• Refugee : The Eritrean exodus
    Série en 5 parties

    Follow Chris Cotter, an American traveler, as he explores a common migration path through Ethiopia and into Israel, tracking the plight of Eritrean refugees. Chris and his crew visit several refugee camps, including the never-before-documented Afar region. The refugees tell stories of oppression, torture, and survival. Searching for solutions, Chris speaks to various NGOs and experts, including Assistant Secretary of State, Anne Richard. The outlook is bleak, but the spirit of the Eritrean refugees is hard to ignore.

    https://www.theeritreanexodus.com

    Part 1 :
    https://www.youtube.com/watch?v=YjouQhlllLY

    Part 2 :
    https://www.youtube.com/watch?v=0WHlK12IOG8

    Part 3 :
    https://www.youtube.com/watch?v=WkDeHGb8uWA

    Part 4 :
    https://www.youtube.com/watch?v=NqP2DQe34wo&t=36s

    Part 5 :
    https://www.youtube.com/watch?v=gqS6AadI4rk


    #réfugiés #réfugiés_érythréens #asile #migrations #Erythrée #Ethiopie #camps_de_réfugiés #frontières #histoire #frontière #indépendance #guerre_d'indépendance #Isaias_Afwerki #service_militaire #dictature #prisons #prisons_souterraines #sous-sol #souterrain #torture #enfants #Shire #Aysaita #Adi_Harush #Mai-Aini #Hitsas #viol #trafic_d'êtres_humains #Sinaï #kidnapping #esclavage #esclavage_moderne #néo-esclavage #rançon #Israël
    #film #film_documentaire #série

    –-> Très nord-américain dans le style, mais des images des camps de réfugiés en Ethiopie très parlantes et que je n’avais jamais vues...

    ping @isskein @karine4

  • #Incendies en #Australie : les climatosceptiques derrière une grande campagne de #désinformation | LCI
    https://www.lci.fr/planete/incendies-australie-les-climatosceptiques-derriere-une-grande-campagne-de-desinf

    Des chercheurs ont ainsi observé que la crise actuelle avait donné lieu à une campagne de désinformation « sans précédent » dans l’histoire du pays, avec des "#bots" (programmes informatiques qui envoient automatiquement des messages) déployés pour défendre l’idée que les feux ne sont pas liés au réchauffement climatique.

    Alors que des médias, des sites et des hommes politiques conservateurs du monde entier défendent l’idée que les feux seraient en fait criminels, le hashtag #arsonemergency ("urgence incendie criminel") est notamment utilisé en force sur les réseaux sociaux.

    Timothy Graham, expert des médias numériques à l’Université de technologie du Queensland, explique à l’AFP que, selon ses recherches, la moitié des comptes #Twitter utilisant ce #hashtag semblent se comporter comme des « bots » ou des « #trolls », ces internautes publiant des messages intentionnellement provocateurs. « Nos conclusions révèlent un effort concerté pour désinformer le public sur les causes des #feux_de_forêt », indique-t-il. « Cette campagne est sans comparaison dans son ampleur avec ce qu’on a pu voir dans d’autres pays, comme lors de la présidentielle américaine de 2016, mais ce niveau de désinformation en Australie est sans précédent. »

    #climat

  • #trafic (Jacques Tati, cinéaste vélorutionnaire, partie 5/5)
    http://carfree.fr/index.php/2020/01/07/trafic-jacques-tati-cineaste-velorutionnaire-partie-5-5

    Dernier volet de la série Tati : Trafic (1972) est un chef-d’oeuvre vélorutionnaire qui déboulonne parfaitement la déesse sur quatre roues. Sur la chaîne, les ouvriers s’échinent à faire des Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #cinéma #critique #films #modernité #vélorution

  • Un drone filme le pillage pour la Chine des dernières forêts du Sénégal

    La #Gambie est la plaque tournante du #trafic_de bois de vène vers la Chine. L’ex-ministre de l’environnement sénégalais Haïdar El-Ali dénonce l’inaction de Dakar.


    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/05/26/un-drone-filme-le-pillage-pour-la-chine-des-dernieres-forets-du-senegal_4926

    #déforestation #Chinafrique #Chine #Sénégal #forêt

  • Smuggling, Trafficking, and Extortion: New Conceptual and Policy Challenges on the Libyan Route to Europe

    This paper contributes a conceptual and empirical reflection on the relationship between human smuggling, trafficking and #kidnapping, and extortion in Libya. It is based on qualitative interview data with Eritrean asylum seekers in Italy. Different tribal regimes control separate territories in Libya, which leads to different experiences for migrants depending on which territory they enter, such as Eritreans entering in the southeast #Toubou controlled territory. We put forth that the kidnapping and extortion experienced by Eritreans in Libya is neither trafficking, nor smuggling, but a crime against humanity orchestrated by an organized criminal network. The paper details this argument and discusses the implications.

    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/anti.12579
    #traite_d'êtres_humains #traite #trafic_d'êtres_humains #Libye #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_érythréens #extorsion #crime_contre_l'humanité #cartographie #visualisation
    ping @isskein

  • The Hidden Cost of Gold: Birth Defects and Brain Damage - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/09/world/asia/indonesia-mercury-pollution-gold-mining.html

    CIDAHU, Indonesia — Thousands of children with crippling birth defects. Half a million people poisoned. A toxic chemical found in the food supply.

    Accusations of a government cover-up and police officers on the take.

    This is the legacy of Indonesia’s mercury trade, a business intertwined with the lucrative and illegal production of gold.

    More than a hundred nations have joined a global campaign to reduce the international trade in mercury, an element so toxic there is “no known safe level of exposure,” according to health experts.

    But that effort has backfired in Indonesia, where illicit backyard manufacturers have sprung up to supply wildcat miners and replace mercury that was previously imported from abroad. Now, Indonesia produces so much black-market mercury that it has become a major global supplier, surreptitiously shipping thousands of tons to other parts of the world.

    Much of the mercury is destined for use in gold mining in Africa and Asia, passing through #hubs such as #Dubai and Singapore, according to court records — and the trade has deadly consequences.

    #trafic #plaque_tournante #mercure #or #Indonésie #santé

    • L’exposition au mercure et ses conséquences sanitaires chez les
      membres de la communauté de l’extraction minière artisanale et à
      petite échelle de l’or (ASGM)
      https://www.who.int/ipcs/assessment/public_health/mercury_asgm_fr.pdf?ua=1

      Dans l’exploitation minière de l’or, on utilise du mercure pour extraire l’or du minerai par la formation d’un « amalgame » – un mélange en parties approximativement égales d’or et de mercure. On chauffe ensuite cet amalgame, ce qui en chasse le mercure par évaporation et permet de recueillir l’or. Cette méthode d’extraction de l’or est utilisée par la communauté minière pratiquant l’extraction artisanale ou à petite échelle de l’or, car elle est moins coûteuse que la plupart des autres méthodes, [...] Dans l’ensemble du monde, l’ASGM est responsable d’environ 37 % des émissions de mercure et elle représente la source la plus importante de pollution mercurielle de l’air et de l’eau.

  • Indonesia re-exporting illegal waste to other countries, report finds
    https://news.mongabay.com/2019/11/indonesia-waste-plastic-export-import-illegal

    A report by environmental groups says the Indonesian government is shipping containers of imported plastic waste from the U.S. to other countries instead of sending them back to the source as it claimed it would.
    The report said 38 containers ended up arriving in India, while the others were sent to countries including Thailand, Vietnam, Mexico, the Netherlands, and Canada.
    The Indonesian government has rebuffed the allegation, saying the re-export documents list the U.S. and Germany as the final destinations.
    The groups behind the report have called on Indonesia to work together with the source countries and to prosecute those involved in the trafficking of waste.

    #plastique #déchets #trafic

  • L’affaire bulgare et Didier Reynders Alexandre Penasse - 25 Octobre 2019 - Kairos
    http://www.kairospresse.be/article/laffaire-bulgare-et-didier-reynders

    Myrianne Coen, conseillère d’ambassade hors-rôle (1), docteur de la Sorbonne, auteure d’articles et d’ouvrages sur le rôle des organisations criminelles dans les relations internationales, a publié trois communiqués de presse cette dernière semaine, qu’elle a envoyés à la rédaction de Kairos. Nous en résumons les principaux éléments dans cet article, tout en apportant des informations supplémentaires.
    En 1996, en poste à Sofia, la diplomate belge Myrianne Coen découvre un vaste réseau de délivrance de #visas touristiques de complaisance. Des mafieux bulgares, avec la complicité de fonctionnaires de l’ambassade, organisent la traite d’êtres humains, le trafic de stupéfiants, d’armes et de viande avariée(1). Myrianne Coen refuse de participer à ce trafic au bénéfice d’organisations criminelles et le dénonce auprès de ses supérieurs et du ministère des Affaires étrangères. Ce dernier préfèrera la fuite et la laissera tomber. Depuis plus de 20 ans, elle résiste à l’omerta dont le peuple européen est la première victime, à des pratiques qui « ont fini par faire éclater des bombes au cœur de Bruxelles ».

    « Les trafics de documents sont le fil rouge de la #criminalité_organisée », déclarait déjà le Sénat en 1999, document qui ne constitue pas un simple bout de papier, aisément falsifiable pour la criminalité organisée : « Dans un pays de l’Union européenne, expliquait Myrianne Coen à l’époque, le nombre de personnes arrêtées venant d’un pays de l’Est double sur une période donnée après l’abolition des visas. Ce qui veut dire que si ce phénomène se vérifiait sur l’ensemble des pays de l’Est, il faudrait en déduire qu’à intensité de répression constante, le régime des visas arrête la moitié de l’activité criminelle ! »(2)


    « Entre 1990 et 1997, la fuite des capitaux en Bulgarie s’est faite par l’entremise des commerçants, ainsi que par la création de bureaux d’architecte, de magasins d’art et l’achat de biens immobiliers en Europe, tous ces acteurs devant bénéficier de #visas. Vers le milieu des années 90, ces capitaux se sont mélangés avec de l’argent du #crime_organisé avant d’être réinjectés dans des institutions bancaires occidentales. (…) Parmi la nébuleuse des bénéficiaires de ces visas, Myrianne Coen a pu identifier des marchands de voitures douteux, de prétendues sociétés de mannequins, des négociants céréaliers véreux, des exportateurs de viandes avariées, des personnes recherchées par la police bulgare, d’autres fichées par la police belge et, enfin, certaines carrément liées à des réseaux mafieux de #prostitution, de main-d’œuvre illégale et de #blanchiment. Et bien d’autres sinistres personnages, dont certains ont obtenu depuis la nationalité belge et ont pignon sur rue à #Bruxelles, #Anvers et ailleurs ! »(3) _

    Le 19 mars 1997, Myrianne Coen est retrouvée inanimée et blessée dans l’ambassade de Belgique à Sofia et ne devra sa vie qu’à un subalterne qui prévient les secours. En vain depuis plus d’un an, elle dénonçait à sa hiérarchie et aux instances judiciaires un #trafic de documents à destination de membres de la #criminalité organisée belgo-bulgare et de leurs victimes. Dans les années qui suivent, de nombreuses autres ambassades seront concernées. Les diplomates qui ne se plient pas à l’#omerta seraient-ils mal venus dans la carrière en Belgique ? On constate en effet que depuis lors, les ministres des Affaires étrangères successifs lui refusent toute carrière diplomatique normale.

    #Didier_Reynders accusé
    Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui a été retenu pour la fonction de #Commissaire_européen à la #Justice et à l’État de Droit, est accusé dans cette affaire d’intimidations, de #harcèlement, et d’avoir écarté la diplomate de ses fonctions. Pour 25 ans de carrière diplomatique ravagée, les dommages professionnels, sociaux, financiers, personnels sont évalués à 5 millions €. À la veille de l’audition du candidat Commissaire européen à la Justice et à l’État de Droit devant le #Parlement_européen, la Cour d’appel de Bruxelles accordait 5 000 € de dédommagement à la diplomate : 0,57 centime par jour ! L’instruction judiciaire sur les pratiques dénoncées par #Myrianne_Coen a vu se succéder six juges d’instruction… On sait qu’une procédure typique pour empêcher une enquête d’aboutir est de démanteler régulièrement les équipes pour empêcher d’avancer, casser le moral, placer des personnes plus « conciliantes »…


    Le mutisme de la justice
    L’arrêt civil de la Cour d’appel de #Bruxelles (Chambre 18F) a été déposé « en secret » le 26 septembre 2019 et communiqué le 1er octobre, précisément la veille de l’audition de Didier Reynders devant le Parlement européen pour la fonction de Commissaire européen à la Justice et à l’État de Droit, le 2 octobre. Myrianne Coen, venue spécialement d’Italie à la date prévue du prononcé de l’arrêt, le 19 septembre 2019, voit celui-ci est différer sans motif au 17 octobre 2019… 7820 jours après introduction, le 20 mai 1998, de la demande en dommages et intérêts. L’arrêt a été réécrit entre le 19 septembre et le 26 septembre. Celui-ci a-t-il été écrit par le ministère des Affaires étrangères dès le début, ou révisé par la suite ? Ou alors, l’arrêt n’était pas terminé, notamment en raison de pressions sur les magistrats, qui l’ont dès lors différé d’un mois et ont ensuite été contraints de le signer.

    Notons que Mireille Salmon est la présidente de la chambre 18F, laquelle est impliquée dans le #Fortisgate qui conduira en 2008 à la démission du gouvernement Leterme pour avoir fait pression sur la magistrature dans la procédure judiciaire portant sur la contestation de la vente de #Fortis à #BNP #Paribas. Alors qu’en 2008 Fortis a perdu quasiment 95 % de sa valeur en un an, la banque est démantelée et vend une partie de ses activités à BNP Paribas. Les actionnaires, considérant que cette transaction ne pouvait avoir lieu sans leur aval, saisissent la justice. Après le rejet d’une requête en référé devant le tribunal de commerce demandant le gel du démantèlement, les actionnaires saisissent la 18ème chambre de la cour d’appel, dont le président est Paul Blondeel et les conseillères Christine Schurmans et… Mireille Salmon. Dans le Fortisgate, il semble que l’arrêt soit déjà écrit : « Paul Blondeel, signale au Premier président de la Cour d’appel, Guy Delvoie, qu’il peut informer la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA) quant au contenu d’un arrêt... qui n’existe pas encore. Et, le 9 décembre, des experts avaient déjà été contactés par M. Blondeel pour traiter le cas Fortis. Sans accuser personne - Mme Schurmans ne le fait pas -, cela ouvre des perspectives quant à une fuite vers l’extérieur - vers le monde politique et/ou financier -, comprend-on(4). » Ghislain Londers, premier président de la Cour de cassation, informera par courrier le président de la chambre, #Herman_Van_Rompuy, que le contenu de l’arrêt était déjà connu par le gouvernement le 10 décembre alors qu’il allait être prononcé le 12 décembre 2008… Cela rappelle étrangement l’écriture du réquisitoire et de la transaction pénale du #Kazakhgate par les avocats de la défense, ou l’affaire « Sofia »… Circulez, y’a rien à voir !

    On découvre aussi que Mireille Salmon, qui a signé l’arrêt Fortis, « a échangé des courriels quelques jours avant l’assemblée des actionnaires de Fortis en février avec Lionel Perl, entre-temps devenu administrateur de #Fortis Holding »(5) . Dans des mails découverts lors de l’enquête de la Cour d’appel de Gand, « Lionel Perl demande confirmation à Mireille Salmon qu’un "non" des actionnaires signifie que la vente à BNP Paribas ne se fera pas. Mireille Salmon répond négativement. Juridiquement, la vente pouvait donc se faire, selon le juge qui estimait que les actionnaires devaient pouvoir s’exprimer sur la vente »(6). « Le relevé des contacts téléphoniques entre ces deux personnes indique que les contacts se sont intensifiés de manière très nette à mesure que l’arrêt approchait de sa phase finale. Est-ce uniquement pour préparer les fêtes de fin d’année que ces deux "amis", qui ont très peu de contacts usuellement, multiplient les appels téléphoniques ? Est-ce pour trouver un des "experts" qui sera désigné dans l’arrêt ? Ou est-ce pour "nourrir" l’arrêt du 12 décembre ? »(7)
    La collaboration active ou passive du monde judiciaire avec l’exécutif semble faire système. Depuis plus de vingt ans, les instances #judiciaires sont absentes du dossier « Sofia » et le parquet est tout aussi silencieux. Le ministère belge des Affaires étrangères dispose pourtant de toutes les preuves. À aucun moment il n’a collaboré aux instructions judiciaires, il n’a pas introduit de procédures disciplinaires contre les auteurs des faits. Les instructions judiciaires, ouvertes en 1996, ont été interrompues sous prétexte de « non-opportunité des poursuites », puis portées à la prescription en 2009. La procédure d’urgence pour fait de harcèlement introduite contre le ministre des Affaires étrangères en 2005 a été renvoyée, sans motif, au tribunal civil… en 2012. Dans son arrêt, la Cour d’appel civile refuse à présent tout dédommagement à la diplomate parce qu’aucun tribunal n’a condamné de fonctionnaires ni pour trafics de documents ni pour harcèlement !

    Une « construction judiciaire » applaudie par les réseaux criminels
    On constate que cet arrêt copie soigneusement le « roman » du ministre belge des Affaires étrangères devant ses juges, et que, comme dans d’autres affaires, ce n’est plus l’impartialité qui semble guider les réquisitoires, mais les interprétations fidèlement retranscrites de ceux qui sont accusés(8). Ce roman, le voici : aucun fonctionnaire du ministère belge des Affaires étrangères n’a jamais trafiqué les visas à l’ambassade de Belgique à Sofia dans les années 90, et certes jamais au bénéfice de membres d’organisations criminelles et de leurs victimes. Myrianne Coen, conseillère d’ambassade, n’a pu dès lors subir de représailles ni être discriminée dans sa carrière pour avoir refusé de participer à ce qui dès lors n’existerait pas ou pour l’avoir dénoncé.

    Aucun fonctionnaire belge des affaires étrangères ne trafiquait les visas dans les années nonante ? Et aucun depuis lors, par ses comportements, n’a protégé de trafiquants ? On comprend que ceux qui protègent ces trafics se débattent comme ils peuvent pour occulter la vérité. Mais d’où la 18e chambre de la Cour d’appel de Bruxelles tire pareille certitude reste… un mystère.

    En effet, cela semble contredire les conclusions d’autres instances. En 2004(9), 8 ans après les premières dénonciations, le Parlement belge constate « qu’il ressort de l’enquête du Comité R qu’il y a des problèmes de fraude, de corruption et d’éventuelles connexions d’agents des Affaires étrangères avec le crime organisé. Il est clair aussi qu’aucun des services publics concernés n’a pris les mesures appropriées… les éléments permettant la poursuite de ces pratiques n’ont pas été éradiqués… Si ces pratiques existent depuis plus de dix ans et qu’à ce jour l’intégrité n’est toujours pas assurée, la fraude aux documents peut continuer à se développer. Cette constatation est inacceptable ». Dans le livre « Belgique en sous-sol, immigration, traite et crime organisé », on trouve, en plus d’autres propos très éclairants de la Chambre et du Sénat : « Quant au “dossier Sofia” : ’Il s’agit d’une fraude aux visas que le Parlement tente de percer à jour depuis des années. Le Parlement reçoit uniquement une réponse procédurale, ce qui est inacceptable. Le fait que l’on ne joue pas franc jeu dans ce dossier incite inévitablement d’aucuns à prétendre que le ministre des Affaires étrangères étouffe l’affaire’ » . On ne pouvait être plus clair. Ces dernières années, les trafics de visas humanitaires contre monnaies sonnantes et trébuchantes pour des réfugiés syriens ne disent pas autre chose(10).

    Quant au jugement du tribunal correctionnel du 18 février 2009, il constate : « Un grand nombre de malversations à l’ambassade de Belgique à Sofia. Les plaintes ne concernent pas de petites choses, mais des abus scandaleux et honteux tantôt à qualifier de #délits, mais aussi souvent de #crimes. Le tribunal n’est cependant pas saisi de cela et s’abstient… De même, nous n’avons pas à nous prononcer concernant l’opportunité des poursuites (et des non-poursuites). Qui sont les auteurs ? Le tribunal précise : "EVD propriétaire d’un hôtel en Grèce était en contacts suivis avec l’ambassadeur. Celui-ci a, à plusieurs reprises, voyagé en Grèce pour un séjour dans cet hôtel… EVD et son épouse venaient régulièrement déposer des cadeaux (...) L’inculpé s’occupait activement de demandes de visas pour de soi-disant touristes. Il est également établi… l’utilisation de faux papiers et de fausses adresses de référence. Qu’il agissait dans le but de recevoir un avantage en fortune est évident". EVD sera reconnu coupable de faux et usage, traite des êtres humains et d’association de malfaiteurs. Le parquet fédéral a tergiversé pendant 13 ans. Il bénéficiera donc de la prescription » . En termes moins diplomatiques : le parquet protège les auteurs, notamment cet autre membre de l’association de malfaiteurs non nommé… mais très précisément décrit. Le tribunal correctionnel regrette de ne pas avoir, en conséquence, les moyens de prononcer une condamnation.

    Non seulement la 18e chambre ne voit pas ce qui est écrit en toutes lettres, mais elle devra aussi repasser son cours de criminologie : l’#impunité entraîne la récidive et, par opportunités communes, l’élargissement du cercle de complices, tandis que les risques vont croissants pour ceux qui refusent d’y « participer ». Violences, menaces, harcèlement deviennent a#insi armes coutumières de la prise de pouvoir criminel d’une structure qui exclut et discrimine : un cas d’école dans le présent dossier.

    Conséquences ?
    D’une part la « non-opportunité des poursuites » pour les auteurs des trafics et leurs protecteurs. Cette « non-opportunité » ne peut en droit être activée par le parquet, car il y a victime… « Mais qui se préoccupe du droit dans cette affaire » , demande Myrianne Coen. D’autre part la mort civile pour Myrianne Coen, la diplomate qui tenta de protéger les victimes contre ces criminels… devenue ainsi victime collatérale des trafics criminels, victime qu’on ne peut en aucun cas dédommager sans faire crouler tout l’édifice.

    Et la Cour d’appel dès lors de poursuivre le roman des Affaires étrangères : « c’était la secrétaire de l’ambassadeur la coupable (comprenons : l’ambassadeur, le pauvre, il n’en savait rien) » . Or, le juge correctionnel a refusé de condamner la secrétaire : elle n’agissait que sur ordre et en droit pénal, la responsabilité pénale remonte… sur le supérieur hiérarchique. Le parquet ayant organisé (pour mémoire, illégalement de surcroît) la non-opportunité des poursuites, lorsqu’il ne put plus cacher les trafics d’êtres humains, il avait d’urgence dû trouver coupable. Le ministère belge des Affaires étrangères le lui offrit sur un plateau d’argent : la secrétaire faisait l’affaire… une citoyenne lambda, sans connexions et sans protections. Selon que vous serez puissants ou misérables…

    Les tribunaux se contredisent… Le tribunal correctionnel dit blanc, jugement en forme de chose jugée. La chambre 18F de la Cour d’appel dit noir, contre toutes évidences et rationalité… Qu’y a-t-il donc encore à cacher, après 20 ans ?

    Ajoutons que l’instruction judiciaire n’avait interrogé aucun des suspects membres des organisations criminelles déjà par ailleurs internationalement signalés, ni aucune de leurs victimes, de la traite des êtres humains et de tous les autres trafics… Elle s’était aussi bien gardée de les identifier et de les rechercher… Les juges d’instruction trop actifs avaient été préalablement dessaisis à cet effet. Quant au parquet fédéral, il avait mis 13 ans pour s’assurer de la #prescription. Les violences commises à l’ambassade, le harcèlement contre la diplomate n’ont fait l’objet d’aucun acte d’instruction. Johan Leman, ancien directeur du Centre d’égalité des chances, un des auteurs de l’ouvrage collectif « L’État gruyère. Mafias, visas et traite en Europe » (2002), constitué partie civile dans le dossier « Sofia », exprimant clairement sa conviction d’une corruption de la haute administration du département, subira des pressions : « On m’a averti que j’étais impliqué dans trop de dossiers chauds… Comme le conflit avec les Affaires étrangères à propos de l’ambassade belge à Sofia et le dossier Van Kaap »(11).

    Ces faits inacceptables et indécents, la Cour d’appel de Bruxelles les juge « honorables » dans un État de Droit, pour appuyer ses refus systématiques de dédommagements. Pour frapper le témoin qui depuis plus de 20 ans demande protection, la Cour tire encore avantage de la réserve que la diplomate s’est constamment imposée pour ne pas nuire aux enquêtes, tire avantage des dénis de justice qu’elle a subis et qui visaient à protéger les « amis des amis » , tire avantage des risques que court tout témoin d’activités des organisations criminelles, que tant voudraient voir disparaître.

    5 000 € pour 25 années de carrière diplomatique ravagée. L’arrêt de la 18e chambre de la Cour d’appel de Bruxelles salit sa victime et l’ensemble de la #fonction_publique, déshonore la diplomatie belge la réduisant à l’insignifiance… Intimidation à présent en passe de s’étendre à toute l’Europe ? Un arrêt dont les organisations criminelles sauront tirer profit.

    L’Union européenne prescrit la protection des témoins et victimes, et des fonctionnaires en particulier, la Cour européenne des Droits de l’Homme prescrit l’interdiction de la discrimination. Elle oblige aussi les États à effectuer des enquêtes complètes et loyales… « Dans la tourmente actuelle, où une réforme succède à une autre réforme, je ne sais pas, je ne sais plus, si un État de droit subsistera encore longtemps », dira Éliane Liekendael, Procureure générale près la Cour de cassation de Belgique (mercuriale, octobre 1998).

    Sauver Didier Reynders à l’Europe ?
    Deux décisions de justice, prises à Bruxelles le même jour, jeudi 26 septembre 2019, ouvrent la voie à l’audition de Didier Reynders devant le Parlement européen, le mercredi 2 octobre 2019, pour la fonction de Commissaire européen à la Justice et à l’État de Droit,
    • la Cour d’appel de Bruxelles liquide pour 5 000 €, au lieu de 5 millions, les dommages et intérêts que Myrianne Coen, Docteur de la Sorbonne et Conseillère d’Ambassade, demande au Ministère belge des Affaires étrangères pour 25 ans de carrière diplomatique dévastée, depuis 2011 sous la responsabilité du ministre Didier Reynders ;
    • - Le Parquet de Bruxelles classe sans suite et sans instruction des faits le dossier ouvert en avril 2019 contre Didier Reynders pour corruption et blanchiment.

    À la veille de son audition le 2 octobre 2019 devant le Parlement européen, Didier Reynders reçoit donc cet arrêt de la 18e chambre F de la Cour d’appel de Bruxelles, dont il n’aura pas manqué de faire usage dans les couloirs. Pour neutraliser tout moyen d’informer correctement le Parlement européen sur cette affaire avant cette audition, l’arrêt ne sera envoyé que le 1er octobre 2019, par la poste, à la diplomate victime de tels agissements qui réside en Italie. Est-ce là le motif du report secret du prononcé au 26 septembre ? Si la diplomate avait été avertie de cette date, les communiqués de presse seraient en effet arrivés, avant cette audition, aux yeux de la presse internationale…

    Telles sont les circonstances qui expliquent la mise en scène préalable du candidat Commissaire européen à la Justice et à l’État de Droit. Il s’est ainsi présenté « en toute tranquillité » devant les Commissions LIBE et JURI du #Parlement_européen. Pour toute sécurité, une main amie s’était chargée d’inclure in extremis la commission IMCO, présidée par celle qui fut déjà sa #lobbyiste (une députée belge du Groupe des Verts !), 3 mois plus tôt, pour la candidature de Secrétaire général au Conseil de l’Europe qui échappa au ministre…

    Le mutisme des médias
    Depuis ce 2 octobre 2019, la #presse internationale est devenue muette. Quant à la presse belge, si l’on tape « Reynders #corruption » sur un moteur de recherche, on ne trouve plus aucun article depuis le 27 septembre, tout en soulignant que ceux publiés avant cette période d’ #omerta étaient d’une fabuleuse indigence… On ne peut pas penser que des magistrats de Bruxelles ne sont pas au secours de Didier Reynders ? La Belgique a le record des classements sans suite express pour éviter de rassembler les preuves dans ces dossiers. Lorsque les preuves y arrivent malgré tout, Bruxelles a le record de longévité des non-enquêtes pour protéger les auteurs de délits et crimes… par la prescription.

    À certains moments, des choses se résument simplement :
    – Vous cherchez le crime organisé ? Regardez parfois vers ceux qui disent le combattre
    – Vous attendez d’être informés par les médias ? Voyez ce qu’ils ne disent pas et essayez de réaliser à quel point ils font partie du problème.
    – Vous pensez que la justice est impartiale ? Voyez qui elle sert généralement

    Comme l’énoncent les deux auteurs de l’ouvrage Belgique en sous-sol..., « Après tout, il ne faut peut-être pas tant essayer de comprendre pourquoi l’éteignoir a été mis sur le dossier Sofia, que pour qui [il l’a été mis]. Les trafics de visas dénoncés par Myrianne Coen bénéficièrent à des intermédiaires installés en Belgique. Le plus souvent, il s’agissait de sociétés commerciales à l’objet social flou, à l’enseigne changeante et aux activités éparses. Ces dernières adressaient des invitations nominatives donnant accès au territoire national à des individus qui les présentaient à l’ambassade de Belgique dans la capitale bulgare en vue d’obtenir, selon les cas, une ou plusieurs dizaines de visas. Mais le plus saisissant n’est pas là. Il est établi que certains de ces intermédiaires avaient préalablement été sollicités par l’ambassade elle-même, en vue d’adresser des invitations par centaines à des quidams nommément désignés. À l’époque, l’ex-numéro 2 d’« Ambabel Sofia » a eu son attention attirée par tous ces gens auxquels l’ambassadeur « K »délivrait les précieux sésames sur un simple paraphe. Elle a alors découvert que parmi eux figuraient des personnages impliqués dans des opérations de blanchiment d’argent. Ces fonds, blanchis dans des banques belges par d’anciens agents des services secrets bulgares, provenaient du régime communiste moribond. »
    Les centaines de milliards envoyés vers les #paradis_fiscaux, les détournements dans l’affaire des #diamants anversois, les fonds libyens, le Kazakhgate, #Publifin, #Samu_social, #Dubaï Papers, etc. montrent que tout s’est aggravé depuis l’affaire “Sofia”. Et pendant ce temps-là, ils organisent leur « austérité », rabotant encore le peu qu’il reste aux #écoles, #hôpitaux, #postes… Ceci n’est pas un feuilleton, une story de plus sur Netflix : ce sont des faits, qui imposent que vous vous leviez et sortiez de vos divans. Vous vous êtes assoupis, l’#histoire ne vous en voudra pas. Si vous vous levez...

    1. https://www.dhnet.be/actu/faits/sos-legalita-contre-le-crime-organise-51...
    2. « Belgique en sous-sol, immigration, traite et crime organisé », Frédéric Loore et Jean-Yves Tistaert, Éditions Racines, 2007, extraits disponibles sur google livre.
    3. Ibid.
    4. https://www.lalibre.be/belgique/une-plainte-informative-51b8ac51e4b0de6d...
    5. https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-fortisgate-revele-des-courri...
    6. Ibid.
    7. https://www.lalibre.be/belgique/exclusif-voici-le-nouveau-scenario-du-fo...
    8. Rappelons que dans l’affaire du Kazakhgate, le projet de transaction pénale et le réquisitoire de l’avocat général auraient été écrits pas les avocats de Patokh Chodiev...
    9. Rapport des Commissions parlementaires de suivi du Comité R, n° 3-725/1 (Sénat) et DOC 511 289/001 (Chambre), 16 juillet’ 04, p. 29, 31 &32.
    10. Notamment : “Trafic de visas humanitaires : Francken affirme n’avoir “rien à cacher””, 18/01/2019. https://plus.lesoir.be/201467/article/2019-01-18/trafic-de-visas-humanit...
    11. Idem.

    #ue #union_européenne #mafia

  • #Soudan : les #milices #Janjawid garde-frontières ou #passeurs ?

    Dans un communiqué, les #Forces_de_soutien_rapide (#RSF), groupe paramilitaire servant de “garde-frontières” au Soudan, ont annoncé avoir arrêté 138 migrants africains, jeudi 19 septembre. Pour le spécialiste Jérôme Tubiana, cette annonce fait partie d’une stratégie : le Soudan cherche à attirer l’attention de l’Union européenne qui a arrêté de lui verser des fonds.

    Les Forces de soutien rapide (RSF), une organisation paramilitaire soudanaise, ont annoncé avoir arrêté, jeudi 19 septembre, 138 Africains qui souhaitaient pénétrer “illégalement” en Libye. Parmi eux, se trouvaient des dizaines de Soudanais mais aussi des Tchadiens et des Éthiopiens.

    "Le 19 septembre, une patrouille des RSF a arrêté 138 personnes de différentes nationalités qui essayaient de traverser illégalement la frontière avec la Libye", précise le communiqué.

    Une partie de ces migrants ont été incarcérés dans la zone désertique de #Gouz_Abudloaa, situé environ à 100 km au nord de Khartoum, comme ont pu le constater des journalistes escortés sur place par des RSF, mercredi 25 septembre. Dans le communiqué, les RSF assurent également avoir saisi six véhicules appartenant à des passeurs libyens chargés du transit des migrants.

    Le même jour, le Soudan a décidé de fermer ses #frontières avec la Libye et la Centrafrique pour des raisons de sécurité. Dans les faits, le pays souhaite mettre fin aux départs de rebelles soudanais vers la Libye, qui sont parfois rejoints par des migrants.

    Créées en 2013 par l’ex-président soudanais, Omar el-Béchir, les RSF assurent le maintien de l’ordre dans le pays. Trois ans après leur création, elles ont été dotées d’une mission supplémentaire : empêcher les migrants et les rebelles de franchir les frontières nationales. C’est ce que montrent notamment des chercheurs dans un rapport publié par un think tank néerlandais, Clingendael, publié en septembre 2018.

    Les Forces de soutien rapide, véritables gardes-frontières du Soudan

    Si le document pointe une politique soudanaise de surveillance des frontières "en grande partie assignée aux ‘forces de soutien rapide’ (RSF)", derrière cette appellation officielle, se cache une réalité plus sombre. Connue localement sous le nom de Janjawid, cette milice fait notamment l’objet d’une enquête du Conseil militaire de transition, qui dirige le Soudan depuis la destitution, le 11 avril, du président Omar el-Béchir.

    D’après les conclusions de l’enquête, rendues publiques samedi 27 juillet, les RSF auraient frappé et tiré sur des manifestants lors d’un sit-in, le 3 juin, à Khartoum, alors qu’ils étaient venus protester contre la politique d’Omar el-Béchir. Si d’après un groupe de médecins, 127 manifestants ont été tués, le commission d’enquête compte, de son côté, 87 morts. Cette répression violente avait provoqué, dans la foulée, un levé de boucliers à l’échelle internationale.

    Un groupe armé qui a bénéficié de fonds européens

    Certains RSF sont aussi accusés d’avoir commis des exactions dans la région du Darfour, à l’ouest du Soudan. Le rapport précise pourtant que, grâce aux fonds versés par l’Union européenne, ils “sont mieux équipés, mieux financés et déployés non seulement au Darfour, mais partout au Soudan". D’après ce document, "160 millions d’euros ont été alloués au Soudan" entre 2016 et 2017. Et, une partie de cet argent a été versé par Khartoum aux RSF. Leur chef, Hemeti, est d’ailleurs officiellement le numéro 2 du Conseil militaire de transition.

    Fin juillet, l’Union européenne a toutefois annoncé le gel de ses financements au Soudan. "L’Union européenne a pris peur. Elle a considéré que cette coopération avec le Soudan était mauvaise pour son image car, depuis plusieurs années, elle finançait un régime très violent envers les migrants et les civils", explique Jérôme Tubiana, chercheur spécialiste du Soudan et co-auteur du rapport néerlandais.

    Non seulement les passeurs demandent de l’argent aux migrants mais ce ne sont pas les seuls à leur en réclamer. "La milice Janjawid taxe les migrants, elle joue à un double-jeu", dénonce sur RFI, Clotilde Warin, journaliste chercheuse et co-auteure du rapport. "Les miliciens […] qui connaissent très bien la zone frontalière entre le Soudan, le Tchad et le Niger […] deviennent eux-mêmes des passeurs, ils utilisent les voitures de l’armée soudanaise, le fuel de l’armée soudanaise. C’est un trafic très organisé."

    "Les RSF profitent de leur contrôle de la route migratoire pour vendre les migrants à des trafiquants libyens", ajoute, de son côté, Jérôme Tubiana, qui estime que ces miliciens s’enrichissent plus sur le dos des migrants qu’ils ne les arrêtent.

    Annoncer l’arrestation d’un convoi est donc un moyen, pour les RSF, de faire du chantage à l’Europe. "Ils essayent de lui dire que si elle veut moins de migrants sur son territoire, elle doit apporter son soutien aux RSF car, ils sont les seuls à connaître cette région dangereuse", précise Jérôme Tubiana, ajoutant qu’Hemeti, fragilisé, est en recherche de soutiens politiques.

    Un membre des RSF, interrogé dans le cadre de l’enquête néerlandaise, reconnaît lui-même le rôle actif de la milice dans le trafic des migrants. "De temps en temps, nous interceptons des migrants et nous les transférons à Khartoum, afin de montrer aux autorités que nous faisons le travail. Nous ne sommes pas censés prendre l’argent des migrants, [nous ne sommes pas censés] les laisser s’échapper ou les emmener en Libye… Mais la réalité est assez différente…", lit-on dans le rapport.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/19795/soudan-les-milices-janjawid-garde-frontieres-ou-passeurs?ref=tw_i
    #gardes-frontière #para-militaires #paramilitaires #fermeture_des_frontières #maintien_de_l'ordre #contrôles_frontaliers #surveillance_des_frontières #fonds_européen #Hemeti #armée #trafic_d'êtres_humains #armée_soudanaise #externalisation #externalisation_des_frontières

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    https://seenthis.net/messages/731749#message804171

    • Une nouvelle de juillet 2019...

      EU suspends migration control projects in Sudan amid repression fears

      The EU has suspended projects targeting illegal migration in Sudan. The move comes amid fears they might have aided security forces responsible for violently repressing peaceful protests in the country, DW has learned.

      An EU spokesperson has confirmed to DW that a German-led project that organizes the provision of training and equipment to Sudanese border guards and police was “halted” in mid-March, while an EU-funded intelligence center in the capital, Khartoum, has been “on hold” since June. The EU made no public announcements at the time.

      The initiatives were paid for from a €4.5 billion ($5 billion) EU fund for measures in Africa to control migration and address its root causes, to which Germany has contributed over €160 million. Sudan is commonly part of migration routes for people aiming to reach Europe from across Africa.

      Critics had raised concerns that working with the Sudanese government on border management could embolden repressive state forces, not least the notorious Rapid Support Forces (RSF) militia, which is accused by Amnesty International of war crimes in Sudan’s Darfur region. An EU summary of the project noted that there was a risk that resources could be “diverted for repressive aims.”

      Support for police

      A wave of protest swept the country in December, with demonstrators calling for the ouster of autocratic President Omar al-Bashir. Once Bashir was deposed in April, a transitional military council, which includes the commander of the RSF as deputy leader, sought to restore order. Among various incidents of repression, the militia was blamed for a massacre on June 3 in which 128 protesters were reportedly killed.

      While the EU maintains it has provided neither funding nor equipment to the RSF, there is no dispute that Sudanese police, who also stand accused of brutally repressing the protests, received training under the programs.

      Dr. Lutz Oette, a human rights expert at the School of Oriental and African Studies (SOAS), told DW: “The suspension is the logical outcome of the change in circumstances but it exposes the flawed assumptions of the process as far as working with Sudan is concerned.”

      Oette said continuing to work with the Sudanese government would have been incompatible with the European Union’s positions on human rights, and counterproductive to the goal of tackling the root causes of migration.

      Coordination center

      The intelligence center, known as the Regional Operational Center in Khartoum (ROCK), was to allow the security forces of nine countries in the Horn of Africa to share intelligence about human trafficking and people smuggling networks.

      A spokesperson for the European Commission told DW the coordination center had been suspended since June “until the political/security situation is cleared,” with some of its staff temporarily relocated to Nairobi, Kenya. Training and some other activities under the Better Migration Management (BMM) program were suspended in mid-March “because they require the involvement of government counterparts to be carried out.” The EU declined to say whether the risk of support being provided to repressive forces had contributed to the decision.

      The spokesperson said other EU activities that provide help to vulnerable people in the country were continuing.

      An official EU document dated December 2015 noted the risk that the provision of equipment and training to security services and border guards could be “diverted for repressive aims” or subject to “criticism by NGOs and civil society for engaging with repressive governments on migration (particularly in Eritrea and Sudan).”

      ’Regular monitoring’

      The BMM program is being carried out by a coalition of EU states — France, Germany, Italy, the Netherlands, the United Kingdom — and aid agencies led by the German development agency GIZ. It includes projects in 11 African countries under the auspices of the “Khartoum process,” an international cooperation initiative targeting illegal migration.

      The ROCK intelligence center, which an EU document shows was planned to be situated within a Sudanese police training facility, was being run by the French state-owned security company Civipol.

      The EU spokesperson said, “Sudan does not benefit from any direct EU financial support. No EU funding is decentralized or channeled through the Sudanese government.”

      “All EU-funded activities in Sudan are implemented by EU member states development agencies, the UN, international organizations and NGOs, who are closely scrutinized through strict and regular monitoring during projects’ implementation,” the spokesperson added.

      A spokesperson for GIZ said: “The participant lists of BMM’s training courses are closely coordinated with the [Sudanese government] National Committee for Combating Human Trafficking (NCCHT) to prevent RSF militiamen taking part in training activities.”

      The GIZ spokesperson gave a different explanation for the suspension to that of the EU, saying the program had been stopped “in order not to jeopardize the safety of [GIZ] employees in the country.” The spokesperson added: “Activities in the field of policy harmonization and capacity building have slowly restarted.”

      https://www.dw.com/en/eu-suspends-migration-control-projects-in-sudan-amid-repression-fears/a-49701408

      #police #Regional_Operational_Center_in_Khartoum (#ROCK) #Better_Migration_Management (#BMM) #processus_de_Khartoum

      Et ce subtil lien entre migrations et #développement :

      Sudan does not benefit from any direct EU financial support. No EU funding is decentralized or channeled through the Sudanese government.

      “All EU-funded activities in Sudan are implemented by EU member states development agencies, the UN, international organizations and NGOs, who are closely scrutinized through strict and regular monitoring during projects’ implementation,” the spokesperson added.

      #GIZ

      Ajouté à la métaliste #migrations et développement :
      https://seenthis.net/messages/733358

  • How Israel is sowing the seeds of war in South Sudan – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20190906-how-israel-is-sowing-the-seeds-of-war-in-south-sudan

    In 2015 – two years after a devastating civil war broke out in South Sudan that pushed millions to the brink of starvation – the South Sudan government launched a multi-million dollar agricultural project called Green Horizon. The aim of the project was to develop farms so that South Sudan could feed its people and produce surplus for export.

    The tender for the much-needed project was awarded to Israel Ziv, a former Israeli army operations director who touted Israeli experience in agricultural development. It was Ziv’s sole such venture anywhere in the world.

    Rather than fighting hunger, however, Green Horizon was instead used to fuel the deadly conflict between President Salva Kiir and his former deputy and fellow rebel leader, Riek Machar.

    In July, Juba-based investigative journalist, Sam Mednick, reporting for the Organised Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), revealed how Ziv transferred at least $140 million to South Sudan’s central bank for the sale of Israeli weapons to the government. Ziv used his contacts within South Sudan’s Defence and Agricultural Ministries, the Israeli Ministry of Defence, and commodity trading firm, Trafigura. The weapons included rifles, grenade launchers and shoulder-fired rockets.

    #mort

  • Niger : Has Securitisation Stopped Traffickers ?

    In the past five years there has been an increase in border controls and foreign military presence in Niger; paradoxically this has only diversified and professionalised the criminal networks operating there. In fact, this development was to be expected. Sustained law enforcement against smugglers removes the weaker players while allowing those with greater means and connexions to adapt, evolve and in some cases even monopolise criminal markets. As such, although Western-supported goals of curtailing irregular migration in Niger have been reached in the short term, criminal networks continue to thrive with devastating consequences for the wider Sahel region. Recorded migrant deaths in northern Niger have hit record highs and illicit flows of drugs and arms through the country continue to fuel conflicts. To address the country’s chronic lack of security and underdevelopment, innovative approaches that prioritise the fight against criminal networks while considering the negative socio-economic impacts of interventions must be developed.

    The economic, social and security landscape of Niger has undergone four milestone events, which have all led to changes in the country’s criminal networks. These included the criminalisation of the migration industry in May 2015; the clampdown on the Djado goldfield in February 2017; the ensuing multiplication of armed actors and growing banditry, which had already increased after the outbreak of the conflicts in Libya in 2011 and northern Mali in 2012; and the militarisation of Niger since 2014.

    The EU-backed enforcement of law 2015-036 criminalising migrant smuggling in mid-2016 delivered a first, considerable blow to northern Niger’s informal economy. Transporting foreign migrants to Libya, a practice that had become a source of livelihood for thousands of people in northern Niger, was outlawed overnight. Dozens of passeurs (migrant smugglers) and coxeurs (middlemen who gather migrants for passeurs) were arrested and hundreds of vehicles were seized in a crackdown that shocked the system.

    The second blow, which was closely linked to the first, was the closure of the Djado goldfield in February 2017. Up until its closure, the gold economy had been a vital back-up for ex-passeurs. Many had repurposed their activities towards the transport of artisanal miners to and from northern Niger’s gold mines to compensate for lost revenue from the outlawing of migrant smuggling. Many passeurs also invested in artisanal gold extraction. The goldfield was officially shut down for security reasons, as it had become a key hub for the operations of armed bandits. However, the fact that it was also a key stopover location for migrants travelling north was perhaps more influential in the government’s decision-making.

    Many analysts have attributed the rise in banditry and convoy hijackings over the past two years to these two economic blows. While it is difficult to determine whether the actors involved in these attacks are the same as those previously involved in the migration industry, it is clear that the lack of economic opportunities have pushed some to seek alternative sources of revenue.

    Although the migration industry initially shrank, it has now partially recovered (albeit still very far from 2015/2016 levels) with the transport of Nigerien migrants who are increasingly seeking seasonal work in Libya. But although a majority of passeurs have repurposed their activities towards the tolerated practice of transporting Nigeriens to Libya, many passeurs are still ready to transport foreign migrants, who pay up to eight times what local Nigeriens pay. To do so, smuggling networks have become both more professional and clandestine. Passeurs also take more dangerous and remote routes through the desert that avoid security forces. This has posed a significant risk to migrants, who are increasingly vulnerable to death from unexpected breakdowns in the desert. The number of recorded migrant deaths increased from 71 in 2015 to 427 in 2017.

    Currently, the number of active drivers is close to that before the peak of migration in 2015/2016. But the number of migrants who can afford the journey has lessened. In some reported cases, the price for the Agadez-Sebha journey has increased five-fold since 2016. Passeurs incur higher costs primarily as a result of longer, more clandestine routes that require more fuel. They must also pay higher fees to coxeurs, whose role in gathering migrants for passeurs has become central since migrants have been more difficult to find in Agadez. Prior to 2016, migrants could easily reach the town with commercial bus companies. Today, these undergo stringent checks by Nigerien police. Even migrants from the Economic Community of West African States (ECOWAS), who have the right to visa-free travel to Niger with valid documentation, are having to pay higher bribes to security forces to reach Agadez through commercial transportation.

    To compensate for this lack of more lucrative foreign migrants, many passeurs have turned to the smuggling of synthetic opioids (especially Tramadol), the demand for which has boomed across the Sahel-Sahara in recent years.[1] Smugglers can sell Tramadol purchased from Nigeria for up to 15 times the price in Libya, transporting the drugs along the Chadian border through Niger.

    These developments have mostly been undeterred by the increased militarisation of Niger since 2014, which saw the posting of French and American security forces in key strategic locations in the north (with bases in Madama, Dirkou, Agadez, Aguelal) and south (in the Tillabéri and Diffa regions). While their primary concern has been the fight against terrorist networks in the Sahel, French security forces in Madama have also specifically targeted arms and high-value narcotics trafficking (albeit prioritising those suspected of having links to terrorist networks). The increased scrutiny of French troops on key trafficking crossroads is seen as a key factor in making the trans-Sahelian cocaine route less attractive for conveying drugs from Latin America to destination markets in Europe and the Middle East, with traffickers increasingly favouring maritime routes instead.

    The increased targeting of drug convoys by armed groups is also a key factor behind the reduced use of the trans-Sahel cocaine route. These groups, which have multiplied in northern Mali, southern Libya and north-western Chad since the Libyan revolution in 2011 and Malian rebellion in 2012, have increasingly shifted their business model towards armed robbery and the hijacking of convoys that transit northern Niger. One such group includes armed men mostly composed of Chadian military defectors, who have used the Djado area (600 km north-east of Agadez) as a base to target convoys trafficking drugs, arms and goods but also artisanal miners traveling to and from gold mines (such as the Tchibarakaten goldfield).[2] The Forces Armées Nigériennes, whose capacity is limited in northern Niger’s difficult terrain, have so far failed to overrun the group.

    Nevertheless, recent cocaine seizures, including a record seizure of 789 kilograms of cocaine in March 2019 in Guinea-Bissau, suggest that the route is still being used, boosted by increasing cocaine production in Colombia in recent years. In fact, trafficking routes seem to have simply pushed outwards to areas bordering Algeria and Chad, avoiding the patrolling and surveillance activity taking place out of the French outpost of Madama.[3] However, this route shift may be temporary. France’s withdrawal from its temporary base in Madama since May (although officially announced in July) has reduced its oversight over the Toummo crossing and Salvador Pass, both key trafficking gateways to Libya. In reaction to France’s withdrawal from Madama, one passeur interviewed by phone boasted: ‘maintenant on opère comme des rois [now we operate like kings]’.[4]

    Niger’s stability relies on a fragile economic, political and social equilibrium that is threatened by the current approaches to achieving Western priorities of reduced terrorism and irregular migration. The EU and its member states successfully addressed the latter by disrupting the business model of passeurs and raising the costs of migration. But while the EU must be commended for initiating projects to compensate for passeurs’ lost income, these have not yielded the results that had been hoped for. Many passeurs accuse the local non-governmental organisation in charge of dispensing funds of having been nepotistic in its fund allocation. Only a fraction of passeurs received EU support, leaving many to be forced back into their old activities.

    If support is not effectively delivered in the long term, current approaches to reducing irregular migration and terrorism may be undermined: poverty and unemployment fuel the very elements that securitisation hopes to tackle.

    Currently, strategies to tackle smuggling and illicit flows have targeted easily-replaceable low-level actors in criminal economies. Yet to have a longer-lasting impact, actors higher up in the value chain would need to be targeted. Criminal culture in Niger is as much a top-down issue as it is a bottom-up one. The participation of the Nigerien political elite in trans-Sahelian illicit economies is strong. Their business interests are as much a catalyst of flows as the widespread poverty and lack of economic opportunities that push so many into criminal endeavours. This involvement is well-known and recognised by international partners behind the scenes, yet it is not prioritised, perhaps for fear of impeding on strategic counterterrorism and anti-irregular migration goals. Meanwhile, the illicit flows of arms, drugs, goods, and people continue to foster instability in the wider region.

    References

    [1] Micallef, M. Horsley R. & Bish, A. (2019) The Human Conveyor Belt Broken – assessing the collapse of the human-smuggling industry in Libya and the central Sahel, The Global Initiative Against Transnational Organized Crime, March 2019.

    [2] Micallef, M., Farrah, R. & Bish, A. (forthcoming) After the Storm, Organized Crime across the Sahel-Sahara following the Libyan Revolution and Malian Rebellion, Global Initiative against Transnational Organized Crime.

    [3] Micallef, M., Farrah, R. & Bish, A. (forthcoming) After the Storm, Organized crime across the Sahel-Sahara following the Libyan Revolution and Malian rebellion, Global Initiative against Transnational Organized Crime.

    [4] Telephone interview with Tebu passeur based in Dirkou, July 2019.

    https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/niger-has-securitisation-stopped-traffickers-23838
    #Niger #trafiquants #frontières #fermeture_des_frontières #smugglers #smuggling #migrations #réseaux_criminels #asile #réfugiés #criminalisation #économie #économie_informelle #passeurs #saisonniers_nigériens #prix #Sebha #Agadez #pauvreté #chômage #travail #Tramadol #drogue #trafic_de_drogue
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  • Ethiopians Abused on Gulf Migration Route

    Ethiopians undertaking the perilous journey by boat across the Red Sea or Gulf of Aden face exploitation and torture in Yemen by a network of trafficking groups, Human Rights Watch said today. They also encounter abusive prison conditions in Saudi Arabia before being summarily forcibly deported back to Addis Ababa. Authorities in Ethiopia, Yemen, and Saudi Arabia have taken few if any measures to curb the violence migrants face, to put in place asylum procedures, or to check abuses perpetrated by their own security forces.


    A combination of factors, including unemployment and other economic difficulties, drought, and human rights abuses have driven hundreds of thousands of Ethiopians to migrate over the past decade, traveling by boat over the Red Sea and then by land through Yemen to Saudi Arabia. Saudi Arabia and neighboring Gulf states are favored destinations because of the availability of employment. Most travel irregularly and do not have legal status once they reach Saudi Arabia.

    “Many Ethiopians who hoped for a better life in Saudi Arabia face unspeakable dangers along the journey, including death at sea, torture, and all manners of abuses,” said Felix Horne, senior Africa researcher at Human Rights Watch. “The Ethiopian government, with the support of its international partners, should support people who arrive back in Ethiopia with nothing but the clothes on their back and nowhere to turn for help.”

    Human Rights Watch interviewed 12 Ethiopians in Addis Ababa who had been deported from Saudi Arabia between December 2018 and May 2019. Human Rights Watch also interviewed humanitarian workers and diplomats working on Ethiopia migration-related issues.

    The International Organization for Migration (IOM) estimates as many as 500,000 Ethiopians were in Saudi Arabia when the Saudi government began a deportation campaign in November 2017. The Saudi authorities have arrested, prosecuted, or deported foreigners who violate labor or residency laws or those who crossed the border irregularly. About 260,000 Ethiopians, an average of 10,000 per month, were deported from Saudi Arabia to Ethiopia between May 2017 and March 2019, according to the IOM, and deportations have continued.

    An August 2 Twitter update by Saudi Arabia’s Interior Ministry said that police had arrested 3.6 million people, including 2.8 million for violations of residency rules, 557,000 for labor law violations, and 237,000 for border violations. In addition, authorities detained 61,125 people for crossing the border into Saudi Arabia illegally, 51 percent of them Ethiopians, and referred more than 895,000 people for deportation. Apart from illegal border crossing, these figures are not disaggregated by nationality.

    Eleven of the 12 people interviewed who had been deported had engaged with smuggling and trafficking networks that are regionally linked across Ethiopia, Djibouti, Somalia’s semi-autonomous Puntland state, the self-declared autonomous state of Somaliland, Yemen, and Saudi Arabia. Traffickers outside of Ethiopia, particularly in Yemen, often used violence or threats to extort ransom money from migrants’ family members or contacts, those interviewed told Human Rights Watch. The 12th person was working in Saudi Arabia legally but was deported after trying to help his sister when she arrived illegally.

    Those interviewed described life-threatening journeys as long as 24 hours across the Gulf of Aden or the Red Sea to reach Yemen, in most cases in overcrowded boats, with no food or water, and prevented from moving around by armed smugglers.

    “There were 180 people on the boat, but 25 died,” one man said. “The boat was in trouble and the waves were hitting it. It was overloaded and about to sink so the dallalas [an adaptation of the Arabic word for “middleman” or “broker”] picked some out and threw them into the sea, around 25.”

    Interviewees said they were met and captured by traffickers upon arrival in Yemen. Five said the traffickers physically assaulted them to extort payments from family members or contacts in Ethiopia or Somalia. While camps where migrants were held capture were run by Yemenis, Ethiopians often carried out the abuse. In many cases, relatives said they sold assets such as homes or land to obtain the ransom money.

    After paying the traffickers or escaping, the migrants eventually made their way north to the Saudi-Yemen border, crossing in rural, mountainous areas. Interviewees said Saudi border guards fired at them, killing and injuring others crossing at the same time, and that they saw dead bodies along the crossing routes. Human Rights Watch has previously documented Saudi border guards shooting and killing migrants crossing the border.

    “At the border there are many bodies rotting, decomposing,” a 26-year-old man said: “It is like a graveyard.”

    Six interviewees said they were apprehended by Saudi border police, while five successfully crossed the border but were later arrested. They described abusive prison conditions in several facilities in southern Saudi Arabia, including inadequate food, toilet facilities, and medical care; lack of sanitation; overcrowding; and beatings by guards.

    Planes returning people deported from Saudi Arabia typically arrive in Addis Ababa either at the domestic terminal or the cargo terminal of Bole International Airport. Several humanitarian groups conduct an initial screening to identify the most vulnerable cases, with the rest left to their own devices. Aid workers in Ethiopia said that deportees often arrive with no belongings and no money for food, transportation, or shelter. Upon arrival, they are offered little assistance to help them deal with injuries or psychological trauma, or to support transportation to their home communities, in some cases hundreds of kilometers from Addis Ababa.

    Human Rights Watch learned that much of the migration funding from Ethiopia’s development partners is specifically earmarked to manage migration along the routes from the Horn of Africa to Europe and to assist Ethiopians being returned from Europe, with very little left to support returnees from Saudi Arabia.

    “Saudi Arabia has summarily returned hundreds of thousands of Ethiopians to Addis Ababa who have little to show for their journey except debts and trauma,” Horne said. “Saudi Arabia should protect migrants on its territory and under its control from traffickers, ensure there is no collusion between its agents and these criminals, and provide them with the opportunity to legally challenge their detention and deportation.”

    All interviews were conducted in Amharic, Tigrayan, or Afan Oromo with translation into English. The interviewees were from the four regions of SNNPR (Southern Nations, Nationalities, and Peoples’ Region), Oromia, Amhara, and Tigray. These regions have historically produced the bulk of Ethiopians migrating abroad. To protect interviewees from possible reprisals, pseudonyms are being used in place of their real names. Human Rights Watch wrote to the Ethiopian and Saudi governments seeking comment on abuses described by Ethiopian migrants along the Gulf migration route, but at the time of writing neither had responded.

    Dangerous Boat Journey

    Most of the 11 people interviewed who entered Saudi Arabia without documents described life-threatening boat journeys across the Red Sea from Djibouti, Somaliland, or Puntland to Yemen. They described severely overcrowded boats, beatings, and inadequate food or water on journeys that ranged from 4 to 24 hours. These problems were compounded by dangerous weather conditions or encounters with Saudi/Emirati-led coalition naval vessels patrolling the Yemeni coast.

    “Berhanu” said that Somali smugglers beat people on his boat crossing from Puntland: “They have a setup they use where they place people in spots by weight to keep the boat balanced. If you moved, they beat you.” He said that his trip was lengthened when smugglers were forced to turn the boat around after spotting a light from a naval vessel along the Yemeni coast and wait several hours for it to pass.

    Since March 26, 2015, Saudi Arabia has led a coalition of countries in a military campaign against the Houthi armed group in Yemen. As part of its campaign the Saudi/Emirati-led coalition has imposed a naval blockade on Houthi-controlled Yemeni ports, purportedly to prevent Houthi rebels from importing weapons by sea, but which has also restricted the flow of food, fuel, and medicine to civilians in the country, and included attacks on civilians at sea. Human Rights Watch previously documented a helicopter attack in March 2017 by coalition forces on a boat carrying Somali migrants and refugees returning from Yemen, killing at least 32 of the 145 Somali migrants and refugees on board and one Yemeni civilian.

    Exploitation and Abuses in Yemen

    Once in war-torn Yemen, Ethiopian migrants said they faced kidnappings, beatings, and other abuses by traffickers trying to extort ransom money from them or their family members back home.

    This is not new. Human Rights Watch, in a 2014 report, documented abuses, including torture, of migrants in detention camps in Yemen run by traffickers attempting to extort payments. In 2018, Human Rights Watch documented how Yemeni guards tortured and raped Ethiopian and other Horn of Africa migrants at a detention center in Aden and worked in collaboration with smugglers to send them back to their countries of origin. Recent interviews by Human Rights Watch indicate that the war in Yemen has not significantly affected the abuses against Ethiopians migrating through Yemen to Saudi Arabia. If anything, the conflict, which escalated in 2015, has made the journey more dangerous for migrants who cross into an area of active fighting.

    Seven of the 11 irregular migrants interviewed said they faced detention and extortion by traffickers in Yemen. This occurred in many cases as soon as they reached shore, as smugglers on boats coordinated with the Yemeni traffickers. Migrants said that Yemeni smuggling and trafficking groups always included Ethiopians, often one from each of Oromo, Tigrayan, and Amhara ethnic groups, who generally were responsible for beating and torturing migrants to extort payments. Migrants were generally held in camps for days or weeks until they could provide ransom money, or escape. Ransom payments were usually made by bank transfers from relatives and contacts back in Ethiopia.

    “Abebe” described his experience:

    When we landed… [the traffickers] took us to a place off the road with a tent. Everyone there was armed with guns and they threw us around like garbage. The traffickers were one Yemeni and three Ethiopians – one Tigrayan, one Amhara, and one Oromo…. They started to beat us after we refused to pay, then we had to call our families…. My sister [in Ethiopia] has a house, and the traffickers called her, and they fired a bullet near me that she could hear. They sold the house and sent the money [40,000 Birr, US $1,396].

    “Tesfalem”, said that he was beaten by Yemenis and Ethiopians at a camp he believes was near the port city of Aden:

    They demanded money, but I said I don’t have any. They told me to make a call, but I said I don’t have relatives. They beat me and hung me on the wall by one hand while standing on a chair, then they kicked the chair away and I was swinging by my arm. They beat me on my head with a stick and it was swollen and bled.

    He escaped after three months, was detained in another camp for three months more, and finally escaped again.

    “Biniam” said the men would take turns beating the captured migrants: “The [Ethiopian] who speaks your language beats you, those doing the beating were all Ethiopians. We didn’t think of fighting back against them because we were so tired, and they would kill you if you tried.”

    Two people said that when they landed, the traffickers offered them the opportunity to pay immediately to travel by car to the Saudi border, thereby avoiding the detention camps. One of them, “Getachew,” said that he paid 1,500 Birr (US $52) for the car and escaped mistreatment.

    Others avoided capture when they landed, but then faced the difficult 500 kilometer journey on foot with few resources while trying to avoid capture.

    Dangers faced by Yemeni migrants traveling north were compounded for those who ran into areas of active fighting between Houthi forces and groups aligned with the Saudi/Emirati-led coalition. Two migrants said that their journey was delayed, one by a week, the other by two months, to avoid conflict areas.

    Migrants had no recourse to local authorities and did not report abuses or seek assistance from them. Forces aligned with the Yemeni government and the Houthis have also detained migrants in poor conditions, refused access to protection and asylum procedures, deported migrants en masse in dangerous conditions, and exposed them to abuse. In April 2018, Human Rights Watch reported that Yemeni government officials had tortured, raped, and executed migrants and asylum seekers from the Horn of Africa in a detention center in the southern port city of Aden. The detention center was later shut down.

    The International Organization for Migration (IOM) announced in May that it had initiated a program of voluntary humanitarian returns for irregular Ethiopian migrants held by Yemeni authorities at detention sites in southern Yemen. IOM said that about 5,000 migrants at three sites were held in “unsustainable conditions,” and that the flights from Aden to Ethiopia had stalled because the Saudi/Emirati-led coalition had failed to provide the flights the necessary clearances. The coalition controls Yemen’s airspace.

    Crossing the Border; Abusive Detention inside Saudi Arabia

    Migrants faced new challenges attempting to cross the Saudi-Yemen border. The people interviewed said that the crossing points used by smugglers are in rural, mountainous areas where the border separates Yemen’s Saada Governorate and Saudi Arabia’s Jizan Province. Two said that smugglers separated Ethiopians by their ethnic group and assigned different groups to cross at different border points.

    Ethiopian migrants interviewed were not all able to identify the locations where they crossed. Most indicated points near the Yemeni mountain villages Souq al-Ragu and ‘Izlat Al Thabit, which they called Ragu and Al Thabit. Saudi-aligned media have regularly characterized Souq al-Ragu as a dangerous town from which drug smugglers and irregular migrants cross into Saudi Arabia.

    Migrants recounted pressures to pay for the crossing by smuggling drugs into Saudi Arabia. “Abdi” said he stayed in Souq al-Ragu for 15 days and finally agreed to carry across a 25 kilogram sack of khat in exchange for 500 Saudi Riyals (US$133). Khat is a mild stimulant grown in the Ethiopian highlands and Yemen; it is popular among Yemenis and Saudis, but illegal in Saudi Arabia.

    “Badessa” described Souq al-Ragu as “the crime city:”

    You don’t know who is a trafficker, who is a drug person, but everybody has an angle of some sort. Even Yemenis are afraid of the place, it is run by Ethiopians. It is also a burial place; bodies are gathered of people who had been shot along the border and then they’re buried there. There is no police presence.

    Four of the eleven migrants who crossed the border on foot said Saudi border guards shot at them during their crossings, sometimes after ordering them to stop and other times without warning. Some said they encountered dead bodies along the way. Six said they were apprehended by Saudi border guards or drug police at the border, while five were arrested later.

    “Abebe” said that Saudi border guards shot at his group as they crossed from Izlat Al Thabit:

    They fired bullets, and everyone scattered. People fleeing were shot, my friend was shot in the leg…. One person was shot in the chest and killed and [the Saudi border guards] made us carry him to a place where there was a big excavator. They didn’t let us bury him; the excavator dug a hole and they buried him.

    Berhanu described the scene in the border area: “There were many dead people at the border. You could walk on the corpses. No one comes to bury them.”

    Getachew added: “It is like a graveyard. There are no dogs or hyenas there to eat the bodies, just dead bodies everywhere.”

    Two of the five interviewees who crossed the border without being detained said that Saudi and Ethiopian smugglers and traffickers took them to informal detention camps in southern Saudi towns and held them for ransom. “Yonas” said they took him and 14 others to a camp in the Fayfa area of Jizan Province: “They beat me daily until I called my family. They wanted 10,000 Birr ($349). My father sold his farmland and sent the 10,000 Birr, but then they told me this isn’t enough, we need 20,000 ($698). I had nothing left and decided to escape or die.” He escaped.

    Following their capture, the migrants described abusive conditions in Saudi governmental detention centers and prisons, including overcrowding and inadequate food, water, and medical care. Migrants also described beatings by Saudi guards.

    Nine migrants who were captured while crossing the border illegally or living in Saudi Arabia without documentation spent up to five months in detention before authorities deported them back to Ethiopia. The three others were convicted of criminal offenses that included human trafficking and drug smuggling, resulting in longer periods in detention before being deported.

    The migrants identified about 10 prisons and detention centers where they were held for various periods. The most frequently cited were a center near the town of al-Dayer in Jizan Province along the border, Jizan Central Prison in Jizan city, and the Shmeisi Detention Center east of Jeddah, where migrants are processed for deportation.

    Al-Dayer had the worst conditions, they said, citing overcrowding, inadequate sanitation, food and water, and medical care. Yonas said:

    They tied our feet with chains and they beat us while chained, sometimes you can’t get to the food because you are chained. If you get chained by the toilet it will overflow and flow under you. If you are aggressive you get chained by the toilet. If you are good [behave well], they chain you to another person and you can move around.

    Abraham had a similar description:

    The people there beat us. Ethnic groups [from Ethiopia] fought with each other. The toilet was overflowing. It was like a graveyard and not a place to live. Urine was everywhere and people were defecating. The smell was terrible.

    Other migrants described similarly bad conditions in Jizan Central Prison. “Ibrahim” said that he was a legal migrant working in Saudi Arabia, but that he travelled to Jizan to help his sister, whom Saudi authorities had detained after she crossed from Yemen illegally. Once in Jizan, authorities suspected him of human trafficking and arrested him, put him on trial, and sentenced him to two years in prison, a sentenced he partially served in Jizan Central Prison:

    Jizan prison is so very tough…. You can be sleeping with [beside] someone who has tuberculosis, and if you ask an official to move you, they don’t care. They will beat you. You can’t change clothes, you have one set and that is it, sometimes the guards will illegally bring clothes and sell to you at night.

    He also complained of overcrowding: “When you want to sleep you tell people and they all jostle to make some room, then you sleep for a bit but you wake up because everyone is jostling against each other.”

    Most of the migrants said food was inadequate. Yonas described the situation in al-Dayer: “When they gave food 10 people would gather and fight over it. If you don’t have energy you won’t eat. The fight is over rice and bread.”

    Detainees also said medical care was inadequate and that detainees with symptoms of tuberculosis (such as cough, fever, night sweats, or weight loss) were not isolated from other prisoners. Human Rights Watch interviewed three former detainees who were being treated for tuberculosis after being deported, two of whom said they were held with other detainees despite having symptoms of active tuberculosis.

    Detainees described being beaten by Saudi prison guards when they requested medical care. Abdi said:

    I was beaten once with a stick in Jizan that was like a piece of rebar covered in plastic. I was sick in prison and I used to vomit. They said, ‘why do you do that when people are eating?’ and then they beat me harshly and I told him [the guard], ‘Please kill me.’ He eventually stopped.

    Ibrahim said he was also beaten when he requested medical care for tuberculosis:

    [Prison guards] have a rule that you aren’t supposed to knock on the door [and disturb the guards]. When I got sick in the first six months and asked to go to the clinic, they just beat me with electric wires on the bottom of my feet. I kept asking so they kept beating.

    Detainees said that the other primary impetus for beatings by guards was fighting between different ethnic groups of Ethiopians in detention, largely between ethnic Oromos, Amharas, and Tigrayans. Ethnic tensions are increasingly common back in Ethiopia.

    Detainees said that conditions generally improved once they were transferred to Shmeisi Detention Center, near Jeddah, where they stayed only a few days before receiving temporary travel documents from Ethiopian consular authorities and deported to Ethiopia. The migrants charged with and convicted of crimes had no opportunity to consult legal counsel.

    None of the migrants said they were given the opportunity to legally challenge their deportations, and Saudi Arabia has not established an asylum system under which migrants could apply for protection from deportation where there was a risk of persecution if they were sent back. Saudi Arabia is not a party to the 1951 Refugee Convention.

    Deportation and Future Prospects

    Humanitarian workers and diplomats told Human Rights Watch that since the beginning of Saudi Arabia’s deportation campaign, large numbers of Ethiopian deportees have been transported via special flights by Saudia Airlines to Bole International Airport in Addis Ababa and unloaded in a cargo area away from the main international terminal or at the domestic terminal. When Human Rights Watch visited in May, it appeared that the Saudi flights were suspended during the month of Ramadan, during which strict sunrise-to-sunset fasting is observed by Muslims. All interviewees who were deported in May said they had returned on regular Ethiopian Airlines commercial flights and disembarked at the main terminal with other passengers.

    All of those deported said that they returned to Ethiopia with nothing but the clothes they were wearing, and that Saudi authorities had confiscated their mobile phones and in some cases shoes and belts. “After staying in Jeddah … they had us make a line and take off our shoes,” Abraham said. “Anything that could tie like a belt we had to leave, they wouldn’t let us take it. We were barefoot when we went to the airport.”

    Deportees often have critical needs for assistance, including medical care, some for gunshot wounds. One returnee recovering from tuberculosis said that he did not have enough money to buy food and was going hungry. Abdi said that when he left for Saudi Arabia he weighed 64 kilograms but returned weighing only 47 or 48 kilograms.

    Aid workers and diplomats familiar with migration issues in Ethiopia said that very little international assistance is earmarked for helping deportees from Saudi Arabia for medical care and shelter or money to return and reintegrate in their home villages.

    Over 8 million people are in need of food assistance in Ethiopia, a country of over 100 million. It hosts over 920,000 refugees from neighboring countries and violence along ethnic lines produced over 2.4 internally displaced people in 2018, many of whom have now been returned.

    The IOM registers migrants upon arrival in Ethiopia and to facilitate their return from Saudi Arabia. Several hours after their arrival and once registered, they leave the airport and must fend for themselves. Some said they had never been to Addis before.

    In 2013 and 2014, Saudi Arabia conducted an expulsion campaign similar to the one that began in November 2017. The earlier campaign expelled about 163,000 Ethiopians, according to the IOM. A 2015 Human Rights Watch report found that migrants experienced serious abuses during detention and deportation, including attacks by security forces and private citizens in Saudi Arabia, and inadequate and abusive detention conditions. Human Rights Watch has also previously documented mistreatment of Ethiopian migrants by traffickers and government detention centers in Yemen.

    Aid workers and diplomats said that inadequate funding to assist returning migrants is as a result of several factors, including a focus of many of the European funders on stemming migration to and facilitating returns from Europe, along with competing priorities and the low visibility of the issue compared with migration to Europe.

    During previous mass returns from Saudi Arabia, there was more funding for reintegration and more international media attention in part because there was such a large influx in a short time, aid workers said.

    https://www.hrw.org/news/2019/08/15/ethiopians-abused-gulf-migration-route
    #migrations #asile #violence #réfugiés #réfugiés_éthiopiens #Ethiopie #pays_du_Golfe #route_du_Golfe #mer_Rouge #Golfe_d'Aden #Yémen #Arabie_Saoudite #frontières #violent_borders #torture #trafic_d'êtres_humains #exploitation #routes_migratoires

    signalé par @isskein

    • Migrants endure sea crossing to Yemen and disembark in hell

      Zahra struggled in the blue waters of the Gulf of Aden, grasping for the hands of fellow migrants.

      Hundreds of men, women and teenagers clambered out of a boat and through the surf emerging, exhausted, on the shores of Yemen.

      The 20-year-old Ethiopian saw men armed with automatic rifles waiting for them on the beach and she clenched in terror. She had heard migrants’ stories of brutal traffickers, lurking like monsters in a nightmare. They are known by the Arabic nickname Abdul-Qawi — which means Worshipper of the Strong.

      “What will they do to us?” Zahra thought.

      She and 300 other Africans had just endured six hours crammed in a wooden smuggling boat to cross the narrow strait between the Red Sea and the gulf. When they landed, the traffickers loaded them into trucks and drove them to ramshackle compounds in the desert outside the coastal village of Ras al-Ara.

      There was Zahra’s answer. She was imprisoned for a month in a tin-roofed hut, broiling and hungry, ordered to call home each day to beseech her family to wire $2,000. She said she did not have family to ask for money and pleaded for her freedom.
      Instead, her captors raped her. And they raped the 20 other women with her — for weeks, different men all the time.

      “They used each of the girls,” she told The Associated Press. “Every night there was rape.”

      With its systematic torture, Ras al-Ara is a particular hell on the arduous, 900-mile (1,400 kilometer) journey from the Horn of Africa to oil-rich Saudi Arabia. Migrants leave home on sandaled feet with dreams of escaping poverty. They trek through mountains and deserts, sandstorms and 113-degree temperatures, surviving on crumbs of bread and salty water from ancient wells.

      In Djibouti, long lines of migrants descend single file down mountain slopes to the rocky coastal plain, where many lay eyes on the sea for first time and eventually board the boats. Some find their way safely across war-torn Yemen to Saudi Arabia, only to be caught and tossed back over the border. The lucky ones make it into the kingdom to earn their livings as a servant and laborers.


      But others are stranded in Yemen’s nightmare — in some measure because Europe has been shutting its doors, outsourcing migrants to other countries.

      The European Union began paying Libyan coast guards and militias to stop migrants there, blocking the other main route out of East Africa, through Libya and across the Mediterranean to Europe. The number of Mediterranean crossings plummeted — from 370,000 in 2016 to just over 56,000 so far this year.

      Meanwhile, more than 150,000 migrants landed in Yemen in 2018, a 50% increase from the year before, according to the International Organization for Migration.

      This year, more than 107,000 had arrived by the end of September, along with perhaps tens of thousands more the organization was unable to track — or who were buried in graves along the trail.

      And European policies may be making the Yemen route more dangerous. Funded by the EU, Ethiopia has cracked down on migrant smugglers and intensified border controls. Arrests of known brokers have prompted migrants to turn to unreliable traffickers, taking more dangerous paths and increasing the risk of abuses.

      Many of those migrants end up in Ras al-Ara.

      Nearly every migrant who lands here is imprisoned in hidden compounds while their families are shaken down for money. Like Zahra, they are subjected to daily torments ranging from beatings and rapes to starvation, their screams drowned out by the noise of generators or cars or simply lost in the desert.
      “Out of every thousand, 800 disappear in the lockups,” said a humanitarian worker monitoring the flow of migrants.

      Traffickers who torture are a mix of Yemenis and Ethiopians of different ethnic groups. So victims cannot appeal to tribal loyalties, they are tortured by men from other groups: If the migrants are Oromia, the torturers are Tigrinya.

      At the same time, because the three main ethnic groups don’t speak each others’ languages, Yemeni smugglers need translators to convey orders to the migrants and monitor their phone conversations with their families.

      The AP spoke to more than two dozen Ethiopians who survived torture at Ras al-Ara. Nearly all of them reported witnessing deaths, and one man died of starvation hours after the AP saw him.
      The imprisonment and torture are largely ignored by Yemeni authorities.

      The AP saw trucks full of migrants passing unhindered through military checkpoints as they went from the beaches to drop their human cargo at each desert compound, known in Arabic as a “hosh.”

      “The traffickers move freely, in public, giving bribes at the checkpoints,” said Mohammed Said, a former coast guard officer who now runs a gas station in the center of town.

      From Ras al-Ara, it’s nearly 50 miles in any direction to the next town. Around 8,000 families live in a collection of decaying, one-story stone houses beside dirt roads, a lone hotel and two eateries. The fish market is the center of activity when the daily catch is brought in.

      Nearly the entire population profits from the human trade. Some rent land to traffickers for the holding cells, or work as guards, drivers or translators. For others, traffickers flush with cash are a lucrative market for their food, fuel or the mildly stimulant leaves of qat, which Yemenis and Ethiopians chew daily.

      Locals can rattle off the traffickers’ names. One of them, a Yemeni named Mohammed al-Usili, runs more than 20 hosh. He’s famous for the red Nissan SUV he drives through town.

      Others belong to Sabaha, one of the biggest tribes in southern Yemen, some of whom are famous for their involvement in illicit businesses. Yemenis call the Sabaha “bandits” who have no political loyalties to any of the warring parties.
      Many traffickers speak openly of their activities, but deny they torture, blaming others.

      Yemeni smuggler Ali Hawash was a farmer who went into the human smuggling business a year ago. He disparaged smugglers who prey on poor migrants, torturing them and holding them hostage until relatives pay ransom.

      “I thought we need to have a different way,” he said, “I will help you go to Saudi, you just pay the transit and the transportation. Deal.”

      The flow of migrants to the beach is unending. On a single day, July 24, the AP witnessed seven boats pull into Ras al-Ara, one after the other, starting at 3 a.m., each carrying more than 100 people.

      The migrants climbed out of the boats into the turquoise water. One young man collapsed on the beach, his feet swollen. A woman stepped on something sharp in the water and fell screeching in pain. Others washed their clothes in the waves to get out the vomit, urine and feces from the rugged journey.

      The migrants were lined up and loaded onto trucks. They gripped the iron bars in the truck bed as they were driven along the highway. At each compound, the truck unloaded a group of migrants, like a school bus dropping off students. The migrants disappeared inside.

      From time to time, Ethiopians escape their imprisonment or are released and stagger out of the desert into town.
      Eman Idrees, 27, and her husband were held for eight months by an Ethiopian smuggler.

      She recalled the savage beatings they endured, which left a scar on her shoulder; the smuggler received $700 to take her to Saudi Arabia, but wouldn’t let her go, because “he wanted me.”

      Said, the gas station owner, is horrified by the evidence of torture he has seen, so he has made his station and a nearby mosque into a refuge for migrants. But locals say Said, too, profits from the trafficking, selling fuel for the smugglers’ boats and trucks. But that means the traffickers need him and leave him alone.

      On a day when the AP team was visiting, several young men just out of a compound arrived at the gas station. They showed deep gashes in their arms from ropes that had bound them. One who had bruises from being lashed with a cable said the women imprisoned with him were all raped and that three men had died.

      Another, Ibrahim Hassan, trembled as he showed how he was tied up in a ball, arms behind his back, knees bound against his chest. The 24-year-old said he was bound like that for 11 days and frequently beaten. His torturer, he said, was a fellow Ethiopian but from a rival ethnic group, Tigray, while he is Oromo.

      Hassan said he was freed after his father went door to door in their hometown to borrow money and gather the $2,600 that the smugglers demanded.
      “My family is extremely poor,” Hassan said, breaking down in tears. “My father is a farmer and I have five siblings.”

      Starvation is another punishment used by the traffickers to wear down their victims.

      At Ras al-Ara hospital, four men who looked like living skeletons sat on the floor, picking rice from a bowl with their thin fingers. Their bones protruded from their backs, their rib cages stood out sharply. With no fat on their bodies, they sat on rolled-up cloth because it was too painful to sit directly on bone. They had been imprisoned by traffickers for months, fed once a day with scraps of bread and a sip of water, they said.

      One of them, 23-year-old Abdu Yassin, said he had agreed with smugglers in Ethiopia to pay around $600 for the trip through Yemen to the Saudi border. But when he landed at Ras al-Ara, he was brought to a compound with 71 others, and the traffickers demanded $1,600.

      He cried as he described how he was held for five months and beaten constantly in different positions. He showed the marks from lashings on his back, the scars on his legs where they pressed hot steel into his skin. His finger was crooked after they smashed it with a rock, he said. One day, they tied his legs and dangled him upside down, “like a slaughtered sheep.”
      But the worst was starvation.

      “From hunger, my knees can’t carry my body,” he said. “I haven’t changed my clothes for six months. I haven’t washed. I have nothing.”

      Near the four men, another emaciated man lay on a gurney, his stomach concave, his eyes open but unseeing. Nurses gave him fluids but he died several hours later.

      The torment that leaves the young men and women physically and mentally shattered also leaves them stranded.

      Zahra said she traveled to Yemen “because I wanted to change my life.”

      She came from a broken home. She was a child when her parents divorced. Her mother disappeared, and her father — an engineer — remarried and wanted little to do with Zahra or her sisters. Zahra dropped out of school after the third grade. She worked for years in Djibouti as a servant, sending most of her earnings to her youngest sister back in Ethiopia.

      Unable to save any money, she decided to try her luck elsewhere.

      She spoke in a quiet voice as she described the torments she suffered at the compound.

      “I couldn’t sleep at all throughout these days,” as she suffered from headaches, she said.

      She and the other women were locked in three rooms of the hut, sleeping on the dirt floor, suffocating in the summer heat. They were constantly famished. Zahra suffered from rashes, diarrhea and vomiting.

      One group tried to flee when they were allowed to wash at a well outside. The traffickers used dogs to hunt them down, brought them back and beat them.
      “You can’t imagine,” Zahra said. “We could hear the screams.” After that, they could only wash at gunpoint.

      Finally, early one morning, their captors opened the gates and told Zahra and some of the other women to leave. Apparently, the traffickers gave up on getting money out of them and wanted to make room for others.

      Now Zahra lives in Basateen, a slum on the outskirts of southern Yemen’s main city, Aden, where she shares a room with three other women who also were tortured. .

      Among them is a 17-year-old who fidgets with her hands and avoiding eye contact. She said she had been raped more times than she can count.

      The first time was during the boat crossing from Djibouti, where she was packed in with more than 150 other migrants. Fearing the smugglers, no one dared raise a word of protest as the captain and his crew raped her and the other nine women on board during the eight-hour journey.
      “I am speechless about what happened in the boat,” the 17-year-old said.

      Upon landing, she and the others were taken to a compound, where again she was raped — every day for the next two weeks.

      “We lived 15 days in pain,” she said.

      Zahra said she’s worried she could be pregnant, and the 17-year old said she has pains in her abdomen and back she believes were caused by the rapes — but neither has money to go to a doctor.

      Nor do they have money to continue their travels.

      “I have nothing but the clothes on me,” the 17-year old said. She lost everything, including her only photos of her family.

      Now, she is too afraid to even leave her room in Basateen.
      “If we get out of here,” she said, “we don’t know what would happen to us.”

      Basateen is filled with migrants living in squalid shacks. Some work, trying to earn enough to continue their journey.

      Others, like Abdul-Rahman Taha, languish without hope.

      The son of a dirt-poor farmer, Taha had heard stories of Ethiopians returning from Saudi Arabia with enough money to buy a car or build a house. So he sneaked away from home and began walking. When he reached Djibouti, he called home asking for $400 for smugglers to arrange his trip across Yemen. His father was angry but sold a bull and some goats and sent the money.

      When Taha landed at Ras al-Ara, traffickers took him and 50 other migrants to a holding cell, lined them up and demanded phone numbers. Taha couldn’t ask his father for more money so he told them he didn’t have a number. Over the next days and weeks, he was beaten and left without food and water.

      One night, he gave them a wrong number. The traffickers flew into a rage. One, a beefy, bearded Yemeni, beat Taha’s right leg to a bloody pulp with a steel rod. Taha passed out.

      When he opened his eyes, he saw the sky. He was outdoors, lying on the ground. The traffickers had dumped him and three other migrants in the desert. Taha tried to jostle the others, but they didn’t move — they were dead.
      A passing driver took him to a hospital. There, his leg was amputated.

      Now 17, Taha is stranded. His father died in a car crash a few months ago, leaving Taha’s sister and four younger brothers to fend for themselves back home.

      Taha choked back tears. In one of their phone calls, he remembered, his father had asked him: “Why did you leave?”

      “Without work or money,” Taha told him, “life is unbearable.”

      And so it is still.

      https://apimagesblog.com/blog/migrants-endure-sea-crossing-to-yemen-and-disembark-in-hell
      #réfugiés_éthiopiens #famine #mourir_de_faim #Oromo

    • Sbarcare all’inferno. Per i migranti diretti in Europa la tappa in Yemen vuol dire stupro e tortura

      Il durissimo reportage fotografico di Associated Press in viaggio con i migranti etiopi lungo la rotta che dal Corno d’Africa porta verso la penisola arabica racconta l’orrore perpetrato negli ’#hosh' di #Ras al-Ara che la comunità internazionale non vuole vedere. Le terribili storie di Zahra, Ibrahim, Abdul e gli altri.


      http://www.rainews.it/dl/rainews/media/Sbarcare-all-inferno-Per-i-migranti-diretti-in-Europa-la-tappa-in-Yemen-vuol
      #viol #viols #torture #violences_sexuelles #photographie

  • Qui est Jean-Luc Brunel, l’agent de mannequin mouillé dans l’affaire Epstein ? - Marie Claire
    https://www.marieclaire.fr/affaire-epstein-jean-luc-brunel,1321520.asp

    Toujours dans son texte de 2017, Zoë Brock dresse un tableau assez effroyable de la #mode des années 90, que beaucoup aiment à voir comme un âge d’or : « Paris, au début des années 90, était un lieu de tabous. Il y avait peu de crainte de répercussion pour comportement délinquant et très peu de discrétion. [...] Les rapports sexuels étaient encore la plupart du temps non protégés et souvent anonymes. [...] Mes amies et moi, peu importe notre âges, étions mannequins. Nous avons fait ces clubs. Sans nous, il n’y aurait pas de clubs, car sans nous, il n’y aurait pas d’hommes riches et minables prêts à payer le prix fort pour une bouteille d’alcool. »

    « Nous ne pouvons pas être choqués par les informations faisant état de #trafic de #sexe sous couvert de #mannequinat, étant donné le déséquilibre des pouvoirs et l’absence de protection qui ont trop longtemps affecté l’industrie », écrivait Sara Ziff, la créatrice de l’organisation Model Alliance, le 22 juillet 2019 pour The Cut. Dans cet article d’opinion, elle déclare aussi : « En tant que jeune mannequin, je n’ai jamais pensé pouvoir faire part de mes préoccupations à mon agence. Il semblait probable qu’ils savaient, qu’ils encourageaient les modèles dans des situations compromettantes, voire dangereuses. Ils étaient plus prudents avec les mannequins les plus performants, mais il semblait généralement que l’allégeance de l’agence était envers les clients, pas avec les modèles dont ils étaient supposés représenter les intérêts »

    #viols #femmes @beautefatale

  • #pollution de l’air : nouvelles connaissances sur les particules de l’air ambiant et l’impact du #trafic routier
    http://carfree.fr/index.php/2019/08/07/pollution-de-lair-nouvelles-connaissances-sur-les-particules-de-lair-ambiant

    L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié le 16 juillet 2019 les résultats de son expertise relative aux particules de l’air ambiant. Lire la suite...

    #Pollution_automobile #air #microparticules #recherche #santé

  • Des armes israéliennes se cachent-elles derrière « l’agriculture » au Sud Soudan ?
    Ali Abunimah, The Electronic Intifada, le 25 juillet 2019
    https://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/07/26/des-armes-israeliennes-se-cachent-elles-derriere-lagriculture-a

    De nouvelles révélations sur un général israélien accusé de trafic d’armes jettent un doute supplémentaire sur ses déclarations comme quoi il ne ferait qu’aider les Africains dans des projets agricoles.

    En décembre dernier, le gouvernement américain a prononcé des sanctions contre Israel Ziv, général israélien à la retraite qu’il accuse de fournir des armes pour alimenter la guerre civile du Sud Soudan.

    D’après le Département du Trésor américain, Ziv s’est servi d’une société agricole « comme couverture pour vendre à peu près pour 150 millions $ d’armes au gouvernement, dont des fusils, des lance-grenades et des lance-roquettes portables ».

    On dit aussi qu’il « a planifié l’organisation d’attaques par des mercenaires sur les champs pétroliers sud-soudanais et leurs infrastructures, pour essayer de créer un problème que seules sa société et ses filiales pourraient régler ».

    Des télégrammes diplomatiques ont par ailleurs révélé que les fonctionnaires américains étaient déjà préoccupés par les activités de Ziv en Amérique Latine depuis 2006. On dit qu’il a fourni des conseils militaires à la Colombie et au Pérou sur la façon d’écraser les soulèvements.

    Mais quelle pourriture humaine ?!

    #Sud-Soudan #Trafic_d'armes #mercenaires

    A rajouter à la compile #Israfrique :
    https://seenthis.net/messages/685758

  • Damien Castelain, président de la MEL, en garde à vue pour des soupçons de détournement de fonds publics YF avec AFP - 2 Juillet 2019 - FR3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/damien-castelain-president-mel-garde-vue-enquete-detour

    Le président de la Métropole européenne de Lille, Damien Castelain, était en garde à vue ce mardi matin dans le cadre d’une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, a-t-on appris de source proche du dossier.

    Le directeur général des services (DGS) de la métropole, Bruno Cassette, était également en garde à vue dans cette affaire portant sur des dépenses effectuées entre janvier 2017 et mai 2018.

    Deux autres personnes ont été placées en garde à vue dans l’après-midi, selon le parquet. De source proche du dossier, il s’agit de la compagne de M.Castelain et de l’ancienne chargée de communication au sein de la collectivité. 

    Le président de la MEL et son DGS ont été tous deux convoqués ce mardi matin par la brigade financière de la PJ de Lille, en charge de l’enquête préliminaire ouverte en juillet dernier pour détournement de fonds publics et recel, suivie d’un signalement, en octobre dernier, de l’Agence Française anticorruption (AFA). 

    Depuis la publication en juin 2018 par le site Médiacités d’une enquête portant au départ sur 11 000 euros de dépenses réalisées entre janvier 2017 et mai 2018, des soupçons de détournement d’argent public pèsent sur Damien Castelain. Dans cet article, le site affirmait avoir épluché « quelques centaines de factures » qui n’avaient « pas grand chose à voir » avec les fonctions politiques du président de la MEL, notamment pour des parfums, services de bien-être, ou nuits en hôtel de luxe le week-end.

    Suite à une plainte contre X et un signalement de l’association de lutte contre la corruption Anticor, le parquet de Lille avait ouvert en juillet 2018 une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics et recel. De son côté, l’Agence Française anticorruption (AFA) a effectué en octobre un signalement auprès du parquet, puis rendu en décembre un « rapport de contrôle » sur la MEL, confidentiel mais rapidement dévoilé par Médiacités. Elle y relevait selon le site des « irrégularités », considérant par ailleurs que l’analyse de certaines factures n’avait « pas permis de s’assurer » qu’elles avaient été « engagées dans l’intérêt de la collectivité ».

    L’AFA s’intéresse également aux travaux en cours du futur siège de la MEL, ainsi qu’aux conditions dans lesquelles a été employée une chargée de communication de cette collectivité. Selon le rapport d’une mission d’évaluation interne, le coût du déménagement dans ce futur siège se révèle largement supérieur à celui voté en 2017.

    Mi-juin, Damien Castelain a annoncé avoir remboursé « l’intégralité des notes de frais » signalées dans le rapport de l’AFA, afin de « couper court aux polémiques malsaines », selon son avocate Me Florence Rault qui réfutait « un aveu quelconque de culpabilité ». Un « don » de 20542,03 euros a ainsi été versé en avril à la métropole lilloise. 

    Dès la publication de l’enquête en 2018, M.Castelain avait fustigé « une chasse à l’homme téléguidée » et assuré que ces chiffres étaient « faux », parlant pour sa part de « 395 euros par mois de frais de représentation ». Le président de la MEL est par ailleurs mis en examen pour « trafic d’influence passif » et « complicité de favoritisme » dans l’enquête sur l’attribution du marché du Stade Pierre-Mauroy à Eiffage en 2008.
     
    #Lille #MEL #Corruption #damien_castelain #recel #Anticor #stade #favoritisme #économie #politique #justice #trafic_d_influence #élu #sport #football #favoritisme #Villeneuve_d_Ascq

  • Nicolas «Paul Bismuth» Sarkozy sera bien jugé pour corruption
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190619/nicolas-paul-bismuth-sarkozy-sera-bien-juge-pour-corruption

    La Cour de cassation a rejeté, mercredi 19 juin, une ultime requête en nullité de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite « Paul Bismuth », ce qui signifie que l’ancien président de la République sera bel et bien jugé pour « corruption » et « trafic d’influence » dans ce dossier.

    #France #trafic_d'influence,_Monaco,_Gilbert_Azibert,_Thierry_Herzog,_Nicolas_Sarkozy,_Justice,_Cour_de_cassation,_Corruption,_Sarkozy,_Azibert,_Herzog,_Bismuth,_Paul_Bismuth,_ecoutes

  • L’appel de 70 médecins, #élus, #économistes : « Pourquoi nous voulons légaliser le #cannabis »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190619.OBS14590/l-appel-de-70-medecins-elus-economistes-pourquoi-nous-voulons-legaliser-l

    #legalisation

    Il faut en finir avec le statu quo. La France doit légaliser le cannabis, qu’il soit utilisé à des fins thérapeutiques comme récréatives, pour les consommateurs de plus de 18 ans. Alors que ses voisins (Belgique, Allemagne, Espagne, Portugal, Pays-Bas…) ont tous assoupli leur législation, que le Canada, l’Uruguay et plusieurs Etats américains ont légalisé la substance, la France est à la traîne. Elle s’arc-boute sur une loi répressive datant de 1970, totalement inefficace puisque nous sommes le pays de l’Union européenne où la consommation est la plus élevée. De 18 à 64 ans, un Français sur deux a déjà expérimenté le cannabis, et un adulte sur neuf est un usager régulier. A 17 ans, 48 % des jeunes en ont déjà pris. Au même âge, presque un sur dix en est un usager régulier et un sur douze est estimé dépendant ou souffrant d’un usage problématique (1).

    D’un point de vue de santé publique, cette interdiction semble difficile à justifier. alors que le cannabis est moins dangereux, une fois le cerveau formé (2), que l’alcool, qui tue prématurément 41 000 personnes chaque année et le tabac, 73 000 (3). Nous savons que ce n’est pas un produit neutre, mais c’est précisément parce qu’il est nocif pour la santé, particulièrement celle des mineurs, qu’il faut en contrôler la production et la distribution.

    La prohibition contribue à engorger inutilement l’activité des magistrats et des policiers : plus de 130 000 personnes sont interpellées chaque année pour en avoir consommé (4).

    Aux Etats-Unis, la légalisation dans plusieurs Etats a fait chuter la criminalité le long de la frontière mexicaine (5). Quand la France acceptera-t-elle de regarder la réalité en face, de faire preuve de pragmatisme, face à cette impasse ? Les pouvoirs publics doivent agir. Et vite.

    (1) Chiffres clés de l’#Observatoire_français_des_Drogues et des Toxicomanies 2017.

    (2) Rapport de Bernard Roques, directeur de recherche à l’Inserm, sur la classification des psychotropes (1998).

    (3) Christophe Bonaldi (Santé publique France), Catherine Hill (épidémiologie Gustave-Roussy).

    (4) Office central pour la Répression du #Trafic_illicite des #Stupéfiants.

    et un papier d’économie :

    (5) « Is Legal Pot Crippling Mexican Drug Trafficking Organisations ? The Effect of Medical Marijuana Laws on US Crime », « The Economic Journal ».

  • Les alléchantes données d’Uber aiguisent l’appétit des collectivités
    https://www.lagazettedescommunes.com/626540/les-allechantes-donnees-duber-aiguisent-lappetit-des-collectiv

    L’heure et le lieu de prise en charge du client, l’heure et le lieu de dépose, le tarif de la course, le trajet parcouru, le nombre de personnes et le type de trajet... Pour chaque course d’Uber, un nombre important d’informations sont consignées dans les datacenters de la firme. Un trésor pour les collectivités, qui reste souvent inaccessible. Depuis la fin du mois de mai, pour circuler dans la ville de New York (États-Unis), les opérateurs de VTC doivent fournir une quantité importante de données (...)

    #Uber #données_des_conducteurs #trafic #BigData #travail

    • A lire absolument
      Aujourd’hui, les 500 habitants de la réserve Cree, dont plusieurs vivent dans de petites maisons préfabriquées, sont victimes d’une nouvelle vague d’exploitation coloniale, centrée sur l’extraction du pétrole des vastes sables bitumineux de l’Alberta. Cette atrocité présage la destruction de l’écosystème dont ils dépendent pour vivre. Si les Cree n’arrêtent pas les exploiteurs cette fois-ci, ils mourront, tout comme les exploiteurs.
      . . . . . .
      Il est difficile, à moins de venir ici, de saisir l’ampleur de l’exploitation des #sables_bitumineux. Aux alentours du lac Beaver se trouvent plus de 35 000 puits de pétrole et de gaz naturel et des milliers de kilomètres de pipelines, de routes d’accès et de lignes sismiques. (La région comprend également le polygone de tir aérien de Cold Lake, qui s’est approprié d’énormes étendues de territoire traditionnel des habitants autochtones pour tester des armes.) Des usines de transformation géantes, ainsi que des machines d’extraction gargantuesques, y compris des excavateurs à roue de plus de 800 mètres de long et des draglines de plusieurs étages, qui ravagent des centaines de milliers d’hectares. Ces centres de la mort tel le Styx crachent des vapeurs sulfureuses, sans arrêt, et envoient des flambées ardentes dans le ciel obscur. L’air a un goût métallique. À l’extérieur des centres de traitement, il y a de vastes lacs toxiques connus sous le nom de bassins de résidus, remplis de milliards de litres d’eau et de produits chimiques liés à l’extraction du pétrole, dont le #mercure et d’autres métaux lourds, les #hydrocarbures cancérigènes, l’#arsenic et la #strychnine. Les boues des bassins de résidus s’infiltrent dans la rivière Athabasca, qui se jette dans le Mackenzie, le plus grand réseau hydrographique du Canada. Rien ici, à la fin, ne portera la vie. Les #oiseaux_migrateurs qui se posent dans les bassins de résidus meurent en grand nombre. Tant d’oiseaux ont été tués que le gouvernement canadien a ordonné aux compagnies d’extraction d’utiliser des canons à bruit sur certains sites pour faire fuir les nuées qui arrivent. Autour de ces lacs infernaux, il y a un boum-boum-boum constant des engins explosifs.

      Dans une grande partie du nord de l’#Alberta, l’eau n’est plus propre à la consommation humaine. L’#eau_potable doit être acheminée par camion à la réserve de Beaver Lake.

      Des torrents d’autobus transportent les travailleurs, presque tous des hommes, de jour comme de nuit, de haut en bas des routes.
      . . . . . . .
      Les Cree, les Dénés et les autres tribus qui vivent au milieu du carnage environnemental et dont les terres ancestrales ont été expropriées par le gouvernement pour extraire le pétrole des #sables_bitumineux souffrent de taux astronomiques de #maladies_respiratoires et autres maladies. Le taux de #cancer est 30 % plus élevé que dans le reste de l’Alberta, selon l’Alberta Cancer Board, qui a été dissous peu après la diffusion de cette information en 2008.

      Quand il était enfant, Eric Lameman a été enlevé à ses parents par le gouvernement, une pratique courante il y a quelques décennies, et envoyé dans un #pensionnat_indien où les passages à tabac étaient monnaie courante,
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      Les camps d’hommes de dizaines de milliers de travailleurs des sables bitumineux alimentent l’industrie de la #prostitution. Les filles et les femmes #autochtones, qui vivent dans la misère et la pauvreté, sont attirées par l’argent apparemment facile et rapide. Leur dégradation sexuelle entraîne rapidement des addictions pour atténuer la douleur. C’est là aussi un héritage du colonialisme. Le Canada a d’abord été un avant-poste militaire et commercial de la Grande-Bretagne. La Compagnie de la Baie d’Hudson ne permettait pas aux femmes européennes d’immigrer au Canada. Des bordels, peuplés de filles et de #femmes_autochtones prostituées, ont été établis à côté des forts militaires et des comptoirs commerciaux. En 2015, la Gendarmerie royale du Canada a publié un rapport selon lequel les femmes autochtones, ou des Premières nations, qui représentent 4,3 % de la population féminine du Canada, sont quatre fois plus susceptibles de disparaître ou d’être assassinées que les autres femmes canadiennes. Elles représentent 16 % des femmes victimes de meurtre et font l’objet de 11 % des cas de femmes disparues.

      « J’ai fait partie d’un groupe d’experts à Vancouver », dit Crystal Lameman. « J’ai utilisé le mot “#prostitution”. Une personne s’est levée et m’a dit d’utiliser le terme “travail du sexe” en disant que c’était un choix. Les filles et les femmes autochtones pauvres et vulnérables ne choisissent pas de se prostituer. Elles sont forcées d’entrer dans ce monde. Les filles sont conditionnées pour cela par la désintégration familiale et les #abus_sexuels. … L’abus sexuel, une expérience courante chez les filles dans les pensionnats et dans le système de placement en famille d’accueil, est un autre héritage du #colonialisme. »

      L’injection de travailleurs à revenu disponible a également entraîné une explosion du #trafic_de_drogues dans le nord de l’Alberta, comme le crack et la méthamphétamine en cristaux, et ces drogues ont entraîné une vague de suicides parmi la population autochtone. Le #suicide et les automutilations non suicidaires sont les principales causes de décès chez les membres des #nations_premières de moins de 44 ans au Canada.
      . . . .
      #peuples_autochtones #nations_premières #peuples_premiers #canada

  • Counter-mapping: cartography that lets the powerless speak | Science | The Guardian
    https://www.theguardian.com/science/blog/2018/mar/06/counter-mapping-cartography-that-lets-the-powerless-speak

    Sara is a 32-year-old mother of four from Honduras. After leaving her children in the care of relatives, she travelled across three state borders on her way to the US, where she hoped to find work and send money home to her family. She was kidnapped in Mexico and held captive for three months, and was finally released when her family paid a ransom of $190.

    Her story is not uncommon. The UN estimates that there are 258 million migrants in the world. In Mexico alone, 1,600 migrants are thought to be kidnapped every month. What is unusual is that Sara’s story has been documented in a recent academic paper that includes a map of her journey that she herself drew. Her map appears alongside four others – also drawn by migrants. These maps include legends and scales not found on orthodox maps – unnamed river crossings, locations of kidnapping and places of refuge such as a “casa de emigrante” where officials cannot enter. Since 2011, such shelters have been identified by Mexican law as “spaces of exception”.

    #cartographie_radicale #contre_cartographie #cartographie_participative #cartoexperiment

  • Villes – jamais sans ma voiture ?
    http://carfree.fr/index.php/2019/05/29/villes-jamais-sans-ma-voiture

    Un épisode de la série « Le dessous des cartes » diffusée sur la chaîne Arte fait le point sur les transports dans les villes du #monde. L’épisode s’intitule « Villes – jamais Lire la suite...

    #Etalement_urbain #Fin_de_l'automobile #Pollution_automobile #Belgique #carte #cartographie #congestion #france #pollution #Suisse #trafic #vidéo

  • #pollution de l’air en ville : est-on plus exposé en voiture ou à #Vélo ?
    http://carfree.fr/index.php/2019/05/27/pollution-de-lair-en-ville-est-on-plus-expose-en-voiture-ou-a-velo

    Le site service-public.fr, site officiel de l’administration française, répond à la question suivante : « Pollution de l’air en ville : est-on plus exposé en voiture ou à vélo ? » La question : « Lire la suite...

    #Pollution_automobile #air #santé #trafic