• Septante Minutes Avec Florence Hainaut & Marie Peltier – La Cancel Culture
    #audio : https://www.jaimebienquandtuparles.com/septante-minutes-avec-florence-hainaut-marie-peltier-la-canc


    La Cancel Culture existe-t-elle vraiment ? Qui empêche-t-on vraiment de s’exprimer ? Quel rôle le conspirationnisme joue-t-il vis-à-vis des systèmes d’oppressions ?
    Au final l’émission tourne surtout autour du #harcèlement et du #féminisme, de manière assez logique pour qui a creusé ces questions.
    Je ne peux que conseiller l’écoute de cette émission. J’apporterai une nuance : amha #twitter n’est pas prévu pour être un réseau social mais est devenu un outil indispensable pour les professionnel-le-s de l’info. Et, comme partout, les femmes s’effacent face aux grandes gueules.
    Je suis très inquiète de voir la plupart des gens minorer la percée du #complotisme actuellement en France. Je trouve beaucoup moins méprisant de tirer la sonnette d’alarme sur les groupes (Gilets Jaunes, anti-masques...) que de croire que ça épargnera plus la France que les Etats-Unis. Je parle bien des groupes, pas de toi, là, qui doute à juste titre vu le confusionnisme à tous les étages.
    Comme le dit très justement Marie Peltier, face au harcèlement et aux thèses complotistes, on n’a pas besoin de « petit cœurs » et de « câlin virtuel » mais d’une PO-LI-TI-SA-TION de ces sujets, bordel ! Ces groupes ne se forment pas par hasard : ils rassemblent et fédèrent des angoisses de #mascus, de #racistes et autres flippé-e-s qui ont besoin de e rassurer... coûte que coûte.

    #mythe #construction #cancel_culture #réseaux-sociaux

  • Renverser le féminisme – les transféministes | Radio renversée
    https://www.intempestive.net/Radio-renversee-no8-renverser-le-feminisme-les-transfeministes

    Troisième émission de notre série « Renverser le féminisme ». La première accueillait des féministes handi, la deuxième des afroféministes. Aujourd’hui, entretiens avec deux générations de militantes transféministes. Les chercheuses Karine Espineira et Maud Yeuse Thomas reviennent sur l’histoire du militantisme trans, du questionnement du genre, des alliances entre trans et féministes et de la transphobie de la part de femmes se disant féministes. Agathe et Constance du collectif #Toutesdefemmes démontent quant à elles les attaques transphobes de ces derniers mois. Durée : 2h04. Source : Pi-node et l’Eko des (...)

    https://www.intempestive.net/IMG/mp3/radiorenversee08_renverserfeminisme_transfeminisme_21juill20.mp3

    • Je corrige cet oubli de @rezo :

      Agathe et Constance du collectif #Toutesdefemmes, qui a publié la tribune « Féminisme : le débat sur la place des femmes trans n’a pas lieu d’être » en février dernier, démontent quant à elles les attaques transphobes de ces derniers mois.

      Ça sent bon dès l’attaque : « renverser le féminisme », dont chacun·e sait que c’est une idéologie qui gouverne le monde. Renouveler, bousculer c’était trop sympa, il faut renverser ?

      #féminisme #transféminisme #transidentité #TERF #guerre_de_tranchée_féministe

    • Et pourquoi est-ce le nom général de l’émission ? Parce que quoi de plus tendance que de « renverser » des enjeux qui mobilisent naïves et naïfs : les enfants, le travail bénévole, le handicap, les migrant-e-s et, bien sûr, le féminisme où la gauche autoproclamée peut s’ébattre à jouer les unes contre les autres sous un titre « provoc » (air connu), avec un beau glaviot au sujet de « la transphobie de la part de femmes se disant féministes ». Beurk...

    • Je vois ça, merci @rastapopoulos. Mais renverser l’état d’urgence sanitaire, la société validiste, ou renverser l’enfance et le féminisme, ça ne sonne pas pareil !

      Pourquoi Radio renversée ? Parce que les renversements, c’est bien, il serait temps. Parce que ce qui nous intéresse le plus c’est pas de faire de la radio pour causer mais faire de la radio pour écouter. Parce que forcément ça va être bancal, bidouillé, casse-gueule, mais c’est la condition pour que l’émission soit ouverte à la fragilité, aux hésitations, aux doutes. Parce que ça va sans cesse basculer d’entretiens très politiques à des créations très poétiques, de reportages à l’arrache à des musiques déters. Bref, parce que le renversement c’est ambitieux et amusant.

      Ça ne me motive pas spécialement, d’écouter une émission qui entend pas « attaques transphobes de ces derniers mois » des débats entre féministes, aussi mal menés soient-ils, sans viser en aucune façon les violences subies par les personnes trans (insultes, exclusion familiale, discrimination sociale, violences physiques, etc.).

    • @antonin1 Ah bah c’est pas une émission de débat c’est sûr, c’est uniquement de l’historique et point de vue du transactivisme, et prend assez clairement parti des deux intervenantes de « toutes des femmes », qui affirment depuis des mois littéralement (c’est le titre même de leur tribune) : « le débat n’a pas lieu d’être ». Soit tu penses pareil, soit tu penses pareil. :)

    • #OKLM

      Pour résumer la situation, deux comptes à pseudos masculins ont décidé de tirer à vue sur une émission féministe qu’ils revendiquent de ne pas écouter, prenant prétexte d’un mot ("renverser") auquel il faudrait préférer « bousculer » (sic !).

      L’un est chef de proue d’un site largement décrié comme transphobe. Fin lettré, il choisit ses mots avec délicatesse (glaviot, beurk…). L’autre prend bien soin de dédouaner de toute transphobie, mais comme il analyse qu’il s’agit d’une « guerre de tranchées », il peut s’autoriser à poser comme hypothèse de départ la bêtise de ses « ennemies », car de toutes façons il sait mieux qu’elle comment il faudrait en parler et ne pas en parler.

      Victoire, triomphe !! Qu’ils se réjouissent, l’autrice visée par leur vindicte vient de quitter seenthis.

  • Un rebondissement inquiétant sur la question du changement d’état civil des personnes trans. Le défenseur des droits s’engage :

    10 recommandations pour faire valoir les droits des personnes transgenres | Défenseur des Droits
    https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/actualites/2020/06/10-recommandations-pour-faire-valoir-les-droits-des-personnes-tra

    Le Défenseur des droits considère que le fait d’imposer des justifications médicales et/ou sociales, laissées à l’appréciation des autorités judiciaires et administratives en charge de statuer sur les situations individuelles des personnes transgenres, peut constituer une violation du droit au respect de la vie privée au sens de la Convention européenne des droits de l’Homme.

    Il recommande ainsi au ministère de la Justice de mettre en place des procédures de changement de prénom et de mention du sexe qui soient déclaratoires accessibles et rapides, grâce à la production, auprès des officiers d’état civil, d’une attestation sur l’honneur circonstanciée et caractérisant un intérêt légitime, afin de garantir les droits fondamentaux et la dignité des personnes transgenres.

    En cas de doute sur le consentement libre et éclairé des personnes demandeuses, l’officier d’état civil pourrait saisir le procureur de la République conformément à d’autres procédures en la matière.

    Alors... des justifications médicales, il n’y en a pas dans la loi, on peut inviter le #défenseur_des_droits à mieux s’informer.

    LOI n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle - Article 56 | Legifrance
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=JORFARTI000033418904&cidTexte=JORFTE

    Art. 61-5.-Toute personne majeure ou mineure émancipée qui démontre par une réunion suffisante de faits que la mention relative à son sexe dans les actes de l’état civil ne correspond pas à celui dans lequel elle se présente et dans lequel elle est connue peut en obtenir la modification.
    « Les principaux de ces faits, dont la preuve peut être rapportée par tous moyens, peuvent être :
    « 1° Qu’elle se présente publiquement comme appartenant au sexe revendiqué ;
    « 2° Qu’elle est connue sous le sexe revendiqué de son entourage familial, amical ou professionnel ;
    « 3° Qu’elle a obtenu le changement de son prénom afin qu’il corresponde au sexe revendiqué ;

    Cette procédure de changement de sexe social psychiatrisait les personnes transgenre, était hyper normative (il fallait être une « vraie » femme féminine hétéro ou un « vrai » homme masculin hétéro). Elle était violente et intrusive, les militant·es trans la refusaient à juste titre. Elle a été remplacée par une procédure 100 % juridique qui demande seulement que les personnes qui veulent que la société reconnaisse leur changement de sexe... lui fassent connaître leur changement de sexe. Pas seulement à un officier avec déclaration sur l’honneur mais aussi à leur entourage. Et ce serait irrespectueux ?

    Ce qui est très inquiétant, c’est que le défenseur des droits soit si mal informé... ou peut-être informé par des groupes de pression qui n’ont pas envie que la France soit le seul pays occidental qui refuse l’autodéfinition du sexe social ?

    On part de très loin sur les droits des personnes trans mais depuis 2017 en France on a la possibilité de faire des parcours trans respectueux des personnes : on a une identité de genre (on se sent homme ou femme), on l’exprime (c’est l’expression de genre), on se présente aux autres comme un homme ou une femme, ils et elles en témoignent (@sandburg a fait une telle démarche pour une amie trans) et hop, le juge le reconnaît. Aucun psy normatif, aucune sexualité examinée, aucun slip baissé : il s’agit seulement, puisque que le genre est une catégorie sociale qui détermine une part du statut social, qu’elle soit reconnue socialement.

    Il faut avoir vu des gens se prétendre femmes avec un corps d’homme sans ambiguïté, une expression de genre masculine sans ambiguïté, qui donc sont traités comme des hommes et jouissent de ce statut social plutôt... favorable pour la seule raison qu’ils « se sentent femmes » pour s’inquiéter qu’on puisse ainsi se dire femme et intégrer des espaces (privés, publics) qui ont vocation de les protéger (accueil de femmes battues, toilettes et lieux où elles se déshabillent) ou de les aider (parité en politique, associations féministes, associations diverses et programmes dédiés aux femmes parce qu’elles ont un statut social subalterne).

    Le respect de la personne est une chose, la complaisance envers les individus en est une autre. Aujourd’hui dans le monde, la plupart des pays occidentaux acceptent le changement de sexe social sur simple autodétermination, faisant ainsi du genre un « sentiment » alors que c’est une réalité sociale. Ce mouvement-là, dont on sait peu de choses mais qui visiblement marche bien, a réussi à se mettre Jacques Toubon dans la poche... Inquiétant.

    Cela nous réserve de belles luttes au cours desquelles des féministes vont être insultées, exclues des réseaux sociaux, frappées, réduites au silence.
    @monolecte @biggrizzly @tintin @gata pour celles et ceux que j’ai repéré·es qui s’intéressent à ces questions de #transidentité.

    • "Il faut avoir vu des gens se prétendre femmes avec un corps d’homme sans ambiguïté, une expression de genre masculine sans ambiguïté, qui donc sont traités comme des hommes et jouissent de ce statut social plutôt... favorable pour la seule raison qu’ils « se sentent femmes » pour s’inquiéter qu’on puisse ainsi se dire femme et intégrer des espaces (privés, publics) qui ont vocation de les protéger (accueil de femmes battues, toilettes et lieux où elles se déshabillent) ou de les aider (parité en politique, associations féministes, associations diverses et programmes dédiés aux femmes parce qu’elles ont un statut social subalterne).

      Le respect de la personne est une chose, la complaisance envers les individus en est une autre. Aujourd’hui dans le monde, la plupart des pays occidentaux acceptent le changement de sexe social sur simple autodétermination, faisant ainsi du genre un « sentiment » alors que c’est une réalité sociale. Ce mouvement-là, dont on sait peu de choses mais qui visiblement marche bien, a réussi à se mettre Jacques Toubon dans la poche... Inquiétant.

      Cela nous réserve de belles luttes au cours desquelles des féministes vont être insultées, exclues des réseaux sociaux, frappées, réduites au silence.¨
      ____________________________________
      Bien vu.
      L’"attestation sur l’honneur" est un test singulièrement naïf (ou complaisant, voire complice), compte tenu des circonstances dans lesquelles certains criminels, sportifs médiocres et misogynes avérés prétendent avoir « changé de sexe » et trépignent de rencontrer la moindre résistance.

    • Je précise que j’ai demandé à des personnes qui se réjouissait de ça sur Twitter quelles critiques elles faisaient au dispositif français ? Parce que toutes les critiques que j’entends sont celles d’un système qui a bien été aboli depuis trois ans. Personne ne m’a répondu. Je crois que beaucoup de monde ignore comme on change de sexe social dans ce pays, y compris des personnes qui se prétendent alliées des trans ! Moi qui ai à peine quelques camarades trans et aucun·e en France, je veux bien qu’on m’explique ce qui ne va pas mais j’ai l’impression qu’il y a peu de monde pour éclairer ma lanterne !

    • En fait, c’est la position de J. K. Rowling  : le fait qu’utilisant le transgenrisme, il y a des mascus qui en profitent pour avoir open bar dans les espaces non-mixtes où les femmes se protégeaient de leurs agressions.

      Mon problème avec cette question de libre auto-détermination provient d’un récit (chez @tradfem, je crois) où au moins un homme prédateur avait réussi à se faire reconnaitre comme femme et donc être enfermé avec de nouvelles victimes dans un espace clos dont elles ne pouvaient s’échapper.

      Un tel niveau de saloperie était pour moi inimaginable et pourtant, les mascus ne nous ont pas habituées au meilleur côté de l’humanité.

      Je suis fondamentalement pour l’autodétermination des personnes sur tout les plans de leur existence, mais cela va de paire avec le nécessaire respect des autres.

      Les mouvements trans ne peuvent faire l’abstraction de leur évident noyautage par leurs pires ennemis (car les mascuc et autres suprémacistes ne seront jamais des alliés des trans  : ils utilisent là un point faible pour démolir les femmes, mais à aucun moment, il ne vont renoncer à «  casser du PD ou du freak   », jamais…).

    • « au moins un homme prédateur avait réussi à se faire reconnaitre comme femme et donc être enfermé avec de nouvelles victimes dans un espace clos dont elles ne pouvaient s’échapper. »

      L’incarcération avec des femmes d’hommes se disant femmes n’a rien d’obligé. Des administrations s’y refusent de plus en plus, informés par le personnel pénitentiaire de la mauvaise foi de beaucoup de ces hommes dont le soi-disant changement de sexe survient au moment d’adoucir leurs conditions de détention et/ou de maintenir leur accès à des femmes. indique que 60 des 125 prisonniers britanniques se qualifiant de transgenres sont en prison pour des crimes sexuels.

      If these 60 sex offenders all transferred into women’s prisons this would increase the total sex offender population by a further 50%, meaning that this would result in 1 in 3 sex offenders in the women’s prison having been born male. This is a problem that cannot be ignored.

      (https://fairplayforwomen.com/transgender-prisoners)

      Des femmes ont amorcé des recours juridiques contre les politiques gouvernementales leur imposant systématiquement des co-détenus.
      #droits des femmes #viol #transgenrisme #non-mixité

    • La Nouvelle Zélande a eu aussi des cas de détenue trans ayant violé des codétenues à Christchurch et a une politique qui consiste à ne pas mettre des détenu·es trans avec le genre de leur choix s’il s’agit du genre de personnes qu’ils et elles ont agressées.

      Je crois que pas mal de monde est à côté de la plaque sur cette question parce que les meufs trans dans les milieux queer et féministes sont des meufs comme les autres, qui partagent l’expérience du sexisme et des analyses (et les propos de Tradmen et Martin à leur sujet sont irrespectueuses, bêtes et haineuses). Les meufs trans qui constituent la moitié des détenues trans en prison me semblent avoir des motivations et une personnalité bien différentes, elles ont une fascination morbide pour les femmes, parfois appelée autogynophilie (fascination pour soi en femme) ou autre fonctionnement psy aberrant (j’ai une amie qui note que ce sont des hommes violés... et comme être pénétré·e est un truc de meuf, c’est leur fonction sociale principale, ils réagissent en se disant femmes : c’est le profil du pauvre mec qui arrive barbu, dit être une femme puis parle de soi au masculin, triggere tout le monde en racontant son viol à qui ne le demande pas, explique aux copines que sa bobonne à la maison fait tout le boulot, finit par draguer une femme dans un accueil pour femmes victimes de violences, ben oui, et finit là sa carrière d’autodétermination).

      Je crois qu’on a là un projet très différent du féminisme : non plus la liberté de sa sexualité, de son expression de genre, de l’ambiguïté ou pas, ce qui est l’autodétermination que tu as peut-être en tête @monolecte, mais la liberté de passer d’une catégorie étriquée à l’autre en se torchant avec la reconnaissance des autres et comment elle détermine le statut social (et plus encore).

      Une copine me raconte le mec qui vient au festival lesbien non-mixte, on le repère à 100 m avec son menton bien rasé, ses fringues de gars, sa copine. Mon amie à la porte n’a pas su lui dire que non, il n’était pas reconnu par les autres comme une femme à partir du moment où il le disait. Lors de ce festival il y avait une expo jouant avec toutes les insultes que se prennent les femmes dans leur vie. Je pense que si toutes les femmes du festival ne partageaient pas avec lui le « sentiment d’être femme », en revanche toutes avaient subi ces insultes... et lui pas. Et c’est ça, être une femme.

      Les masculinités subalternes ne vivent pas la même chose, même s’il y a des parallèles... quant aux masculinités triomphantes (les vieux mecs blancs bourgeois qui après une carrière dans l’armée ou le business transitionnent et deviennent des « super féministes » sans s’intéresser au sort des femmes dans leur pays), c’est le carnage quand elles se heurtent aux intérêt des femmes.

  • L’ENNEMI DES TRANSGENRES EST À LA MAISON BLANCHE, PAS CHEZ LES FÉMINISTES...

    BREAKING NEWS - The New York Times, Friday, June 12, 2020 5:44 PM EST
    WASHINGTON — The Trump administration on Friday finalized a regulation that will erase protections for transgender patients against discrimination by doctors, hospitals and health insurance companies, a move announced on the four-year anniversary of the massacre at a gay nightclub in Orlando and in the middle of Pride Month.

    The rule, which does not differ much from a proposed version released last year, is part of a broad Trump administration effort across multiple areas of policy — including education, housing, and employment, as well as health care — to narrow the legal definition of sex discrimination so that it does not include explicit protections for transgender people.

    The Affordable Care Act, the 2010 law often known as Obamacare, established broad civil rights protections in health care, barring discrimination on race, color, national origin, sex, age or disability in “any health program or activity” that receives federal financial assistance.

    The Obama administration interpreted the provision about sex discrimination to include discrimination on the basis of “gender identity.” Under the original 2016 rule, health care providers and insurers would have been required to provide and cover medically appropriate treatment for transgender patients. The Trump administration announced the move on the four-year anniversary of the massacre at a gay nightclub in Orlando and in the middle of Pride Month. (...)"(...)

    Il est à espérer que cette décision réellement discriminatoire va ouvrir les yeux à celles et ceux qui se laissent convaincre que les ennemis des transgenres sont plutôt les femmes qui tentent de défendre leurs droits à des ressources non détournées et à des espaces non mixtes, alors que les coups viennent en fait du pouvoir traditionnel (la présidence des USA) et des intérêts capitalistes privés qui cherchent à éviter des poursuites et des dépenses de santé.

    Le problème - un des problèmes - c’est qu’une telle analyse est habituellement occultée par les masculinistes et la misogynie qui prolifèrent chez les transactivistes anglo-saxons et tentent de jouer les trans contre les femmes.

    https://www.nytimes.com/2020/06/12/us/politics/trump-transgender-rights.html?campaign_id=60&emc=edit_na_20200612&instance_

    • BREAKING NEWS - The New York Times, Friday, June 12, 2020 5:44 PM EST
      WASHINGTON — The Trump administration on Friday finalized a regulation that will erase protections for transgender patients against discrimination by doctors, hospitals and health insurance companies, a move announced on the four-year anniversary of the massacre at a gay nightclub in Orlando and in the middle of Pride Month.

      The rule, which does not differ much from a proposed version released last year, is part of a broad Trump administration effort across multiple areas of policy — including education, housing, and employment, as well as health care — to narrow the legal definition of sex discrimination so that it does not include explicit protections for transgender people.

      The Affordable Care Act, the 2010 law often known as Obamacare, established broad civil rights protections in health care, barring discrimination on race, color, national origin, sex, age or disability in “any health program or activity” that receives federal financial assistance.

      The Obama administration interpreted the provision about sex discrimination to include discrimination on the basis of “gender identity.” Under the original 2016 rule, health care providers and insurers would have been required to provide and cover medically appropriate treatment for transgender patients. The Trump administration announced the move on the four-year anniversary of the massacre at a gay nightclub in Orlando and in the middle of Pride Month.

  • Un film sur #Larry_Kramer, récemment disparu, et qui s’est insurgé contre une réécriture de l’histoire par les militant·es trans qu’il accuse d’invisibiliser les gays et les lesbiennes (en prétendant qu’elles et ils seraient des trans hétéros).

    https://twitter.com/TwisterFilm/status/1267179585042595847

    Larry Kramer to ’Stonewall’ Filmmaker : ’Don’t Listen to the Crazies’
    https://www.advocate.com/arts-entertainment/2015/08/10/larry-kramer-stonewall-filmmaker-dont-listen-crazies

    “Don’t listen to the crazies. for some reason there is a group of ’activists’ that insists on maintaining their prime importance and participation during this riot. unfortunately there seems no one left alive to say ’it wasnt that way at all,’ or ’who are or where the fuck were you.’ as with so much history there is no way to ’prove’ a lot of stuff, which allows artists such as yourself (and me I might add) to take essences and attempt to find and convey meaning and truth. i sincerely hope this boycott your film shit peters out. we are not dealing with another ’Cruising’ here. keeping your film from being seen is only hurting ourselves. good luck and thank you for your passion.”

    Voici un exemple des critiques envers Stonewall le film, qui affirment qu’il invisibilise les trans women of color.

    Controversial casting for new ’Stonewall’ film sparks outrage
    https://www.stonewall.org.uk/node/21292

    Stormé Delavarie (sic), a butch bi-racial lesbian and drag king is noted to have thrown the first punch in an act of self-defense in the face of police brutality. Stormé doesn’t make the Stonewall film’s cut, though we do hear a woman being detailed by police shouting a version of her famous line ‘Why don’t you guys do something?’.

    Miss Major and Sylvia Rivera are TWOC, campaigners and activists that were incredibly present in the Stonewall riots. They are nowhere to be seen as far as we’re led to believe; erased from their own history and undermined by the work that goes into ‘preserving’ it. These four trailblazers, Marsha P Johnson, Storme Delarvie (sic), Miss Major and Sylvia Rivera, deserve our attention.

    Voici comment ça s’écrit en vrai. #Stormé_DeLarverie
    https://en.wikipedia.org/wiki/Storm%C3%A9_DeLarverie

    Et on a déjà vu ici qu’elle faisait l’objet d’une lutte de mémoire, entre des personnes qui ne la connaissent pas qui la disent trans et ses proches qui la disent butch et drag king.

    https://seenthis.net/messages/814564

    Larry Kramer again, contre l’historicisation de l’homosexualité. (Je crois qu’il n’a pas bien compris le propos de ces savant·es qui expliquent que la sexualité et l’amour sont aussi des faits sociaux qui s’expriment différemment d’une société à l’autre, homo ou hétéro.)

    Queer Theory’s Heist of Our History - The Gay & Lesbian Review
    https://glreview.org/article/queer-theorys-heist-of-our-history

    Gay people are victims of an enormous con job, a tragic heist, and it has been going on for too many years. It is time to call its bluff. This means recognizing that we have been here since the beginning of the history of people. It means accepting that men loving men, men having sex with men, has been here since the beginning of history.

    https://www.advocate.com/society/activism/2009/04/29/larry-kramers-case-against-queer

    Larry Kramer s’est insurgé contre l’activisme trans et son effet délétère sur les gays et les lesbiennes (et ci-dessous les femmes).

    Anger over women’s business honour for cross-dressing banker | The Times
    https://www.thetimes.co.uk/article/anger-over-women-s-business-honour-for-cross-dressing-banker-h0gv3l7nw

    A male Credit Suisse director who sometimes goes to work in a wig and dress has prompted outrage by accepting a place on a list of the Top 100 Women in Business.

    Philip Bunce, who is married with two grow-up children, typically spends half his time as Philip and half as his female alter ego, Pippa. He says he is “gender fluid” and “non-binary.”

    In previous interviews, Mr Bunce described climbing the career ladder as a man and waiting until he was “very established” and “quite senior” at the investment bank before starting to cross-dress at work four years ago.

    Ici une artiste lesbienne butch a été « transed », on affirme après coup qu’elle était trans. Des histoires comme ça se multiplient, au grand dam parfois des proches qui rappellent que la meuf était butch et que c’est aussi une identité. (Perso je pense que c’est probablement la même identité qui s’exprime différemment selon les propositions sociales que reçoivent les personnes et en ce moment la proposition c’est chest binding, mamectomie, hormones, des solutions très médicalisées et qui ré-essentialisent d’une certaine manière les identités de genre. Bof.)

    Marlow Moss : forgotten art maverick | Culture | The Guardian
    https://www.theguardian.com/artanddesign/2014/aug/25/marlow-moss-cornwalls-forgotten-art-maverick-tate-britain#maincontent
    https://i.guim.co.uk/img/static/sys-images/Arts/Arts_/Pictures/2014/8/25/1408982985920/A-detail-from-White-Black-010.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=fo

    Marlow, née Marjorie, Moss was born in London in 1889 and died in Cornwall in 1958. In the intervening 69 years, she changed herself utterly. The child of prosperous Jewish parents, she took herself off to the Slade, disappearing to Cornwall after a nervous breakdown. When she returned, it was as the crop-haired, jockey-clad, Marlow-not-Marjorie lesbian Canney saw in Newlyn 40 years later. In the meantime, she had moved to Paris and found the work of Piet Mondrian.

    The effect was electrifying. One of the things that makes Moss stand out historically as an English artist is her untypical passion for European modernism. In 1927, the year she moved to Paris, the hottest group in London was the Seven and Five Society, its members still doggedly struggling to marry an outdated post-impressionist style to an outmoded local romanticism. Moss, by contrast, apprenticed herself to Fernand Léger, then experimenting with the mechanical mode of painting he had dubbed purism. Even this would not be radical enough for Léger’s English student. In or about 1928, Moss saw her first Mondrian, and the die was cast.

    Zut, le truc suivant s’affiche pas chez moi mais le titre suffit peut-être. Ça, ça énervait un peu Larry Kramer.

    Trans author : ‘A lot of gay men are gay men as a consolation prize because they couldn’t be women’
    https://www.gaystarnews.com/article/juno-dawson-gay-men-consolation-prize

    Et le reste du fil :

    17./ That homophobia permeates much of the gender identity industry who in their hearts believe most little fem boys are really girls and butch girls are really boys. Here’s a therapist in a video for @GIRESUK
    salivating at the prospect of putting a boy on puberty blockers.

    18./ And it’s not just boys. There’s an even more profound attack underway on the mental health of girls who aren’t “gender conforming” with social media full of celebrations, for example, of the wearing of chest binders in preparation for eventual breast removal by surgery.

    Malcolm Clark
    @TwisterFilm
    19./ The gender identity lobby has embarked on a wholesale erasure of gay history, is steeped in homophobic contempt for gays (and transsexuals for that matter) and wants to medicalise young lesbians and gays. How will we overcome it? In part by following Larry Kramer’s example.

    21./ We also need his pride. He didn’t think ’gay’ was part of a narcissistic spectrum of navel-gazing “identities” worn as lightly as some Pippa Bunce dress. He thought we were special and believed our history and our stories should be cherished. He was right.

    22./ Above all we’ll need his conviction. At first he and his supporters were a tiny band hated by the gay establishment. Today our LGBT establishment are as blind to the danger the gender identity plague poses as their predecessors were to AIDS. It’s time to open their eyes.

    Voilà. Ça pue.
    #LGBT #transidentité #gay #transactivisme

  • Les mauvais genres : trans et féministes | Un podcast à soi
    https://www.arteradio.com/son/61663807/les_mauvais_genres_trans_et_feministes_25

    Il y a quelques mois éclatait au sein du mouvement féministe un conflit lancé par certaines militantes qui remettaient en question la place des femmes trans dans les milieux féministes. Cet épisode de « Un podcast à soi » aborde cette question et tente de comprendre ce qui se joue dans ces prises de position. Mais plutôt que d’insister sur les divisions, il interroge avant tout les alliances possibles, en donnant la parole à des personnes trans et féministes. Durée : 1h13. Source : Arte Radio

    https://download.www.arte.tv/permanent/arteradio/sites/default/files/sons/16upaslesmauvaisgenres_hq_fr.mp3

    • Émouvants témoignages, vraiment, qui montrent d’importantes difficultés de leur vie et des choix à faire.

      Au delà des témoignages, on ne peut s’en tenir là puisque le docu indique clairement parler d’un point de vue politique. Donc on peut alors le commenter d’un point de vue politique (et non pas juste « c’est du témoignage et on n’a rien à dire là dessus »).

      Les deux témoignages concernent une femme trans, Héloise, et un homme trans (ou pas, cf le détail), Dal.

      Moi j’ai trouvé que dans les deux cas, ces témoignages montraient que leur choix de changer de genre était entièrement social, et à peu près uniquement dû à la société patriarcale, homophobe et viriliste.

      Clairement Héloise a eu une enfance très dure avec des exemples de mâles paroxystiques (encore pire que ce qui est déjà pas cool dans la norme), et son choix de changer n’est pas tant pour « devenir une femme » que pour échapper à la masculinité toxique. Elle le dit aussi bien pour ce qui est du comportement, que pour l’opération physique : ce sexe qui lui rappelait tant tout ce qu’elle détestait. Et pourtant au niveau du discours, de la théorisation, ça parle de « devenir ce qu’on est », vraiment comme de l’essentialisation, ce que je ne trouve pas super, mais surtout qui est à priori faux et en contradiction avec toute l’explication de sa vie, de son parcours. Sans même parler d’un autre monde, d’une utopie non-patriarcale, si déjà juste elle était née dans une famille entièrement aimante (pas que les femmes), sans aucun exemple de masculinité toxique, sans violence, il n’est pas dit du tout qu’elle aurait eu envie de changer de genre.

      Quant a Dal, ille aime (aimait ?) son corps, ses seins, aussi bien pour soi-même que dans la sexualité. Et il a fait le choix d’aller jusqu’au bout pour le passing, pour au final ne pas être une lesbienne butch car socialement c’était plus difficile que d’être reconnu comme mec (mais du coup ça en devient socialement difficile dans le milieu lesbien, qui ne l’accepte pas partout comme mec trans… :/ ). Là encore, sans homophobie, ou tout du moins avec une forte baisse d’homophobie, pas sûr du tout qu’il y ait eu ce besoin de changement de genre, et donc là encore c’est pas « devenir qui on est », elle (car je parle à l’époque femme) aurait apparemment très bien pu rester lesbienne butch d’après ce qui est raconté.

      J’en ressors avec une impression encore plus que tout ça est social, et que dans le même temps, il y a toute une frange qui théorise un discours essentialiste ou qui s’en rapproche, même quand leurs propres parcours de vie démontrent le contraire.

      Le fait est qu’on vit pas dans une société utopique, et que ces personnes là on dû changer de genre pour être mieux dans leur vie, et c’est très bien si elles ont pu réussir et qu’elles vont mieux ! Mais qu’on ne vienne pas enrober ça avec des arguments essentialistes, et comme quoi c’est logique voire limite « naturel » (huhu) car c’est « ce qu’elles sont ».

  • Etre une femme trans ou devenir soi - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/02/18/etre-une-femme-trans-ou-devenir-soi_1778784

    En prétendant que les choix de présentation d’elles-mêmes que font les femmes trans renforcent les stéréotypes de genre, Stern les assimile à des travesties, témoignant d’une méconnaissance totale de l’expérience vécue de la transition. A n’en pas parler, on reste avec des mots, on esquive la question du sens. Sans prétendre parler à la place des femmes trans, mais parce que j’ai réfléchi le sujet et y travaille, je propose pour ma part de la saisir en déployant une perspective phénoménologique qui prend au sérieux « la réalité matérielle de l’imaginaire » (Jay Prosser) et qui pose l’articulation intime de la chair et du soi.

    Les modalités esthétiques par lesquelles une femme trans modèle son apparence renvoient à une dynamique proprement existentielle par laquelle elle cherche à se reconnaître. Il ne s’agit pas pour elle de se maquiller ou de s’habiller comme une femme mais de le faire en tant que femme afin d’atteindre une forme d’adéquation entre ce qu’elle est et ce qu’elle paraît. Car nous n’accédons à nous-mêmes qu’en nous représentant, le paraître est un « accroissement d’être » qui révèle la dignité de ce qui était déjà là et qui le confirme (Jacques Dewitte). Ce que certaines féministes considèrent comme de l’outrance stéréotypée renvoie en réalité à une démarche de coïncidence à soi par laquelle la femme trans devient ce qu’elle est, une femme.

    Par Camille #Froideveaux-Metterie

    Je poste à part parce que cette tribune est passée inaperçue ici et parce qu’elle est à un endroit où je n’ai pas le droit de poster. Ce qui par ailleurs commence à me gonfler et à me donner envie de n’utiliser Seenthis que comme un agrégateur de contenu et pas un réseau social.
    #transidentité

    • Je disais que je trouvais que ça me semblait contenir plein de trucs faux. Notamment parce qu’elle fait porter le chapeau de l’essentialisme au « camp d’en face », alors qu’elle même profère des idées essentialistes, à commencer par le passage que tu cites justement.

      celles qui estiment que les femmes trans ne sont pas des femmes et n’ont de ce fait aucune légitimité à prendre part aux luttes féministes

      C’est faux, je n’ai à peu près jamais lu ça. Ce qui est dit, c’est que les femmes trans peuvent participer en tant que trans-femmes, avec leur réalité propre, pas en tant que femmes cis, étant nées avec ce qui a permis à la société de les voir comme femmes depuis leur naissance, et qui continue de les faire reconnaitre comme femmes et vivre cette réalité sociale. Les trans-femmes ont certains problèmes en commun, d’autres pas. Et que donc quand les femmes veulent se regrouper uniquement entre femmes, elles doivent pouvoir le faire, et c’est à elles, en tant que groupe social (et non en tant qu’individus) de reconnaitre si elles intègrent telle ou telle personne trans-femmes dans leur groupe parce qu’elle lui reconnaisse une vie similaire et un non-danger pour le groupe, mais pas parce que ces personnes s’auto-déclarent femmes. C’est un choix social du groupe.

      L’argument est récurrent qui se réfère aux organes génitaux féminins comme à un socle exclusif et indéboulonnable.

      Les matérialistes non-essentialistes (ce qui constitue la plupart), depuis des décennies n’ont jamais dit ça non plus, elle confond là volontairement le fait de dire « les femmes ont des vulves, ou tel chromosome » avec le fait de dire « les femmes sont traités par la société en tant que femmes suivant le corps qu’elle leur reconnait, et alors la société leur assigne des caractéristiques sociales qui seraient propre aux femmes (alors que non) ». Ce n’est pas essentialiste, c’est socialiste.

      soit le fait que la question trans « colonise le débat féministe ». Je ne m’attarderai pas sur cette affirmation aberrante tant elle contredit la position ultra-minoritaire des combats transidentitaires et la place tout aussi ténue réservée aux femmes trans dans le féminisme.

      C’est une blague ? Il y a encore un peu débat et des groupes différents, mais que ce soit sur internet ET dans la vie physique, les positions trans sont partout, et dans bien des cas sont majoritaires ! Y compris désormais dans des organisations anciennes datant des féministes précédentes, comme le Planning familial. De nombreux groupes mainstream rejettent immédiatement la moindre personne émettant des critiques sur les politiques de l’identité, annulent des confs, publient des textes de désavoument… c’est une « place ténue » ça ?

      Et quant à la société complète, ce n’est pas « ultra-minoritaire » non plus puisque des pays entiers adoptent des lois de choix individuel de l’identité.

      Cette affirmation est complètement fausse, ne correspond pas du tout à la réalité ni online ni offline, et même tellement grossièrement l’inverse que ça fait vraiment stratégie pour l’utiliser rhétoriquement en se disant « les petits qui sont tous faibles ». Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas plein de problèmes, de violence, etc, mais « ultra-minoritaire » wtf…

      Il s’agit de rejeter la division hiérarchiquement sexuée de la société qui érige en « distinction socialement pertinente une différence anatomique en elle-même dépourvue d’implications sociales ». En prenant position auprès de celles qui rejettent les femmes trans, Delphy semble avoir oublié cette affirmation dont elle est l’autrice.

      Mais justement, il n’y a rien de contradictoire. Le fait de dire que les femmes, au sens femelles humaines, ne devraient pas avoir à vivre une réalité sociale si différente des mâles, car leur vulve, leurs seins, leur utérus, ne devraient pas changer à ce point leur vie quotidienne, et bien ça ne veut pas du tout dire que la définition de femmes deviendrait autre chose.

      À l’inverse, plein de trans considèrent que pour être une femme, il faut alors avoir les caractéristiques assignés par la société patriarcale aux femmes uniquement (dans l’époque actuelle, avoir des seins, des robes, du maquillage, parler de telle manière, etc).

      Alors que les féministes matérialistes disent justement que c’est le genre (le féminin, le masculin) qui est social, et qu’on peut parfaitement être une femme baraqué en jean non-attirée par les hommes, et on peut être un homme et vouloir du maquillage, prendre soin des autres, aimer se faire sodomiser (par qui que ce soit), et ça n’en fait pas des premières des hommes, ni des seconds des femmes.

      C’est précisément en partant du constat d’une possible non-coïncidence entre sexe biologique de naissance et identité de genre que celles-ci ont entrepris de déconstruire les assignations sexuées et les stéréotypes genrés.

      C’est un des points les plus importants : la complète identification entre « identité de genre » et « stéréotypes genrés ».

      Personne n’est pile le stéréotype d’un des deux genre, personne n’est 100% ce que la société considère comme féminin ou masculin. Et donc on peut parfaitement avoir des comportements associés à un stéréotype du genre opposé et ne PAS être considéré par la société comme étant pour autant du genre opposé. Le genre est social, alors que les choix de comportements sont individuels. En tant qu’homme barbu, si je me maquille, que je m’occupe d’enfants, la société continuera de me reconnaitre en tant qu’homme. Et je ferai alors face à des discriminations ou des violences non pas en tant que nouvelle femme (parce que je me sentirais femme), mais en tant que reconnu comme homme par la société mais ne correspondant pas assez aux canons de la masculinité.

      Les féministes matérialistes se sont battues et se battent pour abolir le genre, pour qu’aucun comportement ne soient plus assignés, et non pas pour les conforter (si t’as N% des stéréotypes du féminin alors t’es une femme, c’est valider ces assignations !)

      Les modalités esthétiques par lesquelles une femme trans modèle son apparence renvoient à une dynamique proprement existentielle par laquelle elle cherche à se reconnaître. Il ne s’agit pas pour elle de se maquiller ou de s’habiller comme une femme mais de le faire en tant que femme afin d’atteindre une forme d’adéquation entre ce qu’elle est et ce qu’elle paraît.

      Onanisme intellectuel ! C’est bien ça qui est reproché, ça signifie que ces gens considère que « paraitre une femme » c’est avoir tous les stéréotypes associés, alors que les matérialistes disent qu’on peut être une femme et ne jamais se maquiller, ne jamais porter des « habits de femmes »…

      Ya vraiment vraiment une lecture des stéréotypes de genre à la fois hyper proche mais qui aboutit à des conclusions diamétralement opposés, entre l’activisme trans et les féministes matérialistes. J’ai l’impression qu’elles partent de constats super proches voire exactement les mêmes sur ce que le patriarcat impose comme assignations sociales, et qu’elles en déduisent des philosophie de vie totalement différentes et même parfois opposées.

    • Merci @rastapopoulos de venir causer avec moi ! Je ne suis pas trop d’accord, je vois des féministes matérialistes nickel (Delphy, Meghan Murphy) adopter le sexe, la physiologie, comme ce qui sépare l’humanité en deux et la hiérarchise. Alors que je m’attendais plutôt à les voir adopter une identité de genre perçue comme très sociale, avec inclusion possible de femmes trans dans la mesure où elles sont perçues comme des femmes et dans la mesure où ça a du sens (pas dans une non-mixité consacrée au corps : auto-examen gynéco par exemple). Je me dis que leur position est stratégique, parce que contrairement à l’idée de poser un regard social sur l’identité (difficile à mettre en pratique), le corps règle les choses et les femmes canadiennes ne sont plus en mesure de restreindre l’accès de lieux de non-mixité politique ou de défense à quiconque, y compris des hommes de mauvaise foi ou des personnes que j’identifie à des hommes qui ont une fascination morbide pour les femmes qui suppose de les violer et de vivre dans un corps de femmes (auto-gynophilie). Mais ça m’étonne de les voir revenir aussi fort au corps sexué après avoir montré ce que fait le genre (ce qui concerne aussi des trans avec une expression de genre claire, on en a plein de témoignages). Ça ne change rien au fait qu’elles ont le droit à leur non-mixité, qu’on l’aime ou pas on n’a pas à la remettre en cause sauf à expliquer qu’elles ont un privilège acquis sur le dos des femmes trans (lequel ? dites-moi ! parce que militer et y consacrer temps libre, énergie et souvent pognon n’est pas un privilège).

      Je pense aussi que Froideveau sous-estime l’activisme trans et la volonté de beaucoup de femmes cis de s’effacer derrière elles (comme les femmes savent si bien s’effacer dans les luttes). Nous n’en sommes qu’au début et l’activisme institutionnel n’a pas beaucoup avancé en France mais dans les collectifs les femmes trans ne s’oublient pas trop. Il y a même des événements un peu queer, et pas des groupes de parole ou de soutien de personnes trans mais des trucs adressés à tout le monde, qui excluent les TERF à l’entrée (en tout cas en ajoutant la mention aux descriptions de leurs événements). Froideveau loupe un peu le coche...

      Mais son propos sur l’expression de genre des femmes trans me semble pas mal. D’abord je rencontre plein de femmes trans pas plus ni moins « sapées avec féminité » que des femmes cis. Des meufs trans ultra genrées, limite drag, corps et fringues, j’en connais peu... et j’en croise de moins en moins. Ensuite il y a la nécessité du passing qui nécessite d’en faire un peu plus quand le corps est un peu moins féminin. C’est un peu le propos de cette autrice trans.

      Anti-guide du questionnement de genre – Raymond, reviens, t’as oublié tes chiens !
      https://raymondreviens.wordpress.com/2017/01/17/anti-guide-du-questionnement-de-genre

      Sans ces modifications, si on veut éviter les humiliations et les violences liées au fait d’être vue comme un mec en robe, il faut avoir un corps pas trop marqué par la testostérone (donc disons moins de 25 ans, et encore pas pour tout le monde), se restreindre à des codes féminins hétérosexuels et savoir se démerder avec un pinceau à maquillage. Les modifications physiques sont pour la plupart des femmes trans un moyen d’être lue comme femme de manière permanente, sans contrainte particulière.

      J’ai cet exemple du mec qui vient à un événement lesbien avec une expression de genre masculine. Il n’est pas le seul dans la salle, plein de butches sont sapées comme lui. Mais corps de femme + fringues « masculines » n’est pas corps de femme + fringues « masculines » : il reste une personne qu’on ne va pas manquer d’identifier à un homme alors que les meufs en question sont identifiées comme butches, camionneuses, etc. Donc son genre, son identité sociale, dépend d’une expression plus marquée « féminine » que les femmes qui réclament la liberté de s’habiller comme elles veulent. Je trouve que Froideveau l’écrit bien, au milieu de ces propos dont tu as bien noté l’injustice.

    • Merci pour vos interventions.
      Je partage un bout d’entretien de #Francis_Dupuis_Déri qui apporte un autre éclairage sur la question. Toute la réponse serait à lire mais je laisse seulement l’extrait qui peut apporter sa pierre au débat pour certains d’entre nous. (Ca date de fin 2018.)

      J’ai lu avec très grand intérêt le numéro spécial de la revue Transgender Studies Quarterly , qui proposait un dossier complet sur le « transféminisme », soit l’alliance et la fusion entre féminisme et mouvement trans. On y présente les histoires très intéressantes de ces alliances au Brésil, en Italie, aux États-Unis et ailleurs, parfois dès les années 1960. J’y ai appris, enfin, qu’une féministe radicale dont je respecte beaucoup le travail, Andrea Dworkin, se déclarait solidaire des trans dès le début des années 1970, aux États-Unis. Elle proposait que l’État offre des services de santé gratuits pour les femmes trans, ou que la communauté militante offre les moyens à toute personne transexuelle d’obtenir une opération de changement de sexe. Selon Dworkin, la présence des trans nous révèle surtout la fluidité des identités de sexe et met à mal la logique de la binarité sexuelle. Même si elle rêvait d’un monde sans genre ou sexe, elle considérait dès 1974 que c’est seulement dans un nouveau monde constitué d’une « identité androgyne » que la transexualité n’aura plus le même sens, puisqu’il y aura une plus grande pluralité de choix. À la même époque, aux États-Unis, le groupe de musique Olivia Record, composé de féministes radicales lesbiennes séparatistes, se déclarait « trans inclusive ». Une des membres a aussi été militante du collectif de lesbiennes radicales Furies et a payé pour les frais médicaux de trans. L’amie et l’alliée de Dworkin, la féministe Catharine MacKinnon, dont la pensée sur la domination sexuelle m’a également beaucoup inspiré, s’est aussi déclarée solidaire des trans.

      (...)

      Plus concrètement, les trans ont obtenu plusieurs gains législatifs depuis quelques années au Canada et au Québec. Depuis 2015 au Québec, l’école est obligée d’accepter un changement de prénom, et les élèves de 14 ans et plus peuvent même exprimer cette demande sans l’autorisation de leurs parents. Mon université autorise enfin les étudiantes et les étudiants à changer leur nom, sur les listes de classe. Quant au mouvement des femmes au Québec, par exemple les réseaux de centres et de maisons d’hébergement pour femmes, je crois comprendre que la réponse est le plus souvent pragmatique face à la demande d’inclusion des trans (qui est souvent une demande d’aide). Il ne s’agit pas d’une prise de position de principe sur ce qu’est la non-mixité ou ce qu’est une femme, mais d’un travail d’écoute, d’échange, de réflexion collective, de consultation et d’arrangement pragmatique, chaque situation étant différente selon le contexte, les autres femmes présentes, les expériences passées, etc..

      Voilà… Je ne pense pas avoir répondu à vos questions, mais je vous ai présenté l’état de mes réflexions, en ce moment. Mais considérant que votre site publie des textes très critiques des trans et considérant l’état des débats et des rapports de force où je me situe, à Montréal, je pensais saisir l’occasion pour partager quelques réflexions, sans prétendre connaître la « vérité » sur ces sujets complexes, ni parler au nom des féministes radicales ou des militantes et théoriciennes trans.

      https://www.partage-le.com/2018/12/31/chronique-la-violence-masculiniste-suivie-dun-entretien-avec-francis-dup

      La revue en question :
      Transgender Studies Quarterly , vol. 3, no. 1–2, 2016,
      https://read.dukeupress.edu/tsq/issue/3/1-2
      (articles en libre accès ou via https://sci-hub.si / https://lovescihub.wordpress.com )

      Je pense que tradfem a fait beaucoup de mal en choisissant de traduire des textes, même essentialistes, sur cette question ce qui a contribué à cliver encore plus les féministes. Notre place de gars n’est pas là, je pense, dans ce combat. Mais pourquoi ne pas traduire des articles cette revue, pour rester fidèle à l’esprit de Dworkin, à la base de l’entreprise ?
      Je suis triste de l’état de ce débat et même si j’y pense aussi, je me dis que j’aimerais mettre de l’énergie ailleurs afin de soutenir le mouvement féministe.
      (antonin, je ne participe pas beaucoup ici, mais je te suis toujours avec grand intérêt.)

    • Super intéressant, le propos de FDD : d’abord sur son vécu de mec qui veut déboulonner le genre et qui pense qu’il suffit de le faire au niveau perso, et qui se rend compte qu’il outrepasse les limites de personnes pour qui ce n’est pas un jeu. Et puis ça me fait plaisir de voir Dworkin transinclusive.

  • Chimamanda Ngozi Adichie on transgender row: ’I have nothing to apologise for’ | Books | The Guardian
    https://www.theguardian.com/books/2017/mar/21/chimamanda-ngozi-adichie-nothing-to-apologise-for-transgender-women
    https://i.guim.co.uk/img/media/7901f11d746a700dfe161a94880a73ab67254f31/0_169_5054_3032/master/5054.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Chimamanda Ngozi Adichie, the Nigerian novelist and feminist, has condemned a “language orthodoxy” on the political left after she endured a vitriolic backlash over comments about transgender women.

    The author of Half of a Yellow Sun plunged into a row about identity politics when she suggested in an interview last week that the experiences of transgender women, who she said are born with the privileges the world accords to men, are distinct from those of women born female. She was criticised for implying that trans women are not “real women”.

    But Adichie defended her comments during a public appearance in Washington on Monday night. “This is fundamentally about language orthodoxy,” she told a sellout event organised by the bookshop Politics & Prose. “There’s a part of me that resists this sort of thing because I don’t think it’s helpful to insist that unless you want to use the exact language I want you to use, I will not listen to what you’re saying.

    “From the very beginning, I think it’s been quite clear that there’s no way I could possibly say that trans women are not women. It’s the sort of thing to me that’s obvious, so I start from that obvious premise. Of course they are women but in talking about feminism and gender and all of that, it’s important for us to acknowledge the differences in experence of gender. That’s really what my point is.”

    #transidentité #féminisme #intersectionnalité
    Il était perdu dans un fil...

  • Portrait interne de l’industrie de « l’identité de genre | « TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/14/portrait-interne-de-lindustrie-de-lidentite-de-genre

    Jon Stryker, héritier d’une fortune médicale et fondateur de la Fondation Arcus, une ONG LGBT générée par la richesse de Stryker, était en train de construire une puissante infrastructure pour impulser la normalisation et l’institutionnalisation du transgenrisme, la première identité à caractère médical.

    En 2014, Time Magazine a publié une photo de couverture et un reportage sur l’acteur Laverne Cox, un homme se faisant passer pour une femme. Cox était présenté comme inaugurant un « point de basculement de l’identité transgenre ». Il avait manifestement subi de multiples opérations pour changer l’apparence de ses caractéristiques sexuelles secondaires et affichait une tenue culturellement attribuée aux femmes : cheveux longs, maquillage, une robe et des talons hauts. Bien que Cox était présenté comme la pièce à conviction d’un point de basculement transgenriste, avant cette date, le transgenrisme n’était pas au premier plan dans l’esprit de la plupart des gens. Il n’y avait donc rien d’évident qui précédait ce moment où un « point de bascule » aurait été atteint.

    Et pourtant, le transgenrisme fit soudainement son apparition partout – comme si quelque chose s’était produit en coulisses (c’était bien le cas). Six ans plus tard, nous avons des célébrités transgenres, des athlètes transgenres, des PDG transgenres, une couverture santé transgenre, des étudiants transgenres, un langage qui a émergé spécifiquement pour ces personnes, des lois réorganisant la réalité pour le reste du monde afin de les accommoder, de nouveaux programmes scolaires pour les enfants et adultes, de nouveaux protocoles médicaux, la disponibilité d’hormones, des bandages de poitrine, des prothèses péniennes, des camps de « genre » pour les jeunes, des agences de modeling et des produits de beauté, tout cela pour une fraction minuscule de la population dont la condition n’a aucune cause médicale connue.

    Le transgenrisme est la première « condition médicale » dont on dit qu’elle provoque une dysphorie corporelle intense chez beaucoup de gens (surtout par son impact sur des enfants), et qui est à la fois promu en tant qu’identité et célébré dans l’ensemble des cultures occidentales.

    C’est la première fois dans l’histoire qu’une dysphorie corporelle, quelle qu’elle soit, est présentée comme normale, positive et comme une identité médicale à célébrer, dans ce qui s’annonce comme une industrie prolifique de l’identité de genre. Les personnes qui s’identifient comme transgenres, les jeunes femmes qui ont subi volontairement une double mastectomie de seins en parfaite santé, sont utilisées dans des publicités d’entreprise, pour vendre de tout, des sous-vêtements à la crème à raser. Le cabinet Behemoth Law et des conglomérats médiatiques créent des mémoires d’amicus curiae et des guides de soutien juridique pour faciliter le processus de normalisation. Des avocats sont formés dans le monde entier et des organisations mondiales sont créées pour la tâche spécifique de normalisation de cette identité médicale.

    Kof kof, la description d’une femme trans qui a bien une vie sociale de femme puisqu’elle ne peut pas être identifiée, sauf dans ce genre d’écrits dont les informations sont sûrement très utiles mais qui sont indéfendables politiquement... Enfin, le meilleur moyen de discuter sereinement de tout ça, de dévoiler des éléments matérialistes sur ce changement social problématique, c’est bien de ne pas insulter des personnes...

    • Je la trouve pas mal mais avec un très petit angle. Et je regrette son refus d’entendre que ces meufs transexclusives puissent se sentir l’objet de réappropriation de leurs luttes, menacées en leur sein même.
      @monolecte, tu en penses quoi ? Elle est passée inaperçue ici, hélas...
      #transidentité Camille #Froideveaux-Metterie

      En prétendant que les choix de présentation d’elles-mêmes que font les femmes trans renforcent les stéréotypes de genre, Stern les assimile à des travesties, témoignant d’une méconnaissance totale de l’expérience vécue de la transition. A n’en pas parler, on reste avec des mots, on esquive la question du sens. Sans prétendre parler à la place des femmes trans, mais parce que j’ai réfléchi le sujet et y travaille, je propose pour ma part de la saisir en déployant une perspective phénoménologique qui prend au sérieux « la réalité matérielle de l’imaginaire » (Jay Prosser) et qui pose l’articulation intime de la chair et du soi.

      Les modalités esthétiques par lesquelles une femme trans modèle son apparence renvoient à une dynamique proprement existentielle par laquelle elle cherche à se reconnaître. Il ne s’agit pas pour elle de se maquiller ou de s’habiller comme une femme mais de le faire en tant que femme afin d’atteindre une forme d’adéquation entre ce qu’elle est et ce qu’elle paraît. Car nous n’accédons à nous-mêmes qu’en nous représentant, le paraître est un « accroissement d’être » qui révèle la dignité de ce qui était déjà là et qui le confirme (Jacques Dewitte). Ce que certaines féministes considèrent comme de l’outrance stéréotypée renvoie en réalité à une démarche de coïncidence à soi par laquelle la femme trans devient ce qu’elle est, une femme.

  • #Kristina_Harrison : Dossier trans : L’auto-déclaration de genre met en danger les femmes

    Kristina Harrison, salariée du National Health Service, est une personne transsexuelle qui a subi des opérations chirurgicales et subit toujours un traitement hormonal afin d’être considérée comme une personne du sexe opposé à son sexe de naissance. Elle est également militante et défend l’idée que le passage d’un système de reconnaissance légale fondée sur un diagnostic médical à un système fondé sur une simple déclaration de la personne concernée aurait des conséquences désastreuses sur des jeunes gens vulnérables, sur les mesures spécifiques aux femmes et par ailleurs nuirait également aux personnes trans.

    Le gouvernement conservateur au pouvoir au Royaume-Uni, malgré des tergiversations de façade, a démontré une intention ferme quant à la refonte du Gender Recognition Act (GRA) de 2004. Il bénéficie du soutien du parti travailliste et d’un mouvement transgenriste qui a désormais pignon sur rue. Ce mouvement est imprégné de ce qui est largement vu comme une idéologie de genre intolérante et même extrémiste. Ce n’est pas sans raison que femmes et personnes transsexuelles en nombre croissant ont exprimé leurs inquiétudes. Si la nouvelle mouture du GRA est adoptée, le terme « transgenre », ainsi que les termes « homme trans » et « femme trans » seront désormais des termes vagues désignant toute personne biologiquement femelle qui s’identifie comme étant un homme, ou l’inverse.

    Les personnes trans peuvent être des hommes qui s’identifient comme femmes mais veulent conserver un corps d’homme, des personnes « gender fluid » (qui s’identifient comme femmes certains jours et hommes d’autres jours), ou encore ceux que nous appelions auparavant des travestis, en particulier des hommes qui ont un fétiche sexuel dirigé vers les vêtements et les attributs physiques féminins.

    (Un slogan placardé dans le XIe arrondissement, à Paris. Les « TERFS », c’est quiconque met en doute qu’un homme est une femme s’il prétend en être une.)

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.economist.com/open-future/2018/07/03/a-system-of-gender-self-identification-would-put-women-at-risk
    #transactivisme #agresseurs_sexuels #intimidation_des_féministes #chasse_aux_sorcières #antiféminisme #violences_masculines

    • Nous sommes nombreuses à insister sur le fait que les femmes sont avant tout un groupe défini par un sexe biologique et une socialisation spécifique. Le sexe est une réalité, c’est même ce qui est au fondement de l’espèce humaine.

      Lien vers

      Fleur Furieuse - Féminisme radical et abolitionniste : Tribune : les « femmes trans » sont-elles des femmes ?
      https://fleurfurieuse.blogspot.com/2020/02/tribune-les-femmes-trans-sont-elles-des.html

      Selon les féministes radicales et matérialistes, les femmes sont tout d’abord des êtres humains femelles. Elles ont un double chromosome X et, sauf malformation ou anomalie, elles ont un appareil génital qui permet la gestation et l’accouchement d’un enfant.

      Les caractéristiques physiques liés à la procréation correspondent au sexe biologique, notion distincte de celle de « genre », qui désigne une construction sociale, et plus exactement un système d’oppression qui organise l’humanité en deux groupes, l’un dominant et exploitant l’autre.

      Cette exploitation des femmes est intrinsèquement liée à leur biologie. Dans nos sociétés, les petites filles sont éduquées différemment des petits garçons ; en raison de leur sexe de fille.

      Être une femme n’est pas un ressenti. Cela correspond à une réalité physiologique très spécifique et à un vécu social tout aussi spécifique. Tout cela est réel.

      Moui... Il y a une certaine confusion dans les deux textes (surtout le deuxième) entre corps sexué et socialisation genrée. Les deux sont mis ensemble alors que l’expérience des femmes et des hommes trans montrent qu’on peut bien avoir une socialisation genrée sans le sexe qui va avec, lequel est d’ailleurs assez complexe à définir : utérus, certes, chromosome (il y a d’ailleurs des hommes cis XX), sexe hormonal, caractères physiologiques secondaires, etc. Pas non plus parce qu’on dit qu’on est un homme ou une femme. Mais parce qu’on est perçu·e comme homme ou femme et qu’on subit les injonctions qui vont avec. En ce sens, l’auto-identification est une disposition complètement individualiste qui récuse l’option j’ai une identité de genre > je l’exprime > elle est reconnue par les autres et passe direct à j’ai une identité de genre > je m’en fous du regard des autres mais je veux qu’elle soit reconnue et que la société s’organise autour de mon auto-identification, quand bien même elle constituerait un fait social bien moins consistant que les violences subies par les femmes et toutes les dispositions prises pour les mettre vaguement à l’abri.

      Je pense que c’est l’auto-identification le problème, pas la #transidentité et voilà pourquoi je vous remercie, @tradfem, de publier ce texte (alors que par ailleurs vous avez tendance à genrer au masculin toutes les femmes trans, post-op ou jamais-op, féministes ou violeurs se prétendant femmes, ce qui me semble une grave erreur au regard de ce qu’est le genre et de la capacité à faire des alliances aussi précieuses que celles à faire avec les personnes trans elles-mêmes).

      Pour revenir sur le deuxième texte, le féminisme matérialiste se focalise sur le caractère social de cette identité et « Fleur furieuse » tire un peu facilement la couverture à elle, d’une manière très confuse. En tant que rédac chef, j’aurais refusé un tel article parce qu’il est incohérent. Mais si j’ai bien compris c’est un billet de blog et elle a été censurée pour « transphobie ». Pas d’accord avec son propos mais la censure dont elle fait l’objet est inacceptable et exprime bien ce que Harrison raconte de ce débat : accusations de folie haineuse envoyées à la volée, intimidation et censure. Et ça commence juste en France !

    • Je converse pas mal avec des jeunes femmes qui bloquent toute discussion dès qu’elles ont posé l’étiquette TERF sur ma personne, et non pas sur mes propos, c’est assez déprimant.
      Du coup, par souci de diplomatie et parce que je les aime bien, je fais marche arrière en disant que je suis ignorante de ce qui s’annonce, et je leur demande de m’expliquer ce qu’elles souhaitent défendre, et si c’est vraiment le rapport politique des femmes dans le monde qui les intéresse.

    • @touti, et ça marche ? Elles arrivent à l’expliquer ?

      Je vois moi aussi pas mal de jeunes femmes à fond, qui prennent toute divergence d’avec leur violence ou leurs arguments pour une position trans-exclusive (non, pas forcément), qui réduisent le débat à une lutte générationnelle, façon une vague chasse l’autre alors qu’il y a aussi des quadras et des quinquas qui connaissent bien leurs classiques queer (quel âge ont les mecs trans Preciado, Bourcier et #Jack_Halberstam, hum ?) qu’il y a aussi plein de jeunes femmes féministes matérialistes qui ne sont pas dans leurs trips queer, un peu écartelées entre la volonté de ne pas exclure et un peu de bon sens et qui doivent être très intimidées par cette nouvelle doxa (voir l’expression qui fleurit, y compris pour des événements culturels, de « TERF pas bienvenues »).

      J’ai envie de dire à ces meufs queer (ou hétérotes complexées) que c’est trop la classe féministe, d’en remettre une couche sur les hiérarchies patriarcales en gerbant sur des femmes qui sont considérées comme périmées. Et ce que me disent mes copines quinquas qui essaient de militer dans un cadre ouvert et bienveillant avec ces jeunes meufs, c’est que le niveau frôle les pâquerettes.

      Bref !

  • Fighting the New Misogyny: A Feminist Critique of Gender Identity - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=voaYjKMw5rI

    On February 1, 2020, Meghan Murphy, Saba Malik, and Kara Dansky gave a critical analysis of gender identity and made powerful arguments for sex-based women’s rights. The event took place at the beautiful Seattle Central Library in downtown Seattle, Washington, despite protesters inside and outside the building.

    Writer Meghan Murphy spoke on the philosophical and political problems in the claims made by proponents of gender identity. Feminist and environmentalist Saba Malik addressed the way gender identity advocates compare transphobia with racism and why this is both inaccurate and offensive. Saba also read a speech by indigenous feminist Cherry Smiley who could not be there in person. Lawyer Kara Dansky explained the significance of female erasure in the law and how feminists are fighting back. An engaging Q and A session moderated by writer and activist Lierre Keith followed.

    Learn more about WoLF:
    womensliberationfront.org

    #féminisme #transidentité

  • Vikken – Portrait d’un homme trans – Binge Audio
    https://www.binge.audio/vikken-portrait-dun-homme-trans

    Vikken est un homme, assigné femme à la naissance, aujourd’hui perçu comme homme par la société. Sur le chemin de cette transition, il nous raconte ce qu’il a appris des normes viriles, des autres hommes, et de lui-même. Qu’est-ce que le biologique a finalement à voir avec la masculinité ? Qu’est-ce que son expérience nous raconte des masculinités cisgenre ?

    Animé par Victoire Tuaillon.

    Intéressant. L’interview commence sur l’enfance de Vikken, qui raconte que petit il n’aimait jouer qu’avec des camions, pas des poupées. Et à un moment il raconte que quand il est question de #transidentité, la première question qu’on lui pose, c’est s’il jouait avec des camions et c’est vraiment lourd, ces préjugés et cette supposition qu’il jouait avec des camions. Alors que c’est le premier truc qu’il vient de dire sur lui.

    Il se trouve qu’une étude récente a été reprise partout (dépêche Reuters) selon laquelle :

    Transgender children sense true gender at young age, study finds | CBC News
    https://www.cbc.ca/news/health/transgender-children-true-gender-identity-study-1.5408732

    Transgender children may start to identify with toys and clothes typical of their gender identity from a very young age, a recent study suggests.

    Gülgöz, S., Glazier, J. J., Enright, E. A., Alonso, D. J., Durwood, L. J., Fast, A. A., Lowe, R., Ji, C., Heer, J., Martin, C. L., & Olson, K. R. (2019). Similarity in transgender and cisgender children’s gender development. Proceedings of the National Academy of Sciences. doi : 10.1073/pnas.1909367116
    https://www.pnas.org/content/116/49/24480

    Ce qui en ressort d’après les médias et les activistes, c’est que le genre est une réalité qui s’exprime dès le plus jeune âge même à contre-courant du sexe (la réalité du corps). Mais on reste dans cette idée que les jouets ne sont pas genrés par convention mais parce que c’est le désir intime et pas du tout influencé par la société des enfants de jouer avec des camions ou des poupées.

    Autre son de cloche, cette fois plutôt chez les réacs.

    Study finds robust sex differences in children’s toy preferences across a range of ages and countries
    https://www.psypost.org/2017/12/study-finds-robust-sex-differences-childrens-toy-preferences-across-range-a

    New research has found robust sex differences in boys’ and girls’ toy preferences across a range of ages, time periods, countries, and settings.

    Boys play with trucks, girls play with dolls : new study finds gender is biological | News | LifeSite
    https://www.lifesitenews.com/news/new-study-shows-gender-is-biological-unchangeable

    According to a new study, differences between boys and girls are biological and not fluid, as transgender theory claims.

    L’étude en question :
    http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/icd.2064/abstract

    Bon, pour être sûr·es, il faudrait avoir étudié en parallèle les enfants cis et trans... ce que fait la première étude.
    Et comme on a vu, ce ne sont pas les activistes trans qui disent, voir #Odile_Fillod,
    https://allodoxia.odilefillod.fr/2014/07/23/camion-poupee-jeux-singes
    que les jouets sont arbitrairement genrés, ce sont les féministes... qui doivent se sentir un peu seules, entre ces deux camps (trans et réacs) qui s’engueulent tout en renaturalisant à mort le genre.

    #sexisme #jouets_sexistes #éducation #genre #enfants

  • The document that reveals the remarkable tactics of trans lobbyists | Coffee House
    https://blogs.spectator.co.uk/2019/12/the-document-that-reveals-the-remarkable-tactics-of-trans-lobbyis

    People and organisations that at the start of this decade had no clear policy on or even knowledge of trans issues are now enthusiastically embracing non-binary gender identities and transition, offering gender-neutral toilets and other changes required to accommodate trans people and their interests. These changes have, among other things, surprised many people. They wonder how this happened, and why no one seems to have asked them what they think about it, or considered how those changes might affect them.

    Some of the bodies that have embraced these changes with the greatest zeal are surprising: the police are not famous social liberals but many forces are now at the vanguard here, even to the point of checking our pronouns and harassing elderly ladies who say the wrong thing on Twitter.

    How did we get here?

    So the question again: how did organisations with small budgets and limited resources achieve such stunning success, not just in the UK but elsewhere?

    Well, thanks to the legal website Roll On Friday, I have now seen a document that helps answer that question.

    The document is the work of Dentons, which says it is the world’s biggest law firm; the Thomson Reuters Foundation, an arm of the old media giant that appears dedicated to identity politics of various sorts; and the International Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, Queer and Intersex Youth & Student Organisation (IGLYO). Both Dentons and the Thomson Reuters Foundation note that the document does not necessarily reflect their views.

    The report is called ‘Only adults? Good practices in legal gender recognition for youth’. Its purpose is to help trans groups in several countries bring about changes in the law to allow children to legally change their gender, without adult approval and without needing the approval of any authorities.

    In short, this is a handbook for lobbying groups that want to remove parental consent over significant aspects of children’s lives. A handbook written by an international law firm and backed by one of the world’s biggest charitable foundations.

    And how do the authors suggest that legal change be accomplished?

    I think the advice is worth quoting at length, because this is the first time I’ve actually seen this put down in writing in a public forum. And because I think anyone with any interest in how policy is made and how politics works should pay attention.

    Another recommendation is even more revealing: ‘Avoid excessive press coverage and exposure.’

    According to the report, the countries that have moved most quickly to advance trans rights and remove parental consent have been those where the groups lobbying for those changes have succeeded in stopping the wider public learning about their proposals. Conversely, in places like Britain, the more ‘exposure’ this agenda has had, the less successful the lobbying has been:

    La question d’actualité, c’est si les parents ont leur mot à dire sur la décision de leurs enfants de transitionner avant la puberté : d’un côté ça permet de ne pas développer des caractères sexuels secondaires qui seront encombrants pour la suite et de transitionner plus facilement, de l’autre... ce sont des enfants qui n’ont peut-être pas les moyens de peser leur décision et les cas de #détransition se multiplient, de jeunes adultes qui regrettent que cette option leur ait été proposée comme ça.

    https://www.rollonfriday.com/news-content/dentons-campaigns-kids-switch-gender-without-parental-approval

    #lobby #transidentité #transgenre

    • Gender dysphoria in children: puberty blockers study draws further criticism | The BMJ
      https://www.bmj.com/content/366/bmj.l5647

      The NHS Gender Identity Development Service (GIDS), based at London’s Tavistock and Portman NHS Foundation Trust, is England’s only provider of NHS specialist treatment for young people with gender dysphoria.

      In 2010 GIDS and University College London’s Institute of Child Health applied for ethical approval to conduct a cohort study offering puberty blockers to a “carefully selected group of adolescents” with gender dysphoria in early puberty.

      But questions continue to emerge about the researchers’ conduct of this early intervention study.

      We reported in July that potentially crucial information may have been missing from the study’s protocol and patient information sheets, casting doubt as to whether participants gave informed consent.1 Critics had said that the researchers had downplayed interim findings that might suggest increased suicidality. And the researchers had not submitted the annual progress reports required by the NHS Health Research Authority (HRA), which promotes patients’ interests in health research. Also, despite the full study findings remaining unpublished, the NHS changed its policy to allow GIDS to prescribe these drugs to children under 12 in established puberty.

      Here we present new allegations that the researchers might have broken rules when seeking ethical approval. They might also have misinterpreted another study’s findings about potentially worrying effects of the drugs on changing bone density.

  • DOSSIER : Où va le féminisme ? (suite de la Troisième partie) - OCL - Organisation Communiste Libertaire
    http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2336

    Naguère, les féministes radicales étaient craintes pour leur verbe virulent et leurs opérations commandos contre leurs ennemi-e-s. Par un étrange retournement de situation, elles se voient à leur tour interdire de tenir des conférences, et traiter de réacs ou de transphobes par des queers ou autres militant-e-s de l’« identité » (comme d’habitude, c’est sur internet que se déversent en priorité les tombereaux d’insultes). Dans les milieux militants, le caractère insaisissable du « queer » fait sa force : capable de tout contenir, il fonctionne comme marqueur de marginalité intellectuelle et signe de reconnaissance entre des « subversifs authentiques » qui se posent facilement en donneurs de leçons.
Et les pratiques de ces nouvelles avant-gardes autoproclamées ne visent pas que les féministes radicales – comme le montre la situation dans les cercles anarchistes au Royaume-Uni encore (voir l’encadré).
    En France, où les « politiques de l’identité » sont à l’œuvre depuis moins longtemps, on remarque qu’une partie de l’extrême gauche et des libertaires les a déjà adoptées – les militant-e-s étant perméables à ce discours très codifié de par leur accès assez fréquent à l’Université. Pareil choix, dans des milieux déjà restreints, a malheureusement souvent pour double conséquence d’y faire passer l’exploitation économique au second plan et d’accentuer leur éloignement des classes populaires.

    L’anarchisme vise à faire s’élever toutes les voix, pas seulement celles des minorités, rappelle Woke Anarchists. L’idée selon laquelle l’oppression ne toucherait que ces minorités, et non les masses, est le produit des idéologies bourgeoises, qui ne défendent évidemment pas un changement révolutionnaire. Enfin, du fait des « politiques de l’identité », les positions « radicales » actuelles donnent à la grande majorité de la population anglaise l’image d’un nombrilisme sans pertinence qui incite des personnes « cis blanches » déjà marginalisées à graviter de plus en plus autour de l’extrême droite. Dans une période où les mouvements fascistes se multiplient, poursuivre les querelles que déclenchent les Identity politics dans les cercles militants n’a donc rien d’un jeu. C’est pourquoi les espaces anarchistes ne devraient pas laisser des personnes y semer la zizanie sur leur base, et, plutôt que de se quereller, les anarchistes devraient développer la solidarité permettant de mener le combat contre les véritables centres du pouvoir.

    [Brochure] Contre l’anarcho-libéralisme et la malédiction des Identity politics – Les Fleurs Arctiques
    https://lesfleursarctiques.noblogs.org/?p=1157

    Ce texte a été publié sous forme de brochure sur un site qui lui est consacré (wokeanarchists.wordpress.com) le 25 novembre 2018 par des compagnons du Royaume-Uni se présentant comme «  anarchistes auto-déterminés résistant à la cooptation de notre mouvement par le libéralisme, l’université et le capitalisme  ». Nous ne traduisons pas ce texte par communion politique fondamentale (par exemple l’égalitarisme politique et la fondation de sociétés futures ne sont pas des préoccupations pour nous), mais afin d’apporter de l’eau au moulin des débats actuels sur les questions identitaires au sein des milieux radicaux d’extrême gauche. En effet, il nous semble que cette question, qui est ici abordée sous l’angle de la manière dont les Identity politics vident l’anarchisme de son sens, concerne bien plus largement tous ceux qui s’intéressent aux perspectives révolutionnaires. Ce texte nous a aussi intéressé parce qu’il évoque courageusement, à partir d’expériences concrètes, les conséquences délétères pour l’élaboration théorique et pratique de la diffusion de ces «  idéologies de l’identité  », et la manière dont cette question fait l’objet d’une sorte de tabou discursif pendant que s’installent des pratiques d’exclusions brutales, d’accusations sans appel et de judiciarisation sans place pour la défense. Le processus décrit dans ce texte envahit depuis quelques années la plupart des aires subversives et on voit s’y développer, en même temps qu’une obsession affichée pour le «  safe  » vu comme un ensemble de principes abstraits, une indifférence à la réalité parfois terrible des relations telles qu’elles existent et circulent dans les milieux «  déconstruits  ». [Extrait de l’Avant-propos des traducteurs]

    #identité #identity_politics #queer #transidentité #transgenre #féminisme #anarchisme
    cc @rastapopoulos et @tranbert

    • DOSSIER Où va le féminisme ? (Première partie) - OCL - Organisation Communiste Libertaire
      http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2307

      La catégorie « femmes » devint dépendante de toutes les différences d’ordre matériel et culturel existant entre les femmes (« race », classe, ethnie, orientation sexuelle, contexte socioculturel…).
      Des militantes de la « deuxième vague » critiquèrent cette démarche comme étant source de divisions néfastes pour le mouvement féministe ; mais celles de la « troisième vague », souvent plus jeunes, pensaient que c’était la seule manière valable d’appréhender la réalité des femmes – et elles l’ont emporté. Aujourd’hui, aucune polémique n’est menée contre les intellectuelles féministes de ce courant, que ce soit pour ne pas se disputer publiquement entre féministes, par désintérêt pour leurs productions ou par crainte d’être traité-e d’antiféministe ; de ce fait, les analyses féministes ne paraissent provenir que de ce courant.
      Les « troisième vague » ont de multiples centres d’intérêt : l’accès des femmes à l’éducation, l’accentuation de la pauvreté au féminin, les violences domestiques, les effets du racisme, les troubles alimentaires, l’accès inéquitable à Internet selon les sexes, l’environnement, l’altermondialisme, le sida, la santé sexuelle des femmes, les problèmes soulevés par l’avènement des techniques de reproduction médicalement assistée… mais ces questions sont en général abordées sur le plan personnel. Même quand elles se préoccupent d’injustices sociales, ces féministes investissent peu dans les formes collectives d’action (plutôt que de descendre dans la rue contre les publicités sexistes, par exemple, elles utilisent l’espace médiatique ou Internet). Et, qu’elles militent autour des enjeux de la sexualité ou de l’esthétique corporelle, il s’agit de valoriser sa différence (en se livrant par exemple dans des autobiographies) et d’acquérir un statut à soi sans en référer à une quelconque catégorie. On est ainsi arrivé à une dissémination du concept d’identité politique, voire du concept d’identité en général puisque celle-ci est toujours avancée à un niveau individuel.

      Mouais, c’est pas non plus que des trucs bien, comme cette histoire ultra-rapide du féminisme.

  • Une série intéressante dans le magazine où on ne l’attendait pas...
    https://www.economist.com/transgender

    La contribution d’une lesbienne noire :

    The gender-identity movement undermines lesbians - Open Future
    https://www.economist.com/open-future/2018/07/03/the-gender-identity-movement-undermines-lesbians

    In this current wave of “free to me” gender politics, any man with a penis can claim to be a female and expect entrance into female-segregated spaces, such as locker rooms, sports teams or colleges, without question. But don’t twist it; the generosity does not flow in both directions. Just ask the women who crashed the party at the male lido in Hampstead Heath in London in May: they were promptly escorted out by the police. Lesbian identity is now being dubbed as exclusionary or transphobic. You’re damn right it’s exclusive: lesbians have a right to say no to the phallus, no matter how it’s concealed or revealed. Imagine if white folks ran around claiming they were black or demanded access to our affinity spaces. They would be called deluded racist fools!

    Et celles de deux femmes trans :

    Trans rights will be durable only if campaigners respect women’s concerns - Open Future
    https://www.economist.com/open-future/2018/07/13/trans-rights-will-be-durable-only-if-campaigners-respect-womens-concerns

    We are not going to get very far unless it is acknowledged that women and girls, as a sex, are vulnerable to males, who are on average bigger, stronger, more assertive and more violent. It is women’s experience of sexism and misogyny, and their struggle against them, not bigotry, that overwhelmingly motivates opposition to the trans movement’s current agenda. Women are concerned with their own protections from abuse, violence, discrimination and their right to single-sex provision enshrined in the Equality Act (2010), not with needlessly making life hard for trans people. Quite the contrary: many women opposed to gender self-identification are also deeply concerned about the lives, well-being and rights of trans friends, colleagues and family members.

    I’m not arguing that trans women per se are any particular danger to women. There is little evidence to suggest that. However, I am horrified by the number of trans women threatening extreme, misogynistic violence. I see, almost daily, violent threats on social media aimed at women demonised as TERFs (trans-exclusionary radical feminists).

    Trans and feminist rights have been falsely cast in opposition - Open Future
    https://www.economist.com/open-future/2018/07/13/trans-and-feminist-rights-have-been-falsely-cast-in-opposition

    I am deeply saddened that in recent years there has been renewed antagonism from a section of feminism towards trans people, and especially towards trans women. The small number of feminists loudly opposing changes to the Gender Recognition Act (which would merely make the administrative process of gender recognition less bureaucratic) are using a simplistic reading of biology that negates the natural diversities of physical sex characteristics and disregards the realities of trans people’s lives. While anti-trans viewpoints are a minority position within feminism, they are championed by several high-profile writers, many of whom reinforce the extremely offensive trope of the trans woman as a man in drag who is a danger to women.

    C’est faux, que le GRA « would merely make the administrative process of gender recognition less bureaucratic » : c’est le cas de la nouvelle procédure française mais les nouvelles procédures dans les autres pays sont entièrement basées sur l’auto-définition et sur la vision très personnelle que des personnes peuvent avoir de ce que c’est d’être une femme ou un homme avant de s’être effectivement engagé·es dans un parcours trans (sans compter que c’est un critère très vulnérable à la mauvaise foi). Des féministes qui sont inclusives des femmes ou des personnes trans mais opposées à l’auto-définition sont caricaturées comme trans-exclusives ou essentialistes.
    #transidentité

    • Trans rights should not come at the cost of women’s fragile gains - Open Future
      https://www.economist.com/open-future/2018/07/05/trans-rights-should-not-come-at-the-cost-of-womens-fragile-gains

      Trans people face substantial injustices, most significantly violence (perpetrated, like all violence, largely by men) and discrimination. The process of applying for a gender-recognition certificate is intrusive and burdensome for many, and there are frustrating waiting lists for medical transition, which are compounded when doctors appear unsympathetic or obstructive. Yet rather than confront male violence or lobby the medical system, the focus of trans activism has overwhelmingly been the feminist movement, spaces and services designed for women, and the meaning of the word “woman”.

      It is notable that Cancer Research UK did not test its “inclusive” approach with a male-specific cancer. Its campaign messages about prostate and testicular cancer address “men”, rather than “everyone with a prostate” or “everyone with testicles”. (Addressing “people with a cervix” is, of course, only inclusive of people who know they have a cervix. Many women do not have that detailed knowledge of their internal anatomy. And those who speak English as a second language may well not know the word.)

      In “I Am Leo”, a Children’s BBC documentary about a trans boy (an adolescent natal female), Leo’s mother explains that she knew her child was not a girl when Leo rejected traditionally feminine toys and insisted on having short hair. This naturalisation of stereotypes is compounded by the programme-makers’ decision to illustrate the trans experience with a cartoon of pink (feminine) brains in blue bodies, and blue (masculine) brains in pink bodies. Hormones (pink for oestrogen, blue for testosterone) are shown being showered on the bodies to make them match the brain. Whatever the intent, or the probably more complex story of Leo’s transition, the programme served a very fixed idea of masculinity and femininity to its young audience.

      Pips Bunce, a director at Credit Suisse and a natal male, who has been celebrated for championing gender fluidity in the workplace, presents as Pippa on “female” days, in heels, dress and long blonde wig, and Philip on “male” days, in flat masculine shoes and a suit. Sex is reduced to stereotyped clothing. (Also: what a challenge for Credit Suisse’s reporting of the gender pay gap! Should Philip/Pippa be counted in with men or women depending on how he/she is presenting on the day of the survey?

  • Toutes ne mourraient pas mais toutes etaient... - Articles
    https://fabsarticles.tumblr.com/post/189211014829/toutes-ne-mourraient-pas-mais-toutes-etaient

    En Corée du Sud19 , en Espagne20, en Suède21, en Angleterre22, en Amérique du Nord et en Nouvelle Zélande des lesbiennes se lèvent pour critiquer non pas les droits des personnes transgenres à être accepté.e.s mais les revendications patriarcales de certains mouvements extrêmistes se revendiquant abusivement de la cause trans.

    Le conflit principal porte sur la question des protocoles de changement de sexe chez les enfants.

    Je poste ici un article mis en valeur ailleurs par PMO, une organisation qui s’est par ailleurs fait connaître pour ses positions très violentes à l’égard des personnes LGBT ("lobby gay" accompagnant le néolibéralisme ambiant, etc.) et féministes (en disant qui sont des « pseudo-féministes » sans avoir contribué à une quelconque lutte dans ce cadre-là).

    #transgenre #transidentité #détransition #genre #Big_Pharma #lesbiennes

  • Les 400 culs - Pourquoi faire des toilettes séparées ? - Libération.fr
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2019/11/18/pourquoi-faire-des-toilettes-separees-homme-et-femme

    Officiellement, ce sont les dames qui trouvent indécent d’avoir à faire leurs besoins dans des lieux de promiscuité. De nos jours encore, il semble d’ailleurs scandaleux que des hommes et des femmes puissent être amenés à faire leurs besoins dans un espace commun. La vision d’un pénis émergeant d’une braguette pourrait probablement heurter la sensibilité des femmes ?

    Agnès Giard est docteure en anthropologie mais visiblement elle n’a pas eu connaissance au cours de ses études des #violences_masculines et #violences_sexuelles et elle en est encore à trouver qu’une dick pick (ou l’exhibitionnisme IRL), c’est sympa.
    #toilettes

  • Améliorons les débats sur le genre, le sexe et les droits des transgenres. | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2019/10/05/ameliorons-les-debats-sur-le-genre-le-sexe-et-les-droits-des-tran

    Nous sommes un collectif de philosophes universitaires féministes radicales, critiques du concept de genre. Certaines d’entre nous affirment, dans leurs travaux, que les femmes sont, par définition, les êtres humains adultes femelles. Selon ce point de vue, une “transfemme” ne peut être classée comme femme, puisqu’elle n’est pas un être humain adulte femelle. Le reste d’entre nous sont présentement agnostiques sur cette question, hésitant entre 1) adopter exclusivement cette première position et 2) adopter également une position qui affirmerait l’existence d’un autre sens, significatif, à donner au concept de « femme », soit son application aux personnes occupant un certain rôle social féminin, sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie de sexe féminin.

    Contrairement à la première acception, cette seconde définition implique qu’une partie des transfemmes comptent comme femmes, en au moins un sens. Néanmoins, cette inclusion est limitée, puisqu’un grand nombre de transfemmes n’occupent pas un rôle social féminin sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie du sexe féminin.

    Le grand enjeu, ce sera d’accepter les femmes trans qui occupent ce rôle féminin et de se protéger des autres.

    Nous reconnaissons deux ensembles de droits et d’intérêts : ceux des transfemmes et ceux des femmes. Nous sommes décidés à favoriser une conversation publique qui prenne en compte ces deux ensembles.

    Par contre, pour les raisons précédemment énoncées, nous pensons qu’autoriser des personnes de sexe masculin à s’auto-identifier socialement et/ou juridiquement comme femmes dans des espaces et des centres réservés aux femmes, enlèvera quelque chose d’important aux femmes, compte tenu d’un contexte social de misogynie généralisée. C’est précisément ce que nous voulons dire. Nous demandons donc à la société de trouver un autre et meilleur moyen pour réaliser les droits des transsexuels, et qui soit compatible avec les droits des femmes à une vie sans préjudice.

    Les femmes ne constituent pas un groupe culturellement dominant, mais plutôt un groupe culturellement subordonné. Lorsqu’elles agissent pour maintenir des espaces réservés aux femmes, nous jugeons qu’elles agissent pour s’assurer des lieux protégés qui sont importants compte tenu de leur condition. Au mieux, les transfemmes sont un groupe subordonné distinct ; au pire, les transfemmes sont membres du groupe dominant.

    D’aucuns affirment que la motivation des transfemmes à vouloir utiliser les espaces réservés aux femmes est d’y trouver une sécurité face à la menace de la violence masculine. Mais si c’était le cas, la menace pourrait être résolue avec des espaces tiers plutôt qu’en autorisant aux transfemmes l’accès aux espaces réservés aux femmes.

    Pour d’autres transfemmes, il s’agit moins de sécurité que d’identité : du fait de leur conviction d’être des femmes (sur la base de leur identité de genre), ces trans croient que les espaces de femmes sont leur place. Mais comme nous l’avons déjà suggéré, nous soutenons que les espaces réservés aux femmes sont justifiés en raison du sexe et non de quelque identité de genre. Les sentiments d’une personne à l’égard de son identité ne déterminent pas automatiquement son inclusion, et ne nous semblent pas l’emporter sur l’intérêt légitime que les femmes ont envers l’existence de tels espaces.

    #femmes #transidentité #genre #transgenre

  • Rachel McKinnon : « Le sport a contribué à mon bien-être pendant ma transition »
    https://www.komitid.fr/2018/11/06/rachel-mckinnon-pendant-ma-transition-le-sport-a-grandement-contribue-a-mon-

    « Première femme transgenre championne du monde ! ». Ce message, c’est Rachel McKinnon qui le publie sur les réseaux sociaux suite à sa victoire aux championnats du monde de cyclisme sur piste le 14 octobre, à Los Angeles, dans la catégorie femmes de 35 à 44 ans. Depuis, la Canadienne enchaine les entretiens avec les journalistes et tente aussi de contenir les commentaires de haine, transphobes et misogynes qu’elle reçoit tous les jours.

    Transgender MMA Fighter Breaks Skull of Her Female Opponent. Are we Becoming too Careful not to Offend any Group of People? – BJJ World
    https://bjj-world.com/transgender-mma-fighter-fallon-fox-breaks-skull-of-her-female-opponent

    Soon after she got married Fox joined the Army to support her family. After she left the Army, Fox went to University, but she left it citing ongoing psychological stress problems from her unresolved gender issues. Finally, in 2006, Fallon Fox traveled to Bangkok together with her daughter and did all the necessary surgeries to become a woman.

    There was a lot of controversy around Fallon’s licensing process and many well-known fighters and commentators were against Fallon’s license but she had a green light to fight in women divisions in MMA fighting.

    Back in 2014 Fox was fighting her female opponent Taika Brents. It would be “just another fight” for Fallon and Tamika if Tamika didn’t suffer serious injuries before she was TKO’d.

    #transidentité #sport #compétition

  • The New Patriarchy : How Trans Radicalism Hurts Women, Children—and Trans People Themselves - Quillette
    https://quillette.com/2018/12/04/the-new-patriarchy-how-trans-radicalism-hurts-women-children-and-trans-pe

    Important article que j’attire à l’attention de @tradfem. Et dont l’autrice Helen Joyce parle avec respect des femmes trans, ce qui ajoute à sa crédibilité. Il est question de #transidentité, de #détransition, d’un activisme misogyne orienté vers la définition de la #non-mixité aux dépens des femmes cis alors que les violences transphobes viennent d’ailleurs que des féministes radicales. Bref : #backlash post-moderne ?

    A simple declaration—“gender self-identification”—is all it takes to override biology.

    One consequence is a huge increase in the number of people who say they do not identify with their natal sex. In Britain, for example, since the GRA came into force, just 5,000 people have used its provisions. Now the government reckons that approximately 1% of the population is transgender—around 650,000 people.

    Another consequence relates to the question of who is permitted to use single-sex facilities. What Americans call the “bathroom wars”—between liberals, who have embraced gender self-ID, and conservatives, who have largely resisted it—in fact goes far beyond public toilets. Changing rooms, school residential trips, rape and domestic-violence refuges, and prisons are going self-ID. So are electoral shortlists and even sporting competitions.

    Redefining what it means to be a man or woman redefines what it means to be gay. Depending on how they identify, people with male bodies who prefer female sexual partners may regard themselves as either heterosexual men or lesbian women. It also affects women’s political activism, since defining womanhood as based on a feeling rather than anatomy is incompatible with the feminist position that women are oppressed because they are physically weaker than men and bear the entire burden of reproduction. And it affects education: Many schools now tell children that being a boy or girl is not a matter of what it says on their birth certificates, but what they feel like. Since that is a circular definition, lessons quickly degenerate into endorsing sex-stereotypes: If you like trains and trucks, maybe you’re a boy. If you like pink chiffon, a girl.

    This essay will trace the evolution of the notion of gender identity and how it has supplanted biological sex in law and practice. It will examine the consequences for four groups in particular: children, women, gays and lesbians, and trans people themselves.

    By the 1960s, male-to-female “sex changes” were available in many countries, including the United States. Surgeons generally required would-be patients to live as a member of the opposite sex for some time, and sought to screen out anyone likely to change their mind, or who was depressed, or psychotic, or had perverse reasons to transition—for example a man’s voyeuristic desire to gain access to women’s spaces or a pedophile’s to gain access to children.

    Some specialists thought the desire to transition had external causes, such as childhood abuse, which might lead someone to reject the body that had been violated. Others posited internal causes, such as a disorder of body image akin to anorexia, or autogynephilia, a paraphilia by which a heterosexual man finds the idea of himself as a woman erotic and seeks to give flesh to that notion.

    But alongside these varied theories ran two lines of thinking that originated in America in the 1950s and fused into a single, dominant narrative half a century later.

    By twists and turns, a dominant theory about cross-sex identities had emerged. It held that humans come equipped with an innate, gendered sense of who they are—not just those who wished to transition from one sex to another, but also “cis” people (those content with their natal sex) and people who are non-binary, genderqueer or dozens of similar terms. In 2007, Julia Serano, a trans woman (natal male), called this sense “subconscious sex”: a “profound, inexplicable, intrinsic self-knowing”—much like a spirit. Since then, in a borrowing of Stoller’s term, it has come to be known as “gender identity.”

    Though entirely at odds with the way most people live their lives and regard the society around them, this esoteric concept caught on—in part because it aligned with ideological trends on campus, and in part because those who disagreed with it didn’t see it as anything except harmless theorizing. “If the entire faculty believes something, and you never hear anyone discussing an alternative point of view, you come away believing it too,” says Michael Biggs of Oxford University, who studies social movements.

    Everything trans people had sought for decades, such as better treatment, more research into gender dysphoria and greater protection from harassment and discrimination, became absorbed into a single demand: instant, unfettered gender self-identification. The demand bears a superficial resemblance to a civil-rights movement, says Chetan Bhatt, a sociologist at the London School of Economics. But unlike grass-roots human-rights movements, its development has been top-down: It originated in elite institutions, including governments, universities, gender clinics and large charities, rather than community-based groups.

    The movement has been shockingly successful. In many American states, access to designated single-sex facilities is now governed by self-ID. New Zealand is planning to allow people to change the sex on their birth certificates by making a statutory declaration; some Australian states are considering removing sex from birth certificates altogether. In Britain, all the main political parties support gender self-ID.

    GIDS may prescribe drugs to delay puberty from around age 12, in order to give children time to reconsider without puberty changing their bodies irreversibly. It will not prescribe cross-sex hormones until age 16, or offer surgery until age 18.

    In America, by contrast, an increasing number of clinics take a “gender-affirmative” approach, quickly acquiescing to a child’s professed cross-sex identity. Therapists at UCSF’s Child and Adolescent Gender Centre in San Francisco have supported social transition (change of name, pronouns and clothing) for children as young as three.

    Privately, some experienced clinicians admit they are worried. One says she hears of people leaving the field more often than she used to, and sometimes fears that she is doing more harm than good. She thinks the wave of transitioning teenagers may be followed in a decade or two by another of “de-transitioners” reverting to their natal sex. Their bodies will have been irreversibly marked by cross-sex hormones and perhaps surgery. Some may sue, arguing that the adults around them should have known they could not fully comprehend what they were consenting to.

    Those who missed puberty in their own sex will probably be sterile—indeed, sexually functionless.

    Bish, a British website aimed at teenagers, encourages them to work out their “gender identities” by placing themselves on several “gender spectrums” with words like rational, tough, active and independent under “looks masculine,” and emotional, soft, passive and sharer under “looks feminine.”

    The stereotyping has even made it as far as materials intended for adults. The British Association for Counselling Practitioners, which licenses marriage counsellors and so on, recently produced a guide to “Gender, Sexual and Relationship Diversity” for its members. It defines a woman thus: “It is important not to assume…that being a woman necessarily involves being able to bear children, or having XX sex chromosomes, or breasts. Being a woman in a British cultural context often means adhering to social norms of femininity, such as being nurturing, caring, social, emotional, vulnerable, and concerned with appearance.”

    Eileen Fairweather (...) recalls “anguished, earnest” discussions with feminist friends about what they should write about it. “I did draft something, arguing that the existing age of consent was not ‘patriarchal’, but protected children,” she says. “But I never even dared show it to anyone.” No-one back then realized the extent and brutality of child-abuse. And the pedophile movement had so thoroughly hijacked the gay movement that, if you said you were against “child sexual liberation”—as, outrageously, they put it—you were branded “anti-gay.” She says she sees “the same intimidation and paralysis of intelligence” with the transgender debate, with people terrified to express legitimate concerns about infiltration and safeguarding.

    Far more women will be affected by the trend towards self-ID for single-sex spaces. For public toilets, gym changing rooms, women-only swimming sessions and the like, women who do not want to disrobe in mixed company may decide to opt out. Some have a strong preference for privacy; others have religious reasons. Rosa Freedman, a human-rights lawyer and Orthodox Jew, points out that her beliefs, and those of many Muslim women, mean she cannot use such spaces if the sexes mix.

    Others are fearful for their safety. Though no reasonable person thinks most trans women (or men for that matter) are violent or rapists, most violent crimes are committed by males. There is no evidence that simply identifying as a woman means a male should be regarded as lower-risk. Women therefore have reason to be wary of biological males, including trans women, in situations where they are vulnerable. Many women also worry that predatory men will profess to identify as women in order to gain access to spaces where women are exposed.

    Earlier this year Karen White, a self-identified trans woman with a record of sexual offences against women, was placed in a women’s prison in Britain—and promptly assaulted several other prisoners. In October, White was given a life sentence for these assaults and two previous rapes. The prosecution argued that White had used a “transgender persona” to gain access to vulnerable women to abuse.

    Most British rape-crisis centres and domestic-violence refuges admit self-identified trans women, even though the Equality Act of 2010 permits them to restrict their services to biological females. According to someone who has worked in the women’s sector for more than 20 years, those running such services sometimes truly believe that is reasonable. But far more have gone self-ID because they fear becoming targets of trans-activist campaigns and losing funding.

    Without single-sex services, vulnerable women will suffer, says Judith Green. In the 1980s, as a teenager, she suffered repeated sexual abuse, and eventually received help from a survivors’ group in Brighton that arranged self-help sessions and therapy. Participants had been traumatised at men’s hands and their recovery required them to rebuild trust, she says. For her, and many other women, that would have been impossible in a mixed-sex group, no matter how well-meaning or sympathetic the males.

    Since it is impossible to tell why someone might wish to use facilities designated for the opposite sex, such cases may mean service-providers in places where self-ID is mandatory end up designating all facilities mixed-sex. That would be a bad outcome for women. Figures gathered by the Times, a British newspaper, under freedom-of-information laws found that the minority of changing-rooms in sports centres that are mixed-sex were the site of 90% of reported sexual assaults in changing-rooms of all kinds.

    https://www.thetimes.co.uk/article/unisex-changing-rooms-put-women-in-danger-8lwbp8kgk

    JY, who uses a man’s name and whose profile picture is clearly male, asked if Ms Poyer did Brazilians (removal of pubic hair). “Not for men, sorry,” she replied. “I’m a woman, I transitioned last year,” JY replied. JY then made a complaint to British Columbia’s human-rights tribunal, alleging discrimination on the grounds of gender identity, seeking an apology and damages of C$2,500. (The tribunal has asked that JY be referred to only by those initials, rather than the full name, as would be usual for cases it hears.)

    The Justice Centre for Constitutional Freedoms, a Canadian non-profit libertarian group, offered to represent Ms. Poyer. It prepared two defences: that waxing male genitalia requires different training and equipment, which she does not possess, and that, as a woman, she, too, has protected rights, namely to privacy and safety.

    “This is a philosophy that agrees with the drunks on the Tube that I’m not a ‘real woman,’ ” says a young lesbian in London who gets her hair cut by a barber and wears suits from a men’s tailor. “We used to fight to smash open the pink and blue boxes of gender,” says a veteran of the fight to decriminalize homosexual relations. “Now they’re telling kids that if they don’t fit into one of those boxes, they must belong in the other one.” Both are among the growing number who think the doctrine of gender self-ID is a retrograde philosophy that relies on obsolete gender stereotypes and harms gay people.

    Some gay people think that organizations set up to fight for gay rights made a mistake in throwing their weight behind trans activism. In an open letter in the Times in October, some prominent gays and lesbians accuse Stonewall, Britain’s biggest LGBT charity, of “uncritically adopting a form of transgender politics which undermines…the concept of homosexuality itself.”

    https://www.ipetitions.com/petition/dear-stonewall-please-reconsider-your-approach

    Get the L Out, a small group of lesbians who insist that opposite-sex-attracted males cannot be lesbians whatever their gender identity, forced its way to the front of the Pride march in London this year, with banners reading “Transactivism erases lesbians” and “lesbian equals female homosexual.” Ms. Hunt called the group “transphobic” and said it was spreading “myths and lies.”

    Whether people are attracted to sexes or gender identities is an empirical question. A study published in the Journal of Personal and Social Relationships in the Spring suggests it is usually the former (though the authors have a different interpretation, namely endemic transphobia).

    https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0265407518779139

    Riley J. Dennis, a trans woman, attributes “preferences for women with vaginas over women with penises” to “cis-sexism”—anti-trans prejudice. “Look, it’s not like I require the women I date to be cool with having my dick inside them,” writes another trans woman, Avery Edison. “But being shut off from the very idea of it, not even considering that having my penis inside you is different from having a man’s penis inside you? That hurts.”

    But according to Charlie Montague, a young lesbian in Dunedin, New Zealand, both online dating sites and real-world meet-ups for lesbians now contain a fair share of males who have been through no sort of physical transition but describe themselves as lesbians. Some are predatory men who fantasize about sex with lesbians, she says; others genuinely regard themselves as same-sex attracted women. She and a few other “female lesbians” have set up a group, the Lesbian Rights Alliance Aotearoa. They have faced a barrage of abuse, both on- and offline. “When we say ‘no means no’, they regard that as transphobic,” she says. “They don’t like lesbians asserting firm boundaries.”

    The main social-media platforms are making it very hard for women to discuss these issues. Meghan Murphy, a Canadian feminist who runs a website, Feminist Current, has been kicked off Twitter for “hateful conduct”—that is, tweeting that “Men aren’t women” and “How are transwomen not men? What is the difference between a man and a transwoman?” Twitter also temporarily locked various women’s accounts for, inter alia, quoting remarks made by British parliamentarians in the debate over the Gender Recognition Act of 2004; for stating the British definition of rape (which can be committed only by a male, since it involves penetration by a penis); and for referring to JY of Brazilian-waxing fame as “he.” It even locked a trans woman’s account for self-describing as “male.”

    Women seeking to organize in person are being silenced, too. (...) WPUK has scheduled nearly 20 meetings around Britain to date, every one of them disrupted. Some venues cancelled bookings after trans activists claimed it was a far-right hate group.

    In Canada, even complaining can get a woman into trouble. In July, Kristi Hanna, a former resident at Palmerston House, a women’s shelter in Ontario, left after being assigned a transgender room-mate, who stomped around in combat boots, had facial and chest hair, and talked about a pregnant fiancée. All the residents found the situation intimidating, she says, and after two sleepless nights she complained and was told to “deal with it or leave.” But when she phoned Ontario’s human-rights legal helpline, she referred to the individual as a “man,” at which point the adviser said that her words and behaviour were potentially discriminatory and ended the call.

    “I can’t think of any genuine human-rights activism that demands attacks on the rights and protections of other civil-society groups, or advocates hateful language against them,” says Professor Bhatt. Trans activism is also unusual in that it gives men a chance to claim they are oppressed compared with women, and plenty of opportunity to tell women to shut up, says Ms. Gerlich. “It’s a postmodern patriarchal backlash.”

    The code of omertà extends to academia. After lobbying by trans activists, Brown University in Rhode Island withdrew a press release about Prof. Littman’s paper on ROGD, citing concerns that it might be used to “discredit efforts to support transgender youth and invalidate the perspectives of members of the transgender community.” Last year, Bath Spa University, in southwest England, rejected a proposal by James Caspian, a psychotherapist who specializes in transgender clients, to write a thesis on de-transitioning, explaining that the research might be criticised on social media and it would be “better not to offend people.” Kathleen Stock, a philosopher at Sussex University, wrote a Medium post in May about the lack of discussion of gender self-ID within academic philosophy. Trans-activists called for her to be sacked—and she received dozens of supportive emails from other academics, most saying they dared not speak out publicly.

    #censure #liberté_académique pour @cdb_77

    And the feisty British tabloid press has not shied away from covering rapists self-identifying themselves into women’s jails, boys allowed into Girlguiding and the like. The Daily Mail fought an injunction to be able to report on Jess Bradley, a trans woman suspended in July from the post of trans-rights officer at the National Union of Students because of allegations that she ran a blog named Exhibitionizm, where she posted pictures of her exposed penis, taken in public places and in her office.

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-6003331/Britains-official-transgender-student-officer-suspended.html

    The singular focus on gender self-ID, along with the shutting down of academic work on trans issues, harms not only women, but trans people. Although trans activists’ ire is focused on women who object to self-ID, it is overwhelmingly men who commit violence against trans people, a problem that by comparison is ignored. And other causes that are important to trans people, such as more research on the causes and treatment of gender dysphoria and its links with other mental-health issues, not to mention the long-term effects of puberty blockers and cross-sex hormones, have become taboo.

    Overall, the push for gender self-ID does more harm than good to the interests of gender-dysphoric people whose main concern is to be accepted by members of the sex they wish they had been born into. And as we see more cases of people claiming transgender status in bad faith, we may see a backlash.

    • Who Are the Rich, White Men Institutionalizing Transgender Ideology?
      https://thefederalist.com/2018/02/20/rich-white-men-institutionalizing-transgender-ideology

      As an environmental activist who was deplatformed from a speaking venue by transactivists, in 2013 I developed curiosity about the power of this group to force this development. A year later, when Time magazine announced a transgender tipping point on its cover, I had already begun to examine the money behind the transgender project.

      I have watched as all-women’s safe spaces, universities, and sports opened their doors to any man who chose to identify as a woman. Whereas men who identify as transwomen are at the forefront of this project, women who identify as transmen seem silent and invisible. I was astonished that such a huge cultural change as the opening of sex-protected spaces was happening at such a meteoric pace and without consideration for women and girls’ safety, deliberation, or public debate.

    • https://twitter.com/LaraAdamsMille1/status/1169370302880669698

      A very incomplete list of wealthy, socially powerful men who now identify as women (and thus have a strong interest in keeping the transgender snowball growing):

      Theresa Sparks, 70, is the Executive Director of the San Francisco Human Rights Commission, the former president of the San Francisco Police Commission, & the former CEO of Good Vibrations (prominent sex shop). Pre-trans: Navy career, engineer, & private waste mgmt patent holder.

      Marci Bowers, 61, is one of the wealthiest working surgeons today, having performed over 3300 gender surgeries (at more than $17k a pop). Pre-trans: Navy helicopter pilot, medical school, Navy surgeon, private practice, wife, 3 kids. Has done a lot of TV and print stories.

      Jennifer Pritzker, GOP billionaire Hyatt hotel & industrial firm heir, founder/CEO private wealth management firm. One of the largest single donors to trans causes. Pre-trans: Army ’74-’79 82nd airborne sargeant, ’79, commissioned officer, Army reserve, 3 children by 2 ex-wives.

      Martine Rothblatt, 65, lawyer, entrepreneur, chairman and CEO of United Therapeutics. Net worth: $390 million. Pre-trans: UCLA law and MBA degrees, NASA, created Sirius Satellite Radio, ceo of Geostar, multiple satellite communication projects, wife, four kids.

      Caitlyn Jenner, 69, reality TV star, spokesmodel for H&M sports, Trump supporter. Net worth: $100 million. Pre-trans: college football player, Olympic decathlete, entrepreneur, auto racer, tv actor, celebrity endorser, 6 kids by 3 wives.

      Martine Rothblatt, 65, lawyer, entrepreneur, chairman and CEO of United Therapeutics. Net worth: $390 million. Pre-trans: UCLA law and MBA degrees, NASA, created Sirius Satellite Radio, ceo of Geostar, multiple satellite communication projects, wife, four kids.

      Lynn Conway, 81, computer scientist, inventor, trans activist. Pre-trans: Educated at MIT, Columbia, in engineering and applied science, recruited by IBM, wife, two kids. Holds five patents, many honors and awards, extensive involvement/investment in early computing.

      Les données sont intéressantes (des hommes de droite très conformistes ou réacs) et les hypothèses également mais le ton est assez dégueulasse, comme si toutes les femmes trans étaient anti-féministes, ce qui est loin d’être le cas.

      J’ai parlé de ça autour de moi et certaines personnes risquent l’hypothèse que ces femmes trans ont été des mecs parfaits (armée, hétérosexualité, misogynie ou conservatisme) pour compenser une identité féminine pas assumée. Cette autrice pense que ces personnes sont véritablement des misogynes qui ont entamé des transitions par #auto-gynophilie, mues par un désir pour les femmes et pour la femme en elles... En tout cas ce ne sont pas des camarades.

      https://twitter.com/LaraAdamsMille1/status/1169566532810104837

  • Transgender woman in male prison ‘nightmare’ on hunger strike | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2018/jan/27/marie-dean-trans-prisoner-male-prison-hunger-strike
    https://i.guim.co.uk/img/media/a74ed7d831a2c364cd8b3174d1630eb718e55e1a/0_100_3000_1800/master/3000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Dean has been diagnosed with gender dysphoria and serving an indeterminate sentence for public protection (IPP) after being convicted of more than 30 offences including repeated burglary and voyeurism. Her crimes included breaking into several homes and filming herself wearing underwear belonging to teenage girls. The judge at her trial said she engaged in “behaviour that anyone is bound to find chilling”.

    The Marie Dean story shows there’s no simple answer to how we treat transgender prisoners
    https://www.newstatesman.com/politics/feminism/2018/01/marie-dean-story-shows-there-s-no-simple-answer-how-we-treat-transgend

    It was presented, at first, as a simple case of injustice in the prison system. The Observer ran the story with the headline “Transgender woman in male prison ‘nightmare’ on hunger strike”. The facts given were these: Marie Dean, 50, is refusing food in protest at being held in HMP Preston on an indeterminate sentence for burglary without access to “hair straighteners, epilator or any makeup”. The report linked to a Change.org petition demanding that Dean be “moved into the female estate as quickly as possible”. Some detail, though, seemed to be missing.

    That’s why the crimes came with an indeterminate sentence: because Dean was a sexual offender with an escalating pattern of behaviour against women. After complaints, The Observer updated its report with details of Dean’s crimes, but the fundamental outline of the story remains as it was, while the Pink News version still only mentions burglary. Alarmingly, it was only possible to learn this because Dean had made a relatively minor name change. One unhappy consequence of the well-intentioned taboo against “deadnaming” (using a trans individual’s pre-transition name) is that past actions are able to slip from the record.

    At this point, I think it’s OK to ask where women figure in all this. This is someone who presents a manifest danger to women, someone whose victims live in the long shadow of violation in their own homes; yet media outlets have given an uncritical platform to demands for Dean’s transfer into the female estate.

    BBC NEWS | UK | England | Lancashire | Cross-dressing burglar is jailed
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/lancashire/8064491.stm

    Marie was convicted of 24 offences at his trial including burglary, aggravated burglary, six counts of voyeurism and 10 counts of possessing indecent photographs of children.

    Cross-dressing Burnley burglar jailed indefinitely | Lancashire Telegraph
    https://www.lancashiretelegraph.co.uk/news/4390490.cross-dressing-burnley-burglar-jailed-indefinitely

    Meanwhile, images were found on the mobile phone and camera of Marie in bedrooms, dressed again in women’s underwear and performing sex acts on himself.

    Detectives charged Marie with assault and going equipped and launched an investigation, involving newspaper coverage, to trace the bedrooms where the footage was filmed.

    One house in the images was found to be the home of a woman and her 15-year-old daughter, whose bedroom Marie had filmed himself in.

    Je résume : une personne fait effraction chez des femmes, porte les sous-vêtements des filles, se masturbe et se filme, possède du matériel pédopornographique. Et demande à être placée dans une prison pour femmes puisqu’elle s’identifie comme telle. Il faut arbitrer ensuite entre ses droits et celles des femmes qui devront partager leurs espaces avec une personne coupable de crimes sexuels contre d’autres femmes.

  • je fais passer ce message de C. de Trogoff adressé à la liste du Terrier :

    Chers tous,
    il reste quelques TROU le queerzine de PCCBA avec de vrais bouts de textes dedans et même des dessins et de la BD...
    Albane Moll, Sidsel, L.L. de Mars, Lost-Opium, Célia Portet, Pole Ka, Jo H, Charon Mavado, Doublebob... vous livrent leurs visions queer, Jacques Ars nous raconte les luttes homos des années 80 et une archive d’ACTUEL nous rappelle les « New-York Dolls ».

    Vous pouvez le commander ici : http://le-terrier.net/pccba

    et elle ajoute (je l’ai pas lu moi-même mais ça a l’air vraiment pas mal)

    Et si les questions de genre ou de binarité vous intéressent je vous
    conseille la lecture de Thierry Hoquet « Le sexe biologique » (tome 1
    femelles et mâles ? Histoire naturelle des (deux) sexes) qui parce
    qu’il est moins connu que le « Trouble dans le genre » de Butler ou le
    « Testo junkie » de Preciado peut passer à la trappe et ce serait
    vraiment dommage.
    Proche d’Elsa Dorlin et de la cyborg philosophy, il se propose
    d’interroger la différence des sexes à travers le prisme (biaisé ?) de
    la science et les prolongements philosophiques et sociaux de nos
    connaissances actuelles en biologie.
    Le livre est extrêmement bien documenté avec une quarantaine de textes (d’Hippocrate à nos jours en passant par Darwin ; de Buffon à
    Fausto-Sterling en passant par Gourmont), analysés points par points, dessins, gravures, schémas.
    Bon, ensuite interro surprise sur la reproduction des algues et des
    bactéries, vous serez imbattables.

    #queer #transidentité

  • Les #transidentités, racontées par les trans (1/4) : Histoire inédite d’une mobilisation
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-transidentites-racontees-par-les-trans-14-histoire-inedite-dune-mo

    Étrangement, l’histoire des mobilisations trans n’a jamais été faite par l’université en France, et très peu racontée par ailleurs. Or c’est une histoire longue, riche et complexe, en partie liée à la mémoire LGB (lesbienne, gay, bisexuels) et que de nombreux témoins peuvent raconter.

  • Les #transidentités, racontées par les #trans

    Raconter les transidentités autrement et surtout demander aux interessé.e.s de nous les raconter. Retracer l’histoire de la militance « trans », décrypter la façon dont la médecine et la psychiatrie ont mis la main sur les destinées des personnes #transgenres, montrer comment le questionnement du genre rejaillit sur toute la société. Et faire le point sur les revendications des personnes transgenres aujourd’hui. Pour sortir des récits de transitions spectaculaires, qui occultent le quotidien de citoyens considérés par l’Etat et la société comme des citoyens de seconde zone.

    https://www.franceculture.fr/emissions/series/les-transidentites-racontees-par-les-trans
    #identité #transidentité #genre #transgenre #LGBT