même de produire de gros postillons, qui retombent presque immédiatement au sol et ne franchissent pas plus de deux mètres de distance. L’étude détaillée de plusieurs #clusters montre que le « patient zéro » n’avait eu bien souvent aucun contact direct ou rapproché avec les nouveaux contaminés. « Tout indique que les #aérosols émis par les malades, lorsqu’ils respirent, parlent ou chantent, sont responsables de l’ensemble des superpropagations de Covid-19… », estime José-Luis Jimenez, biochimiste à l’université du Colorado.

    [...]

    « D’après nos calculs, une bonne #ventilation permettrait de diviser le taux d’infection par 5, contre un facteur 3 pour l’usage des #masques, lance Bruno Andreotti, physicien à l’université Paris-Diderot. Et pourtant, le gouvernement français a jusqu’ici très peu insisté sur ce point, contrairement à l’#Allemagne ». Ventilation mécanique poussée et systèmes d’épuration de l’air (filtres HEPA, UV…) pourraient avoir un grand impact. Mais, faute d’investissements et de directives claires, c’est la débrouille qui règne ; des scientifiques préconisent, par exemple, d’ouvrir les fenêtres des classes 3 minutes toutes les 30 minutes.

    [...]

    Et la situation redevenir vite incontrôlable, au vu des techniques de #traçage mises en place jusqu’à présent en Europe et aux Etats-Unis. Techniques qui consistent à retrouver les personnes ayant été en contact avec un malade… sachant que 70 % des gens ne contaminent personne, et que 10 ou 20 % en infectent un seul. « L’immense majorité des cas #contacts recherchés ne participe pas à la croissance exponentielle de l’#épidémie ! », cingle Antoine Flahault.

    Pour retrouver et étouffer les superpropagations, il faudrait entreprendre un « #traçage_inversé » visant à retrouver la personne – ou plus largement l’évènement- qui a contaminé notre malade quelques jours plus tôt. « Si une personne a réussi à me contaminer, la probabilité qu’elle ait contaminé d’autres personnes est élevée, continue le professeur de santé publique.

    [...]

    Une autre stratégie s’impose

    Cibler certains lieux stratégiques

    Miser sur un traçage inversé

    Former des bulles sociales

  • The science of superspreading
    http://vis.sciencemag.org/covid-clusters

    If you find out someone has #COVID-19, you can trace their contacts and test or quarantine them. But there is a high likelihood they didn’t infect a single other person.

    However, there is a high likelihood that person became infected at a superspreading event.That’s why contact tracers in some countries now spend more time understanding where someone was infected and finding other people from the same cluster.

    This is called backward contact tracing. It can help find more chains of #transmission.

    Backward contact tracing also helps scientists better understand where superspreading events happen. That may help prevent more such events in the future.

    #traçage_inversé

  • La copine me prévient, son aînée est positive. Du coup la seconde, 12 ans, sera testée mardi prochain. Mais ce qui m’a surpris, le plus jeune, 9 ans, ne sera pas testé. L’ARS lui a dit « on ne teste pas les enfants de moins de 11 ans, sauf s’ils ont des symptômes ».

    Ben alors, comme on sait si les enfants de moins de 11 ans ne contaminent pas, ou peu, leurs copains, si on ne teste que les symptomatiques alors que les jeunes enfants sont notoirement asymptomatiques ?

    • D’après ce qu’elle me dit : auto-isolement pendant une semaine, et de toute façon le test d’un cas-contact, c’est sept jours après le dernier contact avec la personne. (Ce qui est régulièrement reproché aux politiciens, qui se font tester dans le lendemain et disent que c’est OK.)

      Et d’après elle (elle se fait tester chaque semaine avec sa fille, rapport à leur activité sportive), test le matin, résultat en soir, au pire le lendemain.

    • Là non plus ça marche pas fort. Voilà ce que j’envoyais à un ami le 11 octobre dernier
      https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/tests-et-depistage

      Si j’ai été identifié comme cas contact, je serais contacté par les services de l’Assurance Maladie qui me demanderont de rester en « quatorzaine préventive » et m’indiqueront quand réaliser mon test (immédiatement si je vis dans le même foyer que la personne contaminée, ou en observant un délai de 7 jours après mon dernier contact avec cette personne, si je ne vis pas avec elle). Je dois alors prendre rendez-me dans un lieu d’examen médical. Aucune prescription médicale ne me sera demandé.

      La page a changé mais il reste une version similaire là
      https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/fiche_detailleje_suis_un_contact_a_risque.pdf

      Je vis sous le même toit que la personne malade
      Je ne vis pas sous le même toit que la personne malade
      Quand faire le test ?
      • Immédiatement
      dans un laboratoire indiqué par l’Assurance Maladie ou sur le site santé.fr.
      • Je m’isole immédiatement jusqu’au résultat du test.

      Il était cas contact de sa colocataire et je m’étonnais que la personne qui lui avait téléphoné pour le compte de l’AP-HP lui ait dit de s’isoler en attendant 7 jours avant de se faire tester (ce que j’avais mis sur le compte d’embauches à la va vite de gens mal payés et peu au fait des protocoles à appliquer).

      On vérifie que le #traçage_prospectif foire en tous sens, trop de contaminations, sans aucune nouvelle sur le #traçage_rétrospectif dont le lancement semblait envisagé.

      Heureusement on a des indicateurs pas trop nuls en provenance de l’hôpital. Laissons de côté les Ehpad et les domiciles, où l’on débute pourtant des hospitalisations avec assistance respiratoire, au moins en Île de France...

      #tests #cas_contact

    • Je me doute bien. Vous allez devoir négocier un moment bizarre (je met un masque lorsque je dois séjourner chez ma mère pour pouvoir lui rendre visite, pffff). L’ami en question a lui aussi été dans le gaz de l’incertitude augmentée par des contradictions manifestes. J’ai souligné l’incohérence et le gâchis croyant qu’il ne reste parfois que la colère pour tenir. Pas de quoi en faire une théorie générale. Vous trouverez d’autres ressources j’en suis sûr.

    • Les taux d’incidence des moins de 10 ans sont autour de 50/100 000, ce qui est tout de même la cote d’alerte, mais si tu regardes le % de positifs sur les testés, ils ont le même taux que les classes d’âge supérieures. Ce qui implique qu’ils sont aussi touchés que le reste de la population mais qu’il sont drastiquement sous-testés.

    • Pour la 2e fois en 2 mois, les gens de la CPAM qui me contactent sont incapables de donner des renseignements clairs et non contradictoires sur la garde des gamins. Ça fait 6 mois qu’on est dedans. Cas zéro, aucune question, aucune, de où j’aurai bien pu être contaminé.

      @arnoferrat par ce canal
      https://twitter.com/arnoferrat/status/1321568010306527232

      Déjà que les organisations syndicales et politiques des adultes (salariés, profs et parents) n’ont guère moufté, ils n’ont vraiment aucune raison de se soucier des enfants.

      Beaucoup aimé le Mac du jour : les écoles resteront ouvertes, et faites attention les vieux quand vous voyez des enfants, mettez un masque.

  • Antoine FLAHAULT @FLAHAULT sur touitteur
    https://threadreaderapp.com/thread/1315742464184127490.html

    1/8 - Il y a deux modalités de traçage des contacts :
    a) Traçage prospectif, classique, on recherche les contacts du cas ;
    b) Traçage rétrospectif,”à la japonaise”,on recherche qui a contaminé le cas.
    La priorité des priorités c’est de privilégier b) et ne faire a) que si on peut.
    2/8 - Le fondement théorique vient du paramètre k de dispersion, élevé pour la grippe (de dynamique homogène) et faible pour le #SARSCoV2 dont la dynamique est hétérogène, émerge en clusters et en événements super-propagateurs : 10 à 20% des contaminations drive toute la pandémie.
    3/8 - Si 80-90% des cas contaminent 0 ou 1 cas, on n’a pas à se fatiguer à tracer leurs contacts. Ils ne nous inquiètent pas. En revanche, il faut tout mettre en œuvre pour stopper la propagation causée par les 10 ou 20% restants, à commencer par les identifier. Comment faire ?

    4/8 - Eh bien si je détecte un cas en routine, j’ai très peu de chance d’avoir affaire à un super-propagateur. En revanche, la probabilité est plus élevée pour celui qui a contaminé mon cas. Surtout s’il l’a contaminé dans un lieu clos, bondé, mal ventilé, sans distance physique.
    5/8 - Si le suspect est positif, le jackpot n’est pas loin : vous convoquez tout le petit monde qui a côtoyé le cas index suspecté : quarantaines strictes, tests et si positifs, isolements bien sûr. Vous avez cassé le début d’un -peut-être- megacluster.
    6/8 - Seulement, il faut aller vite, dans les 24h, avant que tout cela n’essaime. Des tests rapides seraient très suffisants, voire plus intéressants car... rapides, quitte à confirmer ensuite par des rtPCR si complications/besoin de soins.
    7/8 - Demander aux autorités sanitaires qu’elles se consacrent prioritairement au traçage rétrospectif c’est soulager leur job. Et, si elles ont encore les capacités pour faire du prospectif,alors ok,c’est quand même des cas évités,mais le rendement est mathématiquement moindre.
    8/8 - Le “rendement” mathématique (expression pas heureuse) du traçage prospectif est de l’ordre de la valeur moyenne R0 (2-3), alors que celui du traçage rétrospectif est de l’ordre du R0 des évén. super-propagateurs (10, 20 ou beaucoup plus). Voilà pourquoi c’est la priorité !

    #Traçage_rétrospectif #tracing_retrospectif #tracing #contamination #transmission

  • Covid19 : pourquoi zéro mort au Vietnam ? – {Sciences²}
    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2020/07/15/covid19-pourquoi-zero-mort-au-vietnam

    Le gouvernement vietnamien organise une surveillance rigoureuse de ses frontières. Tous les passagers des aéroports internationaux sont soumis à une recherche de suspicion de la Covid-19 et ceux provenant de régions à haut risque sont soumis à une quarantaine obligatoire et conduits directement en bus à la sortie de l’avion dans des centres isolés. Cette surveillance des frontières restera très stricte en février et mars, avec des fermetures de lignes aériennes en provenance des régions à risques et quarantaines pour toutes les arrivées, sans s’arrêter aux conséquences économiques en particulier sur le tourisme dont le rôle est pourtant croissant dans les revenus des populations vietnamiennes.

    #Covid-19#migrant#migration#vietnam#frontière#quarantaine#test#surveillance#tracking

    • Le traçage de tous les contacts des personnes détectées positives est systématisé à l’aide de 63 centres provinciaux, 700 centres de districts et 11.000 dispensaires de santé. Les médias informent les populations où des personnes ont été détectées positives afin qu’elles se présentent aux centres de tests. L’objectif est de tester, à partir de chaque cas confirmé – et donc mis en quarantaine et non renvoyés chez eux comme en France – les contacts des contacts des contacts de cette personne (trois degrés de proximité).

      La mobilisation des populations dans une action présentée comme une « guerre contre le virus » se fait par des moyens de communication de toutes sortes : journaux, télévision, radio, internet… Une vidéo et une chanson en vietnamien expliquant le mode de propagation du virus et les gestes barrières a été vue plus de 53 millions de fois…

      #media #agents_de_santé #traceurs #traçage #traçage_rétrospectif #traçage_prospectif