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    Immigrés : malgré l’inflation, les transferts d’argent continuent pour soutenir les familles restées au pays
    Par Adèle Surprenant Publié le : 18/06/2026
    En dépit de l’inflation, de l’instabilité politique et économique ou de la hausse des inégalités, l’argent envoyé par les migrants dans leur pays d’origine demeure un flux stable. En France, les immigrés - soumis à des pressions familiales souvent - rognent sur d’autres postes de dépense pour maintenir les envois d’argent à leurs proches. « Qui est arrivé en dernier ? », demande le nouveau venu qui se glisse derrière la dizaine de clients déjà entassés dans les quelques mètres carrés du Ria, opérateur de transfert de fonds et de change, à Marseille (sud de la France). Son tour venu, le quarantenaire, vêtu d’un maillot de l’équipe de foot Raja de Casablanca (au Maroc), s’approche du guichet, visiblement nerveux. « Pour envoyer 150 euros, s’il vous plaît ». Sa carte bleue est refusée une première fois, puis une seconde fois. Finalement, il sort trois billets de 50 euros.
    À la sortie, Abdel* s’allume une cigarette : « C’est le début du mois et je suis déjà à sec », reconnaît le salarié en contrat à durée déterminée (CDD), chauffeur dans une entreprise de déménagement. « Mon frère m’a appelé, ma mère est malade, ils ont besoin d’argent, c’est comme ça », résume-t-il, laconique. Plus loin, une autre cliente du Ria avance le même argument. « Bien sûr que l’inflation nous touche. Mais est-ce qu’on a vraiment le choix, quand nos parents sont malades ? », lâche-t-elle, avant de s’élancer sur La Canebière, artère commerciale du centre-ville de Marseille.
    Malgré le « contexte d’incertitude économique, de conflits et de montée des inégalités », les remises d’argent - ou transferts d’argent que les émigrés envoient à leurs proches restés dans leur pays d’origine - sont un flux financier « remarquablement stable », selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). En 2024, 19,7 milliards de dollars (environ 17 milliards d’euros) ont été envoyés depuis la France vers l’étranger. Et ce, malgré un contexte économique compliqué par l’inflation.
    « Pour les migrants, il y a un versement qui n’est jamais remis en question, quelles que soit les difficultés économiques rencontrées : ce sont les versements aux ascendants [parents et grands-parents, ndlr] », affirme Caroline Henchoz, professeure à la Haute école de travail social et de santé de Lausanne (Suisse), spécialiste en sociologie économique, du genre et de la famille. Les migrants vont préférer se serrer la ceinture sur d’autres postes de dépense, comme l’alimentaire, le vestimentaire et les loisirs, plutôt que de diminuer ou arrêter les envois d’argent réguliers. D’autres types d’envois de fonds, comme ceux destinés à « investir » dans l’éducation de proches ou dans le secteur commercial, sont « plus vulnérables », explique encore la professeure.
    Les envois de fonds des exilés « dépassent désormais la valeur combinée de l’aide publique au développement [ensemble de flux financiers ayant pour but de favoriser le développement économique des pays en développement, ndlr] et de l’investissement direct étranger [IDE, investissement international, ndlr] », d’après l’OIM. "Ces fonds dépendent d’un travail invisible des migrants, de leurs privations, ce qui est souvent très peu mis en avant", dit Caroline Henchoz, soulignant le décalage avec les discours « négatifs » sur l’immigration.
    Le travail financier, fait de sacrifices et d’heures supplémentaires, est décuplé par un « travail émotionnel », selon elle, qui doit composer avec des « pressions familiales importantes ». En face, les migrants vont eux-mêmes développer des attentes vis-à-vis des proches avec qui ils entretiennent ces liens financiers. « On se prive du superflu du luxe, mais l’argent versé doit être utilisé pour le nécessaire. »Étudiant en deuxième année de Licence à Aix Marseille Université, Jessie Mahongeu, 28 ans, a l’habitude de venir au Western Union du boulevard d’Athènes, à l’ombre de la gare Saint-Charles, pour recevoir des « mandats » de ses parents, commerçants en République démocratique du Congo (RDC).
    Ce jour-là, c’est à son tour d’envoyer de l’argent à un proche, resté au pays : sept euros qui pèsent déjà lourd sur son budget serré, complété par 15 heures de travail hebdomadaire dans un fast-food marseillais. L’augmentation du coût de la vie impacte son quotidien, comme ses projets d’avenir, devenir enseignant-chercheur en chimie.
    S’il n’envoie des fonds que ponctuellement, l’étudiant sait que viendra son tour de « prendre la relève » de façon permanente. Les pressions familiales ? Il les subit, sans les condamner : « Nos parents ne savent pas la réalité ici, ils pensent que quand tu viens à l’étranger, tu as déjà réussi ».La « réalité » - entre inflation, crise du logement et hausse du taux de chômage - pourrait encore être compliquée par les effets économiques de la guerre en Iran et de la fermeture du détroit d’Ormuz. Pourtant lorsque la conjoncture économique est mauvaise, les transferts d’argent augmentent : c’est l’"effet contracyclique", explique Hillel Rapoport, professeur à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne et titulaire de la chaire Économie des migrations internationales à PSE-École d’économie de Paris. Elle consiste à stimuler l’économie lorsque celle-ci tend à ralentir, et à la freiner lorsqu’elle s’emballe.
    Outre les envois de fonds, le rôle de la migration est principalement de « créer des ponts » économiques, commerciaux ou éducatifs entre les pays de départ et les pays d’immigration, soutient Hillel Rapoport. « La migration contribue surtout à l’insertion des pays d’origine dans l’économie mondiale ».

    #Covid-19#migration#migrant#france#economie#transfert#APD#sante#famille

  • Répression « made in France » en Indonésie, notre second client
    https://www.obsarm.info/spip.php?article747

    Les grandes entreprises d’armement françaises, présentes à Eurosatory du 15 au 19 juin, ont engrangé des contrats colossaux avec l’Indonésie, notre second client en 2024. Pourtant, selon notre enquête publiée dans « Le Nouvel Obs » ce jeudi 11 juin, ces gros contrats dissimulent une contrepartie : la contribution française à la répression de la population. Les flash-ball de l’entreprise stéphanoise Verney Carron et des blindés co-conçus avec Arquus sont utilisés par la police indonésienne (…) #Transferts_d'armements

    / #Contrôle_des_exportations, Transferts / exportations, #Guerres_civiles, #La_une

    #Transferts_/_exportations

  • Le maintien de la paix en péril face à la chute des effectifs et à l’impasse géopolitique
    https://www.obsarm.info/spip.php?article744

    (Stockholm, 25 mai 2026) - Les tensions géopolitiques, les pressions politiques et les crises de financement mettent en péril la viabilité des opérations multilatérales de maintien de la paix, selon une nouvelle analyse de leurs évolutions et tendances, publiée aujourd’hui par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Fin 2025, les effectifs déployés dans ces opérations ont atteint leur niveau le plus bas depuis au moins 25 ans. Ce nouveau rapport et les données (…) #Transferts_d'armements

    / ONU / Organisation des Nations unies, #Droit_international_humanitaire, #Opérations_de_paix, #La_une

    #ONU_/_Organisation_des_Nations_unies
    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/mpo_pr_fre.pdf

  • Militarisation des enseignements à l’université
    https://www.obsarm.info/spip.php?article742

    Une quarantaine d’organisations politiques, syndicales, associatives et culturelles, ont mis en place un village internationaliste à l’Université du Mirail le 7 mai 2026 en réponse au salon militariste « Space Summit for a Resilient Future » initialement prévu en mai et qui se déroulera les 27 et 28 octobre 2026 avec le soutien de la Région Occitanie. Ci-dessous l’intervention de Christiane Geoffroy à la table ronde sur la militarisation des enseignements universitaires. Je suis artiste (…) #Transferts_d'armements

    / Recherche & développement, #Industrie_d'armement, #Actions_contre_la_guerre, #Antimilitarisme, #Féminisme, #La_une

    #Recherche_&_développement

  • #Somaliland, dove Israele pensa di trasferire i palestinesi di #Gaza

    Israele ha riconosciuto la sovranità dell’autoproclamato Stato subsahariano, che si trova in una posizione strategica ed è ricco di minerali preziosi. Il governo somalo teme che Tel Aviv voglia sfollare lì i palestinesi di Gaza.

    Il Somaliland, conosciuto anche come Somalia britannica, è una striscia di terra che si affaccia sul golfo di Aden, un braccio di mare che collega l’oceano Indiano al Mar Rosso e quindi al canale di Suez. Una posizione strategica fra il Corno d’Africa e una delle principali rotte di comunicazione tra Asia ed Europa. Dal 1991 la Repubblica del Somaliland, attraverso la creazione di un’amministrazione parallela e sostitutiva, si è resa autonoma dal resto della nazione. Tecnicamente si tratta di un’indipendenza de facto, ma non de jure, nel senso che manca il riconoscimento legale e internazionale della sua esistenza. Israele è il primo e attualmente unico membro delle Nazioni Unite ad averne ufficialmente riconosciuto l’indipendenza.

    Separati in casa

    La regione, abitata da popolazioni somale che parlano dialetti dello stesso ceppo, ha alle spalle una storia diversa rispetto al resto del Paese, che fu controllato dall’Italia prima come colonia e poi come territorio in amministrazione fiduciaria delle Nazioni Unite, fino all’indipendenza del 1960. In quegli stessi anni il Somaliland aveva ottenuto l’indipendenza dalla Gran Bretagna, ma la sua esistenza durò appena sei giorni, cioè fino al 1° luglio 1960, quando si unì alla Somalia in un’unica nazione. Le due realtà rimasero comunque separate, con movimenti indipendentisti crescenti nell’ex territorio amministrato dagli inglesi.

    Negli anni Ottanta il Movimento nazionale somalo, un partito politico nato a Londra nel 1981, avviò una serrata guerriglia contro la dittatura militare del presidente della Somalia Siad Barre, che governava il paese dal 1969, con l’obiettivo di ottenere la secessione. Il conflitto aveva profonde radici tribali e claniche: i clan erano e continuano a essere la spina dorsale della società somala e all’epoca la rivolta non fu altro che una risposta alle dure politiche attuate dal regime di Barre contro il principale clan del Somaliland, gli Isaaq.

    Quando, alla fine del 1988, il Movimento occupò Hargeisa e Burao, le due principali città del nord, Siad Barre ordinò il bombardamento della regione con il dichiarato obiettivo di eliminare il clan Isaaq, impiegando mercenari sudafricani e rhodesiani per pilotare la flotta aerea ereditata dai britannici. I civili diventarono l’obiettivo principale e l’aviazione somala distrusse sistematicamente tutte le fonti d’acqua presenti nella regione a fortissimo rischio di siccità.

    Alcuni arrivarono a parlare di una campagna genocidiaria contro gli Isaaq, ma nonostante questa violenza il movimento nel 1990 aveva raggiunto il controllo di tutto il Nord. Tra il 27 aprile e il 18 maggio del 1991, la Grande conferenza dei clan del Nord decretò che la Somalia settentrionale avrebbe revocato la sua unione volontaria con il resto del paese per dare vita alla Repubblica del Somaliland.
    Libere elezioni da trent’anni

    Dietro alla decisione del Somaliland di separarsi definitivamente da Mogadiscio c’erano anche questioni politiche: i clan del Nord decisero di non farsi trascinare nell’infinita guerra civile somala che continua a dilaniare il Paese e ha favorito la presenza di gruppi terroristici legati ad al Qaeda, che tengono sotto controllo intere province. Dopo aver scelto come capitale Hargeisa, la seconda città più popolosa dell’intera Somalia, il Somaliland ha cominciato a cullare il sogno di costituire una vera nazione, ricordando che nella sua breve esistenza nel 1960 ricevette il riconoscimento internazionale da parte di 35 paesi, fra i quali Cina, Egitto, Etiopia, Francia, Ghana, Libia, Unione Sovietica e Israele.

    All’epoca, anche il segretario di Stato americano Christian Herter inviò un messaggio di congratulazionie la stessa Gran Bretagna siglò diversi accordi bilaterali. Addirittura, la regina Elisabetta II auspicò che l’amicizia fra i popoli del neo-indipendente Somaliland e del Regno Unito potesse continuare a lungo. Questo breve, ma storico passaggio è rimasto impresso nelle menti degli abitanti, che sono riusciti a creare uno Stato pacifico dove da trent’anni si vota in libere elezioni. Un evento estremamente raro nel continente africano.
    La strategia di Israele

    Il 26 dicembre 2025 Israele è diventato il primo paese membro delle Nazioni Unite a riconoscere formalmente il Somaliland come Stato indipendente e sovrano, rompendo un silenzio lungo decenni. La notizia è stata accolta con grande gioia dalla popolazione, che ha riempito le strade della capitale per festeggiare. Il presidente del Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdlahuli, detto Irro, ha parlato di «un grande giorno per il popolo e la Repubblica del Somaliland, una pagina d’oro nella storia della nostra nazione dopo trentaquattro anni di lotta».

    La diplomazia di Tel Aviv ha lavorato mesi prima di arrivare al riconoscimento, consapevole dell’importanza strategica di un’area così complessa. Il Somaliland si affaccia sul Golfo di Aden a ridosso dello stretto di Bab el-Mandeb, passaggio chiave tra oceano Indiano e Mar Rosso. Israele può già contare su due basi nella vicina Eritrea, la prima nell’arcipelago delle isole Dahlak, la seconda sulla montagna più alta della nazione africana, dove è stato impiantato un potente radar capace di intercettare trasmissioni a lungo raggio.

    Parallelamente, il governo di Benjamin Netanyahu ha firmato un accordo di cooperazione con gli Emirati Arabi Uniti per l’utilizzo congiunto di una base nella remota isola di Socotra, all’ingresso del Mar Rosso, appartenente al governo riconosciuto dello Yemen. Metà della nazione della penisola arabica è però occupata dagli Houthi – una tribù di fede sciita proveniente dal nord dello Yemen – che sono un proxy (cioè un alleato) dell’Iran, l’unico rimasto ancora attivo, e che da mesi bersaglia Israele con droni e missili.

    Le navi di passaggio verso il Canale di Suez sono diventate l’obiettivo primario degli alleati di Teheran, che hanno obbligato molte imbarcazioni a cambiare rotta circumnavigando il continente africano, allungando i tempi e aumentando le spese. Israele ha reagito bombardando più volte le principali città yemenite e distruggendo una parte delle infrastrutture degli Houthi, sempre guardando con estremo interesse a una base navale in questa regione che potesse facilitare le incursioni aeree nello Yemen.
    Con il benestare degli Usa

    Per Tel Aviv il Somaliland rappresenta quindi una grande occasione, tanto da spingere il ministro degli Esteri, Gideon Saar, a invitare il presidente del Somaliland in Israele e dichiarare che i due paesi stabiliranno relazioni diplomatiche complete, con la nomina di funzionari e l’apertura di ambasciate. Più cauti gli Stati Uniti, con il presidente Donald Trump che si è detto pronto a valutare la situazione, aggiungendo poi: «Ma qualcuno sa esattamente cos’è il Somaliland?».

    Una politica volta a dissimulare un atto che Washington conosceva bene e che ha pienamente approvato. Non a caso il ministro della Presidenza del Somaliland, Khadar Hussein Abdi, ha dichiarato che sono già pronti una serie di accordi che concederanno agli Usa l’accesso esclusivo a tutti i minerali strategici e alle basi navali. Naturalmente, anche Israele avrebbe un accesso privilegiato alle ricchezze dell’ex Somalia britannica, oltre alla gestione condivisa con gli Emirati Arabi Uniti del porto di Berbera, suo principale hub marittimo.

    Secondo i dati diramati dal governo locale, le risorse minerarie comprenderebbero litio, coltan, cobalto e altri minerali strategici, che fanno della neonata Repubblica un luogo piuttosto appetibile. Per Israele, come detto, l’interesse prioritario è indubbiamente strategico, ma anche la gestione dell’intelligence del paese africano e la vendita di macchinari agricoli rientrano nel piano d’affari. Tel Aviv, inoltre, punta ad aumentare la sua influenza geopolitica nel Corno d’Africa, con il ministro degli Esteri del governo di Hargeisa che si è detto pronto ad aderire agli Accordi di Abramo per rafforzare la cooperazione con il governo Netanyahu, soprattutto in materia di difesa.
    Tensione tra vicini

    L’attuale presidente della Somalia, Hassan Sheikh Mohamud, in un discorso alla televisione di Stato ha condannato fermamente le recenti mosse delle autorità del Somaliland, avvertendo che minacciano l’unità e la sovranità nazionale: «La Somalia è una soltanto, una nazione sovrana che va da Mogadiscio ad Hargeisa e chiunque affermi il contrario merita di essere processato per alto tradimento. L’illegale amministrazione di Hargeisa vuole svendersi allo straniero nel tentativo di ottenere il riconoscimento internazionale. Questo riconoscimento non è semplicemente un gesto diplomatico, ma una copertura per gli obiettivi strategici israeliani. Tel Aviv punta allo sfollamento forzato dei palestinesi in Somalia e sta tentando di esportare il suo problema da Gaza nel Corno d’Africa. Si tratta di un passo estremamente pericoloso e il mondo intero, soprattutto gli arabi e i musulmani, devono considerarlo una seria minaccia».

    Israele e il governo del Somaliland hanno negato che il vero obiettivo sia trasferire i palestinesi in Somalia, ma il presidente Hassan Sheikh Mohamud ha continuato ad attaccare per difendere anche gli interessi della Turchia, suo principale alleato nell’area. Ankara conta quasi 20mila soldati a Mogadiscio e sa bene che Tel Aviv ha intenzione di indebolire la sua influenza dal Medioriente al Mediterraneo fino al continente africano.

    Non sorprende che, dopo la rinnovata alleanza, la Turchia stia pressando anche l’Egitto per evitare che l’Etiopia riconosca il Somaliland in cambio di uno sbocco sul mare, mentre l’avvicinamento all’Arabia Saudita è usato in funzione anti-Emirati Arabi, alleati di Israele e pronti a investire un miliardo di dollari nella nazione africana. La mossa israeliana ha quindi aperto un vaso di Pandora rimasto chiuso per anni e oggi il riconoscimento del piccolo ma strategico Somaliland, oltre ad aver creato alleanze fino a poco tempo fa impensabili, potrebbe cambiare gli equilibri in tre continenti.

    https://lavialibera.it/it-schede-2623-somaliland_dove_israele_pensa_di_trasferire_i_palestinesi
    #déplacements_forcés #Somaliland #transfert #expulsion #Somalie #Israël #palestiniens #réfugiés_palestiniens

  • La hausse des dépenses militaires mondiales se poursuit, portée par l’explosion des dépenses en Europe et en Asie
    https://www.obsarm.info/spip.php?article739

    (Stockholm, 27 avril 2026) - Les dépenses militaires mondiales s’élèvent à 2 887 milliards de dollars en 2025, soit une augmentation de 2,9 % en termes réels par rapport à 2024. Les dépenses militaires ont diminué aux États-Unis, mais elles ont augmenté de 14 % en Europe et de 8,1 % en Asie-Océanie. Les trois plus grands dépensiers — États-Unis, Chine et Russie — totalisent à eux trois 1 480 milliards de dollars, soit 51 % du total des dépenses militaires mondiales, selon les nouvelles (…) #Transferts_d'armements

    / #Industrie_d'armement, #Économie_de_guerre, Dépenses militaires / Budgets, #Guerres, #La_une

    #Dépenses_militaires_/_Budgets
    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/2026_milex_pr_fre.pdf

    • Il manque toujours l’info de savoir d’où vient ce fric.
      En gros, c’est la première attaque contre les peuples qui voient se réduire les budgets de la santé et de l’éducation. En effet, pourquoi investir dans l’avenir de ton peuple quand tu sais que tu vas le jeter dans le hachoir à viande ?
      Et bien sûr, cela ne peut se faire qu’en affaiblissant méthodiquement la #démocratie : MacDo s’en fout un peu de l’opinion des vaches.

  • Les flux mondiaux d’armes bondissent de près de 10 % tandis que la demande européenne s’envole
    https://www.obsarm.info/spip.php?article734

    (Stockholm, 9 mars 2026) - Le volume des transferts d’armes majeures entre États a augmenté de 9,2 % entre les périodes 2016-20 et 2021-25. Les États européens ont plus que triplé leurs importations d’armes, faisant de l’Europe la première région destinataire. Le total des exportations des États-Unis, premier fournisseur mondial d’armes, a progressé de 27 %. Cette hausse inclut une augmentation de 217 % des exportations américaines d’armes vers l’Europe, selon les nouvelles données publiées (…) #Transferts_d'armements

    / #La_une, Transferts / exportations, #Contrôle_des_exportations

    #Transferts_/_exportations
    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/at_press_release_2026_fre.pdf

  • #Externalisation de l’asile : l’#Italie accélère les transferts de migrants vers l’#Albanie

    Ces deux dernières semaines, les autorités italiennes ont augmenté les #transferts de migrants vers son centre controversé de #Gjader, en Albanie, d’où certains pourront demander l’asile. Ces envois vers l’Albanie interviennent alors que de nouvelles mesures ont été adoptées par le Parlement européen, visant à faciliter le renvoi par les États membres des demandeurs d’asile vers des pays que l’Europe considère comme « sûrs ».

    Le centre de Gjader, dans le nord de l’Albanie, accueille actuellement quelque 90 migrants, selon une source du ministère italien de l’Intérieur à l’AFP. La structure, construite et financée par l’Italie pour y externaliser les demandes d’asile, est resté largement vide depuis son ouverture en 2024 en raison d’une série de contestations judiciaires.

    Mais la situation pourrait changer avec de nouvelles mesures adoptées définitivement par le Parlement européen en février, visant à faciliter le renvoi par les États membres des demandeurs d’asile vers des pays que l’Europe considère comme « sûrs ». Avec le soutien officiel de l’UE, les Vingt-sept sont autorisés à traiter les demandes d’asile dans des « hubs » situés dans des pays tiers. Une aubaine pour l’Italie qui a toujours voulu « sauver » son accord avec l’Albanie.

    Giorgia Pintus, membre d’une délégation de l’ONG TAI, qui s’occupe des immigrés, et qui a visité le centre cette semaine, a déclaré qu’il y avait eu deux transferts importants au cours des deux dernières semaines.

    Une source du ministère a indiqué pour sa part que « le centre a toujours été opérationnel. Le nombre de personnes varie en fonction des besoins ».
    Des personnes intégrées en Italie transférées en Albanie

    Parmi les migrants détenus à Gjader figurent des personnes souffrant de troubles psychologiques et des ressortissants de pays, tels que l’Iran, où le rapatriement est « pratiquement impossible », selon l’ONG.

    L’Italie détient également dans le centre des personnes qui s’étaient intégrées dans le pays, mais qui ont perdu leur emploi et, par conséquent, leur permis de séjour, précise l’ONG.

    Les exilés détenus dans la structure albanaise ont accès à un seul téléphone et doivent attendre leur tour, « ce qui peut prendre plusieurs jours », tandis que le temps dont elles disposent pour parler à leurs avocats ou à leurs familles est limité, assure Giorgia Pintus.

    Parmi les détenus, au moins deux personnes avaient déjà été envoyées en Albanie une première fois, puis renvoyées en Italie, avant d’être à nouveau envoyées à Gjader. L’un d’eux est un Sénégalais dont la femme et les filles vivent à Brescia, dans le nord de l’Italie. Il avait été détenu en Albanie puis libéré pour raisons de santé.

    « À son retour en Italie, il a repris son travail de peintre en bâtiment et a réussi à convaincre son employeur de régulariser son statut », a précisé à l’AFP Giorgia Pintus. « Il s’est rendu de son propre chef au poste de police pour entamer les démarches en vue d’obtenir un permis de séjour », mais il a été renvoyé en Albanie, a-t-elle ajouté.

    Un autre est un Togolais « qui vit en Italie depuis plus de dix ans, a un casier judiciaire vierge et était ouvrier qualifié chez un mécanicien », travaillant au noir, a poursuivi l’humanitaire. Il a d’abord été transféré en Albanie, mais a été libéré après qu’un tribunal italien a statué en sa faveur. Il s’est retrouvé de nouveau en Albanie après que le mécanicien a refusé de l’employer légalement.

    La délégation de l’ONG a par ailleurs dénoncé « le recours généralisé à des mesures coercitives » pendant le voyage entre l’Italie et l’Albanie. Peu de personnes détenues dans le centre sont ensuite rapatriées, a affirmé Giorgia Pintus. À l’exception de cinq Égyptiens rapatriés directement depuis Tirana en mai 2025, les rares personnes renvoyées dans leur pays ont d’abord été renvoyées en Italie, selon l’ONG.
    132 migrants transférés en un an

    Ce coûteux centre est l’un des projets phares de la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni pour lutter contre l’immigration clandestine.

    Au total, et selon l’accord signé entre Rome et Tirana fin 2023, jusqu’à 36 000 migrants, interceptés dans les eaux italiennes, pouvaient être envoyés chaque année dans ce pays des Balkans. Le but de l’Italie : externaliser une partie du processus d’asile pour soulager son pays de l’afflux migratoire.

    Mais rapidement, l’accord s’était heurté à des obstacles juridiques, qui ont mis en lumière la contradiction entre cette politique migratoire et le respect des droits fondamentaux.

    Face à ces échecs successifs, l’Italie avait changé son fusil d’épaule. En mars 2025, le Conseil des ministres a adopté un décret-loi permettant de recycler ces structures en… centres de rapatriement pour migrants en situation irrégulière – des centres de rétention (CPR), en somme. En un an, entre octobre 2024 et octobre 2025, seules 132 personnes ont été emmenées dans les centres albanais, dont 32 ont été rapatriées après des décisions de la justice italienne. « Un échec déconcertant », selon le juriste Gianfranco Schiavone.

    Nouveau retournement de situation donc avec les textes adoptés en février par le Parlement européen : les centres en Albanie redeviennent des centres de traitement de demandes d’asile.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70080/externalisation-de-lasile--litalie-accelere-les-transferts-de-migrants
    #migrations #réfugiés #asile #renvois #expulsions #pays-tiers_sûrs #hubs #sans-papiers #détention_administrative #rétention

    –-
    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie :
    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Le Parlement européen autorise le #transfert de demandeurs d’asile vers des #pays_tiers

    Une modification législative approuvée par le Parlement européen permettra aux États membres de l’UE d’envoyer des demandeurs d’asile dans des « pays tiers sûrs ».

    Le Parlement européen a approuvé mardi une modification législative qui permettra aux demandeurs d’asile arrivant dans l’Union européenne d’être transférés vers des « pays tiers sûrs », avant que leur demande ne soit traitée.

    La modification du concept de « pays tiers sûr », incluse dans le règlement relatif à la procédure d’asile, supprime l’exigence d’un lien entre un demandeur et un pays de transfert, ce qui permet aux autorités nationales de transférer des personnes vers des États où elles ne se sont jamais rendues.

    Cela ouvre la voie à un accord entre les États de l’UE et les gouvernements étrangers acceptant des migrants d’Europe en échange d’argent, similaire à un programme que le précédent gouvernement britannique avait mis en place avec le Rwanda.

    La Cour suprême du Royaume-Uni avait bloqué le projet avant que le gouvernement actuel ne l’abandonne complètement.

    Désormais, le règlement de l’UE stipule que les demandeurs d’asile peuvent être transférés vers pratiquement n’importe quel pays du monde, à condition qu’il existe un accord ou un arrangement avec un État de l’UE et que le pays soit considéré comme « sûr », ce qui signifie qu’une personne demandant une protection internationale y sera traitée conformément aux « normes internationales ».

    Les garanties comprennent la protection des demandeurs d’asile contre les persécutions et les atteintes graves, le respect du principe de non-refoulement, la possibilité de bénéficier d’une protection effective en vertu de la convention de Genève sur les réfugiés et l’accès à un système d’asile opérationnel, avec des permis d’études et de travail accordés en plus des droits de séjour.

    Cette nouvelle disposition ne s’appliquera pas aux mineurs non accompagnés, dont les demandes d’asile continueront d’être traitées par les pays européens ou par les pays avec lesquels ils ont un lien ou par lesquels ils ont transité.

    _"Ce vote permettra aux Etats membres de l’U_E d’utiliser la coopération avec les pays tiers d’une manière différente", a déclaré l’eurodéputée allemande Lena Düpont, rapporteur du dossier, affirmant que le changement est conforme au droit international et évitera que les demandes d’asile ne soient traitées par le système d’asile des pays européens pendant une longue période.
    Le Parlement divisé

    La modification a été approuvée par le Parlement européen par 396 voix pour, 226 voix contre et 30 abstentions.

    Le Parti populaire européen (PPE) s’est associé aux Conservateurs européens (ECR) de droite et aux Patriotes pour l’Europe (PfE) et à l’Europe des nations souveraines (ESN) d’extrême droite pour faire passer le projet de loi. De l’autre côté, les Socialistes et Démocrates (S&D) et Renew Europe ont voté majoritairement contre, avec plusieurs défections.

    Le vote a donc divisé l’alliance parlementaire qui soutient la Commission d’Ursula von der Leyen, un schéma qui s’est reproduit dans presque tous les dossiers liés à l’immigration au cours de cette session législative.

    Certains eurodéputés de gauche et libéraux ont même déclaré une « prise de position minoritaire » qui considère le nouveau concept de pays tiers sûr « particulièrement problématique », affirmant que l’élimination du critère de connexion créerait « un risque d’instrumentalisation par les pays tiers ».

    « Tout pays qui veut de l’argent serait prêt à accepter ce type d’accord ou d’arrangement [avec les Etats de l’UE]. Nous avons déjà vu ce qui se passe lorsque ces pays tiers veulent plus d’argent. Ils font chanter l’Europe », a déclaré l’eurodéputée S&D Cecilia Strada à Euronews.

    Elle a affirmé que ce changement législatif n’était pas une bonne idée, non seulement pour les droits fondamentaux des demandeurs d’asile, mais aussi pour nos démocraties.

    Des préoccupations similaires ont été exprimées par des organisations de la société civile. Le Conseil européen pour les réfugiés et les exilés (ECRE) estime que les possibilités pour les demandeurs d’asile d’accéder à une protection adéquate dans les pays tiers sont discutables et que la nouvelle législation accroît les risques pour les groupes vulnérables, tels que les survivants de violences et les personnes LGBTQ+.

    L’ECRE a également critiqué la suppression de l’effet suspensif automatique des recours prévue dans le nouveau règlement, estimant que cela pourrait conduire à des transferts de personnes hors de l’UE avant même qu’un tribunal ait examiné si la loi a été correctement appliquée ou non.

    Mardi, le Parlement a également approuvé la première liste européenne de « pays d’origine sûrs » aux fins de l’asile. Cette liste comprend le Bangladesh, la Colombie, l’Egypte, l’Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie, ainsi que tous les pays candidats à l’UE, à l’exception de l’Ukraine.

    Le concept de « pays d’origine sûr » est différent de celui de « pays tiers sûr », mais il vise également à accélérer la procédure d’asile en Europe.

    En vertu de la législation européenne, les demandes des migrants ressortissants de l’un des États désignés comme « pays d’origine sûrs » seront examinées dans le cadre de procédures accélérées.

    https://fr.euronews.com/my-europe/2026/02/10/lue-va-transferer-les-demandeurs-dasile-hors-de-ses-frontieres

    #pays-tiers #renvois #pays-tiers_sûrs #migrations #réfugiés #externalisation #UE #EU #union_européenne

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    • Egitto, Tunisia, #Bangladesh: le contraddizioni della lista Ue dei «paesi sicuri»

      Il Parlamento europeo ha approvato la lista dei «paesi d’origine sicuri»: le richieste d’asilo di chi proviene da questi paesi verranno trattate più rapidamente, con la possibilità di detenzione e espulsione immediata. Eppure gli stessi documenti dell’Unione riconoscono rischi per la sicurezza e violazioni dei diritti umani

      Bangladesh, Colombia, Egitto, India, Kosovo, Marocco e Tunisia: sono i sette Stati che l’Unione europea ha designato come “paesi d’origine sicuri”, secondo la lista proposta dalla Commissione e approvata oggi dal Parlamento con 408 voti a favore, 184 contrari e 60 astensioni. Chi proviene da questi paesi e chiede asilo in uno Stato membro vedrà la propria domanda esaminata secondo una procedura accelerata, potrà essere detenuto in appositi centri di trattenimento e epulso con più facilità e rapidità.

      Secondo il regolamento che stabilisce le condizioni, approvato nel maggio del 2024 come parte del nuovo Patto europeo migrazione e asilo, “un paese terzo può essere designato paese di origine sicuro soltanto se, sulla base della situazione giuridica, dell’applicazione della legge all’interno di un sistema democratico e della situazione politica generale, si può dimostrare che non ci sono persecuzioni, né alcun rischio reale di danno grave”. Eppure, per alcuni dei sette Stati della lista, documenti prodotti dalla stessa Unione europea e report di organizzazioni internazionali su cui la Commissione dice di basarsi sembrano dire il contrario.
      Egitto: arresti arbitrari e torture

      Per quanto riguarda l’Egitto, è la stessa Commissione europea a dichiarare, nel memorandum che accompagna la proposta di designazione come paese sicuro, che “i problemi relativi ai diritti umani restano significativi, specialmente quelli legati alla tutela delle libertà fondamentali, il buon governo e lo Stato di diritto”. In particolare, si segnala che “i difensori dei diritti umani, gli attivisti e gli oppositori politici possono essere soggetti ad arresti arbitrari e torture” e si riscontrano discriminazioni su base religiosa. La Commissione riconosce i passi avanti compiuti dal punto di vista normativo e istituzionale, pur sottolineando che “è necessaria un’attuazione efficace”.

      Le Nazioni Unite hanno più volta denunciato violazioni dei diritti umani, soprattutto arresti e detenzioni arbitrarie, sparizioni forzate e torture, come quelle subite da Giulio Regeni. Nel dicembre 2024, il Comitato Onu per la protezione dei diritti dei lavoratori migranti ha espresso preoccupazioni per “l’aumento segnalato delle retate nelle comunità di migranti, con impennate di arresti, detenzioni arbitrarie e espulsioni collettive”.
      Tunisia: difensori dei diritti e migranti nel mirino

      La Tunisia affronta una fase di torsione autoritaria e limitazione delle libertà civili dal luglio del 2021, quando il presidente Kais Saied ha rimosso il primo ministro e sospeso il parlamento per poi riscrivere la Costituzione. È seguita un’ondata repressiva che ha colpito oppositori politici, giudici, attivisti e migranti subsahariani, questi ultimi oggetto di rastrellamenti e violenze. Lo scorso 27 novembre, il Parlamento europeo ha approvato a larghissima maggioranza una mozione che condanna la detenzione dell’avvocata Sonia Dahmani, poi liberata, come anche “il numero crescente di detenzioni arbitrarie, persecuzioni di matrice politica e limitazioni delle libertà”. Il testo chiede inoltre alle istituzioni Ue di esprimere “profonda preoccupazione per il deterioramento dei diritti umani in Tunisia”.

      A certificare le violazioni è stato anche il Comitato delle Nazioni Unite per l’eliminazione della discriminazione razziale, che in una relazione dello scorso dicembre ha deunciato “la sospensione delle organizzazioni diritti umani che difendono le minoranze, particolarmente i tunisini neri, richiedenti asilo e rifugiati” e “i crescenti casi di intimidazione, sorveglianza, vessazioni, rappresaglie e arresti arbitrari nei confronti di difensori dei diritti umani, membri della società civile, attivisti, avvocati e giornalisti”. Il Comitato cita inoltre “l’espulsione collettiva di oltre 11mila migranti e richiedenti asilo subsahariani verso l’Algeria e la Libia, che hanno causato morti e feriti”. Nel documento che giustifica la designazione della Tunisia come “paese d’origine sicuro”, la Commissione europea riconosce gli “atti di repressione”, che però, sostiene, “non raggiungono una portata tale da configurare una situazione sistematica su larga scala”.

      Bangladesh

      Il Bangladesh sta tentando faticosamente di uscire da anni di autoritarismo: giovedì 12 febbraio si terranno le prime elezioni politiche dopo le proteste dell’estate del 2024, guidate dagli studenti e represse nel sangue, che avevano portato alle dimissioni e alla fuga della prima ministra Sheikh Hasina. Se le violazioni dei diritti umani sotto il suo regime sono state ampiamente documentate, non sono cessate neanche sotto il nuovo governo ad interim guidato dal premio Nobel per la pace Muhammad Yunus.

      A dirlo è una relazione della stessa Agenzia dell’Unione europea per l’asilo (Euaa), pubblicata lo scorso agosto: “Secondo diverse fonti, le forze di sicurezza stanno replicando gli abusi perpetrati dal precedente governo, con arresti e detenzioni arbitrarie ripetute nei confronti di personalità politiche e giornalisti ritenuti affiliati alla Lega Awami (il partito di Hasina, ndr)”. Si parla anche di “segnalazioni continue di uccisioni extragiudiziali, decessi durante la detenzione e torture”. La stessa Commissione europea, nel documento che giustifica la designazione come Paese d’origine sicuro, ammette che “la transizione da un sistema repressivo caratterizzato da frequenti abusi dei diritti umani è ancora in corso”. Eppure, conclude che “in generale, la popolazione del Bangladesh non è soggetta a persecuzioni o a rischi reali di gravi danni”.

      Colombia

      “La situazione della Colombia rimane complessa, con una crisi umanitaria acuta e multidimensionale causata dall’espansione territoriale di attori armati non statali, dai crescenti effetti dei disastri climatici, dall’aggravarsi delle vulnerabilità socio-economiche e dalle esigenze di integrazione di oltre un milione di rifugiati e migranti venezuelani”. Ad affermarlo è una relazione dell’Agenzia dell’Unione europea per l’asilo dello scorso dicembre, che segnala “un forte aumento della violenza legata ai conflitti armati interni” nella prima metà del 2025, con quasi “1,45 milioni di persone colpite, oltre il quadruplo rispetto allo stesso periodo del 2024”.

      Riprendendo informazioni delle Nazioni unite e di ong locali e internazionali, il documento riporta frequenti casi di “sfollamento forzato, espropriazione di terra, restrizione della libertà di movimento, omicidi, minacce, reclutamento forzato, uso di mine antiuomo, sparizioni, rapimenti ed estorsioni”. A questo si aggiunge il “problema diffuso” della tratta di esseri umani all’interno del paese o verso l’estero, “in particolare l’Europa”. Per la Commissione Von der Leyen, però, “il rischio reale di persecuzione e gravi danni appare concentrato in aree rurali e regioni circoscritte della Colombia”. Il Paese può quindi essere ritenuto “sicuro”, con la richiesta che “le autorità competenti degli Stati membri valutino attentamente se i richiedenti possono stabilirsi in quella parte del paese senza timori di essere perseguitati o abbiano accesso a una protezione efficace”.

      India

      Per l’India, l’Agenzia dell’Unione europea per l’asilo non ha pubblicato alcuna relazione. Human Rights Watch, fonte ritenuta credibile perché citata frequentemente in altri documenti, afferma però che il paese sta “scivolando verso l’autoritarismo”. L’ultimo report annuale dell’ong racconta che “le autorità hanno respinto illegalmente centinaia di musulmani e rifugiati rohingya (minoranza etnico-linguistica perseguitata, ndr) verso il Bangladesh senza regolare processo, tra cui alcuni cittadini indiani, sostenendo che fossero ‘immigrati clandestini’, e demolito oltre 10mila strutture ritenute occupate da loro”.

      Si riporta poi un episodio dello scorso maggio, quando le autorità indiane hanno costretto una quarantina di rifugiati rohingya su una nave per poi gettarli in mare al largo delle coste birmane. Il relatore speciale delle Nazioni Unite per i diritti umani in Myanmar l’ha definito un “atto inaccettabile e incosciente”, che mostra “palese disprezzo per la vita e la sicurezza di coloro che necessitano di protezione internazionale”. Si citano inoltre segnalazioni di “torture, uccisioni extragiudiziali e decessi in carcere o sotto la custodia della polizia”.

      https://lavialibera.it/it-schede-2560-egitto_tunisia_bangladesh_paesi_sicuri_ue_contraddizioni_
      #Egypte #Tunisie #Inde #Colombie #Kosovo #Maroc

  • N° 175-176 • Tu seras soldat !
    https://www.obsarm.info/spip.php?article723

    Avec la publication de ce nouveau numéro de « Damoclès », nous poursuivons notre questionnement sur la militarisation de la jeunesse, cette fois avec une perspective historique. Elle s’appuie sur des ouvrages issus du « Fonds Bernard Vandewiele » archivés à l’Observatoire. Publiés après la défaite de 1870 et avant la Première Guerre mondiale, ces ouvrages avaient pour mission de préparer les enfants à remplir leur « devoir sacré » du service militaire. Une question d’actualité puisque le (…) #Revue_Damoclès

    / #La_une, #Victimes_du_nucléaire, Transferts / exportations, Service national / conscription

    #Transferts_/_exportations #Service_national_/_conscription

  • Messieurs et Mesdames les député·e·s : « Réveillez-vous ! »
    https://www.obsarm.info/spip.php?article717

    Les parlementaires européens sont-ils en train de brader les fondamentaux en termes de transparence et contrôle des armes au nom du profit et de la compétitivité ? Le paquet « omnibus défense » de l’Union européenne, actuellement en discussion en ce mois de décembre 2025, veut laisser le champ libre aux industriels d’exporter des équipements militaires comme ils l’entendent, sans réel cadre ni contrôle… Quant au niveau national, alors que les exportations connaissent des montants records , (…) #Transferts_d'armements

    / #La_une, #Coopération_européenne, Transferts / exportations, #Industrie_d'armement

    #Transferts_/_exportations
    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/20251208_cp_ue_omnibus_defense_.pdf

  • Le chiffre d’affaires combiné des 100 plus grands producteurs d’armement explose, les États s’empressant de moderniser et d’agrandir leurs arsenaux
    https://www.obsarm.info/spip.php?article715

    (Stockholm, 1er décembre 2025) - Les 100 plus grandes entreprises d’armement ont vendu pour 679 milliards de dollars d’armes et de services à caractère militaires en 2024, enregistrant une augmentation record de 5,9 %, selon les nouvelles données publiées aujourd’hui par le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri) Le chiffre d’affaires mondial du secteur de l’armement a fortement augmenté en 2024, la demande étant stimulée par les conflits en Ukraine et à Gaza, les (…) #Transferts_d'armements

    / #Industrie_d'armement, #La_une

    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/cp_sipri_top_100_2025_fr.pdf

  • Union européenne : 30 000 demandeurs d’asile à répartir depuis l’#Italie, l’#Espagne, la #Grèce et #Chypre

    La Commission européenne a annoncé mardi la liste des quatre États membres bénéficiaires du mécanisme dit de solidarité, prévu par le nouveau #Pacte_asile_et_migration. L’Italie, l’Espagne, la Grèce et Chypre pourront transférer 30 000 demandeurs d’asile vers les autres pays de l’UE. Des #amendes sont prévues pour les réfractaires, tandis que six pays considérés sous pression sont exemptés de cette contribution.

    La Commission européenne a annoncé mardi 11 novembre que l’Italie, l’Espagne, la Grèce et Chypre vont recevoir de l’aide pour répartir ailleurs dans l’Union européenne (UE) au moins 30 000 demandeurs d’asile se trouvant actuellement sur leurs sols.

    La Grèce et Chypre « subissent une forte pression migratoire du fait du niveau disproportionné des arrivées au cours de l’année écoulée », a déclaré mardi la Commission dans un communiqué. Quant à l’Espagne et l’Italie, ces deux pays « subissent également une forte pression migratoire du fait d’un nombre disproportionné d’arrivées à la suite d’opérations de sauvetage et de recherche en mer durant la même période », avance encore la Commission.

    Suite à cette annonce vont s’ouvrir des négociations entre les 27 États membres de l’UE, dont nombre d’entre eux se montrent réticents à l’idée d’accueillir ces exilés. Les décisions de répartition devront néanmoins être prises d’ici fin décembre, précise l’AFP.

    20 000 euros d’amende par personne en cas de refus de la répartition

    Pour rappel, ce #mécanisme_de_solidarité est prévu par le nouveau Pacte asile et migration, adopté en 2024 et qui doit entrer en vigueur d’ici la mi-juin 2026. Celui-ci vise à répartir plus équitablement la prise en charge des demandeurs d’asile sur le sol européen afin d’éviter que les pays en première ligne, considérés par Bruxelles comme étant sous « pression migratoire », ne supportent plus à eux seuls la gestion des demandes.

    Le Pacte a fixé un seuil minimal de 30 000 relocalisations chaque année. Mathématiquement, cela revient à un peu plus de 1 000 migrants par pays. « D’un point de vue logistique, c’est assez facile de prendre 1 000 personnes à un autre pays : tu envoies des bus, des avions », soutenait un diplomate européen à l’AFP fin septembre. Mais « c’est politiquement que c’est très compliqué »

    Si un État refuse de jouer le jeu, l’UE prévoit qu’il paie une amende de 20 000 euros pour chaque migrant « non relocalisé ». Certains pays ont déjà assuré qu’ils n’accueilleraient personne dans le cadre de ce dispositif et qu’ils se limiteraient à verser de l’argent, comme la Hongrie du conservateur Viktor Orban, précise l’AFP.

    Autre option : en cas de refus de #relocalisation, les pays peuvent participer à des mesures de solidarité : déploiement de personnel, aide logistique et financière à d’autres pays… Les États ont donc le choix entre ces trois options. Mais une fois que le Conseil a donné son accord, ces engagements deviennent contraignants.

    Des pays exemptés de répartition, d’autres voués à une aide spécifique dont la France

    L’annonce a été retardée d’un mois, souligne l’AFP, en raison des tractations en amont. Depuis plusieurs mois en effet, des États membres bataillaient pour être inscrits sur la liste des pays « sous #pression_migratoire » dévoilée mardi par le commissaire européen chargé des Affaires intérieures et de la migration, Magnus Brunner.

    La Commission avait en effet pour tâche de classifier les États membres en fonction du degré de « pression migratoire » subi, ouvrant à une participation différenciée au mécanisme de solidarité. Cette classification se fait à partir d’une série de critères dont le nombre d’arrivées irrégulières, la taille du pays...

    Ainsi, au-delà des quatre États bénéficiaires du mécanisme annoncés par Magnus Brunner mardi, six pays pourront, pour leur part, être exemptés de leur devoir de solidarité ou demander une baisse de leur contribution « en raison des pressions cumulées des cinq dernières années ». Ces six pays désignés dans cette liste de pays dits « à #situation_migratoire_significative » sont la #Bulgarie, la #République_tchèque, l’#Estonie, la #Croatie, l’#Autriche et la #Pologne.

    Une troisième catégorie a été définie : les nations « à #risque_migratoire ». Cette liste comprend la #France, l’#Allemagne, la #Belgique, la #Finlande, l’#Irlande, la #Lettonie, la #Lituanie et les #Pays-Bas. « Ces pays sont exposés à une pression migratoire, soit en raison du nombre élevé d’arrivées au cours de l’année précédente, soit en raison des tensions persistantes sur leurs systèmes d’accueil, soit en raison de la menace d’une utilisation de la migration comme arme qui pourrait créer des obligations disproportionnées au cours de l’année à venir », précise la Commission. À ce titre, ils bénéficieront d’un accès prioritaire à l’aide opérationnelle et financière, mais ne seront pas exemptés de contribution.

    En plus de débattre de la façon de gérer les arrivées, les États membres travaillent à l’amélioration des #renvois des #déboutés d’asile via la réforme de la « #directive_retour », actuellement en négociation.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68080/union-europeenne--30-000-demandeurs-dasile-a-repartir-depuis-litalie-l
    #migrations #réfugiés #asile #Europe #UE #Union_européenne #répartition #transferts #classification

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  • #Migrations : les États membres discutent d’un renforcement de #Frontex et des #renvois vers des #pays_tiers

    Selon une note interne du Conseil de l’UE, les Vingt-Sept s’apprêtent à débattre d’un #renforcement du #mandat de Frontex pour travailler avec les pays tiers, y compris la possibilité d’organiser des #transferts de migrants entre des États non membres de l’UE — ce que les règles actuelles ne permettent pas.

    En mars, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé une réforme du mandat de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) pour 2026, s’engageant à renforcer le rôle de l’agence dans la gestion des retours de migrants.

    La question sera à l’ordre du jour des ministres de l’UE lors du prochain Conseil « Affaires intérieures ».

    La note interne du Conseil de l’UE, consultée par Euractiv, révèle que les États membres soutiennent largement le renforcement de la coopération avec les pays tiers, y compris l’exploration des options juridiques permettant à Frontex d’organiser « les retours de pays tiers vers d’autres pays tiers », par exemple en renvoyant les migrants d’un pays de transit vers leur pays d’origine ou vers un autre pays où ils pourraient demander la protection.

    Certains gouvernements ont également proposé de confier à Frontex un rôle de soutien dans les « #centres_de_retour », des installations situées dans des pays tiers où les migrants pourraient être transférés vers d’autres pays dans le cadre de la nouvelle proposition de l’UE en matière de retours.

    La note souligne également que cette plus grande flexibilité, notamment la possibilité de négocier des accords ciblés avec des pays tiers, pourrait faire de Frontex « un partenaire plus attractif » le long des principales routes migratoires vers l’Europe.

    La taille et le rôle du corps permanent de Frontex seront également évoqués au Conseil. Si Ursula von der Leyen s’est engagée à tripler ses effectifs pour atteindre 30’ 000 agents d’ici 2027, plusieurs capitales se montrent prudentes. Tout en soutenant une expansion, elles insistent pour que le « #mandat et les #tâches futurs » de Frontex soient clarifiés avant tout renforcement des #effectifs.

    Si les gouvernements de l’UE s’accordent sur le fait que la responsabilité principale de la gestion des frontières et des décisions de retours doit rester aux États membres, la note relève « l’intérêt » d’étudier le rôle de soutien que pourrait assumer Frontex dans le cadre d’une « #gestion_intégrée » des #frontières.

    Par ailleurs, plusieurs capitales estiment que la règlementation actuelle ne permet pas à Frontex de répondre aux exigences du nouveau #Pacte_européen_sur_la_migration_et_l’asile, qui entrera en vigueur l’été prochain, ni de contrer les « #menaces_hybrides » aux frontières de l’UE.

    La présidence danoise du Conseil de l’UE a demandé aux capitales de transmettre leurs commentaires à ce sujet.

    Ces discussions se déroulent alors que Frontex est au centre de controverses. L’agence a été accusée à plusieurs reprises de fermer les yeux sur des violations des droits aux frontières extérieures de l’Union, ce qui avait conduit en 2022 à la démission de son directeur exécutif, Fabrice Leggeri — aujourd’hui député européen. En parallèle, des enquêtes restent en cours sur son rôle présumé dans des refoulements illégaux de migrants.

    https://euractiv.fr/news/migrations-les-etats-membres-discutent-dun-renforcement-de-frontex-et-des-r
    #réfugiés #expulsions #pays-tiers #return_hubs

  • Des exportations massives d’armes et de biens à double usage aux régimes répressifs en 2024
    https://www.obsarm.info/spip.php?article709

    Second exportateur mondial, la France enregistre un montant faramineux de prises de commandes de matériel militaire en 2024 : 21,6 milliards d’euros. Les exportations des #Biens_à_double_usage connaissent également une hausse de 42 % en 2024 pour s’établir à 15,7 milliards d’euros. Nous appelons la France à se ressaisir et mettre en place un véritable contrôle démocratique impliquant les parlementaires et instaurant un dialogue avec la société civile. #Transferts_d'armements

    / Biens à double usage, #Contrôle_des_exportations, Transferts / exportations, #Coopération_industrielle, #La_une, #Communiqué_de_presse

    #Transferts_/_exportations
    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/2025-10_cp_rapports_au_parlement.pdf

  • Diaspora Bonds : La « lecture » de Bara Ndiaye | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Politique/diaspora-bonds-la-lecture-de-bara-ndiaye_n_468184.html

    Diaspora Bonds : La « lecture » de Bara Ndiaye
    Auteur : Bara Ndiaye
    A Milan, samedi dernier 13 septembre 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a invité les sénégalais de l’extérieur à soutenir le Plan de redressement économique et social (PRES) via le diaspora-bonds qui sera lancé le 18 septembre prochain. « Le Sénégal est confronté à des besoins budgétaires importants. Aujourd’hui, l’État veut innover pour trouver davantage de ressources afin de remplir ses obligations. Et nous comptons sur vous, la diaspora » a déclaré le chef du gouvernement. Saluant cette initiative de l’État de recourir à des financements endogènes, l’ancien Directeur de la Maison de la Presse, Bara Ndiaye invite tout de même les dirigeants à « serrer la ceinture » au même titre que les sénégalais. Selon lui, les autorités doivent revoir leur train de vie. Seneweb publie, in extenso, sa « lecture » sur la question.
    Si les états et les institutions transnationales peuvent prêter au Sénégal les fonds nécessaires à son développement, il est important de reconnaître que les Sénégalais de la diaspora représentent une force économique bien plus puissante et durable. Leur contribution annuelle dépasse largement, parfois du double, l’aide publique au développement. Ce sont eux, les fils et filles du pays, qui envoient chaque année des milliards de francs CFA, soutenant des familles, finançant des projets immobiliers, et maintenant à flot une économie informelle vitale.
    Mais aujourd’hui, l’hésitation des bailleurs classiques dans un monde en crise de ressources impose un modèle de financement alternatif. Ce qui ne doit pas nous faire oublier que le Sénégal ne peut bâtir son avenir uniquement sur des transferts de fonds destinés à la consommation ou à l’investissement immobilier. Il est temps que ces ressources soient orientées vers des projets structurants portés par l’État. Cela implique un sacrifice : les émigrés devront renoncer, en partie, à des investissements personnels pour souscrire à des obligations nationales, à des fonds souverains ou à des projets d’infrastructure. Ce n’est pas une simple contribution, c’est un acte de foi envers la nation.
    Cependant, cette exigence ne peut être unilatérale. Les Sénégalais d’ici et de la diaspora ne doivent pas être les seuls à serrer la ceinture. L’État, lui aussi, doit montrer l’exemple. Il est inadmissible que, dans un contexte de mobilisation nationale, le train de vie des dirigeants reste inchangé. Les voyages en jet privé du Premier ministre, les déplacements coûteux et peu productifs du Président, ainsi que les dépenses superflues des hauts responsables doivent être les premiers leviers d’une nouvelle doctrine de sobriété.
    La pédagogie par l’exemple est un langage puissant. Elle inspire confiance, elle fédère, elle légitime l’effort collectif. Si l’État veut convaincre ses enfants de l’extérieur d’investir dans le destin du Sénégal, il doit d’abord leur prouver que chaque franc mobilisé sera utilisé avec rigueur, transparence et efficacité. Le développement ne se décrète pas, il se construit ensemble dans l’équité, la responsabilité et le respect mutuel.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#diaspora#developpement#economie#transfert

  • Surendetté, le Sénégal tente de séduire sa diaspora et de rassurer ses partenaires internationaux
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/09/17/surendette-le-senegal-tente-de-seduire-sa-diaspora-et-de-rassurer-ses-parten

    Surendetté, le Sénégal tente de séduire sa diaspora et de rassurer ses partenaires internationaux
    Par Abbas Asamaan (Dakar, correspondance)
    Trouver de l’argent. Et vite. Confrontées à une situation économique périlleuse, les autorités sénégalaises sont lancées dans une course contre la montre pour renflouer les caisses de l’Etat. A la manœuvre, le premier ministre, Ousmane Sonko, promoteur d’un « plan de redressement » annoncé en août, fait feu de tout bois. Parmi les sources potentielles de financement figure la diaspora sénégalaise, qui représente plus de 700 000 personnes et contribuait à 12 % du produit intérieur brut (PIB) en 2023, selon les données de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO)
    Samedi 13 septembre, à Monza, en Italie, devant 8 000 Sénégalais établis en Europe, Ousmane Sonko a tenté de remettre ces derniers au centre du jeu. « L’Etat veut innover pour trouver davantage de ressources afin de remplir ses obligations, a-t-il lancé sous les hourras. Nous comptons sur vous, la diaspora. » Chantres du souverainisme, le chef du gouvernement et le président, Bassirou Diomaye Faye, misent sur l’espoir d’un nouvel élan au-delà des frontières nationales. Jeudi, Dakar va ainsi lancer des « titres patriotes et citoyens », a indiqué M. Sonko en Italie, sans préciser s’ils financeraient de la dette ou des projets d’infrastructures.
    Le Sénégal souhaite faire de ces « diaspora bonds » un pilier de sa souveraineté financière. Selon les autorités, la levée attendue de 1 800 milliards de francs CFA (2,7 milliards d’euros) à travers ces obligations alternatives est censée financer sur les trois prochaines années près de 30 % de la première étape du plan de redressement, afin de relever autant l’Etat, asphyxié par la crise de la dette (119 % du PIB fin 2024), qu’un Sénégal meurtri par une crise économique dont le dernier signal alarmant concerne le recul du PIB (– 1,2 %) au premier trimestre, d’après les chiffres du ministère des finances.
    Adopté le 30 juillet pour « redresser les finances publiques », « corriger les déséquilibres structurels » et « relancer l’économie », ce plan a de nouveau été au cœur du plaidoyer d’Ousmane Sonko en Italie pour tenter de désamorcer les mécontentements qui menacent. Car l’une de ses mesures phares – une surtaxe de 0,5 % sur les transferts d’argent et de 1,5 % sur les transactions financières via des applications mobiles – est un pari à hauts risques pour le pouvoir.
    Plébiscités par les Sénégalais, ces échanges monétaires se sont imposés dans la vie quotidienne, atteignant 12 011 milliards de francs CFA en 2023, d’après la BCEAO. Autant débattue dans les travées de l’arena de Monza que dans les ruelles sablonneuses de Dakar, la mesure, très décriée d’un point de vue économique, risque d’être perçue comme une « injustice fiscale », a prévenu l’Union nationale des consommateurs du Sénégal, surtout pour les ménages les plus pauvres, exclus d’un système bancaire trop onéreux et dépendants du « mobile money » pour vivre.
    Controversé, le plan de redressement n’a pas non plus levé les inquiétudes des investisseurs étrangers. Avant l’étape italienne, Ousmane Sonko a opéré un circuit diplomatique qui l’aura vu à Pékin fin juin, à Ankara début août, puis à Dubaï et Abou Dhabi entre le 8 et le 12 septembre. « Ce n’est pas une surprise de le voir se rendre en Chine, en Turquie et aux Emirats arabes unis », note Ayrton Aubry, directeur scientifique au Laboratoire d’analyse des sociétés et pouvoirs/Afrique-Diasporas (Laspad) de l’université Gaston-Berger, à Saint-Louis : « Cette diplomatie économique tournée vers des alliés traditionnels du Sénégal vise à rechercher de nouveaux partenaires économiques et financiers. »
    Pour l’instant, ces efforts sont couronnés de maigres succès. A l’issue de ces rencontres avec les dirigeants chinois et émiratis, aucun plan massif de nouveaux investissements étrangers n’a été dévoilé. Après son entretien avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, Ousmane Sonko a déclaré que « l’objectif était d’atteindre 1 milliard de dollars » entre les deux pays – un but déjà affiché par l’ancien président Macky Sall… il y a quatre ans.
    Au-delà de potentiels contrats, cette tournée diplomatique a d’abord visé à « rassurer les groupes étrangers et les banques de développement », remarque Ibrahima Niang, de l’université Cheikh-Anta-Diop, à Dakar. Ce spécialiste des relations sino-sénégalaises rappelle que les audits lancés par les nouvelles autorités ont « conduit à la suspension de certains projets chinois, comme l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack par la China Road and Bridge Corporation, ou au gel de l’étude de faisabilité des Autoroutes de l’eau [un projet d’irrigation et d’approvisionnement en eau potable] ». Du côté de la Turquie, les déboires fiscaux de l’un de ses fleurons dans le BTP, Summa, ont été évoqués par les deux parties.
    « Turcs ou Chinois, tout le monde regarde les mêmes indicateurs et attend le feu vert du FMI [Fonds monétaire international], dont le prêt de 1,8 milliard de dollars [environ 1,5 milliard d’euros] reste suspendu en raison de la dette odieuse, ironise un banquier d’affaires sénégalais. Tant qu’un deal ne sera pas acté, Dakar n’aura en réalité aucune marge de manœuvre. » Le sort du Sénégal va donc se jouer aux assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods, du 13 au 18 octobre à Washington. A l’approche de ce rendez-vous, une source au FMI assure qu’il y a une « volonté générale de tourner la page », alors qu’un rapport très attendu du cabinet Forvis Mazars, chargé d’auditer la dette réelle du Sénégal, n’a toujours pas été publié.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#economie#transfert#FMI#PIB#developpement

  • Aux Etats-Unis, la diaspora africaine fragilisée par la nouvelle taxe sur les envois d’argent à l’étranger
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/07/24/aux-etats-unis-la-diaspora-africaine-fragilisee-par-la-nouvelle-taxe-sur-les

    Aux Etats-Unis, la diaspora africaine fragilisée par la nouvelle taxe sur les envois d’argent à l’étranger
    Par Aby Faye
    Dans la continuité de sa politique antimigratoire, Donald Trump a signé, le 4 juillet, une loi instaurant une taxe sur les transferts de fonds vers l’étranger. Voté la veille par la Chambre des représentants (218 voix pour, 214 contre), le texte devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2026, mais avec un taux abaissé à 1 % par le Sénat au lieu des 3,5 % souhaités par ses initiateurs, le député républicain Kevin Hern appuyé du sénateur J. D. Vance, devenu entre-temps vice-président des Etats-Unis.
    Selon une estimation réalisée par le média américain Politico, cette taxe pourrait générer 10 milliards de dollars (environ 8,5 milliards d’euros) de recettes pour les autorités fédérales. La Maison Blanche n’a pas détaillé la manière dont les fonds seront alloués, mais, selon la présidence américaine, le but recherché est d’« empêcher les immigrés en situation irrégulière de bénéficier de crédits d’impôt » et de « taxer les transferts d’argent envoyés à l’étranger ». Auparavant, la surveillance portait principalement sur la lutte contre le blanchiment d’argent, et non sur la fiscalité.Si l’objectif affiché par Washington est de dissuader l’immigration illégale, la mesure pourrait aussi inciter à repartir ceux venus pour subvenir aux besoins de leur famille. Selon l’avocat new-yorkais Thomas Rome, spécialiste des questions migratoires, le message envoyé à ceux qui souhaitent faire leur vie aux Etats-Unis est clair : « On va tout faire pour vous empêcher d’y vivre si vous venez sans papiers. Mais on va aussi taxer l’argent que vous envoyez chez vous. Alors restez chez vous. »
    Pour de nombreuses familles dont des membres se sont installés aux Etats-Unis, ces transferts d’argent sont essentiels. Selon le Partenariat mondial pour le savoir sur les migrations et le développement (Knomad, une initiative de la Banque mondiale), parmi les diasporas africaines installées aux Etats-Unis, les plus importants expéditeurs de fonds sont les Nigérians, les Egyptiens, les Ghanéens et les Kényans. Les Nigérians ont ainsi transféré vers leur pays d’origine, en 2021, la somme 5,7 milliards de dollars, les Egyptiens 1,8 milliard, les Kényans 1,3 milliard et les Ghanéens 1,1 milliard.
    Selon la même source, ces versements représentaient 18 % du produit intérieur brut (PIB) 2023 du Liberia, pays fondé en 1847 par l’American Colonization Society pour y installer des esclaves américains affranchis. Environ 95 000 Libériens résident aux Etats-Unis en 2025, selon l’organisme privé américain World Population Review. L’Union des associations libériennes aux Amériques estime toutefois leur nombre à plus de 250 000. De quoi susciter des inquiétudes au sein de cette diaspora comme au sein de la somalienne, fortement implantée dans le Minnesota, alors que le climat est devenu délétère pour les étrangers installés aux Etats-Unis.
    « C’est un coup de poing de plus, mais ce n’est pas aussi dramatique que les rafles de sans-papiers par l’ICE [la police de l’immigration] », juge l’avocat Thomas Rome. Boubacar Dramé, président de l’Association des Sénégalais d’Amérique, considère que cette mesure « n’aura aucun impact : les gens continueront d’envoyer de l’argent quoi qu’il en soit ». Par obligation pour leur famille, mais aussi du fait de la faiblesse du taux de prélèvement. « Ils ne s’en rendront pas compte et penseront que c’est la fluctuation du dollar », dit-il. M. Dramé pointe toutefois le « cynisme » de cette mesure, car les taxes collectées sur les envois d’argent des migrants pourraient financer les politiques qui visent à les expulser.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#ICE#transfert#diaspora#afrique#sante

  • Comment la France coopère avec Israël
    https://www.obsarm.info/spip.php?article698

    Ce lundi 16 juin s’ouvre le salon international de l’aéronautique et de l’espace au Bourget jusqu’au 22 juin. Contrairement au salon d’Eurosatory en juin 2024 et d’Euronaval en novembre dernier, Israël sera présent alors que la guerre contre Gaza s’intensifie. À cette occasion, l’Observatoire des armements publie une nouvelle note qui révèle comment des entreprises françaises, présentent au salon, poursuivent leur coopération avec Israël. Le salon du Bourget, vitrine de notre coopération (…) #Notes_d'analyse

    / #Contrôle_des_exportations, #Coopération_industrielle, Transferts / exportations, #La_une

    #Transferts_/_exportations

  • L’#Italie et le transfert des migrants en #Albanie : le laboratoire et les cobayes

    Les gouvernements italien et albanais ont collaboré pour ouvrir deux centres, à #Shëngjin et à #Gjadër, destinés au #transfert_forcé, à la #détention et au #rapatriement des migrants arrivés en Italie. Ce laboratoire d’#externalisation des frontières, observé avec intérêt par d’autres pays, a un précédent : les #navires_de_quarantaine utilisés pendant la pandémie de Covid-19.

    En novembre 2023, les gouvernements italien et albanais ont signé un #accord selon lequel que les migrants et migrantes secourues par les autorités italiennes en mer Méditerranée ne sont pas conduits vers un port italien, mais en Albanie, où on a ouvert de centres de détention, d’#identification et d’#expulsion et de rapatriement. Dans les récits et les analyses, y compris les plus critiques, de la création de ces centres, on dit souvent qu’il s’agit d’un #laboratoire : avant tout, un laboratoire pour les politiques répressives et autoritaires d’Europe et d’ailleurs. On pourrait se demander laboratoire pour quoi, laboratoire pour qui, et avec le consentement de qui. Ou plutôt, on pourrait partir d’un postulat fondamental : que les laboratoires supposent généralement des cobayes.

    Le cas des centres extraterritoriaux albanais voulus par le gouvernement de Giorgia Meloni est en train de devenir un « #modèle » pour d’autres pays européens. Pourtant, ils ne sortent pas de nulle part. Ils sont eux aussi issus d’autres laboratoires. Plus précisément, d’autres tentatives d’#externalisation des frontières et de la gestion de ses migrants et demandeurs d’asile. Cependant, tout cela ne doit pas faire oublier que, tandis que les laboratoires procèdent habituellement par hypothèses potentielles, pour les personnes concernées, les mécanismes de #rétention, de #concentration et d’#exclusion sont tout sauf hypothétiques : elles les vivent en ce moment même, en cette heure.

    Du laboratoire au modèle

    En 2006, Ismaïl Kadaré avait intitulé l’un de ses derniers essais « L’identité européenne des Albanais ». On peut se demander si ce grand écrivain albanais, qui avait publié la plupart de ses œuvres sous une dictature si répressive, n’aurait jamais pu imaginer que l’Union européenne et l’Albanie seraient aujourd’hui liées par une tentative ambiguë d’externalisation de ces mêmes frontières européennes que Kadaré a vu changer au cours de sa vie.

    En octobre 2024, le gouvernement italien avait déclaré avoir achevé la construction d’un centre de détention pour migrants à Gjadër, en Albanie. Ce centre avait été ouvert en octobre dernier et était initialement destiné à accueillir des demandeurs d’asile secourus en mer et provenant de pays considérés comme « sûrs » par le gouvernement italien et l’Union Européenne. Mais les centres construits par l’Italie en Albanie n’avaient encore jamais fonctionné, car les tribunaux italiens n’ont jamais confirmé la détention des trois groupes de demandeurs d’asile qui y ont été transférés.

    Pourtant, le 11 avril 2025, alors que plusieurs centaines de migrants débarquaient à Lampedusa, une quarantaine de migrants, transférés depuis différents centres de rétention italiens, sont partis de Brindisi, dans les Pouilles, et arrivés dans le port et « #hotspot » albanais de Shëngjin, avant d’être emmenés au centre de Gjadër. Un mois plus tard, le 15 mai dernier, la Chambre des députés italienne a voté la #loi visant à transformer officiellement les centres albanais en « #centres_de_rapatriement ».

    Pour ces personnes migrantes, le passage du statut de « transféré » à celui de « détenu » a été immédiat et injustifié. Tout s’est déroulé dans l’opacité la plus totale. Selon un communiqué d’un réseau d’associations, des sources gouvernementales ont déclaré que les personnes transférées constituaient un « #danger_social » et avaient commis des délits, mais rien de tout cela n’a été prouvé. Le caractère punitif du projet albanais est donc évident. Certaines de ces personnes ont découvert qu’elles allaient être transférées en Albanie au moment même où elles sont arrivées, souvent menottées. Aucune information, aucun avertissement, aucune mesure officielle. Cela nous ramène à la dimension de modèle : comme le souligne l’Association italienne d’études juridiques sur l’immigration dans son rapport, cette affaire marque en effet un tournant dans les politiques migratoires et de gestion des frontières, ouvrant la voie à des scénarios inédits dans le contexte européen.

    Le précédent des #navires-quarantaine

    Pourtant, ce laboratoire italo-albanais n’est pas sorti de nulle part. Les pratiques d’#externalisation_des_frontières sont une caractéristique récurrente du régime actuel de gestion des migrations qualifiées d’« illégales » – et aussi, de plus en plus souvent, de « légales », comme nous le constatons par exemple aux États-Unis ces derniers mois. Un exemple parmi d’autres, ou plutôt des précurseurs : les centres de détention pour demandeurs d’asile ouverts en 2001 par le gouvernement australien sur les îles de Manus et de #Nauru. Dans le même temps, je pense qu’il est important de se pencher en priorité sur un exemple interne, européen, qui concerne à nouveau le gouvernement italien, avant même l’arrivée du gouvernement de #Giorgia_Meloni : il s’agit des navires de quarantaine mis en service pendant l’épidémie de #Covid-19.

    Le 7 avril 2020 le gouvernement italien publie un #décret dans lequel il déclare que les ports italiens ne devaient plus être considérés comme des « #POS#Place_of_safety ». Peu de jours après ce décret, en collaboration encore une fois avec la Croix-Rouge italienne, le système de navires-quarantaine a été mis en place et rapidement rendu actif, à travers de nombreuses #dérogations et #exceptions légitimées par l’#urgence_sanitaire. Le premier navire a levé l’ancre le 7 mai 2020. Immédiatement après, cinq autres grands navires sont affrétés et immédiatement mis en service.

    Exactement comme dans le cas des centres albanais, il n’y a jamais eu de communication officielle aux individus, qui n’ont même pas eu la possibilité d’un contact avec le monde extérieur. En outre, de nombreuses personnes contraintes d’embarquer sur des navires-quarantaine ont été soumises à l’obligation de quitter le territoire italien immédiatement après la fin de leur période d’isolement sur le navire en question, sans la possibilité de demander l’asile ou le regroupement familial. Les navires-quarantaine devenaient alors non seulement des centres d’expulsion externalisés et informels, mais aussi des espaces de droits suspendus : le confinement sur une base sanitaire se transformait immédiatement en un outil de gestion des frontières profondément ambigu. Ce que le gouvernement italien a pu faire sous prétexte de pandémie et de biosécurité, il tente désormais de le faire plus ouvertement à travers les centres albanais.

    Les #cobayes, c’est nous

    Les politiques migratoires sont classiquement un laboratoire d’expérimentation de pratiques et de normes à vocation autoritaire. Le cas des centres italiens en Albanie accélère ce processus. Tout cela repose avant tout sur le principe du chantage exercé sur les personnes classées comme migrants « illégaux » : désormais, tout migrant faisant l’objet d’un ordre de retour arbitraire et extrajudiciaire pourra être envoyé en Albanie et y être détenu.

    Ce qui est préoccupant dans cette dimension d’exemple ou de laboratoire, et de leur triste efficacité réelle, c’est qu’il ne s’agit ni d’une hypothèse, ni d’un projet lointain dans le temps. Pour revenir aux navires-quarantaine, il faut noter comment, pendant la pandémie, l’exemple italien a effectivement été suivi par certains : le navire #Bibby_Stockholm mis en place à l’été 2023 par le gouvernement britannique pour le confinement des demandeurs·euses d’asile, par exemple ; ou la proposition du maire de New York, Eric Adams, d’utiliser des #navires_de_croisière comme « solution créative » pour les supposées « vagues de migrants » arrivées dans la ville au cours des mois précédents. Et c’est déjà le cas pour les centres albanais. Pendant sa visite récente en Albanie, Keir Starmer, premier ministre britannique, vient de déclarer : « Nous négocions actuellement avec plusieurs pays au sujet des centres de rapatriement, que je considère comme une #innovation vraiment importante. » Il appelle ces centres « #return_hubs ».

    Face à la facilité avec laquelle ces types d’exemples répressifs sont aujourd’hui suivis et se propagent, il est nécessaire de rester vigilant et de se rappeler que, dans des situations où ces droits fondamentaux sont bafoués et où des personnes qui n’ont commis aucun crime sont soumises à des traitements inhumains et dégradants, le terme « laboratoire » s’avère alors pertinent : mais les cobayes de cette expérimentation sont nos démocraties, et nous tous et toutes.

    https://blogs.mediapart.fr/carta-academica/blog/060625/l-italie-et-le-transfert-des-migrants-en-albanie-le-laboratoire-et-l

    sur les #navi_quarantena :
    https://seenthis.net/messages/866072

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Hausse sans précédent des dépenses militaires mondiales avec un bond en Europe et au Moyen-Orient
    https://www.obsarm.info/spip.php?article693

    (Stockholm, 28 avril 2025) - Les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 718 milliards de dollars en 2024, soit une augmentation de 9,4 % en termes réels par rapport à 2023. La plus forte hausse annuelle jamais enregistrée depuis au moins la fin de la guerre froide. Les dépenses militaires ont augmenté dans toutes les régions du monde, avec une hausse particulièrement rapide en Europe et au Moyen-Orient. Les cinq plus grands dépensiers – États-Unis, Chine, Russie, Allemagne et Inde – (…) #Transferts_d'armements

    / Dépenses militaires / Budgets, #Guerres, #Industrie_d'armement, #La_une

    #Dépenses_militaires_/_Budgets
    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/2005_milex_pr_fre.pdf

  • Italie : peut-on faire #justice sur les #crimes contre les migrants ?

    Les #procès contre les #passeurs de migrants se sont récemment multipliés en Italie. Mais les suspects ne sont souvent accusés que d’être des passeurs. Les charges d’#enlèvement, d’#assassinat, d’#extorsion ou de #violence_sexuelle ne s’appliquent pratiquement jamais. Les principaux trafiquants ne sont généralement pas arrêtés, ni inculpés. Ceux qui le sont relèvent du « menu fretin ». Que révèlent ces procès sur les crimes commis contre les migrants entre l’Afrique et l’Europe ?

    En octobre 2022, #Ghebremedin_Temeschen_Ghebru, un ressortissant érythréen aujourd’hui âgé de 37 ans, a été arrêté par #Interpol à l’aéroport international d’Addis-Abeba, alors qu’il embarquait sur un vol à destination de l’Australie. Il a été extradé vers l’Italie, accusé d’être un membre d’une organisation criminelle de #trafic_de_migrants. Il a été notamment accusé d’être un « #hawaladar ». Le #hawala est un système de transfert d’argent informel et non tracé, par lequel, dans ce cas, les paiements effectués par les parents des personnes kidnappées sont envoyés aux trafiquants, puis à leurs divers intermédiaires tout au long du voyage vers l’Europe.

    Cette affaire et celle d’un autre trafiquant présumé originaire d’Érythrée, connu sous le nom de #Welid, extradé aux Pays-Bas une semaine seulement avant Ghebru, ont été résolues grâce à une équipe conjointe de coopération internationale, mise en place en 2018 et impliquant les autorités judiciaires et policières d’Italie et des Pays-Bas, ainsi que celles du Royaume-Uni, de l’Espagne, d’#Europol et, depuis 2022, de la #Cour_pénale_internationale (#CPI). L’équipe se concentre sur la lutte contre la traite des êtres humains et les crimes contre les migrants en #Libye.

    Le procès de Ghebru a débuté en 2023 et se déroule devant la Cour d’assises de Catane, où les premières victimes de son réseau organisé présumé ont été débarquées. L’accusé a été libéré de prison après le premier ré-interrogatoire, qui n’a trouvé aucun motif pour le #crime_d’association, à savoir la participation à une association, organisation ou bande criminelle, sur lesquels les mesures préventives étaient basées. Ghebru est donc retourné en Australie, où il vit et travaille, explique son avocat Michele Calantropo à Justice Info.

    Au cours des deux dernières années, le tribunal a entendu deux témoins à charge. Le prévenu devait comparaîtra ce 3 mars mais, n’ayant pu obtenir de visa, l’audience a été reportée. La défense prévoit de faire comparaître une dizaine de témoins. Calantropo estime que le procès se terminera en 2025. Le bureau du procureur a refusé de commenter ce dossier.

    « Il n’est pas coupable de tous les crimes », assure Calantropo. En 2017, au moment des écoutes téléphoniques sur lesquelles se base l’affaire, l’accusé a séjourné à Dubaï pendant quatre mois, où il « travaillait comme consultant et comptable pour une société d’import-export, discutant avec des clients et des fournisseurs sur les paiements de fournitures, il n’y a pas un seul contact avec les trafiquants », affirme l’avocat. Calantropo ajoute qu’il a déposé tous les documents de la chambre de commerce de Dubaï concernant la société pour laquelle travaillait Ghebru et que nombre de ses témoins témoigneront également à ce sujet.

    Une série d’affaires : les opérations « #Glauco »

    Le procès en cours n’est que le dernier d’une opération beaucoup plus vaste, connue sous le nom de « Glauco ». Tout a commencé avec le tragique naufrage de 2013 lors duquel 300 migrants ont trouvé la mort au large de l’île italienne de Lampedusa. L’enquête criminelle qui en a résulté a abouti à la condamnation de six passeurs et à l’émission de mandats d’arrêt européens et internationaux à l’encontre d’autres membres du réseau criminel qui opérait en Érythrée, en Éthiopie, en Libye et dans de nombreux pays européens. Dirigée par l’équipe de la direction antimafia du parquet de Palerme, cette opération a donné lieu à trois autres séries d’#arrestations au cours des années suivantes. La dernière en date a été l’opération « Glauco 4 », en 2020, au cours de laquelle une douzaine d’autres personnes ont été appréhendées dans plusieurs villes d’Italie.

    Les hommes arrêtés ont été accusés de traite et de trafic de migrants depuis des pays africains vers des centres de détention libyens, puis vers l’Italie et leur destination finale. Les migrants souhaitent rarement rester en Italie et espèrent se rendre dans des pays d’Europe du Nord, comme la Suède, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Les hommes sont soupçonnés d’avoir géré des #transferts_d’argent vers des comptes à Dubaï dans le cadre du système hawala, par le biais de Postepay, Moneygram ou Western Union.

    Dans les documents officiels, Ghebru est également mentionné comme faisant partie, et soupçonné de diriger, le même réseau international, mais au moment des arrestations, il était toujours en fuite. Le procureur qui travaille sur cette enquête a confirmé les faits lors d’une précédente interview avec Justice Info, mais a préféré ne pas faire de commentaires à ce stade : avec d’autres membres de l’équipe antimafia de Palerme, il a été placé sous protection policière depuis l’automne dernier, après avoir reçu des milliers de menaces pour avoir inculpé l’actuel vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, d’enlèvement et de manquement à son devoir pour son refus de laisser accoster en Italie un bateau de sauvetage de migrants de l’ONG Open Arms, avec 147 personnes à bord, en 2019. Salvini, qui était ministre de l’Intérieur au moment des faits, a été acquitté en décembre 2024.

    À ses débuts, le procès des personnes arrêtées lors de l’opération « Glauco » a semblé présager des grandes lignes de celui de Ghebru. Le premier ré-interrogatoire n’a trouvé aucun motif pour le crime de participation à une association criminelle, et la plupart des hommes ont pu être libérés pendant que la procédure se poursuivait devant la cour d’assises de Catane. Sur les 14 personnes arrêtées, selon les médias italiens à l’époque, deux ont fait l’objet d’une procédure distincte. Ils ont opté pour un procès abrégé, procédure où il n’y a pas de présentation de preuves mais où le juge étudie le dossier et prononce une peine plus rapide et réduite.

    Parmi les 12 personnes restantes, il y avait dix Erythréens, un Ethiopien et un Soudanais. Le 5 décembre 2023, les juges ont déclaré sept hommes coupables en première instance et ont acquitté les trois autres. Les peines ont été fortement réduites, passant de plusieurs années requises par l’accusation, à une fourchette de 10 à 18 mois. Selon le verdict, trois d’entre eux ont été condamnés uniquement pour les délits liés à l’hawala, deux pour délits financiers et trafic et deux autres pour trafic. Les avocats de la défense ont fait appel et le verdict en appel est attendu pour le 6 mars 2025. Il n’y a pas de victimes dans cette affaire.

    Giuseppina Massaiu s’occupe de la défense de trois de ces hommes. Elle explique à Justice Info que ses clients ne sont pas coupables et qu’ils ont toujours rejeté le chef d’accusation de trafic de migrants : « Ils le considèrent comme diffamatoire », ajoute-t-elle. Selon elle, l’accusation n’a pas pris en compte le fait que toute aide, pour entrer en Italie ou pour transférer de l’argent, peut être apportée par solidarité, « la solidarité envers un parent, une connaissance, quelqu’un de la même région ». « Ce devoir social est culturellement très présent dans leur communauté. Par exemple, il y a des cas de migrants qui arrivent en Italie sans papiers ni argent et qui ont besoin de recevoir des virements de leur famille. Et dans le cas des migrants enlevés et détenus par des trafiquants libyens, ce sont les membres de la famille qui paient car, sinon, leurs proches resteraient indéfiniment dans les centres de détention libyens. » L’enquête qui a conduit aux arrestations de « Glauco 4 », puis à l’#extradition de Ghebru, s’est appuyée sur des écoutes téléphoniques, ce que les deux avocats de la défense ont contesté. « De cette manière, les accusations restent assez superficielles », affirme Massaiu.

    Poursuivre du « menu fretin » ?

    Au cours de la dernière décennie, l’Italie a connu peu de procès pour des #crimes contre les migrants qualifiés de #traite_d’êtres humains, d’enlèvements, de violence et extorsion dans les prisons libyennes. Le plus célèbre est le verdict prononcé en 2017 à l’encontre d’#Osman_Matammud, un ressortissant somalien reconnu coupable d’enlèvement à des fins d’#extorsion, de #meurtres et de #violences_sexuelles commises lors de la gestion de « camps de transit » en Libye. Mais la grande majorité des personnes jugées sont accusées du seul trafic de migrants.

    « La tendance est que les trafiquants les plus importants ne sont pas ciblés, ce qui amène les autorités à s’en prendre aux plus petits, car il est difficile de mener des enquêtes dans d’autres pays », note Stefano Zirulia, professeur de droit pénal à l’université de Milan. « Pour montrer au public qu’elles font quelque chose, et parce qu’elles se concentrent principalement sur le territoire et les eaux italiens, les autorités appliquent les lois italiennes, qui sont très strictes et peuvent même être appliquées à ces individus qui n’ont rien fait ou presque. » Zirulia explique que s’il existe un crime distinct de traite d’êtres humains, qui est plus complexe et exige un objectif d’exploitation, en Italie le trafic de migrants est codifié dans l’article 12 de la loi consolidée sur l’immigration, qui « exige seulement de commettre des actes visant à faciliter l’entrée d’un étranger sans papiers ».

    À la suite de l’adoption par l’Union européenne, en 2002, du « #Pacte_sur_les_facilitateurs », à la suite des attentats du 11 septembre 2001, rappelle Zirulia, tous les pays européens ont dû « criminaliser toute forme d’aide à l’entrée irrégulière ». Depuis lors, l’Italie a vu les gouvernements se succéder pour alourdir les peines afin de donner l’impression de s’attaquer aux trafiquants, ce qui a conduit le pays à avoir certaines des peines les plus sévères pour le trafic, selon Zirulia, qui peuvent aller jusqu’à plus de 20 ans de prison. Selon Zirulia, « la #criminalisation généralisée du trafic, telle qu’elle est pratiquée, risque de mettre en péril les #droits_fondamentaux des migrants : le #droit_à_la_vie lorsqu’ils sont en danger et doivent être secourus, et le droit de demander l’asile ».

    Un large éventail d’actes peut tomber sous le coup de cette loi. « Tout ce qui se passe en Libye peut également entrer dans cette définition et, d’autre part, les personnes qui sont elles-mêmes victimes d’un trafic illicite tombent également sous le coup de cette loi. Parfois, ce sont les migrants qui dirigent le bateau dans la dernière ligne droite parce que, tout simplement, ils ont été placés là et qu’il n’y a personne d’autre qui sache le faire, ou ils utilisent un GPS », explique Maria Crippa, chercheuse postdoctorale au département de droit “Cesare Beccaria” de l’université de Milan. La procédure habituelle, explique-t-elle, consiste pour la police à recueillir les déclarations des migrants lors de leur débarquement et à leur demander qui les a amenés là. « Ce n’est pas toujours facile de comprendre si les personnes qu’ils désignent sont affiliées à une organisation ou si elles sont aussi des victimes. »

    Selon un rapport compilé par le collectif Arci Porco Rosso, en 2024, 106 migrants ont été arrêtés pour trafic, soit un pour 600 arrivées. La majorité a été arrêtée juste après le débarquement. Plusieurs ONG qui assistent les migrants en mer ont également été accusées de trafic au fil des ans.

    « En Italie, nous n’avons pas de pouvoir discrétionnaire : si le procureur dispose d’informations, il doit engager des poursuites. Mais dans la pratique, il est possible de choisir les chefs d’accusation à retenir », note Crippa, ajoutant que la grande majorité des affaires vont devant la justice pour trafic de migrants et pour crime d’association, à savoir la participation à organisation criminelle. Ces principes permettent aux autorités d’appliquer plus facilement les lois italiennes à des actes commis à l’étranger et, en cas de verdict de culpabilité, ils peuvent également montrer la dimension plus large du crime.

    Toutefois, cette stratégie d’application de l’article sur le trafic « a des conséquences sur les personnes inculpées, c’est-à-dire le menu fretin ou les victimes elles-mêmes, et sur les faits qui leur sont reprochés », souligne Crippa. « Par conséquent, les condamnations sont, dans la majorité des cas, prononcées pour complicité, et tout l’aspect lié à la traite des êtres humains et aux crimes contre la personne est perdu. » Alors que la traite des êtres humains est un crime contre la personne, le trafic est légalement considéré comme un crime contre l’intégrité des frontières du pays, rappelle Crippa.

    Pour Stella Arena, avocate de l’Association italienne pour les études juridiques sur l’immigration, avec cette #loi, « le procès pénal est devenu un moyen de contrôler les flux migratoires ».

    Pas de coopération avec la Libye

    En Italie, aucune condamnation n’a encore été prononcée à l’encontre de ressortissants libyens pour des crimes commis contre des migrants. « Il y a un problème de responsabilité pour ceux qui sont au sommet du système, qui sont typiquement libyens », explique Crippa. Elle ajoute que le problème est que les autorités italiennes ne peuvent pas se rendre physiquement à Tripoli pour arrêter ces personnes, leur seul moyen étant d’émettre un mandat d’arrêt international et de compter sur les Libyens pour faire le reste. « Tant que cette situation politique se poursuit en Libye, il est clair qu’un accord, ne serait-ce que pour rassembler des preuves, n’est pas possible, alors imaginez pour une demande d’extradition. » Une option serait d’arrêter un suspect dans un pays tiers qui l’extraderait, mais aucune information publique ne permet de savoir si l’Italie a émis des mandats d’arrêt internationaux contre des Libyens.

    Le débat national sur les crimes contre les migrants s’est intensifié après qu’Osama Najim, un criminel de guerre libyen présumé recherché par la CPI, a été arrêté par la police italienne le 19 janvier 2025, avant d’être relâché et renvoyé à Tripoli deux jours plus tard par le gouvernement, en violation de son obligation de coopérer avec la Cour basée à La Haye. Son arrestation et sa libération ont également suscité un débat sur les liens étroits entre Rome et Tripoli. « Nous l’avons vu avec l’affaire Najim, il n’y a pas de réelle volonté d’agir pour stopper les réseaux d’exploitation de la migration », estime Zirulia. Selon lui, les réseaux de trafic de migrants, contrairement à l’organisation verticale de la mafia, sont le plus souvent organisés horizontalement et peuvent être étroitement liés aux appareils d’État. « C’est donc très difficile de réfléchir à la manière de démanteler sa direction. Ce n’est peut-être pas la bonne question, mais nous devons certainement nous demander ce que nous pouvons faire pour cibler les individus qui ont un pouvoir de décision. »

    Au manque de volonté politique et à la difficile coopération avec la Libye s’ajoute un autre obstacle : une vieille lacune de la loi italienne en matière de crimes internationaux. Rome n’a toujours pas intégré l’ensemble des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans son code pénal et ne peut donc pas exercer de compétence universelle. En conséquence, « elle perd tout l’aspect des crimes contre l’humanité, de sorte que l’interrelation concernant l’utilisation des migrants comme ressource économique par les milices, comme marchandises à échanger, comme ressource pour maintenir le pouvoir militaire, n’est plus prise en compte », déplore Crippa.

    Omer Shatz, directeur juridique de l’ONG Front-Lex, affirme que la responsabilité des crimes commis contre les migrants ne devrait pas concerner uniquement les trafiquants et les autorités libyennes. Depuis des décennies, les gouvernements italiens ont signé des accords avec leurs homologues de Tripoli, qui incluent le contrôle libyen des flux migratoires. Shatz affirme que les autorités italiennes et européennes, y compris l’agence européenne des frontières Frontex, sont également responsables de l’interception de plus en plus fréquente des bateaux de migrants par des gardes libyens ou tunisiens, et donc de « l’alimentation du commerce du viol, de la torture, de l’extorsion et de la rançon que les familles paient » pour libérer leurs proches des centres de détention en Libye.

    L’avocat international critique le fait que la CPI ait rejoint l’équipe conjointe en 2022, laissant apparemment les poursuites de ces crimes aux mêmes autorités nationales, y compris italiennes, qui n’ont pas les moyens d’aller plus haut dans la chaîne de décision. Alors que la CPI a inclus les crimes contre les migrants dans son enquête sur la Libye, Shatz pense que les autorités italiennes et européennes devraient également faire l’objet d’une enquête en tant que coauteurs des crimes. « Ce sont les acteurs les plus responsables, et c’est pour eux que la CPI a été créée. »

    https://www.justiceinfo.net/fr/142227-italie-peut-on-faire-justice-crimes-contre-migrants.html
    #migrations #réfugiés #3_octobre_2013 #opération_Glauco

  • L’#Ukraine est le plus grand importateur d’armes au monde • Les #États-Unis confortent leur place de leader mondial des #exportations d’armement tandis que celles de la Russie chutent
    https://www.obsarm.info/spip.php?article687

    Nouvelles données sur les transferts internationaux d’armes : les États-Unis ont encore augmenté leur part du marché des exportations d’armes. La #France est le second exportateur devant la #Russie. L’Ukraine est devenue le premier importateur d’armes majeures au monde au cours de la période 2020-24 ; les importations européennes d’armes ont globalement augmenté de 155 % entre ces mêmes périodes. #Armements

    / Transferts / exportations, #Contrôle_des_exportations, #La_une

    #Transferts_/_exportations
    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/2025_at_press_release_fre.pdf

  • Des Vénézuéliens détenus à Guantanamo renvoyés vers leur pays, après les accords Maduro-Trump
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/02/21/des-venezueliens-detenus-a-guantanamo-renvoyes-vers-leur-pays-apres-les-acco

    Des Vénézuéliens détenus à Guantanamo renvoyés vers leur pays, après les accords Maduro-Trump
    Renvoyés vers le Venezuela, dans le cadre de la politique d’expulsions massives promise par le président américain, Donald Trump. Cent soixante-dix-sept migrants vénézuéliens ont été transférés par les Etats-Unis de la base cubaine de Guantanamo vers leur pays, avec une escale au Honduras, à la demande des autorités vénézuéliennes, dans un nouveau signe de coopération entre Washington et Caracas.
    Ce groupe s’ajoute aux 190 migrants vénézuéliens renvoyés chez eux il y a dix jours.« Merci ! », a crié l’un des expulsés à sa descente de l’avion. « Vous m’avez sorti de là ! », a lancé un autre à l’intention du ministre de l’intérieur, Diosdado Cabello, qui les a accueillis en leur disant « Bienvenue dans la patrie ».L’avion de la compagnie d’Etat vénézuélienne Conviasa a décollé du Honduras, où un autre appareil américain transportant les détenus est arrivé de la base de Guantanamo, connue pour sa prison militaire ouverte après les attentats du 11 septembre 2001 et qui héberge toujours une trentaine de détenus accusés de « terrorisme ».
    Les migrants expulsés sont tous des hommes, la plupart d’entre eux portant des masques, des combinaisons de sport grises et des baskets sans lacets ou des tongs. Aucun d’entre eux n’était menotté. Ils ont défilé entre une haie de militaires déployés entre l’escalier de débarquement et le terminal.
    « Ceux qui sont revenus sont en théorie tous des Vénézuéliens qui étaient à Guantanamo », a fait savoir M. Cabello à la presse, ajoutant qu’un autre vol de migrants expulsés arriverait en fin de semaine.
    Le Venezuela et les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques en 2019, au cours de la première administration Trump qui menait l’offensive internationale contre le président Nicolas Maduro à coups de sanctions. Et si la position officielle de Washington reste de ne pas reconnaître M. Maduro, qui a prêté serment pour un troisième mandat après une élection contestée, le président américain a initié des contacts avec son homologue axés sur la migration et la libération de ressortissants américains emprisonnés au Venezuela.
    Le gouvernement américain a signalé début février le transfert de dix membres du gang vénézuélien Tren de Aragua vers Guantanamo, où 30 000 lits ont été installés pour les migrants. Cette organisation a été désignée par les Etats-Unis et le Canada comme terroriste.
    « Si l’un des rapatriés se trouve dans une situation correspondant à l’une des formes de criminalité établies dans notre système juridique, les autorités compétentes agiront conformément à la loi », a déclaré le Venezuela, qui a réaffirmé que le gang « a été démantelé » dans le pays.
    Donald Trump mène une vaste offensive contre l’immigration illégale, avec notamment des raids dans plusieurs villes et des expulsions massives, ainsi que la suspension des programmes humanitaires lancés par son prédécesseur, Joe Biden, qui bénéficiaient aux Vénézuéliens, aux Cubains et aux Nicaraguayens.
    Washington reçoit le soutien de plusieurs pays d’Amérique centrale, comme le Panama et le Costa Rica, pour accueillir les personnes expulsées avant qu’elles ne soient renvoyées dans leurs pays d’origine. Le Costa Rica a d’ailleurs annoncé jeudi que 135 migrants de diverses nationalités, dont 65 enfants, expulsés par les Etats-Unis étaient arrivés dans le pays, d’où ils seront rapatriés chez eux. Aucun de ces migrants n’a de casier judiciaire, a précisé le vice-ministre de l’intérieur costaricien, Omer Badilla.
    Il s’agit d’un système d’« externalisation des frontières » par lequel les Etats-Unis transfèrent le lent processus de rapatriement à un pays tiers, a expliqué Carlos Sandoval, chercheur en sciences sociales et expert en migration. Les personnes expulsées vers l’Amérique centrale sont des ressortissants de pays qui n’acceptent pas les vols de rapatriement, ou avec lesquels Washington entretient des relations tendues. Parmi les 299 personnes arrivées au Panama la semaine dernière figurent des ressortissants de l’Iran, de la Chine, de l’Afghanistan, du Pakistan, de l’Inde, de l’Ouzbékistan, de la Turquie, du Népal, du Sri Lanka et du Vietnam.
    Les accords avec le Venezuela ont même permis à deux avions de la compagnie aérienne sanctionnée Conviasa d’entrer sur le territoire américain pour récupérer les 190 premiers ressortissants. Le Honduras a précisé que sa participation au transfert de jeudi ne faisait pas de lui un « pays tiers sûr » ou un « pont » pour les migrants expulsés par l’administration Trump, a souligné auprès de l’Agence France-Presse le vice-ministre des affaires étrangères hondurien, Tony Garcia. « C’est un transfert », les migrants « changent d’avion et continuent » vers leur pays, ils ne restent pas dans des refuges, a-t-il souligné.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#expsulsion#rapatriement#transfert#externalisation#frontiere#sante#politiquemigratoire

  • How To Erase a People

    They did it to Native Americans, to Palestinians like my family in 1948, and now Trump wants to do it again in Gaza. It’s called ’forcible transfer,’ and it kills something much greater than any individual life.

    https://www.youtube.com/watch?v=IcVR3qwdkgM


    #peuples_autochtones #effacement #génocide #transferts_de_population #vidéo #Gaza #Trump #perte #Palestine #forêt #nakba #kibbutz #Kibboutz #destruction #Tlingit #langue #archipel_Alexandre #USA #Etats-Unis #saumon #Lakota #bisons #cherokee #irrigation #agriculture #Lakhota #nature #wilderness #histoire #Oklahoma #auto-suffisance #dépendance #enfants #assimilation #culture #expulsion #terre #fruits #légumes #oliviers #arbres #Israël #nettoyage_ethnique #réfugiés_palestiniens #camps_de_réfugiés #Liban #histoire_familiale #graines #semences #Cisjordanie #colonisation #écocide #pins #autochtonie
    ping @reka

    –—

    La réalisatrice fait référence à ce tableau intitulé « The immigrant » de #Sliman_Mansour :


    https://zawyeh.store/product-category/limited/sliman-mansour
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Sliman_Mansour

    #Piste_des_larmes (#trail_of_tears) :

    La Piste des larmes (en cherokee : Nunna daul Isunyi, « La piste où ils ont pleuré » ; en anglais : Trail of Tears) est le nom donné au #déplacement_forcé de plusieurs peuples natif américains par les États-Unis entre 1831 et 1838. Ces populations s’établissent à l’ouest du #Mississippi et leurs anciennes terres sont remises à des colons américains, en application de l’#Indian_Removal_Act, #loi proposée et signée par le président #Andrew_Jackson. Les Cherokees sont alors le plus important groupe autochtone de la zone impliquée.


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Piste_des_larmes

    #Bruce_King :


    https://brucekingartist.weebly.com/smaller-paintings.html
    #art

    via @freakonometrics