• UNSPORTING – un coup de tonnerre dans le monde du sport organisé
    TRADFEM
    Comment le transactivisme et le déni de la science sont en train de détruire le monde du sport

    Les militants radicaux genristes se servent actuellement d’une théorie pseudo-scientifique de la biologie humaine pour s’emparer du monde du sport et subvertir le concept établi de longue date du fair play– en forçant des femmes et des jeunes filles à risquer leur sécurité et en les écartant au profit d’athlètes masculins, sous prétexte d’ »inclusivité ». (...)
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/28/unsporting-un-coup-de-tonnerre-dans-le-monde-du-sport-organise
    #transgenrisme #LindaBlade #sport

  • Tête-à-queue en Suède à propos des changements de sexe
    par TRADFEM
    L’Hôpital Karolinska de Suède met fin à l’utilisation des bloqueurs de puberté pour les moins de 16 ans : Nouvelle déclaration de politique générale de l’hôpital Karolinska - @SEGMtweets

    Le « protocole néerlandais » pour le traitement des mineurs souffrant de dysphorie de genre vient d’être abandonné en raison de ses risques de préjudice médical et de ses avantages incertains.

    L’hôpital Karolinska, en Suède, a récemment publié une nouvelle déclaration de principes concernant le traitement des mineur.e.s souffrant de dysphorie de genre à sa division pédiatrique des services liés au genre. Cette politique, qui est entrée en vigueur en avril 2021, a mis fin à la pratique consistant à prescrire des agents bloqueurs de puberté et des hormones transsexuelles aux mineur.e.s de moins de 16 ans. Les interventions hormonales pour les jeunes âgé.e.s de 16 à 18 ans sont toujours autorisées, mais uniquement dans le cadre de recherches approuvées par le comité d’examen éthique suédois, après un consentement éclairé approfondi ou sont divulgués les risques et incertitudes considérables des interventions hormonales, et en tenant compte du niveau de maturité du ou de la mineure et de sa capacité à donner un consentement réellement éclairé.

    Il s’agit d’un tournant décisif. La Suède est le premier pays dont un hôpital renommé a explicitement répudié le protocole néerlandais, qui autorise l’administration d’agents bloqueurs de puberté à l’âge de 12 ans (et de plus en plus souvent à partir de 8-9 ans, au stade précoce de la puberté connu sous le nom de Tanner 2), et d’hormones transsexuelles à l’âge de 16 ans. C’est également le premier pays à se démarquer officiellement des directives du World Professional Association for Transgender Health (WPATH). Ce lobby s’est longtemps positionné comme l’autorité mondiale en matière de santé des transgenres.(...)
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/05/tete-a-queue-en-suede-a-propos-des-changements-de-sexde

    #transgenrisme #droitsdesenfants #BigPharma #Suède #protocolenéerlandais

  • Petite fille : Le « mauvais corps » du patriarcat capitaliste
    par Ana Minski

    Ainsi donc les perturbateurs endocriniens, si dangereux pour l’avenir de la reproduction de tous les êtres vivants sur terre, sont ici présentés comme quasi-inoffensifs. Il est tout de même brièvement suggéré qu’il faudrait peut-être penser à congeler les testicules de Sacha au cas où – sait-on jamais – il désirait, plus tard, se reproduire. La stérilité, ce n’est en effet pas bien grave. Nous disposons aujourd’hui de banques de spermatozoïdes, d’embryons, d’ovocytes, des mères porteuses, et peut-être disposerons nous bientôt d’utérus artificiels. La technologie, le progrès, c’est magique, il suffit de demander et tous nos rêves deviennent réalité… mais surtout nos cauchemars.

    https://www.partage-le.com/2020/12/06/petite-fille-le-mauvais-corps-du-patriarcat-capitaliste-par-ana-minski

    #Petite_Fille, #technophilie, #transgenrisme ?

    A mettre en relation avec ce post :

    https://seenthis.net/messages/890162

    • je lis un peu partout la même confusion :

      Pour certains il semble donc plus judicieux de lui faire des injections d’hormones que lui apprendre à gérer ses frustrations ? Un enfant de quatre ans sait-il vraiment ce que signifie « être enceinte » ?

      Dans le film, ils commencent à parler des hormones, pour appréhender la puberté, alors que la petite fille en question, qui semble sacrément capable de « gérer ses frustrations » (c’est parfaitement ignoble de réduire ses problèmes à exister à un terme pareil), cette petit fille à 9 ans, pas 4,et son corps risque de montrer des « signes » qu’elle n’a pas envie d’avoir, une pomme d’adam, un corps plus trapu etc. Les hormones sont discutés avec l’idée de lui éviter des souffrances, ce qui en décoiffera certains visiblement.

      Par ailleurs, le ton docte, quasi maoïste (la révolution d’abord) et glacialement stupide du début de ce paplard va, comme dirait, m’empêcher de continuer à le lire. Difficile de ne pas tagger #transphobie.

    • @tintin Très beau #réflexe_pavlovien !

      On ne lis pas un texte jusqu’au bout (il en est justement question vers la fin), mais on juge souverainement des propos de l’auteure : mais ce n’est pas de la #condescendance ni du #mépris, ça ?!

      Pour « éviter des souffrances », rien de tel que la chimie, en effet. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

      Dans la société industrielle, le corps humain ne sert à rien, puisque les machines font tout. Il n’est plus qu’une source de sensations fortes, de plaisirs éphémères et un support publicitaire pour les marchandises. Et surtout, il ne faut pas ce ce Corps cause de désagrément à l’Esprit, qui l’habite malencontreusement, qui en est « prisonnier » comme il est dit dans ce documentaire édifiant.

      #séparation_achevée, #cerveau_dans_un_bocal

    • l’article évoque un tout petit peu la chimie, mais est clairement surtout basé sur le féminisme critique du genre, contre le patriarcat et les stéréotypes de genre (donc contre le genre). Que ce n’est pas normal qu’à un problème social (le fait qu’il y ait des choix si genrés alors que n’importe qui devrait pouvoir porter telle couleur ou tel habit) les adultes proposent une solution technique, modifiant (parfois, même souvent, pour toujours) le corps de la personne. Personne en devenir, qui n’est qu’un⋅e enfant et n’a pas encore tous les tenants et aboutissants de pourquoi illes s’est mis⋅e à penser être né⋅e dans le « mauvais corps » : cette pensée n’a rien de naturelle, elle est sociale, et vient avant tout de l’environnement, de l’éducation (pas que les parents comme bien dit), cette pensée ne vient pas des gènes, du « cerveau féminin/masculin » ("on en est vraiment encore là ?" demande Ana Minski), mais de la société patriarcale, de l’organisation de la société.

      sinon ya tristement aucun débat possible comme souvent, c’est pas « je continue de creuser mes arguments », c’est direct « ce que t’as dit c’est de la merde » (de tout côté et forcément direct de l’autre en réponse) :(

    • Ok j’ai mal entamé le débat, je m’en excuse @tranbert pas envie de boxer, juste certaines chose me choquent dans ce texte, que j’ai lu juste au sortir du film, qui m’a bien secoué. J’y reviendrais peut-être en essayant de le dire mieux.

      @rastapopoulos

      illes s’est mis⋅e à penser être né⋅e dans le « mauvais corps » : cette pensée n’a rien de naturelle, elle est sociale, et vient avant tout de l’environnement, de l’éducation

      mais ça ne viens pas des premier-première concerné.es, cette « idée » qui semble être un « ressenti » ou je ne sais comment dire ? Je ne comprends rien. Il me semble qu’on parte de là (et ça peut être problématique). C’est ce que dit cette petit fille non ? Tout ce qu’elle veut c’est qu’on la reconnaisse comme fille... Ce qui blesse, dans ce texte (contre le film), c’est qu’il me semble qu’on y refuse de reconnaître cette petite fille comme une petite fille parce que ça renforcerait ""le genre". Bon je m’y perds, et je vais prendre du recul. Peace.

    • mais ça ne viens pas des premier-première concerné.es, cette « idée » qui semble être un « ressenti » ou je ne sais comment dire ? Je ne comprends rien. Il me semble qu’on parte de là (et ça peut être problématique). C’est ce que dit cette petit fille non ? Tout ce qu’elle veut c’est qu’on la reconnaisse comme fille...

      Si je comprends bien ce que tu veux dire, il me semble, mais je me goure peut-être, que c’est bien là un des nœuds du problème, de l’incompréhension, des quiproquos je sais pas, mais peut-être bien du fossé philosophico-politique qu’il peut y avoir. C’est-à-dire du constat, de la recherche de « d’où ça vient ». S’il y a une différence forte entre différents courants de pensée sur ce « d’où ça vient », alors forcément la réponse à donner risque fort d’être différente.

      Je précise : si on pense (et quelque soit ce qu’on pense, il faut l’étayer, avoir des arguments pour ça, pas juste « ça vient de mon ressenti », dans un sens comme dans l’autre), si on pense donc, que ce que ces jeunes, parfois très jeunes, ressentent, ça vient uniquement de l’intérieur… de l’intérieur de quoi ? de leur cerveau ? de leurs gènes ? on pense donc que le fait de « se sentir <insérer ici un genre> » c’est une essence, un truc qu’on a « de base » dans son « âme » ? Alors la réponse à donner ne va sûrement pas être la même que si on pense que ce que ces jeunes ressentent (y compris depuis tout petit : on sait que le genre est inculqué avant même de sortir du ventre), c’est une manifestation de tout leur environnement càd ce qu’ont dit ou voulu leurs parents pour elleux, ce que les profs et les autres enfants en disent, ce qu’illes voient à la télé, etc, etc, bref la société entière (qui est patriarcale et ultra genrée).

      Si le constat de base n’est pas le même, et en l’occurrence parfois carrément opposé philosophiquement/sociologiquement/anthropologiquement (je ne sais pas dire précisément), et bien oui c’est quasi sûr que la réponse, càd les choix politiques de société à faire (et les choix technologiques, les choix d’éducations, tout ça ce sont des choix politiques), ne vont pas être les mêmes. Isn’t it ?

      Si par expérience de pensée, on vivait là dans une société où quelque soit ses gonades (et donc ses hormones produites par défaut), on pouvait s’habiller comme on veut, en robe rose ou en pantalon bleu (arf), avoir le métier qu’on veut (donc y compris le même que celui de sa maman, si on aime très fort sa maman et qu’on veut lui ressembler alors qu’on a un pénis), qu’aucun choix social important ne soit genré… est-ce qu’un humain mâle aurait envie « d’être une femme » (ou inversement) au point de « changer de corps », de se sentir « dans le mauvais corps » ? Celleux qui pensent que c’est surtout un problème social, pensent à priori que non, que l’on vivrait mieux et plus libres comme ça, en se battant contre le genre et que ce n’est pas un problème qui se poserait alors.

      Mais on peut tout à fait arguer (avec raison) que ça fait un bail (mais pas tant que ça quand même, la cause des femmes est ancienne, mais le fait de vraiment critiquer le genre complètement c’est pas si si ancien) que les gens (femmes surtout) se battent contre les stéréotypes de genre, et que ça n’avance pas des masses ! (c’est factuel) Et qu’il est donc plus « rapide » (efficace ?) d’utiliser des subterfuges techniques (et sociaux : habits, maquillages, manières, comportements) pour se faire reconnaitre et surtout accepter par les autres (par la société) autrement que ce qu’illes pensaient au départ. En tout cas récemment, en 20XX, avec ce qu’on sait faire maintenant avec les hormones et la chirurgie. Parce que sinon on a une vie de merde.

      Ya pas de tout blanc ou tout noir, mais il me semble clairement qu’avant même le soucis d’efficacité (= que les personnes ayant ces problèmes aient une vie mieux, là le plus vite possible, pas dans 150 ans), il y a dans pas mal de cas aussi le fait de ne pas être d’accord sur le constat de l’origine.

  • #Barbara_Kay : Les politiques sportives transgenristes ont jeté par la fenêtre toute prétention au fair-play.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/23/barbara-kay-les-politiques-sportives-transgenristes-ont-jete-par-

    Le respect du premier principe du sport – le fair-play – unit les gens à travers le monde. L’enfer n’a pas de fureur comme les amateurs de sport qui sont témoins de tricheries systémiques. En parlant de cela : Cette odeur de brûlé ? C’est la gomme de la théorie du genre qui se heurte à la réalité biologique, alors que les conséquences de l’élargissement des politiques d’ « inclusion » des genres dans le sport a un effet visible sur nos terrains de jeu et nos podiums.

    Depuis 2015, le Comité International Olympique autorise les hommes biologiques qui se sont identifiés comme femmes pendant un an à participer à des compétitions sportives féminines, à condition qu’ils réduisent leur taux de testostérone à 10 nmol/l (nanomoles par litre). Cela demeure beaucoup élevé que la fourchette de testostérone des femmes, qui oscille entre 0,54 à 2,4 nmol/l. En tout état de cause, la testostérone n’est qu’un facteur parmi d’autres de l’avantage sportif masculin – et certainement pas, comme je l’explique ci-dessous, le plus significatif.

    Le 16 octobre, dans le cadre de la résolution d’une plainte pour violation des droits civils déposée par Concerned Women for America contre l’université Franklin Pierce dans le New Hampshire, le Bureau des droits civils du ministère américain de l’éducation a convenu que la politique d’inclusion et de sport des transgenres de cette université violait le titre IX de la loi américaine, qui interdit la discrimination fondée sur le sexe dans les programmes et activités éducatifs, y compris l’athlétisme. L’Université a accepté « d’annuler sa politique de participation et d’inclusion des transgenres et de cesser toutes les pratiques qui y sont liées ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://nationalpost.com/opinion/barbara-kay-transgender-sports-policies-have-thrown-fair-play-out-the-
    #compétitions_sportives #transgenrisme #testostérone #identité_de_genre

  • Soutien à JK Rowling du Mouvement des jeunes femmes du Réseau Européen des Femmes Migrantes
    « En tant que Mouvement des jeunes femmes du Réseau Européen des Femmes Migrantes, Radical Girlsss soutient la position de JK Rowling sur le sexe et le genre et la défend sans équivoque. Depuis qu’elle a commencé à mener des recherches et à s’exprimer sur cette question complexe du sexe et du genre, JK Rowling a essuyé un torrent de propos hyper-violents et de harcèlement misogyne que nous condamnons avec la plus grande fermeté. »
    https://wordpress.com/post/tradfem.wordpress.com/6741
    #transgenrisme #RéseauEuropéendesFemmesMigrantes #MouvementdesJeunes #JKRowling #misogynie #Effacementdesfemmes

    • Pour mon père, un garçon qui parlait avec une fille avait forcément une idée derrière la tête. Tous sont des violeurs, toutes sont des putains, sauf sa mère bien sûr. Cette insulte revenait toujours quand le maître du foyer, l’homme de la maison, celui qui possède les bijoux de famille, se mettait en colère. D’ailleurs, pour être sûr que je n’étais pas une putain, du moins pas encore, il lui fallut bien le vérifier par lui-même. C’est à ce moment-là que la guerre entre lui et moi a commencé. Quand il a voulu poser sa bouche sur la mienne et ses mains sur mon sexe. Je l’ai mordu, griffé, frappé. J’ai utilisé les poings. Ma réputation était faite, j’étais une folle, une hystérique. Harceler ma mère ne lui suffisait pas. Il voulait posséder toutes les femmes, toutes les femelles. Pour m’éduquer, il m’obligea un jour, sous prétexte de s’assurer que je sortais le chien, à le retrouver dans un parking où stationnaient une dizaine de camping-cars. Quand les portes s’ouvraient, je voyais la femme, le lit et le mâle qui sortait ou entrait. Sans discontinuer, les mâles entraient et sortaient, entraient et sortaient, entraient et sortaient… Des hommes en voiture s’arrêtaient à ma hauteur pour me demander : « C’est combien la pipe ? » Ni le chien ni mes douze ans ne les inquiétaient. Puis mon père, son affaire une fois conclue, arriva en voiture et klaxonna. Je suis alors montée dans la voiture avec le chien, une colère noire dans le cœur.

      Aucune intimité n’était possible sous le toit du mâle paranoïaque qui devait régir son foyer. J’écrivais déjà et, bien sûr, il trouva mes écrits, en rit et les partagea avec toute la famille. Ma mère et mon frère ne voulurent jamais me croire, mon frère affirmait : « Ma sœur est folle ». Je ne pouvais donc compter que sur moi-même pour me défendre. Tant de rage contenue quand des étrangers affirmaient que mon père était un homme si drôle, si intelligent, si serviable, si sympathique.

  • L’idéologie transgenriste s’inscrit dans une histoire de croyances en l’impossible qui ont marqué nos cultures et causé d’énormes souffrances aux populations les plus défavorisées, à commencer par les jeunes filles et les femmes.
    JANICE WILLIAMS explique :
    https://tradfem.wordpress.com/2020/07/14/six-croyances-irrationnelles-et-leurs-consequences-devastatrices
    #irrationnel
    #transgenrisme #femmes #hommes #chasseauxsorcières

  • https://tradfem.wordpress.com/2020/07/08/les-transfemmes-sont-des-femmes-compris Par Cherry Smiley, membre des nations Nlaka’pamux et Dine’ (NDN), texte d’abord publié sur Medium, le 16 juin 2020
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    Image par Cherry Smiley

    Quand j’étais plus jeune, ma grand-mère ne m’a pas appris toutes les choses que je n’étais pas censée faire sous prétexte que j’étais une femme. Par exemple, elle ne m’a pas enseigné ce que je n’étais pas censée faire aux moments de mes règles. Quand j’ai appris ces protocoles en tant que jeune femme à l’université, je me suis sentie trahie et confuse. Pourquoi ma grand-mère ne m’avait-elle pas appris ça ? Est-ce que ça voulait dire qu’elle n’était pas une vraie NDN ? Et cela voulait-il dire que je n’étais pas une vraie NDN moi non plus ? Ce fut tout à fait la crise existentielle du début de ma vingtaine et je me sentais gênée de ne pas avoir appris à me limiter parce que j’étais une femme.

    En essayant d’être la meilleure NDN que je pouvais être, j’ai facilement accepté l’idée que les femmes qui étaient menstruées ne pouvaient pas aller certains endroits ou faire certaines choses parce que nous étions trop puissantes à ces moments-là. Aujourd’hui, j’interprète ces règles comme des mécanismes visant à faire honte aux femmes, à nous contrôler et à nous enfumer (gaslighting) – on nous dit que nous sommes puissantes aux moments de nos règles mais on nous traite comme si nous étions sales et notre saleté, contagieuse ; comme si nous faisions quelque chose de mal du simple fait d’exister en tant que femmes.

    Ma grand-mère ne m’a pas appris à me limiter parce que je suis une femme. Elle refusait les traditions et protocoles culturels qui limitaient les femmes et les filles, autant dans les enseignements qu’elle nous transmettait que par l’exemple dans sa façon de vivre. Tout le temps où j’ai connu ma grand-mère, elle n’a jamais participé aux cérémonies, aux traditions ou aux rituels auxquels elle ne croyait pas. Aujourd’hui, je suis très fière de l’avoir connue et d’avoir appris d’elle comment être NDN. Ma grand-mère est Nlaka’pamux et moi aussi. Elle ne m’a pas enseigné de limites et elle ne m’a pas appris à participer aux traditions parce qu’elles étaient traditionnelles si je n’en avais pas envie.

    J’ai appris de ma grand-mère que je ne suis pas moins Nlaka’pamux parce que je trouve idiot d’imposer des limites aux femmes quand nous sommes menstruées. J’ai appris que les protocoles, les cérémonies et les rituels sont des moyens d’exprimer une vision du monde et que je peux choisir de participer ou non à ces protocoles, cérémonies et rituels ou que je peux inventer le mien, mais quoi que je choisisse de faire ou de ne pas faire, croire ou ne pas croire, je suis toujours qui je suis et j’ai toujours le sentiment du monde et de la place que j’y occupe, un sentiment qu’on m’a enseigné dès ma naissance.(...)
    #transgenrisme #corps #femmes #hommes #enjeux autochtones #queer

  • "(...) Jusqu’à maintenant, même les théoriciennes féministes les plus ambitieuses au plan thématique reconnaissaient que le sexe est un phénomène biologique réel, et que le dimorphisme sexuel est un élément important de l’existence humaine, au même titre que les droits humains. Pourtant, on voit de plus en plus souvent des énoncés relevant du simple bon sens, comme ceux de J.K. Rowling, être dénoncés comme « haineux ».

    À mesure que de plus en plus de personnes se qualifient de transgenres, non binaires, bi-spirites (two-spirited) ou non conformes au genre (gender non-conforming), on assiste à une poussée pour corriger la réalité objective du sexe biologique afin de la faire correspondre à une identité de genre vécue subjectivement.(...)"

    https://tradfem.wordpress.com/2020/07/01/j-k-rowling-a-raison-le-sexe-est-reel-et-il-nest-pas-reparti-sur-
    #transgenrisme #hommes #femmes #JK_Rowling #modeleduspectresexuel

  • On est de plus en plus conscient-e des menaces que fait peser l’idéologie et la pratique transgenriste sur les droits des jeunes et des femmes en raison des masculinistes qui exploitent l’existence de trans hommes-vers-femmes pour réactiver leurs attaques traditionnelles (contre l’accès des femmes à des refuges non mixtes, par exemple, et la critique féministe du genre, en général).

    Une autre dimension de la conjoncture est ce que vivent les jeunes filles et les femmes amenées à tenter une transition femme-vers-homme.

    Le scripteur, producteur et comédien GRAHAM LINEHAN - récemment banni du réseau Twitter sous pressions de trans - vient d’interviewer SCOTT NEWGENT au sujet du vécu qui a amené cette femme à une transition vers le masculin, puis une détransition. La Transsexual Global Alliance est un des organismes qui travaille à faire connaître l’envers de la mode transgenriste.

    Respect.

    (...) I am a 47-year-old transgender man. I was 41 when I began the process to transition from a woman to a man, and it has begun to concern me greatly that kids as young as my three children are now being encouraged to transition.
    Six years have passed since my procedure. I wish I’d known then what I know now. I can tell you that the information out there regarding transition is heavily weighted to one side, and people must have factual information to make decisions regarding the transition process.
    During the process of medical transition, I have had seven surgeries, one massive pulmonary embolism, one helicopter life-flight ride, an emergency ambulance ride, induced stress heart attack, sepsis, 17-month recurring infection due to using the wrong skin during a phalloplasty, 16 rounds of antibiotics, three weeks of daily IV antibiotics, lost all my hair, arm reconstructive surgery, handicapped arm, permanent lung, and heart damage, my bladder was cut, I had insomnia induced hallucinations, frequently loss of consciousness due to pain from the 6 inches of hair on the inside of my urethra, significant PTSD that made me a prisoner in my apartment for a year not able, failed phalloplasty, billed $923,980 for medical expenses, I lost my home, car, job, career, wife, and I could no longer care for my kids due to medical complications.(...)

    https://www.transsexualglobalalliance.org/post/linehan-newgent-interview
    #transgenrisme #violencesmédicales

  • MARIE-ÉLAINE BOUCHER, historienne, dans Le Journal de Montréal, 29 juin, revient sur l’origine et l’ancrage matériel du mot "femme" :

    "Des propos récemment tenus par J. K. Rowling, auteure des romans Harry Potter, suivis d’un texte paru récemment dans Le Devoir, écrit par l’écrivaine et journaliste Nassira Belloula (https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/581295/que-cache-la-cabale-contre-j-k-rowling), ont suscité une controverse qui revient régulièrement : est-il inacceptable de dire qu’une vraie femme est de sexe femelle ?

    Aujourd’hui, des théoriciennes en sciences sociales, des personnes s’identifiant comme trans ou comme non binaires, ainsi que des militants, au motif de reconnaître l’existence des personnes trans et de respecter leurs droits, voudraient que le sens du mot femme soit modifié pour que ce dernier n’ait rien à voir avec le sexe des personnes qu’il sert à désigner, et tout à voir avec l’auto-identification : il faudrait que quiconque fait de « femme » son « identité de genre » soit reconnu comme une femme. (...)

    https://www.journaldemontreal.com/2020/06/29/est-on-femme-par-son-sexe-ou-par-son-genre
    #transgenrisme #étymologie #effacementdesfemmes #JK_Rowling #sexe #genre #NassiraBelloula

  • Un rebondissement inquiétant sur la question du changement d’état civil des personnes trans. Le défenseur des droits s’engage :

    10 recommandations pour faire valoir les droits des personnes transgenres | Défenseur des Droits
    https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/actualites/2020/06/10-recommandations-pour-faire-valoir-les-droits-des-personnes-tra

    Le Défenseur des droits considère que le fait d’imposer des justifications médicales et/ou sociales, laissées à l’appréciation des autorités judiciaires et administratives en charge de statuer sur les situations individuelles des personnes transgenres, peut constituer une violation du droit au respect de la vie privée au sens de la Convention européenne des droits de l’Homme.

    Il recommande ainsi au ministère de la Justice de mettre en place des procédures de changement de prénom et de mention du sexe qui soient déclaratoires accessibles et rapides, grâce à la production, auprès des officiers d’état civil, d’une attestation sur l’honneur circonstanciée et caractérisant un intérêt légitime, afin de garantir les droits fondamentaux et la dignité des personnes transgenres.

    En cas de doute sur le consentement libre et éclairé des personnes demandeuses, l’officier d’état civil pourrait saisir le procureur de la République conformément à d’autres procédures en la matière.

    Alors... des justifications médicales, il n’y en a pas dans la loi, on peut inviter le #défenseur_des_droits à mieux s’informer.

    LOI n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle - Article 56 | Legifrance
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=JORFARTI000033418904&cidTexte=JORFTE

    Art. 61-5.-Toute personne majeure ou mineure émancipée qui démontre par une réunion suffisante de faits que la mention relative à son sexe dans les actes de l’état civil ne correspond pas à celui dans lequel elle se présente et dans lequel elle est connue peut en obtenir la modification.
    « Les principaux de ces faits, dont la preuve peut être rapportée par tous moyens, peuvent être :
    « 1° Qu’elle se présente publiquement comme appartenant au sexe revendiqué ;
    « 2° Qu’elle est connue sous le sexe revendiqué de son entourage familial, amical ou professionnel ;
    « 3° Qu’elle a obtenu le changement de son prénom afin qu’il corresponde au sexe revendiqué ;

    Cette procédure de changement de sexe social psychiatrisait les personnes transgenre, était hyper normative (il fallait être une « vraie » femme féminine hétéro ou un « vrai » homme masculin hétéro). Elle était violente et intrusive, les militant·es trans la refusaient à juste titre. Elle a été remplacée par une procédure 100 % juridique qui demande seulement que les personnes qui veulent que la société reconnaisse leur changement de sexe... lui fassent connaître leur changement de sexe. Pas seulement à un officier avec déclaration sur l’honneur mais aussi à leur entourage. Et ce serait irrespectueux ?

    Ce qui est très inquiétant, c’est que le défenseur des droits soit si mal informé... ou peut-être informé par des groupes de pression qui n’ont pas envie que la France soit le seul pays occidental qui refuse l’autodéfinition du sexe social ?

    On part de très loin sur les droits des personnes trans mais depuis 2017 en France on a la possibilité de faire des parcours trans respectueux des personnes : on a une identité de genre (on se sent homme ou femme), on l’exprime (c’est l’expression de genre), on se présente aux autres comme un homme ou une femme, ils et elles en témoignent (@sandburg a fait une telle démarche pour une amie trans) et hop, le juge le reconnaît. Aucun psy normatif, aucune sexualité examinée, aucun slip baissé : il s’agit seulement, puisque que le genre est une catégorie sociale qui détermine une part du statut social, qu’elle soit reconnue socialement.

    Il faut avoir vu des gens se prétendre femmes avec un corps d’homme sans ambiguïté, une expression de genre masculine sans ambiguïté, qui donc sont traités comme des hommes et jouissent de ce statut social plutôt... favorable pour la seule raison qu’ils « se sentent femmes » pour s’inquiéter qu’on puisse ainsi se dire femme et intégrer des espaces (privés, publics) qui ont vocation de les protéger (accueil de femmes battues, toilettes et lieux où elles se déshabillent) ou de les aider (parité en politique, associations féministes, associations diverses et programmes dédiés aux femmes parce qu’elles ont un statut social subalterne).

    Le respect de la personne est une chose, la complaisance envers les individus en est une autre. Aujourd’hui dans le monde, la plupart des pays occidentaux acceptent le changement de sexe social sur simple autodétermination, faisant ainsi du genre un « sentiment » alors que c’est une réalité sociale. Ce mouvement-là, dont on sait peu de choses mais qui visiblement marche bien, a réussi à se mettre Jacques Toubon dans la poche... Inquiétant.

    Cela nous réserve de belles luttes au cours desquelles des féministes vont être insultées, exclues des réseaux sociaux, frappées, réduites au silence.
    @monolecte @biggrizzly @tintin @gata pour celles et ceux que j’ai repéré·es qui s’intéressent à ces questions de #transidentité.

    • "Il faut avoir vu des gens se prétendre femmes avec un corps d’homme sans ambiguïté, une expression de genre masculine sans ambiguïté, qui donc sont traités comme des hommes et jouissent de ce statut social plutôt... favorable pour la seule raison qu’ils « se sentent femmes » pour s’inquiéter qu’on puisse ainsi se dire femme et intégrer des espaces (privés, publics) qui ont vocation de les protéger (accueil de femmes battues, toilettes et lieux où elles se déshabillent) ou de les aider (parité en politique, associations féministes, associations diverses et programmes dédiés aux femmes parce qu’elles ont un statut social subalterne).

      Le respect de la personne est une chose, la complaisance envers les individus en est une autre. Aujourd’hui dans le monde, la plupart des pays occidentaux acceptent le changement de sexe social sur simple autodétermination, faisant ainsi du genre un « sentiment » alors que c’est une réalité sociale. Ce mouvement-là, dont on sait peu de choses mais qui visiblement marche bien, a réussi à se mettre Jacques Toubon dans la poche... Inquiétant.

      Cela nous réserve de belles luttes au cours desquelles des féministes vont être insultées, exclues des réseaux sociaux, frappées, réduites au silence.¨
      ____________________________________
      Bien vu.
      L’"attestation sur l’honneur" est un test singulièrement naïf (ou complaisant, voire complice), compte tenu des circonstances dans lesquelles certains criminels, sportifs médiocres et misogynes avérés prétendent avoir « changé de sexe » et trépignent de rencontrer la moindre résistance.

    • Je précise que j’ai demandé à des personnes qui se réjouissait de ça sur Twitter quelles critiques elles faisaient au dispositif français ? Parce que toutes les critiques que j’entends sont celles d’un système qui a bien été aboli depuis trois ans. Personne ne m’a répondu. Je crois que beaucoup de monde ignore comme on change de sexe social dans ce pays, y compris des personnes qui se prétendent alliées des trans ! Moi qui ai à peine quelques camarades trans et aucun·e en France, je veux bien qu’on m’explique ce qui ne va pas mais j’ai l’impression qu’il y a peu de monde pour éclairer ma lanterne !

    • En fait, c’est la position de J. K. Rowling  : le fait qu’utilisant le transgenrisme, il y a des mascus qui en profitent pour avoir open bar dans les espaces non-mixtes où les femmes se protégeaient de leurs agressions.

      Mon problème avec cette question de libre auto-détermination provient d’un récit (chez @tradfem, je crois) où au moins un homme prédateur avait réussi à se faire reconnaitre comme femme et donc être enfermé avec de nouvelles victimes dans un espace clos dont elles ne pouvaient s’échapper.

      Un tel niveau de saloperie était pour moi inimaginable et pourtant, les mascus ne nous ont pas habituées au meilleur côté de l’humanité.

      Je suis fondamentalement pour l’autodétermination des personnes sur tout les plans de leur existence, mais cela va de paire avec le nécessaire respect des autres.

      Les mouvements trans ne peuvent faire l’abstraction de leur évident noyautage par leurs pires ennemis (car les mascuc et autres suprémacistes ne seront jamais des alliés des trans  : ils utilisent là un point faible pour démolir les femmes, mais à aucun moment, il ne vont renoncer à «  casser du PD ou du freak   », jamais…).

    • « au moins un homme prédateur avait réussi à se faire reconnaitre comme femme et donc être enfermé avec de nouvelles victimes dans un espace clos dont elles ne pouvaient s’échapper. »

      L’incarcération avec des femmes d’hommes se disant femmes n’a rien d’obligé. Des administrations s’y refusent de plus en plus, informés par le personnel pénitentiaire de la mauvaise foi de beaucoup de ces hommes dont le soi-disant changement de sexe survient au moment d’adoucir leurs conditions de détention et/ou de maintenir leur accès à des femmes. indique que 60 des 125 prisonniers britanniques se qualifiant de transgenres sont en prison pour des crimes sexuels.

      If these 60 sex offenders all transferred into women’s prisons this would increase the total sex offender population by a further 50%, meaning that this would result in 1 in 3 sex offenders in the women’s prison having been born male. This is a problem that cannot be ignored.

      (https://fairplayforwomen.com/transgender-prisoners)

      Des femmes ont amorcé des recours juridiques contre les politiques gouvernementales leur imposant systématiquement des co-détenus.
      #droits des femmes #viol #transgenrisme #non-mixité

    • La Nouvelle Zélande a eu aussi des cas de détenue trans ayant violé des codétenues à Christchurch et a une politique qui consiste à ne pas mettre des détenu·es trans avec le genre de leur choix s’il s’agit du genre de personnes qu’ils et elles ont agressées.

      Je crois que pas mal de monde est à côté de la plaque sur cette question parce que les meufs trans dans les milieux queer et féministes sont des meufs comme les autres, qui partagent l’expérience du sexisme et des analyses (et les propos de Tradmen et Martin à leur sujet sont irrespectueuses, bêtes et haineuses). Les meufs trans qui constituent la moitié des détenues trans en prison me semblent avoir des motivations et une personnalité bien différentes, elles ont une fascination morbide pour les femmes, parfois appelée autogynophilie (fascination pour soi en femme) ou autre fonctionnement psy aberrant (j’ai une amie qui note que ce sont des hommes violés... et comme être pénétré·e est un truc de meuf, c’est leur fonction sociale principale, ils réagissent en se disant femmes : c’est le profil du pauvre mec qui arrive barbu, dit être une femme puis parle de soi au masculin, triggere tout le monde en racontant son viol à qui ne le demande pas, explique aux copines que sa bobonne à la maison fait tout le boulot, finit par draguer une femme dans un accueil pour femmes victimes de violences, ben oui, et finit là sa carrière d’autodétermination).

      Je crois qu’on a là un projet très différent du féminisme : non plus la liberté de sa sexualité, de son expression de genre, de l’ambiguïté ou pas, ce qui est l’autodétermination que tu as peut-être en tête @monolecte, mais la liberté de passer d’une catégorie étriquée à l’autre en se torchant avec la reconnaissance des autres et comment elle détermine le statut social (et plus encore).

      Une copine me raconte le mec qui vient au festival lesbien non-mixte, on le repère à 100 m avec son menton bien rasé, ses fringues de gars, sa copine. Mon amie à la porte n’a pas su lui dire que non, il n’était pas reconnu par les autres comme une femme à partir du moment où il le disait. Lors de ce festival il y avait une expo jouant avec toutes les insultes que se prennent les femmes dans leur vie. Je pense que si toutes les femmes du festival ne partageaient pas avec lui le « sentiment d’être femme », en revanche toutes avaient subi ces insultes... et lui pas. Et c’est ça, être une femme.

      Les masculinités subalternes ne vivent pas la même chose, même s’il y a des parallèles... quant aux masculinités triomphantes (les vieux mecs blancs bourgeois qui après une carrière dans l’armée ou le business transitionnent et deviennent des « super féministes » sans s’intéresser au sort des femmes dans leur pays), c’est le carnage quand elles se heurtent aux intérêt des femmes.

  • Petra Bueskens , de l’université de Melbourne, refuse de voir qualifiée de « transphobe » toute interrogation à propos du mantra transgenriste et s’excuse auprès de #JK_Rowling de la réception faite à ses propos par une branche identitariste de la gauche aveuglée par la callout culture qu’attisent les médias comme Twitter . https://tradfem.wordpress.com/2020/06/30/jk-rowling-a-droit-a-nos-excuses
    #transgenrisme #censure #gauche

  • Blog AFFRANCHIE, 10 JUIN

    "Si tu es comme 99.9% des français, alors l’acronyme « TERF » ne te dira rien du tout. A juste titre, puisqu’il s’agit d’un terme anglais qui ne veut rien dire en français. Les femmes qualifiées de « TERFs » sont supposées être des féministes radicales qui excluent les personnes trans. Sauf que ce que les nord-américains appellent « féminisme radical » n’est autre que le féminisme français lambda. Du moins, tant que les néo-libéraux n’ont pas encore fini leur travail de sape.

    Pires que des nazis, pires que des violeurs d’enfant, pires que Macron (oh !) les TERFs sont sexistes, religieuses, de droite, racistes mais aussi féministes radicales de gauche. Comment est-ce possible ? Chut. Ne réfléchis pas trop. Elles tuent des personnes trans en respirant, c’est tout ce qu’il te faut savoir. Alors si tu en croise une, contente toi de lui expliquer comment tu souhaites la voir mourir. Bravo, te voilà progressiste.

    Les « TERFs » sont en fait simplement des féministes qui ne pensent pas qu’il est possible de changer de sexe ou que les stéréotypes sexistes soient innés, le fruit d’un cerveau sexué. Cette position implique donc qu’elles ne croient pas qu’un homme qui se prétend femme en soit une et vice versa. Bon, dans les faits, non seulement les féministes n’excluent pas les femmes qui s’identifient comme trans mais le terme « TERF » est utilisé à tort et à travers au sujet de n’importe quelle femme qui n’avale pas la soupe non-binaire et les pénis qui vont avec. (...)"

    https://www.affranchie.fr/post/la-chasse-aux-terfs #féminisme #TERFS #genre inné #néo-libéraux #transgenrisme #backlash

  • Au journal El País : la violence a bien un sexe
    Nous, les femmes de l’Assemblée abolitionniste de Madrid, dénonçons la négation de la violence structurelle à l’égard des femmes que constitue l’article « Ni toutes les femmes ont des règles, ni toutes les personnes qui ont des règles sont des femmes », publié dans le journal El País le 20 juin. Depuis quelque temps, nous assistons à une tentative d’institutionnalisation de la novlangue machiste promu par les théories queer, qui déshumanisent les femmes en parlant de « corps menstrués » ou de « personnes enceintes ». Ces expressions objectifient les femmes dans nos fonctions de reproduction et effacent le vécu et la violence que nous subissons en raison de notre réalité biologique. « Les règles ne sont pas le patrimoine exclusif des femmes », précise l’article mentionné. Si ce ne sont pas les femmes qui ont leurs règles, alors toutes les expériences de violence découlant de ce processus biologique ne sont plus considérées comme l’expression du machisme avec lequel notre corps a été historiquement maltraité.
    En novembre 2019, El País a publié une interview de Chimamanda Ngozi Adichie dans laquelle l’écrivaine féministe raconte à la première personne l’exclusion dont souffrent des millions de filles dans différents pays lorsqu’elles commencent à avoir leurs règles et comment le tabou entourant la biologie féminine est arrivé au point d’éliminer le mot « vagin » de leur vocabulaire. Les femmes sont une classe sexuelle, et l’oppression que nous subissons dans le patriarcat est indissoluble de notre corps et de notre sexualité, tant dans ses aspects reproductifs qu’érotiques. Il n’y a pas d’essence masculine et féminine, il n’y a pas de trucs comme des cerveaux d’hommes et de femmes, c’est la socialisation différente selon le sexe qui perpétue l’inégalité. Si la catégorie sexuelle est supprimée et échangée contre le genre - définitions basées sur des stéréotypes sexistes historiquement acceptés - les femmes sont effacées et deviennent le produit de leur propre oppression. En une semaine, c’est la deuxième fois que El País publie un contenu qui promeut l’effacement des femmes. Le 17 juin dernier, elle a publié sur son réseau Twitter un post qualifiant des femmes de « personnes enceintes », post qui a été supprimé peu après. Notre législation proclame « le droit à l’égalité et à la non-discrimination sur la base du sexe » dans l’article 14 de la Constitution espagnole . La loi pour l’égalité effective entre les hommes et les femmes inclut dans sa section sur la discrimination directe fondée sur le sexe « tout traitement défavorable des femmes lié à la grossesse ou à la maternité ».
    Nous invitons toutes les personnes et tous les groupes engagés en faveur de l’égalité effective à adhérer à la présente déclaration, qui informe El País et ses rédacteurs que nous, féministes, ne permettrons pas à la presse, en tant que principaux acteurs de l’opinion publique, de diluer la violence structurelle contre les femmes dans un discours postmoderne qui ignore commodément le sexe comme racine de notre oppression." ( Asemblea abolicionista de Madrid )

    #abolitionnisme #transgenrisme #résistance féministe #ElPais #"personnes enceintes" #"hommes menstrués"

    http://abolicionmadrid.com/diario-el-pais-la-violencia-si-tiene-sexo
    ______________________________________

  • https://quillette.com/2020/06/18/how-britains-feminist-grass-roots-turned-the-tide-against-gender-extremis

    ERIN PERSE, Wild Women Writing Club : "En pleine pandémie de COVID-19 et en pleine série de protestations massives contre les brutalités policières racistes aux États-Unis, on pourrait avoir du mal à croire que les opinions relevant du simple bon sens d’une écrivaine rappelant la biologie humaine fassent la manchette. Pourtant, partout où vous regardez, vous verrez des artices sur la créatrice de Harry Potter, J.K. Rowling, qui est maintenant dénoncée comme « transphobe » pour avoir énoncé des vérités claires sur les différences entre les hommes et les femmes.
    En fait, l’attention s’est tellement focalisée sur Rowling que certains ont manqué les nouvelles britanniques les plus importantes dans ce domaine : Le gouvernement conservateur du pays prend ses distances par rapport aux réformes législatives proposées qui auraient consacré l’"autodéclaration du genre" au détriment du sexe biologique. Bien que Liz Truss, ministre britannique de la Femme et de l’Égalité, ne publiera probablement pas la réponse politique du gouvernement avant le mois de juillet, des fuites confirment que l’"autodéclaration" (comme elle est largement connue) ne sera finalement pas instaurée e par l’État. De plus, Liz Truss affirme vouloir protéger les enfants « dysphoriques » face à des « décisions irréversibles » concernant leur corps, et permettre aux femmes de créer et de maintenir des espaces sûrs non mixtes, sans individus de sexe masculin. C’est une victoire énorme pour les militantEs que l’on appelle « critiques à l’égard du genre », qui ne disposent pas des budgets faramineux et de l’influence institutionnelle d’un lobby transgenre bien plus à la mode — et cela, même s’il reste encore beaucoup à faire pour réparer les dégâts déjà faits. (...)

    The novelists, librarians, and booksellers circling the wagons to shut women up have been insisting for years that they are motivated by nothing but love and tolerance. And for a while, people took them at their word—including many policymakers and legislators. But all cults eventually collapse under the weight of their own dogma once its absurdity is exposed. And thanks to the grass-roots efforts of women on both side of the Atlantic, that is what we now see happening.

    UN TEXTE EN COURS DE TRADUCTION PAR UNE DES TRADUCTRICES DE TRADFEM. 

    #transgenrisme #royaume-uni #autodéclaration du genre #féminisme grassroots #rowling

    • Pour ce qui est de quillette :

      Its editorial position was described in 2017 as “libertarian-leaning”

      "a hub for reactionary thought

      Writing for The Guardian, Jason Wilson describes Quillette as "a website obsessed with the alleged war on free speech on campus

      https://en.wikipedia.org/wiki/Quillette

      Et d’un torchon l’autre...

      En septembre 2018 Quillette a annoncé un partenariat avec le magazine français Le Point, qui a publié hebdomadairement sur son site depuis le 22 septembre 2018 la traduction d’un article du site9,10. Les traductions sont effectuées par Peggy Sastre.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Quillette

      et dire que je m’étonnais (et regrettait) de voir associer fascisme et abolitionnisme en manif... Que le traducteur de Dworkin se fasse traducteur de défenseurs du « free speech » pseudo-scientifique, c’est quelque chose d’au-delà même du catastrophique... c’est vomitoire.

    • Décidément, faute de prendre en compte les faits en cause, on se rabat sur le dictionnaire des synonymes... Vos imprécations complaisantes ne changent rien au fait qu’il est souvent arrivé que des médias centristes ou de droite aient d’abord été les seuls à tenir tête à la montée d’industries et de mouvements misogynes et, oui, répressifs des libertés fondamentales - malgré les déchirements de chemise de la soi-disant gauche. Pensons au grand silence de la gauche européenne face aux goulags il y a 60 ans. Cette trahison de la gauche - puisque vous aimez les gros mots qui tachent - est notamment ce que Dworkin - puisque vous la citez - et ses alliées des milieux noirs et appauvris étasuniens ont dû affronter à Minneapolis et Indianapolis au milieu des années 80 et elle en est venue à des conclusions amères sur cette soi-disant gauche dévolue aux « droits sexuels » des hommes contre ceux de la population la plus exploitée par le dumping des industries du sexe dans leurs quartiers (lire « Against the Flood » sur radfem.org/dworkin).

      « The new pornography is left-wing ; and the new pornography is a vast graveyard where the Left has gone to die. The Left cannot have its whores and its politics too. » (Andrea Dworkin, Pornography : Men Possessing Women, à paraître en français bientôt aux Éditions LIBRE

      Par ailleurs, il est un peu malhonnête de ne pas mentionner tous les nombreux médias intellectuel-le-s progressistes qui ont publié des articles tout aussi avisés contre le forcing transgenriste/antiféministe. Vous en trouverez plusieurs traductions sur TRADFEM si vous en prenez la peine...

  • JANICE TURNER : "Les lobbies trans financés par des fonds publics comme Stonewall s’attendaient à ce que transformer la Loi britannique de 2004 sur la reconnaissance du genre (LRG) pour en faire un système d’« auto-identification » sexuelle passe comme une lettre à la poste. (...) Surtout, il ne s’agit pas d’un « recul » des droits des transgenres, mais d’un rééquilibrage pour prendre en compte les droits des femmes. « La biologie », comme l’a écrit JK Rowling, « est une réalité. » L’immense majorité des personnes trans, qui n’insisteraient jamais pour traiter les femmes de « menstruatrices », l’ont toujours su. Maintenant que la réforme de la LRG est morte au feuilleton, laissons ce débat inutile et toxique prendre fin pour que ces personnes puissent retrouver leur vie. https://tradfem.wordpress.com/2020/06/18/maintenant-que-la-reforme-de-la-loi-sur-la-reconnaissance-du-genr #transgenrisme #droits des femmes #non-mixité #masculinisme

  • #Sheila_Jeffreys : L’activisme transgenre : Perspective d’une féministe lesbienne
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/17/lactivisme-transgenre-perspective-dune-feministe-lesbienne

    Dans les années 70, la philosophe féministe des sciences Janice Raymond a livré dans un premier ouvrage The Transsexual Empire (L’empire transsexuel[ii]) une critique rigoureuse de la construction médicale du transsexualisme.
    Elle a fait valoir que la chirurgie transsexuelle représentait une manipulation politique des personnes insatisfaites de leur sexe par l’industrie pharmaceutique, le gouvernement étant à la botte de la médecine, comme il a été un temps sous l’emprise de la religion.

    Beaucoup de féministes s’attendaient à ce que cette perspective féministe soit adoptée petit à petit, et à ce que le féminisme conduise à l’abandon des stéréotypes de genre et, avec eux, du « besoin » socialement construit d’un transsexualisme. Mais ce n’est pas ce qui s’est produit en fin de compte.

    Dans les années 90, le transsexualisme arbore un nouveau visage avec le « transgenrisme », qui utilise les théories et politiques queer et postmoderne pour donner au transsexualisme une allure progressiste. Ces politiques queer/postmodernes exigent l’acceptation du « transgenrisme » comme partie intégrante du mouvement gay et lesbien, les intérêts politiques des lesbiennes et des hommes gays devenant inextricablement liés à la légitimation du transsexualisme.

    Je soutiendrai ici que le transsexualisme devrait plus raisonnablement être vu comme une violation des droits humains et ne devrait certainement pas être accepté sans réserve comme une force socialement transformatrice, équivalente au mouvement de libération gay.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : « Transgender Activism : A Lesbian Feminist Perspective ». Journal of Lesbian Studies, Vol. 1, Nos 3-4, 1997.
    #lesbianisme #transgenrisme #travestisme #queer #féminisme_lesbien #féminisme_radical #LGBTQI #postmodernisme

  • La notion d’"identité" a été accréditée comme naturelle et non confrontante dans la mesure où tout un chacun est censé - dans notre univers libéral - être en droit de se l’accorder, même quand il s’agit de l’identité d’un groupe opprimé qui résiste à cette appropriation. (Rappel de l’affaire Rachel Dolezal)
    Je suggère qu’une approche plus politique, pour dépasser les soliloques actuels, serait de se référer à la liberté d’association, qui a l’avantage de posséder une définition, une histoire et une reconnaissance dans les instruments juridiques nationaux et internationaux.
    Et je propose que, faute de « comprendre » (un problème apparemment au café du commerce que constitue seenthis), l’on se documente sur ce que font des agresseurs sexistes reconnus avec le principe de l’autodéclaration de sexe (blog Madam Nomad : https://wp.me/p2xXH6-14v) On sera peut-être moins arrogant à départager les droits auxquels les femmes devraient avoir droit... #transgenrisme #meurtres #viols #libertéd'association #identité #Droitsdel'homme

    • Et je propose que, faute de « comprendre » (un problème apparemment au café du commerce que constitue seenthis)

      Nan, mais sérieux ? Mais casse-toi si ça te va pas que des personnes doutent et se posent des questions de manière accueillante et soient pas en adoration devant tes positions, mec !

      On sera peut-être moins arrogant à départager les droits auxquels les femmes devraient avoir droit...

      Elle est chez qui la violence là ? Elle est chez qui l’arrogance ? C’est trop facile de balancer des trucs comme ça.
      (Ca me fait trop chier d’intervenir comme ça, mais quand je vois ce que ce refus de la discussion sereine et ces mots peuvent produire, avec l’autoexclusion de féministes, ça me saoule grave.)

    • Elle est chez certains d’entre vous, la violence.
      « questions accueillantes, discussion sereine »... L’autocongratulation façon Macron fait école, dites donc... Poses-toi donc la question, Gata, de comment tu ressentirais l’expression comme « des réunions vulvaires » si tu en avais une... Si je te parlais d’expression « scrotale » plutôt que « masculine », est-ce que ce serait plus clair ? Basta !

    • Et moi, je te parle d’une femme à qui tu balances qu’elle serait une « courroie de transmission » de trucs que tu trouves naze, mais que si elle vous lisait, elle comprendrait enfin ; et tu lui balances ensuite une phrase de Leonard Cohen complètement hors de propos, avant de l’ignorer totalement depuis une semaine.
      C’est ça ton féminisme, et ton empathie ? De qui tu prends soin en faisant ça ici ?
      (https://seenthis.net/messages/859349#message859389)

    • (Mais fais ce que tu veux de ça, en fait. Moi, je suis pas une personne importante ici, tu peux bien rester et ne pas faire attention à mon cercle underground de l’amicale des SAM, Seenthis avec Macron.)

      On ne sait toujours pas ce que tu trouves violent, et comme on n’est pas dans une cour d’école, je vais arrêter là.

      Si je me permets de te répondre comme ça, c’est surtout que tu n’as pas l’air de prendre des femmes au sérieux.
      J’ai trouvé ça affiché chez une copine féministe (enfin, je sais pas si tu la trouverais assez féministe pour toi) et ça m’a fait penser à toi :

      Un de mes principes féministes : ne jugez jamais un homme selon sa manière de traiter les femmes qui le chouchoutent et l’admirent. Regardez plutôt comment un homme réagit quand une femme le contrarie, lui fait face, ou lui pose une limite. Là vous saurez qui il est.

      https://twitter.com/RaphaelleRL/status/1225507170290216962
      Traduit de :

      Here’s one feminist life rule of mine: I never judge a man based on how he treats women when they are coddling or praising him. Look closely at how a man reacts when a woman displeases him, stands up to him, or draws a boundary with him, and you will find out who he really is.

      https://twitter.com/Iconawrites/status/1223022451690561536

  • HELEN SAXBY sur le blog « Not the News in Briefs » (Pas les nouvelles en caleçons)
    « (...) On attend des femmes qu’elles soient gentilles dans tous les domaines de la vie, c’est vrai, et la socialisation féminine s’efforce de renforcer cette attente par tout un système de récompenses et de punitions, déployées à mesure que les filles grandissent. Cependant, on assiste récemment à une accélération des exigences que les femmes se montrent gentilles, en particulier dans le domaine de la défense des droits des femmes. Être gentille est devenue la principale exigence adressée aux féministes, au-delà des valeurs de se montrer équitable, bien informée ou déterminée par exemple, et je me demande bien pourquoi c’est si important maintenant ? (...) »

    https://tradfem.wordpress.com/2020/04/23/mais-pourquoi-les-femmes-ne-peuvent-elles-pas-etre-plus-gentilles #coronavirus #gentillesse #sexisme #transgenrisme #droitsdesfemmes

  • Sur le blogue FLEUR FURIEUSE :

    Il semble que de nos jours, la biologie soit obsolète. Qu’un homme proclame qu’il se “sent femme”, il obtient à l’instant même le statut de “femme trans”, et comme “les femmes trans sont des femmes”, cet homme en devient une de fait, sur la base de son ressenti et de son discours.
    C’est du moins la vision de certain.es militant.es et intellectuel.les. Les effets concrets de cette idéologie ne sont pas encore visibles en France, mais ce mouvement progresse et sa concrétisation, déjà avancée dans d’autres pays, présente de nombreux dangers.
    Revenons aux preémisses du débat : selon les tenants du transgenrisme, la définition biologique de qui est une femme et qui est un homme est non seulement inepte, mais aussi “transphobe”.
    Les tenants de l’idéologie transgenriste proposent une nouvelle définition des mots homme et femme. Toute définition peut être remise en cause, toute polysémie peut être envisagée, et en particulier lorsqu’il s’agit d’accroître le bien-être des personnes. Or ici, cette nouvelle définition des termes est une aberration logique.
    Pour en cerner l’incohérence de ces définitions, revenons à la base.(...)

    https://fleurfurieuse.blogspot.com/2020/04/le-genre-comme-identite-faillite-de-la.html

    • Elle est passée ici, la chronique en question, mais sur un autre blog, je sais plus lequel. Et sévèrement critiquée.

      Être une femme n’est pas un ressenti. Cela correspond à une réalité physiologique très spécifique et à un vécu social tout aussi spécifique. Tout cela est réel. Dans nos sociétés, être une femme, c’est souffrir et être épuisée tous les mois mais devoir travailler comme si de rien n’était. C’est être considérée comme une proie potentielle dans l’espace public et comme une travailleuse bénévole dans l’espace privée. Ce statut repose sur la réalité de notre corps.

      Quel mélange idiot de faits physiologiques et sociaux : Plein de femmes n’ont pas de problèmes de règles et la travailleuse bénévole ou la proie ne sont pas des problème physiologiques mais dépendent d’un imaginaire, culture du viol et hétérosexualité. On reste dans le débat : « être femme, c’est avoir un utérus et je suis matérialiste, je fais vaguement appel au social » ou bien « être femme c’est un sentiment individuel et je suis matérialiste, je fais vaguement appel au social ». Entre les deux, il y a être féministe matérialiste et faire vraiment appel au social : est-ce que se dire femme change la vie d’une personne ? lui fait perdre son rang ? pas forcément, si son expression de genre est masculine, si son comportement est super assertif et te rappelle quelque chose mais quoi ? Et beaucoup de meufs trans ne se présentent pas au monde comme ça, elles mènent des vies de femmes... Bref !

    • Une féministe militante a été « sévèrement critiquée » pour ses propos ? Quelle surprise !... C’est vrai qu’il est intellectuellement dérangeant de devoir tenir compte "simultanément* de facteurs biologiques et sociaux... en faisant appel en contre-exemples à « plein de femmes » et « beaucoup de meufs trans » pour disqualifier toute réflexion politique sur la réalité de certaines oppressions. Cela me rappelle les plus beaux poncifs opposés à l’antiracisme. Mais restons polis...

    • disqualifier toute réflexion politique

      Cela me rappelle les plus beaux poncifs opposés à l’antiracisme. Mais restons polis...

      Ah oui, c’est vrai, Martin, je m’étais dit que c’était peut-être secondaire dans ce que je pouvais te reprocher, mais je n’avais pas évoqué dans mes interrogations le mépris et la condescendance dont tu fais preuve lors de beaucoup trop de tes interventions (le paternalisme, un truc de mec, non ?).
      Tu crois vraiment servir la lutte féministe de cette façon ?
      Nan mais c’est chouette de parler d’"honnêteté" et de « prudence » après tout ça.
      Mais n’est-ce pas aussi le sort que tu réserves à des féministes matérialistes qui s’emmerdent à mettre des commentaires sur le site de Tradfem ?

      (Je rajoute que je fais référence à la discussion entamée ici : https://seenthis.net/messages/828130)

    • n’est-ce pas aussi le sort que tu réserves à des féministes matérialistes qui s’emmerdent à mettre des commentaires sur le site de Tradfem

      Je suggère à tes abonnés d’aller constater sur tradfem.wordpress.com à quel point ces commentaires critiques sont rares. Je ne me souviens d’en avoir reçu que deux ou trois en sept ans !

      Quant au

      mépris et à la condescendance

      , difficile de faire mieux que ce

      Quel mélange idiot...

      auquel je répondais...

    • vraiment pénible ce texte. @martin4 vous êtes au courant de ça j’imagine :

      https://seenthis.net/messages/830962

      bien que ce soit le camp que vous semblez défendre qui est attaqué, et que ces actes soient graves et absolument intolérables, publier/relayer des textes où des personnes affectées par ces questions, parfois de manière très douloureuse, sont comparées à « des dés à coudre qui se prennent pour des tasses de thé » entre autres « chien à l’ADN de chats »... Encore une fois le passage à l’acte est intolérable, mais je comprends tout à coup cette envie de mettre des tartes.

      Vous avez envie que continuent ce genre de merde ? Une idée pour calmer le jeu ?

    • Bonjour, J’ai répondu plus haut de manière générale. Il est évident que des proposs comme "des dés à coudre qui se prennent pour des tasses de thé" et autres « chien à l’ADN de chats » sont de la pure provoc à ignorer, comme je tente de le faire habituellement face aux insultes et procès d’intention. Et je suis heureux que tu relèves et rejettes ces tactiques.

      Par contre, écrire "les tenants du transgenrisme" est une description assez objective à mes yeux, puisque ce ne sont pas les trans qui sont interpellés mais les adeptes, trans ou non, d’une idéologie et de méthodes qui appellent un examen critique, sans que l’on se fasse repousser dans le silence pour cause de manque de gentillesse, surtout au nom de personnes trans dont beaucoup sont révulsées à voir leur condition exploitée par des misogynes sous prétexte de représenter leurs intérêts.

      Le "tone policing" des critiques qui "brassent la cage" risque d’encourager les propos passifs-agressifs. Parlons clair en faisant l’effort d’identifier sans effets de manchette ce qui pose problème et risque de faire dérailler l’analyse et de censurer la colère des opprimées.

    • eh bien si votre proposition pour calmer le jeu, c’est d’inviter les personnes blessées par des propos que vous relayez à se taire (noblement certes)... ça ne va pas marcher, permettez moi de vous le dire. Comme l’a dit @supergeante quelque part ici, c’est crucial de ne pas oublier les souffrances qui sont derrières ces questions et j’ajouterais que c’est même un prémisse indispensable s’il on souhaite débattre (sans les mains) de questions aussi complexes...Il ne s’agit pas de se polir le ton, simplement de respect...

      Quand à la « description objective »... en dehors du fait que personne n’aime être chosifié, le terme « transgenrisme », en plus d’être volontairement dépréciateur, est trop ambigüe pour ne pas prêter à généralisation, surtout en france où ces mouvements sont encore mal connus... De la même manière quand vous traduisez littéralement « lobby trans » ça reflète quelque chose qui n’existe tout simplement pas ici, en employant pourtant un vocable bien connu et assez puant (comme ça été dit ailleurs par @antonin1 je crois : impossible de ne pas penser au pseudo lobby juif cher aux fachos)...

      je comprends les critiques que vous adresse @gata et les trouve plutôt fondées. De plus, vos invitations à « parler clair pour défendre les opprimés » sonnent comme des mots d’ordre venus de je ne sais quelle chefferie tapie dans l’ombre d’un grand drapeau, et ça ne me plaît pas du tout. Parler clairement ça ne veut pas dire comparer les gens à des chiens et des tasses de thé et je n’ai pas l’intention d’être tolérant avec ces provocations stupides.

    • Pouvez-vous me dire qui a comparé des gens à des chiens et à des tasses de thé ? Ce n’est pas moi et je ne comprends pas pourquoi vous m’imputez implicitement de nouveau ces propos.
      Quant à l’activité politique des personnes qui travaillent à l’abolition de certains droits des femmes, libre à vous de choisir d’autres termes que mouvement transgenriste ou lobby pour la désigner si ces termes vous rebutent ; moi c’est leur réalité qui m’interpelle et j’appelle un chat un chat.

      Ces menées masculinistes (surtout présentes dans le monde anglosaxon à ce jour) ont des effets délétères comme le définancement et la fermeture de refuges qui n’acceptent pas les hommes se disant femmes, l’entrisme de tels hommes dans les compétitions sportives (et ce jusqu’à l’échelon Olympique), le retrait du droit à des installations sanitaires non mixtes, la subversion de la représentation politique des femmes dans les partis qui y faisaient place, et j’en passe. Pour la dimension concertée et internationale de ce mouvement, lire Sheila Jeffreys : https://tradfem.wordpress.com/2018/11/19/sheila-jeffreys-les-principes-de-jogjakarta-une-menace-internatio

      Tout cela tente de se justifier à partir de l’axiome transgenriste (eh oui...) que quiconque dit être une femme en est une ; je ne connais pas votre position à ce sujet, mais pour les féministes que nous lisons et traduisons depuis des décennies, c’est scientifiquement faux et politiquement pervers point barre, comme on l’a rapidement vu dans le dossier de Rachel Dolezal, les Noir-e-s ayant droit à plus de respect que les femmes, apparemment.

      Je ne crois pas à l’argument que ces tentatives de putsch (un autre terme qui vous fera sans doute chouiner mais qui s’avère dans le monde anglosaxon) sont nécessairement fondées sur « de la souffrance » à moins que vous accréditiez comme issus d’une « souffrance » les propos et démarches misogynes et antiféministes en général, ce que font les apologistes des incels et autres mascus. J’espère que ce n’est pas votre cas.

      Pour nous, il s’agit d’une tactique de protection et d’accroissement de privilèges masculins et je refuse le chantage à l’empathie, surtout quand ces apologistes instrumentalisent la souffrance réelle de personnes trans, ce que plusieurs d’entre elles ne se privent pas de leur dire.

      Si c’est votre camp, ce n’est pas le mien et je demande à ce que l’on juge des faits plutôt que desdiscours justificatifs en cause.

      Mon travail n’est pas d’affirmer une position personnelle mais de servir de courroie de transmission - un terme qui n’a rien de péjoratif - aux analyses féministes radicales comme celle de Dworkin et de Sheila Jeffreys que nous venons de mettre en ligne (https://tradfem.wordpress.com/2020/06/17/lactivisme-transgenre-perspective-dune-feministe-lesbienne) et dont nous pourrions parler plutôt que de ce à quoi mes propos « ressemblent » ou « sonnent comme »... Oui, nous défendons des opprimé-e-s et nous l’assumons.

      #antiféminisme #droits des femmes
      #transgenrisme #masculinisme #Sheila Jeffreys

    • Euh sur ce point précis, c’est bien gentil de se dédouaner avec « c’est pô moi qui l’ai dit, je ne suis qu’un traducteur et publieur » mais ces propos problématiques sont dans le texte de ce fil même… alors quand on relaie des textes, on peut bien sûr ne pas être d’accord avec 100% de ce qu’il y a dedans, mais dans ce cas on l’annonce explicitement. Si on relaie un texte sans strictement aucune mise en garde, sans aucun « je suis d’accord cet argument mais pas avec ça », c’est alors par défaut que l’on supporte l’ensemble, donc oui qu’on s’en approprie les propos et tout ce qu’ils impliquent. C’est donc tout logiquement qu’on peut se prendre alors des critiques, quand bien même on a pas écrit le texte.

    • « ces propos problématiques sont dans le texte de ce fil même ». De quoi parles-tu ? De cette référence à des chiens et des tasses de thé ? Je ne l’ai pas dit, pas lu, j’ai dénoncé ces propos comme de la provoc et il serait malhonnête de m’en tenir responsable. Je n’ai pas lu dans les textes que j’ai relayés de propos dont je devrais me distancier pour échapper à une critique. Si vous croyez que si, précisez lesquels au-delà de vagues allusions, mais je trouve votre principe assez étrange et n’y souscris pas du tout

    • Il n’y a justement aucune allusion, c’est bien toi qui a relayé le texte de ce fil, et c’est bien dans ce texte que @tintin critique des propos qu’il cite, et que tu « dénonces » 2 mois après parce que @tintin les met en avant. Donc où est l’allusion ? Tout est parfaitement explicite et écrit noir sur blanc. C’est plutôt ça qui est étrange, d’affirmer après-coup que c’est flou-pas-clair alors que tout est écrit sans aucune allusion cachée.

    • Ah bon, J’ai relu le texte de FLEUR FURIEUSE et je trouve que sa démonstration ne correspond pas à la parodie qu’en fait tintin en en citant quelques mots. Ce n’étaient pas mes propos - comme j’avais cru au départ - mais je suis à l’aise avec la démonstration de FLEUR FURIEUSE sur l’illogisme en cause dans la manipulation du mot « femme » pour en abolir le sens.
      Live with it.
      Je constate que vos interventions relèvent essentiellement du « tone policing » (y a-t-il un équivalent français ?), et je dois dire que ça me débecte méchamment chez des gens que je croyais plus progressistes et proféministes.Je m’en tiendrai à relayer des textes pertinents aux luttes de femmes, sans réagir aux propos dilatoires et tentatives de culpabilisation.

    • Je ne suis pas essentialiste mais matérialiste, comme Dworkin et Delphy et des centaines d’autres féministes, et c’est sur cette base que je soutiens les féministes qui récusent la prétention que tout homme qui dit être une femme en est une. S’il y a un essentialisme, il est bien là, dans un à-plat-ventrisme devant des prétentions d’hommes, quoi qu’ils disent, hors toute logique.

    • Nouvelle traduction sur https://tradfem.wordpress.com/2020/06/20/j-k-rowling-et-la-tour-de-babel
      "
      J.K. Rowling et la Tour de Babel
      Par Jennifer Bilek, sur son blog The 11th Hour

      "Pour les personnes non initiées à l’argent et au pouvoir qui sont tapis derrière le lobby transgenriste, la mêlée médiatique entourant JK Rowling peut ressembler à un ballet de rectitude politique en action, à l’acharnement de guerriers pour la justice sociale tenant une nouvelle victime dans leur gueule. Le journaliste britannique Douglas Murray démontre justement ce problème d’angle mort dans un article publié ce matin ur la plateforme UnHerd, « Why JK Rowling Had to be Denounced » (Ce pourquoi il fallait dénoncer JK Rowling).

      JK Rowling a certainement perturbé les barbus de la gauche conscientisée, si l’on en croit les commentaires de Glenn Greenwald sur Twitter la nuit dernière, affichant explicitement sa politique identitaire (est-ce que seuls les marginaux ont droit de parole, Glenn ?)

      Glenn Greenwald (sur Twitter) : « Quelles que soient nos opinions sur le débat entre les trans et les « TERF », le complexe de victime de JK Rowling est suffoquant et narcissique. Voilà une des personnes les plus riches et les plus célèbres au monde, mais elle se perçoit comme une victime suprême du fait d’endurer ce que subissent toutes les figures publiques : de sévères critiques. »

      Mais JK Rowling a fait plus que mettre en lumière une culture de l’interpellation et ses tactiques d’intimidation collective de celleux qui manifestent une opinion différente. Elle a fait plus qu’enflammer les misogynes qui se cachent derrière la politique identitaire, dans ce qui est devenu une tour de Babel hurlante pour la gauche. JK Rowling, comme l’a montré la réaction terrifiée et agressive de nos conglomérats médiatiques contrôlés par Big Pharma, a démontré qu’on ne pouvait pas l’attaquer impunément. Elle n’a pas seulement abordé la question des droits des femmes que décime le coup d’État capitaliste de l’industrie de l’identité de genre, mais elle a également mis à nu l’expérimentation eugénique en cours contre des enfants, pour la plupart homosexuels. (...)"

      Version originale : https://www.the11thhourblog.com/post/jk-rowling-and-the-tower-of-babel ?

    • bon bah j’aurais essayé... Vous jouez à l’imbécile ou alors votre degré de confusion me dépasse... dommage que vous ne consacriez pas tout votre temps à simplement traduire Dworkin, entreprise très nécessaire s’il en est. J’arrête la discussion ici pour ma part.

    • C’est marrant parce que Martin Dufresne demande des questions étayées mais n’y répond pas quand elles sont posées. Je pense à l’autre fil où il disqualifie ValK et ignore aussi les questions de Antonin, qui me semblent dignes d’une réponse, contrairement à mes remarques fielleuses et passives agressives, je le conçois.

      Pour en revenir au début de la conversation sur ce fil, pour que les personnes comprennent concrètement à quoi je pensais et s’en fassent une idée, voici un exemple dans les commentaires d’un texte paru sur le site de Tradfem :

      une féministe matérialiste 21/03/2017 à 10:50
      Franchement je ne vais pas me prononcer sur le fond mais j’aimerais bien que les MECS (oui, vous, là-bas, qui non seulement avez grandi avec les privilèges de la classe des hommes mais en plus en bénéficiez encore aujourd’hui) de tradfem cessent de nous dire ce que nous devons penser et qui est une femme et qui ne l’est pas.
      C’est vraiment, vraiment gonflant.
      Et au passage, si c’était possible d’arrêter de dire que vous êtes « une collective » (à moins que ça soit une formule québécoise que j’ignore), parce que ce mot laisse croire que vous êtes un groupe non-mixte. Quand on passe son temps à traduire des textes qui nous expliquent qui a le droit d’être féministe, ça serait le minimum.

      Abolissimo [Martin Dufresne] 21/03/2017 à 11:40
      Ben oui, TRADFEM est non-mixte et, si vous avez remarqué, les textes que vous conspuez sont tous rédigés par des femmes. Et aucun d’entre eux, en passant, ne restreint qui a le droit d’être féministe (ça semble plutôt être VOTRE truc).

      LULI 26/03/2017 à 10:20
      Une féministe matérialiste, merci de se renseigner au lieu de dire des bêtises. Depuis quand un site de traduction de textes féministes radicaux est dirigé par des hommes cis ? Et oui, c’est logique que ce soit non-mixte, vu les textes publiés sur ce site, vous croyez vraiment que des hommes cis dirigeraient ce site ? [...]

      https://tradfem.wordpress.com/2017/03/17/le-probleme-qui-na-pas-de-nom-parce-que-le-mot-femme-est-qualifie-dessentialiste/#comment-439

      (Après ça, Martin Dufresne ne répond rien et avant ça, il ne répond pas aux questions d’un commentaire de Miluyali, par exemple sur les hommes trans. Mais répond d’abord : « Que de présupposés et de faux procès de votre part, Miluyali ! »)

      C’est pas mal, ça, de répondre que Tradfem est non-mixte alors que Martin Dufresne sait très bien que ce n’est pas le cas (bon, après tout, on peut se tromper) et de laisser quand même confirmer ça par une autre lectrice (je mets son commentaire entier en dessous) et que des féministes se prennent la tête entre elles, sans même ensuite infirmer/confirmer l’autre proposition que des « hommes cis dirigeraient ce site » (on aurait pu au moins attendre une réponse comme quoi certains y participent, n’est-ce pas ? Pour ne pas dire qu’il est surtout animé par des hommes, ce qui semble être d’ailleurs plutôt le cas).

      Mais c’est aussi de répondre à « une féministe matérialiste » que « ça semble plutôt être VOTRE truc » (avec les majuscules) à elle de définir qui est féministe, ce qui n’est pas du tout ce qu’elle disait. Je ne suis pas sûr que ce soit du tone policing, mais peut-être plutôt de la réduction au silence ou du mansplaining ?
      Comment penser sincèrement que d’autres féministes critiques viendront commenter ensuite ?
      (et, pour info, sur l’usage des mots : « conspuer v.t. Manifester bruyamment et en groupe son mépris contre quelqu’un, quelque chose »)

      C’est vraiment la question de notre place en tant qu’allié. Qu’une féministe se mette en colère, ça paraît tout à fait légitime, encore plus face à un gars, mais l’inverse ? Mais du coup, c’est moi qui fait du tone policing, c’est ça ?

      C’est dommage de desservir ta cause proféministe comme ça, ahah.
      Ce qui nous renvoie à la question : est-ce que tout homme qui se dit proféministe en est un ? Faudra en finir avec l’autodéclaration, dans ce cas-là aussi.
      Mais ce qui est plus grave (je rigole en fait pour ne pas en pleurer), c’est que ça rend cette position intenable pour des féministes matérialistes à qui on renvoie toujours ça et à qui on n’accorde ni attention ni espace de réflexion/discussion. Je pense ici à ValK ou Aude Vidal dans les derniers temps.
      Heureusement que tu es là pour nous apporter la lumière et sauver les femmes et les féministes. Mais qui t’a mandaté pour cette mission ?
      La mauvaise foi n’est pas où tu crois, et il faudra bien rendre des comptes.

      ==

      LULI 26/03/2017 à 10:20
      Une féministe matérialiste, merci de se renseigner au lieu de dire des bêtises. Depuis quand un site de traduction de textes féministes radicaux est dirigé par des hommes cis ? Et oui, c’est logique que ce soit non-mixte, vu les textes publiés sur ce site, vous croyez vraiment que des hommes cis dirigeraient ce site ?

      Et c’est quoi votre problème avec le mot « collective » que vous rattachez à « une formule québécoise » ?
      Vous êtes xénophobe ou vous n’aimez pas les mots que vous ne connaissez pas et/ou pas l’habitude d’utiliser ?
      Le mot « collective » vous agace plus que le patriarcat lui-même ? Vous chipotez sur des détails au lieu de dénoncer la misogynie et le sexisme ? Vous devez sûrement le faire sur des sites et articles masculinistes, cependant ce n’est pas une raison de dire n’importe quoi sur un site de traduction de textes radicaux.

      Et par rapport à « des textes qui nous expliquent qui a le droit d’être féministe », de quels articles parlez-vous ? Pourquoi ne pas nommer EXPLICITEMENT le nom des articles de ce site ? Et quand bien même il n’y en aurait (je n’ai pas lu tous les article du site, je le reconnais), je ne vois pas en quoi ce serait un problème car NON, tout le monde ne peut pas se proclamer féministe par souci d’honnêteté dans la lutte contre le patriarcat cis-hétéronormé (n’est-ce-pas, les hommes cis).

      Et inutile de dire que je suis « agressive », que « je dessers la cause féministe », que je n’accepte pas les avis divergents aux miens, que je suis transphobe, etc. Car c’est faux, je défends la cause des personnes transgenres, j’accepte l’opposition à mes avis et idées, cependant je n’accepte pas la mauvaise foi et qu’on propage des idées fausses sur un site/courant/mouvement féministe.

      P.S. : Je viens de me rendre compte que j’ai posté un commentaire quasi-similaire à celui d’Abolissimo, et je ne m’en suis pas rendu compte. Ma faute alors, cependant je voulais quand même écrire ce commentaire pour devancer tous les futurs commentaires similaires à celui d’une féministe matérialiste.

    • la prétention que tout homme qui dit être une femme en est une

      Au risque de me répéter, il y a des nuances entre l’autodéclaration du genre et sa biologisation... soit les deux écueils où les deux camps aimeraient nous faire échouer.

      Des femmes trans offrent bien des témoignages selon lesquels leur expression de genre fait une identité sociale qui fait une vie de meuf. Sans les règles douloureuses, certes, mais les féministes ne combattent pas les règles douloureuses, elles combattent le traitement social des règles douloureuses et de tout ce qui concerne les femmes.

      Quant à votre position, @martin4, au sein du mouvement gender critical ou féministe radical... Ça ne vous emmerde pas, d’apparaître comme le chef d’une bande de féministes, abrité derrière Dworkin qu’en toute logique vous êtes mal placé pour traduire ? Le premier boulot d’un proféministe, c’est de se poser la question de sa position.

      Se toucher – réflexions autour d’un choix de traduction – Deuxième porte à gauche
      https://audesecheret.wordpress.com/2019/11/04/se-toucher-reflexions-autour-dun-choix-de-traduction

      Cependant, je suis persuadée que pour des problématiques de ce type, une traductrice percevra ce genre de nuances avec davantage d’immédiateté et de précision que ne le ferait un traducteur, même très bon. Autrement dit : je propose qu’on réserve aux traductrices la traduction des œuvres féministes écrites par des femmes.

  • Les agents bloqueurs de puberté de plus en plus contestés (#The_Economist)
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/07/dossier-trans-les-agents-bloqueurs-de-puberte-de-plus-en-plus-con

    L’administration de ces traitements pose l’épineuse question de savoir qui doit décider du devenir du corps d’un enfant, et pourquoi. Laissons de côté les « culture wars », ou querelles idéologiques — si tant est que ce soit possible. Ce débat devrait garder en ligne de mire les intérêts de l’enfant. Et ceux-ci ne sont pas si simples à déterminer qu’il n’y parait.

    Les bloqueurs de puberté empêchent les adolescent.es d’acquérir des signes sexuels secondaires comme des seins ou de la barbe. Ces traitements impliquent quasi-systématiquement une myriade d’interventions, notamment l’injection d’hormones puis éventuellement des actes chirurgicaux de réassignation de genre. L’objectif principal des bloqueurs de puberté est d’apporter du confort aux personnes qui souffrent de dysphorie de genre, en leur permettant d’éviter, par exemple, de ressembler davantage à une femme, si cette personne est une jeune fille qui voudrait être un garçon. Ils permettent aussi des opérations chirurgicales moins lourdes à l’âge adulte.

    Cependant, la combinaison de bloqueurs de puberté et d’hormones pour développer les signes sexuels secondaires de l’autre sexe a des conséquences irréversibles. Si elle intervient tôt dans le processus de la puberté, elle a notamment pour effet de rendre la personne stérile. Par ailleurs, une douzaine d’études portant sur des enfants souffrant de dysphorie de genre mais n’ayant pas pris de bloqueurs de puberté ont démontré que, si ces enfants sont correctement accompagnés et suivis, ils et elles n’éprouveront plus après la puberté le désir de changer de sexe. La proportion de ces jeunes la plus souvent citée est de 85 %. La plupart s’avèrent devenir homosexuel.les. Autre indice qui va à l’encontre du bien-fondé de ces traitements : de plus en plus de personnes ainsi traitées choisissent la « détransition », c’est-à-dire qu’au bout d’une certaine période, elles et ils s’identifient de nouveau à leur sexe biologique. Ce sont pour en majorité des jeunes filles qui voulaient devenir des garçons à l’adolescence. Si elles avaient été traitées à cet âge, elles seraient devenues stériles, même en gardant un appareil génital intact.

    Traduction : #Pauline_Arrighi pour #TRADFEM
    Version originale : https://www.economist.com/united-states/2020/01/30/a-new-push-to-ban-medical-treatments-for-transgender-children
    #transgenrisme #adolescence #dysphorie_de_genre

  • Au pays des Métis autoproclamés

    Depuis une douzaine d’années, un mouvement a explosé au Québec : celui de Blancs qui se proclament Métis – et revendiquent des droits ancestraux. La Presse a enquêté sur le phénomène.

    http://plus.lapresse.ca/screens/a6e6ff41-d443-4f63-b860-74f0b19bc7c1__7C___0.html

    #transracialisme #domination #appropriation #backlash
    #transgenrisme #autoproclamation #identité #autodeclaration #libéralisme

    • Les habits neufs de la suprématie blanche ! La lutte des classes nouvelle version...
      #auto-identification #MERI (Metis exclusive radical indigenous, c’est leur faute !) #appropriation_culturelle

      Ce n’est pas la faute des Cris, insistent-ils. Mais il faut bien le dire : depuis la signature de la Convention de la Baie-James, en 1975, les représentants de ce peuple autochtone ont montré qu’ils savaient négocier. Au fil des traités conclus avec le gouvernement, ils ont obtenu la plus grosse part du gâteau. « Nous autres, on subit », lâche Luc Michaud.

      Exclus de ces pourparlers historiques, ces hommes qui ont passé toute leur vie dans le Nord se considèrent aujourd’hui comme laissés-pour-compte. Il y a trois ans, ils ont décidé de se faire entendre… en créant de toute pièce une communauté autochtone à Chibougamau.

      « On voulait être du côté des gagnants. »

      -- Luc Michaud, chef des Métis autoproclamés de Chibougamau

      Le conseiller municipal de 59 ans, yeux bleus et visage rougeaud, est le chef de ces Métis autoproclamés. Il admet ne pas savoir précisément qui sont ses ancêtres autochtones. Cela ne l’a pas empêché de porter une imposante coiffe de chef lors d’une visite à Paris à l’été 2017.

      Les « Métis » de Chibougamau se sont joints à un mouvement qui a explosé au Québec depuis une douzaine d’années : celui de Blancs qui se proclament Métis – et revendiquent les droits et privilèges qui y sont rattachés – en invoquant des tests génétiques contestés ou de vagues ancêtres autochtones.

      Le nombre de Québécois qui se sont désignés comme Métis auprès de Statistique Canada en 2016 a bondi de 149 % par rapport à 2006 – une croissance plus rapide que partout ailleurs au pays.

      Le professeur Leroux a aussi découvert que l’origine du mouvement ne s’explique pas uniquement par une quête d’identité collective. Dans l’est du Québec, des groupes « métis » ont plutôt été créés en réaction aux revendications territoriales des Premières Nations.

      « C’est une stratégie politique pour s’opposer aux Micmacs et aux Innus. »

      -- Darryl Leroux, professeur à l’Université Saint Mary’s de Halifax

      Un exemple parmi d’autres : sur la Côte-Nord, un homme qui défendait autrefois les « droits des Blancs » au sein d’une organisation antiautochtone – et qui n’hésitait pas à traiter les Innus de « talibans rouges » dans les médias locaux – se présente aujourd’hui comme un… chef de clan métis !

      L’entreprise de forage des deux frères fait partie du paysage de la ville depuis plus de 50 ans. Jusque-là, ceux-ci n’avaient jamais évoqué de racine autochtone.

      Serge Larouche cultive un sentiment d’injustice évident face aux concessions faites au peuple cri par le gouvernement. « On n’a aucun droit. »

      En 2011, Robert Haché a écopé d’une peine de quatre ans de prison pour trafic de drogue. Au centre de réception de Sainte-Anne-des-Plaines, on lui a demandé s’il était autochtone – une question de routine pour les nouveaux détenus.

      Robert Haché se souvenait des discussions de ses oncles à propos du « sang indien » qui circulait dans la famille. Il a tenté sa chance.

      Au pénitencier de Cowansville, un intervenant lui a soumis une liste d’organismes prêts à le représenter. « J’ai pogné le premier du bord. » C’était la CPAC, qui n’est reconnue ni par Ottawa ni par l’Assemblée des Premières Nations. Son grand chef, Guillaume Carle, est largement considéré comme un usurpateur de l’identité autochtone, comme l’a révélé une enquête de La Presse en novembre.

      « La façon dont on détermine si un délinquant est autochtone se fonde sur le principe de l’autodéclaration », explique Kathleen Angus, administratrice régionale des Initiatives autochtones à Service correctionnel du Canada.

      C’est ainsi que Robert Haché a obtenu sa carte de membre de la CPAC – un document sans valeur juridique – au pénitencier.

      « Je suis tombé dans l’aile des Amérindiens. On avait pas mal plus d’avantages. »

      -- Robert Haché, Métis autoproclamé

      Du tabac. De la viande d’orignal. Mais surtout, une cellule à occupation simple.

      Pas moins de 550 des 7600 habitants de la ville ont payé 250 $ pour passer le test d’ADN, selon Luc Michaud. Aucun n’a été refusé au sein la communauté – pas même une immigrée irlandaise, dont le test a étrangement révélé que du sang autochtone coulait dans ses veines.

      Les échantillons de salive ont été analysés par Viaguard Accu-Metrics, un laboratoire de Toronto qui a aussi découvert, l’an dernier, des racines autochtones à des journalistes de la CBC d’origines russe et indienne. Le labo a même obtenu des résultats positifs à partir d’échantillons prélevés sur… des chiens !

      Enfant, Ron Simard a lui-même subi la violence, le racisme et la pauvreté. Le colosse de 40 ans se rappelle le logement de Chibougamau où les sept enfants de la famille dormaient dans une seule pièce, cordés les uns sur les autres. Il se rappelle les abus, l’alcool, l’anxiété, la colère.

      Il se rappelle tous ces maux, fréquents chez les autochtones, que le gouvernement cherche aujourd’hui à soulager en réparant les erreurs du passé. Ces maux dont n’ont jamais souffert les « Métis », qui réclament eux aussi divers privilèges « ancestraux ».

      L’opportunisme de ces demandes n’échappe pas à la mairesse de Chibougamau, Manon Cyr. « C’est assez paradoxal qu’en 2019 des gens revendiquent les mêmes droits que les autochtones, quand on connaît l’histoire des autochtones au Québec », laisse-t-elle tomber.

      Pour le chef « Métis » autoproclamé Luc Michaud, il suffit à un Québécois d’avoir parmi ses ancêtres une autochtone ayant vécu au XVIIe siècle pour se déclarer Métis et obtenir les droits qui en découlent. Jugement après jugement, les tribunaux du pays lui donnent tort. Voici l’état du droit sur la question.

      Les organisations québécoises qui se proclament métisses exploitent une confusion autour du terme « Métis » utilisé dans la Constitution. Ce mot « ne vise pas toutes les personnes d’ascendance mixte amérindienne et européenne, mais plutôt les peuples distincts qui, en plus de leur ascendance mixte, possèdent leurs propres coutumes, façons de vivre et identité collective reconnaissables et distinctes », précise la Cour suprême du Canada dans l’arrêt Powley.

      Dans une procédure en cours à Maniwaki, le juge Pierre Dallaire, de la Cour supérieure, a prévenu en 2016 qu’il serait « plus facile de clouer du Jell-O sur un mur » que de cerner les « allégations remarquablement vagues et insaisissables » qui lui ont été présentées pour prouver l’existence d’une communauté métisse historique en Outaouais.

      Une ancêtre au XVIIe siècle

      En consultant des forums de recherches généalogiques, Darryl Leroux a découvert que des milliers de « Métis » québécois se réclamaient des mêmes ancêtres autochtones, soit une poignée de femmes ayant vécu… au XVIIe siècle.

      Même reconnus, des Métis ne pourraient exercer leurs droits sur le territoire des Cris, fait remarquer le député fédéral Roméo Saganash. « Je peux chasser dans la région de la Baie-James parce que je suis cri et que c’est mon territoire traditionnel, explique-t-il. Je ne pourrais pas faire la même chose sur le territoire des Attikameks ou des Innus. Si je vais chasser en Gaspésie ou sur la Côte-Nord, je dois suivre les mêmes règles que tous les Québécois. » Quand Luc Michaud lui a raconté avoir une ancêtre autochtone aux États-Unis, Roméo Saganash lui a expliqué que c’est là-bas, et non à Chibougamau, qu’il devrait revendiquer des droits. « Je pense qu’il aurait dû comprendre. »

      Parce que non, c’est pas la fête du slip, c’est la reconnaissance de droits préexistants à la colonisation...

      Les propos tenus dans le passé par des « Métis » du Saguenay, de la Côte-Nord et de la Gaspésie révèlent l’opportunisme de leurs prétentions identitaires, voire l’hostilité manifestée par certains d’entre eux à l’égard des autochtones. En voici quatre exemples.

      « La communauté métisse est la seule porte de sortie pour contrer la démarche des Amérindiens, à l’heure actuelle, qui veulent ramasser tout le territoire », a-t-il expliqué en 2008 à un anthropologue du Collège universitaire de Saint-Boniface.