• Le groupe #Asian_Women_for_Equality, basé à Vancouver, commente la tuerie commise dans des bordels de Georgie par un misogyne raciste. (Par #Alice_Lee, #Suzanne_Jay et #Melissa_Farley)
    https://tradfem.wordpress.com/2021/03/22/le-groupe-asian-women-for-equality-base-a-vancouver-commente-la-t

    Les racistes s’en prennent à l’humanité des personnes qu’ils attaquent .

    Dans les décès survenus dans le spa d’Atlanta, deux femmes chinoises et quatre femmes coréennes ont été la cible d’un meurtre de masse commis par un homme blanc raciste.

    Nous nous demandons, qui sont les femmes qui ont été assassinées ? Quelles forces les ont canalisées vers les maisons closes de massage d’Atlanta ? Est-ce que leurs familles et leurs ami-e-s les pleurent ? Où sont leurs enfants ?

    Nous savons que 89 % des femmes qui travaillent dans l’industrie du sexe, y compris dans la prostitution de massage, veulent absolument s’en échapper. Quels étaient leurs projets pour la semaine ou l’année à venir ? Comment avons-nous pu les laisser en position aussi vulnérable ? Et maintenant, comment pouvons-nous rendre justice à leur vie et à leur mort ?

    Deux d’entre nous sont asiatiques, nous avons immédiatement compris la menace implicite de ces meurtres : toute femme asiatique est vulnérable. C’est la réalité de chaque femme asiatique, car nous ne pouvons pas choisir si nous sommes considérées comme des Asiatiques ou comme des femmes.

    Alimenté par la suprématie de la race blanche, le racisme anti-asiatique a augmenté pendant la pandémie de coronavirus, les fanatiques accusant les Asiatiques d’être responsables de la COVID-19. Même au Canada, alors que les dirigeants nationaux nous exhortent à la gentillesse et à la patience, nous avons connu une augmentation spectaculaire de la violence contre les Asiatiques dans les espaces publics, les femmes, et surtout les femmes âgées, étant prises pour cibles.

    La liberté de chaque femme est restreinte, car on nous conseille d’éviter les parcs, les transports en commun et les autres lieux publics où se produisent des attaques. Malgré la pandémie, les bordels de massage asiatiques font des affaires florissantes, les acheteurs de sexe payant pour les femmes qui s’y trouvent.

    Communiqué de presse traduit par #TRADFEM
    Version originale : https://www.awcep.org/post/asian-women-fight-back-after-mass-murder-by-racist-misogynist

  • #Julie_BINDEL : Dans le monde tordu du mouvement des « incels »
    https://tradfem.wordpress.com/2021/03/14/dans-le-monde-tordu-du-mouvement-des-incels

    Rodger s’est tiré une balle dans la tête et est mort. On a ensuite découvert chez lui une vidéo intitulée « Elliot Rodger’s Retribution », dans laquelle il exposait les motifs de son attaque bien planifiée. Il avait voulu punir les femmes pour l’avoir rejeté, et les hommes sexuellement actifs parce qu’il les enviait. Rodger détestait les femmes, et il détestait les hommes qui pouvaient facilement y avoir accès au plan sexuel.

    Puis il y a eu Alek Minassian qui a tué 10 personnes à Toronto en 2018, en lançant une fourgonnette-bélier sur le trottoir d’une rue bondée. Minassian était motivé par la misogynie et s’est dit radicalisé par le mouvement des Incels. Comme Rodger, il avait minutieusement planifié son massacre.

    N’étant plus cachés dans les bas-fonds du dark web, les Incels ont infiltré les sites de médias sociaux tels que Facebook, Twitter et Instagram, et disposent maintenant de leurs propres forums spécialisés dans lesquels ils crachent leur haine des femmes et des minorités.

    Ces hommes pensent qu’ils ont droit à l’intérêt sexuel et romantique des femmes, et expriment une haine amère envers les femmes dont ils considèrent qu’elles les rejettent. Les hommes peuvent être dangereux lorsqu’ils sont rejetés par les femmes. Ils perdent le contrôle, leur sentiment inhérent d’être dans leur bon droit est brisé et la communauté des Incels se soude autour d’un désir désespéré de justifier leur haine.

    Des sites misogynes spécialisés
    J’ai traîné sur le site INCELS.CO pendant une matinée et, bien que je fasse campagne contre la violence masculine et la misogynie depuis 40 ans, je me suis sentie malade et bouleversée par ce que j’y ai vu.

    Tout d’abord, il y avait un fil de discussion sur le thème « Les vagins sont dégoûtants ». Les commentaires et les photos affichaient une haine pure envers le corps des femmes, les hommes se rassurant les uns les autres en disant que même s’ils étaient prêts à faire l’amour avec « un » de ces organes, ils considéraient dans l’ensemble comme totalement dégoûtants.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.spectator.co.uk/article/men-are-being-radicalised-by-the-incel-movement

  • #Rebecca_Mott : Rien ne viendra de rien
    https://tradfem.wordpress.com/2021/02/27/rien-ne-viendra-de-rien

    Se prostituer, c’est être dans le vide.
    C’est rien qui n’arrive à personne.
    Nos corps sont interdits d’existence.
    Notre douleur est réduite au silence.
    Notre désespoir est rejeté.
    Même notre souvenir d’avoir été humaine est effacé.
    Être prostituée, c’est n’être personne.
    Notre voix est expropriée par l’industrie du sexe.
    Notre capacité à ressentir est engourdie.
    Notre ouïe ne sert qu’à obéir.
    Notre peau est tellement polluée qu’elle nous devient étrangère.
    Etre prostituée, c’est n’appartenir nulle part.

    Version originale : https://rmott62.wordpress.com/2019/07/22/nothing-will-come-of-nothing
    Traduction : #TRADFEM

  • #Janice_Turner : Recension de « Irreversible Damage » d’#Abigail_Shrier
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/09/recension-de-irreversible-damage-dabigail-shrier

    Une expérience théorique (thought experiment) . . . Des spécialistes traitant une maladie rare observent un changement profond de leur clientèle habituelle. Historiquement composée à 90 % d’hommes, cette patientèle vient de connaître une augmentation soudaine du nombre de jeunes femmes qui, en l’espace d’une décennie, représentent maintenant trois cas sur quatre, alors que le nombre de patient-e-s a augmenté de plus de 3 000 %. Aujourd’hui, au lieu d’être des cas isolés, ils se présentent en groupes et, plus étrange encore, cette maladie qui se développe lentement frappe plus tard qu’avant et sans prévenir. On observe les mêmes changements dans le monde entier.
    Qu’arrive-t-il maintenant ?
    On s’attendrait à ce que les médecins, les épidémiologistes et des universitaires étudient les patients, explorent les données disponibles, publient des articles dans les revues savantes, se demandent s’il ne s’agit pas d’une nouvelle maladie nécessitant des protocoles de traitement différents. À tout le moins, des questions seraient posées.

    Mais ce n’est pas le cas. On ne parle pas du pic mondial, indiqué plus haut, chez les adolescentes convaincues d’être « nées dans le mauvais corps ». En fait, poser de telles questions est maintenant considéré comme une censure, un « effacement » des personnes transgenres, la recherche est de l’ »intolérance » et les universités ou les revues qui en publient sont harcelées en réclamant des excuses. Ainsi, alors que des Californiennes de 13 ans à peine subissent des doubles mastectomies, les médias libéraux américains et britanniques jouent les meneuses de claque ou ne disent mot.

    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/irreversible-damage-by-abigail-shrier-review-resisting-the-transgender-c
    Traduction : #TRADFEM

  • Anonyme : Ma semaine de travail – « Je me demande qui achète du sexe aux femmes vulnérables que j’essaie d’aider. »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/22/ma-semaine-de-travail-je-me-demande-qui-achete-du-sexe-aux-femmes

    Lundi

    Je regarde sur le mur du bureau la liste de toutes les femmes que je soutiens, toutes impliquées dans la vente de sexe de rue. C’est notre réunion d’équipe hebdomadaire et je raconte à mes collègues comment l’équipe d’approche du vendredi soir a rencontré Marcia, une femme sans-abri captive d’une relation violente. Elle couche avec son copain agresseur parce que c’est plus sûr que de dormir seule dans la rue. Il l’oblige à partager des seringues et à vendre des services sexuels.

    Nous discutons des moyens de la soutenir, mais sans téléphone ni adresse, c’est une tâche ardue. Il est difficile de trouver des endroits où je puisse rencontrer des femmes comme Marcia – de nombreux cafés où nous établissions des relations et des liens de confiance sont aujourd’hui fermés. J’ajoute son nom à ma liste et j’adresse une volée de courriels à la police et aux équipes d’aide aux sans-abri.

    Mardi

    J’ouvre mon ordinateur portable et je trouve des courriels urgents de la police et des services de probation concernant Sally, une femme que je soutiens. Il y a quelque temps, j’ai reçu des courriels similaires pour m’informer qu’une de mes clientes s’était suicidée. Mon cœur bat la chamade quand j’ouvre ces messages. Mes pires craintes se confirment : Sally est morte, apparemment d’une overdose. Je me sens engourdie.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.theguardian.com/society/2020/dec/21/my-working-week-who-buys-sex-vulnerable-women-help#img-1

  • #Alisa_Roth : Une épidémie de violence passée sous silence
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/09/alisa-roth-une-epidemie-de-violence-passee-sous-silence

    Un an et demi après l’éruption du mouvement #MeToo, les femmes ont raconté les agressions sexuelles – et des hommes ont été dénoncés pour leurs comportements – des studios d’Hollywood, aux cuisines de restaurants en passant par les plateaux des grands médias. Cependant, l’endroit de prédilection pour ces comportements odieux a été écarté de la conversation : le domicile familial.

    Lorsqu’il s’agit de célébrités, la violence conjugale se trouve reléguée au domaine des difficultés personnelles, comme un problème de dépendance ou un divorce. Pour le commun des mortels, cette violence est rarement racontée dans les médias ; même les meurtres conjugaux – qui sont souvent l’aboutissement de violences physiques et psychologiques subies pendant des années – ne seront mentionnés qu’hâtivement dans les nouvelles locales. Parallèlement, plusieurs des tueries de masse trouvent leur origine dans la violence conjugale. Nous ignorons ce phénomène à nos risques et périls.

    Rachel Louise Snyder démontre dans son livre choc que la violence conjugale constitue maintenant une véritable épidémie aux États-Unis. Tous les mois, cinquante femmes sont assassinées par leurs conjoints. La violence conjugale est la troisième cause de l’errance. Et 80% des prises d’otages impliquent un conjoint violent. On ne parle pas seulement de blessures physiques : dans 20% des relations violentes, l’abuseur exerce un contrôle total sur la vie de sa victime. (Certains pays, dont la Grande-Bretagne et la France, ont adopté des lois visant à protéger les victimes ce types de violence mais elles n’existent pas aux États-Unis.)

    Une version de cet article a été publié en version papier le 9 juin 2019 en page 15 du Sunday Book Review du New York Times avec le titre : When Home Is the Most Dangerous Place
    Traduction : #EnOcéanie pour #Tradfem

  • #Nicholas_Kristof : LES ENFANTS DE #PORNHUB
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/08/les-enfants-de-pornhub

    Des vidéos de Nicole nue à 15 ans ont été postées sur Pornhub. Maintenant âgée de 19 ans, elle essaie depuis deux ans de les faire retirer.

    « 

    Pourquoi des vidéos de moi filmées quand j’avais 15 ans et soumises à du chantage, c’est-à-dire de la pornographie enfantine, sont-elles continuellement remises en ligne ? Nicole a protesté plaintivement auprès de Pornhub l’année dernière, en leur écrivant. « Vous avez vraiment besoin d’un meilleur système. … J’ai essayé de me suicider à plusieurs reprises après m’être retrouvée téléchargée à nouveau sur votre site. »

    L’avocat de Nicole, Dani Pinter, dit qu’il y a encore au moins trois vidéos de Nicole nue à 15 ou 16 ans sur Pornhub, qu’ils essaient de faire retirer.

    « Ça ne finira jamais », a déclaré Nicole. « Ils tirent tellement d’argent de notre traumatisme. »

    Pornhub a introduit un logiciel qui est censé pouvoir « prendre les empreintes digitales » des vidéos de viol et empêcher qu’elles soient à nouveau téléchargées. Mais le magazine Vice a démontré à quel point il est facile de contourner ce dispositif sur Pornhub.

    Un des scandales qui ont discrédité Pornhub concernait la société de production Girls Do Porn, qui recrutait des jeunes femmes pour des contrats de mannequinat en vêtements et les poussait ensuite à se produire dans des vidéos sexuelles, en prétendant que les vidéos ne seraient vendues que sous forme de DVD dans d’autres pays et ne seraient jamais mises en ligne. Rassurées que personne ne le saurait jamais, certaines des femmes ont accepté – et ont ensuite été brisées lorsque leurs images ont été agressivement commercialisées sur Pornhub.

    Version originale : https://www.nytimes.com/2020/12/04/opinion/sunday/pornhub-rape-trafficking.html
    Traduction : #TRADFEM

  • Manuel de répression économique des femmes : le cas de l’Australie
    https://tradfem.wordpress.com/2020/12/04/7721

    Trois spécialistes révèlent comment s’opère la répression économique des femmes en usant du déni, de la dépossession et des mensonges, par le biais du cas de l’Australie et de son régime d’épargne-retraite qui dépossède systématiquement les femmes depuis trente ans.
    Ces spécialistes dénoncent un manquement aux des droits de la personne et décrivent les mécanismes du droit international qui permettraient d’y remédier.

    Un reportage datant de 2018, qui est toujours d’actualité alors que la pandémie expulse les femmes du marché du travail.(...)

    Alors commençons avec deux gros mensonges qu’il nous faut confronter.

    Mensonge no 1 : Le travail non rémunéré n’est constitué que des tâches ménagères – il n’a aucune valeur économique.

    Version originale : https://womensagenda.com.au/latest/big-lies-womens-security-angry-yet
    Traduction et reproduction par #TRADFEM autorisées.
    #économie #pauvreté #exploitation_des_femmes

  • #Linda_MacDonald et #Jeanne_Sarson : Ne laissons pas le gouvernement Trudeau légaliser le proxénétisme !
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/29/ne-laissons-pas-le-gouvernement-trudeau-legaliser-le-proxenetisme

    Le 29 octobre, le Comité permanent de la justice et des droits de l’homme (JUST) de la Chambre des communes canadienne a rencontré David Lametti, ministre fédéral de la Justice. Un bref échange a eu lieu entre Lametti et le député Randall Garrison. Garrison a déclaré en Comité que « les défenseurs de l’industrie du sexe estiment que la législation actuelle est très préjudiciable et dangereuse pour les personnes qui se livrent au travail du sexe ». Le ministre Lametti a répondu : « Le travail du sexe est légal, aux termes de l’arrêt Bedford. Un tas de choses l’entourant ont été criminalisées par le gouvernement précédent. C’est ce que nous devons examiner. J’espère être en mesure de le faire. Encore une fois, je ne peux pas vous promettre une date, étant donné l’actualité. »

    Cela nous alerte au fait que la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation, la version canadienne du « modèle nordique ou suédois », pourrait bientôt subir des pressions en vue d’une révision patriarcale misogyne.

    Traduction : #TRADFEM

  • #Brendan_O’Neill : La disgracieuse campagne de diffamation menée
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/29/la-disgracieuse-campagne-de-diffamation-menee-contre-lalliance-lg

    En Grande-Bretagne, en 2020, un groupe de défense des droits des homosexuels et des lesbiennes est traqué pour avoir osé promouvoir les vertus de l’attirance de même sexe. Des foules de personnes en colère tentent de le détruire. Elles l’ont qualifié de haineux, de dégoûtant, de dangereux. Elles ont même essayé de le pousser à la faillite. Pour le « crime » consistant à dire qu’il est bien que des gens du même sexe soient attirés les uns par les autres, ce groupe est devenu la cible d’une des campagnes les plus destructrices de l’année.

    Seulement, ce ne sont pas des homophobes à l’ancienne, avec leurs permanentes teintes en bleu et leurs crucifix, qui font la guerre à cette organisation de défense des droits des homosexuel-le-s ;c’est le contingent de la rectitude politique, des gens qui se disent de gauche. Il s’agit de commentateurs, de transactivistes et d’autres personnes qui se targuent d’être progressistes et équitables. Ceux qui auraient pu être autrefois des fondamentalistes brandissant la Bible ou des skinheads homophobes sont aujourd’hui des gens de la génération du Millénaire, qui se disent conscientisés.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.spectator.co.uk/article/the-disgraceful-crusade-against-the-lgb-alliance/amp

  • La protection des hommes dans les refuges pour femmes, par A.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/28/la-protection-des-hommes-dans-les-refuges-pour-femmes

    Je travaille à temps partiel depuis 2016 dans un refuge pour femmes sans-abri de l’État du Maine aux USA. Le refuge a été conçu à l’origine comme une alternative au plus grand refuge mixte de notre ville, où de nombreuses femmes avaient trop peur de rester. Peur des viols et des agressions qui y étaient commis et de la facilité avec laquelle les maris, copains et maquereaux violents qu’elles avaient fuis pouvaient les retrouver, les femmes choisissaient plutôt de dormir dans la rue. C’est ainsi qu’un refuge distinct réservé aux femmes a été créé, afin d’offrir aux femmes vulnérables un refuge plus sûr contre la violence masculine. (...)
    Au refuge pour femmes où je travaille, une décision politique a été prise, bien que cette politique soit tacite, et je doute que mes superviseurs ou collègues admettent son existence si on leur met la pression à ce sujet. Néanmoins, afin de se conformer aux caprices de l’idéologie du moment, d’être de bonnes féministes progressistes qui ne font pas de vagues, d’être attentionnées et sensibles, politiquement averties, c’est maintenant la politique du refuge d’accorder la priorité à la protection des illusions des hommes, même si cela signifie que nous ne pouvons plus protéger les femmes. Les femmes sont, après tout, bien habituées à faire des sacrifices pour le confort et les sentiments des hommes. Partout, tout le temps, les hommes passent en premier. Il serait donc insensé de s’attendre à ce que la situation soit différente dans un refuge pour femmes. En tant que femmes dans un monde d’hommes, nous devrions au moins savoir ceci : il n’y a de sécurité nulle part.

    Pas pour nous.

    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/09/13/protecting-men-at-the-womens-shelter

    Traduction : #TRADFEM

  • L’invention du « transboy »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/28/linvention-du-transboy

    Ce qui suit est notre traduction d’un extrait du tout nouvel ouvrage d’Heather Brunskell-Evans, Transgender Body Politics, publié par Spinifex Press .

    La croyance selon laquelle il existe, au contraire, une identité transgenre ancrée « dans le corps » imprègne désormais de multiples aspects de notre culture : elle est propagée par des émissions de vulgarisation dans les médias, des programmes pédagogiques à l’école, des conseils donnés aux parents par le ministère britannique de la Santé (National Health Service) et spécifiquement par le Service de développement de l’identité de genre (GIDS). Collectivement, ces éléments constituent la toile de fond de la vie quotidienne des enfants et se combinent pour leur imposer un ensemble définitif de « vérités ». Ces « vérités » reproduisent les stéréotypes de genre qui confirment aux enfants différents qu’ils doivent être transsexuels, que la réaffectation médicale résoudra tout malaise aigu et que sans « thérapie » hormonale, ils risquent de s’automutiler et probablement de se suicider.

    Le mépris postmoderne de la réalité biologique du sexe dimorphe et le langage du « sexe assigné à la naissance » amène la jeune fille à chercher de la cohérence dans le fantasme irréalisable qu’elle pourra changer de sexe. En fait, l’administration de fortes doses d’hormones de l’autre sexe (comme la testostérone) la privera de sa capacité future à devenir mère, éprouver du plaisir sexuel sans douleur, se libérer d’une dépendance à vie aux autorités sanitaires et aux risques inconnus à long terme de médicaments non autorisés. De plus, elle ne deviendra jamais un homme et n’aura jamais les organes génitaux de l’autre sexe. La modification chirurgicale d’un corps féminin pour façonner un pénis ne peut pas créer un organe fonctionnel et sensible. Les hormones sexuelles exogènes ne feront que créer l’apparence de caractéristiques sexuelles différentes de celles que son corps produirait en l’absence d’intervention.

    Traduction : #tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/11/23/inventing-the-transboy

  • Recensement des 1425 féminicides commis au Royaume-Uni depuis dix ans
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/25/rapport-sur-les-1425-feminicides-commis-au-royaume-uni-depuis-dix

    Vouloir que les choses soient différentes fait partie de la motivation de presque toutes les personnes impliquées dans un aspect quelconque du travail visant à mettre fin à la violence des hommes envers les femmes ; mais pour résoudre un problème, il faut pouvoir dire de quoi il s’agit.

    Lorsque nous nous sommes rencontrées pour la première fois en 2013, Karen menait son projet « Counting Dead Women » depuis un an et demi et Clarrie l’avait découvert en cherchant des données prouvant l’incapacité du système à protéger des femmes qui risquent de mourir aux mains de partenaires ou d’ex-partenaires agresseurs. Nous étions toutes deux motivées par le manque de données officielles de l’État et par une apparente réticence à considérer le problème de la violence meurtrière des hommes envers les femmes et les filles comme un problème systémique. Avec le soutien de l’organisation Women’s Aid, du cabinet d’avocats Freshfields Bruckhaus Deringer et de Deloitte, nous avons lancé le recensement des féminicides en 2015 et publié en 2016 notre premier rapport, « Redéfinir un incident isolé : Une analyse des décès de femmes tuées entre 2009 et 2015 ».

    Depuis lors, nous avons publié chaque année un rapport sur le féminicide au Royaume-Uni l’année précédente, ce qui nous a permis de rassembler et de passer en revue dix années de données sur les féminicides au Royaume-Uni. Cela représente dix années de fins violentes et prématurées imposées à la vie de plus de 1 425 femmes parce que des hommes ont choisi de les tuer. C’est dix ans de deuil d’êtres chers et d’enfants qui grandissent sans leur mère, sachant parfois que leur père l’a tuée : leur douleur et leur perte sont incessantes.

    Traduction : #TRADFEM

  • #Sarah_Ditum : Les délinquants sexuels peuvent-ils changer ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/25/sarah-ditum-les-delinquants-sexuels-peuvent-ils-changer

    L’an dernier, quarante-cinq millions de photos et de vidéos d’abus sexuels d’enfants ont été signalées par des entreprises technologiques. Quarante-cinq millions. Chacune d’entre elles est une mise en acte de violence contre un enfant ; et chaque fois que l’une d’entre elles est téléchargée, la douleur et la honte de cet enfant sont réactualisées pour le plaisir du spectateur. Alors combien de téléspectateurs y a-t-il pour cet immense catalogue de supplices ? Assez pour qu’en 2017, Simon Bailey, le Chef de police du Conseil National chargé de la protection de l’enfance, ait déclaré qu’il ne pouvait plus faire face au volume des délits.
    Chaque mois, 400 hommes sont arrêtés pour le visionnage d’images d’enfants licencieuses. Au lieu de les inculper et de les faire passer devant un tribunal, Bailey a suggéré qu’ils soient inscrits au registre des délinquants sexuels, et qu’ils bénéficient de conseils et d’une réhabilitation. Cette proposition est scandaleuse : comment ne pas voir comme une insulte aux victimes et une dérogation à la morale le fait de considérer comme quelque chose d’anodin des images d’abus d’enfants (et, n’oublions pas, de se masturber avec) ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://unherd.com/2020/08/can-sex-offenders-change/?=frlh

  • #SELINA_TODD : D’avoir été privée du droit de parole m’a fait réaliser la valeur de cette liberté
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/23/davoir-ete-privee-du-droit-de-parole-ma-fait-realiser-la-valeur-d

    Mon ange gardien à The Guardian a été éjectée par ses collègues. N’osez pas me dire que « Comment is Free », comme le prétend le bandeau de la page d’opinions de ce journal.

    La semaine dernière, la chroniqueuse Suzanne Moore a démissionné du Guardian, le journal pour lequel elle avait écrit pendant plus de 25 ans.

    Ses écrits n’ont jamais eu peur de remettre en question la pensée de troupeau (groupthink) ou de ridiculiser certains réflexes de tribus. Cela peut souvent être exaspérant, en partie parce qu’elle le fait avec beaucoup de talent. J’ai été en désaccord avec beaucoup de ses opinions au fil des ans ; Suzanne, qui a 62 ans, a même déjà eu l’audace de faire une petite critique d’un livre que j’avais écrit.

    Une des raisons de son départ est une lettre sans précédent adressée au début de l’année par 338 de ses collègues du Guardian à la rédactrice en chef du journal, Kath Viner. Ce texte ne mentionnait pas le nom de Suzanne, mais il a été écrit peu après la publication d’une de ses chroniques. Les auteurs se sont plaints que le journal publiait du « contenu transphobe ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/a5eb66d6-2a88-11eb-9d71-3a8cfebe9319?shareToken=9e74b903f031f0b7611de016

  • #Janice_TURNER : Un livre à brûler ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/19/un-livre-a-bruler

    La journaliste étasunienne Abigail Shrier a publié un livre le mois dernier. En date d’aujourd’hui, un directeur de l’American Civil Liberties Union déclare déjà que « stopper la diffusion de cet ouvrage et de ces idées est à 100% un combat pour lequel je lutterai jusqu’au bout » ; un professeur de littérature de l’université de Berkeley a recommandé aux gens de « voler ce livre et d’y mettre le feu en public » ; le réseau social Spotify s’est vu intimer de retirer de son site un podcast auquel Madame Shrier s’est prêtée pour décrire sa recherche ; le détaillant Target a brièvement cessé de vendre son livre après avoir reçu UNE plainte ; Amazon accepte de le diffuser mais refuse de permettre à l’éditeur d’acheter des annonces sur leur site.

    Mais qu’est-ce qui rend cet ouvrage aussi dangereux ? Dans Irreversible Damage (Dommages irréversibles), l’autrice demande pourquoi les cas d’adolescentes orientées vers des « cliniques du genre » parce qu’elles croient être des garçons ont quadruplé en quelques années. Aux États-Unis, c’est par milliers que des enfants se voient prescrire des traitements hormonaux avec très peu d’évaluation psychologique et que des chirurgiens amputent les seins en bonne santé de filles d’aussi peu que 13 ans.

    Traduction : #Tradfem

  • #Suzanne_Moore : Les femmes doivent avoir le droit de s’organiser. Nous ne serons pas réduites au silence !
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/17/une-grande-journaliste-pete-les-plombs

    La plupart des gens veulent que le minuscule pourcentage de la population qui est transgenre ait la meilleure vie possible. La meilleure vie possible en serait une qui serait libre de violence masculine. Ce ne sont pas les féministes qui assassinent les transgenres, même si c’est l’impression que vous auriez en ne vous fiant qu’à Twitter pour vous informer.

    La violence masculine est un problème pour les femmes, et c’est pourquoi nous tenons à conserver des espaces non mixtes. Les femmes vulnérables qui peuplent des refuges et des prisons doivent pouvoir vivre dans un environnement sûr – l’ennemi commun ici est le patriarcat, vous vous souvenez ? Comment en sommes-nous arrivées à une situation où un nombre choquant et croissant d’adolescentes se présentent dans des cliniques spécialisées en disant souffrir d’une dysphorie de genre, alors que d’autres qui ont vécu une transition sont maintenant pleines de regrets et infertiles ?

    Les femmes ont le droit de dénoncer les hommes violents qui sont auteurs de viols. Nous avons le droit de parler et de nous organiser sans qu’on nous dise que la parole est elle-même dangereuse. Vous pouvez m’enjoindre à votre guide de « crever dans un fossé, espèce de TERF », comme beaucoup le font depuis des années, mais je m’identifie comme une femme qui ne se laisse pas abattre tranquillement.

    Nous sommes plus nombreuses que vous ne le pensez.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.theguardian.com/society/commentisfree/2020/mar/02/women-must-have-the-right-to-organise-we-will-not-be-silenced
    Suivi d’un commentaire de #Julie_Bindel

  • #Christine_Bold : #Andrea_Dworkin, plus actuelle que jamais
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/08/christine-bold-andrea-dworkin-plus-actuelle-que-jamais

    Last Days at Hot Slit présente l’œuvre de Dworkin de 1973 à 1999 dans toute sa complexité, sa radicalité, sa causticité et sa violence. Des extraits de ses essais et appels à l’action sont entrecoupés d’éléments autobiographiques et de textes de fiction rédigés à la première personne. Dworkin a grandi dans une famille juive de la petite classe moyenne, à Camden, dans le New Jersey, avec une mère souffrant de maladie chronique et un père aimant. La litanie des violences sexuelles commence pour elle à 9 ans, quand un inconnu la viole dans l’obscurité d’un cinéma. À 20 ans, elle est interpellée pour avoir manifesté contre la guerre du Vietnam et placée en détention à la prison pour femmes de Manhattan, où elle subit « des fouilles à corps incessantes, puis des fouilles internes pratiquées par les médecins de la prison ». Cela lui provoque quinze jours de saignements. Quelques années plus tard, après son mariage avec un anarchiste hollandais, la voilà femme battue. Et, pendant tout ce temps, elle écrit. Son premier livre et la carte postale fébrile datent d’une époque terrifiante où elle a fui et se cache d’un mari meurtrier résolu à lui faire la peau. Que ce soit dans les lettres adressées à la presse pour dénoncer les mauvais traitements subis en prison et qui amenèrent à ouvrir une enquête judiciaire sur l’établissement, dans ses textes ulcérés sur les liens entre domination sexuelle masculine et injustice sociale ou dans sa captivante transposition en fiction de son expérience de la prostitution de survie, Dworkin a toujours eu comme objectif de provoquer un changement radical.

    Dworkin acquiert une nouvelle pertinence et se voit réévaluée pour sa prescience à l’heure du mouvement #MeeToo.

    Traduction : #Tradfem pour la revue #Books (https://www.books.fr/andrea-dworkin-actuelle)

  • #Allison_Hanes : Des pères tuent femmes et enfants
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/04/des-peres-tuent-femmes-et-enfants

    Le 1er septembre 2019, des militantes se sont rassemblées sur la place du Trocadéro devant l’emblématique Tour Eiffel de Paris, certaines portant des pancartes avec des numéros se terminant par 100, pour marquer le 100e féminicide commis au pays en 2019.

    Au total, 121 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ancien partenaire en France en 2018, ce qui équivaut à un décès tous les trois jours, selon les chiffres du gouvernement publiés en juillet 2019.

    La semaine dernière, au Québec, c’est arrivé à Jaël Cantin. Cette mère de six enfants, âgée de 33 ans, a été retrouvée gravement blessée à son domicile de Mascouche et est décédée plus tard à l’hôpital.

    Le jour de Noël, c’était Astrid Declerck. Cette mère de deux adolescents, âgée de 48 ans, a été retrouvée blessée par balle dans son appartement de la rue Sherbrooke Ouest, au centre-ville de Montréal. Elle a également succombé à ses blessures.

    Le 4 décembre, c’était Dahia Khellaf. Le corps de cette femme de 43 ans a été découvert dans sa maison de ville de Pointe-aux-Trembles avec ceux de ses deux enfants, Adam, 4 ans, et Askil, 2 ans.

    Il ne s’agit là que d’une poignée de crimes similaires commis à Montréal ou dans ses environs. Et ce que ces récentes tragédies ont en commun, c’est que les femmes semblent être victimes d’homicides conjugaux. Dans ces deux derniers cas, les partenaires des femmes se sont également suicidés, ce qui met fin à toute spéculation sur ce qui s’est passé. Mais dans le cas de Cantin, on possède plus d’éléments pour comprendre ce qui est arrivé.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://montrealgazette.com/opinion/columnists/hanes-the-tragic-ubiquity-of-domestic-homicide
    #fémicides #violences_masculines #système_patriarcal #hébergement_d'urgence

  • Allocution de #Meghan_Murphy à la conférence inaugurale de la Campagne canadienne pour les droits humains des femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/28/allocution-de-meghan-murphy-a-la-conference-inaugurale-de-la-camp

    Merci à toutes d’être ici aujourd’hui. Je suis très enthousiaste à propos de cette campagne et du lancement de notre section canadienne.

    J’ai l’impression que nous vivons toutes dans un monde bizarre ces temps-ci. Je me demande souvent comment tout cela est arrivé. Comment, en 2020, après des siècles de lutte acharnée des femmes pour le droit d’être reconnues en tant que personnes, d’être autorisées à participer à la vie politique, d’avoir leur mot à dire dans leur propre vie, de faire des choix concernant leur propre corps, d’obtenir une éducation, de travailler, d’être financièrement indépendantes, de quitter des partenaires violents, de se battre pour la justice lorsqu’elles sont violées, pour l’autonomie, nous pouvons revenir à notre point de départ : à soutenir que les femmes méritent des droits, que notre sécurité est importante, que nous avons le droit de parler de nos vies, de nos circonstances, de nos besoins et de nos réalités. Nous faisons maintenant face à une réalité où nos représentants politiques refusent de nous représenter et refusent d’entendre nos préoccupations. Nous sommes renvoyées, expulsées des partis politiques, menacées, censurées, mises sur liste noire et diffamées parce que nous sommes féministes, parce que nous disons que les femmes existent et que nous comptons.

    L’ironie d’exiger des femmes qu’elles « respectent des pronoms », de leur dire que les personnes transidentifiées veulent simplement « être traitées avec respect et dignité », que « l’amour est la valeur suprême » et que nos efforts pour valider la réalité matérielle et pour protéger nos droits et nos espaces mettent en danger les personnes transidentifiées – tout cela est proprement époustouflant, si l’on considère que ce qui sous-tend ces pressions est une exigence que les femmes renoncent à leurs droits, à leurs espaces, à leur sécurité et à leur santé mentale. Considérons l’exigence que nous appelions « elle » des hommes violents, sous prétexte que c’est plus gentil, alors que l’étiquette de « cisfemme » nous est imposée, sans notre consentement – un mot qui nous renvoie au XIXe siècle, lorsque l’on disait que les femmes étaient intrinsèquement « féminines » et donc inaptes à la vie publique. Nous étions trop irrationnelles et frivoles pour prendre nos propres décisions, sans parler de nous forger des opinions pertinentes et éclairées sur la société, la législation et les politiques. On nous disait « hystériques » lorsque nous exprimions des préoccupations, des craintes, des émotions ou des opinions marquées.

    Tout cela vous semble-t-il familier ?

    C’est exactement comme cela que les femmes sont traitées aujourd’hui, dans le débat sur l’identité de genre.

    Le terme « genre » a été utilisé contre nous à l’époque, et il l’est à nouveau aujourd’hui. On nous dit que nous ne sommes rien d’autre qu’un « genre » – défini par les notions très arriérées qui ont été utilisées pour nous faire taire dans le passé, nous priver de notre pouvoir, nous rendre invisibles, dépendantes et opprimées.

    Le genre est utilisé non seulement pour nous dépeindre comme hystériques et irrationnelles de craindre les hommes dans les vestiaires, les prisons ou les refuges, mais il l’est aussi pour insister sur le fait que si nous ne nous conformons pas aux stéréotypes féminins, nous ne devons pas en fait être des femmes, car les femmes, bien sûr, ne sont des femmes que si elles « s’identifient » à la féminité. Or, dans un retournement logique assez spectaculaire, ce sont les femmes qui s’opposent à la définition des personnes en fonction des stéréotypes de genre qui seraient le problème. Pas les idéologues postmodernistes qui disent que la preuve qu’un garçon est une fille est qu’il aime les robes et les poupées. Pas non plus les activistes qui disent aux femmes de s’asseoir et de se taire, de laisser la place aux hommes qui savent ce qui est le mieux pour nous, et que nous devrions mettre nos limites de côté, une fois de plus et comme toujours, afin de ne pas mettre en colère ou blesser les hommes qui ne peuvent même pas un instant se résoudre à considérer que les femmes ont-elles aussi des émotions.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/10/26/canada-is-still-obligated-to-protect-womens-sex-based-rights

  • #ACCIO_FEMINISTA_26-N : La loi dont nous avons besoin : La Paix des Femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/24/la-loi-dont-nous-avons-besoin-la-paix-des-femmes

    Nous tenons à exprimer notre préoccupation concernant la proposition de modifier de manière urgente la loi actuelle de 2008, faisant référence à la violence contre les femmes, devant le Parlement catalan. Il convient de rappeler que cette loi est le résultat d’un vaste processus qui a impliqué non seulement les forces politiques, mais également le mouvement féministe et ses membres désignées. Cela fait des années que dure ce processus. Nous avons accumulé de l’expérience et nous avons identifié de nouveaux problèmes et de nouvelles réalités sociales. Une mise à jour de la loi s’impose donc, selon nous. Mais, sur une question aussi urgente et transcendante, il faut une nouvelle réflexion collective et la recherche d’un large consensus. Les difficultés inhérentes à la pandémie ne peuvent être une excuse pour surseoir à cet effort.

    La lecture du projet déclaré recevable – une procédure réduite à un nombre restreint de comparaisons – confirme le risque de faire les choses avec précipitation. Nous courons le risque de combattre la loi de 2008 au lieu de l’améliorer et d’en faire un instrument plus efficace pour lutter contre les violences machistes. Ainsi, par exemple, si l’objectif est d’élargir l’éventail des violences couvertes par la loi, nous serions favorables à l’inclusion de la traite à des fins d’exploitation sexuelle et de prostitution en tant que telle. Nous sommes inspirées par la tradition du féminisme nordique, qui la considère dans tous les cas comme une agression masculine et un crime social répréhensible, et qui oblige les autorités publiques à offrir un soutien et des alternatives aux femmes en situation de prostitution. C’est ce que nous appelons de nos vœux depuis deux ans avec le Manifeste de la « Paix des Femmes », promu par la Federació d’Assiocacions de Veïnes i Veïns de Barcelona (Fédération d’Associations d’Habitantes et d’Habitants de Barcelone – FAVB) avec le soutien de centaines de personnalités. Cependant, nous voyons comparaître au Parlement, à titre de « spécialistes », des personnes et des entités liées aux lobbys de l’industrie du sexe.

    Traduction : #Eve_San_Miguel de #Tradfem
    Version originale : https://acciofeminista26n.wordpress.com/author/acciofeminista26n

  • #Barbara_Kay : Les politiques sportives transgenristes ont jeté par la fenêtre toute prétention au fair-play.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/23/barbara-kay-les-politiques-sportives-transgenristes-ont-jete-par-

    Le respect du premier principe du sport – le fair-play – unit les gens à travers le monde. L’enfer n’a pas de fureur comme les amateurs de sport qui sont témoins de tricheries systémiques. En parlant de cela : Cette odeur de brûlé ? C’est la gomme de la théorie du genre qui se heurte à la réalité biologique, alors que les conséquences de l’élargissement des politiques d’ « inclusion » des genres dans le sport a un effet visible sur nos terrains de jeu et nos podiums.

    Depuis 2015, le Comité International Olympique autorise les hommes biologiques qui se sont identifiés comme femmes pendant un an à participer à des compétitions sportives féminines, à condition qu’ils réduisent leur taux de testostérone à 10 nmol/l (nanomoles par litre). Cela demeure beaucoup élevé que la fourchette de testostérone des femmes, qui oscille entre 0,54 à 2,4 nmol/l. En tout état de cause, la testostérone n’est qu’un facteur parmi d’autres de l’avantage sportif masculin – et certainement pas, comme je l’explique ci-dessous, le plus significatif.

    Le 16 octobre, dans le cadre de la résolution d’une plainte pour violation des droits civils déposée par Concerned Women for America contre l’université Franklin Pierce dans le New Hampshire, le Bureau des droits civils du ministère américain de l’éducation a convenu que la politique d’inclusion et de sport des transgenres de cette université violait le titre IX de la loi américaine, qui interdit la discrimination fondée sur le sexe dans les programmes et activités éducatifs, y compris l’athlétisme. L’Université a accepté « d’annuler sa politique de participation et d’inclusion des transgenres et de cesser toutes les pratiques qui y sont liées ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://nationalpost.com/opinion/barbara-kay-transgender-sports-policies-have-thrown-fair-play-out-the-
    #compétitions_sportives #transgenrisme #testostérone #identité_de_genre

  • #Jen_Izaakson : De Foucault à San Francisco : les partis pris tenaces de la Théorie Queer
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/23/jen-izaakson-de-foucault-a-san-francisco-les-partis-pris-tenaces-

    Avant notre époque contemporaine, avant que la Théorie Queer et l’approche queer ne deviennent presque impossibles à questionner, elles ont toutes deux étés remises en cause dans les années 1980 dans ce que l’on a appelé les « Sex Wars ». Les deux camps étaient principalement composés, d’un côté, d’adeptes du fétichisme, et de l’autre, de féministes radicales lesbiennes qui pensaient que la sexualité devait, comme tout autre sujet, faire l’objet d’une critique implacable.

    Celles et ceux qui ont embrassé les vertus du fétichisme, principalement sous la forme du bondage, de la domination, du sadomasochisme (BDSM), l’ont fait suivant une idée grossièrement simpliste : si quelque chose de sexuel est désiré, c’est forcément éthique, et plus ce désir et les actes sexuels qui en découlent sont transgressifs, mieux c’est. Cette affirmation était diamétralement opposée à la théorie des féministes radicales et lesbiennes selon laquelle les hommes et les femmes sont socialisés à érotiser la domination et la soumission. Selon les féministes lesbiennes, nous vivons dans une société aliénée et aliénante, inégale et injuste. Nous sommes donc conditionné-es à reproduire sexuellement ces hiérarchies. Ces féministes « critiques de la sexualité » affirment que la manière dont la sexualité est construite socialement dans le patriarcat doit être dénoncée et l’ordre social existant doit être résolument contesté. L’objectif de ces féministes était une réorganisation totale de la société, un sans dessus dessous (jeu de mot)[1]. En face, les militantes soi-disant « sex-positives » se fouettaient avec des lanières de cuir et appelaient ça de la politique. Elles ont également écrit, de façon prolifique, pour défendre leur culture de « dures à cuir », ce qui a donné naissance à la Théorie Queer.

    Traduction : #Léa_Colin pour #Tradfem
    Version originale : https://onthewomanquestion.com/2020/08/12/from-foucault-to-san-francisco-the-enduring-roots-of-queer-theor
    #théorie_queer #culture_pédophile #Foucault #sex_wars #Gayle_Rubin #BDSM #Judith_Butler #Pat_Califa

  • #JAN_REIMER : Les refuges pour femmes, obligés de s’adapter à la pandémie, sont essentiels au rétablissement de la société canadienne
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/20/7287

    En mars, lorsque la pandémie a provoqué une vague de fermetures d’entreprises et de services en Alberta, aucune organisation ne semblait à l’abri. Pendant la période de confinement, les détachements locaux de la GRC dans les petites villes de l’Alberta ont fermé leurs portes d’entrée aux visiteuses sans rendez-vous. Les bureaux des services à l’enfance ont fermé. Les banques alimentaires ont également fermé boutique.

    Mais pour les refuges pour femmes de l’Alberta, et même de la majorité du pays, la possibilité de fermer ou d’emballer le bureau pour travailler à domicile n’a jamais été envisagée. Dans le meilleur des cas, le voyage des femmes qui quittent une situation difficile pour se rendre dans un refuge n’est pas facile. C’est pourquoi, en ces temps sans précédent, le personnel des refuges savait qu’il devait être là pour toute femme qui avait besoin d’aide, même si les gouvernements disaient aux gens de rester chez eux.

    Entre-temps, on a beaucoup écrit sur la nature sexospécifique de cette pandémie. Les femmes ont subi le plus gros des pertes d’emploi ou font un triple travail, essayant d’être à la fois parents, enseignantes et travailleuses. L’économiste Armine Yalnizyan a déclaré qu’il n’y aurait pas de reprise économique sans une « reprise féminine ». Il est clair que nous devons soutenir les services de garde d’enfants et les autres services qui permettent aux femmes de retrouver un emploi.

    Traduction :#Tradfem
    Version originale : https://www.theglobeandmail.com/opinion/article-womens-shelters-forced-to-adapt-again-during-this-pandemic-

  • #Julie_Bindel : LE PARADIS DU PROXÉNÈTE
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/16/le-paradis-du-proxenete

    « Ce qui se passe à Vegas demeure à Vegas » dit le dicton populaire. On pense que cette phrase provient en partie des bordels légaux du Nevada, où les hommes sont assurés de l’anonymat. Ces bordels ont été considérés comme une industrie de services nécessaire dans la région depuis le XIXe siècle, lorsque le Nevada était presque entièrement peuplé de chercheurs d’or masculins. Il y a actuellement 21 bordels légaux en activité dans sept des comtés du Nevada, et j’en ai visité sept – en tant que journaliste et non en tant qu’acheteur de sexe. Ce que j’y ai vu et appris était horrible.

    Décrites par une ancienne prostituée du Nevada comme des « pénitenciers pour chattes », les bordels du Nevada ne sont autorisés que dans les comtés de moins de 400 000 habitants, afin de ne pas offenser les résidents.

    Les bordels légaux sont souvent décrits comme amusants et inoffensifs, comme dans le film Cathouse de HBO, une série documentaire sur le Moonlite BunnyRanch au Nevada. La réalité est tout autre. Les bordels légaux abritent les femmes les plus cruellement maltraitées, souvent pimpées, contrôlées et traitées comme rien de plus que des marchandises.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://spectator.us/pimps-paradise-legal-brothels-nevada