• #TANITH_CAREY : Le meurtre prévisible de Sarah Everard par un obsédé du porno meurtrier
    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/13/le-meurtre-previsible-de-sarah-everard-par-un-obsede-du-porno-meu

    Cela fait à peine deux semaines que Wayne Couzens a été condamné à perpétuité pour le meurtre de Sarah Everard. A juste titre, au cours des quinze derniers jours, d’importantes questions ont été posées.

    Principalement, comment un officier de police, qui s’était exhibé devant des femmes et que ses collègues appelaient « le violeur », a-t-il pu rester en poste ?

    Mais une autre question essentielle n’a pas été soulevée. Quel genre de pornographie extrême Couzens regardait-il avant d’enlever, violer et assassiner Sarah Overard, une directrice marketing, alors qu’elle rentrait chez elle en mars dernier ?

    Probablement parce que Couzens a plaidé coupable, nous n’avons pas su autant que nous le devrions son historique de recherches en ligne, si ce n’est qu’il aimait la pornographie « brutale ».

    Pourtant, quels qu’aient les fétiches de Couzens, on pourrait espérer que, depuis le meurtre de Sarah, les vidéos gratuites en ligne mettant en scène l’enlèvement, le viol et le meurtre de femmes ne soient plus aussi disponibles qu’elles l’étaient devenues ces dernières années.

    Traduction : #TRADFEM
    Version originale : https://www.mailplus.co.uk/edition/comment/114912/pretending-murder-porn-doesnt-exist-keeps-women-in-immediate-danger

  • #Kathleen_Stock commente la guerre menée contre elle à l’Université d’Essex
    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/10/kathleen-stock-commente-la-guerre-menee-contre-elle-a-luniversite

    Déclaration de Mme Kathleen Stock, lue in absentia lors de la conférence intitulée « Hate, Heresy and the Fight for Free Speech », Battle of Ideas, samedi 9 octobre, au Royaume-Uni
    Je suis philosophe universitaire à l’Université du Sussex, féministe, et j’ai écrit sur des questions controversées concernant le sexe biologique, l’identité de genre, les droits des femmes et les revendications transactivistes. J’avais espéré m’adresser à vous personnellement lors de cette session, et je suis vraiment désolée de la manquer. Malheureusement, les événements survenus sur mon campus cette semaine m’en ont empêchée. Depuis le début de la semaine, je fais l’objet d’une campagne de harcèlement, explicitement destinée à me faire renvoyer pour mes opinions académiques. J’en ai eu la première impression lorsque j’ai trouvé des autocollants dans tout mon bâtiment parlant de la « merde transphobe qui sort de la bouche de Kathleen Stock ». Le lendemain, je suis tombée sur des affiches qui me nommaient, me diffamaient et demandaient mon renvoi, placardées sur mon chemin vers le campus. Les choses ont dégénéré à partir de là et maintenant la police est impliquée et traite cela comme du harcèlement.

    La personne qui fait cela n’est pas du tout typique du type d’étudiant de Sussex auquel j’enseigne normalement. La plupart de mes étudiants sont les mêmes qu’ils ont toujours été : curieux, idéalistes, perspicaces, passionnés, pleins d’idées brillantes, désireux de faire ce qu’il faut, et très amusants auxquels enseigner. Mais ce qui a changé sur le campus au cours de la dernière décennie, c’est la façon dont la technologie – et plus particulièrement les médias sociaux – a permis à quelques étudiants aux tendances totalitaires d’avoir un effet de censure disproportionné sur les autres. Les jeunes ont maintenant peur de dire ce qu’ils et elles pensent. Dans une étrange inversion de la devise des suffragettes « des actes, pas des mots », sur les campus et dans la vie de la classe moyenne en général, on insiste intensément sur les mots et non sur les actes. Si vous vous trompez de mot, vous risquez une humiliation sociale, de la pire espèce : celle qui implique que vous êtes une mauvaise personne.

    Version originale : https://kathleenstock.com/statement-read-in-absentia-h
    Traduction : #Tradfem

  • #miranda_yardley : Comment le féminisme « moderne » ou « de la troisième vague » profite aux hommes.
    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/10/comment-le-feminisme-moderne-ou-de-troisieme-vague-profite-aux-ho

    On m’a demandé de vous expliquer pourquoi je pense que le féminisme « moderne » ou « de la troisième vague » profite aux hommes. Voici le résultat. C’est une esquisse, ou un « brain-dump », imparfait et teinté d’opinions.

    Connu sous le nom de féminisme « de la troisième vague » ou du « libre choix », le mouvement féministe populaire contemporain est fondé sur les concepts d’égalité, d’intersectionnalité et de choix personnel. À ces trois égards, il diffère du mouvement féministe « de la deuxième vague », qui a débuté dans les années 1960.

    L’accent mis sur l’ »égalité » constitue un écart fondamental par rapport à la philosophie libératrice du féminisme de la deuxième vague. La libération est synonyme de liberté, tandis que l’égalité est un terme relatif (« dans une prison, tout le monde est égal, mais pas libre »). Les avantages (même pour les hommes) de la libération des femmes de l’oppression masculine ne sont pas une idée nouvelle ; voir « De l’assujettissement des femmes » de John Stuart Mill, rédigé en 1858. Le concept d’égalité déplace donc l’objectif de la lutte contre un problème structurel (l’oppression) vers une lutte contre la discrimination. Étant donné que cette dernière se rapporte à des détails plutôt qu’à des structures générales et qu’elle peut être aussi bien positive que négative, aucun avantage n’est de ce fait conféré aux femmes et elles ne peuvent que maintenir le statu quo ou aggraver leur situation ; les femmes n’ont de contrôle que sur les droits qu’elles souhaitent abandonner. Le féminisme de la deuxième vague attribue la racine de l’oppression féminine à la biologie féminine ; le sexe biologique des femmes est instrumentalisé en vue de l’oppression des femmes. Une distinction est établie entre le sexe biologique (rôle reproducteur) et le genre (attentes culturelles basées sur le sexe), et le genre est l’outil que les hommes utilisent pour opprimer les femmes sur la base de leur potentiel reproducteur.

    Miranda Yardley est un homme transgenre proféministe.
    Traduction : #Tradfem
    Version originale : mirandayardley.com/en/how-modern-or-third-wave-feminism-benefits-men/ ?

  • #Helen_Joyce : Pourquoi je crois que laisser des athlètes qui ont grandi en tant qu’hommes concourir dans des sports féminins provoquera une réaction négative du public
    https://tradfem.wordpress.com/2021/07/11/pourquoi-je-crois-que-laisser-des-athletes-qui-ont-grandi-en-tant

    Dans un nouveau livre percutant sur l’un des sujets les plus controversés de la société contemporaine, Helen Joyce, journaliste senior pour The Economist, affirme que « l’auto-identification sexuelle » est décrite à tort comme la bataille des droits civiques de la présente génération. Dans cette deuxième partie de notre série, amorcée le 3 juillet avec l’article “Why it’s wrong – and profoundly damaging – to make us all agree that someone is whatever gender they say they are” (https://www.dailymail.co.uk/news/article-9753017/HELEN-JOYCE-argues-gender-self-identification-lobby-harming-children-wo), elle affirme que le retour de bâton a déjà commencé dans le sport féminin.

    Chaque année, dans presque toutes les disciplines sportives, des hommes battent des milliers de fois le record du monde féminin. Le temps le plus rapide jamais réalisé par une femme sur 400 mètres est battu plus de 15 000 fois chaque année par des hommes et des garçons. Au tennis, le service le plus rapide enregistré par un homme est de 263 km/h ; par une femme, il est de 204 km/h.

    L’homme adulte moyen a 41 % de masse corporelle non grasse (sang, os, muscles, etc.) de plus que la femme moyenne, 50 % de masse musculaire en plus dans les jambes et 75 % dans les bras.

    Traduit par #TRADFEM
    VERSION ORIGINALE : https://www.dailymail.co.uk/news/article-9775491/HELEN-JOYCE-Letting-athletes-grew-men-compete-womens-sports-cause-publi

  • #Julie_Bindel : Le féminisme libéral a tourné le dos aux femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/04/julie-bindel-le-feminisme-liberal-a-tourne-le-dos-aux-femmes

    Être une féministe libérale n’est pas un travail très compliqué. Rien ne doit changer, aucune contestation du statu quo n’est nécessaire et les hommes n’ont pas besoin d’être critiqués. En d’autres termes, les choses restent les mêmes et la quête de la révélation et de la libération individuelles devient la clé.

    « Mon corps, mon choix » est l’un des slogans les plus reconnus du féminisme de la deuxième vague. Car, avant les nombreuses avancées du mouvement de libération des femmes, la vie des femmes était définie par l’absence de choix. Les femmes avaient peu ou pas du tout leur mot à dire sur le fait de se marier ou d’avoir des enfants, ou même sur la pratique sexuelle et le plaisir. Le féminisme a créé un contexte dans lequel les femmes pouvaient, dans une certaine mesure, exercer un choix. Mais dernièrement, le concept de « choix » a été repris par les libéraux pour signifier l’acquiescement à des pratiques destructrices qui profitent aux hommes.

    Posez-vous ces questions : s’il était légal pour les femmes de se promener seins nus comme le font les hommes, le feriez-vous ? Est-ce que vous choisiriez de vous balader poitrine nue en public un jour de grosse chaleur ? Ou de vous assoir seins nus dans un parc, d’aller faire vos courses seins nus ? Et pourquoi pas ? En réalité, se promener seins nus est légal pour les femmes à New York, mais personne ne le fait.

    Version originale : https://www.aljazeera.com/opinions/2020/11/16/feminisms-second-wave-has-failed-women
    Traduction : #Tradfem
    #féminisme_libéral #féminisme_radical #transactivisme #système_prostitutionnel

  • En 1987, les féministes les plus radicales des USA ont convergé sur New York pour une conférence publique intitulée « The Sexual Liberals and the Attack on Feminism ». J’avais sauté dans ma bagnole et avais conduit toute la nuit pour y être, magnétophone en main en vue d’une émission-fleuve d’une nuit à Radio Centre-Ville (Montréal). La conférence affichait complet mais j’ai réussi à me faufiler à l’intérieur comme journaliste étranger. Des activistes pro-proxénétisme masquées essayaient de culpabiliser les conférencières, mais leurs glapissements ne faisaient pas le poids face aux ovations qui saluaient les allocutions d’Andrea Dworkin, Phyllis Chesler, Mary Daly, Janice Raymond, John Stoltenberg, Catharine Mackinnon, Louise Armstrong, Susan Brownmiller et beaucoup d’autres.
    TRADFEM entame cet été la traduction de certaines de ces allocutions, que l’on peut lire en version intégrale ici : https://bit.ly/2SU0InM
    Voici celle de Louise Armstrong (autrice de KISS DADDY GOODNIGHT et d’autres essais, injustement ignorés en Europe) ; elle été traduite par Yeun L-Y et reprise par Christine Delphy sur son blogue :
    Émergence de l’enjeu de l’inceste : https://christinedelphy.wordpress.com
    #inceste #féminisme nord-américain #Louise Armstrong #Christine Delphy #TRADFEM

  • #Jess_GRANT : 10 façons dont l’idéologie du genre fonctionne comme une #secte
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/15/10-facons-dont-lideologie-du-genre-fonctionne-comme-une-secte

    Voici 10 façons dont l’idéologie transgenriste reproduit les tactiques de base d’une secte :
    SENTIMENT D’APPARTENANCE . Le culte transgenriste offre avant tout un sentiment d’appartenance, renforcé par des croyances qui distinguent ses adhérents du reste de la société (appelé “Babylone”). Les membres du culte sont « différents » et constituent des “élus”. Les hérétiques sont considérés comme Les Autres et diabolisés. Dans le cas présent, la lutte contre « l’hétéronormativité cis-genre » donne aux membres une collectivité extérieure à détester. En avant, soldats transgenres… !
    JARGON SPÉCIALISÉ . Les sectes ont un langage codé qui les distingue. La scientologie se sert des expressions “Engrams”, “Thetans”, “devenir clair” et Sea Org. L’idéologie transgenriste promeut des mots comme “neutrois”, “demiboy”, “cisgenre” et l’insulte “TERF”, tous apparemment créés par des universitaires des “études queer”. Pour moi, c’est un énorme voyant rouge qui s’allume quand des mots d’usage courant, comme « femme », commencent à perdre leur sens.
    ISOLEMENT SOCIAL. Les sectes séparent chaque nouvelˑle adhérentˑe de sa famille et de ses amiˑes, l’isolant de ses systèmes de soutien pour mieux l’endoctriner. Des adolescentˑs confusˑes sont recrutéˑes et manipuléˑes en ligne par des vloggers et des influenceurˑes qui vantent le mode de vie trans, exhortant les enfants à rejeter leurs parents “transphobes” en faveur d’une nouvelle “famille branchée”.
    DOCTRINE FONDÉE SUR UNE FOI. Les sectes exigent que leurs membres fassent un acte de foi et adhèrent à des convictions insensées

    Version originale : 10 Ways Gender Ideology Resembles a Cult
    Traduction : #TRADFEM

  • #Julie_Bindel : Message aux hommes : le sexe n’est absolument pas un droit de l’homme
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/04/message-aux-hommes-le-sexe-nest-absolument-pas-un-droit-de-lhomme

    Dans un billet du Times publié aujourd’hui et intitulé « When sex with a prostitute is a human right » (Quand le sexe avec une prostituée constitue un droit de l’homme), la chroniqueuse Melanie Phillips fait l’éloge du juge britannique Anthony Hayden qui, dans un jugement rendu la semaine dernière, a déclaré qu’il serait légal pour des soignants de faciliter l’achat de sexe par un autiste de 27 ans, identifié comme « C ».

    Madame Phillips affirme que Hayden a « fait preuve de compassion » et mentionne un article que j’ai écrit sur le sujet, en disant : « L’opposition de Julie Bindel à la prostitution est puissante et convaincante. Cependant, elle n’a pas accepté que la décision du juge mette, à juste titre, au premier plan les intérêts d’une personne défavorisée. » (Mel Phillips, The Times)

    C’est tout le contraire ; ma préoccupation pour les « personnes défavorisées » détermine ma position sur la prostitution – à savoir qu’elle devrait être abolie et que les femmes devraient être soutenues pour sortir du commerce du sexe.

    Il est assez incroyable que les droits des femmes aient été largement ignorés, non seulement dans le jugement Hayden, mais aussi par plusieurs défenseurs des « droits de l’homme » qui ont commenté cette affaire.


    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/when-sex-with-a-prostitute-is-a-human-right-lfzxrf88z
    Traduit par #TRADFEM

  • #Sarah_Ditum : De l’importance de ne pas relooker la prostitution en « travail du sexe »
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/03/de-limportance-de-ne-pas-relooker-la-prostitution-en-travail-du-s

    Daisy avait 15 ans lorsqu’elle a reçu son premier avertissement lié à la prostitution. Elle parle peu de cette partie de son histoire aux gens, car elle ne veut pas que ce récit déborde dans son présent (tous les détails permettant de l’identifier ont été modifiés dans le présent article). Cela fait d’elle l’une des femmes que vous n’entendrez pas dans les débats actuels sur l’industrie du sexe.

    On dit souvent aux décideurs et aux féministes qu’ils et elles doivent « écouter les travailleuses du sexe », mais il faut garder à l’esprit que l’on ne peut écouter que celles qui acceptent de s’exprimer, et que plus une femme a subi de préjudices, moins elle est susceptible de vouloir revenir lç-dessus sur la place publique. Si des personnalités telles que Brooke « Belle de Jour » Magnanti et Melissa Gira Grant, autrice du livre Playing the Whore (Faire la pute,) peuvent s’afficher comme représentantes de la prostitution, c’est sans doute en partie parce que leurs expériences relativement bénignes sont atypiques. Rangées en face d’elles sont les femmes comme Rachel Moran et Rebecca Mott, qui se qualifient de « survivantes ». Pour celles-là, la vente de sexe n’a été rien d’autre qu’un traumatisme, et revisiter ce traumatisme fait partie de leur vie publique en tant que militantes. C’est un lourd tribut à payer pour n’importe qui, et Daisy, que j’ai rencontrée par l’intermédiaire d’une association de lutte contre la violence faite aux femmes, y résiste : « Je refuse de construire ma carrière sur le fait d’être une « ex » quoi que ce soit. Ce n’est pas une étiquette que je veux ou que j’accepte ».

    Version originale : https://www.newstatesman.com/politics/2014/12/why-we-shouldnt-rebrand-prostitution-sex-work
    Traduction : Collective #TRADFEM

  • Le groupe #Asian_Women_for_Equality, basé à Vancouver, commente la tuerie commise dans des bordels de Georgie par un misogyne raciste. (Par #Alice_Lee, #Suzanne_Jay et #Melissa_Farley)
    https://tradfem.wordpress.com/2021/03/22/le-groupe-asian-women-for-equality-base-a-vancouver-commente-la-t

    Les racistes s’en prennent à l’humanité des personnes qu’ils attaquent .

    Dans les décès survenus dans le spa d’Atlanta, deux femmes chinoises et quatre femmes coréennes ont été la cible d’un meurtre de masse commis par un homme blanc raciste.

    Nous nous demandons, qui sont les femmes qui ont été assassinées ? Quelles forces les ont canalisées vers les maisons closes de massage d’Atlanta ? Est-ce que leurs familles et leurs ami-e-s les pleurent ? Où sont leurs enfants ?

    Nous savons que 89 % des femmes qui travaillent dans l’industrie du sexe, y compris dans la prostitution de massage, veulent absolument s’en échapper. Quels étaient leurs projets pour la semaine ou l’année à venir ? Comment avons-nous pu les laisser en position aussi vulnérable ? Et maintenant, comment pouvons-nous rendre justice à leur vie et à leur mort ?

    Deux d’entre nous sont asiatiques, nous avons immédiatement compris la menace implicite de ces meurtres : toute femme asiatique est vulnérable. C’est la réalité de chaque femme asiatique, car nous ne pouvons pas choisir si nous sommes considérées comme des Asiatiques ou comme des femmes.

    Alimenté par la suprématie de la race blanche, le racisme anti-asiatique a augmenté pendant la pandémie de coronavirus, les fanatiques accusant les Asiatiques d’être responsables de la COVID-19. Même au Canada, alors que les dirigeants nationaux nous exhortent à la gentillesse et à la patience, nous avons connu une augmentation spectaculaire de la violence contre les Asiatiques dans les espaces publics, les femmes, et surtout les femmes âgées, étant prises pour cibles.

    La liberté de chaque femme est restreinte, car on nous conseille d’éviter les parcs, les transports en commun et les autres lieux publics où se produisent des attaques. Malgré la pandémie, les bordels de massage asiatiques font des affaires florissantes, les acheteurs de sexe payant pour les femmes qui s’y trouvent.

    Communiqué de presse traduit par #TRADFEM
    Version originale : https://www.awcep.org/post/asian-women-fight-back-after-mass-murder-by-racist-misogynist

  • #Julie_BINDEL : Dans le monde tordu du mouvement des « incels »
    https://tradfem.wordpress.com/2021/03/14/dans-le-monde-tordu-du-mouvement-des-incels

    Rodger s’est tiré une balle dans la tête et est mort. On a ensuite découvert chez lui une vidéo intitulée « Elliot Rodger’s Retribution », dans laquelle il exposait les motifs de son attaque bien planifiée. Il avait voulu punir les femmes pour l’avoir rejeté, et les hommes sexuellement actifs parce qu’il les enviait. Rodger détestait les femmes, et il détestait les hommes qui pouvaient facilement y avoir accès au plan sexuel.

    Puis il y a eu Alek Minassian qui a tué 10 personnes à Toronto en 2018, en lançant une fourgonnette-bélier sur le trottoir d’une rue bondée. Minassian était motivé par la misogynie et s’est dit radicalisé par le mouvement des Incels. Comme Rodger, il avait minutieusement planifié son massacre.

    N’étant plus cachés dans les bas-fonds du dark web, les Incels ont infiltré les sites de médias sociaux tels que Facebook, Twitter et Instagram, et disposent maintenant de leurs propres forums spécialisés dans lesquels ils crachent leur haine des femmes et des minorités.

    Ces hommes pensent qu’ils ont droit à l’intérêt sexuel et romantique des femmes, et expriment une haine amère envers les femmes dont ils considèrent qu’elles les rejettent. Les hommes peuvent être dangereux lorsqu’ils sont rejetés par les femmes. Ils perdent le contrôle, leur sentiment inhérent d’être dans leur bon droit est brisé et la communauté des Incels se soude autour d’un désir désespéré de justifier leur haine.

    Des sites misogynes spécialisés
    J’ai traîné sur le site INCELS.CO pendant une matinée et, bien que je fasse campagne contre la violence masculine et la misogynie depuis 40 ans, je me suis sentie malade et bouleversée par ce que j’y ai vu.

    Tout d’abord, il y avait un fil de discussion sur le thème « Les vagins sont dégoûtants ». Les commentaires et les photos affichaient une haine pure envers le corps des femmes, les hommes se rassurant les uns les autres en disant que même s’ils étaient prêts à faire l’amour avec « un » de ces organes, ils considéraient dans l’ensemble comme totalement dégoûtants.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.spectator.co.uk/article/men-are-being-radicalised-by-the-incel-movement

  • #Rebecca_Mott : Rien ne viendra de rien
    https://tradfem.wordpress.com/2021/02/27/rien-ne-viendra-de-rien

    Se prostituer, c’est être dans le vide.
    C’est rien qui n’arrive à personne.
    Nos corps sont interdits d’existence.
    Notre douleur est réduite au silence.
    Notre désespoir est rejeté.
    Même notre souvenir d’avoir été humaine est effacé.
    Être prostituée, c’est n’être personne.
    Notre voix est expropriée par l’industrie du sexe.
    Notre capacité à ressentir est engourdie.
    Notre ouïe ne sert qu’à obéir.
    Notre peau est tellement polluée qu’elle nous devient étrangère.
    Etre prostituée, c’est n’appartenir nulle part.

    Version originale : https://rmott62.wordpress.com/2019/07/22/nothing-will-come-of-nothing
    Traduction : #TRADFEM

  • #Janice_Turner : Recension de « Irreversible Damage » d’#Abigail_Shrier
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/09/recension-de-irreversible-damage-dabigail-shrier

    Une expérience théorique (thought experiment) . . . Des spécialistes traitant une maladie rare observent un changement profond de leur clientèle habituelle. Historiquement composée à 90 % d’hommes, cette patientèle vient de connaître une augmentation soudaine du nombre de jeunes femmes qui, en l’espace d’une décennie, représentent maintenant trois cas sur quatre, alors que le nombre de patient-e-s a augmenté de plus de 3 000 %. Aujourd’hui, au lieu d’être des cas isolés, ils se présentent en groupes et, plus étrange encore, cette maladie qui se développe lentement frappe plus tard qu’avant et sans prévenir. On observe les mêmes changements dans le monde entier.
    Qu’arrive-t-il maintenant ?
    On s’attendrait à ce que les médecins, les épidémiologistes et des universitaires étudient les patients, explorent les données disponibles, publient des articles dans les revues savantes, se demandent s’il ne s’agit pas d’une nouvelle maladie nécessitant des protocoles de traitement différents. À tout le moins, des questions seraient posées.

    Mais ce n’est pas le cas. On ne parle pas du pic mondial, indiqué plus haut, chez les adolescentes convaincues d’être « nées dans le mauvais corps ». En fait, poser de telles questions est maintenant considéré comme une censure, un « effacement » des personnes transgenres, la recherche est de l’ »intolérance » et les universités ou les revues qui en publient sont harcelées en réclamant des excuses. Ainsi, alors que des Californiennes de 13 ans à peine subissent des doubles mastectomies, les médias libéraux américains et britanniques jouent les meneuses de claque ou ne disent mot.

    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/irreversible-damage-by-abigail-shrier-review-resisting-the-transgender-c
    Traduction : #TRADFEM

  • Anonyme : Ma semaine de travail – « Je me demande qui achète du sexe aux femmes vulnérables que j’essaie d’aider. »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/22/ma-semaine-de-travail-je-me-demande-qui-achete-du-sexe-aux-femmes

    Lundi

    Je regarde sur le mur du bureau la liste de toutes les femmes que je soutiens, toutes impliquées dans la vente de sexe de rue. C’est notre réunion d’équipe hebdomadaire et je raconte à mes collègues comment l’équipe d’approche du vendredi soir a rencontré Marcia, une femme sans-abri captive d’une relation violente. Elle couche avec son copain agresseur parce que c’est plus sûr que de dormir seule dans la rue. Il l’oblige à partager des seringues et à vendre des services sexuels.

    Nous discutons des moyens de la soutenir, mais sans téléphone ni adresse, c’est une tâche ardue. Il est difficile de trouver des endroits où je puisse rencontrer des femmes comme Marcia – de nombreux cafés où nous établissions des relations et des liens de confiance sont aujourd’hui fermés. J’ajoute son nom à ma liste et j’adresse une volée de courriels à la police et aux équipes d’aide aux sans-abri.

    Mardi

    J’ouvre mon ordinateur portable et je trouve des courriels urgents de la police et des services de probation concernant Sally, une femme que je soutiens. Il y a quelque temps, j’ai reçu des courriels similaires pour m’informer qu’une de mes clientes s’était suicidée. Mon cœur bat la chamade quand j’ouvre ces messages. Mes pires craintes se confirment : Sally est morte, apparemment d’une overdose. Je me sens engourdie.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.theguardian.com/society/2020/dec/21/my-working-week-who-buys-sex-vulnerable-women-help#img-1

  • #Alisa_Roth : Une épidémie de violence passée sous silence
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/09/alisa-roth-une-epidemie-de-violence-passee-sous-silence

    Un an et demi après l’éruption du mouvement #MeToo, les femmes ont raconté les agressions sexuelles – et des hommes ont été dénoncés pour leurs comportements – des studios d’Hollywood, aux cuisines de restaurants en passant par les plateaux des grands médias. Cependant, l’endroit de prédilection pour ces comportements odieux a été écarté de la conversation : le domicile familial.

    Lorsqu’il s’agit de célébrités, la violence conjugale se trouve reléguée au domaine des difficultés personnelles, comme un problème de dépendance ou un divorce. Pour le commun des mortels, cette violence est rarement racontée dans les médias ; même les meurtres conjugaux – qui sont souvent l’aboutissement de violences physiques et psychologiques subies pendant des années – ne seront mentionnés qu’hâtivement dans les nouvelles locales. Parallèlement, plusieurs des tueries de masse trouvent leur origine dans la violence conjugale. Nous ignorons ce phénomène à nos risques et périls.

    Rachel Louise Snyder démontre dans son livre choc que la violence conjugale constitue maintenant une véritable épidémie aux États-Unis. Tous les mois, cinquante femmes sont assassinées par leurs conjoints. La violence conjugale est la troisième cause de l’errance. Et 80% des prises d’otages impliquent un conjoint violent. On ne parle pas seulement de blessures physiques : dans 20% des relations violentes, l’abuseur exerce un contrôle total sur la vie de sa victime. (Certains pays, dont la Grande-Bretagne et la France, ont adopté des lois visant à protéger les victimes ce types de violence mais elles n’existent pas aux États-Unis.)

    Une version de cet article a été publié en version papier le 9 juin 2019 en page 15 du Sunday Book Review du New York Times avec le titre : When Home Is the Most Dangerous Place
    Traduction : #EnOcéanie pour #Tradfem

  • #Nicholas_Kristof : LES ENFANTS DE #PORNHUB
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/08/les-enfants-de-pornhub

    Des vidéos de Nicole nue à 15 ans ont été postées sur Pornhub. Maintenant âgée de 19 ans, elle essaie depuis deux ans de les faire retirer.

    « 

    Pourquoi des vidéos de moi filmées quand j’avais 15 ans et soumises à du chantage, c’est-à-dire de la pornographie enfantine, sont-elles continuellement remises en ligne ? Nicole a protesté plaintivement auprès de Pornhub l’année dernière, en leur écrivant. « Vous avez vraiment besoin d’un meilleur système. … J’ai essayé de me suicider à plusieurs reprises après m’être retrouvée téléchargée à nouveau sur votre site. »

    L’avocat de Nicole, Dani Pinter, dit qu’il y a encore au moins trois vidéos de Nicole nue à 15 ou 16 ans sur Pornhub, qu’ils essaient de faire retirer.

    « Ça ne finira jamais », a déclaré Nicole. « Ils tirent tellement d’argent de notre traumatisme. »

    Pornhub a introduit un logiciel qui est censé pouvoir « prendre les empreintes digitales » des vidéos de viol et empêcher qu’elles soient à nouveau téléchargées. Mais le magazine Vice a démontré à quel point il est facile de contourner ce dispositif sur Pornhub.

    Un des scandales qui ont discrédité Pornhub concernait la société de production Girls Do Porn, qui recrutait des jeunes femmes pour des contrats de mannequinat en vêtements et les poussait ensuite à se produire dans des vidéos sexuelles, en prétendant que les vidéos ne seraient vendues que sous forme de DVD dans d’autres pays et ne seraient jamais mises en ligne. Rassurées que personne ne le saurait jamais, certaines des femmes ont accepté – et ont ensuite été brisées lorsque leurs images ont été agressivement commercialisées sur Pornhub.

    Version originale : https://www.nytimes.com/2020/12/04/opinion/sunday/pornhub-rape-trafficking.html
    Traduction : #TRADFEM

  • Manuel de répression économique des femmes : le cas de l’Australie
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/04/7721

    Trois spécialistes révèlent comment s’opère la répression économique des femmes en usant du déni, de la dépossession et des mensonges, par le biais du cas de l’Australie et de son régime d’épargne-retraite qui dépossède systématiquement les femmes depuis trente ans.
    Ces spécialistes dénoncent un manquement aux des droits de la personne et décrivent les mécanismes du droit international qui permettraient d’y remédier.

    Un reportage datant de 2018, qui est toujours d’actualité alors que la pandémie expulse les femmes du marché du travail.(...)

    Alors commençons avec deux gros mensonges qu’il nous faut confronter.

    Mensonge no 1 : Le travail non rémunéré n’est constitué que des tâches ménagères – il n’a aucune valeur économique.

    Version originale : https://womensagenda.com.au/latest/big-lies-womens-security-angry-yet
    Traduction et reproduction par #TRADFEM autorisées.
    #économie #pauvreté #exploitation_des_femmes

  • #Linda_MacDonald et #Jeanne_Sarson : Ne laissons pas le gouvernement Trudeau légaliser le proxénétisme !
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/29/ne-laissons-pas-le-gouvernement-trudeau-legaliser-le-proxenetisme

    Le 29 octobre, le Comité permanent de la justice et des droits de l’homme (JUST) de la Chambre des communes canadienne a rencontré David Lametti, ministre fédéral de la Justice. Un bref échange a eu lieu entre Lametti et le député Randall Garrison. Garrison a déclaré en Comité que « les défenseurs de l’industrie du sexe estiment que la législation actuelle est très préjudiciable et dangereuse pour les personnes qui se livrent au travail du sexe ». Le ministre Lametti a répondu : « Le travail du sexe est légal, aux termes de l’arrêt Bedford. Un tas de choses l’entourant ont été criminalisées par le gouvernement précédent. C’est ce que nous devons examiner. J’espère être en mesure de le faire. Encore une fois, je ne peux pas vous promettre une date, étant donné l’actualité. »

    Cela nous alerte au fait que la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation, la version canadienne du « modèle nordique ou suédois », pourrait bientôt subir des pressions en vue d’une révision patriarcale misogyne.

    Traduction : #TRADFEM

  • #Brendan_O’Neill : La disgracieuse campagne de diffamation menée
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/29/la-disgracieuse-campagne-de-diffamation-menee-contre-lalliance-lg

    En Grande-Bretagne, en 2020, un groupe de défense des droits des homosexuels et des lesbiennes est traqué pour avoir osé promouvoir les vertus de l’attirance de même sexe. Des foules de personnes en colère tentent de le détruire. Elles l’ont qualifié de haineux, de dégoûtant, de dangereux. Elles ont même essayé de le pousser à la faillite. Pour le « crime » consistant à dire qu’il est bien que des gens du même sexe soient attirés les uns par les autres, ce groupe est devenu la cible d’une des campagnes les plus destructrices de l’année.

    Seulement, ce ne sont pas des homophobes à l’ancienne, avec leurs permanentes teintes en bleu et leurs crucifix, qui font la guerre à cette organisation de défense des droits des homosexuel-le-s ;c’est le contingent de la rectitude politique, des gens qui se disent de gauche. Il s’agit de commentateurs, de transactivistes et d’autres personnes qui se targuent d’être progressistes et équitables. Ceux qui auraient pu être autrefois des fondamentalistes brandissant la Bible ou des skinheads homophobes sont aujourd’hui des gens de la génération du Millénaire, qui se disent conscientisés.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.spectator.co.uk/article/the-disgraceful-crusade-against-the-lgb-alliance/amp

  • La protection des hommes dans les refuges pour femmes, par A.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/28/la-protection-des-hommes-dans-les-refuges-pour-femmes

    Je travaille à temps partiel depuis 2016 dans un refuge pour femmes sans-abri de l’État du Maine aux USA. Le refuge a été conçu à l’origine comme une alternative au plus grand refuge mixte de notre ville, où de nombreuses femmes avaient trop peur de rester. Peur des viols et des agressions qui y étaient commis et de la facilité avec laquelle les maris, copains et maquereaux violents qu’elles avaient fuis pouvaient les retrouver, les femmes choisissaient plutôt de dormir dans la rue. C’est ainsi qu’un refuge distinct réservé aux femmes a été créé, afin d’offrir aux femmes vulnérables un refuge plus sûr contre la violence masculine. (...)
    Au refuge pour femmes où je travaille, une décision politique a été prise, bien que cette politique soit tacite, et je doute que mes superviseurs ou collègues admettent son existence si on leur met la pression à ce sujet. Néanmoins, afin de se conformer aux caprices de l’idéologie du moment, d’être de bonnes féministes progressistes qui ne font pas de vagues, d’être attentionnées et sensibles, politiquement averties, c’est maintenant la politique du refuge d’accorder la priorité à la protection des illusions des hommes, même si cela signifie que nous ne pouvons plus protéger les femmes. Les femmes sont, après tout, bien habituées à faire des sacrifices pour le confort et les sentiments des hommes. Partout, tout le temps, les hommes passent en premier. Il serait donc insensé de s’attendre à ce que la situation soit différente dans un refuge pour femmes. En tant que femmes dans un monde d’hommes, nous devrions au moins savoir ceci : il n’y a de sécurité nulle part.

    Pas pour nous.

    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/09/13/protecting-men-at-the-womens-shelter

    Traduction : #TRADFEM

  • L’invention du « transboy »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/28/linvention-du-transboy

    Ce qui suit est notre traduction d’un extrait du tout nouvel ouvrage d’Heather Brunskell-Evans, Transgender Body Politics, publié par Spinifex Press .

    La croyance selon laquelle il existe, au contraire, une identité transgenre ancrée « dans le corps » imprègne désormais de multiples aspects de notre culture : elle est propagée par des émissions de vulgarisation dans les médias, des programmes pédagogiques à l’école, des conseils donnés aux parents par le ministère britannique de la Santé (National Health Service) et spécifiquement par le Service de développement de l’identité de genre (GIDS). Collectivement, ces éléments constituent la toile de fond de la vie quotidienne des enfants et se combinent pour leur imposer un ensemble définitif de « vérités ». Ces « vérités » reproduisent les stéréotypes de genre qui confirment aux enfants différents qu’ils doivent être transsexuels, que la réaffectation médicale résoudra tout malaise aigu et que sans « thérapie » hormonale, ils risquent de s’automutiler et probablement de se suicider.

    Le mépris postmoderne de la réalité biologique du sexe dimorphe et le langage du « sexe assigné à la naissance » amène la jeune fille à chercher de la cohérence dans le fantasme irréalisable qu’elle pourra changer de sexe. En fait, l’administration de fortes doses d’hormones de l’autre sexe (comme la testostérone) la privera de sa capacité future à devenir mère, éprouver du plaisir sexuel sans douleur, se libérer d’une dépendance à vie aux autorités sanitaires et aux risques inconnus à long terme de médicaments non autorisés. De plus, elle ne deviendra jamais un homme et n’aura jamais les organes génitaux de l’autre sexe. La modification chirurgicale d’un corps féminin pour façonner un pénis ne peut pas créer un organe fonctionnel et sensible. Les hormones sexuelles exogènes ne feront que créer l’apparence de caractéristiques sexuelles différentes de celles que son corps produirait en l’absence d’intervention.

    Traduction : #tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/11/23/inventing-the-transboy

  • Recensement des 1425 féminicides commis au Royaume-Uni depuis dix ans
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/25/rapport-sur-les-1425-feminicides-commis-au-royaume-uni-depuis-dix

    Vouloir que les choses soient différentes fait partie de la motivation de presque toutes les personnes impliquées dans un aspect quelconque du travail visant à mettre fin à la violence des hommes envers les femmes ; mais pour résoudre un problème, il faut pouvoir dire de quoi il s’agit.

    Lorsque nous nous sommes rencontrées pour la première fois en 2013, Karen menait son projet « Counting Dead Women » depuis un an et demi et Clarrie l’avait découvert en cherchant des données prouvant l’incapacité du système à protéger des femmes qui risquent de mourir aux mains de partenaires ou d’ex-partenaires agresseurs. Nous étions toutes deux motivées par le manque de données officielles de l’État et par une apparente réticence à considérer le problème de la violence meurtrière des hommes envers les femmes et les filles comme un problème systémique. Avec le soutien de l’organisation Women’s Aid, du cabinet d’avocats Freshfields Bruckhaus Deringer et de Deloitte, nous avons lancé le recensement des féminicides en 2015 et publié en 2016 notre premier rapport, « Redéfinir un incident isolé : Une analyse des décès de femmes tuées entre 2009 et 2015 ».

    Depuis lors, nous avons publié chaque année un rapport sur le féminicide au Royaume-Uni l’année précédente, ce qui nous a permis de rassembler et de passer en revue dix années de données sur les féminicides au Royaume-Uni. Cela représente dix années de fins violentes et prématurées imposées à la vie de plus de 1 425 femmes parce que des hommes ont choisi de les tuer. C’est dix ans de deuil d’êtres chers et d’enfants qui grandissent sans leur mère, sachant parfois que leur père l’a tuée : leur douleur et leur perte sont incessantes.

    Traduction : #TRADFEM

  • #Sarah_Ditum : Les délinquants sexuels peuvent-ils changer ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/25/sarah-ditum-les-delinquants-sexuels-peuvent-ils-changer

    L’an dernier, quarante-cinq millions de photos et de vidéos d’abus sexuels d’enfants ont été signalées par des entreprises technologiques. Quarante-cinq millions. Chacune d’entre elles est une mise en acte de violence contre un enfant ; et chaque fois que l’une d’entre elles est téléchargée, la douleur et la honte de cet enfant sont réactualisées pour le plaisir du spectateur. Alors combien de téléspectateurs y a-t-il pour cet immense catalogue de supplices ? Assez pour qu’en 2017, Simon Bailey, le Chef de police du Conseil National chargé de la protection de l’enfance, ait déclaré qu’il ne pouvait plus faire face au volume des délits.
    Chaque mois, 400 hommes sont arrêtés pour le visionnage d’images d’enfants licencieuses. Au lieu de les inculper et de les faire passer devant un tribunal, Bailey a suggéré qu’ils soient inscrits au registre des délinquants sexuels, et qu’ils bénéficient de conseils et d’une réhabilitation. Cette proposition est scandaleuse : comment ne pas voir comme une insulte aux victimes et une dérogation à la morale le fait de considérer comme quelque chose d’anodin des images d’abus d’enfants (et, n’oublions pas, de se masturber avec) ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://unherd.com/2020/08/can-sex-offenders-change/?=frlh

  • #SELINA_TODD : D’avoir été privée du droit de parole m’a fait réaliser la valeur de cette liberté
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/23/davoir-ete-privee-du-droit-de-parole-ma-fait-realiser-la-valeur-d

    Mon ange gardien à The Guardian a été éjectée par ses collègues. N’osez pas me dire que « Comment is Free », comme le prétend le bandeau de la page d’opinions de ce journal.

    La semaine dernière, la chroniqueuse Suzanne Moore a démissionné du Guardian, le journal pour lequel elle avait écrit pendant plus de 25 ans.

    Ses écrits n’ont jamais eu peur de remettre en question la pensée de troupeau (groupthink) ou de ridiculiser certains réflexes de tribus. Cela peut souvent être exaspérant, en partie parce qu’elle le fait avec beaucoup de talent. J’ai été en désaccord avec beaucoup de ses opinions au fil des ans ; Suzanne, qui a 62 ans, a même déjà eu l’audace de faire une petite critique d’un livre que j’avais écrit.

    Une des raisons de son départ est une lettre sans précédent adressée au début de l’année par 338 de ses collègues du Guardian à la rédactrice en chef du journal, Kath Viner. Ce texte ne mentionnait pas le nom de Suzanne, mais il a été écrit peu après la publication d’une de ses chroniques. Les auteurs se sont plaints que le journal publiait du « contenu transphobe ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/a5eb66d6-2a88-11eb-9d71-3a8cfebe9319?shareToken=9e74b903f031f0b7611de016

  • #Janice_TURNER : Un livre à brûler ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/19/un-livre-a-bruler

    La journaliste étasunienne Abigail Shrier a publié un livre le mois dernier. En date d’aujourd’hui, un directeur de l’American Civil Liberties Union déclare déjà que « stopper la diffusion de cet ouvrage et de ces idées est à 100% un combat pour lequel je lutterai jusqu’au bout » ; un professeur de littérature de l’université de Berkeley a recommandé aux gens de « voler ce livre et d’y mettre le feu en public » ; le réseau social Spotify s’est vu intimer de retirer de son site un podcast auquel Madame Shrier s’est prêtée pour décrire sa recherche ; le détaillant Target a brièvement cessé de vendre son livre après avoir reçu UNE plainte ; Amazon accepte de le diffuser mais refuse de permettre à l’éditeur d’acheter des annonces sur leur site.

    Mais qu’est-ce qui rend cet ouvrage aussi dangereux ? Dans Irreversible Damage (Dommages irréversibles), l’autrice demande pourquoi les cas d’adolescentes orientées vers des « cliniques du genre » parce qu’elles croient être des garçons ont quadruplé en quelques années. Aux États-Unis, c’est par milliers que des enfants se voient prescrire des traitements hormonaux avec très peu d’évaluation psychologique et que des chirurgiens amputent les seins en bonne santé de filles d’aussi peu que 13 ans.

    Traduction : #Tradfem