• Le transgenre n’existe pas.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/09/23/le-transgenre-nexiste-pas

    La vie des hommes et celle des femmes sont radicalement différentes les unes des autres, dès le plus jeune âge. Bien sûr, un imbécile ivre à 3 heures du matin peut vous interpeller d’une ruelle, alors que vous passez devant lui en toute confiance (et que cela vous excite secrètement) ou peut-être que votre patron masculin a récemment volé une de vos idées sans mentionner votre nom. De nombreux hommes qui exhibent un comportement « trans » affirment que de telles expériences leur permettent de « comprendre vraiment le vécu des femmes ».

    Appeler cela une insulte dégoûtante envers les femmes ne fait qu’effleurer la surface du problème.

    Votre jeu de rôle extrême met également les femmes et les filles en danger. Les hommes conservent le même taux de crimes violents que les autres hommes, même après avoir une mutilation de leurs organes génitaux. Les femmes qui se trouvent dans les vestiaires, les toilettes et autres espaces protégés ne peuvent pas simplement présumer que vous êtes une « gentille dame » – En Suède, le taux de crimes violents commis par des hommes qui font semblant d’être des femmes est 18 fois supérieur à celui des femmes.

    Bizarrement, vous, les mecs, exigez que les mots « femme » et « femelle » soient remplacés dans tous les messages de santé concernant la grossesse et l’accouchement, les frottis, l’utérus, les ovaires, etc. – Remplacés, par exemple, par l’expression « personnes enceintes » – Même si seules les femmes, en fait seulement les femelles de toutes les espèces de mammifères, ont été enceintes au cours des 200 derniers millions d’années.


    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://giantcomets.blogspot.com/2018/08/there-is-no-such

  • #Debbie_Cameron : Quelles leçons de vie reçoivent les filles à l’école ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/09/22/lecons-de-vie

    En classe, les garçons parlent du corps des filles et de ce qu’ils « leur feraient », lancent des gémissements sexués féminins aux enseignantes et aux filles, demandent aux filles de la classe si une photo particulière les représente, si elles se sont fait raser la vulve, à quoi elle ressemble (Témoignage d’une enseignante du secondaire)

    Certains des garçons font des commentaires sur beaucoup de filles de nos années et les filles doivent simplement faire la sourde oreille parce que personne ne pense que c’est un problème (Étudiante)

    Dans les écoles secondaires, l’utilisation d’un langage sexiste et misogyne n’est plus, si tant est qu’elle ne l’ait jamais été, une activité réciproque et égalitaire : il s’agit en grande majorité de garçons qui ciblent les filles avec des commentaires ouvertement sexuels. Et l’effet sur les filles n’est pas négligeable. Selon l’organisation Girl Guiding UK, qui mène une enquête annuelle auprès d’un échantillon de filles âgées de 11 à 16 ans, la crainte d’attirer ces commentaires de la part des garçons fait que de nombreuses filles hésitent à attirer l’attention sur elles ; environ un quart d’entre elles déclarent essayer de garder le silence en classe. Même si la plupart des filles se refusent à cette autocensure, pourquoi devrait-on s’attendre à ce qu’une fille (ou même n’importe qui) doive passer plus de 30 heures par semaine dans un environnement où la violence verbale est un phénomène quotidien ? Au-delà de ses effets sur l’éducation scolaire des filles, quelles leçons de vie cette expérience leur enseigne-t-elle ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://public-api.wordpress.com/bar/?stat=groovemails-events&bin=wpcom_email_click&redirect_to=htt
    #éducation_sexiste #violences_masculines #école

  • #Victoria_Smith : Oh, la perversité des femmes qui osent divulguer les violences exercées contre elles !…
    https://tradfem.wordpress.com/2020/08/03/oh-la-perversite-des-femmes-qui-osent-divulguer-les-violences-exe

    On pourrait en dire bien plus sur le fait que des hommes ont pris un plaisir particulier à intimer à une victime de violence masculine la nécessité de garder le silence. Mais surtout, il est terriblement cruel d’accueillir par des distinguos la divulgation d’un traumatisme par une victime , comme beaucoup l’ont fait dans le cas de Rowling. Toutes les protestations du type « oui, c’est terrible, mais… » démontrent une absence totale de compassion, tout en adressant un message clair à toute autre femme qui voudrait raconter son histoire : Ne vous attendez à aucune générosité. Ne vous attendez pas au droit de pouvoir situer votre souffrance dans quelque contexte plus large. Sachez que pour chaque réactionnaire standard qui vous traitera de menteuse, il se trouvera un gentil garçon progressiste pour vous dire à quel point vous êtes gâtée et privilégiée. La violence ne finit jamais ; il y a toujours quelqu’un pour la reproduire au moment où elle est divulguée.

    Dans un monde où les récits de souffrance sont traités comme une monnaie d’échange, l’on pourrait dire que les femmes sont victimes de leur propre succès. Nous en avons trop fait : nous nous retrouvons avec une carte d’atout qu’il serait franchement malvenu de jouer. À un certain niveau, nous connaissons toutes et tous la réalité statistique : en matière d’agressions, de viols et de meurtres, les femmes ont bien plus à craindre des hommes que l’inverse. Ce fait est si familier, si banal, qu’il cesse d’être un scandale. Le scandale est devenu le fait de le rappeler à l’attention des gens.

    Traduction : #Clémence_Stemmelen de #TRADFEM
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/07/20/wicked-women-and-the-weaponization-of-abuse
    #intimidations_masculines #violences masculines # JK_Rowling

  • #Jeanne_Sarson et #Linda_MacDonald : Qu’est-ce qu’une analyse féministe et pourquoi nous en faut-il une dans l’enquête sur la fusillade de masse commise en Nouvelle-Écosse en avril ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/08/03/quest-ce-quune-analyse-feministe-et-pourquoi-nous-en-faut-il-une-


    Nous faisons les divulgations suivantes avant de répondre aux deux questions posées dans le titre.

    Nos écrits éthiques, professionnels et personnels sur les racines misogynes de la violence masculine envers les femmes et les filles sont influencés, avant tout, par nos enfances différentes mais similaires, où nous sommes nées de pères très violents qui battaient nos mères.

    Lorsque nous étions enfants, la violence conjugale n’était pas un crime en soi. Il était rare que les spectateurs se préoccupent de ces « affaires familiales » ou tentent d’intervenir dans ce domaine. De tels rejets sociaux étaient douloureux. Aujourd’hui, des décennies plus tard, bien que des lois aient été adoptées, le négationnisme des attitudes misogynes qui contribue à cette violence demeure et, comme on peut le constater, a contribué aux féminicides et homicides de masse commis en avril 2020 en Nouvelle-Écosse.

    Notre deuxième révélation est que moi, Jeanne, j’ai vécu le meurtre soudain de ma mère. Un chauffeur ivre l’a tuée sur le coup. Mes fils jumeaux n’avaient que quatre ans. Ils n’ont jamais eu l’occasion de vivre une relation avec elle comme grand-mère aimante. On m’a dit que le chauffeur ivre avait plusieurs fois été reconnu coupable de conduite en état d’ivresse et le lendemain, il est apparu dans une pub en portant un T-shirt où l’on pouvait lire : « Je suis un tueur ». C’était avant que MADD Canada ne devienne « un réseau national de victimes/survivants et de citoyens concernés qui travaillent pour mettre fin à la conduite en état d’ivresse et pour soutenir les victimes/survivantes de ce crime violent ». Lorsque ma mère a été tuée, la conduite en état d’ivresse était simplement considérée comme « macho » ou « comme un « comportement typique des jeunes hommes ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://nsadvocate.org/2020/08/03/what-is-a-feminist-analysis-and-why-do-we-need-one-as-part-of-the-nova-scotia-mass-shooting-inquiry/?unapproved=82991&moderation-hash=8828e98f5a59f274a48c5ff1b9defc2f#comme
    #misogynie #violences_masculines #analyse_féministe #féminicide

  • #Louise_Hunt : « Elle ne peut pas dire non » : les hommes ougandais qui exigent d’être allaités
    https://tradfem.wordpress.com/2020/08/03/elle-ne-peut-pas-dire-non-des-hommes-ougandais-exigent-detre-alla

    Le mari de Jane* aime le lait maternel. « Il dit qu’il en aime le goût et que cela l’aide sur le plan de la santé. Il se sent bien après », dit cette Ougandaise de 20 ans, qui a un bébé de 6 mois.
    Jane dit que son mari a commencé à lui demander son lait le soir où elle est rentrée de l’hôpital après avoir accouché. « Il a dit que c’était pour m’aider à faire couler le lait. J’avais l’impression que c’était normal. »
    Il n’est pas rare que les hommes boivent le lait de leur partenaire dans certaines régions de l’Ouganda, et dans certaines parties de la Tanzanie et du Kenya. On lie aujourd’hui cette exigence à la violence sexiste et aux comportements coercitifs et l’on s’inquiète de l’impact sur la nutrition des bébés. Cette pratique était peu connue jusqu’à ce que la ministre ougandaise de la santé, Sarah Opendi, brise le silence au Parlement en 2018 et mette en garde contre « une culture croissante d’hommes exigeant de téter, ce qui devenait un problème pour certaines mères allaitantes et leurs bébés ».
    Les raisons de ce phénomène et ses conséquences font aujourd’hui l’objet de ce que l’on croit être la première étude préliminaire à ce sujet, réalisée par l’université Kyambogo de Kampala et l’université britannique du Kent, avec le soutien du Global Challenges Research Fund.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.theguardian.com/global-development/2020/jan/28/she-cant-say-no-the-men-who-take-breast-milk-from-babies
    #Ouganda #exploitation_des_femmes #malnutrition #violence_sexiste

  • #Carrie_N._Baker : Misogynie, meurtres et le mouvement masculiniste
    https://tradfem.wordpress.com/2020/07/28/misogynie-meurtre-etmouvement-masculiniste

    Cet homme de 72 ans, diplômé de l’une prestigieuse université et ancien avocat d’entreprise new-yorkais, était membre d’une soi-disant organisation de défense des Droits des Hommes basée à San Diego, la National Coalition for Men. Il avait passé des années à intenter des procès pour discrimination sexuelle à l’encontre des hommes. Il avait contesté la constitutionnalité des promotions « soirée des dames » dans les bars et les boîtes de nuit, avait poursuivi l’université Columbia pour ses cours d’études sur les femmes, et intenté des poursuites contre des organisations de presse pour ce qu’il avait qualifié de couverture biaisée contre Donald Trump lors des élections de 2016.

    En 2008, il avait intenté une action en justice contre le gouvernement fédéral, alléguant que la Loi sur la violence contre les femmes (Violence Against Women Act) était inconstitutionnellement biaisée contre les hommes.

    Hollander aurait constamment porté sur lui une liste dactylographiée de 41 arguments intitulée « Discrimination contre les hommes en Amérique ». Il se plaignait que les féministes avaient « infiltré les institutions, et qu’il y avait eu un transfert de droits des gars au bénéfice des filles ».

    Dans un jugement de 2018, le juge Salas avait autorisé l’audition de la poursuite intentée par Hollander, mais celui-ci lui reprochait de ne pas faire avancer l’affaire assez rapidement. Il l’avait traitée de « juge latina paresseuse et incompétente nommée par Obama ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://msmagazine.com/2020/07/27/misogyny-murder-and-the-mens-rights-movement
    #misogynie #masculinistes #antiféminisme #justice #féminisme

  • ENTRETIEN AVEC REBECCA MOTT, FEMME SORTIE DE LA PROSTITUTION

    https://tradfem.wordpress.com/2020/07/11/entretien-avec-rebecca-mott-femme-sortie-de-la-prostitution

    (...) Je trouve que je dis et j’écris à des femmes sorties de l’industrie des choses qui se démarquent des fadaises que l’on énonce à propos des femmes prostituées. Nous parlons du silence et de nos traumatismes – j’appelle cela parler à partir du centre de nos vies, sans avoir à constamment s’expliquer ou à s’occuper des autres. J’ai l’impression d’avoir trouvé une famille.

    J’ai tendance à écrire en pensant avant tout aux femmes sorties du milieu. Cela signifie que je me soucie profondément de leur opinion sur mon travail. Je trouve que cela me permet d’être plus franche dans mes écrits, car je n’écris pas pour mettre les autres à l’abri des réalités d’une femme sortie de l’industrie et des conditions du commerce du sexe.

    Je crois que pour en venir à un réel changement, nous devons dire la vérité au pouvoir. Pour parvenir à une destruction du commerce du sexe, nous devons parler de la violence et de la haine masculines qui en sont le fondement, plutôt qu’une bavure exceptionnelle. (...)

    #prostitution #anticapitalisme #femmes sorties de l’industrie du sexe #TRADFEM #Rebecca Mott

  • #Finn_Mackay : Argumenter contre l’industrie de la prostitution : Au-delà de l’opposition abolitionnistes contre « travailleuses du sexe »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/07/03/argumenter-contre-lindustrie-de-la-prostitution-au-dela-de-loppos

    Quelle est la différence entre vendre son travail pour gagner de l’argent ou être en prostitution pour gagner de l’argent ?

    Il est intéressant d’approfondir ce refrain courant selon lequel la prostitution est un travail comme un autre. Les arguments féministes contre l’industrie de la prostitution soutiennent qu’il y a une différence entre vendre son travail et vendre l’accès à son corps. Les survivant-e-s de la prostitution disent souvent la même chose [10]. Un-e charpentier-ère ou un-e plombier-ère travaille avec son corps, il ou elle vend son travail qui est un produit de sa capacité physique, y compris son esprit. Un-e journaliste ou un-e universitaire travaille aussi avec son corps, en réfléchissant, en écrivant, en donnant des conférences, en se déplaçant pour assister à des conférences, etc. Mais ce n’est pas la même chose que de vendre l’accès à son corps. Les biens sont produits par les travailleurs grâce au travail de leur corps – leur corps n’est pas le bien lui-même. D’aucuns ont alors tendance à désigner les danseuses et danseurs ou les autres artistes qui font usage de leur corps dans leur art. Mais le même argument peut s’appliquer, car si les danseurs et danseuses produisent de la danse et les artistes produisent de l’art avec leur corps, leur corps n’est pas le bien commercialisé. Les limites du corps sont inscrites dans la loi, notre intégrité corporelle est universellement comprise ; partout sauf dans les débats sur la prostitution, semble-t-il. La plupart d’entre nous comprendraient qu’il y a une différence entre être frappé-e au visage et être violé-e. Notre droit traite différemment ces deux agressions violentes, car la seconde est considérée comme une atteinte à l’intégrité corporelle, c’est une violation des limites du corps. C’est en partie pour cela que travailler avec son corps et faire de son corps un bien en soi, sont deux choses très différentes. Pour parler franchement, être constructeur n’implique pas de mettre son corps à la disposition de ses employeurs à des fins sexuelles ; il en va de même pour les journalistes, les universitaires, les serveurs, etc.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2013/06/24/arguing-against-the-industry-of-prostitution-beyond-the-abolitionis
    #système_prostitutionnel #travail_du_sexe #capitalisme #racisme #violences_masculines #misogynie

  • Le Mouvement des femmes sud-coréen : « Nous ne sommes pas des fleurs, nous sommes un incendie ! »
    « (…) Les femmes occidentales pourraient apprendre beaucoup de nos sœurs coréennes : leur capacité à s’organiser collectivement, l’importance cruciale qu’elles accordent à la politique, à l’inventivité et à l’ingéniosité, et, ce qui est peut-être plus important encore, leur façon de porter leurs luttes politiques dans la rue. »

    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/24/le-mouvement-des-femmes-sud-coreen-%e2%80%89nous-ne-sommes-pas-de
    #Corée du Sud #féminisme #WOMAD #molka #Parti des femmes #TRADFEM

  • #Robert_Jensen : Les hommes, la pornographie et le féminisme radical - la lutte en faveur de l’intimité dans le patriarcat
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/19/robert-jensen-les-hommes-la-pornographie-et-le-feminisme-radical-

    En prenant au sérieux cette perspective critique de la pornographie, j’ai appris l’une des leçons les plus importantes de ma vie : le féminisme radical n’est pas une menace mais plutôt un cadeau pour les hommes. Lorsque j’ai rencontré la critique féministe radicale de la pornographie, elle m’est apparue comme l’analyse à ce jour la plus convaincante des contenus sexuellement explicites, d’autant plus vraie aujourd’hui et plus nécessaire que jamais. Dans cet article, je défends ces affirmations en m’appuyant non seulement sur les ressources disponibles, mais aussi sur ma propre expérience. Tout d’abord, un peu d’histoire.

    En 1979, au cours de ce qui est communément appelé aux États-Unis la deuxième vague féministe, Andrea Dworkin a publié Pornography : Men Possessing Women, un livre révolutionnaire analysant les bases patriarcales de cette industrie pornographique en pleine essor. Cette même année, le groupe Women Against Pornography a manifesté dans Times Square à New York pour protester contre l’acceptation de la pornographie par la culture dominante sous couvert d’une soi-disant éthique de libération sexuelle. Le mouvement féministe radical anti-pornographie naissant a exigé que les pornographes et les consommateurs principalement masculins rendent des comptes, et a contesté l’idéologie de gauche/libérale qui tentait de normaliser l’exploitation.

    Cette idéologie libertarienne utilisée pour défendre la pornographie faisait valoir des principes simples qui étaient particulièrement plaisants pour les hommes consommateurs : le sexe est une part naturelle de l’existence humaine, et la pornographie une simple illustration des variations de la sexualité humaine normale, produites pour des adultes consentants qui devraient avoir la liberté d’en regarder s’ils le souhaitent. La réponse des libertariens à la contestation féministe se résumait à : Ne soyez pas prude – il n’y a rien à craindre.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://uncommongroundmedia.com/men-pornography-and-radical-feminism-the-struggle-for-intimacy-
    #pornographie #mobilisation_féministe #andrea_dworkin #gail_dines #violences_masculines

    • Je crois que c’est Mad Meg qui a mentionné que les textes autobiographiques d’Andrea Dworkin étaient particulièrement convaincants. On annonce pour septembre chez New Press une biographie signée Martin Duberman qui semble passionnante:

      Bancroft Prize winner Duberman (Luminous Traitor) delivers an exhaustive, intimate, and admiring biography of feminist writer and activist Andrea Dworkin (1946–2005). He details Dworkin’s upbringing by socially conscious Jewish immigrants in New Jersey, horrific mistreatment by male prison doctors after being arrested for protesting the Vietnam War, and abusive marriage to a Dutch anarchist before tracking her “meteoric” rise in the feminist movement beginning with the publication of Woman Hating in 1974. Duberman highlights Dworkin’s reputation as a passionate—and sometimes shocking—orator, and documents her struggles to gain acceptance from her peers and mainstream publishers. He also notes her concerns over race and class divisions within the feminist movement, ties her presentation of gender as a social construct to an early understanding of trans issues, and categorizes her antipornography crusade as a pushback against the power of systemic patriarchy. Duberman defends against claims that Dworkin considered all intercourse rape, and discusses her relationships with men and women without shoehorning her into a queer identity. Selections from Dworkin’s letters and autobiographical writings bring her own self-assessment into the picture, helping Duberman to push back against detractors who saw her as a one-note antisexuality crusader. Through this empathetic and approachable portrait, readers will develop a new appreciation for Dworkin’s “combative radicalism” and the lifelong, unsteady truce she made with the feminist mainstream. (Sept.)

      https://www.publishersweekly.com/978-1-62097-585-5

  • #Janice_Turner : Maintenant que la réforme de la Loi sur la reconnaissance du genre est morte au feuilleton, il est temps que prenne fin ce débat toxique
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/18/maintenant-que-la-reforme-de-la-loi-sur-la-reconnaissance-du-genr

    Les lobbies trans financés par des fonds publics comme Stonewall s’attendaient à ce que transformer la Loi britannique de 2004 sur la reconnaissance du genre (LRG) pour en faire un système d’« auto-identification » sexuelle passe comme une lettre à la poste.

    Ils avaient persuadé la députée conservatrice Maria Miller, alors présidente de la Commission des femmes et de l’égalité des chances de la Chambre des Communes, que le fait de permettre aux hommes biologiques de changer leur certificat de naissance pour faire d’eux des femmes sur la simple foi de leur parole, abolissant ainsi toute expertise médicale, était une simple « formalité administrative » ne concernant que les personnes se disant trans et personne d’autre.

    (Comme au Canada à la même époque), la consultation publique menée par Madame Miller en 2016 au sujet d ce projet de réforme de la LRG a ignoré les arguments des groupes de femmes qui se disaient inquiètes des graves conséquences de l’auto-identification pour les centres d’aide aux victimes de viol, les prisons et les refuges pour femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/now-gra-reform-is-dead-let-this-toxic-debate-end-p05mkbjxk
    #identité_de_genre #transactivisme #féminisme

  • #Sheila_Jeffreys : L’activisme transgenre : Perspective d’une féministe lesbienne
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/17/lactivisme-transgenre-perspective-dune-feministe-lesbienne

    Dans les années 70, la philosophe féministe des sciences Janice Raymond a livré dans un premier ouvrage The Transsexual Empire (L’empire transsexuel[ii]) une critique rigoureuse de la construction médicale du transsexualisme.
    Elle a fait valoir que la chirurgie transsexuelle représentait une manipulation politique des personnes insatisfaites de leur sexe par l’industrie pharmaceutique, le gouvernement étant à la botte de la médecine, comme il a été un temps sous l’emprise de la religion.

    Beaucoup de féministes s’attendaient à ce que cette perspective féministe soit adoptée petit à petit, et à ce que le féminisme conduise à l’abandon des stéréotypes de genre et, avec eux, du « besoin » socialement construit d’un transsexualisme. Mais ce n’est pas ce qui s’est produit en fin de compte.

    Dans les années 90, le transsexualisme arbore un nouveau visage avec le « transgenrisme », qui utilise les théories et politiques queer et postmoderne pour donner au transsexualisme une allure progressiste. Ces politiques queer/postmodernes exigent l’acceptation du « transgenrisme » comme partie intégrante du mouvement gay et lesbien, les intérêts politiques des lesbiennes et des hommes gays devenant inextricablement liés à la légitimation du transsexualisme.

    Je soutiendrai ici que le transsexualisme devrait plus raisonnablement être vu comme une violation des droits humains et ne devrait certainement pas être accepté sans réserve comme une force socialement transformatrice, équivalente au mouvement de libération gay.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : « Transgender Activism : A Lesbian Feminist Perspective ». Journal of Lesbian Studies, Vol. 1, Nos 3-4, 1997.
    #lesbianisme #transgenrisme #travestisme #queer #féminisme_lesbien #féminisme_radical #LGBTQI #postmodernisme

  • #Nawal_el_Saadawi : « La maternité est une prison ; le père est libre mais la mère ne l’est pas. »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/13/nawal-el-saadawi-la-maternite-est-une-prison-le-pere-est-libre-ma

    Dans une interview accordée à Clarín, l’écrivaine et militante arabe a déclaré que « sans égalité, il n’y aura pas de véritable amour entre hommes et femmes, il n’y aura que le mariage ; c’est pourquoi j’ai divorcé de trois maris » et a ajouté qu’ »il n’y a pas de véritable amour dans un monde construit sur le patriarcat, la règle de l’argent et la religion ».

    Pour Nawal El Saadawi, les façons de restreindre la liberté sont multiples : « Les femmes finissent par s’opprimer : beaucoup croient au mariage pour la vie et le subissent ; d’autres pratiquent des mutilations génitales sur leurs filles ou, dans l’obéissance, se couvrent la tête. Nous devons bien comprendre l’oppression de la culture, de la politique, de la religion et de la maternité.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.eldinamo.cl/mundo/2017/03/31/mujer-activista-arabe-maternidad
    #maternité #mariage #domination_masculine

  • #Meghan_Murphy : LE MONDE FAIT LA SOURDE OREILLE À PROPOS DE JK ROWLING .
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/11/on-ne-lynchera-pas-janet-k-rowling-aussi-facilement

    Samedi dernier, l’autrice de la série de romans et films Harry Potter, JK Rowling, a partagé sur Twitter un article que quelqu’un avait intitulé « Créer un monde post-Covid19 plus égalitaire pour les personnes menstruées ». Elle y a ajouté la remarque : « Les personnes menstruées… je suis certaine que l’on avait un nom pour ça avant. Aidez-moi, fomes ? fames ? fimales ? »

    Pour celleux d’entre nous qui ont suivi l’éviction du mot « femme » de tout ce qui a trait au féminin – des règles à la grossesse en passant par la vulve – nous sommes tout à fait au courant de ce que cette phrase codée signifiait.

    Faire référence aux femmes en tant que « personnes menstruées » n’est pas un accident : c’est fait pour afficher une « inclusivité ». Qui, pourriez-vous demander, a besoin d’être « inclus » dans la catégorie des « personnes menstruées » au-delà de, ben… celles qui sont menstruées ? A savoir celles autrefois connues sous le nom de « femmes ».

    Traduction : #Maeva_Guilene et #TRADFEM
    version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/06/09/the-world-plays-dumb-with-jk-rowling

    #J. K._Rowling parle de ses raisons de s’exprimer sur les questions de sexe et de genre.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/11/on-ne-lynchera-pas-janet-k-rowling-aussi-facilement

    Tout le temps que j’ai passé à faire des recherches et à me renseigner, j’ai vu proliférer des accusations et des menaces de la part de transactivistes sur mon compte Twitter. Au départ, tout a été déclenché par un simple « like ». Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à l’identité de genre et aux questions relatives aux transgenres, j’ai commencé à transcrire les commentaires qui m’intéressaient, afin de me rappeler ce sur quoi je pourrais vouloir faire des recherches plus tard. À une occasion, j’ai « liké » distraitement un commentaire au lieu de faire une capture d’écran. Ce simple « J’aime » a été considéré comme une preuve de pensée incorrecte, et j’ai commencé à subir du harcèlement, à un niveau faible mais persistant.

    Quelques mois plus tard, j’ai aggravé mon cas de « j’aime » accidentel en suivant Magdalen Berns sur Twitter. Magdalen était une jeune féministe et lesbienne immensément courageuse qui se mourait d’une tumeur cérébrale agressive. Je l’ai suivie parce que je voulais la contacter directement, ce que j’ai réussi à faire. Cependant, comme Magdalen était une grande croyante en l’importance du sexe biologique, et ne croyait pas que les lesbiennes devaient être traitées de fanatiques si elles refusaient de fréquenter des transsexuelles dotées d’un pénis, mon cas s’est aggravé aux yeux des transactivistes de Twitter, et le niveau de violence à mon égard s’est mis à monter sur les médias sociaux.

    Je mentionne tout cela uniquement pour expliquer que je savais parfaitement ce qui allait se passer lorsque j’ai soutenu Maya. Je devais alors en être à ma quatrième ou cinquième annulation de conférence. Je m’attendais à des menaces de violence, à ce qu’on me dise que je tuais littéralement les trans avec ma haine, à ce qu’on me traite de salope et de connasse et, bien sûr, à ce que mes livres soient brûlés, bien qu’un homme particulièrement violent m’ait annoncé qu’il les avait compostés.

    Traduction : #Joanna_Vrillaud et #TRADFEM
    Version originale : https://www.jkrowling.com/opinions/j-k-rowling-writes-about-her-reasons-for-speaking-out-on-sex-and-gender-i

  • #M.K._Fain : J.K. Rowling : « Ce n’est pas de la haine que de dire la vérité. »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/07/j-k-rowling-ce-nest-pas-de-la-haine-que-de-dire-la-verite

    J. K. Rowling [autrice de la série Harry Potter] réagit à la tendance croissante de la gauche à traiter les femmes qui reconnaissent l’oppression basée sur le sexe d’« intolérantes » ou de « sectaires ». Des femmes qui reconnaissent que le sexe biologique est réel et important ont ainsi été censurées, congédiées, agressées physiquement, privées de subventions, harcelées sur internet et ont vu leurs conférences annulées.

    Le mouvement transgenriste cherche de plus en plus à effacer les femmes en niant la réalité biologique. Des discussions sur la menstruation, la grossesse, l’allaitement et les mutilations génitales féminines ont toutes été qualifiées de « transphobes » et de « haineuses » par les transactivistes les plus extrêmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://4w.pub/j-k-rowling

  • « Cette nouvelle est le tout premier texte d’Andrea DWORKIN traduit au Québec (et en langue populaire) par deux journalistes du magazine La Vie en Rose, Françoise Guénette et Claudine Vivier, en 2001. Elles ont gracieusement autorisé sa réédition sur TRADFEM. » https://tradfem.wordpress.com/2020/05/12/les-angoisses-existentielles-de-bertha-schneider-par-andrea-dwork #violencesexiste #andreadworkin #tradfem #sexualité #femmes #hommes #berthaschneider

  • #Andrea_Dworkin : « Redéfinir la non-violence » (chapitre 6 du recueil Our Blood )
    https://tradfem.wordpress.com/2020/05/04/andrea-dworkin-redefinir-la-non-violence

    Les femmes, pendant tous ces siècles patriarcaux, ont été inébranlables dans la défense de vies autres que les nôtres. Nous sommes mortes en couche afin que d’autres puissent vivre. Nous avons soutenu la vie d’enfants, de maris, de pères et de frères en guerre, en périodes de famine, durant toutes les sortes de désastres. Nous l’avons fait dans l’âpreté d’une servitude universelle. Tout ce qui peut être su dans le patriarcat à propos de l’engagement envers la vie, nous le savons. Tout ce que nécessite le maintien de cet engagement dans le patriarcat, nous l’avons.

    Il est maintenant temps de récuser le patriarcat en valorisant nos vies aussi pleinement, aussi sérieusement, aussi résolument, que nous avons valorisé d’autres vies. Il est temps maintenant de nous engager à nous soutenir et nous protéger mutuellement.

    Nous devons enraciner socialement des valeurs issues de la sororité. Nous devons enraciner les valeurs qui récusent la suprématie phallique, qui récusent l’agression phallique, qui récusent toutes les relations et institutions fondées sur la domination masculine et la soumission féminine.

    Traduction : #Tradfem
    #féminisme_radical #violences_masculines #sororité #patriarcat

  • #Toula_Drimonis : Une infirmière expulsée du CHSLD Maison Herron souhaite ardemment pouvoir y retourner
    https://tradfem.wordpress.com/2020/05/02/une-infirmiere-expulsee-du-chsld-maison-herron-souhaite-ardemment

    Le 7 avril, sentant son état mental se détériorer, Mme Kemp a décidé que, pour le moment, elle ne pouvait plus travailler comme infirmière au CHSLD. Cependant, elle a voulu continuer à faire ce qu’elle pouvait en tant que compagne en rendant visite aux patients quotidiennement.

    « J’ai perdu mon père en 2011 à la suite d’un cancer du cerveau et lorsqu’il a été admis en soins palliatifs, j’ai été si reconnaissante envers les personnes qui y travaillaient, dit-elle. C’est resté avec moi. L’idée que quelqu’un puisse mourir entièrement seul me brise le cœur. »

    Alors, c’est ce qu’elle a fait. Jour après jour, pendant cinq à six heures chaque soir, Mme Kemp rentrait à la Maison Herron et s’asseyait avec eux, leur tenait la main, s’assurait qu’ils et elles n’étaient pas déshydratées, leur confirmait que quelqu’un les aimait.

    J’ai parlé à Mme Kemp pour la première fois il y a deux semaines, en préparant mon éditorial Le Québec a abandonné ses travailleurs de la santé de première ligne. J’avais appris qu’elle filmait de courts messages vidéo et prenait des photos de résident-e-s de Herron, à l’intention d’un groupe Facebook privé formé de membres de leurs familles, qui désespéraient d’obtenir des nouvelles de leurs proches.

    À l’époque, l’épidémie de COVID-19 dans les CHSLD venait de faire la une des journaux du Québec, et la Maison Herron était décrite comme étant au centre de l’épidémie. Le premier ministre Legault lui-même admettait qu’une « grossière négligence » avait probablement joué un rôle dans les 31 décès survenus à cet établissement.

    J’avais été autorisée à accéder à ce groupe Facebook (qui en a depuis exclu les journalistes) et j’ai été extrêmement émue par les mises à jour quotidiennes de Mme Kemp, la générosité de son comportement envers les résident-e-s et la gratitude évidente des membres de leurs familles si avides de nouvelles de leurs proches.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://cultmtl.com/2020/04/nurse-companion-kristy-lyn-kemp-quebec-chsld-maison-herron-covid-19
    #covid-19 #infirmière #expérience_compassionnelle #solidarité

  • #Anna_Moore : « Chaque agresseur devient plus instable » : la vérité sur la montée révoltante des meurtres par violence conjugale
    https://tradfem.wordpress.com/2020/04/30/chaque-agresseur-devient-plus-instable-la-verite-sur-la-montee-re

    Au cours des quatre premières semaines de confinement au Royaume-Uni, on considère que 13 femmes et quatre enfants ont été tuées par des hommes, la plupart alors qu’elles étaient confinées chez elles – soit le double de la moyenne (déjà hallucinante) de deux femmes par semaine. Au cours de la même période, les services de soutien aux femmes signalent des nombres records d’appels à l’aide. Les appels aux lignes d’assistance téléphonique pour les victimes de violence conjugale ont augmenté de 120 %, tandis que l’achalandage de leurs sites web a triplé. Il y a une demande sans précédent de places dans les refuges. Les enfants sont eux aussi plus vulnérables que jamais. Certains services sociaux ont signalé qu’avant les vacances de Pâques, le nombre d’« enfants à risque » qui se sont vu attribuer une place à l’école et qui s’y présentent effectivement était tombé en dessous de 10 %. Dans certaines écoles, il était passé à zéro.

    J’ai lu les rapports sur ces « meurtres de confinement » et sur des femmes qui ont désespérément besoin d’aide, et leur situation est toujours décrite comme celle de personnes qui vivent sous pression dans des circonstances extraordinaires et qui ‘pètent un câble’ », explique Mme Young, qui dirige maintenant un réseau de soutien informel pour les femmes comme elle. « Quand vous le vivez, ce n’est pas du tout comme ça. C’est à propos de comment se comportent les conjoints agresseurs en secret, lorsque tout le monde regarde ailleurs. Il s’agit de quelqu’un qui utilise chaque changement de circonstances comme un levier et qui s’adapte à chaque nouveau mode de vie en resserrant massivement son contrôle. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2020/apr/22/every-abuser-is-more-volatile-the-truth-behind-the-shocking-rise-of-dom
    #Covid-19 #violences_masculines #féminicide #confinement

  • #Anna_Wilkins : Les crimes haineux contre les lesbiennes sont en hausse
    https://tradfem.wordpress.com/2020/05/01/les-crimes-haineux-contre-les-lesbiennes-sont-en-hausse

    Pour la deuxième année consécutive, l’organisation française SOS Homophobie publie les chiffres des actes de harcèlement à l’encontre des femmes lesbiennes enregistrés durant un an. Et les résultats sont très inquiétants : entre 2017 et 2018, les actes haineux envers les lesbiennes ont augmenté de 42 %. Au total, 365 cas ont été enregistrés, soit en moyenne une par jour.

    Ces chiffres incluent une grande variété d’agressions, allant du rejet à la discrimination, en passant par les insultes et la violence physique. Selon les chiffres publiés par l’organisation, 28 % de ces actes ont eu lieu en ligne, 14 % dans des familles, 13 % dans des lieux publics et 10 % au travail.

    SOS Homophobie n’a pas été en mesure de déterminer si cette énorme augmentation était due à une hausse réelle des agressions contre les victimes ou si davantage de personnes ont simplement décidé d’en parler. Dans tous les cas, les agressions étaient réelles. Plusieurs victimes ont également accepté la demande de l’organisation de parler de leur expérience.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.gentside.co.uk/news/anti-lesbian-hate-crimes-are-on-the-rise_art3568.html
    #sos-homophobie #lesbophobie #violences_masculines

  • #Suzanne_Rent : La violence masculine : « Une pandémie à part entière »
    https://tradfem.wordpress.com/2020/04/28/la-violence-masculine-%e2%80%89une-pandemie-a-part-entiere%e2%80%

    Peu de temps après les massacres de dimanche, le 19 avril en Nouvelle-Écosse, des signes sont apparus, indiquant que la tragédie avait peut-être commencé par un acte de violence conjugale. Ceux qui connaissaient le tueur ont dit qu’il était jaloux et qu’il avait une relation compliquée avec sa partenaire.

    Vendredi, la GRC a confirmé qu’une femme avec laquelle l’agresseur avait été en relation était soit la première victime soit l’une des premières. Elle a survécu et a réussi à s’enfuir dans les bois où elle a passé la nuit.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.halifaxexaminer.ca/featured/male-violence-a-pandemic-in-its-own-right

  • Féministes néo-écossaises luttant contre le féminicide — Déclaration sur la fusillade de masse commise à Portapique la semaine dernière
    https://tradfem.wordpress.com/2020/04/25/feministes-neo-ecossaises-luttant-contre-le-feminicide-declaratio

    Nouvelle-Écosse, 24 avril 2020 – Nous avons le cœur lourd face à la perte de 22 personnes innocentes dans la pire fusillade de masse de l’histoire de notre pays. Nous sommes indignées que les femmes et les jeunes filles de notre province continuent de subir une violence aussi extrême aux mains de leurs proches dans l’endroit où elles devraient se sentir le plus en sécurité – dans leurs propres communautés.
    En tant que féministes, militantes et spécialistes du domaine de la violence masculine contre les femmes et les filles, nous savons que la plupart des meurtres de masse commencent par de la violence à domicile. Les premières victimes des hommes qui tuent sont souvent les épouses, les partenaires et les enfants. Les sévices et les agressions soutenues dont elles sont victimes sont souvent les signes les plus évidents de la future violence de masse de meurtriers. Ces schémas de violence et d’agressions commencent des jours, des mois, voire des années avant les meurtres.
    Il devient de plus en plus évident que la fusillade de masse des samedi 18 et dimanche 19 avril a commencé par des actes de torture et de violence envers la partenaire du meurtrier. Des médias ont indiqué que le meurtrier se serait battu avec sa partenaire lors d’une fête. En rentrant chez lui avec elle, cette violence de l’homme s’est intensifiée. Il l’a ligotée et lui a infligé « une agression grave » selon la Gendarmerie Royale du Canada. Elle a réussi à s’échapper et à se cacher dans le bois. L’homme a ensuite tué 22 personnes innocentes, dont 12 femmes et une jeune fille. Cette information est importante. Elle nous dit que la haine des femmes a été le carburant de cette tuerie, dont une bonne part semble avoir été planifiée à l’avance.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.rapereliefshelter.bc.ca/blog/nova-scotian-feminists-fighting-femicide-statement-mass-shootin
    #féminicide #violences_masculines #patriarcat #Canada

    • #Quebec : « Je m’avoue vaincue » : des « anges gardiens » démissionnent Magdaline Boutros - 25 Avril 2020
      https://www.ledevoir.com/societe/sante/577715/des-infirmieres-a-bout-je-m-avoue-vaincue
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      Se disant épuisées et à bout de souffle, des infirmières et des préposées aux bénéficiaires commencent à hisser le drapeau blanc.
      Valérie Gilbert travaillait au CHSLD Fernand-Larocque, à Laval, où 85 % des résidents sont infectés par la COVID-19. Vendredi, elle a remis sa démission.
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      « Je lève mon drapeau blanc, je m’avoue vaincue. Je quitte ce bateau qui coule plus rapidement que le Titanic. »
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      « Mais est-ce qu’il y a quelqu’un qui est au courant de ce qu’on nous impose, d’à quel point nos droits sont brimés en ce moment ? » se questionne-t-elle.
      Dans les derniers jours, cette mère de famille a appris que son employeur exigeait d’elle qu’elle travaille désormais trois fins de semaine par mois. « Tous les temps partiels ont été rehaussés à temps plein, on nous oblige à faire des shifts de nuit et c’est sans compter le temps supplémentaire obligatoire. On ne sera pas plus avancés si on est plein à démissionner ou à tomber en congé de maladie. »
      Et même là, les billets de médecin sont régulièrement contestés par les établissements, nous rapportent plusieurs travailleurs de la santé.

      « On doit maintenant étaler notre vie privée pour que les gens des ressources humaines évaluent notre dossier et décident s’ils nous obligent à travailler à temps plein ou si nos contraintes liées à notre vie familiale ou à nos problèmes médicaux [sont suffisantes et justifiées à leurs yeux] », indique une infirmière auxiliaire du CISSS de la Montérégie-Est qui a requis l’anonymat par crainte de représailles.

      Elle dit aussi réfléchir « plus que jamais » à démissionner. « Le public […] n’est pas au courant que tous nos droits sont brimés et que nous n’avons plus aucune qualité de vie et moins de reconnaissance que jamais. Que nous sommes intimidées, menacées et j’en passe. Plus de fériés, plus de vacances. Menace d’amende pour non-présence sur nos quarts de travail. […] Plus de port d’attache. Plus de quart de travail fixe. […] On ne sait même pas si on a encore le droit de démissionner, et sous peine de quoi ? » poursuit cette mère de jeunes enfants dont le conjoint travaille sur la route cinq jours par semaine.
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      Une limite à la résilience
      « Avec l’arrêté ministériel, nos gestionnaires peuvent faire ce qu’ils veulent de nous », souffle également une infirmière du CISSS de Lanaudière qui a requis l’anonymat. Cette dernière a appris cette semaine qu’elle devait aller prêter main-forte en CHSLD, ce qu’elle fera.

      « Je vais avoir 100 patients à ma charge alors que je n’ai jamais travaillé avec cette clientèle. J’ai beaucoup de résilience, mais il y a quand même des limites à la résilience », s’indigne-t-elle, rappelant que si elle fait une faute professionnelle, elle en sera tenue responsable devant son ordre professionnel.

      #violence #harcèlement #management #coronavirus #covid-19 #CHSLD #Ehpad #travail #esclavage #capitalisme au pays de #justin_trudeau

  • #Meghan_Murphy : Internet et la « sociopathie performative » : est-ce devenu la norme que de haïr ostensiblement les gens qui n’ont pas les mêmes opinions que nous ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/29/internet-et-la-%e2%80%89sociopathie-performative%e2%80%89-est-ce-

    Si vous passez du temps sur Internet, vous avez probablement remarqué que l’espace numérique n’est pas celui de la nuance. Toutes les blagues y sont à prendre au pied de la lettre, suivies de longues explications aux consonances érudites sur le fait que vette blague équivaut, en fait, à de la violence. Tous ceux que nous n’aimons pas y sont des « fascistes ». Ceux qui ne sont pas d’accord avec nos idéologies y sont des « meurtriers », et les différends politiques y sont une cause d’excommunication. La réponse aux défaillances ou aux désaccords peut être une traque du ou de la coupable durant des jours entiers, pour conduire cette personne à implorer pardon ou à disparaître. À en croire les médias sociaux, la meilleure façon d’améliorer le monde serait de détruire les autres.

    En ce qui me concerne, on m’a exhortée à me suicider, à boire de l’eau de javel, et à me jeter au feu plus de fois que je ne peux en compter. La sentimentalité hypocrite est monnaie courante dans les médias sociaux, mais la compassion et l’empathie y sont rares. Mais, si beaucoup critiquent ce genre de comportement lorsqu’ils sont dirigés contre eux-mêmes, la situation change lorsque la cible n’est pas l’« un d’entre Nous », mais l’« un d’entre Eux ».

    Traduction : #Erell_Hannah pour #Tradfem
    Version originale : https://spectator.us/jordan-peterson-addiction-death-online-hate

  • #Anna_Slatz : Coup de Jarnac de transactivistes canadiens à un centre d’aide aux victimes de viol
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/28/coup-de-jarnac-de-transactivistes-canadiens-a-un-centre-daide-aux

    Le 26 février, l’administration municipale de Vancouver (Canada) a décidé par vote de ne pas renouveler une subvention au centre Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter — le plus ancien refuge pour victimes d’agression sexuelle au Canada. Ce centre offre depuis 1973 des services post-traumatiques de soutien aux victimes de violence conjugale, d’agression sexuelle, d’inceste et de traite à des fins sexuelles. (NDT : (La subvention annulée finançait un programme MIXTE de prévention du viol.)

    Cette décision s’inscrit à la suite d’une campagne acharnée menée depuis 2019 par des transactivistes pour que la ville de Vancouver retire tout financement à VRR, certains qualifiant de “transphobe” ce centre d’aide aux victimes de viol (parce qu’il héberge spécifiquement des femmes).

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thepostmillennial.com/rape-shelter-loses-funding-after-trans-rights-activists-complain