• Intellectuels de tous les pays, dé-trumpez-vous !

    La détestation que tentent de susciter les penseurs conservateurs envers les concepts critiques de #genre, #race ou d’#intersectionnalité est l’écho direct de la politique de Trump dont l’administration a combattu les « #gender_studies ».

    Il est amusant de voir converger le #sensationnalisme des médias et les éructations de leurs « #intellectuels » attitrés, fixés sur une série de mots-clés : #gender, #woke, intersectionnalité, #décolonial, #race… Mais ce sont aujourd’hui des mots vides qu’on agite, les mêmes sur les couvertures des magazines ou tabloïds et dans les chroniques ou tribunes. #Luc_Ferry dénonce « l’#écoféminisme » allié à « l’#islamo-gauchisme » « pour former la ”#cancel-culture-woke” ». #Isabelle_Barbéris accuse les #recherches sur le genre et l’intersectionnalité d’être des « #pseudo-sciences », mais serait bien en peine de donner des arguments scientifiques en ce sens. Les mêmes dénoncent la « #chape_de_plomb » et l’atteinte aux #libertés que constituerait l’existence même de recherches d’universitaires qui, de leur côté, n’ont jamais empêché leurs collègues de mener les leurs.

    Alors pourquoi une certaine génération d’intellectuels, que l’on a beaucoup entendue ces derniers temps, se sent-elle menacée ? Si on écarte la thèse des pathologies mentales engendrées par la pandémie – que révèlent, entre autres, les bagarres autrement plus graves entre bandes de jeunes –, on peut analyser cela en termes de stratégies de #pouvoir_académique. Nous assistons à la #radicalisation d’attitudes que les spécialistes du domaine du genre ont connue de longue date : la volonté politique de #déconsidérer, et si possible de #criminaliser, des recherches qui sont largement développées et légitimes ailleurs, par exemple en accusant ladite « théorie du genre » de ne pas être scientifique – en dépit du fait rappelé dans le journal du CNRS qu’il s’agissait de thématiques de recherche reconnues dans les programmes de l’Union européenne, et développées également dans les sciences « dures ».

    De fait, ces thèmes ont toujours été honnis par l’#extrême_droite, et les chercheurs qui s’y investissent sont régulièrement la cible des sites, médias, militants de cette obédience. Mais l’attaque du gouvernement est une #radicalisation_électoraliste qui permet à des figures opportunistes d’essayer de reprendre pied dans le milieu universitaire resté relativement imperméable aux idées d’extrême droite. La réaction quasi unanime aux déclarations polémiques des ministres #Vidal et #Blanquer (demande de démission de Vidal signée par 24 000 universitaires) est une preuve de plus de cette difficulté que rencontre cette partie ultraréactionnaire du monde intellectuel, qui a une place bien installée dans les médias, et a clairement l’oreille du pouvoir… mais ne domine pas vraiment dans les #universités ni dans les organismes de #recherche. Ce petit milieu s’est senti pousser des ailes lorsque le #pouvoir_politique a repris les idées de l’extrême droite et son agenda classique, la #chasse_aux_intellectuels qui travaillent sur le genre, la race, le #décolonial.

    Mais le mouvement reste limité : les signataires de tribunes dénonçant l’« islamo-gauchisme » qui gangrène les universités en lien bien sûr avec le « gender », sont en réalité éloignés du #monde_académique – retraités, bénéficiaires de positions protégées dans des institutions où ils n’enseignent pas ou peu, au rayonnement très faible dans la recherche. Leur seule chance d’exister dans un monde universitaire internationalisé est donc de déconsidérer leurs collègues pour tenter de les priver de ressources, par exemple en manipulant les outils d’évaluation ; d’où leur nouvel intérêt pour le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres), institution dont le gouvernement a récemment pris le contrôle direct.

    Tout cela au nom de la défense du « #pluralisme ».

    Ce croisement fétide entre enjeux intellectuels et politicards n’a pas lieu par hasard. Les concepts de genre, de race et d’intersectionnalité ont été forgés dans et par de nouveaux #mouvements_sociaux et dans l’#activisme (1) qui a permis de mettre en avant de nouvelles catégories d’#oppression. Ce sont des concepts critiques, des outils qui servent à voir et analyser les #inégalités présentes dans les sociétés contemporaines. Ce qui en fait des concepts perturbants pour la pensée ultraconservatrice, qui les a constamment ciblées. Les recherches sur l’intersectionnalité ont fait voir des formes extrêmes de #discrimination et de #vulnérabilité sociales : celles subies par les femmes noires aux Etats-Unis et apparues au grand jour avec la pandémie.

    La détestation « animale » que tentent de susciter les penseurs ultraconservateurs envers les mots même de genre, race… est l’écho direct de la politique de Trump. David Chavalarias, dans un remarquable article synthétisant l’étude quantitative de la diffusion du terme « islamo-gauchisme » sur Internet et les réseaux sociaux, note que ce vocable y a été remobilisé par le gouvernement suivant les méthodes de l’#altright trumpiste (de #Steve_Bannon), de façon à déconsidérer simultanément des recherches… et des #mouvements_émancipateurs. Ce que proposent nos ministres français s’apparente au programme « éducatif » de #Trump dont l’administration a combattu les gender studies et interdit l’usage des mots tels « #fœtus » et « #transgenre » dans les institutions de santé. Trump avait créé une commission pour promouvoir « l’#éducation_patriotique » et revenir sur l’histoire de l’#esclavage, « dangereuse et erronée » selon lui. Il dénonçait, digne précurseur de nos génies nationaux, la « théorie raciale » et les études afro-américaines. Sa secrétaire à l’éducation #Betsy_DeVos avait engagé une réécriture des #manuels_d’histoire pour glorifier le passé esclavagiste et promouvoir une nouvelle version de l’#histoire des Noirs, contre les « #radicalo-gauchistes ».

    Trump voulait ainsi consolider sa politique et son discours sexistes et racistes. Et l’on sait que la mobilisation des minorités a été essentielle dans la récente élection présidentielle. Sans les activistes, Biden ne l’aurait jamais emporté par plus de 7 millions de voix d’écart sur Trump. C’est bien par une prise de conscience – ce qu’on appelle, ici avec dérision, le woke – des injustices, parfois mortelles, que promouvait et créait sa politique que la catastrophe a été évitée. Une majorité des citoyens américains a ainsi su s’appuyer sur une culture minoritaire, dans un contexte de pandémie où beaucoup plus de citoyens ont pu participer au vote.

    L’enjeu désormais en Amérique est de préserver cet acquis, contre les tentatives actuelles des républicains de réduire l’accès au vote, seul moyen qu’ils parviennent à envisager pour accéder au pouvoir. En #France aussi, ce sont les nouvelles générations, d’étudiants et de lycéens, eux-mêmes plus sensibles aux #injustices_sociales et au #racisme déguisés en « #laïcité » (2), qui redonnent espoir, contre tous ceux, intellectuels comme politiques, qui veulent les priver des moyens de connaissance et d’accès aux nouvelles idées qui ont pu aider à la victoire de Biden. Le woke, qu’on veut nous présenter comme une nouvelle dictature, c’est l’éveil de cette force, et la meilleure protection de la #démocratie.

    (1) Voir Albert Ogien, Politiques de l’activisme, sous presse.

    (2) Voir l’enquête sur la laïcité.

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/intellectuels-de-tous-les-pays-de-trumpez-vous-20210312_W6BYMYYMSZDIHBAO7

    #Sandra_Laugier

  • Une femme transgenre ne peut pas être reconnue mère de sa fille, tranche la Cour de cassation - Le Point
    https://www.lepoint.fr/societe/une-femme-transgenre-ne-peut-pas-etre-reconnue-mere-de-sa-fille-tranche-la-c

    En 2011, Claire a officiellement été reconnue comme femme sur son état civil. Elle a ensuite eu une fille naturellement avec son épouse en 2014, car elle n’avait pas encore été opérée et possédait donc ses organes reproducteurs masculins.

    Elle réclame depuis d’être reconnue comme mère de sa fille, ce qui lui a toujours été refusé : en tant que géniteur, on lui proposait le statut de père, ou bien d’adopter sa propre fille en tant que seconde mère.

    #transgenre #maternité #paternité #crétins_abyssaux

  • The document that reveals the remarkable tactics of trans lobbyists | Coffee House
    https://blogs.spectator.co.uk/2019/12/the-document-that-reveals-the-remarkable-tactics-of-trans-lobbyis

    People and organisations that at the start of this decade had no clear policy on or even knowledge of trans issues are now enthusiastically embracing non-binary gender identities and transition, offering gender-neutral toilets and other changes required to accommodate trans people and their interests. These changes have, among other things, surprised many people. They wonder how this happened, and why no one seems to have asked them what they think about it, or considered how those changes might affect them.

    Some of the bodies that have embraced these changes with the greatest zeal are surprising: the police are not famous social liberals but many forces are now at the vanguard here, even to the point of checking our pronouns and harassing elderly ladies who say the wrong thing on Twitter.

    How did we get here?

    So the question again: how did organisations with small budgets and limited resources achieve such stunning success, not just in the UK but elsewhere?

    Well, thanks to the legal website Roll On Friday, I have now seen a document that helps answer that question.

    The document is the work of Dentons, which says it is the world’s biggest law firm; the Thomson Reuters Foundation, an arm of the old media giant that appears dedicated to identity politics of various sorts; and the International Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, Queer and Intersex Youth & Student Organisation (IGLYO). Both Dentons and the Thomson Reuters Foundation note that the document does not necessarily reflect their views.

    The report is called ‘Only adults? Good practices in legal gender recognition for youth’. Its purpose is to help trans groups in several countries bring about changes in the law to allow children to legally change their gender, without adult approval and without needing the approval of any authorities.

    In short, this is a handbook for lobbying groups that want to remove parental consent over significant aspects of children’s lives. A handbook written by an international law firm and backed by one of the world’s biggest charitable foundations.

    And how do the authors suggest that legal change be accomplished?

    I think the advice is worth quoting at length, because this is the first time I’ve actually seen this put down in writing in a public forum. And because I think anyone with any interest in how policy is made and how politics works should pay attention.

    Another recommendation is even more revealing: ‘Avoid excessive press coverage and exposure.’

    According to the report, the countries that have moved most quickly to advance trans rights and remove parental consent have been those where the groups lobbying for those changes have succeeded in stopping the wider public learning about their proposals. Conversely, in places like Britain, the more ‘exposure’ this agenda has had, the less successful the lobbying has been:

    La question d’actualité, c’est si les parents ont leur mot à dire sur la décision de leurs enfants de transitionner avant la puberté : d’un côté ça permet de ne pas développer des caractères sexuels secondaires qui seront encombrants pour la suite et de transitionner plus facilement, de l’autre... ce sont des enfants qui n’ont peut-être pas les moyens de peser leur décision et les cas de #détransition se multiplient, de jeunes adultes qui regrettent que cette option leur ait été proposée comme ça.

    https://www.rollonfriday.com/news-content/dentons-campaigns-kids-switch-gender-without-parental-approval

    #lobby #transidentité #transgenre

    • Gender dysphoria in children: puberty blockers study draws further criticism | The BMJ
      https://www.bmj.com/content/366/bmj.l5647

      The NHS Gender Identity Development Service (GIDS), based at London’s Tavistock and Portman NHS Foundation Trust, is England’s only provider of NHS specialist treatment for young people with gender dysphoria.

      In 2010 GIDS and University College London’s Institute of Child Health applied for ethical approval to conduct a cohort study offering puberty blockers to a “carefully selected group of adolescents” with gender dysphoria in early puberty.

      But questions continue to emerge about the researchers’ conduct of this early intervention study.

      We reported in July that potentially crucial information may have been missing from the study’s protocol and patient information sheets, casting doubt as to whether participants gave informed consent.1 Critics had said that the researchers had downplayed interim findings that might suggest increased suicidality. And the researchers had not submitted the annual progress reports required by the NHS Health Research Authority (HRA), which promotes patients’ interests in health research. Also, despite the full study findings remaining unpublished, the NHS changed its policy to allow GIDS to prescribe these drugs to children under 12 in established puberty.

      Here we present new allegations that the researchers might have broken rules when seeking ethical approval. They might also have misinterpreted another study’s findings about potentially worrying effects of the drugs on changing bone density.

  • #Julie_Bindel : Que faire lorsque l’on regrette sa transition sexuelle ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/01/06/que-faire-lorsque-lon-regrette-sa-transition-sexuelle

    Livia, 23 ans, vit comme transhomme depuis cinq ans. À 20 ans, elle a subi une double mastectomie, une hystérectomie et une ovariectomie (ablation des ovaires). Et elle le regrette aujourd’hui. Elle fait partie d’un panel de sept jeunes femmes qui discutent de leurs sentiments face à la transition lors de la toute première réunion du Detransitioner Advocacy Network (DAN) (Réseau de défense des droits des personnes en détransition, plus tôt ce mois-ci.

    Depuis la création du réseau, en octobre dernier, plus de 300 femmes qui regrettent d’être passées du statut de femme à celui de (trans)homme se sont manifestées pour obtenir du soutien et des conseils. C’est un nombre extraordinaire. Mais il n’est peut-être pas si surprenant quand on voit qu’au cours des dix dernières années, on a observé une augmentation de 3 200 % du nombre d’enfants qui se croient transgenres au Royaume-Uni, dont les trois quarts sont des filles. Une recherche rapide sur le site de sociofinancement GoFundMe montre que plus de 26 000 filles et femmes cherchent actuellement de l’argent pour subir la « chirurgie du haut » (une double mastectomie élective) afin d’acquérir une apparence plus masculine.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://unherd.com/2019/12/the-nhs-is-failing-trans-kids
    #détransition_transgenre #identité_de_genre #féminisme #transgenre

    • Il semble que Livia souffrait de dysmorphie corporelle, un désordre qui amène les gens à croire que leur corps est défectueux ; cette condition devient de plus en plus fréquente en raison de la pression exercée sur les jeunes femmes pour qu’elles se conforment à des stéréotypes féminins. Mais on l’a plutôt amenée à croire qu’elle souffrait d’une dysphorie de genre, un trouble où des gens en viennent à penser c’est leur sexe biologique qui n’est pas « le bon », ce qui conduit à vouloir subir une chirurgie irréversible, souvent à un âge jeune et impressionnable.

      Ayant fait son coming out en tant que lesbienne à l’âge de 11 ans, Evans se sentait mal à l’aise face à la réaction négative de garçons et de filles à l’école. Elle a enduré leur cruauté et leurs remarques homophobes pendant plusieurs années, puis, à l’âge de 14 ans, elle a découvert que plusieurs membres de son groupe d’amis passaient du statut de femme à celui d’homme, une perspective qu’elle dit avoir trouvée irrésistible.

      « J’ai suivi le mouvement », me dit Evans. « J’aime les autres filles et j’aime les armes, les camions et la boue, je n’aime pas avoir les cheveux longs et je suis vraiment bordélique, et ma chambre ressemble à une chambre de garçon, donc je dois être un garçon. »

      « Aujourd’hui, j’ai accepté celle que je suis vraiment : une femme non conforme à son sexe. Je ne crois pas que j’aurais dû vivre une transition médicale pour en arriver à ce constat. »

      #lesbophobie #homophobie #misogynie

  • DOSSIER : Où va le féminisme ? (suite de la Troisième partie) - OCL - Organisation Communiste Libertaire
    http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2336

    Naguère, les féministes radicales étaient craintes pour leur verbe virulent et leurs opérations commandos contre leurs ennemi-e-s. Par un étrange retournement de situation, elles se voient à leur tour interdire de tenir des conférences, et traiter de réacs ou de transphobes par des queers ou autres militant-e-s de l’« identité » (comme d’habitude, c’est sur internet que se déversent en priorité les tombereaux d’insultes). Dans les milieux militants, le caractère insaisissable du « queer » fait sa force : capable de tout contenir, il fonctionne comme marqueur de marginalité intellectuelle et signe de reconnaissance entre des « subversifs authentiques » qui se posent facilement en donneurs de leçons.
Et les pratiques de ces nouvelles avant-gardes autoproclamées ne visent pas que les féministes radicales – comme le montre la situation dans les cercles anarchistes au Royaume-Uni encore (voir l’encadré).
    En France, où les « politiques de l’identité » sont à l’œuvre depuis moins longtemps, on remarque qu’une partie de l’extrême gauche et des libertaires les a déjà adoptées – les militant-e-s étant perméables à ce discours très codifié de par leur accès assez fréquent à l’Université. Pareil choix, dans des milieux déjà restreints, a malheureusement souvent pour double conséquence d’y faire passer l’exploitation économique au second plan et d’accentuer leur éloignement des classes populaires.

    L’anarchisme vise à faire s’élever toutes les voix, pas seulement celles des minorités, rappelle Woke Anarchists. L’idée selon laquelle l’oppression ne toucherait que ces minorités, et non les masses, est le produit des idéologies bourgeoises, qui ne défendent évidemment pas un changement révolutionnaire. Enfin, du fait des « politiques de l’identité », les positions « radicales » actuelles donnent à la grande majorité de la population anglaise l’image d’un nombrilisme sans pertinence qui incite des personnes « cis blanches » déjà marginalisées à graviter de plus en plus autour de l’extrême droite. Dans une période où les mouvements fascistes se multiplient, poursuivre les querelles que déclenchent les Identity politics dans les cercles militants n’a donc rien d’un jeu. C’est pourquoi les espaces anarchistes ne devraient pas laisser des personnes y semer la zizanie sur leur base, et, plutôt que de se quereller, les anarchistes devraient développer la solidarité permettant de mener le combat contre les véritables centres du pouvoir.

    [Brochure] Contre l’anarcho-libéralisme et la malédiction des Identity politics – Les Fleurs Arctiques
    https://lesfleursarctiques.noblogs.org/?p=1157

    Ce texte a été publié sous forme de brochure sur un site qui lui est consacré (wokeanarchists.wordpress.com) le 25 novembre 2018 par des compagnons du Royaume-Uni se présentant comme «  anarchistes auto-déterminés résistant à la cooptation de notre mouvement par le libéralisme, l’université et le capitalisme  ». Nous ne traduisons pas ce texte par communion politique fondamentale (par exemple l’égalitarisme politique et la fondation de sociétés futures ne sont pas des préoccupations pour nous), mais afin d’apporter de l’eau au moulin des débats actuels sur les questions identitaires au sein des milieux radicaux d’extrême gauche. En effet, il nous semble que cette question, qui est ici abordée sous l’angle de la manière dont les Identity politics vident l’anarchisme de son sens, concerne bien plus largement tous ceux qui s’intéressent aux perspectives révolutionnaires. Ce texte nous a aussi intéressé parce qu’il évoque courageusement, à partir d’expériences concrètes, les conséquences délétères pour l’élaboration théorique et pratique de la diffusion de ces «  idéologies de l’identité  », et la manière dont cette question fait l’objet d’une sorte de tabou discursif pendant que s’installent des pratiques d’exclusions brutales, d’accusations sans appel et de judiciarisation sans place pour la défense. Le processus décrit dans ce texte envahit depuis quelques années la plupart des aires subversives et on voit s’y développer, en même temps qu’une obsession affichée pour le «  safe  » vu comme un ensemble de principes abstraits, une indifférence à la réalité parfois terrible des relations telles qu’elles existent et circulent dans les milieux «  déconstruits  ». [Extrait de l’Avant-propos des traducteurs]

    #identité #identity_politics #queer #transidentité #transgenre #féminisme #anarchisme
    cc @rastapopoulos et @tranbert

    • DOSSIER Où va le féminisme ? (Première partie) - OCL - Organisation Communiste Libertaire
      http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2307

      La catégorie « femmes » devint dépendante de toutes les différences d’ordre matériel et culturel existant entre les femmes (« race », classe, ethnie, orientation sexuelle, contexte socioculturel…).
      Des militantes de la « deuxième vague » critiquèrent cette démarche comme étant source de divisions néfastes pour le mouvement féministe ; mais celles de la « troisième vague », souvent plus jeunes, pensaient que c’était la seule manière valable d’appréhender la réalité des femmes – et elles l’ont emporté. Aujourd’hui, aucune polémique n’est menée contre les intellectuelles féministes de ce courant, que ce soit pour ne pas se disputer publiquement entre féministes, par désintérêt pour leurs productions ou par crainte d’être traité-e d’antiféministe ; de ce fait, les analyses féministes ne paraissent provenir que de ce courant.
      Les « troisième vague » ont de multiples centres d’intérêt : l’accès des femmes à l’éducation, l’accentuation de la pauvreté au féminin, les violences domestiques, les effets du racisme, les troubles alimentaires, l’accès inéquitable à Internet selon les sexes, l’environnement, l’altermondialisme, le sida, la santé sexuelle des femmes, les problèmes soulevés par l’avènement des techniques de reproduction médicalement assistée… mais ces questions sont en général abordées sur le plan personnel. Même quand elles se préoccupent d’injustices sociales, ces féministes investissent peu dans les formes collectives d’action (plutôt que de descendre dans la rue contre les publicités sexistes, par exemple, elles utilisent l’espace médiatique ou Internet). Et, qu’elles militent autour des enjeux de la sexualité ou de l’esthétique corporelle, il s’agit de valoriser sa différence (en se livrant par exemple dans des autobiographies) et d’acquérir un statut à soi sans en référer à une quelconque catégorie. On est ainsi arrivé à une dissémination du concept d’identité politique, voire du concept d’identité en général puisque celle-ci est toujours avancée à un niveau individuel.

      Mouais, c’est pas non plus que des trucs bien, comme cette histoire ultra-rapide du féminisme.

  • #William_J._Malone, #Colin_M._Wright et #Julia_D._Robertson : Personne n’est né dans « le mauvais corps »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/11/personne-nest-ne-dans-le-mauvais-corps

    Dans la plupart des cas, ce que l’on appelle maintenant « identité de genre » est probablement simplement la perception par un individu de sa propre personnalité liée au sexe et influencée par l’environnement comparé au reste des gens du même sexe et de sexe opposé.. En d’autres termes, c’est une auto-évaluation du degré stéréotypé de « masculinité » ou de « féminité », et on la confond à tort avec le sexe biologique. Cette confusion résulte de l’incapacité culturelle à comprendre la large distribution des personnalités et des préférences au sein des sexes et le chevauchement entre les sexes.

    Lorsqu’une fille déclare qu’elle « se sent comme un garçon » ou « est un garçon », ce sentiment peut refléter sa perception de la différence entre sa personnalité et ses préférences par rapport à celles de ses pairs. Si cette fille a un trouble du spectre autistique, elle peut même percevoir un comportement « sexuellement atypique » qui n’existe pas réellement, et ainsi faussement s’auto-diagnostiquer en tant qu’homme, même sans éprouver de traits de personnalité masculins réels.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://quillette.com/2019/09/24/no-one-is-born-in-the-wrong-body
    #dysphorie_de_genre #transgenre #identité_sexuelle

  • Toutes ne mourraient pas mais toutes etaient... - Articles
    https://fabsarticles.tumblr.com/post/189211014829/toutes-ne-mourraient-pas-mais-toutes-etaient

    En Corée du Sud19 , en Espagne20, en Suède21, en Angleterre22, en Amérique du Nord et en Nouvelle Zélande des lesbiennes se lèvent pour critiquer non pas les droits des personnes transgenres à être accepté.e.s mais les revendications patriarcales de certains mouvements extrêmistes se revendiquant abusivement de la cause trans.

    Le conflit principal porte sur la question des protocoles de changement de sexe chez les enfants.

    Je poste ici un article mis en valeur ailleurs par PMO, une organisation qui s’est par ailleurs fait connaître pour ses positions très violentes à l’égard des personnes LGBT ("lobby gay" accompagnant le néolibéralisme ambiant, etc.) et féministes (en disant qui sont des « pseudo-féministes » sans avoir contribué à une quelconque lutte dans ce cadre-là).

    #transgenre #transidentité #détransition #genre #Big_Pharma #lesbiennes

  • #Meghan_Murphy – « L’idéologie trans est une menace pour la condition féminine »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/09/meghan-murphy-lideologie-trans-est-une-menace-pour-la-condition-f

    Le samedi 2 novembre, quelques dizaines de manifestant-e-s se sont rassemblés devant l’hôtel Pan Pacific à Vancouver en scandant le slogan « No TERFS, No KKK, No fascists ». Une jeune femme blanche tenait une pancarte où l’on pouvait lire : « Le féminisme blanc, c’est de la merde ! » Une autre femme, tout aussi blanche, brandissait une guillotine en carton décorée des mots : « Amenez-vous, les TERFs ! » Cette courageuse jeune personne portait un masque de ski pour la protéger de toute responsabilité. Les personnes menacées, bien sûr, ne disposent pas du même privilège.

    On pourrait présumer que ces Vancouverois-es rageurs protestaient contre une sorte de nazis ou de suprématistes blancs qui auraient menacé d’exterminer des populations entières. Mais non, ces bonnes gens étaient sorties un samedi soir avec leurs mégaphones et des sirènes assourdissantes, pour scander : « Hey, hey, ho, ho, dehors la racaille nazie ! », parce que 300 personnes étaient à l’intérieur pour entendre un panel discuter des préjugés médiatiques dans le débat sur l’identité sexuelle. À dire vrai, je dois le préciser c’est moi, l’une des oratrices invitées, qui était le principal objet de leur furie, car je continue d’oser insister sur le fait que les femmes sont des femmes et que nos droits ont de l’importance.

    Le problème tenait aussi au fait que nous discutions de l’identité de genre de façon critique plutôt que festive : une conversation que la gauche a décrétée réglée et intouchable. Il vous faut répéter ad nauseam le mantra « Les transfemmes sont des femmes » et, lorsqu’on vous demande « Qu’est-ce qu’une femme ? » ou « Comment passe-t-on du statut d’homme à celui de femme ? », soit vous répondez en hurlant au « nazisme ! », soit vous êtes un vecteur de haine blasphématoire qui ne mérite rien de moins que le mur des tortures (NDT : référence au roman « La Servante écarlate »).

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.spiked-online.com/2019/12/06/the-trans-ideology-is-a-threat-to-womanhood
    #identité_de_genre #féminisme #mobilisation_réactionnaire #transgenre

  • Harper’s Magazine Claims They Can Change Stormé DeLarverie to a « He » - The Velvet Chronicle
    https://thevelvetchronicle.com/harpers-bazaar-claims-they-can-change-storme-delarverie-to-a-he

    Stormé was a butch lesbian and a professional male impersonator. I also explained to Harper’s Magazine that as someone who’s done ‘drag’ myself—and ran a show that incorporated various interpretations of drag for many years—I can say that it’d be completely disingenuous for any writer to take that persona (or any other tidbit of my ‘gender deviant’ behavior, for that matter), and proclaim me as “he” and “him” after I die.

    Une #lesbienne_butch genrée au masculin par une autrice #transgenre alors que rien d’autre ne semble indiquer cette identité que le fait qu’elle avait une activité de #drag_king. #Invisibilisation des lesbiennes et lesbiennes masculines ?

  • Les 400 culs - Pourquoi faire des toilettes séparées ? - Libération.fr
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2019/11/18/pourquoi-faire-des-toilettes-separees-homme-et-femme

    Officiellement, ce sont les dames qui trouvent indécent d’avoir à faire leurs besoins dans des lieux de promiscuité. De nos jours encore, il semble d’ailleurs scandaleux que des hommes et des femmes puissent être amenés à faire leurs besoins dans un espace commun. La vision d’un pénis émergeant d’une braguette pourrait probablement heurter la sensibilité des femmes ?

    Agnès Giard est docteure en anthropologie mais visiblement elle n’a pas eu connaissance au cours de ses études des #violences_masculines et #violences_sexuelles et elle en est encore à trouver qu’une dick pick (ou l’exhibitionnisme IRL), c’est sympa.
    #toilettes

  • Don’t you dare ask my pronouns - UnHerd
    https://unherd.com/2019/10/dont-you-dare-ask-my-pronouns/?=frpo

    “My name is Jeremy Corbyn and my pronouns are he/him.”

    These were the opening words from the Labour Party leader at the Pink News Awards yesterday.

    Corbyn hadn’t want to miss an opportunity to virtue signal — on International Pronoun Day, no less. He has impeccable trans-inclusive politics, even supporting the inclusion of men who identify as women on all-female shortlists. Corbyn’s self-appointed advisor on all things trans, Owen Jones, has made it clear to the Labour leader that in order to be on the “right side of history” one must put male-bodied trans women before actual women.

    Indeed, this obsession with pronouns is extremely worrying. Especially now the police have joined in. The same week that government statistics were released showing rape convictions down to a shocking 1.4% of those reported, Deputy Chief Constable Julie Cooke of Cheshire Police found the time to make a video to mark IPD, telling us that for many people, “Being misgendered can have a huge impact on somebody and their personal wellbeing.” So can being raped, but let’s get our priorities right, shall we?

    For all those lesbians who are constantly told we “look like men” because we refuse to wear make-up, high heels and corsets, and dress for the benefit of men, it is offensive and deeply anti-lesbian to now get asked “what are your pronouns?” We have struggled for years to win respect and acceptance as women — why should we have to spell it out.

    #progrès #LGBT #femmes par #Julie_Bindel

  • #Meghan_Murphy : « Identité de genre » : Que signifie ce concept pour la société, pour le droit et pour les femmes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/20/meghan-murphy-identite-de-genre-que-signifie-ce-concept-pour-la-s

    Merci à toutes et à tous d’être venus ici ce soir. J’espère que nous n’avons pas eu à refuser trop de monde… Les organisatrices me disent avoir sollicité une vingtaine de salles avant de contacter la Bibliothèque publique de Toronto, personne n’étant prêt à accueillir l’événement. Alors, même si nous aurions aimé avoir une plus grande salle, pour répondre à la demande, nous sommes quand même heureuses d’être ici, à Toronto, pour enfin avoir cette conversation, en dépit de tous les efforts des militants locaux et, bien sûr, de votre maire qui semble un peu confus.

    Je suis ici aujourd’hui pour vous décevoir tous et toutes. Je ne dirai rien de controversé, de choquant ou de haineux. Je vais plutôt dire des choses parfaitement rationnelles, raisonnables, que tout le monde, ou presque, comprend et approuve déjà. Mais étant donné que nous vivons désormais dans un monde où les tweets de nos amis pèsent plus lourd que la réalité, plus lourd que la compréhension des écrits, l’écoute ou la pensée critique, le fait d’énoncer des choses très raisonnables peut très vite être qualifié de « sectarisme ».

    D’ailleurs, parlons du sectarisme — que signifie ce mot ? Un dictionnaire qualifie de « sectaires » les personnes qui font preuve « d’intolérance plus ou moins agressive et d’étroitesse d’esprit à l’égard des opinions religieuses, philosophiques ou politiques d’autrui ». Alors, voyons qui, dans ce débat, est intolérant. Qui est ici pour partager une conversation, pour examiner des questions et préoccupations légitimes émanant principalement de femmes ; qui souhaite se forger sa propre opinion, au moyen d’informations et de réflexions rationnelles plutôt que s’en remettre à un esprit de lynchage ; et qui a décidé de calomnier, de haïr, de menacer, intimide, d’ostraciser d’autres personnes et de les réduire au silence, et ce en l’absence d’information sérieuse, dans un refus d’écouter ou d’avoir une véritable discussion, en misant sur des stéréotypes imaginaires et déshumanisants.

    Le sectarisme est, selon une autre définition, « une dévotion obstinée ou intolérante envers ses propres opinions et préjugés ». Quelqu’un de sectaire est quelqu’un qui « considère ou traite les membres d’un groupe avec haine et intolérance ».

    Traduction : Nicolas pour #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/10/31/35775
    #sectarisme #identité_de_genre #transactivisme #intimidation_antiféministe #transphobie #transfemme #femme #féminisme #transgenre

  • Améliorons les débats sur le genre, le sexe et les droits des transgenres. | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2019/10/05/ameliorons-les-debats-sur-le-genre-le-sexe-et-les-droits-des-tran

    Nous sommes un collectif de philosophes universitaires féministes radicales, critiques du concept de genre. Certaines d’entre nous affirment, dans leurs travaux, que les femmes sont, par définition, les êtres humains adultes femelles. Selon ce point de vue, une “transfemme” ne peut être classée comme femme, puisqu’elle n’est pas un être humain adulte femelle. Le reste d’entre nous sont présentement agnostiques sur cette question, hésitant entre 1) adopter exclusivement cette première position et 2) adopter également une position qui affirmerait l’existence d’un autre sens, significatif, à donner au concept de « femme », soit son application aux personnes occupant un certain rôle social féminin, sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie de sexe féminin.

    Contrairement à la première acception, cette seconde définition implique qu’une partie des transfemmes comptent comme femmes, en au moins un sens. Néanmoins, cette inclusion est limitée, puisqu’un grand nombre de transfemmes n’occupent pas un rôle social féminin sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie du sexe féminin.

    Le grand enjeu, ce sera d’accepter les femmes trans qui occupent ce rôle féminin et de se protéger des autres.

    Nous reconnaissons deux ensembles de droits et d’intérêts : ceux des transfemmes et ceux des femmes. Nous sommes décidés à favoriser une conversation publique qui prenne en compte ces deux ensembles.

    Par contre, pour les raisons précédemment énoncées, nous pensons qu’autoriser des personnes de sexe masculin à s’auto-identifier socialement et/ou juridiquement comme femmes dans des espaces et des centres réservés aux femmes, enlèvera quelque chose d’important aux femmes, compte tenu d’un contexte social de misogynie généralisée. C’est précisément ce que nous voulons dire. Nous demandons donc à la société de trouver un autre et meilleur moyen pour réaliser les droits des transsexuels, et qui soit compatible avec les droits des femmes à une vie sans préjudice.

    Les femmes ne constituent pas un groupe culturellement dominant, mais plutôt un groupe culturellement subordonné. Lorsqu’elles agissent pour maintenir des espaces réservés aux femmes, nous jugeons qu’elles agissent pour s’assurer des lieux protégés qui sont importants compte tenu de leur condition. Au mieux, les transfemmes sont un groupe subordonné distinct ; au pire, les transfemmes sont membres du groupe dominant.

    D’aucuns affirment que la motivation des transfemmes à vouloir utiliser les espaces réservés aux femmes est d’y trouver une sécurité face à la menace de la violence masculine. Mais si c’était le cas, la menace pourrait être résolue avec des espaces tiers plutôt qu’en autorisant aux transfemmes l’accès aux espaces réservés aux femmes.

    Pour d’autres transfemmes, il s’agit moins de sécurité que d’identité : du fait de leur conviction d’être des femmes (sur la base de leur identité de genre), ces trans croient que les espaces de femmes sont leur place. Mais comme nous l’avons déjà suggéré, nous soutenons que les espaces réservés aux femmes sont justifiés en raison du sexe et non de quelque identité de genre. Les sentiments d’une personne à l’égard de son identité ne déterminent pas automatiquement son inclusion, et ne nous semblent pas l’emporter sur l’intérêt légitime que les femmes ont envers l’existence de tels espaces.

    #femmes #transidentité #genre #transgenre

  • Rachel McKinnon : « Le sport a contribué à mon bien-être pendant ma transition »
    https://www.komitid.fr/2018/11/06/rachel-mckinnon-pendant-ma-transition-le-sport-a-grandement-contribue-a-mon-

    « Première femme transgenre championne du monde ! ». Ce message, c’est Rachel McKinnon qui le publie sur les réseaux sociaux suite à sa victoire aux championnats du monde de cyclisme sur piste le 14 octobre, à Los Angeles, dans la catégorie femmes de 35 à 44 ans. Depuis, la Canadienne enchaine les entretiens avec les journalistes et tente aussi de contenir les commentaires de haine, transphobes et misogynes qu’elle reçoit tous les jours.

    Transgender MMA Fighter Breaks Skull of Her Female Opponent. Are we Becoming too Careful not to Offend any Group of People? – BJJ World
    https://bjj-world.com/transgender-mma-fighter-fallon-fox-breaks-skull-of-her-female-opponent

    Soon after she got married Fox joined the Army to support her family. After she left the Army, Fox went to University, but she left it citing ongoing psychological stress problems from her unresolved gender issues. Finally, in 2006, Fallon Fox traveled to Bangkok together with her daughter and did all the necessary surgeries to become a woman.

    There was a lot of controversy around Fallon’s licensing process and many well-known fighters and commentators were against Fallon’s license but she had a green light to fight in women divisions in MMA fighting.

    Back in 2014 Fox was fighting her female opponent Taika Brents. It would be “just another fight” for Fallon and Tamika if Tamika didn’t suffer serious injuries before she was TKO’d.

    #transidentité #sport #compétition

  • Transgender woman in male prison ‘nightmare’ on hunger strike | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2018/jan/27/marie-dean-trans-prisoner-male-prison-hunger-strike
    https://i.guim.co.uk/img/media/a74ed7d831a2c364cd8b3174d1630eb718e55e1a/0_100_3000_1800/master/3000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Dean has been diagnosed with gender dysphoria and serving an indeterminate sentence for public protection (IPP) after being convicted of more than 30 offences including repeated burglary and voyeurism. Her crimes included breaking into several homes and filming herself wearing underwear belonging to teenage girls. The judge at her trial said she engaged in “behaviour that anyone is bound to find chilling”.

    The Marie Dean story shows there’s no simple answer to how we treat transgender prisoners
    https://www.newstatesman.com/politics/feminism/2018/01/marie-dean-story-shows-there-s-no-simple-answer-how-we-treat-transgend

    It was presented, at first, as a simple case of injustice in the prison system. The Observer ran the story with the headline “Transgender woman in male prison ‘nightmare’ on hunger strike”. The facts given were these: Marie Dean, 50, is refusing food in protest at being held in HMP Preston on an indeterminate sentence for burglary without access to “hair straighteners, epilator or any makeup”. The report linked to a Change.org petition demanding that Dean be “moved into the female estate as quickly as possible”. Some detail, though, seemed to be missing.

    That’s why the crimes came with an indeterminate sentence: because Dean was a sexual offender with an escalating pattern of behaviour against women. After complaints, The Observer updated its report with details of Dean’s crimes, but the fundamental outline of the story remains as it was, while the Pink News version still only mentions burglary. Alarmingly, it was only possible to learn this because Dean had made a relatively minor name change. One unhappy consequence of the well-intentioned taboo against “deadnaming” (using a trans individual’s pre-transition name) is that past actions are able to slip from the record.

    At this point, I think it’s OK to ask where women figure in all this. This is someone who presents a manifest danger to women, someone whose victims live in the long shadow of violation in their own homes; yet media outlets have given an uncritical platform to demands for Dean’s transfer into the female estate.

    BBC NEWS | UK | England | Lancashire | Cross-dressing burglar is jailed
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/lancashire/8064491.stm

    Marie was convicted of 24 offences at his trial including burglary, aggravated burglary, six counts of voyeurism and 10 counts of possessing indecent photographs of children.

    Cross-dressing Burnley burglar jailed indefinitely | Lancashire Telegraph
    https://www.lancashiretelegraph.co.uk/news/4390490.cross-dressing-burnley-burglar-jailed-indefinitely

    Meanwhile, images were found on the mobile phone and camera of Marie in bedrooms, dressed again in women’s underwear and performing sex acts on himself.

    Detectives charged Marie with assault and going equipped and launched an investigation, involving newspaper coverage, to trace the bedrooms where the footage was filmed.

    One house in the images was found to be the home of a woman and her 15-year-old daughter, whose bedroom Marie had filmed himself in.

    Je résume : une personne fait effraction chez des femmes, porte les sous-vêtements des filles, se masturbe et se filme, possède du matériel pédopornographique. Et demande à être placée dans une prison pour femmes puisqu’elle s’identifie comme telle. Il faut arbitrer ensuite entre ses droits et celles des femmes qui devront partager leurs espaces avec une personne coupable de crimes sexuels contre d’autres femmes.

  • The truth about Jessica Yaniv is beginning to emerge - The Post Millennial
    https://www.thepostmillennial.com/the-truth-about-jessica-yaniv-is-beginning-to-emerge


    Il s’agit donc de l’affaire de la personne qui se revendiquait trans et qui avait acculé à la faillite des esthéticiennes indépendantes qui avaient refusé de lui faire une épilation intégrale… de son équipement génital masculin…
    cc @tradfem

    In 2018, Yaniv filed 16 human rights complaints with the British Columbia Human Rights Tribunal, charging various waxing and esthetic salon workers with transphobic discrimination for declining to provide waxing and other beautification services to her male genitals.

    Each of these salons or salon workers had specifically indicated they only provided intimate area services to female clients, or had challenged Yaniv on her gender due to her then-male name being used on social media, and male presenting photograph. It is worth noting that Yaniv used male pronouns and her male name on her LinkedIn and various social media as late as November of 2018.

    Maintenant, une youtubeuse tente de faire la lumière sur cette personne et ses comportements, et surtout sa manière de manipuler et opposer des principes d’émancipation féministes et trans, comme armes de harcèlement massif contre les femmes, mais pas seulement.

    Exposing Jessica Yaniv : Trans Predator
    https://www.youtube.com/watch?v=MI_lXO7zrAQ

    Heated Debate w/ Jessica Yaniv : Trans Predator
    https://www.youtube.com/watch?v=bnhnShhxfhQ

    I Got Jessica Yaniv To Confess On Tape
    https://www.youtube.com/watch?v=VbINkdXvQfs

    #racisme #misogynie #pédocriminalité

  • Quand les femmes se déguisaient pour faire des métiers d’hommes
    https://www.francebleu.fr/emissions/ils-ont-fait-l-histoire/quand-les-femmes-se-deguisaient-pour-faire-des-metiers-d-hommes

    Parce que les hommes étaient idiots et qu’ils étaient persuadés que certaines professions n’étaient réservées qu’à eux, quelques femmes culottées, enfin si j’ose dire, leur ont damé le pion en se déguisant en homme. Dans le registre militaire, la Française Marie Marvingt s’engage dans la Première Guerre Mondiale en revêtant des vêtements d’hommes. Elle est grillée assez vite. On décide finalement de la muter dans l’aviation.

    Dans le même genre il y a Hannah Snell, en Grande Bretagne. Vers 1723, amoureuse, elle emprunte le costume de marin de son beau-frère pour aller chercher son mari disparu. Découvrant qu’il a été pendu, elle décide de garder l’uniforme de marine et révèle son secret en pleine mer après plusieurs campagnes militaires, avant de se remarier.

    Ah il y a aussi Hua Mulan, en Chine, qui d’après la légende se serait habillée en homme pour prendre la suite de son père un grand maître de l’Art du Kung-Fu. Elle aussi a été grillée. Dans le domaine sportif il y a aussi Rena Rusty Kanokogi, une Américaine, dans les années 60. Son truc c’est le judo. Elle est super-douée et il n’y a pas de compétition féminine. Elle se fait passer pour un homme et remporte même un championnat aux États Unis avant qu’on ne capte qu’elle est une femme. Elle doit rendre sa médaille.

    Enfin il y a ces femmes à qui on interdisait de devenir médecin. Par exemple le célèbre médecin Jame Barry, qui n’était pas James mais Margarett Ann Bukley ce qu’on a découvert en préparant son corps pour l’enterrement. Bien plus tôt, en Grèce Antique, il y a Agnodice. À Athènes, un homme a beaucoup de patientes. Il est dénoncé par ses confrères qui affirment qu’il profite des consultations pour s’envoyer en l’air. Et là, le tribunal sidéré voit l’accusé remonter sa tunique et montrer qu’elle est une femme. Agnodice est condamnée à mort, non pas pour séduction mais pour exercice illégal de la médecine puisque la médecine est interdite aux femmes. Les femmes menacent de se laisser mourir si Agnodice est tuée. Du coup, leurs maris se le tiennent pour dit et Agnodice est sauvée, avec en plus le droit de soigner les femmes. Si ce que dit la légende est vrai, c’est la première femme médecin connue de l’Histoire de l’Humanité. Heureusement on est un peu moins bêtes aujourd’hui les mecs.

    #femmes #transgenre #travail #médecine

  • New Gillette ad shows father helping transgender son to shave | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2019/may/28/gillette-ad-shaving-transgender-son-samson-bonkeabanut-brown

    A transgender man learning to shave is featured in a new ad by razor company Gillette. The ad, posted to Gillette’s Facebook page, features Toronto-based artist Samson Bonkeabantu Brown shaving with some coaching from his father.

    “I always knew I was different. I didn’t know there was a term for the type of person that I was. I went into my transition just wanting to me happy. I’m glad I’m at the point where I’m able to shave,” he says. “I’m at the point in my manhood where I’m actually happy.”

    #publicité #transgenre

  • Le #burn-out reconnu comme #maladie par l’#OMS
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2019/05/27/le-burn-out-reconnu-comme-maladie-par-l-oms_5468255_1651302.html

    Que le travail puisse rendre malade n’est pas une idée nouvelle mais, pour la première fois, l’#épuisement_professionnel lié au #stress, le burn-out, est reconnu comme maladie par la classification internationale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Les personnes #transgenres sont cependant toujours considérées comme malades, l’« incongruence de genre » passant de la catégorie des troubles mentaux à un nouveau chapitre consacré à la #santé sexuelle.

  • #Émilie_Dubreuil : « Je pensais que j’étais transgenre »
    http://tradfem.wordpress.com/2019/05/13/je-pensais-que-jetais-transgenre

    Une dizaine d’études ont été menées à travers le monde et arrivent sensiblement aux mêmes résultats : la majorité des enfants qui vivent une dysphorie de genre se réconcilient avec leur sexe biologique à la puberté.

    On parle ici de « désistance ». Le mot n’est pas très français, mais c’est celui utilisé dans le vocabulaire spécialisé.

    Et toujours dans une vaste majorité, ces jeunes se révèlent homosexuels.

    Ces recherches divisent les spécialistes de la question, qui se disputent à coup d’études, publiées principalement par la revue scientifique International Journal of Transgenderism. Le ton y est plus ou moins courtois, ce qui est plutôt singulier dans le monde sobre des revues scientifiques.

    Une des critiques les plus retentissantes de ces études va même jusqu’à suggérer de ne carrément pas faire d’études longitudinales et de seulement écouter les enfants. Elle s’attaque aussi à l’étymologie des mots « persistance » et « désistance » entrés dans le jargon. Ces mots, dit cette critique, seraient péjoratifs.

    En Suède, un chercheur a été jusqu’à publier une étude dont la conclusion est pour le moins originale en science : il demande à ses collègues d’arrêter de se chicaner ! « Les enfants et leurs familles n’ont pas besoin de cliniciens qui s’engueulent, mais de traitements responsables basés sur des données solides », résume-t-il.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://ici.radio-canada.ca/info/2019/05/transgenre-sexe-detransitionneurs-transition-identite-genre-orientation/#

  • #Jane_Clare_Jones : Le totalitarisme ontologique, en 30 points
    https://tradfem.wordpress.com/2018/12/19/le-totalitarisme-ontologique-en-30-points

    *Les êtres humains ont droit à la liberté de conscience et de convictions.
    *Les êtres humains ont droit à leurs propres perceptions.
    *Les êtres humains ont le droit de parler d’une manière qui exprime leur propre conscience, leurs convictions et leurs perceptions – à condition que leur discours ne soit pas une incitation à la violence contre une autre personne (voir point 14).
    *Les seuls pronoms que l’on puisse imposer pour soi-même, d’un point de vue éthique, sont « je » et « moi ».
    *Les pronoms de la troisième personne vous sont accordés par une autre personne.
    *Les pronoms fonctionnent comme une ‘procédure de reconnaissance’ afin d’indiquer à quelqu’un d’autre comment vous reconnaître, souvent en l’absence d’indices observables ou en contradiction avec eux.
    *Demander à quelqu’un d’utiliser des pronoms précis signifie lui demander de vous percevoir ou de vous reconnaître d’une certaine manière.
    *Imposer des pronoms à une autre personne signifie la forcer de vous percevoir ou de vous reconnaître d’une certaine manière.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://janeclarejones.com/2018/12/08/ontological-totalitarianism-by-numbers

    #1984 #Totalitarisme #pensée_narcissique #transgenre

  • The curious case of Harriet Moore, alias John Murphy – All Things Georgian
    https://georgianera.wordpress.com/2018/11/22/the-curious-case-of-harriet-moore-alias-john-murphy

    Harriet was born in Sligo, Ireland in the early 1800s. Her mother died in 1816, leaving her an orphan. It is reported in one account that she was put out to service, in another, simply that being orphaned, she put on her brothers’ clothes and, dressed as a boy, changed her name to John Murphy (her mother’s maiden name) as she feared travelling alone as a female and set off to seek employment.

    Her first job was as a cabin boy during which time she accidentally fell overboard, and fearful of being discovered she escaped to shore and ran away. She then took employment as a footboy to a Rev. Mr Duke where she remained for a year, during which time one of the maids, assuming Harriet was a boy, fell in love with her. The maid told her employer that she had discovered John was really a woman. Upon questioning, Harriet swore that the maid was mistaken and that he was a male but Harriet/John had no option but to move on.

    She sailed on board a ship to Liverpool and assisted a Mr Lowther with driving his cattle to Leicester. Having travelled as far as Shardlow, Derbyshire she left Lowther and took up employment at the Navigation Inn, Shardlow, working for a Mr Clarke. After only a couple of months, still masquerading as a man, she was beaten up by one of the other servants for being Irish.
    Shardlow Hall
    Shardlow Hall

    Harriet then moved on and worked as a groom to James Sutton Esq. at Shardlow Hall. This was a good position, and all went well until there was some sort of altercation and Harriet left under a cloud.

    During her time in Shardlow, Harriet gained employment at the local salt works and lodged in the nearby village of Aston-on-Trent, with a Mrs Jane Lacey who had a daughter, Matilda (born 1808). Matilda found herself pregnant by the village butcher, a married man, but she was also in love in love with John aka Harriet.
    A Derbyshire Landscape by William Turner of Oxford.
    A Derbyshire Landscape by William Turner of Oxford. © The Trustees of the British Museum

    Somehow, Mrs Lacey discovered that John was actually Harriet – blackmail began. Mrs Lacey told Harriet that if it was discovered that he was a she, she would be transported. Mrs Lacey arranged for Matilda’s child to be raised as if the child were John’s and that John should marry Matilda.

    In a state of distress at the prospect of marriage, Harriet sought employment just over the border in Nottinghamshire. At Chilwell, near Beeston, just 8 miles away, she worked for a bricklayer and first learnt to carry the hod, which she was very successful at since she had become accustomed to doing manual work. She was well-respected by her master and fellow workmen. This peace was shattered when Matilda’s mother wrote a letter to the master, saying that John had abandoned Matilda. The employer, a moral man dismissed John.
    Bricklayer’s labourer, c.1820
    Bricklayer’s labourer, c.1820

    Worried about being discovered, Harriet agreed to Mrs Lacey’s demands and married Matilda at the parish church at Aston-on-Trent on 25th August 1823. John didn’t find it easy trying to maintain a wife, child and Matilda’s mother and began to seek work away from home and this often drew the attention of the parish officers towards him, until eventually, he left.

    John went on to meet a woman who became his confidante, and upon telling her the story, she procured for him suitable female clothing and Harriet divorced herself from her matrimonial troubles. Harriet was described as short, stout, good-looking and stated to be in her twentieth year but was perhaps somewhat older.
    Image of Harriet engraved from a painting held by a Mr Oakley via UCD Special Collections on Twitter.
    Image of Harriet engraved from a painting held by a Mr Oakley via UCD Special Collections on Twitter.

    It is interesting to note that another child, Mary was born in 1826, with no father’s name being given, the child being described as a bastard.

    Then a son, George, who was baptised in the north of the county at Hayfield, 19th August 1827, this time both parents, John and Matilda Murphy were named. We’re not totally certain that this was their child though.

    The 1827 baptism is doubly curious because, prior to that date, John had become Harriet again and married John Gardiner, a widowed silk weaver at Derby on 17th October 1825.

    In April 1830, Matilda married again too, under her maiden name, but only a few months in February 1831, an entry appears in the burial register for Aston for a Matilda Browne, so it’s relatively safe to assume that she died. Interestingly, a couple of weeks later a baby, Jane Browne, aged just 6 months was also buried, so presumably, this was their daughter.

    As to what became of Harriet and her husband we have no idea, they seem to have vanished into thin air. Perhaps after all the publicity, it’s hardly surprising?

    #femmes #transgenre #misogynie

  • #Sheila_Jeffreys – « Les principes de Jogjakarta : une menace internationale contre les droits des femmes »
    http://tradfem.wordpress.com/2018/11/19/sheila-jeffreys-les-principes-de-jogjakarta-une-menace-internatio

    Cet article de Hannah Harrison résume les principaux points du discours prononcé par Sheila Jeffreys (intitulé « Imposer les droits sexuels des hommes dans le droit international humanitaire ») lors de l’évènement We Need To Talk ‘Inconvenient Women’ (Nous devons parler, ‘Les femmes qui dérangent’) organisé par Venice Allan à Londres le 13 juin 2018)
    Les principes de Jogjakarta ont été créés lors d’une rencontre tenue en Indonésie en 2007 ; en 2017, d’autres principes leur ont été ajoutés, sous l’appellation « Plus 10 ». Parmi leurs signataires on retrouve d’importants militants en faveurs des droits humains, ainsi que d’éminents juristes et fonctionnaires.

    Ce document fournit une charte de droits qui est d’importance cruciale pour les gays et les lesbiennes.

    « Les principes de Jogjakarta, pour autant qu’ils concernent les droits des gays et des lesbiennes, sont très nécessaires ; il est malheureux qu’ils soient compromis et subvertis par la création de droits principalement destinés à des hommes hétérosexuels qui se travestissent à l’image de femmes. » (Jeffreys, 2018)

    Traduction : #Tradfem & Nicolas_Casaux
    Version originale du discours de Sheila Jeffreys : http://drradfem.org/enforcing-mens-sexual-rights-in-international-human-rights-law
    #droits_des_femmes #LGBT #Transgenre #Jogjakarta #identité_sexuelle