• #Émilie_Dubreuil : « Je pensais que j’étais transgenre »
    http://tradfem.wordpress.com/2019/05/13/je-pensais-que-jetais-transgenre

    Une dizaine d’études ont été menées à travers le monde et arrivent sensiblement aux mêmes résultats : la majorité des enfants qui vivent une dysphorie de genre se réconcilient avec leur sexe biologique à la puberté.

    On parle ici de « désistance ». Le mot n’est pas très français, mais c’est celui utilisé dans le vocabulaire spécialisé.

    Et toujours dans une vaste majorité, ces jeunes se révèlent homosexuels.

    Ces recherches divisent les spécialistes de la question, qui se disputent à coup d’études, publiées principalement par la revue scientifique International Journal of Transgenderism. Le ton y est plus ou moins courtois, ce qui est plutôt singulier dans le monde sobre des revues scientifiques.

    Une des critiques les plus retentissantes de ces études va même jusqu’à suggérer de ne carrément pas faire d’études longitudinales et de seulement écouter les enfants. Elle s’attaque aussi à l’étymologie des mots « persistance » et « désistance » entrés dans le jargon. Ces mots, dit cette critique, seraient péjoratifs.

    En Suède, un chercheur a été jusqu’à publier une étude dont la conclusion est pour le moins originale en science : il demande à ses collègues d’arrêter de se chicaner ! « Les enfants et leurs familles n’ont pas besoin de cliniciens qui s’engueulent, mais de traitements responsables basés sur des données solides », résume-t-il.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://ici.radio-canada.ca/info/2019/05/transgenre-sexe-detransitionneurs-transition-identite-genre-orientation/#

    • Elle et son ex-mari avaient accepté sans problème l’affirmation de leur fille de 11 ans lorsqu’elle leur a dit qu’elle était un garçon. Des mois plus tard, alors qu’aux nouvelles, on discute de la déclaration de Donald Trump « Just grab them by the pussy », l’adolescente déclare à sa mère :

      « Tu vois, c’est pour ça que je ne voulais pas être une femme, c’est incroyable comment on traite les femmes dans notre société ! »

      « Je lui ai demandé pourquoi elle parlait au passé », me raconte Brie Jontry de son appartement au Nouveau-Mexique. « Elle m’a dit qu’elle ne se sentait pas vraiment comme un gars, mais qu’elle trouvait que le monde était bien hostile aux femmes et qu’elle a pensé que ce serait mieux alors d’être un gars. Tout cela est si complexe. »

      Depuis trois ans, cinq médecins ont quitté le Gender Identity Development Service (GIDS) de Londres. Ils racontent au Times que beaucoup de jeunes gais et lesbiennes victimes d’intimidation croient que le fait de changer de sexe va leur éviter de subir les affres de l’homophobie. Et, selon leurs dires, cela touche particulièrement les jeunes lesbiennes. Les cliniciens s’inquiètent du fait qu’on mette sous traitement, potentiellement, beaucoup d’enfants tout simplement homosexuels et mal dans leur peau au point de se dire qu’il faudrait la changer. Des médecins racontent même que parmi les employés de la clinique, certains faisaient de l’humour noir en disant : « Il n’y aura plus de gais. » (There would be no gay people left)

      Néanmoins, ce lien entre homophobie intériorisée et identité de genre préoccupe. L’an dernier, des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont voulu savoir si l’intimidation homophobe avait une influence sur l’identité de genre. Résultat : plus les jeunes étaient victimes d’homophobie (insultes, rejet, etc.), plus ils avaient tendance à vouloir changer de sexe.

      Tradfem a déjà traduit les témoignages intéressants d’une mère dont la fille reçoit des injonctions à transitionner car elle n’est pas assez féminine et une lesbienne butch qui s’inquiète de l’orientation des lesbiennes peu féminines vers la transidentité. Comme si la définition de la féminité devenait plus étriquée. C’est ce que font les autorités iraniennes : mieux vaut trans que gay... C’est inquiétant.

    • Au début, c’est formidable. Il se sent bien. Il s’habille désormais en femme. Il change son nom.

      « Je n’ai jamais eu autant de libido qu’à ce moment-là, c’était super chouette. C’était un projet, un rêve de devenir un nouvel être humain, j’étais euphorique. »

      Et puis le médecin qui le traite lui offre de passer à une autre étape : il subit l’ablation des testicules. Et là, rien ne va plus. Tout d’un coup, Jay n’est plus capable d’éjaculer. Ce problème va déclencher de l’anxiété et une grosse remise en question. Il sombre dans une dépression profonde et entreprend une thérapie.

      Chez son psychologue, Jay se rend compte qu’il a pris une mauvaise route. « J’étais gai et je ne l’acceptais pas. C’était aussi simple que ça. Je n’ai jamais été une femme. J’ai voulu me faire croire et j’ai fait croire à tout le monde que j’étais une femme parce que l’idée de changer de peau quand on n’est pas bien dans la sienne est tellement séduisante ! »

      « Aujourd’hui, j’ai des seins et un pénis, mon visage est peut-être celui d’une femme, ou d’un homme », soupire Jay, qui dit en plus subir la haine d’anciens amis transgenres pour avoir exprimé ses regrets. Il n’ose même plus se rendre à la piscine, effrayé à l’idée de montrer son corps aux autres.

      « Changer de sexe, cela devait me libérer, mais ça a fait l’inverse. J’ai une dépendance aux hormones pour le reste de ma vie. J’ai des chaleurs comme une femme ménopausée et je n’ai pas de relations sexuelles », dit-il.

      « Pourquoi personne ne m’a aidé à m’accepter comme un homme gai efféminé ? »

      – Jay

      #consentement #médecine

    • « Les évaluations ne vont pas aider à prévenir les détransitions. On ne peut pas prédire l’évolution du genre. Les évaluations sont très stéréotypées, basées sur des comportements clichés, binaires. Elles découragent une exploration libre et honnête », dit-elle. « Elles peuvent même pousser quelqu’un à mentir et à donner des réponses toutes faites au clinicien pour obtenir la transition voulue », ajoute-t-elle.

      La majorité des intervenants estime que le nombre de ceux qui regrettent leur transformation est trop peu élevé pour qu’on remette en question cette approche affirmative qui a fait ses preuves auprès des enfants dysphoriques.

      « Ce que nous constatons généralement chez les ados, c’est que le très faible pourcentage qui décident de revenir vers une expression de genre qui correspond au genre assigné à la naissance le font, non pas parce qu’il y a eu erreur, mais parce qu’ils vivent un rejet familial ou qu’ils sont la cible de transphobie », soutient par courriel la psychologue montréalaise Françoise Susset, membre, elle aussi, du Pediatric and Adolescent Gender Dysphoria Affirmative Working Group.

    • Jesse déplore les effets de la testostérone sur son corps. « J’ai des séquelles importantes autant physiquement que mentalement. Aujourd’hui, cette idée de changer de corps, qu’on dit progressiste, me semble paradoxalement rétrograde. Il y a de la place dans notre société pour des gens qui ne se conforment pas à leur genre biologique, mais qui peuvent être différents, non binaires, sans prendre des médicaments toute leur vie. »

      Il dépose donc un projet de recherche sur la désistance à la petite Université Bath Spa. La réponse : le sujet n’est pas politiquement correct.

      Le psychologue a décidé de poursuivre l’Université, ce qui a suscité quelque intérêt dans les médias britanniques et a valu à James Caspian des dizaines d’appels et de courriers électroniques acerbes. « Les activistes trans craignent que ces histoires-là fassent reculer les droits des jeunes trans », explique Caspian. Et cela, il le comprend, et il compatit, car il connaît les épreuves traversées par les personnes transgenres.

      Mais il invoque le serment d’Hippocrate. « Nous ignorons les voix de ces gens qui disent qu’on leur a fait du mal en leur prescrivant une transition qui s’est avérée non souhaitable. »

      C’est pour cela qu’il juge qu’il faut essayer d’avoir plus d’empathie pour ces jeunes qui changent d’idée.

      « Mes collègues me disent de m’abstenir de publier sur le sujet, car la question transgenre est une sorte de nouveau tabou. »

      La plupart des détransitioneurs à qui nous avons parlé nous ont raconté avoir été très militants lors de leur période trans. « C’est nous contre eux », raconte Jay. « Mes amis trans et moi, on s’encourageait à dénoncer tout ce qui pouvait être perçu comme une discrimination, à attaquer ceux qui utilisaient le mauvais pronom, à traiter de “transphobe” quiconque posait des questions. Ironiquement, je fais aujourd’hui partie de ce qu’ils considèrent comme un ennemi de la cause. »



  • je fais passer ce message de C. de Trogoff adressé à la liste du Terrier :

    Chers tous,
    il reste quelques TROU le queerzine de PCCBA avec de vrais bouts de textes dedans et même des dessins et de la BD...
    Albane Moll, Sidsel, L.L. de Mars, Lost-Opium, Célia Portet, Pole Ka, Jo H, Charon Mavado, Doublebob... vous livrent leurs visions queer, Jacques Ars nous raconte les luttes homos des années 80 et une archive d’ACTUEL nous rappelle les « New-York Dolls ».

    Vous pouvez le commander ici : http://le-terrier.net/pccba

    et elle ajoute (je l’ai pas lu moi-même mais ça a l’air vraiment pas mal)

    Et si les questions de genre ou de binarité vous intéressent je vous
    conseille la lecture de Thierry Hoquet « Le sexe biologique » (tome 1
    femelles et mâles ? Histoire naturelle des (deux) sexes) qui parce
    qu’il est moins connu que le « Trouble dans le genre » de Butler ou le
    « Testo junkie » de Preciado peut passer à la trappe et ce serait
    vraiment dommage.
    Proche d’Elsa Dorlin et de la cyborg philosophy, il se propose
    d’interroger la différence des sexes à travers le prisme (biaisé ?) de
    la science et les prolongements philosophiques et sociaux de nos
    connaissances actuelles en biologie.
    Le livre est extrêmement bien documenté avec une quarantaine de textes (d’Hippocrate à nos jours en passant par Darwin ; de Buffon à
    Fausto-Sterling en passant par Gourmont), analysés points par points, dessins, gravures, schémas.
    Bon, ensuite interro surprise sur la reproduction des algues et des
    bactéries, vous serez imbattables.

    #queer #transidentité


  • Qu’est-ce que la non-binarité ? Entretien avec la sociologue Karine Espineira - Les Inrocks
    https://www.lesinrocks.com//2018/07/08/actualite/quest-ce-que-la-non-binarite-entretien-avec-la-sociologue-karine-espinei

    On est dans une société où on a deux sexes sociaux, et donc deux genres, homme et femme, auxquels correspondent des rôles bien précis. Il y a donc des gens qui ont peur que ce que j’appelle “l’ordre des genres” soit chamboulé. Car, d’un seul coup, ce sont les rôles qui se re-distribués, qui sont critiqués, analysés etc. Et donc il y a la peur que la société, telle qu’un certain nombre de gens la voient, change, évolue. Ce sont des mouvements conservateurs, qui veulent ne rien changer à nos croyances et à notre culture. Bref, c’est le rejet de la différence. Donc je ne suis pas du tout étonnée que la vidéo d’Arrêt sur images ait suscité cela. C’est une grande peur des mouvements traditionalistes et conservateurs, on veut un papa, une maman, des enfants, un couple hétérosexuel, une filiation hétérosexuelle, une culture qui soit Française...

    Pensez-vous qu’à terme l’administration française reconnaîtra un genre “neutre” et y êtes vous favorable ?

    Je suis complètement partagée là-dessus. Il y a toujours danger à créer de nouvelles cases. Si on interroge les personnes trans, qui sont largement concernées par cette question, elles-mêmes sont très partagées. Il y a des personnes trans qui sont par exemple non-binaires et qui souhaiteraient autre chose que le genre homme-femme, et qui seraient pour cette troisième case qui pourrait être le genre neutre par exemple. D’autres groupes y verraient plutôt la possibilité d’une discrimination de plus : cette case serait un marqueur, et, selon les régimes politiques en place - et on a parfois même des démocraties qui ne sont pas des bonnes démocraties… - cela pourrait poser problème. Imaginons l’usage que pourrait faire un gouvernement un peu raide de cette troisième case...

    L’autre solution qui moi, me paraîtrait intéressante c’est de se poser la question de savoir si on a vraiment besoin, sur les papiers d’identité, d’avoir le M ou le F (pour masculin/féminin), si sur les papiers de sécurité sociale on a vraiment besoin du 1 ou du 2 (pour masculin/féminin). Est-ce que notre société ne serait pas capable de vivre sans ce marqueur-là ? Au-lieu de rajouter une case, ne peut-on pas se demander si on a vraiment besoin de ces deux cases ? Je suis d’origine chilienne, et, j’ai déjà eu une carte d’identité là-bas où il n’y avait pas ces marqueurs, juste moi ! Mais bon, depuis, le pays a rajouté le F et le M.

    Je poste en mieux et je choisis un extrait pour @rastapopoulos. Moi je suis en colère contre M. Barbu qui jouit du privilège qu’on ne le prenne pas pour une débile chaque fois qu’il ouvre la bouche et qui se paye le luxe d’être un peu une femme quelque part (nulle part, mon gars, c’est pas un sentiment, c’est une expérience sociale !) et un peu aussi de voir qu’on ne peut être contre ça qu’en étant réac. Mais son exigence de voir tout le monde échapper un jour à la réduction à son sexe et à sa signification sociale étriquée me rassure un peu.

    Une copine m’a indiqué cet article pour ce que dit l’autrice du besoin, à un moment, pour beaucoup de personnes trans, de cultiver l’apparence (biologique ou symbolique, barbe ou robe) du sexe auxquelles elles s’identifient. Je pense que s’identifier sans faire aucun effort pour l’être, c’est se branler la nouille (soit un truc de gars qui ignore tout de ce qu’on vit et se paye des fantasmes sur le fait qu’il ne vit pas dans un monde social mais chez les fameux Bisounours).

    #genre #transidentité #non-binarité #gender-fluid #queer


  • Les #transidentités, racontées par les trans (1/4) : Histoire inédite d’une mobilisation
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-transidentites-racontees-par-les-trans-14-histoire-inedite-dune-mo

    Étrangement, l’histoire des mobilisations trans n’a jamais été faite par l’université en France, et très peu racontée par ailleurs. Or c’est une histoire longue, riche et complexe, en partie liée à la mémoire LGB (lesbienne, gay, bisexuels) et que de nombreux témoins peuvent raconter.


  • Brown U. Scrubs Website of Study on Gender Confusion Amid Pressure From Transactivists
    https://www.christianpost.com/news/brown-u-scrubs-website-study-gender-confusion-pressure-transactivists

    The Ivy League university in Rhode Island said Monday that it decided to take down a news story by Lisa Littman, a member of the faculty in the Department of Public Health, which was recently published in the scientific journal PLOS ONE, because it could be seen as unsupporting of the transgender community.

    Littman’s peer-reviewed study, “Rapid-onset gender dysphoria in adolescents and young adults: A study of parental reports,” examined hundreds of detailed surveys of parents whose adolescent and young adult children began experiencing gender confusion and identifying as transgender.

    Her research found that the worsening of mental well-being and parent-child relationships and behaviors that isolate adolescents and young adults from their parents, families, friends who did not self-identify as trans, and mainstream sources of information are particularly concerning.

    “More research is needed to better understand this phenomenon, its implications and scope,” the study concluded.

    ROGD is the condition where the development of gender dysphoria in youth is sudden, appearing during or after puberty in individuals who would not have met the criteria for gender dysphoria during their childhood, and the study sought to understand the role of social and peer contagion in the development of this condition.

    Littman’s research also explored the possibility that such pressures might lead some teens and young adults to assume that they are transgender, and as a result undergo permanent, body-altering medical procedures they might end up regretting later but cannot undo.

    Some transgender activists were upset by the content of the study and made a concerted effort to get the university to reject it, calling into question the methods of the research and asserted that the participants were from “far-right” and “anti-trans” hate sites. The university caved to their demands this week.

    Brown’s capitulation to the demands of a few activists and their decision not to stand behind the scholarship of one of their own faculty members unsettled some observers.

    Meanwhile, other parents, some of whom have children that have suffered from gender dysphoria, are imploring Brown through a petition at 4thwavenow to stand with Littman and supporting open, academic inquiry into the subject.

    “We, the signatories to this letter, overwhelmingly support the rights of transgender people, but we want better diagnostic and mental health care for youth who suddenly demand serious medical interventions, particularly in the absence of a history of dysphoria,” the letter to the university reads.

    “We believe that medical interventions that may benefit some individuals may not help, and may even harm, others, as already evidenced by the growing number of desisters and detransitioners, many of whom have already suffered from irreversible side effects of their earlier medical transition. We support more research to help distinguish between the two groups, and Littman’s study is an important first step.”

    Donc un groupe d’activistes trans, pas content·es des résultats d’une recherche, la font censurer. Le tout dans un contexte où la transidentité est l’un des chemins que l’on indique assez souvent à des gosses non-conformes aux stéréotypes de genre, ce qui est cool s’ils et elles sont en effet trans mais problématique si ce n’est pas le cas. On avait eu ici le texte d’une mère qui demandait qu’on arrête de dire à sa fille qu’elle était trans sous prétexte qu’elle était garçon manqué. Je trouve ça inquiétant, de censurer des études scientifiques à partir du moment où ce ne sont pas des plagiats. C’est aux pairs, de juger de l’intérêt de ces travaux !

    #censure #recherche #psychologie #transidentité #enfance


  • Les #transidentités, racontées par les #trans

    Raconter les transidentités autrement et surtout demander aux interessé.e.s de nous les raconter. Retracer l’histoire de la militance « trans », décrypter la façon dont la médecine et la psychiatrie ont mis la main sur les destinées des personnes #transgenres, montrer comment le questionnement du genre rejaillit sur toute la société. Et faire le point sur les revendications des personnes transgenres aujourd’hui. Pour sortir des récits de transitions spectaculaires, qui occultent le quotidien de citoyens considérés par l’Etat et la société comme des citoyens de seconde zone.

    https://www.franceculture.fr/emissions/series/les-transidentites-racontees-par-les-trans
    #identité #transidentité #genre #transgenre #LGBT


  • #Astroterf : Le coucou dans le nid
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/21/le-coucou-dans-le-nid


    Quelle situation tragique et tout à fait inutile  ; les choses n’ont jamais été comme cela auparavant. Les transfemmes et les femmes étaient autrefois les plus grandes alliées. Nous respections et appuyons nos droits et nos sécurités mutuelles. Nous nous sommes battues côte à côte dans la même équipe contre l’ennemi commun : une masculinité toxique. Les transfemmes n’ont jamais tenté de s’approprier la condition féminine. Les deux camps savaient que nos vies, nos difficultés, nos expériences et notre biologie étaient différentes. Mais cela n’avait pas d’importance  ; les transfemmes étaient accueillies dans le club en tant que membres honoraires et nous nous côtoyions en harmonie.
    Tout cela se passait avant, à l’époque où nous connaissions le véritable sens du mot «  trans  ». Étaient transsexuelles les personnes ayant subi un traitement médical et une chirurgie afin de vivre socialement comme le sexe opposé. Mais aujourd’hui, le nouveau dada de la politique identitaire a permis à la communauté trans d’être envahie et subvertie par des travestis, des fétichistes, des autogynéphiles, des hommes aux fantasmes lesbiens imbibés de pornographie, et toutes sortes d’hommes se disant non conformistes au genre qui aiment les paillettes et le rouge à lèvres et se qualifient de «  non binaire  »… Ils se retrouvent tous sous le «  parapluie trans  ». Trans signifie maintenant n’importe quoi, c’est-à-dire que ça ne veut plus rien dire du tout.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://astroterf.wordpress.com/2018/07/16/the-cuckoo-in-the-lgbt-nest

    #identité_de_genre #féminisme #trans #misogynie

    • Au cours des derniers mois, j’ai vu des lesbiennes vilipendées et agressées – pour avoir tenté de définir leurs propres frontières sexuelles – et qualifiées de nazis pour avoir osé suggérer que leur sexualité n’incluait pas d’organes masculins. J’ai lu des articles dont vous auriez pu jurer qu’il s’agissait de parodies où l’on décrivait comment les lesbiennes devaient apprendre à aimer les «  bites de fille  » (girl dick) [ 2]. L’un d’eux, publié sur le site Autostraddle [ 3], prétend même instruire les lesbiennes sur la façon de stimuler un pénis en érection et de pratiquer la fellation. Il y a une vidéo sur YouTube dans laquelle une transfemme plus âgée encourage une «  babydyke  » [bébégouine] (c’est leur expression) qui rit nerveusement au fait d’avoir des rapports sexuels avec des «  dames trans  » (trans ladies) [ 4]. Le tristement célèbre Riley J Dennis affiche sur YouTube des vidéos pour dire aux lesbiennes que le rejet du pénis fait d’elle des «  transphobes  », et il assimile à une forme de racisme le fait d’avoir une «  préférence génitale  » en matière de fréquentations [ 5].

      girldickCe qui me met vraiment mal à l’aise, c’est que la plupart de ces articles et vidéos s’adressent aux jeunes. Je ne peux pas imaginer l’effet qu’ils doivent avoir sur les jeunes lesbiennes qui commencent tout juste à comprendre et à explorer leur sexualité. On fait honte aux adolescentes qui affirment leurs limites sexuelles… ?

      La conviction que les femmes doivent placer les hommes au centre de leur sexualité est la quintessence du privilège masculin. Cependant, je pense qu’il y a une autre raison très évidente derrière cette insistance continue et agressive que le lesbianisme doit inclure les hommes physiques  ; en effet, si des lesbiennes sont autorisées à refuser le pénis, nous devons alors reconnaître que le pénis n’est pas féminin. Et cela est une hérésie qui ne peut rester impunie.

      Il y a seulement quelques années, j’ignorais totalement ces enjeux et je n’avais aucune idée que la société fonçait tout droit vers un sombre et profond terrier, le «  GENRE  ». Maintenant, je suis tout à fait consciente du débat et de plus en plus inquiète de la façon dont les femmes (la classe des personnes ayant des organes reproducteurs féminins) sont en pratique effacées. Si, comme le gouvernement britannique a l’intention de le faire avec son projet d’autodéclaration de l’identité de genre, tout homme peut être une femme en s’identifiant simplement comme tel (mais il faut dire le mot magique  !), alors le mot «  femme  » perd toute signification. Et si nous n’avons plus de mot pour désigner notre sexe biologique, alors nous perdons toute possibilité de contester l’oppression et la discrimination qui y sont inhérentes.

      Ne vous y méprenez pas : il s’agit bel et bien d’une chasse aux sorcières, version 21e siècle. Une femme a des opinions qui vous déplaisent  ? Il existe maintenant un moyen puissant et très efficace de la réduire au silence, de lui imposer terreur et soumission. Ces nouveaux transactivistes constituent un groupe de pression hargneux, menaçant et tout-puissant, et les femmes doivent soit en être complètement sidérées (comme le sont clairement certaines), soit faire face aux conséquences très graves de leur non-conformité. En comparaison à eux, l’inquisiteur étasunien Joseph McCarthy n’était qu’un amateur.

      Kathleen Stock faceLa semaine dernière encore, une universitaire lesbienne respectée a dû subir un torrent d’insultes, et son poste a été ouvertement menacé pour avoir osé émettre des opinions parfaitement anodines au sujet de la réalité du sexe biologique. Ça se passe partout, tout le temps. Les femmes sont dénoncées, intimidées, leur adresse personnelle est divulguée, leur emploi et leur famille menacés, leurs conférences sont boycottées, leurs assemblées perturbées

      Les règles sont claires : toute référence à la biologie féminine comme étant inhérente au statut de femme est déclarée «  transphobe  », toute remise en question du mantra selon lequel «  les transfemmes sont des femmes  » fait de vous un ou une fasciste, tout refus de croire que des pénis peuvent être féminins vous vaudra assurément de lourdes conséquences. Celles que l’on qualifie de «  TERF  » sont les nouvelles sorcières.

      Très peu de soi-disant transfemmes ont l’intention de subir le moindre traitement médical ou la moindre altération physique. Ce sont des hommes biologiques, dotés d’un système reproducteur entièrement fonctionnel et d’organes génitaux masculins. Ce seraient des femmes simplement parce qu’ils disent en être. Il y en a même, comme Alex Drummond, qui affichent une barbe fournie. Bien sûr, cette dérive nuit énormément à la position et l’intégrité des véritables transsexuelles

      Ces «  transfemmes  » nouveau genre ne sont plus aux côtés des femmes dans la lutte contre la domination patriarcale  ; au contraire, ILS INCARNENT AUJOURD’HUI CETTE DOMINATION. Ils sont déterminés à effacer et s’approprier la féminité. Ils exigent l’accès à tous nos services, espaces, organisations et possibilités, et menacent de déchaîner l’enfer si l’on ne cède pas à leurs prétentions.

      Ils manipulent également le langage en fonction de leur programme politique, dictant aux femmes que nous ne devons pas faire référence à notre biologie comme spécifiquement féminine. Nous ne serions plus des femmes, mais devrions maintenant nous désigner comme des «  porteuses d’utérus  » ou des «  menstruatrices  ». Nous ne devrions plus parler de «  femmes enceintes  » ou d’«  allaitement au sein  », mais bien de «  personnes enceintes  » et «  d’allaitement de poitrine  ». Les femmes devraient prétendre que les règles, la grossesse, l’avortement, la fausse couche, l’accouchement, l’allaitement, la ménopause, etc. ne sont pas des expériences spécifiquement féminines.

      Vous remarquerez qu’il est rarement fait mention dans ce discours des transhommes (qui demeurent biologiquement féminines). On ne voit jamais d’exigence adressée aux hommes pour les accueillir dans la condition masculine, pour leur céder leurs espaces, leurs rôles, leur pouvoir, leur autorité et leurs possibilités. Les hommes demeurent des hommes, sans être rebaptisés «  porteurs de testicules  » ou «  propriétaires de prostate  ». Quant aux établissements réservés aux hommes, ils restent exactement cela  ; ils ne sont ouverts à personne d’autre qu’aux hommes biologiques.

      les femmes sont toujours vues et traitées comme des femmes, quelle que soit leur prétendue «  identité de genre  ». Alors que les hommes disposent maintenant d’une carte maîtresse à utiliser en toute impunité au moment où ils choisissent de «  s’identifier comme femme  ». Ce mouvement incarne la plus complète misogynie, mais il le fait sous la bannière arc-en-ciel de l’«  inclusivité  ».

      Les lesbiennes sont étiquetées «  fétichistes du vagin  » si elles osent définir leurs frontières sexuelles pour exclure le pénis. Mais la réalité est que le sexe biologique est réel. Il existe des différences discernables et importantes entre les sexes biologiques, dont la plus évidente est l’anatomie et la capacité de reproduction. Et cela a de l’importance. Une importance énorme.

      Inquisition Gibet de femmes

      Il y a des millénaires que la classe des personnes ayant une vulve, un utérus, etc. (appelons-les les FEMMES…) sont opprimées, discriminées, subjuguées, assassinées, violées, maltraitées, agressées, défigurées, retenues, écrasées et terrorisées par la classe de personnes ayant un pénis, des testicules, etc. (appelons-les les HOMMES…) Et pourquoi  ? En raison de cette chose même dont nous sommes censées faire semblant qu’elle n’existe pas ou est sans valeur : notre sexe biologique.

      Si nous prétendons maintenant que les gays peuvent et devraient être amenés ou en quelque sorte «  éduqués  » à se mettre en quête de relations sexuelles avec des personnes ayant un vagin, en quoi cela diffère-t-il des épouvantables thérapies de conversion qui leur ont longtemps été imposées  ? Si nous prétendons maintenant que les lesbiennes peuvent et doivent être amenées ou en quelque sorte «  éduquées  » à chercher des relations sexuelles avec des personnes ayant un pénis, en quoi cela diffère-t-il du «  viol correctif  » qui leur est encore si souvent infligé  ?

      Liens vers
      https://www.youtube.com/watch?v=2X-PgHSZh6U


      qui mélange un peu un a priori sur les personnes trans ("would you date a trans person?) et une sexualité qui se porte exclusivement sur un sexe (je ne sais pas comment le dire mais oui, au final ça veut dire qu’une lesbienne qui ne veut pas coucher avec une personne qui a un pénis fait de la discrimination à l’entrée de sa chatte... dangereux !)

      https://medium.com/@transphilosophr/what-is-girldick-9363515e0bfd
      qui explique qu’un pénis de femme trans est plus doux en bouche après transition mais que c’est quand même un pénis de femme au naturel, avant tout changement hormonal (‘Personally, I am attracted to the constructivist position’) et ça sent l’injonction à sucer

      https://www.autostraddle.com/how-to-have-trans-woman-lesbian-sex-with-a-penis-414839
      ‘The default model of pleasuring a penis involves an up-and-down motion, whether with hands or a mouth or other types of penetration.’
      “The tip of the penis is extremely sensitive, and a good strategy is to spend a lot of time there. Try using your tongue on the underside of the tip. Try moving your tongue in circles or figure eights around the tip. Try putting your mouth around the tip with your tongue cupping the bottom of it. Now suck.”
      ‘When my prostate is stimulated this way, I don’t feel like I have a penis anymore.’
      Le meilleur moyen de ne pas se rappeler qu’on a un pénis, c’est peut-être la chirurgie...
      La personne qui a écrit ça propose aussi de mater des films de cul (mais féministes) pour voir comment on fait et ne voit pas le problème, de poser des injonctions pareilles. Un mec noir qui écrit sur son blog ‘Now suck’ se fait trasher mais une personne trans, respect.

      Why are women who discuss gender getting bomb threats? | Coffee House
      https://blogs.spectator.co.uk/2018/06/why-are-women-who-discuss-gender-getting-bomb-threats

      In Britain in 2018, women trying to hold public meetings to talk about politics and the law are being subjected to intimidation and threats. The police are investigating a bomb threat against one of those meetings. Yet politicians and large sections of the media are silent. Would that be the case if any other group or community were subject to such threats and intimidation? Why aren’t politicians, of all parties, shouting from the rooftops about this?

      It’s not as if they don’t know or don’t care. Since I started writing about the gender debate in February, I’ve lost count of the number of MPs and other political people (of all parties and ranks, from policy advisers to Cabinet ministers) who have privately told me they are worried about the nature of this debate and worried about the implications of policy. Yet almost all of those people have also said they are not willing to talk about this publicly, for fear of the criticism and vitriol they believe they would face from people who believe the interests of transgender people are best served by shouting down questions with allegations of transphobia and bigotry.

      Trans-identified male, Tara Wolf, convicted of assault after Hyde Park attack
      https://www.feministcurrent.com/2018/04/27/trans-identified-male-tara-wolf-charged-assault-hyde-park-attack

      Earlier this month, Tara Wolf (also known as Tara Flik Wood), a trans-identified male, stood trial for striking 60-year-old Maria MacLachlan three times in Hyde Park on September 13th 2017, where women had gathered to attend a meeting called “We Need to Talk About Gender” at a yet-to-be-disclosed location. Wolf was found guilty of “assault by beating,” more commonly known as “battery.”

      Two dozen individuals — mostly men with masks on, some in full combat gear — accompanied Wolf to court. Many were wearing the all black uniform of Antifa, replete with bandanas and sunglasses. Most were recognized by a member of our group as belonging to Class War, an anarchist organization that Wolf is also a member of. Others were members of Sisters Uncut, a group originally formed (ironically) to fight cuts to domestic violence services but that now focuses its energy on protesting and trying to shut down meetings women have been organizing, of late, to discuss gender identity legislation and women’s sex-based rights. Many of those present on the first day of the trial had also been at the original Hyde Park incident where MacLachlan was attacked.

      Voilà...

    • On est devant un truc assez grave : violences contre féministes, injonctions à sucer des bites (les qui ont la peau douce après transition hormonale et les autres), refus de la non-mixité de la part d’un groupe minorisé. Tout ça serait le fait d’hommes cis, ce serait monstrueux. Mais là, c’est le fait de femmes trans (mais pas que, aussi d’hommes que vous pourriez identifier comme tels mais qui dans le secret de leur intimité sont ci ou ça et entretiennent une fascination qui les regarde pour la gent féminine) dont il faut accepter les injonctions au motif de qui est le groupe le plus malheureux qui a des droits sur les autres... Je ne suis pas d’accord avec plein de meufs essentialistes qui sont en désaccord sur ça pour des raisons que je ne partage pas toutes mais rien ne justifie la violence, l’intimidation et de forcer une minorité à ouvrir ses rangs.

      J’ai vu plein de gens bien céder au chantage, à l’effet de mode et ouvrir leur porte à n’importe quoi (et y compris un loup dans la bergerie, un barbu-couillu qui drague des femmes dans un accueil de femmes battues, ce qui est plus qu’inapproprié, c’est une violence et qui m’a choquée, inquiétée et finalement poussée à rompre avec toutes les féministes à la mode ou qui ne pensent pas par elles-mêmes et qui ne savent rien trouver entre l’auto-définition et le vagin 100 % bio). Ouaip, c’est grave et c’est pas complètement étranger au fait que je ne trouve pas d’éditeur ! C’est pas l’esprit du temps, de parler de classes sociales, on préfère les trucs liquides et la définition individuelle.


  • Belle intervention TED d’une femme trans qui découvre en transitionnant ce que c’est, d’être une meuf et de se faire traiter comme telle (d’autant plus visible quand on a bénéficié jusqu’alors d’une socialisation masculine), qui témoigne de l’empathie devant ce que nous subissons au quotidien tout en témoignant aussi de son expérience de la discrimination en tant que trans. C’est le discours d’une transfuge qui aide à comprendre ce qu’est le genre, cette convention sociale qui met toute une série d’obstacles devant les femmes qui les empêchent de s’épanouir aussi facilement que le peuvent les hommes. Postée hier en com, cette vidéo mérite un post à part.

    https://www.youtube.com/watch?v=lrYx7HaUlMY


  • Féministes. Récits militants sur la cause des femmes.

    Nous avons choisi pour ce faire de mettre en BD un certain nombre de témoignages, parlant des femmes aujourd’hui. Nous avons donc proposé à Marie Gloris Bardiaux Vaïente, autrice et membre du « Collectif des Créatrices de BD contre le #sexisme », d’en devenir rédactrice en chef. Elle a réuni autour d’elle une équipe d’autrices avec le souci d’aborder des sujets variés, graves, inconnus, autour de leurs vies de femme, d’autrices BD ou de questions plus larges autour de la condition féminine : #harcèlement_de_rue, #clichés_sexistes, #intersectionnalité, #langage_inclusif, #transidentité, #prostitution


    https://videcocagne.fr/catalogue/feministes
    #féminisme #femmes #BD #livre #bande_dessinée #LGBT #préjugés #genre #viol




  • Après un premier épisode en avril 2015, Gast ! et Conne Action vous convient à la seconde édition de Clito’rik, festival féministe des plaisirs et des sexualités, qui aura lieu du 7 au 15 avril 2017 entre Tregunc, Douarnenez, Quimper, Chateaulin et Brest. Spectacles, ateliers, concerts, expos, performances, rencontres, Dj sets et autres au programme...
    Après un premier épisode jubilatoire et successful, fortes de retours follement émouvants et politiquement constructifs, Gast !, et Conne Action vous convient à une nouvelle croisière dans l’archipel des sexualitéS. Gonflées d’amour et de désirs, on continue à explorer l’infinitude des thématiques liées à la sexualité, au plaisir. On dégomme les limites arbitraires qui nous assignent à des rôles et des identités franchement désespérants. Nous voilà donc face aux questions fondamentales : c’est quoi la marge, c’est quoi la norme ? qui décide où se place le centre et qui se trouve en périphérie ? Eh bien nous, à l’extrême ouest de la Bretagne, on s’excite et on s’active. Pendant dix jours Clito’rik ne sera plus ni en Province ni en périphérie. Nos corps, nos identités et nos sexualités ne seront plus dominantes ou alternatives, marginales ou contingentes mais bien inclusives et au centre de toutes nos expérimentations intellectuelles, artistiques et sexuelles. À la carte des (ré)jouissances : spectacles, ateliers, concerts, expos, performances, rencontres et Dj Sets… C’est simple (de se faire plaisir), il faut venir. Who runs the Finistère ? GAST !

    http://brest.mediaslibres.org/spip.php?article693
    http://www.gast.bzh/fr/clitorik-2


    #Féminisme #Sexualités #Auto-gynéco #Consentement
    #Lutte_contre_les_agressions_faites_aux_femmes
    #Empowerment #Genres_et_identités #Homosexualités #Travail_du_sexe #Transidentités #Intersexualité
    #Sexualité_des_personnes_en_situation_de_handicap
    #Sexualité_des_personnes_âgées #Contraception_masculine
    #Education_non-sexiste



  • On est pas des cadeaux !---La transidentité, on peut en parler !
    http://blogs.radiocanut.org/onestpasdescadeaux/2015/12/19/la-transidentite-on-peut-en-parler

    Dans cette émission, nous vous invitons à nous suivre à Grenoble, au planning familial pendant les permanences trans qui ont lieu tous les deuxième mercredi de chaque mois de 16h à 18h. *C’est quoi ces permanences ? Qu’est-ce qu’on y … Continuer la lecture (...)



  • Conférence « Introduction aux Trans Studies » - GenERe - Genre : Epistémologie & Recherches
    http://labogenere.fr/2015/01/conference-introduction-aux-trans-studies

    Développées au États-Unis depuis les années 1990, les transgender studies francophones sont balbutiante, particulièrement en France. Longtemps cantonnées aux seules disciplines médicales, psychiatriques et psychanalytiques dans le contexte français, les questions trans s’ouvrent aux Sciences humaines et sociales sans compter les apports épistémologiques proposés par les personnes trans elles-mêmes. Au-delà des théories sur les trans, les études avec et par les trans ouvrent un nouveau champ de réflexion. Une introduction aux trans studies se doit d’éclairer cette triple dimension.

    #transidentité #genre


  • Les hormones, c’est obligé ?
    http://wakeningprincess.wordpress.com/2014/12/18/les-hormones-cest-oblige

    « Bien entendu, dans le monde idéal que j’évoque parfois, la prise d’hormones ne serait jamais une obligation. Dans ce monde idéal, on pourrait avoir le respect que l’on réclame quelle que soit son apparence et son expression, et nul n’imposerait à quiconque un genre au regard de ses organes génitaux visibles à la naissance. Dans ce monde idéal, la prise d’hormones ne serait pas si centrale dans de nombreux parcours transidentitaires. Mais voilà, ce monde idéal n’existe pas, on vit dans un tout autre monde, où la plupart de la population confond allègrement sexe et genre, et croit d’ailleurs que l’un comme l’autre sont binaires (et on l’a vu, c’est faux). (...)

    #feminisme #lgbt #transidentité