• Lettre à Francine Pelletier : les femmes trans méritent le même respect – et la même rigueur journalistique – que les autres - URBANIA
    https://urbania.ca/article/lettre-a-francine-pelletier-les-femmes-trans-meritent-le-meme-respect-et-la-

    Le genre de texte que Francine Pelletier a pondu n’accomplit rien d’autre qu’inspirer de la méfiance envers un groupe déjà amplement marginalisé. C’est une chose d’écrire un texte mal informé sur la migration des merles ou sur l’art déco. C’en est une autre de s’attaquer à pieds joints sur des êtres humains qui doivent se battre pour exister.

    https://www.ledevoir.com/societe/554219/les-jeunes-trans-surrepresentes-chez-les-itinerants
    #transphobie #transsexualité

  • #William_J._Malone, #Colin_M._Wright et #Julia_D._Robertson : Personne n’est né dans « le mauvais corps »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/11/personne-nest-ne-dans-le-mauvais-corps

    Dans la plupart des cas, ce que l’on appelle maintenant « identité de genre » est probablement simplement la perception par un individu de sa propre personnalité liée au sexe et influencée par l’environnement comparé au reste des gens du même sexe et de sexe opposé.. En d’autres termes, c’est une auto-évaluation du degré stéréotypé de « masculinité » ou de « féminité », et on la confond à tort avec le sexe biologique. Cette confusion résulte de l’incapacité culturelle à comprendre la large distribution des personnalités et des préférences au sein des sexes et le chevauchement entre les sexes.

    Lorsqu’une fille déclare qu’elle « se sent comme un garçon » ou « est un garçon », ce sentiment peut refléter sa perception de la différence entre sa personnalité et ses préférences par rapport à celles de ses pairs. Si cette fille a un trouble du spectre autistique, elle peut même percevoir un comportement « sexuellement atypique » qui n’existe pas réellement, et ainsi faussement s’auto-diagnostiquer en tant qu’homme, même sans éprouver de traits de personnalité masculins réels.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://quillette.com/2019/09/24/no-one-is-born-in-the-wrong-body
    #dysphorie_de_genre #transgenre #identité_sexuelle

  • #Meghan_Murphy : « Identité de genre » : Que signifie ce concept pour la société, pour le droit et pour les femmes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/20/meghan-murphy-identite-de-genre-que-signifie-ce-concept-pour-la-s

    Merci à toutes et à tous d’être venus ici ce soir. J’espère que nous n’avons pas eu à refuser trop de monde… Les organisatrices me disent avoir sollicité une vingtaine de salles avant de contacter la Bibliothèque publique de Toronto, personne n’étant prêt à accueillir l’événement. Alors, même si nous aurions aimé avoir une plus grande salle, pour répondre à la demande, nous sommes quand même heureuses d’être ici, à Toronto, pour enfin avoir cette conversation, en dépit de tous les efforts des militants locaux et, bien sûr, de votre maire qui semble un peu confus.

    Je suis ici aujourd’hui pour vous décevoir tous et toutes. Je ne dirai rien de controversé, de choquant ou de haineux. Je vais plutôt dire des choses parfaitement rationnelles, raisonnables, que tout le monde, ou presque, comprend et approuve déjà. Mais étant donné que nous vivons désormais dans un monde où les tweets de nos amis pèsent plus lourd que la réalité, plus lourd que la compréhension des écrits, l’écoute ou la pensée critique, le fait d’énoncer des choses très raisonnables peut très vite être qualifié de « sectarisme ».

    D’ailleurs, parlons du sectarisme — que signifie ce mot ? Un dictionnaire qualifie de « sectaires » les personnes qui font preuve « d’intolérance plus ou moins agressive et d’étroitesse d’esprit à l’égard des opinions religieuses, philosophiques ou politiques d’autrui ». Alors, voyons qui, dans ce débat, est intolérant. Qui est ici pour partager une conversation, pour examiner des questions et préoccupations légitimes émanant principalement de femmes ; qui souhaite se forger sa propre opinion, au moyen d’informations et de réflexions rationnelles plutôt que s’en remettre à un esprit de lynchage ; et qui a décidé de calomnier, de haïr, de menacer, intimide, d’ostraciser d’autres personnes et de les réduire au silence, et ce en l’absence d’information sérieuse, dans un refus d’écouter ou d’avoir une véritable discussion, en misant sur des stéréotypes imaginaires et déshumanisants.

    Le sectarisme est, selon une autre définition, « une dévotion obstinée ou intolérante envers ses propres opinions et préjugés ». Quelqu’un de sectaire est quelqu’un qui « considère ou traite les membres d’un groupe avec haine et intolérance ».

    Traduction : Nicolas pour #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/10/31/35775
    #sectarisme #identité_de_genre #transactivisme #intimidation_antiféministe #transphobie #transfemme #femme #féminisme #transgenre

  • #Amy_Dyess : Le mot « TERF » est une appellation haineuse et il est temps de s’en débarrasser.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/07/28/%e2%80%89terf%e2%80%89-est-une-appellation-haineuse-et-il-est-tem

    Pour la plupart, les médias grand public et les soi-disant organisations LGBT ont choisi d’ignorer une catégorie démographique particulière du mouvement #MeToo. « TERF » est une insulte utilisée pour harceler sexuellement, menacer et faire taire les lesbiennes. Au lieu de défendre les homosexuelles, les organisations et les médias « LGBT » persécutent les lesbiennes et déguisent cette haine en justice sociale. L’actuel gaslighting (enfumage) est plus subtil, mais la majorité des gens commence à s’éveiller à cette injustice. Ça suffit !

    TERF a débuté comme un acronyme qui signifiait « féministe radicale excluant les personnes trans » (Trans-Exclusionary Radical Feminist), mais cette expression a toujours été utilisée pour empêcher les femmes de lutter pour leurs droits. Depuis un an et demi, le mot TERF est largement utilisé comme propos haineux homophobe visant TOUTES les lesbiennes. Oui… TOUTES les lesbiennes.

    Il n’est pas nécessaire d’être une féministe radicale pour être qualifiée de TERF. Une lesbienne peut dire clairement qu’elle croit que les personnes transsexuelles méritent les droits humains et le respect, mais elle reste une « TERF » parce que son orientation sexuelle comprend une frontière innée. Cette frontière est l’attraction du même sexe anatomique pour d’autres femmes femelles adultes. Les lesbiennes sont la seule orientation sexuelle à exclure le pénis, ce qui fait de noues l’adversaire le plus dangereux du patriarcat.

    Traduction : #Typhaine_Olivier
    Version originale : https://medium.com/@amydyess83/terf-is-hate-speech-and-its-time-to-condemn-it-6efc897ce407
    #transphobie #féminisme #identité_de_genre #gay #lesbienne #insulte

  • #Kathy_Mandigo (médecine) : Comment j’ai desservi ma clientèle transgenre (repoduit dans l’anthologie Female Erasure )
    http://tradfem.wordpress.com/2019/06/12/comment-jai-desservi-ma-clientele-trangenre

    En faisant mes cartons pour un déménagement, je suis tombée sur un paquet de documents liés à mon travail. Parmi eux se trouvait une carte que j’avais oubliée. Aussitôt ouverte, je me suis souvenue de quoi il s’agissait et de qui me l’avait expédiée. C’était une carte de remerciements d’une de mes patientes transgenres, une lesbienne qui avait « transitionné » en homme, exprimant sa gratitude pour mon aide dans son cheminement pour devenir l’homme qu’elle* ressentait être.

    (*Avant, j’utilisais les pronoms personnels choisis par mes patients ; désormais j’utilise celui qui convient à leur identité biologique)

    J’ai reçu cette patiente dans une clinique pour jeunes (moins de 26 ans) ; elle venait fréquemment accompagnée de sa compagne. Elle avait été déjà vue, évaluée et avait amorcé son traitement à la « Gender Dysphoria Clinic » (clinique de la dysphorie du genre) qui se tenait à l’époque dans un hôpital local. Je n’étais l’initiatrice d’aucun traitement, mais administrais simplement les injections de testostérone qui lui avaient été prescrites.

    J’ai observé ma patiente changer : elle prenait du poids et des muscles, développait une tonalité de voix plus grave et de la pilosité faciale ; elle décrivait également une augmentation du désir sexuel et de l’agressivité. Je me souviens m’être sentie à l’aise du fait que cette patiente paraissait très stable et confiante ; je ne me sentais pas manipulée dans nos interactions, ce qui me permettait d’effectuer ses injections en tout confort.

    J’ai vu cette patiente vers le milieu ou la fin de l’année 1990, je ne me rappelle plus exactement, et pour autant que je m’en souvienne, c’était la première patiente transgenre que je rencontrais. J’avais alors un peu moins de dix ans de pratique médicale, et on ne m’avait jamais rien appris sur le transgenrisme en école de médecine. J’étais jeune, naïve, et j’avais foi en la science. Or il n’y existait pas de corpus scientifique au sujet des enjeux transgenre, qu’étais-je censée faire ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://radfemrepost.wordpress.com/2015/08/11/kathy2
    #transgenrisme #féminisme #misogynie #sexe_biologique

    • Ce projet pilote ne dura pas longtemps, car il y venait peu de patients hormis cette poignée de patients transgenres mécontents. Peut-être était-ce parce que la clinique ouvrait les lundis après-midi ? Les patients plus équilibrés travaillaient probablement et ne pouvaient pas se rendre à la clinique. Ou bien était-ce parce que la majorité des patients queer arrivaient déjà facilement se procurer les soins qu’ils voulaient ? Quoiqu’il en fût, ces questions n’ont jamais été évoquées afin d’établir s’il s’agissait d’un manque d’accessibilité ou de besoin.

      Au cours des années suivantes et jusqu’à récemment, je n’ai pas vu beaucoup de patients transgenres, et la plupart d’entre eux figuraient surtout parmi la population de malades mentaux et de toxicomanes de notre ville.

      Un jour, une patiente se présenta à mon cabinet privé, une lesbienne qui effectuait une transition vers la masculinité, sous l’égide d’un quelconque spécialiste du genre. (La « Gender Dysphoria Clinic » avait fermé, pour des raisons qui me sont restées inconnues. Je crois que c’est arrivé sous le prétexte rhétorique que tous les médecins doivent prodiguer ce type de soins plutôt que de les reléguer à une clinique spécialisée, mais il y avait sans doute d’autres enjeux politiques. Fait perturbant, la clinique de genre qui l’a remplacée a ouvert dans les locaux de l’hôpital provincial pour enfants.)

      Cette personne est donc venue à mon cabinet en me disant avoir appris que j’étais une excellente doctoresse et que j’étais spécialisée dans les questions de transgenrisme.

      J’ai immédiatement senti qu’on me manipulait avec un énorme cirage de pompes : j’ai dit que ce n’était pas le cas, je n’étais ni une excellente doctoresse, ni spécialiste des problèmes transgenres. J’étais sur la défensive. J’avais l’impression que cette patiente me percevait comme une gouine1, bien que je n’aie rien divulgué ; après de nombreuses visites, cette patiente continuait de m’approcher en copine, avec une attitude démesurément amicale de connivence entre gouines, entre camarades butch, comme si elle oubliait qu’elle se voyait au masculin.

      _____________

      1 N.d.t. : Dyke (slang) : lesbienne d’apparence masculine au sens péjoratif.

      Sans être trans, j’aimerais pas allé consulté chez cette Kathy Mandigo. Elle me fait pensé à un·e gyneco anti-IVG, qui donnerait des consultations au planning familiale.

      #violence_médicale #validisme #toxicophobie #moralisme #transphobie

    • J’ai l’impression que c’est un choix d’écriture, pour neutraliser l’effet « médecin bienveillant » qui laisserait planer des préssuposés. Comme ça, on peut se faire une idée plus factuelle. Mais bon, j’ai forcément des apprioris sur les médecins cools envers les parcours trans.

    • J’en doute sévèrement @sandburg , c’est pas comme si la médecine avait de présupposés bienveillants envers les femmes, les lesbiennes et les trans et je ne croie pas que la #malveillance_médicale que pratique cette médecine, puisse avoir des effets positifs dans le parcours de qui que ce soit, trans, cis ou autres. Car elle ne fait pas que « neutraliser l’effet médecin bienveillant » (qui serait plutot un effet « médecin·es complaisant·es » car la bienveillance dans les soins n’a pas besoin d’être neutralisé), elle montre qu’elle est hostile, agressive, tout en allant chercher ses patient·es (puisqu’elle donne ses consultations en centre spécialisé c’est qu’elle cherche patriculièrement une clientèle trans et donc pour les déservir) et elle porte énormément de jugements de valeur sur les patient·es qui viennent la consulté. Elle les traite de déséquilibrés.

      Les patients plus équilibrés travaillaient probablement et ne pouvaient pas se rendre à la clinique.

      Rien dans ce qu’elle rapporte de ses consultations ne montre une volonté de dialogue ou d’ouverture ni le moindre intérêt pour ces gens et ce qu’illes traversent.

      Si j’allais chez le·a médecin·e, et qu’en plus je choisissait un centre spécialisé trans et queer, je ne voudrais pas de médecine sur la défensive et qui me dise qu’elle « n’étais ni une excellente doctoresse, ni spécialiste des problèmes transgenres. » !! ca serait franchement le malaise et je partirais de la consultation avec encore plus de phobie médicale et de défaut de soins qu’avant d’avoir vu cette Kathy Mandigo malfaisante. Quant elle ajoute «  J’étais sur la défensive. J’avais l’impression que cette patiente me percevait comme une gouine », je voie pas ou est le problème à être perçu comme homosexuelle ou à ce qu’un·e patient·e cherche à atténué son malaise par la familiarité et ici, la traduction atténue le mot choisi car elle ne dit pas « gouine » mais « dyke » qui est une injure lesbophobe. Que cette doctoresse soit lesbienne ne rendrait pas cette injure plus appropriée dans ce texte et contexte.

      Ca m’arrive d’être d’accord avec certains textes traduits par tradfem, mais là franchement cette Kathy Mandigo avec sa pratique de la #nuisance_médicale , je trouve qu’elle crains.

  • Manifeste d’une femme trans
    https://nantes.indymedia.org/articles/45400

    Julia SeranoManifeste d’une femme trans « Ce manifeste #en appelle à la fin de #tout ce qui partout déshumanise les femmes trans, les tourne en ridicule et les désigne comme boucs émissaires. »

    #/ #-ismes #genres #_anarch-fémin #genre #sexualités #transphobie #serano #transmisogynie #/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,genre,sexualités,transphobie,serano,transmisogynie

  • #delphy tu me fais chier
    https://nantes.indymedia.org/articles/45378

    septembre 4, 2018 transgrrrls DELPHY TU ME FAIS CHIER Ce texte a été publié sur le blog https://bottomprincess.wordpress.com, qui est vraiment super et que tu dois aller voir si t’es une bonne personne. https://transgrrrls.wordpress.com/2018/09/04/delphy-tu-me-fais-chier

    #/ #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #genre #sexualités #transphobie #terf #/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,genre,sexualités,transphobie,terf,delphy

  • Julia, victime d’une agression transphobe à Paris, livre son témoignage | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-victime-de-lagression-transphobe-a-paris-son-temoignage_fr_5ca36f0

    TRANSPHOBIE - “La douleur part, mais l’humiliation reste”. Julia, dont l’agression transphobe à Paris a été filmée avant de faire le tour des réseaux sociaux ce mardi 2 avril, est toujours sous le choc.

    La jeune femme de 31 ans a cependant accepté de livrer son témoignage de la scène auprès du HuffPost. Malgré le traumatisme, Julia veut que son histoire soit connue afin de sensibiliser le public sur les agressions que subissent les personnes trans.

    Dimanche 31 mars, alors qu’elle allait prendre le métro place de la République, elle a été prise à partie par des hommes avant d’être agressée verbalement et physiquement pas une foule de personnes. Si les images de la vidéo sont violentes (ci-dessous) et ont soulevé une vague de réactions de politiques et anonymes, Julia nous apprend que son calvaire avait commencé plusieurs minutes avant et ne s’est pas arrêté là.

    “Je n’avais rien demandé. Je voulais prendre le métro. Là, trois hommes m’ont bloqué le passage et l’un d’eux m’a dit : ‘Hé, mais t’es un homme toi !‘. Je n’ai pas voulu répondre et j’ai tenté de les éviter, mais ils m’ont retenue en disant que je devais répondre à leur question. L’un d’eux m’a alors touché la poitrine en s’étonnant que j’aie effectivement des seins”, raconte Julia.

    Il a sorti son sexe et m’a demandé de "lui faire du bien"Julia

    “J’ai dégagé sa main en lui disant de ne pas me toucher. Il a alors sorti son sexe et m’a demandé de ‘lui faire du bien’. J’ai voulu partir et remonter les escaliers. D’autres hommes m’ont jeté de la bière du haut des marches, m’ont insultée. Un homme m’a giflée. Ensuite c’est là que la vidéo commence”.

    Dans cette vidéo, elle est bousculée, insultée, violemment frappée. Les manifestants, venus à l’origine pour protester contre le gouvernement algérien, entonnent un chant censé la sexualiser et l’humilier. Finalement, des agents de la RATP viennent à son secours et l’exfiltrent avant que les choses n’empirent.

    “Ils m’ont fait descendre et ont lancé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule”, se rappelle-t-elle. Mais c’est loin d’être la fin de l’humiliation.

    Il ne faut pas vous habiller comme ça, MonsieurJulia

    Après l’avoir mise à l’abri, les agents de la RATP auraient été extrêmement maladroits envers la victime et auraient même tenu des propos sexistes. “Même avec eux j’ai été humiliée. Ils m’ont appelée ‘Monsieur’, puis m’ont demandé pourquoi j’étais sur la place de la République pendant cette manifestation, vu les dangers que cela pouvait comporter pour moi”, assure Julia.

    “Ils m’ont ensuite dit ‘il ne faut pas s’habiller comme ça, Monsieur’, sous-entendant que si je n’avais pas mis ce short, je n’aurais pas été agressée”, se remémore-t-elle.

    Elle poursuit : “Déjà, j’ignorais totalement qu’il y avait cette manifestation. Ensuite je suis en France, je me promène où je veux en ville et je ne devrais pas avoir à craindre que l’on m’agresse parce que je porte un short”.
    “Ils ont détruit la confiance que j’avais en moi”

    Toutefois, Julia ne se fait pas d’illusion quant au motif de son agression. “Je suis transgenre, ça perturbe les gens. Cette attaque m’a d’autant plus choquée que c’est très récent pour moi, cela ne fait que cinq mois que j’ai commencé ma transition et que je prends des hormones. J’avais réussi à avoir confiance en moi et là ils ont tout détruit”, se désole-t-elle.

    Frappée plusieurs fois, Julia a eu mal plusieurs jours au côté gauche du visage, mais, déplore-t-elle :

    “Le plus traumatisant ce n’est pas les coups ou la douleur, mais l’humiliation. C’est ça qui est le plus dur à gérer. C’est un choc psychologique, je me suis sentie salie”.

    Mercredi 3 avril, elle portera plainte pour “tous les actes qui pourront leur être imputés. Agressions, injures, agression sexuelle, harcèlement, harcèlement sexuel...”, explique Julia avant d’ajouter : “Pourtant à la base je ne voulais pas, j’avais renoncé. Mais face à tout le soutien que j’ai eu, j’ai décidé de le faire pour que ça n’arrive pas à d’autres”.

    Malgré le choc, Julia ne veut pas se laisser abattre : “Ils ne m’empêcheront pas d’être qui je suis, ils n’arriveront jamais à me changer”.

    Une enquête a été ouverte dimanche du chef de violences commises à raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre de la victime.

    • #transphobie #sexisme #agression #domination_masculine #virilité #misogynie #racisme
      Les premières infos que j’ai vu sur cette agression ne mentionnent pas le comportement tout aussi transphobe des agents de la ratp. Cette histoire est du pain bénit pour les racistes. Sur le model de #homonationalisme et #femonationalisme il y a ici un risque de récupération par #transnationalisme .
      #double_peine #victim_blaming
      Sur le parisien la transphobie des agents RATP est un peu atténuée mais on peut lire les précautions de Julia pour ne pas être instrumentalisé par les racistes.

      Celle qui a démarré sa transition récemment dit avoir l’habitude des insultes. « C’est quotidien. » Mais les agressions, c’est une première. « Le plus difficile ce n’est pas les coups, c’est l’humiliation. C’est l’expérience la plus humiliante de toute ma vie. Ça entraîne beaucoup de colère. »

      Comment en 2019 à Paris peut-on encore être agressé pour son sexe, son genre, sa sexualité ? Comment comprendre que l’on puisse devenir victime juste pour ce que l’on est ? Julia lance les questions et assène pour toute réponse : « Ils ne m’empêcheront pas d’être qui je suis. On ne peut pas laisser passer ça. » Mais elle tient tout de suite à dissiper tout amalgame entre ses agresseurs présumés et la manifestation. « Je ne veux pas associer cette agression au rassemblement. »

      Arrêtée ce mardi après avoir tenté un retour difficile au travail lundi, Julia ne veut toutefois pas que cet événement l’empêche d’avancer. Au contraire. « Quand j’ai vu tous les messages de soutien, ça m’a fait du bien. Car on a l’impression que tout le monde est contre soi. Mais tout n’est pas perdu et il faut se battre. »

      http://www.leparisien.fr/paris-75/agression-transphobe-a-paris-le-plus-difficile-ce-ne-sont-pas-les-coups-c

      Merci pour Julia pour cette précaution et cette lucidité. Bravo pour ton courage.

  • #Suisse, #grève_féministe 14.6.2019

    Parce que nous en avons assez des #inégalités_salariales et des #discriminations dans le monde du #travail. Parce que nous voulons des rentes qui nous permettent de vivre dignement. Parce que nous voulons que le #travail_domestique, éducatif et de soins soit reconnu et partagé, de même que la charge mentale. Parce que nous nous épuisons à travailler, nous voulons réduire le #temps_de_travail.

    Parce que le #travail_éducatif et de soins doit être une préoccupation collective. Parce que nous revendiquons la #liberté de nos #choix en matière de #sexualité et d’#identité_de_genre. Parce que notre #corps nous appartient, nous exigeons d’être respectées et libres de nos choix. Parce que nous refusons la #violence_sexiste, homophobe et transphobe, nous restons debout ! Parce que nous voulons que la honte change de camp. Parce que lorsque nous venons d’ailleurs, nous vivons de multiples discriminations. Parce que le #droit_d’asile est un droit fondamental, nous demandons le droit de rester, lorsque nos vies sont en danger. Parce que l’école est le reflet de la société patriarcale, elle renforce les divisions et les hiérarchies fondées sur le sexe. Parce que nous voulons des cours d’#éducation_sexuelle qui parlent de notre corps, du #plaisir et de la #diversité_sexuelle. Parce que les espaces relationnels doivent devenir des lieux d’échange et de #respect réciproque. Parce que les institutions ont été conçues sur un modèle patriarcal et de classe dans lequel nous n’apparaissons qu’en incise. Parce que nous, actrices culturelles, sommes trop souvent peu considérées et reconnues. Parce que nous vivons dans une société qui véhicule des représentations stéréotypées de « la femme ». Parce que nous sommes solidaires avec les #femmes du monde entier. Parce que nous voulons vivre dans une société solidaire sans #racisme, sans #sexisme, sans homophobie et sans #transphobie. Pour toutes ces raisons et d’autres encore, nous ferons grève le14 juin 2019 !


    https://frauenstreik2019.ch
    #respect #homophobie #patriarcat #résistance #stéréotypes #solidarité #féminisme #14_juin_2019

  • #James_Kirkup : En traitant Martina Navratilova d’« intolérante », le lobby transgenre démontre à quel point il est lui-même devenu intolérant et extrémiste
    http://tradfem.wordpress.com/2019/02/21/en-traitant-martina-navratilova-dintolerante-le-lobby-transgenre-

    #Martina_Navratilova est l’une des dernières personnes que l’on s’attendrait à voir accusée d’intolérance. Sans doute encore la lesbienne la plus célèbre du monde, la joueuse de tennis n’a ni dissimulé ni excusé sa sexualité à une époque où de nombreux homosexuels et lesbiennes avaient peur de se confier à leur famille, et encore moins de se dévoiler aux yeux d’un public sportif mondial. Elle a également donné un poste d’entraîneuse à Renée Richards, une joueuse du circuit féminin qui est née Richard Raskind.
    Cette semaine, Navratilova a été écartée d’une fonction d’ »ambassadrice »par Athlete Ally, une organisation étatsunienne qui dit militer pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) dans le domaine du sport. Le groupe l’a accusée de « transphobie » pour s’être demandée si une transfemme, née et élevée de sexe masculin et conservant un corps masculin intact, devait être autorisée à participer à un sport féminin simplement parce qu’elle a pris des drogues pour réduire son taux de testostérone.
    Cela répond aux critères de nombreuses autorités sportives, mais dérange beaucoup de gens, y compris Navratilova. Elles notent que la biologie masculine sous-jacente signifie que les transfemmes disposent d’une masse musculaire, d’une taille et d’une portée supérieures, ce qui leur donne des avantages qui ne peuvent être compensés par une modification hormonale.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.telegraph.co.uk/sport/2019/02/21/martina-navratilova-serving-sense-gender/#
    #Transphobie #Intolérance #biologie

  • #Meghan_Murphy : A-t-on raison de parler de « transphobie » ?
    https://tradfem.wordpress.com/2019/02/20/a-t-on-raison-de-parler-de-transphobie

    Pour la plupart des gens, les différences entre les corps masculins et féminins sont assez évidentes. Il existe bel et bien une raison pour laquelle les femmes et les hommes concourent dans des catégories sportives distinctes. Pourtant, une minuscule minorité d’activistes a réussi à forcer les instances décisionnelles à se plier à la délirante l’idéologie de l’identité de genre, selon laquelle quiconque peut changer de sexe par simple autodéclaration.

    « En réponse à mon tweet, McKinnon m’a accusée d’être « transphobe », explique #Navratilova, et a exigé que je supprime mon tweet et m’excuse. » En d’autres termes, constater des faits basiques est maintenant « transphobe », et celles qui ne cèdent pas aux actes de harcèlement sont elles-mêmes traitées de « harceleuses ». Le haut devient le bas, le noir est blanc, les hommes sont des femmes et les personnes saines d’esprit sont « phobiques ». Bienvenue dans l’avenir.

    Comme il est devenu d’usage en ligne lorsqu’un individu ose défier le non-sens postmoderne qui de nos jours passe pour de la politique, Navratilova a reçu l’ordre d’aller « s’instruire » (ce qui n’avait rien à voir avec un processus d’éducation, mais signifiait simplement une injonction à rentrer dans le rang).

    Bien que Navratilova comprenne certainement ce qu’est un corps de femme et qu’elle soit assurément une experte au sujet des femmes et du sport, elle s’est engagée à « garder le silence sur le sujet jusqu’à ce que [elle] l’ait bien étudié ».

    Et c’est ce qu’elle a fait, en concluant finalement que « si quelque chose avait changé, c’est que mon point de vue s’est encore renforcé ». Navratilova a déterminé que le fait qu’un homme se déclare femme, « prenne des hormones si c’est exigé par l’organisation sportive concernée, rafle toutes les victoires et gagne peut-être une petite fortune, pour ensuite inverser sa décision et retourner engendrer des bébés s’il le souhaite » est « dément et c’est de la triche ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/02/17/the-trouble-with-transphobia
    #transphobie #compétition #sport #hormone

  • Etudiant·e·s en journalisme, nous demandons des mesures contre le harcèlement dans la profession
    Par Un collectif d’étudiant·e·s en formation de journalisme, (Celsa, CFJ, CFPJ, Cuej, EDJ Sciences Po, EJCAM, EJDG, EJT, EPJT, ESJ Lille, IFP, IJBA, IPJ Paris-Dauphine, IUT de Cannes, IUT de Lannion et master de journalisme de Gennevilliers)

    https://www.liberation.fr/debats/2019/02/14/etudiantes-en-journalisme-nous-demandons-des-mesures-contre-le-harcelemen

    Etudiant·e·s en journalisme, nous sommes indigné·e·s par les agissements du groupe connu sous le nom de « la Ligue du LOL ». Bientôt, nous travaillerons pour des rédactions telles que Libération, Vice, les Inrocks, Slate et bien d’autres. Nous avions déjà conscience de la récurrence du harcèlement dans de nombreux milieux professionnels, dont le nôtre. Mais nous sommes inquièt·e·s de voir que les journalistes mis·es en cause sont pour la plupart arrivé·e·s à des postes à responsabilités. La reproduction au sein même des rédactions de mécanismes de domination et d’humiliation régulièrement dénoncés par notre profession nous est insupportable.

    Nous ne pouvons accepter de faire nos premiers pas de journalistes dans ces conditions. De nombreux milieux professionnels, dont le journalisme, ont amorcé un processus d’autocritique. Cette introspection doit continuer afin d’enrayer l’omerta qui a permis à cette affaire de rester dans l’ombre. Nous nous engageons à faire preuve d’intransigeance envers les violences sexistes, homophobes, transphobes, grossophobes, antisémites, islamophobes, racistes.

    Nous appelons également les rédactions et les écoles de journalisme à renforcer les dispositifs de lutte contre les discriminations de toutes sortes. Une meilleure représentation des femmes et des groupes minorés dans les instances dirigeantes des médias nous paraît indispensable. Depuis 2015, le taux de cartes de presse de directeurs attribuées à des femmes n’est passé que de 21 à 26 %, alors qu’elles représentent aujourd’hui 47 % des titulaires de carte de presse selon la CCIJP. Cette évolution, qui va dans le bon sens, est encore trop lente.

    Nous avons conscience que ces dérives commencent dès l’école, c’est pourquoi nous proposons les mesures suivantes. Une règle de parité devrait s’appliquer aux enseignant·e·s et aux intervenant·e·s de toutes les écoles de journalisme. Nous demandons également aux directions de mettre en place des formations au traitement journalistique des discriminations de genre, d’orientation sexuelle ou de race. Nous appelons aussi à renforcer les chartes et règlements intérieurs des différentes écoles afin d’y inclure des mesures pour prévenir et agir contre toute forme de harcèlement, d’intimidation et protéger les victimes.

    Les rédactions françaises manquent cruellement de diversité, et les dispositifs mis en place par nos écoles peinent à lutter contre cet entre-soi. Nous demandons donc que les offres de stage ou d’emploi journalistiques soient publiques et que les recrutements se fassent en lien direct avec les directions des ressources humaines. Ce premier pas permettrait de lutter plus concrètement contre la cooptation et le réseautage, des mécanismes d’embauche prépondérants dans notre profession.

    Ensemble, nous nous engageons à agir pour encourager le changement. Nous n’avons pas vocation à représenter tou·te·s les étudiant·e·s en école de journalisme, mais souhaitons créer une solidarité forte au sein de notre profession. Serrons-nous les coudes, soyons solidaires.

    #harcèlement #liguedulol #sexisme #racisme #homophobie #transphobie #discrimination #tribune #fac #université

  • #Kajsa_Ekis_Ekman : Ce sexe qui n’a plus de nom
    https://tradfem.wordpress.com/2019/01/14/ce-sexe-qui-na-plus-de-nom

    Selon cette définition, qui commence à gagner du terrain sans avoir fait l’objet de réelles discussions, le sexe d’une personne ne résiderait pas dans son corps, mais dans sa tête. Plusieurs pays, dont la Norvège et la Grèce, ont déjà apporté des modifications législatives permettant aux personnes de choisir elles-mêmes leur sexe sur leurs cartes d’identité, et ce, sans qu’aucune chirurgie ne soit nécessaire. Selon un projet de loi suédois, cette politique s’appliquera bientôt aussi chez nous. Le Comité international olympique recommande aux athlètes de concourir sous le sexe de leur choix, à condition d’avoir préalablement vécu sous ce sexe depuis quatre ans et de présenter des niveaux hormonaux ajustés en conséquence. Le parti travailliste britannique a également publié de nouvelles directives concernant ses listes de candidatures réservées aux femmes, afin que toute personne qui s’identifie en tant que femme puisse s’inscrire sur ces listes.

    Ce changement est généralement perçu comme progressiste : désormais, le sexe se réduira plus à la biologie et les personnes transgenres seront reconnues par la loi ! Or, poser le genre comme une question d’identité plutôt que d’idéologie a pour effet d’interrompre toute discussion avant même qu’elle n’ait lieu, malgré le fait qu’il s’agisse d’une question fondamentale pour la société. En effet, si la société dans son ensemble modifie la définition de ce qu’elle entend par « sexe », cela aura des conséquences pour toute la population. Qu’adviendra-t-il des statistiques sexospécifiques sur la violence et les salaires si l’on ne peut plus parler du sexe biologique ? Qu’adviendra-t-il de la notion d’homosexualité ? Qu’adviendra-t-il des endroits non mixtes comme les prisons, les vestiaires et les refuges pour femmes ? Oui, qu’entend-on réellement par « sexe » ?

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.aftonbladet.se/kultur/a/wE8VAP/konet-i-knoppen


    #genre #sexe #identité #transphobie #féminisme

  • Brésil : vague d’agressions homophobes et contre les électeurs de gauche
    https://www.bastamag.net/Bresil-vague-d-agressions-contre-les-electeurs-de-gauche-et-les-personnes

    Tué de douze coups de couteau dans un café pour avoir déclaré qu’il avait voté pour le candidat de gauche. C’est le soir du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne, le 7 octobre, que Romoaldo Rosário da Costa, 63 ans, activiste culturel de Salvador, dans le nord-est du pays, a perdu la vie. L’auteur du crime, de 36 ans, confesse à la police avoir une motivation #Politique : il est partisan du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro. Après que le sexagénaire ait déclaré avoir voté pour le (...)

    En bref

    / #Droites_extrêmes, Politique, #Amériques

  • #Julie_Bindel : Pourquoi voit-on autant d’organisations LGBT céder aux pressions des transactivistes et s’aliéner les lesbiennes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/22/pourquoi-voit-on-autant-dorganisations-lgbt-ceder-aux-pressions-d

    Partout au pays, des organisations lesbiennes et gay déçoivent les attentes des femmes lesbiennes. Il semble que la constellation de leur acronyme demeure en pleine croissance – on parle actuellement de LGBTQQIPA+ (pour Lesbiennes, Gais, Bisexuels, Transgenres, Queer, en Question, Intersexe, Polyamoureux et Asexuels) – mais qu’elle fait peu de place aux lesbiennes.
    Transphobie ?
    Non seulement les lesbiennes ont-elles le moins de poids dans le monde « queer » en raison de leur statut de simples femmes, mais on a l’impression que le mot « lesbienne » est en train de devenir synonyme de « transphobie ». Les lesbiennes ont été les critiques les plus fermes d’une idéologie transgenre au caractère Orwellien, parce que nous sommes celles qui avons le plus à perdre en concédant un terrain durement gagné à des hommes qui s’identifient comme femmes. Des organisations puissantes et amplement subventionnées, qui sont censées défendre les intérêts des lesbiennes et des gays, laissent un grand nombre d’entre nous dans leur sillage dans un effort pour se montrer aussi favorables que possible au mouvement transgenre.
    Chacune des organisations ayant déjà plaidé et fait campagne en faveur des lesbiennes et des gays a été cooptée par le programme politique transgenriste. Lorsque la cabale transgenriste leur dit « Sautez ! », ces organisations – dont beaucoup ont été mises sur pied par des lesbiennes – se contentent de demander : « Jusqu’à quelle hauteur ? »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/08/29/many-lgbt-organizations-caving-trans-activists-losing-lesbians
    #transphobie #LGBTQI #féminisme #Parti_vert #lesbiennes

  • Des néofascistes italiens et polonais unis pour une « #opération_européenne_de_sécurité »

    Le parti italien d’extrême droite #Forza_Nuova (FN) et les militants du #Obóz_Narodowo-Radykalny (#ONR), formation ultra-nationaliste polonaise, ont uni leurs forces pour mener « la première opération de sécurité européenne » sur les plages italiennes de la Riviera Romagnole, sur la mer adriatique.

    Réunis à #Rimini du 5 au 9 juillet dernier à l’occasion d’une conférence, les militants ont multiplié les manifestations et les « #patrouilles », de jour comme de nuit, dans la région où s’est déroulé l’an dernier le double #viol d’un transgenre péruvien et d’une touriste polonaise, pour lequel le Congolais Guerlin Butungu a été condamné à 16 ans de prison.

    Ceux qui se qualifient comme « #patriotes polonais et italiens » les appellaient des « #promenades ». Le maire de Rimini, Andrea Gnassi, y a plutôt vu « des rigolos en T-shirts noirs alignés pour un selfie fasciste ». Il a envoyé un rapport à la police.


    http://fr.euronews.com/2018/07/13/des-neofascistes-italiens-et-polonais-unis-pour-une-operation-europeenn
    #néo-nazis #néo-fascisme #Italie #Pologne #extrême_droite #sécurité #2039-2045 #milices #transphobie #homophobie
    cc @marty @albertocampiphoto

  • The Dirty War Over Diversity Inside Google | WIRED
    https://www.wired.com/story/the-dirty-war-over-diversity-inside-google

    It began subtly. Coworkers peppered mailing lists and company town halls with questions: What about meritocracy? Isn’t improving diversity lowering the bar? What about viewpoint diversity? Doesn’t this exclude white men?
    (…) That’s when it clicked: perhaps some of her coworkers’ questions had not been in good faith. “We didn’t realize that there was a dirty war going on, and weren’t aware of the tactics being used against us,”

    #trolls #manipulation #racisme #sexisme #transphobie #trumpisme #google via @maliciarogue

  • Harcèlement en ligne : l’impact inquiétant - Amnesty International France
    https://www.amnesty.fr/discriminations/actualites/des-femmes-du-monde-entier-font--etat-de-stress-dangoisse

    Des femmes du monde entier font état de stress, d’angoisse et de crises de panique générés par ces expériences en ligne délétères.

    Internet peut être un espace effrayant et toxique pour les femmes. Chacun sait que la misogynie et les violences prolifèrent sur les plateformes de réseaux sociaux, mais ce sondage montre à quel point les conséquences des violences en ligne sont désastreuses pour les femmes qui en sont la cible.

    Les effets ne disparaissent pas lorsque vous vous déconnectez. Imaginez que vous recevez des menaces de mort ou de viol lorsque vous ouvrez une application, ou que vous vivez dans la peur que des photos privées ou à caractère sexuel soient partagées sur Internet sans votre consentement.

    Le danger particulier des abus en ligne est la rapidité avec laquelle ils peuvent se propager – un tweet violent ou injurieux peut se muer en un déluge de haine ciblée en quelques minutes. Il est temps que les entreprises de réseaux sociaux prennent ce problème au sérieux.

    Nous avons commandé un sondage à IPSOS MORI au sujet des expériences vécues par des femmes âgées de 18 à 55 ans au Danemark, en Italie, en Nouvelle-Zélande, en Pologne, en Espagne, en Suède, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

    #harcelement #domination_masculine #sexisme #misogynie #culture_du_viol #racisme #homophobie #transphobie #cyber-harcelement #internet #réseaux_sociaux #masculinisme

  • Allo maman bobo : « Mon fils n’a que des copines »
    http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/10/18/allo-maman-bobo-mon-fils-n-a-que-des-copines_5202401_4497916.html

    Louis, 7 ans, est peut-être un don Juan en herbe. A moins qu’il ne soit aussi délicat que mature. C’est ce que pense fièrement sa mère lorsqu’elle le voit, à la sortie des classes ou au square, entouré d’une horde de fillettes. Son père, lui, ne le voit pas du même œil et ne peut s’empêcher de craindre pour sa virilité et son orientation sexuelle futures, même s’il s’en défend.
    Composition de sa fratrie

    A un âge où il s’ouvre à l’altérité, Louis apprécie la compagnie des filles, voilà tout. C’est l’unique certitude que l’on puisse formuler. Si cela tourmente ses parents, à eux de s’assurer que le goût du petit garçon pour les amitiés exclusivement féminines ne masque pas une difficulté. Son penchant peut très bien être conditionné par la composition de sa fratrie (des grands frères qui le bousculent ?) ou lié aux interactions avec son entourage (un père très autoritaire ? des personnalités féminines fortes ?).

    Petit cours d’hétérosexisme dans le monde. Au lieu de dire a ce père misogyne et homophobe qu’il devrait se faire vasectomisé pour le bien de l’humanité. Le monde aide les famille qui ont la tare d’avoir "des personnalités féminines fortes" à surmonté leurs tourments.
    #homophobie #virilisme #misogynie #sexisme #éducation #parents

    La première phrase sur le Don Juan de 7 ans est bien lourde de culture du viol. Un garçon de 7 ans qui fréquente des filles de son age c’est pour Don Juaner, c’est à dire se comporter comme une prédateur sexuel. Don Juan collectionnait les femmes comme des trophées de chasse. Et bien sur si il apprécie sincèrement les filles et qu’il ne fait pas que les utilisé pour de la domination sexuelle alors c’est très suspect et les parents ont besoin qu’un·e psychologue leur dise quoi faire pour que leur fils déteste les filles comme le font les autres garçons. Le Don Juanisme est présenté comme une chose positive et rassurante par cette mère fictive.

    La seconde phrase contiens aussi son pesant de stéréotypes "A moins qu’il ne soit aussi délicat que mature."
    Car si on est une fille ou qu’on est un garçon qui apprécie la compagnie de filles c’est qu’on est délicat·e et mature. Ca sous entend que les garçons sont rustres et immatures. Ca sous entend aussi qu’un garçon qui apprécie les filles deviens un peu une fille et donc homosexuel (validant le cliché des gay dévririlisés/féminisés). Cette idée est souligné par les craintes du père "pour sa virilité et son orientation sexuelle futures".

    Je cherche l’article Allo maman bobo : « Ma fille n’a que des copins » et comment traduire "Don Juan en herbe" au féminin...

    Pour une fois il y a un commentaire qui me semble judicieux sous l’article :
    Oiseau Moqueur propose "une thérapie pour les parents peut être ..."

    #transphobie #genre #sens_commun #don_Juan

  • Vendredi 29 septembre avait lieu à l’Université du Mirail une rencontre avec Christine Delphy, organisée par le réseau Arpège dans le cadre d’un séminaire interdisciplinaire.
    Théoricienne du féminisme matérialiste et militante de longue date, Delphy s’est récemment illustrée par le relais d’un article traduit par @tradfem et qu’elle a relayé sur son blog : « Le lesbianisme est la cible d’attaques, mais pas de la part de ses adversaires habituels » de J.J Barnes.
    https://iaata.info/Transphobie-et-feminisme-intervention-de-Clar-T-I-lors-de-la-rencontre-avec-
    https://seenthis.net/messages/630223#message630241
    https://seenthis.net/messages/615910
    #Féminisme #Christine_Delphy #transphobie #queer #cisgenre

  • Les Happy Men et la libération des hommes : de l’égalité professionnelle au rejet du féminisme | Simonæ
    https://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-happy-men-et-la-liberation-des-hommes-de-legalite-professionnelle-au-rej

    Alors que le compte est désormais censé représenter un grand nombre de personnes et est soutenu par plusieurs grandes entreprises, on y trouve pêle-mêle des tweets favorables à l’égalité femmes / hommes, des retweets de bons articles sur des sujets féministes, mais aussi des blagues sexistes ou transphobes, des articles antiféministes de Causeur ou Boulevard Voltaire (note 1), des liens vers des articles provenant de sites de groupes de pères séparés, des propos défendant les violences éducatives ordinaires, banalisant les violences faites aux femmes, et surtout, autour de 2013, des propos hostiles à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe (note 2).

    Un tweet des Happy Men déplorait ainsi la souffrance des pères montés sur des grues car ils avaient été « privés de leurs enfants » ; à une féministe qui soulignait que l’un des militants avait été condamné pour violences conjugales, le compte répondait : « Priver un homme du droit de voir ses enfants, c’est inhumain ». Le compte Twitter répondait également à Claire Serre-Combe, militante d’Osez Le Féminisme, qui dénonçait les violences faites aux femmes comme le produit du patriarcat que « raisonner en termes de culture face à la violence pulsionnelle est toujours sujet à caution ». Le compte s’indignait enfin de la condamnation par la justice d’un père qui avait frappé son enfant (une fessée), car « un enfant apprend avec son corps tout autant qu’avec sa tête ».

    Voila comment les dominants détournent les budgets (maigres, femmeliques on devrait dire) dédiés à aux femmes

    les Happy Men reçoivent des moyens matériels et financiers, une attention médiatique et des soutiens d’entreprises ou de structures liées au féminisme (réseaux féminins, ministère des droits des femmes, centre Hubertine Auclert, etc.) parce qu’ils se présentent comme un réseau dont l’objet est d’œuvrer pour l’égalité hommes / femmes.

    #alliés #masculinisme #féminisme #happy_men #masculinisme #non-mixité #domination_masculine #lesbophobie #homophobie #virilisme #transphobie #cynisme

    • L’explication du détournement conceptuel des idées et du vocabulaire féministe est impressionnante.

      L’expression « plancher de verre » a été pour la première fois utilisée dans un article publié en juin 2011 par Antoine de Gabrielli, le créateur du projet Happy Men. Il est défini comme « tout ce qui empêche socialement ou professionnellement les hommes de prétendre à un épanouissement hors de la seule sphère professionnelle ». Cette expression indique qu’un homme repose sur le plancher de son statut professionnel, mais que celui-ci l’isole de ses autres domaines d’épanouissement. Par ailleurs, le « plancher de verre » illustre la fragilité parfois angoissante d’un statut social ne reposant que sur la seule légitimité professionnelle : en dessous l’homme ne voit que le vide…

      #inversion_patriarcale

  • #Meghan_Murphy : La revue de philosophie féministe #HYPATIA évacue la réflexion critique… au nom de la philosophie féministe.
    http://tradfem.wordpress.com/2017/05/05/la-revue-de-philosophie-feministe-hypatia-evacue-la-reflexion-cri

    Une foule de gens – des féministes, des journalistes, des universitaires, des enseignantes et des enseignants, des autrices et des auteurs, des spécialistes du domaine de l’identité de genre, et bien sûr, l’usagère ou usager lambda des médias sociaux – ont déjà fait l’expérience de la censure et des attaques qui accompagnent inévitablement tout défaut de s’en tenir rigoureusement à la ligne de parti sur la question du transgenrisme. Par contre, une nouvelle controverse dans le domaine de la philosophie jette sur cette tendance un éclairage inquiétant. La réaction à un article intitulé « In Defense of Transracialism » (À la défense du transracialisme), publié dans le numéro de printemps 2017 d’Hypatia, une revue de philosophie féministe, permet de mieux comprendre à quel point le transactivisme est devenu totalitaire.
    Compte tenu de la masse de dénonciations adressées à l’autrice, #Rebecca_Tuvel, où celle-ci va jusqu’à être accusée de « transmisogynie », on pourrait penser qu’elle adopte pour le moins une position controversée au sujet du transgenrisme. En fait, Tuvel n’argumente aucunement contre ce phénomène, mais demande plutôt pour quelle raison, puisque nous sommes disposé.e.s à accepter l’« identité de genre » de quelqu’un comme Caitlyn Jenner, nous n’accepterions pas la revendication d’« identité raciale » de quelqu’un comme Rachel Dolezal. En d’autres termes, Tuvel ne vise pas à contester l’existence de personnes trans ou leur droit à la transition, mais à remettre en question la logique de celles et ceux qui disent qu’une personne blanche ne peut pas « se sentir noire » tandis qu’un homme peut « se sentir femme ».

    « D’une manière générale, nous traitons les gens de manière inéquitable et à tort lorsque nous les empêchons d’assumer l’identité personnelle qu’ils ou elles souhaitent assumer », écrit-elle. Tuvel poursuit en expliquant que, par le passé, les identités des personnes trans étaient souvent traitées avec manque de respect par leur entourage. « Heureusement, [aujourd’hui] on reconnaît de plus en plus qu’être justes envers les personnes trans consiste à respecter leur auto-identification en leur accordant l’appartenance à leur catégorie sexuelle ressentie. »
    Tuvel ne ménage aucun effort pour reconnaître que la société devrait accepter les personnes transgenres et le phénomène du transgenrisme indépendamment de notre capacité ou non à démontrer « une base biologique ou sociale à l’identité sexuelle ou de genre ». Elle conteste également l’idée qu’il existe une expérience partagée de la féminité, liée à la biologie. Il est donc étrange que son article ait été dépeint comme en quelque sorte opposé ou préjudiciable aux personnes trans.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/05/03/hypatia-throws-critical-thought-window-name-feminist-philosophy

    #philosophie #transphobie #université #transgenrisme

  • La #médecine a un problème avec la #diversité | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/138401/la-medecine-un-probleme-avec-la-diversite

    Et quand ce n’est pas la couleur de peau qui pose problème, c’est la langue. « Face à un patient non francophone, les soignants ont la possibilité de faire appel à un service de traduction par téléphone, explique Dorothée Prud’hommes. Mais avec la course à la rentabilité imposée par les récentes réformes hospitalière, beaucoup de professionnels font le choix de s’en passer pour gagner du temps. Certains m’ont raconté comment ils étaient devenus experts en mime, même si on voit mal comment demander à une femme à quand remontent ses dernières règles juste avec les mains ».

    Et la pratique est devenue si courante qu’elle porte un nom : « entre eux, ils appellent ça la médecine vétérinaire »

    #racisme #sexisme #homophobie #pauvrophobie #transphobie #domination #hiérarchie