• Le travail de recherche de #Emilio_Distretti sur l’#Italie_coloniale

    Je découvre grâce à @cede le travail de recherche de #Emilio_Distretti, post-doc à l’Université de Bâle, sur le #colonialisme_italien et les #traces dans l’#architecture et l’espace.

    Sa page web :
    https://criticalurbanisms.philhist.unibas.ch/people/emilio-distretti

    Je mets dans ci-dessous des références à des travaux auxquels il a participé, et j’ajoute ce fil de discussion à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

    #colonisation #colonialisme #Italie #histoire #géographie_urbaine #urban_matter

  • « La nature a parlé » : un feu de forêt attise les rêves de retour des Palestiniens
    Vendredi 3 septembre 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-jerusalem-incendies-villages-palestiniens-nakba-sionistes-reto

    Au cours de la deuxième semaine d’août, quelque 20 000 dounams (m²) de terre ont été engloutis par les flammes dans les montagnes de Jérusalem.

    C’est une véritable catastrophe naturelle. Cependant, personne n’aurait pu s’attendre à la vision qui est apparue après l’extinction de ces incendies. Ou plutôt, personne n’avait imaginé que les incendies dévoileraient ce qui allait suivre.

    Une fois les flammes éteintes, le paysage était terrible pour l’œil humain en général, et pour l’œil palestinien en particulier. Car les incendies ont révélé les vestiges d’anciens villages et terrasses agricoles palestiniens ; des terrasses construites par leurs ancêtres, décédés il y a longtemps, pour cultiver la terre et planter des oliviers et des vignes sur les pentes des montagnes.

    À travers ces montagnes, qui constituent l’environnement naturel à l’ouest de Jérusalem, passait la route Jaffa-Jérusalem, qui reliait le port historique à la ville sainte. Cette route ondulant à travers les montagnes était utilisée par les pèlerins d’Europe et d’Afrique du Nord pour visiter les lieux saints chrétiens. Ils n’avaient d’autre choix que d’emprunter la route Jaffa-Jérusalem, à travers les vallées et les ravins, jusqu’au sommet des montagnes. Au fil des siècles, elle sera foulée par des centaines de milliers de pèlerins, de soldats, d’envahisseurs et de touristes.

    Les terrasses agricoles – ou plates-formes – que les agriculteurs palestiniens ont construites ont un avantage : leur durabilité. Selon les estimations des archéologues, elles auraient jusqu’à 600 ans. Je crois pour ma part qu’elles sont encore plus vieilles que cela. (...)

  • En Australie, selfies et vidéos en direct deviennent des outils de #Surveillance des personnes en quarantaine - Le Temps
    http://www.davduf.net/en-australie-selfies-et-videos-en-direct

    Lu dans Le Temps | « Vous avez été mis en quarantaine ? Vous avez quinze minutes pour vous connecter à l’application de l’Etat d’Australie méridionale et prouver que vous êtes bien chez vous, grâce à la reconnaissance faciale et la géolocalisation. Un dispositif orwellien qui pourrait être déployé au niveau national » Pour s’assurer du respect des mesures de quarantaine imposées dans le pays, un Etat australien impose à ses citoyens de se plier à un contrôle atypique : une application développée par le (...) Revue de presse, du web & veille en tous genres

    / Surveillance, #Passe_sanitaire, #Traces_numériques

    #Revue_de_presse,du_web&_veille_en_tous_genres

  • En Italie, une mozzarella bio fabriquée sur les terres confisquées à la mafia

    De la #mozzarella_de_bufflonne biologique, fabriquée sur des terres confisquées à la #mafia italienne : c’est le défi que s’est lancé une coopérative sociale agricole dans une région historique pour la #Camorra.

    « Ici, la Camorra a perdu ! » Tel est le message en grosses lettres noires affiché sur le portail de la coopérative sociale Les Terres de Don #Peppe_Diana, située à #Castel_Volturno (Campanie), dans le sud de l’Italie. Sur ces terres, donc, la célèbre organisation mafieuse implantée notamment dans cette région n’a plus la mainmise. Il est 7 heures du matin en cette journée d’été et Massimo Rocco, le directeur du site, accueille les visiteurs désireux d’assister à la production de la seule mozzarella d’#Italie à revendiquer le label « antimafia ».

    Dès le premier coup d’œil, cette exploitation agricole semble avoir quelque chose de particulier. Dans la petite épicerie, qui jouxte le laboratoire de la fromagerie et le bureau de Massimo, on trouve une série de denrées alimentaires labellisées #Libera_Terra, des produits de tout le pays qui, comme la mozzarella de la coopérative, sont issus d’une démarche sociale et économique, une alternative aux pratiques mafieuses. Depuis 1995, la confédération d’associations Libera, fondée par le prêtre #Don_Luigi_Ciotti, coordonne les initiatives de ce type. Parmi les nombreuses activités qu’elle accompagne se trouve la gestion de #biens_confisqués par la #justice aux personnes liées au crime organisé. Une #loi italienne permet en effet de mettre à la disposition de collectivités ou d’entreprises de l’économie sociale et solidaire ces propriétés immobilières et foncières mal acquises.

    Avant de produire du #fromage biologique et de donner du travail à des ouvriers en réinsertion, ces quelques bâtiments perdus au milieu des champs étaient la propriété d’un certain #Michele_Zaza, l’un des parrains historiques de la mafia napolitaine.

    Celui qui avait démarré sa fortune avec la contrebande de cigarettes dans les années 1970 cultivait sur ces terres une passion pour les chevaux. Les écuries ont été saisies par la justice en 1990, mais ce n’est qu’une décennie plus tard qu’elles ont définitivement été confisquées, devenant une propriété de l’État. Après une autre décennie, les écuries et quelques autres lots de terre ont finalement été mis à la disposition de la coopérative sociale montée spécialement par le réseau #Libera, via un comité local. L’objectif était d’y créer une double activité : économique, avec la production de divers fromages, légumes et fourrages ; et sociale, avec la création d’un centre d’activités pour la jeunesse.

    Légalité et circuit court

    Dans le laboratoire de la #fromagerie, alors que le lait de bufflonne livré dans la nuit se transforme en une longue pâte lisse entre les mains expertes des quatre employés, #Massimo_Rocco raconte le long chemin parcouru depuis 2010. Certes, l’État italien leur a confié un bien et des terres confisquées, mais s’opposer à la mafia demande plus que des discours et des symboles. « Ce qu’il fallait avant tout, c’était créer une entreprise qui marche, et dépasser le cap des bonnes intentions en montrant qu’on peut combattre la mafia par une entreprise saine. »

    Dans le sud de l’Italie, la production de mozzarella est un secteur qui a plusieurs fois été épinglé pour diverses formes de pratiques illégales : travail dissimulé, non-respect des normes, pollution environnementale, etc. Et la concurrence, elle, n’est pas toujours loyale. « Nous déclarons nos employés, payons nos taxes, respectons les normes sanitaires. Tout cela a un coût, mais le prix payé par le consommateur est juste », souligne la quadragénaire, qui a accepté de travailler bénévolement au début de l’aventure.

    Avant d’être en mesure de produire près de 1 200 kilogrammes de mozzarella sous appellation d’origine protégée (AOP) — et quelques kilogrammes supplémentaires de #ricotta et #scamorza, un autre fromage à pâte filée — il a fallu démarcher les producteurs de #lait locaux et gagner leur confiance. « Deux de nos quatre fournisseurs sont passés en #biologique, c’était une volonté de notre part. Le réseau les a soutenus et ils ont été certifié en 2016, car la transformation du territoire fait aussi partie du projet de la lutte antimafia, même sur le plan environnemental. »

    La production maraîchère et céréalière, autre activité de la #coopérative pratiquée sur 90 hectares, est d’ailleurs elle aussi biologique. « Nous produisons nous-mêmes le #fourrage utilisé par les éleveurs qui nous fournissent le lait. » Un bel exemple de double #circuit_court et de #traçabilité.

    La suite de la visite se poursuit dans une installation flambant neuve. L’entreprise vient d’investir dans des fumoirs pour la scamorza. Le directeur — et néanmoins sociétaire — explique que le prêt a été obtenu auprès d’une banque. Les aides de l’État sont en effet quasi inexistantes. Sans l’appui du réseau Libera et de #Legacoop (qui possède notamment de nombreux points de distribution), de fondations privées et des camps de jeunes venus prêter main forte lors des premiers chantiers d’installation, la mozzarella des Terres de Don Peppe Diana aurait eu du mal à se faire une place sur le marché. « On ne dégage actuellement pas un gros bénéfice, mais on peut envisager de diversifier notre activité, observe Massimo Rocco. 80 % de notre production est vendue en Italie du Nord, mais il est encore difficile de percer dans le Sud. »

    Pédagogie et sensibilisation

    L’une des missions principales des militants de l’« #antimafia_sociale » est en effet de changer les #mentalités, notamment en faisant comprendre les enjeux de la #légalité : l’opposition à la #corruption et à l’#extorsion. Un discours qui reste encore difficile à entendre dans des régions qui ont été si longtemps sous la coupe de pratiques mafieuses. Les relations avec le voisinage, elles, ont parfois été houleuses.

    « Des incendies, probablement criminels, ont été recensés et du matériel a été volé, se souvient Massimo. Ce n’est pas facile de surveiller nos parcelles disséminées sur plusieurs communes, au milieu de celles appartenant à des familles mafieuses. En revanche, pour une question de transparence, nous envoyons nos bilans économiques et sociaux aux communes et aux préfectures. » Car la sensibilisation aux #alternatives à la mafia doit se faire du fournisseur aux consommateurs, en passant par les acteurs locaux. C’est une raison pour laquelle la coopérative emploie entre autres des anciens détenus.

    Dans le but d’éduquer les futures générations, le domaine agricole accueille également des #camps_scouts. La dernière étape de la visite est d’ailleurs une grande salle de réunion aux murs couverts de livres et par des fresques peintes par les jeunes passés les précédentes années. « C’est l’un des premiers centres de ressources sur les luttes sociales, l’agriculture biologique et l’histoire de l’antimafia de la région nord de Naples », présente fièrement notre hôte. Sa coopérative a d’ailleurs pris le nom du curé de la ville voisine de Casal di Principe, Don Giuseppe Diana, assassiné dans son église par la Camorra en 1994, pour rendre hommage à son combat contre la mafia locale.

    Alors que la visite s’achève comme il se doit par la dégustation d’un fromage tout juste fabriqué, Massimo reçoit un message sur son téléphone. « Nous sommes en demi-finale du concours de la meilleure mozzarella bio de Campanie », sourit-il. Ses produits sont en compétition avec ceux de quatre-vingts autres producteurs de la région. « Cela n’a rien à voir avec les conditions de production, seuls le goût et la qualité du produit sont pris en compte. C’est important pour nous d’être reconnus comme fabricants d’un excellent produit. » Quelques semaines après notre passage, la nouvelle tombe : la mozzarella di bufala de la coopérative a décroché la première place !

    https://reporterre.net/En-Italie-une-mozzarella-bio-fabriquee-sur-les-terres-confisquees-a-la-m
    #mozzarella #mozzarella_di_bufala #terre_di_don_peppe_Diana #Castelvolturno #terre_confiscate #bio #agriculture_biologique

    pour la petite histoire... je la connais assez bien cette fromagerie :-) Et on était déjà en train d’organiser une commande groupée à Grenoble :-)

    ping @karine4 @_kg_

    • @deka —> « Depuis 1995, la confédération d’associations Libera, fondée par le prêtre #Don_Luigi_Ciotti, coordonne les initiatives de ce type. Parmi les nombreuses activités qu’elle accompagne se trouve la gestion de #biens_confisqués par la #justice aux personnes liées au crime organisé. Une #loi italienne permet en effet de mettre à la disposition de collectivités ou d’entreprises de l’économie sociale et solidaire ces propriétés immobilières et foncières mal acquises. »

  • L’huile de palme indonésienne bientôt importée à moindre prix en Suisse ats/asch
    https://www.rts.ch/info/economie/12426161-lhuile-de-palme-indonesienne-bientot-importee-a-moindre-prix-en-suisse.

    L’huile de palme indonésienne durable pourra bientôt être importée à taux préférentiel. L’ordonnance correspondante entrera en vigueur en même temps que l’accord de libre-échange avec Jakarta, soit dans quelques mois probablement, a décidé mercredi le Conseil fédéral
    Dans le cadre de cet accord accepté en mars par le peuple, la Suisse accorde à l’Indonésie des concessions limitées sur l’huile de palme. Elles consistent principalement en des contingents d’huile de palme brute, de stéarine de palme et d’huile de palmiste.

    Le volume total de 10’000 tonnes passera progressivement à 12’500 tonnes au terme de cinq ans. Les droits de douane seront réduits d’environ 20 à 40%.

    Ces concessions sont assorties d’une série de conditions inscrites. Pour bénéficier des taux préférentiels, les importateurs devront apporter la preuve qu’ils respectent des objectifs de durabilité. La preuve de durabilité doit être apportée au moyen d’un certificat de traçabilité.

    Systèmes de certification
    Quatre systèmes de certification sont admis pour fournir cette preuve. Ils font l’objet de contrôles par des organisations indépendantes. Un importateur certifié par l’un de ces systèmes pourra déposer une demande d’approbation auprès du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).

    Le SECO pourra assortir son approbation de charges. L’approbation n’est valable que le temps de la validité du certificat. L’importateur devra indiquer dans la déclaration de douane le numéro de preuve de l’approbation. Des contrôles ultérieurs seront possibles pendant une période de cinq ans.

    Sanctions possibles
    Pour assurer cette traçabilité de l’huile de palme produite de manière durable, celle-ci ne pourra pas être transportée dans de grandes citernes, mais seulement dans des récipients de 22 tonnes au maximum.

    Si une irrégularité est constatée lors d’un des contrôles, l’importateur peut se voir exiger la restitution de la différence des droits. De plus, des sanctions sont prévues selon le régime de la loi sur les douanes.

    #hypocrisie #suisse #huile_de_palme #industrie_palmiste #terres #déforestation #forêt #indonésie #agriculture #du_râble_de_lapin #climat #agrobusiness #alimentation #certification #libre-échange #traçabilité

  • How Your Ad Blocker Can Track You Across the Web
    https://gizmodo.com/how-your-ad-blocker-can-track-you-across-the-web-1847459354

    Ah, ad blockers. Even if you aren’t among the growing number of people downloading one of these extensions, chances are you’ve heard people sing their praises for all sorts of reasons. They make the web a less cluttered, less laggy, less invasive place to be. So naturally, the money-hungry tech upstarts have found a way to ruin these tools for their own gain.

    Cybersecurity researcher Sergey Mostsevenko broke down exactly how this sort of scheme works in a blog post from last month. As he put it, the average ad blocker leaves tiny traces of data on the websites you visit. When those traces are collected en masse, a bad actor (or tech company) could use these signals to identify your specific browser—a process literally called “fingerprinting” in the ad-targeting industry. And like a fingerprint, these signals are basically impossible to burn off without taking some pretty drastic steps.

    “Fingerprinting” refers to a particularly scuzzy form of tracking that’s designed to be near-impossible for users to shake off. Cookies can be cleared, your cache can be flushed, and you can browse exclusively in incognito mode, but your browser’s “fingerprint” is cobbled together from a slew of different signals: your IP address, your window size, your language settings, and much, much more. When you visit a web page that has a hidden piece of fingerprinting code on it, these data points get sucked in and a hashed jumble of numbers and letters—your unique fingerprint—gets spit out. By tracking which fingerprints crop up on which sites, these companies can covertly track you no matter how much you beg them to stop.

    Naturally when you use an ad blocker, it’s going to give off some sort of signal to the site you’re visiting—but not enough to uniquely identify your browser. In order to do that, Mostsevenko explained, you need to get a bit creative.

    Capitalist hellscape aside, there’s still a few steps you can take to keep your browser—ad-blocked or not—from being fingerprinted. The Electronic Frontier Foundation suggests disabling Javascript from running whenever you can, and using a popular browser like Safari or Firefox which have each taken their own steps to quash fingerprinting attempts. Keep extensions to a minimum, invest in a good VPN, and no matter how hard a website begs, always always turn down their cookies.

    #Fingerprinting #Publicité #Ad_Blockers #Traces #surveillance

  • Delta Risk Is Murky Without CDC Tracking Cases in Vaccinated People
    https://www.businessinsider.com/risk-of-delta-variant-cdc-stopped-tracking-cases-vaccinated-2021-7

    The #CDC stopped monitoring non-severe #COVID-19 cases among vaccinated people in May.

    It’s hard to assess Delta’s risk without knowing what mild breakthrough cases look like — or whether they’re becoming more common.

    Vaccines still seem highly effective against the variant, though.

    #traçage #vaccination #etats-unis

  • Decolonizzare la città. Dialoghi Visuali a Padova -
    Decolonizing the city. Visual Dialogues in Padova

    Il video partecipativo, realizzato con studenti e studentesse del laboratorio Visual Research Methods (prof.ssa Annalisa Frisina) del corso LM Culture, Formazione e Società Globale, esplora l’eredità coloniale inscritta nelle vie e piazza di Padova. I sei protagonisti/e del video, artist* e attivit* afrodiscendenti, dialogano con questi luoghi, mettendo in atto contronarrazioni intime e familiari che sfidano la storia ufficiale, lasciando tracce del loro passaggio.

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    The participatory video made by the students of Visual Research Methods laboratory (prof. Annalisa Frisina), Master’s degree in Cultures, Education and Global Society, explores the colonial legacy of Padova’s roads and squares. Six afro-descendent artists and activists interact with these places, giving life to intimate counter-narratives that challenge the official history, leaving their personal traces.

    https://www.youtube.com/watch?v=B6CtMsORajE

    Quelques images tirées du film :


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    Où on apprend que les enfants « métissés » étaient appelés « #figli_di_due_bandiere » (fils de deux drapeaux)

    #villes #décolonial #décoloniser_la_ville #Italie #Padoue #Padova #héritage_colonial #colonialisme #toponymie #toponymie_politique #géographie_urbaine #historicisation #histoire #traces #mariage_mixte #Corne_de_l'Afrique #colonialisme_italien #Antenore #fascisme #histoire_coloniale #impérialisme #piazza_Antenore #citoyenneté #néo-colonialisme #pouvoir #Amba_Aradam #blessure
    #TRUST #Master_TRUST
    #film #film_documentaire

    ping @cede @karine4 @isskein

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    Ajouté à la métaliste sur le #colonialisme_italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

  • « On est là pour convaincre, pas pour contraindre » : le « rétro-tracing » se déploie pour mieux contrôler l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/17/on-est-la-pour-convaincre-pas-pour-contraindre-le-retro-tracing-se-deploie-p

    Complémentaire du « contact tracing » classique, le traçage rétrospectif des contacts, testé depuis la fin mars dans deux départements, se révèle efficace pour casser les chaînes de contamination.

    « Est-ce que vous pensez savoir dans quelle circonstance vous avez été contaminé ? » Derrière son écran, Alexane Avenel, jeune téléconseillère de 22 ans embauchée il y a quelques semaines à la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de Loire-Atlantique, à Nantes, essaie de nouer le dialogue avec une personne testée positive au Covid-19. « Avez-vous participé à un événement au cours duquel vous n’étiez pas protégé ? Il y avait combien de personnes ? » Des questions qui n’ont l’air de rien mais qui ont fait entrer les traceurs de la caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) dans l’ère du « rétro-tracing », c’est-à-dire la recherche de cas contacts de manière rétrospective. Expérimenté depuis la fin mars en Loire-Atlantique et en Côte-d’Or, ce nouveau protocole est étendu depuis le 15 juin à soixante départements. Et à partir du 1er juillet, toutes les équipes de traceurs de France mettront en œuvre cette technique qui a fait ses preuves pour casser les chaînes de contamination.

    Procédé chronophage

    Jusque-là, les téléconseillers en charge du traçage des contacts de malades (« contact tracing ») procédaient seulement à une enquête prospective : chaque patient présentant un résultat positif est interrogé sur les personnes qu’il aurait pu contaminer durant les trois jours précédents, c’est-à-dire la période au cours de laquelle il est devenu contagieux. Surtout, les traceurs incitent les malades à s’isoler et leurs cas contacts à se faire tester pour éviter de nouvelles contaminations. En complément de cette démarche, le « rétro-tracing » a pour but d’identifier les circonstances de la contamination pour retrouver les personnes qui, exposées au même moment, auraient pu créer d’autres chaînes de contamination en parallèle.

    Aussi connue sous le nom de « traçage à la japonaise », cette technique consiste donc à enquêter en amont et plus seulement en aval des nouveaux cas détectés. Alors que ce nouveau protocole est annoncé depuis plus de six mois, la CNAM a été critiquée pour sa lenteur. Mais le niveau de circulation du virus était beaucoup trop élevé pour permettre la mise en place d’un procédé si chronophage, une heure et demie étant consacrée en moyenne à chaque cas. « On a échangé avec des épidémiologistes, notamment ceux du conseil scientifique, qui nous ont dit que le “rétro-tracing” ne pouvait marcher que dans un contexte de circulation du virus plus faible que celui qu’on a connu depuis le début de la deuxième vague », insiste Thomas Fatôme, directeur de la CNAM. Avec moins de 4 000 cas nouveaux cas par jour en moyenne, le moment est enfin venu. Pour M. Fatôme, « c’est le continuum d’un tracing qui n’a cessé d’évoluer depuis presque un an ».

    Barrière de l’intime

    Quand le « contact tracing » classique permet de repérer en moyenne deux ou trois contacts par personne, le « rétro-tracing » en identifie onze. « Il s’agit d’une enquête sanitaire approfondie, on remonte plus loin dans le temps, jusqu’à dix jours avant le résultat positif, c’est-à-dire le temps qui s’écoule pour un patient entre l’exposition au virus et le risque de contamination d’autres personnes », explique Thomas Bouvier, sous-directeur chargé du contact tracing à la CPAM de Loire-Atlantique. Dans la salle de repos des téléconseillers, il raconte comment, au côté de Virginie Etourneau, la superviseuse de l’équipe, ils ont testé ce « filet de sécurité » supplémentaire. « C’est vraiment de la relation humaine, on est là pour convaincre, pas pour contraindre », sourit-il sous son masque.

    Conformément aux consignes sanitaires, la fenêtre est grande ouverte face à eux et les gestes barrières sont scrupuleusement respectés. Impossible d’oublier les messages de prévention véhiculés au quotidien par les 130 traceurs de l’équipe. Ici, rien n’est laissé au hasard. Une fois par semaine, un point d’actualité est organisé avec la CNAM pour présenter les dernières connaissances scientifiques sur la manière dont se transmet le virus. D’ailleurs, la plupart des employés sont en télétravail après une formation intensive d’une dizaine de jours dans les imposants locaux situés sur l’île de Nantes. Aux murs, des slogans tels que « le plus grand échec est de ne pas avoir le courage d’oser » illustrent le management positif mis en œuvre.

    Le « rétro-tracing » implique de passer plus de temps avec son interlocuteur et de le persuader de dévoiler une partie de sa vie intime, les personnes qu’il fréquente, et les comportements à risque adoptés depuis dix jours. « L’objectif, ce n’est pas forcément d’obtenir un nom tout de suite, sinon la porte risque de se refermer », glisse Virginie Etourneau. D’autant plus que l’expérimentation a commencé dans une période confinée, pendant laquelle les rassemblements étaient interdits. « C’était très intrusif à ce moment-là de demander aux gens où ils s’étaient contaminés, certains patients demandaient même à ce que leur identité ne soit pas révélée à leurs cas contacts, souligne la superviseuse. On devait leur faire comprendre qu’on n’est pas la police et que les données recueillies sont anonymes. »

    A cette barrière de l’intime s’ajoute celle de la compréhension. « Quand on dit “événement” ou “rassemblement”, les termes utilisés scientifiquement pour parler des circonstances de contamination, ça ne parle pas aux gens, qui imaginent tout de suite des événements de grande ampleur, alors qu’il peut s’agir d’une petite réunion entre amis. Le rôle des téléconseillers est d’amener un discours vulgarisé », précise Virginie Etourneau. Le comportement des personnes contactées a ainsi beaucoup évolué depuis le début de l’épidémie. « Au début, on me raccrochait au nez, je ne comprenais pas trop pourquoi », se souvient Assya, 22 ans, dont le CDD de six mois arrive à son terme. « J’ai appris à m’adapter aux gens… tout en leur présentant des avantages, comme l’obtention rapide d’un arrêt de travail » [Hum, c’est mieux qu’une promo sur les fais d’obsèques], raconte la jeune femme qui va désormais finir ses études de gestion des organismes de protection et d’assurances sociales.

    Réactivité sur le terrain

    Quand les personnes sont injoignables ou que les publics concernés sont précaires, c’est la vingtaine de traceurs de l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-la-Loire qui prend le relais. De formation médicale, contrairement aux équipes de la CNAM, ces médecins et infirmiers interviennent sur environ 10 % des cas. « Notre plus-value [sic] est de détricoter les situations complexes », assure Josselin Vincent, responsable de la veille sanitaire à l’ARS. A l’enquête téléphonique s’associent des acteurs de terrain, comme les médiateurs sociaux. Le tout dans un souci de très grande réactivité. Arrivés trop tard, les traceurs ne pourront plus désamorcer les chaînes de contamination. Se constituent alors parfois des clusters, qui nécessitent le déploiement d’autres savoir-faire : le renforcement du dépistage ou de la vaccination, comme ce fut le cas récemment à Bordeaux.

    Les données recueillies par les différentes équipes permettent également de vérifier sur le terrain les hypothèses formulées par l’équipe d’épidémiologistes de l’Institut Pasteur qui travaille sur les circonstances les plus favorables aux contaminations via l’étude ComCor. Quand, en décembre, l’Institut Pasteur estimait à 35 % les personnes ne sachant pas comment elles avaient été infectées, les retours de la CPAM indiquent une proportion de 25 %, signe de l’apprentissage progressif de la population sur le comportement du virus.

    Dans le futur, la CNAM compte encore enrichir le tracing en vérifiant que les personnes contact sont bien allées se faire tester. « On ne se démobilise pas, malgré le reflux de l’épidémie. Avec le dépistage, le tracing fait partie des différents maillons de la chaîne permettant de garder le contrôle de l’épidémie », insiste Thomas Fatôme. Aux avant-postes de l’épidémie, les traceurs sont déterminés à anticiper un éventuel rebond.

    Edit "se déploie" ?
    Depuis le 25 mars [2021], le contact tracing rétrospectif, ou rétrotracing, est testé dans deux départements : la Côte-d’Or et la Loire-Atlantique,, le 29 avril 2021.
    https://www.ameli.fr/paris/transporteur-sanitaire/actualites/covid-19-une-experimentation-pour-essayer-de-remonter-les-chaines-de-contamina

    #covid-19 #traçage_rétrospectif

  • Tuto pour automobilistes
    http://carfree.fr/index.php/2021/06/18/tuto-pour-automobilistes

    Beaucoup d’automobilistes ont très souvent du mal à respecter les lignes présentes au sol pour délimiter le #stationnement ou les lignes délimitant des espaces interdits pour les voitures comme les Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Ressources #Tracts #Vélo #humour #pdf #pistes_cyclables #relations_cyclistes-automobilistes #téléchargement

  • Comment les éditeurs se moquent de la #CNIL | Pixel de #tracking
    https://www.pixeldetracking.com/fr/comment-les-editeurs-se-moquent-de-la-cnil

    En application de la directive #ePrivacy, les internautes doivent être informés et donner leur consentement préalablement au dépôt et à la lecture des #traceurs « non essentiels ». Depuis l’entrée en vigueur du #RGPD il y a déjà 3 ans, les exigences en matière de validité du consentement ont été renforcées.

    Le 1er octobre 2020, la CNIL a publié des lignes directrices modificatives et sa recommandation sur les cookies et autres traceurs. Elle a également accordé 6 mois aux éditeurs pour se conformer aux règles.

    Comme nous avions pu le voir sur ce blog, les anciennes lignes directrices, pourtant laxistes, n’étaient déjà pas respectées. Voici quelques articles pour illustrer l’impunité :
    « Le recueil du consentement sur internet : un mensonge généralisé ».
    « Le Figaro, emblème du tracking publicitaire invasif des sites médias français ».
    « La grande braderie de vos données personnelles sur Le Bon Coin ».

    Qu’en est-il des nouvelles lignes directrices ?

  • Covid-19 : « Le recours temporaire à un passe sanitaire est nécessaire si nous voulons une sortie de crise durable »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/01/covid-19-le-recours-temporaire-a-un-passe-sanitaire-est-necessaire-si-nous-v

    Covid-19 : « Le recours temporaire à un passe sanitaire est nécessaire si nous voulons une sortie de crise durable » La généralisation du passe serait la meilleure manière de concilier la prudence sanitaire, la reprise économique et le retour des interactions sociales, expliquent les économistes Philippe Aghion, Philippe Martin, Bary Pradelski, et le mathématicien Miquel Oliu-Barton, dans une tribune au « Monde ».
    Depuis un mois, la situation sanitaire s’améliore nettement : sommes-nous pour autant tirés d’affaire ? Le non-respect des mesures de protection et de distanciation (dû à une lassitude croissante), un ralentissement de la vaccination (dû à une hésitation vaccinale encore élevée, notamment chez les jeunes) ou la prolifération de variants très contagieux (comme le variant indien) font que le risque d’un rebond épidémique, par exemple après l’été, ne peut pas être écarté. Quelle stratégie adopter dans ce cas-là ? Faudra-t-il à nouveau tout refermer ? A plus court terme, comment gérer la réouverture des lieux à plus haut risque de transmission ? Ces questions ne peuvent pas être éludées et pour y répondre, les dimensions sanitaire, économique et psychologique (l’importance du retour des socialisations, en particulier pour les jeunes) doivent être prises en compte. Nous considérons que le passe sanitaire est un élément indispensable d’une stratégie contingente permettant d’ouvrir plus rapidement certaines activités et d’éviter le retour du « stop and go » et l’incertitude qui en résulte.
    Son utilisation temporaire est nécessaire, au-delà des événements rassemblant plus de 1 000 personnes, si nous voulons une sortie de crise durable. Il ne s’agit pas de rendre le vaccin obligatoire, puisque le passe sanitaire est accessible par deux autres voies, tout aussi importantes et reconnues : le test négatif ou le certificat de rétablissement du Covid-19. En outre, il a été conçu dans le respect de la vie privée. L’utilisation du passe se justifie d’autant plus que tous nos compatriotes ont désormais accès à la vaccination. Ceux qui ont choisi le vaccin ne doivent pas voir leur liberté limitée par ceux qui le refusent. De manière très concrète, le passe sanitaire permettrait la réouverture des bars sans restriction, et des discothèques dès le 30 juin, et de fournir l’option de remplacer partout ailleurs les accès avec jauges limitées (sans passe) par des accès pleins avec le passe. Ce serait la meilleure manière de concilier la prudence sanitaire, la reprise économique et le retour des interactions sociales.
    Outre les dommages économiques pour les exploitants de ces lieux pour lesquels aucune solution n’a été trouvée, et qui ont saisi le Conseil d’Etat [afin que soient intégrés en urgence les établissements de nuit dans le plan de déconfinement au même titre que les concerts et les mariages, demande rejetée le 21 mai], s’estimant victimes de discrimination et de mesures disproportionnées, une situation de fermeture prolongée peut amplifier le phénomène des rassemblements clandestins. A contrario, leur ouverture permettrait à la jeunesse de recouvrer sa liberté de socialisation, tout en conservant la possibilité de contrôler l’évolution de l’épidémie. A l’étranger, de plus en plus de pays mettent en place des outils similaires, que ce soit pour voyager (comme en Italie) ou pour participer à des activités sociales (au Danemark, en Autriche, en Hongrie ou en Belgique). Ce ne sont pas les personnes qui sont tracées, mais le virus. Ne l’oublions pas.
    A moyen terme, il faut prévoir une stratégie contingente à un scénario de retour de l’épidémie qui pourrait être la conséquence d’un essoufflement de la vaccination ou de l’apparition de nouveaux variants. Pour donner de la visibilité aux acteurs, en particulier économiques, il faut dès maintenant communiquer sur cette stratégie. Nous sommes favorables à une généralisation du passe sanitaire en cas de reprise de l’épidémie comme alternative aux limitations de jauges, aux fermetures (des restaurants, des lieux de culture, etc.) et à un nouveau confinement. Son utilisation pourrait s’étendre, par exemple, aux lieux fermés, où les mesures de distanciation sociale sont peu respectées, et aux activités comportant un système de billetterie ou de check-in : cafés, restaurants, salles de sport, cinémas, théâtres, musées, concerts, stades, événements, gares TGV et aéroports.
    Cette double utilisation du passe sanitaire (pour ouvrir rapidement les lieux de socialisation les plus à risque, et pour éviter de nouvelles restrictions en cas de reprise épidémique) présente un autre avantage : inciter la population à se faire vacciner. Souvent abordé dans d’autres pays, ce sujet paraît encore tabou dans le débat public en France. Dans le contexte culturel et politique français, les incitations financières seraient certainement contre-productives. Mais des incitations basées sur le retour de la vie sociale seront efficaces.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#passesanitaire#circulation#deplacement#tracking#depistage#vaccination

  • #Frontières de sable, frontières de papier. Histoire de territoires et de frontières, du jihad de Sokoto à la #colonisation_française du Niger, xixe-xxe siècles

    Les frontières africaines sont souvent décrites comme des cicatrices de la #violence des #impérialismes étrangers en Afrique. Ce #lieu_commun fait encore aujourd’hui partie des catégories qui fondent nos regards sur le continent. Mais ce discours, en cherchant à dénoncer l’#arbitraire_colonial, réduit les configurations territoriales africaines à de simples conséquences de la #domination_européenne et fait des populations africaines les spectateurs passifs de leur propre histoire. Aux antipodes de ce cliché, cet ouvrage propose une histoire longue de la constitution des frontières d’un État — le Niger — englobant dans un même regard un siècle d’histoire régionale et soixante ans de domination coloniale. Cette approche permet de mettre au jour la place des enjeux locaux et régionaux dans cette histoire de frontières et de territoires, et de révéler qu’au sein de ceux-ci la colonisation n’est qu’un moment parmi d’autres.

    Cet ouvrage raconte une histoire paradoxale, celle d’une poignée de militaires coloniaux qui, au début du xxe siècle, instituent dans les plus grandes difficultés un gouvernement précaire qui s’appuie très largement sur les organisations politiques et territoriales locales, contribuant ainsi à les vider de leur sens et à amoindrir leur importance. Cette #appropriation_coloniale des frontières a été si forte qu’elle a fini par faire oublier aux colonisateurs, tout comme aux sociétés concernées elles-mêmes, que leur origine était le plus souvent locale et avait été négociée avec les populations et les autorités politiques. Ces frontières furent marquées par les dynamiques historiques internes du #Soudan_central au xixe siècle, et notamment les répercussions du #jihad d’#Ousman_dan_Fodio. Pourtant, l’histoire de leur #tracé a contribué à construire le grand #récit d’Européens maîtres du jeu imposant sans considération le #partage_du_monde.

    https://books.openedition.org/psorbonne/36501?lang=fr

    #livre #Camille_Lefebvre #Afrique #Niger #colonisation #colonialisme #histoire #frontières_africaines #négociation #historicisation

    ping @karine4 @reka

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’#artificialité des #frontières_africaines :
    https://seenthis.net/messages/868132

  • Marseille (Dé)coloniale | Ancrages

    https://ancrages.org/agenda/marseille-decoloniale

    Depuis sa création, Ancrages s’est donnée pour mission de dévoiler les angles morts de l’histoire (dé)coloniale à Marseille et de valoriser la transmission des vagues de peuplement issues des migrations, en s’appuyant sur des partenaires de la recherche, des institutions patrimoniales et des demandes sociales des habitants. Aujourd’hui, nous somme heureux de rejoindre les partenaires de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME) à l’occasion des vingt ans de la loi Taubira, qui reconnait l’esclavage et la traite comme crimes contre l’humanité. En résonance avec le « Mois des Mémoires », découvrez notre programme d‘événements « Marseille (Dé)coloniale » autour des expositions, balades et ateliers de médiation, qui montrent combien ces périodes participent encore de nos « imaginaires » et constituent des héritages multiples de la narration urbaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    #études_décoloniales

  • Belgian farmer accidentally moves French border

    A farmer in Belgium has caused a stir after inadvertently redrawing the country’s border with France.

    A local history enthusiast was walking in the forest when he noticed the stone marking the boundary between the two countries had moved 2.29m (7.5ft).

    The Belgian farmer, apparently annoyed by the stone in his tractor’s path, had moved it inside French territory.

    Instead of causing international uproar, the incident has been met with smiles on both sides of the border.

    “He made Belgium bigger and France smaller, it’s not a good idea,” David Lavaux, mayor of the Belgian village of #Erquelinnes, told French TV channel TF1. That sort of move caused a headache between private landowners, he pointed out, let alone neighbouring states.

    The border between France and what is now Belgium stretches 620km (390 miles). It was formally established under the Treaty of Kortrijk, signed in 1820 after Napoleon’s defeat at Waterloo five years earlier. The stone dates back to 1819, when the border was first marked out.

    “I was happy, my town was bigger,” the Belgian mayor added with a laugh. “But the mayor of #Bousignies-sur-Roc didn’t agree.”

    “We should be able to avoid a new border war,” the amused mayor of the neighbouring French village, Aurélie Welonek, told La Voix du Nord.

    Local Belgian authorities plan to contact the farmer to ask him to return the stone to its original location. If that does not happen the case could end up at the Belgian foreign ministry, which would have to summon a Franco-Belgian border commission, dormant since 1930.

    Mr Lavaux noted that the farmer could also face criminal charges if he failed to comply.

    “If he shows good will, he won’t have a problem, we will settle this issue amicably,” he told Belgian news website Sudinfo.

    https://www.bbc.com/news/world-europe-56978344.amp

    #Belgique #France #frontières #frontières_mobiles #tracé_frontaliers #bornes #Traité_de_Courtrai #borne_frontière #déplacement

  • Webinaire 42 / À l’épreuve des murs : géographies de la sécurisation au Caire

    Durant la révolution​ égyptienne​, la lutte pour l’occupation des espaces urbains a été un enjeu majeur aussi bien pour les contestataires révolutionnaires que pour les forces de l’ordre et le régime autoritaire. À partir de 2013, ce dernier a renforcé la #répression des opposants politiques et la #sécurisation​ des rues du Caire​ à travers un dispositif législatif et matériel composé d’#infrastructures_militaires (murs, #checkpoints, etc.), mais également de #politiques_sécuritaires et d’aménagements urbains. Dans ce webinaire, #Laura_Monfleur, analysera comment ces dispositifs sécuritaires remettent en cause la dimension politique des espaces urbains, effaçant en même temps la #mémoire révolutionnaire dans le centre-ville cairote.

    https://www.youtube.com/watch?v=_h8Ty92hDb8


    #conférence #murs #Caire #Le_Caire #Egypte #géographie_urbaine #urbanisme #murs_intra-urbains #frontières #révolution #printemps_arabes #printemps_arabe #séparation #sécurisation #répression #ligne_de_front #front #espace_public #partition #fortification #espace #zone-tampon #risques #barbelés #militarisation #art_et_politique #appropriation #portes

    Une #carte :


    #cartographie #visualisation

    Quelques captures d’écran tirées de la conférence :

    Des #graffitis :


    #street-art #art_de_rue #trompe_l'oeil #fresques

    Lors de la #parade_des_momies :


    –-> #Parade_dorée_des_Pharaons :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Parade_dor%C3%A9e_des_Pharaons

    @cede :

    Dans ce webinaire, #Laura_Monfleur, analysera comment ces dispositifs sécuritaires remettent en cause la dimension politique des espaces urbains, effaçant en même temps la #mémoire révolutionnaire dans le centre-ville cairote

    #traces #invisibilisation #in/visibilité

    • ‪À l’épreuve des murs. Sécurisation et pratiques politiques dans le centre-ville du Caire postrévolutionnaire (2014-2015)‪

      La révolution égyptienne de 2011 s’est caractérisée par une lutte pour l’appropriation de l’espace public. Elle a été analysée comme une démocratie en actes où les révolutionnaires se sont réappropriés par leurs pratiques et leurs stratégies un espace trop longtemps sécurisé par le gouvernement de Moubarak. Cet article vise à étudier en contre-point les stratégies territoriales de l’État pour le contrôle des espaces publics depuis 2011 et en particulier depuis 2013 avec le renforcement de la répression envers les Frères musulmans et l’arrivée au pouvoir des militaires. Ces stratégies sont mises en évidence dans le cas du centre-ville, épicentre de la révolution mais aussi de la représentation et de l’exercice du pouvoir politique. Elles se caractérisent par des pratiques de cantonnement des manifestations et par l’instauration de barrières et de checkpoints dans le centre-ville du Caire, constituant un véritable dispositif territorialisé et planifié de contrôle des rassemblements publics et des revendications politiques. Cet article vise donc également à analyser les conséquences de ce contrôle sur les pratiques politiques des opposants au régime à l’échelle locale du centre-ville du Caire à travers la restitution d’observations et d’entretiens menés entre 2014 et 2015.

      https://www.cairn.info/revue-egypte-monde-arabe-2017-2-page-39.htm?contenu=resume

  • Torture, Covid-19 and border pushbacks: Stories of migration to Europe at the time of Covid-19

    The lived experience of people navigating the EU external border during the Covid-19 pandemic has brought into sharper focus the way border violence has become embedded within the landscape of migration. Here BVMN are sharing a feature article and comic strip from artistic journalist collective Brush&Bow which relays the human stories behind pushbacks, and the protracted violence which has come to characterise journeys along the Balkan Route. The researchers and artists spent time with transit communities along the Western Balkan Route, as well as speaking to network members Centre for Peace Studies, No Name Kitchen & Info Kolpa about their work. Combined with the indepth article (linked below) the comic strip brings to life much of the oral testimonies collected in the BVMN shared database, visualising movement and aspiration – as well as the counterforce of border violence.

    Authors: Roshan De Stone and David Leone Suber
    Illustrations and multimedia: Hannah Kirmes Daly
    (Brush&Bow C.I.C)
    Funded by: The Journalism Fund

    https://www.borderviolence.eu/torture-covid-19-and-border-pushbacks

    #push-back #refoulements_en_chaîne #asile #migrations #réfugiés #frontières #Croatie #Balkans #route_des_Balkans #dessin #BD #bande_dessinée #Slovénie #Italie #frontière_sud-alpine #Bosnie #Trieste #migrerrance #Trieste #violence

    • #Torture and pushbacks: Stories of migration to Europe during Covid-19

      Violent and often sadistic pushbacks from Italy, Slovenia and Croatia are a damning indictment of Europe’s broken migrant policy.

      Anatomy of a pushback: from Italy to Bosnia

      Trieste, Zagreb – On April 13 last year, Italy’s Coronavirus death-toll surpassed 20,000, making headlines worldwide. In the afternoon on that same day, Saeed carefully packed a bag. In it, a phone, three power banks, cigarettes, a sleeping bag and a photograph of his two children back in Pakistan.

      During the March lockdown, Saeed was forcibly held in Lipa camp for migrants and asylum seekers, in the Bosnian canton of Una Sana, right next to the Croatian border. Having travelled this far, he was ready for the final leg of his journey to Europe.

      That night, Saeed left the camp. On the way to the Croatian border, he was joined by nine other men.
      People on the move use GPS tracking systems to cross land borders far away from main roads and inhabited locations. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      For 21 days, the group walked through the forests and mountains in Croatia, Slovenia and into Italy, avoiding roads and towns, always careful not to be seen. Never taking their shoes off, not even to sleep, ready to run at a moment’s notice if the police spotted them.

      When Covid-19’s first wave was at its peak in the spring of 2020, EU member states increased border security by sending the army to patrol borders and suspended freedom of movement as a measure to prevent the spread of the virus.

      This greatly affected migration, giving migrants and asylum seekers yet another reason to go into hiding. Saeed and his companions knew this well. But as they finally crossed the final border into Italy, they assumed the worst was over.

      Winding their way down the mountains, the group stopped at the border town of Bagnoli to order a dark, sweet, coffee - a small reward. Across the street, a woman looked out of her window and reached for the phone. Minutes later, police were on the scene.

      As the police later confirmed, it is thanks to calls from local inhabitants living in border areas that most migrants are intercepted by authorities.

      Bundled into an Italian police van, Saeed and his acquaintances were handed over to Slovenian officials, and driven back to the Croatia-Bosnia border in less than 24 hours. No anti-Covid precautions were taken, and requests for asylum were ignored.

      When the van finally stopped, they were released into an open field by a river bank. Plain-clothes officers speaking Croatian ordered them to undress.

      Blisters ripped open as Saeed’s skin tore off as he pried off his shoes. Two of the men were beaten with telescopic batons. Another was whipped with a piece of rope tied to a branch. “Go back to Bosnia” was the last thing they heard the Croatian officers shout as they climbed back up the Bosnian bank of the river.

      On the morning of May 7, Saeed walked barefoot to the same Bosnian camp he had left three weeks before. This was his first ’pushback’.

      #The_Game'
      https://www.youtube.com/watch?v=dnU-xWNfG8M&feature=emb_logo

      Trieste’s Piazza Liberta, in front of the main train station, above, is the final destination for many people on the move arriving from Bosnia.

      Since the start of the pandemic, the EU border agency Frontex reported a decrease in the overall number of irregular border crossings into Europe. This has been the case on all main routes to Europe aside from one: the Balkan route, a route migrants and asylum seekers take by foot to cross from Turkey into central Europe.

      On July 10, two months after that first pushback from Italy, Saeed sits in Piazza Liberta, the main square in front of Trieste’s train station.

      Young men from Afghanistan, Pakistan, Eritrea, Iraq and Syria sit with him on the square’s benches, forming small groups in the setting sun. For nearly two years now, this square has been the meeting point for ’people on the move’ – migrants and asylum seekers escaping war, famine and poverty in their countries, arriving by foot from Turkey and through the Balkans.

      They sit in Piazza Liberta waiting for the arrival of a group of volunteers, who hand out food, medication and attend to the blisters and welts many have on their feet as a result from the long weeks of restless walking.

      Saeed is in his thirties, clean shaven and sporting ’distressed’ jeans with impeccably white trainers. He would look like any other tourist if it wasn’t for the scars across his arms.

      “There are two borders that are particularly difficult to cross to reach Europe,” he explains.

      The first is at the Evros river, separating Greece and Turkey. This is the only alternative to anyone who wants to avoid the risk of crossing by boat to the Greek islands, where recent reports of pushbacks by the Greek police back to Turkey are rife.

      “The second border is the one between Bosnia and Croatia,” he pauses. “The road between these two borders and all the way to Italy or Austria is what we call ’The Game’.” "It is by doing The Game that I got these," he says pointing to his scars.

      The Game is one of the only alternatives to reach Europe without having to cross the Mediterranean Sea. But crossing the Balkans is a similarly dangerous journey, like a ’game’, played against the police forces of the countries on the route, so as to not get caught and arrested.

      With the outbreak of the pandemic, The Game has become more difficult and dangerous. Many have reported cases of sexual and violent abuse from the police.

      In Croatia, police officers forced people to lie on top of one another naked as they were beaten and crosses were spray-painted on their heads. To add insult to injury, all their possessions were stolen, and their phones would be smashed or thrown in the water by authorities.

      The last of thirteen siblings, Saeed wants to reach a cousin in Marseille; an opportunity to escape unemployment and the grinding poverty of his life back in Pakistan.

      From the outskirts of Karachi, Saeed lived with his two children, wife and seven relatives in two rooms. “I would go out every morning looking for work, but there is nothing. My daughter is sick. I left because I wanted to be able to provide for my family.”

      Despite his desire to end up in France, Saeed was forced to apply for asylum in Italy to buy himself time and avoid being arrested and sent back to Bosnia.

      Under current regulations governing refugee law, Saeed’s asylum application in Italy is unlikely to be accepted. Poverty and a dream for a better future are not recognised as valid reasons to be granted status in Europe. Instead, in order to keep those like Saeed out, in 2018, the European Commission proposed to almost triple funding for border enforcement between 2021 and 2027, for an overall investment of $38.4 billion.

      Despite being a skilled electrician looking for work, Saeed’s asylum application makes it impossible for him to legally work in Italy. To survive, he started working as a guide for other migrants, a low-level smuggler making the most of what he learned during The Game.

      He pulls a second phone out of his pocket and takes a call. “There are 70 men crossing the mountains from Slovenia who will be here by 4 am tomorrow,” he says. The large group will be split into smaller groups once they arrive at the Italian border, Saeed explains, so as to not be too noticeable.

      The mountain paths around Trieste are full of signs of life; sleeping bags, shoes and clothes scattered where groups decided to stop and camp the night before doing the final stretch to Trieste’s train station.

      “When they arrive, I’ll be their point of contact. I’ll show them where to access aid, how to get an Italian sim card and give them money that their families have sent to me via Western Union.” He pauses, “I know some of them because we were in the same camps in Bosnia. I try to help them as I know what it is like, and in return they pay me a small fee.” The amount he receives varies between 5 and 20 euro ($5.8 - $23.55) per person.

      All along the route there are those like Saeed, who manage to make a small living from the irregular migration route. However, it isn’t easy to recognise a smuggler’s good intentions, and not every smuggler is like Saeed. “There are also smugglers who make a big business by stealing money or taking advantage of less experienced people,” he says.

      Pointing to two young Afghan boys, Saeed shrugs, “They asked me where they could go to prostitute themselves to pay for the next part of the journey. There are many people ready to make money out of our misery.”

      Border violence and the fear of contagion

      Since the start of pandemic, The Game has become even more high stakes. For migrants and asylum seekers on the Balkan route, it has meant adding the risk of infection to a long list of potential perils.

      “If the police are looking for you, it’s hard to worry about getting sick with the virus. The most important thing is not to get arrested and sent back,” said Saeed.

      Covid-19 rules on migration have had the effect of further marginalising migrants and asylum seekers, excluding them from free testing facilities, their right to healthcare largely suspended and ignored by national Covid-19 prevention measures.

      This is confirmed by Lorenzo Tamaro, representative of Trieste’s Autonomous Police Syndicate (SAP). Standing under one of Trieste’s sweeping arches he begins, “The pandemic has made it more dangerous for them [migrants and asylum seekers], as it is for us [the police]."

      For all of 2020, Italian police have had to deal with the difficult task of stopping irregular entries while also performing extraordinary duties during two months of a strictly enforced lockdown.

      “The pandemic has revealed a systemic crisis in policing immigration in Europe, one we have been denouncing for years,” Tamaro says. He refers to how Italian police are both under-staffed and under-resourced when facing irregular migration, more so during lockdowns.

      Broad shouldered, his voice carries the confidence of someone who is no stranger to interviews. “Foreigners entering our territory with no authorisation are in breach of the law, even more so under national lockdown. It’s not us [the police] who make the law, but it is our job to make sure it is respected.”

      Born in Trieste himself, Tamaro and his colleagues have been dealing with immigration from the Balkans for years. The emergency brought on by increased arrivals during Italy’s tight lockdown period pushed the Ministry of Interior to request the deployment of a 100-strong Italian army contingent to the border with Slovenia, to assist in the detection and arrest of people on the move and their transfer to quarantine camps on the outskirts of the city.

      “We have been left to deal with both an immigration and public health emergency without any real support,” Tamaro says. “The army is of help in stopping irregular migrants, but it’s then us [the police] who have to carry out medical screenings without proper protective equipment. This is something the Ministry should have specialised doctors and medics do, not the police.”

      To deal with the increase in arrivals from the Balkan route, Italy revived a 1996 bilateral agreement with Slovenia, which dictates that any undocumented person found within 10 kilometres of the Slovenian border within the first 24 hours of arrival, can be informally readmitted to Slovenia.

      “In my opinion readmissions work,” Tamaro says. “Smugglers have started taking migrants to Udine and Gorizia, which are outside of the 10 km zone of informal readmissions, because they know that if stopped in Trieste, they risk being taken back to Slovenia.”

      On September 6, the Italian Interior Minister herself acknowledged 3,059 people have been returned to Slovenia from Trieste in 2020 alone, 1,000 more than the same period in 2019.

      Human rights observers have criticised this agreement for actively denying people on the move to request asylum and thus going against European law. “We know Italy is sending people back to Slovenia saying they can apply for asylum there. But the pushback does not end there,” says Miha, a member of the Slovenian solidarity initiative Info Kolpa.

      From his airy apartment overlooking Ljubljana, Miha explains how Slovenia resurfaced a readmission agreement with Croatia in June 2018 that has allowed an increase in pushbacks from Slovenia to Croatia.

      “Italy sends people to Slovenia and Slovenia to Croatia,” Miha says, “and from Croatia, they get pushed back further to Bosnia.”

      “What Europe is ignoring is that this is a system of coordinated chain-pushbacks, designed to send people back from Europe to Bosnia, a non-European Union country. And adding to the breach of human rights, no one is worrying about the high risk of contagion,” Miha concludes.

      Torture at Europe’s doorstep

      https://www.youtube.com/watch?v=t36isJ1QHA4&feature=emb_logo

      A section of the border between Croatia and Slovenia runs along the Kulpa river, as shown in the video above. People on the move try to cross this river in places where there is no fence, and some drowned trying to cross it in 2018 and 2019.

      As pushbacks become more normalised, so has the violence used to implement them. Because the Croatian-Bosnian border is an external EU-border, Croatia and Bosnia do not have readmission agreements similar to those between Italy and Slovenia.

      As such, pushbacks cannot simply happen through police cooperation — they happen informally — and it is here that the greatest violence takes place.

      https://www.youtube.com/watch?v=Z8T9AFOJT2A&feature=emb_logo

      People on the move have been posting evidence of the violence they are subjected to across the Balkan route. The video above was posted on TikTok in the summer of 2020, showing the beatings suffered by many of those who try and cross from Bosnia to Croatia and are pushed back by Croatian police.

      Despite the Bosnian-Croatian border running for more than 900 km, most of the border crossing happens in a specific location, in the Una Sana canton, the top eastern tip of Bosnia.

      The border here is a far cry from the tall barbed wire fences one might expect. The scenery cuts across a beautiful landscape of forestry and mountain streams, with winding countryside roads gently curving around family-run farms and small towns.

      “I’ve seen it all,” Stepjan says, looking out from his small whitewashed home, perched less than 100 meters from the actual Bosnian-Croatian border. A 45-year old man born and raised in this town, he adds, “People have been using this route for years to try and cross into Europe. Sometimes I give them [people on the move] water or food when they pass.”

      Many of the locals living on either side of the border speak German. They themselves have been migrants to Germany in the 90s, when this used to be a war zone. Asked about the allegations of physical abuse inflicted upon migrants, Stepjan shrugged, replying, “It’s not for me to tell the police how to do their job.”

      “By law, once a person arrives on Croatian territory they have the right to seek asylum,” says Nikol, a Croatian activist working with the organisation No Name Kitchen on this stretch of the border. “But this right is denied by Croatian police who force people to return to Bosnia.”

      Sitting in a smoky cafe in Zagreb, Nikol (a psuedonym) says she wishes to remain anonymous due to intimidation received at the hands of Croatian and Bosnian authorities punishing people providing aid to people on the move. She is planning her return to Bihac as soon as Covid regulations will allow her to move. Bihac is the key town of the Una Sana canton, the hotspot where most of the people on the move are waiting to cross into Croatia.

      She knows all about the violence perpetrated here against migrants and asylum seekers trying to enter Europe. “The Croatian police hands people over to men in plain uniform and balaclavas, who torture migrants before forcing them to walk back across the border to Bosnia.”

      Many migrants and asylum seekers that have managed to cross Croatia have reported stories of men dressed in black uniforms and wearing balaclavas, some sort of special unit with a mandate to beat and torture migrants before sending them back to Bosnia.

      Nikol has a gallery of pictures depicting the aftermath of the violence. “There is so much evidence of torture in Croatia that I am surprised there are still journalists looking to verify it,” she says as she flicks through pictures of beatings on her phone.

      Scrolling through, she brings up picture after picture of open wounds and arms, backs and bodies marked with signs of repeated beatings, burns and cuts.

      She goes through a series of pictures of young men with swollen bloody faces, and explains: “These men were made to lie on the ground facing down, and then stamped on their heads to break their noses one after the other.”
      Activists and volunteers receive pictures from people on the move about the beatings and torture endured while undergoing pushbacks. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      “These are the same techniques that the Croatian police used to terrorise Serbian minorities in Croatia after the war,” she adds.

      Finding Croats like Nikol willing to help people on the move is not easy. Stepjan says he is not amongst those who call the police when he sees people attempting to cross, but a policeman from the border police station in Cabar openly disclosed that “it is thanks to the tip offs we get from local citizens that we know how and when to intervene and arrest migrants.”

      As confirmed by Nikol, the level of public anger and fear against people on the move has grown during the pandemic, fueled by anti-immigrant rhetoric linked with fake and unverified news accusing foreigners of bringing Covid-19 with them.

      Much of this discourse takes place on social media. Far-right hate groups have been praising violence against migrants and asylum seekers through posts like the ones reported below, which despite being signalled for their violent content, have not yet been removed by Facebook.
      Hate speech and violent threats against people on the move and organisations supporting them are posted on Facebook and other social media on a daily basis. Despite being reported, most of them are not taken down. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      Nikol’s accounts are corroborated by Antonia, a caseworker at the Center for Peace Studies in Zagreb, who is working closely on legal challenges made against Croatian police.

      “We continue to receive testimonies of people being tied to trees, terrorised by the shooting of weapons close to their faces, having stinging liquids rubbed into open wounds, being spray-painted upon, sexually abused and beaten with bats and rubber tubes on the head, arms and legs.”

      In July this summer, an anonymous complaint by a group of Croatian police officers was made public by the Croatian ombudswoman. In the letter, officers denounced some of their superiors of being violent toward people on the move, suggesting that such violence is systematic.

      This was also the opinion of doctors in Trieste, volunteering to treat people’s wounds once they arrive in Italy after having crossed Croatia and Slovenia. Their accounts confirm that the violence they often see marked on bodies is not just the consequence of police deterrence, but is aimed at causing long-term injuries that might make a further journey impossible.

      Neither the Croatian nor the Slovenian national police have responded to these allegations through their press offices. The EU Home Affairs spokesperson office instead did reply, reporting that “Croatian authorities have committed to investigate reports of mistreatment at their external borders, monitor this situation closely and keep the Commission informed on progress made.”

      And while the EU has sent a monitoring team to meet the Croatian Interior Minister, it nevertheless continues to add to Croatia’s internal security fund, sending over €100 million ($120 million) since 2015 to manage migration through visa systems, policing and border security.

      Back to square one…

      https://www.youtube.com/watch?v=Dc0Um3gEbzE&feature=emb_logo

      Pushbacks from Italy, Slovenia and Croatia all the way back to Bosnia end with people on the move returning to overcrowded reception facilities, unsanitary camps, squats or tents, in inhumane conditions, often without running water or electricity. People in the video above were queuing at a food distribution site outside one of the IOM camps on the Bosnian-Croatian border in winter 2020.

      “These people have travelled thousands of kilometres, for months, and are now at the door of the European Union. They don’t want to return home,” Slobodan Ujic, Director of Bosnia’s Service for Foreigners’ Affairs, admitted in an interview to Balkan Insight earlier this year.

      “We are not inhumane, but we now have 30,000, 40,000 or 50,000 unemployed, while keeping 10,000 illegal migrants in full force…we have become a parking lot for migrants for Europe,” Ujic added.

      Public opinion in Bosnia reflects Ujic’s words. With a third of Bosnians unemployed and many youth leaving to Europe in search of better opportunities, there is a rising frustration from Bosnian authorities accusing the EU of having left the country to deal with the migration crisis alone.

      During the summer of 2020, tensions flared between Bosnian residents and arriving migrants to the point where buses were being stopped by locals to check if migrants were travelling on them.

      Today, thousands of people in Bosnia are currently facing a harsh snowy winter with no suitable facilities for refuge. Since the start of January the bad weather means increased rains and snowfall, making living in tents and abandoned buildings with no heating a new cause for humanitarian concern.

      In Bosnia around 7,500 people on the move are registered in eight camps run by the UNHCR and International Organization for Migration (IOM). The estimated number of migrants and asylum seekers in the country however, tops 30,000. The EU recently sent €3.5 million ($4.1 million) to manage the humanitarian crisis, adding to the over €40 million ($47 million) donated to Bosnia since 2015 to build and manage temporary camps.

      With the start of the pandemic, these reception centres became more like outdoor detention centres as Bosnian authorities forcefully transferred and confined people on the move to these facilities despite overcrowding and inhumane conditions.

      “I was taken from the squat I was in by Bosnian police and confined in a camp of Lipa, a few kilometers south of Bihac, for over a month,” Saeed says. “We had one toilet between 10 of us, no electricity and only one meal a day.”

      On December 23, 2020, Lipa camp, home to 1,300 people, was shut down as NGOs refused to run the camp due to the inhumane conditions and lack of running water and electricity. This came at a time where the closure of the camp had also been advocated by Bosnian local authorities of the Una Sana canton, pressured in local elections to close the facility.

      As people evacuated however, four residents, allegedly frustrated with the fact that they were being evicted with nowhere to go, set the camp on fire.

      https://www.youtube.com/watch?v=xK6mqaheA3c&feature=emb_logo

      The trauma of living through forced lockdown in those conditions will have a lasting effect on those who have lived it. “I still have nightmares about that place and the journey,” Saeed says, avoiding eye contact.

      “Most nights I hear the sound of dogs barking and I remember the running. But in my dreams, I am paralysed to the ground and I cannot move.”

      When Saeed managed to escape Lipa camp in June 2020, it took him three weeks to walk back to Trieste. “Now I spend my days here,” he gestures across, pointing his open palms at Piazza Liberta.

      As he speaks, Saeed is joined by two friends. A long scar twists a line of shiny nobbled skin across the scalp of one of them: a souvenir from the baton of a Croatian police officer. The other has burnt the tips of his fingers to avoid being fingerprinted and sent back to Greece.

      The absurdity of Europe’s migration policy is marked on their bodies. The trauma imprinted in their minds.

      “I dream of being able to drive a car to France, like any normal person, on a road with only green traffic lights ahead, no barriers to stop me.”

      https://www.trtworld.com/magazine/torture-and-pushbacks-stories-of-migration-to-europe-during-covid-19-45421
      #game #Katinovac

  • ‘JUNGLE’ SESSIONS : DOCUMENTATION AND WORKSHOPS 2015-2019

    From 2015 onwards Brush&Bow worked in the #Calais refugee camp known as the ‘Jungle’. Through reportage illustrations and sound recordings we documented the situation, from the earliest squats to the creation of the ‘Jungle’ camp, its daily life, and its violent destruction, to the aftermath when people were forced to return to squats in Paris and sleeping rough in the forests around Calais. We wanted to create an audiovisual testimony of the harsh results of EU/UK immigration laws, but also the resilience and strength of people to despite this ,maintain strength and positivity in the temporary city squashed between the borders of France and England. Alongside documentation, Brush&Bow created many impromptu music and art spaces, which led to many rich musical collaborations and stories, and highlighted the importance of journalism that is based in mutual exchange and learning.

    https://www.youtube.com/watch?v=DUAkP5nz4_c&feature=emb_logo

    https://brushandbow.com/home/podcasts/calais
    #Calais #campement #jungle #asile #migrations #réfugiés #dessins #journalisme_créatif #creative_journalism #témoignage

    ping @reka @visionscarto @isskein

  • Covid-19 dans le monde : la Thaïlande durcit ses restrictions sanitaires
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/26/covid-19-dans-le-monde-nouvelles-restrictions-en-thailande-apres-un-nombre-a

    Covid-19 dans le monde : la Thaïlande durcit ses restrictions sanitaires
    Le royaume, qui avait été relativement épargné jusqu’à ces dernières semaines par la pandémie, recense désormais 57 500 cas, contre seulement 29 000 au début d’avril.De nouvelles restrictions ont été mises en place, lundi, par les autorités thaïes pour tenter de freiner une vague épidémique sans précédent dans le pays. Le port du masque est désormais obligatoire dans les lieux publics de la capitale, Bangkok, et de 47 provinces, sous peine d’une amende de 20 000 bahts (526 euros).Les autorités de la mégalopole, l’épicentre de l’épidémie, ont également fermé un grand nombre de lieux publics (cinémas, piscines, salles de sport, etc.) après avoir ordonné au cours de la semaine dernière la fermeture des écoles, des bars et des boîtes de nuit, et interdit aux restaurants de servir de l’alcool.
    La Thaïlande, qui compte près de 70 millions d’habitants, recense désormais 57 500 cas de contaminations au SARS-CoV-2, contre seulement 29 000 au début d’avril. Le royaume avait été relativement épargné jusqu’à ces dernières semaines, grâce à une politique très stricte de contrôle des frontières et de suivi des personnes contaminées.Mais la vaccination de la population a pris beaucoup de retard, par rapport à d’autres pays de la région. Le premier ministre, Prayuth Chan-o-cha, a déclaré sur Facebook que le gouvernement s’efforçait de se procurer plus de doses, avec pour objectif de vacciner 300 000 personnes par jour.

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#sante#frontiere#circulation#tracking

  • The secret of Taiwan’s Covid-19 success - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/04/the-secret-of-taiwans-covid-19-success

    The authors assumed that testing and isolation occurred simultaneously. This was the case in Taiwan, but not in other countries, for example England, where delays between testing, results and isolation diminish the effectiveness of case-based measures.Taiwan is an island nation with the ability to control the introduction of new cases through border control, and the authors acknowledge the findings of this study may not be fully applicable to other countries.This is why the authors focused on the effectiveness of case-based and population-based interventions on local transmission, rather than on border controls on the number of introductions of Covid-19.The authors conclude that intensive contact tracing is not possible when public health systems are overwhelmed. This never happened in Taiwan due to the success of its strategies, but it did, for example, take place in Ireland in January 2021, which experienced a damaging third wave.(...)We already knew there was much to be learned from Taiwan’s success in preventing Covid-19 from taking hold. Now, as vaccines roll out and new variants emerge, we have more information about the comparative and combined contributions of public health measures.

    #Covid-19#migrant#migration#taiwan#sante#politiquesante#systemesante#frontiere#controle#despistage#tracking

  • Numéro 387 : Disparu en #Méditerranée

    En 2015, près de mille migrants disparaissent dans un naufrage en Méditerranée. Depuis, une équipe de chercheurs tente de retrouver leur identité. Un documentaire pudique et fort aux confins de l’indicible.

    C’est la tragédie la plus meurtrière en Méditerranée depuis la Seconde Guerre mondiale. Le 18 avril 2015, un bateau fantôme convoyant entre 800 et 1100 migrants coule au large des côtes libyennes. Très peu d’entre eux survivent. Qui étaient les disparus, d’où venaient-ils ? Comment leur redonner une identité et honorer leur mémoire ? Très vite, le gouvernement italien de Matteo Renzi prend la décision inédite de renflouer l’épave pour identifier les victimes. À Milan, l’anthropologue légiste Cristina Cattaneo travaille sur les 528 corps retrouvés et mène la plus vaste opération d’identification jamais entreprise en Méditerranée. En Afrique, José Pablo Baraybar, pour le CICR (Comité international de la Croix-Rouge), rencontre les familles des disparus pour obtenir le plus d’informations ante mortem possibles, et recueillir leur ADN qui permettra à Cristina Cattaneo de croiser les résultats. En Sicile, la chercheuse Georgia Mirto arpente les cimetières à la recherche des tombes des disparus...

    https://www.youtube.com/watch?v=c9Qy5dIZJuI

    #mourir_en_mer #identification #morts #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #migrations #asile #réfugiés #naufrage #identification #épave #Cristina_Cattaneo #restes #médecine_légale #justice #droits_humains #Giorgia_Mirto #cimetières #cimetière #Sicile #Italie #pacte_migratoire #pacte_de_Marrakech #cadavres #traçabilité #enterrement #coopération_internationale #celleux_qui_restent #celles_qui_restent #ceux_qui_restent #dignité #survivants #mer_Méditerranée #vidéo

    –-

    Ils utilisent hélas les statistiques des morts de l’OIM au lieu d’utiliser celles de United :

    « L’OIM rapporte que la route de l’immigration la plus meurtrière au monde est la route de la Méditerranée centrale (...) L’agence explique que malgré la baisse du nombre de morts, la proportion de décès, rapportée aux tentatives de traversée, a augmenté en 2019 par rapport aux années précédentes. Signe peut-être que les embarcations qui partent sont plus précaires et que les personnes et les passeurs prennent plus de risques. » Ils donnent ensuite le chiffre d’un 1/100, ratio morts/départs.
    –-> embarcations plus précaires et plus de prise de risque ne sont pas une fatalité mais une conséquence des politiques migratoires restrictives et meurtrières de l’UE et ses Etats membres.

  • Tracks. Spécial « Smartphonocène »

    En compagnie du philosophe italien Maurizio Ferraris, « Tracks » explore la relation, à tendance dévorante, que nous entretenons avec nos smartphones.

    Pour le philosophe italien #Maurizio_Ferraris, auteur de #Mobilisation_totale (éd. PUF, 2016), le téléphone portable nous maintient dans un état d’alerte permanent. Mais cette arme sociale pourrait-elle aussi aider à penser un nouveau bien-être mondial ? Un an après le début de la pandémie de Covid-19, qui a consacré le règne des écrans et du télétravail, Tracks a rencontré le philosophe chez lui, à Naples.

    #Forensic_Architecture
    Fondé par l’Israélien #Eyal_Weizman, le collectif pluridisciplinaire Forensic Architecture met en lumière la violence d’État en s’appuyant, notamment, sur des #technologies architecturales et de l’#open_data.

    Anti-5G
    Un monde saturé d’ondes magnétiques pour certains, le paradis des objets connectés pour d’autres : que nous promet la 5G ? Alors que les incendies d’antennes-relais se multiplient en Europe, une partie de la gauche libertaire et écologiste s’organise pour alerter sur ses risques, à l’instar du libraire Gontalde, à Montreuil, ou de la branche française de l’organisation américaine Deep Green Resistance.

    https://www.arte.tv/fr/videos/100281-007-A/tracks

    #architecture_forensique #violence_d'Etat #traces #contre-enquête #justice #violences_policières #vérité

    voir aussi sur twitter l’extrait sur l’architecture forensique :
    https://twitter.com/ARTEfr/status/1382951390834696193

  • Cartographie numérique : Big data et choix d’aménagement urbain pour les piétons et les cyclistes
    https://cartonumerique.blogspot.com/2018/03/big-data-et-choix-damenagement-urbain.html

    Big data et choix d’aménagement urbain pour les piétons et les cyclistes
    Nous avons commencé à aborder l’intérêt des données géolocalisées à travers un précédent billet : Strava et les enjeux du big data. Nous poursuivons ici l’analyse en nous intéressant plus spécialement à l’usage des traces numériques des cyclistes et des piétons pour orienter les choix d’aménagement urbain.

    #déplacement #ville #vélo

  • Google Is Testing Its Controversial New Ad Targeting Tech in Millions of Browsers. Here’s What We Know.
    https://www.eff.org/deeplinks/2021/03/google-testing-its-controversial-new-ad-targeting-tech-millions-browsers-heres

    Today, Google launched an “origin trial” of Federated Learning of Cohorts (aka FLoC), its experimental new technology for targeting ads. A switch has silently been flipped in millions of instances of Google Chrome : those browsers will begin sorting their users into groups based on behavior, then sharing group labels with third-party trackers and advertisers around the web. A random set of users have been selected for the trial, and they can currently only opt out by disabling third-party (...)

    #Google #algorithme #Chrome #cookies #tracker #consentement #FLoC #microtargeting #publicité (...)

    ##publicité ##EFF