• Le pouvoir d’agir

    Court-métrage basé sur une suite de monologues sensibles auprès d’adultes et d’enfants sur comment recréer du désir d’agir et de faire société ensemble.

    https://www.youtube.com/watch?v=JGxheKFMRcg

    Et un rapport avec ça :

    VOGÜÉ : 4-5-6 mars Réappropriation du pouvoir citoyen

    http://conferencecitoyenne2017.blogspot.com/2016/02/vogue-4-5-6-mars-reappropriation-du.html

    Saillans, le 23 janvier 2016
    Les mouvements de réappropriation du pouvoir citoyen se rassemblent : Etats généraux en Ardèche les 4-5-6 mars 2016
    (...)

    #pouvoir #désir #plaisir #besoin #empathie #don #transformation #commun



  • Qui décide de la #valeur d’une oeuvre d’art contemporain ?La profession ou le marché ? Les foires ou les expos ? Les FRAC ou les galeries ? Les musées ou les collectionneurs ?
    http://www.nectart-revue.fr/nectart-2-nathalie-heinich

    La « valeur » d’une œuvre n’est pas seulement marchande : elle est aussi esthétique, politique, ludique… L’attribution de ces différentes valeurs dépend des « cercles de #reconnaissance » de l’œuvre, depuis les pairs jusqu’au grand public, en passant par les spécialistes des secteurs public et privé. Pour ce qui est de la valeur marchande, elle relève, comme pour tout bien, de la loi de l’offre et de la demande. En matière d’art contemporain, où l’innovation est reine, se pose le problème de l’écart entre la valeur à court terme et la valeur à long terme, autrement dit de l’éventuelle obsolescence des prix – un problème devenu particulièrement crucial avec le spectaculaire essor du marché dans la dernière génération. Mais ce problème en demeure-t-il un dès lors qu’on fait son deuil de l’illusion d’une valeur (...)

    #Nectart_#2 #Transformations_artistiques #art #art_contemporain #marché #pluralité #temporalité



  • René Girard, le philosophe chrétiens auteur de la théorie du bouc émissaire est mort.

    Sa théorie était une proposition d’explication d’origine de la culture (qui tout le monde l’admet, est aussi une explication du christianisme), partant de l’idée qu’une victime innocente est « choisie » (à travers divers stratagème, mais pensez juste a ce qui se passe dans une partie du jeu de carte ’loup garou’) puis sacrifié (symboliquement ou non), et que c’est sur cette base, que se fonderai ensuite une culture.

    Le livre le plus accessible pour aborder sa pensée est probablement le recueil d’entretiens « les origines de la culture ».

    • lien avec #guerre_aux_pauvres, boucs émissaires modernes qualifiés de surnuméraires, qui viennent de se bouffer la réforme #apl dans l’indifférence générale du monde militant.
      EDIT

      partout et toujours, lorsque les hommes ne peuvent pas ou n’osent pas s’en prendre à l’objet qui motive leur colère, ils se cherchent inconsciemment des substituts, et le plus souvent ils en trouvent

      l’#invisibilisation est une forme de violence aussi, une des pires car elle se fait sans bruit, en négatif.

    • Le #désir, c’est le mal. Péché de luxure, péché d’envie, de lucre, partout, partout, et joie nulle part, sauf celle de dominer, ne serait-ce que imaginairement. Et tout continue jusqu’au jugement dernier.

      À cette omni-explicative théorie de et par la rivalité #mimétique, on pourra préférer les recherches, qui ont considéré l’#imitation comme processus créateur

      De ce fait, le collectif comme réalité structurée ne saurait être compris comme une entité subsistante, et son existence se confond avec le processus de structuration des parts de nature préindividuelle qui portent la vie affective des sujets. Mais la vie intime ne peut pas se révéler d’emblée commune sans que le collectif y gagne une dimension moléculaire. Et le transindividuel ne nomme en somme que cela : une zone impersonnelle des sujets qui est simultanément une dimension moléculaire ou intime du collectif même.

      Cette tentative pour penser la constitution du collectif à un niveau moléculaire, c’est-à-dire aussi bien infra-individuel qu’infra-social, rapproche #Simondon de #Tarde, qui désubstantialise pour sa part l’approche des phénomènes sociaux en les décrivant comme des #processus_d’imitation. Car ce que l’on imite, selon Tarde, ce ne sont jamais les individus, mais des flux qui traversent les individus, et qui sont toujours de croyance et de désir. De ce point de vue, même l’invention relève de l’imitation de flux qui se trouvent conjoints d’une manière nouvelle dans l’inventeur (et pas, à proprement parler, par lui, comme s’il en était l’auteur). On peut donc dire qu’une invention est toujours « un croisement heureux, dans un cerveau intelligent, d’un courant d’imitation, soit avec un autre courant d’imitation qui le renforce, soit avec une perception extérieure intense, qui fait paraître sous un jour imprévu une idée reçue » . D’où l’importance qu’accorde Tarde aux phénomènes de « suggestion à distance » et de « contagion » , qui définissent selon lui le mode sur lequel des esprits peuvent s’influencer à distance du seul fait d’avoir connaissance de l’existence d’autres esprits simultanément en contact avec les mêmes idées (comme c’est le cas, exemplairement, du public des lecteurs d’un même journal, et plus encore aujourd’hui du public des spectateurs de la télévision). On trouve chez Simondon un intérêt voisin pour les phénomènes de propagation affective par lesquels s’accomplissent, au sein du champ social considéré comme un champ métastable, des prises de forme imprévisibles, telle la propagation de la Grande Peur, susceptible à ses yeux d’être expliquée par une « théorie énergétique de la prise de forme dans un champ métastable » (IPC, note 18 p. 69).

      La théorie de l’#invention chez Tarde, aussi bien que la description simondonienne du champ social comme champ en tension où adviennent des prises de forme, proposent de concevoir l’émergence de nouveauté dans la société sans recourir à la figure de l’homme d’exception, génie politique capable de « donner forme » à la vie sociale. En effet, d’une manière proche de celle par laquelle l’invention naît chez Tarde de la conjonction de flux d’imitation et d’une série de petites différences qui finissent par produire de la nouveauté, on voit s’esquisser chez Simondon une énergétique sociale telle que « le hasard peut produire l’équivalent du #germe_structural » qui amorce une #transformation_du_champ_social. Car toute transformation est produite « soit par le fait qu’une idée tombe d’ailleurs — et immédiatement advient une structure qui passe partout, — soit peut-être par une rencontre fortuite » (IPC, p. 63). Une telle « énergétique humaine », qui s’intéresse aux potentiels dont l’écart jette la société dans un état métastable, est selon Simondon indispensable pour compléter le point de vue d’une « morphologie » sociale qui ne s’intéresserait qu’aux structures stables des groupes sociaux. Ainsi, si l’on peut dire que le collectif est en un sens déjà dans les sujets, c’est d’un point de vue « énergétique », sur le mode de potentiels susceptibles de conduire une individuation du champ social ; c’est donc comme collectif en devenir ou comme a(d)venir du collectif, et non pas, et surtout pas, comme germe structural préformé.

      Une scolie présente dans « Simondon-Individu et collectivité. Pour une philosophie du transindividuel » (disponible en ligne),de #Muriel_Combes : Intimité du commun
      http://entre-là.net/intimite-du-commun-par-muriel-combes

    • Un retour, adjacent, sur la notion de rivalité mimétique ou toute relation devrait être façonnée et lue à l’aune de la représentation...

      La peinture sera elle-même travaillée - exemplairement dans la pensée de Malevitch- par la volonté de ne plus renvoyer à une réalité extérieure à elle-même, de ne plus représenter. Mais ce rejet de la vocation représentative ou « mimétique » de la peinture est aussi la recherche d’une forme de présentation adéquate de la vie révolutionnaire - qui n’est telle justement que de pouvoir se soucier davantage de ce qui arrive à des surfaces colorées qu’à des personnages prisonniers de leur psychologie. Selon Rancière ce renversement de la mimesis picturale est déjà en jeu dans les analyses de Hegel. On y trouve en effet une sorte d’excès réciproque de la forme et du contenu qui annonce en réalité la dissolution de leur séparabilité.

      extrait de La révolution #sensible, #Partage de la nuit - Deux études sur Jacques Rancière, par Bernard Aspe
      http://seenthis.net/messages/417897


  • http://www.regards.fr/web/article/emancipation-et-pensee-du-complexe

    La dialectique, vous connaissez ? Vous savez, ce vieux truc tiré de la philosophie d’#Hegel et remis à jour par Karl #Marx censé nous aider à comprendre le monde. Ringard ! Balayé par les certitudes des néolibéraux et de la seule politique possible, le fameux #TINA [1].

    Oui, mais voilà que depuis plus de quarante ans, de nombreuses disciplines scientifiques sont révolutionnées par des concepts qui rompent avec la logique déterministe qui caractérisait le #cartésianisme et les sciences dites exactes. Chaos, fractales, intelligence artificielle, structures dissipatives, systèmes dynamiques non linéaires, bifurcation, boucles de rétroaction, systémique, théorie des catastrophes, théorie des niveaux sont les nouveaux outils des scientifiques qui leur permettent désormais d’appréhender le monde non pas tel qu’il se doit d’être, mais tel qu’il est.

    La #révolution_du_complexe
    Ancienne élève de l’École normale supérieure, Janine #Guespin-Michel nous propose avec Émancipation et pensée du complexe un parcours audacieux, tout en étant très compréhensible, dans l’univers des nouveaux concepts scientifiques. Chaque système doit être appréhendé avec un grand nombre d’éléments, lesquels ont de nombreuses interactions entre eux, le tout inséré dans un environnement qui n’est pas lui-même sans incidence sur celui-ci. L’usage intensif de l’ordinateur n’est pas pour rien dans cette révolution que l’auteure a choisi d’appeler la révolution du complexe.

    « La #pensée_du_complexe à elle seule ne permettra pas d’accélérer la transformation sociale. La pensée du complexe étant une forme, une méthode de pensée, ce n’est ni une doctrine, ni une conception du monde, et elle peut servir, elle a servi, à soutenir de multiples positions politiques. Si son déni favorise l’idéologie dominante, son utilisation ne peut en aucun cas tenir à elle seule lieu d’objectif politique », rappelle fort justement l’auteure. En effet, cette pensée du complexe ne s’affranchit nullement du débat sur la contextualisation de la recherche qui, si elle se doit d’être impartiale, n’en est pas neutre pour autant. Au service de quels intérêts une recherche doit-elle être menée ?

    Voilà qui nous relie à l’interférence entre recherche et #démocratie. Après avoir pointé, au sein des sciences complexes, les impasses de l’auto-organisation – impuissante à elle seule pour penser la transformation – et de l’incertitude – qui favorise un pragmatisme qui mène tout droit au refus de tout changement –, elle pointe les effets pervers du dualisme qui oppose, sans aucun espoir de transcendance, deux contraires.

    Penser la #transformation_sociale
    L’auteure avance que « face à un phénomène politique donné, la pensée dominante analytique et linéaire nous pousse à l’isoler, puis à le découper en parties qu’on analysera séparément en les confrontant deux à deux. La pensée du complexe nous conduit au contraire à l’envisager comme constituant d’un – voire de plusieurs – système(s) et à rechercher les interactions entre les parties. » Voilà qui met à bas toute pensée réductionniste et linéaire en politique.

    L’auteure prend, entre autres, comme illustration l’approche politicienne des guerres américaines en Irak destinées à éradiquer le "mal". Une approche raisonnable et plus "scientifique" nous aurait au contraire laissé entrevoir les boucles de rétroaction qui ont succédé aux interventions armées. Mais l’impérialisme le souhaitait-t-il ? De même, ne sommes-nous pas, à gauche, souvent tributaires de cette pensée linéaire qui, au final, favorise l’idéologie dominante ? Voilà en quoi la dialectique serait, selon Janine Guespin-Michel, un indispensable complément de ce renouveau du complexe : « La pensée du complexe ne sait pas dépasser une contradiction antagonique. Elle est donc insuffisante pour penser le dépassement du capitalisme. Pour la pensée dialectique, ce qui aide à comprendre une situation dynamique, ce sont les contradictions, qu’elles soient antagoniques ou non. »

    Voilà un ouvrage stimulant qui nous amène à nous interroger sur nos pratiques, notre façon de penser la transformation sociale qui ne peut plus se concevoir d’une façon déterministe, mais doit prendre en compte les interactions multiples des classes et groupes sociaux ainsi que de leurs relations à l’environnement. Un appel vivant à un renouveau de la pensée dialectique.


  • Manmade peninsula under way in Istanbul - GREEN
    http://www.hurriyetdailynews.com/manmade-peninsula-under-way-in-istanbul.aspx?pageID=238&nID=83349

    A 140,000-meter square manmade peninsula as large as ten football stadiums has plans to be constructed as a shoreline extension of Istanbul’s Ataköy neighborhood, which has ran out of space for new buildings.

    The Mega Marina will be made as an extension of the area known as the Ataköy Tourism Complex, which also contains the Galleria Shopping Mall, Sheraton Hotel, Ataköy Marina Hotel, Ataköy Marina and Ataköy Marina Park, and will be used as a marina for large cruisers.

    The process to fill the peninsula has already begun, with filling materials being carried by ships to the construction site because of heavy traffic on the road running along the construction site.

    The Bakırköy Municipality said there had been no official request filed at the municipality for a permit to fill the peninsula, adding they had been informed that the ongoing filling operation was for the breakwater.

    Ataköy Tourism Complex is currently under the administration of Dati-Mariners Ataköy Tourism and Construction Company, a company of Dati Holding that was founded by Şadan Kalkavan, Fuat Miras, Gündüz Kaptanoğlu, Eşref Cerrahoğlu and Metin Kalkavan.

    The owner of the area, however, is the State Housing Development Association (TOKİ).

    TOKİ and Dati Holding had previously eyed the land for construction licenses but the tender was canceled due to lack of sufficient participants.

    #Transformation_urbaine #Istanbul #Rivage #Gravats #TOKI


  • Making the invisible visible: Mapping the Networks of Dispossession in Turkey’s urban transformation processes
    http://www.zeitschrift-suburban.de/sys/index.php/suburban/article/view/169/294

    The interview with Yaşar Adnan Adanalı focuses on the collective data-compiling and mapping project The Networks of Dispossession, which is dedicated to analyse the relations between urban development projects and the related concentration of capital and power in Turkey. As becomes clear in the course of the interview, the understanding of dispossession on which this mapping project is based is defined broadly. It includes the loss of natural resources, urban spaces, neighbourhoods, apartments and lives as a result of urban transformation processes.

    The Networks of Dispossession project includes three maps (link: mulksuzlestirme.org): the first map ‘Projects of Dispossession’ (see Figure 1) exposes partnerships of private corporations and governmental institutions in Turkey; the second map, ‘Partnerships of Dispossession’ (see Figure 2) reveals the close partnerships between different private developers, state actors and institutions and media companies; the third map ‘Dispossessed Minorities’ (see Figure 3 ) examines how properties of minorities, which were confiscated by governmental organizations, have been re-allocated over time.

    NG: In addition to this you also mapped the deaths that occurred in connection to the urban renewal projects. Can you talk a bit about this?

    YAA: We also wanted to include the labour murders because of the argument that the very appetite for development happens not only at the expense of our public spaces and our urban and rural commons, but it was also dispossessing the workers from their right to live. We wanted to make this argument visible, so we highlighted those projects where, during the construction, workers lost their lives because of poor or no safety regulations.

    How relevant this was became obvious during the Soma mining massacre in May 2014. The mining sector, which – in Turkey – follows very much a public-private-partnership model exploits the workers. There are poor working conditions and no governmental safety regulations. The mining company invested the surplus value that they extracted from their workers in the mines into projects in the centre of Istanbul, building the highest skyscraper. They even claimed that this skyscraper would be the “safest” skyscraper in Turkey because based on being a mining company they could use the best cement. But because they were not providing the best of everything to the workers in their mines, 300 of their workers lost their lives in the biggest mining accident in Europe for at least a decade and in Turkey by far. You see – this was very much connected – a real estate development project in the central business district of Istanbul, which was – by the way – also a project of dispossession because it had a very controversial building permit exceeding the existing building limits. This project was made possible by the connection to a small mining town, where the company basically killed more than 300 people (see Figure 6). All this was only possible because the private mining company could get into partnership with the Turkish state. The state provided a guarantee to the company to buy as much coal extracted as possible from that mine, which paved the way to the race to the bottom for the workers.

    #Affairisme #Transformation_urbaine #Turquie #Cartographie_réseau


  • Compte-rendu Istanbul 2023 de Yoann Morvan et Sinan Logie
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/21092/istanbul-2023

    Les éditions B2 ont récemment enrichi leur collection Territoires par un « arpentage dans le temps et l’espace » d’Istanbul. Mais pas dans n’importe quel Istanbul. Istanbul 2023, c’est avant toute chose le choix de raconter les métamorphoses de la mégapole turque à partir de l’analyse des recompositions socio-urbaines de ses périphéries. Grands projets d’infrastructures, villes nouvelles, nouveau centre financier sont quelques exemples parmi d’autres choisis par l’anthropologue Yoann Morvan (CNRS) et l’architecte Sinan Logie (Université Bilgi d’Istanbul) pour présenter les projets emblématiques de cette « métropole qui vient », toute dédiée à l’objectif 2023 du gouvernement souhaitant célébrer à grand faste le centenaire de la république turque. De la sorte, les auteurs entendent contrer la sur-médiatisation dont bénéficient les espaces référents situés autour de la péninsule historique et des rivages du Bosphore. Ce décentrement géographique constitue l’intérêt premier de cet ouvrage qui se concentre sur ce que les auteurs nomment les « franges », « marges » ou « interstices » toujours situés dans l’ombre des clichés marketing et touristiques. Renouveler la vision habituelle d’Istanbul à partir d’une analyse des transformations urbaines de ses périphéries correspondait finalement aux critères éditoriaux de B2 qui cherche à rendre accessible à un large public des textes courts, originaux et de qualité sur les thématiques de l’architecture et de l’urbain.

    #Istanbul #Périphéries #transformations_urbaines


  • Former Turkish minister cashes in with urban transformation
    http://www.hurriyetdailynews.com/former-turkish-minister-cashes-in-with-urban-transformation.aspx?

    The family of Erdoğan Bayraktar, who was implicated in the massive corruption probe in December 2013, has earned up to 72.4 million Turkish Liras ($27.6 million) thanks to an urban transformation project pushed by Bayraktar during his tenure as the Environment and Urbanization Minister.

    The company run by the Bayraktar family bought a 10,000-square-meter plot of land in Istanbul’s Koşuyolu neighborhood for $22 million in 2013. The former minister had said at the time that there was no conflict of interest, describing the purchase as “an innocent investment.”

    However, the family recently sold the land to a developer for 114.4 million Turkish Liras ($43.9 million), daily Hürriyet has learned. The massive profit that the Bayraktars earned in just two years is thanks to a recent change in the legal status of the plot.

    #Corruption #Transformation_urbaine #Istanbul


  • BALLAST Édouard Louis : « Mon livre rend justice aux dominés »
    http://www.revue-ballast.fr/edouard-louis-mon-livre-rend-justice-aux-domines-il-ny-a-pas-de-mepris

    Je partais avec, comme point de départ de mon #écriture, l’envie ou le besoin, sûrement les deux, d’écrire sur mon enfance et plus particulièrement sur le monde qu’avait été celui de mon enfance — à savoir ce monde de #pauvreté, d’#exclusion sociale, ce monde de ceux qui au siècle dernier auraient été ouvriers mais sont aujourd’hui sans travail, dans les zones reléguées, les espaces invisibles. Mais il ne suffit pas de vivre pour écrire. Il fallait constituer ce que j’avais vécu comme tout un ensemble de problèmes, de choses dicibles, explicables, interrogeables.
    (...)
    Il y a un exemple que je prends souvent parce qu’il me semble à la fois simple et profond : c’est celui des #femmes qui, dans le village que je décris dans Eddy Bellegueule, disent, et me disaient : « J’ai arrêté l’#école à seize ans parce que je suis tombée enceinte, et j’aimais pas l’école. » Cette phrase — qui dans mon enfance n’était qu’une phrase et qu’un constat — est devenue, par le travail littéraire, un sujet de questionnements pour moi. Ce n’était plus simplement un enchaînement de mots ou de sons mais une phrase qui révélait à elle seule tout un système d’exclusion, de #domination masculine, de #reproduction sociale. Ces femmes, qui pensaient que tomber enceinte avait été une cause, ne voyaient pas que c’était en fait une conséquence : le fait d’être une femme née dans un milieu pauvre les prédestinaient (pas toutes, mais une partie) à cette vie. Mais il faut beaucoup de temps, il m’en a fallu beaucoup, avant de pouvoir écrire cette phrase dans un livre : « J’ai arrêté l’école à seize ans parce que je suis tombée enceinte, et j’aimais pas l’école. » Déjà, il faut se rendre compte qu’elle est une phrase qui mérite d’être écrite. Une phrase qui dit plus qu’elle ne dit. Et le travail d’écriture a été ça, ce cheminement pour retrouver l’expérience, en quelque sorte l’expérience perdue, parce qu’elle n’était pas interrogée, problématisée.
    (...)
    Le fait qu’il y ait de plus en plus de #transfuges, c’est-à-dire de personnes venant des #classes populaires, qui accèdent à l’écriture est, je crois, une opportunité historique de renouveler la littérature. Avant, les écrivains étaient presque uniquement des enfants de la #bourgeoisie ; aujourd’hui, il y a tout un tas de gens qui écrivent et qui avant ne l’auraient jamais fait — état de la #société oblige, il y a cinquante ans, ils n’auraient pas pu : ils seraient allés à l’usine, à l’atelier ou je ne sais encore où... Et ces gens arrivent dans un monde auquel ils n’avaient pas accès autrefois, avec des choses à dire, des histoires, justement, nouvelles. Et donc des langages nouveaux. On le voit avec toute la littérature d’écrivains afro-américains aux États-Unis, comme Chimamanda Ngozi Adichie, ou latino-américains, comme Justin Torres. Ce qui ne veut pas dire qu’un enfant de la bourgeoisie ne peut plus écrire de grand #livre, évidemment, mais même s’il voulait faire tout à fait autre chose, il serait obligé de prendre conscience de ce qu’a bouleversé l’arrivée de nouveaux types d’écrivains, avec des passés très différents. Souvent, on pense les transfuges dans ce qu’ils recèlent de négatif : la dépossession, la honte, les traumas, mais il y a aussi un foyer de chamboulement de beaucoup de choses, dont la #littérature.
    (...)
    La littérature, et les œuvres en général, ont un grand pouvoir de #transformation sur le monde #social. La vie d’une personne noire, même dans ses aspects les plus quotidiens, ne serait pas la même sans James Baldwin, Toni Morrison ou Édouard Glissant. Il faut considérer la société comme un espace où des discours, les possibilités et les façons de penser le monde coexistent et s’affrontent, sous des modalités différentes : la #politique, la littérature, l’art, les mouvements de grève, la conversation. Je ne place pas de hiérarchie là-dedans, la littérature joue le même rôle qu’un mouvement social. Elle est donc très importante. La politique, ce n’est pas gagner une élection, c’est faire exister une parole. La littérature en est une forme possible. Mais s’il s’agit de ne pas penser, d’être irresponsable, d’écrire, simplement, sans penser à ce que l’on écrit, on se fait le porte-parole du sens commun, on se fait le sténographe de la #violence du monde. C’est aussi l’un des pièges en littérature.
    (...)
    Les gens qui me reprochent le #racisme de classe sont ceux qui projettent leur propre racisme de classe inconscient sur mon livre. Mon livre a été écrit pour rendre justice aux dominés, il n’y a pas une phrase de mépris de ma part. Un jour quelqu’un m’a dit : « C’est méprisant de dire dans votre livre que telle personne se saoule tous les jours ou de montrer que des personnes savent pas construire "correctement" une phrase ». Mais c’est la personne qui m’a dit ça qui trouve ce genre de choses méprisables, pas moi.
    (...)
    Je ne fais pas l’éloge des classes populaires. Parce que, et ça découle de ce que je viens d’essayer de dire, comprendre et mettre « hors de cause », quelqu’un ne veut pas dire aimer ou faire l’éloge de cette personne. On peut se battre pour une classe sans en faire l’éloge. Je me bats contre la domination de classe, j’écris contre elle, du moins je m’y efforce.
    (...)
    Il y a, dans les milieux dominés, une sorte de rage dans le rapport à la politique. Quand j’étais petit, on répétait tout le temps, c’était une sorte de topique : « Au moins, sous Mitterrand on avait un beefsteak dans l’assiette ! » On disait tout le temps ça, moi compris. J’avais deux ou trois ans quand Mitterrand est mort et pourtant je le disais. Et même si le mitterrandisme n’a pas été un âge d’or pour les classes populaires et qu’on pourrait faire l’histoire des réformes qui leur ont été défavorables, ce qu’on peut dégager de cet énoncé, c’est qu’il existe, dans les classes populaires, un rapport presque vital à la politique.


  • L’adoption des technologies tue votre #transformation digitale
    http://www.duperrin.com/2014/12/04/ladoption-des-technologies-tue-votre-transformation-digitale

    Plus personne ne s’imagine une seule seconde que déployer un réseau social va transformer, seul, le fonctionnement d’une #entreprise. Plus personne n’ose prétendre qu’une page Facebook bien faite et un community manager a peu près convenable vont r... Tags : #digitalisation transformation #digital entreprise #clevermarks


  • (Un)-building the Metropolis: Istanbul at the Age of “Urban Transformation” : Noria Research
    http://www.noria-research.com/2014/12/04/un-building-the-metropolis-istanbul-in-the-age-of-%E2%80%9Curban-tra

    Très belles photos de Fikirtepe et Basaksehir

    The two contributions presented here shed light on the ongoing urban mutation of the Bosphorus megalopolis. They present two facets of the so-called “urban transformation” policy (“kentsel dönüşüm” in Turkish) at work in Istanbul. The policy is of considerable significance and has thus increasingly attracted the attention of the social sciences[1] that for too long over-focused on Sulukule[2]. Launched more than a decade ago by the Turkish authorities, the “kentsel dönüşüm” gained momentum after the 2012 Anti-seismic Law that aims to “replace” hundreds of thousands of residential buildings in order to meet with earthquake resistance regulations. This “urban transformation” plays a major role in creating new urban polarities through the renewal of the housing stock and above all the increase in land values. The two photographic perspectives presented here are critically complementary. The first series of pictures, in Fikirtepe, crudely unveils destruction at the hands of the policy. Meanwhile the second one, in Başakşehir, quietly observes the new urban model that emerges from this metamorphosis orchestrated by the elite.

    #transformation_urbaine #Istanbul


  • France : la fin d’un socialisme | Ensemble
    https://www.ensemble-fdg.org/content/france-la-fin-dun-socialisme

    En ce sens, la recherche de constructions mixtes, associant l’action partisane, la pratique associative et syndicale et l’implication des individus citoyens est la seule qui corresponde pleinement à un « air du temps » dominé par la crise systémique. Dans ce contexte, la valorisation des pratiques critiques et alternatives et la volonté de les faire converger en projet original de développement sobre des capacités humaines sont des objectifs cardinaux. Et dans cette construction patiente de projet, il est décisif de mettre en place implique les structures politiques à la fois enracinées et innovantes capable de fonctionner comme des médiations entre le champ social et le terrain politico-institutionnel.

    #gauche #socialisme #stratégie #transformation_sociale


  • What’s Really Behind The Ridicule Of Renée Zellweger’s Face
    http://www.buzzfeed.com/annehelenpetersen/whats-really-behind-the-ridicule-of-renee-zellwegers-face

    The performative surprise, disgust, and shame directed toward aging is super contradictory: It suggests that the ideal woman is young and without wrinkles, but attempts by women to maintain that ideal are subject to derision.

    It’s not that women shouldn’t get plastic surgery; it’s that they should make every effort for that surgery to be invisible, seamless, unnoticeable. Good plastic surgery is OK, but “bad” plastic surgery — surgery that makes itself visible — now that’s abject.

    Why? Because it shows that the work of performing ideal femininity is just that: work. And ideal femininity never illuminates itself as a construction; it must present itself as “natural.” Which is also why it comes as such a surprise when someone like Beyoncé speaks openly about the exhaustive regimen necessary to get her body into post-baby shape: It speaks truth to the lie of the effortless, immaculate, eternally young and fit female form.

    #chirurgie_esthétique #actrices #jeunisme #sexisme


  • State intervenes in major İstanbul development project
    http://www.todayszaman.com/business_state-intervenes-in-major-istanbul-development-project_356799.

    La Corne d’Or à Istanbul : nouvelle centralité du développement immobilier de l’Etat Turc...

    The Ministry of Environment and Urban Planning has, alongside the Beyoğlu Municipality, taken control of a major urban development project in central İstanbul, according to a report in the Hürriyet daily on Tuesday.

    Amplio Emlak Yatırım began building the Hilton Garden Inn Hotel in Beyoğlu’s Örnektepe neighborhood three years ago; however, the construction of the hotel led to the structural damage of various buildings in the surrounding area. The firm then announced that it planned to undertake an urban transformation project in the area with a TL 300 million investment. It subsequently reached an agreement with residents and began to empty apartment buildings and provide rent support for their former tenants, in preparation for the project, dubbed “Haliçenazır,” which translates to “overlooking the Golden Horn.”

    However, the Ministry of Environment and Urban Planning and the Beyoğlu Municipality have announced that they plan to widen the scope of the project in Örnektepe and Sütlüce and bring it under the realm of two public agencies. “We have dreams for the Golden Horn. The renewal area will be extended step by step. In such an important area of İstanbul it is more appropriate for such a project to be carried out by the public,” said representatives from the ministry.

    The ministry will conduct the project in two phases. Residents will receive new homes elsewhere in exchange for selling their existing homes, which will be demolished in order to make way for 650 new residences and 150 commercial buildings within a 130,000-square-meter area. It announced that it will provide TL 5 million in rent support for current residents and supply an additional TL 50 million in financial support for the development project. The bid for the construction tender is expected to be conducted in the upcoming days

    #transformation_urbaine
    #Immobilier
    #AKP
    #Istanbul



  • #Photographie et changement #urbain

    Présent et passé, présence et disparition – ces tensions ne sont pas propres à la photographie mais caractérisent aussi la ville. Les auteur(e)s qui ont contribué à ce dossier thématique étudient, à partir d’exemples concrets, les affinités entre la photographie et les #transformations_urbaines. Les contributions examinent également le rôle que la photographie peut jouer dans la recherche urbaine contemporaine.


    http://photographierlaville.hypotheses.org/512

    #ville #géographie_urbaine #changement_urbain


  • Family resists lucrative urban transformation project in popular Istanbul neighborhood
    http://www.hurriyetdailynews.com/family-resists-lucrative-urban-transformation-project-in-popular-

    Urban transformation projects are running at full gallop across Istanbul, but in the popular neighborhood of Fikirtepe, a local family is resisting giving his approval for the demolition of his house.

    Despite all of the buildings in its surroundings being completely eradicated with the area turned into a construction field, the landowner refuses to sell his property without a clear contract.

    The landowner, A.D., persists on keeping his house unless the company carrying out the projects offers a concrete deal, while rejecting the accusation that he is asking for more money.

    “We want problems regarding [urban transformation projects] to be solved. We had to evacuate the house after they cut the electricity and the water. They are harassing me by phone because I did not make an agreement. But I asked the company for a clear deal and guarantee. It is not about greed or asking for more money,” A.D. told Hürriyet

    #Fikirtepe
    #Transformation_urbaine
    #Résistance
    #Istanbul



  • Concerns rise on whether urban transformation now urban looting
    http://todayszaman.com/news-338857-concerns-rise-on-whether-urban-transformation-now-urban-loo

    People are increasingly reacting negatively to urban transformation projects which have long been viewed as prestigious moves of the Justice and Development Party (AK Party) government.
    As part of an urban transformation project that was officially started by Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan on Nov. 5, 2012, more than 500,000 houses in 25 districts including Esenler, Bağcılar, Gaziosmanpaşa, Zeytinburnu, Pendik, Kartal, Küçükçekmece, Sarıyer, Bayrampaşa, Güngören, Sultangazi, Tuzla, Kadıköy, Beşiktaş and Üsküdar will be destroyed within a short period of time. However, there are now concerns that this ambitious project will affect thousands of people.

    Gülizar Karslıoğlu, whose house was partially demolished by local authorities, left her home with her daughter and granddaughter. Karslıoğlu, who lives in the Sarıgöl district — which is part of the transformation project — says that they faced intimidation and threats by construction firms despite the fact that they had been assured procedures would be performed fairly. Karslıoğlu says that she takes cares of her mother, who is 85: “We stayed hungry sometimes to build our home. But now the municipality and the construction firm are doing their best to take it away from us. We were threatened by local authorities to leave immediately and that even the rest of the building could be demolished.”

    Even after being partially demolished, the rents for homes in Sarıgöl have increased dramatically. Noting that rental subsidies given to land and homeowners would not be enough, Fatma Kartal says that they are trying to coordinate people who are affected by this process in an attempt to defend their rights.

    Saying that they are unable to sleep well at night because of the unsafe environments, Kartal also said: “We want transformation here. We do not want to go anywhere else. We spent our childhood here. But the views of the people are not taken into account. We do not want to live in concrete cages.” Minister of Environment and Urban Planning İdris Güllüce, who visited the Esenler district last week, stressed that people’s consent was very important in the urban transformation projects.

    #Turquie
    #Transformation urbaine
    #TOKI


  • Delphine #Batho pas d’accord avec #Hollande (comme d’habitude).

    Invitée de Mardi politique, l’ancienne ministre de l’#Ecologie a jugé que « pour la première fois, il n’y avait pas dans les vœux du #Président ce qui a été le cœur de notre campagne présidentielle : le mot même de #changement a disparu, il n’y a plus de référence à un projet de #transformation_sociale, on ne parle plus de #redistribution ou de deuxième temps du quinquennat mais d’#austérité. C’est un tournant idéologique majeur qui dépasse le débat classique entre l’aile gauche et l’aile droite du Parti socialiste. »

    http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/07/delphine-batho-et-le-tournant-ideologique-du-president-le-mardi-a-19-h-10



  • « Today we reboot the planet » : l’expo spectaculaire d’un monde en ruine

    http://www.lesinrocks.com/2013/11/20/arts-scenes/arts/today-we-reboot-the-planet-exposition-spectaculaire-monde-ruine-11443275

    A Londres, l’artiste argentin Adrián Villar Rojas entérine l’entrée de l’humanité dans une nouvelle ère géologique.

    Il y a un mois sortait au Seuil une thèse révolutionnaire intitulée L’Evénement anthropocène. Publiée par deux historiens rattachés au CNRS, Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, elle entérine l’idée que nous sommes entrés, depuis la fin du XIXe siècle, dans une nouvelle ère géologique. Cette hypothèse, soulevée pour la première fois en 2002 par un prix Nobel de chimie, établit la corrélation suivante : avec la révolution industrielle et l’accélération de l’après-Seconde Guerre mondiale, les activités humaines laissent pour la première fois une empreinte durable qui modifie en profondeur le système Terre. (...)

    #art #planète #monde #ruine #évolution #changement #humanité #transformation #mutation #Villar-Rojas