• Je découvre les vidéos de L’école du chat noir et c’est plutôt chouette... heu... chatte noire !

    BIENVENUE À TOI (L’école du chat noir épisode n°1)

    Bienvenue à toi dans l’école du chat noir. Comme tu vois, on a beaucoup de boulot devant nous alors au travail !

    https://sikke.fi/videos/watch/cd014e0e-50c9-4c90-807e-1f9cbb591c71

    L’ANARCHIE C’EST PAS CE QUE TU CROIS (épisode n°2)

    Dans ce deuxième épisode, on répond à la question « Qu’est-ce que l’Anarchie ? ».
    Tu vas voir que l’Anarchie c’est peut-être pas ce que tu crois, tu risques d’être surpris·e .

    https://sikke.fi/videos/watch/a102285b-d790-44f0-a6c1-04100d4e364b

    C’est sur facebook mais c’est aussi #peertube ;)

    (y’a des trucs sur lesquels je suis pas trop trop d’accord, mais c’est plus dû à des raccourcis je pense...)
    #anarchisme #communisme #anarco_communisme #transmission #savoir #enseignement #concepts



  • “Tu vois mon fils, ce que je voulais te dire c’est…” (Séance d’écriture-flash n°7, CM2)
    “Tu vois ma fille, ce que je voulais te dire c’est…” (Séance d’écriture-flash n°8, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Tu vois mon fils / ma fille, ce que je voulais te dire c’est… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi) - Écriture-flash n°7

    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’il faut arrêter de polluer.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’un jour je ne serai plus là et que tu devras…
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime profondément et que ton père ferait tout pour ne pas te perdre. Tu es notre seule et unique chose. On t’aime beaucoup.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’il faut bien travailler en cours, t’amuser avec les potes, sortir souvent mais pas abuser non plus. Profite bien que je t’ai, petit, je ferais tout pour toi. Bisous. Maman.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est…
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je voudrais que tu deviennes fort au foot.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu es bête car tu as répondu à la maîtresse.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que…
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime de tout mon cœur, tu m’apportes beaucoup dans la vie. Tu m’apportes la joie et la bonne humeur. Et surtout je ferais tout mon possible pour toi. Tu es le trésor de ma vie.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu es grand et beau et que j’ai hâte que tu ailles au collège.
    – Papa : Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu vois, ton frère, il me ressemble et à ta mère aussi.
    Fils : Oui, Papa, je vois.
    Papa : Amène ton frère avec toi.
    Maman : Quand c’est qu’on lui dit que ce n’est pas notre fils ?
    Fils : Papa et Maman sont devenus fous.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est qu’un jour on ira à Paris, en Afrique, en Allemagne, en Espagne, en Italie. Bref, on fera le tour du monde. Mais le plus important c’est qu’on s’amusera en voyageant. On déménagera où tu veux mon fils, je t’aime.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu dois travailler beaucoup pour que tu sois le meilleur de ta classe. Et moi, je ne peux pas t’apprendre et ton père travaille. Tu as compris ? C’est bien.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu sois intelligent comme tout le monde.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que tu es gentil et je t’aime. Y’a que toi qui peut me comprendre.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime. Je n’ai que toi depuis que ta mère est partie. Tu es la seule personne qui me reste et je prendrai soin de toi, mon fils.
    – Tu vois, mon fils, ce que je voulais te dire c’est que demain il n’y a pas école. Maître Coutil est content de vous voir tous les jours, et aussi votre maîtresse.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi) - Écriture-flash n°8

    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu es la chose la plus précieuse que j’ai au monde. Je donnerais ma vie pour toi. Je t’aime de tout mon cœur. Mais aussi si tu partais, je le regretterais toute ma vie.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime beaucoup.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu vas avoir un petit frère.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu passes en 6ème et que le collège n’est pas comme la primaire alors fais attention à toi.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que ton père et moi, on t’aime beaucoup et on voudrait que tu travailles bien à l’école. On t’aime très fort. Bisou ma fille.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aimerais toujours. On restera ensemble. Un jour tu vivras ta vie mais d’abord restons unies pour toujours. Même si un jour tu feras ta vie autre part, ma fille, je t’aimerai toujours.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que nous t’aimons très fort, ton père et moi.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu es la plus importante à mes yeux. Je te garderai toujours à mes côtés.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je suis très énervée.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu es très belle et gentille.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que demain après-midi je pars loin d’ici sans toi car je ne me sens pas bien.
    – Maman : Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est « Joyeux anniversaire ! ». Mais à moi, c’est comme si on m’avait oublié.
    Fille : Ah bon ?
    Maman : Oui. Vas te coucher !
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime de tout mon cœur. Je voudrais que tu fasses de bonnes études et que tu t’amuses bien. Dans ma vie, tu es ce qui m’apporte la joie et le bonheur. Pour moi, tu es un magnifique trésor. Je t’aime plus que tout au monde.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime. Bisous Mams.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est qu’il ne faut jamais être méchante avec les autres, toujours être gentille. Et aussi fais du mieux que tu peux pour l’école et si tu as de bonnes notes, tu auras une récompense, on va faire du shopping. Bref, ma fille, je t’aime.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que je t’aime.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que j’ai une grave maladie et que bientôt je ne serai plus là !
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est qu’il faut arrêter de faire la guerre.
    – Tu vois, ma fille, ce que je voulais te dire c’est que tu sois intelligente, que tu passes ton permis et que tu m’écoutes bien.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2 #genre #transmission #parents_enfants


  • L’antisémitisme, parlez-en
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2018/03/28/Antisemitisme-parlez-en

    Photo ©Lionel Bonaventure-AFP

    L’antisémitisme, parlez-en :

    et non pas « parlons-en » : je suis juive, je n’ai pas besoin de parler de l’antisémitisme, je le subis.

    En revanche, si vous ne subissez pas cette maladie, éduquez-vous pour comprendre quels effets elle produit sur vos esprits afin de ne jamais risquer d’en être atteint sans vous en rendre compte.

    La haine du juif, c’est la haine de l’autre.

    Quel qu’il soit.

    Mais comme on ne veut pas l’avouer qu’on porte en soi un sentiment si noir, on cherche tout un tas de « raisons » qui n’en sont jamais pour essayer de justifier le sentiment de haine, de rejet, de dégoût. Au lieu de se demander comment transformer ces sentiments qui n’ont rien d’agréable ou d’honorable.

    Faire porter à l’autre la responsabilité de nos propres sentiments est au (...)

    #Divers #antisémitisme #juifs #transmission


  • Des parlementaires s’accaparent la question du foncier agricole
    https://www.farmlandgrab.org/post/view/27826-des-parlementaires-saccaparent-la-question-du-foncier-agricole

    « La question du #foncier_agricole concentre les préoccupations sociétales, interroge la justice sociale et l’avenir du monde agricole, notamment en ce qui concerne l’installation de nos jeunes agriculteurs qui éprouvent de plus en plus de difficultés », précise Jean-Bernard Sempastous, son président. Plusieurs problèmes secouent le monde agricole. Comme l’artificialisation des sols, avec 28.000 ha consommés en 2016 pour des usages non agricoles, a calculé la FNSafer[1]. Après 7 années de baisse, le grignotage par les urbains des terres agricoles de petites surfaces (moins d’un hectare) -que celles-ci soient destinées au logement, à des équipements collectifs ou à la construction d’infrastructures-, est reparti à la hausse en 2015. L’arrivée d’investisseurs sans lien avec le monde paysan préoccupe aussi grandement la profession, qui a réussi à pousser un texte contre l’accaparement des terres l’année dernière déjà porté par Dominique Potier. Mais le compte n’y est toujours pas pour bloquer efficacement ces acquisitions. Le tout dans un contexte préoccupant, avec des départs massifs à la retraite dans les prochaines années, qui posent la question du partage du foncier entre agriculteurs (#transmission et #installation des exploitations).

    #agriculture



  • Journée internationale à la #mémoire des victimes de la #Shoah
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2018/01/27/Journee-internationale-memoire-victimes-shoah

     

    Pourquoi je pense qu’il est important de respecter les journées mémoriales

    Clairement, la mémoire est quelque chose qui se perd comme un objet perdu dans un océan de bricoles ou détritus qui se seront accumulés au fil du temps.

    Grâce aux historiens, aux archivistes méticuleux, qui savent classer, répertorier, mettre à la disposition du futur, on arrive à compiler l’information, les vestiges d’événements vécus par les êtres humains, qui un par un, disparaissent.

    Les souvenirs en revanche ne s’archivent pas.

    Ils s’impriment dans les histoires, pas dans l’Histoire.

    Si ces histoires ne sont pas racontées de vive voix, elles s’impriment dans les rochers, dans la terre, dans la cendre, dans l’eau de l’océan.

    Parce qu’elles ont été la source d’émotions très fortes, elles ont eu une existence puissante (...)

    #Divers #Histoire #Simone_Veil #transmission


  • A l’école d’architecture de Lomé, défense de copier les villes occidentales
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/10/a-l-ecole-d-architecture-de-lome-defense-de-copier-les-villes-occidentales_5

    La jeune Togolaise est l’architecte urbaniste de ce modeste parc urbain, dit « parc FAO ». « On aurait pu construire encore une tour sur ce terrain, faire du moderne, sans penser à la protection de l’environnement. Mais on a décidé de transformer ce parc délabré en espace vert agréable et, surtout, fait avec des matériaux locaux. » De fait, les clôtures sont en #bambou de la région des Plateaux, les #pierres_taillées de l’arcade d’entrée viennent de Kpalimé, à 120 km, et bientôt la petite bâtisse commercialisera des produits alimentaires togolais.
    #architecture #environnement #enseignement #savoir-faire #transmission
    Les experts qualifient cette conception d’« architecture vernaculaire ». Ou comment construire des bâtiments en tenant compte des matériaux locaux disponibles, du climat et des traditions. « Dans l’#architecture africaine, c’est ce qui fait le buzz en ce moment. J’ai appris cela à l’école et je l’intègre dans beaucoup de mes projets, car je pense qu’il est grand temps que les architectes africains prennent des mesures idoines pour que la construction de nos espaces ne soit pas calquée sur les villes occidentales », soutient Rolande Konou Akpedze en se dirigeant vers son ancien campus.
    Travaux pratiques

    Son école, c’est l’#EAMAU, l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’#urbanisme. Une école unique, ou presque, en Afrique de l’Ouest, fondée en 1976 par l’Organisation commune africaine et mauricienne (#OCAM, disparue depuis) et qui a déjà formé plus de 1 000 professionnels aux problématiques du bâtiment durable et de l’#architecture_vernaculaire.


  • A Machete Martial Arts Master Shares His Secrets | Short Film Showcase - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=7p_NUEn7F_g


    Apparemment, selon un commentaire laissé par un haïtien sous la vidéo, la traduction pour les sous titres est pourrie. C’est dommage. Je ne connais pas de haïtien parlant créole dans mon entourage. En attendant peut-être une amélioration, ce petit documentaire est à voir.
    #machette #art_martial #haiti #esclavage #transmission #histoire


  • Enki Bilal : « L’autofiction sociétale ne m’intéresse pas »
    http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/05/30/enki-bilal-il-ne-faut-jamais-mariner-dans-le-milieu-dans-lequel-on-cree_5135

    Dans quelle époque vivons-nous ?

    Dans une époque d’oxymores multiples. D’un côté le monde ­progresse à vitesse grand V, de l’autre il régresse comme jamais. Une énorme faille s’est créée : le déficit de #transmission. Je suis ­favorable au progrès. Il a littéralement explosé avec les avancées du monde numérique, qui sont sans doute plus importantes que celles engendrées par Gutenberg avec l’invention de l’imprimerie. Le problème est que cette révolution a complètement stoppé la transmission d’un certain nombre d’éléments historiques et culturels, comme si l’accélération des choses n’avait pas permis de les digérer. Prenez l’exemple de la Shoah : il y a toute une génération qui ne sait pas ce que c’est aujourd’hui. Ce n’est la faute de personne, c’est ainsi. Ce défaut de mémoire est arrivé brutalement, comme un AVC. Un fossé s’est creusé avec ceux qui ont un accès parcellaire à la culture. Cette régression se fait également sur le plan moral. L’obscurantisme est de retour. Dans le même temps, l’homme envisage d’aller sur Mars. L’oxymore absolu.

    #progrés


  • #Éducation : l’exemple d’une #école bienveillante à Trappes
    http://www.francetvinfo.fr/societe/trappes/education-l-exemple-d-une-ecole-bienveillante-a-trappes_2194127.html


    Peu documenté et assez évident.
    Mais ce que j’aime bien dans cette vidéo : l’usage de #carnets comme outil, la place donnée aux #émotions, l’entraide (#coopération).
    Ce que j’aime moins : la vision « efficiente » de l’éducation.
    #enfance #pédagogie #transmission


  • TLAXCALA : C’est la faute de la fleur
    http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=20143

    (J’ai préféré mettre en citation la fin du texte de peur que vous soyez tenté-e-s d’abandonner sa lecture avant la fin)

    Notes du carnet du Chat-Chien :
    Défense zapatiste, l’art et la science

    On n’a pas pu éclaircir vraiment la raison. Certains disent que c’était un pari. D’autres disent que le Pedrito a dépassé les bornes et voilà. Certains signalent que c’était seulement un exercice. Les moins nombreux parlent d’un match de foot dans toute sa splendeur, se mettant d’accord sur les dernières secondes, quand l’arbitre, SupMoisés, a décrété le penalty.

    Toujours est-il que la petite fille Défense Zapatiste est à quelques mètres de la zone de penalty, où un ballon effiloché attend.

    Dans les cages, le Pedrito balance ses bras comme le goal qui appartenait à ce qu’était anciennement la sélection de football de ce qu’était anciennement l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques : Lev Yashin, “l’araignée noire”. Pedrito a un sourire narquois, puisque selon lui, il est capable de prédire où la fille dirigera son tir : “Défense Zapatiste est parfaitement prévisible. Comme elle rentre juste de la discussion des messagères, c’est sûr qu’elle tirera en bas à gauche”.

    De son côté, la petite fille, qui s’élève à à peine un peu plus d’un mètre du sol, se retourne pour regarder vers un côté du terrain (en réalité c’est un enclos dans lequel débarquent, impertinentes, des vaches avec des veaux, en plus d’un cheval borgne).

    Dans ce coin, on peut voir un étrange être, moitié chien, moitié chat, remuant joyeusement la queue ; et deux individus desquels, si on n’était pas en terres zapatistes, on pourrait dire qu’ils dénotaient totalement avec le paysage. Le premier, de constitution moyenne, les cheveux grisonnants et courts, portant une espèce de gabardine. L’autre, maigre, grand et gauche, avec un élégant caban et un chapeau ridicule sur la tête.

    La petite fille se dirige vers le groupe étrange. Le cheval borgne s’approche aussi. Quand ils sont tous réunis, l’homme maigre dessine des figures étranges sur le sol, alors que la petite fille regarde avec attention et acquiesce de temps en temps avec la tête.

    La petite Défense Zapatiste retourne sur le terrain et reprend sa position. Elle commence quelques foulées vers le ballon, mais le suit de loin, sans même toucher la sphère, et reste à quelques centimètres du côté droit des cages défendues par le Pedrito, qui regarde la fille avec méfiance. Défense Zapatiste s’est arrêtée et, accroupie, elle commence à gratter un peu le sol, de sorte à pouvoir déterrer une fleur avec sa racine. Avec précaution, la fille prend la fleur entre ses mains, et la plante de nouveau loin du but et retourne sur le terrain.

    Le public est en haleine, pressentant qu’il est en train de se passer un de ces événements qui ne se répétera jamais dans l’histoire du monde mondial.

    Le Pedrito, de son côté, est plus que confiant. Au cas où il avait encore quelques doutes, Défense Zapatiste a commis une grave erreur : en retirant la fleur de l’endroit où elle se trouvait, la petite fille a dévoilé la direction que prendra son tir : en bas à gauche de Pedrito. Bien sûr, s’est dit Pedrito, cela parce que les filles prennent soin des fleurs, alors Défense Zapatiste ne voudrait pas que le ballon arrache la fleur.

    Comme s’il manquait encore du suspens, la fille s’est mise non pas à distance du ballon et en face du but, mais juste à côté du ballon, tournant le dos à unPedrito qui sourit déjà en imaginant les moqueries qu’il fera subir à Défense Zapatiste pour le penalty raté.

    Défense Zapatiste tourne le visage vers l’endroit où se trouve l’étrange être appelé Chat-chien, qui commence à faire des bonds, tournant sur lui-même, comme une marionnette. La fille sourit et commence un mouvement qui divisera les opinions durant les prochaines décennies :

    Certaines participantes du CompArte disent qu’elle a commencé avec la première position de ballet, qu’elle a levé et attrapé son pied droit, et a commencé à tourner sur elle-même, faisant le mouvement appellé “pirouette en dehors”, avec des “relevés” et “passés” retournés. “C’était impeccable”, ont-ellesajouté.

    Le défunt SupMarcos dit que ce qu’avait exécuté Défense Zapatiste n’était rien d’autre que la Ushiro Mawashi Geri Ashi Mawatte, le mouvement d’art martial qui se réussit en se mettant dos à l’objectif et en donnant un tour de quasi 360 degrés s’achevant par un coup de pied au visage asséné avec le talon du pied.

    Pour leur part, les insurgées réunies dans la cellule “En tant que femmes que nous sommes”, dirent que la fleur qu’a ramassé Défense Zapatiste était la liane connue sous le nom de “Chenek Caribe”, dont les fleurs ressemblent à des poussins ou des petits oiseaux et avec quoi jouaient les plus petites filles dans les communautés indigènes de la Selva Lacandona. Le “Chenek Caribe” a l’habitude de pousser dans les prés et les pâturages et est un indicateur que la terre est prête pour les semailles de maïs et de haricot.

    Le SupGaleano qui, comme toujours, s’infiltre dans ces textes, dit que c’était clair que le Pedrito allait être déconcerté par ce qui est évident ; que, en effet,Défense Zapatiste allait tirer en bas à gauche, mais que Pedrito a pensé à “SON” en bas et à gauche, et le tir était bel et bien en bas et à gauche, mais depuis la perspective de la petite fille.

    Le Docteur Watson a dit que ce qu’a fait Défense Zapatiste était une brève imitation de la danse-méditation Sema des Derviches de l’ordre Soufi, comme il l’a vu durant son voyage en Turquie, et pendant laquelle les danseurs tournent sur eux-mêmes et se déplacent en imitant le mouvement des planètes dans le cosmos.

    Le détective expert Sherlock Holmes explique que ce n’est ni l’un ni l’autre, que ce qu’a fait la fille a été d’appliquer l’explication scientifique qu’on lui a donné sur l’inertie rotationnelle d’un corps et l’application de la force centrifuge sur la sphère. “Elémentaire, mon cher Watson” a dit le détective perdu dans les montagnes du Sud-Est mexicain, “c’était clair que, dû au poids et à la stature de Défense Zapatiste, il fallait augmenter le plus possible la force avec laquelle elle se connecterait à la sphère, de façon à donner au ballon la vitesse et l’accélération nécessaires pour parcourir les 11 mètres. Bien sûr, les probabilités que le coup réussisse étaient de 50/50. C’est-à-dire que le gardien de but pouvait tout aussi bien se déplacer sur le côté opposé, ou bouger du côté où irait le ballon, l’arrêtant sans difficulté”.

    “Et la fleur ?” demanda le Docteur Watson. “Ah”, épondit Sherlock, “ça, mon cher Watson, c’est une contribution de la petite fille et je n’ai pas d’explication.Bien plus : ça m’a surpris autant que ça a l’air d’avoir surpris le garçon qui protégeait le but. Avec ce qu’elle a fait, elle a augmenté les probabilités que le gardien bougerait dans la direction où se trouvait la fleur. C’était quelque chose qui, c’est clair, n’avait rien à voir avec la science, ni avec l’art. Si vous me permettez, Docteur Watson, c’était comme si elle avait réussi à synthétiser les deux. Très intéressant, mon cher Watson, très intéressant.”

    Après le vacarme, les Tercio Compas interviewèrent Pedrito. L’interrogeant sur la cause du but réussi, le Pedrito répondit laconiquement :
    “C’est la faute de la fleur”.

    #Sciences (en tant que savoir-faire) vs #impostures (en tant que faire savoir) #transmission #zapatisme vs #narcissisme et #individualisme #libre-arbitre


  • La recherche sur la réduction de la résistance aux antimicrobiens nécessite un bond de géant, estime la FAO
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=38489

    Le rapport consacre une attention particulière sur l’#élevage, car la demande future de #protéines d’origine animale devrait accélérer les choses vu que le contact étroit entre animaux multiplie l’incidence potentielle des pathogènes de la résistance aux #antimicrobiens.

    La #volaille, principale source de protéines animales du monde, ainsi que les porcins, sont d’importants vecteurs alimentaires de transmission aux humains de la résistance aux antimicrobiens. Les cas qui se sont déclarés en Tanzanie et au Pakistan démontrent également le risque provenant de systèmes aquacoles intégrés qui utilisent les déchets agricoles et avicoles pour nourrir les poissons.

    Une biosécurité élevée aide à réduire les risques. De même, la prévention de la contamination des aliments et l’élimination des bactéries de la chaîne alimentaire peuvent être très efficaces pour réduire la transmission de la résistance aux antimicrobiens. Au Nebraska, une étude récente du bétail a révélé des souches d’E. coli sur toutes les peaux, mais sur 0,5% seulement des carcasses et aucune dans la viande destinée aux consommateurs. Les vecteurs environnementaux, notamment le vent, le sol, l’eau et les déchets, peuvent s’avérer plus difficiles à maîtriser en matière de #transmission de la résistance aux antimicrobiens.

    Vu que les animaux ne métabolisent qu’une petite partie des agents antimicrobiens qu’ils ingèrent, la propagation des antimicrobiens à partir des déchets animaux est une préoccupation de taille.

    #antibiotiques #résistance_aux_antibiotiques #viande #agriculture


  • Élèves en difficultés de parents fortement diplômés (Cairn.info)
    http://www.cairn.info/revue-sociologie-2010-4-page-457.htm

    La métaphore de la transmission culturelle entre parents et enfants qui met en avant le fait que l’héritage familial ne se limite pas à des dimensions économiques ou biologiques, a pu faire oublier que la socialisation et les apprentissages familiaux ne relèvent pas d’une opération mécanique ou automatique. En la faisant travailler jusqu’à ses points de rupture et dans différentes acceptions, en la confrontant à des observations empiriques notamment menées dans des situations où elle ne semble pas « fonctionner », nous avons pu insister sur les conditions matérielles ou symboliques dans lesquelles les enfants peuvent ou ne peuvent pas construire des savoirs ou des savoir-faire qui s’appuieraient sur ceux de leurs parents.
    En effet, des manières de faire ou de penser qui pourraient s’avérer scolairement rentables restent concrètement indisponibles pour les enfants de par la division du travail éducatif et domestique entre parents. Ils peuvent également être tenus à distance du fait de l’état des rapports de force internes à la constellation familiale ou par le biais des processus d’identification (notamment sexués) qui trament les relations parents-enfants. Ces relations peuvent être interprétées à la lumière du modèle de la communication (entre émetteurs et destinataires qui ne sont pas toujours en mesure de transmettre ou de recevoir l’information) à condition de tenir compte des limites de cette analogie.
    C’est sur fond d’hétérogénéité du patrimoine dispositionnel parental que jouent ces conditions de la transmission culturelle, hétérogénéité que l’acception biologique de la métaphore permet de faire travailler utilement. Cette analogie autorise également l’explicitation du caractère indésirable de certaines transmissions. Issu d’une acception économique de la métaphore, le concept de capital culturel, quant à lui, parce qu’il est indissociable de celui de marché, met l’accent sur ce qui se joue à l’intersection de plusieurs instances d’éducation qui sont aussi des lieux d’évaluation des comportements individuels. Or c’est au point de contact entre deux de ces instances socialisatrices que se situe notre objet de recherche, la transmission culturelle familiale étant mesurée à l’aune de la situation scolaire.

    #éducation #difficultés_scolaires_paradoxales #transmission_familiale #capital_culturel

    On constate les effets manifestement plus forts des diplômes maternels sur la scolarité des enfants : les croisements entre les difficultés scolaires des collégiens et les indicateurs de dotation scolaire du père et de la mère font apparaître des coefficients de contingence plus élevés concernant les transmissions maternelles . De même il est notable que les pratiques maternelles de lecture (ou d’incitation des enfants à cette pratique, comme nous l’avons vu précédemment) entretiennent des liens plus intenses que les pratiques paternelles avec la scolarité des enfants. Ce constat n’est pas sans lien avec d’autres indicateurs qui mettent en relief la prise en charge féminine de la plupart des tâches éducatives et domestiques (par exemple 71,8 % des collégiens de l’enquête sont aidés dans leurs devoirs par leur mère, 41,5 % par leur père), cette inégale répartition des tâches étant avérée dans de nombreux travaux (notamment, Gissot, Héran et Manon, 1994). Concrètement et tendanciellement, les enfants passent plus de temps avec leur mère qu’avec leur père ce qui peut rendre raison de la prépondérance, statistiquement mesurée, de l’héritage maternel.

    Les difficultés des garçons sont plus souvent identifiées par les parents ou les enseignants comme les signes d’un manque de travail, là où ce sont des manques de « capacités » qui vont expliquer les difficultés des filles. Statistiquement parlant, les collégiens sont plus souvent qualifiés par leurs parents d’élèves « indisciplinés » ou « ayant des facilités » ou « besoin d’être encadrés » que les collégiennes. Dans les entretiens avec les enseignants mais aussi avec les parents on retrouve ce clivage sexué dans la description des collégiens dans leur rapport à l’autorité (les filles disciplinées s’opposant aux garçons chahuteurs), à l’effort (les filles étant plus souvent considérées comme « travailleuses », « régulières dans l’effort » et « sérieuses » que les garçons) et aux savoirs (les garçons étant le plus souvent que les filles perçus comme « intelligents » « assurés » et « confiants »). Ces écarts de perception ont été observés dans d’autres recherches où ils peuvent être interprétés comme révélateurs de stéréotypes.
    Ces modèles sexués ont des implications dans les types de relations qui se nouent entre enfants et parents, notamment dans le domaine scolaire où les garçons en difficultés sont contrôlés, là où les filles sont soutenues ce qui produit de manière dialectique des rapports différenciés aux contraintes.

    #genre


  • #Zika : la #transmission_sexuelle est plus importante que prévu
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/09/21/zika-la-transmission-sexuelle-plus-importante-que-prevu_5001003_3244.html

    L’épidémie de Zika est encore loin d’être achevée. Les 150 experts scientifiques qui avaient mis en garde contre les risques de contamination lors des Jeux de Rio peuvent certes se féliciter qu’aucun cas de transmission ne soit intervenu durant la quinzaine olympique, disputée pendant l’hiver austral. Mais l’épidémie s’étend. Depuis 2015, 70 pays ont signalé la présence du virus, dont 55 au stade épidémique et cinq où la transmission du virus est permanente. Surtout, douze pays ont rapporté une transmission interhumaine : jusqu’ici méconnue, la voie sexuelle paraît jouer un rôle qui n’est pas anecdotique.

    Elle fait redouter une dissémination de l’infection à laquelle sont associées des atteintes neurologiques, notamment, en cas d’infection lors de la grossesse, une microcéphalie chez les nouveau-nés. Des chercheurs brésiliens et britanniques, qui ont publié le 15 septembre une étude confortant la responsabilité du virus Zika dans le nombre sans précédent de microcéphalies, en particulier dans l’Etat de Pernambouc au Brésil, appellent à « se préparer à une épidémie mondiale de microcéphalies et d’autres manifestations congénitales du syndrome Zika. »

    « Des preuves croissantes ont démontré que la transmission sexuelle du virus Zika est possible et plus répandue que ce que l’on estimait auparavant », indique l’Organisation mondiale de la santé (#OMS) dans le document du 6 septembre actualisant ses recommandations pour prévenir cette voie d’infection.



  • Zika Virus May Be Spread Through Sex More Than Mosquitos
    http://www.esquire.com/lifestyle/health/news/a46425/zika-sexually-transmitted

    Out of 935 total cases of #Zika #virus in the United States, only 13 are documented as sexually transmitted. According to The New York Times, however, research suggests sex plays a large role in spreading Zika, larger than even mosquitos.

    First things first: no study is conclusive. But at least four studies do seem to indicate that women are more likely to be infected by Zika virus at sexually active ages—one conducted in Rio de Janiero found that women were 60 percent more likely to be infected than men. If the virus was transmitted primarily via mosquito bites, then a gender divide would not likely appear—blood is blood to mosquitos, gender aside. Zika also resides in semen for months after an infection, no matter how mild. (No cases of female-to-male #transmission have been documented.)


  • Quand un grand-père transmet son savoir et son amour de la nature
    http://reporterre.net/Quand-un-grand-pere-transmet-son-savoir-et-son-amour-de-la-nature

    Le Potager de mon grand-père est un film documentaire tendre et touchant sur la transmission intergénérationnelle autour d’un jardin familial nourricier. Un urbain de petit-fils, le cinéaste Martin Esposito (qui avait réalisé un film sur les déchets, Super Trash), filme son jardinier de papy au fil des mois pendant une année, sans doute dans le Midi de la France, mais peu importe. C’est une histoire très simple où chacun peut aisément se projeter, pas forcément parce que son aïeul a un jardin, mais parce que nous avons tous un jour reçu d’un ancien qu’on aimait un de ces tours de main qu’il avait lui même reçu d’un plus vieux.

    https://www.youtube.com/watch?v=3xuAtSzUVlk

    #potager #jardinage #transmission #film


  • Tahca Ushte et Richard Erdoes
    De mémoire indienne

    Franz Himmelbauer

    http://lavoiedujaguar.net/Tahca-Ushte-et-Richard-Erdoes-De

    Cerf Boiteux, né au début du siècle passé, reçut son nom au cours d’une hanblechia, une ascèse de voyance : « J’étais seul au sommet de la colline. J’étais assis dans la fosse de voyance, un trou creusé dans le sol, les genoux entre les mains, à regarder le voyant-guérisseur qui m’avait conduit en ce lieu, le vieil homme Le Torse, disparaître vers le fond de la vallée. […] J’avais alors seize ans, je portais encore mon nom de garçon, et, j’aime autant vous le dire, j’avais très peur ; je tremblais et pas seulement en raison du froid. L’être humain le plus proche était à des kilomètres de là, et quatre jours et quatre nuits, c’est bien long. Pour sûr, quand ce serait fini, je ne serais plus un jeune garçon, mais un adulte. La vision serait venue à moi. On me donnerait mon nom d’homme. » Au cours de sa hanblechia, le jeune homme apprit du peuple des oiseaux qu’il deviendrait bien voyant-guérisseur, comme il l’avait souhaité, et il vit s’approcher de lui son arrière-grand-père, Tahca Ushte, Cerf Boiteux, le vieux chef des Minneconju. « Je pouvais voir le sang s’écouler de sa poitrine, là où un soldat blanc l’avait tué. Je compris que mon arrière-grand-père souhaitait que je prenne son nom. J’en conçus une joie indicible. » (...)

    #Mémoires #mythes #transmission #Sioux


  • Comptoir du Doc expulsé : la diffusion du documentaire menacée !
    L’élu à la Culture de la Ville de Rennes a décidé brutalement de priver ses habitants de l’une des seules salles dédiées au #cinéma_documentaire en France.
    Début 2015, la #Ville_de_Rennes propose à Comptoir du Doc (promotion et diffusion du cinéma documentaire) et Lillico (#théâtre_ #jeune_public) d’investir conjointement la salle de La Parcheminerie.
    Notre association Comptoir du Doc s’est consacrée passionnément et sans compter à la mise en œuvre de ce projet innovant avec l’implication active de ses adhérents pour redonner vie à ce lieu historique de la #culture rennaise.
    Nous y avons :
    • offert une visibilité essentielle à des œuvres, à des cinéastes, à des structures du champ culturel, artistique et social,
    • œuvré pour le croisement de publics d’horizons divers,
    • développé un travail d’éducation à l’image,
    • expérimenté de nouvelles formes d’implication du public pour construire collectivement les événements.
    Après à peine 7 mois d’expérimentation, alors que nous avons amplement rempli la mission allouée, du jour au lendemain, l’élu à la Culture change l’orientation du projet pour faire de la Parcheminerie un « pôle jeune public ».
    Exit, le projet de lieu partagé :
    Comptoir du Doc est prié de quitter d’ici l’été la Parcheminerie !
    L’enjeu politique initialement posé est abandonné, quitte à renier les valeurs affichées dans l’espace public rennais, comme un écho de l’échec politique national.
    Qu’en est-il de la fameuse « Fabrique citoyenne » initiée par la Ville et qui proclame « faire société en favorisant l’implication des citoyens dans la vie culturelle, la diversité des expressions sensibles, la #transmission_des_savoirs, le débat et l’écoute de la voix des artistes » ?
    C’est justement cette philosophie qui fonde Comptoir du Doc depuis 18 ans, malgré le soutien financier dérisoire de la Ville au regard de l’ampleur du travail que nous effectuons.
    Et maintenant on nous demande de nous effacer !
    Nous croyons plus que jamais à la force du documentaire, ce cinéma qui révèle la complexité du monde et engage à la rencontre avec l’autre.
    Nous voulons rester à la Parcheminerie pour y développer notre action !
    https://www.change.org/p/beno%C3%AEt-careil-comptoir-du-doc-expuls%C3%A9-la-diffusion-du-documentaire


    http://www.comptoirdudoc.org/programmations/la-parcheminerie?page=1


  • Est-il moral d’enseigner la morale à l’école  ? (L’Humanité)
    http://www.humanite.fr/est-il-moral-denseigner-la-morale-lecole-583460

    L’enseignement moral 
et civique à l’école est légitime par Pierre Kahn

    [L’enseignement] insiste sur la dimension sensible de la vie morale, en cherchant à développer les capacités d’empathie, de bienveillance et de souci des autres  ; il insiste également sur le rapport instituant, et non seulement subi, aux règles  ; également encore sur le principe d’égale considération des personnes. Il prend acte du fait et de la valeur de la pluralité des convictions, des croyances et des modes de vie. […] En ce sens, même les «  anti-Charlie  » doivent pouvoir s’exprimer à l’école, exactement pour les mêmes raisons que l’erreur y est permise.

    La morale ne s’enseigne pas, elle se vit par Catherine Chabrun

    C’est le rôle de l’enseignant de faire de la classe un milieu social où l’enfant s’exerce à agir et à penser en être humain et en citoyen. Pas si évident, car pour lui, l’enfant est encore trop souvent réduit à un rôle d’élève obéissant, à un «  vase à remplir  ».
    […]
    Certes, [l’école] n’est pas la seule responsable, mais étant fille et mère de la société elle en prend une bonne part, notamment avec  :
    – la #reproduction des inégalités sociales qu’elle transforme en inégalités scolaires avec si peu de mixité (sociale ou scolaire) dans les classes et dans les établissements qu’une partie de la jeunesse en sortira démunie, frustrée et humiliée  ;
    – la #transmission des savoirs basée uniquement sur les fonctions intellectuelles reconnues, méprisant ainsi les cultures et les vécus de chacun, qui provoque chez beaucoup d’enfants un sentiment de rejet et d’injustice souvent révélé à l’entrée au collège par le décrochage scolaire et des comportements violents  ;
    – la #compétition omniprésente qui isole l’individu au détriment du vivre-ensemble et renforce l’individualisme d’autant plus néfaste aujourd’hui qu’il n’est plus contrebalancé par la solidarité qui existait autrefois, par exemple au sein de la classe ouvrière  ;
    – l’#orientation professionnelle précoce qui exclut un grand nombre d’élèves des temps d’enseignement réservés à la compréhension du monde et de l’humanité.
    […]
    […] notre école n’est guère bienveillante et encourageante  : comparaison, compétition, pression, #humiliation, #stigmatisation, sentiment d’#échec, fatalisme, orientation non choisie…

    La morale contre l’«  ennemi intérieur  » par Ruwen Ogien

    Une certaine forme de paranoïa continue cependant d’inspirer les projets moralistes qui s’y forment. Mais au lieu d’être dirigés contre des ennemis extérieurs, ils visent désormais un ennemi intérieur.
    […] un nom de code qui sert à désigner une population désavantagée socialement, stigmatisée par un flot incessant de propos alarmistes […].
    En fait, derrière le projet de restaurer des cours de morale à l’école, plusieurs idées différentes se bousculent. L’une des plus récurrentes consiste à supposer qu’un tel enseignement pourrait permettre de «  civiliser  » ces nouveaux «  barbares  ».
    C’est pourquoi ce projet repose finalement sur une conception du monde profondément conservatrice.

    Beaucoup de bruit pour rien  ? par Bernadette Groison

    Cet enseignement remplace en fait l’instruction civique dans le primaire et se substitue à l’éducation civique, juridique et sociale dans le secondaire. Il ne s’agit donc pas d’une nouveauté, même si l’on souhaite lui faire revêtir une autre forme. Du CP à la terminale, il bénéficie d’horaires propres, à raison d’une heure par semaine en primaire et de deux heures par mois dans le secondaire. Enfin, pas partout puisque le financement n’a pas été prévu pour les séries technologiques ni professionnelles.
    […]
    Le temps politique, une fois encore, a été privilégié au détriment du temps éducatif nécessaire pour stabiliser ces programmes.

    #école #programmes #enseignements #éducation_morale_et_civique


  • DE MON VÉCU D’ASHKÉNAZE À UN RAPIDE PORTRAIT DE L’ANTISÉMITISME
    https://bananesecrasees.wordpress.com/2015/08/28/de-mon-vecu-dashkenaze-a-un-rapide-portrait-de-lantisemit

    Je suis juive.

    Jusqu’à récemment, ce n’était pas parfaitement clair pour moi. C’est quelque chose que je pense être commun à un pourcentage non négligeable d’entre nous. Nous avons un sentiment d’illégitimité à nous revendiquer comme racisé.e.s, et parfois même à nous revendiquer comme juif.ve.s. Dans mon cas, je rattache beaucoup ça à mon histoire familiale. En France on ne différencie pas nécessairement les ashkénazes des séfarades ou des mizrahim quand on parle d’antisémitisme car celui-ci nous touche de manière assez similaire (du moins, c’est ce que j’ai cru comprendre, mais c’est peut-être en réalité quelque chose à corriger). Mais je pense que le type de vécu familial que je décris est plus spécifiquement ashkénaze. Ayant lu récemment un billet sur l’ashkénormativité (en anglais), je souhaite préciser qu’on ne peut pas assimiler le vécu des juif.ve.s au vécu des ashkénazes. Et puisque je parle de l’holocauste, j’aimerais aussi souligner qu’on l’emploie parfois comme synonyme de « génocide des juif.ve.s », ce qui omet d’autres populations génocidées.

    Je reviens à mon histoire. Quand j’étais petite, j’ai demandé à mes parents si j’étais juive. Énervement instantané de leur part. Après avoir commencé par grommeler ce qui est resté dans ma mémoire comme une bouillie incompréhensible, iels m’ont signifié qu’iels m’avaient déjà répondu lorsque j’ai reposé la question. J’ai demandé si mes grands-parents étaient juif.ve.s, et combien d’entres elleux ; même scénario, réponses incompréhensibles puis silence radio.

    Il m’a fallu du temps pour reconstituer l’histoire de ma famille, sujet absolument tabou. Il m’en manque encore des grandes parties, que je ne connaîtrai jamais. Je sais que plusieurs de mes ancêtres venaient de ghettos juifs d’Alsace ; parlaient-iels le judéo-alsacien, variante occidentale du yiddish ? Plus personne de vivant ne le sait. Je commence à apprendre le yiddish. La langue que j’apprends est certainement plus proche de celle parlée par les juif.ve.s de Pologne que celle de mes ancêtres mais j’ai soif de bribes de culture auxquelles me rattacher. Le yiddish était parlé par plus de onze millions de locuteurices à la veille de la seconde guerre mondiale. Il y en a moins d’un million maintenant… « la langue de l’anéantissement », comme on dit.

    Pas de tradition religieuse, pas de tradition ashkénaze, pas de langue, pas la moindre fichue recette de cuisine. Quelques persistances clairsemées ça et là, un ancien testament illustré pour les enfants, la visite du musée juif ou de la synagogue lors des voyages, quelques gâteaux juifs. Et surtout, le plus palpable reste le poids du secret familial, la sensation si nette, si incroyablement nette pour un tabou qui n’a jamais eu à être explicité, qu’il ne fallait pas mentionner notre judéité. La manière dont ma mère, la seule avec qui j’ai pu en parler, chuchote quand elle aborde le sujet ; et ce même quand le chuchotement ne sert à rien car personne ne risquerait de nous entendre. Et puis, après une dizaine de minutes où enfin j’ai quelques réponses à ma multitude de questions, sa manière de se reprendre, « bon, ça suffit, parlons d’autre chose ». Et malgré tout le manque que je ressens, je ne peux qu’acquiéser sur un air d’évidence, « oui, bien sûr maman, oulàlà, sur quel terrain honteux t’ai-je emmenée avec mes questions, je suis vraiment désolée ».

    #antisemitisme #histoire #traumatisme

    • Antisémitisme ou judéophobie ?

      Est-il légitime d’appeler « antisémitisme » la judéophobie de ceux qui font porter « aux juifs » une responsabilité dans la politique de l’état d’Israël depuis des décennies ? Essentialiser ainsi « les juifs » c’est stupide, c’est du racisme, et il faut lutter contre.

      Mais est-ce que c’est la même chose que l’antisémitisme suprémaciste aryen des nazis qui voulaient exterminer tous les juifs ? Pour moi non. Ce sont deux phénomènes, idéologiquement, sociologiquement et historiquement totalement différents.

      Pour moi l’utilisation de ce même mot « d’antisémitisme » (l’antisémtisme européen), pour désigner la judéophobie née dans le contexte de la colonisation (européenne elle aussi ...) de la Palestine est un grave amalgame. Amalgame particulièrement répandu chez ceux qui soutiennent (explicitement ou implicitement) la politique d’expansion coloniale israélienne.

    • Ce n’est pas parce qu’il y a plusieurs antisémitisme (l’antisémitisme chrétien, n’est pas le même que celui du 19ème, ni celui lié aux conflits du moyen-orient), que ça n’est pas de l’antisémitisme (= « aversion envers les juifs » quel qu’en soit la cause : le mot décrit l’aversion essentialisée, pas les causes possibles !)

    • @RastaPopoulos,

      Le mot « antisémitisme » s’est créé pour désigner un phénomène européen [dont l’origine, selon certains historiens, puiserait dans la mythologie catholique ; et qui a pris une dimension d’extermination avec le suprémacisme aryen nazi], existant bien avant la création d’Israël.

      Pour moi les deux racismes n’ont absolument rien à voir entre eux.

      Et cet amalgame empêche de comprendre les phénomènes contemporains.

      Cet amalgame sert à stigmatiser les humanistes qui réclament à Israël la fin de son racisme institutionnalisé.

      Cet amalgame protège les organisations comme le CRIF, la LICRA, le BNCA, qui défendent en France les intérêts d’Israël.


  • #Ebola : toujours là, 7 jours après la #mort du malade… - A la une - Destination Santé
    https://destinationsante.com/ebola-toujours-la-7-jours-apres-la-mort-du-malade.html

    Les rites funéraires au cours desquels famille et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille jouent un rôle dans la #transmission du virus Ebola. Une équipe américaine vient même de montrer que le virus resterait actif 7 jours après le décès du malade…


  • Restoring Ancestral Abundance Through Youth Empowerment in Hawai‘i : Food First
    http://foodfirst.org/restoring-ancestral-abundance-in-hawaii

    Colonization has negatively impacted indigenous communities’ health, wealth, and culture around the world—and Hawai‘i is no exception. As a FoodCorps service member with MA‘O Organic Farms, I have the privilege of working alongside visionary colleagues who are working to re-establish Hawaii‘s ancestral abundance.

    #hawaï #agriculture #alimentation #transmission


  • Sur la #formation de la plèbe (être #formateur)
    http://blog.foojin.com/2014/11/10/f

    « Je ne dis pas pour autant que le #savoir suffit à devenir un bon fomateur. Loin s’en faut. Et je ne dis pas que je suis le meilleur formateur non plus, je reconnais la difficulté de l’exercice, […] Laissez au placard votre peur de vous planter, qu’un stagiaire en sache plus que vous, etc. Au pire, si cela arrive vraiment, il pourra vous apprendre quelque chose à condition que vous le prenez dans le bon sens mais il y a de fortes chances que vous ayez plus de choses à lui apprendre que lui à vous apprendre. » Tags : formateur formation #métier savoir (...)

    #transmission