• Le travail de recherche de #Emilio_Distretti sur l’#Italie_coloniale

    Je découvre grâce à @cede le travail de recherche de #Emilio_Distretti, post-doc à l’Université de Bâle, sur le #colonialisme_italien et les #traces dans l’#architecture et l’espace.

    Sa page web :
    https://criticalurbanisms.philhist.unibas.ch/people/emilio-distretti

    Je mets dans ci-dessous des références à des travaux auxquels il a participé, et j’ajoute ce fil de discussion à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

    #colonisation #colonialisme #Italie #histoire #géographie_urbaine #urban_matter

  • « La nature a parlé » : un feu de forêt attise les rêves de retour des Palestiniens
    Vendredi 3 septembre 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-jerusalem-incendies-villages-palestiniens-nakba-sionistes-reto

    Au cours de la deuxième semaine d’août, quelque 20 000 dounams (m²) de terre ont été engloutis par les flammes dans les montagnes de Jérusalem.

    C’est une véritable catastrophe naturelle. Cependant, personne n’aurait pu s’attendre à la vision qui est apparue après l’extinction de ces incendies. Ou plutôt, personne n’avait imaginé que les incendies dévoileraient ce qui allait suivre.

    Une fois les flammes éteintes, le paysage était terrible pour l’œil humain en général, et pour l’œil palestinien en particulier. Car les incendies ont révélé les vestiges d’anciens villages et terrasses agricoles palestiniens ; des terrasses construites par leurs ancêtres, décédés il y a longtemps, pour cultiver la terre et planter des oliviers et des vignes sur les pentes des montagnes.

    À travers ces montagnes, qui constituent l’environnement naturel à l’ouest de Jérusalem, passait la route Jaffa-Jérusalem, qui reliait le port historique à la ville sainte. Cette route ondulant à travers les montagnes était utilisée par les pèlerins d’Europe et d’Afrique du Nord pour visiter les lieux saints chrétiens. Ils n’avaient d’autre choix que d’emprunter la route Jaffa-Jérusalem, à travers les vallées et les ravins, jusqu’au sommet des montagnes. Au fil des siècles, elle sera foulée par des centaines de milliers de pèlerins, de soldats, d’envahisseurs et de touristes.

    Les terrasses agricoles – ou plates-formes – que les agriculteurs palestiniens ont construites ont un avantage : leur durabilité. Selon les estimations des archéologues, elles auraient jusqu’à 600 ans. Je crois pour ma part qu’elles sont encore plus vieilles que cela. (...)

  • En Australie, selfies et vidéos en direct deviennent des outils de #Surveillance des personnes en quarantaine - Le Temps
    http://www.davduf.net/en-australie-selfies-et-videos-en-direct

    Lu dans Le Temps | « Vous avez été mis en quarantaine ? Vous avez quinze minutes pour vous connecter à l’application de l’Etat d’Australie méridionale et prouver que vous êtes bien chez vous, grâce à la reconnaissance faciale et la géolocalisation. Un dispositif orwellien qui pourrait être déployé au niveau national » Pour s’assurer du respect des mesures de quarantaine imposées dans le pays, un Etat australien impose à ses citoyens de se plier à un contrôle atypique : une application développée par le (...) Revue de presse, du web & veille en tous genres

    / Surveillance, #Passe_sanitaire, #Traces_numériques

    #Revue_de_presse,du_web&_veille_en_tous_genres

  • How Your Ad Blocker Can Track You Across the Web
    https://gizmodo.com/how-your-ad-blocker-can-track-you-across-the-web-1847459354

    Ah, ad blockers. Even if you aren’t among the growing number of people downloading one of these extensions, chances are you’ve heard people sing their praises for all sorts of reasons. They make the web a less cluttered, less laggy, less invasive place to be. So naturally, the money-hungry tech upstarts have found a way to ruin these tools for their own gain.

    Cybersecurity researcher Sergey Mostsevenko broke down exactly how this sort of scheme works in a blog post from last month. As he put it, the average ad blocker leaves tiny traces of data on the websites you visit. When those traces are collected en masse, a bad actor (or tech company) could use these signals to identify your specific browser—a process literally called “fingerprinting” in the ad-targeting industry. And like a fingerprint, these signals are basically impossible to burn off without taking some pretty drastic steps.

    “Fingerprinting” refers to a particularly scuzzy form of tracking that’s designed to be near-impossible for users to shake off. Cookies can be cleared, your cache can be flushed, and you can browse exclusively in incognito mode, but your browser’s “fingerprint” is cobbled together from a slew of different signals: your IP address, your window size, your language settings, and much, much more. When you visit a web page that has a hidden piece of fingerprinting code on it, these data points get sucked in and a hashed jumble of numbers and letters—your unique fingerprint—gets spit out. By tracking which fingerprints crop up on which sites, these companies can covertly track you no matter how much you beg them to stop.

    Naturally when you use an ad blocker, it’s going to give off some sort of signal to the site you’re visiting—but not enough to uniquely identify your browser. In order to do that, Mostsevenko explained, you need to get a bit creative.

    Capitalist hellscape aside, there’s still a few steps you can take to keep your browser—ad-blocked or not—from being fingerprinted. The Electronic Frontier Foundation suggests disabling Javascript from running whenever you can, and using a popular browser like Safari or Firefox which have each taken their own steps to quash fingerprinting attempts. Keep extensions to a minimum, invest in a good VPN, and no matter how hard a website begs, always always turn down their cookies.

    #Fingerprinting #Publicité #Ad_Blockers #Traces #surveillance

  • Decolonizzare la città. Dialoghi Visuali a Padova -
    Decolonizing the city. Visual Dialogues in Padova

    Il video partecipativo, realizzato con studenti e studentesse del laboratorio Visual Research Methods (prof.ssa Annalisa Frisina) del corso LM Culture, Formazione e Società Globale, esplora l’eredità coloniale inscritta nelle vie e piazza di Padova. I sei protagonisti/e del video, artist* e attivit* afrodiscendenti, dialogano con questi luoghi, mettendo in atto contronarrazioni intime e familiari che sfidano la storia ufficiale, lasciando tracce del loro passaggio.

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    The participatory video made by the students of Visual Research Methods laboratory (prof. Annalisa Frisina), Master’s degree in Cultures, Education and Global Society, explores the colonial legacy of Padova’s roads and squares. Six afro-descendent artists and activists interact with these places, giving life to intimate counter-narratives that challenge the official history, leaving their personal traces.

    https://www.youtube.com/watch?v=B6CtMsORajE

    Quelques images tirées du film :


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    Où on apprend que les enfants « métissés » étaient appelés « #figli_di_due_bandiere » (fils de deux drapeaux)

    #villes #décolonial #décoloniser_la_ville #Italie #Padoue #Padova #héritage_colonial #colonialisme #toponymie #toponymie_politique #géographie_urbaine #historicisation #histoire #traces #mariage_mixte #Corne_de_l'Afrique #colonialisme_italien #Antenore #fascisme #histoire_coloniale #impérialisme #piazza_Antenore #citoyenneté #néo-colonialisme #pouvoir #Amba_Aradam #blessure
    #TRUST #Master_TRUST
    #film #film_documentaire

    ping @cede @karine4 @isskein

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    Ajouté à la métaliste sur le #colonialisme_italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

  • Comment les éditeurs se moquent de la #CNIL | Pixel de #tracking
    https://www.pixeldetracking.com/fr/comment-les-editeurs-se-moquent-de-la-cnil

    En application de la directive #ePrivacy, les internautes doivent être informés et donner leur consentement préalablement au dépôt et à la lecture des #traceurs « non essentiels ». Depuis l’entrée en vigueur du #RGPD il y a déjà 3 ans, les exigences en matière de validité du consentement ont été renforcées.

    Le 1er octobre 2020, la CNIL a publié des lignes directrices modificatives et sa recommandation sur les cookies et autres traceurs. Elle a également accordé 6 mois aux éditeurs pour se conformer aux règles.

    Comme nous avions pu le voir sur ce blog, les anciennes lignes directrices, pourtant laxistes, n’étaient déjà pas respectées. Voici quelques articles pour illustrer l’impunité :
    « Le recueil du consentement sur internet : un mensonge généralisé ».
    « Le Figaro, emblème du tracking publicitaire invasif des sites médias français ».
    « La grande braderie de vos données personnelles sur Le Bon Coin ».

    Qu’en est-il des nouvelles lignes directrices ?

  • #Frontières de sable, frontières de papier. Histoire de territoires et de frontières, du jihad de Sokoto à la #colonisation_française du Niger, xixe-xxe siècles

    Les frontières africaines sont souvent décrites comme des cicatrices de la #violence des #impérialismes étrangers en Afrique. Ce #lieu_commun fait encore aujourd’hui partie des catégories qui fondent nos regards sur le continent. Mais ce discours, en cherchant à dénoncer l’#arbitraire_colonial, réduit les configurations territoriales africaines à de simples conséquences de la #domination_européenne et fait des populations africaines les spectateurs passifs de leur propre histoire. Aux antipodes de ce cliché, cet ouvrage propose une histoire longue de la constitution des frontières d’un État — le Niger — englobant dans un même regard un siècle d’histoire régionale et soixante ans de domination coloniale. Cette approche permet de mettre au jour la place des enjeux locaux et régionaux dans cette histoire de frontières et de territoires, et de révéler qu’au sein de ceux-ci la colonisation n’est qu’un moment parmi d’autres.

    Cet ouvrage raconte une histoire paradoxale, celle d’une poignée de militaires coloniaux qui, au début du xxe siècle, instituent dans les plus grandes difficultés un gouvernement précaire qui s’appuie très largement sur les organisations politiques et territoriales locales, contribuant ainsi à les vider de leur sens et à amoindrir leur importance. Cette #appropriation_coloniale des frontières a été si forte qu’elle a fini par faire oublier aux colonisateurs, tout comme aux sociétés concernées elles-mêmes, que leur origine était le plus souvent locale et avait été négociée avec les populations et les autorités politiques. Ces frontières furent marquées par les dynamiques historiques internes du #Soudan_central au xixe siècle, et notamment les répercussions du #jihad d’#Ousman_dan_Fodio. Pourtant, l’histoire de leur #tracé a contribué à construire le grand #récit d’Européens maîtres du jeu imposant sans considération le #partage_du_monde.

    https://books.openedition.org/psorbonne/36501?lang=fr

    #livre #Camille_Lefebvre #Afrique #Niger #colonisation #colonialisme #histoire #frontières_africaines #négociation #historicisation

    ping @karine4 @reka

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    ajouté à la métaliste sur l’#artificialité des #frontières_africaines :
    https://seenthis.net/messages/868132

  • Marseille (Dé)coloniale | Ancrages

    https://ancrages.org/agenda/marseille-decoloniale

    Depuis sa création, Ancrages s’est donnée pour mission de dévoiler les angles morts de l’histoire (dé)coloniale à Marseille et de valoriser la transmission des vagues de peuplement issues des migrations, en s’appuyant sur des partenaires de la recherche, des institutions patrimoniales et des demandes sociales des habitants. Aujourd’hui, nous somme heureux de rejoindre les partenaires de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME) à l’occasion des vingt ans de la loi Taubira, qui reconnait l’esclavage et la traite comme crimes contre l’humanité. En résonance avec le « Mois des Mémoires », découvrez notre programme d‘événements « Marseille (Dé)coloniale » autour des expositions, balades et ateliers de médiation, qui montrent combien ces périodes participent encore de nos « imaginaires » et constituent des héritages multiples de la narration urbaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    #études_décoloniales

  • Belgian farmer accidentally moves French border

    A farmer in Belgium has caused a stir after inadvertently redrawing the country’s border with France.

    A local history enthusiast was walking in the forest when he noticed the stone marking the boundary between the two countries had moved 2.29m (7.5ft).

    The Belgian farmer, apparently annoyed by the stone in his tractor’s path, had moved it inside French territory.

    Instead of causing international uproar, the incident has been met with smiles on both sides of the border.

    “He made Belgium bigger and France smaller, it’s not a good idea,” David Lavaux, mayor of the Belgian village of #Erquelinnes, told French TV channel TF1. That sort of move caused a headache between private landowners, he pointed out, let alone neighbouring states.

    The border between France and what is now Belgium stretches 620km (390 miles). It was formally established under the Treaty of Kortrijk, signed in 1820 after Napoleon’s defeat at Waterloo five years earlier. The stone dates back to 1819, when the border was first marked out.

    “I was happy, my town was bigger,” the Belgian mayor added with a laugh. “But the mayor of #Bousignies-sur-Roc didn’t agree.”

    “We should be able to avoid a new border war,” the amused mayor of the neighbouring French village, Aurélie Welonek, told La Voix du Nord.

    Local Belgian authorities plan to contact the farmer to ask him to return the stone to its original location. If that does not happen the case could end up at the Belgian foreign ministry, which would have to summon a Franco-Belgian border commission, dormant since 1930.

    Mr Lavaux noted that the farmer could also face criminal charges if he failed to comply.

    “If he shows good will, he won’t have a problem, we will settle this issue amicably,” he told Belgian news website Sudinfo.

    https://www.bbc.com/news/world-europe-56978344.amp

    #Belgique #France #frontières #frontières_mobiles #tracé_frontaliers #bornes #Traité_de_Courtrai #borne_frontière #déplacement

  • Webinaire 42 / À l’épreuve des murs : géographies de la sécurisation au Caire

    Durant la révolution​ égyptienne​, la lutte pour l’occupation des espaces urbains a été un enjeu majeur aussi bien pour les contestataires révolutionnaires que pour les forces de l’ordre et le régime autoritaire. À partir de 2013, ce dernier a renforcé la #répression des opposants politiques et la #sécurisation​ des rues du Caire​ à travers un dispositif législatif et matériel composé d’#infrastructures_militaires (murs, #checkpoints, etc.), mais également de #politiques_sécuritaires et d’aménagements urbains. Dans ce webinaire, #Laura_Monfleur, analysera comment ces dispositifs sécuritaires remettent en cause la dimension politique des espaces urbains, effaçant en même temps la #mémoire révolutionnaire dans le centre-ville cairote.

    https://www.youtube.com/watch?v=_h8Ty92hDb8


    #conférence #murs #Caire #Le_Caire #Egypte #géographie_urbaine #urbanisme #murs_intra-urbains #frontières #révolution #printemps_arabes #printemps_arabe #séparation #sécurisation #répression #ligne_de_front #front #espace_public #partition #fortification #espace #zone-tampon #risques #barbelés #militarisation #art_et_politique #appropriation #portes

    Une #carte :


    #cartographie #visualisation

    Quelques captures d’écran tirées de la conférence :

    Des #graffitis :


    #street-art #art_de_rue #trompe_l'oeil #fresques

    Lors de la #parade_des_momies :


    –-> #Parade_dorée_des_Pharaons :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Parade_dor%C3%A9e_des_Pharaons

    @cede :

    Dans ce webinaire, #Laura_Monfleur, analysera comment ces dispositifs sécuritaires remettent en cause la dimension politique des espaces urbains, effaçant en même temps la #mémoire révolutionnaire dans le centre-ville cairote

    #traces #invisibilisation #in/visibilité

    • ‪À l’épreuve des murs. Sécurisation et pratiques politiques dans le centre-ville du Caire postrévolutionnaire (2014-2015)‪

      La révolution égyptienne de 2011 s’est caractérisée par une lutte pour l’appropriation de l’espace public. Elle a été analysée comme une démocratie en actes où les révolutionnaires se sont réappropriés par leurs pratiques et leurs stratégies un espace trop longtemps sécurisé par le gouvernement de Moubarak. Cet article vise à étudier en contre-point les stratégies territoriales de l’État pour le contrôle des espaces publics depuis 2011 et en particulier depuis 2013 avec le renforcement de la répression envers les Frères musulmans et l’arrivée au pouvoir des militaires. Ces stratégies sont mises en évidence dans le cas du centre-ville, épicentre de la révolution mais aussi de la représentation et de l’exercice du pouvoir politique. Elles se caractérisent par des pratiques de cantonnement des manifestations et par l’instauration de barrières et de checkpoints dans le centre-ville du Caire, constituant un véritable dispositif territorialisé et planifié de contrôle des rassemblements publics et des revendications politiques. Cet article vise donc également à analyser les conséquences de ce contrôle sur les pratiques politiques des opposants au régime à l’échelle locale du centre-ville du Caire à travers la restitution d’observations et d’entretiens menés entre 2014 et 2015.

      https://www.cairn.info/revue-egypte-monde-arabe-2017-2-page-39.htm?contenu=resume

  • Torture, Covid-19 and border pushbacks: Stories of migration to Europe at the time of Covid-19

    The lived experience of people navigating the EU external border during the Covid-19 pandemic has brought into sharper focus the way border violence has become embedded within the landscape of migration. Here BVMN are sharing a feature article and comic strip from artistic journalist collective Brush&Bow which relays the human stories behind pushbacks, and the protracted violence which has come to characterise journeys along the Balkan Route. The researchers and artists spent time with transit communities along the Western Balkan Route, as well as speaking to network members Centre for Peace Studies, No Name Kitchen & Info Kolpa about their work. Combined with the indepth article (linked below) the comic strip brings to life much of the oral testimonies collected in the BVMN shared database, visualising movement and aspiration – as well as the counterforce of border violence.

    Authors: Roshan De Stone and David Leone Suber
    Illustrations and multimedia: Hannah Kirmes Daly
    (Brush&Bow C.I.C)
    Funded by: The Journalism Fund

    https://www.borderviolence.eu/torture-covid-19-and-border-pushbacks

    #push-back #refoulements_en_chaîne #asile #migrations #réfugiés #frontières #Croatie #Balkans #route_des_Balkans #dessin #BD #bande_dessinée #Slovénie #Italie #frontière_sud-alpine #Bosnie #Trieste #migrerrance #Trieste #violence

    • #Torture and pushbacks: Stories of migration to Europe during Covid-19

      Violent and often sadistic pushbacks from Italy, Slovenia and Croatia are a damning indictment of Europe’s broken migrant policy.

      Anatomy of a pushback: from Italy to Bosnia

      Trieste, Zagreb – On April 13 last year, Italy’s Coronavirus death-toll surpassed 20,000, making headlines worldwide. In the afternoon on that same day, Saeed carefully packed a bag. In it, a phone, three power banks, cigarettes, a sleeping bag and a photograph of his two children back in Pakistan.

      During the March lockdown, Saeed was forcibly held in Lipa camp for migrants and asylum seekers, in the Bosnian canton of Una Sana, right next to the Croatian border. Having travelled this far, he was ready for the final leg of his journey to Europe.

      That night, Saeed left the camp. On the way to the Croatian border, he was joined by nine other men.
      People on the move use GPS tracking systems to cross land borders far away from main roads and inhabited locations. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      For 21 days, the group walked through the forests and mountains in Croatia, Slovenia and into Italy, avoiding roads and towns, always careful not to be seen. Never taking their shoes off, not even to sleep, ready to run at a moment’s notice if the police spotted them.

      When Covid-19’s first wave was at its peak in the spring of 2020, EU member states increased border security by sending the army to patrol borders and suspended freedom of movement as a measure to prevent the spread of the virus.

      This greatly affected migration, giving migrants and asylum seekers yet another reason to go into hiding. Saeed and his companions knew this well. But as they finally crossed the final border into Italy, they assumed the worst was over.

      Winding their way down the mountains, the group stopped at the border town of Bagnoli to order a dark, sweet, coffee - a small reward. Across the street, a woman looked out of her window and reached for the phone. Minutes later, police were on the scene.

      As the police later confirmed, it is thanks to calls from local inhabitants living in border areas that most migrants are intercepted by authorities.

      Bundled into an Italian police van, Saeed and his acquaintances were handed over to Slovenian officials, and driven back to the Croatia-Bosnia border in less than 24 hours. No anti-Covid precautions were taken, and requests for asylum were ignored.

      When the van finally stopped, they were released into an open field by a river bank. Plain-clothes officers speaking Croatian ordered them to undress.

      Blisters ripped open as Saeed’s skin tore off as he pried off his shoes. Two of the men were beaten with telescopic batons. Another was whipped with a piece of rope tied to a branch. “Go back to Bosnia” was the last thing they heard the Croatian officers shout as they climbed back up the Bosnian bank of the river.

      On the morning of May 7, Saeed walked barefoot to the same Bosnian camp he had left three weeks before. This was his first ’pushback’.

      #The_Game'
      https://www.youtube.com/watch?v=dnU-xWNfG8M&feature=emb_logo

      Trieste’s Piazza Liberta, in front of the main train station, above, is the final destination for many people on the move arriving from Bosnia.

      Since the start of the pandemic, the EU border agency Frontex reported a decrease in the overall number of irregular border crossings into Europe. This has been the case on all main routes to Europe aside from one: the Balkan route, a route migrants and asylum seekers take by foot to cross from Turkey into central Europe.

      On July 10, two months after that first pushback from Italy, Saeed sits in Piazza Liberta, the main square in front of Trieste’s train station.

      Young men from Afghanistan, Pakistan, Eritrea, Iraq and Syria sit with him on the square’s benches, forming small groups in the setting sun. For nearly two years now, this square has been the meeting point for ’people on the move’ – migrants and asylum seekers escaping war, famine and poverty in their countries, arriving by foot from Turkey and through the Balkans.

      They sit in Piazza Liberta waiting for the arrival of a group of volunteers, who hand out food, medication and attend to the blisters and welts many have on their feet as a result from the long weeks of restless walking.

      Saeed is in his thirties, clean shaven and sporting ’distressed’ jeans with impeccably white trainers. He would look like any other tourist if it wasn’t for the scars across his arms.

      “There are two borders that are particularly difficult to cross to reach Europe,” he explains.

      The first is at the Evros river, separating Greece and Turkey. This is the only alternative to anyone who wants to avoid the risk of crossing by boat to the Greek islands, where recent reports of pushbacks by the Greek police back to Turkey are rife.

      “The second border is the one between Bosnia and Croatia,” he pauses. “The road between these two borders and all the way to Italy or Austria is what we call ’The Game’.” "It is by doing The Game that I got these," he says pointing to his scars.

      The Game is one of the only alternatives to reach Europe without having to cross the Mediterranean Sea. But crossing the Balkans is a similarly dangerous journey, like a ’game’, played against the police forces of the countries on the route, so as to not get caught and arrested.

      With the outbreak of the pandemic, The Game has become more difficult and dangerous. Many have reported cases of sexual and violent abuse from the police.

      In Croatia, police officers forced people to lie on top of one another naked as they were beaten and crosses were spray-painted on their heads. To add insult to injury, all their possessions were stolen, and their phones would be smashed or thrown in the water by authorities.

      The last of thirteen siblings, Saeed wants to reach a cousin in Marseille; an opportunity to escape unemployment and the grinding poverty of his life back in Pakistan.

      From the outskirts of Karachi, Saeed lived with his two children, wife and seven relatives in two rooms. “I would go out every morning looking for work, but there is nothing. My daughter is sick. I left because I wanted to be able to provide for my family.”

      Despite his desire to end up in France, Saeed was forced to apply for asylum in Italy to buy himself time and avoid being arrested and sent back to Bosnia.

      Under current regulations governing refugee law, Saeed’s asylum application in Italy is unlikely to be accepted. Poverty and a dream for a better future are not recognised as valid reasons to be granted status in Europe. Instead, in order to keep those like Saeed out, in 2018, the European Commission proposed to almost triple funding for border enforcement between 2021 and 2027, for an overall investment of $38.4 billion.

      Despite being a skilled electrician looking for work, Saeed’s asylum application makes it impossible for him to legally work in Italy. To survive, he started working as a guide for other migrants, a low-level smuggler making the most of what he learned during The Game.

      He pulls a second phone out of his pocket and takes a call. “There are 70 men crossing the mountains from Slovenia who will be here by 4 am tomorrow,” he says. The large group will be split into smaller groups once they arrive at the Italian border, Saeed explains, so as to not be too noticeable.

      The mountain paths around Trieste are full of signs of life; sleeping bags, shoes and clothes scattered where groups decided to stop and camp the night before doing the final stretch to Trieste’s train station.

      “When they arrive, I’ll be their point of contact. I’ll show them where to access aid, how to get an Italian sim card and give them money that their families have sent to me via Western Union.” He pauses, “I know some of them because we were in the same camps in Bosnia. I try to help them as I know what it is like, and in return they pay me a small fee.” The amount he receives varies between 5 and 20 euro ($5.8 - $23.55) per person.

      All along the route there are those like Saeed, who manage to make a small living from the irregular migration route. However, it isn’t easy to recognise a smuggler’s good intentions, and not every smuggler is like Saeed. “There are also smugglers who make a big business by stealing money or taking advantage of less experienced people,” he says.

      Pointing to two young Afghan boys, Saeed shrugs, “They asked me where they could go to prostitute themselves to pay for the next part of the journey. There are many people ready to make money out of our misery.”

      Border violence and the fear of contagion

      Since the start of pandemic, The Game has become even more high stakes. For migrants and asylum seekers on the Balkan route, it has meant adding the risk of infection to a long list of potential perils.

      “If the police are looking for you, it’s hard to worry about getting sick with the virus. The most important thing is not to get arrested and sent back,” said Saeed.

      Covid-19 rules on migration have had the effect of further marginalising migrants and asylum seekers, excluding them from free testing facilities, their right to healthcare largely suspended and ignored by national Covid-19 prevention measures.

      This is confirmed by Lorenzo Tamaro, representative of Trieste’s Autonomous Police Syndicate (SAP). Standing under one of Trieste’s sweeping arches he begins, “The pandemic has made it more dangerous for them [migrants and asylum seekers], as it is for us [the police]."

      For all of 2020, Italian police have had to deal with the difficult task of stopping irregular entries while also performing extraordinary duties during two months of a strictly enforced lockdown.

      “The pandemic has revealed a systemic crisis in policing immigration in Europe, one we have been denouncing for years,” Tamaro says. He refers to how Italian police are both under-staffed and under-resourced when facing irregular migration, more so during lockdowns.

      Broad shouldered, his voice carries the confidence of someone who is no stranger to interviews. “Foreigners entering our territory with no authorisation are in breach of the law, even more so under national lockdown. It’s not us [the police] who make the law, but it is our job to make sure it is respected.”

      Born in Trieste himself, Tamaro and his colleagues have been dealing with immigration from the Balkans for years. The emergency brought on by increased arrivals during Italy’s tight lockdown period pushed the Ministry of Interior to request the deployment of a 100-strong Italian army contingent to the border with Slovenia, to assist in the detection and arrest of people on the move and their transfer to quarantine camps on the outskirts of the city.

      “We have been left to deal with both an immigration and public health emergency without any real support,” Tamaro says. “The army is of help in stopping irregular migrants, but it’s then us [the police] who have to carry out medical screenings without proper protective equipment. This is something the Ministry should have specialised doctors and medics do, not the police.”

      To deal with the increase in arrivals from the Balkan route, Italy revived a 1996 bilateral agreement with Slovenia, which dictates that any undocumented person found within 10 kilometres of the Slovenian border within the first 24 hours of arrival, can be informally readmitted to Slovenia.

      “In my opinion readmissions work,” Tamaro says. “Smugglers have started taking migrants to Udine and Gorizia, which are outside of the 10 km zone of informal readmissions, because they know that if stopped in Trieste, they risk being taken back to Slovenia.”

      On September 6, the Italian Interior Minister herself acknowledged 3,059 people have been returned to Slovenia from Trieste in 2020 alone, 1,000 more than the same period in 2019.

      Human rights observers have criticised this agreement for actively denying people on the move to request asylum and thus going against European law. “We know Italy is sending people back to Slovenia saying they can apply for asylum there. But the pushback does not end there,” says Miha, a member of the Slovenian solidarity initiative Info Kolpa.

      From his airy apartment overlooking Ljubljana, Miha explains how Slovenia resurfaced a readmission agreement with Croatia in June 2018 that has allowed an increase in pushbacks from Slovenia to Croatia.

      “Italy sends people to Slovenia and Slovenia to Croatia,” Miha says, “and from Croatia, they get pushed back further to Bosnia.”

      “What Europe is ignoring is that this is a system of coordinated chain-pushbacks, designed to send people back from Europe to Bosnia, a non-European Union country. And adding to the breach of human rights, no one is worrying about the high risk of contagion,” Miha concludes.

      Torture at Europe’s doorstep

      https://www.youtube.com/watch?v=t36isJ1QHA4&feature=emb_logo

      A section of the border between Croatia and Slovenia runs along the Kulpa river, as shown in the video above. People on the move try to cross this river in places where there is no fence, and some drowned trying to cross it in 2018 and 2019.

      As pushbacks become more normalised, so has the violence used to implement them. Because the Croatian-Bosnian border is an external EU-border, Croatia and Bosnia do not have readmission agreements similar to those between Italy and Slovenia.

      As such, pushbacks cannot simply happen through police cooperation — they happen informally — and it is here that the greatest violence takes place.

      https://www.youtube.com/watch?v=Z8T9AFOJT2A&feature=emb_logo

      People on the move have been posting evidence of the violence they are subjected to across the Balkan route. The video above was posted on TikTok in the summer of 2020, showing the beatings suffered by many of those who try and cross from Bosnia to Croatia and are pushed back by Croatian police.

      Despite the Bosnian-Croatian border running for more than 900 km, most of the border crossing happens in a specific location, in the Una Sana canton, the top eastern tip of Bosnia.

      The border here is a far cry from the tall barbed wire fences one might expect. The scenery cuts across a beautiful landscape of forestry and mountain streams, with winding countryside roads gently curving around family-run farms and small towns.

      “I’ve seen it all,” Stepjan says, looking out from his small whitewashed home, perched less than 100 meters from the actual Bosnian-Croatian border. A 45-year old man born and raised in this town, he adds, “People have been using this route for years to try and cross into Europe. Sometimes I give them [people on the move] water or food when they pass.”

      Many of the locals living on either side of the border speak German. They themselves have been migrants to Germany in the 90s, when this used to be a war zone. Asked about the allegations of physical abuse inflicted upon migrants, Stepjan shrugged, replying, “It’s not for me to tell the police how to do their job.”

      “By law, once a person arrives on Croatian territory they have the right to seek asylum,” says Nikol, a Croatian activist working with the organisation No Name Kitchen on this stretch of the border. “But this right is denied by Croatian police who force people to return to Bosnia.”

      Sitting in a smoky cafe in Zagreb, Nikol (a psuedonym) says she wishes to remain anonymous due to intimidation received at the hands of Croatian and Bosnian authorities punishing people providing aid to people on the move. She is planning her return to Bihac as soon as Covid regulations will allow her to move. Bihac is the key town of the Una Sana canton, the hotspot where most of the people on the move are waiting to cross into Croatia.

      She knows all about the violence perpetrated here against migrants and asylum seekers trying to enter Europe. “The Croatian police hands people over to men in plain uniform and balaclavas, who torture migrants before forcing them to walk back across the border to Bosnia.”

      Many migrants and asylum seekers that have managed to cross Croatia have reported stories of men dressed in black uniforms and wearing balaclavas, some sort of special unit with a mandate to beat and torture migrants before sending them back to Bosnia.

      Nikol has a gallery of pictures depicting the aftermath of the violence. “There is so much evidence of torture in Croatia that I am surprised there are still journalists looking to verify it,” she says as she flicks through pictures of beatings on her phone.

      Scrolling through, she brings up picture after picture of open wounds and arms, backs and bodies marked with signs of repeated beatings, burns and cuts.

      She goes through a series of pictures of young men with swollen bloody faces, and explains: “These men were made to lie on the ground facing down, and then stamped on their heads to break their noses one after the other.”
      Activists and volunteers receive pictures from people on the move about the beatings and torture endured while undergoing pushbacks. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      “These are the same techniques that the Croatian police used to terrorise Serbian minorities in Croatia after the war,” she adds.

      Finding Croats like Nikol willing to help people on the move is not easy. Stepjan says he is not amongst those who call the police when he sees people attempting to cross, but a policeman from the border police station in Cabar openly disclosed that “it is thanks to the tip offs we get from local citizens that we know how and when to intervene and arrest migrants.”

      As confirmed by Nikol, the level of public anger and fear against people on the move has grown during the pandemic, fueled by anti-immigrant rhetoric linked with fake and unverified news accusing foreigners of bringing Covid-19 with them.

      Much of this discourse takes place on social media. Far-right hate groups have been praising violence against migrants and asylum seekers through posts like the ones reported below, which despite being signalled for their violent content, have not yet been removed by Facebook.
      Hate speech and violent threats against people on the move and organisations supporting them are posted on Facebook and other social media on a daily basis. Despite being reported, most of them are not taken down. (Hannah Kirmes Daly, Brush&Bow C.I.C)

      Nikol’s accounts are corroborated by Antonia, a caseworker at the Center for Peace Studies in Zagreb, who is working closely on legal challenges made against Croatian police.

      “We continue to receive testimonies of people being tied to trees, terrorised by the shooting of weapons close to their faces, having stinging liquids rubbed into open wounds, being spray-painted upon, sexually abused and beaten with bats and rubber tubes on the head, arms and legs.”

      In July this summer, an anonymous complaint by a group of Croatian police officers was made public by the Croatian ombudswoman. In the letter, officers denounced some of their superiors of being violent toward people on the move, suggesting that such violence is systematic.

      This was also the opinion of doctors in Trieste, volunteering to treat people’s wounds once they arrive in Italy after having crossed Croatia and Slovenia. Their accounts confirm that the violence they often see marked on bodies is not just the consequence of police deterrence, but is aimed at causing long-term injuries that might make a further journey impossible.

      Neither the Croatian nor the Slovenian national police have responded to these allegations through their press offices. The EU Home Affairs spokesperson office instead did reply, reporting that “Croatian authorities have committed to investigate reports of mistreatment at their external borders, monitor this situation closely and keep the Commission informed on progress made.”

      And while the EU has sent a monitoring team to meet the Croatian Interior Minister, it nevertheless continues to add to Croatia’s internal security fund, sending over €100 million ($120 million) since 2015 to manage migration through visa systems, policing and border security.

      Back to square one…

      https://www.youtube.com/watch?v=Dc0Um3gEbzE&feature=emb_logo

      Pushbacks from Italy, Slovenia and Croatia all the way back to Bosnia end with people on the move returning to overcrowded reception facilities, unsanitary camps, squats or tents, in inhumane conditions, often without running water or electricity. People in the video above were queuing at a food distribution site outside one of the IOM camps on the Bosnian-Croatian border in winter 2020.

      “These people have travelled thousands of kilometres, for months, and are now at the door of the European Union. They don’t want to return home,” Slobodan Ujic, Director of Bosnia’s Service for Foreigners’ Affairs, admitted in an interview to Balkan Insight earlier this year.

      “We are not inhumane, but we now have 30,000, 40,000 or 50,000 unemployed, while keeping 10,000 illegal migrants in full force…we have become a parking lot for migrants for Europe,” Ujic added.

      Public opinion in Bosnia reflects Ujic’s words. With a third of Bosnians unemployed and many youth leaving to Europe in search of better opportunities, there is a rising frustration from Bosnian authorities accusing the EU of having left the country to deal with the migration crisis alone.

      During the summer of 2020, tensions flared between Bosnian residents and arriving migrants to the point where buses were being stopped by locals to check if migrants were travelling on them.

      Today, thousands of people in Bosnia are currently facing a harsh snowy winter with no suitable facilities for refuge. Since the start of January the bad weather means increased rains and snowfall, making living in tents and abandoned buildings with no heating a new cause for humanitarian concern.

      In Bosnia around 7,500 people on the move are registered in eight camps run by the UNHCR and International Organization for Migration (IOM). The estimated number of migrants and asylum seekers in the country however, tops 30,000. The EU recently sent €3.5 million ($4.1 million) to manage the humanitarian crisis, adding to the over €40 million ($47 million) donated to Bosnia since 2015 to build and manage temporary camps.

      With the start of the pandemic, these reception centres became more like outdoor detention centres as Bosnian authorities forcefully transferred and confined people on the move to these facilities despite overcrowding and inhumane conditions.

      “I was taken from the squat I was in by Bosnian police and confined in a camp of Lipa, a few kilometers south of Bihac, for over a month,” Saeed says. “We had one toilet between 10 of us, no electricity and only one meal a day.”

      On December 23, 2020, Lipa camp, home to 1,300 people, was shut down as NGOs refused to run the camp due to the inhumane conditions and lack of running water and electricity. This came at a time where the closure of the camp had also been advocated by Bosnian local authorities of the Una Sana canton, pressured in local elections to close the facility.

      As people evacuated however, four residents, allegedly frustrated with the fact that they were being evicted with nowhere to go, set the camp on fire.

      https://www.youtube.com/watch?v=xK6mqaheA3c&feature=emb_logo

      The trauma of living through forced lockdown in those conditions will have a lasting effect on those who have lived it. “I still have nightmares about that place and the journey,” Saeed says, avoiding eye contact.

      “Most nights I hear the sound of dogs barking and I remember the running. But in my dreams, I am paralysed to the ground and I cannot move.”

      When Saeed managed to escape Lipa camp in June 2020, it took him three weeks to walk back to Trieste. “Now I spend my days here,” he gestures across, pointing his open palms at Piazza Liberta.

      As he speaks, Saeed is joined by two friends. A long scar twists a line of shiny nobbled skin across the scalp of one of them: a souvenir from the baton of a Croatian police officer. The other has burnt the tips of his fingers to avoid being fingerprinted and sent back to Greece.

      The absurdity of Europe’s migration policy is marked on their bodies. The trauma imprinted in their minds.

      “I dream of being able to drive a car to France, like any normal person, on a road with only green traffic lights ahead, no barriers to stop me.”

      https://www.trtworld.com/magazine/torture-and-pushbacks-stories-of-migration-to-europe-during-covid-19-45421
      #game #Katinovac

  • ‘JUNGLE’ SESSIONS : DOCUMENTATION AND WORKSHOPS 2015-2019

    From 2015 onwards Brush&Bow worked in the #Calais refugee camp known as the ‘Jungle’. Through reportage illustrations and sound recordings we documented the situation, from the earliest squats to the creation of the ‘Jungle’ camp, its daily life, and its violent destruction, to the aftermath when people were forced to return to squats in Paris and sleeping rough in the forests around Calais. We wanted to create an audiovisual testimony of the harsh results of EU/UK immigration laws, but also the resilience and strength of people to despite this ,maintain strength and positivity in the temporary city squashed between the borders of France and England. Alongside documentation, Brush&Bow created many impromptu music and art spaces, which led to many rich musical collaborations and stories, and highlighted the importance of journalism that is based in mutual exchange and learning.

    https://www.youtube.com/watch?v=DUAkP5nz4_c&feature=emb_logo

    https://brushandbow.com/home/podcasts/calais
    #Calais #campement #jungle #asile #migrations #réfugiés #dessins #journalisme_créatif #creative_journalism #témoignage

    ping @reka @visionscarto @isskein

  • Tracks. Spécial « Smartphonocène »

    En compagnie du philosophe italien Maurizio Ferraris, « Tracks » explore la relation, à tendance dévorante, que nous entretenons avec nos smartphones.

    Pour le philosophe italien #Maurizio_Ferraris, auteur de #Mobilisation_totale (éd. PUF, 2016), le téléphone portable nous maintient dans un état d’alerte permanent. Mais cette arme sociale pourrait-elle aussi aider à penser un nouveau bien-être mondial ? Un an après le début de la pandémie de Covid-19, qui a consacré le règne des écrans et du télétravail, Tracks a rencontré le philosophe chez lui, à Naples.

    #Forensic_Architecture
    Fondé par l’Israélien #Eyal_Weizman, le collectif pluridisciplinaire Forensic Architecture met en lumière la violence d’État en s’appuyant, notamment, sur des #technologies architecturales et de l’#open_data.

    Anti-5G
    Un monde saturé d’ondes magnétiques pour certains, le paradis des objets connectés pour d’autres : que nous promet la 5G ? Alors que les incendies d’antennes-relais se multiplient en Europe, une partie de la gauche libertaire et écologiste s’organise pour alerter sur ses risques, à l’instar du libraire Gontalde, à Montreuil, ou de la branche française de l’organisation américaine Deep Green Resistance.

    https://www.arte.tv/fr/videos/100281-007-A/tracks

    #architecture_forensique #violence_d'Etat #traces #contre-enquête #justice #violences_policières #vérité

    voir aussi sur twitter l’extrait sur l’architecture forensique :
    https://twitter.com/ARTEfr/status/1382951390834696193

  • Cartographie numérique : Big data et choix d’aménagement urbain pour les piétons et les cyclistes
    https://cartonumerique.blogspot.com/2018/03/big-data-et-choix-damenagement-urbain.html

    Big data et choix d’aménagement urbain pour les piétons et les cyclistes
    Nous avons commencé à aborder l’intérêt des données géolocalisées à travers un précédent billet : Strava et les enjeux du big data. Nous poursuivons ici l’analyse en nous intéressant plus spécialement à l’usage des traces numériques des cyclistes et des piétons pour orienter les choix d’aménagement urbain.

    #déplacement #ville #vélo

  • The Asylum Story: Narrative Capital and International Protection

    Obtaining international protection relies upon an ability to successfully navigate the host country’s asylum regime. In #France, the #récit_de_vie, or asylum story, is critical to this process. An asylum seeker must craft their story with the cultural expectations of the assessor in mind. The shaping of the asylum story can be seen as an act of political protest.

    The role of the asylum story within the asylum procedure

    Within a context of increasing securitization of Europe’s borders, the consequences of differentiated rights tied to immigration status have profound impacts. The label of “refugee” confers rights and the chance to restart one’s life. In order to obtain this label, a narrative of the person’s history is required: the asylum story. It must explain the reasons and mechanisms of individualized persecution in the asylum seeker’s country of origin or residence, and the current and sustained fears of this persecution continuing should they return. In France, the Office for the Protection of Refugees and Stateless People (OFPRA)
    is responsible for determining whether or not the person will be granted protection, either through refugee status or subsidiary protection.

    This essay examines the construction of these stories based on participant observation conducted within an association supporting exiles in Nice called Habitat et Citoyenneté (“Housing and Citizenship”, hereafter H&C).

    One of H&C’s activities is supporting asylum seekers throughout the asylum process, including the writing of the story and preparation of additional testimony for appeals in the event of a rejection. Over time, H&C has increasingly specialized in supporting women seeking asylum, many of whom have suffered gender-based and sexual violence. These women’s voices struggle to be heard within the asylum regime as it currently operates, their traumas cross-examined during an interview with an OFPRA protection officer. Consequently, an understanding of what makes a “good” asylum story is critical. Nicole and Nadia, members of H&C who play multiple roles within the association, help to develop the effective use of “narrative capital” whereby they support the rendering of the exiles’ experiences into comprehensive and compelling narratives.
    Creating the narrative while struggling against a tide of disbelief

    The experience of asylum seekers in Nice illustrates the “culture of disbelief” (Kelly 2012) endemic within the asylum system. In 2019, OFPRA reported a 75% refusal rate.

    Rejection letters frequently allege that stories are “not detailed enough,” “vague,” “unconvincing,” or “too similar” to other seekers’ experiences. These perfunctory refusals of protection are an assault in and of themselves. Women receiving such rejections at H&C were distressed to learn their deepest traumas had been labelled as undeserving.

    While preparing appeals, many women remembered the asylum interviews as being akin to interrogations. During their interviews, protection officers would “double-back” on aspects of the story to “check” the consistency of the narrative, jumping around within the chronology and asking the same question repeatedly with different phrasing in an attempt to confuse or trick the asylum seeker into “revealing” some supposed falsehood. This practice is evident when reading the transcripts of OFPRA interviews sent with rejection letters. Indeed, the “testing” of the asylum seeker’s veracity is frequently applied to the apparent emotiveness of their descriptions: the interviewer may not believe the account if it is not “accompanied by suitable emotional expression” (Shuman and Bohmer 2004). Grace, recently granted protective status, advised her compatriots to express themselves to their fullest capability: she herself had attempted to demonstrate the truth of her experiences through the scars she bore on her body, ironically embarrassing the officer who had himself demanded the intangible “proof” of her experience.

    A problematic reality is that the asylum seeker may be prevented from producing narrative coherency owing to the effects of prolonged stress and the traumatic resonance of memories themselves (Puumala, Ylikomi and Ristimäki 2018). At H&C, exiles needed to build trust in order to be able to narrate their histories within the non-judgemental and supportive environment provided by the association. Omu, a softly spoken Nigerian woman who survived human trafficking and brutal sexual violence, took many months before she was able to speak to Nadia about her experiences at the offices of H&C. When she did so, her discomfort in revisiting that time in her life meant she responded minimally to any question asked. Trauma’s manifestations are not well understood even among specialists. Therefore, production of “appropriately convincing” traumatic histories is moot: the evaluative methodologies are highly subjective, and indeed characterization of such narratives as “successful” does not consider the person’s reality or lived experience. Moreover, language barriers, social stereotypes, cultural misconceptions and expected ways of telling the truth combine to impact the evaluation of the applicant’s case.

    Asylum seekers are expected to demonstrate suffering and to perform their “victimhood,” which affects mental well-being: the individual claiming asylum may not frame themselves as passive or a victim within their narrative, and concentrating on trauma may impede their attempts to reconstruct a dignified sense of self (Shuman and Bohmer 2004). This can be seen in the case of Bimpe: as she was preparing her appeal testimony, she expressed hope in the fact that she was busy reconstructing her life, having found employment and a new community in Nice; however, the de facto obligation to embody an “ideal-type” victim meant she was counselled to focus upon the tragedy of her experiences, rather than her continuing strength in survival.
    Narrative inequality and the disparity of provision

    Standards of reception provided for asylum seekers vary immensely, resulting in an inequality of access to supportive services and thereby the chance of obtaining status. Governmental reception centers have extremely limited capacity: in 2019, roughly a third of the potential population

    were housed and receiving long-term and ongoing social support. Asylum seekers who find themselves outside these structures rely upon networks of associations working to provide an alternative means of support.

    Such associations attempt to counterbalance prevailing narrative inequalities arising due to provisional disparities, including access to translation services. Nicole is engaged in the bulk of asylum-story support, which involves sculpting applications to clarify ambiguities, influence the chronological aspect of the narration, and exhort the asylum seeker to detail their emotional reactions (Burki 2015). When Bimpe arrived at H&C only a few days ahead of her appeal, the goal was to develop a detailed narrative of what led her to flee her country of origin, including dates and geographical markers to ground the story in place and time, as well as addressing the “missing details” of her initial testimony.

    Asylum seekers must be allowed to take ownership in the telling of their stories. Space for negotiation with regard to content and flow is brought about through trust. Ideally, this occurs through having sufficient time to prepare the narrative: time allows the person to feel comfortable opening up, and offers potential to go back and check on details and unravel areas that may be cloaked in confusion. Nicole underlines the importance of time and trust as fundamental in her work supporting women with their stories. Moreover, once such trust has been built, “risky” elements that may threaten the reception of the narrative can be identified collaboratively. For example, mention of financial difficulties in the country of origin risks reducing the asylum seeker’s experience to a stereotyped image where economics are involved (see: the widely maligned figure of the “economic migrant”).

    Thus, the asylum story is successful only insofar as the seeker has developed a strong narrative capital and crafted their experience with the cultural expectations of the assessor in mind. In today’s reality of “asylum crisis” where policy developments are increasingly repressive and designed to recognize as few refugees as possible, the giving of advice and molding of the asylum story can be seen as an act of political protest.

    Bibliography

    Burki, M. F. 2015. Asylum seekers in narrative action: an exploration into the process of narration within the framework of asylum from the perspective of the claimants, doctoral dissertation, Université de Neuchâtel (Switzerland).
    Kelly, T. 2012. “Sympathy and suspicion: torture, asylum, and humanity”, Journal of the Royal Anthropological Institute, vol. 19, no. 4, pp. 753–768.
    Puumala, E., Ylikomi, R. and Ristimäki, H. L. 2018. “Giving an account of persecution: The dynamic formation of asylum narratives”, Journal of Refugee Studies, vol. 31, no. 2, pp. 197–215.
    Shuman, A. and Bohmer, C. 2004. “Representing trauma: political asylum narrative”, Journal of American Folklore, pp. 394–414.

    https://metropolitics.org/The-Asylum-Story-Narrative-Capital-and-International-Protection.html
    #asile #migrations #audition #narrative #récit #OFPRA #France #capital_narratif #crédibilité #cohérence #vraisemblance #véracité #émotions #corps #traces_corporelles #preuves #trauma #traumatisme #stress #victimisation #confiance #stéréotypes

    ping @isskein @karine4 @_kg_ @i_s_

  • Singapore Police Force can obtain TraceTogether data for criminal investigations : Desmond Tan
    https://www.channelnewsasia.com/news/singapore/singapore-police-force-can-obtain-tracetogether-data-covid-19-13889

    SINGAPORE : The Singapore Police Force (SPF) can obtain TraceTogether data for criminal investigations, said Minister of State for Home Affairs Desmond Tan in Parliament on Monday (Jan 4). The SPF is empowered under the Criminal Procedure Code (CPC) to obtain any data, and that includes the TraceTogether data, said Mr Tan. “The Government is the custodian of the TT (TraceTogether) data submitted by the individuals and stringent measures are put in place to safeguard this personal data,” (...)

    #algorithme #TraceTogether #contactTracing #criminalité #police #COVID-19 #santé #données

    ##criminalité ##santé

  • Singapore police can access COVID-19 contact tracing data for criminal investigations
    https://www.zdnet.com/article/singapore-police-can-access-covid-19-contact-tracing-data-for-criminal-invest

    Under the country’s Criminal Procedure Code, the Singapore Police Force can obtain any data — including information gathered by the contact tracing TraceTogether app and wearable token — to facilitate criminal probes, confirms cabinet minister. Singapore has confirmed its law enforcers will be able to access the country’s COVID-19 contact tracing data to aid in their criminal investigations. To date, more than 4.2 million residents or 78% of the local population have adopted the TraceTogether (...)

    #algorithme #TraceTogether #contactTracing #criminalité #police #données #COVID-19 (...)

    ##criminalité ##santé

  • Des lieux et des souvenirs
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/des-lieux-et-des-souvenirs

    Photographies : Caroline Diaz Le Passage du Désir est un lieu secret, à part, qui relie deux #Artères parallèles, la rue du Faubourg Saint-Denis et la rue du Faubourg Saint-Martin, coupées en deux en son milieu par le Boulevard de Strasbourg, mais contrairement au Passage Brady qui est ouvert, le passage du désir est fermé par deux lourdes grilles en fer dont seuls les habitants ont le code. D’un côté du boulevard on aperçoit, au bout de l’enfilade des immeubles rectilignes, comme à l’extrémité d’un (...) #Palimpseste / #Regard, #Mémoire, #Paris, #Peinture, #Photographie, Art, #Portrait, #Traces, #Temps

    https://lesheurescreuses.net
    https://fairesigne.wordpress.com
    https://lesheurescreuses.net/2020/12/27/passage-du-desir

  • La très belle biennale #Traces (http://traces-migrations.org) n’a pas pu avoir lieu en présence d’un public en chair et os...

    Du coup, elle s’est transformée en émission #radio...

    Et vous pouvez retrouver les #podcasts ici (et c’est tellement incroyablement riche !!) :

    https://soundcloud.com/radio-traces

    Quelques #sons :
    La question des #Chibanis à travers le temps - Portrait de Jacques Barou
    https://soundcloud.com/radio-traces/la-question-des-chibanis-a-travers-le-temps-portrait-de-jacques-barou

    “Restez chez vous”, quid de la #crise_sanitaire dans les #quartiers_populaires ?
    https://soundcloud.com/radio-traces/sets/restez-chez-vous-quid-de-la-crise-sanitaire-dans-les-quartiers-populaire


    #coronavirus #covid-19 #confinement

    L’#île_égalité ! Un lieu occupé à #Villeurbanne.
    https://soundcloud.com/radio-traces/lile-egalite-un-lieu-occupe-a-villeurbanne

    #Hospitalité en France : Mobilisations intimes et politiques.
    https://soundcloud.com/radio-traces/hospitalite-en-france-mobilisations-intimes-et-politiques

    Pour construire l’hospitalité, interroger la notion d’ « habiter éclaté »
    https://soundcloud.com/radio-traces/pour-construire-lhospitalite-interroger-la-notion-d-habiter-eclate

    « #Corps_en_grève », #grève_de_la_faim des #travailleurs_immigrés en 1973 - Radio Dio
    https://soundcloud.com/radio-traces/corps-en-greve-greve-de-la-faim-des-travailleurs-immigres-en-1973-radio-


    #BD

    On a tous un ami noir, de #François_Gemenne
    https://soundcloud.com/radio-traces/on-a-tous-un-ami-noir-de-francois-gemenne

    #Laïcité, #racisme, #séparatisme, #islamophobie - Radio Dio
    https://soundcloud.com/radio-traces/laicite-racisme-separatisme-islamophobie-radio-dio

    "Plus Fort, j’entends rien", à propos du "#privilège_blanc" - Radio Dio
    https://soundcloud.com/radio-traces/plus-fort-jentends-rien-a-propos-du-privilege-blanc-radio-dio

    L’Ensemble industriel remarquable #Cusset-TASE
    https://soundcloud.com/radio-traces/lensemble-industriel-remarquable-cusset-tase

    Les mutations du droit des collectivités territoriales à travers l’accueil des migrant-e-s
    https://soundcloud.com/radio-traces/les-mutations-du-droit-des-collectivites-territoriales-a-travers-laccuei

    #migrations #histoire #mémoire #France #interview

  • Des militaires français compromettent la sécurité de leurs opérations sur les réseaux sociaux | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/101220/des-militaires-francais-compromettent-la-securite-de-leurs-operations-sur-

    A rapprocher de l’étude sur la géolocalisation par Charlie Wazel en décembre 2019 dans le New York Times.

    Alors que l’armée interdit à ses militaires de poster des informations sensibles en ligne, Mediapart a retrouvé, via différentes applications, plus de 800 profils de soldats français déployés à l’étranger et plus de 200 profils de membres des forces spéciales. L’état-major reste évasif sur les mesures prises pour endiguer un problème pourtant susceptible de mettre en péril la sécurité des forces militaires.

    #Géolocalisation #Armée #Quantified_self #Sport #Données_santé #Traces

  • Covid-19 : comment les pays d’Asie ont réussi à laisser la pandémie à leurs portes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/06/comment-les-pays-d-asie-ont-reussi-a-laisser-la-pandemie-de-covid-19-a-leurs

    Après avoir mis en place, à partir de mars ou avril, des protocoles sécurisés et des restrictions à l’entrée sur leur territoire, principalement au moyen de quatorzaines systématiques, les principaux pays d’Asie du Nord-Est et du Sud-Est, de la Chine (4 739 morts) au Vietnam (35 morts) et à la Thaïlande (59 morts), en passant par Taïwan (7 morts), la Corée du Sud (475) et le Japon (1 799) ont remarquablement maîtrisé l’épidémie au printemps et n’ont pas connu de vague secondaire, ou l’ont jugulée assez rapidement. Ces pays ont choisi de ne pas baisser la garde cet été, et ce jusqu’à aujourd’hui, malgré quelques aménagements, tout comme la Nouvelle-Zélande (25 morts) et l’Australie (907) même si ces derniers ont dû reconfiner.
    Ces politiques se sont avérées un pari gagnant : si les flux de touristes et d’hommes d’affaires se sont taris dans tous ces pays, elles ont permis de continuer de faire fonctionner à un régime soutenu les économies – les commerces, les restaurants, les établissements sportifs ou culturels – mais aussi l’emploi dans les usines. Trois d’entre eux, la Chine, Taïwan et le Vietnam, ont même vu leurs exportations bondir de 6 % à 11 % au troisième trimestre par rapport à celui de l’année précédente, quand le Covid-19 était inexistant, signe qu’ils ont gagné en parts de marché tandis que l’Inde concurrente était frappée de plein fouet par le virus. Tous trois devraient éviter une récession.
    Désormais, plusieurs de ces pays prévoient des « bulles de voyage » les uns avec les autres avec des protocoles allégés – comme entre Hongkong et Singapour d’ici fin novembre en principe, sans quatorzaine. La Chine et la Thaïlande travaillent à un accord en ce sens pour janvier. Les Australiens ont allégé leurs restrictions pour les Néo-Zélandais – mais pas l’inverse. La première ministre néo-zélandaise, tout juste réélue, Jacinda Ardern, a prévenu ses concitoyens qu’elle ne tenait à prendre aucun risque pour les vacances de l’été austral « et que le pays va continuer avec les restrictions en place aux frontières ». Certes longtemps retardés, ces dispositifs devraient soulager certains secteurs économiques.
    Confronté à une pénurie de main-d’œuvre dans l’agriculture et les services sociaux, Taïwan vient de mettre en place des aides pour subventionner le séjour de quatorzaine pour des travailleurs étrangers – en général du Vietnam, des Philippines et d’Indonésie – tout en sécurisant dans des centres spécialisés leur quatorzaine. Le contraste est saisissant avec la France et plus généralement l’Europe. Alors qu’une quatorzaine obligatoire aux entrées dans les aéroports hexagonaux a un temps été évoquée à l’approche du déconfinement en France, il n’en fut finalement rien : les Français et les étrangers munis de visa longue durée ou de carte de séjour, dont l’entrée sur le territoire a toujours été autorisée, n’ont cessé de revenir par charters, ou vols commerciaux, directement ou via des capitales européennes, pour certains de territoires où l’épidémie explosait comme les Etats-Unis, le Brésil ou l’Inde. Nombre d’entre eux étaient atterrés à leur arrivée en France du manque de mesures strictes de suivi sanitaire – en dehors d’une attestation sur l’honneur d’absence de symptômes rarement relevée.

    #Covid-19#migrant#migration#asie#europe#sante#frontiere#test#quarantaine#bullevoyage#economie#politiquesanitaire

    • Dans ces pays d’Asie parfois insulaires, tous dotés de frontières physiques à la différence de l’Europe de la libre circulation, la fermeture des frontières consécutive a l’épidémie de Covid-19 a parfois viré à l’excès de zèle. Le Japon a ainsi attendu l’été pour permettre à ses résidents étrangers ayant quitté le pays d’y revenir, un acte hautement discriminatoire pour une démocratie. L’Australie a interdit à ses propres nationaux de sortir du pays. Très peu d’entre eux restent ouverts aux touristes : la Thaïlande, par exemple, a accepté, de manière expérimentale, l’arrivée de touristes chinois sous quarantaine. Et Hongkong, uniquement pour les Chinois n’ayant pas été récemment à l’étranger – et avec quatorzaine.

      Choix de gouvernance

      Ayant tous mis en place au printemps des quatorzaines strictes aux frontières nationales – et dans le cas de la Chine et de l’Australie, entre des régions – ces pays ont pu dès lors mesurer la brèche potentielle que constituaient les mouvements de personnes une fois l’épidémie maîtrisée – et alors qu’elle commençait à ravager le reste du monde. A Taïwan, sur 568 cas de contamination identifiés depuis le début de la pandémie, 476 sont « importés » c’est-à-dire qu’ils se sont déclarés en quarantaine, et malgré des tests Covid-19 négatifs à l’arrivée des personnes. Ainsi le 3 novembre, parmi quatre nouveaux cas identifiés après leur retour récent, on compte un Taïwanais revenu de France, un autre du Royaume-uni et un autre d’Allemagne – tous âgés de moins de 30 ans.

      En Thaïlande, les autorités ont découvert de nouveaux cas à la suite d’une résurgence du Covid-19 dans la Birmanie voisine, attribués aux passages illégaux de frontière. Hongkong (106 morts) fait régulièrement face à des cas importés : trois des six contaminations récentes venaient ainsi du Royaume-Uni. Face au rebond épidémique européen, Hongkong a renforcé les exigences de test pour les passagers en provenance de ces régions.

      Le recours à ces quarantaines ne tient pas à quelque trait « confucéen » pour les régions sous influence culturelle chinoise, ou à une quelconque « discipline collective » qui serait propre aux sociétés asiatiques : il découle de choix de gouvernance, encadrés par des mesures adaptées. A Taïwan, les personnes en quarantaine et n’ayant pas de symptômes peuvent s’isoler à domicile – avec un contrôle quotidien au téléphone, une localisation GPS et de très lourdes amendes pour les contrevenants.

      « On rejoint son lieu de quarantaine avec son véhicule individuel ou en prenant un taxi spécial, désinfecté, il est interdit de prendre les transports en commun », note le Français Pierre-Yves Baubry, du bureau d’information du gouvernement de Taïwan. « Les quatorzaines ont clairement joué un rôle tampon qui a évité toute reprise épidémique », poursuit-il. Plusieurs cas de violation de ces règles ont défrayé la chronique et été dûment punis. A Hongkong, les personnes de retour de l’étranger peuvent aussi s’isoler chez elles – avec un bracelet électronique. La Nouvelle-Zélande a mis en place un système de « managed isolation » (isolement adapté) qui permet des allègements des conditions selon la situation du voyageur.

      Obligations bien moins coûteuses

      Rétrospectivement, ces obligations de confinement individualisé apparaissent aujourd’hui bien moins coûteuses ou attentatoires aux libertés que des confinements généralisés et à répétition. Un juste milieu, en Europe, aurait consisté en des quarantaines plus courtes, assorties d’un suivi par des tests intermédiaires.

      Selon Fang Chi-Tai, professeur de santé publique à l’Université nationale de Taïwan, ces quatorzaines aux frontières n’ont de sens « que lorsque l’épidémie est maîtrisée, c’est-à-dire quand le taux de reproduction du Covid-19, soit le nombre de nouvelles contaminations par personne positive, est inférieur à un. Pour en arriver là, il faut tester en masse et établir des mesures strictes de distanciation sociale ». Ce qui fut le cas en France, au sortir du premier confinement.

      Parmi les pays asiatiques, la Corée du Sud fait partie de ceux qui ont dû subir une deuxième vague – en plein mois d’août, à la suite des déplacements estivaux et des rassemblements, notamment d’évangéliques – mais alors qu’aucune entrée sur le territoire n’était autorisée sans quarantaine, puisque celle-ci avait été imposée le 1er avril.

      Le pays recourt depuis aux recettes qui lui avaient permis de juguler la première vague : la mobilisation massive d’équipes de traceurs – dont un très grand nombre avait été recruté et formé durant la première vague –, l’accès à des données électroniques capables de compléter les informations transmises par les personnes positives interrogées (caméras de surveillance, suivi des achats de carte de crédit et applications spécialisées) et des tests massifs. Tout cas contact est bien sûr astreint à une quatorzaine. Il a fallu un mois à la courbe pour redescendre d’environ 441 cas de contamination quotidiens fin août, à une petite centaine en moyenne aujourd’hui.

      #agents_de_santé #traceurs

  • 4 nov. 2020 : réveil en sursaut par un de pigeon souhaitant me laisser une jolie trace sur la fenêtre !
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/50569714353

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    . [#LesPetitesPhotos] [Co-vide] . #trace #mark #rastro #oiseau #bird #pájaro #pigeon #dove #paloma #arbre #tree #arbol #automne #autumn #fall #otoño #confinement #confinamiento . ☆ autres photos : frama.link/valk ☆ infos / audios : archive.org/details/@karacole ☆ oripeaux : frama.link/kolavalk ☆ me soutenir : liberapay.com/ValK

  • La France doit supprimer sa deuxième vague. #Suppression #RemiseÀZéro #Reconfinement, Thread by Panda31808732 on Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1316836435144646657.html

    La tragédie de la deuxième vague, c’est qu’elle ne se produit pas tant qu’on la craint. Car on reste prudents. Du coup, elle ne vient pas. Et comme elle ne vient pas, on ne la craint plus. Donc on lève trop de restrictions, la vigilance baisse et on déclenche la deuxième vague.

    3. Piège très classique, très prévisible dans laquelle la France est tombée à pieds joints cet été.

    Maintenant que les cigales ont bien dansé tout l’été, sous l’œil apathique des autorités, voici venu l’automne, c’est-à-dire le temps de la facture.

    La première vague, avec son temps de doublement entre 3 et 4 jours, avait déferlé avec une telle violence qu’elle avait appelé d’elle-même à sa propre suppression avec le confinement. Les régions relativement épargnées, à l’Ouest, ne l’avaient été que parce que le confinement...
    … avait cassé l’exponentielle avant qu’elle n’atteigne la même ampleur que dans le Grand Est ou en IDF.

    La deuxième vague, qui doublait de taille tous les ~14 jours au zénith de sa croissance estivale, a d’abord ressemblé à une montée progressive des eaux.

    6. L’incompétence totale du gouvernement (refus acharné de l’intervention précoce, pourtant la moins chère et la plus efficace) a laissé se recréer une énorme masse d’eau qui faisait pression sur le barrage précaire de nos défenses.

    L’arrivée de l’automne a explosé ce barrage.
    7. Autour de 5% de la population, soit 3+ millions de personnes (modèle Pasteur, premiers résultats Epicov et Sapris), a été infectée lors de la première vague, jusqu’à fin juin. La dernière semaine de septembre, je dirais que plus de 200 000 personnes ont été infectées.

    8. Pour référence, ça doit à peu près être l’équivalent du pic de la première vague en Allemagne.

    À cette heure, nous avons plus de contaminations en 1-2 jours que la Corée du Sud en 8 mois d’épidémie (qui a commencé à décoller là-bas en février, comme ici ; mais eux l’ont vu).
    9. Il nous faut "vivre avec le virus", mais de toute évidence il y a eu un énorme malentendu sur ce que signifie cette phrase. Ce n’est pas une expression littérale. Il ne s’agit pas de vivre avec le virus lui-même, mais avec sa menace.
    10. "Vivre avec le virus" ça veut dire vivre avec un petit nombre de cas par jour, bien identifiés et circonscrits dans des foyers qui ne débordent pas.

    Pas des dizaines de milliers d’infections par jour avec 80% des cas d’origine inconnue et >150 entrées quotidiennes en réa.
    11. Depuis le départ, SARS-CoV-2 a été lourdement sous-estimé en France. Une erreur monumentale que nous avons payé très cher au printemps, et que nous allons de nouveau payer extrêmement cher.
    L’évaluation des risques a été faite de façon très grossière, au niveau de la santé publique comme dans les autres domaines. Exemple : "les vieux risquent de mourir, mais les jeunes ne risquent pas grand-chose".

    Faux, il y a la question des séquelles :

    Thread by @Panda31808732 : « D’après un suivi du CHU de Rennes, entre 10 et 15% des patients non-hospitalisés interrogés n’avaient toujours pas repris leur activité, 6 semaines après la maladie. "Ils p…
    https://threadreaderapp.com/thread/1280973285363200006.html

    12b. Macron a enfin commencé à aborder ce sujet hier, un bon point. Il aurait cependant dû parler du fait qu’une proportion significative de personnes infectées, MÊME jeunes et non hospitalisées, finissent en malades au long cours (symptômes incapacitants pendant des mois).

    13. SARS-CoV-2 peut infliger un large éventail de dommages (sanitaires, socio-économiques, politiques, etc.) à une société, tout simplement parce qu’un degré trop élevé de circulation d’un pathogène aussi redoutable entrave le fonctionnement ordinaire de la vie sociale.
    14. Maintenant, il est urgent d’arrêter les conneries, d’arrêter les frais et de devenir un peu sérieux dans la gestion de cette pandémie, parce que le fiasco de la deuxième vague, après celui de la première, va entraîner une casse énorme dans la société.
    15. Donc, proposition : pour gérer au mieux cette crise, à partir de maintenant, faisons ce qu’ont fait tous les pays sérieux — adoptons une stratégie de suppression de SARS-CoV-2.
    [16. Vous pouvez lire la suite sur ce lien (page HTML), ou en-dessous, selon votre convenance.

    Merci quand même de RT le premier message de ce fil si vous avez trouvé la lecture intéressante.]

    Thread by @Panda31808732 : 1. La France doit supprimer sa deuxième vague. #Suppression #RemiseÀZéro #Reconfinement La tragédie de la deuxième vague, c’est qu’elle ne se produit pas tant qu’on la craint…
    https://threadreaderapp.com/thread/1316836435144646657.html

    17. Distinguons 4 notions :
    a) éradication : zéro cas de Covid-19 sur Terre
    b) élimination : zéro cas résultant d’une transmission domestique persistante (plusieurs générations d’infections) sur un territoire donné
    c) suppression : contrôle de la circulation du virus pour maintenir durablement la transmission domestique sous un seuil (très) bas donné
    d) atténuation : passage au ralenti du virus dans la population pour ne pas saturer les capacités du système de santé

    19. L’éradication est hors de portée, et il est probable qu’on n’y parvienne jamais.

    L’élimination est une modalité de la suppression (élimination = suppression jusqu’à zéro).
    20. La suppression se fixe un objectif, par exemple "pas plus de X cas par jour/semaine sur une zone donnée," et déploie des mesures de contrôle pour s’y tenir. Lorsque ce seuil est dépassé, on déclenche aussitôt des mesures supplémentaires de contrôle de l’épidémie.
    21. L’atténuation est l’option par défaut (SARS-CoV-2 est un pathogène au cours naturel si dévastateur qu’aucun pays n’est dans un laisser-faire total).
    22. Un tableau pour synthétiser les options stratégiques possibles face à SARS-CoV-2. 

    Toute la question stratégique se résume à : quels coûts payer, par qui, pendant combien de temps et pour quels résultats (espérés… et réels).

    23. La France suit une stratégie d’atténuation horriblement mal exécutée. L’absence totale de contrôle en février/mars a forcé au confinement, et la perte de contrôle depuis juillet (exponentielle pendant 14 semaines sur 15) signale un nouvel échec.

    24. On peut aussi considérer que la France, avec d’autres, a innové et inventé une nouvelle catégorie épidémiologique. On pourrait l’appeler la stratégie de la flottaison : un savant mélange de navigation à vue et de n’importe quoi multiplié par l’âge du capitaine.

    25. Il va bien falloir comprendre un jour que tant qu’on pensera cette pandémie à partir de l’hôpital, au lieu de prendre le problème À LA SOURCE (= les contaminations, quel que soit leur cours clinique), on ne s’en sortira pas.

    26. Car, comme le dit la sagesse populaire :

    (Surtout quand on ne sait pas guérir…)

    #LesBonnesAstuces

    #Dépister, #tracer, #isoler n’est pas une stratégie en soi, c’est un dispositif, une méthode qui peut servir différents objectifs stratégiques : élimination, suppression, atténuation (car même pour atténuer, il faut garder le contrôle et baisser la vitesse de circulation du virus).
    29. Ce qui est clair, comme le prouve de fait cette deuxième vague, c’est que la stratégie française ne garantit pas un contrôle suffisant du virus et donc une certaine continuité/stabilité de la vie sociale par temps de pandémie sévère.
    30. Donc il faut changer de braquet et durcir le contrôle exercé sur la circulation du virus — d’où la proposition de remise à zéro et de suppression ici.
    31. Est-ce que la suppression fonctionne ? Bien sûr, elle a été mise en œuvre avec succès dans de nombreux pays, avec des outils variés. Quelques exemples de pays de l’OCDE ou asiatiques.
    32. [Note : je ne prends pas d’exemples venus d’Afrique, car les sociétés sont différentes : moins urbanisées, plus jeunes, etc. Mais on aurait aussi des leçons de gestion à recevoir de certains pays africains, qui ont été bien meilleurs qu’ici.]

    #covid-19

    • la page tronquait le thread (panne de twitter hier alors qu’il y a 193 touits...), ce n’est plus le cas

      Il y a bien sûr des réponses qui se font l’écho de ce que l’on entend beaucoup (dans mon milieu familial compris) : « ce n’est pas une exponentielle si on prend le critère décisif d’une épidémie, le nombre de morts », avec courbe(s) à l’appui, comme il se doit

    • Je crois que fondamentalement, les gens (et les journalistes et les politiciens) pensent que « croissance exponentielle », ça veut dire « qui augmente très rapidement ». Pas le fait qu’on double à intervalle régulier.

      D’ailleurs quand quelqu’un poste une courbe sur une échelle logarithmique sur Touiteur (graduée 1, 10, 100, 1000), ça ne manque pas : quelqu’un vient faire remarquer que la courbe est… fausse.

  • Petites erreurs du réel
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/petites-erreurs-du-reel

    La place située entre la #Gare de l’Est et le Centre des Recollets, à #Paris dans le 10ème arrondissement, a été réaménagée et végétalisée en 2012 et porte depuis le nom de la résistante et femme politique Madeleine Braun, première femme vice-président de l’Assemblée nationale. En 1951, écartée du Parti Communiste, elle s’éloigne de la politique et devient co-directrice avec Louis Aragon des Éditeurs français réunis, où elle publie de nombreux auteurs comme Paul Valéry, Paul Eluard ou Vladimir Maïakovski. Cet (...) #Palimpseste / #Photographie, Paris, #Paysage, #Ville, #Regard, #Quotidien, Société, #Solitude, #Traces, #Rêve, #Poésie, (...)

    #Société
    http://museedelaresistanceenligne.org/media5438-Place-Madeleine-Braun-Paris-Xe
    https://www.seuil.com/ouvrage/le-propre-du-langage-voyages-au-pays-des-noms-communs-jean-christophe-bailly/9782020315623
    http://liminaire.fr/IMG/mp4/place.mp4

  • Photographie - Soumgaït, complexe industriel, mai 2004
    https://visionscarto.net/photographie-soumgait

    Titre : Photographie - Héritage soviétique - Soumgaït, ancien complexe industriel, mai 2004 Lieu : Azerbaïdjan Mots-clés : #photographie #caucase #azerbaïdjan #industrie #urss #ex-urss #friches_industrielles #mémoire #héritage #traces Matériel : Photographies Auteur : Philippe Rekacewicz Date : Mai 2004 Complexe pétro-chimique, Soumgaït, 2004. Complexe pétro-chimique, administration, Soumgaït, 2004. Complexe pétro-chimique, Soumgaït, 2004. Complexe pétro-chimique, Soumgaït, (...) #Inspirations