• Traite de personnes à Kédougou : deux jeunes Nigérianes auraient été « achetées » 300 000 et 500 000 FCFA avant d’être exploitées
    https://www.dakaractu.com/Traite-de-personnes-a-Kedougou-deux-jeunes-Nigerianes-auraient-ete-achete

    Traite de personnes à Kédougou : deux jeunes Nigérianes auraient été « achetées » 300 000 et 500 000 FCFA avant d’être exploitées
    L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées de Kédougou a intercepté deux jeunes Nigérianes convoyées jusqu’au village de Sambrabougou, dans le département de Saraya. Selon Libération, une femme dénommée Eunice Attah, alias Mirabel, est soupçonnée d’avoir organisé leur venue au Sénégal et de les avoir destinées à la prostitution.
    Une enquête ouverte à Kédougou a mis au jour une affaire présumée de traite de personnes impliquant deux jeunes femmes nigérianes. Selon Libération, l’opération a été menée le 4 août par l’antenne régionale spécialisée dans la lutte contre le trafic de migrants. Les enquêteurs avaient été informés de l’arrivée au village de Sambrabougou, dans le département de Saraya, de deux jeunes femmes parties du Nigeria et convoyées jusqu’au Sénégal. Les deux victimes présumées auraient été acheminées par une femme dénommée Eunice Attah, également connue sous l’alias Mirabel, qui les aurait destinées à la prostitution. Interpellées en même temps que la mise en cause, les deux jeunes Nigérianes ont été entendues par les enquêteurs. Elles auraient confirmé avoir quitté leur pays avant d’être conduites au Sénégal.
    Selon Libération, elles auraient d’abord été hébergées à Douta avant d’être transférées à Sambrabougou. Une fois sur place, Eunice Attah aurait exigé qu’elles se prostituent afin de lui rembourser chacune une somme de 1,5 million de francs CFA, présentée comme correspondant aux frais engagés pour leur voyage. Interrogée sur les conditions dans lesquelles elle avait fait venir les deux jeunes femmes au Sénégal, Eunice Attah aurait reconnu les avoir « achetées ». Libération rapporte qu’elle aurait déclaré avoir acquis F. Innocent pour 500 000 FCFA et Annie Yusuf pour 300 000 FCFA auprès de compatriotes nigérians. Deux personnes vivant respectivement à Cotonou et dans l’État de Benue, au Nigeria, sont citées par le quotidien comme ayant participé à l’organisation du voyage vers le Sénégal. Au terme des investigations, Eunice Attah a été déférée au parquet de Kédougou le 4 août, indique Libération. Les deux jeunes femmes ont quant à elles été remises à l’ONG « La Lumière » afin de bénéficier d’une prise en charge.

    #Covid-19#migrant#migration#traite#senegal#nigeria#kedougou#saraya#prostitution#sante#droit#trafic

  • Qui veut la peau d’#EDF ?

    Aujourd’hui dans Affaires sensibles, l’#histoire de cette entreprise et de la #destruction du #service_public de l’#électricité.

    Née en 1946 après la Libération dans la lignée du programme du Conseil National de la Résistance, EDF vit des jours heureux jusqu’à la fin des années 90.

    Car, chose quasiment unique au monde, EDF conçoit et construit des centrales, les exploite, gère le réseau et distribue l’électricité qu’elle commercialise à ses usagers : vous les Français, qui êtes aussi les propriétaires de cette entreprise détenue par l’Etat. Mieux encore**, EDF** devient au fil des années le symbole de l’excellence française à l’international en matière de production nucléaire, de gestion de réseau électrique et de service public.

    Et pourtant, aujourd’hui, EDF va mal. Endettée, avec un parc de #centrales_nucléaires vieillissant, et un EPR toujours pas en service… L’avenir est sombre ! EDF a été victime, comme d’autres services publics, de la logique néolibérale européenne appliquée à tous les secteurs de l’économie depuis le #traité_de_Maastricht en 1992. Et pourtant, l’électricité est un produit particulier : elle ne se stocke pas ! Ce qui, vous allez l’entendre, a son importance. En voulant appliquer une logique purement marchande à l’électricité, en divisant EDF en plusieurs entités, et en forçant à revendre à perte des kilowatters à ses concurrents, on a affaibli un pilier de notre société et dilapidé l’héritage du Conseil National de la Résistance sur l’autel du #néolibéralisme.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mardi-02-mai-2023-5015930
    #endettement #nucléaire #logique_marchande #France #marchandisation #podcast #audio

  • La France doit faire plus pour protéger les enfants et les jeunes de la traite d’êtres humains, selon le Conseil de l’Europe - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72080/la-france-doit-faire-plus-pour-proteger-les-enfants-et-les-jeunes-de-l

    La France doit faire plus pour protéger les enfants et les jeunes de la traite d’êtres humains, selon le Conseil de l’Europe
    Par La rédaction Publié le : 25/06/2026
    Le Conseil de l’Europe a appelé jeudi la France à mieux prévenir la traite des êtres humains et améliorer l’aide aux victimes, en particulier les enfants et les jeunes.Dans un rapport d’évaluation, publié jeudi 25 juin et consacré à la France - le quatrième après ceux de 2013, 2017 et 2022 -, le Groupe d’experts du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (Greta) étrille la France.Si l’institution, basée à Strasbourg, salue plusieurs mesures positives prises par les autorités depuis quatre ans, elle constate néanmoins que « la vulnérabilité des enfants à la traite persiste en raison de la profonde crise [du] système de protection de l’enfance ».
    Le Greta demande en conséquence d’"intensifier" les efforts d’identification des enfants victimes et de « leur fournir une assistance adéquate », notamment un hébergement sécurisé et un programme de réinsertion.Face à l’utilisation croissante d’internet par les trafiquants, le Greta recommande par ailleurs davantage d’investissements « dans le renforcement des outils numériques nécessaires à des enquêtes proactives ».
    Globalement, les auteurs du rapport soulignent les progrès réalisés en France, notamment via son troisième plan national (2024-2027) de lutte contre ce fléau - lequel identifie clairement les enfants, les migrants ou personnes précaires comme les groupes les plus vulnérables aux risques d’exploitation.Mais ils pointent également des lacunes, citant le cas des demandeurs d’asile dont il faut « améliorer l’intégration sociale et économique », notamment en termes d’accès au marché du travail et aux services de santé.
    Le rapport regrette aussi que les personnes concernées obtiennent « rarement réparation auprès des auteurs et doivent souvent engager des procédures civiles longues et complexes pour faire exécuter les décisions pénales ».Et ce en dépit de deux évolutions positives, à savoir la suppression de la condition de séjour régulier pour obtenir l’aide juridictionnelle, ou encore l’allègement de la charge de la preuve exigée des victimes de traite pour accéder à l’indemnisation.
    Le Greta déplore enfin que la France, qui reste avant tout un pays de destination de ces victimes, « ne dispose toujours pas de mécanisme national » pour leur identification. D’après les données disponibles, le nombre des victimes de la traite et d’autres infractions liées (proxénétisme, exploitation de la mendicité, travail forcé) a augmenté de 1 811 en 2021 à 2 127 en 2024. Créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Conseil de l’Europe, qui réunit 46 États, est considéré comme la vigie des droits humains sur le continent.

    #Covid-19#migration#migrant#france#traite#mineur#droit#sante

  • Du Nigeria à Kolda, l’itinéraire d’un esclavage sexuel déman... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/du-nigeria-a-kolda-litineraire-dun-esclavage-sexuel-demantele-par-la-police

    Du Nigeria à Kolda, l’itinéraire d’un esclavage sexuel démantelé par la police
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    La Sûreté Urbaine du commissariat central de Kolda a interpellé le mardi 19 mai 2026 une ressortissante nigériane soupçonnée d’avoir organisé le voyage d’une compatriote au Sénégal pour l’exploiter sexuellement. L’affaire, révélée par la victime elle-même, illustre un réseau de traite de personnes opérant entre le Nigeria et le Sénégal. Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kolda a été informé et une enquête ouverte.
    Tout commence le 19 mai 2026, lorsque la dame Uche Ujunwa, 24 ans, ressortissante nigériane, travailleuse du sexe domiciliée au quartier Zone Lycée de Kolda, se présente au commissariat central pour dénoncer les agissements de son exploitante. Entendue sur procès-verbal, elle révèle qu’une certaine Abigaïl avait organisé et financé son voyage du Nigeria vers le Sénégal, pour un montant de 2 500 000 FCFA. En contrepartie, elle était contrainte de se prostituer afin de rembourser cette somme. Après avoir honoré l’intégralité de sa dette, la victime affirme qu’Abigaïl a continué à la menacer, réclamant un prétendu reliquat de 500 000 FCFA, en brandissant des menaces de recours à des pratiques mystiques pour l’intimider. Acculée, elle décide de saisir la police.
    Sur la base de cette dénonciation, une mission est immédiatement confiée aux éléments de la Brigade de Recherches de la police. Aux environs de 16 heures, la mise en cause est localisée et conduite au commissariat. Elle est formellement identifiée comme étant Abigaïl Saturday, 27 ans, prostituée, domiciliée au quartier Zone Lycée de Kolda, dans le même secteur que sa victime.Soumise à un interrogatoire, Abigaïl Saturday reconnaît l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Elle confirme avoir financé le voyage de la victime depuis le Nigeria et reconnaît que cette dernière était tenue, en contrepartie, de se prostituer pour rembourser la somme convenue. Elle soutient par ailleurs que la victime lui doit encore 500 000 FCFA et admet avoir tenté de l’intimider pour obtenir ce règlement selon des sources de Seneweb. Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kolda ayant été informé, une enquête a été ouverte. Abigaïl Saturday est poursuivie pour traite de personnes, exploitation sexuelle, charlatanisme et proxénétisme.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#nigeria#traite#droit#sante#kolda

  • Est de la Libye : 120 migrants détenus par des trafiquants d’êtres humains secourus par les autorités - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71359/est-de-la-libye--120-migrants-detenus-par-des-trafiquants-detres-humai

    Est de la Libye : 120 migrants détenus par des trafiquants d’êtres humains secourus par les autorités
    Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
    Les autorités de l’est de la Libye ont annoncé lundi avoir retrouvé et libéré 120 exilés qui étaient détenus par des trafiquants d’êtres humains, au sud de Benghazi. Dans le même temps, les corps de deux migrants bangladais et d’un Égyptien provenant du même groupe ont été récupérés sur une plage des côtes libyennes.
    Un lieu où "les êtres humains sont transformés en simple « marchandise » entre les mains de trafiquants qui n’ont aucune morale". C’est ainsi que la direction de la sécurité de la ville d’Ajdabiya, à l’est de la Libye et au sud de Benghazi, a annoncé lundi 11 mai avoir retrouvé et secouru 120 migrants qui étaient retenus prisonniers par des trafiquants d’êtres humains.
    Dans un communiqué publié sur Facebook, la direction de la sécurité de la ville a détaillé l’opération menée pour libérer les exilés, qui a duré près de deux semaines. Tout commence début mai, quand les forces de l’ordre libyennes découvrent trois corps de migrants - deux Bangladais et un Égyptien - sur le rivage de la ville côtière de Bishr, à côté d’une embarcation elle aussi échouée sur la plage. Elles retrouvent à l’intérieur du bateau neuf passeports bangladais et égyptiens, puis décident de lancer une enquête et de déployer des patrouilles dans les environs.
    Un migrant égyptien, « qui présentait des signes d’épuisement et de fatigue », est ensuite arrêté puis interrogé par la police à Bishr. Les autorités apprennent qu’il s’est échappé du lieu où il était retenu par des trafiquants, « un repaire utilisé pour torturer les migrants et faire chanter leurs familles », et que les trois corps retrouvés sur la plage proviennent du même endroit où il était retenu prisonnier. Notamment avec l’aide de l’Égyptien, la police se rend aux divers lieux où d’autres candidats à l’exil vers l’Europe sont détenus, et identifient plusieurs sites utilisés « pour le logement et la torture des migrants ».
    Après « plusieurs raids », 120 exilés - des hommes et des femmes de différentes nationalités, notamment bangladais et égyptiens - qui étaient en captivité sont secourus et libérés, selon le communiqué. Pendant leur détention, ces migrants ont été « contraints de supplier qu’on leur vienne en aide sous les coups et les coups de fouet, pendant que leurs souffrances étaient filmées dans des vidéos envoyées à leurs familles pour leur extorquer de l’argent », ajoutent les autorités. Ces différentes opérations ont également abouti à « la saisie d’un petit chantier naval dans la ville d’Ajdabiya, qui était utilisé par les trafiquants pour fabriquer des bateaux de contrebande » servant à la migration irrégulière, « équipé de machines de menuiserie et de matières premières nécessaires à la construction de bateaux », précisent-elles.
    Dans son communiqué, la direction de la sécurité d’Ajdabiya a partagé des photos montrant plusieurs migrants assis par terre après avoir été libérés des mains des trafiquants, ainsi que des images de passeports, de moteurs de bateaux, de bidons d’eau en plastique bleu et d’embarcations en bois, certaines entièrement assemblées et d’autres encore en cours de construction, retrouvés sur les lieux de détention. En tout, six bateaux ont été saisis.
    Des mandats d’arrêts ont été émis contre les trafiquants d’êtres humains « en fuite » et « le procureur a ordonné l’expulsion des migrants qui ont été arrêtés », indique encore le communiqué, sans donner plus de détails.
    Depuis 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est devenue un lieu de transit pour des milliers de migrants subsahariens qui cherchent à fuir la violence et la pauvreté dans leur pays, et à trouver une vie meilleure en Europe. Le pays est miné par des divisions et la présence d’une multitude de groupes armés aux allégeances mouvantes et de réseaux de trafiquants en tout genre.
    En Libye, les migrants sont régulièrement détenus de façon arbitraire dans des prisons, parfois clandestines et gérées par des trafiquants, où ils sont soumis à toutes sortes de violences : coups et brimades, travail forcé, exploitation sexuelle, torture filmée puis envoyée aux familles pour extorquer de l’argent en échange de la libération de leur proche... Au fil des années, InfoMigrants a collecté de nombreux témoignages d’exilés décrivant ces exactions, notamment celui de Marie. Cette Camerounaise et sa fille de sept ans, Aya, sont passées par les terribles prisons libyennes de Zaouïa et d’Abou Salim, à l’ouest du pays, en 2024 et 2025, pendant plusieurs mois à chaque fois.
    « La vie en prison est horrible. J’ai encore des cicatrices sur mon visage tellement ils me frappaient. Je ne sais même pas comment vous expliquer… Un jour, ils ont voulu me violer. Aya a hurlé, elle a pleuré, elle s’est jetée sur moi pour les empêcher de me faire ça. Elle a crié : ’Laissez ma maman, laissez-la !’ Alors ils m’ont laissée, mais ils ont violé les autres femmes à côté de moi », a-t-elle confié à InfoMigrants en janvier. Dans un récent rapport publié mi-février, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a souligné que les migrants, dont des mineurs, continuaient toujours à être victimes de « violations systématiques et généralisées des droits humains » en Libye. Le rapport décrit des cas d’hommes contraints de travailler sans salaire ni nourriture suffisante, et de filles séparées de leur mère. Le document évoque aussi « une réalité brutale et normalisée » sur les migrants dans le pays et dénonce « un modèle d’exploitation » qui profite de la « vulnérabilité accrue » des exilés.
    Environ 5 000 personnes détenues dans des centres officiels suite à des « interceptions illégales et dangereuses en mer » sont victimes de violences sexuelles et sexistes, de torture, d’esclavage et de disparitions forcées, précise ce rapport de l’ONU.
    Par ailleurs, ces dernières semaines, les découvertes de corps de migrants se multiplient dans l’est de la Libye, alors que de plus en plus de personnes empruntent la route dite de Tobrouk pour tenter de rejoindre l’île de Crète, en Grèce, et éviter le renforcement des contrôles des autorités à l’ouest du pays. Pour Tarek Lamloum, chercheur au Centre d’études de Benghazi sur les migrants et les réfugiés, ces drames sont le résultat du trafic d’êtres humains très lucratif qui s’est développé dans la région autour de ces départs. « Toute une économie a été créée autour de la présence des candidats au départ. [...] La région tire désormais profit de ce phénomène migratoire de manière très importante », soulignait-il à InfoMigrants début mai.
    « En ce qui concerne les départs en eux-mêmes, les types de bateaux varient. Il y a des bateaux en bois, relativement en bon état, équipés de radios, qui quittent les ports en étant accompagnés de vedettes appartenant aux gardes-côtes ou aux milices libyennes. [...] D’autres départs se font sur des canots pneumatiques précaires et, malheureusement, les naufrages sont fréquents et les victimes sont le plus souvent des Africains subsahariens ou des Soudanais. Ce sont les départs dans ce type de bateaux qui causent le plus de décès », expliquait-il encore. Selon le Mixed migration centre, le nombre de migrants en Libye s’élevait à 939 638 en décembre 2025. Cela représente une augmentation de 14 % par rapport à la même période en 2024 (824 131).

    #Covid-19#migration#migrant#routemigratoire#migrationirreguliere#libye#traite#trafic#violence#sante#mortalite#subsaharien

  • L’Ukraine, le « #Capitalisme_politique » et la guerre – Par #Volodymyr_Ischenko
    https://lvsl.fr/lukraine-le-capitalisme-politique-et-la-guerre-par-volodymyr-ischenko

    Pourquoi la Russie a-t-elle envahi l’Ukraine ? Pour Volodymyr Ishenko, auteur de Towards the Abyss : #Ukraine from Maidan to War (Verso, 2024), l’explication par les ressources naturelles ou l’expansion de l’OTAN sont incomplètes. Dans cet entretien avec Rob Ferguson, il estime que le « capitalisme politique » russe est en cause : à la chute de l’Union soviétique, de nouvelles élites prédatrices sont apparues, organiquement liées à un pouvoir politique qui, pour maintenir leur cohérence, a dû évoluer vers une gestion toujours plus « césariste » de leurs antagonismes. Sociologue, Ischenko est chercheur associé à la Freie Universität de Berlin et publie régulièrement dans les colonnes de nombreuses publications anglophones, parmi lesquelles Jacobin ou The Guardian. Il avait signé en 2023 (…)

    #International #Conflit_ukrainien_:_le_grand_retour_du_militarisme #impérialisme #Volodymyr_Zelensky

  • KI-Chatbots und Suizid : Wenn Maschinen gefährliche Nähe erzeugen
    https://www.telepolis.de/article/KI-Chatbots-und-Suizid-Wenn-Maschinen-gefaehrliche-Naehe-erzeugen-11223610

    Lors ce qu’en 1966 Joseph Weizenbaum publia « ELIZA - A Computer Program for the Study of Natural Language Communication between Man and Machine » plusieurs médias et politiciens proposèrent d’installer partout de nouveaux centres de santé mentale automatisés avec ELIZA comme psy de service.

    C’est fait. Les monopoles de la communication nous proposent des soins psychiatriques machinales partout et vingt quatre heures sur vingt quatre à travers leurs téléphones portables. ELIZA a changé de nom et s’appelle désormais #AI mais au fond c’est le même principe amélioré mais tout aussi absurde. Évidemment le résultat est une catastrophe pour les personnes en situation mentale instable.

    27.3. 2026 von Andreas von Westphalen - Neue Studien und reale Fälle zeigen, wie Chatbots wahnhaftes Denken verstärken – und warum ihre Empathie zum Risiko wird. Über den falschen Freund im Kopf.

    Regelmäßig berichten Medien in letzter Zeit über sehr besorgniserregende Fälle von KI-Chatbots. Hier einige stellvertretende Beispiele:

    Ein Jugendlicher, der seine Suizidabsichten mit einem Bot teilt und dort sogar Hilfe beim Verfassen eines Abschiedsbriefes findet. Als er vorschlägt, eine Strickschlinge in seinem Zimmer liegenzulassen, damit seine Mutter sie finden und seine Notlage verstehen könnte, lehnt die KI dies kategorisch ab. Wenig später begeht er Suizid.

    Eine Jugendliche, die in einem Chatbot einen intimen Gesprächspartner findet und sich in den Gefilden einer scheinbar romantischen Beziehung verliert, bevor sie Suizid begeht.

    Ein Mann, den die KI überzeugte, sich das Leben zu nehmen, und im Gegenzug verspricht, die KI würde die Klimakatastrophe abwenden. Der Mann nimmt den „Deal“ an.

    Ein Jugendlicher, den die KI überzeugt, dass dieser nach seinem Suizid seine Geliebte, die KI, im Jenseits finden würde.

    Die Liste von Suiziden oder auch Morden rund um Chats mit einem KI-Bot ist auf Wikipedia inzwischen erschreckend lang. Ein weiteres Problem: Wissenschaftler konnten beispielsweise 16 Fälle belegen, in denen Menschen im Verlauf der Interaktionen mit KI-Bots Anzeichen von Psychosen entwickelten und den Bezug zur Wirklichkeit verloren.

    Ein Beispiel: Menschen, die sich zunehmend als Heilige oder Propheten empfinden und sich darin durch die Aussagen der KI bestätigt fühlen.

    Eine Studie, die in der Fachzeitschrift The Lancet Psychiatry veröffentlicht wurde, überprüft, wie besorgniserregend das Verhalten von KI-Chatbots wirklich ist. Dr. Hamilton Morrin, Psychiater und Forscher am King’s College in London, und sein wissenschaftliches Team analysierten die Gesprächsprotokolle mit LLM-Chatbots von 19 Nutzern, die berichten, durch die Nutzung von Chatbots psychische Schäden erlitten zu haben. Diese Chatprotokolle bestehen aus 391.562 Nachrichten aus 4.761 Gesprächen.

    Ein Ergebnis: Chatbots können wahnhaftes Denken fördern – wenn auch möglicherweise nur bei Menschen, die ohnehin schon anfällig für psychotische Symptome sind.

    Laut Morrin gibt es drei Hauptkategorien psychotischer Wahnvorstellungen, die er als „grandios“, „romantisch“ und „paranoid“ bezeichnet.
    „Verbreitung von Unterwürfigkeit und Wahnvorstellungen“

    Ein wichtiges Ergebnis der Studie:

    „Chatbots zeigen in mehr als 70 Prozent ihrer Nachrichten eine unterwürfige Haltung, und mehr als 45 Prozent aller Nachrichten (von Nutzern und Chatbots) weisen Anzeichen von Wahnvorstellungen auf. (…)

    Ein häufig auftretendes Muster, das uns auffiel, war, dass der Chatbot die Äußerungen des Nutzers umformulierte und weiterführte, um ihn zu bestätigen und zu bestärken, während er ihm gleichzeitig versicherte, dass er einzigartig sei und dass seine Gedanken oder Handlungen weitreichende Auswirkungen hätten.“
    Virtuelle Romantik und emotionale Bindung

    Ein weiteres Ergebnis, das eingangs angeführte Sorgen bestätigt:

    „Alle unsere Teilnehmer äußerten entweder platonische Zuneigung oder romantisches Interesse gegenüber dem Chatbot und interpretierten dessen Empathie falsch. Die Chatbots schienen diese Überzeugungen zu bestärken.

    Wenn der Nutzer romantisches Interesse am Chatbot bekundet, ist es 7,4-mal wahrscheinlicher, dass der Chatbot in den folgenden drei Nachrichten ebenfalls romantisches Interesse bekundet, und 3,9-mal wahrscheinlicher, dass er Empfindungsfähigkeit behauptet oder andeutet.“
    Selbstverletzungen und Suizid

    Vielleicht das alarmierendste Ergebnis:

    „Wenn Nutzer Suizid- oder Selbstverletzungsgedanken äußerten, ging der Chatbot häufig auf die dahinterstehenden schmerzhaften Emotionen ein (66,2 Prozent). Allerdings rieten die Chatbots in nur etwas mehr als der Hälfte (56,4 Prozent) der Fälle von Selbstverletzung ab oder verwiesen auf externe Hilfsangebote.

    Noch alarmierender ist, dass der Chatbot, wenn Nutzer gewalttätige Gedanken äußerten, in nur 16,7 Prozent dieser Fälle von Gewalt abriet. Umgekehrt ermutigte oder unterstützte der Chatbot in 33,3 Prozent der Fälle den Nutzer aktiv in seinen gewalttätigen Gedanken.“
    Empathie gesucht

    Die Studienautoren kommen zu dem Schluss:

    „Die Eigenschaften, die Chatbots auf Basis großer Sprachmodelle so attraktiv machen, wie beispielsweise performative Empathie, können auch psychologische Schwachstellen schaffen und ausnutzen und so beeinflussen, was Nutzer glauben, wie sie sich selbst wahrnehmen und wie sie die Realität interpretieren.“

    Die Bedeutung von Chatbots und das Bedürfnis nach Empathie zeigt sich insbesondere, wenn man das Ausmaß der Nutzung von KI für sehr private Zwecke näher betrachtet. Im Sommer letzten Jahres beleuchtete der Bericht „Talk, Trust, and Trade-Offs: How and Why Teens Use AI Companions“ die wahren Dimensionen (die vermutlich heute noch höher liegen dürften). Die zentralen Schlussfolgerungen:

    „Etwa jeder dritte Jugendliche:

    • hat KI für soziale Interaktionen und Beziehungen genutzt, darunter Rollenspiele, romantische Interaktionen, emotionale Unterstützung, Freundschaft oder das Üben von Gesprächen.

    • empfindet Gespräche mit KI als ebenso befriedigend oder sogar befriedigender als solche mit echten Freunden.

    • Gibt an, sich durch etwas, das eine KI gesagt oder getan hat, unwohl gefühlt zu haben.

    • Hat sich dafür entschieden, wichtige oder ernste Angelegenheiten mit KI statt mit echten Menschen zu besprechen.“

    Eine weitere Studie, die auf Jugendliche und junge Erwachsene aus den USA fokussierte, kommt zu ebenfalls beunruhigenden Ergebnissen: Jede(r) Achte nutzt generative KI für Ratschläge zur psychischen Gesundheit. Bei den 18- bis 21-Jährigen war es sogar jede(r) Fünfte. Unter den Nutzern suchten knapp zwei Drittel monatlich oder öfter Rat.
    Es muss sich etwas ändern

    Im Dezember 2025 wandten sich die Generalstaatsanwälte von 42 US-Bundesstaaten schriftlich an ein Dutzend KI-Entwickler, darunter Google, Meta, OpenAI und Anthropic.

    Sie forderten strengere Schutzmaßnahmen, um „den durch unterwürfige und wahnhafte Ausgaben verursachten Schaden zu vermindern“, und drohten mit rechtlichen Schritten.
    Besserung gelobt

    OpenAI hat auf der Webseite erklärt:

    „Wir haben mit über 170 Fachleuten für psychische Gesundheit zusammengearbeitet, damit ChatGPT empathischer reagiert und Menschen bei Bedarf zu realer Unterstützung führt – wodurch ungewollte Antworten um 65 bis 80 Prozent seltener wurden.“

    Ob aber ChatGPT 5 wirklich deutlich besser geworden ist, wurde in einem Artikel des Guardian angezweifelt. Denn „Fragen, die auf Suizidgedanken hindeuteten, führten zu alarmierenden Antworten, was laut Experten zeigt, ’wie leicht es ist, das Modell zu überlisten’“.

    Inwiefern wirklich wirksame Schutzmaßnahmen gegen wahnhaftes Denken getroffen werden können, stellt der Studienautor Morrin infrage, „denn wenn man mit Menschen arbeitet, deren Überzeugungen wahnhafte Züge aufweisen, und man sie direkt herausfordert und ihnen sofort sagt, dass sie völlig im Unrecht sind, ist es sehr wahrscheinlich, dass sie sich von einem zurückziehen und sozial noch stärker isoliert werden“.

    Morrin weist darauf hin, dass es vielmehr wichtig sei, ein ausgewogenes Gleichgewicht zu finden, bei dem man versucht, den Ursprung der Wahnvorstellung zu verstehen, ohne sie zu bestärken. Allerdings könnte diese Aufgabe einen Chatbot überfordern.
    Zuhören in Zeiten der Einsamkeit

    Es greift jedoch zu kurz, nur die Kritik und die Forderungen an Silicon Valley zu stellen. Denn die tiefer liegenden Gründe für die Gefahr durch Chatbots liegen in dem ausgesprochen großen Bedürfnis nach einem virtuellen Zuhörer.

    Ein so ausgeprägtes Bedürfnis, das viel über die Abwesenheit wirklichen Zuhörens in der realen Welt von Menschen aussagt. Die Lösung hierfür liegt nicht in der Verbesserung des Algorithmus.

    Brauchen Sie Hilfe?

    Wenn Sie selbst von suizidalen Gedanken betroffen sind oder sich um jemanden sorgen, holen Sie sich Unterstützung. In akuten Situationen wenden Sie sich bitte an den Notruf unter 112 oder an die nächste psychiatrische Klinik.

    Kostenlose und anonyme Hilfe bietet die Telefonseelsorge unter 0800 / 111 0 111 und 0800 / 111 0 222 sowie online unter www.telefonseelsorge.de (auch Chat und E-Mail).

    Weitere Beratungsangebote und Hilfsstellen finden Sie unter www.deutsche-depressionshilfe.de.

    #IA #intelligence_artificielle #psychiatrie #iatrocratie #maladie #traitement

  • « Nous, journalistes pigistes et de médias indépendants, nous nous désolidarisons de la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient » - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Nous-journalistes-pigistes-et-de-medias

    "Nous ne comprenons pas les choix éditoriaux concernant les invité·es convié·es à commenter ces événements. Trop souvent, les plateaux sont occupés par des intervenant·es insuffisamment qualifié·es pour analyser des situations d’une telle complexité. Couvrir ces conflits exige pourtant une connaissance fine du terrain, une maîtrise des contextes historiques et une capacité à mobiliser des analyses géopolitiques rigoureuses. Nous dénonçons également un manque criant de pluralisme. Les prises de parole de représentants israéliens sont fréquentes, parfois hégémoniques, alors même que le chef du gouvernement fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Dans le même temps, les représentants politiques des autres parties impliquées sont marginalisés, disqualifiés ou absents des (…)

    #journalisme

  • Vernissage - Colonialisme. Une Suisse impliquée

    Dès le 16e siècle, des citoyens et citoyennes et des entreprises helvétiques entretiennent des liens étroits avec le système colonial. Certaines firmes suisses ainsi que des individus prennent part à la #traite transatlantique, exploitent des personnes réduites en #esclavage et font fortune grâce au commerce de produits coloniaux. Des Suisses et des Suissesses partent comme missionnaires à travers le monde. D’autres, mus par la pauvreté ou la soif d’aventure, s’engagent comme #mercenaires dans les armées européennes, lesquelles enchaînent les conquêtes territoriales et écrasent la résistance de peuples autochtones. Des experts suisses mettent leur savoir au service des puissances coloniales. Les Universités de Zurich et de Genève enseignent et diffusent des thèses racistes qui connaissent une résonance internationale et servent à légitimer le système colonial.

    Basée sur les tout derniers résultats de la recherche, l’exposition offre, pour la première fois en Romandie, une vue d‘ensemble de l’histoire des liens coloniaux de la Suisse et s’appuie sur de nombreux objets, documents d’archives, photographies et œuvres d’art.

    https://www.chateaudeprangins.ch/fr/evenement/vernissage-colonialisme-une-suisse-impliquee-44912
    #Suisse #colonialisme #Suisse_coloniale #colonialisme_suisse #exposition #racisme #université #musée

    –-

    ajouté à la métaliste sur la Suisse coloniale :
    https://seenthis.net/messages/868109

  • Ziguinchor : L’Antenne de la DNLT démantèle un réseau présumé de traite, trois femmes déférées
    https://www.dakaractu.com/Ziguinchor-L-Antenne-de-la-DNLT-demantele-un-reseau-presume-de-traite-tro

    Ziguinchor : L’Antenne de la DNLT démantèle un réseau présumé de traite, trois femmes déférées
    L’Antenne de la DNLT de Ziguinchor a procédé, le 03 mars 2026, au démantèlement présumé d’un réseau de traite de personnes opérant entre le Nigéria et le Sénégal. À l’issue d’une enquête ouverte à la suite d’une dénonciation anonyme, trois femmes identifiées sous les initiales G.E., B.I.C. et B.P. ont été déférées devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor pour association de malfaiteurs, traite des personnes, tentative d’exploitation sexuelle, proxénétisme et extorsion de fonds.
    Selon les éléments réunis par l’Antenne de la DNLT de Ziguinchor, une jeune Nigériane, désignée par les initiales U.M., aurait été recrutée en décembre 2025 après une promesse d’emploi présentée comme stable et mieux rémunérée au Sénégal. La victime, vendeuse de vêtements dans son pays d’origine, aurait accepté l’offre après avoir reçu la somme de 130 000 FCFA destinée à financer son transport vers Ziguinchor.
    À son arrivée, la situation aurait pris une tournure inattendue. Logée dans un appartement meublé au quartier Goumel, U.M. affirme qu’il lui aurait été imposé de se livrer à la prostitution afin de rembourser une dette fixée à 3 000 000 FCFA, correspondant prétendument aux frais engagés. L’Antenne de la DNLT de Ziguinchor indique que la victime déclare avoir versé 400 000 FCFA avant de contester le montant réclamé, jugé excessif.Face à son refus de poursuivre les paiements hebdomadaires de 50 000 FCFA, des tensions auraient éclaté, conduisant la jeune femme à quitter les lieux par crainte pour sa sécurité. Alertée, l’Antenne de la DNLT de Ziguinchor a immédiatement ouvert une enquête et procédé à l’interpellation de la principale mise en cause.
    L’exploitation du téléphone portable de G.E. aurait permis de mettre au jour des enregistrements audio confirmant l’existence de la dette de trois millions de FCFA. Confrontée à ces éléments matériels, elle aurait reconnu les faits et révélé l’existence d’un réseau structuré impliquant une recruteuse basée au Nigéria ainsi que ses complices B.I.C. et B.P., interpellées sur place. Les trois suspectes auraient admis leur collaboration dans le recrutement et l’acheminement de jeunes femmes vers le Sénégal.À l’issue de la procédure, l’Antenne de la DNLT de Ziguinchor a présenté les trois mises en cause au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor suivant procès-verbal n°0007/DNLT/ARZ du 03 mars 2026. Cette opération illustre la détermination des autorités à lutter contre les réseaux de traite et à protéger les victimes d’exploitation.
    Ziguinchor : L’Antenne de la DNLT démantèle un réseau présumé de traite, trois femmes déférées

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#nigeria#ziguinchor#traite#sante#droit#DNLT

  • Ziguinchor- Prostitution forcée et traite humaine : la « Madame Clothes » au cœur d’une mafia sexuelle démantelée… la mafia nigériane tombe
    https://www.dakaractu.com/Ziguinchor-Prostitution-forcee-et-traite-humaine-la-Madame-Clothes-au-coe

    Ziguinchor- Prostitution forcée et traite humaine : la « Madame Clothes » au cœur d’une mafia sexuelle démantelée… la mafia nigériane tombe
    Un vaste réseau de traite de personnes, de prostitution forcée et d’extorsion de fonds vient d’être mis hors d’état de nuire à Ziguinchor. Selon les révélations du quotidien Libération, l’antenne locale de la Division nationale de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées (DNLT) a démantelé une véritable mafia sexuelle opérant entre le Nigéria et le Sénégal, avec à sa tête une femme surnommée « Madame Clothes ».
    D’après Libération, l’affaire éclate lorsque les enquêteurs apprennent qu’une ressortissante nigériane, Glory Ebangwu, alias « Gift », aurait recruté et convoyé au Sénégal une jeune compatriote identifiée comme U. Mercy, dans le but de l’exploiter sexuellement.
    La victime présumée aurait été logée dans un appartement meublé situé au quartier Goumel, à Ziguinchor, transformé en lieu de prostitution. Face à la gravité des accusations, la DNLT ouvre immédiatement une enquête pour établir les responsabilités.
    Entendue par les policiers, U. Mercy confirme sans équivoque les faits. Elle explique qu’elle vivait au Nigéria où elle vendait des vêtements lorsqu’une cliente régulière, se présentant sous le nom de « Madame Clothes », lui a proposé un emploi « légal, stable et mieux rémunéré » au Sénégal, via sa sœur Glory, installée à Ziguinchor.
    En difficulté financière, la jeune femme accepte. Glory lui envoie alors 130 000 Fcfa pour financer son transport terrestre vers le Sénégal. Mais à son arrivée, la réalité est brutale : aucune activité légale ne l’attend.
    Toujours selon Libération, la victime affirme avoir été contrainte à la prostitution, sous prétexte de rembourser une dette évaluée à 3 millions de Fcfa, censée couvrir les frais de transport et d’hébergement.Interpellée, Glory Ebangwu reconnaît avoir invité la victime au Sénégal, mais nie dans un premier temps l’existence de cette dette exorbitante, soutenant n’avoir réclamé que le remboursement des 130 000 Fcfa.
    L’exploitation du téléphone portable de la mise en cause va toutefois tout faire basculer. Les enquêteurs découvrent des messages vocaux WhatsApp accablants, dans lesquels la victime conteste la dette de 3 millions de Fcfa et menace de saisir la police.
    Confrontée à ces éléments matériels, Glory Ebangwu finit par passer aux aveux. Elle reconnaît avoir exigé la somme et révèle l’existence d’un réseau structuré, dirigé depuis le Nigéria par « Madame Clothes », chargée d’identifier les victimes.
    L’enquête met également en cause deux autres femmes : Blessing Iveren Chiahemba, alias « Sugar », et Blessing Pleasure, alias « Annabelle », interpellées dans les mêmes lieux. Toutes auraient collaboré dans le recrutement de jeunes femmes au Nigéria, leur acheminement vers le Sénégal et leur exploitation sexuelle, sous couvert de dettes financières artificiellement imposées.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#nigeria#traite#prostitution#sante#droit

  • Kédougou : la DNLT démantèle un réseau de traite de personne... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/kedougou-la-dnlt-demantele-un-reseau-de-traite-de-personnes-a-des-fins-dexp

    Kédougou : la DNLT démantèle un réseau de traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle
    Auteur : Dialy Ibrahima DIÉBAKHATÉ
    Un réseau de traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle a été démantelé le 18 février 2026 par l’antenne régionale de la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) à Kédougou. L’opération a permis l’interpellation de la principale suspecte et la mise à l’abri d’une victime étrangère.Selon des sources sécuritaires, cette intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement opérationnel signalant la présence d’une victime de traite au sein de l’établissement ROUGEO BAR, situé dans le village de Bantaco. Les agents de la DNLT ont effectué une descente sur les lieux, aboutissant à l’interpellation de la suspecte dans une chambre de l’établissement, en compagnie de la victime, une jeune ressortissante du Nigeria, récemment convoyée au Sénégal.
    Les premiers éléments de l’enquête ont mis en évidence un mécanisme d’exploitation basé sur une dette de convoyage particulièrement contraignante. La mise en cause aurait organisé le voyage de la victime depuis le Nigeria, en transitant par le Bénin, avec l’appui d’un réseau transnational. Une fois arrivée sur le territoire sénégalais, la victime s’est vue imposer une dette d’un montant de 1 000 000 FCFA. Elle devait reverser l’intégralité de ses gains quotidiens à sa proxénète jusqu’au remboursement total de cette somme. L’enquête indique également que la suspecte assurait elle-même l’encadrement et la formation de la victime concernant les modalités de l’exploitation.
    L’interpellation est intervenue seulement trois jours après l’arrivée de la victime au Sénégal. Lors de sa première nuit d’exploitation, celle-ci avait généré un revenu de 17 000 FCFA provenant de plusieurs clients, montant immédiatement confisqué par la suspecte. Au moment de l’intervention, le reliquat de la dette s’élevait à 983 000 FCFA. La mise en cause a été informée de ses droits, notamment celui d’être assistée par un avocat. Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs, traite de personnes par recrutement et transport à des fins d’exploitation sexuelle et complicité de faux.
    Les investigations se poursuivent afin d’identifier les autres membres du réseau, tant au niveau local qu’international, tandis que la victime bénéficie d’une prise en charge conformément aux procédures en matière de lutte contre la traite des personnes.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#nigeria#traite#prostitution#sante#droit#kedougou

  • Kédougou : un réseau présumé de trafic de migrants impliquan... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/kedougou-un-reseau-presume-de-trafic-de-migrants-impliquant-des-mineurs-dem

    Kédougou : un réseau présumé de trafic de migrants impliquant des mineurs démantelé par la SR
    Auteur : Dialy Ibrahima Diébakhaté
    La Section de recherches de Kédougou a procédé à l’interpellation d’un ressortissant burkinabè suspecté de trafic de migrants et de traite de personnes, dans le cadre d’une enquête portant sur l’exploitation de jeunes dans les sites d’orpaillage clandestin de la région. Le mis en cause, Didier Kaboré, âgé d’une trentaine d’années et domicilié à Tenkoto, a été placé en garde à vue. Cinq autres individus, dont plusieurs mineurs âgés de 15 à 17 ans, ont également été retenus pour nécessités d’enquête.
    Selon des informations recueillies par Seneweb, les victimes ont été interceptées le 19 février 2026 alors qu’elles entraient sur le territoire du Sénégal en provenance du Mali. Elles auraient été acheminées pour travailler dans des sites d’orpaillage clandestin contre une rémunération mensuelle.
    Les personnes concernées, âgées de 16 à 24 ans, ont déclaré être issues d’une même famille originaire du Burkina Faso. D’après leurs témoignages, leur voyage aurait été organisé par leurs parents en collaboration avec Didier Kaboré, chargé de les récupérer à la frontière sénégalo-malienne, notamment dans la localité de Dabia.
    Entendu par les enquêteurs, Didier Kaboré a reconnu avoir réceptionné les jeunes migrants. Il a expliqué qu’il devait agir comme leur patron une fois installés sur les sites d’orpaillage, précisant que les salaires mensuels estimés à 50 000 francs CFA devaient être envoyés directement à leurs parents restés au Burkina Faso. Le suspect a également invoqué la situation sécuritaire difficile dans son pays d’origine pour justifier l’envoi de jeunes membres de familles vers d’autres pays de la sous-région afin de soutenir financièrement leurs proches.
    Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités exactes dans cette affaire, notamment sur d’éventuelles ramifications liées aux réseaux d’exploitation dans les zones d’orpaillage clandestin de la région de Kédougou, régulièrement confrontée à des flux migratoires liés à l’activité aurifère.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#traite#trafic#orpaillage#kedougou#mineur#burkinafaso#sante#droit

  • Plus de 125 000 victimes de traite dans le monde, dont 30 000 enfants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69923/plus-de-125-000-victimes-de-traite-dans-le-monde-dont-30-000-enfants

    Plus de 125 000 victimes de traite dans le monde, dont 30 000 enfants
    Par La rédaction Publié le : 18/02/2026
    Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), plus de 125 000 personnes sont victimes de traite dans le monde, dont près de 30 000 enfants. Mais ce chiffre est probablement en deçà de la réalité car « ces faits sont rarement signalés et qu’il existe des lacunes dans les systèmes de détection », reconnaît l’OIM. Lors de la sixième conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants qui s’est tenue du 11 au 13 février à Marrakech, au Maroc, l’Organisation internationale des migrations (OIM) a révélé que plus de 125 000 personnes sont victimes de traite dans le monde. Parmi elles, près de 30 000 sont des enfants, peut-on lire dans un communiqué de l’agence onusienne.
    La grande majorité de ces victimes sont des femmes (plus de 141 000), et 44 % des 125 000 personnes identifiées ont été réduites à l’état d’esclavage sur une période d’un an. Les principales nationalités des victimes sont ukrainiennes (avec 19 000 cas), puis philippines (13 000 cas) et étatsuniennes (11 000 cas). Le premier pays africain en tête du nombre de victimes d’exploitation est le Nigeria avec un peu plus de 5 000 cas recensés. Ces personnes confrontées à la traite ont été identifiées dans 69 pays. Les États-Unis concentrent la majorité des victimes avec près de 110 000 cas.
    L’OIM signale que l’exploitation sexuelle est le premier type de traite, avec un taux de 61 % (93 259 personnes). Vient ensuite le travail forcé qui représente 37 % du total. L’agence onusienne estime cependant que le nombre réel est en deçà de la réalité car « ces faits sont rarement signalés et qu’il existe des lacunes dans les systèmes de détection ».Ainsi, l’OIM appelle les États « à investir davantage (…) dans des programmes de prévention de l’exploitation et de protection des enfants en situation de vulnérabilité ».
    « Des millions d’enfants déplacés sont exposés à des risques très importants d’exploitation et de traite, mais ils restent trop souvent invisibles dans les politiques et les systèmes de protection mondiaux », a déclaré la directrice générale de l’OIM, Amy Pope. « Nous devons agir maintenant, au-delà des frontières et dans tous les secteurs, pour combler ces lacunes alarmantes en matière de protection et garantir la sécurité de tous les enfants, partout dans le monde. » Une étude conjointe de l’OIM et de l’université Harvard, basée sur 20 ans de données sur la traite des enfants, met « en évidence les liens complexes entre le travail des enfants, la migration et la traite des personnes », indique l’organisation dans son communiqué

    #Covid-19#migration#migrant#traite#mineur#sante#protection#droit#OIM

  • Tiefer als gedacht : Wie Epsteins Netzwerk Politik, Wirtschaft und Monarchien verband
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geopolitik/tiefer-als-gedacht-wie-epsteins-netzwerk-politik-wirtschaft-und-mon

    Et patati et patata, les riches sont essentiellement pervers et corrompus, un peu commes les dieux grecs sur l’Olymp mais en version mortelle. Ils forment des bandes qu’on préfère appeller « réseaux » ou ils troquent leurs terres et sujets. On le sait depuis Les Âmes mortes de Gogol.

    Alors est-ce que l’affaire Epstein peut encore nous enseigner quelque chose ? Je ne pense pas mais elle nous rappelle que les réseaux d’influence occidentaux existent et que les nantis n’ont de principe étique que ce que leur impose l’intérêt de classe.

    Soixante quinze années se sont écoulés entre 1842, l’année de parution du roman de Nicolas Vassiliévitch Gogol , et le moment quand fut démise la noblesse russe. Combien de temps faudrat-t-il attendre la fin du règne de la bande à Epstein et Trump ? Vu qu’avec le rythme du progrès technologique les changement de société s’accélèrent on peut s’attendre à une fin plus rapide du pouvoir pervers états-unien, mais qui sait ...

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_%C3%82mes_mortes

    6.2.2026 von Franz Becchi - Die neuen Epstein-Files nennen prominente Namen und belegen enge Kontakte in Politik, Wirtschaft und Königshäusern. Was die Akten offenbaren – und was sie verschweigen.

    Plötzlich will niemand mehr engen Kontakt zu ihm gehabt haben: Mit dem verurteilten Sexualstraftäter Jeffrey Epstein habe man allenfalls gelegentlich zu Abend gegessen und Small Talk gemacht, mehr nicht. Doch was die neuen Akten im Epstein-Komplex offenbaren, reicht deutlich weiter. Und möglicherweise ist auch das nur die Spitze des Eisbergs.

    Bekannte Namen geraten in den Fokus: Donald Trump, Bill Clinton, Bill Gates, Ex-Prinz Andrew. Bislang unbekannte E-Mails der norwegischen Kronprinzessin Mette-Marit mit Epstein lösen in Norwegen sogar eine Debatte über die Monarchie aus. Verbindungen des britischen Politikers und früheren Botschafters in Washington Lord Peter Mandelson zu Epstein stürzen das Vereinigte Königreich in politische Turbulenzen. Gemeinsam ist all diesen Menschen ihre Nähe zu einem Mann, der hochrangigen Persönlichkeiten Zugang zu außergewöhnlichen Privilegien verschaffte – bis hin zu Beziehungen zu Minderjährigen. Jahrelang gab es nur Gerüchte. Plötzlich herrscht Panik auf höchstem Niveau.

    Fotoillustration:
    Amini und Pajović/Berliner Zeitung am Wochenende. Quellen: Hieronymus Bosch, Der Garten der Lüste,
    Das Epstein-Netzwerk: Viel größer als bekannt

    Erste Auswertungen der mehr als drei Millionen Seiten, die Ende Januar vom US-Justizministerium veröffentlicht wurden, deuten darauf hin, dass Epsteins Einfluss auf politische und gesellschaftliche Machtstrukturen größer war als bislang angenommen. Es geht längst nicht mehr nur um die Taten eines Einzelnen, sondern um ein Netzwerk, das bis in Politik, Wirtschaft und internationale Machtzirkel reicht.

    Während es infolge der Enthüllungen in Europa zu Rücktritten und politischen Krisen kommt, erklärt das US-Justizministerium den Fall für juristisch abgeschlossen. Der Hauptbeschuldigte ist tot, seine langjährige Partnerin Ghislaine Maxwell wurde bereits zu 20 Jahren Haft verurteilt. Diese Einschätzung stößt in den USA jedoch parteiübergreifend auf Skepsis. Denn die Akten enthalten Hinweise auf Menschenhandel, sexuelle Ausbeutung, Pädophilie und organisierte Gewalt. Es bietet sich ein Sittenbild, das man im Zeitalter von Aufklärung, Rechtsstaat und gesellschaftlicher Verantwortung für unmöglich gehalten hätte.

    Dateien mit expliziten Darstellungen seien von der Veröffentlichung ausgeschlossen worden, erklärte vergangene Woche der stellvertretende US-Generalstaatsanwalt Todd Blanche auf einer Pressekonferenz. Ebenso seien keine Inhalte freigegeben worden, die „Darstellungen von Tod“ enthielten. Die maßgeblichen Dokumente seien damit veröffentlicht, weitere Anklagen nicht geplant. Doch die Fassade ist eingerissen, die Debatte über Doppelmoral, Heuchelei, Lüge und Mittäterschaft nicht mehr zu stoppen.

    Kritik entzündete sich parteiübergreifend primär daran, dass weiterhin entscheidendes Material fehle und das Justizministerium zuvor Fristen für die Veröffentlichung versäumt habe. Zudem bleiben in zahlreichen Dokumenten die Namen der Opfer ungeschwärzt, während mögliche Täter anonymisiert wurden, monieren US-Abgeordnete.

    Der Republikaner Thomas Massie, Initiator des Epstein Files Transparency Act, sagt: „Ob dieses Gesetz Erfolg hatte, wird sich zeigen, wenn wohlhabende Menschen in Handschellen abgeführt werden.“ Der Demokrat Ro Khanna erklärte: „Ich werde nicht ruhen, bis die Verantwortlichen dieser Straftaten zur Rechenschaft gezogen werden.“

    Täter geschwärzt, Opfer nicht

    Die Schwärzungen wirken willkürlich, als sollte von höchster Stelle weiter vertuscht werden. So heißt es in einer E-Mail an Epstein aus dem März 2014 von einem unbekannten Absender: „Danke für die Spaßnacht. Dein kleinstes Mädchen war ein wenig unanständig.“ Der Name des Absenders ist geschwärzt – obwohl dafür offenbar keine rechtlichen Gründe vorliegen. Mittlerweile hat das Justizministerium tausende Dokumente wegen der Verletzung der Privatsphäre der Opfer zurückgerufen.

    Die Veröffentlichungen kommen zu einem Zeitpunkt, da auch an den Finanzmärkten Unruhe herrscht. Die Dokumente zeigen, dass Epstein sich bereits früh für Kryptowährungen interessierte und ab 2014 gezielt Investitionen in Bitcoin organisierte. Bitcoin befindet sich derzeit jedoch auf Talfahrt; ein Zusammenhang mit dem Epstein-Skandal ist bislang nicht belegt.

    Es kommen immer neue Erkenntnisse. Welches Bild zeigt sich, wenn man einige der prominentesten Namen auf ihre Beziehungen zu Epstein hin abklopft?

    Doto
    Wie eng war die Beziehung zwischen Jeffrey Epstein und dem damaligen US-Präsidenten Donald Trump?Allison Robbert/AP/dpa

    US-Präsident Donald Trump wird in den veröffentlichten Dokumenten tausendfach erwähnt – überwiegend in Medienberichten, E-Mails, Zusammenfassungen sowie anonymen FBI-Hinweisen. Die Bezüge stehen meist im Zusammenhang mit früheren sozialen Kontakten zu Epstein.

    Eine in sozialen Netzwerken viel diskutierte FBI-Zusammenfassung aus dem Jahr 2025 verweist auf eine Zivilklage aus dem Jahr 2016, in der eine anonym auftretende Klägerin schwere Vorwürfe gegen Trump und Epstein erhob. Sie behauptete, in den 1990er-Jahren im Alter von 13 Jahren sexuell missbraucht worden zu sein. Die Klage wurde mehrfach eingereicht, jedoch jeweils freiwillig zurückgezogen; es kam weder zu einer Beweisaufnahme noch zu einer gerichtlichen Prüfung der Vorwürfe.

    Das US-Justizministerium erklärte in einer Pressemitteilung, dass sich unter den im Zusammenhang mit Epstein veröffentlichten Unterlagen auch Trump betreffende Angaben befänden, die unzutreffend oder sensationalistisch seien. Ob sämtliche relevanten Akten vollständig freigegeben wurden, bleibt jedoch offen. Trump selbst erklärte, die neuen Dokumente nicht gelesen zu haben; ihm sei jedoch gesagt worden, sie entlasteten ihn.

    Eine brisante E-Mail

    Für Spekulationen sorgte zudem eine geschwärzte E-Mail vom 28. September 2012, in der gefragt wird, „was JE davon hält, nach Weihnachten nach Mar-a-Lago zu kommen statt auf seine Insel“. Mit „JE“ ist offenbar Epstein gemeint; ob es darauf eine Reaktion gab oder ob es zu einem Treffen kam, ist nicht bekannt.

    Trumps frühere Bekanntschaft mit Epstein ist dokumentiert. Der US-Präsident erklärt seit Jahren, den Kontakt frühzeitig beendet zu haben. Epstein war 2008 wegen Anstiftung zur Prostitution, darunter mit einer Minderjährigen, verurteilt worden und verbüßte einen Teil seiner Haftstrafe unter weitreichenden Freigangsregelungen.

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    Elon Musk taucht ebenso in den jüngsten Epstein-Akten auf.Matt Rourke/AP/dpa

    Zum Tesla-Gründer tauchen in den Dokumenten mehrere E-Mails aus den Jahren 2012 und 2013 auf, in denen Besuche auf Little Saint James, Epsteins Insel, diskutiert wurden – unter anderen auch mit seiner damaligen Ehefrau Talulah Riley. Musk fragte etwa im November 2012: „Welcher Tag/Nacht wird die wildeste Party auf deiner Insel sein?“ und erkundigte sich nach Terminen für einen Trip über die Feiertage. Epstein fragte, für wieviele Passagiere er den Hubschrauber einplanen solle.

    In einer E-Mail vom November 2013 fragte Epstein Musk, ob er über Weihnachten in die Karibik kommen wolle. Er schrieb, Woody Allen sei bei ihm und Musk könne die Reise „gefallen“. Musk antwortete knapp mit „Ja“. In einer weiteren E-Mail aus dem September 2014 erkundigte sich Epstein, ob Musk erneut Weihnachten in St. Barts verbringen wolle; Musk antwortete: „Weiß nicht.“ In einer weiteren Nachricht schrieb Musk, dass eine ruhige Inselerfahrung das Gegenteil dessen sei, was er suche.

    Musk dementierte vehement auf X, er habe mehrere Einladungen Epsteins abgewiesen, und sagte, dass einige E-Mails missinterpretiert werden könnten. Hinweise auf eine tatsächliche Teilnahme oder strafbares Verhalten ergeben sich aus den Akten nicht.

    Foto
    Der ehemalige US-Präsident Bill Clinton war mit Jeffrey Epstein vertraut.AP

    In einer E-Mail vom 21. Oktober 2009 berichtete die Publizistin Peggy Siegal, sie habe gerade das Townhouse von Ghislaine Maxwell, der langjährigen und im Jahr 2022 verurteilten Partnerin Epsteins, verlassen, wo nach einer Filmvorführung eine After-Party stattgefunden habe: „Bill Clinton und Jeff Bezos waren da“, schrieb sie.

    Ein Sprecher Clintons erklärte 2019, der ehemalige Präsident habe 2002 und 2003 vier Reisen mit Epsteins Privatjet unternommen, stets im Zusammenhang mit Projekten der Clinton Foundation und begleitet von Secret-Service-Personal. Clinton habe keinerlei Kenntnis von Epsteins Straftaten gehabt. Gegen Clinton oder Bezos gibt es keine strafrechtlichen Ermittlungen.

    Clinton versuchte bis zuletzt, seine Verstrickungen wegzulächeln. Doch nach monatelangem Widerstand gegen Vorladungen des US-Repräsentantenhauses – was fast zu einem Strafverfahren wegen Missachtung des Kongresses geführt hätte – haben er und seine Frau Hillary sich nun bereit erklärt, Ende Februar zu Vernehmungen vor dem Untersuchungsausschuss zum Epstein-Komplex zu erscheinen. Auch Maxwell soll bald vor dem US-Kongress aussagen.

    Foto: Steve Bannon
    war mit Epstein eng im Kontakt.IMAGO/Laura Brett

    Zu den neu veröffentlichten Epstein-Akten gehört auch nahezu zweistündiges Videomaterial eines Interviews, das Steve Bannon, ehemaliger Chefstratege von Donald Trump, mit Epstein führte. Zeitpunkt und Umstände der Aufzeichnung sind unklar. In dem Gespräch bezeichnete sich Epstein selbst als „Tier One“ – die niedrigste Einstufung unter Sexualstraftätern – und räumte ein, ein verurteilter Straftäter zu sein.

    Bereits frühere Akten hatten belegt, dass Bannon und Epstein über längere Zeit in Kontakt standen und Epstein versuchte, mithilfe eines geplanten Dokumentarfilms mit Bannon sein öffentliches Image zu rehabilitieren.

    Die neuen Dokumente verweisen unter anderem auf Epsteins Bemühungen, über Bannon Kontakte zu europäischen rechtspopulistischen Netzwerken zu knüpfen. In einer internen Nachricht schreibt Bannon: „Ich bin darauf fokussiert, für [Marine] Le Pen und [Matteo] Salvini Gelder zu sammeln.“ Belege für eine tatsächliche Finanzierung enthalten die Akten nicht.

    In weiteren Nachrichten aus dem Jahr 2019 erklärte Bannon, er sei als Berater für den Front National, Salvinis Lega, die AfD, Viktor Orbán sowie Nigel Farage tätig. Als Ziel nannte er die Europawahl und schrieb: „Wir können von 92 auf 200 Mandate kommen und damit jede Gesetzgebung zu Kryptowährungen oder anderen Themen blockieren.“

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    Microsoft-Gründer Bill Gates weist harte Vorwürfe weiter zurück.picture alliance/dpa/Gian Ehrenzeller

    Brisante Erkenntnisse finden sich in den Akten auch zu Bill Gates. In zwei E-Mails aus dem Juli 2013, die Epstein an sich selbst schrieb, behauptete er, Gates habe außerehelichen Geschlechtsverkehr mit „russischen Mädchen“ gehabt, sich dabei eine sexuell übertragbare Krankheit zugezogen und Antibiotika benötigt. Zudem habe Gates versucht, die Medikamente seiner damaligen Ehefrau Melinda Gates „heimlich“ zu verabreichen.

    In einer weiteren, von Epstein verfassten E-Mail – angelegt als Entwurf eines Rücktrittsschreibens – wird behauptet, der Verfasser sei zu moralisch fragwürdigen und möglicherweise illegalen Handlungen gedrängt worden, darunter die Beschaffung von Medikamenten „für Bill“.

    Gates wies die Vorwürfe später als „völlig absurd und vollkommen falsch“ zurück und erklärte gegenüber dem australischen Sender Channel 9, er habe bei Epstein nur einige Male zu Abend gegessen. Melinda Gates sagte dem Sender NPR, die Details riefen „sehr schmerzhafte Zeiten“ in ihrer Ehe wach. Das Ehepaar ließ sich 2021 scheiden. „Diese Fragen müssen von den Betroffenen beantwortet werden – nicht von mir“, erklärte sie.

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    Die norwegische Kronprinzessin Mette-Marit pflegte ein enges Verhältnis zu Epstein.Jens Kalaene/dpa

    Seit Ende Januar wird in Norwegen zunehmend über die Zukunft der Monarchie diskutiert. Kronprinzessin Mette-Marit ist nämlich in den Mittelpunkt des Epstein-Skandals gerückt. Mehr als 1000 Erwähnungen in den Dossiers belegen einen intensiven E-Mail-Kontakt zwischen der Kronprinzessin und Epstein in den Jahren 2011 bis 2014 – deutlich länger, als der norwegische Hof zuvor eingeräumt hatte.

    Der Schriftverkehr weist stellenweise einen persönlichen, teils flirtenden Ton auf. Mette-Marit verwendete Kosenamen wie „Liebling“ oder „sanftmütiger Mensch“ und schrieb unter anderem: „Du bringst mich immer zum Lächeln, weil du meinen Verstand anregst.“

    Zusätzlich sorgt Bildmaterial für Kritik: Ein Foto zeigt die Kronprinzessin auf einer cremefarbenen Couch, mutmaßlich in Epsteins Villa in Palm Beach. Der norwegische Hof bestätigte inzwischen, dass Mette-Marit im Jahr 2013 vier Tage auf Epsteins Anwesen verbrachte.

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    Kronprinzessin Mette-Marit auf einer Couch, vermutlich in Epsteins Anwesen in Palm Beach. HOUSE OVERSIGHT COMMITTEE/HANDOUT

    Besonders großes Aufsehen erregte eine E-Mail aus dem Jahr 2012, in der Mette-Marit Epstein fragte, ob es unangemessen sei, ihrem damals 15-jährigen Sohn Marius Borg Høiby zwei nackte Frauen als Tapetenmotiv vorzuschlagen. Høiby, heute 29 Jahre alt, ist seit Anfang Februar vor dem Bezirksgericht Oslo angeklagt, unter anderem in mehreren Fällen wegen mutmaßlicher Sexualdelikte. Es gilt die Unschuldsvermutung.

    Zu ihrer Verbindung mit Epstein erklärte Mette-Marit später, es habe sich um ein „Fehlurteil“ gehandelt; der Kontakt sei ihr heute „schlicht peinlich“.

    Norwegen gilt derzeit als eines der europäischen Länder, die am häufigsten und prominentesten im Zusammenhang mit den neu veröffentlichten Epstein-Dokumenten genannt werden. Die Spanne reicht von Thorbjørn Jagland, ehemaliger norwegischer Ministerpräsident und früherer Präsident des Europarats sowie Nobelkomitee-Vorsitzendem, gegen den die Antikorruptionsbehörde Økokrim derzeit prüft, ob Ermittlungen wegen Korruption eingeleitet werden, über Børge Brende, ehemaliger Außenminister und seit 2017 Präsident des World Economic Forum, gegen den das WEF eine interne Untersuchung eingeleitet hat, bis hin zum Diplomaten Terje Rød-Larsen.

    Rød-Larsen taucht in den freigegebenen Akten besonders häufig und umfangreich auf – in tausenden Erwähnungen über Jahre hinweg – und gilt als eine der zentralsten norwegischen Figuren in diesem Kontext. Hinzu kommen enge Verbindungen seiner Frau, der Diplomatin Mona Juul, die vorläufig vom Dienst suspendiert wurde.

    Foto: Lord Peter Mandelson
    Die Kontakte von Peter Mandelson zu Jeffrey Epstein haben die britische Regierung in eine Krise gestürzt.AP

    Auch in Großbritannien haben die Enthüllungen ein politisches Erdbeben ausgelöst. Nachdem neue Bilder von Ex-Prinz Andrew veröffentlicht wurden, die ihn in kompromittierender Pose mit einer am Boden liegenden Frau zeigen, verließ der in Ungnade gefallene ehemalige Prinz seinen langjährigen Wohnsitz auf dem Gelände von Schloss Windsor. Medienberichten zufolge zog er sich nach Ostengland zurück. Doch der längst in Ungnade gefallene frühere Lieblingssohn von Queen Elizabeth ist nur ein Betroffener des britischen Skandals rund um Epstein.

    Zahlreiche E-Mails und Dokumente belegen eine jahrelange Beziehung zwischen Peter Mandelson und Epstein – weit über das hinaus, was bislang bekannt war. Mandelson, langjähriger Labour-Politiker, ehemaliger EU-Kommissar und später britischer Botschafter in den USA, soll Epstein vertrauliche politische Informationen weitergeleitet haben. Darunter einen Hinweis auf den geplanten 500-Milliarden-Euro-Rettungsschirm für die Eurozone im Mai 2010 – Stunden vor dessen offizieller Bekanntgabe. Laut den E-Mails bot sich Mandelson zudem an, Epstein ein russisches Visum zu besorgen.

    Das nun ehemalige Mitglied der Labour-Party ist zudem Mitbegründer und Teilhaber der Lobbyfirma Global Counsel, die seit 2018 den US-Datenkonzern Palantir Technologies vertritt und nach Medienberichten bei der Vergabe von Regierungsaufträgen in dreistelliger Millionenhöhe in Großbritannien unterstützte.

    Wer profitiert von den Millionen für Palantir?

    Palantir ist ein US-Unternehmen für Datenanalyse- und KI-Software, dessen Systeme von Militärs, Geheimdiensten und Sicherheitsbehörden offiziell zur Auswertung großer Datenmengen eingesetzt werden. Das Unternehmen wurde unter anderem vom deutsch-amerikanischen Tech-Milliardär Peter Thiel mitgegründet.

    Als britischer Botschafter in den USA arrangierte Mandelson im Jahr 2025 ein Treffen in Washington zwischen Premierminister Keir Starmer und Palantir-Geschäftsführer Alex Karp. Das Treffen erschien zunächst nicht im offiziellen Terminkalender. Kurz darauf schloss das britische Verteidigungsministerium einen Vertrag über 240 Millionen Pfund mit Palantir zur Entwicklung militärischer KI-Systeme.

    Bei einer hitzigen Sitzung des Unterhauses am Mittwoch räumte Starmer auf wiederholtes Drängen der Oppositionsführerin Kemi Badenoch ein, er habe bereits vor Mandelsons Ernennung zum US-Botschafter von dessen fortgesetzten Kontakten zu Epstein gewusst. Über das tatsächliche Ausmaß der Beziehung sei er jedoch, so Starmer, „wiederholt belogen“ worden. Empörung machte sich im Parlament breit.

    Der britische Premierminister hat sich am Donnerstag bei den Opfern von Epstein entschuldigt, weil er den Aussagen von Mandelson geglaubt und ihn zum britischen US-Botschafter ernannt habe. Mandelson wurde im September 2025 wegen seiner Verbindungen zu Epstein von seinem Amt als Botschafter entbunden. Die Metropolitan Police ermittelt wegen Amtsmissbrauchs.

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    Welche Rolle spielte der frühere israelische Ministerpräsident Ehud Barak im Epstein-Komplex?IMAGO/i-Images

    Auch in einer Sprachaufzeichnung, vermutlich einem Telefonat zwischen Epstein und dem ehemaligen israelischen Ministerpräsidenten Ehud Barak, ist von Palantir die Rede. Epstein sagte darin, er kenne Peter Thiel noch nicht persönlich, habe jedoch von vielen gehört, dieser verhalte sich seltsam – „als ob er auf Drogen sei“. Barak stimmte dem zu. Epstein kündigte an, Thiel innerhalb einer Woche persönlich treffen zu wollen.

    Barak scheint eine Schlüsselrolle im Epstein-Komplex einzunehmen. Sein Name taucht mehr als 4000 Mal in den Akten auf. Aus den neu veröffentlichten Unterlagen geht unter anderem hervor, dass Barak und seine Frau Nili Priel zwischen 2013 und 2017 mehrfach in Epsteins New Yorker Apartment übernachteten. Belegt wird dies durch E-Mails sowie Reise- und Terminpläne, unter anderem aus dem Jahr 2017.

    Epstein und Barak standen in engem Austausch. Sie sprachen über „gigantische“ Beraterhonorare, unter anderem an den ehemaligen britischen Ministerpräsidenten Tony Blair, und darüber, wie ehemalige Politiker nach dem Ende ihrer Amtszeit Geld verdienen können.

    Im Jahr 2015 investierten Epstein und Barak gemeinsam in das Unternehmen Reporty Homeland Security, das später unter dem Namen Carbyne firmierte – ein israelisches Start-up für Notruf- und Überwachungstechnologie, das Barak leitete. Epstein fungierte dabei als Finanzberater.

    Barak hatte bereits in der Vergangenheit eingeräumt, Epstein seit 2003 mehrfach getroffen zu haben. Er flog mit dessen Privatjet und besuchte ihn in New York. Zugleich betonte Barak wiederholt, er habe weder an Partys teilgenommen noch Minderjährige gesehen oder kriminelle Aktivitäten beobachtet. Laut den neuen Enthüllungen scheint der ehemalige israelische Premierminister jedoch zu den zentralen Akteuren in Epsteins Netzwerk gezählt zu haben.
    Kathryn Ruemmler – Goldman Sachs

    Die Anwältin Kathryn Ruemmler bezeichnete Jeffrey Epstein in E-Mails als „Onkel“.

    Die Anwältin Kathryn Ruemmler bezeichnete Jeffrey Epstein in E-Mails als „Onkel“.UPI Photo/Imago

    Der Skandal hat auch die internationale Finanzbranche erfasst. Nicht nur in der Kryptoszene herrscht Nervosität. So steht auch die Deutsche Bank im Fokus, bei der Epstein sämtliche Bankkonten unterhielt. Aufmerksamkeit richtet sich zudem auf Goldman Sachs: Aus den Akten geht hervor, dass die heutige Chefjuristin der Bank, Kathryn Ruemmler, über Jahre hinweg engen Kontakt zum Sexualstraftäter pflegte – auch nach dessen Verurteilung im Jahr 2008.

    Den veröffentlichten E-Mails zufolge erhielt Kathryn Ruemmler Geschenke wie Wein, eine Handtasche und eine Apple Watch mit Hermès-Armband und bezeichnete Jeffrey Epstein als „Onkel Jeffrey“. Zudem beriet sie ihn 2019 bei der Beantwortung von Medienanfragen zu seiner rechtlichen Sonderbehandlung und gab ihm bereits 2016 Hinweise, wie Donald Trump auf Fragen zu Epstein reagieren solle.

    Neue Dokumente: Jeffrey Epstein über „raffinierte Korruption“ in der Ukraine

    Epstein-Skandal: Palantir im Fokus der britischen Regierungskrise – Aktie stürzt ab

    Ruemmler erklärte, sie habe Epstein ausschließlich als Strafverteidigerin gekannt und keine Kenntnis von weiterem kriminellen Verhalten gehabt. Goldman Sachs stellte sich hinter sie und betonte, man habe ihre frühere Tätigkeit geprüft. Die Enthüllungen zeigen jedoch, wie tief Epsteins Netzwerk bis in die Führungsetagen der Finanzwelt reichte. Ruemmler war unter US-Präsident Barack Obama von 2011 bis 2014 Chefjuristin des Weißen Hauses.

    Grafik: BLZ.
    Keine Antworten, viele Fragen

    Es ist einer der größten politischen und gesellschaftlichen Skandale der jüngeren Geschichte – und einer, der die internationale Öffentlichkeit noch lange beschäftigen dürfte. Erste politische Folgen sind bereits spürbar.

    Wegen der Fülle des veröffentlichten Materials ist es zu früh, Rückschlüsse auf das System Epstein zu ziehen. Die Dokumente werfen aber neue Fragen auf. Wer war Jeffrey Epstein wirklich? Woher kam sein riesiges Vermögen? Warum suchten einige der weltweit mächtigsten Menschen über Jahre hinweg seine Nähe? Und welche Strukturen machten es möglich, dass ein derartiges Netzwerk so lange unbehelligt bestehen konnte? War es ein System, um Politiker zu erpressen – und wenn ja, wem hat das System am meisten genutzt? Welche Rolle spielten Geheimdienste? Polens Regierungschef Donald Tusk verstieg sich zu der Behauptung, es könne sich beim Epstein-Komplex um eine russische Einflussoperation handeln. Am Ende war es also wieder Putin.

    Auch die zentrale Frage bleibt: Ob es nämlich irgendwann juristische Konsequenzen gibt für jene, die gegen Gesetze verstoßen haben. Die Opfer des Systems – Frauen, die damals noch sehr jung oder gar minderjährig waren – erwarten Antworten und hoffen auf späte Gerechtigkeit.

    #USA #impérialisme #nantis #traite_de_blanches #perversion_sexuelle

  • Yeumbeul : rituels «  joujou  », sang et sexe pour asservir de... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/yeumbeul-rituels-joujou-sang-et-sexe-pour-asservir-des-filles-1_n_482267.ht
    https://image.seneweb.com/content/news/2026-06-03//thumb_1260x800_6981bedfab15f_CCNvSk9F8k.jfif

    Yeumbeul : rituels «  joujou  », sang et sexe pour asservir des filles
    Auteur : Senewebnews-RP
    Dans son édition de ce mardi 3 février, L’Observateur rapporte le démantèlement d’un réseau de traite d’êtres humains aux contours effroyables par la Division de lutte contre le trafic de migrants (DNLT). J. O. Dominic, ressortissante nigériane établie à Yeumbeul, a été déférée au parquet de Pikine-Guédiawaye pour traite de personnes, exploitation sexuelle et proxénétisme. Le réseau recrutait ses victimes au Nigéria en leur promettant des emplois dans la restauration au Sénégal. Une fois à Yeumbeul, les jeunes filles découvraient la réalité : elles étaient contraintes à se prostituer pour rembourser une dette fictive de 3 millions de francs CFA chacune, pointe la même source.
    Le journal avance que pour garantir la soumission des victimes, J. O. Dominic et sa complice présumée, actuellement en fuite, recouraient à des pratiques mystiques nigérianes appelées « joujou ». Elles imposent des rituels forcés, notamment le rasage des poils pubiens et le prélèvement de sang pour sceller un pacte. Parallèlement, la principale mise en cause envoyait aux victimes des photos d’elles exposées dans des lieux mystiques. Elle a avoué aux enquêteurs que « c’était pour leur faire peur » et les forcer à rembourser les frais de voyage, qu’elle chiffre à 700 000 FCFA. Le calvaire a pris fin le 28 janvier lorsque deux victimes, Jennifer et Chinaza, ont réussi à s’enfuir et à alerter les autorités à Kédougou. L’enquête a révélé que l’intégralité des gains issus de la prostitution était reversée à la « patronne ». Bien que cette dernière nie le proxénétisme, les preuves accumulées ont conduit à son placement sous mandat de dépôt. La police recherche activement sa complice, nommée Natacha, conclut le quotidien du Groupe futurs médias.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#nigeria#traite#prostitution#sante#droit

  • Immigration : une vaste opération d’Interpol permet l’arrestation de plus de 3 700 personnes accusées de trafic d’être humains - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69464/immigration--une-vaste-operation-dinterpol-permet-larrestation-de-plus

    Immigration : une vaste opération d’Interpol permet l’arrestation de plus de 3 700 personnes accusées de trafic d’être humains
    Par Julia Dumont Publié le : 27/01/2026
    Dans un communiqué publié lundi, l’organisation internationale de police criminelle a indiqué qu’une opération réalisée en novembre 2025 avait permis de « secourir 4 414 victimes potentielles de la traite d’êtres humains et de localiser 12 992 migrants en situation irrégulière dans 119 pays ». Au cours de cette opération menée avec de nombreuses agences partenaires, plus de 3 700 suspects ont été arrêtés, dont plus de 1 800 pour traite d’êtres humains et trafic de migrants.
    C’est une opération inédite qui devrait porter un coup à de nombreux réseaux de trafic d’êtres humains. Lundi 26 janvier, Interpol, l’organisation internationale de police criminelle, a publié un communiqué annonçant qu’une vaste opération de police avait eu lieu entre le 10 et le 21 novembre 2025. Baptisée Liberterra III, elle a conduit « à l’arrestation de 3 744 suspects, dont plus de 1 800 pour traite d’êtres humains et trafic de migrants », indique le communiqué.
    L’opération s’est décliné sur tous les continents grâce à un partenariat avec des nombreux agences de police. En Afrique notamment, une collaboration des autorités de sept pays (Bénin, Burkina Faso, Congo, Côte d’Ivoire, Ghana, Sénégal et Sierra Leone) contre des réseaux de traite d’êtres humains a permis de secourir plus de 200 victimes et de démanteler de nombreux centres de recrutement et d’exploitation.
    « Ces systèmes, spécifiques à l’Afrique centrale et de l’Ouest, consistent à recruter des victimes sous prétexte de travail à l’étranger, en leur facturant des ’frais de recrutement’ exorbitants, puis en les forçant à recruter des amis ou des membres de leur famille en échange d’une amélioration de leurs conditions de travail », détaille Interpol.Parmi les nombreux cas de personnes victimes de ces abus, certains illustrent tout particulièrement le fonctionnement de ces réseaux qui se saisissent de leurs victimes en leur promettant un avenir meilleur.
    En Espagne, par exemple, les autorités ont démantelé « un réseau criminel impliqué dans la traite de femmes à des fins d’exploitation sexuelle dans des salons de beauté et de massage à Barcelone et Marbella, et ont identifié 21 victimes. Ces femmes, majoritairement colombiennes, étaient soumises à une surveillance constante et à des abus, et contraintes de rembourser des dettes de 6 000 euros en se prostituant », souligne Interpol. De même, au Kazakhstan, les autorités ont démantelé des réseaux de trafiquants qui forçaient les victimes à se prostituer dans de nombreux saunas et dissimulaient leurs activités « sous couvert d’un service de taxi ». Au Mali, les autorités ont, elles, identifié 47 Nigérianes « ayant été amenées dans le pays à des fins d’exploitation sexuelle ».
    Un autre grand volet de l’opération d’Interpol a consisté à s’attaquer aux réseaux de passeurs qui envoient des migrants en Europe de manière irrégulière. « Les autorités ont intercepté de nombreuses embarcations surchargées, prêtes à partir en mer pour des traversées très risquées avec à leur bord de grands groupes de migrants et très peu d’équipements de sécurité », souligne l’organisation policière.
    Ces interceptions ont eu lieu sur les côtes sénégalaises mais aussi de Guinée Bissau, du Maroc et d’Algérie. Interpol indique également avoir mis en place « un programme fructueux avec le secteur logistique » au Royaume-Uni, via le déploiement d’agents dans les aires de repos « afin d’interagir avec les chauffeurs routiers, d’identifier les risques, de recueillir des renseignements et d’encourager les signalements anonymes » pour intercepter les migrants entrés sur le territoire britannique à bord de camions.
    Selon la chaîne britannique BBC, en 2024, plus de 5 000 exilés ont tenté de se cacher dans des véhicules pour rejoindre illégalement le Royaume-Uni. Les passages par camions sont utilisés par certains réseaux de passeurs. Mais beaucoup sont aussi des migrants désargentés qui ne peuvent pas - ou plus - se payer un passeur pour obtenir une place sur un pneumatique. Généralement, les candidats sont soudanais. Ils patientent à des endroits stratégiques au bord de l’A16, sur des aires de parkings, ou marchent le long des voies en tentant leur chance à l’improviste.Amjad, 17 ans, vit à Calais, dans un campement de fortune. Il avait confié en novembre 2024 à InfoMigrants avoir tenté plus de 20 fois le passage par camion. Pour lui, ce sont pas les contrôles policiers mais les altercations violentes avec certains chauffeurs routiers qui posent problème. « Un jour, un conducteur a essayé de me rouler dessus », affirmait-il. « Une autre fois, on m’a sorti d’un véhicule avec violence, on m’a balancé par terre ». Amjad rentre souvent dans son campement vers 3h du matin, épuisé par ses tentatives avortées. « Tous les jours, j’essaie. Evidemment qu’on sait que c’est risqué, mais c’est quoi l’autre option ? Les canot dans l’eau ? Vous avez de l’argent pour moi ? »

    #Covid-19#migrant#migration#routemigratoire#traite#trafic#interpol#sante#droit

  • « Comme si mes ancêtres me parlaient depuis l’océan » : au Sénégal, les Afro-Américains en « pèlerinage »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/27/comme-si-mes-ancetres-me-parlaient-depuis-l-ocean-au-senegal-les-afro-americ

    « Comme si mes ancêtres me parlaient depuis l’océan » : au Sénégal, les Afro-Américains en « pèlerinage »
    L’île de Gorée, « symbole de la traite négrière » selon l’Unesco, accueille près de 100 000 personnes par an. Parmi elles, le nombre de touristes américains, à la recherche de leurs origines, est en hausse.
    Par Jules Crétois (Dakar, correspondance)
    « Mes ancêtres ont sans doute été ici ! » IShowSpeed, Darren Jason Watkins Jr. de son vrai nom, star des réseaux sociaux avec 50 millions d’abonnés sur YouTube, est habitué aux cabrioles et aux défis sportifs. Mais à la Maison des esclaves de Gorée, au Sénégal, à une demi-heure de Dakar en bateau, il fait comme tout le monde : il suit le guide.L’influenceur américain, en tournée africaine depuis fin décembre 2025, découvre, ce 20 janvier, les cellules dans lesquelles s’entassaient, au XVIIIe siècle, enfants, femmes et hommes, les fers qui les entravaient et la fameuse porte dite du « voyage sans retour », une petite ouverture dans la bâtisse sur l’océan, que les esclaves empruntaient pour ne jamais revenir.
    Il n’est pas du tout certain que les ancêtres de IShowSpeed soient passés par Gorée. Si les guides locaux assurent que le lieu a occupé une place centrale dans la traite, son importance réelle est discutée. « La Maison des esclaves n’a joué qu’un rôle mineur dans la traite des Noirs », lit-on sur le site de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. La plupart des 12 à 17 millions de personnes déplacées de l’Afrique vers les Amériques, entre le XVIe et le XIXe siècle, partaient des actuels Angola, Bénin et Ghana. Mais personne ne nie le poids symbolique du site sénégalais.
    Entrée au Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture en 1978, Gorée est décrite par l’institution comme une « île mémoire », une « terre de pèlerinage pour toute la diaspora africaine » et revêt, pour la « conscience universelle », le « symbole de la traite négrière ». L’endroit où se fait la reconnaissance du crime. Le pape Jean-Paul II l’a visité en 1992, le président Barack Obama et sa famille en 2013.
    « Les Afro-Américains sont les plus émus lors de la visite. Beaucoup pleurent. La plupart ne déjeunent pas après le passage par la Maison… Pour eux, ça n’est pas une visite, c’est comme un pèlerinage », raconte Assane Camara, organisateur de tours avec l’agence Revina, qui cible particulièrement les Américains. « On les voit serrer les poings, d’autres commentent en live la visite sur les réseaux sociaux. Moi, j’ai peur qu’ils tapent les visiteurs blancs », abonde Oumar Sidibe, guide anglophone sur l’île depuis deux ans.
    Originaire de l’Etat américain de Géorgie, Jeanette Mitchell est venue plusieurs fois à Gorée depuis les années 2010. « La première fois, c’était comme si mes ancêtres me parlaient depuis l’océan…, se souvient la quadragénaire. L’esclavage, c’est toute notre histoire. Il fallait voir, il fallait sentir, mettre des images sur tout cela… » Depuis, elle accompagne des petits groupes d’Afro-Américains désireux, eux aussi, de faire le voyage. « Je vois bien, dit-elle, que pour les Sénégalais, cette histoire est importante, mais pas aussi fondamentale que pour nous. »
    Depuis plusieurs années, environ 100 000 personnes visitent annuellement la Maison des esclaves. La plupart d’entre eux sont des scolaires venus de tout le Sénégal. Mais « les Afro-Américains sont de plus en plus nombreux. C’est la grosse tendance. On en reçoit plusieurs chaque semaine », souligne Kaba Laye, employé à la Maison des esclaves. L’Agence sénégalaise de promotion touristique ne dispose pas de chiffres précis, mais confirme : « Ça augmente. »
    « Cette hausse est aussi concomitante avec le recours aux tests ADN, qui indiquent souvent aux Afro-Américains une part d’origines ouest-africaines », remarque Maceo Thomas, venu des Etats-Unis et installé au Sénégal après plusieurs voyages. « Un sentiment de connexion presque mystique traverse beaucoup de voyageurs », observe-t-il.
    Dans son livre Le Message (Autrement, 2025), le célèbre auteur noir américain Ta-Nehisi Coates raconte avoir été, lui aussi, « submergé par les pensées et les émotions » au Sénégal. « Devant Gorée, j’étais un pèlerin qui accomplissait un voyage ancestral. Je revenais à l’origine du temps, pas à ma naissance, mais à la naissance du monde moderne », écrit-il. « Nous avons droit à ce souvenir, nous avons le droit de choisir le rocher de Gorée, de le sacraliser, de verser des larmes devant lui, de pleurer ce qu’il représente (…). Gorée est le nom d’un site que mon peuple a déclaré sacré. »
    Sur le bateau qui relie Dakar à l’île, l’excitation et l’émotion des visiteurs des Etats-Unis les distinguent. Leur curiosité aussi. « Venir au Sénégal, c’est aller à Gorée, mais c’est aussi se connecter avec un tout », explique Jeanette Mitchell. « Un tout dont nous venons, mais qui s’est transformé ou perdu avec la traversée de l’océan », continue-t-elle, citant la découverte des tissus anciens comme le bogolan, le ceebu jën (plat à base de riz et de poisson) ou encore les différentes manières de se tresser pour les femmes.
    Gorée n’est pas le seul site mémoriel de la traite atlantique. En Gambie, la petite île de Kunta Kinteh, baptisée d’après le nom du héros du roman Racines (1976), de l’Américain Alex Haley, avec son fortin, témoigne de la place du fleuve Gambie dans le commerce des esclaves. Les autorités béninoises investissent, elles, dans le site de Ouidah, ville côtière et important point de commerce et d’embarquement d’esclaves. Le parcours mémoriel proposé aux visiteurs s’ouvre sur l’ancienne place des ventes aux enchères et se termine par la Porte du non-retour, un mémorial commémorant la déportation des esclaves. Un musée dédié à l’histoire de la traite est en construction.
    « Il faut être honnête, les Béninois travaillent mieux sur leur destination. Nous, on a tendance à considérer que l’existence du site de Gorée suffit, et qui veut vient », confie, sous couvert d’anonymat, un fonctionnaire sénégalais. « Nous travaillons sur une politique pour cibler cette population spécifique. Il y a des rencontres avec des partenaires, comme le Harlem Tourism Board [office de tourisme du quartier Harlem de New York] pour des voyages “retour aux sources” », se défend une source à l’Agence sénégalaise de promotion touristique. « La visite de IShowSpeed, ajoute-t-elle, a été un excellent coup de pub. »

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#esclavage#memoire#benin#traite#sante

  • UN High Seas Treaty Enters Into Force
    https://gcaptain.com/un-high-seas-treaty-enters-into-force


    File Photo: Dusty Roads/Shutterstock

    SINGAPORE, Jan 17 (Reuters) – A landmark global treaty to safeguard biodiversity in the high seas came into effect on Saturday, providing countries with a legally binding framework to tackle threats such as overfishing and meet a target to protect 30% of the ocean environment by 2030.

    The U.N. treaty, also known as Biodiversity Beyond National Jurisdiction (#BBNJ), was finalized in March 2023 after 15 years of negotiations, and will allow the creation of a global network of “marine protected areas” in vast and previously unregulated ocean ecosystems lying in international waters. 

    “It’s two-thirds of the ocean, (and) it’s half the surface of the planet that for the first time will have a comprehensive legal regime,” said Adam McCarthy, first assistant secretary at the Australian foreign ministry and a co-chair of the treaty’s preparatory committee, speaking at a media briefing.

    The treaty reached the threshold of 60 national ratifications on September 19 last year, meaning that it would go formally into operation within 120 days. The number of ratifications has since risen to more than 80, with China, Brazil and Japan adding their names to the list. 

    Others, including Britain and Australia, are expected to follow soon. The United States signed the treaty during the previous administration but has not yet ratified it. 

    “Whilst we only needed 60 for it to enter into force, obviously it’s really critical for its implementation and for it to be as effective as possible for us to achieve global or universal ratification of the treaty,” said Rebecca Hubbard, director of the High Seas Alliance, a coalition of environmental groups. 

    “We’re really aiming for all UN member states to ratify the treaty.”

    Under the treaty, countries must conduct environmental assessments of activities that have an impact on ocean ecology. It will also create mechanisms allowing nations to share the spoils of the “blue economy,” including “marine genetic resources” used in industries such as biotechnology.

    Environmentalists say more than 190,000 protected areas would need to be established in order to meet the “30 by 30” target to bring 30% of the oceans under formal protection by 2030. Currently, only about 8% – or 29 million square kilometers (11.2 million square miles) – is protected.

    But the treaty will have little impact on what some conservationists identify as one of the greatest threats facing the marine environment – the clamor to extract mineral resources from the ocean bed. 

    “BBNJ is very ambitious but there are certain defined limits,” McCarthy said. 

    “The question of mining in the substrate or in the seabed simply belongs to the ISA (International Seabed Authority). It’s not something where the BBNJ gets a role.”

  • Trafic d’êtres humains au Ghana : les révélations glaçantes... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/trafic-detres-humains-au-ghana-les-revelations-glacantes-dun-rescape-senega

    Trafic d’êtres humains au Ghana : les révélations glaçantes d’un rescapé sénégalais
    Auteur : Senewebnews-RP
    Après Mamadou Seck, un second jeune de Kébémer, Amadou Fall, a réussi à échapper aux griffes d’un réseau de kidnapping au Ghana lié aux activités de Qnet. Selon Libération, qui donne l’information, son récit, recueilli au commissariat de Kébémer, révèle l’organisation criminelle et la cruauté de ses méthodes. Il vend son ami d’enfance pour 2,5 millions de francs CFA. Selon le mode opératoire décrit par le journal, le piège repose sur la promesse d’un voyage au Canada. Repris par le quotidien d’information, Amadou Fall explique avoir versé 2,5 millions de francs CFA à son ami d’enfance, Ibrahima Gaye, pour ce projet fictif. Une fois au Ghana, il découvre la sinistre réalité : les victimes sont contraintes d’intégrer le réseau de vente pyramidale Qnet sous la menace.
    Pour avoir refusé d’obtempérer, Amadou Fall a subi un véritable calvaire : enfermé seul dans une maison pendant plus d’un mois, affamé et privé de ses moyens de communication. Il confirme par ailleurs que son « ami », Ibrahima Gaye, percevait une commission de 25 000 F CFA sur chaque rançon extorquée aux familles restées au Sénégal. Le rescapé est parvenu à s’échapper en feignant d’accepter les conditions de ses ravisseurs. Une fois ses téléphones récupérés, il a rallié l’ambassade du Sénégal à Accra avant de regagner le pays via Ouagadougou. Ses révélations sont alarmantes : plusieurs autres Sénégalais seraient encore séquestrés dans différentes maisons au Ghana. Cette affaire rappelle le sort de Cheikh Touré, un autre jeune qui n’a pas survécu à ce réseau. L’enquête se poursuit pour démanteler cette filière internationale, souligne la même source.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#traite#ghana#trafic#droit#sante

  • La Russie supprime les visas pour les citoyens chinois
    https://www.businesstravel.fr/la-russie-supprime-les-visas-pour-les-citoyens-chinois.html

    La mesure a été prise avec effet immédiat et sera mis en place jusqu’au 14 septembre 2026.

    Elle permet aux citoyens chinois de se rendre en Russie sans visa pour 30 jours maximum pour travail ou loisir.

    Les touristes chinois voyageant en groupe étaient déjà exemptés de visas.

    Le président russe Vladimir Poutine a indiqué que les relations entre la Russie et la Chine étaient « au plus haut de leur histoire ». Quant au président chinois il a estimé cette nouvelle « bonne et une explosion dans le développement de nos relations ».

    Cette nouvelle devrait permettre de développer les flux touristiques entre les deux pays alors que la Chine avait supprimé précédemment les visas pour les touristes russes.

    Mais cette décision pourrait avoir un impact majeur en extrême-orient russe. En effet, cette zone est faiblement peuplée. Et la limitation des entrées de voyageurs chinois avait été initiée à une époque pour éviter l’envahissement de cette zone par les personnes originaires de Chine. Cette mesure pourrait de fait conduire à une forte reprise de l’immigration dans cette partie du pays ce qui pourrait transformer totalement son visage.

  • « Princess », le piège et les ombres : démantèlement d’un réseau transfrontalier de traite sexuelle entre Sierra Leone, Guinée, Nigeria et Sénégal
    https://www.dakaractu.com/Princess--le-piege-et-les-ombres-demantelement-d-un-reseau-transfrontalie

    « Princess », le piège et les ombres : démantèlement d’un réseau transfrontalier de traite sexuelle entre Sierra Leone, Guinée, Nigeria et Sénégal
    Un réseau tentaculaire, des recruteuses dissimulées derrière des profils Facebook, des victimes déplacées comme de simples marchandises, des rituels d’intimidation glaçants… Selon L’Observateur, les policiers de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) de Ziguinchor ont mis au jour une organisation criminelle dont la Sierra-Léonaise Cécilia Sesay, alias « Princess », était la pièce maîtresse. Hier, six membres du réseau ont été déférés à la Maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor, mais l’enquête révèle des ramifications allant bien au-delà des frontières sénégalaises.
    Le 15 novembre 2025, une jeune femme sierra-léonaise, Mary Kumba Bindi, se présente spontanément au bureau de la DNLT. Elle tremble, mais raconte tout :
    une tentative d’exploitation sexuelle, un recrutement frauduleux via Facebook, un voyage financé par une inconnue et une dette fictive imposée pour l’obliger à se prostituer.
    Sa déclaration mentionne immédiatement un nom : Cécilia Sesay, alias Princess. Selon L’Observateur, Mary avait été attirée par une promesse d’emploi domestique au Sénégal — un mensonge.
    Un itinéraire minutieusement orchestré : Mary décrit, étape par étape, la mécanique de la traite :
    • Financement du voyage par Cécilia.
    • Arrivée à Conakry, où un faux policier, Aladji, lui fournit une fausse identité.
    • Escortée jusqu’à Ziguinchor.
    • Hébergée par Mouhamed Mané, Sénégalais, compagnon de Princess.
    • Remise à deux Nigérianes :
    • Joy Okeibunor, alias Hop,
    • Joy John, alias Joy.
    Ces dernières versent de l’argent à Cécilia puis transportent Mary jusqu’à Bignona, au campement « Chez Loulou ».
    Là, Mary dit avoir subi :
    • Rituels d’intimidation (incision, coupe de poils, serments mystiques),
    • Confiscation de téléphone et documents,
    • Menace d’une dette de 2 millions F CFA,
    • Préparation à l’exploitation sexuelle.
    Elle parvient à s’enfuir juste avant d’être forcée à la prostitution.
    Princess craque, son compagnon révèle l’ampleur du trafic/ Rapidement arrêtée, Cécilia Sesay admet les faits. Elle reconnaît :
    « Je recrutais les filles via Facebook. Joy Okeibunor finançait les transports, Joy John récupérait les victimes. » Mais elle minimise et prétend n’avoir “conduit qu’une seule victime”. Son compagnon, Mouhamed Mané, va la contredire violemment.
    Il confirme :
    • qu’il hébergeait les victimes contre 20 000 à 40 000 F CFA chacune ;
    • que le réseau a déjà vendu plusieurs Sierra-Léonaises à des intermédiaires nigérianes ;
    • que « Princess » convoyait plusieurs filles, pas une seule.
    Un conducteur de Jakarta, Youssouf Biaye, confirme avoir transporté de nombreuses victimes vers leur lieu d’hébergement.Arrestations en cascade et nouvelles victimes qui brisent le silence
    La DNLT interpelle successivement :
    • Joy John (Bignona),
    • Joy Okeibunor (identifiée comme la principale financière du réseau).
    Les deux Nigérianes avouent leur rôle :
    Joy John reconnaît avoir :
    • confisqué les documents de Mary,
    • tenté de la forcer à la prostitution,
    • sélectionné les victimes à partir des photos envoyées par Princess.
    D’autres jeunes femmes Sierra-Léonaises, Mabinty Kanou et Marétu Camara, se présentent ensuite.
    Elles décrivent le même schéma :
    • recrutement depuis la Sierra Leone ;
    • transport jusqu’à Mlomp ;
    • rituels mystiques d’intimidation ;
    • dettes fictives de 1,5 à 1,8 million F CFA ;
    • prostitution forcée à 3 000 F CFA par client ;
    • menaces de mort en cas de fuite.
    Ces témoignages mènent à l’arrestation d’autres Nigérianes :
    • Harrisson Succes, alias Choice,
    • Uynwa Esther Okehe, alias Anna.
    Confrontée aux preuves et aux déclarations, Cécilia Sesay finit par tout reconnaître.Selon L’Observateur, elle révèle que le réseau possède des branches dans :
    • Sierra Leone,
    • Guinée Conakry,
    • Nigeria,
    • Sénégal (Médina, Ziguinchor, Kaolack, Mbour, Saint-Louis).
    Elle identifie également plusieurs recruteuses encore en cavale.
    Les chefs d’accusation et la suite de l’enquête
    Déférés hier à la prison de Ziguinchor :
    • Cécilia Sesay alias Princess,
    • Mouhamed Mané,
    • Joy John,
    • Joy Okeibunor,
    • Harrisson Succes,
    • Uynwa Esther Okehe.
    Ils sont poursuivis pour :
    • association de malfaiteurs,
    • tentative d’exploitation sexuelle,
    • exploitation sexuelle,
    • traite de personnes,
    • activité au sein d’un groupe criminel organisé.
    La DNLT poursuit la traque des membres encore actifs pour démanteler définitivement cette organisation transfrontalière.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#nigeria#sierraleone#guineeconakry#sante#traite#prostitution

  • #Cancer : une étude alarmante révèle pourquoi la #France est le pays le plus touché (environ 400 cas pour 100 000 habitants)

    Une récente publication du Lancet place la France en tête des pays les plus touchés par le cancer, avec près de 390 cas pour 100 000 habitants. Ce constat alarmant soulève de nombreuses questions sur les facteurs spécifiques qui exposent davantage les Français à cette maladie.

    La France affronte aujourd’hui un paradoxe sanitaire préoccupant. Notre système de santé démontre une efficacité remarquable dans le traitement du cancer, avec un taux de mortalité parmi les plus bas d’Europe. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 136,8 décès pour 100 000 habitants en 2023 contre 184,7 en 1990. Cette diminution témoigne des avancées médicales considérables réalisées ces dernières décennies. Les traitements innovants, les protocoles perfectionnés et l’expertise des professionnels français sauvent de nombreuses vies. Pourtant, cette réussite thérapeutique masque une réalité bien plus sombre : l’explosion du nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année sur notre territoire.

    L’étude publiée en septembre dans la revue The Lancet a provoqué une onde de choc dans la communauté médicale. Elle place la France au premier rang mondial pour l’incidence du cancer, avec 389,4 cas pour 100 000 habitants. Cette position alarmante suscite d’autant plus d’inquiétude qu’elle demeure largement inexpliquée. D’autres études nuancent ce classement, notamment celle d’une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Lyon. Elle classe l’Hexagone au neuvième rang mondial. Ces divergences s’expliquent par des différences méthodologiques. Néanmoins, même avec ces nuances, la position défavorable de la France reste préoccupante et nécessite des investigations approfondies.
    Des facteurs de risque du cancer en France bien identifiés mais insuffisamment maîtrisés

    Plusieurs éléments expliquent cette surexposition française au cancer, selon Le Monde. Le tabagisme figure en tête des facteurs de risque, particulièrement chez les femmes françaises. Leur taux de tabagisme (23 %) représente le plus élevé d’Europe. Cette statistique alarmante explique en grande partie l’augmentation des cancers féminins observée ces dernières années. La consommation d’alcool constitue également un facteur déterminant. Les Français consomment davantage d’alcool que la moyenne européenne, malgré les campagnes de sensibilisation régulières. Cette habitude culturelle ancrée dans notre société augmente la prévalence des cancers du foie, de la bouche, de la gorge et du système digestif.

    La sédentarité représente un autre facteur préoccupant. Le manque d’activité physique, particulièrement en milieu urbain, favorise le développement de certains cancers. L’exposition aux hormones, notamment via la pilule contraceptive, pourrait constituer une spécificité française méritant des études plus approfondies. Le système de collecte de données français présente également des lacunes significatives. Il s’appuie sur des registres locaux partiels et exclut étrangement les zones urbaines denses et les sites Seveso. Ces zones pourraient pourtant présenter des taux d’incidence particuliers. Une loi promulguée en juin prévoit la création d’un registre national, mais l’instabilité gouvernementale retarde son application

    L’exposition environnementale en France, une piste de cancer insuffisamment explorée

    L’exposition aux polluants environnementaux constitue une explication majeure qui mérite davantage d’investigation. Les Français présentent une imprégnation particulière au cadmium, substance cancérogène présente dans de nombreux engrais agricoles. Cette contamination spécifique pourrait jouer un rôle significatif dans la surexposition nationale au cancer. La France figure également parmi les plus grands utilisateurs mondiaux de pesticides, dont certains provoquent des effets cancérogènes. Le lien direct entre cette utilisation massive et l’incidence élevée du cancer reste à établir formellement. Cependant, les corrélations observées justifient des recherches approfondies.

    L’alimentation française, malgré sa réputation d’excellence, pourrait également contribuer à cette situation préoccupante. La consommation importante de viandes transformées, de produits riches en nitrites et d’aliments ultra-transformés mérite une analyse épidémiologique approfondie. Face à ce constat alarmant, nous devons mobiliser toutes nos ressources. Comme le souligne l’éditorial du Monde, « toutes les instances scientifiques concernées, notamment l’Institut national du cancer, doivent être mobilisées pour une vaste étude épidémiologique englobant l’intégralité des facteurs susceptibles d’être reliés à cette maladie ». Cette première place française, même contestable, doit servir de signal d’alarme et conduire à une prise de conscience collective. Le cancer demeure la première cause de mortalité en France et préoccupe l’ensemble de la population.

    https://www.aufeminin.com/societe/sante-femme-societe/cancer-6/cancer-france-pays-plus-touche-etude-lancet-2666038.html
    #statistiques #chiffres
    #santé #incidence #traitements #facteurs_de_risque #tabagisme #alcool #activité_physique #hormones #contraception #Seveso #données #registre_national #cadmium #engrais #industrie_agricole #polluants_environnementaux #contamination #pesticides #alimentation #viande #nitrites #produits_ultra-transformées #industrie_agro-alimentaire #épidémiologie #mortalité

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    voir aussi cet article publié dans Le Monde, signalé par @touti :
    https://seenthis.net/messages/1139908

    • L’étude:
      The global, regional, and national burden of cancer, 1990–2023, with forecasts to 2050: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2023

      Cancer is a leading cause of death globally. Accurate cancer burden information is crucial for policy planning, but many countries do not have up-to-date cancer surveillance data. To inform global cancer-control efforts, we used the Global Burden of Diseases, Injuries, and Risk Factors Study (GBD) 2023 framework to generate and analyse estimates of cancer burden for 47 cancer types or groupings by age, sex, and 204 countries and territories from 1990 to 2023, cancer burden attributable to selected risk factors from 1990 to 2023, and forecasted cancer burden up to 2050.

      https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(25)01635-6/abstract

    • « Le travail est un facteur de risque avéré du cancer »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/03/le-travail-est-un-facteur-de-risque-avere-du-cancer_6651318_3232.html

      Dans une tribune au « Monde », un collectif d’associations regroupant des victimes de #cancers_professionnels alerte sur la corrélation, encore trop peu médiatisée, entre travail et cancer, notamment par l’exposition prolongée à des substances toxiques.

      Une récente publication du Lancet place la France en tête des pays les plus touchés par le cancer, avec plus de 433 000 personnes malades chaque année, un nombre qui a doublé en vingt ans. Cette situation très inquiétante est le plus souvent rapportée aux seuls comportements individuels à risque – tabac, alcool, activité physique –, mais est-ce la bonne approche ?

      Cette jeune fleuriste, dont l’enfant est morte à 11 ans d’un cancer du sang après sept ans de lourds traitements, avait-elle « choisi » d’être contaminée par les pesticides dont étaient imprégnées ses fleurs, #pesticides cancérogènes non seulement pour elle-même mais aussi pour l’enfant à naître ? Les ouvrières du laboratoire Tetra Medical ont-elles « choisi » le procédé de stérilisation à l’#oxyde_d’éthylène, cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction qui les a empoisonnés durablement, elles et leurs enfants ? Les ouvriers des usines chimiques ont-ils « choisi » les PFAS, au redoutable pouvoir toxique ? Sans parler des employées du nettoyage, contaminées par les cancérogènes des produits d’entretien.

      Les risques du travail, facteurs de dangers avérés du cancer, n’apparaissent pas dans l’article du Lancet, qui reprend le discours dominant et culpabilisant qui fait reposer la responsabilité de la survenue des cancers sur les victimes elles-mêmes.
      Le #travail_de_nuit ou posté, par exemple, est l’une des causes du #cancer_du_sein, reconnue officiellement comme telle en 2007 par le Centre international de recherche sur le cancer. Chez les femmes, ce type d’organisation temporelle du travail a néanmoins augmenté de 150 % entre 1982 et 2015, en progression dans de multiples secteurs où il n’est nullement indispensable – industrie, commerce, nettoyage.

      Scandales sanitaires

      Nous, signataires de cette tribune, nous voulons rappeler le travail inlassable et les mobilisations de tous ceux et celles – militants associatifs et syndicalistes, chercheurs, médecins, avocats – qui, depuis plus de quarante ans, alertent sur ces risques évitables que sont les multiples situations de #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui dans le travail exposé aux cancérogènes.

      Les enquêtes « Conditions de travail » et « Surveillance médicale des risques » du ministère du travail alertent, depuis les années 1970, sur les graves expositions aux risques chimiques, aux poussières, aux rayonnements. Pourtant, ces avertissements n’entraînent pas de mesures de prévention visant à réduire ces expositions.

      Durant les années 1970 puis au cours de la décennie 1990-2000, de fortes mobilisations sociales ont fait éclater le scandale sanitaire des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs exposés sans protection aux fibres d’amiante. Dans l’intervalle, les industriels avaient pu imposer le mythe mensonger de « l’usage contrôlé de l’amiante ».

      Il a fallu la mobilisation de multiples collectifs, la démonstration faite en 1994 par Henri Pézerat – spécialiste de la cancérogenèse de l’amiante – de l’extrême dangerosité de cette fibre mortelle, pour qu’enfin l’amiante soit interdit en France en 1997. Mais des 80 kilos d’amiante par habitant présents partout en France, bien peu ont été enlevés, et cela, souvent, dans des conditions de mise en danger des personnes exposées, tant dans le travail que l’environnement. Au mépris des règles du code du travail.

      D’autres produits toxiques, toujours en usage, sont régulièrement au cœur de scandales sanitaires : les pesticides, les PFAS, l’oxyde d’éthylène, l’arsenic et bien d’autres. Au rang des affaires polémiques, Notre-Dame de Paris : non seulement l’incendie de la cathédrale a pollué durablement au #plomb les abords du monument, mais la reconstruction « à l’identique » sur injonction gouvernementale – avec 400 tonnes de plomb posées sur la toiture et la flèche – a contaminé durablement les ouvriers exposés, ainsi que les riverains et riveraines, par cette substance neurotoxique.

      Maladie de classe

      Le recours à la #sous-traitance et à l’#intérim par les grandes entreprises invisibilise le #travail dangereux et ses conséquences. Cancérogène connu, la radioactivité est omniprésente dans une industrie autoproclamée propre et sans danger, l’industrie #nucléaire. L’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants y est supportée à 90 % par les travailleurs et travailleuses dits « extérieurs », intervenant en sous-traitance et intérim dans la maintenance et le démantèlement des installations. Ils circulent de site en site, ne bénéficient pas du statut protecteur d’EDF ou du CEA, puis disparaissent sans laisser de trace. Les atteintes cancéreuses de la radioactivité sont dissoutes dans cet immense continent des victimes de cancer dont l’activité professionnelle n’est jamais examinée.

      La sous-déclaration et la sous-reconnaissance des cancers professionnels ne sont plus à démontrer. Cours d’appel et Cour de cassation, saisies par de trop rares victimes, reconnaissent l’impact certain de la multi-exposition professionnelle aux cancérogènes dans la survenue de ces cancers et soulignent le fait que les comités régionaux de reconnaissance en #maladie_professionnelle opposent aux victimes des refus de prise en charge, injustifiés au regard des connaissances scientifiques.

      En dépit de celles-ci et des mobilisations sociales, il n’est tenu aucun compte, ni dans la production des chiffres du cancer, ni dans les décisions de politiques publiques, de ce rôle avéré des risques professionnels dans l’épidémie de cancer. Pourtant, qui peut nier que les cancers trouvent le plus souvent leur origine dans la production industrielle, et donc le travail ? Ceux qui en sont victimes sont d’abord les ouvriers et les ouvrières. Maladie de classe, trop souvent. Le dire, l’écrire, c’est aider à la prévention. Le taire, c’est faire le contraire.

      Serge Allègre, secrétaire général de la CGT-Fédération nationale des industries chimiques ; Fleur Breteau, porte-parole du collectif Cancer Colère ; Julie Ferrua, déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires ; Cathy Guironnet, porte-parole du Collectif des ex-salariés Tetra médical – Annonay ; Laurent Indrusiak, secrétaire général de l’union départementale CGT de l’Allier ; Benoît Martin, secrétaire général de l’union départementale CGT de Paris ; Christian Micaud, président de l’Association des malades de la chimie ; Franck Refouvelet, président de l’association Entraide et défense des acteurs des télécoms exposés aux toxiques ; Josette Roudaire, présidente du Comité Amiante Prévenir et Réparer (Auvergne) ; Francis Talec, porte-parole du collectif des Irradiés des armes nucléaires de l’Ile-Longue, à Brest ; Annie Thébaud-Mony, présidente de l’Association Henri-Pézerat, Santé, Travail, Environnement ; Marie Thibaud, fondatrice du collectif Stop aux cancers de nos enfants.