• La plus grande victoire de la #mafia est d’avoir cessé de ressembler à la mafia

    Aujourd’hui, la mafia semble plus puissante que jamais – il suffit de regarder les chiffres de la #cocaïne pour s’en rendre compte –, mais aussi plus invisible. Comment en est-on arrivé là ?

    Quand j’ai écrit Extra pure en 2020, la cocaïne était déjà partout ; aujourd’hui, elle est partout et coûte moins cher. La production mondiale a plus que triplé et les saisies atteignent des niveaux records. C’est justement là le problème : saisir des tonnes sans faire grimper le prix revient à vider l’océan à la cuillère.

    La structure a changé : on n’a plus de cartels verticaux, mais un système de courtage, des cellules interchangeables, l’Équateur devenu une plaque tournante, l’Europe du Nord avec Anvers et Rotterdam comme portes d’entrée, la ‘Ndrangheta en tant que banquier du système. Et puis les drogues de synthèse, qui n’ont besoin ni de terre ni d’agriculteurs, mais seulement d’un hangar.

    Mais la véritable nouveauté se trouve là où l’on ne regarde pas.
    Quel est cet angle mort ?

    Oliver Bullough l’a baptisé « Moneyland », un pays sans frontières où l’argent sale circule librement tandis que les lois censées le traquer restent nationales. Le criminologue Michael Levi répète depuis des années que, en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, on mesure l’activité et jamais le résultat : on compte le nombre de signalements envoyés et non la quantité de crimes qui ont été empêchés.

    Il en résulte que l’on récupère 0,05 % des produits du crime et que les coûts de mise en conformité dépassent de cent fois l’argent saisi
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    . C’est le paradoxe du réverbère : nous cherchons les clefs là où il y a de la lumière, dans les formulaires, dans les signalements des banques, dans la bureaucratie de la conformité, alors que les clefs se trouvent dans l’obscurité et que personne ne veut s’y aventurer.
    Quels signaux plus ou moins faibles voyez-vous en France où l’on parle de plus en plus d’une mexicanisation du pays ?

    Chaque fois qu’un jeune meurt à Marseille, la France regarde le cadavre et dit : « Le Mexique ». C’est là que réside l’erreur. Le mort est la seule partie du trafic de drogue qui accepte de se laisser photographier. C’est le résidu, le bilan des erreurs, le coût d’un marché qui n’a pas encore trouvé son équilibre. Un marché qui tue est un marché immature. Quand le système fonctionne vraiment, personne ne meurt : on signe un acte notarié. Le sang n’est pas le signe de la puissance criminelle, c’est le signe de son adolescence.

    Le signal grave, c’est l’autre, et par définition, on ne le voit pas, car sa réussite coïncide exactement avec son invisibilité.

    Commençons par la langue, qui trahit toujours. Les Français parlent de « blanchiment ». En Italie, nous parlons de « recyclage ». Ce sont deux philosophies opposées.
    C’est-à-dire ?

    Le blanchiment promet la purification, la tache qui disparaît, l’argent qui redevient innocent. Le recyclage admet au contraire que la substance reste et ne change que de forme. La France s’est bercée pendant des décennies de l’illusion de pouvoir « laver » ; l’Italie a appris à ses dépens que rien ne se lave, mais se transforme. Ce n’est pas un détail lexical : Tracfin appelle encore aujourd’hui « sociétés lessiveuses » les entités qui blanchissent les fonds du crime organisé. Toute la métaphore de la lessive est présente dans le vocabulaire administratif de l’État.

    Et voici la partie historique que la France refuse de lire. Le trafic qui a inondé l’Amérique d’héroïne pendant trente ans s’appelait la « French Connection ». Le mot « français » figurait dans son nom, les laboratoires se trouvaient à Marseille, et la France a tout de même réussi à considérer cela comme l’affaire des autres : d’abord des Corses, puis des Italiens, ensuite des Maghrébins, aujourd’hui des Slaves et des Albanais.

    Chaque génération a eu son étiquette ethnique, et chaque étiquette a servi à ne pas nommer la structure. Car si les laboratoires étaient marseillais, l’argent ne restait jamais dans le milieu : il passait par des banques, des biens immobiliers sur la Côte d’Azur, des casinos, des chantiers. Le trafic peut être étranger.
    Et le blanchiment ?

    Le blanchiment, non. Le blanchiment est toujours local, par nécessité technique : pour blanchir de l’argent, il faut un notaire, un expert-comptable, un établissement de crédit, un marché public, un cadastre. Il faut donc les institutions de ce pays et les professionnels de ce pays.

    Les chiffres le montrent avec une brutalité que les chroniques n’ont pas. La Cour des comptes européenne a estimé le blanchiment à 1,3 % du PIB de l’Union chaque année, soit environ 38 milliards d’euros pour la seule France. La commission d’enquête du Sénat évalue à 50 milliards le chiffre d’affaires des réseaux spécialisés dans le blanchiment de capitaux d’origine criminelle dans le pays. Le chiffre d’affaires du trafic de drogue français est estimé par les autorités entre trois et six milliards.

    Mettons ces chiffres côte à côte : la drogue n’en représente qu’une fraction. Le Sénat l’écrit sans détours dans son rapport du 18 juin 2025 : le blanchiment d’argent est aujourd’hui le trafic le plus lucratif de France, et il n’existe pas de stratégie cohérente pour le combattre ; le système n’est qu’un assemblage de dispositifs disparates. Le titre du rapport est déjà un verdict : « Ces dizaines de milliards qui gangrènent la société. »
    Qu’en est-il des chiffres sur la supposée origine étrangère du problème ?

    Nous avons un chiffre qui met fin à tout débat sur l’origine étrangère du problème. En 2024, Tracfin a reçu plus de 215 000 déclarations de soupçons, mais le secteur non financier — notaires, greffiers, maisons de jeux — ne représente que 7 % du total. Les avocats n’en ont transmis que quinze. Les agents sportifs, une catégorie à très haut risque, n’en ont jamais transmis une seule.

    Quinze signalements pour toute une profession. Ce n’est pas un problème de frontières : c’est un problème de classe professionnelle. La ligne qui sépare l’argent sale du patrimoine propre passe par les cabinets du centre de Paris, pas par les ports. Le cas le plus révélateur remonte à sept semaines.
    Que s’est-il passé ?

    Le 9 juin 2026, la JIRS de Marseille a démantelé un réseau de blanchiment d’argent en bande organisée : treize interpellations, cinq personnes mises en examen, des sommes réinvesties dans l’immobilier ou transférées à l’étranger. 2,7 millions d’euros, des lingots d’or et quatorze voitures de luxe ont été saisis. Tout avait commencé au printemps 2024 par un simple contrôle fiscal dans la banlieue de Narbonne.

    Les sociétés utilisées comme écrans étaient des entreprises de construction de Perpignan, Narbonne et Béziers, avec une activité économique réelle et un chiffre d’affaires réel. Pas de sociétés fantômes aux Seychelles : des chantiers français qui construisaient réellement. Le président de la fédération du bâtiment des Bouches-du-Rhône admet que ces entreprises remportent les appels d’offres avec des propositions inférieures de 25, 30, voire 40 % au prix du marché, et que le secteur subit des menaces et du racket concernant les embauches sur les chantiers autour de Marseille.

    Autrement dit : l’argent de la drogue remporte des marchés publics français en vendant à perte. Il élimine les entreprises légales pour cette raison même : sa rentabilité, il l’a déjà faite ailleurs. C’est la définition parfaite d’une méthode mafieuse, et personne ne l’a importée de l’extérieur.

    Le nouveau Parquet national anticriminalité organisée a saisi, en cinq mois, près de 990 millions.
    Ce n’est donc pas suffisant…

    C’est un bon début. Mais il faut le mettre en perspective avec les 38 milliards estimés chaque année. Le rapport entre ces deux chiffres résume tout le problème français.

    C’est pourquoi le terme de « mexicanisation » est réconfortant, et doit être rejeté précisément par ceux qui dénoncent ces pratiques. Parler du Mexique revient à dire : « Ils nous importent leur violence. » Cela déplace le centre de gravité vers l’extérieur, vers l’ethnie, vers l’immigration, et transforme un problème de système économique en un problème d’ordre public.

    Les mafias ne se mesurent pas au nombre de morts qu’elles causent : elles se mesurent aux patrimoines qu’elles parviennent à blanchir. Les meurtres, c’est ce que le trafic de drogue perd. Le blanchiment d’argent, c’est ce qu’il gagne. Et aucun État n’a jamais été détruit par ce que les criminels perdent.
    La déstabilisation de certains pays européens pourrait-elle atteindre les niveaux que l’on a connus en Amérique latine ?

    La différence est structurelle, et non de degré. En Amérique latine, le trafic de drogue a érodé le monopole de l’État sur la violence, avec des territoires où l’État ne pénètre pas, des taux d’homicides à deux chiffres pour 100 000 habitants, des forces de police infiltrées jusqu’aux plus hauts échelons, des candidats assassinés en pleine campagne électorale.

    En Europe, ce n’est pas le cas. Ici, les mafias ne défient pas l’État, elles le traversent. Elles achètent des marchés publics, blanchissent des capitaux, s’immiscent dans la logistique portuaire et dans le secteur du bâtiment. Peu de violence, forte pénétration économique. Un modèle opposé, et justement pour cette raison plus difficile à percevoir.
    Quelle devrait être la réponse à adopter ?

    La dérive autoritaire n’est la réponse à aucun de ces deux modèles. Les mafias n’ont jamais eu peur d’un État fort. Elles ont peur de l’État qui contrôle l’argent. Ce qui les touche, ce sont une magistrature indépendante, les enquêtes patrimoniales, les confiscations, la transparence des marchés publics, un journalisme capable d’écrire sans craindre de poursuites abusives. Ce sont les mêmes outils que tout gouvernement autoritaire s’empresse d’affaiblir en premier lieu, car ils peuvent aussi le toucher.

    Deux exemples historiques. Le fascisme s’est vanté d’avoir vaincu la mafia grâce au préfet Mori, mais il n’a frappé que la base et a laissé intacte, voire favorisée, la bourgeoisie mafieuse qui avait rejoint le régime, à tel point qu’en 1943, ce réseau était prêt à se reconstituer. Aujourd’hui, le modèle Bukele, avec ses prisons de masse et son état d’exception permanent, a fait chuter le nombre d’homicides sans toucher au trafic de drogue ni au blanchiment d’argent. On arrête la rue, on laisse le capital intact.

    L’autoritarisme produit une sécurité perçue et une impunité réelle aux échelons supérieurs. Contre les mafias, c’est le contraire qu’il faut. Moins de spectacle, plus de bilans.
    En matière de lutte contre le crime organisé, l’Italie a une certaine expérience (notamment depuis les années 1980). Pensez-vous qu’elle est assez étudiée par les autres pays européens ?

    Absolument pas. L’Europe est à la traîne, le reste du monde l’est encore plus.

    L’Italie possède le meilleur savoir-faire au monde, et c’est un savoir-faire né du sang : l’article 416-bis existe parce que Pio La Torre a été assassiné ; l’article 41-bis et le système des collaborateurs de justice existent parce que Falcone et Borsellino ont été assassinés. Derrière chaque instrument législatif italien se cache un cercueil. C’est une législation écrite dans le deuil, et c’est pour cela qu’elle fonctionne : elle n’est pas née dans un séminaire, mais de l’urgence d’un État qui était en train de perdre pied.

    Presque aucun autre pays européen ne connaît le délit d’association de type mafieux. On juge les délits individuels – le trafic, le meurtre, le blanchiment d’argent –, mais pas l’organisation en tant que telle, ni la méthode, ni la force d’intimidation que représente le lien d’appartenance. Et presque partout, l’attaque contre le patrimoine fait défaut : mesures de prévention, confiscation élargie, administration judiciaire des entreprises. Le reste de l’Europe arrête des personnes ; l’Italie a compris qu’il fallait leur retirer leur argent, car un parrain en prison dont le patrimoine reste intact continue de diriger.

    Y a-t-il à ce niveau un décalage entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud ?

    L’Europe du Nord a longtemps entretenu un malentendu : celui selon lequel la mafia serait un problème folklorique du Sud, fait de casquettes et de fusils. Pendant qu’on pensait cela, la cocaïne est entrée par Rotterdam et Anvers, la ‘ndrangheta a investi dans toute l’Allemagne (Duisbourg 2007 n’a rien enseigné) et à Marseille, la DZ Mafia a mis en place un système de violence que la France peine même à nommer. Ce n’est pas que les mafias soient arrivées en Europe : c’est que l’Europe ne disposait pas des catégories pour les percevoir.

    Car le véritable phénomène est tout autre : ce ne sont pas seulement les mafias qui se sont capitalisées, c’est le capitalisme qui s’est mafiosisé. Les organisations criminelles ne sont plus le corps étranger qui s’attaque à l’économie légale. Elles sont le fournisseur de liquidités le plus fiable du marché : elles ne demandent pas de garanties, paient en espèces, et en cas de crise, elles arrivent avant les banques. Et l’économie légale a cessé de se demander d’où vient cet argent.

    Tant que l’Europe traitera la mafia comme une question d’ordre public et non de marché, de marchés publics, de logistique portuaire, de fonds publics, elle restera structurellement sans défense, et continuera à demander conseil à l’Italie sur les morts sans en copier les lois.
    S’il ne fallait retenir qu’une seule leçon de votre travail et de vos livres, laquelle ce serait ?

    La leçon est simple. On ne peut pas changer ce qu’on ne connaît pas.

    Le capitalisme criminel existe parce qu’il reste indéchiffrable. On ne peut pas le combattre si l’on ne comprend pas son mécanisme, conçu exprès pour passer inaperçu.

    Il est très facile de dire que ce sont les immigrés qui s’en prennent aux villes. La détresse a un corps, un visage, elle est dans la rue, on peut la photographier. L’argent, non. Il passe par des virements, des sociétés écrans, des marchés publics, et ne fait pas la une des journaux télévisés. Ainsi, l’indignation se porte toujours sur le pauvre visible et jamais sur le flux invisible — ce qui est exactement ce que ce flux souhaite.

    Mon travail a consisté à mettre en lumière cette ombre. J’en ai payé le prix. Chaque jour, je me demande si cela en valait la peine.
    Comment comprendre la fascination que suscitent les narcotrafiquants ? Netflix, par exemple, semble en avoir fait son fond de commerce.

    Le trafiquant de drogue ne fascine pas parce qu’il se tient en marge du système. Il fascine parce qu’il incarne le système débarrassé de toute hypocrisie. L’entrepreneur légal doit présenter un récit moral de son enrichissement : le mérite, l’innovation, la valeur apportée au territoire, et aujourd’hui, le bilan de développement durable. Le trafiquant de drogue en est dispensé. Son capital n’a pas besoin de s’excuser. Le spectateur reconnaît une structure qu’il connaît déjà : l’ascension, le risque, le capital réinvesti, l’élimination du concurrent, débarrassée des mots qui la rendent méconnaissable lorsqu’elle revêt une veste. Ce n’est pas le revers de notre monde, c’est notre monde dont on a coupé le son de la justification.

    De là naît un plaisir que j’appellerais gnostique, et c’est le véritable moteur de la série. Celui qui regarde a le sentiment d’avoir été admis au secret, d’avoir enfin vu comment fonctionne vraiment le monde. C’est la face B. Mais c’est un plaisir épistémologique, non moral, et pour cette raison dangereusement compatible avec l’inertie. Comprendre comment fonctionne la machine procure une satisfaction qui ressemble beaucoup à la capitulation.
    Que faudrait-il faire ?

    Il y a une objection à se faire à soi-même, et c’est la partie qui fait tenir tout le reste. Le narcotrafiquant n’est pas du tout dépourvu d’hypocrisie. Il dispose d’un appareil de légitimation extrêmement raffiné : la famille, l’honneur, le terrain de foot construit dans la commune, le pauvre qui se venge de l’oligarchie, la Vierge sur le mur.

    Escobar avait un discours politique, pas seulement une fortune. Il ne dit pas la vérité sur le capital : il raconte un autre mensonge, archaïque plutôt que managérial, et justement pour cela plus séduisant, car il parle le langage du mythe et non celui du communiqué de presse.

    Et là, le piège réside dans le récit lui-même. La véritable face cachée n’est pas spectaculaire. C’est le notaire, la facture gonflée, le transporteur, la société écran à Malte. La série raconte l’exception, le parrain, la fusillade, le charisme, et finit ainsi par protéger la règle, qui est la continuité parfaite entre l’économie criminelle et l’économie légale. Le narcotrafiquant représenté comme un monstre est un alibi. Si le narcotrafiquant était présenté comme un collègue, ce serait alors vraiment insupportable.
    Qu’a pu apporter en plus du livre, selon vous, l’adaptation de Gomorra aux écrans ?

    Je ne pense pas que la série apporte quelque chose : je pense qu’elle enlève. Elle enlève le « je », elle enlève la voix off, elle enlève le témoin. Il ne reste que le monde, sans personne pour le juger à notre place.

    C’est par cette soustraction que Gomorra est devenue une grammaire visuelle mondiale — au point d’universaliser Scampia. PNL tourne le clip Le monde ou rien aux Vele parce que cette banlieue est déjà la leur : Manille, Philadelphie, Paris, Le Caire… toutes les banlieues obéissent à la même logique.
    La légalisation représente-t-elle une solution pour casser les trafics de drogue ?

    Non, la légalisation ne met pas fin au trafic de drogue. Elle en élimine une partie, et il faut préciser laquelle.

    En ce qui concerne les drogues douces, l’expérience a déjà été menée et elle a fonctionné. Après la légalisation au Colorado et dans l’État de Washington, le trafic de cannabis mexicain s’est effondré : les saisies à la frontière ont été réduites à une fraction négligeable. Aucune opération de police n’avait jamais obtenu un résultat similaire. La légalisation a accompli ce que quarante ans de guerre contre la drogue n’avaient pas réussi à faire.

    Le pire modèle est celui qui reste à mi-chemin : une demande tolérée, une offre illégale. Le backdoor problem néerlandais a alimenté pendant quarante ans la filière à partir de laquelle s’est développée la Mocro Maffia. Dépénaliser la consommation sans réglementer la production est le cadeau idéal pour le crime organisé. Les Néerlandais ont reconnu le problème et tentent d’y remédier. Depuis 2023, l’Experiment gesloten coffeeshopketen, la « chaîne fermée », est en cours : dix communes — dont Breda, Tilburg, Arnhem, Groningue, Maastricht et Nimègue — où les coffee shops ne vendent que du cannabis issu d’une production légale, provenant de cultivateurs privés agréés, sous le contrôle de l’Inspection et de l’autorité alimentaire. À partir d’avril 2025, la vente de tout autre produit est interdite. Durée prévue : quatre ans.
    Quel rapport entretenez-vous maintenant avec Naples, vos terres natales mais terres où vous êtes en permanence menacé ? Comment se manifeste chez vous cette ambivalence ?

    Naples m’a chassé. C’est la blessure la plus profonde, car elle ne vient pas de mes ennemis. De la part de mes ennemis, on s’y attend, ça fait partie du jeu. Elle vient de chez moi. D’une partie de ma ville qui a décidé que le problème n’était pas la camorra, mais ceux qui en parlaient.

    Et on m’a chassé sur la base d’une fausse accusation : celle selon laquelle parler du mal détruirait le lieu qui l’abrite. C’est exactement le contraire qui s’est produit. Après ces récits, le tourisme a explosé, les ruelles dont j’avais parlé se sont remplies. Ce n’est pas à moi qu’en revient le mérite. Mais cette théorie, selon laquelle le silence protège et la parole détruit, est le mensonge le plus ancien du pouvoir criminel. Naples en est la réfutation vivante.

    C’est là que réside le paradoxe le plus obscène : ceux qui m’accusent d’avoir diffamé Naples sont très souvent ceux qui ont tiré profit de cette transformation. Ceux qui ont acheté, ceux qui ont vu la valeur d’un bien immobilier tripler dans un quartier que personne ne voulait traverser il y a vingt ans. Ils vivent de ce changement et crachent sur ceux qui l’ont déclenché.
    Si c’était à refaire, écririez-vous et publieriez-vous de nouveau vos livres à cause desquels vous êtes aujourd’hui menacé ?

    Non. Je ne le referais pas. Non pas parce que je renie quoi que ce soit de ce que j’ai écrit, mais parce que je n’ai pas été le seul à en payer le prix. Le livre est vivant et continue son chemin ; moi, je suis resté figé depuis vingt ans et ma famille s’est effondrée.
    Les derniers mots de Gomorra (« Fils de pute, je suis encore vivant ! ») sont-ils devenus, de façon presque performative, les mots qui caractérisent votre vie ?

    Je les ai écrits à 26 ans et ils sont devenus une prophétie sur ma vie.
    Quel est le lieu le plus important pour vous à Naples ? Y avez-vous un beau souvenir ?

    Je répondrais à ces deux dernières questions en citant Dante : « Il n’est pas de plus grande douleur que de se souvenir des temps heureux dans la misère »…

    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/02/la-plus-grande-victoire-de-la-mafia-est-davoir-cesse-de-ressembler-
    #criminalité_organisée #Roberto_Saviano #in/visibilité #drogue #ndrangheta #Moneyland #blanchiment_d'argent #mort #puissance #invisibilité #lessive #vocabulaire #terminologie #mots #Marseille #France #French_connection #trafic_de_drogue #argent_sale #BTP #bâtiment #appels_d'offre #marchés_publics #mexicanisation #économie #pénétration_économique #autoritarisme #loi #législation #patrimoine #argent #Rotterdam #Anvers #capitalisme #fonds_publics #lutte_contre_la_mafia #logistique #narcotrafique #mythe #légalisation #légalisation_de_la_drogue #coffee_shops #Pays-Bas

  • In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata
    https://irpimedia.irpi.eu/mafieglocal-metamorfosi-violenza-criminalita-organizzata

    Oggi in Italia la violenza mafiosa è silenziosa: viene utilizzata come strumento per regolare il commercio al dettaglio e le faide interne ai clan. In Europa, invece, cresce e si sposta anche verso i centri più piccoli L’articolo In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità #'Ndrangheta #Calabria #Camorra #Campania #Cosa_Nostra #Mafieglocal #Puglia #Sicilia

    • Governance and trade: Mafias’ multifunctional violence in Italian drug markets

      Systemic violence is a structural feature of drug economies and a key spillover of prohibitionist drug policies. Despite its centrality, the concept is often applied in ways that obscure its distinct purposes, market levels, and organizational contexts. To address this gap, the study examines violence at the intersection of mafia activity and drug markets, focusing on its distribution across market levels (retail, national wholesale, transnational), organizational functions (governance and trade), and rivalry configurations (inter-, intra-, and extra-clan). It draws on a press-based dataset of mafia-related homicides in Italy (2014–2024) to code and analyze these dynamics. Results show that more than half of all mafia homicides are drug-related, mainly tied to governance activities and concentrated at the retail level of the market. This pattern marks a qualitative shift in mafia violence: increasingly selective, embedded in market dynamics, confined to criminal circuits. Statistical analyses reveal significant associations between activity type, market level, and rivalry configuration, indicating that coercion concentrates where regulatory control and market participation intersect. This pattern underscores the multifunctional nature of Italian mafias, which govern markets from within while actively engaging in trade. By grounding this overlap empirically, the study advances theoretical debates on organized crime’s role in shaping illicit economies. It also offers a replicable framework for analyzing drug-related violence in the absence of official statistics.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0955395926000356

  • L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci
    https://irpimedia.irpi.eu/narcotraffico-cocaina-barche-veloci

    Come una flotta di go-fast abbia cambiato il volto del mare, e del #Narcotraffico. L’Europa viene inondata di cocaina in un moderno Mad Max tra narcos e forze dell’ordine in pieno Oceano Atlantico L’articolo L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità

  • Newsroom – Cocaina: il più grande sequestro in mare di sempre. Il drop-off e la nuova geografia del #Narcotraffico
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-nave-arconian-sequestro-cocaina-mafia-turca

    Dalla super alleanza turco-olandese che ha riscritto le rotte della cocaina, fino all’evoluzione dei metodi di trasporto L’articolo Newsroom – Cocaina: il più grande sequestro in mare di sempre. Il drop-off e la nuova geografia del narcotraffico proviene da IrpiMedia.

    #Mafie #Narcos #Paesi_Bassi #Turchia

  • Trenta tonnellate di cocaina: il più grande carico di sempre era diretto al Mediterraneo
    https://irpimedia.irpi.eu/nave-arconian-sequestro-cocaina-mafia-turca

    Una nuova alleanza criminale fra mafia turca e #Narcos olandesi ha a disposizione un’intera flotta di navi da cargo, e ha messo a punto una nuova rotta dai Caraibi all’Europa, passando dal Sierra Leone L’articolo Trenta tonnellate di cocaina: il più grande carico di sempre era diretto al Mediterraneo proviene da IrpiMedia.

    #Mafie #Mondo #Narcotraffico #Paesi_Bassi #Turchia
    https://irpimedia.irpi.eu/public/uploads/2035/07/video-nave-plutus-lancio-cocaina.mp4

  • Processo Hydra

    «Milano è un contesto mafioso, né più né meno di come può esserlo la Calabria». Sono le parole della procuratrice aggiunta di Milano, Alessandra Cerreti, pronunciate durante la requisitoria al processo #Hydra. Ieri c’è stata la prima sentenza per una settantina di imputati che hanno scelto il rito abbreviato. Tra i condannati (#Mariano_Rosi, #Filippo_Crea, #Giuseppe_Fidanzati e altri), stando all’inchiesta della Procura di Milano ci sono figure di primo piano del crimine organizzato in Lombardia. L’inchiesta Hydra - che ha portato al processo - ha messo in luce “un sistema mafioso lombardo”, un’alleanza tra esponenti di ‘ndrangheta, cosa nostra e camorra. Un sistema per compiere dalle rapine alle truffe, dal riciclaggio di denaro alle intestazioni fittizie di beni, fino alle false fatturazioni, alle estorsioni. Tra i reati contestati c’è anche il traffico di droga e di armi. Pubblica ha ospitato lo storico Enzo Ciconte e il ricercatore dell’università Statale di Milano, Andrea Carnì, autore - insieme a Nando dalla Chiesa, sociologo, docente di Sociologia della criminalità organizzata alla Statale di Milano - di un fondamentale studio per la conoscenza del fenomeno mafioso in Lombardia dal titolo «Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia» (Futura Editrice, 2025).

    https://www.radiopopolare.it/puntata/popolare-pubblica/pubblica_13_01_2026_11_00
    #mafia #ndrangheta #Italie #Lombardie #Italie_du_Nord #concordat #entente #cosa_nostra #camorra #opération_Hydra #Hydra #procès #podcast #audio #Milan

    • Processo Hydra, ecco le condanne dell’abbreviato

      Poco dopo le 20:00 il Giudice per l’Udienza Preliminare Emanuele Mancini ha sciolto la camera di consiglio per il processo in abbreviato di 1° grado del Processo Hydra, scaturito dall’indagine omonima della Direzione Distrettuale Antimafia di Milano, condotta dai pm Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane, coadiuvati dal procuratore Marcello Viola.

      Lo scorso 13 novembre, i pm avevano chiesto la condanna per 75 dei 78 imputati dell’abbreviato. Il giudice ha condannato x persone, ne ha assolte Y e ha rinviato a giudizio X persone delle 59 che avevano scelto il rito ordinario.
      Processo Hydra, cos’è

      Secondo la procura esisterebbe un “sistema mafioso lombardo“, frutto di un patto tra le tre principali organizzazioni mafiose del Paese (Cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra).

      A differenza di quel che dicono diversi commentatori, quella del patto di collaborazione non è una novità: come abbiamo ricordato nella nostra memoria, già diversi collaboratori di giustizia ne hanno parlato in riferimento alla realtà criminale degli anni ’80 e ’90. All’epoca si spartivano i settori criminali, ora, essendo un attore oramai ben inserito nell’economia regionale, anche i settori economici “legali”.

      La novità è che la Procura ipotizza che sia nata un’associazione mafiosa a sé, autonoma dai tre sodalizi originari, una sorta di “super-mafia”. Per capire se la tesi è stata accolta, al di là delle condanne, bisognerà aspettare le motivazioni.
      Le condanne

      Complessivamente sono state 62 le condanne, con pene fino a 16 anni, 9 hanno patteggiato, 11 sono stati prosciolti in udienza preliminare (prima della requisitoria finale e della sentenza) e 45 sono stati rinviati a giudizio nel processo per rito ordinario, che inizierà il 19 marzo 2026, presso l’Aula Bunker di San Vittore.

      Le condanne più elevate, già al netto della riduzione di un terzo per la scelta del rito abbreviato, e comunque generalmente più basse delle richieste dell’accusa, sono 16 anni a Massimo Rosi, 14 a Filippo Crea, 12 a Giuseppe Fidanzati (candidati tutti a vent’anni dai pm), 14 a Bernardo Pace e 12 ai figli, 13 anni e quattro mesi a Giovanni Abilone, mentre tra i rinviati a giudizio sono Gioacchino Amico, Rosario Abilone e quel Paolo Errante Parrino parente (attraverso la moglie) di Matteo Messina Denaro.

      Gli imputati che nel corso del processo hanno scelto di diventare collaboratori di giustizia – William Cerbo, Francesco Bellusci e Saverio Pintaudi – si sono visti riconoscere la speciale attenuante e hanno avuto 4 anni e mezzo.
      I risarcimenti di parte civile

      Il giudice ha stabilito che i risarcimenti per le parti civili andranno stabiliti in un diverso procedimento civile, disponendo una provvisionale di 10mila euro ciascuno + 6mila euro per le spese legali.
      La dichiarazione di WikiMafia

      “Siamo soddisfatti per l’esito del processo, che dimostra ancora una volta come la Lombardia possa essere oramai annoverata tra le regioni a tradizionale presenza mafiosa“, afferma il Presidente e direttore dell’Enciclopedia, Pierpaolo Farina. “Ringraziamo la Procura per il lavoro svolto e il nostro Avvocato, Marco Griguolo, che oramai da cinque anni ci assiste nel costituirci parte civile nei principali processi di mafia in Lombardia, troppo spesso da soli, cosa che per fortuna in questo processo non è stato“.

      https://www.wikimafia.it/processo-hydra-abbreviato

    • #Sistema_criminale_integrato

      «Ormai non esiste più una ’ndrangheta, una mafia siciliana o pugliese, sono organizzazioni fluide che in accordo fra loro gestiscono affari diversi»

      (Procuratore DNA Federico Cafiero de Raho alla conclusione dell’operazione Galassia, 2018[1])

      L’espressione sistema criminale integrato definisce un legame tra organizzazioni criminali per raggiungere obiettivi comuni.

      https://it.wikipedia.org/wiki/Sistema_criminale_integrato
      #quarto_livello #stato_parallelo

    • Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia

      Quanto è presente il fenomeno mafioso in Lombardia? Qual è, più specificamente, il livello di infiltrazione della ’ndrangheta nella regione più popolosa, ricca e progredita d’Italia? Quale il suo grado di insediamento o – ancor più – di radicamento?

      https://www.futura-editrice.it/prodotto/mafia-ed-economia
      #économie

    • HYDRA: La Nuova Mafia del Nord Italia che unisce Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra

      “Hydra” racconta la nascita dell’alleanza tra Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra a Milano, il processo che sta riscrivendo la storia delle mafie in Italia e rivelando un sistema criminale nuovo, orizzontale e invisibile.

      Questo documentario ripercorre l’intera inchiesta Hydra, nata tra il 2020 e il 2023 grazie al lavoro del Nucleo Investigativo di Milano e #Varese e della Direzione Distrettuale Antimafia. Un’indagine che ha svelato 21 summit segreti, una rete mafiosa costruita tra Lombardia e Piemonte e un modello criminale dove Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra collaborano stabilmente per gestire traffici di droga, riciclaggio, estorsioni, evasione fiscale, appalti, logistica e perfino circuiti finanziari paralleli.

      Il video analizza la struttura dell’alleanza, definita dai magistrati una “confederazione orizzontale”, senza un capo unico ma basata su capitali, rapporti personali e una cassa comune che finanziava affari, detenuti e famiglie dei boss. Raccontiamo le relazioni con il mondo imprenditoriale, gli intrecci con la politica locale, le conversazioni intercettate e i meccanismi di riciclaggio ricostruiti dai collaboratori.

      Hydra non è solo un processo, ma uno spartiacque: mostra come le mafie italiane non cerchino più territori da controllare con la violenza, ma mercati, denaro, relazioni politiche e imprenditoriali. Milano diventa così il laboratorio della nuova criminalità organizzata, un luogo dove i clan collaborano, investono, si infiltrano e si trasformano.

      https://www.youtube.com/watch?v=UK0UiEtavfw

      #alliance #marché #procès #summit #Dairago #Cinisello_Balsamo #Abbiategrasso #business #affaires #structure_confédérative_horizontale #horizontalité #Castelvetrano #armes #drogue #trafic_de_drogue #évasion_fiscale #trafic_d'armes #covid-19 #services_sanitaires #bâtiment #BTP #restauration #carburant #blanchissement_d'argent #Chinese_underground_bank #bacinella #caisse_commune #supermafia #mafiosità_immanente #intimidation #politique #Paolo_Errante_Parrino #Matteo_Messina_Denaro #zio_Paolo #Castelvetrano #41_bis

    • Hydra, prime condanne nel processo contro l’alleanza tra Cosa nostra, ’ndrangheta e camorra in Lombardia

      Il gup Emanuele Mancini ha condannato 62 degli 80 imputati a processo col rito abbreviato. Riconosciuta l’associazione mafiosa nei confronti di 24 persone. Undici le assoluzioni e 45 rinvii a giudizio. L’inchiesta della Dda di Milano e dei carabinieri aveva rivelato l’esistenza di un «sistema mafioso lombardo» che si spartiva gli affari illeciti

      Aggiornamento del 12 gennaio 2026: Arrivano le prime condanne per l’operazione Hydra, la grande inchiesta della Direzione distrettuale antimafia di Milano sul «sistema mafioso lombardo», l’organizzazione criminale composta da esponenti di ’ndrangheta, cosa nostra e camorra per spartirsi affari e controllo del territorio, esiste.

      Il giudice per le udienze preliminari del Tribunale di Milano, Emanuele Mancini, ha condannato 62 degli 80 imputati che avevano scelto di essere processati con il rito abbreviato, che dà diritto a uno sconto di un terzo della pena, e ha assolto 18 persone. Gli imputati erano accusati a vario titolo di associazione a delinquere di stampo mafioso, estorsione, traffico e spaccio di droga, tentata rapina, detenzione abusiva di armi, intestazione fittizia di beni, frode fiscale e omesso versamento delle imposte, riciclaggio e false fatture. L’accusa di associazione mafiosa è stata riconosciuta contro tutti i 24 imputati a cui era contestata. La pena più alta, 16 anni, è stata inflitta a Massimo Rosi, considerato esponente di vertice della ’ndrangheta e reggente della locale di ’ndrangheta di Legnano-Lonate Pozzolo.

      La decisione del gup è arrivata dopo sei ore di camera di consiglio. Undici persone che non hanno fatto richiesta di riti alternativi e sono state prosciolte in udienza preliminare. Nove i patteggiamenti e 45 gli imputati rinviati a giudizio. Il dispositivo, che ancora non è stato messo a disposizione dei legali, è stato letto a tarda sera nell’aula bunker del carcere di Opera dove si è recato il procuratore di Milano, Marcello Viola, per la sentenza.

      Il gup di Milano, Emanuele Mancini, «ha ritenuto che si è in presenza dell’operatività sul territorio lombardo di un’associazione costituita da singoli soggetti – alcuni dei quali già in passato ricondotti giudiziariamente alle cosiddette mafie storiche (cosa nostra, camorra, ’ndrangheta) e altri comunque collegati a tali soggetti – che ha esercitato la propria capacità intimidatoria determinando condizioni di assoggettamento e di omertà sulla collettività mediante il ricorso alla violenza e alla minaccia, gestendo l’attività di cessione delle sostanze stupefacenti (del tipo cocaina, hashish, marijuana) e inserendosi nella realtà economica locale con proprie società le cui attività erano finalizzate principalmente all’attività di riciclaggio di denaro proveniente da precedenti illeciti», hanno spiegato in una nota congiunta il presidente del tribunale di Milano, Fabio Roia, e la presidente dell’ufficio gip/gup, Ezia Maccora. A Milano – avevano sostenuto i pm nel corso della loro requisitoria l’11 novembre – ci sarebbe un «contesto mafioso» simile a quello calabrese, «né più né meno della Calabria».

      Qui di seguito, l’articolo sul procedimento

      *

      A Milano, nell’aula bunker del carcere di Opera, sono in corso le udienze preliminari del processo Hydra. È un processo importante, nato dall’inchiesta condotta dai carabinieri del Nucleo investigativo e coordinata dalla Direzione distrettuale antimafia (Dda) di Milano sulla presunta alleanza delle tre mafie – Cosa nostra, camorra e ‘ndrangheta – in Lombardia. Il quadro è innovativo. Secondo i sostituti procuratori Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane – che hanno chiesto il processo per 143 persone – tra Milano e Varese c’era “una imponente e capillarmente strutturata associazione mafiosa (...) costituita da appartenenti alle tre diverse organizzazioni di stampo mafioso cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra, avente struttura confederativa orizzontale, nell’ambito della quale i vertici di ciascuna delle tre componenti mafiose operano sullo stesso livello, contribuendo alla realizzazione di un sistema mafioso lombardo”.

      Tra tutti gli indagati, circa quaranta hanno richiesto al giudice per l’udienza preliminare (gup) Emanuele Mancini di accedere ai riti alternativi (come il patteggiamento o l’abbreviato, che permette lo sconto della pena per un terzo). Lo scorso 18 giugno il gup ha accettato la costituzione come parte civile nel processo di alcuni enti locali (il Comune di Milano, di Varese e di Legnano, la Regione Lombardia, la Città metropolitana di Milano), di Libera e di WikiMafia, ma anche del giornalista di Report Giorgio Mottola, minacciato da uno dei principali indagati, e dalla Rai, che potranno chiedere un risarcimento. Il cronista di Report e un altro privato cittadino sono le uniche due persone delle 13 individuate come persone offese, destinatarie di minacce e aggressioni, che hanno deciso di schierarsi nel processo.

      Il «sistema mafioso lombardo»

      In questo nuovo sodalizio, i presunti appartenenti alle tre storiche organizzazioni mafiose italiane non erano in rivalità tra di loro, ma alleati, con una “struttura confederativa orizzontale”, con i vertici posti “allo stesso livello”, come sostengono i pm. A farne parte sono – sempre secondo le ipotesi investigative – uomini legati a Cosa nostra, come la famiglia Fidanzati, originaria di Palermo ma da decenni stabilmente insediata a Milano; uomini della famiglia Rinzivillo, basati a Busto Arsizio e dintorni; del gruppo Maffei, originari di Catania; e mafiosi trapanesi, collegati al mandamento di Castelvetrano (guidato da Matteo Messina Denaro). Tra questi ultimi spicca il nome di Paolo Aurelio Errante Parrino, condannato più volte per associazione mafiosa e cugino acquisito di Matteo Messina Denaro.

      Ci sono poi uomini della ‘ndrangheta appartenenti alla locale di Legano-Lonate Pozzolo collegata alla locale di Cirò (Crotone), dominata dalla cosca Farao-Marincola; uomini della cosca Iamonte legata alla locale di Desio e collegata alla locale di Melito Porto Salvo (Reggio Calabria) e un uomo – Antonio Romeo – legato alle cosche di San Luca e al suo boss, Sebastiano Romeo detto “u staccu”. A rappresentare la camorra, uomini legati alla famiglia di Michele Senese, il boss che dalla Campania ha creato un suo feudo a Roma.

      I summit tra uomini di cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra e le loro attività

      Nel corso delle indagini, i carabinieri di Milano e Varese hanno documentato molti incontri – ben ventuno – tra i rappresentanti delle diverse organizzazioni mafiose, a Dairago, Cinisello Balsamo, Abbiategrasso e zone limitrofe tra il 2020 e il 2021.

      Il “sistema mafioso lombardo” era attivo nei traffici di droga e di armi, nelle estorsioni, nel controllo del territorio per risolvere le controversie legate agli affari, illeciti o leciti. L’aspetto più rilevante riguarda gli affari imprenditoriali, finanziari, le truffe legate ad esempio all’ottenimento dei bonus, l’apertura di società con il solo scopo di evadere il fisco e riciclare i guadagni illeciti. Molti indagati avevano acquisito “direttamente e indirettamente la gestione e/o il controllo di attività economiche” nel settore della logistica, nell’edilizia, nel settore sanitario (con particolare riferimento alle forniture legate all’emergenza Covid, alle procedure di sanificazione, al servizio ambulanza per trasporto dializzati), e molti altri ambiti (e-commerce, ristorazione, noleggio auto, parcheggi aeroportuali, importazione di gasolio). Erano anche interessati ad acquisire “appalti pubblici e privati, anche attraverso l’attivazione di canali istituzionali opportunamente e preventivamente compulsati”.

      Nel corso dell’indagine, ai cinque pentiti che hanno reso dichiarazioni utili se n’è aggiunto uno nuovo, Saverio Pintaudi, indagato quale uomo vicino alla ‘ndrangheta con ruoli in molte società per reinvestire il denaro frutto delle attività illecite. Da marzo sta spiegando agli inquirenti in che modo i soldi sporchi vengano ripuliti attraverso società fittizie, prestanomi, fatture false e con la complicità di “banchieri” cinesi, imprenditori dotati di grandi disponibilità e contatti per riciclare con il sistema della Chinese underground bank.

      A dimostrare l’unione di questo nuovo sodalizio criminale c’era la “bacinella”, dove mettere i soldi per i detenuti o le esigenze degli associati. L’organizzazione “imponeva il versamento di somme di denaro nella cassa comune, destinate al sostentamento dei detenuti di ciascuna componente e pretese quale corrispettivo per l’assegnazione e/o agevolazione nella assegnazione di affari leciti o illeciti, in virtù della forza di intimidazione dell’intera associazione”, perché “i carcerati vanno mantenuti prima di ogni altra cosa a questo mondo”, e non importa la provenienza territoriale e la relativa organizzazione.

      Alcuni presunti appartenenti al sistema mafioso lombardo tenevano contatti con esponenti del mondo politico, istituzionale, imprenditoriale, bancario, “in modo da ottenerne favori, notizie riservate, erogazione di finanziamenti, rete di relazioni, tutti in grado di fornire un contributo rilevante al mantenimento in vita, al rafforzamento dell’organizzazione e ad aumentarne il prestigio”.

      Da alcune intercettazioni realizzate dai carabinieri nel corso dell’inchiesta emerge anche il sospetto che alcuni appartenenti all’organizzazione fossero in grado di condizionare “il libero esercizio del voto”: “Ci sono tutti i miei parenti, adesso maschi e femmine, siamo… abbiamo un bel pacchetto voti, perché posso portare o senatori in Europa, miei parenti – diceva uno degli indagati, Filippo Crea –. Poi abbiamo preso un partito, una lista civica”, fatta dalle sue cugine “tutte avvocatesse”. “Stiamo parlando di persone che hanno 4-500 (quattro, cinquecento) voti a testa”, aggiungeva.

      Il dilemma: supermafia o no?

      Una “supermafia”, una confederazione o altro? Sin da quando l’inchiesta Hydra è diventata pubblica, con l’arresto di 11 persone il 25 ottobre 2023, i magistrati hanno avuto vedute contrastanti.

      Per la procura esisteva “un accordo stabile e duraturo” tra le diverse componenti calabrese, siciliana e campana/romana, dimostrato da una serie di elementi come “l’apporto comune di capitali”, “la messa a disposizione di risorse umane, la costituzione di società” per uno scopo comune, fare profitto. Sarebbe “un sistema di tipo confederativo”. In altre parole: “Pur nel rispetto dei legami con le cosche d’origine, questa eterogenea associazione gode di propria organizzazione, di un proprio ed autonomo programma, di proprie regole e ritorsioni per chi le viola, di propri sodali che apertamente ne manifestano l’appartenenza e agisce in modo indipendente rispetto alle singole componenti”. Questo è il sistema mafioso lombardo.

      La valutazione del gip

      Il gip, che ha dovuto valutare le 153 richieste di arresto, ha fornito una valutazione molto diversa e così ha rigettato ben 142 richieste ritenendo che non ci fossero elementi per contestare il reato di associazione a delinquere di stampo mafioso (416 bis). Secondo lui, l’ipotesi investigativa di un gruppo composto dalle tre mafie, “un unicum nella storia giudiziaria” in Italia, non era stata “sufficientemente suffragata dagli elementi di prova raccolti” e in alcuni episodi non emergeva la “mafiosità”: il procedimento, “muovendo dal postulato che si tratta di soggetti appartenenti ad un sodalizio confederativo di stampo mafioso, ha avvolto qualsiasi attività, lecita o illecita che fosse, svolta dagli odierni indagati, in un mantello di cosiddetta mafiosità che è arduo scorgere nelle sue pieghe, se non in via intuitiva”, si legge in un passaggio dell’ordinanza. Su alcune contestazioni, “è del tutto assente la prova del fatto che gli odierni indagati si siano avvalsi della forza di intimidazione scaturente dal vincolo associativo, al fine di sbaragliare la concorrenza”. Di alcuni indagati, inoltre, per il giudice non erano emerse prove di affiliazione al “sistema mafioso lombardo” o alle mafie tradizionali: “Nella maggioranza dei casi, invero, si tratta di soggetti incensurati o che vantano precedenti per reati non connessi alle dinamiche di tipo mafioso”.

      In sostanza, “non vi è prova, quindi, che tra gli indagati di appartenere al sodalizio sia stata costituita un’organizzazione stabile, posta in essere allo scopo di realizzare un programma criminoso comune e protratto nel tempo, con una ripartizione di compiti tra gli assodati, ossia il vincolo associativo”, si legge nell’ordinanza di custodia cautelare.

      Invece “certamente emerge la presenza sul territorio milanese di soggetti che, vantando, per lo meno almeno alcuni di essi, rapporti qualificati con alcuni soggetti di sicura appartenenza mafiosa, sia pur accertata in altre regioni, commettono attività lecite, ma anche delittuose, soprattutto di tipo economico, in territorio lombardo”.
      Il ricorso della procura

      Alla bocciatura di molte richiesta, la pm Alessandra Cerreti ha replicato subito ricorrendo al tribunale del Riesame (anche detto tribunale delle Libertà) e sottolineato che “gli innumerevoli elementi investigativi” sono stati “incredibilmente parcellizzati e banalizzati dal giudicante”, aggiungendo, a differenza di quanto scritto dal giudice, di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle 3 mafie italiane che si sarebbero consorziate sul territorio (addirittura nazionale)” o “mondiale”: “Né mai il pm ha parlato di ’egemonia’ sul territorio lombardo, come ha erroneamente ritenuto il giudicante, che ne ha escluso l’esistenza anche argomentando sulla mancata opposizione da parte di altre associazioni mafiose radicate sul territori”.

      Nelle 1121 pagine del ricorso, la Dda, guidata dal procuratore Marcello Viola e dall’aggiunta Alessandra Dolci, aveva precisato di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle tre mafie”. Ovvero di una «federazione» autorizzata dall’alto. Il capo di imputazione sul punto, ha scritto la Dda, è «estremamente chiaro: trattasi di mere ’componenti’ delle tre tradizionali associazioni mafiose, operative sul territorio milanese, che si alleano strutturalmente tra loro per aumentare le possibilità di profitto» ed «evitare i conflitti».

      La decisione del Riesame

      Quasi un anno dopo, il tribunale del Riesame ha “riesaminato” (appunto) le misure cautelari disponendo gli arresti in carcere per 41 indagati e stabilendo che l’organizzazione va considerata come una nuova e unica associazione mafiosa composta da presunti affiliati alle tre mafie, come fosse un consorzio basato su un’alleanza. Si può ritenere, scriveva il presidente del Tribunale di Milano Fabio Roia in una nota, che “singoli soggetti anche appartenenti alle mafie cosiddette storiche abbiano costituito una associazione di stampo mafioso, non configurabile però né come una confederazione di mafie, né come una ‘supermafia’, avendo trasferito nel sodalizio orizzontale tutti i tratti genetici delle associazioni di appartenenza”.

      Nelle motivazioni il tribunale del Riesame parla di “mafiosità immanente” della nuova associazione in Lombardia e ritiene “ampiamente dimostrato che il sodalizio contestato abbia fatto effettivo, concreto, attuale e percepibile uso, anche con metodi violenti o minacciosi, della forza di intimidazione nella commissione di delitti come nella acquisizione del controllo e gestione di attività economiche, che sono propriamente gli ambiti di attività” che caratterizzano “la natura mafiosa”. L’uso “del metodo mafioso e il programma criminale” non lascia mai “dubbi sulla qualità propria dell’associazione”. Sulla base della giurisprudenza, “il sodalizio”, con “strutture e capitali comuni” e “partecipato” da persone “di diversa provenienza mafiosa”, si “connota indubbiamente in termini mafiosi”.

      Le decisioni del Tribunale delle libertà sono state poi confermate dalla Cassazione.

      Va anche aggiunto un dettaglio. Per saltare il vaglio del gip, la procura di Milano avrebbe voluto procedere con il fermo di 70 indagati nel 2023, ma le perplessità di alcune procure del Sud e la richiesta di un coordinamento da parte della Direzione nazionale antimafia hanno fatto cambiare i piani.
      La costituzione di Libera come parte civile

      Il 18 giugno scorso il gup Emanuele Mancini ha accolto la richiesta di costituzione di parte civile delle amministrazioni di Milano, Varese e Legnano, della Regione Lombardia e della Città metropolitana di Milano.

      Ha riconosciuto questa possibilità anche ad associazioni come WikiMafia e Libera, assistita dall’avvocato Giuseppe Rizzo. Si tratta di “un risultato importante”, in linea con altre iniziative simili di Libera in altri processi, che dà “un segnale di impegno e di responsabilità per tutta la società civile e responsabile a fronte dell’ipoteca criminale che l’alleanza tra le diverse organizzazioni mafiose determina sull’economia e sulla società in Lombardia”.

      Per l’organizzazione presieduta da don Luigi Ciotti “la presenza nel processo Hydra rappresenta un’occasione importante per fare crescere la sensibilità delle giovani generazioni nei riguardi di mafie e di corruzione, con il coinvolgimento di scuole e di università nel corso di un procedimento che per le sue dimensioni si annuncia di lunga durata”.

      https://lavialibera.it/it-schede-2370-hydra_prime_condanne_contro_l_alleanza_tra_mafiosi_di_cos

  • Le ambizioni dell’antimafia francese

    Tra Corsica e Marsiglia, le bande continuano a farsi guerra e mietere vittime. Intanto, a Parigi ha cominciato a operare la procura nazionale contro la criminalità organizzata, creata sul modello della Dna italiana

    Alain Orsoni, imprenditore ed ex leader nazionalista della Corsica, ucciso al funerale della madre. Una magistrata a Grenoble rapita da banditi che volevano un riscatto in criptovalute dal marito imprenditore. Un ventenne ammazzato per mettere a tacere suo fratello, Amine Kessaci, attivista impegnato nella lotta ai narcotrafficanti. In Francia non passa mese senza un fait divers, un caso di cronaca, cruento e spietato. Negli ultimi anni lo Stato ha cercato di contrastare la violenza e i traffici. Da gennaio è entrata in attività la Procura nazionale contro la criminalità organizzata (Pnaco), ispirata alla Direzione nazionale antimafia e antiterrorismo (Dna) ideata da Giovanni Falcone. Sarà questa autorità a coordinare le inchieste su questi ultimi casi eclatanti.

    Nell’Esagono è difficile parlare di una mafia così come la conosciamo in Italia, ma di organizzazioni criminali sempre più voraci e violente: «Al momento – ha detto la procuratrice nazionale Vanessa Perrée durante un incontro pubblico con Roberto Saviano a Parigi il 16 febbraio – abbiamo ancora a che fare soprattutto con gangster interessati principalmente al denaro», e non al potere politico ed economico, come le organizzazioni mafiose italiane. «Non sono uomini d’onore, ma criminali per i quali non c’è differenza tra regole e legge, perché in realtà non ci sono né regole, né leggi», ha aggiunto.

    Questa caratteristica riguarda soprattutto le organizzazioni legate al traffico di droga, quelle nate nelle banlieue di Marsiglia, come la DZ Mafia (per Perrée, un marchio che dalla città portuale si è allargato in altre città, Clermont-Ferrand, Digione, Besançon, come fosse un franchising) e il gruppo chiamato Yoda. Sono queste le principali bande dietro i regolamenti di conti del 2023 e 2024. Se il Paese ha registrato 139 morti nel 2023 e 110 nel 2024 nell’ambito di regolamenti di conti tra criminali, la maggior parte dei “narcomicidi”, come li chiamano in Francia, è avvenuta a Marsiglia: 49 persone uccise nel 2023 (di cui quattro vittime collaterali), 24 l’anno successivo, qualcuna di meno nel 2025.

    Molte bande sono cresciute con i traffici di hashish dal Marocco e negli ultimi anni sono passate alla cocaina, quella che arriva in grandi quantità nei porti del Nord Europa, tra cui quello di Le Havre, dove pure sono stati registrati omicidi e violenze per il controllo dei varchi di uscita degli stupefacenti dallo scalo. Più polvere bianca, a costi più accessibili, con un risultato: il consumo di cocaina in Francia «sta esplodendo» ha spiegato Perrée durante l’incontro pubblico. L’aumento riguarda anche i sequestri di droga. Nel 2025 sono state intercettate 84,3 tonnellate di cocaina contro le 53,5 dell’anno precedente.

    L’offerta è forte e la distribuzione è capillare: «Abbiamo un’uberizzazione (in riferimento al servizio di “taxi” Uber, ndr) del traffico: le piazze di spaccio diminuiscono a favore di persone che consegnano». Questo sistema coinvolge persone sempre più giovani «che vanno a commettere reati, a volte per somme modiche, dopo esser stati reclutati tramite Snapchat, TikTok o altre piattaforme». Un caso di cronaca parla per tutti: il 4 ottobre 2024 un 14enne, soprannominato “Pepito” – assoldato come sicario tramite social network da un detenuto della DZ Mafia – ha ucciso un autista di 39 anni, innocente. Uno scambio di persona che ha lasciato tre bambini orfani di padre. Il 12 febbraio scorso il tribunale dei minori di Parigi ha condannato l’adolescente a 17 anni di detenzione. «Mi sembra sia necessario porre l’accento sulla questione dei minori, dato che un numero sempre maggiore di giovani è reclutato attraverso i social media per commettere reati gravissimi in cambio di somme irrisorie – ha detto la procuratrice nel corso di un’audizione alla commission des lois al Senato, il 14 gennaio –. La legge prevede misure per punire più severamente chi li recluta, e ci aiuterà a invertire la tendenza in modo che lo sfruttamento di questi minori diventi più un problema che un vantaggio».

    Le nuove organizzazioni marsigliesi sono spietate. Lo sa bene Amine Kessaci, attivista di 22 anni che ha perso due fratelli per mano criminale. Il 29 dicembre 2020 suo fratello Brahim, coinvolto in attività di spaccio, è stato vittima di un regolamento di conti tra bande, ucciso e bruciato all’interno di un’automobile. Da quel giorno Amine, già attivo nel sociale con l’associazione Conscience da lui creata, ha fatto della lotta al narcotraffico una delle sue battaglie, cercando di creare una rete di aiuto ai familiari delle vittime. Un impegno che gli è costato molto caro: il 13 novembre scorso, un altro fratello, Medhi, estraneo ai traffici, è stato ucciso in un agguato. Qualcuno vuole mettere a tacere il giovane militante, che ormai vive sotto scorta. Il 5 febbraio, durante un meeting politico a Aix-en-Provence, Kessaci è stato allontanato dagli agenti per il rischio di un imminente agguato: secondo quanto ricostruito da Le Parisien, la Gendarmerie temeva l’attacco di un commando della DZ Mafia.

    Corsica, colpi di coda

    Sembra invece di vedere uno stile diverso, più antico, in Corsica, su cui si sono riaccesi i riflettori dopo l’omicidio di Alain Orsoni, 71 anni, imprenditore attivo nel settore del gioco d’azzardo ed ex presidente dell’Ac Ajaccio, club di calcio che ha militato a lungo nei principali campionati francesi. Qui lo scenario è differente da quello dell’Esagono: criminalità, imprenditoria e politica si intrecciano.

    La stessa vittima, già a capo del Front de libération nationale corse (Flnc), aveva lasciato l’isola nel 1996, durante una faida interna ai nazionalisti corsi. Rientrato dal suo “esilio” nel 2008, era scampato a un attentato grazie all’intervento provvidenziale della polizia, ma la spirale violenta non è stata interrotta. Il 12 gennaio era al cimitero di Vero, a una trentina di chilometri dal capoluogo, per il funerale della madre. Qualcuno, forse un cecchino dotato di un’ottima mira, lo ha colpito al cuore uccidendolo sul colpo. Una scena da film.

    La storia ci racconta di una rivalità tra il clan Orsoni e il gruppo del Petit Bar, locale del capoluogo e luogo di ritrovo di una banda. Nel maggio 2025 il figlio di Orsoni, Guy, è stato condannato per il tentato omicidio di un componente della gang rivale, Pascal Porri, che aveva provato a ucciderlo. A dicembre, un appartenente al clan del Petit Bar – André Bacchilelli – è stato condannato a 30 anni di reclusione per l’omicidio di un avvocato, Antoine Sollacaro, difensore di Orsoni, avvenuto nel 2012, e il tentato omicidio di un amico dell’imprenditore. Una scia di sangue che, lenta ma inesorabile, prosegue tutt’oggi. Il modello Dna.

    Sull’omicidio di Orsoni indagano insieme la Pnaco e la procura di Marsiglia: «Questa modalità d’azione – ha spiegato Perrée nell’audizione al Senato – ci permetterà di agire in modo complementare, da un lato, con un attore che conosce le reti locali e, dall’altro, una forza d’urto nazionale». Questo è un obiettivo della nuova procura nazionale, che potrà coordinare lo svolgimento delle indagini su tutti i territori, condividendo informazioni e strategie.

    Una svolta nelle strategie anticrimine+

    «La criminalità organizzata in Francia non è una novità – ha specificato la procuratrice Perrée all’incontro con Saviano –. Ce ne occupiamo dal 2004, quindi da 20 anni», quando sono stati creati i tribunali interregionali specializzati (Jirs). Prima di assumere la guida della nuova procura, Perrée, magistrata di 52 anni, aveva diretto l’Agenzia nazionale di gestione e recupero dei beni sequestrati e confiscati e, prima ancora, la sezione “Criminalità organizzata” della procura di Parigi.

    «Ci siamo resi conto che in Francia la criminalità organizzata si stava evolvendo e avevamo bisogno di un organismo nazionale, simile alla Procura nazionale antiterrorismo, per coordinare gli sforzi ed essere più efficaci». La nuova struttura ha preso il posto dalla Junalco, una sezione specializzata della procura di Parigi creata nel 2019, da cui ha ereditato 170 inchieste e otto dei suoi sedici magistrati, destinati ad aumentare di dieci unità entro settembre.

    Come la Dnaa italiana, la Pnaco ha anche altri compiti, come l’analisi dei fenomeni criminali e il coordinamento. Non si occuperà soltanto di traffici di droga, ma anche di migrazioni irregolari, prostituzione, tratta degli esseri umani, dei relativi aspetti finanziari, ma anche delle nuove tendenze delle attività illecite, come le truffe internazionali e soprattutto i rapimenti dei possessori di criptovalute: sono già diversi i casi di questo tipo, tra i quali quello più noto riguarda il cofondatore della start-up Ledger, David Balland, e – ultimo in ordine di tempo – quello di una magistrata di Grenoble, moglie di un imprenditore del settore.

    La Pnaco ha grandi ambizioni ma pochi mezzi, nota il quotidiano Libération, mentre si aspettano ancora i decreti attuativi per l’entrata in funzione dei nuovi provvedimenti su pentiti e infiltrati civili che – insieme ad altri strumenti come le sezioni speciali nelle carceri, per controllare meglio i detenuti più pericolosi – dovranno contrastare la criminalità organizzata. L’avvio delle attività della procura nazionale «non è che l’inizio», riprendendo lo slogan del Sessantotto francese. Sicuramente, la prima tappa di un lungo percorso.

    https://lavialibera.it/it-schede-2631-le_ambizioni_dell_antimafia_francese
    #antimafia #France #Alain_Orsoni #Amine_Kessaci #gangster #argent #criminalité #trafic_de_drogue #Marseille #DZ_Mafia #Yoda #narchomicides #homicides #drogue #haschisch #cocaïne #Le_Havre #ports #uberisation #Brahim_Kessaci #Medhi_Kessaci #Corse #Petit_Bar #clan_Orsoni #Guy_Orsoni #Pascal_Porri #André_Bacchilelli #Antoine_Sollacaro

    • Le #parquet_national_anticriminalité_organisée entre en fonction

      Le parquet national anticriminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier 2026. Cette nouvelle juridiction va permettre de mieux lutter contre la criminalité organisée, fléau qui constitue une menace grandissante pour nos institutions et notre démocratie.

      Le 5 janvier 2026, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a été installé par Gérald Damanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, au tribunal judiciaire de Paris. Prévu par la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, il permet d’adapter l’organisation judiciaire aux modes opératoires toujours plus professionnels des réseaux criminels (narcotrafic, filières d’immigration clandestines, traite des êtres humains, proxénétisme…), et vise à apporter une réponse pénale d’une grande fermeté.

      Le Pnaco a une double mission :

      traiter les infractions les plus graves relevant de la très grande criminalité organisée, y compris économique et financière. Le Pnaco intervient depuis la conduite des enquêtes judiciaires jusqu’à l’exécution et l’application des peines ;
      coordonner l’ensemble des acteurs judiciaires de la lutte contre la criminalité, à l’échelle régionale (juridictions interrégionales spécialisées), nationale et en lien avec les partenaires européens et internationaux.

      Dirigé par Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée, le Pnaco est composé d’une équipe de 16 magistrats, avec une montée en puissance progressive à 30 magistrats à l’horizon septembre 2026, 13 greffiers, trois assistants spécialisés, trois attachés de justice et juristes, ainsi que des officiers de liaison membres des services des douanes, du renseignement, de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.

      Le #Pnaco repose sur une architecture judiciaire autonome éprouvée, sur le modèle des parquets nationaux financier (PNF) et antiterroriste (PNAT). Il dispose de moyens et d’outils procéduraux dédiés.

      Parmi les priorités de cette nouvelle juridiction pénale spécialisée : endiguer le blanchiment d’argent issu du narcotrafic qui représente chaque année 6 milliards d’euros.

      https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/parquet-national-anticriminalite-organisee-entre-fonction
      #criminalité_organisée #lutte #démocratie

    • Association #conscience

      Grandir à #Frais-Vallon, dans les quartiers nord de Marseille, c’est apprendre très tôt à vivre dans un environnement marqué par la #précarité, l’#insécurité et le #sentiment_d’oubli. Mais c’est aussi un lieu où naissent la #solidarité, l’#entraide et la force du #collectif.

      C’est dans ce quartier qu’Amine Kessaci a grandi. Au fil des années, il a été témoin des difficultés que rencontrent trop de familles et de jeunes : le manque d’opportunités, l’injustice sociale et la fatalité qui semble parfois condamner certains à l’échec, à la prison ou au pire.

      Refusant d’accepter cette réalité comme une fatalité, Amine décide d’agir. En 2020, il crée l’association Conscience avec une conviction simple : les habitants des #quartiers_populaires méritent les mêmes chances que les autres.

      Depuis, l’association s’engage chaque jour aux côtés des habitants pour accompagner, soutenir et ouvrir des perspectives, en particulier pour les plus jeunes. Derrière chaque action, il y a la même détermination : redonner de l’espoir et prouver que le changement est possible.

      https://associationconscience.org
      #lutte #résistance

  • Mafias et pouvoir. XIXe-XXIe siècles

    La mafia naît sur les décombres du « #régime_féodal » mais c’est avec l’avènement de la démocratie et du #capitalisme qu’elle connaît son essor. En #Italie, elle s’enracine très tôt et doit sa prospérité à des « pactes scélérats » passés avec une fraction de l’#élite politique et sociale.
    Le présent livre reconstitue l’#histoire de ces #sociétés_secrètes et de leur expansion à travers le continent européen. Il visite leur berceau et en retrouve les premiers acteurs, aristocrates véreux, fermiers parvenus, tueurs à la botte… Il interroge les accointances de ces « #sectes_criminelles » avec la démocratie naissante et les suit dans leur conquête de l’Amérique. Il révèle aussi l’échec du #fascisme à éradiquer cette plaie mafieuse. Avec la #guerre_froide, on découvre la mutation affairiste des #réseaux_mafieux et leurs méthodes pour parasiter l’#économie_libérale. C’est l’époque de l’explosion du #trafic_de_drogue et des #paradis_fiscaux, où se côtoient boss criminels, hommes politiques, industriels et financiers. Avec la chute du Mur, de nouvelles nébuleuses se font jour en Europe, y compris en France, qui utiliseront ce « modèle ».
    Le phénomène mafieux n’est pas consubstantiel à la démocratie, écrit #Jacques_de_Saint_Victor, et pas davantage au capitalisme ; mais il est le mieux à même de tirer profit des insuffisances de l’une et de l’autre.

    https://www.librairie-gallimard.com/livre/9782073098870-mafias-et-pouvoir-xixe-xxie-siecles-jacques-de-sa
    #mafia #histoire #démocratie #livre #féodalisme

    • Les trafiquants ne réservent pas leurs menées corruptives aux seuls fonctionnaires. Si les plus hautes sphères de l’Etat leur restent pour le moment inaccessibles, ils ont parfaitement compris que leur puissance financière et un pouvoir d’intimidation pratiquement sans limites fournissent autant d’arguments pour circonvenir les échelons décisionnaires locaux, au plus près de leurs besoins immédiats.

      Ici, c’est un maire qui offrira un emploi à un affidé des trafiquants, désormais placé au cœur de la machine municipale et susceptible de renseigner le réseau sur les rondes de la police municipale ou l’installation de caméras de vidéosurveillance sur le territoire de la commune ; là, c’est un employé d’aéroport qui détournera des bagages remplis de cocaïne du circuit de contrôle ; ailleurs, ce sont des dockers qui transborderont le bon conteneur pour le placer à l’endroit où des complices déchargeront la drogue sans risque d’être découverts.

      Identifier les vulnérabilités

      Les lourdes sanctions pénales (jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 1 million d’euros d’amende pour les personnes physiques, jusqu’au double du produit de l’infraction pour les personnes morales) n’intimident guère corrompus et corrupteurs au regard du profit escompté. En mars 2023, l’interpellation d’un douanier modèle de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle a mis au jour le montant des émoluments qu’il percevait pour chaque valise de cocaïne en provenance d’Amérique latine soustraite à la surveillance de ses pairs : jusqu’à 50 000 euros.

      https://justpaste.it/e52dy

      #corruption #corruption_de_basse_intensité #tricoche #drogues #trafic_de_drogue

    • Les trafiquants de drogue, stratèges de la corruption : 40 000 euros pour « passer » une valise en douane, 20 000 pour « perdre » son badge de sécurité...
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/02/10/selection-des-profils-et-techniques-d-approche-les-trafiquants-de-drogue-ver

      Le rapport annuel de l’Office antistupéfiants décrypte la manière dont les groupes criminels tissent leurs réseaux, en recourant aux services de salariés du privé et de fonctionnaires, rémunérés ou menacés.
      Par Antoine Albertini, Thomas Saintourens et Simon Piel

      Les groupes criminels spécialisés dans le trafic de stupéfiants ne constituent pas seulement des entreprises illégales hautement spécialisées dans les domaines de la logistique, du marketing ou de la finance. Le rapport de l’Office antistupéfiants (Ofast) montre qu’elles peuvent aussi se comporter en véritables agences de renseignement structurées au bénéfice d’un objectif : la corruption.

      Pour sécuriser les flux de marchandises, fluidifier leurs modes opératoires, réduire les risques auxquels ils se trouvent exposés, les réseaux sont désormais capables de mettre en œuvre un savoir-faire poussé en matière de recrutement de complices, avec « criblages personnalisés » des profils dignes d’intérêt et « enquêtes approfondies (...) dont le traitement peut s’inscrire dans le temps long » sur leurs vulnérabilités ou leurs centres d’intérêt (addictions diverses, besoins économiques, voire quête de statut social). « Une approche tentaculaire », résume le document, qui fait de chaque personne corrompue un recruteur potentiel dans son cercle intime ou professionnel. Et si les promesses de gains échouent, l’intimidation prend le relais avec une efficacité comparable, sinon supérieure.

      Pour parvenir à leurs fins, les trafiquants ne manquent ni d’idées ni de ressources. Leurs menées ne les dirigent pas seulement vers les profils à haute valeur ajoutée. La tendance s’inscrit même à rebours de cette idée reçue. « Enjeu majeur d’une riposte régalienne », la corruption dite de « basse intensité » constitue non seulement une dynamique « préoccupante » mais encore « difficilement quantifiable ». Son principe est simple : recruter, au profit du réseau, des « agents intermédiaires » disposant d’« attributions qui semblent anodines mais ont en commun une capacité à accéder à des lieux ou à des données primordiales pour favoriser la réussite de l’entreprise criminelle ».

      Puissance financière
      Ces salariés du secteur privé (employés de sociétés de manutention, grutiers sur un port), ces douaniers, policiers ou greffiers, « acteurs indispensables au trafic », « constituent la cible principale des réseaux ». Ces derniers, parce qu’ils sont parfois sollicités pour des actes sans grande conséquence apparente, n’ont pas « toujours conscience de participer pleinement à une activité criminelle d’ampleur ».
      Les grilles tarifaires pratiquées par les réseaux illustrent leur puissance financière et les bénéfices que les corrompus peuvent tirer du « pacte corruptif ». La « perte » d’un badge permettant l’accès à une zone portuaire se négocie entre 20 000 et 60 000 euros ; le placement d’un conteneur bourré de cocaïne dans une zone spécifique d’un port, sa porte « orientée vers l’extérieur » pour faciliter son déchargement, 50 000 euros ; l’introduction d’une puce téléphonique en prison par un surveillant pénitentiaire, entre 500 et 2 000 euros. Parfois, nul besoin d’agir : la corruption repose non sur une action mais sur une omission, ce qui la rend indolore ou presque pour la conscience des corrompus. L’exemple le plus flagrant : le salarié d’un fournisseur d’énergie qui s’abstiendra de signaler des anomalies sur le réseau électrique, comme une surconsommation en un point identifié, révélatrice sans équivoque d’une intense activité de culture de cannabis indoor.

      « Aucune profession n’est épargnée », pointait Stéphanie Cherbonnier devant la commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic le 27 novembre 2023. La cheffe de l’Ofast n’ignore pas la difficulté de l’exercice. Dans son service même, certains fonctionnaires se sont retrouvés soupçonnés d’atteintes à la probité, comme un brigadier mis en examen en janvier 2021 notamment pour blanchiment, violation du secret professionnel et détournement de fichiers. Un temps incarcéré, il a été placé depuis sous contrôle judiciaire.

      L’impossible quantification
      Comment lutter contre un « phénomène particulièrement inquiétant » ? Le droit français dispose d’un « arsenal juridique permettant de réprimer précisément les atteintes à la probité », souligne encore le rapport. Mais cette spécialisation infractionnelle, assise notamment sur la distinction entre corruption active et passive pour permettre les poursuites pénales à l’encontre des corrupteurs comme des corrompus, se révèle un outil à double tranchant : très précis mais, pour cela, complexe à mettre en œuvre au regard des exigences légales. Aussi, le pacte corruptif n’est que rarement démontré et les magistrats se retrouvent contraints d’user d’expédients juridiques.

      La plupart du temps, l’agent corrompu se trouve ainsi mis en examen des chefs de complicité de trafic de stupéfiants, voire d’association de malfaiteurs. L’infraction de corruption « n’est que rarement retenue ». Cette technique permet certes à la justice de prononcer parfois des peines plus lourdes que celles administrées en matière de corruption. Mais elle emporte une regrettable conséquence : impossible « de quantifier réellement l’ampleur de la corruption de basse intensité, ni l’influence réelle des trafiquants de stupéfiants en France » dans ce domaine.

  • How a Brazilian prison gang became an international criminal leviathan
    https://www.theguardian.com/world/2023/nov/11/pcc-brazil-drug-trade-gang

    But over the past five years, investigators say the PCC – which the US now calls one of the world’s most powerful organized crime groups – has morphed into an even more formidable force after forging lucrative alliances with partners ranging from Bolivian cocaine producers to Italian mafiosi. Today, the group boasts tens of thousands of members and has a growing portfolio of interests, including illegal goldmines in the Amazon. It controls one of South America’s most important trafficking routes – linking Bolivia and Brazil to Europe and Africa – and is partly responsible for a tsunami of cocaine that has brought car bombings, assassinations and gunfights to parts of Europe.

    “If someone is using cocaine in France, England or Spain there’s a very good chance it got there through the hands of the PCC,” said Lincoln Gakiya, a prosecutor from São Paulo’s organized crime taskforce, Gaeco, who estimates the group now makes $1bn a year – almost entirely from international trafficking.

    [...]

    “They start in this nightmarish situation and they gather up enough power to subdue all rivals. They become a kind of a leviathan and they take over and then they put in place a kind of social order, a peace, that makes everybody better off.

    “Of course, some people don’t like it,” Lessing added. “But for the average prisoner they are happy to be governed, just like the average citizen is happy that there is a state.”

    #Brazil #Brésil

  • Le Trafiquant (1/8) | ARTE Radio
    https://www.arteradio.com/son/61673064/le_trafiquant_1_8

    Où planquer son produit, comment se jouer des frontières, comment semer les flics en filature… Né dans une famille de bandits corses, Milou a passé sa vie au sommet de la voyoucratie. De son enfance pauvre à la Belle de Mai jusqu’à ses années dans la French Connection, il raconte tout. 8 épisodes à suivre pour un récit puissant et addictif.

    #documentaire #audio #arte_radio #mafia #french_connection #drogue #héroïne #trafic_de_drogue #années_60 #années_70 #Marseille

  • French Connection : Marseille, Montréal, New York : podcast à écouter sur France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/french-connection-marseille-montreal-new-york

    Des années 1950 aux années 1970 s’est opéré un gigantesque trafic d’héroïne entre la France et les États-Unis ayant Montréal comme plaque tournante. L’alliance de diverses organisations criminelles et d’un nombre incroyable de trafiquants français, canadiens et américains avait alors permis de mettre en place le plus important #trafic_de_drogue jamais réalisé pour l’époque, un réseau mythique aujourd’hui connu sous le nom de la French Connection. Stéphane Berthomet retrace dans ce balado l’histoire de ce réseau et met en lumière les rôles méconnus qu’y ont joués Montréal et certains Québécois.

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2020/11/f5f61bdb-083e-4169-bfd8-c7d2007e3f4b/ba_frenchco.mp3

    Un podcast de Stéphane Berthomet, réalisé par Cédric Chabuel. Une coproduction France Culture et Radio-Canada
    https://seenthis.net/messages/685682

  • Afghanistan, d’une défaite l’autre par Alain Gresh

    https://orientxxi.info/magazine/afghanistan-d-une-defaite-l-autre,4969

    Kaboul est tombée et il n’aura fallu que quelques semaines aux talibans pour balayer l’armée afghane financée et formée par les États-Unis durant vingt ans. Pour rappel, le régime communiste avait survécu trois années au retrait de l’Armée rouge. Mais le désastre afghan, au-delà d’une défaite ponctuelle, signe le fiasco de « la guerre contre le terrorisme ».

  • Niger : Has Securitisation Stopped Traffickers ?

    In the past five years there has been an increase in border controls and foreign military presence in Niger; paradoxically this has only diversified and professionalised the criminal networks operating there. In fact, this development was to be expected. Sustained law enforcement against smugglers removes the weaker players while allowing those with greater means and connexions to adapt, evolve and in some cases even monopolise criminal markets. As such, although Western-supported goals of curtailing irregular migration in Niger have been reached in the short term, criminal networks continue to thrive with devastating consequences for the wider Sahel region. Recorded migrant deaths in northern Niger have hit record highs and illicit flows of drugs and arms through the country continue to fuel conflicts. To address the country’s chronic lack of security and underdevelopment, innovative approaches that prioritise the fight against criminal networks while considering the negative socio-economic impacts of interventions must be developed.

    The economic, social and security landscape of Niger has undergone four milestone events, which have all led to changes in the country’s criminal networks. These included the criminalisation of the migration industry in May 2015; the clampdown on the Djado goldfield in February 2017; the ensuing multiplication of armed actors and growing banditry, which had already increased after the outbreak of the conflicts in Libya in 2011 and northern Mali in 2012; and the militarisation of Niger since 2014.

    The EU-backed enforcement of law 2015-036 criminalising migrant smuggling in mid-2016 delivered a first, considerable blow to northern Niger’s informal economy. Transporting foreign migrants to Libya, a practice that had become a source of livelihood for thousands of people in northern Niger, was outlawed overnight. Dozens of passeurs (migrant smugglers) and coxeurs (middlemen who gather migrants for passeurs) were arrested and hundreds of vehicles were seized in a crackdown that shocked the system.

    The second blow, which was closely linked to the first, was the closure of the Djado goldfield in February 2017. Up until its closure, the gold economy had been a vital back-up for ex-passeurs. Many had repurposed their activities towards the transport of artisanal miners to and from northern Niger’s gold mines to compensate for lost revenue from the outlawing of migrant smuggling. Many passeurs also invested in artisanal gold extraction. The goldfield was officially shut down for security reasons, as it had become a key hub for the operations of armed bandits. However, the fact that it was also a key stopover location for migrants travelling north was perhaps more influential in the government’s decision-making.

    Many analysts have attributed the rise in banditry and convoy hijackings over the past two years to these two economic blows. While it is difficult to determine whether the actors involved in these attacks are the same as those previously involved in the migration industry, it is clear that the lack of economic opportunities have pushed some to seek alternative sources of revenue.

    Although the migration industry initially shrank, it has now partially recovered (albeit still very far from 2015/2016 levels) with the transport of Nigerien migrants who are increasingly seeking seasonal work in Libya. But although a majority of passeurs have repurposed their activities towards the tolerated practice of transporting Nigeriens to Libya, many passeurs are still ready to transport foreign migrants, who pay up to eight times what local Nigeriens pay. To do so, smuggling networks have become both more professional and clandestine. Passeurs also take more dangerous and remote routes through the desert that avoid security forces. This has posed a significant risk to migrants, who are increasingly vulnerable to death from unexpected breakdowns in the desert. The number of recorded migrant deaths increased from 71 in 2015 to 427 in 2017.

    Currently, the number of active drivers is close to that before the peak of migration in 2015/2016. But the number of migrants who can afford the journey has lessened. In some reported cases, the price for the Agadez-Sebha journey has increased five-fold since 2016. Passeurs incur higher costs primarily as a result of longer, more clandestine routes that require more fuel. They must also pay higher fees to coxeurs, whose role in gathering migrants for passeurs has become central since migrants have been more difficult to find in Agadez. Prior to 2016, migrants could easily reach the town with commercial bus companies. Today, these undergo stringent checks by Nigerien police. Even migrants from the Economic Community of West African States (ECOWAS), who have the right to visa-free travel to Niger with valid documentation, are having to pay higher bribes to security forces to reach Agadez through commercial transportation.

    To compensate for this lack of more lucrative foreign migrants, many passeurs have turned to the smuggling of synthetic opioids (especially Tramadol), the demand for which has boomed across the Sahel-Sahara in recent years.[1] Smugglers can sell Tramadol purchased from Nigeria for up to 15 times the price in Libya, transporting the drugs along the Chadian border through Niger.

    These developments have mostly been undeterred by the increased militarisation of Niger since 2014, which saw the posting of French and American security forces in key strategic locations in the north (with bases in Madama, Dirkou, Agadez, Aguelal) and south (in the Tillabéri and Diffa regions). While their primary concern has been the fight against terrorist networks in the Sahel, French security forces in Madama have also specifically targeted arms and high-value narcotics trafficking (albeit prioritising those suspected of having links to terrorist networks). The increased scrutiny of French troops on key trafficking crossroads is seen as a key factor in making the trans-Sahelian cocaine route less attractive for conveying drugs from Latin America to destination markets in Europe and the Middle East, with traffickers increasingly favouring maritime routes instead.

    The increased targeting of drug convoys by armed groups is also a key factor behind the reduced use of the trans-Sahel cocaine route. These groups, which have multiplied in northern Mali, southern Libya and north-western Chad since the Libyan revolution in 2011 and Malian rebellion in 2012, have increasingly shifted their business model towards armed robbery and the hijacking of convoys that transit northern Niger. One such group includes armed men mostly composed of Chadian military defectors, who have used the Djado area (600 km north-east of Agadez) as a base to target convoys trafficking drugs, arms and goods but also artisanal miners traveling to and from gold mines (such as the Tchibarakaten goldfield).[2] The Forces Armées Nigériennes, whose capacity is limited in northern Niger’s difficult terrain, have so far failed to overrun the group.

    Nevertheless, recent cocaine seizures, including a record seizure of 789 kilograms of cocaine in March 2019 in Guinea-Bissau, suggest that the route is still being used, boosted by increasing cocaine production in Colombia in recent years. In fact, trafficking routes seem to have simply pushed outwards to areas bordering Algeria and Chad, avoiding the patrolling and surveillance activity taking place out of the French outpost of Madama.[3] However, this route shift may be temporary. France’s withdrawal from its temporary base in Madama since May (although officially announced in July) has reduced its oversight over the Toummo crossing and Salvador Pass, both key trafficking gateways to Libya. In reaction to France’s withdrawal from Madama, one passeur interviewed by phone boasted: ‘maintenant on opère comme des rois [now we operate like kings]’.[4]

    Niger’s stability relies on a fragile economic, political and social equilibrium that is threatened by the current approaches to achieving Western priorities of reduced terrorism and irregular migration. The EU and its member states successfully addressed the latter by disrupting the business model of passeurs and raising the costs of migration. But while the EU must be commended for initiating projects to compensate for passeurs’ lost income, these have not yielded the results that had been hoped for. Many passeurs accuse the local non-governmental organisation in charge of dispensing funds of having been nepotistic in its fund allocation. Only a fraction of passeurs received EU support, leaving many to be forced back into their old activities.

    If support is not effectively delivered in the long term, current approaches to reducing irregular migration and terrorism may be undermined: poverty and unemployment fuel the very elements that securitisation hopes to tackle.

    Currently, strategies to tackle smuggling and illicit flows have targeted easily-replaceable low-level actors in criminal economies. Yet to have a longer-lasting impact, actors higher up in the value chain would need to be targeted. Criminal culture in Niger is as much a top-down issue as it is a bottom-up one. The participation of the Nigerien political elite in trans-Sahelian illicit economies is strong. Their business interests are as much a catalyst of flows as the widespread poverty and lack of economic opportunities that push so many into criminal endeavours. This involvement is well-known and recognised by international partners behind the scenes, yet it is not prioritised, perhaps for fear of impeding on strategic counterterrorism and anti-irregular migration goals. Meanwhile, the illicit flows of arms, drugs, goods, and people continue to foster instability in the wider region.

    References

    [1] Micallef, M. Horsley R. & Bish, A. (2019) The Human Conveyor Belt Broken – assessing the collapse of the human-smuggling industry in Libya and the central Sahel, The Global Initiative Against Transnational Organized Crime, March 2019.

    [2] Micallef, M., Farrah, R. & Bish, A. (forthcoming) After the Storm, Organized Crime across the Sahel-Sahara following the Libyan Revolution and Malian Rebellion, Global Initiative against Transnational Organized Crime.

    [3] Micallef, M., Farrah, R. & Bish, A. (forthcoming) After the Storm, Organized crime across the Sahel-Sahara following the Libyan Revolution and Malian rebellion, Global Initiative against Transnational Organized Crime.

    [4] Telephone interview with Tebu passeur based in Dirkou, July 2019.

    https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/niger-has-securitisation-stopped-traffickers-23838
    #Niger #trafiquants #frontières #fermeture_des_frontières #smugglers #smuggling #migrations #réseaux_criminels #asile #réfugiés #criminalisation #économie #économie_informelle #passeurs #saisonniers_nigériens #prix #Sebha #Agadez #pauvreté #chômage #travail #Tramadol #drogue #trafic_de_drogue
    ping @karine4 @pascaline

  • Attaques à la grenade à Anvers : l’indifférence de Bart De Wever Kris Vanmarsenille, Guillaume Deneufbourg - 20 Mars 2019 - Daardaar
    https://daardaar.be/rubriques/politique/attaques-a-la-grenade-a-anvers-lindifference-de-bart-de-wever

    Elle aura donc quand même fini par venir, cette réaction du bourgmestre d’Anvers suite aux multiples attaques à la grenade perpétrées dans sa ville. Après concertation avec la justice et les services de police, Bart De Wever a annoncé un renforcement des contrôles d’identité, une multiplication des patrouilles et l’ajout de caméras de surveillance. Il a aussi incité les jeunes anversois à ne pas se laisser appâter par l’argent facilement gagné. Et le bourgmestre de lancer au passage une pique aux « bobos-cocos[1] », en référence aux adeptes autoproclamés d’un mode de vie plus sain qui sniffent à l’occasion un rail de cocaïne.

    Toujours est-il que les habitants du quartier où les faits se sont produits restent abandonnés à leur triste sort et n’auront pas le privilège d’une visite mayorale. Mardi matin, quelques heures après l’explosion d’une nouvelle grenade sous une voiture, Bart De Wever a rappelé qu’il était tenu au silence afin de « laisser la justice faire son travail ». Il a raison : un bourgmestre ne peut s’exprimer sur une enquête judiciaire en cours. Personne ne lui avait d’ailleurs demandé de déroger à cette règle.

    Le bourgmestre a en revanche bel et bien le devoir de soutenir les habitants de sa ville dans les situations difficiles, de faire preuve de compréhension et d’écoute vis-à-vis de leurs peurs et de leur colère, et de leur garantir qu’il mettra tout en œuvre pour assurer leur sécurité.

    Par le passé, certains bourgmestres se sont déplacés pour moins que cela. Des grenades qui explosent sur le pas de votre porte, des vitres qui volent en éclats, des voitures endommagées, des enfants apeurés. Se coucher chaque soir en se demandant où sautera la prochaine voiture. Des faits qui n’ont rien d’une bagatelle. Dans ce genre de situation, deux ingrédients sont nécessaires pour apaiser les esprits : la promesse que tout sera fait pour mettre fin aux violences et un mot de soutien aux services responsables de la sécurité. Le premier a enfin été apporté, le deuxième se fait toujours attendre.

    À l’évidence, Bart De Wever ne peut trouver de solution miracle à ces attaques du jour au lendemain. Personne n’en serait capable. La problématique de la drogue à Anvers est immense, tentaculaire, multiple. Et ces attaques à la grenade ne sont qu’un aspect du problème.

    Si elles n’ont jusqu’à présent fait aucune victime, elles sont toutefois loin d’être de simples nuisances auxquelles les citoyens de certains quartiers chauds doivent s’habituer. Chaque incident doit ainsi conduire à une réaction du chef de la ville, qui doit songer à ceux qui ont simplement eu la malchance de compter un dealer dans leur voisinage. Les attaques à la grenade doivent certes impliquer une augmentation des contrôles et des caméras de surveillance, mais elles doivent aussi et surtout pousser le bourgmestre à faire preuve de plus d’empathie et de compassion.
     
    [1] NDT : Le terme néerlandais « yogasnuivers », littéralement les « yogis sniffeurs », a fait couler beaucoup d’encre en Flandre. Il s’inspire du terme anglais « cocaine yogis ». Cet article http://www.standaard.be/cnt/dmf20190319_04268642 du Standaard revient sur son étymologie

    #cocaïne #trafic_de_drogue #violence bart_de_wever #Belgique

  • L’ultime enquête de Jan Kuciak, journaliste assassiné en #Slovaquie
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280218/l-ultime-enquete-de-jan-kuciak-journaliste-assassine-en-slovaquie

    Un mémorial pour le journaliste slovaque assassiné Jan Kuciak. © Aktuality.sk Le jeune journaliste d’investigation slovaque Jan Kuciak et sa fiancée ont été assassinés le 25 février. Avant sa mort, il travaillait sur la ’Ndrangheta italienne, l’un des groupes criminels les plus puissants au monde, et son infiltration en Slovaquie. Mediapart publie en sa mémoire les bribes de cette enquête intitulée « La mannequin, la #mafia et les meurtriers », désormais à jamais inachevée.

    #International #Corruption #Italie #trafic_de_drogue #‘Ndrangheta

  • ‘Migrants are more profitable than drugs’: how the mafia infiltrated Italy’s asylum system

    During the investigation, one of the alleged bosses of the group, #Salvatore_Buzzi, was caught on a wiretap bragging about how much money he made off the backs of asylum seekers. “Do you have any idea how much I earn on immigrants?” he was heard telling an associate. “They’re more profitable than drugs.” Buzzi and his associates were sentenced to decades in prison after a trial that ended in 2017, although their sentences were reduced on appeal. Another appeal is under way.

    https://www.theguardian.com/news/2018/feb/01/migrants-more-profitable-than-drugs-how-mafia-infiltrated-italy-asylum-
    #migrations #mafia #profit #business #drogue #trafic_de_drogue #trafic_d'êtres_humains #esclavage #mafia_capitale #cara #mineo #prostitution #camorra #ndrangheta
    cc @albertocampiphoto @marty

  • The mafia and a Nigerian gang are targeting refugees in Sicily

    This is particularly true for economic migrants, who don’t have the same legal status as refugees, and aren’t given the same work permits or financial aid to help them survive. Barred from the legal workforce, and with few financial options, many are targeted by criminal gangs — supported by the Italian mafia — and thrust into a life of sex slavery and drug trafficking.


    https://news.vice.com/story/the-mafia-and-a-nigerian-gang-are-targeting-refugees-in-sicily
    #mafia #Sicile #asile #migrations #réfugiés #Italie #trafic_de_drogue #prostitution #Nigeria
    cc @albertocampiphoto

  • Autour d’un pactole de la #mafia caché à #Martigny

    Près de 1 million de francs appartenant à la ’#ndrangheta ont été confisqués, en 2009, en #Suisse. Après huit ans de procédure, Berne s’apprête à transférer la somme aux autorités italiennes. Les fonds découlaient du trafic de #cocaïne du clan calabrais des #Nirta, lié aux narco-trafiquants colombiens. Une affaire qui rebondit suite à la retentissante arrestation, fin janvier, du chef du Parquet du Val d’Aoste. Il est accusé d’avoir favorisé un entrepreneur italien, proche du clan Nirta, établi à Martigny, où tout a commencé.


    https://www.lacite.info/politiquetxt/pactole-ndrangheta-cache-martigny
    #drogue #trafic_de_drogue #Valais

  • Les dessous du #trafic_de_drogue à #Saint-Ouen
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130317/les-dessous-du-trafic-de-drogue-saint-ouen

    Nathalie Perrier, l’une des deux auteurs du livre « Une ville sous emprise, Saint-Ouen ou la loi du cannabis » © DR Coauteure d’Une ville sous emprise, Saint-Ouen ou la loi du cannabis, la journaliste Nathalie Perrier revient sur le choix de l’angle – très original – de son livre. Une chronique sociale qui délaisse les enquêtes policières pour s’intéresser à l’envers du décor, délaissés du trafic ou impuissance des pouvoirs publics, et pose la question de la légalisation.

    #France #affaire_Théo #Aulnay-sous-bois #Police

  • La #Guinée-Bissau peut-elle sortir de sa crise perpétuelle ?
    https://www.mediapart.fr/journal/international/061116/la-guinee-bissau-peut-elle-sortir-de-sa-crise-perpetuelle

    Réunion de compromis de la #Cédéao le 15 octobre © DR Une nouvelle fois, les pays voisins et les instances internationales tentent d’élaborer un compromis pour mettre un terme à la #crise_politique en #Guinée-Bissau. Depuis son indépendance en 1973, le pays vit dans une instabilité permanente, laissant le champ libre à tous les trafics et abandonnant sa population.

    #International #Afrique #Alpha_Condé #Nations_unies #trafic_de_drogue

  • MSC Master in Hot Water Over Alleged Drug Trafficking - gCaptain
    https://gcaptain.com/msc-master-in-hot-water-for-allegedly-smuggling-drugs-inside-container


    MSC Poh Lin

    The Master of an MSC containership is being accused of international drug trafficking after authorities in Italy unveiled a complex scheme to offload drugs at sea so they can be smuggled into Europe.

    So far 12 people have been arrested in connection to the case.

    The ship, MSC Poh Lin, is currently under arrest at the port of Gioia Tauro, where authorities have seized some 1,500 containers in connection to the investigation. One container in particular had three bags containing the drugs.

  • Commission des affaires européennes : Réunion du 10 février 2016 à 17h30
    http://www.nosdeputes.fr/14/seance/6186

    Monsieur Woerth, je ne suis pas en permanence dans le « dark Web » afin d’y pourchasser le bitcoin, mais il semblerait qu’il soit davantage utilisé dans le cadre du trafic de drogues, qui mérite évidemment que l’on s’y intéresse, que pour financer le terrorisme. Cela dit, nous avons affaire à des gens assez malins pour savoir recourir très rapidement à des moyens nouveaux. Il ne s’agirait pas d’interdire des monnaies virtuelles qui peuvent avoir leur utilité, mais de lutter contre l’anonymat au moment où l’on sort du virtuel, autrement dit lorsque l’on transforme ses bitcoins en euros. C’est à ce moment-là qu’il faut obliger à justifier de son identité, de l’origine des fonds et de leur usage. C’est ce vers quoi nous nous orientons en France et en Europe.

    #Super_Michel.

    #Anonymat_sur_Internet #Bitcoin #Dark_web #Europe #Finance #France #Lutte_contre_le_terrorisme #Michel_Sapin #Trafic_de_drogue #Économie