• Les « femmes violeuses » et un James Bond non-binaire : le patriarcat se porte bien. - Le Fou Allié
    https://www.youtube.com/watch?v=qH4BGVzNjj8

    Bonjour à toutes et à tous.

    Ca y est, c’est officiel en Ecosse, les agressions sexuelles d’hommes auto-transidentifiés seront enregistrées sous la catégorie des agressions sexuelles commises par des femmes. L’hypocrisie est à son comble et les critiques du genre qui dénoncent cette nouvelle arnaque sont, une fois encore, dans l’œil du cyclone.

    Pour avoir dénoncé cette absurdité, JK Rowling se retrouve une fois encore victime de cyber harcèlement. Les propos sont d’une brutalité sans nom, et Twitter explose de rage à son encontre. L’occasion de lui rappeler notre soutien inconditionnel.

    Dans le même temps, un James Bond « non-binaire » serait mis en chantier, mais rassurez-vous, rien ne changera au pays des stéréotypes de genre, c’est même peut-être encore pire que ce que je croyais.

    Bon épisode à toutes et à tous.

    article hitek dont il est question
    https://hitek.fr/actualite/tolle-personnes-transgenres-jk-rowling_32153
    et sur James Bond non binaire
    https://www.20min.ch/fr/story/le-prochain-james-bond-pourrait-etre-non-binaire-155587307030

    #patriarcat #misogynie #genre #sexe #statistique #transactivisme #terf #non-binaire

  • Allocution de la philosophe Kathleen Stock à Brighton

    La philosophe britannique Kathleen Stock s’est adressée il y a quelques jours à un auditoire réuni à Brighton par l’organisation féministe A Woman’s Place UK pour discuter des droits des femmes et des transfemmes. Elle nous a accordé la permission de traduire et afficher les Notes préparatoires à ses propos, qualifiés d’inacceptables par un lobby qui a cherché à empêcher par des pressions et du piquetage la tenue de cette conférence. Jugez-en, et veuillez diffuser ce texte dans votre réseau si vous en aimez la qualité.

    La vidéo de cette conférence est maintenant en ligne : https://www.youtube.com/watch?time_continue=29&v=bg4_E6Y4POc

    On trouvera plus bas une entrevue de Mme Stock accordée à un journal local.

    Bonjour à toutes et à tous.

    Je suis universitaire à l’Université du Sussex, au département de philosophie.

    L’un de nos domaines est celui de la philosophie politique, le fait de discuter de ce qui est juste ou injuste dans les conventions sociales et politiques, y compris les lois. Avoir des opinions, mais aussi soutenir ces opinions avec des arguments rationnels.

    Au cours des derniers mois, j’ai décidé de faire un peu de philosophie politique publique. J’ai commencé à écrire sur les problèmes que posent des changements proposés à la Loi sur la reconnaissance de l’identité sexuelle, et sur leur interaction avec la Loi sur les égalités.

    J’ai affiché une série d’essais sur la plate-forme Medium, qui se trouve facilement en cherchant mon nom et le mot « Medium », ou en cliquant sur le tweet épinglé en haut de mon fil Twitter. J’ai aussi écrit un certain nombre de textes pour le journal The Economist, qui sont aussi épinglés sur mes pages Internet.

    J’énonce clairement dans mes écrits que j’appuie entièrement les droits des personnes trans à vivre sans subir de violence, de discrimination ou de haine.

    Je tiens également à faire la distinction entre les transactivistes et les personnes transgenres.

    Par « transactivistes », je désigne des organisations comme Stonewall, Gendered Intelligence, etc., qui sont socialement très visibles, politiquement puissantes et ont beaucoup d’argent. Elles ont un message politique central, assez simpliste. Elles promeuvent agressivement le mantra « les transfemmes sont des femmes », qui signifie apparemment pour elles « littéralement des femmes, dans tous les sens possibles », et elles sont partisanes du critère d’auto-identification. Il est important de noter que ce ne sont pas toutes les personnes trans qui sont d’accord avec ces organisations ou considèrent qu’elles parlent en leur nom.

    Un des thèmes de mes écrits concerne les conflits d’intérêts possibles entre deux groupes, dans une société qui est déjà sexiste :

    d’une part, les femmes biologiques, en tant que catégorie de personnes

    de l’autre, les transfemmes auto-identifiées.

    Des conflits d’intérêts se produisent entre des groupes lorsqu’on accorde à un groupe quelque chose qui enlèverait quelque chose d’important à un autre. De tels conflits sont une caractéristique standard de la vie sociale et politique : pour prendre un autre exemple familier, les groupes religieux d’une société peuvent être en conflit d’intérêts avec des groupes laïques.

    Les transactivistes voudraient vous amener à croire qu’il n’y a pas de conséquences importantes ou de conflits d’intérêts pour les femmes biologiques si les transfemmes auto-identifiées sont acceptées comme des femmes au sens propre dans tous les contextes possibles. Je ne crois pas que ce soit vrai.

    Je pense qu’il existe certaines autorisations, protections et ressources qui, si elles sont accordées aux transfemmes sur une simple autodéclaration, enlèvent quelque chose aux femmes biologiques ; et, en raison du sexisme, elles enlèvent en fait des choses qui sont DÉJÀ déficientes.

    Par exemple :

    – Prenons la sécurité des femmes concernant la violence sexuelle (qui est déjà déficiente) ; si les espaces non mixtes réservés aux femmes, des endroits où elles se déshabillent ou dorment, se trouvent à être réduits ou même supprimés, cela risque de réduire la sécurité des femmes biologiques, qui ont besoin de ces espaces pour protéger leur sécurité et leur intimité.

    – Ou prenons la représentation politique des femmes (encore une fois déjà déficiente) : si les listes restreintes réservées aux femmes pour des postes de députés sont ouvertes aux transfemmes, comme elles l’ont été au Parti travailliste, alors cela réduit les possibilités déjà limitées de représentation politique des femmes.

    On peut faire le même type d’observations au sujet du sport féminin ou de la représentation féminine dans les médias.

    Si les ressources dans un domaine particulier souffrent déjà de lacunes, en raison d’une société sexiste, leur ouverture aux transfemmes les rendent encore plus limitées.

    Si les transfemmes sont littéralement des femmes, non seulement au plan juridique, mais de toutes les autres façons – et plus encore, s’il suffit de s’auto-identifier pour devenir des femmes au sens propre – alors cela ne fait rien de moins que forcer la société à une refonte complète de la catégorie des femmes ; et cela a pour les femmes biologiques toutes sortes d’effets matériels, qui nécessitent une analyse attentive.

    Alors voilà le genre de choses à propos desquelles j’écris. Mais ce dont je veux surtout parler ce soir, c’est d’un problème qui explique en partie pourquoi les choses que je viens de décrire échappent à une discussion conséquente.

    Il s’agit du silence relatif des universitaires qui voudraient critiquer les récits mis en avant par les transactivistes.

    Pour vous donner une idée de la façon dont ce silence a lieu, je vais vous parler brièvement des réactions suscitées par mon travail : gardez à l’esprit que j’ai seulement commencé à écrire à ce sujet il y a 10 semaines. Ces réactions ont pris diverses formes.

    Une d’entre elles consiste en des réactions publiques colériques et agressives de la part de collègues universitaires ; par exemple :

    On m’accuse de causer du tort et même des violences aux trans par mes écrits, malgré que je réaffirme constamment le droit de toutes les personnes trans à vivre sans subir de violence et de discrimination.

    On me dit que j’essaie de susciter une « panique morale » à propos des transfemmes, même si je répète constamment que je ne crois PAS qu’il s’agit d’un groupe particulièrement dangereux ; je rappelle simplement que ces personnes sont de sexe masculin, et que les hommes biologiques ont en général des comportements violents envers les femmes.

    On me dit que je « débats de l’existence même des personnes transgenres ». Ce n’est pas du tout ce que je fais. Je discute d’un changement proposé à la loi pour faciliter l’obtention d’un certificat de reconnaissance d’identité sexuelle. Je ne sous-entends pas qu’il faille se débarrasser complètement de la loi existante.

    On me reproche de ne pas être « gentille » ou « inclusive » (il s’agit, bien sûr, de stéréotypes sexistes, et les gens me font ces critiques parce qu’ils supposent que je suis la femme aimable qui culpabilisera de ne pas être considérée comme gentille).

    On me dit que je joue à « des jeux intellectuels » avec la vie des gens. (Croyez-moi : je ne suis pas le genre de personne qui affronterait toute cette hostilité pour m’amuser. Je ne suis pas une psychopathe ! Je fais cela parce que je crois que c’est très important.)

    Alors voilà le genre de réactions auxquelles j’ai eu droit. Cela dit, la critique des positions de chacun est absolument normale pour les philosophes. Mais ces réactions ne ressemblent pas à la critique universitaire normale. Elles portent surtout sur ma personnalité ou les motivations qu’on me prête ; on ne s’adresse pas vraiment à mes arguments de base ou aux conflits d’intérêts dont je parle.

    Plus récemment, il y a eu aussi des protestations publiques à mon sujet, par exemple sur le site Web de l’association étudiante, sur mon campus et dans la presse locale.

    Je crois déceler dans tout cela certains objectifs communs :

    1) m’humilier publiquement.

    2) m’isoler socialement d’autres partisans de mes thèses.

    Le but ultime est, bien sûr, de me convaincre de me taire.

    En d’autres termes, si je généralise à partir de mon cas, l’humiliation sociale me semble être l’une des armes les plus puissantes utilisées pour bâillonner en général les universitaires qui essaient d’apporter une contribution critique sur cet enjeu.

    Je crois en particulier que ce genre de réaction vise délibérément les femmes, comme moi, car on tient pour acquis que nous avons été socialisées d’une manière qui nous rend particulièrement enclines à ressentir de la honte. Les gens qui veulent que les femmes cessent de parler se servent de l’humiliation comme arme pour y parvenir. Je vois des hommes soulever certains arguments comme moi, mais ne rien subir d’équivalent comme réaction.

    En tout cas, je suis heureuse de dire que cela n’a pas fonctionné : je ne ressens aucune honte de ce que j’ai écrit. Je crois qu’il s’agit de propos justes et importants. Et je suis absolument convaincue que je devrais avoir le droit de dire ces choses sans subir d’attaques personnelles et de harcèlement.

    Cependant, je tiens à poser une question : quelles sont les conséquences matérielles de ce type d’environnement pour les universitaires, de façon plus générale ? Eh bien, une de ces conséquences est que ces personnes ne se sentent à l’aise de parler qu’en privé, ou parfois de façon anonyme. Si elles en parlent sur Internet, ce sera parfois sous un pseudonyme. Mais plus souvent, elles garderont le silence. Depuis que j’ai commencé tout cela, j’ai littéralement arrêté de compter les courriels que j’ai reçus de collègues qui m’assurent de leur sympathie, mais n’osent pas exprimer leurs idées publiquement.

    Donc : parce que la plupart de mes collègues gardent le silence, je vais maintenant énumérer quelques domaines de recherche où la discussion, l’analyse et l’observation semblent manquer actuellement ; ce qui a un grave impact sur l’état du débat public à propos du sexe et du genre.

    En premier lieu : le droit.

    De la part des juristes, nous avons besoin, entre autres, d’une discussion publique sur l’interaction ambiguë de la Loi sur les égalités avec la Loi sur la reconnaissance de l’identité sexuelle. Mais plus fondamentalement, nous avons besoin d’une clarification publique du fait que le droit ne peut pas changer la biologie. Vous pouvez, bien sûr, changer légalement de sexe avec un certificat de reconnaissance d’identité sexuelle, mais les législateurs n’ont jamais eu l’intention de se prononcer par là sur la biologie ou, d’ailleurs, sur la nature de la féminité non plus. À mon sens, c’est ce qu’on appelle une « fiction juridique » et c’est un terme technique : c’est-à-dire que l’intention de cette loi était que les transfemmes soient traitées comme les personnes de leur sexe de préférence pour certaines fins juridiques définies. Mais cela est complètement différent du nouveau mantra selon lequel « les transfemmes sont des femmes » dans tous les contextes possibles.

    Parlons ensuite du domaine de la médecine et de la biologie.

    Désormais, certaines personnes croient apparement que les transfemmes peuvent être biologiquement des femmes, du fait de prendre des hormones. En fait, être biologiquement de sexe féminin implique d’avoir des chromosomes XX, ainsi que la totalité ou une partie d’un ensemble de caractéristiques sexuelles primaires. C’est un peu plus complexe chez les personnes qui sont nées intersexuées, mais cette exception n’est aucunement pertinente pour quiconque est né de sexe biologique masculin et commence, plus tard, à prendre des hormones. Si les universitaires n’en arrivent pas à rappeler ce fait plus clairement, le public deviendra de plus en plus confus. Nous perdrons une puissante explication de l’oppression des femmes basée sur le sexe ; nous perdrons également la capacité de parler de la santé et de la reproduction des femmes, et de bien d’autres choses encore. Par exemple, j’ai vu l’autre jour un message sur Internet selon lequel les transfemmes pouvaient avoir des règles. Et ce message affichait plus de 1000 « J’aime ».

    Parlons maintenant de l’histoire.

    Les transactivistes ont tendance à réécrire les récits d’histoire, pour y déceler ce qu’ils appellent des personnes trans (leur priorité), alors même qu’on peut soutenir que ce concept « trans » n’a vraiment émergé que dans les années 1990. Cette année, par exemple, j’ai dû voir des centaines de fois l’affirmation qu’une « transfemme », Marsha P Johnson, avait « lancé » l’émeute de Stonewall en 1969 à New York. (Ce soulèvement a contribué à catalyser l’activisme entourant les droits des homosexuels.) Mais cette affirmation au sujet de Marsha Johnson apparaît inexacte à deux égards :

    a) de son propre aveu, Johnson n’est arrivé sur place qu’après le début de l’émeute ; en fait, ce soulèvement a été amorcé par une lesbienne butch, Stormé Delaverie, même si on mentionne rarement son nom.

    Et, fait tout aussi important :

    b) Marsha s’identifiait comme homme gay et drag queen.

    J’aurais pensé que des historiens ayant un souci de vérité voudraient s’atteler à ce problème.

    Passons maintenant à la psychologie :

    Dans les discussions sur les espaces non mixtes, on voit souvent des statistiques sur la vie des transfemmes utilisées pour justifier politiquement l’idée que celles-ci devraient avoir accès aux espaces réservés aux femmes. On utilise par exemple à cette fin des chiffres sur les taux de violence contre les personnes trans, les crimes haineux, les tentatives de suicide, etc.

    La plupart des statistiques citées proviennent de sondages téléphoniques ou par Internet commandés par des organisations comme Stonewall. Les résultats sont ensuite interprétés dans les communiqués de presse de cette organisation et utilisés sans réserve pour étoffer des reportages ; ils sont même cités par des membres du gouvernement pour décider des politiques. J’aimerais voir un examen critique de ces statistiques et, idéalement, des études universitaires qui ne soient pas financées par des organismes communautaires ayant un intérêt direct dans leurs résultats (de la même manière que le risque de partialité est discuté ouvertement en ce qui concerne les essais de médicaments financés par des sociétés pharmaceutiques). Nous devons nous renseigner sur la vie des personnes trans, tout comme nous devons nous renseigner sur la vie des femmes, et nous avons besoin d’universitaires pour faire correctement ces observations et ces analyses.

    Je vais terminer en parlant de mon propre domaine, la philosophie. Elle traite des distinctions conceptuelles et des analyses précises. Ce serait d’une grande aide pour la conversation publique si les philosophes pouvaient parler plus librement, en abordant toutes les perspectives, plutôt que de s’en tenir à une seule. En voici juste quelques exemples.

    La philosophie peut nous aider à comprendre une distinction entre i) un droit fondamental des personnes et ii) un moyen de réaliser ce droit. De sorte que, pénétrer dans un espace créé pour protéger des femmes n’est pas un droit fondamental pour une transfemme. Mais c’est un droit fondamental pour les transfemmes de ne pas subir de violence. La revendication d’accès aux espaces réservés aux femmes est une proposition de solution pour réaliser le droit de ne pas subir de violence, mais ce n’est pas la seule façon d’y arriver.

    La philosophie peut aussi nous aider à comprendre la différence entre ce que l’on appelle « mégenrer délibérément » une personne trans (c-à-d. la désigner comme un homme), d’une manière insultante, et parler de la réalité biologique et politique des femmes. Il faut qu’il existe un contexte dans lequel il est permis de parler des femmes, en tant que telles, sans que cela constitue une insulte pour d’autres personnes. Si on nous prive de mots pour décrire les différences entre les femmes et les transfemmes, alors nous ne pouvons plus nommer nos propres corps, nos vécus et notre oppression.

    La philosophie peut aussi nous aider à examiner ce qu’est une « lesbienne ». La catégorie des lesbiennes peut-elle inclure une transfemme préopératoire, dotée d’un pénis, qui est exclusivement attirée par des femmes ? Les transactivistes répondent oui ; beaucoup de lesbiennes, y compris moi-même, répondons non – pas parce que nous sommes mesquines, mais parce que nous avons besoin d’une catégorie pour l’orientation homosexuelle entre femmes (l’attraction du même sexe). Cette catégorie a une fonction politique et conceptuelle. Si nous la rejetions, nous devrions simplement la réinventer à nouveau.

    Voilà donc quelques-unes des questions d’ordre universitaire qui doivent être abordées dans ce débat.

    Pourquoi faut-il que les universitaires possédant des compétences s’expriment dans ces domaines ? Je peux penser à trois raisons, et je vais terminer avec elles.

    La première, au risque d’être barbante, c’est que les faits sont importants et devraient compter avant tout pour les universitaires. La vérité compte. Si la plupart des universitaires qui ont des compétences se voient réduire au silence, ou se l’imposent, nous nous retrouvons avec un récit unilatéral, sans parler d’affirmations et de théories débridées, inexactes et confuses, parce que presque personne n’est là pour les corriger. Cette situation nuit déjà aux femmes et risque même de porter éventuellement préjudice aux personnes trans. Beaucoup de trans s’inquiètent en effet de la tendance du discours dominant. Ils et elles craignent que tout cela ne se termine par une réaction violente à leur encontre.

    La deuxième raison pour laquelle les universitaires doivent s’exprimer, c’est que nous devons donner l’exemple. Beaucoup de jeunes aujourd’hui – pas seulement des universitaires, mais aussi des enfants et des adolescent-e-s – fréquentent Internet. Et plusieurs éprouvent une impression d’étouffement, et même de crainte, quant à ce qu’elles et ils peuvent dire ou ne pas dire à propos des enjeux politiques et éthiques. Ces jeunes ont leurs propres opinions et leurs réflexions personnelles, mais ressentent une répression et ont peur de dire la mauvaise chose ; ils et elles sont encore plus sensibles à la culpabilisation sociale que les adultes. On voit se développer des phénomènes de comportement grégaire et de pensée unique. Si les universitaires ne font pas de leur mieux pour montrer au monde ce que peut être une discussion mesurée et nuancée sur le sexe et le genre, et comment gérer calmement les désaccords, nous échouons à nos responsabilités envers ces jeunes.

    La dernière raison pour laquelle les universitaires ont besoin de s’exprimer est que, sans exagération aucune, ce climat de peur permet à des tendances fascistes de croître socialement. Le traitement que subit A Woman’s Place UK jusqu’à maintenant – le harcèlement des salles qu’elle loue et de ses sites de billetterie, la menace d’une bombe, les menaces proférées sur les médias sociaux, les manifestations parfois violentes (et même le piratage de mon compte de messagerie aujourd’hui !) – ne devraient pas se produire dans une société libre et démocratique. Des femmes qui se réunissent pour discuter de la loi et de la façon dont elle les affecte sont délibérément intimidées. Les universitaires sont censés être un élément clé de la société civile, dans un pays soi-disant démocratique, et franchement, il est temps qu’ils et elles se montrent à la hauteur de ce rôle.

    Version originale : https://medium.com/@kathleenstock/notes-for-my-talk-to-a-womans-place-uk-brighton-17th-july-2018-f1b607414119

    #censure #harcelement #violences_masculines #silenciation #invisibilisation #transactivisme

    • Je lis certains commentaires, et c’est en particulier celui de « metaldemort » qui m’a fait voir la lumière. Je ne comprenais pas pourquoi je ne comprenais pas ce débat sur le transactivisme et sur les féministes qui sont toutes transphobes par définition (je simplifie, désolé). Et j’ai compris. Je ne suis pas assez intelligent.

      Aujourd’hui, si l’on ne veut pas être transphobe (même seulement « par défaut ») il y a un moment où l’on doit se poser la question des termes que l’on emploie, de qui ils excluent, de qui ils invalident, ce qu’ils empêchent de dire et de voir. Faire évoluer, complexifier les définitions - la catégorie femme « biologique » devenant cisfemme, ou femme cis - ne dépouille alors personne de quoi que ce soit. L’expérience de vie autrefois caractérisée sous le terme femme, caractérisée par une approche désormais plus que datée centrée sur des critères « biologiques » dépassés devient désormais cisfemme, tandis que le terme « femme » va désigner l’ensemble des personnes socialement considérées comme femmes dans le patriarcat, qui ne répondent pas toutes aux actuelles différentes définitions biologiques.

      Parce que cela n’a jamais été ni aujourd’hui, ni hier, ni auparavant, sur cette stricte et seule base « biologique » telle que nous la connaissons aujourd’hui que les femmes ont été et sont traitées comme femmes (et pour cause : au XIXeme siècle et auparavant, aucune femme ne pouvait être définie par son caryotype XX : les femmes n’en étaient pas moins déjà pleinement et légitimement des femmes, même si certaines étaient bien XX et d’autres non...).
      Cela ne me semble pas vide de tout sens, et permettre de recouvrir le vécu des femmes cis comme celui des femmes trans, les renforçant toutes des combats menés contre l’oppression commune, tout en ménageant les spécificité indubitables de leurs vécus respectifs -, et déborde donc les seules personnes dotées d’ovaires ou de caryotype XX - ou n’importe quelle autre définition biologique. Le terme femme inclus alors toutes les femmes, y compris les femmes trans, et aussi les femmes intersexe.
      (De fait, autre précision dans les définitions : si vous n’êtes pas une personne intersexe - des femmes le sont, des hommes aussi, et des personnes trans et non binaire itou - vous êtes aussi une femme dyadique).

    • Je ne suis pas assez intelligent pour comprendre. C’est ça la lumière que j’ai vue. Je suis ébloui. Et je n’ai plus qu’à laisser le débat avoir lieu sans moi. Je ne suis pas équipé pour suivre. C’est tout.

      Le commentateur t’explique que ce n’est pas à cause du sexe que les femmes sont des femmes, mais à cause du patriarcat (ou d’autre chose, j’ai dit que je n’étais pas assez intelligent alors je vais pas dire quoi-quand-ou). Et donc que le sexe est extérieur à la condition féminine. Et là, tu te dis que bon, en effet, t’es un dinosaure, t’as loupé des tas d’épisodes, et tu ne peux juste pas comprendre. Je l’admets. Je ne peux pas suivre. Dans d’autres domaines, la philo par exemple, je sais que je ne peux pas discuter avec des gens comme Kant ou Descartes. Ben là, ça me fait pareil.

       :-)

  • #Julie_Bindel : Le féminisme libéral a tourné le dos aux femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/04/julie-bindel-le-feminisme-liberal-a-tourne-le-dos-aux-femmes

    Être une féministe libérale n’est pas un travail très compliqué. Rien ne doit changer, aucune contestation du statu quo n’est nécessaire et les hommes n’ont pas besoin d’être critiqués. En d’autres termes, les choses restent les mêmes et la quête de la révélation et de la libération individuelles devient la clé.

    « Mon corps, mon choix » est l’un des slogans les plus reconnus du féminisme de la deuxième vague. Car, avant les nombreuses avancées du mouvement de libération des femmes, la vie des femmes était définie par l’absence de choix. Les femmes avaient peu ou pas du tout leur mot à dire sur le fait de se marier ou d’avoir des enfants, ou même sur la pratique sexuelle et le plaisir. Le féminisme a créé un contexte dans lequel les femmes pouvaient, dans une certaine mesure, exercer un choix. Mais dernièrement, le concept de « choix » a été repris par les libéraux pour signifier l’acquiescement à des pratiques destructrices qui profitent aux hommes.

    Posez-vous ces questions : s’il était légal pour les femmes de se promener seins nus comme le font les hommes, le feriez-vous ? Est-ce que vous choisiriez de vous balader poitrine nue en public un jour de grosse chaleur ? Ou de vous assoir seins nus dans un parc, d’aller faire vos courses seins nus ? Et pourquoi pas ? En réalité, se promener seins nus est légal pour les femmes à New York, mais personne ne le fait.

    Version originale : https://www.aljazeera.com/opinions/2020/11/16/feminisms-second-wave-has-failed-women
    Traduction : #Tradfem
    #féminisme_libéral #féminisme_radical #transactivisme #système_prostitutionnel

    • Interview faite au départ par Le Partage :
      https://www.partage-le.com/2021/02/28/dysphorique-fuir-la-feminite-comme-une-maison-en-feu-par-vaishnavi-sunda

      Et une de plus :

      Le mois dernier, j’ai découvert la raison pour laquelle j’étais désormais malaimée dans l’enceinte du féminisme libéral. Je me trouvais aux États-Unis, dans le cadre d’un programme d’échange, et je voulais profiter de cette occasion pour projeter mon film dans différents endroits, au cours de ma tournée dans le pays. Une projection était prévue à New York, organisée par le Projet Polis. Tout avait été soigneusement arrangé, des affiches avaient été conçues et j’avais même été présentée à une modératrice indienne. Mais une semaine avant la projection, l’organisatrice (également une femme d’origine indienne) m’a envoyé un email. Elle me disait que l’événement était annulé à cause de mes convictions « transphobes ».

      Il y a un certain temps, j’avais participé à une discussion sur Twitter à propos des « femmes trans » n’ayant pas (encore) été opérés, et se rendant dans des foyers pour femmes, des prisons, des salles de bain et des salles de sport réservées aux femmes. Quelqu’un a porté les tweets en question à l’attention des organisateurs. Le Projet Polis a donc jugé pertinent d’annuler la projection d’un film sur un sujet urgent touchant les femmes de toutes les couches sociales de la société, au motif que sa réalisatrice estime que le sexe biologique n’est pas une construction sociale, que l’oppression des femmes est réellement fondée sur le sexe, que d’incarcérer des personnes dotées d’organes génitaux masculins dans des espaces où se trouvent des victimes de la violence sexuelle masculine peut être éprouvant pour les détenues, que les maladies mentales comme l’autogynéphilie et autres dysphories peuvent causer des dommages dangereux et irréversibles, et que les théoriciens du genre effacent les femmes, assez à la manière du patriarcat.

      J’ai grandi à Avadi, dans le sud de l’Inde. J’ai passé la plus grande partie de ma vie à travailler avec des femmes marginalisées. Mais je ne suis pas suffisamment « woke » pour les membres de la diaspora indienne de Manhattan qui embrassent allègrement la théorie queer postmoderne.

      Depuis, j’ai confronté les éditeurs des médias m’ayant mise sur liste noire. Apparemment, des militants indiens pour les droits des trans ont cherché mon nom sur Google et ont écrit à tous les médias où j’avais été publiée afin de leur parler de mes tweets de « TERF » (TERF est un acronyme pour Trans Exclusionary Radical Feminist, soit « féministe radicale excluant les trans »).

      Cet ostracisme signifie essentiellement que le féminisme dont je me réclame – le féminisme de Mary Wollstonecraft, Emmeline Pankhurst et Andrea Dworkin – serait excluant parce qu’il s’oppose à la présence d’hommes dans les espaces réservés aux femmes. Que mon intersectionnalité n’est apparemment pas assez étendue au goût des hommes. Que mon féminisme n’encourage pas le « choix » de servir le patriarcat. Que défendre la sécurité des femmes serait « anti-trans » – ce que j’ai toujours du mal à comprendre : je m’oppose uniquement à ces infinies variations sur le thème de la misogynie.

      Interview :
      https://www.youtube.com/watch?v=sjNNkzhx01k

      Première partie du documentaire :
      https://www.youtube.com/watch?v=w8taOdnXD6o

      #femmes #féminisme #dysphorie #genre #identité_de_genre #queer #Vaishnavi_Sundar #transactivisme

  • Affiché par Marie Lagouste (@MLagouste) le 13 février sur Twitter et traduit par TRADFEM
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    Personne ne dit que les êtres trans-identifiés ne devraient pas avoir de droits humains ; ce à quoi les femmes s’opposent est le fait que le transactivisme cherche à éliminer les droits et protections suivants, fondés sur le sexe, dont bénéficient les femmes.

    Voici une liste des droits humains des femmes que le transactivisme souhaite éliminer ; elle a été rédigée par l’internaute Gallus Mag, dont WordPress a supprim le blog pour l’avoir publiée.

    1. Supprimer le droit légal des femmes à s’organiser politiquement contre l’oppression fondée sur le sexe par les hommes.

    2. Supprimer le droit légal des femmes à se réunir en dehors de la présence d’hommes.

    3. Supprimer le droit légal des femmes à des programmes éducatifs créés pour les femmes en dehors de la présence des hommes.

    4. Éliminer la collecte de données sur les inégalités fondées sur le sexe dans les domaines où les femmes sont sous-représentées.

    5. Élimination des statistiques sur la criminalité fondée sur le sexe.

    6. Élimination des programmes et des compétitions sportives dédiées aux femmes et aux filles.

    7. Suppression du droit légal des femmes à être libres de la présence d’hommes dans les lieux d’hébergement public où la nudité est pratiquée.

    8. Élimination des subventions, des bourses, des désignations de conseils et d’administrateurs, des postes de représentation et des programmes de discrimination positive dédiés aux femmes.

    9. Suppression du droit légal des femmes à créer des cliniques de reproduction, des services d’aide aux victimes de viol, des groupes de soutien ou toute autre organisation dédiés aux femmes.

    10. Éliminer les médias spécifiques aux femmes ainsi que tout discours public spécifique aux femmes.

    11. Suppression du droit des journalistes à rendre compte du sexe et des antécédents des sujets.

    12. Éliminer le droit légal des lesbiennes de s’assembler publiquement.

    13. Élimination des organisations et des groupes de défense spécifiques aux lesbiennes.

    14. Élimination du droit légal des femmes à la liberté d’expression liée aux rôles et au genre.

    15. Élimination du droit légal des femmes à la protection contre les rôles sexuels imposés par l’État (apparence/comportement/pensée).

    16. Élimination du droit légal des filles à la protection contre les rôles sexuels imposés par l’État dans l’enseignement public.

    17. Élimination du droit des femmes dépendantes à ce que les lits d’hôpitaux/installations soient attribués séparément des hommes.

    18. Élimination du droit des femmes dépendantes à préférer des prestataires féminines pour leurs besoins personnels intimes.

    19. Élimination du droit fondamental des femmes détenues par l’État à être logées séparément des hommes.

    20. Contrairement à tout autre mouvement de justice sociale dans l’histoire, la poussée contemporaine en faveur des « droits des transgenres » (**telle qu’elle se joue actuellement**) est unique en ce sens qu’elle se fonde sur l’élimination des droits et des protections des femmes et des filles en fonction de leur sexe.

    Il ne s’agit pas de personnes dont le sexe est fluide. Il s’agit d’un mouvement coopté. Il s’agit d’activistes des droits des hommes qui éradiquent les droits des femmes.

    Que faut-il faire pour que les gens comprennent ? Il ne s’agit pas de personnes fluides en matière de genre qui expriment leur esprit fluide en matière de genre, il s’agit d’hommes qui prétendent être des femmes et qui s’emparent des espaces des femmes et les terrorisent à l’intérieur.
    Il s’agit d’hommes qui colonisent le féminin sacré, qui poussent au fétichisme, à la pornographie, à l’esclavage sexuel/la prostitution, au trafic sexuel, à la fabrication d’enfants perpétuels (interruption de la puberté),et à la stérilisation des jeunes (eugénisme).
    *********************************************************
    VEUILLEZ REDIFFUSER CET AVERTISSEMENT.

    https://tradfem.wordpress.com

  • #Debbie_Hayton : En Espagne, l’assaut mené par le lobby trans prend un tour inquiétant
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/26/en-espagne-lassaut-mene-par-le-lobby-trans-prend-un-tour-inquieta

    Le groupe espagnol de défense des droits des femmes Contre l’effacement des femmes (CEBM) m’a dit que le gouvernement se propose de supprimer tous garde-fous et contrepoids afin de permettre à quiconque de choisir son sexe enregistré, que cette personne soit ou non transsexuelle.

    D’une manière générale, l’objectif est de remplacer le concept de « sexe » par celui de « genre », ce qui »renforcera les stéréotypes sexistes et mettra en péril les acquis en matière d’égalité », m’a déclaré une représentante du groupe.

    En Catalogne, la loi sur la violence masculine a déjà fait l’objet d’une réforme. Les militantes affirment que ce changement signifie désormais que les hommes qui s’identifient comme femmes peuvent être admis dans les foyers d’accueil pour victimes de violence conjugale. Il s’agit d’un précédent inquiétant qui pourrait faire courir des risques supplémentaires à certaines des femmes les plus vulnérables. Pourtant, en Espagne, comme en Grande-Bretagne, rares sont ceux et celles qui sont prêtes à dénoncer publiquement cette nouvelle orthodoxie trans.

    Il n’est pas difficile de comprendre les raisons de cette réticence. L’autrice espagnole Lucía Etxebarria, qui s’est exprimée en appui à la romancière JK Rowling, a été victime d’intimidation, de harcèlement et d’agressions : (...)

    Debbie Hayton est une activiste transsexuelle britannique.
    Version originale : https://www.spectator.co.uk/article/spain-s-transgender-wars-are-turning-nasty ?
    Traduction de l’anglais : TRADFEM
    #Lidia_Falcón_O’Neill #transactivisme #lobby_réac

  • Mouvement transgenre et misogynie
    https://www.affranchie.fr/post/mouvement-transgenre-et-misogynie

    Il y a quelques temps, surfant sur internet à mes heures perdues, je cliquais sur un article proposant des livres « pro LGBT » pour enfants. J’espérais y trouver un beau livre racontant l’histoire de deux princes amoureux qui tentent de construire un château magique pour se protéger du méchant dragon homophobe. C’était sans compter sur le T goulûment accroché au LGB. A la place on me recommanda d’offrir à mes enfants (que je n’ai pas, hallelujah) un livre intitulé : « Jack (not Jackie) ».

    […]

    Le refrain est toujours le même lorsque l’on interroge les origines de cette « transidentité » : une non conformité aux stéréotypes. C’est ainsi que, dans le documentaire de Louis Theroux en faveur de la transition des enfants, un couple amène son petit garçon chez une « thérapeute du genre » afin d’obtenir des réponses. Le père explique que tout a commencé lorsque le petit Sebastian a eu le malheur de demander un « costume de fille » pour Halloween. Durant les semaines qui ont suivi, Sebastian s’est transformé en cliché de petite fille, ne jurant que par le rose et les poupées. Interrogée par le journaliste, la « thérapeute du genre » explique qu’il est possible que Sebastian soit transgenre puisque « c’est un enfant qui persiste à ne pas être conforme à son genre depuis qu’il a 18 mois ».

    Dans un article nommé « Jordy, née dans le mauvais corps est devenue Victoire » publié par le journal La Voix du Nord, Jordy nous explique ce qui fait de lui une fille : « De 10 à 14 ans, j’ai fait de la danse moderne, j’étais le seul garçon. En cinquième, j’ai eu mon premier sac à main. Je n’ai pas compris tout de suite ce qui se passait. » Sac à main et danse, voilà une « enfance au féminin » nous informe le journal. Sa mère ajoute : « quand j’allais faire des courses, il me réclamait des jupettes, des chemisiers. À Noël, il laissait de côté les camions, les tracteurs que la famille lui offrait, il ne voulait que des poupons. »

    Fin 2019, le Huffington Post intitulait l’un de ses articles « J’ai su dès l’age de 3 ans que j’avais un cerveau de garçon dans un corps de fille ». La journaliste interrogeait une adolescente de 14 ans préférant se faire appeler « Joe » qui se fait actuellement injecter des bloqueurs de puberté pour ne pas devenir une femme. Joe a donc un cerveau de garçon, nous annonce-t-on sans hésitation. Qu’est-ce qu’un cerveau de garçon ? L’article nous l’explique : « Il voulait porter des pantalons plutôt que des robes ; il aimait la couleur bleu, pas rose ; il préférait les pyjamas Ben 10 plutôt que ceux avec des fleurs. » Je me demande quel stade du développement in utero empêche les garçon d’aimer les fleurs. Joe nous raconte aussi ce moment décisif lorsque, à l’age de 5 ans, elle s’est coupée les cheveux avec une paire de ciseau et qu’après s’être vue dans le miroir avec des cheveux courts elle a déclaré : « je suis clairement un garçon ».

    #littérature_jeunesse #enfant #genre #transactivisme #stéréotypes #sexisme

    • Alors depuis plusieurs années, je me pose la question : comment est-ce qu’un mouvement social aussi réactionnaire, sexiste et basé sur une idéologie aussi abjecte a-t-il pu prétendre un instant s’accaparer l’attention et le soutient de personnes luttant réellement pour le progrès social ? Et comme moi de nombreuses féministes sont étonnées de voir avec quelle facilité une petite bande de néo-libéraux nord américains est parvenue à faire reculer des décennies de lutte contre les stéréotypes sexistes et à prétendre, dans un revirement incroyable, que les hommes sont maintenant les femmes les plus oppressées de la planète.

    • N’oublions pas que ces hommes sont des membres de la classe dominante éduqués à la misogynie et dont la vision des femmes est réduite à une caricature misogyne. Pendant que les féministes s’évertuent à combattre une féminité imposée, ces hommes la célèbrent et la cultivent de manière particulièrement insultante.

    • mais la conclusion de ce livre est que les comportements non conformes de Jackie tout au long de l’histoire sont des signes qu’elle n’est pas une vraie fille. Imaginons maintenant qu’une enfant tombe sur ce livre. Elle aime jouer avec des petites voitures, courir dans les bois et observer la vie des insectes. Parfois elle préférerait être un garçon pour être libre de crier et de porter des vêtements confortables. Elle ouvre les pages de ce livre et apprend qu’elle n’est pas normale, qu’une vraie fille n’aime pas ce genre de choses, que ce sont des désirs de garçons et qu’elle en est probablement un.

    • En 2015, Caitlyn (Bruce) Jenner, vedette américaine transgenre richissime et ancien champion olympique ayant reçu le prix du Courage ainsi que celui de Femme de l’Année en vertu de son pénis, déclara que « la chose la plus difficile dans le fait d’être une femme est de choisir sa garde-robe ».

  • #Janice_Turner : Maintenant que la réforme de la Loi sur la reconnaissance du genre est morte au feuilleton, il est temps que prenne fin ce débat toxique
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/18/maintenant-que-la-reforme-de-la-loi-sur-la-reconnaissance-du-genr

    Les lobbies trans financés par des fonds publics comme Stonewall s’attendaient à ce que transformer la Loi britannique de 2004 sur la reconnaissance du genre (LRG) pour en faire un système d’« auto-identification » sexuelle passe comme une lettre à la poste.

    Ils avaient persuadé la députée conservatrice Maria Miller, alors présidente de la Commission des femmes et de l’égalité des chances de la Chambre des Communes, que le fait de permettre aux hommes biologiques de changer leur certificat de naissance pour faire d’eux des femmes sur la simple foi de leur parole, abolissant ainsi toute expertise médicale, était une simple « formalité administrative » ne concernant que les personnes se disant trans et personne d’autre.

    (Comme au Canada à la même époque), la consultation publique menée par Madame Miller en 2016 au sujet d ce projet de réforme de la LRG a ignoré les arguments des groupes de femmes qui se disaient inquiètes des graves conséquences de l’auto-identification pour les centres d’aide aux victimes de viol, les prisons et les refuges pour femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thetimes.co.uk/article/now-gra-reform-is-dead-let-this-toxic-debate-end-p05mkbjxk
    #identité_de_genre #transactivisme #féminisme

  • Publié il y a 3 heures sur MARIANNE (avec un excellent texte de Pauline ARRIGHI) et dans la Tribune VOX du Figaro ou l’on est invite-e a commenter : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/nous-feministes-soutenons-j-k-rowling-contre-le-lynchage-des-activistes-tra

    J.K. Rowling, l’autrice de Harry Potter s’est attiré les foudres d’activistes trans, après avoir posté une série de tweets où elle exprimait un point de vue ironique sur la différence des sexes.

    Nous féministes souhaitons alerter le grand public sur la situation de la communauté lesbienne en France et à l’international. Pour commencer nous souhaiterions rappeler que les lesbiennes ne sont pas les seules à vivre dans la peur de l’activisme trans extrême.

    James Caspian, Eva Poen, Kathleen Lowrey… la liste est longue de chercheurs universitaires (américains, canadiens, britanniques ...) harcelés et parfois licenciés par leur hiérarchie sur ordre des activistes trans radicaux (qui ne représentent pas l’ensemble des communautés trans).

    James Caspian a par exemple été attaqué pour avoir essayé de mettre en place une étude sur le pourcentage de personnes regrettant d’avoir « changer de sexe ». Le simple fait de vouloir faire une étude sur le sujet étant maintenant considéré comme offensant.

    En Suède, le nombre de fillettes de moins de 18 ans voulant « changer de sexe » pour devenir des personnes transmasculines a été multipliée par 15 de 2010 à 2018.
    Selina Todd, une historienne britannique n’a pas été harcelée par sa hiérarchie mais a dû embaucher des gardes du corps suite à des menaces de certains trans-activistes hardcore. Rosa Freedman, professeure de droit, a elle été bousculée et menacée de viol.

    Depuis un an environ, on observe dans les pays anglophones et scandinaves un boom de personnes mettant en scène sur Twitter, Reddit et YouTube leur dé-transition. Mais ces personnes devront vivre toute leur vie avec les conséquences de leur transition. Plus la transition est avancée, plus les dommages physiques sont lourds et irréversibles. Les hormones créent des problèmes osseux sévères. Les ablations sont définitives.

    En Suède, le nombre de fillettes de moins de 18 ans voulant « changer de sexe » (une chose techniquement impossible) pour tenter de devenir des personnes transmasculines a été multipliée par 15 de 2010 à 2018. Selon les statistiques du gouvernement suédois, parmi elles 15% étaient autistes et 19% hyperactives.

    Des youtubeurs français incitent des jeunes de moins de 15 ans à prendre des hormones « en cachette de leurs parents ».
    Au Royaume-Uni leur nombre a été multiplié par 45 de 2010 à 2018 (passant de 40 cas par an en 2010 à plus de 1 800 pour l’année 2018). La ministre britannique des droits des femmes de l’époque, Penny Mordaunt, s’en était publiquement émue.

    Des youtubeurs français incitent des jeunes de moins de 15 ans à prendre des hormones « en cachette de leurs parents » et en toute illégalité.

    Mais le vent finit par tourner, malgré le marché qui s’est créé, malgré le lobbying de l’industrie pharmaceutique.

    Le 22 avril 2020, sous la pression de mouvements lesbiens féministes, le Royaume-Uni a annoncé vouloir interdire les opérations chez les moins de 18 ans (NDLR : elles étaient autorisées avec autorisation parentale). Depuis novembre 2019, six États des États-Unis ont interdit toutes formes de transition : hormones, opérations et bloqueurs de puberté (inhibiteurs hormonaux qui ont vocation à retarder la puberté avant de commencer une transition). Huit autres États de ce pays débattent en ce moment de lois identiques.

    En Australie, la sénatrice Amanda Stoker est partie en croisade contre les changements de sexe chez les enfants.
    Un article du journal « The Economist » montrait par ailleurs que dans la très grande majorité des cas, les bloqueurs de puberté sont inutiles car la très grande majorité des enfants concernés ne deviendront pas trans à l’âge adulte.

    La Suède commence aussi à envisager une loi interdisant les opérations et les bloqueurs de puberté après des émissions sur le sujet réalisées par Malou Von Sivers, présentatrice de télévision et militante féministe.

    En Australie, la sénatrice (mère de trois filles) Amanda Stoker est partie en croisade contre les changements de sexe chez les enfants. Les pays pionniers dans la transition de masse sont en train de devenir les pays pionniers de la dé-transition de masse.

    Par ailleurs, les études sur les taux de regret ne prennent pas en compte les personnes qui quittent la « communauté trans », cessent tout suivi et sortent donc des statistiques. Et surtout, ces études ont été faites à l’époque où les enfants ne pouvaient pas transitionner, quand la transition était un traitement pour une situation très rare et très spécifique : la dysphorie de genre qui qualifie le sensation pour une personne d’être né du mauvais sexe.

    Dire d’une catégorie de la population qu’elle englobe n’importe qui prétendant en faire partie, c’est dire de cette catégorie qu’elle n’existe pas.

    Une étude de Lisa Littman - chercheuse en santé publique - explique que certaines formes de dysphorie de genre à déclenchement rapide à l’adolescence (« rapid onset gender dysphoria ») sont parfois causées par des traumas, des difficultés d’adaptation, des phénomènes de contagion liés aux réseaux sociaux ou à une homosexualité mal assumée dans une société où celle-ci est invisibilisée. Les recherches de Littman ont été reniées publiquement par l’université l’employant non pas en raison des moyens utilisés mais parce que les résultats invalidaient les ressentis de certains.

    A travers les lesbiennes toutes les femmes sont attaquées
    Certains mouvements se prétendant féministes expliquent qu’une femme est une personne qui se dit femme. Dire d’une catégorie de la population qu’elle englobe n’importe qui prétendant en faire partie, c’est dire de cette catégorie qu’elle n’existe pas.

    Nous observons que les hommes ne sont pas concernés par cela : un homme est toujours une personne qui est dit homme par les autres hommes, qui est perçu homme par les autres hommes.

    Comment Keira Bell, cette jeune militante lesbienne anglaise de 23 ans qui regrette aujourd’hui d’avoir pris des hormones et des bloqueurs de puberté à l’âge de 16 ans, pouvait-elle savoir qu’elle était lesbienne ?

    En France aussi, quand des lesbiennes veulent organiser des activités entre elles, elles subissent des pressions de la part de groupes s’identifiant féministes « queers » pour intégrer dans leurs activités des personnes transféminines attirées exclusivement par les femmes.

    Nous constatons que trop souvent ces personnes essaient de contrôler notre parole, nos pratiques et notre visibilité. Nous voulons garder nos espaces, nos activités sportives et festives en non-mixité.

    Nous voulons notre espace sans que certains groupes nous en empêchent au nom d’un « droit à l’inclusion ».
    Les gays ont des espaces intimes à eux, les personnes trans ont des associations aussi, nous voulons pouvoir faire de même sans que certains groupes cherchent violemment à nous en empêcher au nom du droit à l’« inclusion » .

    L’injonction à la transition d’adolescentes (lesbiennes ou pas) et la négation de la sexualité des femmes lesbiennes relèvent du sexisme et de la lesbophobie.

    Nous alertons l’ensemble de la société sur les dangers du trans-activisme extrême (qui ne représente pas l’ensemble des personnes trans) qui occulte l’ensemble des femmes et leur demandons d’œuvrer à la visibilité lesbienne.

    Celle-ci est la preuve donnée aux petites filles et aux adolescentes (y compris hétérosexuelles) qu’il est possible d’être une femme sans se conformer aux stéréotypes de genre. Plus nous tarderons à réagir, plus nombreuses seront les jeunes femmes affectées, qui pourraient se voir forcées d’effectuer une transition, et plus les dommages physiques seront lourds et irréversibles.

    * La tribune est signée par l’association « 44 vilaines Filles » (collectif lesbien nantais), et par Marie-Jo Bonnet, Chercheuse, historienne, co-fondatrice des Gouines Rouges, lesbienne et militante féministe ; Christine Le Doaré , Ex-présidente du centre LGBT de Paris et militante féministe universaliste ; Yolanda Alba, Vice présidente du réseau européen des femmes journalistes et écrivaine ; Florence-Lina Humbert, Journaliste 50/50 Magazine ; Marguerite Stern, Réalisatrice de podcast et militante féministe ; Marie Josèphe Devillers, militante lesbienne féministe ; Ana Minski, écrivaine et militante ; Marie Montaigue, enseignante ; Valérie Pelletier, abolitionniste et militante féministe radicale ; Nadia Guenet, réalisatrice radio et productrice de « la révolution sera féministe » ; Julie-Elisa Go, féministe et développeuse ; Chantal Hervouet, militante féministe lesbienne et abolitionniste ; Alexis Solis, féministe lesbienne, abolitionniste ; Martine Ragon, militante féministe abolitionniste ; Morgane Ricard, militante ; Valentine Minery féministe ; Lucie Robin-Lesage, féministe ; Marie Noëlle Gerolami, lesbienne féministe ; Sophie Plisson, archéologue ; Muriel Petit, enseignante ; Annick Karsenty, militante feministe abolitionniste.

    #Rowling

  • Un film sur #Larry_Kramer, récemment disparu, et qui s’est insurgé contre une réécriture de l’histoire par les militant·es trans qu’il accuse d’invisibiliser les gays et les lesbiennes (en prétendant qu’elles et ils seraient des trans hétéros).

    https://twitter.com/TwisterFilm/status/1267179585042595847

    Larry Kramer to ’Stonewall’ Filmmaker : ’Don’t Listen to the Crazies’
    https://www.advocate.com/arts-entertainment/2015/08/10/larry-kramer-stonewall-filmmaker-dont-listen-crazies

    “Don’t listen to the crazies. for some reason there is a group of ’activists’ that insists on maintaining their prime importance and participation during this riot. unfortunately there seems no one left alive to say ’it wasnt that way at all,’ or ’who are or where the fuck were you.’ as with so much history there is no way to ’prove’ a lot of stuff, which allows artists such as yourself (and me I might add) to take essences and attempt to find and convey meaning and truth. i sincerely hope this boycott your film shit peters out. we are not dealing with another ’Cruising’ here. keeping your film from being seen is only hurting ourselves. good luck and thank you for your passion.”

    Voici un exemple des critiques envers Stonewall le film, qui affirment qu’il invisibilise les trans women of color.

    Controversial casting for new ’Stonewall’ film sparks outrage
    https://www.stonewall.org.uk/node/21292

    Stormé Delavarie (sic), a butch bi-racial lesbian and drag king is noted to have thrown the first punch in an act of self-defense in the face of police brutality. Stormé doesn’t make the Stonewall film’s cut, though we do hear a woman being detailed by police shouting a version of her famous line ‘Why don’t you guys do something?’.

    Miss Major and Sylvia Rivera are TWOC, campaigners and activists that were incredibly present in the Stonewall riots. They are nowhere to be seen as far as we’re led to believe; erased from their own history and undermined by the work that goes into ‘preserving’ it. These four trailblazers, Marsha P Johnson, Storme Delarvie (sic), Miss Major and Sylvia Rivera, deserve our attention.

    Voici comment ça s’écrit en vrai. #Stormé_DeLarverie
    https://en.wikipedia.org/wiki/Storm%C3%A9_DeLarverie

    Et on a déjà vu ici qu’elle faisait l’objet d’une lutte de mémoire, entre des personnes qui ne la connaissent pas qui la disent trans et ses proches qui la disent butch et drag king.

    https://seenthis.net/messages/814564

    Larry Kramer again, contre l’historicisation de l’homosexualité. (Je crois qu’il n’a pas bien compris le propos de ces savant·es qui expliquent que la sexualité et l’amour sont aussi des faits sociaux qui s’expriment différemment d’une société à l’autre, homo ou hétéro.)

    Queer Theory’s Heist of Our History - The Gay & Lesbian Review
    https://glreview.org/article/queer-theorys-heist-of-our-history

    Gay people are victims of an enormous con job, a tragic heist, and it has been going on for too many years. It is time to call its bluff. This means recognizing that we have been here since the beginning of the history of people. It means accepting that men loving men, men having sex with men, has been here since the beginning of history.

    https://www.advocate.com/society/activism/2009/04/29/larry-kramers-case-against-queer

    Larry Kramer s’est insurgé contre l’activisme trans et son effet délétère sur les gays et les lesbiennes (et ci-dessous les femmes).

    Anger over women’s business honour for cross-dressing banker | The Times
    https://www.thetimes.co.uk/article/anger-over-women-s-business-honour-for-cross-dressing-banker-h0gv3l7nw

    A male Credit Suisse director who sometimes goes to work in a wig and dress has prompted outrage by accepting a place on a list of the Top 100 Women in Business.

    Philip Bunce, who is married with two grow-up children, typically spends half his time as Philip and half as his female alter ego, Pippa. He says he is “gender fluid” and “non-binary.”

    In previous interviews, Mr Bunce described climbing the career ladder as a man and waiting until he was “very established” and “quite senior” at the investment bank before starting to cross-dress at work four years ago.

    Ici une artiste lesbienne butch a été « transed », on affirme après coup qu’elle était trans. Des histoires comme ça se multiplient, au grand dam parfois des proches qui rappellent que la meuf était butch et que c’est aussi une identité. (Perso je pense que c’est probablement la même identité qui s’exprime différemment selon les propositions sociales que reçoivent les personnes et en ce moment la proposition c’est chest binding, mamectomie, hormones, des solutions très médicalisées et qui ré-essentialisent d’une certaine manière les identités de genre. Bof.)

    Marlow Moss : forgotten art maverick | Culture | The Guardian
    https://www.theguardian.com/artanddesign/2014/aug/25/marlow-moss-cornwalls-forgotten-art-maverick-tate-britain#maincontent
    https://i.guim.co.uk/img/static/sys-images/Arts/Arts_/Pictures/2014/8/25/1408982985920/A-detail-from-White-Black-010.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=fo

    Marlow, née Marjorie, Moss was born in London in 1889 and died in Cornwall in 1958. In the intervening 69 years, she changed herself utterly. The child of prosperous Jewish parents, she took herself off to the Slade, disappearing to Cornwall after a nervous breakdown. When she returned, it was as the crop-haired, jockey-clad, Marlow-not-Marjorie lesbian Canney saw in Newlyn 40 years later. In the meantime, she had moved to Paris and found the work of Piet Mondrian.

    The effect was electrifying. One of the things that makes Moss stand out historically as an English artist is her untypical passion for European modernism. In 1927, the year she moved to Paris, the hottest group in London was the Seven and Five Society, its members still doggedly struggling to marry an outdated post-impressionist style to an outmoded local romanticism. Moss, by contrast, apprenticed herself to Fernand Léger, then experimenting with the mechanical mode of painting he had dubbed purism. Even this would not be radical enough for Léger’s English student. In or about 1928, Moss saw her first Mondrian, and the die was cast.

    Zut, le truc suivant s’affiche pas chez moi mais le titre suffit peut-être. Ça, ça énervait un peu Larry Kramer.

    Trans author : ‘A lot of gay men are gay men as a consolation prize because they couldn’t be women’
    https://www.gaystarnews.com/article/juno-dawson-gay-men-consolation-prize

    Et le reste du fil :

    17./ That homophobia permeates much of the gender identity industry who in their hearts believe most little fem boys are really girls and butch girls are really boys. Here’s a therapist in a video for @GIRESUK
    salivating at the prospect of putting a boy on puberty blockers.

    18./ And it’s not just boys. There’s an even more profound attack underway on the mental health of girls who aren’t “gender conforming” with social media full of celebrations, for example, of the wearing of chest binders in preparation for eventual breast removal by surgery.

    Malcolm Clark
    @TwisterFilm
    19./ The gender identity lobby has embarked on a wholesale erasure of gay history, is steeped in homophobic contempt for gays (and transsexuals for that matter) and wants to medicalise young lesbians and gays. How will we overcome it? In part by following Larry Kramer’s example.

    21./ We also need his pride. He didn’t think ’gay’ was part of a narcissistic spectrum of navel-gazing “identities” worn as lightly as some Pippa Bunce dress. He thought we were special and believed our history and our stories should be cherished. He was right.

    22./ Above all we’ll need his conviction. At first he and his supporters were a tiny band hated by the gay establishment. Today our LGBT establishment are as blind to the danger the gender identity plague poses as their predecessors were to AIDS. It’s time to open their eyes.

    Voilà. Ça pue.
    #LGBT #transidentité #gay #transactivisme

  • Les médias s’éveillent au problème transgenre… plus ou moins

    https://racinerouge.fr/2020/02/les-medias-seveillent-au-probleme-transgenre-plus-ou-moins
    https://racinerouge.fr/wp-content/uploads/2020/02/terfsaubucher-1024x1024.jpeg

    Il est erroné de voir ce conflit comme une simple « compétition absurde » comme l’écrit Charlie Hebdo, une guéguerre puérile entre des groupuscules sur internet, surtout quand on met en lumière des choses aussi graves que la pression exercée sur les lesbiennes dans le monde réel, comme le rapporte Marguerite Stern dans Nouvelle Veg, pour élargir leur conception de l’homosexualité aux hommes à partir du moment où ils s’auto-proclament femme et lesbienne. J’ai relaté nombre de ce genre de folies dans les pays anglo-saxons, dont on ne cesse d’adopter les obsessions identitaires et rétrogrades sur la race, la religion et le sexe, avec les conséquences que l’on connait sur la société française. Ne pas voir l’ombre du danger des revendications transgenres se profiler sur la France indique au mieux une mauvaise maîtrise du sujet, au pire une grande naïveté. Si Marguerite Stern a décidé de dénoncer ces dérives, c’est bien parce qu’elle en a constaté l’emprise sur son initiative au sein des collectifs de colleuses et sur les murs des villes de France.

    Elle n’est pas la seule à se retrouver confrontée à ce militantisme agressif dans le « vrai monde », pour ainsi dire. Vendredi soir, j’ai reçu un coup de fil d’une amie enseignante dans un collège où elle anime un atelier « lutte contre le sexisme ». Ce matin-là, elle participait à une formation sur inscription libre pour enseignants venus de divers établissements, tenue au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, créée par l’Éducation Nationale et intitulée « Stéréotypes hommes/femmes dans les médias ». Les intervenants se composaient des journalistes Isabelle Motrot, rédactrice-en-chef de Causette, et Lauren Bastide, créatrice de la Poudre, une série de podcasts, ainsi que de Laurence Corroy-Labardens, professoresse à la Sorbonne-Nouvelle spécialisée sur les médias.

    Bastide consacre une partie de son intervention à la question transgenre, en qualifiant les critiques actuelles du mouvement de « conservatrices » et qui selon elle ne sont énoncées que par des personnes « d’extrême-droite » aussi bien que « fascistes ». Elle explique que « le féminisme, c’est un point de départ, il faut maintenant converger vers un mouvement plus large incluant les femmes trans » et autres minorités sexuelles. En d’autres termes, défendre les intérêts de la moitié de la population mondiale, c’est bien mignon, mais il faut maintenant consacrer nos ressources à une petite minorité d’hommes travestis.

    La journaliste défend l’idée d’une multitude de sexes, en prenant pour exemple une femme de sa connaissance née sans utérus. Déconcertée, mon amie fait remarquer que, tout de même, les différences biologiques entres les hommes et les femmes sont nombreuses, et que seules les femmes peuvent porter un enfant. « Donc selon vous, si on naît sans utérus, on n’est pas une femme ? » lui rétorque une enseignante. Ni l’une ni l’autre ne semble comprendre qu’elles parlent d’une anomalie rare. « Je n’ai pas osé le leur dire, » me confie mon amie. Une autre lui cite Simone De Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ! » Un autre enseignant propose d’installer des toilettes mixtes dans les écoles, une idée qui revient souvent au prétexte que les personnes transgenres y seraient protégées.

    Il y quelque temps déjà, un collègue enseignant en histoire, qui s’était dit intéressé par le projet anti-sexisme de mon amie, s’était invité dans sa classe pour « sensibiliser » les enfants aux « droits des personnes transgenres », plus précisément leur accès au droit de vote en Inde. « Ça n’avait rien à faire là, » me dit mon amie en revenant sur toutes ces interventions. « Ils ne parlaient presque que de ça alors que nous, avec ma collègue, on apprend aux gamins que si tu es un garçon et que tu veux devenir coiffeur, eh bien tu peux être coiffeur. Le but, c’est de leur expliquer que les mains aux fesses, c’est pas possible, traiter un garçon qui a des amies de pédé non plus, regarder un peu comment les hommes et les femmes sont représentés dans les médias : est-ce qu’on ressemble à ça ? Etc… »

    Plus tard, c’est Laurence Corroy-Labardens qui est intervenue auprès des enseignants. « Son discours était bien différent. Elle faisait la distinction entre les différences biologiques et les différences imposées par la société. Elle a par exemple dit qu’il fallait garder à l’esprit les différences biologiques car c’était important dans certaines études. » Corroy-Labardens évoque notamment le fait qu’en médecine, ce sont principalement sur des modèles masculins que l’on teste les traitements, alors que le corps des femmes n’y réagit pas nécessairement de la même façon. De même, les hommes et les femmes ne sont pas atteints des mêmes maladies. En cause : les différences comme le poids, la masse musculaire, le métabolisme, la structure osseuse, etc. L’idée selon laquelle le sexe « binaire » ne serait qu’une invention fantasmée par les bigots ne tient donc pas face au réel.

    Cette propagande est proférée par des personnes qui sortent des universités et d’écoles prestigieuses, se croyant décidément très éclairées. « Tout ça manquait de nuance, » opine mon amie. « Pour une formation censée combattre les stéréotypes, je trouve qu’on était en plein dedans. Je ne me suis pas retrouvée dans ce discours. Comme il est à la mode, on ne le remet pas en question et on diabolise le propos inverse : si tu considères les femmes trans comme des hommes, tu es forcément un fasciste. Il y avait un manque de prise de recul face aux polémiques actuelles sur le sujet. »

    #féminicide #sexisme_trans #appropriation #domination_masculine #backlash #invisibilisation_des_femmes

  • #Kristina_Harrison : Dossier trans : L’auto-déclaration de genre met en danger les femmes

    Kristina Harrison, salariée du National Health Service, est une personne transsexuelle qui a subi des opérations chirurgicales et subit toujours un traitement hormonal afin d’être considérée comme une personne du sexe opposé à son sexe de naissance. Elle est également militante et défend l’idée que le passage d’un système de reconnaissance légale fondée sur un diagnostic médical à un système fondé sur une simple déclaration de la personne concernée aurait des conséquences désastreuses sur des jeunes gens vulnérables, sur les mesures spécifiques aux femmes et par ailleurs nuirait également aux personnes trans.

    Le gouvernement conservateur au pouvoir au Royaume-Uni, malgré des tergiversations de façade, a démontré une intention ferme quant à la refonte du Gender Recognition Act (GRA) de 2004. Il bénéficie du soutien du parti travailliste et d’un mouvement transgenriste qui a désormais pignon sur rue. Ce mouvement est imprégné de ce qui est largement vu comme une idéologie de genre intolérante et même extrémiste. Ce n’est pas sans raison que femmes et personnes transsexuelles en nombre croissant ont exprimé leurs inquiétudes. Si la nouvelle mouture du GRA est adoptée, le terme « transgenre », ainsi que les termes « homme trans » et « femme trans » seront désormais des termes vagues désignant toute personne biologiquement femelle qui s’identifie comme étant un homme, ou l’inverse.

    Les personnes trans peuvent être des hommes qui s’identifient comme femmes mais veulent conserver un corps d’homme, des personnes « gender fluid » (qui s’identifient comme femmes certains jours et hommes d’autres jours), ou encore ceux que nous appelions auparavant des travestis, en particulier des hommes qui ont un fétiche sexuel dirigé vers les vêtements et les attributs physiques féminins.

    (Un slogan placardé dans le XIe arrondissement, à Paris. Les « TERFS », c’est quiconque met en doute qu’un homme est une femme s’il prétend en être une.)

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.economist.com/open-future/2018/07/03/a-system-of-gender-self-identification-would-put-women-at-risk
    #transactivisme #agresseurs_sexuels #intimidation_des_féministes #chasse_aux_sorcières #antiféminisme #violences_masculines

    • Nous sommes nombreuses à insister sur le fait que les femmes sont avant tout un groupe défini par un sexe biologique et une socialisation spécifique. Le sexe est une réalité, c’est même ce qui est au fondement de l’espèce humaine.

      Lien vers

      Fleur Furieuse - Féminisme radical et abolitionniste : Tribune : les « femmes trans » sont-elles des femmes ?
      https://fleurfurieuse.blogspot.com/2020/02/tribune-les-femmes-trans-sont-elles-des.html

      Selon les féministes radicales et matérialistes, les femmes sont tout d’abord des êtres humains femelles. Elles ont un double chromosome X et, sauf malformation ou anomalie, elles ont un appareil génital qui permet la gestation et l’accouchement d’un enfant.

      Les caractéristiques physiques liés à la procréation correspondent au sexe biologique, notion distincte de celle de « genre », qui désigne une construction sociale, et plus exactement un système d’oppression qui organise l’humanité en deux groupes, l’un dominant et exploitant l’autre.

      Cette exploitation des femmes est intrinsèquement liée à leur biologie. Dans nos sociétés, les petites filles sont éduquées différemment des petits garçons ; en raison de leur sexe de fille.

      Être une femme n’est pas un ressenti. Cela correspond à une réalité physiologique très spécifique et à un vécu social tout aussi spécifique. Tout cela est réel.

      Moui... Il y a une certaine confusion dans les deux textes (surtout le deuxième) entre corps sexué et socialisation genrée. Les deux sont mis ensemble alors que l’expérience des femmes et des hommes trans montrent qu’on peut bien avoir une socialisation genrée sans le sexe qui va avec, lequel est d’ailleurs assez complexe à définir : utérus, certes, chromosome (il y a d’ailleurs des hommes cis XX), sexe hormonal, caractères physiologiques secondaires, etc. Pas non plus parce qu’on dit qu’on est un homme ou une femme. Mais parce qu’on est perçu·e comme homme ou femme et qu’on subit les injonctions qui vont avec. En ce sens, l’auto-identification est une disposition complètement individualiste qui récuse l’option j’ai une identité de genre > je l’exprime > elle est reconnue par les autres et passe direct à j’ai une identité de genre > je m’en fous du regard des autres mais je veux qu’elle soit reconnue et que la société s’organise autour de mon auto-identification, quand bien même elle constituerait un fait social bien moins consistant que les violences subies par les femmes et toutes les dispositions prises pour les mettre vaguement à l’abri.

      Je pense que c’est l’auto-identification le problème, pas la #transidentité et voilà pourquoi je vous remercie, @tradfem, de publier ce texte (alors que par ailleurs vous avez tendance à genrer au masculin toutes les femmes trans, post-op ou jamais-op, féministes ou violeurs se prétendant femmes, ce qui me semble une grave erreur au regard de ce qu’est le genre et de la capacité à faire des alliances aussi précieuses que celles à faire avec les personnes trans elles-mêmes).

      Pour revenir sur le deuxième texte, le féminisme matérialiste se focalise sur le caractère social de cette identité et « Fleur furieuse » tire un peu facilement la couverture à elle, d’une manière très confuse. En tant que rédac chef, j’aurais refusé un tel article parce qu’il est incohérent. Mais si j’ai bien compris c’est un billet de blog et elle a été censurée pour « transphobie ». Pas d’accord avec son propos mais la censure dont elle fait l’objet est inacceptable et exprime bien ce que Harrison raconte de ce débat : accusations de folie haineuse envoyées à la volée, intimidation et censure. Et ça commence juste en France !

    • Je converse pas mal avec des jeunes femmes qui bloquent toute discussion dès qu’elles ont posé l’étiquette TERF sur ma personne, et non pas sur mes propos, c’est assez déprimant.
      Du coup, par souci de diplomatie et parce que je les aime bien, je fais marche arrière en disant que je suis ignorante de ce qui s’annonce, et je leur demande de m’expliquer ce qu’elles souhaitent défendre, et si c’est vraiment le rapport politique des femmes dans le monde qui les intéresse.

    • @touti, et ça marche ? Elles arrivent à l’expliquer ?

      Je vois moi aussi pas mal de jeunes femmes à fond, qui prennent toute divergence d’avec leur violence ou leurs arguments pour une position trans-exclusive (non, pas forcément), qui réduisent le débat à une lutte générationnelle, façon une vague chasse l’autre alors qu’il y a aussi des quadras et des quinquas qui connaissent bien leurs classiques queer (quel âge ont les mecs trans Preciado, Bourcier et #Jack_Halberstam, hum ?) qu’il y a aussi plein de jeunes femmes féministes matérialistes qui ne sont pas dans leurs trips queer, un peu écartelées entre la volonté de ne pas exclure et un peu de bon sens et qui doivent être très intimidées par cette nouvelle doxa (voir l’expression qui fleurit, y compris pour des événements culturels, de « TERF pas bienvenues »).

      J’ai envie de dire à ces meufs queer (ou hétérotes complexées) que c’est trop la classe féministe, d’en remettre une couche sur les hiérarchies patriarcales en gerbant sur des femmes qui sont considérées comme périmées. Et ce que me disent mes copines quinquas qui essaient de militer dans un cadre ouvert et bienveillant avec ces jeunes meufs, c’est que le niveau frôle les pâquerettes.

      Bref !

  • #Meghan_Murphy : « Identité de genre » : Que signifie ce concept pour la société, pour le droit et pour les femmes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/20/meghan-murphy-identite-de-genre-que-signifie-ce-concept-pour-la-s

    Merci à toutes et à tous d’être venus ici ce soir. J’espère que nous n’avons pas eu à refuser trop de monde… Les organisatrices me disent avoir sollicité une vingtaine de salles avant de contacter la Bibliothèque publique de Toronto, personne n’étant prêt à accueillir l’événement. Alors, même si nous aurions aimé avoir une plus grande salle, pour répondre à la demande, nous sommes quand même heureuses d’être ici, à Toronto, pour enfin avoir cette conversation, en dépit de tous les efforts des militants locaux et, bien sûr, de votre maire qui semble un peu confus.

    Je suis ici aujourd’hui pour vous décevoir tous et toutes. Je ne dirai rien de controversé, de choquant ou de haineux. Je vais plutôt dire des choses parfaitement rationnelles, raisonnables, que tout le monde, ou presque, comprend et approuve déjà. Mais étant donné que nous vivons désormais dans un monde où les tweets de nos amis pèsent plus lourd que la réalité, plus lourd que la compréhension des écrits, l’écoute ou la pensée critique, le fait d’énoncer des choses très raisonnables peut très vite être qualifié de « sectarisme ».

    D’ailleurs, parlons du sectarisme — que signifie ce mot ? Un dictionnaire qualifie de « sectaires » les personnes qui font preuve « d’intolérance plus ou moins agressive et d’étroitesse d’esprit à l’égard des opinions religieuses, philosophiques ou politiques d’autrui ». Alors, voyons qui, dans ce débat, est intolérant. Qui est ici pour partager une conversation, pour examiner des questions et préoccupations légitimes émanant principalement de femmes ; qui souhaite se forger sa propre opinion, au moyen d’informations et de réflexions rationnelles plutôt que s’en remettre à un esprit de lynchage ; et qui a décidé de calomnier, de haïr, de menacer, intimide, d’ostraciser d’autres personnes et de les réduire au silence, et ce en l’absence d’information sérieuse, dans un refus d’écouter ou d’avoir une véritable discussion, en misant sur des stéréotypes imaginaires et déshumanisants.

    Le sectarisme est, selon une autre définition, « une dévotion obstinée ou intolérante envers ses propres opinions et préjugés ». Quelqu’un de sectaire est quelqu’un qui « considère ou traite les membres d’un groupe avec haine et intolérance ».

    Traduction : Nicolas pour #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/10/31/35775
    #sectarisme #identité_de_genre #transactivisme #intimidation_antiféministe #transphobie #transfemme #femme #féminisme #transgenre

  • #Jocelyn_Crawley : Female Erasure met à la fois en lumière la misogynie contemporaine et l’importance des espaces non mixtes femmes.
    http://tradfem.wordpress.com/2019/06/08/female-erasure-met-a-la-fois-en-lumiere-la-misogynie-contemporain

    À une époque où le battage fait autour du transgenrisme a amené des activistes queer à remettre en question le concept même de femme biologique et à le dénoncer, les féministes doivent être attentives à ce dossier. Et c’est exactement ce que font la quarantaine de collaboratrices qui ont prêté leur plume à Female Erasure, une anthologie récemment publiée sous la direction de Ruth Barrett.

    Dans Female Erasure : What You Need To Know About Gender Politics’ War on Women, the Female Sex and Human Rights (Tidal Time Publishing, 2019), des autrices d’horizons et de tendances idéologiques diverses examinent l’impact de la politique du genre sur le mouvement de libération des femmes. La montée du transactivisme a entraîné plusieurs changements idéologiques au sein de la société, y compris l’apparition de l’idée que le genre est une identité personnelle plutôt qu’une construction sociale, imposée aux gens en fonction de leur sexe. Aux termes de ce courant de pensée, les réalités biologiques (comme l’utérus, les seins et les vagins d’une femme) deviennent sans rapport avec sa condition féminine – le simple fait de s’affirmer femme suffit à en devenir une.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/04/06/female-erasure-sheds-light-contemporary-misogyny-value-women-space

    #non-mixité #féminisme #transactivisme #queer #patriarcat #émancipation #genre

  • #Raquel_Rosario_Sanchez : INTERVIEW : Les attaques menées contre les féministes radicales atteignent l’Argentine
    http://tradfem.wordpress.com/2019/04/04/interview-les-attaques-menees-contre-les-feministes-radicales-att

    Le 15 février, lors d’une assemblée du Collectif argentin contre la violence faite aux femmes Ni Una Menos, un transactiviste a agressé physiquement une femme. Cette réunion avait été organisée pour planifier les événements du 8 mars, Journée internationale de commémoration des luttes des femmes, et des féministes avaient été invitées à s’adresser à l’assemblée avec leurs revendications à mettre en valeur ce jour-là, dans des déclarations préparées. Un groupe de femmes – membres de Feministas Radicales Independientes de Argentina (FRIA) – devait prendre la parole, mais lorsqu’une membre nommée Ana est allée prendre le micro, le public s’est mis à scander : « Virez-la ! Jetez-la dehors ! » La toxicité a atteint un point d’ébullition lorsqu’un transactiviste s’est précipité sur Ana et l’a agressée physiquement. https://twitter.com/8RosarioSanchez/status/1110616077153849345

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/04/02/interview-radical-feminism-and-trans-activism-clash-violently-in-ar
    #transactivisme #antiféminisme #violences #8_mars

  • #Meghan_Murphy : L’annulation de la subvention accordée à Vancouver Rape Relief démontre que le transactivisme constitue une attaque contre les femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2019/03/24/lannulation-de-la-subvention-accordee-a-vancouver-rape-relief-dem

    Jeudi dernier le 14 mars, les conseillers municipaux de Vancouver ont voté en faveur de supprimer le financement du plus ancien centre d’aide aux victimes de viol et maison de transition au Canada. Le Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter (VRRWS) recevait des fonds municipaux depuis plus de 10 ans. Bien que VRRWS recevra ces fonds cette année, le Conseil a décidé que la subvention ne sera pas renouvelée l’an prochain, à moins d’un changement de la position de l’organisme de maintenir un espace réservé aux femmes. Cette subvention, d’une valeur approximative de 30 000 $, sert à l’éducation et à la sensibilisation du public.
    Les efforts de suppression de ces fonds ont été pilotés par des transactivistes de la région, notamment Morgane Oger, vice-président du NPD de la Colombie-Britannique, qui a fait l’objet de nombreuses plaintes de la part de citoyennes, étant accusé de diffamation et de harcèlement de féministes par Internet.

    Lors d’une réunion du conseil municipal mercredi, Hilla Kerner, membre du collectif VRRWS, a fait remarquer que personne n’avait informé l’organisation que cette subvention serait discutée et éventuellement interrompue à la suite de cette discussion, ce qui signifie que, si les militantes de VRRWS n’avaient pas été informées en privé, elles n’auraient eu ni soutien lors de cette réunion ni aucune possibilité pour se défendre. « Personne n’a pris la peine de nous inviter à expliquer notre position, nos pratiques, notre politique et nos services », a déclaré Madame Kerner.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/03/20/discontinuation-of-grant-to-vancouver-rape-relief-shows-trans-activ

    #transactivisme #centre_d'accueil #violences_masculines #Vancouver #viol #femmes