• Procès du naufrage de migrants en 2021 dans la Manche : deux réseaux de passeurs devant la justice
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/07/proces-du-naufrage-de-migrants-en-2021-dans-la-manche-deux-reseaux-de-passeu

    Procès du naufrage de migrants en 2021 dans la Manche : deux réseaux de passeurs devant la justice
    Trente et une personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni par la mer, le 24 novembre 2021. Quatorze personnes sont poursuivies pour « homicides involontaires » et « aide au séjour irrégulier en bande organisée » et vont être jugées devant le tribunal judiciaire de Paris, à partir de mardi.
    Par Véronique Chocron

    L’alerte a été donnée aux alentours de 14 heures, ce 24 novembre 2021, par un navire de pêche, le Saint-Jacques II. Au large de Calais (Pas-de-Calais), tout près des eaux territoriales britanniques, il vient d’apercevoir plusieurs corps inanimés en mer. A leur arrivée, les secours découvrent une embarcation de fortune chavirée. Les plongeurs ne remontent sur leur navire que deux rescapés, alors que trente et une personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni sur ce canot pendant la nuit. C’est le naufrage le plus meurtrier jamais survenu dans la Manche lors d’une traversée de migrants.Quatorze personnes vont être jugées au tribunal correctionnel à compter de mardi 8 septembre pour leur implication, selon l’accusation, dans ce naufrage meurtrier qui a principalement coûté la vie à des Kurdes d’Irak, mais aussi à des personnes de nationalité afghane, éthiopienne, iranienne kurde, égyptienne, somalienne et vietnamienne.
    Liés à des réseaux de passeurs, les prévenus, nés pour la plupart en Afghanistan et en Irak, sont notamment poursuivis pour « homicides involontaires », « blessures involontaires », « aide au séjour irrégulier en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs ».En parallèle de ce volet consacré aux passeurs, l’information judiciaire se poursuit à l’encontre de militaires mis en cause – cinq personnels du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Gris-Nez et deux marins du patrouilleur Le Flamant – mis en examen pour non-assistance à personne en danger. En effet, la nuit du drame, les passagers du pneumatique en détresse avaient multiplié les appels à l’aide sans que les secours français leur portent assistance.
    (...)
    Les investigations sur le naufrage de 2021, menées notamment à partir des téléphones des victimes et des passeurs, d’écoutes et de dénonciations obtenues des familles et des proches des victimes, mettent en cause deux réseaux communautaires. D’un côté, une prise en charge depuis l’Italie des victimes d’origine afghane par un réseau d’immigration impliquant des ressortissants afghans et pakistanais, basés principalement dans le Val-d’Oise ; et de l’autre, l’implication d’une filière irako-kurde. L’enquête esquisse une hiérarchie et fait apparaître des organisateurs tenant un rôle majeur, en contact avec la quasi-intégralité des passeurs identifiés, et une nébuleuse de petites mains. Dans la première catégorie, un Afghan de 29 ans en fuite, visé par un mandat d’arrêt, surnommé « Obaid », possède dans son téléphone des photographies de bateaux, de personnes susceptibles d’être des migrants et des preuves de virements.
    Son compatriote surnommé « Mujahid », 36 ans, sera dans le box des prévenus. Il est désigné par un autre membre du réseau comme celui qui gardait l’argent des clients et qui négociait avec « Obaid » pour le tarif, à qui il transmettait le paiement une fois les migrants passés en Angleterre. Les interceptions téléphoniques révèlent des conversations où il est question de bateaux pneumatiques à récupérer ou à remettre et du prix des traversées.Au début du mois de novembre 2021, sa ligne téléphonique et celle d’une victime du naufrage bornaient en même temps et au même lieu à Garges-lès-Gonesse et à Sarcelles, dans le Val-d’Oise. La sonorisation de son véhicule permettra cinq mois après le drame, en avril 2022, d’enregistrer cet extrait de conversation : « Si tu veux un Game [comprendre un passage par bateau] sérieux, alors donnes 3 000 livres [environ 3 500 euros] et ton frère partira tranquillement comme une rose. » Toujours dans la filière afghane, « Shamo » et « King » sont désignés, selon un renseignement, comme deux chauffeurs chargés de transporter des migrants avec une camionnette depuis l’Italie jusqu’à Calais. La ligne téléphonique du premier bornait à Menton (Alpes-Maritimes) le 12 novembre, sensiblement dans les mêmes zones que celles de plusieurs victimes du naufrage. La téléphonie de « King » révèle qu’il était présent à Dunkerque la nuit du drame et en contact avec une des victimes. Il détient, par ailleurs, dans son téléphone des reçus de transfert d’argent, des pièces d’identité étrangères et des photographies d’armes. Entre mars 2020 et février 2022, il a effectué 44 transferts de fonds pour un montant de 19 843 euros par MoneyGram – les montants les plus importants intervenant au profit d’individus demeurant à Athènes, à Creil (Oise) et à Sarcelles. Un complice a logé des victimes à Romainville (Seine-Saint-Denis) et un autre à Amiens avant leur montée à Dunkerque (Nord).
    L’enquête fournit moins de renseignements sur la filière irako-kurde. Le dénommé « Bashdar », dénoncé par les familles comme l’une des têtes de réseau, a été arrêté en Irak en 2022 et est détenu au Kurdistan irakien. Mardi, à l’ouverture du procès, 114 parties civiles seront présentes ou représentées, dont 10 auront fait le voyage depuis le territoire kurde d’Irak.

    #Covid-19#migrant#migration#france#droit#sante#trafic#afhganistan#irak#kurde#routemigratoire#mortalite

  • #Ikea ou la mafia du #bois

    Ion Holban milite à l’association #Agent_Green, qui lutte contre le #trafic_de_bois en #Roumanie. Rencontré sur le site d’une #coupe_rase illégale, il raconte comment l’#industrie_de_l’ameublement, et notamment Ikea, privatise et détruit les forêts du pays pour vendre des produits rapidement obsolètes.

    Pouvez-vous présenter le site où nous nous trouvons ? Que s’est-il passé ici ?

    Nous sommes sur un site naturel protégé du nom de #Podiciul_Hartibatiului, au centre de la Roumanie. C’est le plus grand site Natura 2000 du pays, avec 250 hectares. Ici, à côté de la ville de #Cincu, il y a eu une coupe rase : sur 10 hectares, tous les arbres ont été coupés en même temps, ce qui est illégal. Cette #forêt, composée à 60-70% de #chênes, avait une grande valeur, car c’est l’espèce la plus rentable que nous avons. Au lieu d’intervenir de façon modérée, en laissant une partie des arbres, l’entreprise #Silva 1 a décidé de tout couper. Ce groupe, basé près de #Sibiu, coupe et transporte du bois. Nous avons suivi leur activité et constaté que le bois a été acheminé, stocké puis envoyé vers plusieurs clients, dont les usines d’Ikea. Elles ont beau ne pas porter la marque “Ikea”, nous savons que la majorité des grosses usines roumaines - qui s’appellent #Aviva 1, #Sortilemn 2 ou #Plimob 3 - produisent pour Ikea.

    Cette chaîne de sous-traitance brouille les pistes ?

    Oui, c’est une façon de cacher la #chaîne_de_production. Si vous demandez à des représentant.es d’Ikea d’où vient leur bois, on vous répondra qu’il vient de différents entrepôts, d’entreprises comme Silva, mais on ne vous dira pas où il a été coupé. Lorsque des journalistes les questionnent, ils et elles répondent que tout va bien. Or, depuis 10 ans, nous avons suivi énormément de #cartels du bois, d’entreprises mafieuses qui abiment la forêt roumaine de façon intensive et, selon moi, la pire est de loin Ikea. C’est l’entreprise la plus opaque à laquelle nous avons affaire, la seule qui refuse de changer quoi que ce soit dans sa manière de faire, qui ne nomme jamais ses partenaires, ne partage jamais ses enquêtes, et nous renvoie vers des institutions bidon comme #FSC. Or les forêts certifiées FSC sont coupées exactement comme ici, car FSC n’est pas un organisme de certification indépendant : c’est un #label bidon créé par l’industrie, payé par l’industrie, pour protéger l’industrie.

    Dans quels autres pays d’Europe constate-t-on des problèmes similaires ?

    Dans les pays où il est possible d’acheter de la forêt. Dans des pays comme l’Ukraine ou la Pologne, c’est très difficile, mais en Roumanie, #Estonie ou #Lettonie, c’est possible et ce n’est pas cher. Vu le niveau de #corruption ici, vous pouvez facilement en acheter beaucoup si vous connaissez les bonnes personnes. Et Ikea a à l’évidence de grosses connections avec les politiques et le ministère de l’environnement roumain. Ils sont donc devenus rapidement les plus gros propriétaires privés de forêts, avec plus de 50 000 hectares. Et leur gestion est déplorable, comme on le voit ici. Les équipes d’Ikea ne voient pas la forêt comme un écosystème, ni comme une alliée indispensable dans la lutte contre le changement climatique. Ils la voient comme une #monoculture intensive : ils coupent agressivement de riches forêts mixtes, puis replantent les espèces qui sont les plus rentables.

    À propos de changement climatique, cet été a-t-il été particulièrement chaud en Roumanie ?

    Oui. Ici, dans le centre du pays on a atteint des records de température. Or les monocultures d’arbres sont les plus exposées au #changement_climatique, aux incendies, aux attaques d’insectes... Une #forêt_mixte est beaucoup plus résiliente : si certains arbres sont touchés par le scolyte, par exemple, certaines espèces mourront, mais d’autres subsisteront et les remplaceront. Là où vous avez 100% d’espèces identiques, la forêt toute entière est soumise aux mêmes vulnérabilités.

    Un autre impact de cette industrie, ce sont les déchets d’ameublement, que nous appelons en France "#bois_B" et dont l’incinération se développe. Comment expliquer le fait que tant de produits du bois soient jetés - ce qui engendre toujours plus de production, de coupes, de #gaspillage ?

    Je pense que c’est une question de mentalité et de business plan. Ikea a développé ce modèle économique de #fast_furniture : on vient en magasin, on achète le #mobilier de cette année, qu’on aime pour sa couleur jaune, mais l’année prochaine on voudra du vert. Alors on jette et on rachète, vu que le prix est relativement bas et qu’ils encouragent cette mentalité, cette idée selon laquelle les meubles sont en quelque sorte jetables : on peut les recycler et les remplacer si on en a envie. C’est complètement insoutenable. La forêt n’en est pas capable. Si toutes les compagnies de meubles adoptaient le modèle d’Ikea, nous viendrions à bout de nos forêts, car elles ne poussent pas aussi vite que les meubles sont fabriqués et jetés.

    Comment fait Ikea pour vendre si peu cher ?

    Une combinaison de stratégies permet de réduire les coûts de production : abuser de la forêt, couper autant que possible, transporter aussi vite que possible, et payer très peu les travailleur.ses. Dans beaucoup de leurs usines, les gens gagnent le salaire mininum 4. On a donc des #coûts_de_production très bas pour un bois de valeur.

    Ce modèle de consommation rencontre-t-il du succès en Roumanie ?

    Il y a quinze ans, il n’y avait qu’un seul magasin Ikea, à Bucarest. Aujourd’hui, il y en a dans la plupart des grandes villes. Il y a donc un marché pour ces meubles à bas coût. L’industrie qui produisait des meubles de qualité il y a 30 ans était dispersée en petites entreprises et s’est complètement effondrée. Nous savons qu’à l’époque communiste les conditions de travail étaient très mauvaises dans les usines, la santé des travailleur.ses n’était pas prise en compte, les produits chimiques employés généraient des cancers et d’autres pathologies. Aujourd’hui, les usines utilisent toujours des produits dangereux comme du #formaldéhyde, ne respectent pas non plus la vie des travailleur.ses ou des riverain.es. Concernant la consommation, il y avait tellement de pauvreté qu’on n’avait pas les moyens de jeter des meubles : si le lit était fonctionnel, on le gardait, si la chaise était cassée, on la réparait et on l’utilisait jusqu’à ce qu’elle soit complètement hors-service. Mais aujourd’hui, alors même qu’il y a plus d’argent en Roumanie et que ces objets de l’ère communiste atteignent la fin de leur cycle de vie, on constate que très peu de gens peuvent se permettre de dépenser dans du bon matériel, ce qui résulte aussi de la #pauvreté.

    La pauvreté incitait à faire durer les choses, aujourd’hui elle incite à acheter du jetable ?

    Oui. Il y a aussi cette représentation : il faut se débarrasser du vieux mobilier communiste et acheter des produits avec de jolies couleurs et un joli design, sans prêter attention à la qualité ou à la traçabilité du bois. Lorsque nous parlons avec des jeunes, ils sont souvent surpris, ils s’attendent à ce que des compagnies comme Ikea soient responsables. Si vous lisez les textes publiés sur leur site Internet, vous pouvez croire que leurs produits sont des dons que Dieu envoie aux terrien.nes, ce qu’il y a de plus soutenable. Les gens croient à ces folies. Nous voulons changer ça, que les gens y réfléchissent à deux fois avant d’acheter ces produits.

    Quelles victoires avez-vous remportées ?

    De petites victoires. Ici, à Cincu, nous avons déposé plusieurs plaintes auprès de la commune et des gardes forestiers, et le maire a accepté de placer 10% de la forêt sous stricte protection - auparavant on était à 1%. Nous voyons des résultats au niveau local, mais peu au niveau international. Les grandes batailles seront longues : il faudra des années avant d’avoir des réponses d’organisations aussi opaques qu’Ikea.

    De l’autre côté de l’Europe, et à l’autre bout du cycle de vie du meuble, d’autres activistes se battent contre les effets néfastes de la fast furniture : je pense aux opposant.es au projet d’incinérateur de bois B "Thermo-sur-Seine", dans le 94. Quels conseils leur donneriez-vous ?

    Il faut continuer à se battre, tenir bon, ne pas être abattu.es par les premiers échecs. Il faut se fixer des objectifs à long terme et persévérer dans la lutte parce que le bien triomphe toujours. C’est ma conviction : si vous vous battez pour la nature, vous êtes du bon côté de l’histoire. Et à la fin, on va gagner.

    –-

    1Entreprise fondée en 2007 à Bucarest, qui produisait initialement des sapins de Noël.

    1Entreprise fondée en 1999 à Sighetul Marmatiei, fabriquant du parquet, des plans de travail, des meubles et ustensiles de cuisine.

    2Entreprise fondée en 1961 à Gherla, privatisée en 1991, fabriquant des meubles en bois.

    3Entreprise également basée à Sighetul Marmatiei, née en 1995 de la scission de plusieurs sites de production, fabriquant notamment des chaises en bois pour Ikea qui est son partenaire principal.

    4En 2026 le salaire minimum net en Roumanie équivaut à 515 € net (815 € brut).

    https://blogs.mediapart.fr/jeanne-guien/blog/050926/ikea-ou-la-mafia-du-bois
    #meubles #privatisation

  • Route des Balkans : 112 personnes soupçonnées de trafic de migrants interpellées dans 17 pays européens - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73449/route-des-balkans--112-personnes-soupconnees-de-trafic-de-migrants-int

    Route des Balkans : 112 personnes soupçonnées de trafic de migrants interpellées dans 17 pays européens
    Par La rédaction Publié le : 02/09/2026
    Une vaste opération coordonnée par l’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, a permis l’arrestation de 112 personnes soupçonnées de trafic de migrants vers l’Union européenne à travers les Balkans, a annoncé lundi l’institution dans un communiqué.
    Nouvelle opération d’ampleur contre le trafic de migrants sur la route des Balkans. Entre le 19 et le 29 juin, 112 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs « le long de la route reliant les Balkans occidentaux à l’Europe centrale » ont été interpellées dans 17 pays, a annoncé lundi 31 août dans un communiqué Frontex, l’agence de surveillance des frontières.
    L’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie ont participé à l’opération, aux côtés de l’Albanie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Moldavie, du Monténégro, de la Macédoine du Nord, de la Serbie et du Royaume-Uni. Cette opération, coordonnée par Frontex - et à laquelle a aussi participé Europol et Interpol -, a également « permis de mettre au jour 60 cas de falsification de documents », précise le communiqué. Lors de ces 10 jours d’intervention, 3 137 migrants en situation irrégulière ont été « détectés », et 2 431 personnes « se sont vu refuser l’entrée aux points de passage frontaliers », ajoute l’agence européenne. Par ailleurs, des armes à feu ont été saisis ainsi que de la drogue.
    L’opération, dénommée « Danube 11 », a été menée dans le cadre des « Journées d’action conjointe » : durant une courte période et de façon intensive, les autorités nationales de différents pays organisent des contrôles coordonnés afin de mettre en commun leurs résultats. Cette dernière opération est la 11e de ce type à se dérouler le long de cet axe migratoire menant des Balkans au centre de l’Europe.
    Ainsi pendant 10 jours, « les agents ont effectué des contrôles aux points de passage frontaliers et à l’intérieur des terres », et ont mutualisé les informations recueillies via le Bureau opérationnel conjoint de lutte contre le trafic et la traite des êtres humains basé à Vienne, en Autriche."Les réseaux de contrebande opèrent au-delà des frontières, et les personnes chargées d’enquêter [sur eux] doivent en faire autant. Le succès de cette opération ne repose pas uniquement sur les contrôles effectués, mais sur la capacité de 17 pays à analyser simultanément la situation et à exploiter les informations partagées en quelques heures plutôt qu’en plusieurs semaines", déclare dans le communiqué un responsable de Frontex.
    Un vaste coup de filet avait également eu lieu mi-juillet à travers les Balkans. Sept personnes avaient été interpellées en Grèce, Bulgarie et aux Pays-Bas dans le cadre d’une opération de démantèlement d’un réseau de trafic de migrants dans la même région.
    Ce réseau, composé principalement de ressortissants syriens et égyptiens, est soupçonné « d’avoir organisé le transport illégal de migrants depuis la Grèce en passant par la Bulgarie et la Roumanie avant de faciliter leur voyage vers l’Italie », expliquait alors dans un communiqué Europol, qui avait soutenu l’opération.
    En début d’année, l’agence de police européenne avait annoncé une autre opération de grande ampleur avec l’arrestation de plus de 3 700 suspects, dont plus de 1 800 pour traite d’êtres humains et trafic de migrants. L’opération menée en novembre 2025 a par ailleurs permis de « secourir 4 414 victimes potentielles de la traite d’êtres humains et de localiser 12 992 migrants en situation irrégulière dans 119 pays », avait affirmé Europol.
    Forte de ses succès, l’agence européenne veut aller plus loin. Elle a annoncé en mars le lancement d’un Centre européen de lutte contre le trafic de migrants (ECAMS) : cette unité de l’agence policière européenne met l’accent sur des enquêtes basées sur les données et renseignements open source (OSINT) et mène également des enquêtes financières, suivant la trace des bénéfices illicites générés par les passeurs.

    #Covid-19#migrant#migration#FRONTEX#UE#balkans#routemigratoire#trafic#migrationirreguliere#sante#traite

  • Nord de la France : deux migrants cachés dans des sacs retrouvés au port de Dieppe - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73430/nord-de-la-france--deux-migrants-caches-dans-des-sacs-retrouves-au-por

    Nord de la France : deux migrants cachés dans des sacs retrouvés au port de Dieppe
    Par La rédaction Publié le : 02/09/2026
    Deux migrants vietnamiens ont été retrouvés par des agents de sécurité au port de Dieppe, dans le nord de la France, cachés dans des sacs de voyage installés dans le coffre d’une voiture. Les conducteurs, en partance vers le Royaume-Uni, ont été interpellés et seront jugés en octobre.
    Jeudi 27 août, deux Vietnamiens ont été retrouvés recroquevillés dans deux sacs de voyage installés dans le coffre d’une voiture par des agents de sécurité travaillant au port de Dieppe, selon un article de Paris Normandie publié mardi 1er septembre.Les conducteurs, un homme et une femme français originaires de région parisienne, devaient les déposer en Angleterre, d’après les premiers éléments de l’enquête. Les accusés ont été placés en détention provisoire et déférés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Dieppe lundi. La justice leur reproche d’avoir non seulement cherché à conduire illégalement ces deux Vietnamiens en Grande-Bretagne mais aussi de les avoir soumis « à des conditions incompatibles avec la dignité humaine », indique le média local.
    L’homme a un casier judiciaire chargé (vol, extorsion, trafic de stupéfiants, conduite sans permis, conduite sous stupéfiants, association de malfaiteurs, séquestration) tandis que la femme est inconnue des services de police."Je regrette ce que j’ai fait", affirme le premier. « Je ne suis pas quelqu’un de mal », renchérit la deuxième.
    Selon le ministère public, l’accusé devait toucher 2 500 euros pour ce passage.À l’issue de l’audience, le procès a été renvoyé au 21 octobre. L’homme, père de deux enfants, est maintenu en détention provisoire. Il risque 20 ans de prison. La femme a été libérée et placée sous contrôle judiciaire et encourt une peine de 10 ans d’emprisonnement.
    Face au renforcement des contrôles le long du littoral, les exilés tentent de rejoindre le Royaume-Uni par d’autres moyens. Mi-juin, deux exilés, d’origine iranienne et afghane et âgés d’une trentaine d’années, ont essayer de traverser la Manche en kayak, avant d’être secourus au large de Boulogne-sur-Mer en état d’hypothermie.
    En mars, deux passeurs de nationalité ukrainienne ont été condamnés par la justice britannique à des peines de cinq et six ans de prison pour trafic de migrants. Les deux hommes étaient à la tête d’un « trafic d’êtres humains dit ’VIP’ », selon les autorités britanniques : ils transportaient des migrants depuis les côtes de Seine-Maritime vers l’Angleterre à bord d’un yacht, en échange de 15 000 à 18 000 euros. Cette année, les arrivées au Royaume-Uni ont baissé de 23% avec 33 000 personnes ayant réussi la périlleuse traversée de la Manche. Le nombre total des migrants ayant traversé la Manche de la France vers le Royaume-Uni cet été - une période qui connaît généralement une augmentation de la fréquence de ces passages en raison d’une météo plus clémente - a aussi chuté à son niveau le plus bas depuis 2019, a annoncé lundi le gouvernement britannique, saluant le succès de son accord de coopération avec la France.

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#manche#sante#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic

  • Presunto uomo di fiducia della ‘ndrangheta in Svizzera sotto processo a Bellinzona

    Si tratta di un 59enne italiano residente in Argovia che avrebbe forti legami con il clan #Anello-Fruci - Il procedimento è legato alla vasta operazione “Imponimento” - La Svizzera usata come cassaforte e armeria

    È accusato di aver partecipato per vent’anni alle attività della ‘ndrangheta in Svizzera l’uomo che viene processato da questo lunedì al Tribunale penale federale di Bellinzona. Il 59enne italiano, residente in Argovia, sarebbe stato un uomo di fiducia del #clan_Anello-Fruci. Il dibattimento dovrebbe durare fino all’11 settembre.

    Il processo è legato alla vasta operazione “#Imponimento”, che nel luglio 2020 ha portato all’arresto in Svizzera e in Italia di oltre 70 persone. Da questa inchiesta emergono le attività principali che le organizzazioni criminali italiane svolgono da tempo in Svizzera: traffico di droga, traffico di armi (per rimpolpare gli arsenali del clan) e il riciclaggio di denaro sotto varie forme: dalla ristorazione ai locali notturni, dal cambio valuta all’acquisto in leasing di vetture di lusso, spiega il giornalista della RSI Francesco Lepori, specializzato in cronaca giudiziaria e responsabile operativo dell’Osservatorio ticinese sulla criminalità organizzata dell’Università della Svizzera italiana (USI).
    Immettersi nel tessuto economico e sociale per agire indisturbati e benvoluti

    La cosca degli Anello-Fruci ha una forte vocazione imprenditoriale. Agli affari sporchi ha infatti saputo affiancare investimenti in apparenza leciti che hanno permesso anche di inserirsi nella comunità di accoglienza. Una capacità che le ha permesso di integrarsi nel tessuto economico e sociale per poi agire indisturbata, sottolinea Lepori. Basti pensare che uno degli altri referenti svizzeri del capo clan, che come il 59enne risiedeva nel canton Argovia, era titolare di un ristorante e sponsorizzava persino la squadra di calcio del paese. Era ben voluto in zona, tanto che, come spesso accade, nel 2020 la notizia del suo arresto non mancò di suscitare stupore.

    In Svizzera intercettazioni e un infiltrato

    Le indagini nei confronti del clan sono state, come detto, imponenti. In Svizzera sono state condotte nei confronti di una dozzina di persone e hanno comportato l’uso di mezzi particolari come le intercettazioni ambientali e l’impiego di un agente infiltrato della polizia federale, grazie al quale le dichiarazioni dei pentiti in Italia hanno potuto trovare riscontro, indica Lepori.
    Varie condanne già emesse in Italia

    Oltreconfine la vicenda è già sfociata in diverse condanne di primo e in parte di secondo grado. Al capo del sodalizio sono stati inflitti 20 anni di carcere, al proprietario del ristorante 17 e al cugino del 59enne, che lavorava come operaio comunale nel Luganese, 11 anni che sono stati poi ridotti in appello a 10 anni e 8 mesi.

    Svizzera come cassaforte e armeria

    Il 59enne sotto processo a Bellinzona è considerato dagli inquirenti l’uomo di fiducia degli Anello-Fruci in Svizzera, ma non è l’unico. Attorno a lui ruotavano altre figure e questo mostra come la Svizzera avesse un ruolo molto importante per il clan. Era infatti la loro cassaforte, dove arrivavano i capitali illeciti, frutto soprattutto del traffico di droga, che venivano investiti per generare ulteriori profitti, indica Lepori. Le scorte accumulate rimanevano quindi al sicuro, pronte a rientrare in Italia quando il capo della cosca necessitava di denaro.

    Da non dimenticare poi le armi e le munizioni: grazie alla presenza di una rete in Svizzera era possibile garantire l’approvvigionamento al clan. Un piccolo arsenale, ricorda Lepori, era stato sequestrato anche in Ticino a casa del 59enne.

    https://www.rsi.ch/info/ticino-grigioni-e-insubria/Presunto-uomo-di-fiducia-della-%E2%80%98ndrangheta-in-Svizzera-sotto-processo-a-
    #ndrangheta #Suisse #procès #justice #criminalité_organisée #drogue #armes #trafic_de_drogue #trafic_d'armes #blanchissement_d'argent #restauration #restaurants

  • Car harm: A global review of automobility’s harm to people and the environment

    Despite the widespread harm caused by cars and automobility, governments, corporations, and individuals continue to facilitate it by expanding roads, manufacturing larger vehicles, and subsidising parking, electric cars, and resource extraction. This literature review synthesises the negative consequences of automobility, or car harm, which we have grouped into four categories: violence, ill health, social injustice, and environmental damage. We find that, since their invention, cars and automobility have killed 60–80 million people and injured at least 2 billion. Currently, 1 in 34 deaths are caused by automobility. Cars have exacerbated social inequities and damaged ecosystems in every global region, including in remote car-free places. While some people benefit from automobility, nearly everyone—whether or not they drive—is harmed by it. Slowing automobility’s violence and pollution will be impracticable without the replacement of policies that encourage car harm with policies that reduce it. To that end, the paper briefly summarises interventions that are ready for implementation.

    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0966692324000267

    #voitures #trafic_routier #automobiles #santé #environnement #santé_publique #statistiques #chiffres #violence #injustices_sociales #dégâts #mortalité #blessés #blessures #pollution #article_scientifique

    signalé aussi par @sombre
    https://seenthis.net/messages/1043079

  • France : un camion avec 58 migrants entassés à l’intérieur découvert à Paris - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73334/france--un-camion-avec-58-migrants-entasses-a-linterieur-decouvert-a-p

    France : un camion avec 58 migrants entassés à l’intérieur découvert à Paris
    Par La rédaction Publié le : 27/08/2026
    Pas moins de 58 personnes, dont des enfants, ont été découverts enfermés dans un camion dans le 18e arrondissement de Paris, dans la nuit de mardi à mercredi. Certaines se trouvaient en situation régulière, d’autres ont été placées en rétention administrative du fait de leur situation irrégulière. L’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) est en charge de l’enquête.
    Il était minuit passé lorsque des policiers parisiens ont découvert, dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 août, pas moins de 58 personnes migrantes entassées dans un camion, dans le 18e arrondissement de Paris.Des enfants se trouvaient parmi le groupe, retrouvé lors du contrôle de ce véhicule alors stationné dans une impasse, rapporte une source policière à l’AFP, confirmant une information d’Europe 1.
    Le chauffeur était absent lors du contrôle. « Une enquête a été ouverte, à l’initiative de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), du chef d’aide à l’entrée, à la circulation, ou au séjour irréguliers d’un étranger en France en bande organisée », a précisé le parquet de Paris à la presse.Le dossier a été confié à l’antenne parisienne de l’Oltim. Celle-ci devra établir si « le camion devait les acheminer à un point déterminé dans le cadre d’une filière organisée ».
    Le véhicule appartient, d’après les premiers éléments de l’enquête, à une société domiciliée en Seine-et-Marne, a fait savoir le parquet.
    Parmi les 58 personnes, les femmes, enfants et ceux porteurs d’un récépissé de demande de statut de réfugié ont été laissés libres, rapporte l’AFP. Les 26 personnes restantes, sans titre de séjour, ont été placées en retenue administrative.
    Dans les Yvelines, quelques heures avant, dans l’après-midi du mardi 25 août, 19 exilés ont été découverts enfermés, eux, dans un camion frigorifique. Parmi le groupe se trouvaient sept enfants, selon TV78, le média départemental qui a rapporté l’information.
    Ce camion frigorifique se trouvait près d’un péage à Saint-Arnoult-en-Yvelines, au sud de Paris, sur l’autoroute A10. Les gendarmes ont été alertés suite à l’appel de l’un des occupants, qui a prévenu les secours alors qu’il se trouvait entassé à l’intérieur.
    Les exilés seraient originaires d’Iran et d’Irak, selon les informations des autorités citées par TV78. Tous auraient embarqué sans que le chauffeur n’en soit informé. Or, il s’agit de conditions de transport particulièrement dangereuses, notamment en raison des températures qui régnaient dans le véhicule.En novembre dernier, quatre hommes de nationalité irakienne ont été interpellés alors qu’ils se trouvaient dans un camion frigorifique au marché d’intérêt national de Rouen. En octobre, 11 migrants érythréens ont aussi été retrouvés dans un camion frigorifique dans le nord de la France. Dans ces véhicules, la température peut descendre proche des 0°C.
    L’été dernier, 15 exilés avaient été retrouvés en hypothermie sur une aire de repos du Pas-de-Calais alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni dans un camion frigorifique. Plusieurs personnes avaient dû être emmenées à l’hôpital.
    Le risque de suffocation est également important car ces véhicules n’ont que très peu de ventilation dans la remorque. En 2019, 39 migrants vietnamiens avaient perdu la vie dans un camion frigorifique près de Londres. Depuis, si elles sont beaucoup plus rares que les traversées de la Manche par canots, les tentatives illégales de passage en Angleterre par camion n’ont pas totalement disparu. Surtout, les réseaux de passeurs utilisent régulièrement des camions pour acheminer les exilés vers le littoral, depuis la région parisienne et les départements alentours, voire depuis les pays voisins comme la Belgique. Ces derniers rejoignent alors les campements informels, puis tentent la traversée maritime, également très risquée.

    #Covid-19#migrant#migration#france#routemigratoire#migrationirreguliere#trafic#sante

  • 33 candidats floués et des millions envolés : Le faux projet d’immigration vers l’Italie tourne au cauchemar | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/33-candidats-floues-et-des-millions-envoles-le-faux-projet-dimmigration-ver

    33 candidats floués et des millions envolés : Le faux projet d’immigration vers l’Italie tourne au cauchemar
    Auteur : Mactar NDIAYE
    Un homme poursuivi pour une escroquerie présumée de visa s’élevant à 54,6 millions de francs CFA a été présenté lundi devant le procureur de Saint-Louis par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques similaires (DNLT). Cet individu est accusé d’« association de malfaiteurs, escroquerie au visa et complicité ».​Selon la police, les événements ont débuté avec une plainte déposée le 12 juin 2026 par une femme qui affirme qu’un homme, désigné par les initiales A.K.M., et une femme, K.T., lui ont extorqué une importante somme d’argent sous prétexte d’un projet d’immigration vers l’Italie. La plaignante avait été mise en relation avec A.K.M. par sa sœur, et il lui avait promis un « Nulla Osta », équivalent à un contrat de travail, et un visa pour l’Italie moyennant 3 millions de francs CFA par candidat. Sur cette base, elle a rassemblé 33 dossiers et versé progressivement 54 640 000 francs CFA.
    ​Malheureusement, toutes les demandes de visa soumises à l’ambassade d’Italie ont été refusées en raison du non-paiement des frais nécessaires pour valider les contrats auprès des préfectures italiennes. Lors de l’interrogatoire, renseigne-t-on, A.K.M. a admis avoir reçu de l’argent, mais conteste le montant total. Il prétend avoir transféré les fonds à sa belle-sœur en Italie. Cependant, confronté aux preuves des virements, il n’a pas pu fournir de justificatifs, arguant que sa belle-sœur aurait également été trompée par des escrocs italiens. ​À l’issue de ces investigations, il a été déféré devant le parquet de Saint-Louis, et l’enquête se poursuit afin d’identifier d’autres éventuels complices

    #Covid-19#migration#senegal#migrant#saintlouis#italie#visas#migrationirrefuliere#trafic#sante

  • Espagne : un réseau d’exploitation sexuelle de mineures non accompagnées subsahariennes démantelé - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73042/espagne--un-reseau-dexploitation-sexuelle-de-mineures-non-accompagnees

    Espagne : un réseau d’exploitation sexuelle de mineures non accompagnées subsahariennes démantelé
    Par La rédaction Publié le : 12/08/2026
    La police espagnole a annoncé mardi 11 août avoir démantelé un réseau de traite de jeunes migrantes subsahariennes à des fins d’exploitation sexuelle. Cinq membres du réseau, qui opéraient depuis les îles Canaries, ont été arrêtés. La Guardia Civil a annoncé mardi 11 août le démantèlement d’une organisation criminelle implantée à Gran Canaria, dans les îles Canaries. Elle est accusée d’avoir recruté des mineures non accompagnées hébergées dans des centres d’accueil afin de les transférer vers l’Espagne continentale et la France où elles ont été exploitées sexuellement.
    L’opération baptisée Jabany a conduit à l’arrestation de cinq personnes, dont un mineur. Grâce au déroulement de cette opération, la Guardia civil a aussi pu libérer deux victimes et empêcher la fuite de quatre autres mineures, « les empêchant de quitter les îles selon la même procédure que dans les cas précédents ».
    L’enquête a débuté après le retour en Espagne d’une jeune migrante qui avait quitté un centre de protection de Gran Canaria et avait été transférée en France. Selon son témoignage, elle avait été attirée par la promesse d’un emploi avant de finalement réussir à revenir en Espagne. Elle a alors raconté sa situation aux autorités. C’est à la suite de ce témoignage que les enquêteurs se sont intéressés à d’autres cas de disparitions de mineures hébergées dans des centres de protection de l’île. Après plusieurs mois d’enquête, ils ont alors constaté un schéma similaire dans plusieurs cas : des mineures quittaient leur centre d’accueil sans leurs documents personnels et apparaissaient quelques heures plus tard sur des vols à destination de différentes villes de la péninsule espagnole.Selon les enquêteurs, le réseau profitait de la vulnérabilité particulière des jeunes filles, souvent sans liens familiaux en Espagne, désireuses de trouver du travail et confrontées à la barrière de la langue.
    Pour la Guardia Civil, la répétition de ces départs et la présence de documents d’identité utilisés pour les voyages ont permis d’établir qu’il ne s’agissait pas de fugues isolées, mais d’une « organisation structurée ». Chaque membre avait des rôles bien définis : « certains membres étaient chargés de contacter les mineurs ou de faciliter les contacts depuis les centres ; d’autres géraient les formalités administratives, la distribution des effets personnels ou l’achat des billets », expliquent les autorités. Dans certains cas, les suspects accompagnaient même les victimes à l’aéroport pour s’assurer qu’elles puissent accéder à la zone d’embarquement et être ensuite transférées vers leur destination finale. Des investigations supplémentaires sont toujours en cours afin de déterminer si d’autres jeunes filles ayant quitté des centres de protection de Gran Canaria au cours des dernières années ont pu être victimes du même réseau. Et si oui, de retrouver leurs traces.Cette annonce intervient alors que la problématique de la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) en Espagne fait couler beaucoup d’encre. À la suite de l’afflux de plus de 80 000 migrants dans l’enclave de Ceuta fin juillet, il reste des milliers de MNA dans le petit territoire espagnol en terre marocaine et les autorités sont confrontées à leur délicate prise en charge. Parmi eux se trouvent de nombreuses jeunes filles, particulièrement vulnérables aux risques de violences sexuelles et d’exploitation. Quelques adolescents ont trouvé un hébergement provisoire chez des habitants mais de très nombreux jeunes sont toujours contraints de dormir à la rue. Cette situation les expose à de graves risques d’exploitation et de traite d’êtres humains, met en garde l’Unicef. « Certains d’entre eux sont très jeunes, il y a aussi des filles, et c’est un véritable traumatisme de se retrouver seuls, sans projet migratoire », a souligné le directeur général de l’Unicef Espagne, José María Vera, interrogé par le média Cadena Ser.

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#MNA#subsaharien#sante#droit#trafic#canaries#prostitution

  • Émigration clandestine à Joal : Les convoyeurs prennent la fuite, la justice tombe sur le marabout et le bailleur ! | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/emigration-clandestine-a-joal-les-convoyeurs-prennent-la-fuite-la-justice-t

    Émigration clandestine à Joal : Les convoyeurs prennent la fuite, la justice tombe sur le marabout et le bailleur !
    Auteur : Khady NDOYE
    Dans une affaire d’émigration irrégulière impliquant une soixantaine de candidats au voyage, les principaux organisateurs présumés, Baye Fall et Ndèye Fatou Diaw, se sont évaporés dans la nature. Leur fuite laisse derrière eux de lourds ennuis judiciaires pour S. P. Diouf, un marabout, et L. M. Diouf, un bailleur, tous deux poursuivis devant le tribunal pour complicité d’escroquerie. À la barre, les deux prévenus ont fermement nié toute implication, affirmant avoir été eux-mêmes manipulés et dupés par le couple de convoyeurs en fuite.
    ​Tout a commencé lorsque Baye Fall s’est rendu chez le marabout S. P. Diouf pour solliciter des prières en vue d’un voyage. Il a ensuite dépêché Ndèye Fatou Diaw auprès du religieux pour récupérer des talismans. Profitant de cette rencontre, la dame a demandé au marabout s’il connaissait un logement à louer. S. P. Diouf l’a alors mise en relation avec L. M. Diouf, propriétaire d’une concession à Joal. Ce dernier a accepté de louer sa maison à Baye Fall pour la somme de 350 000 francs CFA. ​Mais le bailleur était loin de se douter que la résidence allait rapidement se transformer en bunker secret pour près de 60 candidats à l’émigration clandestine, dans l’attente d’un embarquement imminent en pirogue. ​Le pot aux roses a été découvert lorsqu’une violente bagarre a éclaté à l’intérieur de la concession. Alertés par le voisinage, les éléments de la gendarmerie sont intervenus sur les lieux pour rétablir l’ordre. Dans la foulée, P. Sall, l’un des candidats au voyage, a déposé une plainte formelle contre le marabout et le propriétaire, les soupçonnant d’être chevilles ouvrières du réseau de convoyage. ​À la barre, le bailleur a réfuté catégoriquement ces accusations, jurant qu’il ignorait tout de l’usage que Baye Fall comptait faire de son bien. La défense a toutefois apporté une nuance en révélant que L. M. Diouf envisageait lui-même d’embarquer pour l’Europe et qu’il avait accepté de mettre son logement à disposition des convoyeurs, prévoyant de solder le reliquat de son voyage une fois arrivé à destination.
    ​De son côté, le marabout S. P. Diouf a reconnu avoir reçu Baye Fall pour des séances de prières, confirmant avoir perçu la somme de 300 000 francs CFA pour ses prestations mystiques. Quant au plaignant P. Sall, il a affirmé devant les juges avoir versé 500 000 francs CFA directement entre les mains de la fugitives Ndèye Fatou Diaw. Lors des plaidoiries, les avocats des deux mis en cause ont vivement fustigé la tournure des poursuites. Me Abdoulaye Tall a soutenu que ses clients étaient « davantage des victimes que des complices », réclamant une relaxe pure et simple. Me Oumar Sène a, pour sa part, remis en cause la matérialité de la complicité : « En quoi le fait d’avoir fait des prières participe-t-il à la commission d’une escroquerie ? », s’est-il interrogé, plaidant l’absence totale d’infraction. Abondant dans le même sens, Me Elimane Kane a insisté sur le fait que les deux hommes ont été instrumentalisés par les véritables cerveaux de l’affaire, aujourd’hui introuvables. ​Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra sa décision le mardi 18 août prochain

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#migrationirreguliere#joal#sante#trafic

  • Trafic de migrants à Joal : Un organisateur arrêté, 27 candidats au départ clandestin interceptés | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/trafic-de-migrants-a-joal-un-organisateur-arrete-27-candidats-au-depart-cla

    Trafic de migrants à Joal : Un organisateur arrêté, 27 candidats au départ clandestin interceptés
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ
    La brigade territoriale de Joal, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a démantelé un réseau présumé de trafic de migrants. L’organisateur présumé a été interpellé ainsi que 27 candidats à l’émigration irrégulière.Selon des sources de Seneweb, les investigations ont permis d’identifier l’organisateur présumé, O. Dianko, âgé de 32 ans, un pêcheur domicilié à Joal. Les gendarmes ont obtenu son numéro de téléphone et mis en place une opération de filature en utilisant deux faux candidats afin de le piéger.
    Logé à l’hôtel Ten Bi de Mbour depuis le 26 juillet 2026, le suspect a été invité à quitter son lieu d’hébergement pour se rendre à Joal afin de récupérer les prétendus candidats et les conduire vers leur destination. À son arrivée au point de rendez-vous où les deux vrais faux candidats l’attendaient, il a été interpellé par les gendarmes qui étaient en surveillance discrète.Le mis en cause a conduit par les enquêteurs au foyer où étaient regroupés les autres candidats au départ clandestin. Les gendarmes y ont interpellé 27 personnes : 13 Sénégalais, sept Gambiens et sept Maliens, dont trois femmes.La fouille du suspect a permis la saisie de 1 800 000 F CFA, somme qui serait liée à l’organisation du voyage.
    Au terme de l’enquête, O. Dianko a été déféré devant le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de Mbour, pour trafic de migrants ainsi que pour d’autres chefs d’accusation.
    ⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
    – La brigade territoriale de Joal a démantelé un réseau de trafic de migrants et arrêté l’organisateur présumé, O. Dianko, 32 ans, pêcheur à Joal, ainsi que 27 candidats à l’émigration irrégulière (13 Sénégalais, 7 Gambiens et 7 Maliens).
    – Les gendarmes ont utilisé deux faux candidats pour piéger le suspect à Joal après le localiser grâce à son numéro de téléphone et le suivre depuis son hôtel à Mbour.
    – Une somme de 1 800 000 F CFA a été saisie chez le suspect et O. Dianko a été déféré au procureur de Mbour pour trafic de migrants et autres chefs d’accusation.
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#trafic#joal#sante#migrationirreguliere#routemigratoire#mbour

  • Traite de personnes à Kédougou : deux jeunes Nigérianes auraient été « achetées » 300 000 et 500 000 FCFA avant d’être exploitées
    https://www.dakaractu.com/Traite-de-personnes-a-Kedougou-deux-jeunes-Nigerianes-auraient-ete-achete

    Traite de personnes à Kédougou : deux jeunes Nigérianes auraient été « achetées » 300 000 et 500 000 FCFA avant d’être exploitées
    L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées de Kédougou a intercepté deux jeunes Nigérianes convoyées jusqu’au village de Sambrabougou, dans le département de Saraya. Selon Libération, une femme dénommée Eunice Attah, alias Mirabel, est soupçonnée d’avoir organisé leur venue au Sénégal et de les avoir destinées à la prostitution.
    Une enquête ouverte à Kédougou a mis au jour une affaire présumée de traite de personnes impliquant deux jeunes femmes nigérianes. Selon Libération, l’opération a été menée le 4 août par l’antenne régionale spécialisée dans la lutte contre le trafic de migrants. Les enquêteurs avaient été informés de l’arrivée au village de Sambrabougou, dans le département de Saraya, de deux jeunes femmes parties du Nigeria et convoyées jusqu’au Sénégal. Les deux victimes présumées auraient été acheminées par une femme dénommée Eunice Attah, également connue sous l’alias Mirabel, qui les aurait destinées à la prostitution. Interpellées en même temps que la mise en cause, les deux jeunes Nigérianes ont été entendues par les enquêteurs. Elles auraient confirmé avoir quitté leur pays avant d’être conduites au Sénégal.
    Selon Libération, elles auraient d’abord été hébergées à Douta avant d’être transférées à Sambrabougou. Une fois sur place, Eunice Attah aurait exigé qu’elles se prostituent afin de lui rembourser chacune une somme de 1,5 million de francs CFA, présentée comme correspondant aux frais engagés pour leur voyage. Interrogée sur les conditions dans lesquelles elle avait fait venir les deux jeunes femmes au Sénégal, Eunice Attah aurait reconnu les avoir « achetées ». Libération rapporte qu’elle aurait déclaré avoir acquis F. Innocent pour 500 000 FCFA et Annie Yusuf pour 300 000 FCFA auprès de compatriotes nigérians. Deux personnes vivant respectivement à Cotonou et dans l’État de Benue, au Nigeria, sont citées par le quotidien comme ayant participé à l’organisation du voyage vers le Sénégal. Au terme des investigations, Eunice Attah a été déférée au parquet de Kédougou le 4 août, indique Libération. Les deux jeunes femmes ont quant à elles été remises à l’ONG « La Lumière » afin de bénéficier d’une prise en charge.

    #Covid-19#migrant#migration#traite#senegal#nigeria#kedougou#saraya#prostitution#sante#droit#trafic

  • Italie : un réseau de passeurs entre l’Algérie, la Sardaigne et la France démantelé - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72956/italie--un-reseau-de-passeurs-entre-lalgerie-la-sardaigne-et-la-france

    Italie : un réseau de passeurs entre l’Algérie, la Sardaigne et la France démantelé
    Par La rédaction Publié le : 07/08/2026
    Les autorités italiennes ont annoncé jeudi 6 août avoir démantelé un réseau de passeurs. Les huit hommes arrêtés sont accusés d’avoir transportés des migrants depuis les côtes algériennes vers l’île italienne de Sardaigne à bord de petits et rapides bateaux à moteur.
    C’est un réseau de passeurs qui opérait sur une route méconnue qui a été démantelé par les autorités italiennes. Jeudi 6 août, la police italienne a annoncé l’arrestation de huit personnes dans le cadre d’une enquête ouverte depuis le mois de février. Tous originaires d’Algérie, ils sont suspectés d’avoir monté un réseau de passeurs opérant entre l’Algérie, l’ile italienne de Sardaigne et la France.
    Selon les éléments de l’enquête, l’homme à la tête du réseau était un demandeur d’asile résidant à Cagliari, la capitale de l’île. « Cet homme aurait géré le recrutement des migrants et des passeurs en Algérie, la collecte de l’argent nécessaire à la traversée et l’organisation des voyages clandestins vers les côtes de la Sardaigne au moyen d’embarcations dangereuses, ainsi que la présumée corruption de membres des autorités locales afin de faciliter les départs », relève la police.
    En six mois d’enquête, les enquêteurs ont pu reconstituer le fonctionnement de ce réseau criminel opérant entre entre El Kala, Cagliari et Marseille dans le sud de la France. Ils ont recensé au moins cinq traversées.Dans le détail, « en Algérie étaient recrutés les migrants, organisés les départs et mise en place la logistique des traversées ». Ensuite, en Sardaigne, « se trouvait la structure chargée de l’accueil, de la préparation de documents contrefaits et du soutien opérationnel aux complices ».La branche marseillaise de l’opération était uniquement financière, indique la police qui, à travers ses investigations, a découvert que « l’un des principaux financiers de l’organisation », opérait dans cette ville du sud de la France.
    Les traversées coutaient environ 2 500 euros par personne et concernaient à chaque fois entre 10 et 12 migrants. Elles étaient effectués à bord de bateaux « Phantom », une référence bien connue de bateau semi-rigide très rapide. Au moins 50 à 60 migrants - principalement des Algériens et Tunisiens - aurait donc rejoint l’Italie via ce réseau, a détaillé la police à l’AFP.
    Une fois en Italie, de faux documents attestant des demandes de protection internationale en cours étaient fabriqués. « En modifiant des documents authentiques et en remplaçant les photographies, le réseau aurait créé de faux documents, vendus environ 150 €, permettant ainsi à des citoyens étrangers de séjourner ou de circuler illégalement dans le pays », commente la police.Selon le communiqué de la police, le groupe criminel prévoyait d’élargir ses activités afin d’ouvrir une « nouvelle route de trafic d’êtres humains, plus rentable », entre l’île tunisienne de La Galite et les côtes sardes, poursuit la même source

    #Covid-19#migrant#migration#italie#algerie#sardaigne#tunisie#migrationirreguliere#trafic#sante

  • Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ziguinchor-la-dntl-demantele-un-reseau-de-migrants-trois-suspects-en-fuite_

    Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Le 29 juillet 2026, l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNTL) a déjoué un projet d’émigration irrégulière de grande ampleur vers les îles Canaries. Une opération surprise, menée avec l’appui des forces de l’ordre, a permis de mettre à nu un réseau structuré qui organisait la traversée clandestine. Six personnes ont été déférées au tribunal pour association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Les enquêteurs ont saisi une pirogue financée par les candidats, destinée à convoyer les migrants vers les côtes espagnoles.Selon les investigations, l’itinéraire prévu passait par les îles de Diogué, puis par Joal-Fadiouth, avant la traversée finale vers l’Espagne.
    Ce schéma illustre la sophistication des réseaux qui exploitent la détresse des jeunes en quête d’une vie meilleure. La traque n’est pas terminée : trois autres membres du réseau, identifiés mais toujours en fuite, sont activement recherchés. Les autorités locales réaffirment leur détermination à briser les filières clandestines et à protéger des vies face aux dangers de l’émigration irrégulière.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ziguinchor#joalfadhiou#routemigratoire#DNLT#trafic#sante#canaries

  • Émigration clandestine : Six personnes déférées après le démantèlement d’un réseau | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/emigration-clandestine-six-personnes-deferees-apres-le-demantelement-dun-re

    Émigration clandestine : Six personnes déférées après le démantèlement d’un réseau
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Six individus ont été déférés au parquet le 29 juillet 2026 par l’antenne régionale de Ziguinchor de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par voie maritime, complicité, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée.
    Le projet de départ clandestin vers les îles Canaries n’aura finalement pas lieu. Alertés par une information confidentielle faisant état de la préparation d’une traversée maritime prévue le 29 juillet, les enquêteurs de la DNLT ont ouvert des investigations qui ont conduit au démantèlement d’un réseau bien structuré.
    Le réseau opérait entre Ziguinchor, l’île de Diogué, Joal-Fadiouth et l’Espagne. Le cerveau présumé, assisté de son frère, aurait assuré la coordination de l’opération, son financement ainsi que la collecte des sommes versées par les candidats au voyage.Un réseau organisé autour de plusieurs complicesLes enquêteurs ont également identifié plusieurs personnes qui auraient joué des rôles précis dans l’organisation du voyage clandestin. Certaines étaient chargées du recrutement des candidats et des capitaines, tandis que d’autres s’occupaient de la logistique, de l’hébergement des migrants ou encore de la préparation de la traversée et de la navigation.
    Au total, six principaux collaborateurs ont été interpellés. Deux ressortissants de la sous-région, présentés comme des victimes du réseau, ont confirmé leur enrôlement et pointé le principal suspect. Les cinq autres personnes interrogées séparément ont, elles aussi, corroboré les éléments recueillis par les limiers.Face aux enquêteurs, le suspect principal est finalement passé aux aveux. Il a reconnu avoir organisé le voyage et prévu de répartir les candidats en deux groupes afin de contourner la vigilance des forces de défense et de sécurité.L’itinéraire envisagé devait notamment passer par les eaux gambiennes avant que l’embarcation ne prenne le large en direction des îles Canaries.
    Les investigations ont également permis de mettre la main sur plusieurs éléments susceptibles d’étayer les accusations. Les enquêteurs ont notamment saisi des listes nominatives de candidats de différentes nationalités, faisant apparaître des sommes versées allant de 400 000 F CFA à 700 000 F CFA.Divers documents et supports compromettants ont également été récupérés. La pirogue destinée à la traversée, dont la construction a été financée grâce aux fonds collectés auprès des candidats, a été saisie et placée sous scellés provisoires.L’opération a permis de mettre en échec un projet d’émigration irrégulière qui devait concerner plus d’une centaine de candidats. Les suspects auraient, lors des auditions, évoqué la précarité économique et l’influence de leur environnement social pour expliquer leur implication présumée dans ce projet.
    Déférés au parquet le 29 juillet, les six interpellés devront répondre des faits qui leur sont reprochés. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier d’éventuels autres complices

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#ziguinchor#joalfadhiou#trafic#sante

  • La plus grande victoire de la #mafia est d’avoir cessé de ressembler à la mafia

    Aujourd’hui, la mafia semble plus puissante que jamais – il suffit de regarder les chiffres de la #cocaïne pour s’en rendre compte –, mais aussi plus invisible. Comment en est-on arrivé là ?

    Quand j’ai écrit Extra pure en 2020, la cocaïne était déjà partout ; aujourd’hui, elle est partout et coûte moins cher. La production mondiale a plus que triplé et les saisies atteignent des niveaux records. C’est justement là le problème : saisir des tonnes sans faire grimper le prix revient à vider l’océan à la cuillère.

    La structure a changé : on n’a plus de cartels verticaux, mais un système de courtage, des cellules interchangeables, l’Équateur devenu une plaque tournante, l’Europe du Nord avec Anvers et Rotterdam comme portes d’entrée, la ‘Ndrangheta en tant que banquier du système. Et puis les drogues de synthèse, qui n’ont besoin ni de terre ni d’agriculteurs, mais seulement d’un hangar.

    Mais la véritable nouveauté se trouve là où l’on ne regarde pas.
    Quel est cet angle mort ?

    Oliver Bullough l’a baptisé « Moneyland », un pays sans frontières où l’argent sale circule librement tandis que les lois censées le traquer restent nationales. Le criminologue Michael Levi répète depuis des années que, en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, on mesure l’activité et jamais le résultat : on compte le nombre de signalements envoyés et non la quantité de crimes qui ont été empêchés.

    Il en résulte que l’on récupère 0,05 % des produits du crime et que les coûts de mise en conformité dépassent de cent fois l’argent saisi
    1
    . C’est le paradoxe du réverbère : nous cherchons les clefs là où il y a de la lumière, dans les formulaires, dans les signalements des banques, dans la bureaucratie de la conformité, alors que les clefs se trouvent dans l’obscurité et que personne ne veut s’y aventurer.
    Quels signaux plus ou moins faibles voyez-vous en France où l’on parle de plus en plus d’une mexicanisation du pays ?

    Chaque fois qu’un jeune meurt à Marseille, la France regarde le cadavre et dit : « Le Mexique ». C’est là que réside l’erreur. Le mort est la seule partie du trafic de drogue qui accepte de se laisser photographier. C’est le résidu, le bilan des erreurs, le coût d’un marché qui n’a pas encore trouvé son équilibre. Un marché qui tue est un marché immature. Quand le système fonctionne vraiment, personne ne meurt : on signe un acte notarié. Le sang n’est pas le signe de la puissance criminelle, c’est le signe de son adolescence.

    Le signal grave, c’est l’autre, et par définition, on ne le voit pas, car sa réussite coïncide exactement avec son invisibilité.

    Commençons par la langue, qui trahit toujours. Les Français parlent de « blanchiment ». En Italie, nous parlons de « recyclage ». Ce sont deux philosophies opposées.
    C’est-à-dire ?

    Le blanchiment promet la purification, la tache qui disparaît, l’argent qui redevient innocent. Le recyclage admet au contraire que la substance reste et ne change que de forme. La France s’est bercée pendant des décennies de l’illusion de pouvoir « laver » ; l’Italie a appris à ses dépens que rien ne se lave, mais se transforme. Ce n’est pas un détail lexical : Tracfin appelle encore aujourd’hui « sociétés lessiveuses » les entités qui blanchissent les fonds du crime organisé. Toute la métaphore de la lessive est présente dans le vocabulaire administratif de l’État.

    Et voici la partie historique que la France refuse de lire. Le trafic qui a inondé l’Amérique d’héroïne pendant trente ans s’appelait la « French Connection ». Le mot « français » figurait dans son nom, les laboratoires se trouvaient à Marseille, et la France a tout de même réussi à considérer cela comme l’affaire des autres : d’abord des Corses, puis des Italiens, ensuite des Maghrébins, aujourd’hui des Slaves et des Albanais.

    Chaque génération a eu son étiquette ethnique, et chaque étiquette a servi à ne pas nommer la structure. Car si les laboratoires étaient marseillais, l’argent ne restait jamais dans le milieu : il passait par des banques, des biens immobiliers sur la Côte d’Azur, des casinos, des chantiers. Le trafic peut être étranger.
    Et le blanchiment ?

    Le blanchiment, non. Le blanchiment est toujours local, par nécessité technique : pour blanchir de l’argent, il faut un notaire, un expert-comptable, un établissement de crédit, un marché public, un cadastre. Il faut donc les institutions de ce pays et les professionnels de ce pays.

    Les chiffres le montrent avec une brutalité que les chroniques n’ont pas. La Cour des comptes européenne a estimé le blanchiment à 1,3 % du PIB de l’Union chaque année, soit environ 38 milliards d’euros pour la seule France. La commission d’enquête du Sénat évalue à 50 milliards le chiffre d’affaires des réseaux spécialisés dans le blanchiment de capitaux d’origine criminelle dans le pays. Le chiffre d’affaires du trafic de drogue français est estimé par les autorités entre trois et six milliards.

    Mettons ces chiffres côte à côte : la drogue n’en représente qu’une fraction. Le Sénat l’écrit sans détours dans son rapport du 18 juin 2025 : le blanchiment d’argent est aujourd’hui le trafic le plus lucratif de France, et il n’existe pas de stratégie cohérente pour le combattre ; le système n’est qu’un assemblage de dispositifs disparates. Le titre du rapport est déjà un verdict : « Ces dizaines de milliards qui gangrènent la société. »
    Qu’en est-il des chiffres sur la supposée origine étrangère du problème ?

    Nous avons un chiffre qui met fin à tout débat sur l’origine étrangère du problème. En 2024, Tracfin a reçu plus de 215 000 déclarations de soupçons, mais le secteur non financier — notaires, greffiers, maisons de jeux — ne représente que 7 % du total. Les avocats n’en ont transmis que quinze. Les agents sportifs, une catégorie à très haut risque, n’en ont jamais transmis une seule.

    Quinze signalements pour toute une profession. Ce n’est pas un problème de frontières : c’est un problème de classe professionnelle. La ligne qui sépare l’argent sale du patrimoine propre passe par les cabinets du centre de Paris, pas par les ports. Le cas le plus révélateur remonte à sept semaines.
    Que s’est-il passé ?

    Le 9 juin 2026, la JIRS de Marseille a démantelé un réseau de blanchiment d’argent en bande organisée : treize interpellations, cinq personnes mises en examen, des sommes réinvesties dans l’immobilier ou transférées à l’étranger. 2,7 millions d’euros, des lingots d’or et quatorze voitures de luxe ont été saisis. Tout avait commencé au printemps 2024 par un simple contrôle fiscal dans la banlieue de Narbonne.

    Les sociétés utilisées comme écrans étaient des entreprises de construction de Perpignan, Narbonne et Béziers, avec une activité économique réelle et un chiffre d’affaires réel. Pas de sociétés fantômes aux Seychelles : des chantiers français qui construisaient réellement. Le président de la fédération du bâtiment des Bouches-du-Rhône admet que ces entreprises remportent les appels d’offres avec des propositions inférieures de 25, 30, voire 40 % au prix du marché, et que le secteur subit des menaces et du racket concernant les embauches sur les chantiers autour de Marseille.

    Autrement dit : l’argent de la drogue remporte des marchés publics français en vendant à perte. Il élimine les entreprises légales pour cette raison même : sa rentabilité, il l’a déjà faite ailleurs. C’est la définition parfaite d’une méthode mafieuse, et personne ne l’a importée de l’extérieur.

    Le nouveau Parquet national anticriminalité organisée a saisi, en cinq mois, près de 990 millions.
    Ce n’est donc pas suffisant…

    C’est un bon début. Mais il faut le mettre en perspective avec les 38 milliards estimés chaque année. Le rapport entre ces deux chiffres résume tout le problème français.

    C’est pourquoi le terme de « mexicanisation » est réconfortant, et doit être rejeté précisément par ceux qui dénoncent ces pratiques. Parler du Mexique revient à dire : « Ils nous importent leur violence. » Cela déplace le centre de gravité vers l’extérieur, vers l’ethnie, vers l’immigration, et transforme un problème de système économique en un problème d’ordre public.

    Les mafias ne se mesurent pas au nombre de morts qu’elles causent : elles se mesurent aux patrimoines qu’elles parviennent à blanchir. Les meurtres, c’est ce que le trafic de drogue perd. Le blanchiment d’argent, c’est ce qu’il gagne. Et aucun État n’a jamais été détruit par ce que les criminels perdent.
    La déstabilisation de certains pays européens pourrait-elle atteindre les niveaux que l’on a connus en Amérique latine ?

    La différence est structurelle, et non de degré. En Amérique latine, le trafic de drogue a érodé le monopole de l’État sur la violence, avec des territoires où l’État ne pénètre pas, des taux d’homicides à deux chiffres pour 100 000 habitants, des forces de police infiltrées jusqu’aux plus hauts échelons, des candidats assassinés en pleine campagne électorale.

    En Europe, ce n’est pas le cas. Ici, les mafias ne défient pas l’État, elles le traversent. Elles achètent des marchés publics, blanchissent des capitaux, s’immiscent dans la logistique portuaire et dans le secteur du bâtiment. Peu de violence, forte pénétration économique. Un modèle opposé, et justement pour cette raison plus difficile à percevoir.
    Quelle devrait être la réponse à adopter ?

    La dérive autoritaire n’est la réponse à aucun de ces deux modèles. Les mafias n’ont jamais eu peur d’un État fort. Elles ont peur de l’État qui contrôle l’argent. Ce qui les touche, ce sont une magistrature indépendante, les enquêtes patrimoniales, les confiscations, la transparence des marchés publics, un journalisme capable d’écrire sans craindre de poursuites abusives. Ce sont les mêmes outils que tout gouvernement autoritaire s’empresse d’affaiblir en premier lieu, car ils peuvent aussi le toucher.

    Deux exemples historiques. Le fascisme s’est vanté d’avoir vaincu la mafia grâce au préfet Mori, mais il n’a frappé que la base et a laissé intacte, voire favorisée, la bourgeoisie mafieuse qui avait rejoint le régime, à tel point qu’en 1943, ce réseau était prêt à se reconstituer. Aujourd’hui, le modèle Bukele, avec ses prisons de masse et son état d’exception permanent, a fait chuter le nombre d’homicides sans toucher au trafic de drogue ni au blanchiment d’argent. On arrête la rue, on laisse le capital intact.

    L’autoritarisme produit une sécurité perçue et une impunité réelle aux échelons supérieurs. Contre les mafias, c’est le contraire qu’il faut. Moins de spectacle, plus de bilans.
    En matière de lutte contre le crime organisé, l’Italie a une certaine expérience (notamment depuis les années 1980). Pensez-vous qu’elle est assez étudiée par les autres pays européens ?

    Absolument pas. L’Europe est à la traîne, le reste du monde l’est encore plus.

    L’Italie possède le meilleur savoir-faire au monde, et c’est un savoir-faire né du sang : l’article 416-bis existe parce que Pio La Torre a été assassiné ; l’article 41-bis et le système des collaborateurs de justice existent parce que Falcone et Borsellino ont été assassinés. Derrière chaque instrument législatif italien se cache un cercueil. C’est une législation écrite dans le deuil, et c’est pour cela qu’elle fonctionne : elle n’est pas née dans un séminaire, mais de l’urgence d’un État qui était en train de perdre pied.

    Presque aucun autre pays européen ne connaît le délit d’association de type mafieux. On juge les délits individuels – le trafic, le meurtre, le blanchiment d’argent –, mais pas l’organisation en tant que telle, ni la méthode, ni la force d’intimidation que représente le lien d’appartenance. Et presque partout, l’attaque contre le patrimoine fait défaut : mesures de prévention, confiscation élargie, administration judiciaire des entreprises. Le reste de l’Europe arrête des personnes ; l’Italie a compris qu’il fallait leur retirer leur argent, car un parrain en prison dont le patrimoine reste intact continue de diriger.

    Y a-t-il à ce niveau un décalage entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud ?

    L’Europe du Nord a longtemps entretenu un malentendu : celui selon lequel la mafia serait un problème folklorique du Sud, fait de casquettes et de fusils. Pendant qu’on pensait cela, la cocaïne est entrée par Rotterdam et Anvers, la ‘ndrangheta a investi dans toute l’Allemagne (Duisbourg 2007 n’a rien enseigné) et à Marseille, la DZ Mafia a mis en place un système de violence que la France peine même à nommer. Ce n’est pas que les mafias soient arrivées en Europe : c’est que l’Europe ne disposait pas des catégories pour les percevoir.

    Car le véritable phénomène est tout autre : ce ne sont pas seulement les mafias qui se sont capitalisées, c’est le capitalisme qui s’est mafiosisé. Les organisations criminelles ne sont plus le corps étranger qui s’attaque à l’économie légale. Elles sont le fournisseur de liquidités le plus fiable du marché : elles ne demandent pas de garanties, paient en espèces, et en cas de crise, elles arrivent avant les banques. Et l’économie légale a cessé de se demander d’où vient cet argent.

    Tant que l’Europe traitera la mafia comme une question d’ordre public et non de marché, de marchés publics, de logistique portuaire, de fonds publics, elle restera structurellement sans défense, et continuera à demander conseil à l’Italie sur les morts sans en copier les lois.
    S’il ne fallait retenir qu’une seule leçon de votre travail et de vos livres, laquelle ce serait ?

    La leçon est simple. On ne peut pas changer ce qu’on ne connaît pas.

    Le capitalisme criminel existe parce qu’il reste indéchiffrable. On ne peut pas le combattre si l’on ne comprend pas son mécanisme, conçu exprès pour passer inaperçu.

    Il est très facile de dire que ce sont les immigrés qui s’en prennent aux villes. La détresse a un corps, un visage, elle est dans la rue, on peut la photographier. L’argent, non. Il passe par des virements, des sociétés écrans, des marchés publics, et ne fait pas la une des journaux télévisés. Ainsi, l’indignation se porte toujours sur le pauvre visible et jamais sur le flux invisible — ce qui est exactement ce que ce flux souhaite.

    Mon travail a consisté à mettre en lumière cette ombre. J’en ai payé le prix. Chaque jour, je me demande si cela en valait la peine.
    Comment comprendre la fascination que suscitent les narcotrafiquants ? Netflix, par exemple, semble en avoir fait son fond de commerce.

    Le trafiquant de drogue ne fascine pas parce qu’il se tient en marge du système. Il fascine parce qu’il incarne le système débarrassé de toute hypocrisie. L’entrepreneur légal doit présenter un récit moral de son enrichissement : le mérite, l’innovation, la valeur apportée au territoire, et aujourd’hui, le bilan de développement durable. Le trafiquant de drogue en est dispensé. Son capital n’a pas besoin de s’excuser. Le spectateur reconnaît une structure qu’il connaît déjà : l’ascension, le risque, le capital réinvesti, l’élimination du concurrent, débarrassée des mots qui la rendent méconnaissable lorsqu’elle revêt une veste. Ce n’est pas le revers de notre monde, c’est notre monde dont on a coupé le son de la justification.

    De là naît un plaisir que j’appellerais gnostique, et c’est le véritable moteur de la série. Celui qui regarde a le sentiment d’avoir été admis au secret, d’avoir enfin vu comment fonctionne vraiment le monde. C’est la face B. Mais c’est un plaisir épistémologique, non moral, et pour cette raison dangereusement compatible avec l’inertie. Comprendre comment fonctionne la machine procure une satisfaction qui ressemble beaucoup à la capitulation.
    Que faudrait-il faire ?

    Il y a une objection à se faire à soi-même, et c’est la partie qui fait tenir tout le reste. Le narcotrafiquant n’est pas du tout dépourvu d’hypocrisie. Il dispose d’un appareil de légitimation extrêmement raffiné : la famille, l’honneur, le terrain de foot construit dans la commune, le pauvre qui se venge de l’oligarchie, la Vierge sur le mur.

    Escobar avait un discours politique, pas seulement une fortune. Il ne dit pas la vérité sur le capital : il raconte un autre mensonge, archaïque plutôt que managérial, et justement pour cela plus séduisant, car il parle le langage du mythe et non celui du communiqué de presse.

    Et là, le piège réside dans le récit lui-même. La véritable face cachée n’est pas spectaculaire. C’est le notaire, la facture gonflée, le transporteur, la société écran à Malte. La série raconte l’exception, le parrain, la fusillade, le charisme, et finit ainsi par protéger la règle, qui est la continuité parfaite entre l’économie criminelle et l’économie légale. Le narcotrafiquant représenté comme un monstre est un alibi. Si le narcotrafiquant était présenté comme un collègue, ce serait alors vraiment insupportable.
    Qu’a pu apporter en plus du livre, selon vous, l’adaptation de Gomorra aux écrans ?

    Je ne pense pas que la série apporte quelque chose : je pense qu’elle enlève. Elle enlève le « je », elle enlève la voix off, elle enlève le témoin. Il ne reste que le monde, sans personne pour le juger à notre place.

    C’est par cette soustraction que Gomorra est devenue une grammaire visuelle mondiale — au point d’universaliser Scampia. PNL tourne le clip Le monde ou rien aux Vele parce que cette banlieue est déjà la leur : Manille, Philadelphie, Paris, Le Caire… toutes les banlieues obéissent à la même logique.
    La légalisation représente-t-elle une solution pour casser les trafics de drogue ?

    Non, la légalisation ne met pas fin au trafic de drogue. Elle en élimine une partie, et il faut préciser laquelle.

    En ce qui concerne les drogues douces, l’expérience a déjà été menée et elle a fonctionné. Après la légalisation au Colorado et dans l’État de Washington, le trafic de cannabis mexicain s’est effondré : les saisies à la frontière ont été réduites à une fraction négligeable. Aucune opération de police n’avait jamais obtenu un résultat similaire. La légalisation a accompli ce que quarante ans de guerre contre la drogue n’avaient pas réussi à faire.

    Le pire modèle est celui qui reste à mi-chemin : une demande tolérée, une offre illégale. Le backdoor problem néerlandais a alimenté pendant quarante ans la filière à partir de laquelle s’est développée la Mocro Maffia. Dépénaliser la consommation sans réglementer la production est le cadeau idéal pour le crime organisé. Les Néerlandais ont reconnu le problème et tentent d’y remédier. Depuis 2023, l’Experiment gesloten coffeeshopketen, la « chaîne fermée », est en cours : dix communes — dont Breda, Tilburg, Arnhem, Groningue, Maastricht et Nimègue — où les coffee shops ne vendent que du cannabis issu d’une production légale, provenant de cultivateurs privés agréés, sous le contrôle de l’Inspection et de l’autorité alimentaire. À partir d’avril 2025, la vente de tout autre produit est interdite. Durée prévue : quatre ans.
    Quel rapport entretenez-vous maintenant avec Naples, vos terres natales mais terres où vous êtes en permanence menacé ? Comment se manifeste chez vous cette ambivalence ?

    Naples m’a chassé. C’est la blessure la plus profonde, car elle ne vient pas de mes ennemis. De la part de mes ennemis, on s’y attend, ça fait partie du jeu. Elle vient de chez moi. D’une partie de ma ville qui a décidé que le problème n’était pas la camorra, mais ceux qui en parlaient.

    Et on m’a chassé sur la base d’une fausse accusation : celle selon laquelle parler du mal détruirait le lieu qui l’abrite. C’est exactement le contraire qui s’est produit. Après ces récits, le tourisme a explosé, les ruelles dont j’avais parlé se sont remplies. Ce n’est pas à moi qu’en revient le mérite. Mais cette théorie, selon laquelle le silence protège et la parole détruit, est le mensonge le plus ancien du pouvoir criminel. Naples en est la réfutation vivante.

    C’est là que réside le paradoxe le plus obscène : ceux qui m’accusent d’avoir diffamé Naples sont très souvent ceux qui ont tiré profit de cette transformation. Ceux qui ont acheté, ceux qui ont vu la valeur d’un bien immobilier tripler dans un quartier que personne ne voulait traverser il y a vingt ans. Ils vivent de ce changement et crachent sur ceux qui l’ont déclenché.
    Si c’était à refaire, écririez-vous et publieriez-vous de nouveau vos livres à cause desquels vous êtes aujourd’hui menacé ?

    Non. Je ne le referais pas. Non pas parce que je renie quoi que ce soit de ce que j’ai écrit, mais parce que je n’ai pas été le seul à en payer le prix. Le livre est vivant et continue son chemin ; moi, je suis resté figé depuis vingt ans et ma famille s’est effondrée.
    Les derniers mots de Gomorra (« Fils de pute, je suis encore vivant ! ») sont-ils devenus, de façon presque performative, les mots qui caractérisent votre vie ?

    Je les ai écrits à 26 ans et ils sont devenus une prophétie sur ma vie.
    Quel est le lieu le plus important pour vous à Naples ? Y avez-vous un beau souvenir ?

    Je répondrais à ces deux dernières questions en citant Dante : « Il n’est pas de plus grande douleur que de se souvenir des temps heureux dans la misère »…

    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/02/la-plus-grande-victoire-de-la-mafia-est-davoir-cesse-de-ressembler-
    #criminalité_organisée #Roberto_Saviano #in/visibilité #drogue #ndrangheta #Moneyland #blanchiment_d'argent #mort #puissance #invisibilité #lessive #vocabulaire #terminologie #mots #Marseille #France #French_connection #trafic_de_drogue #argent_sale #BTP #bâtiment #appels_d'offre #marchés_publics #mexicanisation #économie #pénétration_économique #autoritarisme #loi #législation #patrimoine #argent #Rotterdam #Anvers #capitalisme #fonds_publics #lutte_contre_la_mafia #logistique #narcotrafique #mythe #légalisation #légalisation_de_la_drogue #coffee_shops #Pays-Bas

  • In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata
    https://irpimedia.irpi.eu/mafieglocal-metamorfosi-violenza-criminalita-organizzata

    Oggi in Italia la violenza mafiosa è silenziosa: viene utilizzata come strumento per regolare il commercio al dettaglio e le faide interne ai clan. In Europa, invece, cresce e si sposta anche verso i centri più piccoli L’articolo In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità #'Ndrangheta #Calabria #Camorra #Campania #Cosa_Nostra #Mafieglocal #Puglia #Sicilia

    • Governance and trade: Mafias’ multifunctional violence in Italian drug markets

      Systemic violence is a structural feature of drug economies and a key spillover of prohibitionist drug policies. Despite its centrality, the concept is often applied in ways that obscure its distinct purposes, market levels, and organizational contexts. To address this gap, the study examines violence at the intersection of mafia activity and drug markets, focusing on its distribution across market levels (retail, national wholesale, transnational), organizational functions (governance and trade), and rivalry configurations (inter-, intra-, and extra-clan). It draws on a press-based dataset of mafia-related homicides in Italy (2014–2024) to code and analyze these dynamics. Results show that more than half of all mafia homicides are drug-related, mainly tied to governance activities and concentrated at the retail level of the market. This pattern marks a qualitative shift in mafia violence: increasingly selective, embedded in market dynamics, confined to criminal circuits. Statistical analyses reveal significant associations between activity type, market level, and rivalry configuration, indicating that coercion concentrates where regulatory control and market participation intersect. This pattern underscores the multifunctional nature of Italian mafias, which govern markets from within while actively engaging in trade. By grounding this overlap empirically, the study advances theoretical debates on organized crime’s role in shaping illicit economies. It also offers a replicable framework for analyzing drug-related violence in the absence of official statistics.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0955395926000356

  • L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci
    https://irpimedia.irpi.eu/narcotraffico-cocaina-barche-veloci

    Come una flotta di go-fast abbia cambiato il volto del mare, e del #Narcotraffico. L’Europa viene inondata di cocaina in un moderno Mad Max tra narcos e forze dell’ordine in pieno Oceano Atlantico L’articolo L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità

  • 266 migrants interceptés à Fatick : Cinq organisateurs défér... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/266-migrants-interceptes-a-fatick-cinq-organisateurs-deferes-au-pjf-par-la-

    266 migrants interceptés à Fatick : Cinq organisateurs déférés au PJF par la SR de Kaolack
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ
    Dans la nuit du 25 juin 2026, la brigade territoriale de Fimela a intercepté à Djifère (département de Fatick) une pirogue ayant à son bord 266 candidats à l’émigration clandestine vers l’Espagne. Cinq hommes sont interpellés sur place : M. Ndione, A. Diouf, G. Ka, L. Sarr et M. Ndao, selon des sources de Seneweb. Saisie du dossier pour la continuité de l’enquête, la section de recherches de la gendarmerie de Kaolack a établi que le réseau était piloté depuis l’étranger par un certain D. Diouf (en Espagne) en lien avec Nd. Diouf, resté introuvable après l’interpellation. Les cinq suspects assuraient le recrutement et la collecte des fonds par secteur : Guérrow (Ndione, Diouf), Djifère (Sarr, Ka) et Boulél (Ndao) ; chaque candidat versant jusqu’à 450 000 F CFA pour embarquer.
    Entendus par la SR, Sarr, Diouf et Ndao ont reconnu avoir encaissé l’argent des candidats et désigné les frères Diouf comme les initiateurs du voyage. Ndione, lui, a nié toute implication malgré des transactions Wave inexpliquées, alors que Ka a minimisé sa présence, évoquant le hasard. Au terme de l’enquête, la gendarmerie a retenu contre eux des indices graves et concordants d’association de malfaiteurs, escroquerie, mise en danger de la vie d’autrui et traite des personnes/trafic de migrants. Les cinq hommes ont été déférés par la SR de Kaolack au Pool judiciaire financier (PJF) de Dakar. Djiby et N.Diouf, présumés cerveaux du réseau, sont activement recherchés.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#fatick#sante#trafic#droit#espagne

  • Migration irrégulière : L’antenne de la DNLT de Rosso fait... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/migration-irreguliere-lantenne-de-la-dnlt-de-rosso-fait-tomber-un-trafiquan

    Migration irrégulière : L’antenne de la DNLT de Rosso fait tomber un trafiquant, son complice trouve la mort en Mauritanie
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    L’antenne de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Rosso a interpellé M. Kane, ressortissant sénégalais soupçonné d’organiser des voyages migratoires irréguliers depuis la Gambie. Il a été déféré, le mercredi 17 juin 2026, devant le procureur de la République financier près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar, pour association de malfaiteurs, trafic de migrants, escroquerie, usurpation d’identité, mise en danger de la vie d’autrui et complicité de ces chefs selon des sources de Seneweb.
    Dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée, menée par la police nationale sous le commandement de l’inspecteur général Mame Seydou Ndour, la DNLT avait reçu des renseignements faisant état des activités de M. Kane dans l’organisation de voyages irréguliers depuis la Gambie.Selon la même source, le suspect invitait plusieurs candidats sénégalais à la migration irrégulière par voie maritime à le rejoindre en Gambie pour prendre part à son programme, moyennant une contrepartie financière de 500 000 F CFA par client.
    Plusieurs messages d’indignation visant M. Kane ont par ailleurs été relevés sur les réseaux sociaux, TikTok et Facebook, notamment après qu’il a encaissé l’argent de plus d’une centaine de personnes avant de leur faire faux bond et d’embarquer lui-même à bord d’une pirogue en direction des côtes espagnoles. L’embarcation a finalement été interceptée par la marine mauritanienne après plusieurs jours de navigation. Une partie des migrants a été rapatriée dans l’après-midi du 11 juin 2026 et mise à la disposition du commissariat spécial de Rosso. C’est dans le cadre d’un dispositif spécial ciblant les migrants rapatriés que M. Kane a été identifié et interpellé par les éléments du Bureau interpellation, surveillance et filature (BISF) de l’antenne DNLT de Rosso.
    Notifié de son droit à un conseil, M. Kane s’est d’abord enfermé dans la dénégation, se présentant lui-même comme un simple candidat à la migration ayant versé 500 000 F CFA à une dame gambienne spécialisée dans l’organisation de voyages clandestins. La fouille de ses bagages a toutefois permis de retrouver son téléphone portable ainsi qu’une carte SIM que les victimes ont unanimement reconnue comme celle sur laquelle elles avaient versé leur argent. Le mis en cause a par ailleurs reconnu être propriétaire de deux autres numéros gambiens cités par les victimes. Concernant un numéro sénégalais découvert dans son téléphone et lié à un compte Mobile Money incriminé, M. Kane a d’abord nié en être le propriétaire, en rejetant la responsabilité sur un certain A. Faye, l’un de ses acolytes, déclaré décédé en Mauritanie des suites d’une maladie.
    Mais face aux déclarations des victimes dont l’une d’elles avait effectué le déplacement de la Gambie au Sénégal et aux données techniques de la carte SIM et du compte Mobile Money confirmant son usage exclusif par le mis en cause, M. Kane a fini par admettre n’être qu’un intermédiaire au sein de l’organisation, tout en continuant de rejeter les responsabilités évoquées par les victimes.
    Il a déclaré avoir collaboré avec une certaine G., sans autre précision, aux côtés d’autres membres de diverses nationalités. Il a également reconnu avoir perçu 100 000 F CFA pour chaque candidat recruté et convoyé du Sénégal jusqu’en Gambie. Les recherches menées pour retrouver l’ensemble des personnes citées dans ce vaste réseau de trafic de migrants se poursuivent néanmoins. À l’issue de l’enquête, M. Kane a été conduit devant le procureur du Pool judiciaire financier du tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mauritanie#gambie#trafic#routemigratoire#DLNT#sante#droit#migrationirreguliere

  • Newsroom – Cocaina: il più grande sequestro in mare di sempre. Il drop-off e la nuova geografia del #Narcotraffico
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-nave-arconian-sequestro-cocaina-mafia-turca

    Dalla super alleanza turco-olandese che ha riscritto le rotte della cocaina, fino all’evoluzione dei metodi di trasporto L’articolo Newsroom – Cocaina: il più grande sequestro in mare di sempre. Il drop-off e la nuova geografia del narcotraffico proviene da IrpiMedia.

    #Mafie #Narcos #Paesi_Bassi #Turchia

  • Naufrage dans la Manche en 2021 : procès ordonné pour 14 membres de réseaux de passeurs
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/16/naufrage-dans-la-manche-en-2021-proces-ordonne-pour-14-membres-de-reseaux-de

    Naufrage dans la Manche en 2021 : procès ordonné pour 14 membres de réseaux de passeurs
    Le Monde avec AFP
    Quatorze personnes seront jugées en correctionnelle pour leur implication présumée dans la disparition de 31 migrants dans la nuit du 23 au 24 novembre 2021, naufrage le plus meurtrier à ce jour dans la Manche, a appris mardi 16 juin l’Agence France-Presse (AFP) de source proche du dossier, confirmée par le Parquet national anticriminalité organisé (Pnaco).
    Les 14 mis en cause, liés à des réseaux de passeurs, sont poursuivis notamment pour homicides involontaires, blessures involontaires, aide au séjour irrégulier en bande organisée et participation a une association de malfaiteurs, a précisé le Pnaco.Les protagonistes sont nés pour la plupart en Afghanistan et en Irak. Ils sont suspectés d’avoir « participé, chacun à leur échelle, à des réseaux d’immigration illégale coopérant entre eux afin de tirer toujours plus de profits d’étrangers en situation irrégulière désireux de passer en Angleterre », selon les éléments du dossier.
    Parallèlement, l’information judiciaire se poursuit pour des militaires mis en cause. De nouvelles auditions ont eu lieu ces derniers mois, a appris l’AFP de sources proches du dossier. Ce volet détaché, pour des raisons procédurales, concerne au moins sept militaires français : cinq personnels du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Gris-Nez et deux marins du patrouilleur Le Flamant. Ils sont mis en examen pour non-assistance à personne en danger.
    Côté passeurs présumés, deux « filières » ont été mises au jour, correspondant à « deux réseaux communautaires », afghan et irako-kurde. Les rôles attribués par le parquet aux 14 mis en cause sont divers : organisateurs de la traversée, chauffeurs, logeurs, etc. La plupart contestent leur responsabilité, certains, côté irako-kurde, s’étant présentés comme de simples migrants.
    Matthieu Chirez, avocat de 113 parties civiles, s’est félicité auprès de l’AFP du futur procès : « Cette ordonnance est une première étape dans la reconstitution judiciaire de ce naufrage dramatique. » « La première chaîne de responsabilité est identifiée avec les passeurs qui vont devoir répondre de leurs actes », poursuit l’avocat. Le procès sera également « l’occasion, nous y aspirons, pour certaines familles de victimes, de s’exprimer pour la première fois », souligne le conseil.

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#droit#sante#mortalite#trafic

  • Au Royaume-Uni, deux exilés condamnés pour « mise en danger » de migrants dans la Manche, une première - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71840/au-royaumeuni-deux-exiles-condamnes-pour-mise-en-danger-de-migrants-da

    Au Royaume-Uni, deux exilés condamnés pour « mise en danger » de migrants dans la Manche, une première
    Par La rédaction Publié le : 11/06/2026
    Deux exilés, sans lien avec des réseaux de trafiquants, ont été condamnés mercredi au Royaume-Uni à des peines de prison pour mise en danger de la vie de migrants lors d’une traversée de la Manche. Une première. L’Afghan et le Soudanais, qui vont être incarcérés, ont, tous deux, piloté des embarcations de migrants vers l’Angleterre. Ils ont, depuis, déposé une demande d’asile dans le pays.
    C’est la première fois que deux personnes, sans lien avec des réseaux de passeurs, sont condamnées à des peines de prison au Royaume-Uni pour mise en danger de la vie d’autrui, après avoir piloté des embarcations de migrants sur la Manche.Mercredi 10 juin, un juge de la Crown Court de Canterbury, dans le sud-est de l’Angleterre, a condamné les deux hommes - un Afghan et un Soudanais - pour avoir fait courir un risque de mort ou de blessures à d’autres personnes lors d’une traversée maritime, un crime prévu par une nouvelle loi sur la sécurité et l’immigration entrée en vigueur en janvier.Les condamnés ne sont donc pas des passeurs mais de simples passagers du canot. Ils ne sont donc pas jugés pour « trafic » mais pour « mise en danger de la vie d’autrui ».Ce crime est passible d’une peine maximale de cinq ans de prison. Les deux exilés ont été condamnés à des peines de deux ans de prison, pour l’un, et 27 mois pour l’autre.
    Les deux hommes pilotaient de petites embarcations surchargées lors de traversées distinctes en janvier et en avril 2026. Ils ont tous deux depuis déposé des demandes d’asile au Royaume-Uni.Mohammad Tajik, 32 ans, originaire d’Afghanistan, a été le premier à être reconnu coupable après avoir plaidé la culpabilité en avril. Il a été condamné à deux ans de prison pour la traversée effectuée par temps froid le 17 janvier, avec plus de 70 personnes à bord, dont des enfants.Le procureur Daniel Bunting a déclaré que Tajik « n’avait aucune expérience ni connaissance en matière de pilotage de bateau ».
    Alnour Ali, un Soudanais de 27 ans, a, lui, plaidé coupable le mois dernier pour une autre traversée maritime dangereuse en avril, également avec plus de 70 personnes à bord et sans équipement de sécurité. Quatre personnes avaient trouvé la mort dans la traversée. Il a été condamné à 27 mois de prison."Je me réjouis que nous ayons les premières condamnations pour mise en danger depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi plus tôt cette année", a déclaré dans un communiqué Sarah Dineley, responsable de la lutte contre la criminalité liée à l’immigration au Crown Prosecution Service (CPS). « Nous avons d’autres affaires en cours devant les tribunaux et je m’attends à ce qu’il y ait davantage de condamnations cette année », a-t-elle ajouté.Le CPS a indiqué avoir, à ce jour, poursuivi 15 migrants au titre de ce nouveau crime de mise en danger de la vie d’autrui.
    Début janvier 2026, un ressortissant afghan de 16 ans avait été inculpé par un tribunal britannique au titre de la nouvelle législation sur la sécurité des frontières, l’asile et l’immigration. L’homme avait été accusé de mise en danger de la vie d’autrui en pilotant un « small boat » lors d’une traversée de la Manche. Il s’agissait de la première personne à être inculpée pour cette infraction.L’accusé avait plaidé non coupable, affirmant qu’il avait été « forcé » à conduire ce petit bateau, lors d’une audience devant le tribunal de Margate (sud-est de l’Angleterre). Il a, depuis, été placé en détention provisoire en attente de son jugement.
    Cette nouvelle législation vise à s’attaquer aux passeurs qui entassent les exilés dans des embarcations précaires, non adaptées à la traversée de la Manche.Elle a pour but de décourager les candidats à l’exil qui acceptent parfois de prendre les commandes d’un bateau sous la menace des passeurs ou bien en échange d’une réduction du prix de leur passage.
    Depuis le début de l’année, plus de 8 900 personnes ont rejoint les côtes britanniques illégalement, selon les chiffres du Home office. Parmi elles, « plus de 1 800 personnes » étaient parties de Belgique, a indiqué le ministre délégué. « Les passeurs s’adaptent toujours aux dispositifs mis en place. C’est le cas en observant les départs depuis la Belgique vers le Royaume-Uni », a-t-il reconnu.Selon les chiffres officiels des autorités britanniques, l’année dernière, 41 472 migrants ont rejoint clandestinement le Royaume-Uni sur des petites embarcations. Ce chiffre est le deuxième plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018.Au moins 29 migrants ont perdu la vie en mer en 2025, selon un décompte de l’AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeunii#droit#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic#mortalite#sante

  • Joal : le propriétaire d’une pirogue destinée au transport d... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/joal-le-proprietaire-dune-pirogue-destinee-au-transport-de-migrants-arrete-

    Joal : le propriétaire d’une pirogue destinée au transport de migrants arrêté par la BR de Saly
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    La Brigade de recherches de Saly, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour, a procédé à l’arrestation d’un commerçant domicilié à Joal, identifié sous le nom de M. Sangharé, pour association de malfaiteurs, trafic de migrants et mise en danger de la vie d’autrui.
    Cette interpellation s’inscrit dans la continuité d’une enquête en cours sur un réseau de trafic de migrants, qui avait déjà conduit à l’arrestation d’un premier suspect, D. Guèye. La poursuite des investigations a permis aux gendarmes d’identifier et d’interpeller M. Sangharé le 3 juin 2026. Ce dernier est présenté comme le convoyeur et propriétaire de la pirogue utilisée pour le transport des migrants, selon des sources de Seneweb.À la plage de Joal, les gendarmes ont mis la main sur l’embarcation en question, qui était en cours de révision au moment de sa découverte, laissant supposer qu’un prochain voyage était en préparation.Lundi dernier, M. Sangharé a été déféré devant le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de Mbour. Les investigations se poursuivent dans le cadre de cette affaire.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#migrationirreguliere#trafic#saly#joal#routemigratoire

  • Trenta tonnellate di cocaina: il più grande carico di sempre era diretto al Mediterraneo
    https://irpimedia.irpi.eu/nave-arconian-sequestro-cocaina-mafia-turca

    Una nuova alleanza criminale fra mafia turca e #Narcos olandesi ha a disposizione un’intera flotta di navi da cargo, e ha messo a punto una nuova rotta dai Caraibi all’Europa, passando dal Sierra Leone L’articolo Trenta tonnellate di cocaina: il più grande carico di sempre era diretto al Mediterraneo proviene da IrpiMedia.

    #Mafie #Mondo #Narcotraffico #Paesi_Bassi #Turchia
    https://irpimedia.irpi.eu/public/uploads/2035/07/video-nave-plutus-lancio-cocaina.mp4