• Coronavirus : dans les quartiers populaires, l’incompréhension face aux mesures de confinement
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/23/coronavirus-dans-les-quartiers-populaires-l-incomprehension-face-aux-mesures

    Si la Seine-Saint-Denis concentrait dans les premiers jours du confinement près de 10 % des infractions nationales, dans nombre de quartiers populaires de France, et principalement dans les grands ensembles, les consignes peinent à se faire respecter.

    Grappes de jeunes dans les stades de foot municipaux, adolescents qui fument la chicha aux pieds des immeubles, mères avec de jeunes enfants aux agrès… Les habitudes ont la peau dure et les conditions de vie – familles nombreuses, logements exigus et mal insonorisés, illettrisme, illectronisme… – rendent le quotidien entre quatre murs particulièrement pénible. Les relations très dégradées avec la police n’arrangent rien. Depuis le début du confinement, les échanges musclés et les tensions se multiplient.
    [...]
    Jeudi à Saint-Denis, la tension était montée dans le quartier Franc-Moisin, autour de la place Rouge, au centre du grand ensemble, entre des agents déployés sur le terrain et des habitants du quartier. « Trop difficile » d’être enfermés avec leurs frères et sœurs, avaient expliqué ces derniers. Les policiers se sont contentés de rappeler les consignes de confinement. « On fait tout pour éviter de déclencher des émeutes », assure un policier de Seine-Saint-Denis.

    « Les adolescents et les jeunes adultes sont le public le plus difficile à confiner », observe Christelle Leroy, directrice de deux centres sociaux, Belencontre et Phalempins, à Tourcoing (Nord). Les images de personnes en train de se faire bronzer à la plage, de se balader le long du bord de mer, de déambuler côte à côte sur les quais de Seine à Paris ou parmi les étals des marchés, brouillent encore un peu les cartes. « Tout ça crée beaucoup de confusion, remarque un médiateur de la ville du Nord. Ils se disent “et pourquoi pas nous ?” Ils n’ont pas la notion du danger qu’ils représentent. Ils s’amusent au chat et à la souris avec les forces de l’ordre, ça les occupe. »
    [...]
    Au-delà du message « difficile à faire passer », des conditions de vie difficiles, des réticences à suivre les règles et des relations dégradées avec la police, d’autres freins au respect des consignes existent, notamment en ce qui concerne les attestations. « Avec cette épidémie, la fracture numérique nous explose au visage », remarque Christelle Leroy, à Tourcoing, qui enchaîne les réunions virtuelles avec tous les autres directeurs de centres sociaux de la ville : « On appelle les plus fragiles, on crée des tutos, on liste le matériel dont on dispose et que l’on pourra prêter, comme les tablettes, on imprime attestations et devoirs que l’on dépose ensuite dans les boîtes aux lettres. »

    « Ils sont très nombreux, illettrés ou éloignés du numérique, à ne pas savoir ou ne pas pouvoir remplir les attestations », confirme Florian Soudain, coordinateur des Centres sociaux connectés de la métropole lilloise. Jeudi, en urgence, ils ont lancé le projet Mon centre social à la maison pour « garder le lien avec les habitants et les aider à rester chez eux », détaille M. Soudain, qui pilote le projet. Le site propose notamment des tutos vidéo pour les aider à acquérir des compétences numériques et offre une permanence téléphonique pour assister à distance les plus dépassés par la dématérialisation des démarches.

    Les habitants des quartiers populaires disposent rarement d’une imprimante et pas toujours d’un ordinateur (surtout les personnes âgées). A Poitiers, 2 000 photocopies d’attestations ont ainsi été distribuées en vingt-quatre heures dans les commerces et les boîtes à livres.

    Plusieurs villes à travers le pays ont pris des arrêtés au cours du week-end pour imposer un couvre-feu à la population la nuit. Mais la plupart des quartiers populaires de France ne sont pas concernés par ces mesures difficiles à appliquer sur le terrain. « Le problème avec le fait d’imposer un couvre-feu c’est qu’ensuite, si vous ne faites pas respecter la mesure, vous passez pour un idiot. » Certains maires, notamment en Ile-de-France, ne sont pas pressés d’en arriver là.

    #coronavirus #jeunesse #quartiers_populaires #police
    Tiens, curieusement, l’article n’évoque pas la question des #trafics et plus largement, celle de l’#économie_informelle.

  • #Drogues : un rapport fait état d’usages variés selon les villes
    http://www.lagazettedescommunes.com/541911/drogues-des-usages-varies-selon-les-villes-rapport-ofdt

    L’Observatoire français des drogues et des #toxicomanies insiste, dans son rapport général, sur la présence très forte des drogues « classiques », tant dans les usages que dans les #trafics. Ainsi, la cocaïne est de plus en plus recherchée par toutes sortes de publics : insérés, festifs ou au contraire très précaires. Ces usagers mettent en avant une « qualité » nouvelle qui contribue à donner une meilleure image et une nouvelle impulsion à ce produit, très disponible sur tous les sites.

    L’héroïne jusqu’alors surtout présente au nord et à l’est du pays, à proximité des marchés néerlandais et belge, est désormais plus visible dans la partie sud du pays. De même, l’offre de cannabis ne cesse de croître et sa production se professionnalise.

    L’Observatoire pointe également « l’engouement pour des comprimés d’ecstasy dont les producteurs et trafiquants soignent la forme et le design », attirant ainsi « une clientèle jeune mais aussi, parfois, des ex-usagers des années 1990, aujourd’hui quadragénaires, qui consomment à nouveau la substance ».

  • Jean-Luc Mélenchon s’en prend vivement à la Suisse à l’Assemblée RTS - boi - 19 Décembre 2017
    http://www.rts.ch/info/suisse/9187286-jean-luc-melenchon-s-en-prend-vivement-a-la-suisse-a-l-assemblee.html

    Jean-Luc Mélenchon a parlé de la Suisse en termes peu élogieux durant 10 minutes lundi à la tribune de l’Assemblée nationale, évoquant sa fiscalité « inadmissible », sa « moralité suspecte » et une « zone de non droit ».

    S’exprimant lors d’un débat concernant l’accord relatif à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le député de la France insoumise (FI) a longuement détaillé les pratiques fiscales helvétiques particulièrement défavorables à la France à ses yeux, certes devant une audience très clairsemée.

    Selon Jean-Luc Mélenchon, « personne n’est dupe de ce qu’est la Suisse dans l’univers de l’évasion fiscale, de la fraude et des trafics ». « Le 4e paradis fiscal au monde », a-t-il ajouté.

    https://www.youtube.com/watch?v=HPHwDAHKGD0

    « Qualité de l’air particulière »
    Le député FI a en outre évoqué « la qualité de l’air particulière » de la Suisse « puisque la moitié des #milliardaires-français y sont installés » pour éviter de payer des impôts.

    « La relation fiscale avec la Suisse doit changer, puissent les dirigeants suisses entendre la voix des Français tant qu’elle est énoncée avec bonhomie, tranquillité et patience », a encore tonné le politicien.
    « Nous avons le devoir de demander des comptes aux Suisses », a-il conclu, interpellant le gouvernement français.
    boi

    « Centre international du blanchiment »
    Jean-Luc Mélenchon a encore qualifié la Suisse de « centre international du blanchiment » avec ses 245 entrepôts douaniers et 20 ports francs qui sont des « zones de non droit ».

    Le député a notamment insisté sur le port franc de Genève, qui est à ses yeux une « sorte d’équivalent de la caverne d’Ali Baba ». Il assure que des milliers d’oeuvres d’art volées en Irak et en Syrie y dorment sans que personne ne s’en préoccupe.

    #Suisse #paradis-fiscaux #non-droit #évasion-fiscale #fraude #trafics #Qualité-de-l’air #blanchiment #trafic

  • Comment la France participe à la guerre contre le Yémen
    http://obsarm.org/spip.php?article298

    Troisième plus gros vendeur d’armement au monde, la France est l’un des fournisseurs privilégiés de l’Arabie saoudite et de ses alliés. Orient XXI publie une enquête en partenariat avec l’Observatoire des armements alors se déroule à Genève du 11 au 15 septembre la troisième Conférence des États parties au traité sur le commerce des armes (TCA). Selon des informations inédites de l’Observatoire des armements le gouvernement français serait passé par un contrat destiné au Liban pour préparer la guerre au (...)

    #L'Observatoire_dans_les_médias

    / Transferts / exportations, #Trafics_d'armes

    #Transferts_/_exportations

  • Le gouvernement prêt à tout pour ne pas entraver ses ventes d’armes aux pays en guerre
    http://obsarm.org/spip.php?article295

    La nouvelle édition du Rapport au Parlement sur les exportations d’armements de la France confirme le jusqu’au-boutisme des autorités : les pays en guerre et régimes autoritaires demeurent les premiers destinataires des ventes d’armes françaises en 2016. La recherche du profit à tout prix motive même le nouveau gouvernement à vouloir enterrer le projet de loi sur la violation des embargos adoptée en première lecture par les parlementaires… Pas de quoi se réjouir comme le fait le ministère des Armées (...)

    #Transferts_d'armes

    / #Contrôle_des_exportations, #Trafics_d'armes, Transferts / exportations, #Industrie_d'armement, (...)

    #Transferts_/_exportations #Guerres

  • Robots tueurs : le futur… c’est maintenant !
    http://obsarm.org/spip.php?article290

    Alors que le Sénat vient de sortir un rapport préconisant un développement des drones armés, #Damoclès publie un dossier qui pointe le manque de réglementation entourant cette filière industrielle et l’absence de débat contradictoire au sein du Parlement sur les recherches actuelles. Au sommaire du numéro Merci Bruno Loi Morin : une véritable avancée Technologie française dans un drone armé au Yémen Focus : Robots tueurs : le futur… c’est maintenant ! Les drones, des armes à (...)

    Damoclès

    / #Contrôle_des_exportations, #Industrie_d'armement, #Nanotechnologies, #Trafics_d'armes, #Droit_international_humanitaire

    • C’est une fuite en avant que le rapport du Sénat se garde bien d’aborder. Notre étude établit que les composants et technologies des #drones civils et militaires sont pour la plupart identiques et peuvent être librement achetés dans le commerce. Une absence de réglementation souhaitée par les autorités françaises. En effet, le secteur civil est le moteur des innovations en matière de recherche sur les nanotechnologies à la base des drones, qu’ils soient à usage civil ou militaire. Ce laisser-faire a un coût : la prolifération. En raison de l’irresponsabilité des producteurs mondiaux de biens à double usage — dont la France —, la liste des puissances militaires possédant des drones armés ne cesse de s’allonger : États-Unis, Royaume-Uni, Chine, Israël, Russie, Corée du Sud notamment. Mais aussi Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Iran, Jordanie, Birmanie, Nigeria, Kazakhstan, etc.

    • Je ne comprend que l’idée de conserver jusqu’au bout un veto soit séduisante, mais l’autonomie totale est la seule manière d’opérer en environnement non-permissif lorsque les liens de communication sont brouillés ou que le silence radio est nécessaire pour une discrétion suffisante. Le drone entièrement autonome est une munition comme une autre - on ne rappelle pas la balle une fois qu’elle est sortie du canon.

      Quand à la notion de prolifération pour les drones et l’accusation de laisser-faire, quelle est l’alternative pour des technologies qui n’ont rien de spécifiquement militaire ?

    • Sur la prolifération, on explique qu’il faut remettre en contexte le problème. Comme d’autres technologies, les drones civils dérivent des recherches dans le domaine militaire. Cela signifie qu’il faut avoir un débat sur leur financement public et les activités d’étude/de recherche si on veut lutter contre la prolifération. La question est donc avant tout politique. Après, un contrôle strict sur la filière est tout à fait possible, ne serait-ce que parce que les composants « intelligents » du drone et du robot ne sont pas 36 millions. Cela nécessite bien sûr un accord international car les fabricants de micro-controleurs sont un peu partout...

      Sur l’autonomie, qu’une machine puisse remplacer l’humain pose d’importantes questions : à ce stade les ingénieurs ne savent pas quels critères fixer pour déclencher le tir ou non, et évidemment il est compliqué de distinguer au moyen de l’informatique un civil d’un combattant. D’autre part, les risques de dérèglement de la machine posent des difficultés majeurs. Si l’opérateur ne sait pas comment elle est conçue, la situation va lui échapper.

      Enfin, c’est la légitimité même de la guerre de l’information qui est posée. La technologie devait permettre de mener des guerres chirurgicales à partir des relevés précis des capteurs. Les gens que nous avons interrogés nous explique qu’au contraire, trop d’informations génère une « panique » due à l’incapacité à tout traiter. Dès lors, les soldats ont tendance à tirer dans le tas par peur de voir s’échapper une menace potentielle. La numérisation du champ de bataille et l’automatisation, qui affectent l’ensemble du matériel militaire, posent donc de nombreuses questions.

      Tony
      Observatoire des armements

    • Les drones civils dérivent des recherches dans le domaine militaire ? Au contraire, l’explosion du nombre de drones civils et militaires est due à la disponibilité sur étagère de composants tout ce qu’il y a de plus génériques. Les composants spécifiquement militaires ou au moins fortement liés à des recherches financées par les militaires et disponibles seulement pour des clients militaires sont l’optronique (la boule gyrostabilisée et son contenu valent parfois plus cher que tout le reste du drone) - ceux-là pourraient être surveillés de la même manière que les armes en général. Le reste, c’est à dire essentiellement l’avionique, est hors de tout contrôle possible à moins de surveiller et rendre traçable la vente d’ordinateurs, de moteurs électriques pas-à-pas et de téléphones. Vue la difficulté actuelle de lutter contre la contrefaçon, le traçage des composants « dual use » de drones militaires n’aura pas d’effet supérieur à une légère augmentation des prix dans la chaîne d’approvisionnement illégitime... Et encore vu le cas des mines antipersonnelles non-programmables pour lesquelles je ne sais même pas si les bannissements actuels ont augmenté les prix.

      Oui, le problème essentiel est la discrimination des cibles. Avec les technologies du futur proche, la logique d’un automate laché dans la nature est celle d’une sortie d’interdiction dans une kill box : tout ce qui bouge dans une zone donnée et ne répondant pas correctement à l’IFF est réputé ennemi. Évidemment dans une zone où sont présents des civils, c’est moralement tout aussi répréhensible qu’un bombardement massif... Et ce n’est pas un problème spécifique aux drones - c’est l’éternelle question du respect des civils : on a bien vu ces dernières années que le facteur le plus déterminant n’est pas l’homme dans la boucle (Befhel ist Befehl !) mais plutôt la volonté du commandement de limiter ou non les pertes civiles.

      Un contrepoint néanmoins à ce dernier argument est la notion de distanciation technologique à la violence : il est nettement plus difficile d’étriper une personne au couteau la main dans ses entrailles que déclencher un tir derrière un écran à 6000 kilomètres de distance, alors que le résultat est identique. Or, l’automatisation totale accentuera cette différence (c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le système de commandement des tirs de missiles balistiques intercontinentaux soviétiques était, contrairement aux systèmes occidentaux, quasi-entièrement démunie d’intermédiaires humains). Il est donc aussi probable qu’en présentant moins de résistance au passage à l’acte, la généralisation du combat automatisé aura pour effet une augmentation sensible du niveau de violence.

    • Il y a historiquement eu une volonté du ministère de la Défense de développer des recherches sur les nano-technologies en créant des startup et différentes formes de partenariat entre le monde civil et militaire au milieu des années 2000. Mais ce que je voulais plutôt dire et que j’ai mal exprimé c’est que la déréglementation du secteur civil a été souhaitée par les autorités parce que ce dernier est devenu le moteur de l’innovation en matière militaire. C’est donc en toute logique que les drones et robots les plus avancés - pensons à Dogo par ex., robot israélien - sont à usage militaire.

      Les autorités ont toujours le dernier mot : on ne peut pas simplement se résoudre à penser que le marché leur a échappé, ce n’était pas le cas au milieu des années 2000. Et ce n’est pas totalement le cas aujourd’hui non plus même si la situation est devenue très compliquée. Il ne s’agirait pas de contrôler tous les composants - tâche impossible - mais au moins les plus stratégiques d’entre eux. Par exemple, le FPGA, qui est un des composants majeurs du drone mais fort répandu ailleurs (à l’intérieur de certains micro-onde, systèmes de barrières de sécurité etc.), est en théorie bien soumis au contrôle mais ce dernier est totalement insuffisant...

      Sur la traçabilité, les industriels reçoivent une fiche produit où figure l’immatriculation du composant qui leur est souvent envoyée par le fabricant avant la mise sur le marché. Il suffirait que l’Etat obtienne ces fiches, les indexe sur une liste, et mette en place un système de déclaration obligatoire, avec des vérifs et des sanctions pénales en cas de violation. Pour que cela soit efficient, il faudrait bien sûr que la réflexion sur le sujet soit également portée au niveau international.

      Après, il ne faut pas oublier que les drones qui feront le plus de dégâts, ce ne seront pas les mini-drones civils mais les drones militaires (les US, israéliens, chinois et bientôt européens....) Il faut aussi agir sur les financements publics.

      Sinon je suis d’accord sur le fond, ce n’est pas qu’une question « militaire », cela touche à notre rapport à la robotisation. Considère-t-on celle-ci comme inéluctable ? Voire souhaitable alors qu’elle sert en premier lieu des objectifs militaires ? C’est une question de société. Au même titre que la croissance ou le nucléaire, il y a des dogmes à déconstruire. Et c’est au citoyen de s’en emparer. Maintenant. Après il sera trop tard.

      Sur le reste, je suis d’accord avec toi, je souscris bien évidemment à ton avis sur « le poids du commandement ». C’est pourquoi on souhaite la mise en place d’un contrôle parlementaire sur toutes ces questions...

  • Pratiques d’enquête illégales : deux responsables des douanes mis en examen Le Figaro.fr avec AFP - 21/04/2017
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/21/97001-20170421FILWWW00336-pratiques-d-enquete-illegales-deux-responsables-d

    Deux hauts responsables des douanes ont été mis en examen vendredi dans une affaire portant sur des pratiques d’enquête illégales, notamment autour de la saisie de 43 tonnes de café contrefait en juillet 2015, selon des sources judiciaire et proches de l’enquête.

    Il s’agit de la numéro 3 de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), et du chef de la Direction des opérations douanières (DOD) du Havre, un service de la DNRED. Leur contrôle judiciaire leur interdit d’exercer leurs fonctions, a précisé la source judiciaire.

    Le 12 décembre dernier, les gendarmes de la Section de recherches de Paris avaient perquisitionné le siège de la direction des opérations douanières (DOD) du Havre où ils avaient trouvé plus de 700.000 euros dans une valise, environ 50.000 dans un fauteuil ainsi que 20.000 euros au domicile du chef de la DOD du Havre.

    L’enquête menée par la juge du pôle financier Aude Buresi s’intéresse notamment aux conditions dans lesquelles 43 tonnes de café contrefait étaient arrivées au Havre dans un conteneur de 120 tonnes, et au lien éventuel entre l’argent trouvé en perquisition et cette saisie.

    Les enquêteurs se demandent si la livraison de café au Havre n’a pas permis de dissimuler l’acheminement de marchandises illicites au profit de possibles informateurs tout en permettant aux douaniers de réaliser une belle prise. L’intérêt même de cette saisie pose question, le café étant d’une si mauvaise qualité qu’il aurait difficilement pu être commercialisé, ont expliqué des sources proches de l’enquête.

    #douanes #trafics #enquête_illégale #Café #DNRED #DOD #marchandises_illicites #informateurs

  • Craignant pour son monopole sur le trafic de la drogue le Hezbollah se substitue à l’état pour éliminer ses concurrents

    Le défilé militaire de la banlieue sud ou les nouveaux embarras du Hezbollah - Sandra NOUJEIM - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1044440/le-defile-militaire-de-la-banlieue-sud-ou-les-nouveaux-embarras-du-he

    En effet, selon des sources chiites indépendantes, le parti souhaiterait moins combattre la criminalité dans le souci d’assainir le quotidien de sa base populaire que combattre ceux qui « lui font de la concurrence ». Il chercherait ainsi à asseoir « son monopole sur le trafic de drogue, comme il l’avait fait quelques années auparavant pour le Captagon ». Le fait qu’« aucun baron du Captagon n’ait été arrêté lors des poursuites récentes menées conjointement par le Hezbollah et les services de l’État » ne serait donc pas le fruit du hasard. En revanche, auraient été effectivement poursuivis des trafiquants de drogue « autonomes, la plupart issus de tribus, comme les Moqdad ». Cette sélectivité ne sera pas, selon ces sources, sans « créer de nouvelles tensions entre le parti et les tribus », qu’il n’a pu d’ailleurs domestiquer que par la force dans les années 80. Le déploiement d’éléments du Hezbollah à Bourj Brajneh renverrait donc un message d’intimidation à ceux qui, parmi ses propres gens, auraient des raisons d’être mécontents. D’autres « affaires internes » au Hezb en lien avec les résultats des récentes élections au sein du parti sont également évoquées par des milieux informés.

    #hezbollah #trafics #captagon

  • Violations des embargos : une loi efficace contre les trafics d’armes ?

    http://obsarm.org/spip.php?article272

    Les trafics d’armes ont quasi toujours pour origine des transferts « légaux ». Par exemple, les missiles anti-char Milan, que l’on a retrouvés entre les mains de Daech, selon un rapport d’Amnesty International, proviennent des stocks de l’armée irakienne. Or la France a vendu beaucoup d’armes à l’Irak dans les années 80… Les armes détenues par les groupes terroristes n’apparaissent pas ex-nihilo, elles proviennent en majeure partie du pillage de stocks existants accumulés par les États. Parler de trafics d’armes permet aux Etats de se défausser de l’usage ultérieur qui pourrait être fait de leur marchandise.

    #armement #trafics_d_armes #armes

  • Réquisitoire sévère au #procès des #trafics de l’hôtel #Drouot
    https://www.mediapart.fr/journal/france/310316/requisitoire-severe-au-proces-des-trafics-de-lhotel-drouot

    Des peines de prison et des amendes importantes ont été réclamées jeudi 31 mars contre les anciens #cols_rouges de l’hôtel des ventes parisien et contre cinq commissaires priseurs.

    #France #commissaires-priseurs #commissionnaires #hôtel_des_ventes #Justice #Savoyards #trafic_d'art #UCHV #vols

  • Trafic d’armes : Fin d’une législation à trous ?
    http://survie.org/billets-d-afrique/2016/254-fevrier-2016/article/trafic-d-armes-fin-d-une-5081

    Un projet de loi sur les violations d’embargos vient enfin d’être voté à l’Assemblée nationale. Il reste cependant plusieurs étapes avant d’encadrer les transferts d’armes et le mercenariat déguisé. C’est une nouvelle bataille des mobilisations initiées depuis les années 1990 pour tenter d’encadrer, au niveau international, les transferts d’armements et de matériel de répression, ainsi que les activités barbouzardes en tout genre. Celles-ci ont déjà débouché sur l’adoption, en 2003, d’une loi française sur (...)

    #254_-_février_2016

    / #Ventes_d'armes, #Trafics, Une

  • La France adopte enfin une loi pour punir le trafic d’armes vers des pays sous embargo

    L’amendement des écologistes étend les pouvoirs des juges pour punir les Français impliqués dans le trafic d’armes de guerre via des pays tiers. « Afin notamment de pouvoir poursuivre en France les “intermédiaires” et “hommes d’affaires” français qui jouent parfois un rôle trouble dans des pays placés sous embargo en raison des crises très graves qu’ils traversent, accompagnées de violations très graves des droits humains fondamentaux », précisent les députés écologistes. « C’est en fait cet amendement qui va faire que la loi sera vraiment efficace », analyse Tony Fortin, de l’Observatoire des armements.

    http://www.bastamag.net/Apres-dix-ans-la-France-adopte-enfin-une-loi-pour-punir-les-violations-d

    #armement #trafics_armes #armes

  • #Pétrole, #taxes, #trafics_d'êtres_humains : comment Daech se finance

    LE SCAN ÉCO - Daech est l’organisation terroriste la plus riche de l’histoire et a réussi à se forger une indépendance financière. Son patrimoine est évalué à 2260 milliards d’euros et son budget 2015 à 2,6 milliards d’euros. Tous les détails sur l’« #économie » de l’autoproclamé État islamique.


    http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2015/11/19/29006-20151119ARTFIG00006-petrole-taxes-donations-trafics-d-humains-comment
    #ISIS #EI #Etat_islamique #financement #business #argent

    • Le territoire de l’Etat islamique, grand comme le Royaume-Uni, regorgerait de multiples ressources naturelles (pétrole, gaz, phosphate, blé et orge).

      Des impôts/taxes/pénalités frapperaient les 10 millions d’habitants (industrie, commerce, banques) qui sont sous son contrôle.

      Son patrimoine s’élèverait à 2260 milliards d’euros avec un revenu annuel en 2015 de 2,6 milliards d’euros, selon les toutes dernières estimations que Jean-Charles Brisard, expert en financement du terrorisme et président du Centre d’analyse du terrorisme.

      Cette richesse non négligeable permet d’ »armer, nourrir et payer les quelques 30.000 combattants environ 300 dollars par mois, verser des pensions aux familles des militants tués, entretenir les bases militaires, administrer les territoires nouvellement occupés,réaliser des clips de propagandes à la manière de Hollywood, « rééduquer » les enseignants avant de rouvrir les écoles, et embaucher des ingénieurs et des traders pour faire tourner leurs sites pétroliers et gaziers ».

      Selon M Brisard, le calcul du patrimoine de 2 ,26 trillions de dollars représente les installations pétrolières et gazières, des mines de phosphates, des terres agricoles, des sites culturels etc. situés sur le territoire contrôlé par l’État islamique.

    • Ca parait évident, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que ces milliards de dollars étaient donc disponibles, avant, aux gouvernants de Syrie et d’Irak, de Saddam Hussein à Hafez el Assad par exemple, et qu’ils l’ont bien mal re-distribué...

  • Libye du sud, carrefour de tous les trafics
    http://www.lemonde.fr/international/visuel/2015/08/24/libye-du-sud-carrefour-de-tous-les-trafics_4735309_3210.html

    C’est un « trou noir » géopolitique qui inquiète les puissances régionales et bien au-delà. Le Sud Libyen est devenu la grosse affaire stratégique de l’Afrique du nord. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi à l’automne 2011, la région fourmille d’une multitude de forces centrifuges approfondissant la fragmentation de cet espace saharien situé aux confins de l’Algérie, du Niger, du Tchad, du Soudan et de l’Egypte. Les enjeux y sont aigus : humanitaires avec les victimes de conflits ethniques, migratoires avec les routes des trafics d’êtres humains, terroristes avec la circulation d’armes, économiques avec la bataille autour du pétrole et des réseaux de contrebande...

    #libye #reportagephoto #trafics #frontières

  • Informal and Illicit Entrepreneurs: Fighting for a Place in the Neoliberal Economic Order - by Rebecca Galemba
    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3819937

    From September 2006–2007, I lived within a three-mile clandestine border passage on the Mexico-Guatemala border. Six cross-border communities call this passage home. State agents on both sides of the border regard the passage as an illegal crossing due to the lack of state presence. In contrast, however, its residents (who are often also smugglers) refer to the passage, and the majority of commerce flowing through it, as legitimate, even legal business that provides much-needed local employment. By erecting their own toll-booths where they levy what they call, “taxes,” on all cross-border cargo, residents differentiate the legal, or legitimate, from the illicit in ways distinct from either nation-state.

    et un papier plus détaillé de 2012:
    http://www.academia.edu/2083987/_Corn_is_food_not_contraband_The_right_to_free_trade_at_the_Mexico-Guatema

    #mexique #guatemala #frontière #contrebande #trafics via @deviantglobalization

  • Turbulences en #Libye méridionale : une menace majeure à la « Porte de l’#Afrique »
    07 Août 2014
    http://www.grip.org/fr/node/1350

    Depuis la chute du régime kadhafiste en 2011, le sud de la Libye est devenu le lieu de confluence de nombreux groupes armés, dans un contexte de défaillance généralisée de l’#État et de fragmentations communautaire et régionale. Engagées dans une confrontation pour le #contrôle des #ressources et le monopole du #pouvoir, les #milices et brigades actives dans la région se sont progressivement immiscées dans les #trafics transfrontaliers et suscitent l’inquiétude des pays mitoyens, qui craignent une propagation du #conflit à l’ensemble de la sous-région.

  • "Toxic Somalia", #documentaire #vidéo de #Paul_Moreira
    http://www.arte.tv/fr/la-somalie-d-un-chaos-a-l-autre-toxic-somalia/3905174,CmC=3905312.html

    Déverser une tonne de déchets toxiques le long des côtes somaliennes ne coûte que 2,50 dollars. C’est la décharge la moins chère du monde, et une source de bénéfices confortables pour les Occidentaux. Mais ces polluants anéantissent les ressources maritimes, provoquent des malformations génétiques et des cancers chez les enfants... Afin de protéger leurs côtes et tout simplement de survivre, les Somaliens ont abandonné la pêche et se sont tournés vers la #piraterie. Parallèlement, les réseaux mafieux responsables des trafics d’armes et de déchets prospèrent...

    Qui déverse ces déchets ? Qui en tire profit ? Deux journalistes italiens ont déjà perdu la vie en 1994 pour avoir posé ces questions. Ce documentaire ouvre à nouveau l’enquête, qui nous emmène du côté de la mafia italienne, des #pirates somaliens et des #trafics entourant la gestion des #déchets nucléaires. Paul Moreira s’est notamment rendu à Hobyo, une ville contrôlée par les pirates, et à Mogadiscio, où kidnappings et attentats sont fréquents. Les témoignages qu’il a recueillis sont exceptionnels.

    « Toxic Somalia : l’autre piraterie », documentaire sur le trafic des déchets toxiques en Somalie
    http://www.rfi.fr/afrique/20110507-toxic-somalia-autre-piraterie

    « Il y a deux types de pirates : ceux qui attaquent les navires et ceux qui vident nos mers du poisson et déversent des déchets toxiques ». Les propos d’Ali, membre du conseil d’Hobbyo, la « capitale de la piraterie » somalienne, en conclusion du documentaire de Paul Moreira, donne la clé du titre : Toxic Somalia : l’autre piraterie.

    Le documentaire
    https://www.youtube.com/watch?v=Jd-KdAi7QXg

    #Somalie #Afrique