• Le pape appelle à « désarmer » l’IA pour « l’empêcher de dominer l’humain » | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/le-pape-appelle-a-desarmer-lia-pour-lempecher-de-dominer-lhumain-705048

    Estimant que cette technologie « alimente le fossé entre les inclus et les exclus », le pape Léon XIV appelle à « désarmer » l’intelligence artificielle pour « l’empêcher de dominer l’humain », dans son premier texte majeur dévoilé ce lundi.

    Dans l’#encyclique « Magnifica Humanitas » (« Humanité magnifique »), un texte de 130 pages à la tonalité profondément sociale dévoilé ce lundi 25 mai,, le pape Léon XIV américain estime que l’intelligence artificielle (IA) « alimente le fossé entre les inclus et les exclus » et qu’elle « ne peut être considérée comme moralement neutre ». « L’IA est déjà un environnement dans lequel nous sommes immergés et un pouvoir avec lequel nous devons composer. C’est pourquoi il ne suffit pas de la réglementer : elle doit être désarmée et rendue accessible », avance le pape américain dans ce texte centré sur la protection de la dignité humaine.

    Un « nouveau cadre spirituel, éthique et politique »
    « Désarmer ne signifie pas renoncer à la technologie, mais l’empêcher de dominer l’humain », souligne le pontife, pour qui « la course à l’algorithme le plus performant et à la banque de données la plus vaste » n’a souvent pour objectif que de « consolider un avantage géopolitique ou commercial sur tous les autres ».

    Pour le chef de l’Église catholique, qui avait déjà mis en garde contre le danger de porter atteinte à la « dignité humaine » dans un contexte croissant d’utilisation de l’A, il faut « rompre cette équivalence entre la puissance technique et le droit de gouverner ». « Quand ces biens restent concentrés entre les mains de quelques-uns, sans formes adéquates de partage et d’accès, il se crée un nouveau déséquilibre (…) alimentant le fossé entre les inclus et les exclus », souligne Léon XIV. Le pape insiste donc sur la nécessité d’un « nouveau cadre spirituel, éthique et politique » pour réguler ces innovations. Un encadrement qui doit aussi prendre en compte le respect de l’environnement.

    « Nouvelles formes d’esclavage »
    L’encyclique dénonce, en particulier, « les nouvelles formes d’esclavage » nées pour extraire les ressources nécessaires à l’utilisation de l’IA et appelle à « des solutions technologiques plus durables afin de réduire l’impact sur l’environnement ».

    « Dans certaines régions du monde, des adolescents et des enfants travaillent dans des conditions dangereuses au broyage des matériaux dont on tire les terres rares. Des corps marqués, mutilés, usés pour que le flux de calcul ne s’interrompe pas », fustige-t-il.

    « En outre, des réseaux criminels utilisent des plateformes en ligne, des systèmes de messagerie, des paiements anonymes et des techniques de profilage pour recruter, contrôler et déplacer des victimes de la traite, fréquemment mineures, transformant hommes et femmes en “données” à tracer et en “colis” à déplacer ». L’évêque de Rome en profite pour demander « sincèrement pardon » pour le retard avec lequel l’Église a condamné « le fléau de l’esclavage » au cours de l’Histoire.

    Le pape met également l’accent sur le rôle de l’éducation, d’une importance « cruciale » pour affronter cette révolution technologique, et met en garde contre « les phénomènes de détournement de mineurs, de chantage et d’exploitation sexuelle » de ces derniers rendus « plus insidieux » par des « outils d’IA capables de manipuler des images et des vidéos ».

    • Le Cri - Dans sa première encyclique parue ce lundi 25 mai 2026,... | Facebook
      https://www.facebook.com/61579032749367/posts/122167636664967758

      Le Cri a sélectionné 10 citations, pour vous offrir un avant-goût de ce texte riche.

      • « Je voudrais enfin employer un mot qui me tient à cœur : "désarmer". Désarmer l’IA, c’est la soustraire à la logique de la compétition armée qui n’est plus aujourd’hui seulement militaire, mais aussi économique et cognitive. L...] Désarmer, c’est rompre cette équivalence entre la puissance technique et le droit de gouverner. Désarmer ne signifie pas renoncer à la technologie, mais l’empêcher de dominer l’humain. » 3

      • « La valeur de la personne ne dépend pas de ce qu’elle réalise ou produit, et il existe des droits qui sont dus à tous du simple fait d’être des personnes. Aucun pouvoir humain ne peut légitimement les nier ou les limiter arbitrairement. » 51

      • « Nous ne pouvons pas considérer l’IA comme moralement neutre. En réalité, tout dispositif technique implique des choix et des priorités : ce qu’il mesure, ce qu’il ignore, ce qu’il optimise, et la manière dont il classe les personnes et les situations. » 126

      • « La qualité d’une civilisation ne se mesure pas à la puissance de ses moyens, mais à l’attention qu’elle sait offrir, à sa capacité à reconnaître l’autre comme un visage et non comme une fonction. La capacité à prendre soin les uns des autres est une dimension importante de notre humanité. » 114

      • « Certains courants post-humanistes vont même jusqu’à envisager des êtres humains "de seconde classe", au service des intérêts d’élites qui se perçoivent comme supérieures : une perspective inquiétante, d’autant plus grave lorsqu’elle s’associe à des outils technologiques qui amplifient de manière exponentielle le pouvoir de contrôle et de sélection. » 172

      • « Dans le monde actuel une culture de la puissance s’installe progressivement, où la disponibilité des moyens et la capacité de dominer tendent à dicter l’ordre du jour et les critères de décision, en reléguant le bien commun de l’humanité au second plan et en réduisant le drame concret des peuples en guerre à une variable secondaire face aux intérêts stratégiques. » 188

      • « Ce qui est vraiment irresponsable,
      c’est la Realpolitik, cette forme de "réalisme" politique qui sème dans les consciences comme dans la culture la résignation face à une guerre inéluctable, et qui considère la paix et le dialogue comme des positions utopiques ou irrationnelles qui ignorent les risques en jeu. Au contraire, la paix n’est pas un espoir naïf ni une simple absence de guerre : elle est le fruit, toujours possible, de la justice et de la charité. » 205

      • « Dans ce climat, le nihilisme et le pragmatisme finissent par s’entremêler et banaliser de très graves erreurs : extrémismes religieux et fanatismes identitaires s’allient à un économisme irrationnel, tandis que la politique recourt facilement à la désinformation, à la ridiculisation de l’adversaire et à la fabrication systématique de peurs et de ressentiments. Ainsi, la diversité de l’autre est vécue de plus en plus comme une menace. » 206

      • « Même dans les nuits les plus sombres, le Seigneur suscite des hommes et des femmes capables de ne pas se résigner et de persévérer dans le bien : des personnes protégeant les plus fragiles et ouvrant des voies de réconciliation. La mémoire des saints et des justes, des artisans de paix souvent oubliés, montre que la grâce n’élimine pas le conflit par un geste magique, mais engendre une résistance active contre le mal et une créativité surprenante dans le bien. » 211

      • « Il y a des situations dans lesquelles, pour rester humains, nous devons abandonner nos hésitations et prendre position. Il y a des conflits ou il n’est pas juste de rester neutre et où il ne suffit pas de s’estimer "ne pas être complice". » 216

    • Le pape est l’antéchrist selon Thiel.

      JD Vance’s Top Donor Suggests Pope Leo XIV is Antichrist
      https://www.thelettersfromleo.com/p/new-jd-vances-top-donor-suggests

      A few weeks ago, a series of leaked recordings and transcripts from a private lecture series in San Francisco began circulating. They included comments from tech billionaire Peter #Thiel — the most important political patron of Vice President JD Vance and one of the wealthiest, most influential minds in #Silicon_Valley.

      In these lectures, Thiel doesn’t just flirt with the apocalyptic. He goes all in — openly discussing the Antichrist, naming Pope Leo XIV as a potential manifestation of that figure, and, most disturbingly, advising JD Vance to ignore the pope on moral matters altogether.

    • 243. Le quatrième point de ce programme de vie chrétienne, après la foi qui contemple le dessein d’amour du Père, la charité qui nous unit en un unique corps ecclésial et l’espérance qui soutient notre action dans le monde, est la prière. Le chant de Marie accompagne notre engagement. Devant Élisabeth qui lui annonce qu’elle est devenue la mère du Seigneur, Marie laisse éclater un hymne de louange et de joie. Son âme magnifie le Seigneur et son esprit exulte en Dieu son Sauveur, car Il a choisi pour son dessein de salut une jeune fille, pauvre et humble. Soudain, Marie voit toute l’histoire à travers le prisme de cette découverte. Rien n’a changé autour d’elle : la situation socio-politique de son époque reste la même, avec les Romains qui dominent sa terre et son peuple divisé et humilié. Et pourtant, tout a changé en elle, ce qui lui permet de voir l’invisible. Dieu a déjà déployé la puissance de son bras, il a déjà dispersé les superbes, renversé les puissants, élevé les humbles, comblé de biens ceux qui ont faim et renvoyé les riches les mains vides. Il a déjà secouru Israël, son serviteur. Dieu « se range du côté des derniers. Il possède un projet qui est souvent caché sous l’apparence terne des événements humains, qui voient triompher “les superbes, les puissants et les riches”. Et pourtant, sa force secrète est destinée à se révéler à la fin ».

      nous voilà consolés ! (blague à part, c’est quelque chose).

      #nihilisme #transhumanisme #catholicisme #foi_chrétienne

  • « Enhanced games » : le délirant projet d’hommes d’affaires proches des Trump qui veulent transfigurer le sport en dopant les athlètes
    Samuel Ravier-Regnat

    Ne dites plus « dopés », mais « augmentés » ou « améliorés ». Ne parlez pas non plus de « fraude » ou de « triche », mais de « performance humaine d’élite » et du « droit des individus à devenir extraordinaires ». Bienvenue dans le monde merveilleux des « Enhanced Games » (« Jeux augmentés », en français), qui se tiendront pour la première fois dans un hôtel casino de Las Vegas, aux Etats-Unis, ce dimanche 24 mai. Le principe de cette compétition, financée par des milliardaires de la tech férus de transhumanisme comme le technofasciste Peter Thiel, cofondateur de Paypal et argentier des campagnes présidentielles de Donald Trump ? Le dopage y est autorisé, encouragé, et même largement organisé.

    Annoncée en 2023, la tenue de l’événement a été confirmée au printemps 2025. A coups de déclarations spectaculaires et de promesses pompeuses : Aron D’Souza, le juriste australien à l’origine du projet, a expliqué dans la presse que les « Enhanced Games » devaient « changer le visage du sport à jamais ». A terme, assurait cet entrepreneur quadragénaire fan de technologie, ils seraient « l’un des plus grands événements sportifs de la planète, au même niveau que le Super Bowl ». L’ambition de l’événement de dimanche est plus modeste. La compétition est limitée à trois heures de « show » dans une halle éphémère de 2 500 places, retransmises sur YouTube faute d’intérêt émanant des diffuseurs traditionnels. Trois disciplines ont été retenues : la natation, le sprint et l’haltérophilie.
    https://www.liberation.fr/sports/jeux-pour-athletes-dopes-le-delirant-projet-dhommes-daffaires-dont-le-fil

  •  »Peter Thiel hält den Menschen nur für eine mängelbehaftete Fleischmaschine« 
    https://overton-magazin.de/dialog/peter-thiel-haelt-den-menschen-nur-fuer-eine-maengelbehaftete-fleisc

    Peter Thiel Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

    L’intelligence artificielle est dangereuse car ses propriétaires sont des ennemis déclarés de l’humanité. Chomsky avait raison, Trump est plus dangereux que Hitler parve qu’il est le produit de l’avant-garde antihumaine moderne et des imbéciles réactionnaires fanatiques.

    Peter Thiel gilt als einer der einflussreichsten und rätselhaftesten Akteure des Silicon Valley. Sein Fokus liegt auf Technofeudalismus, KI, digitale Kontrolle und den Machtanspruch der Tech-Eliten.

    Roberto De Lapuente sprach mit Tariq Hübsch, der zusammen mit Tahir Chaudhry ein Buch über den Tech-Milliardär Peter Thiel geschrieben hat: »Peter Thiel. Palantir, der KI-Gott und das Ende des Menschen«. Die beiden Autoren beschäftigten sich mit den politischen, kulturellen und gesellschaftlichen Folgen der Digitalisierung sowie den Machtansprüchen globaler Technologiekonzerne.

    De Lapuente: Peter Thiel ist für die Öffentlichkeit ein Phantom und Rätsel: Wenn Du ihn als Person mit drei Sätzen beschreiben wolltest, welche Sätze wären das?

    Hübsch: Peter Thiel ist ein in Frankfurt am Main geborener Milliardär, Investor und Technologie-Unternehmer, der – weil er Mitbegründer von PayPal und der Überwachungsfirma Palantir Technologies sowie der erste externer Investor von Facebook war – als einer der einflussreichsten Strippenzieher des Silicon Valley gilt, wodurch er maßgeblich die heutige digitale Infrastruktur mitgestaltete. Auf politischer Ebene war Thiel der erste Tech-Mogul, der Donalds Trumps politische Ambitionen unterstützte, wobei er der wohl einflussreichste Förderer der neoreaktionären Ideen der sogenannten »Dunklen Aufklärung« ist, welche die liberale Demokratie als ineffizientes System ablehnt und stattdessen autoritäre politische Modelle propagiert, in denen eine technologische Elite außerhalb demokratischer Kontrolle regiert. Zudem investiert Peter Thiel als Transhumanist in Zukunftstechnologien, durch die der Mensch mit Hilfe Künstlicher Intelligenz mit Maschinen verschmelzen und ewiges Leben erlangen oder aber durch die Verbindung mit der digitalen Sphäre besser kontrollierbar gemacht werden soll.

    De Lapuente: Ihr sprecht in Eurem neuen Buch viel von Ideologie im Silicon Valley – was ist für Euch der gefährlichste Glaube dort?

    Hübsch: Dass der Mensch als Gattung überwunden werden soll, dass der Mensch nur ein biologischer Bootloader, also Startprogramm, für die kommende Herrschaft einer allgemeinen Künstlichen Superintelligenz sei, wie Elon Musk es gesagt hat. Das Valley glaubt an die Religion der Technologie, und dass der Mensch durch ebenjene einen evolutionären Schritt machen kann, indem er durch Technologie seine Evolution selbst in die Hand nimmt. Vollbracht werden soll das durch die Künstliche Intelligenz, in die göttliche Eigenschaften hineinprojiziert werden. Die KI ist gewissermaßen ein säkularisierter, technologischer Gott. Dies geht gar so weit, dass junge KI-Forscher im Valley bewusst keine Kinder kriegen wollen, weil das dem Kommen der neuen digitalen, dem Menschen tausendfach überlegenen Spezies ein Hindernis wäre. Der Mensch soll sich gewissermaßen auf das Kommen dieser künstlichen Superintelligenz selbstaufopfernd vorbereiten. Das trägt kultische Züge und mag hier verlacht werden. Das Problem ist nur, dass das Silicon Valley der Ort ist, wo die Religionen der Gegenwart und Zukunft geschrieben werden, wie der bekannte und extrem einflussreiche Historiker Yuval Noah Harari es so treffend auf dem Weltwirtschaftsforum in Davos formuliert hat.

    De Lapuente: Ihr beschreibt außerdem eine Entwicklung in Richtung Technofeudalismus. Wie belegt Ihr das, dass wir uns wirklich in diese Richtung bewegen – und nicht einfach nur in eine neue Form von Kapitalismus?

    Hübsch: Der ehemalige Finanzminister Griechenlands, Yanis Varoufakis, hat den Begriff Technofeudalismus in die öffentliche Debatte eingeführt. Für ihn hat die Privatisierung des Internets und die Dominanz der Big-Tech-Konzerne zur Entstehung von Cloud-Kapital geführt, das klassische Märkte und Profite verdrängt hat. Anstatt durch Produktion Gewinne zu erzielen, extrahieren moderne »Cloudalisten« nun digitale Renten von Nutzern und Unternehmen, was an die Strukturen des historischen Feudalismus erinnert. In unserem Buch werden andere Facetten dieser aufkommenden neuen Gesellschafts- und Wirtschaftsordnung thematisiert. Es ist mehr ein modernes Machtgefüge, in dem Internet-Konzerne und Tech-Oligarchen die Rolle mittelalterlicher Feudalherren übernehmen. In diesem System wird die herkömmliche staatliche oder kirchliche Ordnung durch digitale Infrastrukturen ersetzt: Plattformen fungieren als Throne, Landbesitz wird durch Daten ersetzt und Algorithmen treten an die Stelle von Gesetzen oder kirchlicher Autorität.

    De Lapuente: Das heißt, die neuen Herren regieren zwar ohne Land, aber über alle Länder?

    Hübsch: Anstatt über Territorien zu herrschen, kontrollieren die neuen Feudalherren die digitalen Räume, Infrastrukturen und Entscheidungsprozesse. Tech-Riesen wie Peter Thiel strukturieren durch ihre Firmen (wie PayPal für Finanzen oder Palantir für Datenanalyse) die Kommunikation, das Wissen und die Märkte. Diese Kontrolle erinnert an die Leibeigenschaft, da eine kleine Elite über das Geld, die Macht und den Zugang zur Information verfügt.

    De Lapuente: Das klingt aber doch nach einer neuen Form des Kapitalismus …

    Hübsch: Peter Thiel ist ein Erzkapitalist durch und durch. Seine politischen und unternehmerischen Bestrebungen zielen vor allem darauf ab, »die Welt für den Kapitalismus sicher zu machen«, wie er es selbst gesagt hat. Der Technofeudalismus ist in dieser Lesart nur eine Radikalisierung des Kapitalismus selbst, gewissermaßen die Endstufe: Völlig deregulierte Räume, in denen der Staat selbst zu einem Unternehmen wird. Der demokratisch gewählte Präsident wird abgelöst von einem CEO, der, wie in einem Konzern, absolut, ohne jegliche Kontrolle, herrscht. Der Bürger wird zu einem Kunden, der keine Rechte besitzt. Der Slogan lautet: No rights, but exit. Man hat keine Rechte, nur jenes, auszuwandern. Alles ist auf Effizienz und Produktivität getrimmt. Der Mensch ist nur ein gut funktionierendes Zahnrad in einer gigantischen kapitalistischen Maschinerie, die von Künstlicher Intelligenz angetrieben wird. Ebendies besagt die Ideologie der neoreaktionären Bewegung, die, angeführt vom von Thiel protegierten »Philosophen« Curtis Yarvin, seit Jahren offen antidemokratisch auftritt und propagiert, dass die USA ihre Angst vor einem Diktator überwinden müssten.
    »Wir Menschen wären dann wie Ameisen für die Superintelligenz«

    De Lapuente: Von der KI zeichnet Ihr ein düsteres Bild. Ist es für Euch ausgemachte Sache, dass KI die Welt nur zu einem schlechteren Platz machen kann?

    Hübsch: Mitnichten. Künstliche Intelligenz ist erst einmal nur eine Technologie, die von Menschen eingesetzt wird. Man kann sie auch für die Besserung der sozialen und ökonomischen Verhältnisse einsetzen. Problematisch ist, dass KI, während es das Leben vieler Menschen im heute erleichtert, mittel- und langfristig das Menschliche selbst unterminiert. Kreativität, individueller Ausdruck, das Bemühen und Ringen während des Schaffensprozesses – vieles, was das menschliche Streben auszeichnet, wird von Systemen künstlicher Intelligenz jetzt schon übernommen. Und dabei sind die uns bekannten KI-Systeme noch recht primitiv – glaubt man den Utopisten aus dem Silicon Valley und den Förderern von Künstlicher Intelligenz wie Peter Thiel. Zentral ist, dass die Rolle der Künstlichen Intelligenz sowohl individuell als auch gesellschaftlich systematisch aufgewertet wird, was dazu führen kann, dass wir ihr eine Autorität einräumen, die letztendlich zu einer subtilen Form der Kontrolle und Unterjochung führen kann.

    De Lapuente: Die KI wird uns folglich regieren?

    Hübsch: Eine der Kernthesen des Buches, die sehr minutiös dargelegt wird, ist, dass die KI die Rolle eines technologischen Gottes einnehmen soll: Eine allmächtige, allwissende, den Tod überwindende Kraft, die omnipräsent ist und mit der wir alle verbunden sind. Noch leben wir seit wenigen Jahren mit ChatGPT und ähnlichen Large Language Models (LLM). Wenn die Systeme immer ausgefeilter werden, kann es dazu führen, dass sie wie Filter zwischen dem Menschen und dem Wissen der Welt gelegt werden, sodass wir ganz automatisch immer nur die allmächtige KI befragen, wenn wir etwas wissen wollen – ohne sie jemals zu hinterfragen. Die Frage ist dabei nicht, ob sie tatsächlich allwissend sein wird, sondern die eigentliche Frage lautet: Wer kontrolliert die KI, die dann uns kontrolliert? Es wird so getan, auch von den Vordenkern des Valley, die wir im Buch diskutieren, als wäre die KI der Zukunft ein autonomer Akteur, ein unabhängiges »Subjekt«, das irgendwann superintelligent und unfehlbar sein wird. Doch das ist nur Augenwischerei, ein großes Blendwerk. Die KI selbst wird immer eingesetzt und gesteuert werden von elitären Kräften wie Peter Thiel, die sie verkaufen möchten als neuen Gott, der dann nicht hinterfragt werden darf. Die KI hat definitiv das Potential zu einem neuen Götzen, der, gestützt auf die riesigen Datenmengen, die wir alle produzieren, eine neue Form der Kontrolle ermöglicht, die alles Dagewesene in den Schatten stellt.

    De Lapuente: KI ist für Leute wie Thiel also eine Form von Göttlichkeit?

    Hübsch: Leute wie Peter Thiel tun zumindest so, als würde die kommende künstliche Superintelligenz gottgleiche Fähigkeiten aufweisen. Auch Elon Musk ist besessen von dieser Idee – wie fast alle Tech-Mogule des Valley. Diese Leute haben sehr viel in die Forschung an AGI, also Künstlicher Allgemeiner Intelligenz, investiert. Sie sehnen sich die sogenannte technologische Singularität herbei. Das ist der hypothetische Zeitpunkt, an dem der Mensch eine künstliche Superintelligenz erschafft, die sich ohne menschliche Hilfe selbstständig weiterentwickelt. Es wird eine »Explosion« der Intelligenz erwartet, bei der Maschinen ihre eigenen Fähigkeiten rekursiv verbessern und den Menschen weit übertreffen. Wir Menschen sind dann wie Ameisen für diese Intelligenz – oder im besten Fall wie Tiere, die man im Zoo hält.
    »Wenn der Mensch Elemente einer Maschine hat, kann er besser gesteuert werden«

    De Lapuente: Ich spüre im Alltag wenig von einer wirklich intelligenten künstlichen Intelligenz …

    Hübsch: Viele sehr profilierte KI-Wissenschaftler sehen in diesem Glauben an die Superintelligenz auch nur einen Betrug. Noch gäbe es keine Spur einer solchen Intelligenz, im Gegenteil, LLM wie ChatGPT könnten aus wissenschaftlicher Sicht niemals zur Superintelligenz führen. Für mich persönlich ist das Geraune um eine gottgleiche KI nur ein listiges Manöver, um den Ausbau und die Investitionen in KI zu legitimieren. Sowie die religiöse Aufladung der KI auch dazu dient, ihr eine Legitimation und Autorität zu verleihen, die sie eigentlich nicht hat. Die eigentliche Funktion der KI besteht für mich vor allem aus dem Verarbeiten der riesigen Datenmengen und einer Herrschaft der von ihr gesteuerten Algorithmen, durch die das Individuum besser kontrolliert werden kann. Wichtiger als die Rhetorik um die KI ist das, was mit ihr im Hier und Jetzt angestellt werden kann. Und das sind dann Dinge, die Peter Thiel mit seiner Überwachungsfirma Palantir macht: Daten schürfen, um Zielobjekte zu erfassen. KI-gestützte Kriegsführung, umfassende Einsicht in das Verhaltensprofil eines jeden Menschen.

    De Lapuente: Menschen könnten zu Maschinen werden: So hast Du Peter Thiel und sein Werk deinem kleinen Sohn erklärt. Man muss das doch als Metapher verstehen, oder?

    Hübsch: Nein, es ist wortwörtlich zu verstehen. Peter Thiel ist ein Transhumanist, der glaubt, wir könnten durch Technologie zu verbesserten, optimierten Menschen werden – oder aber wir könnten diesen biologischen Körper vollends hinter uns lassen. Wir sind dann Maschinen-Menschen. Hinter diesem schwierigen Wort – Transhumanismus – versteckt sich eigentlich etwas ganz Banales: Wenn der Mensch Elemente einer Maschine hat, kann er besser gesteuert werden. Diese transhumanistische Idee eines Übermenschen hat zwei Seiten: Für Eliten wie Peter Thiel ist es ein technologisches Upgrade, durch das sie potentiell ewig Leben können. Für den gemeinen Pöbel bedeutet die Verschmelzung mit der Maschine vor allem eine Steuerbarkeit von außen.

    De Lapuente: War die Steuerbarkeit immer das Ziel der KI-Forschung?

    Hübsch: Diese Ideen zirkulieren schon lange im Dunstkreis um das Silicon Valley: Ziel ist die tatsächliche Anbindung eines jeden Menschen an das »Internet« oder an die gottgleiche Künstliche Intelligenz. Und wir sind ja eigentlich schon recht weit fortgeschritten in diesem Prozess: Wir tragen Smartphones und Smartwatches durchgehend mit und an uns und werden nervös, wenn wir mal nicht online sind. Der nächste Schritt geht dann unter die Haut, wenn durch Nanorobotik und Chips eine sogenannte Bio-Digitale-Konvergenz herbeigeführt wird, etwas, wovon Ray Kurzweil, der wichtigste transhumanistische Vordenker des Valleys und jahrelange Chefentwickler bei Google, schon lange spricht. Eventuell wird dadurch unser Leben ja besser, wenn wir direkt mit unserem Gehirn an die Cloud und an KI angeschlossen sind. Gleichwohl öffnet sich dadurch auch die Büchse der Pandora, weil zwangsläufig auch eine Kontrolle und Steuerung von außen ermöglicht sein würde. Dies würde tatsächlich auf einen Autonomieverlust des Menschen hinauslaufen – und wir wären von außen steuerbare Roboter.
    »Thiel ist tatsächlich im wahrsten Sinne des Wortes antihumanistisch eingestellt«

    De Lapuente: Thiel ist ein Mysterium, vieles weiß man von ihm nicht: Was hat Euch persönlich am meisten erschreckt während Eurer Recherche?

    Hübsch: Die Verachtung für den Menschen. Und das in jeglicher Hinsicht. Politisch will er die Demokratie abräumen – und das propagiert er schon seit Jahren. Und biologisch will er den Menschen überwinden – er ist nur eine mängelbehaftete Fleischmaschine, die ein neues technologisches Upgrade benötigt. Das Erschreckende an all dem ist, dass er, als unfassbar mächtiger Strippenzieher, dies alles auch ganz offen in seinen Interviews oder philosophischen Erörterungen sagt. Thiel ist tatsächlich im wahrsten Sinne des Wortes antihumanistisch eingestellt.

    De Lapuente: Was sollte der Leser konkret anders machen, nachdem er Euer Buch gelesen hat? Oder anders gefragt: Kann man sich den Tech-Giganten und ihren Visionen und Planungen, also solchen Leuten wie Peter Thiel, überhaupt als Privatmensch entziehen?

    Hübsch: Ich glaube, die Kraft dieses Buches liegt darin, dass man hinterher, so hoffen wir, besser versteht, was die uns beherrschende Technologie eigentlich ist. Und wenn man das durchdrungen hat, eröffnen sich auch Räume, sich dem schädlichen Einfluss zu entziehen. Ich bin der Überzeugung, dass die rationale Durchdringung eines Sachverhalts zu Aha-Effekten führen kann, die dann auch eine tatsächliche Veränderung der Lebensführung bewirken. Das Problem der heutigen Zeit ist, dass wir häppchenweise mit so vielen Informationen überflutet werden, dass ein Wandel durch Erkenntnis kaum mehr möglich ist. Wir sind mehr affektgesteuert als tatsächlich rational von einer Sache überzeugt – und verändern unsere Gewohnheiten dann darauf aufbauend. Das Buch bietet, denke ich, so einige Aha-Effekte, da es sich sehr intensiv mit der Ideologie der Technologie und dem Aufbau der gegenwärtigen und zukünftigen digitalen Kontrollinfrastruktur beschäftigt. Und wenn man diese uns umgebenden Herrschaftssysteme tatsächlich rational durchdrungen und somit auch entzaubert hat, eröffnen sich viele Exit-Strategien, die vor allem in einer geistigen Autonomie liegen – in einem Dasein jenseits der Herrschaft der Algorithmen.

    Tariq Hübsch, geboren 1983, studierte Politikwissenschaft und Germanistik an der Johann Wolfgang-Goethe-Universität in Frankfurt am Main. Seine Magisterarbeit trug den Titel „Dialektik der Anerkennung. Das Streben nach Anerkennung zwischen Selbstverwirklichung und Entfremdung“. Derzeit lehrt er deutsche Kulturgeschichte an einer theologischen Privathochschule in Riedstadt. Seit 2022 ist er Teil von Grenzgänger Studios, wo er politische und gesellschaftliche Entwicklungen kommentiert. Hübsch hat vier Kinder und lebt mit seiner Familie in Frankfurt am Main.

    #USA #impérialisme #technofeudalisme #objectivisme #transhumanisme #singularité #capitalisme

  • Transhumanisme et science fiction. Germinata, roman d’Olivier Fournout, sociologue à Télécom-Paris - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=laDmSDTgZQE

    Olivier Fournout, sociologue à Télécom-Paris présente son dernier roman Germinata. Il revient sur ses recherches et ce que son travail apporte à ce roman de science fiction.

    #Olivier_Fournout #Germinata #Transhumanisme

  • Volksseelsorge statt Volksverhetzung – Freispruch für einen Diakon
    https://apolut.net/volksseelsorge-statt-volksverhetzung-freispruch-fur-einen-diakon

    Peter Thiel et les trsnshumanistes sont des idéologues proches du nazisme avec ses surhommes et soushommes. Ils sont dangereux. Un prêtre protestant laïque vient d’être accusé, condamné puis aquitté en deuxième instance à cause de cette affirmation.

    Le diacre a tenu un discour de commémoratuon pour les victimes de l’action T4 , programme d’assassinat des malades et infirmes, précurseur et terrain de test de l’holocauste. D’autres membres de son église ont trouvé honteux let illégal la comparaison des idéologies et l’avertissement contre les nouveau instigateurs de l’apocalypse exécutée par les hommes. Le tribunal ne leur a pas donné raison.

    apolut est une publication proiblématique. D’abord ses vidéos ne sonr nit transcrites ni annotées, alors il faut les considérer comme de la propagnde plutôt que de l’information. Il est impossible de les citer correctement, car il faudrait d’aberd les transcrire et fournir ensuite les timecodes pour les citer correctement. Je refuse.

    J’ai cherché et trouvé une rubrique « articles » mais je n"ai pas beacoup apprécié ce que j’y ai trouvé. Trop de selles et crachats intellectuels.

    Sous ces conditions il impossible d’identifier les quelques vidéos et textes de qualité dans la masse de pensées et constructions farfelues, paranoïaques et conspirationnistes.

    Est-ce de droite ? Plutôt oui et parfois même d’extrême droite, mais il faudrait se prendre beaucoup de temps pour arriver à une opinion précise sur la question. Donc apolut est à éviter, pas très intéressant.

    3.9.3025 Ein Meinungsbeitrag von Claudia Jaworski.

    „Mehr Demokratie wagen“. Unter diesem Motto stand das Verfahren gegen den Diakon Radeljic-Jakic vor dem Landgericht Deggendorf, das nicht nur zugleich Geschichtsstunde und Zukunftswarnung war, sondern auch eine Lektion für die richtige und differenzierte Anwendung des Volksverhetzungsparagraphen.

    Es zeigte sich, dass es keine Volksverhetzung ist, als Kleriker vor dem Transhumanismus als Genozid-Programm zu warnen. Vor dem Landgericht Deggendorf erfuhr der „Volksverhetzungsparagraph“ in seinem seit Corona durch die Rechtsprechung ausgeuferten Anwendungsbereich eine dringend notwendige differenzierte Betrachtung. „Das Vergleichen mit dem Holocaust ist nicht als solches unzulässig. Vergleichen ist nicht gleich Verharmlosen.“, so der Richter in seiner mündlichen Urteilsbegründung.

    Es war das Jahr 2022. Wie jedes Jahr hielt der Diakon und Seelsorger Slavko Radeljic-Jakic an der Gedenkstätte für die 1.300 Opfer der Nazi-Euthanasie in der damaligen Psychiatrie Mainkofen seine Andacht. Die Gedenkfeier war von geladenen Gästen besucht, die eine etwas außergewöhnliche Ansprache hören sollten. Hier ein Ausschnitt:

    „Wir wollen nicht schweigen, wir wollen nicht still sein, um nicht dazu verdammt zu sein, die Geschichte zu wiederholen. Die Kultur des Todes des Nationalsozialismus endete leider nicht 1945. […] Die Menschheit wird von den globalen Erben der nationalsozialistischen Eugeniker bedroht. Mithilfe einer Gruppe skrupelloser eng vernetzter Milliardäre unter ihnen haben sie die Kontrolle über nationale und internationale politische Institutionen an sich gerissen, somit wollen sie die totale Kontrolle über die natürlichen Ressourcen und Finanzmittel der Welt erlangen, um das Demozid-Programm, d.h, das Programm einer Reduktion der Weltbevölkerung zu verwirklichen und sie mit transhumanen Robotern zu ersetzen.“

    Zur Verstärkung seiner Mahnung bezog sich Radeljic-Jakic auf Zitate von Eli Wiesel und Primo Levi, die bereits 1977 bzw. 1988 als NS-Opfer vor den Nazi-Technokraten warnten, die nach ihrer Verbringung in die USA zwischen 1945 und 1950 als Ausbilder einer ganzen Generation von amerikanischen Ärzten, Wissenschaftlern und Ingenieuren dienten.

    Diese Ansprache führte dazu, dass sich der Klinikleiter echauffierte und sich von den Worten des Diakons, die er als Einzelmeinung darstellte, im Namen der Klinik als auch der katholischen Kirche distanzierte. Er wies diese auf Schärfste zurück. Die Aussagen des Diakons seien falsch und entsprächen nicht der Realität.

    Nach einer Anzeige durch die Klinikleitung wurde der Diakon von dem Amtsgericht Deggendorf mit Urteil vom 05.01.2024 der Volksverhetzung schuldig gesprochen. Nach diesem Urteil soll er durch den haltlosen Vergleich des von ihm dargelegten weltweiten Genozid-Programms mit dem Holocaust billigend in Kauf genommen haben, damit die Verfolgung, Deportation und Ermordung von Juden zum beliebigen Vergleichsobjekt für jedermann zu degradieren und zu veharmlosen.

    Radeljic-Jakic, der strafrechtlich nie in Erscheinung getreten ist, sah sich, empört über den Vorwurf der Holocaust-Verharmlosung, erstmalig in seiner Religionsfreiheit eingeschränkt. Deswegen legte er gegen dieses Urteil Berufung ein. Diese führte am 27.08.2025 vor dem Landgericht Deggendorf zu einem glasklaren Freispruch.

    Doch was ist vor dem Landgericht anders gelaufen?

    Bagatellisierende Verschwörungstheorie?

    Während der Staatsanwalt die Mahnungen des Diakons kurzerhand in das Reich der Verschwörungstheorien verbannte und dabei auch die Bezugnahme auf die Corona-Zeit nicht scheute, nahm sein Verteidiger Edgar Siemund diese Ausführungen des Diakons ernst und belegte diese Entwicklung anhand der Aussagen des Historiker Yuval Noah Harrari und des umstrittenen Tech-Investors und Palantir-Gesellschafters Peter Thiel. Mit den Worten „Wissen ist dieser Tage eine Holschuld“ verwies er auf das aktuelle Interview der NYT mit Thiel vom 26.06.2025. Auf die Frage des Interviewers, ob die Menschheit überleben soll, antwortete Peter Thiel:

    „Transhumanismus ist dieses Ideal einer radikalen Transformation, bei der der natürliche menschliche Körper in einen unsterblichen Körper verwandelt wird. […] Wir wollen mehr als nur Cross-Dressing oder die Veränderung der Geschlechtsorgane. Wir wollen, dass man sein Herz, seinen Geist und seinen ganzen Körper verändern kann. Nebenbei bemerkt: Die orthodoxe Christenheit kritisiert, dass das nicht weit genug geht, wenn der Transhumanismus lediglich bedeutet, den Körper zu verändern, sondern man muss auch seine Seele verwandeln, man muss sein ganzes Selbst verändern.“

    Auch das reduktionistische Menschenbild des Technik-Fans und Ideengebers Yuval Noah Harari fand Eingang in den Gerichtsaal, der sich für einen Moment eher wie ein Vorlesungsaal anfühlte. Die Verdrängung des Homo Sapiens, das Absprechen des freien Willens und das Propagieren der Künstlichen Intelligenz als neue Religion sind aus der Sicht eines Diakons sehr wohl Anlass zu warnen, besonders vor dem Hintergrund der Geschichte des Bezirkskrankenhauses Mainkofen. Dort seien im Rahmen von Euthanasieprogrammen der Nazis Menschen mit Behinderung getötet worden, die als „unnützes“ und „unwertes“ Leben bezeichnet wurden. Denn, folgt man den Reden und Inhalten der Bücher von Harari, birgt der Transhumanismus das Risiko, dass sogenannte „Mensch-Maschine-Upgrades“ die Menschheit in „biologische Kasten“ aufspalten werden. Jene, die sich das Upgrade nicht leisten können, bleiben „nutzlose Menschen“ oder „hackable animals“. (1) Insofern muss ein Kleriker wie Radeljic-Jakic warnen, gibt der Verteidiger zu verstehen, denn dies bedeutet letztlich nicht nur die Abschaffung des Menschen in seiner jetzigen Form, sondern auch eine Klassifikation der Arten von Menschen, die durch den Transhumanismus geschaffen werden sollen.

    Gleichsetzung zwischen Verschwörungstheorie und Holocaust?

    Aus der Sicht der Staatsanwaltschaft war Radeljic-Jakic‘s „Verschwörungsrede“ dem Gedenken unwürdig. Es handele sich vielmehr um eine Gleichsetzung der Verschwörungstheorie mit dem Holocaust, was den Holocaust in seiner historischen Einmaligkeit entwerte und als einzigartiges Unrecht bagatellisiere. Generell pflege man in letzter Zeit Verharmlosungen des Holocaust, z. B. durch Äußerungen wie „impfen macht frei“ oder die Gleichsetzung der Grünen mit den Juden aufgrund deren Verfolgung wegen ihres unliebsamen Heizungsgesetzes, so der Staatsanwalt Baumgartner. Hat der Diakon also die NS-Verbrechen mit seiner Demozid-Theorie gleichgesetzt und damit eine Verharmlosung begangen? Dieser Vermutung setzte der Richter zwei Aspekte entgegen. Zum einen wies er darauf hin, dass das Demozid-Programm „nur eine Theorie“ sei, die nur in die Zukunft weise. Und zum anderen sei dies „Gott sei Dank nur eine Theorie“ und damit weit entfernt von einer Banalität, weil es als Fortwirkung der Kultur des Todes der Nazis von dem Diakon angesehen werde. Es sei deshalb gerade Zweck des Straftatbestandes, uns vor dem Vergessen zu schützen und als Mahnung zu dienen.

    „Ganz im Gegenteil bringt er die Verbrechen des NS-Regimes in die Gegenwart und regt dazu an, die Bedingungen zu hinterfragen, welche solche Verbrechen erst möglich machten“, so der vorsitzende Richter.

    Die jedenfalls äußerst präzise Urteilsbegründung des Richters schien ihrerseits ein Appell an die richtige Anwendung des Gesetzes in seiner konkreten Ausprägung zu sein. Anders als die Richterin der Vorinstanz und der auch beim Amtsgericht tätige Staatsanwalt definierte er zunächst den Begriff der Verharmlosung. Als Beispiele für eine Verharmlosung führte der Richter einmal ein quantitatives Element wie das Runterspielen der Zahl der ermordeten Juden sowie ein qualitatives Element ein, was erfüllt sei, wenn man behaupte, dass der Massenmord an den Juden doch nicht so schlimm sei, wenn man bedenke, wie viele Menschen damals insgesamt getötet worden seien. Weder das eine noch das andere liege hier vor.

    Angesichts der Tatsache, dass der Gesetzestext nur von „Billigen“, „Leugnen“ oder „Verharmlosen“ spricht, erinnerte der Richter den Staatsanwalt daran, dass „Vergleichen“ als solches nicht verboten ist, sonst hätte der Wortlaut des Gesetzestextes anders formuliert werden müssen. Deswegen ist das Vergleichen auch kein Tabu. Er mahnte:

    „[…] Es steht der Anklagebehörde nicht zu, den Gesetzgeber zu korrigieren und den Strafbarkeitsbereich über das Gesetz hinaus auszudehnen und schon in einem Vergleichen ein Verharmlosen zu sehen.“

    Missbrauchspotenzial des § 130 StGB

    Man gewann bei den Ausführungen des Vorsitzenden den Eindruck, dass das generalisierende Drüberbügeln der Staatsanwaltschaft über die Tatbestände, welches diese unter Berufung auf das BayObLG demonstrierte, wieder zurechtgerückt wurde. Dies war insofern notwendig, als die oberste Rechtsprechung dazu tendiert, die Strafbarkeit des §130 StGB sehr weit vor die eigentliche Verletzung des Rechtsgutes des „öffentlichen Friedens“ zu verlagern, um den Nimbus des Holocaust nicht zu beschädigen.

    Damit eröffnet sich die höchste Rechtsprechung bei der Strafbarkeitsbeurteilung der Volksverhetzung einen Ermessenspielraum, der gigantisch ist und dem Schutzzweck der Norm, nämlich den öffentlichen Frieden als abstraktes Rechtsgut zu bewahren, nicht im Ansatz gerecht wird. Denn anders als sonstige Strafvorschriften, wie z. B. Diebstahl oder Körperverletzung, die konkrete Rechtsgutsverletzungen von Eigentum und Körper schützen, ist der Begriff des öffentlichen Friedens kein individuelles Rechtsgut, sondern ein vager Begriff. Je länger also die Vorschrift des §130 StGB existiert, ohne dass dieses systematische Manko der Abstraktheit durch konkrete Anhaltspunkte für die Rechtsgutsverletzung des öffentlichen Friedens – z. B. durch laute Unmutsäußerungen oder das Ansetzen zu feindlichen Handlungen gegenüber staatlichen Stellen – konkret beseitigt wird, wird der § 130 StGB durch den mit der Zeit wachsenden Gewöhnungseffekt gegen Kritik abgeschirmt. Augenrollen und Tuscheln, wie das im konkreten Fall der 30-köpfigen Andachtsgemeinde war und der Staatsanwaltschaft sowie dem Eingangsgericht als Indizien für die Störung des öffentlichen Friedens ausreichten, waren diese für das Landgericht jedenfalls keine ausreichenden Kriterien, um eine Störung des öffentlichen Friedens annehmen zu wollen.

    Besieht man sich diesen Fall aus der Nähe, erkennt man, dass die Staatsanwaltschaft unter der Führung der obersten Rechtsprechung, allen voran des BayObLG, einer Überdehnung des Tatbestands der Verharmlosung das Wort redete. Das erkennt man daran, dass der Kontext, in dem Äußerungen wie die des Diakons fallen, nicht mehr auf die Realwirkung im Hinblick auf das Schutzgut der öffentlichen Sicherheit überprüft werden, sondern nur noch im Hinblick auf die Aufrechterhaltung des Nimbus des Holocaust. Ob Radeljic-Jakic sich über den Holocaust lustig gemacht hätte oder angesichts seines Schreckens vor der „Kultur des Todes“ warnte, erfährt damit die gleichen Konsequenzen. Jedwede Differenzierung im Sachverhalt ist damit obsolet. Der hierdurch entstehende grenzenlose Ermessensspielraum wahrt zwar die Heiligkeit des Holocaust, der Preis dafür jedoch ist eine völlig undifferenzierte Bestrafung jeglicher Bezugnahme auf diesen, was das Gebot des Erinnerns und das Mahnen vor einer Wiederholung zu einer juristischen Farce verkommen lässt.

    Unter Bezugnahme auf den im Strafbefehl und amtsgerichtlichen Urteil erwähnten demonstrierten Ungehorsam des Radeljic-Jakic führte das Gericht aus, dass ihm kein Rechtsgut bekannt sie, dass durch bloßen Ungehorsam verletzt werden könnte. Soweit der Ungehorsam sich auf staatliche Autorität beziehe, stellte er dem ein Zitat von Willy Brandt entgegen: „Mehr Demokratie wagen“. Ob sich hieraus mehr Gehorsam gegenüber staatlicher Autorität ableiten lasse, ließ der Richter offen und verwies darauf, dass ihm Gehorsam gegenüber dem Gesetz schon reichen würde.

    Quellen und Anmerkungen

    (1) Yuval Noah Harari: „21 Lektionen für das 21. Jahrhundert“. Erschienen am 6.11.2021

    #droite #médias #transhumanisme #iatrocratie #T4

  • Missing Link : « Der große Plan »
    https://www.heise.de/hintergrund/Missing-Link-Der-grosse-Plan-10349992.html?seite=all

    Sans mentionner Ayn Rand cet article décrit quelques notions essentielles à l’origine des projets des techno-fascistes de la Silicone Valley. Les idées farfelues de la vieille anticommuniste se dessinent dans l’ombre des multinationales géantes .

    13.4.2025 von Dr. Wolfgang Stieler, Dr. Volker Zota - Elon Musk gilt als Prototyp des egomanischen und skrupellosen Tech-Unternehmers. Doch hinter seinen Eskapaden steckt wahrscheinlich eine toxische Ideologie.

    – Die Rolle von Ideologie
    – Singularität durch Superintelligenz
    – Der digitale Erlöser
    – Intelligenz
    – Eugenik
    – Transhumanismus
    – Catastrophic Risk: Die Obsession mit dem Weltuntergang
    – Effektiver Altruismus und Earn to Give
    – Longtermism: Existenz der Menschheit sichern
    – Relevanz der Ideologie heute

    Den meisten Menschen wird das Akronym TESCREAL vermutlich nicht viel sagen. Dabei hat dieser Komplex aus Transhumanismus, Effektivem Altruismus, Singularität, Catastrophic Risk (Katastrophenrisiken), Eugenik, Artificial Intelligence und Longtermism die Eliten des Silicon Valley vermutlich entscheidend geprägt, allen voran Elon Musk. Es handelt sich um eine interpretative Perspektive auf verschiedene technologische und philosophische Strömungen, die zwar im Valley präsent sind, aber nicht zwangsläufig als einheitliche Weltanschauung verfolgt werden.

    Der Philosoph Émile Torres hat den Begriff TESCREAL gemeinsam mit der KI-Kritikerin Timnit Gebru entwickelt, um deutlich zu machen, dass viel der schillernden, angesagten Ideologien aus dem Silicon Valley einen gemeinsamen Kern haben: Den tief verankerten Glauben an die angebliche Überlegenheit einer technologischen Elite gegenüber den minderwertigen Massen. Und obwohl es so aussieht, als ob die Tech-Bros im Moment vollkommen damit ausgelastet sind, die USA auszuplündern, spielt diese Ideologie noch immer eine wichtige Rolle.

    Die Rolle von Ideologie

    Ideologie zu analysieren, mag auf den ersten Blick sehr akademisch wirken – zumal ein Teil der darin enthaltenen Konzepte ein wenig bizarr sind. Es ist jedoch aus zwei Gründen wichtig: Zum einen dient Ideologie immer der Selbstversicherung und Rechtfertigung des eigenen Tuns nach Außen. Zum anderen ist Ideologie auch immer eine Art geistiger Filter, der hilft, Sinn und Struktur in die Welt zu bringen und Unwichtiges von Wichtigem zu unterscheiden. Jemandes Ideologie zu verstehen, bedeutet also auch immer, zu verstehen, wie er oder sie „die Welt sieht“. Werfen wir also einen Blick auf die unterschiedlichen Elemente von TESCREAL.
    Singularität durch Superintelligenz

    Die Anhänger der Idee einer technischen Singularität gehen davon aus, dass der technische Fortschritt der Menschheit sich im Laufe der Geschichte immer weiter beschleunigt hat. Bereits in Kürze wären die Menschen also in der Lage, eine KI zu bauen, die sich selbst verbessern kann. Ab diesem Zeitpunkt – der Singularität – sei der weitere Verlauf der technischen Entwicklung nicht mehr vorherzusagen. Aus der KI werde sich dann eine übermenschliche „Superintelligenz“ entwickeln, die im schlimmsten Fall die Menschheit vernichtet.

    Die Idee der Singularität wurde in den 1990er Jahren durch einen Artikel des Mathematikers Vernor populär und später von Ray Kurzweil weiterentwickelt. Sie fand besonders im Silicon Valley Anklang, wo sie durch Organisationen wie das Singularity Institute (heute MIRI) institutionalisiert wurde. Es ist jedoch wichtig anzumerken, dass die Singularitätstheorie zwar diskutiert wird, aber es keine empirischen Beweise für ihre unmittelbare Realisierbarkeit gibt.

    Timnit Gebru vermutet hinter dem Vorhaben keine technische, sondern eine politische Agenda. Gemeinsam mit Torres zieht sie eine historische Linie von den amerikanischen Eugenikern über die Transhumanisten zu den führenden Köpfen von OpenAI, in der es nie um die Zukunft und das Wohl der gesamten Menschheit ging, sondern darum, alles Unnütze und Überflüssige auszusortieren.

    Der digitale Erlöser

    Künstliche Intelligenz nimmt in der TESCREAL-Ideologie eine Doppelrolle ein: Sie ist gleichzeitig die größte Bedrohung und die ultimative Erlösung. Diese paradoxe Position erklärt sich aus dem fast religiösen Glauben an die transformative Kraft der Technologie im Silicon Valley.

    Bezeichnend ist, wie sich die KI-Sicherheitsforschung entwickelt hat: Statt sich auf konkrete Probleme wie Diskriminierung durch Algorithmen zu konzentrieren, beschäftigen sich prominente Forscher mit hypothetischen Szenarien einer Superintelligenz. Das von Musk mitgegründete OpenAI startete als Non-Profit-Organisation für „sichere KI“, verwandelte sich aber später in ein gewinnorientiertes Unternehmen mit Microsoft-Kooperation.

    Die Ironie: Unter dem Vorwand, eine sichere KI zum Wohle der Menschheit zu entwickeln, entsteht eine neue Machtkonzentration in den Händen derselben Tech-Elite. Wie Gebru betont, gehen die größten unmittelbaren Gefahren der KI nicht von einer hypothetischen Superintelligenz aus, sondern von ihrer Nutzung zur Verstärkung bestehender Ungleichheiten.
    Intelligenz

    Tatsächlich ist Gebru nicht die erste, die auf das schwierige Erbe der Intelligenzforschung verweist: Bereits 1981 kritisierte der Biologe Stephen Jay Gould in seinem Buch „Der falsch vermessene Mensch“ das Konzept „Intelligenz“ als objektive Messlatte für allgemeine kognitive Fähigkeiten. Dieses Konzept und die zugehörigen Tests wurde ganz wesentlich von Forschern wie Charles Spearman vorangetrieben, einem hochrangigen Mitglied der britischen Eugenischen Gesellschaft. Die statistischen Methoden, die Spearman entwickelte, entwickelte Frank Rosenblatt dann später für das erste künstliche neuronale Netz weiter.
    Eugenik

    Wie sein Lehrer, der britische Naturforscher Francis Galton war Spearman davon überzeugt, dass man durch politische Eingriffe dafür sorgen müsse, dass intelligente Menschen sich stärker vermehren als der Rest – eine Idee, die letztendlich zur Rassenlehre der Nazis führte. Doch auch nach dem Ende des zweiten Weltkriegs war die Eugenik nicht restlos diskreditiert.

    Transhumanismus

    In den 1990er Jahren entwickelte sich in den USA mit dem Transhumanismus eine Ideologie, die den Grundgedanken der Eugenik aufgriff, aber nicht mehr auf Biopolitik, sondern auf individuelle Verbesserungen durch KI oder Gentechnik setzte.

    Für Transhumanisten geht die Evolution des Menschen mithilfe von Technologie weiter. Sie glauben, dass Menschen immer stärker mit Technologie zusammenwachsen und schließlich auch ihren Geist in Computer hochladen können, um unsterblich zu werden. Viele moderne Transhumanisten distanzieren sich jedoch ausdrücklich von der Eugenik und betonen stattdessen individuelle Wahlfreiheit und ethische Verantwortung.

    Catastrophic Risk: Die Obsession mit dem Weltuntergang

    Die Beschäftigung mit existenziellen Risiken – im Jargon der Szene „xrisks“ genannt – hat sich seit den frühen 2000er Jahren zu einem eigenen Forschungsfeld entwickelt. Institutionen wie das Future of Humanity Institute in Oxford widmen sich ausschließlich der Frage, welche Ereignisse die Menschheit auslöschen könnten.

    Bemerkenswert ist die Priorisierung: Während der Klimawandel als „lediglich“ zivilisationsgefährdend eingestuft wird, gelten hypothetische Szenarien wie eine außer Kontrolle geratene KI als existenziell bedrohlich. Diese Gewichtung erklärt sich aus der Logik des Longtermism: Ein Ereignis, das die Menschheit auslöscht, verhindert die Existenz aller potenziellen zukünftigen Menschen.

    Diese Fokussierung hat konkrete Auswirkungen: Milliardäre wie Dustin Moskovitz oder Jaan Tallinn investieren Millionen in die Erforschung von KI-Risiken, während unmittelbarere Bedrohungen für lebende Menschen als weniger dringlich betrachtet werden.
    Effektiver Altruismus und Earn to Give

    Einige Transhumanisten, wie etwa Nick Bostrom, entwickelten die Philosophie des „Effektiven Altruismus“ (EA). Der Name leitet sich daraus her, dass es im Kern darum geht, so zu handeln, dass der Nutzen für die gesamte Menschheit maximiert wird — allerdings unter der Prämisse einer neoliberalen Ökonomie. Die Grundannahme: Das „knappe Gut“ Hilfe muss möglichst „gewinnbringend“ eingesetzt werden.

    Daraus folgt unter anderem das Prinzip „Earn to Give“: Weil jeder Mensch nur begrenzte Zeit und Energie hat, ist es ethisch geboten, so schnell wie möglich viel Geld zu machen, um einen Teil davon zu spenden. Traditionelle ethische Überlegungen werden von diesem Prinzip übergeregelt.

    Ein prominentes Beispiel ist Sam Bankman-Fried, der Gründer der kollabierten Kryptowährungsbörse FTX. Er folgte explizit dem „Earn to Give“-Prinzip und wurde zum Milliardär, bevor sein Unternehmen unter Betrugsverdacht zusammenbrach.

    Es sollte jedoch angemerkt werden, dass die EA-Bewegung vielfältiger ist, als oft dargestellt. Während einige Vertreter existenzielle Risiken priorisieren, konzentrieren sich viele EA-Initiativen auf aktuelle Probleme wie globale Gesundheit oder Armutsbekämpfung.

    Longtermism: Existenz der Menschheit sichern

    Während sich die EA-Bewegung zunächst auf „evidenzbasierte“ Hilfsprojekte konzentrierte, gewann zunehmend ein ideologischer Zweig an Bedeutung, der „Longtermism“ genannt wird. Die Idee: Weil in der Zukunft bedeutend mehr Menschen leben werden als bisher, bedeutet die Maximierung des menschlichen Glücks zunächst mal, die Existenz der Menschheit zu sichern.

    Longtermism darf jedoch nicht mit langfristigem Denken verwechselt werden. Wer glaubt, dass sich aus dem Nachdenken über existenzielle Risiken ein entschiedener Kampf gegen den Klimawandel ableiten lässt, der irrt. Da der Klimawandel voraussichtlich nicht zum Aussterben der Menschheit führen wird, gilt er in EA-Kreisen nicht als existenzielle Bedrohung. Ein Atomkrieg, eine von Menschen verursachte Pandemie, der Ausbruch eines Supervulkans, kaskadierendes Systemversagen und natürlich auch eine außer Kontrolle geratene Super-Intelligenz gehören dagegen ganz sicher zu den existenziellen Krisen, und sind somit auf jeden Fall zu vermeiden – wenn die Menschheit es denn schafft. Laut KI-Pionier Geoffrey Hinton könne und werde eine entsprechend intelligente KI Menschen so manipulieren, dass sie mehr Autonomie erlangt, eine Idee, die aus dem sogenannten AI-Box-Experiment stammt, das in xrisk-Kreisen seit den 2000ern diskutiert wird.

    Daraus folgt – wenig überraschend: EA hat sich seit Anfang der 2000er vorwiegend im Silicon Valley zu einer Bewegung entwickelt, die über viel Geld und Einfluss verfügt, weil sie Tech-Bros wie Peter Thiel, Elon Musk oder Sam Bankman-Fried angezogen hat. Thiel hat öffentlich erklärt, dass er nicht mehr glaube, Freiheit und Demokratie seien miteinander vereinbar – eine persönliche politische Überzeugung, die jedoch nicht notwendigerweise die Haltung aller mit TESCREAL assoziierten Personen darstellt.

    Befürworter dieser Ideologien argumentieren, dass sie rational versuchen, die größten Herausforderungen der Menschheit zu bewältigen. Kritiker wie Gebru und Torres hingegen weisen darauf hin, dass diese scheinbar rationalen Ansätze oft bestehende Machtverhältnisse reproduzieren und drängende Probleme wie Klimawandel oder soziale Ungerechtigkeit vernachlässigen.

    Relevanz der Ideologie heute

    Auf den ersten Blick scheint es so, als ob all dieser ideologischen Elemente keine Rolle mehr spielen würden. Stattdessen konzentrieren sich die Tech-Eliten jetzt auf die neoliberale Erzählung vom unfähigen und ineffizienten Staat, den man abschaffen und durch eine dynamische Struktur nach dem Vorbild eines Hightech-Unternehmens ersetzen müsse.

    Die praktischen Auswirkungen dieser Ideologie sind weitreichend: Sie beeinflussen Investitionsentscheidungen in Milliardenhöhe und prägen die Entwicklungsrichtung von Zukunftstechnologien. In der Praxis führt sie oft zu einer Privatisierung gesellschaftlicher Zukunftsfragen, bei der demokratische Prozesse durch die Visionen einzelner Tech-Milliardäre ersetzt werden. Diese Einschätzung spiegelt allerdings eine bestimmte kritische Perspektive wider, die nicht universell anerkannt ist.

    Musks Engagement spiegelt diese Ideologie in vielfältiger Weise wider: Seine Raumfahrtfirma SpaceX verfolgt mit dem Mars-Kolonisierungsprojekt die transhumanistische Vision einer multiplanetaren Menschheit, Neuralink zielt auf die direkte Verbindung von Gehirn und Computer ab, und seine KI-Aktivitäten folgen der Logik des Longtermism.

    „Was hat Musk wirklich vor?“, fragt Torres. „Ich denke, dass die offensichtlichen Antworten zwar wahr, aber unvollständig sind. Offensichtliche Antworten sind zum Beispiel: Man wird nicht zum Milliardär, wenn man nicht diese Art von größenwahnsinniger Selbstwahrnehmung hat, in der man sich in jeder Hinsicht überlegen fühlt. Und diese Leute sind extrem gierig. Wenn sie sich mit der Trump-Regierung anfreunden, ist das gut für das Geschäft, für die weitere Festigung ihrer Macht.“

    "Aber ich denke, für Leute wie Musk, und ich würde wahrscheinlich dasselbe für Jeff Bezos sagen, gibt es ein höheres Ziel. Musk hat so viele Hinweise darauf gegeben, dass Macht nicht das Endziel ist. Sogar in dieser Rede, die er gehalten hat, der sehr kurzen Rede nach der Amtseinführung von Trump, in der er den Hitlergruß zeigte. In dieser kleinen Rede sagt er: „Dank Ihnen ist die Zukunft der Zivilisation gesichert.“ Und so denke ich, dass es ein sehr starkes Argument dafür gibt, dass hinter all dem sein tieferes Ziel steht, seine transhumanistischen Projekte zu verwirklichen."

    #USA #TESCREAL #impérialisme #technocratie #fascisme #eugénisme #singularité #transhumanisme

  • NASA says goodbye to Mars and admits its biggest failure : « Not-possible using present-day technology »
    https://www.eldiario24.com/en/nasa-goodbye-to-mars-and-admits/1203

    For years and decades now the concept of terraforming Mars has kept researchers and science experts on their feet scratching their heads to find a solution. This enthusiasm came from various fictional novels and movies that have given scientists hope that perhaps they can implement this idea. According to research, Mars has the potential to be humanity’s second home and they are trying to make this concept a reality.

    If Mars is ever to be terraformed, it will be a monumental task. Terraforming Mars could take decades or even centuries in its initial stages. Additionally, we do not have the technological capacity to implement this initiative. This sobering realisation highlights the enormous obstacles that stand in our way of realising the aim of altering the Red Planet.

    Une autre boule puante laissée par l’administration sortante, pour savonner la planche à nos héros trumpistes et muskistes, alors que nous, on le sait bien que Mars n’attend qu’un geste de nous, pour nous accueillir.

  • Hélène Tordjman, « La croissance verte contre la nature »
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/05/31/helene-tordjman-la-croissance-verte-contre-la-nature

    Version imprimable de La croissance verte contre la nature Hélène Tordjman La croissance verte contre la natureCritique de l’écologie marchande Introduction «  C’est une triste chose de songer que la nature parleet que le genre humain n’écoute pas  ».Victor Hugo, Carnets, 1870 Envoyer des nanoparticules de soufre dans l’atmosphère pour atténuer le rayonnement solaire ; «  fertiliser  » les océans […]

    #Articles_d'intérêt_et_liens_divers #[VF] #Agroécologie #Internationalisme #Marchés_du_carbone #Technosolutionnisme #Transhumanisme


    https://2.gravatar.com/avatar/2e86edb6869ad618f52242644383e9665082817a44ce419d4c36880090934335?s=96&d=

  • LFI veut mettre des hommes dans les prisons pour femmes.
    https://www.youtube.com/watch?v=zze3YIVbaPo

    L’amendement est ici
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/amendements/1440/AN/1056.pdf

    Et voici une lettre type à envoyé à votre député LFI que j’ai trouvé en commentaire sous la vidéo d’Antastesiaa

    A partir de lundi 3 juillet 2023, un projet de loi « Organisation et programmation du ministère de la justice 2023-27 » sera examiné en séance publique à l’assemblée nationale.

    Jeudi 29 juin, des députés LFI ont déposé un amendement à ce texte qui permettrait à n’importe que homme incarcéré d’être placé en prison de femmes.

    Voila le texte de l’amendement n°1056, déposé le jeudi 29 juin 2023 : « la mise à l’écrou est effectuée en fonction de l’identité de genre déclarée de la personne condamnée, indépendamment du genre indiqué à l’état civil au moment de la condamnation. ».

    Si ce texte était adopté, il permettrait à n’importe quel homme déclarant son « identité de genre » femme d’être placé en prison de femmes, qu’importe la nature de l’infraction pour laquelle il est par ailleurs condamné.

    Un violeur pourrait ainsi être incarcéré avec des femmes détenues sur simple déclaration, et sans même entamer d’autres démarches pour modifier la mention de son sex à l’état civil.

    Malheureusement, de trop nombreux exemples dans d’autres pays ayant adopté une législation ultra libérale en matière d’autodétermination de « genre » démontrent le danger que cela constitue dans les prisons pour femmes.

    Ainsi, en 2018 au royaume Uni, Karen White, un homme ayant été incarcéré en prison de femmes a été accusé de viols sur ses codétenues.

    L’amendement n°1056 représente donc un danger considérable pour les femmes détenues, qui constituent une des populations les plus marginalisées et qui n’ont aucun moyen de faire entendre leur voix et de défendre leur dignité.

    La sécurité et la dignité des femmes détenues doivent prévaloir sur les sentiments des hommes incarcérés, c’est pourquoi j’attire votre attention sur cet amendement inacceptable.

    #sexisme #masculinisme #misogynie #culture_du_viol #non_mixité #féminisme #transhumanisme #transactivisme #genre #prison

    Il y a des pays qui ont appliqué ce type d’amendement à la demande des femmes trans. Les hommes trans eux ne demandent pas à être incarcéré avec les hommes et on ne se demande pas pourquoi.

    Au moment où l’Écosse suspend les transferts de personnes transgenres détenues pour des crimes violents vers des prisons pour femmes, un rapport du Service correctionnel du Canada montre que 91 % des femmes transgenres détenues dans les pénitenciers fédéraux du pays purgent des peines pour des infractions violentes, contre 72 % pour la population carcérale masculine.

    https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2023-02-26/crimes-violents-et-sexuels/quelle-prison-pour-les-detenues-trans.php

    Ce portrait, dressé par le Service correctionnel du Canada (SCC) et obtenu par La Presse grâce à la Loi sur l’accès à l’information, précise que 44 % des détenues transgenres (personnes s’identifiant comme femmes dont le sexe de naissance était masculin) incarcérées dans les pénitenciers fédéraux ont déjà été condamnées pour des crimes de nature sexuelle, et que 41 % purgent une peine liée à un homicide.

    Dans plus de 9 condamnations pour crimes sexuels sur 10, les infractions ont été commises alors que le délinquant vivait selon l’identité correspondant à son sexe biologique de naissance (alors qu’il était ou s’identifiait comme un homme), indique le document de 64 pages, intitulé Examen des délinquants de diverses identités de genre. « La majorité des victimes étaient des enfants ou des femmes », souligne un résumé de l’étude également obtenue par la Loi sur l’accès à l’information.


    L’étude dresse ce portrait en se basant sur les données démographiques, la nature des infractions et le type de peines de 99 délinquants de diverses identités de genre, identifiés par le SCC entre 2017 et 2020.

    Une directive officielle du SCC permet depuis 2017 à tous les détenus d’être placés dans leur « type d’établissement préféré », selon ce « qui correspond le mieux à leur identité ou expression de genre », et ce, « peu importe leur sexe ou leur marqueur de genre/sexe dans les documents d’identification ».

    Aucune intervention chirurgicale transformative ni aucun examen psychologique n’est nécessaire ; la politique se base sur l’autodéclaration du genre faite par le délinquant.

    Plus d’une douzaine de détenues transgenres, dont certaines au passé très violent, ont à ce jour été transférées d’établissements pour hommes vers des prisons pour femmes en vertu de cette politique. Le seul critère officiel de refus de transfert est l’existence de « préoccupations dominantes en matière de santé ou de sécurité ».

    Le cabinet du ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a pris connaissance du portrait dressé par le SCC, mais ne remet pas en question la directive permettant aux détenues trans sous responsabilité fédérale d’être transférées vers des prisons pour femmes. « Nous ne prévoyons pas revoir dans un avenir proche la politique en vigueur. [Ces données] soulèvent de bonnes questions, c’est inquiétant, et ce sont des choses qui seront discutées par notre cabinet. Mais dans un avenir proche, il n’y a pas de changement de politique en vue », a indiqué le directeur du cabinet, Alexander Cohen.
    Volte-face en Écosse

    L’adoption d’une politique carcérale semblable par l’Écosse a provoqué ces derniers jours un débat public qualifié de « hautement émotif » par le ministre écossais de la Justice, Keith Brown, qui a décrété une « pause » dans le transfert de détenues transgenres vers des pénitenciers pour femmes.

    Nous ne devons pas permettre que s’enracine la perception que les femmes trans sont un problème inhérent pour les femmes. Ce sont les hommes prédateurs qui sont un risque pour les femmes.

    Keith Brown, ministre écossais de la Justice

    Le ministre écossais a néanmoins exigé une « révision urgente » du cas d’Isla Bryson, une femme transgenre condamnée pour deux agressions sexuelles violentes commises contre des femmes en 2016 et 2019, alors qu’elle s’identifiait comme un homme connu sous le nom d’Adam Graham. Ce n’est qu’une fois que les accusations ont été déposées par la justice qu’elle a commencé à s’identifier comme une femme, et qu’elle a pu être incarcérée dans une prison pour femmes, à sa demande.

    PHOTO FOURNIE PAR POLICE SCOTLAND, ARCHIVES REUTERS

    Isla Bryson, alors qu’elle s’identifiait toujours comme un homme du nom d’Adam Graham

    La romancière J. K. Rowling, auteure des best-sellers Harry Potter, a contribué à braquer les projecteurs sur ce cas, en déplorant à ses 14 millions d’abonnés sur Twitter le fait que les opposants à la politique carcérale sur les transgenres aient été traités de « transphobes » et d’« intolérants » par les groupes de pression LGBTQ+.

    La rapporteuse spéciale de l’ONU pour la violence contre les femmes et les filles, Reem Alsalem, ainsi que la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la torture et les autres peines cruelles, Alice J. Edwards, ont toutes deux dénoncé l’absence de balises en Écosse pour les transfèrements de transgenres ayant commis des violences sexuelles. « Combien de fois nous a-t-on dit qu’il était ridicule d’évoquer l’idée que des prédateurs masculins puissent tirer avantage de failles systémiques pour s’approprier des espaces réservés aux femmes ? », a demandé Mme Alsalem sur Twitter.
    Perception nuancée des détenues cisgenres

    Au Canada tout comme en Écosse, les détenues transgenres qui demandent un transfert vers une prison pour femmes représentent moins de 1 % de la population carcérale.

    Une étude publiée dans le British Journal of Criminology, en juillet dernier, s’est penchée pour la première fois sur la perception qu’ont les prisonnières cisgenres (nées avec un sexe féminin et qui s’identifient comme des femmes) de leur cohabitation avec des femmes transgenres.

    « Je viens d’un milieu où j’ai vécu de la violence conjugale extrême, et je ne trouve pas les [femmes transgenres] inquiétantes du tout. En fait, je me sens plus en sécurité avec elles », a relaté une détenue questionnée dans le cadre de cette étude.

    L’auteur, Matthew Maycock, affirme que la perception selon laquelle les femmes cisgenres détenues doivent être considérées comme vulnérables face aux détenues transgenres a été « rejetée par plusieurs participantes ». « Certaines femmes sont vulnérables […], mais cela ne veut pas dire [que les détenues transgenres] les prendront comme proies », a affirmé une des détenues.

    « Il y a des détenues cisgenres qui représentent un danger plus important pour les femmes vulnérables que [le risque] que peuvent représenter les détenues transgenres », a indiqué une autre.

    L’étude souligne que la perception de l’« authenticité » et de la « sincérité » du changement de genre des détenues transgenre a toutefois un impact important sur le sentiment de sécurité des détenues. « Je me sens vraiment en sécurité [avec les détenues transgenres], sauf s’ils jouent une comédie et ne sont pas vraiment des transgenres », a résumé une participante.

    Avec William Leclerc, La Presse
    Peines sévères

    Le portrait des détenus de diverses identités de genre obtenu par La Presse par la Loi sur l’accès à l’information révèle que la moitié des 61 femmes transgenres incarcérées dans des pénitenciers fédéraux purgent des peines à durée indéterminée ou à perpétuité, qui sont réservées aux délinquants à contrôler ou considérés comme trop dangereux pour être libérés d’office. La proportion est de 25 % dans l’ensemble de la population carcérale fédérale.

    En revanche, 71 % des 21 hommes transgenres (femmes s’identifiant comme hommes) incarcérés dans des prisons pour femmes purgeaient une peine de six ans ou moins. Aucune demande de transfèrement vers des prisons pour hommes n’a à ce jour été reçue par le SCC.

    Aucun homme transgenre n’était par ailleurs incarcéré pour un crime de nature sexuelle, alors que c’était le cas pour 44 % des femmes transgenres.

    Parmi l’ensemble des détenus de diverses identités de genre, 70 % ont vécu des abus sexuels, émotionnels, physiques ou psychologiques pendant leur enfance, révèle le rapport.
    Ce que les groupes de féministes en pensent

    Les conditions de détention des femmes au Québec sont déplorables et les situations de violences entre détenues ne représentent qu’une fraction des violences que les femmes peuvent vivre en prison. Nous pensons que toutes les femmes incarcérées doivent être traitées humainement dans des conditions exemptes de violence. Notre féminisme est trans-inclusif et nous refuserons toujours que le féminisme serve de prétexte à la transphobie envers les femmes trans incarcérées.

    La Fédération des femmes du Québec

    En tant qu’organisation féministe, on pense au droit des femmes d’abord. Les femmes n’ont pas été consultées, comme si leurs instances étaient secondaires face aux besoins des personnes trans. On leur impose la présence d’hommes biologiques dangereux dans un environnement qui leur est réservé, sans leur demander si elles ont peur ou se sentent brimées dans leur intimité.

    Élaine Grisé, membre militante du groupe Pour le droit des femmes du Québec
    Des ailes réservées aux femmes trans

    Au Royaume-Uni, le Service des prisons de Sa Majesté a créé dans une prison pour femmes une aile consacrée spécifiquement aux détenues transgenres violentes, séparée du reste de la population carcérale. Un sondage indique que 50 % des Canadiens seraient favorables à la création d’une unité semblable au pays.

    Connue sous le nom d’« E Wing », l’unité spéciale britannique est réservée aux femmes transgenres qui représentent un « danger élevé » pour les détenues féminines, afin d’assurer à l’ensemble des détenues un espace « sécuritaire, décent et sûr où les individus à haut risque peuvent être encadrés, tout en maintenant l’ordre, le contrôle et la sécurité de toutes les résidantes ».

    L’aile de 16 cellules a aussi été créée afin d’« éviter de placer en isolement les femmes transgenres qui présentent un risque élevé », précise la politique publiée par le Service des prisons de Sa Majesté (HM Prison Service).

    La décision d’y transférer des détenues transgenres est prise par un comité spécial, le Transgender Complex Case Board, et les candidates doivent détenir un Certificat de reconnaissance de genre pour y être admises. L’anatomie, « y compris les considérations liées à la force physique » et aux « pulsions sexuelles » de la délinquante, de même que sa prise d’hormonothérapie sont considérées dans la décision, précise la politique.

    Il est aussi spécifié que le ratio de surveillants pour chaque détenue doit être supérieur à celui du reste de la population carcérale, pour des raisons de sécurité.
    Sondage auprès des Canadiens

    Selon un sondage réalisé pour le compte de l’Institut MacDonald-Laurier, un groupe de réflexion politique d’Ottawa qui se dit « indépendant » et « non partisan », la moitié des Canadiens sont favorables à la création d’une telle unité.

    Le coup de sonde indique que 78 % des Canadiens estiment important que les prisons continuent de séparer les détenus de sexes masculin et féminin. Cette proportion est légèrement plus faible (71 %) chez les répondants québécois.

    Chez les Québécois, ce sont 40 % des répondants qui appuient l’idée de placer les détenues trans dans des unités consacrées, séparées du reste de la population carcérale. Une proportion égale (41 %) de répondants québécois estime que les femmes transgenres devraient être placées dans des prisons pour femmes.

    Dans l’ensemble du pays, près d’un répondant sur deux a affirmé que les détenus ayant un sexe biologique masculin ne devraient pas pouvoir changer leurs conditions d’incarcération en s’identifiant comme femmes une fois accusés ou condamnés. Autour de 40 % croient que le type de crime commis doit être pris en compte.

    Le sondage est basé sur un panel web de 1006 répondants recrutés par la firme Digit et questionnés dans le cadre d’un sondage omnibus.
    Des cas troublants au Canada

    Au Canada, la Cour de justice de l’Ontario s’est penchée au début du mois de février sur la cause de Shane « Stephanie » Green, délinquant sexuel condamné pour deux agressions sexuelles, qui se définit désormais comme une femme, mais qui n’en a pas les apparences.

    Green, âgée de 25 ans, est accusée d’avoir agressé sexuellement une cochambreuse dans un refuge pour femmes violentées, alors qu’elle était en libération conditionnelle en août 2022.

    Dès son arrivée dans l’établissement, son apparence physique (Green porte la barbe et a des seins) ainsi que son habillement masculin ont mis le personnel et les résidantes mal à l’aise, indique un résumé des faits présenté devant la Cour. Green aurait touché les fesses d’une des résidantes et tenté, à une autre occasion, de l’embrasser sans son consentement dans une pièce commune.

    Green a déjà plaidé coupable à trois chefs de non-respect de conditions dans cette affaire, notamment parce qu’elle a omis d’avertir son agent de probation de son changement de nom et d’adresse. Les chefs d’accusation d’agression sexuelle ne seront toutefois débattus devant le tribunal qu’en avril prochain.

    Au Québec, la Cour du Québec s’est penchée vendredi dernier, sur la sanction à donner à Jody Matthew Burke, un délinquant sexuel notamment reconnu coupable d’agression sexuelle armée, qui a commencé à s’identifier comme une femme après avoir été condamné. Burke, un ancien combattant d’arts martiaux mixtes qui veut maintenant se faire appeler Amber, continue de prendre des suppléments hormonaux de testostérone en prison, malgré son intention de s’afficher comme une femme.

    En mars 2021, Samantha Mehlenbacher, détenue trans autrefois connue sous le nom de Steven, a aussi été accusée d’avoir agressé sexuellement une codétenue au pénitencier pour femmes de Kitchener, en Ontario. Le chef d’accusation d’agression sexuelle a été retiré en juin, après qu’elle eut plaidé coupable à un chef d’accusation de harcèlement criminel. Mehlenbacher, qui dément avoir agressé sexuellement la codétenue, a écopé d’une peine de quatre mois, purgée en partie dans une maison de transition de Montréal, selon l’entente conclue avec la Couronne que La Presse a pu consulter.

    Autre source en Anglais qui montre que la criminalité des hommes qui se transidentifient à des femmes est comparable à celle des hommes et non à celle des femmes.
    https://fairplayforwomen.com/transgender-male-criminality-sex-offences

  • Clinatec : rencontre avec un repenti
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1749

    Toujours en librairie : Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici

    Dans une récente tribune du Monde, le pédopsychiatre Bruno Falissard dénonce la technolâtrie de ses confrères : « La médecine est le meilleur alibi de l’hubris technoscientifique, écrit-il. Dans l’espoir utopique de pouvoir vaincre la mort et la souffrance par la puissance sans limite de notre science, nous tous, médecins, patients, autorités de santé, politiques… nous enivrons du flot ininterrompu des découvertes (…) Il est grand temps d’arrêter cette folie. » Bruno Falissard doit passer de bons moments avec ses collègues de l’académie de Médecine, où siège également Alim-Louis Benabid, le neurocrate grenoblois, fondateur de Clinatec et incarnation de l’hubris technoscientifique en milieu médical. On imagine leurs (...)

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=960 #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/clinatec_repenti.pdf

  • Les Chimpanzés du futur à Lille : le film et la conférence
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1696

    Pièces et main d’œuvre était invité le 5 juin 2022 à Lille par le festival Elnorpadcado, pour une causerie « Technologie | Technocratie | Transhumanisme ». Causerie suivie d’une intrusion, avec les Chimpanzés du futur, à l’exposition transhumaniste « Novacène » à la Gare Saint-Sauveur (lire ici). Voici le film des Chimpanzés du futur, ainsi que des extraits sonores de la causerie, divisée en six chapitres. La première partie répond à l’interdiction de cette conférence par le cinéma L’Univers, où elle devait se tenir initialement. La dernière répond aux accusations qui, depuis Le Nouvel ordre écologique (Luc Ferry, 1992), associent (les défenseurs de) la nature à la réaction, sinon à l’extrême droite. * Les Chimpanzés du futur à l’expo Novacène.mp4 from Chimpanzés du futur on Vimeo. * Extraits de la (...)

    #Nécrotechnologies

  • Hilarant ! : l’intelligence artificielle devrait contribuer pour environ 14.000 milliards d’euros à l’économie mondiale, d’ici à 2030 Par Jean-François Noulet - RTBF

    Proximus lance « ADA » pour miser sur l’intelligence artificielle et la cybersécurité
    https://www.rtbf.be/article/proximus-lance-ada-pour-miser-sur-lintelligence-artificielle-et-la-cybersecurit
    L’intelligence artificielle et la cybersécurité sont au cœur du développement actuel de nos économies. L’intelligence artificielle, ce sont des en quelque sorte des ordinateurs robots, alimentés par des données numériques qui permettent de développer de nouvelles solutions dans de nombreux domaines, tels que la santé, l’énergie, la mobilité, notamment. Cette exploitation de quantités gigantesques données numériques va de pair avec un risque pour la sécurité informatique. La cybersécurité est un enjeu. C’est logique, les risques de cyberattaques augmentent avec l’accroissement de l’utilisation des données numériques. C’est pour se renforcer sur ces deux tableaux et devenir un acteur de premier ordre que Proximus lance « ADA », une filiale dédiée à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité.


    Aider la société belge à relever les défis informatiques
    ADA, c’est d’abord un hommage et un clin d’œil à Ada Lovelace, une mathématicienne et écrivaine anglaise de la première moitié du 19e siècle. Elle est considérée comme une pionnière de la programmation informatique.

    Pour créer sa filiale, qui démarrera ses activités le 1er avril, Proximus est parti d’un constat : l’intelligence artificielle et la cybersécurité gagneront en importance dans les années à venir. Que ce soit pour aider à réduire la consommation d’énergie, prédire des erreurs dans les systèmes techniques, améliorer la détection de fraudes, l’intelligence devrait, selon les chiffres cités par Proximus, contribuer pour environ 14.000 milliards d’euros à l’économie mondiale, d’ici à 2030. En Belgique, cela représenterait une contribution de 330 millions d’euros à l’horizon 2024, selon Proximus.

    Parallèlement au développement de cette nouvelle économie numérique, la cybersécurité est essentielle pour lutter contre les cyberattaques et protéger les activités et les données des particuliers et des entreprises.

    Dans ces domaines où les données sont importantes, Proximus estime être « bien placé pour y jouer un rôle de plus en plus important ». Le groupe belge a développé ces dernières années de l’expertise en la matière, tant en Belgique qu’à l’étranger, via certaines de ses filiales. Ainsi, TeleSign, spécialisé dans les services d’identité digitale et des solutions logicielles « est un partenaire de confiance pour 8 des 10 plus grandes entreprises du monde », affirme Proximus. BICS, autre filiale, est un leader mondial dans le domaine des communications digitales.

    La création de Proximus ADA devrait, selon Guillaume Boutin, le CEO de Proximus, « permettre d’accélérer cette position de leader » et « contribuer à faire de la société belge une société prête au futur ».

    Pour permettre à ce projet de se développer, le CEO de Proximus insiste sur la nécessité d’avoir « des réseaux de dernière génération » pour « permettre cette sécurisation des données ». Avoir des réseaux de « très haut débit » est, explique le CEO, essentiel. Il rappelle l’importance du déploiement de la fibre optique. 

    Miser sur les talents belges
    A son lancement, ADA emploiera une cinquantaine de collaborateurs. L’objectif est d’arriver à 150 personnes d’ici trois ans. Ce que recherche Proximus, ce sont des « experts locaux ». L’idée est de nouer « des collaborations avec le tissu éducatif belge », selon Guillaume Boutin pour qui il s’agit de « former et retenir les talents belges » pour renforcer les équipes d’experts de Proximus. Ingénieurs, spécialistes en cybersécurité et autres en formation sont donc dans le viseur des recruteurs du groupe de télécommunication.

    Ce que Proximus espère, c’est placer la Belgique au centre de l’échiquier mondial dans les deux domaines clés de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle.

     #intelligence_artificielle #humour #algorithme #surveillance #ia #biométrie #vidéo-surveillance #bigdata #santé #technologie #facial #en_vedette #ai #transhumanisme

  • L’humain en ses limites
    https://laviedesidees.fr/Hoquet-Les-Presque-humains.html

    À propos de : Thierry Hoquet, Les Presque humains. Mutants, cyborgs, robots, zombies… et nous, Seuil. La science-fiction et le fantastique permettent de penser l’humain à partir de ses marges. À travers une galerie de douze personnages, T. Hoquet en exhume la #Philosophie, et les enjeux à la fois politiques et éthiques.

    #transhumanisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210915_hoquet.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210915_hoquet.pdf

  • « L’industrie pharmaceutique est rodée à la fabrique de l’ignorance »
    https://www.limpertinentmedia.com/post/l-industrie-pharmaceutique-est-rod%C3%A9e-%C3%A0-la-fabrique-de-l

    Louis Fouché était médecin-anesthésiste réanimateur à l’#AP-HM de Marseille il y a encore quelques jours, jusqu’à ce que ses positions face aux décisions du gouvernement Macron lui coûtent son poste. Il a été parmi les premiers professionnels de la santé à dénoncer les incohérences de la stratégie sanitaire durant la #pandémie de #Coronavirus. Il est également porte-parole de Réinfo Covid https://reinfocovid.fr , un #collectif de chercheurs, d’universitaires, de médecins, de soignants, d’enseignants, d’entrepreneurs, d’artistes, de parents et de citoyens qui questionnent la politique sanitaire et cherchent à rouvrir l’espace de débat démocratique, mais pas que. Ce couteau suisse, réfugié dans le pays de l’horlogerie pour souffler un peu loin du tumulte français, a accepté de revenir sur cette période survoltée dans laquelle nous sommes tous plongés depuis près de deux ans. En nous fournissant sa grille de lecture et les solutions qu’il entrevoit pour le futur.

    Amèle Debey pour L’Impertinent : Alors, vous vous êtes fait virer ?
    Louis Fouché  : Les mots sont plus subtils que ça. Je suis en disponibilité de la fonction publique hospitalière. Je ne travaille plus officiellement pour l’assistance publique des hôpitaux de Marseille. Je suis en vacances sans solde si vous préférez. Ce n’est pas forcément définitif, mais c’est en attendant que la poussière retombe. C’est un choix volontaire... mais il y a beaucoup de pression.

    On vous a poussé vers la porte ?
    J’ai décidé de prendre un peu de recul et de me consacrer à mes enfants à temps plein. C’est la raison officielle de ma disponibilité.

    Qui dit raison officielle implique qu’il y ait une raison officieuse ?
    Il y a une différence entre la parole publique et la parole privée. La première est stratégique et ne cherche pas à régler ses comptes avec qui que ce soit. C’est celle que nous partageons ici. Ce qu’il faut c’est traverser le conflit et arriver à le résoudre. L’attiser, ou jeter de l’huile sur le feu n’a pas beaucoup d’intérêt, à part le buzz et l’audience. Mais je n’ai rien à vendre. Et ça n’est pas une voie stratégique vers la paix.

    Une plainte a également été déposée contre vous par l’Ordre des médecins ?
    En effet. On ne m’en a d’ailleurs pas encore précisé le motif, malgré une demande très officielle de ma part. Donc je ne sais pas. Les peines encourues peuvent être symboliques ou importantes. Puisque c’est de la justice ordinale, cela va jusqu’au retrait du droit d’exercice. J’ai le souvenir de quelqu’un qui a dit que l’ #azithromycine était peut-être utile et qui a pris trois ans d’interdiction d’exercer. Donc trois ans sans salaire, sans travail. Cela me paraît disproportionné. Le Covid soulève beaucoup trop de passions.

    Qu’il y ait une plainte, c’est très sain. Je souhaite que cela permette de rouvrir un espace de dialogue, de remettre en discussion des choses qui ne l’ont pas été jusqu’ici, notamment sur la politique sanitaire. Mais hélas, je crains que cette plainte soit plutôt le reflet d’un certain raidissement quant à la liberté de la parole médicale et scientifique.

    La loi a changé le 22 décembre 2020. La parole des médecins en France doit se conformer aux directives de l’ #OMS et de la Haute autorité de santé. Ce qui est complètement délirant. A la fin, il n’y a plus de discussion. Les médecins sont indépendants dans leur prescription, leur diagnostic et le lien qu’ils ont avec le patient. Ce n’est sûrement pas un ministre qui va décider ce qu’il faut faire. Encore moins l’OMS, depuis Genève ou je ne sais où, de manière univoque, concernant le soin.

    A quel moment vous êtes-vous dit que quelque chose clochait dans la gestion de cette crise ?
    Quasiment depuis le départ, car on n’a pas du tout appliqué le plan pandémie qui avait été écrit et qui impliquait des éléments de bons sens comme de tester et d’isoler les malades, de les traiter, surveiller leur évolution, prendre soin de manière pluridisciplinaire et y compris des #comorbidités. La grande bataille médiatique et gouvernementale contre l’ #hydroxychloroquine m’a étonné. On ne va pas se battre pour une molécule ? C’est une stratégie entière qui fait sens.

    En anglais, on appelle ça un « #bundle_of_care » : rassurer, informer, essayer de travailler sur les pathologies chroniques des gens, les surveiller à la maison, mettre en route une anticoagulation précoce si c’est utile – et dans cette maladie ça l’est – pour éviter les caillots sanguins qui vont amener plein de complications, une morbidité et une mortalité propres. Rien que le fait de mettre des anticoagulants quand c’est utile diminue le recours à l’hospitalisation, à la réanimation. Rien que ça, aurait dû être fait et ça a pris un certain temps.

    « On a laissé l’hôpital se surcharger »

    L’ #oxygénothérapie aussi est quelque chose qui sauve des vies et permet de gagner du temps. Juste mettre de l’oxygène dans le nez des gens en fait. C’est pareil : on sait le faire en médecine de ville, on n’est pas obligé de le faire en réanimation. Ça dépend de la dose, mais on peut le mettre en route à la maison, en ambulatoire. Idem pour la corticothérapie qui est utile au stade de l’orage cytokinique. Dans toutes les infections virales, il peut survenir une surinfection bactérienne. Le traitement est alors une antibiothérapie. Tout cela est du ressort de la médecine de ville.

    Au lieu de ça, s’est mise en place une tout autre façon de faire. On a négligé voir interdit la médecine de ville pour laisser l’hôpital se surcharger. Je ne vous parle même pas du gag à répétition des masques. N’importe qui de sain d’esprit doit voir que quelque chose cloche. Et tout le monde l’a vu. Mais certains sont rentrés dans une rationalité morbide. Par déni des conclusions à tirer, ils ont cherché à soutenir et justifier les choix politiques sidérants.

    Comment expliquez-vous que l’on ait pas fait tout ça ?
    Je n’ai pas d’explication. Beaucoup de choses ont été transparentes dès le départ. Une des pistes que je peux donner est que c’était une nouvelle maladie et qu’il fallait prendre le temps de la connaître.

    On a assez rapidement compris un certain nombre de choses dans cette pandémie. En réanimation par exemple, on a réalisé assez vite qu’il valait mieux laisser les malades avec de l’oxygène à plein pot dans le nez plutôt que de les intuber de manière systématique. Pourtant, c’est resté la recommandation pendant plusieurs semaines. Certains services prestigieux ont eu beaucoup de mal à accepter le feed-back du terrain. C’est un problème.

    Un des facteurs déclencheurs de mes prises de parole a probablement été le fait de masquer les #enfants à l’école. Pour moi, en tant que parent et pas vraiment en tant que soignant, il y avait comme une ligne rouge qui avait été franchie lorsqu’on a commencé à faire du mal aux enfants, sans aucune justification scientifique, ni médicale. Une vraie incompréhension. J’ai lancé un appel au secours qui disait entre les lignes : je ne comprends rien à ce qui se passe, ce n’est pas clair, il y a des choses complètement contradictoires, j’ai besoin d’aide. Je savais que, tout seul, je n’arriverai pas à faire le tour de cette histoire. Réinfo Covid, au départ, était un appel à l’aide à d’autres soignants d’autres médecins, des chercheurs, des universitaires puis rapidement à tous les corps de métier de la société, pour essayer de comprendre par la tête avec les études scientifiques, comprendre dans le cœur avec les émotions et avec les artistes et comprendre par les tripes avec les témoignages de terrain des citoyens sur ce qu’ils vivaient. Ça a été les trois premières dimensions de Réinfo Covid, pour essayer de comprendre quelque chose à cette crise.

    Ce qui m’a fait bouger également, c’est que soient complètement exclues de l’équation de cette crise les victimes collatérales de la politique sanitaire. C’est-à-dire les gens qui sont morts parce qu’ils avaient peur. Qui sont restés chez eux, qui n’ont pas fait soigner leurs cancers, leurs lymphomes leurs infarctus et qu’on s’est mis à voir arriver parfois avec six mois, neuf mois, un an de retard diagnostique et thérapeutique.

    Le fait qu’on n’en parle pas, qu’on reste focalisé sur le virus sans prendre en compte l’écosystème m’a choqué. Sans parler des conséquences pédagogiques, sociales, financières, et en santé mentale.

    Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas plus de médecins qui tiennent le même discours que vous ?
    C’est plutôt une bonne chose pour moi quand il y a de la biodiversité et j’apprends beaucoup des contradicteurs. Je suis complètement ok pour qu’il y ait du dissensus. Ça fait avancer. Ce qu’il faut c’est pouvoir parler librement. Or, aujourd’hui c’est impossible. Une pression insidieuse s’est mise en place. Si vous n’êtes pas d’accord avec la doxa dominante alors vous êtes « dangereux ». Mais je reçois d’innombrables messages de soutien de confrères.

    « Les études de médecine ne forment plus des individus critiques »
    Je vous assure que la #doxa tient beaucoup au #conformisme et à l’ #intimidation. Pour ceux qui ont un avis différent. Je le respecte infiniment. Mais parfois, c’est vraiment difficile de questionner ce que vous faites alors que vous êtes en train de le faire. Certains de mes collègues sont restés traumatisés par l’épisode de mars-avril. Je pense qu’il faut respecter ça. Mais en revanche, un retour d’expérience utile doit être fait de manière froide, en analysant les problématiques systémiques en jeu.

    Aujourd’hui, les études de médecine ne forment pas des individus critiques, libres, joyeux, bienveillants, ou empathiques, elles forment des gens dociles au protocole. Nous avons une médecine très protocolaire, conforme à un idéal industriel de création du savoir et du soin, qui fait que les agents de ce système sont prolétarisés. Comme Charlie Chaplin dans Les temps modernes . Il essaie de serrer les boulons, mais c’est la chaîne de montage qui va plus vite que lui et qui l’emporte. Les agents d’un système industrialisé perdent petit à petit leur savoir. Leur savoir-faire, leur savoir-être, leur savoir théoriser. C’est le cas des médecins, surtout ceux qui sont hyper-spécialisés.

    Beaucoup de jeunes médecins, de #fact_checkers , de #zététiciens, de no fake med, se sont même lancés à corps perdu dans l’ #inquisition. Ils veulent absolument défendre ce qui est raconté par le pouvoir. Avec un niveau d’agressivité et de violence proprement époustouflant. Ils se fient uniquement à une partie des études scientifiques qui les arrangent et négligent le reste. Ils sont perdus dans une sorte de religion fanatique scientiste.

    Par contre, vous avez toute une frange de vieux médecins qui, eux, ont réagi. Je suis très loin d’être le seul. A Réinfo Covid on est plus de 9000 soignants et il y a plein d’autres associations qui ont bougé. Vous ne voyez qu’un petit morceau de la réalité qui est mis en lumière par la scénarisation médiatique faite autour de cette crise, qui a systématiquement vaporisé les voix dissidentes.

    Est-ce que vous pensez que l’ #Evidence_Based_Medecine ( #EBM ) fait partie du problème ?
    Oui, effectivement. Il y a dix ans je suis allé à une conférence de sociologie du travail au Collège de France et un économiste de la santé était venu parler d’évaluation en santé, au nom de la Haute autorité de santé. Il a commencé son propos en disant : Nous (sous-entendu économistes de la santé) nous sommes là pour liquider le modèle artisanal de la médecine. Nous sommes là pour mettre en place un modèle industrialisé, évalué, rationalisé et rentable de production et de consommation de biens et de services de soins standardisés.

    Donc le mandat des tutelles de santé aujourd’hui n’est pas de faire du sur-mesure entre chaque patient et chaque soignant, c’est de faire un système industriel de production et de consommation de masse. Un marché, et rentable s’il vous plait. A partir du moment où vous avez dit ça, ça veut dire que les outils de création du savoir eux-mêmes vont répondre aussi à cet impératif.

    L’EBM est un outil industriel, rationalisé, évalué de production et de consommation du savoir médical standardisé. Mais comme tout processus industriel, il va toujours produire la même chose. A savoir une réponse sûrement très pertinente entre une chimio A et une chimio B dans un lymphome, mais incapable de fournir une réponse dans le cadre d’une épidémie. En sciences, ce sont toujours une minorité de gens, d’abord considérés comme des fous, puis comme des héros, qui sont parvenus à trouver des solutions différentes de ce qui semblait établi comme vérité.

    Il semble également qu’il soit devenu difficile de se fier aux publications scientifiques ?
    Kamran Abassi, éditeur en chef d’une prestigieuse revue, le British Medical Journal , a écrit un bel éditorial sur le sujet : Covid 19 : Politization, corruption, and suppression of science... https://www.bmj.com/content/371/bmj.m4425 Aujourd’hui, beaucoup de gens ne publient pas parce qu’ils veulent trouver de la science, mais parce que sinon ils meurent. Le fameux publish or perish . Sans s’en rendre compte, on ne publie pas tant pour ce qu’on va produire ou essayer de défricher de savoir, que pour faire toujours un peu plus de tout ce que vous avez déjà fait, dans le but de faire avancer sa carrière.

    « L’industrie pharmaceutique est rodée à la fabrique de l’ignorance »
    D’autre part, l’EBM est devenue d’une telle complexité techno-administrative que seules les très grosses structures, les #CHU par exemple, ou les consortiums pharmaceutiques restent seuls capables de produire des études. Mais eux-mêmes sont sujets à ce qu’on appelle des #conflits_d’intérêts. Ceux-ci, dans l’histoire du Covid, sont absolument phénoménaux. Ils se comptent à plusieurs milliards d’euros. Il suffit de prendre en compte le marché du vaccin, du traitement précoce, du traitement tardif du Covid long... Bref, l’outil a été totalement frelaté par tant de conflits d’intérêts.

    Le fait que l’industrie pharmaceutique passe son temps à injecter, dans la publication scientifique, des études bidons, frelatées et contradictoires n’est pas nouveau. Cela a été rapporté avec l’industrie du tabac, notamment. Celle-ci a réussi, pendant plus de 80 ans, à maintenir que le tabac n’était pas nocif, que même les femmes enceintes pouvaient fumer. Ça, c’est la fabrique de l’ignorance. Justement par l’EBM. C’est une pratique à laquelle l’ #industrie_pharmaceutique est aujourd’hui extrêmement rodée, grâce au doute qu’elle sait faire naître.

    Un autre moment épistémologique mérite d’être souligné dans cette crise : la toute puissance de la pseudo-modélisation mathématique à partir de l’interprétation algorithmique du #big_data. La majeure partie d’entre nous a vécu cette crise de manière virtuelle, selon des chiffres, des courbes. L’idée que le #datamining sur du big data serait mieux à même que vous et moi de dire la vérité est devenue la règle.

    « Ceux qui vont créer le savoir sont ceux qui seront capables de manipuler le big data »
    Pour être plus clair : #Waze (une application d’aide à la conduite, ndlr.) sait mieux que vous par où vous devez passer, parce que Waze est interconnecté à tous les téléphones portables partout. C’est pareil pour l’épidémie. Ce n’est pas le réel de votre quotidien qui vous a dit qu’elle était grave. C’est la propagande médiatique pseudoscientifique. Vous n’avez pas eu des charniers en centre-ville. Ce n’est juste pas vrai. Le gros de votre souffrance a été la conséquence de la politique sanitaire. Pas du réel de l’épidémie. Ceux qui vont créer le savoir aujourd’hui ne sont plus les médecins, ne sont plus les chercheurs, mais sont ceux capables de manipuler le big data avec du datamining algorithmique. #Microsoft , #Amazon , #Facebook , etc… Au bout du compte, vous donnez un pouvoir démesuré à des systèmes que vous ne maîtrisez pas.

    Est-ce qu’on pourrait résumer la polarisation par la confrontation médecin statisticien VS médecin clinicien ?
    Je pense que c’est un peu simpliste, parce qu’il y a des cliniciens non statisticiens qui ont une foi dogmatique dans la science. Et des statisticiens très soucieux de savoir ce que veulent dire leurs nombres « en vrai »… C’est toujours beaucoup plus complexe qu’une simple polarisation binaire. Ce n’est jamais noir ou blanc, il y a plein de gris. On fait ce qu’on peut pour se débattre dans la fange du réel. C’est triste que ça aboutisse au conflit.

    Je crois cependant qu’il y a effectivement une petite frange de gens – pas forcément médecins d’ailleurs – qui sont aujourd’hui scientistes. Ils croient en « la science » comme à une religion. Ce n’est pas sain, parce que tout l’objet de la science est justement de se départir du dogme, de la croyance. Il ne doit pas être question de foi là-dedans, mais d’essayer de cultiver le doute. Les scientistes n’ont aucun doute. Ils sont persuadés d’avoir raison, et adoptent une posture inquisitrice.

    Or, quand est-ce que la religion a eu besoin de créer l’ #Inquisition ? C’est lorsqu’elle était malmenée, mise en défaut, lorsqu’elle avait tellement triché, vendu des indulgences, lorsque sa construction même se dérobait sous ses pieds. L’inquisition se crée lorsque les choses tournent mal pour ceux qui tiennent le système de croyance.

    « On va vers une médecine qui va ressembler à du peer reviewing citoyen globalisé »
    Ce qui est en train d’apparaître, c’est que l’Evidence Based Medecine se dérobe sous nos pieds. Elle n’est pas capable de dire la vérité de ce que serait un traitement efficace dans le Covid. Il faut revenir à la clinique ; au lit du patient. D’ailleurs, il s’est passé quelque chose de très intéressant épistémologiquement pendant cette crise et qui avait déjà cours dans d’autres domaines : c’est la mutualisation de l’expérience empirique de terrain. Ce que je veux dire par là, c’est qu’Internet a permis de mettre en #réseau énormément d’expériences diverses, un foisonnement de possibles qui vous donnent une petite image du réel. Pour moi, il s’agit d’un changement majeur. Car on va vers une médecine qui va ressembler à du peer reviewing citoyen globalisé.

    Peut-être que ce sont les citoyens qui vont aller relire et critiquer les études. Il y a déjà des sites de pre-print qui se sont mis en place. L’IHU de Marseille a mis ses données en libre accès pour tout chercheur désireux de travailler. Vous aurez des revues entières qui vont se créer en montrant justement patte blanche sur leurs financements. Plus de place pour les grosses multinationales. Aujourd’hui, Big pharma et Big data tiennent en même temps l’édition scientifique. Il y a un vrai problème. La seule issue me semble de revenir au réel.

    Si tout le monde y va de son expertise, comme c’est d’ailleurs le cas à l’heure actuelle, comment sait-on ce qu’on doit croire ? Comment fait-on pour s’en sortir ? Les gens n’ont-ils pas besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent penser ?
    Soit vous le voyez comme ça, soit vous le regardez de l’autre côté : les gens ont besoin de reprendre en souveraineté, de décider en conscience et en responsabilité à qui ils font confiance. Comment ils se traitent, prennent en main leur vie et leur pathologie. Si l’humanité occidentale attend d’un sauveur extérieur, messianique, qu’il vienne lui apporter la démocratie, la vérité, la science, la santé, il arrive ce qui arrive aujourd’hui. Vous avez laissé dans les mains de #Nestlé le soin de vous nourrir ? Vous avez laissé dans les mains de #Pfizer et #Novartis le soin de vous soigner ? Bonne chance !

    Vous ne pensez pas que c’est un peu naïf ? Nos sociétés sont construites ainsi, l’avènement de la religion démontre à quel point les gens ont besoin qu’on leur indique où est le bien et où est le mal. Sont-ils vraiment prêts à décider pour eux-mêmes ?
    Moi j’aime bien les gens. J’ai l’impression que l’humain est plutôt quelque chose de rassurant et d’assez joyeux et gentil, qui est prompt à donner, à ouvrir son cœur. C’est mon expérience et non une vérité. Mon expérience de ce que je reçois chaque jour, en tant que soignant et en tant qu’humain. Qu’il y ait quelques gros salopards, j’en suis bien convaincu aussi, mais ils sont infiniment minoritaires.

    Est-ce que les gens sont prêts ? Eh bien c’est ce qu’on va voir ! Dans le cas contraire, ils deviennent du bétail. Parce que le #pass_sanitaire revient à cela : vous êtes le bétail d’Astrazeneca, de Pfizer et d’autres gens que vous ne connaissez même pas, à qui vous faites confiance malgré leurs mensonges, alors qu’ils ont été condamnés à combien de reprises pour falsification de données et publicité mensongère ? Pour avoir donné de l’argent aux décideurs afin de caser leurs produits ? On parle de condamnations à hauteur de plusieurs centaines de milliards d’euros ! Si, malgré cela, vous voulez leur faire confiance, c’est que vous n’avez pas envie de regarder le réel. Que vous n’êtes pas prêts.

    Mais la vérité est que vous avez tout pour savoir comment vous soigner contre le Covid. Vous avez suffisamment de témoignages de terrain et suffisamment de data. Il faut juste sortir de la Caverne de l’ignorance où les sophistes vous tiennent prisonniers.

    Si tout cela a un poids, pourquoi n’y a-t-il pas plus de gens dans les rues en France ? Pourquoi un million d’inscriptions à la vaccination après le discours de Macron ?
    J’ai plusieurs grilles de lecture. D’abord, je pense que la colère, et notamment la colère de rue, n’est pas le bon chemin. L’histoire a démontré qu’une manifestation dans la rue n’est intéressante que si elle est pré-insurrectionnelle. Ce n’est pas ce que je prône attention, mais ce qu’on constate à travers l’histoire.

    Si vous voulez que ça change, vous n’allez pas dans la rue pour demander à papa qu’il change ses lois. Vous le faites pour lui. Sinon vous êtes encore coincé dans le triangle de Karpman, qui est une figure psychologique explicative très importante :

    En Suisse, vous avez la chance de pouvoir changer les choses via les votations. En France, le système démocratique est mort et enterré. Complètement frelaté, complètement mafieux de tous les côtés à un niveau qui dépasse l’entendement. On n’a plus qu’un simulacre de démocratie depuis bien longtemps.

    Ce qui reste, pour beaucoup de gens, c’est de manifester, peut-être de manière inadaptée, son désaccord. Ces manifestations sont instrumentalisées par le pouvoir en France. C’est un espace d’extrême sécurité pour le gouvernement, qui en maîtrise parfaitement la #scénarisation médiatique. Un espace fait pour attiser la colère dans une spirale de violence mimétique qui va aboutir à faire monter un candidat d’extrême droite choisi pour apparaître messianique, mais qui ne sera en fait rien de plus que le Gniafron sur lequel Guignol tapera aux prochaines élections et assurera la victoire du candidat désigné par le pouvoir. C’est donc complètement scénarisé pour inhiber l’action de terrain et de réalité.

    « Ce n’est pas dans la rue que ça se joue »
    Et c’est là que la France est peut-être un poil plus subtile que ce que vous pensez : énormément de gens ont déjà compris cette étape-là. Pourquoi y a-t-il moins de gens dans la rue ? Parce qu’il y en a plein qui savent déjà que ça n’est pas le bon chemin de transformation du #système. Que ça n’est pas là que ça se joue. Qu’aller dans la rue ne sert qu’à une seule chose, c’est se retrouver, se donner de l’auto-empathie. Et ce n’est pas rien. Se dire qu’on est ni seul, ni fou est très important.

    Nous sommes, dans les faits, très nombreux. Et surtout ce n’est pas une question de nombre. Nous sommes déterminés, courageux, inventifs. Inarrêtables. Allons travailler dans le réel ! Travaillons à ce que nous voulons vraiment qu’il advienne. Ne le demandons pas. Faisons-le. C’est faire des écoles alternatives qui protègent les enfants, qui les éduquent correctement et en font des individus libres, joyeux, heureux et non des rouages d’un système techno-sanitaire délirant. C’est aller se nourrir autrement, cultiver autrement avec la #permaculture et l’ #agroécologie, faire des restaurants autrement, faire des cinémas autrement, faire la culture autrement. C’est se réapproprier tout ce qui nous a été confisqué : l’eau, la terre, les semences, la santé, l’éducation, la culture, la beauté, la joie.

    Tous les pans de la réalité sont en train de s’effondrer avec la chute du système néolibéral. Nous y vivons et il nous entraînait dans le #transhumanisme. Sa chute est une chance qui nous est offerte. L’idée selon laquelle l’ #humain serait insuffisant, incapable, ne pourrait pas prendre ses décisions tout seul, qu’il ne pourrait pas vivre sans des vaccins tous les trois mois ou des médicaments toutes les semaines, sans une prothèse numérique, c’est une anthropologie qui déteste l’homme et le Vivant. Elle cherche à mettre à sa place des systèmes techniques optimisés pour annihiler l’erreur humaine, la variabilité du vivant. C’est un idéal de détestation de l’humain et c’est celui-là même qui est dominant actuellement et doit s’effondrer.

    Est-ce que vous croyez réellement en un complot organisé, comme l’explique Pierre Barnerias dans Hold-Up, par exemple ?
    Non, il n’y a pas besoin d’aller si loin, ce n’est pas utile. Qu’il y ait des gens qui veulent faire élire un candidat plutôt qu’un autre, ça oui, j’en suis convaincu. Mais je ne crois pas que ce soit du #complotisme. C’est juste que des puissances d’argent ont tout intérêt à ce que les puissances politiques s’alignent avec elles. L’ #Union_européenne est ainsi le bras armé des #multinationales pour asservir le pouvoir politique.

    « Le pass sanitaire n’a rien à voir avec la santé »
    Après, est-ce que le virus a été parachuté et mis sur terre à dessein ? En fait, ça m’est complètement égal. Je n’ai même pas besoin de penser à ça, parce que je me mets à l’endroit où j’ai le pouvoir d’agir. Donc l’origine du virus n’est pas ce qui m’importe. A la fin, ce sont les mêmes puissances d’argent qui profitent. Les Américains le disent : quand vous ne comprenez rien, follow the money ! Qui gagne de l’argent dans cette crise ? Ni vous, ni moi. C’est dans la nature du capitalisme et du néolibéralisme particulièrement de profiter de chaque malheur pour en faire quelque chose de rentable.

    Idem, que des puissances politiques profitent d’un virus pour essayer de reprendre le contrôle sur la population, ça me semble une évidence. Le passe sanitaire aujourd’hui n’a rien à voir avec la santé, ni avec la vaccination, ni avec le virus. Par contre, il est bel et bien un hold-up du contrat social. C’est le #biopouvoir expliqué par Gorgio Agamben, Hannah Arendt et Michel Foucault. Chaque fois que les médecins sont trop proches du pouvoir politique, ce n’est pas bon. Ils tendent à établir une tyrannie techno-sanitaire.

    Comment est-ce qu’on peut expliquer le manque de moyens dans les hôpitaux et la #déliquescence progressive du système hospitalier, en #France comme en #Suisse d’ailleurs ?
    C’est une très vaste question dont je pense qu’on ne verra pas le bout le temps de cet entretien. On pourrait résumer ce constat au fait qu’on a confié la planification de la santé à un système techno-administratif complètement hors sol et décorrélé du soin. Les questions comptables sont devenues les seules variables à optimiser. Les 30 dernières années ont vu émerger le règne de la #technocratie_sanitaire. Et l’irruption du conseil stratégique entrepreneurial auprès des décideurs ( #Mac_Kinsey , etc… ) comme clé de résolution pour faire de la santé un marché rentable à bas coûts de production.

    « L’ensemble des données françaises est accessible à d’autres gens que les Français »
    Les investisseurs institutionnels du système de santé se sont petit à petit transformés. En France, l’ #assurance-maladie était liée à un système de contribution des actifs à l’assurance maladie. Petit à petit, l’Union européenne a obligé à un virage vers un système anglo-saxon, de financement par des fonds de pension. C’est-à-dire qu’en gros, vous allez donner la responsabilité de votre retraite ou de votre santé à une structure privée qui va aller jouer au casino avec votre pognon sur les marchés financiers. Ces énormes groupes financiers sont des #investisseurs_institutionnels qui dirigent la politique sanitaire, in fine, par le biais de l’Union européenne. Cela fait très longtemps que les #retraites et l’ #assurance-maladie sont lorgnés par ces #fonds_de pension internationaux, parce que c’est une manne énorme.

    L’ensemble des budgets sociaux français, c’est l’équivalent du budget de l’État. De quoi intéresser les investisseurs potentiels. Ce phénomène fait partie du mouvement idéologique néolibéral. Par ailleurs, d’autres investisseurs sont venus croquer le budget de la santé. Des investisseurs du numérique, de la data. De nouveaux opérateurs inconnus jusqu’ici, comme Google, Amazon, Facebook, Microsoft... Aujourd’hui, le #Health_Data_Hub français est possédé par Microsoft, donc fait partie du cloud act américain. L’ensemble des données françaises est accessible à d’autres gens que les Français. Si ces données sont potentiellement revendues à des propriétaires de compagnies d’assurance ou de retraite, ça pose problème. Ça correspond à une perte de souveraineté qui confine à la haute trahison de la part de nos élites. Le Covid vient nous dire qu’il faut réinventer un autre système de santé.

    Si je vous suis, cette pandémie est une opportunité, parce qu’elle révèle les failles d’un système dépassé ?
    Exactement ! Le Covid est venu appuyer sur tout ce qui fait mal. Richard Horton l’a appelé une « syndémie », justement parce que le problème n’était pas tant le virus que la fragilité de l’ensemble de notre système. Le Covid est le KAIROS en grec, le moment à saisir. Il y a un livre de Christiane Singer que j’aime bien qui s’appelle Du bon usage des crises . Elle dit que les crises sont là justement pour nous éviter le pire. Pour éviter de recommencer encore et encore les mêmes erreurs.

    A l’issue de cette crise, soit la majorité se plie et on bascule dans un avenir transhumaniste très sombre qui fera beaucoup de victimes collatérales, soit c’est une vraie occasion, une vraie chance que le peuple se lève et fasse tomber ce système de merde qui ne tient plus que sur des mensonges.

    Cette crise nous place dans une situation de dépendance économique très importante. C’est une crise monétaire aussi et je tiens à lancer l’appel suivant : remonétarisez-vous ! Comprenez ce que c’est que l’outil de création monétaire et pourquoi les Etats l’ont perdu. Et pourquoi il faut s’en redoter absolument. Toute une série d’émissions avec des universitaires a été faite sur la création monétaire. Ça s’appelle Prenez place, sur YouTube. https://www.youtube.com/c/PRENEZPLACE/featured Elles débouchent sur des propositions pratiques, à la fois sur des #cryptomonnaies adossées à la block-chain, à la fois sur des monnaies locales, des monnaies locales adossées à la block-chain, la #monnaie libre, etc...

    Comprenez-vous que l’on puisse s’interroger sur votre légitimité à faire des analyses sur le système monétaire, en tant qu’anesthésiste-réanimateur ?
    La légitimité vient probablement du caractère collectif et collégial des réflexions menées. J’en suis un des porte-parole. Ensuite, je viens de la philosophie. Avant de faire médecine, j’ai fait des études d’humanité classique : histoire antique, philosophie, géographie, littérature… Cela reste un de mes backgrounds, que j’ai continué à pratiquer ensuite pendant mes études de médecine. J’ai mené un Master 2 d’éthique médicale, orienté autour de la question de l’anthropologie de la technique. Le système monétaire, le système de santé, le système scolaire, sont des « systèmes techniques » comme d’autres. En ce sens, ils sont des objets de mon travail de recherche personnel.

    Beaucoup sont sensibles au discours de Réinfo Covid parce que, justement, il émane de gens parfois très simples, qui ont juste leurs émotions et une capture sensible et subtile de la réalité. Ils vont dire en quelques phrases ce que je vais mettre des jours ou des livres à écrire, parce que j’essaie de le dire de manière rationnelle.

    On est dans une république des experts, vous avez raison, dans laquelle ceux qui sont admis à parler sont ceux qui possèdent le diplôme équivalent, mais je vous renvoie à #Roland_Gori et à La fabrique des Imposteurs . Aujourd’hui, il y a de très nombreux imposteurs qui ont tous les diplômes pour s’exprimer et qui ne disent que de la merde.

    Vous qui travaillez sur le terrain, avez-vous constaté un rajeunissement de la patientèle hospitalisée ?
    Sur le #variant_Delta oui, il y a un certain rajeunissement. Mais il faut bien faire la différence entre les cas, les cas hospitalisés et les cas graves. Dans les cas graves, les cas hospitalisés effectivement, on a l’impression qu’il y a plus de gens entre 45 et 65 ans que lors des vagues précédentes. Cette impression doit encore être validée dans le temps.

    Cela s’explique peut-être par le variant, ou par l’état de santé général de la population qui n’est globalement pas bon. Une autre hypothèse est que les personnes plus âgées ont déjà fait les frais de l’épidémie, ou que la vaccination les protège en partie. En tous cas, instrumentaliser cette donnée pour faire peur et pousser à l’injection vaccinale est un argument pour le moment fallacieux eu égard à ce que nos savons des vaccins, de leurs risques et de leurs bénéfices potentiels.

    « La crise est une occasion de reconstruire notre société »
    Chacun est bien sûr libre de consentir à se vacciner si tant est qu’il ait reçu une information claire, loyale et appropriée. Information elle même basée sur une science impeccable. Aucun de ces critères n’est rempli pour l’heure.

    Finalement, ne pourrait-on pas résumer toute cette histoire par un combat du cynisme contre l’humanisme ?
    La #crise est une occasion de reconstruire notre société et c’est un sacré défi. Un sacré boulot ! Mais c’est plutôt super joyeux, parce que le grand arbre s’est enfin effondré et toutes les pousses qu’il dissimulait vont pouvoir fleurir : les monnaies alternatives, les écoles en conscience, une autre façon de soigner, de faire de l’agriculture, de faire l’économie, de travailler notre façon de prendre soin des personnes âgées, ou des enfants... tout ça était prêt, sauf que c’était caché par le grand arbre qui prenait toute la lumière. Enfin, une chance nous est donnée de renouer avec le vivant, d’arrêter de vouloir contrôler et prédire, pour enfin ressentir et s’ajuster.

    Est-ce que c’est un combat ? En tout cas ce n’est pas une guerre, parce que la guerre c’est l’éradication de l’ennemi. Ici, ça ne se fera pas, car le rapport de force est trop important. C’est un peu la leçon de l’Aïkido : l’idée que l’adversaire, c’est le partenaire.

    Je pense que, si l’on devait trouver une opposition, ce serait celle des gens qui ont peur contre des gens qui n’ont pas peur. Des gens qui tiennent à un système et qui ne veulent pas qu’il bouge contre des gens qui veulent que ça s’ouvre vers autre chose. Agir c’est tenir son « non ». C’est être capable de dire « j’assume les conséquences ». Si on les assume collectivement, si on est en nombreux, on a une puissance d’agir sur le réel très importante.

    C’est prendre conscience que par le boycott, l’obstruction vous êtes extrêmement puissant à infléchir le cours de la réalité. Il faut juste être suffisamment carré et suffisamment clair. Il faut rester groupés, serrer les coudes et garder les yeux rivés sur ce vers quoi vous avez envie d’aller. Ça va passer.

    • L’ oxygénothérapie aussi est quelque chose qui sauve des vies et permet de gagner du temps. Juste mettre de l’oxygène dans le nez des gens en fait. C’est pareil : on sait le faire en médecine de ville, on n’est pas obligé de le faire en réanimation. Ça dépend de la dose, mais on peut le mettre en route à la maison, en ambulatoire. Idem pour la corticothérapie qui est utile au stade de l’orage cytokinique. Dans toutes les infections virales, il peut survenir une surinfection bactérienne. Le traitement est alors une antibiothérapie. Tout cela est du ressort de la médecine de ville.

      Au lieu de ça, s’est mise en place une tout autre façon de faire. On a négligé voir interdit la médecine de ville pour laisser l’hôpital se surcharger. Je ne vous parle même pas du gag à répétition des masques. N’importe qui de sain d’esprit doit voir que quelque chose cloche. Et tout le monde l’a vu. Mais certains sont rentrés dans une rationalité morbide. Par déni des conclusions à tirer, ils ont cherché à soutenir et justifier les choix politiques sidérants.
      . . . .

    • Or, quand est-ce que la religion a eu besoin de créer l’Inquisition ? C’est lorsqu’elle était malmenée, mise en défaut, lorsqu’elle avait tellement triché, vendu des indulgences, lorsque sa construction même se dérobait sous ses pieds. L’inquisition se crée lorsque les choses tournent mal pour ceux qui tiennent le système de croyance.

    • L’intérêt de cet article est la description de la démolition de notre système de santé par la gestion gouvernementale aberrante de cette pandémie
      Exemple, la saturation des hôpitaux et de leurs urgences en donnant ordre de ne pas soigner les malades au début, sauf avec du paracétamol.

      Si on part du fait que cette destruction, est demandée en clair par l’union européenne, beaucoup de décisions macron, OMS . . .. s’expliquent.

      Pour le reste, discussions, ergotages sur le virus, son traitement, les courbes et simulations mathématiques, laissons cela aux spécialistes et amateurs faisant illusion, ou scientifiques , tous en désaccord, normal.

      Comme le dit la Reine d’Angleterre, Honni soit qui mal y pense .

    • Dans mon relevé de sa ligne de défense bidon (https://seenthis.net/messages/926892) , je l’avais zappé celle-là :

      En sciences, ce sont toujours une minorité de gens, d’abord considérés comme des fous, puis comme des héros, qui sont parvenus à trouver des solutions différentes de ce qui semblait établi comme vérité.

      C’est très exactement le contraire : ce cas est une extrême minorité, ça n’est quasiment jamais arrivé dans l’Histoire. Toutes les découvertes importantes ont été relues, discutées, et approuvées comme étant intéressantes à approfondir par les spécialistes du même thème. On s’en fout des autres, du grand public, ou que sais-je, c’est pas à eux qu’on va demander si une découverte est pertinente ou pas, mais bien à celleux qui sont capables de comprendre et reproduire les mêmes calculs, les mêmes expériences, etc.
      Et c’est bien pour ça que tous ceux capables de discuter du même domaine qui ont tenté de relire ou reproduire les affirmations fantaisistes de Raoult (et donc de Fouché) ont dans une écrasante majorité dit que c’était du grand n’importe quoi pas sérieux.

      Bref encore un énorme mensonge de plus au milieu de toute cette merde.

  • Elon Musk, le singe et les trois cochons : une fable transhumaniste ?
    https://theconversation.com/elon-musk-le-singe-et-les-trois-cochons-une-fable-transhumaniste-16

    Elon Musk ne s’intéresse pas seulement aux voitures électriques ou aux fusées réutilisables, mais aussi à nos cerveaux. La #start-up #Neuralink, qu’il a cofondée, ambitionne de développer des interfaces cerveau-machines abordables, qui pourront être implantées ou retirées quasiment à loisir. Une vidéo relayée en avril par le milliardaire montrait un singe porteur d’un tel prototype contrôler un jeu vidéo par la pensée. Ses concepteurs l’assurent : demain, de tels dispositifs rendront la vue aux aveugles, traiteront les problèmes neurologiques, voire amélioreront nos capacités. Philippe Menei (Université d’Angers) décrypte ce discours qui, sous couvert de médecine, fait rimer #transhumanisme et #consumérisme.

    (texte issu de la newsletter de The Conversation)

  • Il aura fallu trois jours pour éteindre l’incendie de la méga-batterie Tesla en Australie
    Préparons-nous à ce nouveau type de catastrophe.
    https://korii.slate.fr/tech/technologie-incendie-mega-batterie-tesla-neoen-australie-victoria-pompie
    Repéré par Thomas Burgel sur The Guardian https://www.theguardian.com/australia-news/2021/aug/02/tesla-big-battery-fire-in-victoria-burns-into-day-three

    Il y a quelques semaines, des experts britanniques tiraient la sonnette d’alarme : les « fermes à batteries » installées à tour de bras un peu partout dans le pays pour compenser les intermittences des énergies renouvelables constituaient de véritables bombes à retardement https://korii.slate.fr/tech/technologie-fermes-batteries-stockage-lithium-ion-danger-incendies-explo .

    Ce risque d’explosion et d’incendie est depuis longtemps connu pour la technologie lithium-ion, mais les exemples sont effectivement appelés à se multiplier. Comme fin juillet à Moorabool dans l’État de la Victoria en Australie, où une « méga-batterie » Tesla de 13 tonnes a explosé puis pris feu https://www.theverge.com/2021/7/30/22602411/neoen-tesla-megapack-fire-victorian-big-battery , mettant les soldats du feu du cru dans une position délicate.

    D’une puissance de 300 MW et produite par la firme française Neoen https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/tesla-et-le-francais-neoen-veulent-construire-une-nouvelle-batterie-geante- , la « Victorian Big Battery » était en cours d’installation et en phase de tests initiaux https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-07-30/fire-erupts-at-tesla-big-battery-in-australia-during-testing . L’incident n’a heureusement fait aucun blessé ni mort, et n’a pas impacté la fourniture énergétique de la Victoria.

    Il n’a cependant pas été sans conséquence : une alerte aux fumées toxiques a été émise par les autorités pour les communautés avoisinantes, auxquelles il a été demandé de soigneusement se calfeutrer https://www.smh.com.au/business/the-economy/fire-breaks-out-during-testing-of-victorian-big-battery-near-geelong-2021073 pour éviter tout risque d’intoxication.

    Une première, pas la dernière
    « Il nous semble que c’est la première fois au monde que nous devons faire face à l’incendie d’une méga-batterie », a expliqué Ian Beswicke, chef des pompiers de la zone repris par The Guardianhttps://www.theguardian.com/australia-news/2021/aug/02/tesla-big-battery-fire-in-victoria-burns-into-day-three .

    « Ces feux de méga-packs sont complexes à combattre, car on ne peut pas se contenter de les noyer sous l’eau : ça ne fait que prolonger la durée de l’incendie. »

    Les soldats du feu ont donc pris conseil auprès d’experts de la chose, à commencer par ceux de Tesla. La solution ? Refroidir ce qui entoure l’incendie pour éviter la contagion, et attendre que la chose se consume d’elle-même.

    C’est ce que les pompiers ont fait. Il aura finalement fallu plus de trois jours pour qu’ils puissent déclarer l’incident sous contrôle, et qu’ils commencent à surveiller la zone en cas de récidive.

    Le temps de l’enquête peut désormais advenir : ces batteries géantes étant appelées à se multiplier partout dans le monde, ses conclusions seront sans doute scrutées de très près.

    #fermes_à_batteries #batteries #méga-batteries #Australie #Neoen #méga-packs #pompiers #incendies #Tesla et ses #batteries de merde #elon_musk #énergie #technologie #innovation #technologisme #électricité #transhumanisme

  • La Californie dédommage les victimes de stérilisation forcée Katja Schaer/jfe
    https://www.rts.ch/info/monde/12353527-la-californie-dedommage-les-victimes-de-sterilisation-forcee.html

    L’Etat de Californie, aux Etats-Unis, a décidé cette semaine d’octroyer 7,5 millions de dollars de son budget aux victimes de stérilisation forcée. La pratique remonte au début du XXe siècle, portée par plusieurs scientifiques de renom favorables à l’eugénisme.

    Au moins 20’000 personnes - femmes et hommes - ont subi une stérilisation forcée en Californie. Mais ce chiffre est peut-être l’arbre qui cache la forêt, les documents et les données étant difficiles à se procurer et souvent gardés secrets.


    La stérilisation forcée trouve son origine au XIXe siècle. A l’époque, plusieurs pans de la médecine convergent vers le même objectif : l’amélioration de la race humaine.

    Jusqu’en...2014
    Cette amélioration passe notamment par la stérilisation forcées des personnes jugées « anormales ». En 1909, la Californie adopte alors sa première loi eugéniste, qui l’autorise à stériliser les personnes emprisonnées et institutionnalisées.

    La loi va connaître deux modifications qui permettront d’élargir la définition de l’anormalité. Les personnes handicapées, les malades psychiques et mentaux, les pauvres et les personnes de couleur - en particulier d’origine latine - pourront être stérilisées. De nombreuses femmes jugées « sursexuées » seront elles aussi soumises à cette procédure.

    Officiellement, la loi autorisant la stérilisation forcée a été invalidée en 1979. La pratique a toutefois été maintenue dans les prisons. Les dernières affaires remontent à 2014.

    La pratique était autorisée dans la majorité des Etats américains, mais la Californie compte pour un tiers des quelque 60’000 interventions pratiquées à l’échelle nationale.

    Basée sur l’eugénisme
    Si la stérilisation forcée a été si largement appliquée en Californie, c’est parce qu’au début du XXe siècle, l’Etat est l’épicentre de la pensée eugéniste aux Etats-Unis. L’amélioration de la race s’est imposée en science et la Californie abrite plusieurs scientifiques de renom, favorables à cette théorie.

    Ce concept est même porté par les grandes universités, comme Stanford, notamment. En 1920, le président de l’université californienne, David Starr Jordan, postule que des traits de caractères ou mêmes des conditions sociales comme le talent et la précarité, sont héréditaires.

    Le directeur s’oppose au mélange de races et déplore ce qu’il appelle le déclin de la race nordique, à laquelle il associe les Anglo-Saxons. Ces scientifiques n’auraient pas pu exister sans l’aide d’organisations comme l’institution Carnegie ou la fondation Rockefeller.

    Au début du XXe siècle, Oliver Wendell Holmes, juge à la Cour suprême américaine, soutient la pratique de la stérilisation forcée. Ses propos seront d’ailleurs repris pour défendre les pratiques nazies lors du procès de Nuremberg.

    #eugénisme #racisme #transhumanisme #stérilisation #contraception_forcée #histoire #santé #inégalités #femmes #stérilisation #Pauvres #Femmes #Hommes #nefants #Californie #USA #états_unis #Stanford #philanthropie #philanthropes #Carnegie #Rockefeller #philanthrocapitalisme #philanthropie

    • La Californie, cet état qu’on nous présente toujours comme un paradis.
      Quand aux bienfaiteurs professionnels de l’institution Carnegie ou de la fondation Rockefeller, ce sont aussi des innocents professionnels.

    • En France,le nombre de stérilisations dans la population générale, déjà peu élevé, a diminué au cours des dix dernières années, il est de 22.000environ par an.Pour les handicapés, aucune enquête n’était disponible, en matière ni de stérilisation, ni de contraception. La mission a réalisé une étude spécifique à partir des actes de stérilisation masculine et féminine effectués en1995 et1996 dans les hôpitaux publics et quelques établissements privés, selon les données du PMSI.D’après ces données déclaratives, l’ampleur du phénomène, notamment pour les personnes handicapées, apparaît faible, mais non marginal . On a ainsi repéré en 1996 environ 15 cas de stérilisation d’hommes handicapés sur les 423 actes de ligatures des canaux déférents et quand même 2% de stérilisations de femmes, handicapées ou en grandes difficultés sociales, selon le diagnostic associé, c’est à dire 211 cas sur10.453. Enfin, la tranche d’âge des femmes de moins de 25 ans qui ont eu une ligature bilatérale des trompes comprend vingt femmes, soit un quart de l’effectif.

      https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/984001636.pdf

  • Polluer avec Elon Musk et les « mineurs » de bitcoin chinois Philippe Mabille

    Ne dites plus « je spécule sur les cryptos » mais « je pollue avec Elon Musk dans une « mine » à charbon chinoise ». Depuis que le fondateur de Tesla s’est rendu compte que sa proposition de payer sa voiture électrique en bitcoin avait un bilan carbone désastreux, rien ne va plus pour la monnaie digitale. Coup de com’ du trublion ou, comme l’affirme dans notre interview un expert acquis à la cause, les conséquences des « pressions » menées par les anti-bitcoins ? Preuve, s’il en est, que le bitcoin, qui représente déjà la consommation énergétique de l’Italie, devient un problème macro et politique.

    Que s’est-il passé entre le 24 mars, lorsque le fantasque milliardaire a lancé sur Twitter son « you can now buy a Tesla with bitcoin » et son changement de pied de cette semaine ? Réponse : 1 milliard de dollars de gains sur son investissement de 1,5 milliard dans la crypto-vedette et surtout une volée de bois, vert évidemment, de la part de quelques détracteurs qui ont fait les comptes : comme le mix énergétique en Chine utilise principalement des centrales à charbon, il y a là de quoi remettre en cause la lutte contre le réchauffement de la planète. Tout cela en quelques clics... . . .

    La suite : https://www.latribune.fr/opinions/editos/polluer-avec-elon-musk-et-les-mineurs-de-bitcoin-chinois-884652.html

    #tesla #elon_musk #électricité #énergie #spacex #bitcoin #espace #silicon_valley #intelligence_artificielle #voiture_électrique #en_vedette #technologisme #automobile #capitalisme #transhumanisme #technologie #énergie #ia

  • Nicolas Le Dévédec, La grande adaptation, 2019 | Et vous n’avez encore rien vu...
    https://sniadecki.wordpress.com/2021/03/09/ledevedec-adaptation

    Face à l’insouciance des premiers transhumanistes, portés par une foi inéluctable dans l’avenir radieux et uniquement préoccupés par l’augmentation des performances physiques, intellectuelles et émotionnelles individuelles, les promoteurs de ce transhumanisme social font valoir une vision inquiète du futur, obscurcie par l’ombre des risques existentiels globaux [7], et mettent ainsi de l’avant la nécessité d’ouvrir le mouvement à des préoccupations sociales et collectives plus générales. Cette ouverture marque pour beaucoup une mue du mouvement, qui deviendrait davantage responsable et donc davantage respectable. Dès lors que l’on prend pourtant au sérieux les arguments avancés par ses partisans, force est de constater que cette branche du mouvement ne marque en réalité aucune rupture idéologique significative. À l’inverse, elle contribue plutôt à étendre encore un peu plus les frontières de la dépolitisation à des questions sociales et collectives plus générales. Au cœur de ce transhumanisme se trouve pour ainsi dire la conviction que les risques globaux contemporains – terrorisme, catastrophe climatique, dérapage de l’intelligence artificielle, etc. – sont, pour autant qu’on les prenne au sérieux, moins des problèmes politiques que des problèmes psychobiologiques, liés à l’archaïsme moral de l’humain. Pour être à la mesure de ces risques, l’humanité devrait ainsi faire preuve de résilience en adaptant techniquement son niveau d’empathie, son sens moral.

    […]

    Pour ces transhumanistes, nombre de problèmes de santé publique contemporains seraient en effet dû, non pas à notre environnement social, aux inégalités sociales ou au modèle de vie industriel propre au capitalisme moderne, mais à une inadéquation de notre corps à cet environnement. Une fois de plus, le problème n’est pas tant politique que biologique. C’est dans cette perspective que l’ingénieur Ray Kurzweil, l’une des figures majeures du transhumanisme, propose d’aborder la question du diabète et de l’obésité. Dans son texte très éclairant sur le sujet, intitulé “Human Body Version 2.0”, Kurzweil défend en effet la nécessité de transformer radicalement nos corps pour remédier à ces problèmes de santé publique

    […]

    Si une partie des transhumanistes s’accorde sur le constat d’une crise écologique et sur l’éventuelle responsabilité de l’être humain dans cette crise, les solutions proposées sont néanmoins encore une fois symptomatiques du renoncement social et politique qui caractérise l’idéologie du mouvement. Ici non plus, il n’est pas tant question d’interroger le bien-fondé de la civilisation industrielle capitaliste moderne, mais plutôt d’adapter techniquement l’humain à l’environnement saturé contemporain. Face à la nouvelle ère écologique de l’anthropocène, la réponse transhumaniste est moins politique que technoscientifique.

    Outre la perspective de la géo-ingénierie, certains transhumanistes ont dans cette perspective récemment fait valoir la possibilité de mettre en œuvre une forme de décroissance. La décroissance envisagée n’est ceci dit nullement celle de notre mode de vie, c’est-à-dire celle du progrès technique illimité ou de la croissance économique infinie, mais principalement celle de la population. En une biologisation du sujet, le problème climatique pour les transhumanistes n’est en effet pas tant politique que populationnel

    […]

    Mais l’allongement de l’espérance de vie, et la décroissance démographique qu’il devrait supposément engendrer, présente encore un autre avantage, selon Marc Roux et Didier Cœurnelle. Il permettrait en effet, selon eux, de contribuer à atténuer la volonté humaine de consommer. Bien loin d’être instituée socialement – comme l’ont montré par exemple aussi bien Marshall Sahlins que Jean Baudrillard – la consommation constitue plutôt pour les transhumanistes un phénomène générationnel. Elle relèverait d’une propension naturelle qui s’estomperait progressivement – miraculeusement – avec l’âge

    #transhumanisme #transhumanisme_social #politique #malthusianisme #critique_techno

  • Armée française : « Une réflexion éthique et politique sur le “soldat augmenté” est nécessaire »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/04/armee-francaise-une-reflexion-ethique-et-politique-sur-le-soldat-aumente-est

    L’argument de la singularité des missions assurées par les militaires, parfois dans des contextes extrêmes, ne justifie pas le relativisme éthique là où les valeurs de dignité humaine sont engagées. Car ces transgressions, ne serait-ce que par exception dans un premier temps et demain de manière routinière, compromettent nos principes dès lors qu’une personne est instrumentalisée en fonction d’objectifs qui révoquent ses droits fondamentaux. L’impératif supérieur invoqué n’est pas de renforcer ses capacités à préserver sa vie, mais d’en faire un combattant augmenté en occultant ses facultés humaines de jugement, de discernement, sa capacité d’apprécier en conscience les risques, y compris ceux auxquels il serait exposé. Dans le contexte de numérisation de l’humain et de virtualisation du monde, la prudence aurait été plutôt de renforcer la compétence du militaire à assumer ses éminentes fonctions en conscience et en responsabilité. L’éthique médicale ne doit pas s’adapter aux règles d’une guerre assimilable à un jeu vidéo, car les conséquences des décisions d’un combat réel ne s’évaluent pas à l’aune du score d’un engagement virtuel.

    #transhumanisme

  • Des enfants à la carte
    https://laviedesidees.fr/Jonathan-Glover-Choisir-ses-enfants.html

    À propos de : Jonathan Glover, Choisir ses enfants. Conception, #génétique et #handicap, Labor et Fides. L’ingénierie génétique donne la possibilité de choisir, en partie, la personne de nos enfants. Est-ce condamnable ? Au nom de quoi ? J. Glover, grande figure de l’éthique appliquée, répond à ces questions de manière mesurée, en distinguant les opérations de prévention et celles de transformation.

    #Société #Philosophie #bioéthique #transhumanisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20201216_glover.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201216_glover.docx

  • Hervé Kempf, en vert et contre tous | La mule du pape
    https://www.lamuledupape.com/2020/10/19/herve-kempf-en-vert-et-contre-tous

    « Le #transhumanisme est un vrai projet, ils y croient beaucoup », prévient Kempf, qui reprend la citation de l’historien Yuval Noah Harari : « Il y aura une petite élite privilégiée d’humains augmentés […]. Ceux qui prennent le train du progrès acquerront des capacités divines de création et de destruction ; qui reste à la traîne sera voué à l’extinction ». Et le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O, qui savoure le coronavirus : « La crise nous offre l’opportunité d’une transformation plus volontaire encore ». De quoi renforcer le fossé entre « ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien ».
    « Toute technologie numérique présentée comme devant simplifier la vie quotidienne est en fait un moyen supplémentaire de contrôle », écrit Hervé Kempf, qui cite également la glaçante Thatcher, pour qui « l’économie est une méthode ; le but est de changer le cœur et l’âme ». Visionnaire.

    #capitalisme

  • COVID-19 : vers une gouvernementalité anthropocénique
    https://www.terrestres.org/2020/09/30/covid-19-vers-une-gouvernementalite-anthropocenique

    Le choix d’une mise à l’arrêt temporaire de l’économie réelle par l’adoption du confinement de masse ainsi que l’ensemble des mesures qui se sont suivies pour répondre à la propagation fulgurante de la Covid 19 semblent configurer une nouvelle forme de gouvernementalité s’appliquant à l’échelle planétaire et s’appuyant sur les technologies de contrôle numériques pour s’exercer : une gouvernementalité anthropocénique. Que les États décident de mettre quasi-simultanément sous cloche environ 4 milliards d’êtres (...)

    #technologisme #transhumanisme #domination #COVID-19 #santé

    ##santé