• L’inflation des matériaux consommés par les routes ne fait qu’augmenter avec l’électrification des véhicules
    ▻https://ricochets.cc/L-inflation-des-materiaux-consommes-par-les-routes-ne-fait-qu-augmenter-av

    On parle des bagnoles, des IA, des trains, pour les critiquer ou les encenser, pour distinguer leurs bons et mauvais usages, mais pas de l’impact énorme de la fabrication et de l’entretien des infrastructures nécessaires à leur fonctionnement. Ainsi, les voitures électriques ne changent rien à la nocivité des infrastructures qui consomment des quantités gigantesques de matériaux, au contraire, les voitures électrifiées, plus lourdes, nécessitent des routes encore plus dévoreuses. C’est (…) #Les_Articles

    / #Ecologie, #Catastrophes_et_atrocités_climatiques,_écocide_et_destructions_écologiques, #Technologie, #Le_monde_de_L'Economie, #transport

    ▻https://www.lemonde.fr/le-monde-et-vous/article/2026/09/23/nelo-magalhaes-chercheur-en-histoire-environnementale-on-extrait-bien-plus-d
    ▻https://www.partage-le.com/2015/03/25/il-ne-reste-que-deux-veritables-forets-dans-le-monde-le-boom-des-infrast
    ▻https://www.conservation-nature.fr/ecologie/menaces-ecologiques/activites-humaines/impact-infrastructures-transport
    ►https://reporterre.net/Apres-l-empreinte-carbone-voici-l-empreinte-plastique

  • Aéroport de Roissy : le projet d’extension va produire « l’équivalent d’un tiers des émissions annuelles des voitures thermiques en circulation »
    ▻https://www.liberation.fr/economie/transports/aeroport-de-roissy-le-projet-dextension-va-produire-lequivalent-dun-tiers

    #Aéroports de Paris souhaite faire passer le nombre de passagers à Charles-de-Gaulle de 72 millions par an à 105 millions en 2050. A la clé, selon une étude, une augmentation de 25 millions de tonnes des émissions de CO2.

    L’aéroport de Roissy est déjà responsable à lui seul de plus de la moitié des émissions aériennes dans l’Hexagone.

    ▻https://justpaste.it/h8343

    #tourisme #transport_aérien #économie #changement_climatique #artificialisation_des_sols

    • Tourisme : les ONG qui luttent contre le dérèglement climatique dénoncent la course aux visiteurs étrangers en France
      ►https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/09/14/tourisme-les-ong-qui-luttent-contre-le-dereglement-climatique-denoncent-la-c

      Faut-il attirer toujours plus de touristes étrangers en France ? La question est dérangeante dans un pays qui revendique depuis des années son statut de première destination touristique mondiale. Après un été marqué par les canicules et incendies à répétition, le Réseau action climat (RAC), qui fédère plusieurs associations engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique, dénonce les « points aveugles » et les « effets pervers » de la stratégie touristique française. Dans un rapport publié le 8 septembre, la fédération d’ONG estime que la course aux visiteurs lointains a un coût climatique disproportionné par rapport aux retombées économiques. Elle contribuerait aussi à renchérir le coût des séjours touristiques en France et à dégrader le cadre de vie dans certaines régions.
      Après avoir franchi le cap de 100 millions de visiteurs internationaux, en 2024, le gouvernement vise désormais 100 milliards d’euros de recettes internationales d’ici à 2030 (+ 30 % par rapport à 2025). « Aucun objectif aussi ambitieux et prioritaire n’a été proposé pour les touristes français, regrette Alexis Chailloux, l’auteur du rapport. Les communications au plus haut sommet de l’Etat semblent n’avoir d’yeux que pour les touristes internationaux, notamment lointains. »

    • Tourisme : derrière le record des recettes, le décrochage des Français
      ▻https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/09/15/tourisme-derriere-le-record-des-recettes-le-decrochage-des-francais_6774358_

      La fréquentation et les recettes internationales ont progressé cet été. Mais la clientèle française est moins partie en juillet et août, a raccourci ses séjours et réduit ses dépenses, en raison des tensions sur le pouvoir d’achat et des canicules


      La mer de Glace, glacier situé sur le versant nord du mont Blanc (Haute-Savoie), le 17 juin 2026. JEFF PACHOUD/AFP

      Alors que les vacanciers ont déjà replongé dans leur quotidien, le monde du tourisme se retrouve, lui, pour sa rentrée professionnelle. A partir de mardi 15 septembre, 32 000 acteurs du secteur – agences de voyages, tour-opérateurs, hébergeurs, transporteurs, etc. – se rassemblent à Paris pour le salon IFTM Top Resa (International and French Travel Market), le grand rendez-vous annuel de l’industrie. Pendant trois jours, ils scruteront l’attractivité de la France et de 180 pays, mais aussi d’un secteur en croissance internationale, tout en étant soumis aux bouleversements de la #crise_climatique, des tensions géopolitiques et de l’intelligence artificielle.

      C’est dans cette arène que le ministre du tourisme, Serge Papin, a choisi de dévoiler le bilan français de l’été. Un exercice délicat et éminemment politique, tant chaque indicateur est regardé de près dans une filière qui pèse 3,8 % du produit intérieur brut.

    • ►https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/09/14/tourisme-les-ong-qui-luttent-contre-le-dereglement-climatique-denoncent-la-c
      La croissance à tout prix quand la course dans le mur se poursuit. Le gouvernement veut favoriser le tourisme étranger. 102 millions en 2025 contre 100 en 2024...
      Ici Toulouse, classée plus belle ville de droite du monde, on les voit hagards et épuisé+es, seuls avec les toxs à errer dans les rues, les touristes veulent rentabiliser leurs vacances même en pleine canicule.

      Uhuh @colporteur ça m’apprendra à trainer pour faire une phrase presque en français ... allez je la laisse :)

  • Transports publics gratuits pour les plus de 65 ans à Nice à partir du 1er septembre

    La gratuité des #transports_en_commun pour les plus de 65 ans, sans condition de revenus, est entrée en vigueur le 1er septembre à Nice.

    Les deux candidats du second tour des élections municipales de Nice de mars dernier, le maire sortant Christian Estrosi et son adversaire Éric Ciotti, avaient inscrit la gratuité des transports pour les seniors dans leurs programmes électoraux.
    Envolée des abonnements

    Selon les données de Nice Matin, plus de 20 000 cartes d’abonnement pour les plus de 65 ans auraient été délivrées entre le 10 juillet et le 31 août. 10 000 d’entre elles correspondraient à de nouvelles adhésions au réseau des transports en commun.

    Selon une analyse de l’Institut Montaigne réalisée avant les élections, la gratuité des transports pour les plus de 65 ans aurait dû se traduire par un manque à gagner annuel de 4,6 millions d’euros, sur les 71 millions perçus par les services de billetterie (6,5 % du total). Les nouveaux élus évoquent aujourd’hui 5,7 millions de recettes non perçues.

    L’Institut Montaigne estimait que 35 % des plus de 65 ans (48 000 seniors sur 137 000) disposaient d’un abonnement aux transports en commun dans la Métropole.

    Une gratuité peu courante

    Cette mesure, approuvée à l’unanimité le 8 juin par le Conseil métropolitain, dont le président est actuellement Éric Ciotti – donc une mesure qui dépasse les durs cliavages politiques – instaure la gratuité différente par rapport à d’autres de l’espace alpin. Outre les plus de 65 ans, le personnel des établissements pénitentiaires de Nice et de l’hôpital universitaire de Nice bénéficie également de la gratuité.

    La Métropole de Nice avaient déjà décidé en mai 2025, alors qu’Estrosi était encore son président et maire de Nice, de rendre les transports publics gratuits pour les enfants de moins de onze ans.

    Cette mesure pour les seniors est relativement nouvelle dans les Alpes occidentales, car la gratuité est étendue sans tenir compte de la situation économique. À Lyon, seuls les seniors de plus de 75 ans bénéficiant de l’allocation de solidarité aux personnes âgées peuvent bénéficier de la gratuité des transports en commun. En Vallée d’Aoste, les transports sont gratuits pour les personnes âgées de plus de 65 ans dont le « revenu annuel » est faible, c’est-à-dire (calculé en Italie selon les critères de l’ISEE) inférieur à 20 000 euros. À Turin, le même critère s’applique, mais avec un ISEE inférieur à 7 000 euros, à Gênes, à 12 000 euros.

    La Métropole de Marseille, quant à elle, fera marche arrière sur la gratuité pour les seniors en 2027, préférant des tarifs proportionnels aux ressources individuelles des personnes âgées.

    Les #jeunes de Nice devront encore attendre

    Si les jeunes de la Région Sud peuvent bénéficier d’un tarif réduit « Zou ! Études » sur les transports régionaux (90 € par an, avec des réductions supplémentaires pour les familles à faibles revenus), ce tarif ne couvre pas les trajets du réseau Lignes d’Azur de la métropole de Nice.

    À Nice, un abonnement jeune pour les moins de 26 ans coûte en effet 180 € par an, soit le double du tarif réduit proposé par la région Sud.

    Dans les Alpes occidentales, la gratuité des transports concerne quant à elle principalement les jeunes. Le canton de Genève a instauré en 2025 la gratuité des transports pour les jeunes jusqu’à 25 ans (y compris pour les étudiants transfrontaliers résidant en France), tandis que la Région Piémont a instauré la gratuité des transports pour tous les jeunes jusqu’à 26 ans.

    ▻https://nosalpes.eu/fr/2026/09/10/transports-publics-gratuits-pour-les-plus-de-65-ans-a-nice-a-partir-du-1er-
    #gratuité #transports_publics #Nice #vieux

  • Le cancer du sein d’une hôtesse de l’air reconnu comme maladie professionnelle, « une première » dans le secteur aérien en France, selon l’avocate de la patiente

    ►https://www.franceinfo.fr/sante/le-cancer-du-sein-d-une-hotesse-de-l-air-reconnu-comme-maladie-profession

    Le tribunal a souligné l’impact du travail de nuit, de l’exposition aux rayonnements ionisants et au tabagisme passif de la plaignante.

    AirFrance baratine et dit s’occuper individuellement de la santé de ses salariés alors que le cancer du sein n’est pas reconnu comme maladie professionnelle, trouver l’erreur ...

    Le pôle social du tribunal judiciaire de Bayonne a reconnu l’origine professionnelle du cancer du sein d’une hôtesse de l’air, a appris l’AFP mardi 25 août en consultant la décision. Définitif en l’absence d’appel, le jugement fait jurisprudence, s’est félicitée l’avocate de la patiente, Elisabeth Leroux. « Cette reconnaissance est une première pour une hôtesse de l’air en France, à ma connaissance », souligne-t-elle.

    Aujourd’hui âgée de 59 ans et en rémission de son cancer, Sophie Lainault explique avoir travaillé entre 1989 et 2019 chez Air France comme hôtesse de l’air puis chef de cabine, sur des vols long-courriers, cumulant plus de 12 600 heures de vol, dont plus de 6 500 de nuit. Le tribunal a souligné l’impact du travail de nuit, de l’exposition aux rayonnements ionisants et au tabagisme passif de l’hôtesse de l’air, fumer étant autorisé dans les avions Air France jusqu’en 2000. La justice note également qu’il n’existait pas de facteur génétique ou lié à l’hygiène de vie pouvant expliquer ce cancer. Deux comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles avaient auparavant estimé que le lien n’était pas établi.
    Air France « pas partie prenante de cette procédure »

    Le cancer du sein ne figure pas dans les tableaux des maladies professionnelles, ce qui rend le parcours de reconnaissance compliqué pour les malades. « C’est vraiment mon vœu le plus cher que (cette décision) ouvre la voie à d’autres femmes qui n’auraient pas osé jusque-là » engager cette démarche, a confié à l’AFP Sophie Lainault, qui ajoute que cette décision lui permettra de prendre sa retraite de façon anticipée.

    Après cette « première », « il faut qu’on arrive à convaincre les personnes [travaillant dans le secteur aérien] que c’est possible, et peut-être nécessaire aussi », estime François Dosso, membre de l’équipe cancer du sein de la CFDT. Selon lui, « 30 à 40 » demandes de reconnaissance sont en cours pour des aides-soignantes et infirmières.
    À lire aussi

    La reconnaissance d’un lien entre le cancer du sein d’une infirmière et son travail peut-elle être un motif d’espoir pour d’autres malades ?

    Sollicitée par l’AFP, Air France a indiqué qu’elle « n’était pas partie prenante de cette procédure et n’a pas eu connaissance de la motivation » de la décision. La compagnie souligne que « la santé et la sécurité au travail des collaborateurs sont un impératif absolu » et que « chaque salarié fait l’objet d’un suivi récurrent allant au-delà des minimas réglementaires tant en périodicité qu’en contenu ». Avec près de 13 000 décès annuels, le cancer du sein est le plus meurtrier des cancers chez la femme en France.

    #cancer_du_sein #femmes #maladies_professionnelles

  • #Porto introduces free public transport for all city residents

    Residents of Portugal’s second-largest city can now travel free of charge across the Porto metropolitan public transport network, under a municipal programme expected to cost up to €25 million a year.

    Porto has introduced free public transport for its residents, allowing eligible passengers to use metro, bus, suburban rail, tram and river services across the wider metropolitan area without paying fares.

    The measure came into force on Friday, July 10, and applies to people whose registered residence is within the municipality of Porto. Although the scheme is funded by Porto City Council, eligible residents are not restricted to journeys within the city boundary and may travel throughout the Porto Metropolitan Area.

    The free entitlement covers services included in the Andante integrated transport network, which brings together different operators and modes of transport under a single ticketing system. Residents can use Porto Metro services, buses operated by STCP and the Unir network, CP suburban trains, the city’s tram network and river crossings integrated into the Andante system.

    The municipality had initially planned to introduce the measure later in 2026 but brought forward its implementation after concluding that the necessary technical and administrative arrangements could be completed sooner.

    The entitlement is linked to the municipal Cartão Porto., which is used to confirm that a passenger is resident in the city.

    Residents who already hold the card must visit an Andante shop or a Payshop outlet to activate the free metropolitan pass. Porto Mayor Pedro Duarte said the update should take only a few seconds.

    Those who do not yet have a Cartão Porto. can apply online or through the city’s municipal residents’ office. The free travel entitlement is expected to be renewed annually.

    Young passengers who already hold Portugal’s free public transport pass for people aged up to 23 do not need to change their existing arrangements. The national youth scheme already provides eligible passengers with free monthly travel, although users must continue to load and validate their passes in accordance with Andante rules.

    The wider free-transport programme was among Duarte’s principal promises during the 2025 municipal election campaign. He won the mayoralty as the candidate of a coalition formed by the centre-right Social Democratic Party, CDS–People’s Party and Liberal Initiative.

    Porto’s municipal executive approved the proposal in April, and the Municipal Assembly endorsed it in May. The scheme was initially estimated to cost approximately €20.5 million a year, although Duarte has since said that the annual financial requirement is likely to be between €20 million and €25 million.

    The mayor has acknowledged that the programme will require a substantial and continuing commitment from the municipal budget. He has suggested that Porto could raise its tourist tax from €3 to €4 per night, matching the rate charged in Lisbon, as one possible source of additional revenue.

    During the launch, Duarte said the municipality believed the estimated funding would be sufficient to operate the scheme. He nevertheless accepted that its long-term cost would depend on passenger demand and the number of residents who register for the free pass.

    The policy is intended to encourage more people to leave their cars at home and use public transport for journeys within Porto and the surrounding urban region.

    Duarte has cautioned that abolishing fares will not, by itself, resolve Porto’s congestion problems. He described the programme as part of a broader mobility strategy that must also include faster services, better connections, increased capacity and more reliable journey times.

    Porto currently has about 16 kilometres of dedicated bus lanes. The municipality plans to increase this to approximately 22 kilometres by the end of 2026, giving buses greater priority over private vehicles on some of the city’s busiest routes.

    The mayor said public transport would need to become more convenient and dependable than travelling by car before a substantial change in daily habits could be expected. The municipality’s objective is for public transport to become the main means of travelling around Porto, with private cars taking a secondary role.

    The scheme is unusual because Porto is paying for its residents to travel across the entire metropolitan network rather than offering free journeys only inside the municipality.

    The Porto Metropolitan Area comprises 17 municipalities, each of which remains responsible for its own spending decisions. Residents of neighbouring municipalities will therefore continue to pay for travel unless their local authorities introduce comparable arrangements.

    Duarte, who also chairs the metropolitan authority, has said he would like the policy eventually to be extended across the region. However, he acknowledged that Porto cannot impose the programme on other councils or commit them to its financial cost.

    The free pass applies only to Porto residents. Tourists, occasional visitors and commuters who live elsewhere in the metropolitan area must continue to buy the appropriate Andante ticket or subscription.

    The programme expands earlier concessions introduced for children, young people and other eligible groups. Porto had already offered limited free travel to some city residents, while national and metropolitan schemes provide fare exemptions for passengers including young people and former combatants.

    The new arrangement is considerably broader, covering adult residents regardless of age or income.

    Its effect will depend on whether the removal of fares produces a sustained increase in public transport use and whether operators can accommodate additional passengers without damaging service frequency or reliability.

    For Porto’s municipal government, the programme is both a household cost-reduction measure and a test of whether fare-free travel can change transport behaviour in one of Portugal’s largest and most heavily visited cities.

    ▻https://eutoday.net/porto-introduces-free-public-transport
    #Portugal #transports_en_commun #transports_publics #gratuité #urbanisme

  • Bonn : 60 von 75 Stadtbahn-Fahrzeugen aus Sicherheitsgründen kurzfristig aus dem Verkehr gezogen
    ▻https://www.spiegel.de/mobilitaet/bonn-60-von-75-stadtbahn-fahrzeugen-aus-sicherheitsgruenden-kurzfristig-aus-

    Le déclin du capitslisme rhénan continue. L’ancienne capitale de facto ne peut faire fonctionner que 15 rames de tramway sur 75. Le matétiel roulant a jusqu’à 50 ans et n’a pas été entretenu comme il aurait fallu.

    21.7.2026 - Gerade erst musste in Bonn die wichtige Nordbrücke über den Rhein gesperrt werden. Nun wurde quasi über Nacht ein Großteil der Stadtbahn lahmgelegt. Ersatzfahrzeuge aus Köln sollen die Auswirkungen zumindest etwas begrenzen.

    Die Stadtwerke Bonn haben über Nacht kurzfristig einen Großteil der Stadtbahnwagen aus dem Verkehr gezogen. Betroffen sind 60 der insgesamt 75 Fahrzeuge. Routinemäßige Prüfungen hätten ergeben, »dass an einigen Bauteilen der Stadtbahnwagen eine frühzeitigere Materialermüdung« auftreten könne, teilten die Stadtwerke (SWB) mit. Um Sicherheitsrisiken auszuschließen, müssten die betroffenen Bahnen intensiver überprüft werden.

    Die Kölner Verkehrsbetriebe werden die gebeutelten Nachbarn demnach mit 20 Stadtbahnwagen unterstützen und dafür ihr eigenes Fahrplanangebot »in einem in der Urlaubszeit vertretbaren Maße« geringfügig ausdünnen.

    Zweite große Verkehrseinschränkung in wenigen Wochen

    Für Verkehrsteilnehmer in der Region Bonn ist es bereits die Hiobsbotschaft in kurzer Zeit. Zuvor war Anfang Juni bereits die wichtige Nordbrücke über den Rhein kurzfristig gesperrt worden. Das Bauwerk kann voraussichtlich mindestens für die kommenden zwei Jahre nicht genutzt werden. Grund für die Sperrung sind ebenfalls Sicherheitsbedenken. Der Zubringer für die Brücke soll nun abgerissen und neu gebaut werden.

    #Alkemagne #crise #Bonn #transport

  • Projet Duty free shop : l’évolution du terminal de l’aéroport de Stockholm, 2005-2007
    ▻https://www.visionscarto.net/duty-free-shop-stockholm

    Titre Projet Duty free shop : Le Terminal de l’aéroport de Stockholm, 2005-2007 Mots-clés #cartographie_radicale #cartographie_expérimentale #transport #aéroport #espace_public #espace_privé #accaparement #colonisation #capitalisme #consommation #commerce #Stockholm #Suède #DFS Auteur Philippe Rekacewicz Date de création 2008-2012 #Cartothèque

  • Une victoire pour Dassault : la justice européenne estime que les jets privés peuvent être considérés comme écologiquement durables
    ▻https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/aeronautique/une-victoire-pour-dassault-la-justice-europeenne-estime-que-les-jets-prives-p

    Un avis favorable à #Dassault a été rendu ce mercredi par la Cour de justice de l’Union européenne qui estime que ses jets privés peuvent être considérés comme durables écologiquement, un avis qui va à l’encontre de celui rendu par la Commission il y a trois ans.

    Les #jets_privés sont-ils un mode de #transport écologique ? La Cour de justice de l’Union européenne (#CJUE) a rendu ce mercredi 24 juin un avis favorable à Dassault dans une procédure pour faire reconnaître ses avions privés comme étant écologiquement #durables, selon les règles de l’Union européenne, la taxonomie.

  • Bundesweite Störung bei Deutscher Bahn Der Knackpunkt war das Kommunikationssystem
    ▻https://www.tagesschau.de/wirtschaft/bahn-stoerung-gsmr-100.html

    L’Allemagne vient de passer par une panne complète de plusieurs heures de ses transports ferroviaires. Dans la nuit de mardi à mercredi le système GSM-R a été interrompu ce qui a obligé l’arrêt de tous les trains jusqu’au rétablissement de la communication. On ignore la raison du problème et quoi qu’en diront les source officielles il faudra placer leurs explications dans le contexte politique actuel qui fait douter de la véracité de toute affirmation de l’état et des grandes structures.

    Stand: 24.06.2026 • 10:49 Uhr

    Nach dem bundesweiten Ausfall von Zügen der Deutschen Bahn wird zunehmend Kritik laut. Schuld am Stillstand auf der Schiene war eine Störung des Systems GSM-R. Der Zugverkehr soll laut Bahn inzwischen wieder „weitgehend reibunglos“ laufen.

    Am späten Dienstagabend ging auf einmal nichts mehr bei der Deutschen Bahn. Eine Störung legte sowohl den Regional-, als auch den Fern- und Güterverkehr sowie S-Bahnen lahm. Inzwischen rollen die Züge wieder, doch es bleibt die Frage: Wie konnte es überhaupt zu dem bundesweiten Ausfall kommen?

    Die Ursache der Störung war nach Angaben der Deutschen Bahn schnell gefunden. Sie betraf das digitale Bahnfunksystem GSM-R. Dieses System ist der digitale Funkstandard europäischer Bahnen und hatte seit Ende der 1990er-Jahre schrittweise das analoge Funksystem bei der Bahn ersetzt.
    Kommunikation zwischen Lok und Fahrdienstleitung

    Das „Global System for Mobile Communications - Railway“ dient vereinfacht gesagt der Kommunikation, etwa zwischen Lokpersonal, Fahrdienstleitung und Betriebsstellen. So können über das System auch Notrufe und Warnungen erfolgen, wenn eine Gefahr vorliegt. Zum Beispiel, wenn sich Personen auf Gleisen bewegen.

    Auch in Fällen von technischen Störungen, etwa bei Signalanlagen, dient das GSM-R-Problem als Backup, um im Notfall miteinander kommunizieren zu können, wie der SWR-Bahnexperte Frieder Kümmerer berichtet. Fällt das System aus, können auch keine Notrufe mehr abgesetzt werden und darum könne der Betrieb dann aus Sicherheitsgründen nicht fortgesetzt werden.
    Software-Update Grund für Störung?

    Die Bahn vermutet wohl ein fehlerhaftes Software-Update hinter der Störung, wie Kümmerer weiter berichtet. Für diese Variante spreche auch, dass es in der Vergangenheit bei einem Eingriff von außen, also einem Cyberangriff, oder auch in Fällen von Kabeldiebstahl wesentlich längere Einschränkungen im Bahnbetrieb gegeben habe. Auch Sicherheitsbehörden gehen nach Angaben der Nachrichtenagentur dpa nicht von Sabotage oder einer Cyberattacke aus.
    Scharfe Kritik am Ausmaß des Ausfalls

    Die Bahn selbst betont, dass das Problem rasch behoben werden konnte. „IT-Fachleute hatten die kurzzeitige Störung am Zugfunk bereits nach rund zwei Stunden beheben können“, teilte eine Sprecherin des Konzerns mit. Am Mittwochmorgen sei der Zugverkehr „weitgehend reibungslos“ wieder angelaufen. Es könne aber „noch vereinzelt zu Einschränkungen kommen“. Reisende sind gebeten, ihre Verbindungen zu prüfen.

    Doch der komplette Stillstand auf den Schienen zieht bereits Kritik nach sich. Bundesverkehrsminister Patrick Schnieder forderte eine umfassende Aufklärung. Sollte es sich um Probleme mit Hardware-Komponenten oder um ein Update-Problem eines Servers handeln, müsse die Bahn ihre Systeme so aufstellen, dass sich das nicht wiederhole, mahnte der CDU-Politiker.
    Notfallmechanismen gefordert

    Aus Sicht des stellvertretenden SPD-Fraktionschef im Bundestag, Armand Zorn, sollte Schnieders Ministerium gemeinsam mit der Bahn die Ursache für die Störung ermitteln, um dann zeitnah die Sicherheit der Systeme zu verbessern. „Wenn eine technische Störung den Bahnverkehr in großen Teilen Deutschlands beeinträchtigen kann, dann muss schnell und umfassend gehandelt werden“, forderte er.

    Deutlich in seiner Kritik wurde Oliver Krischer, Verkehrsminister in Nordrhein-Westfalen. „Das macht mich fassungslos. Dass durch einen technischen Defekt der komplette Bahnverkehr in Deutschland zum Erliegen kommt, ist ein neuer Tiefpunkt bei einer ohnehin schwachen Betriebsqualität“, sagte er im Gespräch mit der Nachrichtenagentur dpa. Es könne nicht sein, „dass wegen des Ausfalls eines Systems Zehntausende Menschen die Nacht in Zügen und Bahnhöfen verbringen müssen.“ Der Grünen-Politiker prangerte auch das Notfallmanagement der Bahn als ungenügend an. Nötig seien Notfallmechanismen, durch die ein solches Desaster in Zukunft vermieden werden könne.

    In der Nacht waren zahlreiche Reisende auf Bahnhöfen gestrandet. Die Bahn gab Taxi- und Hotelgutscheine aus. Doch wie die Nachrichtenagentur dpa weiter berichtete, kritisierten Passagiere teils fehlende oder zu späte Auskünfte durch die Bahn.
    DB-Aufsichtsrat tagt in Berlin

    Der Verband der privaten Güterbahnen forderte eine umfassende Aufarbeitung des Ausfalls. Die Ursache dürfe „nicht allein durch eine ’Selbstauskunft’ der DB InfraGo als Betreiberin beantwortet werden“, sagte Verbandsgeschäftsführer Peter Westenberger. Es brauche eine bessere Überwachung und Steuerung des Schieneninfrastrukturbetriebs.

    Die Störung dürfte auch den Aufsichtsrat der Deutschen Bahn beschäftigen, der heute in Berlin zu einer zweitägigen Sitzung zusammenkommt. Zentrales Thema ist die Strategie der neuen Bahn-Chefin Evelyn Palla für den Umbau des Staatskonzerns. Palla, die seit vergangenem Herbst an der Spitze der Deutschen Bahn steht, hat weitreichende Umstrukturierungen angekündigt. Insbesondere soll die Konzernzentrale deutlich verschlankt werden.

    #Allemagne #transport #chemins_de_fer #panne #systèmes_de_communication

    • Héhé, plein de têtes et de lieux connus ouè. On a pas mal d’histoires de conteneurs à l’eau par ici : une fois c’était des pamplemousses, une autre des paquets de tabac (scellés sous plastique), c’est moins pire que le mazout...

  • „Brutalo-Lobbying“ gegen Berlin und Emirates : Warum der Flughafen BER im Abseits bleiben soll
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/article/emirates-lufthansa-kampf-um-flughafen-ber-berlin-10100098

    La compétition capitaliste sous le fédéralisme entre les villes et régions se révèle catastrophique pour la capitale allemande. Sous la pression de Francfort et Munich on n’a jamais autorisé un aeroport internatiomal à Berlin et impose ainsi un frein brutal ai développement économique de la ville.

    L’article décrit le contexte historique du problème.

    20.6.2026 von Peter Neumann - Die Hauptstadt braucht bessere Verbindungen. Doch Experten beklagen Protektionismus und Foulspiel. Oder überschätzt sich Berlin? Neues zu einer deutschen Misere.

    Holzgetäfelte Wände, flauschiger Bodenbelag. Zur Stärkung wurden Sandwiches vorbereitet. Das Lindenzimmer im Hotel Adlon könnte sich auch in einem britischen Herrenhaus befinden. Auf jeden Fall ist es der perfekte Ort für das Gespräch mit Sir Timothy Charles Clark, Knight Commander of the Order of the British Empire. Oder, in der aktuellen Kurzform: mit Tim Clark, Präsident der Fluggesellschaft Emirates.

    Er wolle nicht damit prahlen, dass die Airline die Krise im Nahen Osten gut übersteht, erklärt Clark vor Journalisten. Es nerve ihn auch nicht, dass sich Emirates seit Jahrzehnten erfolglos bemüht, in Deutschland stärker Fuß zu fassen, schlägt er den Bogen zu Berlin. Aber dann verlässt der Besucher die Komfortzone der höflichen Untertreibungen.

    Tim Clark, dessen Frühstücksteller mit der gefalteten Serviette die ganze Zeit leer bleibt, wird plötzlich eine Nuance lauter. „Wir werden nach Berlin kommen“, sagt er. „Wir sind entschlossen. Und wir werden es schaffen.“ Denn diesmal spüre er Unterstützung: „Die Bundesregierung sucht nach einem Weg, wie es gelingen könnte.“
    Oberster Berlin-Werber: „Es geht uns nicht gut“

    Plötzlich wirkt der 76-Jährige nicht mehr wie jemand aus der Upper Class, der sich ausgerechnet nach Berlin verirrt hat, um mit gewählten Worten für gediegene Lebensart zu werben. Sondern wie ein Mann, der vor dem Ruhestand unbedingt ein Ziel erreichen will. Wie ein Kämpfer.

    Vielleicht werden Luftfahrthistoriker in einigen Jahren vermerken, dass Tim Clarks Auftritt im Adlon im Ringen um mehr Langstrecken nach Berlin zu den Schlüsselszenen gehörte. Vielleicht werden sie schreiben, dass an jenem 9. Juni 2026 hinter den Kulissen bereits etwas in Bewegung geraten war. Für bessere Verbindungen nach Berlin.

    Möglicherweise wird es aber auch heißen: Es klappte wieder nicht. Wieder bekam Berlin, die nach Normalität und etwas Glamour dürstende Stadt, die Emirates-Route nach Dubai nicht. Dann wird man erneut fragen: Hat sich das Großmaul unter den Hauptstädten in seiner Hybris wieder einmal überschätzt? Kann Berlin, die ewige Sackgasse des Luftverkehrs, überhaupt jemals auf bessere Verbindungen hoffen?

    „Es geht uns nicht gut“, sagt Burkhard Kieker. Als Geschäftsführer der landeseigenen Visit Berlin ist der Mann, der in seiner Freizeit in der Uckermark Rinder züchtet, seit 2009 Chef-Vermarkter der Tourismus-Metropole Berlin. Kieker, der aus dem Oberbergischen Kreis stammt, ist ein überzeugender Berlin-Werber, der die ganze Welt bereist hat.

    „Es geht uns nicht gut. Manchmal wirkt Berlin wie ein Segelschiff in der Flaute.“ Das bedeute nicht, dass Berlin keine attraktive Destination sei, betont er. Was das anbelangt, spiele die Stadt unverändert international ganz vorn mit. Doch aus Berlin könnte mehr werden. Kieker, der Ende Juni in den Ruhestand geht, möchte kurz vor dem Wechsel mit seiner Expertise die Dinge noch einmal auf den Punkt bringen. Wie Tim Clark.

    Wenn Emirates Berlin ansteuern dürfte, „würde das in Zeiten der Stagnation einen wirtschaftlichen Impuls setzen“, sagt der Visit-Berlin-Chef am Telefon. Ihm geht es nicht nur um die Airline aus Dubai: „Berlin ist die Hauptstadt der größten Wirtschaftsmacht Europas und hat rund 3,7 Millionen Einwohner. Doch keine andere Metropole ist so schlecht mit Langstrecken-Flugverbindungen ausgestattet wie wir.“

    Langstrecke nach Berlin: Früher gab es mehr Routen

    Kieker ist anzumerken, dass sein Jetlag noch nicht ganz verschwunden ist. In der Nacht zuvor ist der Lufthansa-Kunde von Montréal nach Deutschland geflogen. Natürlich nicht direkt nach Berlin, sondern erst nach Frankfurt am Main. Dort hieß es: umsteigen. Also: lange warten.

    Tag für Tag geht es tausenden Berlin-Passagieren wie ihm. Auch sie müssen unterwegs ausharren, in Frankfurt am Main, München, Paris, London Heathrow oder anderswo. Gähnend, müde, zerschlagen im Transitbereich. Da tröstet auch der x-te Besuch im Sock Shop nicht.

    Sicher: Hainan Airlines verbindet die Region seit Jahren mit Peking, Qatar Airways mit dem Drehkreuz Doha in Katar. Ebenfalls nonstop fliegen United und Delta nach New York, Air Transat nach Toronto und von Juli an auch Air Canada nach Montréal. Im Herbst kommen wieder zusätzliche Direktverbindungen auf die Arabische Halbinsel hinzu: mit Eurowings, Condor und Flynas nach Dubai, Abu Dhabi sowie Jeddah.

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    Vom Flughafen Berlin-Tegel konnte man nach Chicago, Los Angeles, Miami, Bangkok sowie zu anderen Zielen auf anderen Kontinenten fliegen. Im Herbst 2020 wurde TXL geschlossen. © dpa

    Zur Wahrheit gehört aber auch, dass Berlin schon mal bessere Verbindungen in die Welt hatte. 1964 sorgte der Erstflug der Pan Am von Tegel nach New York für Aufsehen. Von Schönefeld ging es mit der Interflug und anderen Airlines unter anderem nach Asien und Afrika. Hanoi, Bagdad, Beirut, Kairo, Algier oder Bamako waren einige Ziele.

    Thomas Kärger war Flugkapitän bei einer Airline, die Berlin im Namen trug. „Air Berlin hatte 2017 einen gut funktionierenden Hub in Tegel mit zahlreichen Langstrecken und über 22 Zubringerdestinationen“, ruft er in Erinnerung. Dann stellte die Gesellschaft den Betrieb ein.

    Chicago, Los Angeles, San Francisco, Miami, Fort Myers: Mit diesen Nonstop-Zielen bereicherte Air Berlin einst den Flugplan. Auch andere engagierten sich. Mit American Airlines konnte man nach Chicago, später nach Philadelphia reisen. Miat steuerte Ulanbataar in der Mongolei an. Scoot flog nach Bangkok, Norse nach Fort Lauderdale, Los Angeles und New York. Nur ein paar Beispiele von vielen. Aus. Vorbei.

    Dabei gäbe es genug Nachfrage, manche Routen wiederzubeleben und andere neu einzurichten. „Die Zahlen der Flughafengesellschaft FBB zeigen deutlich: In Berlin besteht ein hohes Nachfragepotenzial nach Nonstop-Langstreckenverbindungen, insbesondere nach Asien und Nordamerika“, erklärt der SPD-Abgeordnete Sebastian Schlüsselburg. Er hat mit Fraktionskollegen die Senatsverkehrsverwaltung befragt.

    Neue Zahlen: So groß wäre das Potenzial für mehr Flüge

    Die Antwort ist aufschlussreich. Danach sei schon unter den jetzigen Bedingungen die Zahl der Langstreckenreisenden von und nach Berlin beachtlich, sagt Schlüsselburg. Ermittelt wurde, wie viele Berlin-Fluggäste auf Interkontinentalstrecken 2025 unterwegs umgestiegen sind – in den meisten Fällen, weil es keine durchgehenden Flüge gibt.

    So zählte die Flughafengesellschaft, die Berlin, Brandenburg und dem Bund gehört, zwischen dem BER und Bangkok 64.182 Reisende. Auf dem zweiten Platz: New York JFK mit 42.670 Umsteigern von und nach Berlin. São Paulo folgt mit 32.519, Los Angeles mit 31.638 und Hanoi mit 30.897 Passagieren. Singapur, San Francisco, Chicago, Washington, Delhi, Tokio, Seoul und Phuket belegen die weiteren Plätze.

    Auf mehreren Routen sei der Umsteigeverkehr bereits jetzt so stark, dass sich auch durchgehende Flüge lohnen würden, analysiert Schlüsselburg. Nach Bangkok täglich, nach São Paulo, Hanoi, Singapur mehr als dreimal pro Woche, nach Hongkong und Delhi zweimal wöchentlich. „Die Zahl der Fluggäste wäre noch größer, wenn man nach Berlin nicht mehr umsteigen müsste“, sagt der SPD-Politiker.

    Es gehe nicht nur um Zahlen, auch um Schicksale. Aus Gesprächen weiß Schlüsselburg, wie Berlins langjährige Boombranche, der Tourismus, leidet. Schon vor dem Krieg im Nahen Osten war es nicht leicht, Messe- und Kongressgäste von anderen Kontinenten nach Berlin zu locken. „Aber jetzt ist es noch schwieriger geworden, weil Umwege Flugreisen verlängert haben.“ Hotels müssen bereits Arbeitsplätze streichen.

    Wurden 2019 in Tegel und Schönefeld noch insgesamt 35,6 Millionen Fluggäste abgefertigt, so waren es im vergangenen Jahr am BER nur noch 26 Millionen. Berlin gehört zu den wenigen Luftverkehrsstandorten in Europa, die das Vor-Corona-Niveau noch nicht wieder erreicht haben. Zwar wächst die Zahl der Passagiere wieder, aber noch langsamer als im deutschen Durchschnitt.

    Der Europa-Verkehr konnte Lücken zum Teil schließen, sagt Burkhard Kieker. Zuletzt trumpfte Eurowings mit neuen Angeboten auf. Doch Ryanair streicht immer mehr Flüge: „Wenn sich auch noch die Low-Cost-Carrier von Berlin abwenden, haben wir ein Problem.“ Thomas Kärger: „Der Flughafen tröstet sich mit drittklassigen Destinationen wie Cluj oder Timişoara. Er mutiert zum Drehkreuz für den Ostblock.“

    Drehkreuz Sperenberg: Wann Berlin eine Chance verpasste

    Sackgasse Berlin. Wie ist es zu dieser weltweit wohl einzigartigen Misere gekommen? Da ist zum einen die Geschichte. Nach dem Zweiten Weltkrieg geriet Berlin ins Abseits. In Tempelhof und Tegel dominierten subventionierte Flüge in die Bundesrepublik. In Schönefeld, Flughafen der Hauptstadt der DDR, wurden zwar mehr internationale Verbindungen angeboten, aber nur wenige von West-Airlines.

    Als 1989 die DDR ihre Grenze öffnete, verdeckte die aufwallende Euphorie eine Zeit lang, wie ungewöhnlich die Situation in Berlin war. Doch bald wurde klar, wie schwer es der zusammenwachsende Luftfahrtstandort haben würde, zu bestehen und zu wachsen.

    „Bei der deutschen Wiedervereinigung gab es bereits Frankfurt am Main als das große Drehkreuz für Passagiere und Fracht sowie das Zentrum des Flugbetriebs der Lufthansa. Kurz darauf wurde der neue Münchner Flughafen eröffnet, der vom Start weg der zweitgrößte deutsche Airport war“, erklärt der Experte Heinrich Großbongardt.

    Er ist davon überzeugt, dass es Anfang der 1990er-Jahre ein Zeitfenster für Berlin gab, das dritte deutsche Drehkreuz zu werden. Der damalige Lufthansa-Chef Heinz Ruhnau, der Aufsichtsratsvorsitzender der Berlin Brandenburg Flughafen Holding wurde, habe einen Flughafen-Neubau in Sperenberg südlich von Berlin favorisiert. Dort wäre rund um die Uhr Flugbetrieb möglich gewesen. Der neue Airport hätte mit seiner einzigartigen Lage „erstklassige Entwicklungschancen“ gehabt, sagt er.

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    Hessen, Bayern, Lufthansa: Das Kartell gegen Berlin

    Doch Bundesverkehrsminister Matthias Wissmann und Berlins Regierender Bürgermeister Eberhard Diepgen (beide CDU) hätten Heinz Ruhnau damals zurückgepfiffen, berichtet Heinrich Großbongardt. Schönefeld wurde zum BER ausgebaut und bekam ein Nachtflugverbot.

    „Die Entscheidung gegen Sperenberg war aus meiner Sicht ein großer Fehler“, sagt der Experte. „Als sich Lufthansa Mitte der 1990er-Jahre für München als zweites Drehkreuz entschied, war der BER wegen der absehbaren Nachteile nicht im Rennen.“

    Den zweiten Grund für die Misere könnte man als strukturell bezeichnen. Was Kultur, Politik und Diplomatie anbelangt, mag Berlin einer der großen Player sein, sagt Großbongardt. „Aber es ist kein Finanz- und Wirtschaftszentrum von internationalem Rang.“

    In den Ohren vieler Berliner sind das harte Worte. Doch die Zahlen sind leider so. „Das Lokalaufkommen an Geschäftsreisenden ist mit Abstand geringer als in Frankfurt und München. Im Vergleich zu anderen Hauptstädten sowieso“, erklärt Großbongardt. „Auch im Segment der Privatreisenden ist Berlin schwächer positioniert. Das durchschnittliche Pro-Kopf-Einkommen im Einzugsgebiet des BER ist bestenfalls durchschnittlich. Wer mehr verdient, fliegt häufiger und weiter.“

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    Fluggesellschaften, die mit niedrigen Tarifen werben, beherrschen am Flughafen BER in Schönefeld das Bild. Allerdings hat Ryanair weitere Angebotskürzungen angekündigt. © Jörg Carstensen/dpa

    Sicher, Hainan Airlines oder Qatar Airways sind mit ihren Berlin-Strecken zufrieden. Air Canada setzt ab Mitte Juli zwischen dem BER und Montréal den Airbus A321 XLR mit 182 Sitzplätzen ein. Mit kleinen Flugzeugen, dann aber direkt fliegen: Wäre das ein Zukunftsmodell?

    Womit der dritte Fragenkomplex erreicht wäre: Ließen sich nicht auch weitere Routen mit solchen Maschinen wirtschaftlich betreiben? Warum halten sich Airlines zurück? Welche Rolle spielen andere deutsche Flughäfen, die Lufthansa und die Star Alliance?

    Ein Experte spricht von „Brutalo-Lobbying“. Hessen und Bayern agieren gegen Berlin, weil sie ihre großen Flughäfen schützen wollen. Die Lufthansa stelle sich als Statthalter nationaler Interessen dar, obwohl sie ein börsennotiertes Unternehmen sei. Innerhalb der Star Alliance werde darauf geachtet, dass sich in Berlin keine Airline gegen die Lufthansa engagiert. Obwohl der Kranich selbst auf seinen verbliebenen zwei Berlin-Routen den Flugplan weiter ausdünnt.

    Der Luftfahrtexperte Andreas Spaeth kommt zu einem klaren Urteil. Die Hauptursache für das bisherige Scheitern von Emirates, weitere Startrechte in Deutschland zu bekommen, sei „Protektionismus, den übergreifend alle Bundesregierungen seit Jahrzehnten zugunsten der Lufthansa betreiben. Obwohl Lufthansa keine Staatsairline mehr ist, verhalten sich die Verkehrsminister bis heute so, als sei der Wettbewerbsschutz der Lufthansa ihre wichtigste Maxime“, sagt er.

    Streit um den Flughafen BER: Was die Lufthansa sagt

    Dabei könne er nicht erkennen, warum sich die Wettbewerbssituation signifikant zu Ungunsten der Lufthansa verschieben würde, wenn Emirates auch Berlin und Stuttgart ansteuern dürfte, gibt Spaeth zu bedenken. Visit-Berlin-Chef Burkhard Kieker sagt es so: „Der Markt ist groß genug.“ Er rät den Skeptikern, sich zu entspannen. Dass Berlin bessere Verbindungen erhält, liege jedenfalls im deutschen Interesse.

    Klar, dass Lufthansa das anders sieht. „Deutschland zählt zu den liberalsten Luftverkehrsmärkten weltweit. Alle 150 Airlines, die Deutschland anfliegen, können ihre Zielorte frei wählen“, sagt eine Sprecherin. Wenn Emirates Berlin so wichtig sei, könne die Airline einfach ein anderes Ziel streichen. Dass das Luftverkehrsabkommen die Zahl der Destinationen in Deutschland auf vier begrenzt, habe Gründe.

    „Emirates und andere Wettbewerber aus der Golfregion operieren unter deutlich günstigeren Rahmenbedingungen, die den Wettbewerb verzerren“, so die Lufthansa. Es gebe ein „erhebliches Gefälle“ bei Arbeits- und Sozialstandards, Klimaschutzauflagen und Verbraucherrechten. Seit Beginn des Kriegs gegen die Ukraine habe Emirates die Verbindungen nach Russland ausgebaut. Dagegen müssen andere Airlines das Land umfliegen, etwa auf dem Weg nach Asien.

    Fragenkomplex Nummer vier: Hat Berlin nicht auch einen Anteil an der Misere? Ja, sagt ein Beobachter. „Die Gebühren müssen sinken, Fliegen am BER muss günstiger werden. Ich bin davon überzeugt, dass ein entschuldeter, teilprivatisierter Flughafen anders agieren würde.“ Leider habe er den Eindruck, dass Berlin „um das Problem herumtanzt. Es tanzt, ringt die Hände – aber unternimmt kaum etwas.“

    Aber selbst dann: Käme Berlin so wirklich aus der Sackgasse? „Das Engagement von Emirates, seit so vielen Jahren so intensiv um diese eine Strecke zum BER zu buhlen, grenzt auch ans Irrationale“, schätzt der Luftfahrtexperte Andreas Spaeth ein. „Denn für Emirates hat der BER wahrlich keine zentrale Bedeutung, wird aber trotzdem zur Prestigefrage hochstilisiert.“

    Hauptstadt Berlin blamiert sich: Was ist nur mit den Toiletten am Flughafen BER los?
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    Bessere Verbindungen nach Berlin: Das sind die Chancen

    Ob es Emirates jemals schaffen wird? Dazu möchte kein Gesprächspartner eine Vorhersage abgeben. Doch zu hören ist, dass hinter den Kulissen mehr gesprochen wird als früher. Im Bundeskanzleramt habe die Airline aus Dubai etwas aufgeschlossenere Gesprächspartner gefunden. Dem Vernehmen nach laufen diplomatische Drähte heiß. So wird von einem Schreiben der Vereinigten Arabischen Emirate an die Bundesregierung berichtet.

    Heinrich Großbongardt erwartet trotzdem keine Verbesserung. Der neue Warschauer Flughafen wird dem BER Passagiere abwerben, sagt er. Nach Asien und Afrika seien Doha in Katar und Istanbul neben Frankfurt und München längst als Drehkreuze etabliert. „Jetzt kommt noch Dubai hinzu. Emirates trägt also selbst dazu bei, dass sich das Potenzial für Langstreckenflüge in diese Regionen weiter verringert.“

    „Es geht nicht nur um uns, es geht auch um Berlin“, sagt Tim Clark im Lindenzimmer des Hotels Adlon. „Berlin würde enorm von besseren Verbindungen profitieren.“ Nach anderthalb Stunden machen sich die Journalisten endlich an die Sandwiches. Das Wichtigste ist gesagt.

    #Berlin #aviation #transport #économie

  • À la conquête des carburants non fossiles
    ▻https://actu.epfl.ch/news/a-la-conquete-des-carburants-non-fossiles

    Le secteur du #transport doit se réinventer face à ses impératifs de #décarbonation. Mais faute de parvenir à créer des véhicules véritablement révolutionnaires, c’est sur la #substitution des #carburants issus du #pétrole qu’il faudra compter.

    Pour répondre aux besoins futurs de #mobilité de l’#humanité, de nombreuses approches devront entrer en jeu. D’évidence, parvenir à imposer une certaine sobriété dans la quantité de kilomètres parcourus annuellement par chacun — surtout en avion — serait le moyen le plus efficace pour limiter l’impact climatique du secteur. Mais l’évolution des habitudes et l’émergence d’une classe moyenne de plus en plus fortunée dans les pays les plus peuplés du monde (l’#Inde et la #Chine) rendent illusoire toute diminution globale des #déplacements.

    Il me semble qu’on te l’a déjà dit ici, mais à l’avenir on préférera produire des #agrocarburants pour les avions et les bagnoles plutôt que d’assurer une alimentation décente à l’ensemble de l’humanité.

    #kérosène

  • Ouverture à la concurrence du train : même des sénateurs de droite décrivent un fiasco
    ►https://reporterre.net/Trains-l-Etat-a-cru-au-pouvoir-magique-de-la-concurrence-et-c-est-un-fia

    Le réseau ferré français vit depuis une quinzaine d’années un véritable big bang, avec la fin du monopole de la SNCF. Le résultat n’est pas glorieux, selon un bilan d’étape publié le 19 mai par deux sénateurs, Marie-Claire Carrère-Gée (Les Républicains) et Hervé Maurey (Union centriste), au nom de la Commission des finances. Ces parlementaires ne peuvent pas être soupçonnés d’accointance avec les syndicats de cheminots et experts du ferroviaire qui dénoncent, depuis l’origine, les fausses promesses et le mirage néolibéral de la concurrence. Au terme d’un travail de contrôle budgétaire étalé sur un an, ils rejoignent pourtant leurs analyses.

    Mais quelle surprise !!! 😱

  • Les mirages du covoiturage
    ▻https://www.off-investigation.fr/les-mirages-du-covoiturage

    Panneau indiquant l’emplacement d’une station de covoiturage, le 8 février 2026 à Baugé-en-Anjou. | Photographie : Jean-Michel DELAGE/Hans Lucas, via l’AFP Décarbonatation, désengorgement des routes saturées, création de lien social : les promesses portées par le fleurissement des lignes de covoiturage sont aussi attractives que nombreuses. Off Investigation #A enquêté pour savoir ce qu’il en est réellement et il apparaît surtout que le covoiturage coûte des fortunes aux collectivités publiques. « 1 passager pour Bourgoin ». Le message clignote sur des panneaux lumineux et abribus oranges installés en bordure de l’A43. Par leur couleur, ils dénotent avec la signalétique des Transports en […]Lire la suite : Les mirages du covoiturage

    #Société

  • Mehr Sauberkeit im ÖPNV : S-Bahn-Chef will härter gegen Obdachlose in Zügen vorgehen
    ▻https://taz.de/Mehr-Sauberkeit-im-OePNV/!6180135

    Mehr Sauberkeit, weniger Obdachlose : S-Bahn-Chef Heiko Büttner will Münchener Zustände in Berlin   Foto : dpa | Annette Riedl

    Pendant qu’on boit son prosecco sur le #Kollwitzplatz les agent du S-Bahn font la chasse aux sans abris. Le nouveau patron du système vient de la profonde province bavaroise. C’est l’idéal exécutant de la #gentrification qui s’occupe du transport du prolétariat de Berlin-Est aux lieux d’exploitation á l’Ouest. Le mépris typiquement provincial pour les plus démunis fait partie des critères de sélection de son job .

    19.5.2026 - Ab Juni will die Berliner S-Bahn ihre Züge mit Reinigungsstreifen sauber halten. Der Kurs gegen „Störer“ und Obdachlose soll härter werden.

    Die Berliner S-Bahn will ihre Fahrzeuge ab Juni deutlich öfter reinigen. Sogenannte Unterwegsstreifen sollen künftig ab 5 Uhr morgens die Züge während der Fahrt reinigen oder weitere Reinigungsleistungen bestellen, wenn das nötig sei, sagte der neue S-Bahn-Chef Heiko Büttner. Die Reinigungskräfte sollen dabei von der DB Sicherheit begleitet werden. Störer unter den Fahrgästen und Obdachlose sollen öfter der Züge verwiesen werden. „Wenn Personen offensichtlich kein Beförderungsbedürfnis haben, werden wir sie des Zuges verweisen“, sagte Büttner im Tagesspiegel.

    Ziel sei es, während des Einsatzzeitraums rund zwei Drittel aller eingesetzten Züge während der Fahrt zusätzlich durch diese Teams zu kontrollieren und zu reinigen, hieß es von der S-Bahn. Das Programm koste in diesem Jahr mehr als 1 Million Euro. Die Reinigungsleistung solle so um 12 bis 13 Prozent erhöht werden. Weil noch Personal angeheuert werden müsse, werde die „volle Leistung“ voraussichtlich im August erreicht, sagte Büttner.

    Der neue S-Bahn-Chef betonte, dass Sicherheit und Sauberkeit in den Zügen auch bei anderen Bahnen in Deutschland derzeit wichtige Themen seien. „Der Respekt vor öffentlichen Einrichtungen und Anlagen ist ein gesellschaftliches Thema, der ist in den letzten Jahren spürbar gesunken“, sagte Büttner. Dabei gehe es nicht nur um Übergriffe etwa auf Bahnpersonal oder andere Fahrgäste, sondern auch um Personen im Gleis – ein regelmäßiger Auslöser von Zugverspätungen oder auch Ausfällen.

    Der Respekt vor öffentlichen Einrichtungen und Anlagen ist ein gesellschaftliches Thema, der ist in den letzten Jahren spürbar gesunken. Heiko Büttner, S-Bahn-Chef

    „Wir verfolgen das bundesweit und tauschen uns aus, etwa in regelmäßigen Arbeitsgruppen mit Bundes- und Landespolizei“, sagte Büttner. An dem gesellschaftlichen Problem könne man kurzfristig nichts ändern, daher konzentrierten sich diese Arbeitsgruppen darauf, die Prozesse zu verbessern, um Strecken schnell wieder freizubekommen. „Da geht es zum Beispiel um mehr Zäune an neuralgischen Stellen“, sagte der neue S-Bahn-Chef.

    Büttner hat den Vorsitz der Geschäftsführung der S-Bahn Berlin am 1. April übernommen. Davor war er fast zehn Jahre lang Chef der Münchner S-Bahn.

    #Berlin #transport #sans_abris #S-Bahn

  • Tesla setzt sich gegen Phalanx aus Gewerkschaften, VW und West-Presse durch
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/article/tesla-setzt-sich-gegen-phalanx-aus-gewerkschaften-vw-und-west-press

    Ils est infect mais les bagnoles du déstructeur de société se vendent de mieux en mieux. Le choix du consommateur de véhicules est limité. Chez BMW et Merced il soutient les héritiers d’une fortune amassée sous les nazis, chez les marques japonaises ce sont les familles qui ont ravagé l’asie avant de parrager le butin avec les impérialistes états-uniens et il faut suivre le récit du parti communuste chinois pour attribuer un meilleur bilan humanitaire aux marques chinoises.

    Comme dirait John Wayne « seulement une voiture morte est un bonne voiture ».

    11.5.2026 von Matthias Hochstätter - Tesla zeigt sich weiter robust. Die Verkaufszahlen steigen wieder. Das ist gut für das Werk in Grünheide. Dabei profitieren Tesla und seine Arbeiter gleich von mehreren Trends.

    Tesla befindet sich in Deutschland weiter im Aufwind. Die neuen Zahlen des Kraftfahrtbundesamts (KBA) für April zeigen, dass im vergangenen Monat mit 3149 Autos 256 Prozent mehr Teslas zugelassen worden sind als im April 2025. Damit hat Tesla seit Jahresanfang gut 16.000 Autos auf die Straße gebracht – also 175 Prozent mehr als im Vorjahreszeitraum. Tesla setzt also den Positiv-Trend der letzten Monate fort.

    Damit scheint Tesla wieder zurück in die Spur zu finden. Nach dem eher skurrilen politischen Engagement von Tesla-Chef Elon Musk im Auftrag von US-Präsident Donald Trump hatte die Marke arg gelitten. In Deutschland kam es vergangenes Jahr daraufhin zu Boykott-Aufrufen und die Absatzzahlen brachen ein. Zudem machte die konzertierte Kampagne von Volkswagen, der Gewerkschaft IG Metall und der Wirtschaftszeitung Handelsblatt dem Brandenburger Unternehmen schwer zu schaffen. Doch der Aufstand der Ewiggestrigen scheint mittlerweile auszulaufen: In Deutschland kauft man wieder Tesla.

    Boom bei Elektroautos: Tesla und BYD profitieren

    Mittlerweile scheinen die Deutschen insgesamt verstärkt auf Elektroautos zu setzen. Im April 2026 machten laut KBA die reinen E-Autos mit 64.350 Neuwagen 25,8 Prozent aus – 41,3 Prozent mehr als im Vorjahresmonat. Und Autos mit hybridem Antrieb und Plug-in-Hybride erzielten einen Anteil von 39,2 Prozent (+6,6 Prozent). Benziner und Diesel liegen mit 21,4 bzw. 13,0 Prozent der Neuzulassungen zurück und die Zulassungen nehmen im Vergleich zum Vorjahresmonat um zweistellige Prozentzahlen ab.

    Zum einen dürfte der Iran-Krieg dafür mitverantwortlich sein. Seit der Blockade des Persischen Golfs verknappt sich das weltweite Angebot an Erdöl und damit stiegen seit Ende Februar die Benzin- und Dieselpreise auf Rekordwerte. Da mit Iran- und Ukraine-Krieg nun innerhalb von wenigen Jahren bereits zwei Ölkrisen die Preise in die Höhe getrieben haben, dürften Unternehmen und Privathaushalte beim Autokauf mittlerweile auf „Nummer sicher“ gegangen sein.

    Deutsche Förderung und chinesischer Markt als Turbo

    Zum anderen dürfte das neue staatliche Förderprogramm für Elektroautos die Kaufentscheidung mit beeinflusst haben. Mitte April hatte der Bundestag die Förderung verabschiedet, die rückwirkend ab 1. Januar gilt. Die sozial gestaffelte Förderung liegt je nach Fahrzeugart und persönlichen Umständen zwischen 1500 und 6000 Euro. Das wird zwar den etwas besserverdienenden Tesla-Fahrer wenig beeindrucken, aber womöglich den künftigen BYD-Fahrer umso mehr. Denn auch die günstigeren Elektro-Modelle von BYD haben laut Kraftfahrtbundesamt im April gewaltig zugelegt: Letzten Monat registrierte das KBA über 4700 Neuzulassungen der chinesischen Marke – über 200 Prozent mehr als im April 2025.

    Doch auch ein weiterer Trend bestimmt den deutschen Automarkt: In China brachen im April die Autoverkäufe um über 21 Prozent ein – vor allem bei Verbrennern, berichtete die China Passenger Car Association (CPCA). Doch gleichzeitig stiegen die Exporte von chinesischen Elektro- und Plug-in-Hybridfahrzeugen gegenüber dem Vorjahr um 111,8 Prozent und übertrafen damit den Anstieg der gesamten Autoexporte um über 80,2 Prozent. Zum einen trifft nun die Ölkrise auch die chinesischen Konsumenten hart, zum anderen profitieren jedoch die E-Auto-Hersteller wie BYD, „da die durch den Krieg der USA und Israels gegen den Iran ausgelösten steigenden weltweiten Kraftstoffpreise die Nachfrage nach Elektrofahrzeugen auf den Überseemärkten ankurbelten“, so die Nachrichtenagentur Reuters. China heizt also auch den E-Auto-Boom in Deutschland an, was indirekt auch Tesla nutzt.

    In Grünheide dürfte die Tesla-Arbeiter auch freuen, dass die direkte Konkurrenz von Mercedes und BMW in der Oberklasse nicht vom Boom profitieren kann und ein uneinheitliches Bild bei den Neuzulassungen zeigen: Die beiden Marken verkaufen zwar jeweils etwa siebenmal mehr Autos als Tesla, aber schwächeln bei den Neuzulassungen. Mercedes stagniert hier seit Jahresbeginn im Vergleich zu 2025, und BMW musste zumindest im April einen leichten Rückgang hinnehmen.

    #économie #transport #voitures

  • Le Pakistan cherche à faciliter le contournement physique du blocus du détroit d’Ormuz par les États-Unis…
    Pakistan issues new transit of goods order to facilitate regional trade
    ▻https://english.news.cn/20260427/120d5e2e65c14dafb51801cad07f7299/c.html

    ISLAMABAD, April 27 (Xinhua) — Pakistan has introduced a new framework allowing transit of goods to Iran through its territory, opening designated trade corridors under a newly issued transit trade order, the Ministry of Commerce said on Monday.

    The development came as the government implemented the “Transit of Goods Through Pakistan Order 2026,” aimed at facilitating smoother cargo movement and strengthening trade links with Iran.
    According to the ministry, multiple routes passing through key locations in the southwestern areas of Gwadar and Taftan, as well as the southern port city of Karachi, have been designated as transit corridors, forming an integrated network for goods destined for Iran.

    The country’s Federal Minister for Commerce Jam Kamal Khan said that the initiative is a significant step toward promoting regional trade and enhancing Pakistan’s role as a key trade corridor.
    “This move will strengthen Pakistan’s strategic importance and improve regional connectivity,” the minister said.

    Officials noted that the designated land routes are expected to streamline logistics, reduce bottlenecks, and ensure more efficient transportation in accordance with customs regulations.

  • Dans les #banlieues pauvres, la #lutte contre les #déserts_alimentaires s’organise

    Dans les quartiers défavorisés, les #produits_alimentaires accessibles sont peu diversifiés et de qualité médiocre. Collectivités et associations s’emparent peu à peu du sujet. Exemple en #Seine-Saint-Denis.

    Depuis un an, #Aulnay-sous-Bois est le laboratoire d’un nouveau type de #hard-discount, importé du Brésil par Carrefour. Le géant de la #grande_distribution a installé dans la commune de Seine-Saint-Denis son premier #supermarché #Atacadao, une marque brésilienne de #cash_and_carry, de la vente en gros à #prix cassés. Plus on achète et plus les prix sont dégressifs sur une gamme de produits resserrés : deux fois moins de références que dans un supermarché classique.

    Quand l’enseigne brésilienne a remplacé l’ancien Carrefour dans le nord de la ville, non loin de la cité des 3 000, habitants et élus locaux ont lancé une pétition contre l’ouverture du nouveau #discounter.

    « On enferme une population stigmatisée dans la #malbouffe. Le maire [Bruno Beschizza, Les Républicains, NDLR] n’aurait jamais accepté qu’on installe cette enseigne dans le centre-ville, s’indigne Oussouf Siby, élu socialiste d’opposition. Dans le cœur de ville, la mairie a une politique volontariste d’installation de petits commerces de bouche, de boutiques bio. Dans les #quartiers_populaires, rien. »

    Le nord d’Aulnay-sous-Bois a été identifié par le conseil départemental de Seine-Saint-Denis comme un « #désert_alimentaire » aux côtés d’autres communes dont #Tremblay-en-France, #Noisy-le-Sec, Bondy ou #Dugny. Dans son #plan_alimentaire_territorial 2024-2028, la collectivité s’alarme de l’existence de ces territoires où une offre alimentaire très limitée pénalise des villes enclavées, peu desservies par les transports en commun et qui affichent des taux de pauvreté importants.

    « Selon les personnes interrogées, il semble complexe dans ces villes de trouver à proximité de chez soi une alimentation saine, de qualité et accessible », pointe le diagnostic alimentaire de Seine-Saint-Denis, réalisé par l’association Lab3S (Laboratoire sols savoirs saveurs ) pour le compte du conseil départemental.

    « Quand il faut prendre deux bus pour aller acheter des produits frais ou bio, les gens laissent logiquement tomber », constate Assata Doumbia, bénévole gérante de l’antenne dionysienne (Saint-Denis) de #Vrac, un réseau national de #groupements_d’achats de fruits et légumes basés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

    Un réseau d’achats en commun avec Vrac

    Tous les mois, 400 adhérents de #Stains, #Aubervilliers, #Saint-Denis et quelques autres communes achètent à bas prix des #produits_frais qu’ils ont préalablement sélectionnés ensemble. Dans certaines villes, comme à #Pierrefitte-sur-Seine, qui a récemment fusionné avec Saint-Denis, les 33 000 habitants n’ont qu’un Lidl à disposition.

    Créé il y a plus de dix ans à l’initiative du bailleur social lyonnais Est Métropole Habitat et de la Fondation pour le logement des défavorisés afin d’aider ses locataires à mieux manger et à lutter contre l’isolement, Vrac s’est développé en France et compte aujourd’hui 22 antennes. Le réseau de groupements d’achats a récemment publié une étude réalisée auprès de 500 adhérents qui a mis en exergue le sentiment général d’une « alimentation à deux vitesses » où « les plus pauvres ont le choix entre se déplacer loin de chez eux ou choisir par défaut des produits d’une qualité significativement moindre et indignes ».

    Forgé par des sociologues et géographes américains dans les années 1990, le concept de « désert alimentaire » a été pensé comme une clé explicative à l’épidémie de #diabète et d’#obésité qui touche le pays depuis plusieurs décennies. Outre-Atlantique, le ministère de l’Agriculture définit ces « #territoires_de_l’obésité » comme des secteurs cumulant un taux de pauvreté élevé et une #distance du supermarché le plus proche de plus d’un mile (1,6 km) en zone urbaine et 10 miles en zone rurale.

    En France, où les distances sont plus courtes et l’histoire sociale différente, ce concept peine à décrire des territoires pourtant également frappés par des #inégalités d’#accès_à_l’alimentation. Pour mieux saisir leur réalité, certains chercheurs préfèrent utiliser le terme de « #marécage_alimentaire », des zones où l’offre de « #junk_food » et de #produits_transformés est surabondante par rapport aux produits frais et où le réseau de #transports_en_commun ne permet pas aux habitants de se déplacer facilement.

    Des logiques de #ségrégation à l’œuvre

    « La diversité commerciale doit se retrouver à une échelle assez fine pour répondre aux contraintes temporelles et budgétaires des ménages », explique Simon Vonthron, géographe à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

    Auteur de plusieurs articles sur le sujet, il a participé à #Obsolim_43, un projet de #cartographie des « #environnements_alimentaires_appauvris » au niveau national. On y constate que certaines banlieues cossues de l’Ouest parisien peuvent aussi être touchées par le phénomène. « Mais ce n’est pas comparable, car les ménages y sont bien plus mobiles », précise le géographe.

    Simon Vonthron se montre assez critique sur le concept de désert alimentaire : « Cela a tendance à invisibiliser les #inégalités_territoriales et à imposer des réponses autoritaires du type : on va installer un supermarché ici, et les gens seront contents. »

    Outre-Atlantique, des associations comme #Move_for_Hunger vont plus loin en liant la rareté de l’offre alimentaire à l’histoire de la ségrégation raciale et de la #ghettoïsation des quartiers afro-américains. En #France, si le contexte historique est différent, des logiques similaires de ségrégation sont à l’œuvre. Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) en fait lui-même le constat, en relevant dans une étude sur le sujet qu’il existerait deux fois plus de supermarchés dans les centres-villes que dans les #quartiers_prioritaires de la ville des grandes agglomérations.

    « L’#exclusion_urbaine, la #désaffiliation_sociale ont aussi contribué à dévaloriser les savoir-faire domestiques des habitants. Les #pratiques_culinaires traditionnelles de nombreux habitants issus de l’immigration se sont perdues, en partie en raison d’un accès très facile à des #aliments_ultratransformés », pointe Assata Doumbia, qui connaît bien le sujet pour être diététicienne depuis vingt ans à Saint-Denis en plus de son engagement associatif.

    Lab3S entend « Nourrir Bondy »

    A #Bondy_Nord, la fermeture en juin dernier du seul Lidl dont disposaient les 20 000 habitants pour faire leurs courses a mis en lumière la #fragilité_alimentaire du territoire. En 2023, le même Lidl avait déjà fermé pendant quelques mois, ce qui avait conduit Aurélie Trouvé, députée La France insoumise (LFI) de la circonscription, à interpeller le gouvernement sur la « ségrégation géographique que subissent particulièrement les habitants de certains quartiers populaires. A Bondy Nord, la dégradation du supermarché Lidl et sa fermeture temporaire ont créé un véritable désert alimentaire ».

    Lorsqu’on lui parle de « désert alimentaire », Stephen Hervé, le maire de #Bondy, réfute le terme, en faisant la liste des supérettes qui bordent le nord de la ville. L’élu local reconnaît tout de même que « cela peut être ressenti comme tel par des habitants peu mobiles ».
    L’élu s’inquiète surtout de la prolifération d’enseignes de #restauration_rapide dans sa commune, sur un territoire déjà frappé de plein fouet par l’obésité, qui touche 20 % des adultes en Seine-Saint-Denis, le taux le plus élevé de France :

    « Quand un nouveau commerce alimentaire cherche à s’installer en ville, on refuse les offres de restauration rapide. On privilégie les #épiceries. Hélas, quand il s’agit de reprises de commerces existants, nous n’avons pas la main. »

    Pour pallier l’absence d’#offre_alimentaire de qualité à Bondy Nord, #Lab3S, qui gère un potager de près de 1 000 m² en plein cœur du quartier, a mis en place le projet « #Nourrir_Bondy ». L’association réfléchit à lancer des groupements d’achats participatifs sur le modèle de Vrac. L’idée : faire venir des produits frais dans une zone sous-dotée en commerces et où la moitié des habitants n’a pas de voiture.
    Aujourd’hui, une cinquantaine de bénévoles s’occupent du potager et gèrent une #cuisine_collective, qui permet l’organisation de #repas_partagés avec les fruits et légumes du jardin. Pour favoriser l’accès à une alimentation de qualité pour tous, l’association cherche à s’inspirer des « #cuisines_communautaires » nées au Québec dans les années 1980. L’idée est simple : mettre en commun, à l’échelle d’un quartier, des moyens financiers et humains pour #cuisiner des plats sains et économiques et apprendre à mieux se nourrir en s’ouvrant à de nouvelles façons de s’alimenter, plus diététiques et écologiques.

    #Vital’im, le #chèque_alimentation_durable du département

    En Seine-Saint-Denis, l’accès à une alimentation de qualité est devenu une question politique, qui ne doit plus seulement reposer sur la charité associative. Il y a un an, le conseil départemental a lancé une expérimentation autour d’un chèque alimentation durable, baptisé Vital’im.

    Distribuée à un peu plus de 600 ménages de #Montreuil, #Sevran, #Villetaneuse et #Clichy-sous-Bois, cette carte de paiement créditée mensuellement de 50 euros pendant six mois est utilisable dans tous les commerces. A chaque achat dans un magasin « durable » (selon les critères définis par le département, principalement des magasins bio), 50 % du montant dépensé sont recrédités sur la carte par la collectivité territoriale.

    A Montreuil, où le centre-ville regorge de magasins bio qui ont fleuri à mesure que la gentrification progressait, 60 % des usagers ont profité de ce système de bonification, contre 25 % à Sevran, une commune qui attire moins les CSP+. « Ce projet met en évidence l’existence de ces marécages alimentaires », commente Mathilde Fassolette, chargée du projet Vital’im pour Action contre la faim, partenaire de la Seine-Saint-Denis sur cette expérimentation qui doit se terminer à la fin de l’année.

    Pour ne pas pénaliser les Sevranais par rapport aux Montreuillois, l’ONG a élargi le système de bonification aux communes limitrophes de Sevran et à tous les commerces à proximité de la ligne de train francilien qui relie Villetaneuse à Paris. « On veut aussi montrer comment un système de #compensation_financière permet de lutter contre les inégalités alimentaires », poursuit la responsable de l’ONG.

    Toutes ces initiatives partagent une même philosophie : démonter l’idée reçue selon laquelle le « #manger_mieux » n’intéresserait pas les quartiers populaires.

    ▻https://www.alternatives-economiques.fr/banlieues-pauvres-lutte-contre-deserts-alimentaires-sorganise/00115873
    #pauvreté #France #alimentation #résistance

  • State of European Transport

    Europe is in an existential global competition to achieve its climate goals, lead on clean future technologies, and to provide a beacon to the rest of the world. This year’s addition to the state of transport is a story of EU competitiveness in a global race against time.

    ▻https://www.transportenvironment.org/state-of-european-transport/state-of-transport-2026

    #rapport #transport #Europe #climat #statistiques #chiffres #CO2 #émissions_de_CO2 #transports

  • Penser l’#après-voiture, une #utopie nécessaire

    L’inertie qui entoure la place prépondérante de la #voiture_individuelle est telle que seul un choc d’investissements massifs peut permettre de sortir de cette #dépendance.

    On ne sortira pas facilement d’un système du #tout-voiture autour duquel l’organisation de la société a été pensée. La toute-puissance de l’#automobile est telle, son #inertie si grande, que même la certitude de la catastrophe climatique ne change rien ou pas grand-chose à nos usages. Les déplacements sont le seul domaine où les émissions de gaz à effet de serre ne reculent pas. Et les voitures en sont responsables pour plus de la moitié.

    Sans même parler de #climat, que certains ont encore la naïveté de penser comme un problème lointain, la liste des méfaits du #tout-automobile est déjà très longue. La #pollution aux #particules_fines ou aux #oxydes_d’azote tue. La #mortalité_routière, même si elle a baissé dans des proportions incroyables, demeure à un niveau intolérable sans susciter l’émotion que devrait provoquer la perte de plus de 3 000 de nos concitoyens chaque année. La #sédentarité induite par la voiture est un problème de #santé public majeur, tout comme les #nuisances_sonores ; son omniprésence a confisqué l’#espace_public. A cela s’ajoutent tout un ensemble de dépendances économiques qu’elle entretient. Le statu quo n’est ni tenable ni enviable.

    Si l’on admet qu’un changement de paradigme est indispensable, nous devons être prêts à des renoncements. Mais le sommes-nous ? « Circuler librement » est un droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme. Mais il n’est nulle part écrit que celui-ci doit s’exercer grâce à un véhicule à moteur à quatre roues, que possèdent certains foyers en un ou deux exemplaires, et qui assure plus de 80 % des kilomètres parcourus en France.

    Dans ce contexte, toutes les initiatives pour réduire notre dépendance devraient être saluées. Non parce qu’elles sont parfaites – aucune ne l’est –, mais parce que, si elles fonctionnent, elles pourraient faire tache d’huile, si l’on ose dire. A Paris, la politique de la Mairie a été accusée de tous les maux, jusqu’à l’absurde. Pourtant, les résultats sont là : la #circulation_automobile y a baissé de moitié depuis le début du siècle et, entre 2012 et 2022, selon Airparif, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 35 %.

    L’exemple de #Paris, une métropole dense avec un maillage exceptionnel de transports en commun, n’est guère transposable. Pourtant, un phénomène de rééquilibrage similaire s’observe dans bien des villes : 57 % des personnes interrogées pour une étude de l’IFOP commandée par Keolis, filiale de la SNCF exploitant des réseaux de transport, plébiscitent une réduction forte (15 %) ou progressive (42 %) de la place de la voiture en ville. « Globalement, le choix de réduire la place de la voiture est accepté, même si le rythme est questionné », résume le directeur de l’IFOP, Jérôme Fourquet, dans l’étude, publiée le 19 novembre.

    On rétorquera que certains n’ont pas le choix. Lancez un débat et ils seront nombreux à soudainement se soucier des personnes âgées ou en situation de handicap, des artisans, des taxis ou des travailleurs de nuit. Certains ont besoin de leur voiture, c’est un fait que personne ne devrait contester, pas même les plus zélés défenseurs du vélo ou des transports en commun. Mais ce ne sont pas les pistes cyclables, ni les voies de bus, ni même les plans de circulation qui gênent ces obligés de la voiture. Ce sont les #bouchons créés par ceux qui sont automobilistes par choix et par flemme, tous ceux qui auraient les moyens physiques et géographiques d’agir autrement.

    Un système qui exclut

    Le nœud du problème n’est pas en #ville, il est dans sa périphérie et au-delà. C’est autant un enjeu écologique que de #cohésion_sociale. Une partie de la réponse se trouvera dans les #services_express_régionaux_métropolitains (#SERM), lancés par Emmanuel Macron en 2023 sous le nom de « #RER_métropolitains ». Les 26 projets labélisés sont fondés sur des études locales de besoins, ne nécessitent pas de travaux pharaoniques, franchissent les barrières administratives, et mêlent trains, bus, cars et pistes cyclables, selon leur pertinence respective. Ils ont l’ambition de révolutionner la #mobilité autour des grandes villes, hors Paris. L’année 2026 sera cruciale, car les projets doivent obtenir du ministère leur « statut » de SERM, ouvrant les discussions concrètes sur leur financement et leur développement.

    Les SERM parviendront-ils à faire baisser la part modale de la voiture ? Même dans les pays cités comme exemple – les Pays-Bas pour sa politique du tout-vélo ou la Suisse comme paradis des trains à l’heure –, cette part est à peine plus faible qu’en France, de l’ordre de 70 %. Sans révolution dans nos #infrastructures, sans un colossal « choc d’offre » dans les #transports_collectifs, il est peu probable que des changements majeurs adviennent.

    Le groupe de réflexion #Forum_vies_mobiles, financé par la SNCF, a imaginé dans une vaste étude en septembre ce que pourrait être un « système alternatif de mobilité ». Pas question de grands travaux, mais de #réaffectation de 40 % du million de kilomètres de routes françaises à d’autres usages, du #vélo aux #transports_en_commun cadencés. Le #coût pourrait paraître rédhibitoire – 177 milliards d’euros d’investissement et 55 milliards d’euros de fonctionnement par an –, mais il est « tout à fait raisonnable, en comparaison avec le coût du “système voiture”, estimé à plus de 300 milliards d’euros annuels », selon Sylvie Landriève.

    La directrice du Forum vies mobiles et autrice de l’étude rappelle que ce système exclut plus qu’il n’inclut : un tiers des Français ne conduisent pas et seuls 18 % des détenteurs du permis se disent libres de conduire quand ils le souhaitent. La proposition a eu droit à son procès en irréalisme. Mais on aurait tort de se gausser de ces travaux, fussent-ils utopiques. C’est une base réfléchie et chiffrée pour penser un après-voiture dont l’usage sera probablement bouleversé par l’arrivée de la voiture autonome, qui en est à ses balbutiements.

    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/18/penser-l-apres-voiture-une-utopie-necessaire_6658466_3232.html
    #aménagement_du_territoire #urbanisme #espace

  • Sait-on mesurer les effets de la gratuité des #transports en commun ?
    ▻https://metropolitiques.eu/Sait-on-mesurer-les-effets-de-la-gratuite-des-transports-en-commun.h

    La gratuité totale des transports en commun convainc peu les spécialistes du sujet. Selon Félicien Boiron, centrer l’évaluation sur des critères d’« efficacité » de la mesure légitime certaines normes dans la fabrique des politiques publiques de transport. Depuis longtemps décriée par la communauté experte du transport, la gratuité totale des transports en commun urbains s’est fait un nouvel ennemi, la Cour des comptes (2025), avec la récente publication d’un rapport qu’elle consacre à « la #Débats

    / mobilité, transports, gratuité, #tarification, #transports_collectifs

    #mobilité #gratuité
    ▻https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_boiron.pdf

    • La contribution des usagers au financement des transports collectifs urbains

      L’organisation des transports collectifs urbains (TCU) est sous la responsabilité des collectivités locales qui en fixent le prix. Comme les recettes tarifaires ne suffisent pas à couvrir tous les coûts – celles-ci ne représentent que 41 % des dépenses de fonctionnement, hors investissement -elles en complètent le financement par d’autres moyens. Pour ce faire, les communes – regroupées au sein d’intercommunalités, comme les métropoles, les communautés d’agglomération ou les communautés urbaines – peuvent percevoir une taxe sur la masse salariale des employeurs locaux, appelée versement mobilité et/ou utiliser leur budget général, financé par les contribuables locaux. Depuis plusieurs années, les collectivités locales ont privilégié une politique de #modération_tarifaire, ce qui a entraîné une déconnexion progressive des #tarifs de l’usage réel des services de transport et donc des coûts induits, et favorisé le financement des #TCU par l’#impôt. Cette baisse de la contribution des usagers au financement des TCU compromet la réalisation des #investissements à venir, pourtant nécessaires pour répondre aux besoins de mobilité et atteindre les objectifs environnementaux. Le rapport de la Cour des comptes, qui répond à une demande formulée sur sa plateforme citoyenne, aborde ainsi les enjeux du développement des TCU et les modalités de leur financement. L’enquête, qui porte sur les principales autorités organisatrices des mobilités (AOM), décrit l’évolution des contributions au financement des TCU, notamment celle des usagers, et examine l’impact opérationnel et financier des politiques de #modération_tarifaire ou de gratuité. À cet effet, elle synthétise de nombreux travaux des juridictions financières et deux sondages réalisés auprès des usagers des réseaux de transport urbain de #Montpellier et de #Lyon.

      ▻https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-contribution-des-usagers-au-financement-des-transports-collectifs-urbain
      #transports_publics #efficacité #villes #urbanisme #cour_des_comptes #rapport

  • #Macingo

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    #logistique #transport #optimisation #camions_vides #covoiturage #efficacité #market_place #transport_de_marchandises

    • #Chemin_faisant

      Avant d’aller plus loin, un billet “préliminaire” qui vise à poser les bases, décrire la démarche, expliquer les contenus… bref à justifier, si besoin était, le pourquoi du comment de ce carnet, qu’on peut résumer avec quelques mot-clé : #critique du #tout-voiture, #alternatives, #imaginaire, #pratiques et #modes_de_vie, #Grenoble et sa cuvette, quartier, rue, #émancipation…

      On peut vivre (volontairement) sans bagnole (à Grenoble notamment)

      Si, malheureusement, certains territoires et certains modes de vie contraignent à vivre avec une bagnole, pour aller bosser, pour se nourrir, se divertir ou pour faire ses démarches diverses, force est de constater que, quand on vit dans l’agglomération la plus plate de France, qui plus est un milieu urbain dense, bien desservi et fourni en services, se passer volontairement de voiture paraît relativement aisé et justifié. Et pourtant, à Grenoble comme ailleurs, assez peu de gens, et sans doute encore moins des familles, font le #choix de ne pas en avoir (et de ne pas en louer une, ou s’en faire prêter, tous les 4 matins), quand bien même ils et elles en possèdent une juste pour les loisirs…

      Ce carnet est donc d’abord là pour montrer que l’on vit bien sans bagnole dans cette cuvette saturée mais attachante : pour peu que l’on ne calque pas ses envies de mobilité sur la ‘culture du tout-bagnole’, une multitude de #solutions existent en effet pour satisfaire autrement nos besoins de bouger, à proximité de la métropole ou au-delà. Marcher et pédaler évidemment, mais aussi monter dans un bus, un tram ou un train, pour profiter de ce que le coin de la rue, le quartier ou les premiers bouts de forêts et les près et champs qui touchent la ville ont à nous offrir : les possibilités sont inépuisables. Et le plaisir est souvent au rendez-vous, ne serait-ce que celui de savoir qu’on contribue, mine de rien, par l’acte et par l’exemple, à construire un monde plus beau et plus juste. Rien que ça.

      Commençons par déconstruire l’imaginaire de la bagnole

      La voiture et son monde sont une drogue dont les ravages, contrairement à la clope ou à la boisson, sont encore largement escamotés : ces boites en métal d’une tonne peuvent passer devant une école à 30 km/h, et frôler des gamins qui ne dépassent pas les rétroviseurs sans que ça ne soit insupportable pour la majorité des gens. Dans le même ordre d’idée, il y a quelques décennies en arrière, laisser des enfants enfermés pendant des heures dans une pièce enfumée était normal, ce qui n’est heureusement plus le cas aujourd’hui. Les mentalités évoluent, les connaissances et les perceptions également, et aujourd’hui le tabagisme passif n’est plus toléré. Mais alors, comment se fait-il qu’on continue à vivre, sans broncher ou presque, dans un monde saturé à ce point-là de bagnoles, avec tous les méfaits, proches ou lointains, que cela engendre ?

      Probablement que l’usage de la voiture ne serait pas si dominant et ses méfaits ne seraient pas tant tolérés si l’imaginaire de la bagnole et de son monde n’était pas profondément ancré dans nos têtes, modelé par des décennies de matraquage publicitaire et de modelage culturel. L’état de fait physique - le tout-voiture- est donc avant tout une construction sociale, pronée par certains et acceptés par une majorité. Partant de là, tous les moyens sont donc bons pour déconstruire cet enfumage généralisé, en partie inconscient : asséner les chiffre-massue des accidentés ou des taux de pollution, mettre en regard la réalité et la perception qu’on en a, tisser des contre-récits… C’est en tout cas ces recettes que je tente de mettre en oeuvre dans ce carnet.

      Vers un #monde_dévoituré

      Un monde qui lâcherait la voiture… c’est tout un univers de possibles qui s’ouvre, fait de ré-appropriation des espaces et du temps, de re-connexion avec ce qui nous entoure, de ré-ensauvagement de nos vies. Plus concrètement, dévoiturer nos villes et nos vies, c’est rendre les rues plus sûres et vivables, pacifiées et mieux partagées, l’air moins toxique, c’est faire régresser le goudron et béton pour laisser la place à de la vie animale et végétale : de quoi rendre autant désirable le coin de la rue, que l’autre bout du monde où l’herbe n’est pas forcément plus verte… Alors, laissons-nous aller à imaginer ce nouveau monde et posons-nous la question : comment occuperons-nous cette rue, ce parking, cette autoroute ou cette zone commerciale une fois que les bagnoles n’y circuleront plus ?


      #voiture #mobilité #alternative #transports #espace
      #géographie_culturelle #ressources_pédagogiques

  • L’#avion moins cher que le #train : une #aberration française

    Le #système_fiscal encourage fortement les airs au détriment du #rail. Un #non-sens écologique, mais aussi social.

    Pour voyager en Europe, l’avion reste souvent plus compétitif que le train, malgré son impact dévastateur sur l’environnement. Une nouvelle étude de Greenpeace révèle que sur plus de la moitié des trajets transfrontaliers européens, l’avion est moins cher que le train. Pire, sur 95 % des liaisons transfrontalières françaises, le rail coûte plus cher que les airs. Entre Paris et Barcelone, le billet d’avion tombe à 15 euros, quand le train frôle les 390. Vingt-six fois plus cher pour un mode de transport pourtant quatre-vingts fois moins polluant.

    Un système fiscal taillé sur mesure pour l’aérien

    Ce #déséquilibre ne doit rien au hasard : il résulte de #choix politiques répétés. L’aérien profite d’avantages fiscaux massifs : pas de #taxe sur le #kérosène, pas de #TVA sur les vols internationaux et des #redevances_aéroportuaires allégées pour les #compagnies_low-cost. À l’inverse, le rail assume une lourde charge. Les #péages_ferroviaires représentent jusqu’à 40 % du prix d’un billet #TGV, les billets supportent la TVA et la #SNCF finance seule l’entretien des #infrastructures.

    Des milliards pour voler, des miettes pour rouler

    La crise sanitaire a aggravé encore le déséquilibre : en 2020, l’État a versé 7 milliards d’euros à Air France-KLM, suivis de 4 milliards en 2021, sans exiger de contreparties écologiques. Dans le même temps, l’offre ferroviaire s’est réduite. Les #trains_de_nuit, plus de 300 dans les années 1980, ne sont plus que 6 en 2025. Les lignes régionales dépendent des financements des collectivités, accentuant les #inégalités_territoriales.

    L’injustice écologique et sociale

    Selon l’Agence européenne pour l’environnement, un trajet en avion émet jusqu’à 80 fois plus de #gaz_à_effet_de_serre qu’un trajet équivalent en train. Pourtant, les prix incitent massivement à prendre l’avion. Pour les familles modestes, le rail reste hors de portée. Résultat : les catégories populaires paient doublement la note, exclues du train et exposées aux impacts climatiques. Ceux qui choisissent le rail le font au prix de sacrifices individuels, alors que c’est le système qui devrait garantir une #mobilité équitable et durable.

    Changer de cap

    Greenpeace propose plusieurs leviers : mettre fin aux #exonérations_fiscales injustes, instaurer une taxe « grands voyageurs », interdire les vols courts lorsqu’une alternative ferroviaire existe, et relancer le train de nuit. En France, la baisse des péages ferroviaires, une TVA allégée et des investissements massifs dans les lignes interurbaines figurent parmi les mesures urgentes.

    Ce déséquilibre n’est pas une fatalité. Il est le fruit de décisions politiques que l’on peut inverser. Reste une question essentielle : veut-on continuer à subventionner la #pollution ou donner enfin aux citoyens les moyens de voyager plus proprement à des prix raisonnables ?

    Les mesures européennes pour rééquilibrer avion et train

    En Autriche, le « #Klimaticket », permet de circuler sur tous les réseaux ferroviaires, bus et tram pour un peu plus de 80 euros par mois.

    Face à l’urgence climatique et à la #concurrence inégale entre l’avion et le train, plusieurs pays européens expérimentent ou déploient des mesures pour favoriser le rail :

    France : Depuis 2023, la France est devenue le premier pays au monde à interdire certains vols courts intérieurs lorsqu’une alternative ferroviaire directe de moins de 2h30 existe. Cette mesure, inscrite dans la# loi_Climat_et_Résilience, visait à favoriser le #report_modal vers le train pour des raisons écologiques, une proposition initiale de la Convention citoyenne pour le climat. Mais dans sa forme finale, la portée de cette mesure est limitée : seules trois liaisons sont effectivement concernées — Paris-Orly/Bordeaux, Paris-Orly/Lyon et Paris-Orly/Nantes. Ces trois liaisons ne représentaient qu’environ 2,5% du trafic total des vols intérieurs en France, soit environ 500 000 passagers sur 16 millions par an, pour seulement 0,01% des émissions nationales de CO₂. L’impact est donc plus symbolique que structurel, d’autant que ces lignes avaient déjà été supprimées par Air France dès 2020 en échange des aides d’État.

    #Allemagne : Adoption du « #Deutschlandticket », un abonnement national à 49 € par mois valable sur tous les trains régionaux et locaux, boostant la fréquentation et l’accessibilité du train. Des investissements massifs visent également à moderniser le réseau.

    #Autriche : Mise en place du « Klimaticket », un abonnement annuel permettant de circuler sur tous les réseaux ferroviaires, bus et tram pour environ 1 000 € par an, avec un fort succès populaire.

    #Espagne : #Gratuité temporaire sur de nombreuses #lignes_régionales et de #banlieue pour encourager les alternatives décarbonées dans un contexte d’inflation.

    Tendances européennes : Suppression progressive de certains avantages fiscaux pour l’aérien ; débats sur la création d’un « #ticket_climat_européen » pour faciliter les voyages transfrontaliers en train ; efforts en cours pour améliorer la #connectivité_ferroviaire entre pays et simplifier les systèmes de #réservation.

    ▻https://lenouveauparadigme.fr/lavion-moins-cher-que-le-train-une-aberration-francaise
    #France #prix #transport_ferroviaire #transport_aérien #comparaison #fisc #fiscalité

  • Ce qu’il faudra faire pour vaincre l’#extrême_droite

    L’extrême droite se nourrit du #désespoir économique, de l’#insécurité et de l’#exclusion. Pour la priver de ses ressources, ceux qui veulent préserver la #démocratie doivent proposer un contre-discours axé sur la #dignité et l’#appartenance, ainsi qu’un programme politique conçu pour favoriser l’#inclusion_économique et la #résilience_climatique.

    De l’Allemagne aux États-Unis en passant par le Brésil et au-delà, l’extrême droite gagne du terrain. Si les détails varient d’un pays à l’autre, le schéma est étonnamment cohérent : l’extrême droite prospère lorsque les économies ne parviennent pas à assurer le #bien-être, l’#équité et la #sécurité.

    Ce n’est pas une observation nouvelle. #Antonio_Gramsci, #Karl_Polanyi et d’autres penseurs du XXe siècle ont diagnostiqué le #fascisme comme une réponse réactionnaire à l’#instabilité_capitaliste et aux mouvements progressistes qui avaient émergé pour contrer ses excès. Dans The Great Transformation, Polanyi a fait valoir que le « #déracinement » des marchés des #relations_sociales avait créé un terrain fertile dans lequel l’#autoritarisme pouvait s’enraciner.

    À notre époque, #Nancy_Fraser, de la New School for Social Research, a décrit comment le #néolibéralisme érode la #solidarité_sociale, alimentant le #populisme exclusif. D’autres analystes soulignent que l’#austérité et la #précarité rendent les citoyens vulnérables aux #discours_simplistes qui désignent des #boucs_émissaires.

    Ainsi, l’histoire montre comment le #chômage_de_masse, l’#inflation et la baisse du #niveau_de_vie peuvent favoriser l’#extrémisme, en particulier lorsqu’ils s’accompagnent d’institutions faibles, d’une #polarisation_politique ou de discours exploitant les #griefs et les #peurs. Tout comme la #Grande_Dépression a ouvert la voie au fascisme en Europe, la #crise_financière mondiale de #2008 a créé les conditions d’un retour du #nationalisme à travers le monde.

    Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle itération du même cycle. Bien que l’#Allemagne ait initialement fait preuve de résilience pendant la pandémie de COVID-19, la crise énergétique déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie l’a particulièrement touchée. Comme l’ont montré les économistes Isabella M. Weber et Tom Krebs, la hausse des #coûts_énergétiques s’est répercutée sur l’ensemble de l’#économie, la fixation des prix par les entreprises amplifiant les pressions inflationnistes. Alors que les ménages étaient en difficulté, le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland a vu sa popularité monter en flèche.

    Aux États-Unis, des décennies de #désindustrialisation, de stagnation des #salaires et d’augmentation des inégalités ont érodé l’idée que chaque génération fera mieux que la précédente. L’Inflation Reduction Act de l’ancien président Joe Biden était une initiative ambitieuse visant à relancer la politique industrielle et à stimuler la fabrication écologique, mais son héritage s’est avéré éphémère. Donald Trump a exploité le mécontentement suscité par la hausse des prix après la pandémie et a remporté les élections de 2024 en utilisant comme arme l’#aliénation et le #ressentiment, en désignant comme boucs émissaires les immigrants, la #mondialisation et les « #élites_urbaines ».

    Le #Brésil illustre une autre dynamique. Des millions de personnes sont sorties de la #pauvreté sous le gouvernement du Parti des travailleurs du président Luiz Inácio Lula da Silva dans les années 2000, mais beaucoup ont vu ces acquis s’inverser, tandis que d’autres ressentent de l’amertume d’être exclus des programmes sociaux. La révolution numérique rend le travail plus précaire. Lula a tenté de restaurer certains des acquis perdus depuis son retour au pouvoir en 2023, mais il est confronté à un Congrès dominé par l’extrême droite et ses alliés.

    Même si Jair Bolsonaro a été condamné pour tentative de coup d’État, d’autres dirigeants d’extrême droite au Brésil promettent également un retour à l’ordre, à la stabilité et à la foi religieuse. Leur rhétorique met l’accent sur l’#esprit_d’entreprise et l’#autonomie. Bien que séduisante sur le plan émotionnel, l’idée selon laquelle les individus sont responsables de la pauvreté ignore cyniquement les obstacles structurels qui bloquent la mobilité socio-économique.

    Les #chocs_internationaux – ruptures de la chaîne d’approvisionnement pendant la pandémie, volatilité des marchés énergétiques, #conflits prolongés, effets inflationnistes du #changement_climatique – ont également alimenté la montée des forces d’extrême droite. Ces problèmes exigent une coopération transfrontalière, mais les extrémistes les exploitent pour attaquer le #multilatéralisme, le présentant comme un « #complot mondialiste ». Les #droits_de_douane punitifs de Trump incarnent cette réponse, présentant le commerce mondial comme une lutte à somme nulle dans laquelle les étrangers sont les ennemis des travailleurs américains.

    Ces discours simplistes unissent les mouvements d’extrême droite plus que n’importe quel ensemble de politiques communes. Chacun repose sur une opposition fondamentale entre « nous » et « eux ». Comme le note la sociologue brésilienne Esther Solano, ces discours séduisent ceux qui se sentent abandonnés, en faisant des immigrants, des minorités, des féministes, des militants pour le climat et d’autres groupes des ennemis. Dans un monde binaire de gagnants et de perdants, la #complexité disparaît dans les mythes d’une #pureté_culturelle et d’une grandeur nationale révolues.

    Pour contrer ces discours, il faut plus qu’une réfutation raisonnée. Si les racines de l’ascension de l’extrême droite sont en grande partie économiques, il sera impossible de la vaincre sans une nouvelle #vision_économique.

    Cela signifie, pour commencer, s’attaquer à l’inflation à sa source. La récente vague d’inflation était moins liée à une demande excessive qu’à des chocs d’offre, à la #spéculation et à des fragilités structurelles. Pourtant, l’orthodoxie économique a continué à privilégier les hausses de taux d’intérêt et l’austérité, pénalisant les travailleurs et les plus vulnérables. Les gouvernements doivent plutôt utiliser des #outils_fiscaux – soutien au revenu, #allégements_fiscaux sur les produits de première nécessité, renforcement des #services_publics – pour protéger les ménages, tout en investissant dans les capacités nationales en matière d’#énergies_renouvelables, de #sécurité_alimentaire et de production durable. Il faut lutter de front contre la spéculation des entreprises en appliquant les #lois_antitrust, en renforçant les règles de #transparence et en sanctionnant les pratiques abusives en matière de #prix.

    Une deuxième priorité consiste à investir massivement (et stratégiquement) dans les #infrastructures_publiques. Des #transports au #logement, en passant par la #santé et l’#éducation, le domaine public doit être reconstruit. La propriété publique ou la réglementation des secteurs clés garantirait la fiabilité, l’équité et la #résilience_climatique des services. Mais l’#investissement seul ne suffit pas. Les institutions doivent être rendues plus transparentes, responsables et participatives, afin de restaurer la #confiance dans le fait que les gouvernements servent l’#intérêt_général.

    Troisièmement, nous avons besoin d’une transition véritablement juste vers une économie à faible émission de carbone. Une politique industrielle verte peut créer des emplois et revitaliser les régions laissées pour compte tout en décarbonisant l’activité économique. Mais si elle est trop laissée au marché, la transition verte risque d’aggraver les inégalités. La #transition_énergétique doit donner du pouvoir aux travailleurs, et non les abandonner. Les emplois verts doivent être des #emplois de qualité : sûrs, bien rémunérés, syndiqués et ancrés dans les communautés. À cette fin, la #politique_industrielle devrait se concentrer sur les énergies propres, la régénération des écosystèmes et les secteurs des soins.

    Quatrièmement, nous devons restaurer la confiance dans les institutions. Cela signifie apporter des améliorations tangibles dans des domaines tels que le #logement_abordable, les #soins_de_santé publics et les infrastructures résilientes. Cela signifie également démocratiser la prise de décision. Des mécanismes tels que la #budgétisation_participative, les #assemblées_citoyennes et les #initiatives_communautaires en faveur du climat peuvent permettre aux citoyens non seulement d’être témoins du changement, mais aussi de le façonner.

    Enfin, pour contrer les discours simplistes de l’extrême droite, il faut élaborer de nouveaux discours audacieux. Un message de renouveau culturel et politique doit accompagner la réforme économique. Là où l’extrême droite offre la peur, la #division et des boucs émissaires, les forces démocratiques doivent offrir la #solidarité, la dignité et l’#espoir, en s’appuyant sur un #discours qui met l’accent sur le #bien-être_collectif, célèbre la #diversité et donne le sentiment que le #progrès est possible et réel.

    L’extrême droite se nourrit du désespoir, de l’insécurité et de l’exclusion. Bricoler les contours du néolibéralisme ne permettra pas d’apporter la sécurité, la dignité et le sentiment d’appartenance nécessaires pour l’affamer. Pour cela, nous avons besoin d’un nouveau modèle économique, fondé sur la #durabilité, la #justice et la solidarité.

    ▻https://www.reseau-bastille.org/2025/12/26/ce-quil-faudra-faire-pour-vaincre-lextreme-droite
    #à_faire #résistance #fisc #fiscalité #économie #gauche #contre-discours
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