• Autour des avions et de la #diffusion du #coronavirus, dans la conférence de #Sansonetti :


    –-> plutôt que la théorie du #climat (là où il fait chaud, pas de virus), c’est celle des connexions par #avion qui serait à privilégier pour la #propagation du #virus...

    La conférence :
    https://seenthis.net/messages/834008

    #géographie #ressources_pédagogiques #coronavirus
    Et comme dit ma collègue Sarah Mekdjian :

    j’ajoute à mon TD sur le #déterminisme_climatique

    #déterminisme_géographique #avions #transports #températures #Afrique #Asie #Europe #transport_aérien

    #Philippe_Sansonetti

    • Reçu d’une amie à qui j’ai envoyé le commentaire ci-dessus

      Avevo visto la cartina in gennaio : une crisi annunciata.

      Pensa te che Zurigo in febbraio ha chiuso i voli diretti con la Cina, Ginevra no (3 voli /settimana con Pechino). All’atterraggio ricevevano un foglio dell’ufsp con scritto: in CH non é obbligatorio portare la mascherina (gettatela uscendo dall’aereo). Poi nessun controllo (febbre, quarantena... niente ).

      Morale ? Confronta il numero di casi à GVA e ZH !

      La politica ginevrina Del non chiudere l’aeroporto a Ginevra é stata spiegata pubblicamente dal medico cantonale il 25 febbraio all’unige (conferenza disponibile su mediaserver dell’uni).

      Remarque : la conferenza era sul mezzo giorno e gli esperti facevano « blagues » perché « je vous rappelle qu’au jour d’aujourd’hui il n’y a aucun cas en Suisse »..... un’ ora dopo la stampa annunciava il primo caso in Ticino. Tu vuoi farmi credere che il medico cantonale non lo sapevo ????

      #Suisse #Zurich #aéroports #Genève

  • La #démocratie à l’épreuve du #coronavirus

    « Au printemps de 1832, quoique depuis trois mois le choléra eût glacé les esprits et jeté sur leur agitation je ne sais quel morne apaisement, Paris était dès longtemps prêt pour une commotion. Ainsi que nous l’avons dit, la grande ville ressemble à une pièce de canon ; quand elle est chargée, il suffit d’une étincelle qui tombe, le coup part. En juin 1832, l’étincelle fut la mort du général Lamarque. »

    Victor Hugo, Les Misérables

    Les épidémies n’emportent pas seulement les corps, elles mettent les sociétés en tension et les Etats en danger. Les effets de choix politiques de longue durée s’y révèlent, comme la déconstruction obstinée du service public de la santé, mais aussi de l’appareil de production industrielle (notamment de matériel de santé), qui laisse de nombreux pays, dont la France, singulièrement démunis face au virus[1]. Les institutions s’y trouvent mises à l’épreuve, et souvent le fossé entre les principes qu’elles professent et la réalité de leur pratique s’y donne à voir dans toute sa froide réalité. C’est le cas de la démocratie, mot fétiche s’il en est[2]. La démocratie telle que nous la connaissons, fondée sur l’élection de gouvernants supposés agir en faveur du peuple, est censée être le meilleur système politique, le mieux à même de protéger ses citoyens, de les consulter sur les décisions fondamentales, et de leur accorder une importance égale. Le coronavirus vient brutalement mettre cette supériorité démocratique en doute. Face à la pandémie, les Etats dits démocratiques, notamment la France, ne gèrent ni mieux, ni de manière plus démocratique, que les Etats dits autoritaires, en premier lieu la Chine. Alors que depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, et plus encore depuis la chute de l’URSS, les régimes démocratiques dominent la scène internationale, leurs difficultés à faire face à la pandémie affaiblit leurs prétentions hégémoniques. C’est d’autant plus vrai que l’inefficacité des démocraties n’a pas eu comme contrepartie un plus grand investissement démocratique : si les Etats démocratiques n’ont pas mieux affronté la crise, ce n’est pas parce qu’elles auraient passé plus de temps à consulter les citoyens, ou à construire des politiques plus égalitaires. Au contraire, non seulement les réponses des démocraties n’ont pas été plus efficaces, mais elles n’ont pas non plus été significativement plus démocratiques que celles de régimes autoritaires. De même qu’en 1832 l’épidémie de choléra avait révélé l’incurie de la monarchie de Juillet – et l’existence au cœur des villes d’une classe, le prolétariat, que la bourgeoisie laissait mourir dans sa misère – et failli emporter le régime par une insurrection, la pandémie actuelle révèle alors le vide des promesses démocratiques de nos régimes, mettant en danger l’idée démocratique elle-même.

    Une reconfiguration des espaces politiques

    La pandémie de Covid-19 distord notre horizon politique. Son caractère mondial nous rend inhabituellement attentifs à sa progression dans différents pays, aux réponses des différents gouvernements – et, par un jeu d’écho, à la manière dont notre propre pays est vu à l’extérieur. Mais le confinement restreint aussi drastiquement, dans la pratique, le champ de la réalité sociale vécue, nous poussant à nous investir exclusivement dans le foyer, l’immeuble, notre cercle familial et amical. A cette hyper-attention au très proche et au très lointain correspond une désagrégation soudaine de toute une série de niveaux intermédiaires. Alors que la France connaît depuis le 5 décembre un mouvement historique de contestation, les engagements se sont brutalement effrités. Le 5 mars, des dizaines de milliers de travailleur.es et d’usager.es des universités et de la recherche ont manifesté dans toute la France ; le 6 et 7 mars une coordination nationale des facs et labos en lutte a rassemblée 500 délégué.es venu.es de toute la France ; les 7 et 8 mars des manifestations féministes déterminées et massives ont battu le pavé… Tout ceci semble avoir entièrement disparu des préoccupations, notamment médiatiques, alors que les causes de ces mobilisations sont toujours présentes – comme en témoigne l’enfumage de Macron, promettant 5 milliards à la recherche sur 10 ans, une augmentation en-dessous des augmentations des années précédentes, et distribuée sous forme de primes, de contrats précaires et de financements de projets, prenant le contrepied de ce que les chercheur.es demandent[3]. La mascarade des élections municipales n’a pas intéressé grand monde, et les résultats n’ont fait l’objet d’aucun commentaire, ou si peu – contrairement au scandale sanitaire de leur maintien obstiné[4]. Les partis politiques eux-mêmes semblent s’être murés dans le silence, et il faut tendre l’oreille pour entendre les syndicats, alors même que la continuité du travail est au cœur de la stratégie économique de crise du gouvernement.

    Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’existerait désormais pour nous que le plus local et l’échelle internationale. Mais l’espace entre les deux est occupé par un seul acteur, massif autant que martial : l’Etat, et en particulier le pouvoir exécutif. Privés de nos collectifs et de nos solidarités, nous, individus, sommes laissés seuls face à l’Etat, qui nous protège et nous soigne dans les hôpitaux[5], qui contrôle nos activités par la police, et surtout qui parle, par la bouche de ses chefs, nous disant comment nous comporter, et nous grondant si l’on ne réagit pas assez vite ou assez bien à ses consignes, dont le contenu change quotidiennement. Mais jusque dans son omniprésence et dans la mise en scène frénétique de son activité, cet Etat révèle aussi ses faiblesses. Il ne peut même pas assurer des conditions minimales de sécurité à ses soignants, en fournissant masques et gel désinfectant. Mettre en œuvre le confinement de la population pose des problèmes logistiques massifs qui n’ont pas été anticipés. L’Etat se trouve d’autant plus en tension que toutes ses actions, tous ses discours, sont attendus, examinés, scrutés. Puisque lui seul occupe l’espace national, tous les regards sont sur lui, dans les médias professionnels comme sur les réseaux sociaux. Les représentants oscillent alors en permanence entre recherche de publicité, au risque de montrer leur incompétence et l’impuissance de l’Etat, et culte du secret, au nom de la raison d’Etat, mais surtout pour masquer le fait qu’ils naviguent à vue. Pour prendre un seul exemple, de multiples réunions ont lieu, avec l’armée, avec des scientifiques, il faut montrer qu’elles ont lieu, mais il ne faut pas dire aux citoyens ce qui s’y dit, ou bien plus tard, trop tard, quand les décisions ont déjà été prises. Cette centralité de l’Etat rend les dirigeants nerveux, et donc dangereux pour leurs citoyens. Ils prennent des mesures incohérentes, suspendent les libertés publiques, le code du travail, tout ce qui dans le droit pourrait encadrer leur action. Ils délaissent entièrement les cadres internationaux de discussion : l’ONU, l’Union européenne, toutes ces institutions supposément centrales dans la gouvernance contemporaine, et qui auraient toutes raisons de l’être face à une pandémie internationale, semblent simplement muettes, ou inaudibles. Chaque Etat européen décide de ses mesures dans son coin, comme si chacun avait, comme la Grande-Bretagne, fait son exit. La seule institution européenne que l’on entend, c’est la Banque centrale, qui active la planche à billets : lorsqu’il s’agit de la santé des entreprises, la coordination est possible ; mais qu’il s’agisse de la vie des habitants, et alors l’Etat reprend, seul, sa souveraineté la plus absolue.

    L’absence de réponse démocratique au virus

    Dans la gestion de cette crise, on peinerait à distinguer entre les réponses des Etats démocratiques et des régimes autoritaires, venant affaiblir encore un peu plus cette distinction si cruciale pour les dirigeants des démocraties occidentales. Dans les pays qui ont choisi des solutions dures de confinement généralisé, on trouve autant la plus grande puissance autoritaire mondiale, la Chine, que des démocraties européennes, qui plus est dirigées par des gouvernements socio-démocrates ou socio-libéraux : l’Italie, la France, l’Espagne. D’autres pays ont plutôt été, au moins dans un premier temps, dans un laisser-faire complet, comme les grandes démocraties libérales que sont les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, mais aussi des régimes plus autoritaires, comme l’Iran. D’autres pays ont pris des mesures de tests massifs et de quarantaine stricte des malades, des démocraties comme Taiwan et la Corée du Sud, mais aussi la bien moins démocratique Singapour. Les réponses ont été variées, mais enjambent largement les typologies classiques entre régimes. Et une chose est certaine : les démocraties ne se sont pas montrées particulièrement plus efficaces, plus attentives à la santé de leur population, plus honnêtes dans leur communication ou plus soucieuses de la vérité que les régimes autoritaires. Pire : au moment même où Donald Trump ou Boris Johnson semblaient prêts à sacrifier des centaines de milliers de leurs citoyens et mettre en péril la sécurité sanitaire internationale, la Chine prétendait avoir vaincu l’épidémie et envoyait dans le monde entier des experts, des respirateurs et des stocks de masques. C’est un pan central des discours de légitimation des démocraties qui s’effondre. Alors que les démocraties étaient censées se caractériser par un plus grand attachement aux principes à la fois politiques et moraux d’ouverture, de transparence, de solidarité, tout autant que par leur efficacité à prendre soin de leurs citoyens, la pandémie vient révéler qu’il n’en est rien. Dans la crise, les Etats dits démocratiques agissent avant tout comme des Etats, ni pires ni meilleurs que des dictatures, et non comme des démocraties.

    Que voudrait dire, pour des Etats, agir en démocratie face à une pandémie ? Cela nécessiterait, a minima, que les citoyens soient réellement informés des choix possibles, qu’un débat public contradictoire puisse avoir lieu, que le pouvoir puisse être contesté dans ses décisions, voire que les citoyens soient associés au processus[6]. Là est le sens d’une démocratie comme pouvoir du peuple, pouvoir de l’ensemble des citoyens : aucune loi, aucun acte du gouvernement, ne doit être étranger au contrôle des citoyens, et quand c’est possible à leur participation directe. Il ne s’agit bien sûr pas d’éliminer, face à une crise sanitaire, la nécessité de prendre des décisions rapides et scientifiquement fondées : mais le moins que l’on puisse dire est que les dirigeants élus ont été d’une rare incompétence. Il n’est pas dit que le premier venu (ho boulomenos, n’importe qui, cette expression qui venait désigner, à Athènes, un citoyen pris au hasard), correctement informé par des scientifiques, aurait vraiment fait pire. En ce premier sens du mot démocratie, qu’on peut qualifier de politique, la démocratie comme pouvoir de l’ensemble des citoyens, les Etats dits démocratiques n’ont pas affronté la crise en utilisant des moyens démocratiques, mais les moyens, banals, qu’ils ont en commun avec tous les Etats, y compris les plus autoritaires. Par le secret, parfois le mensonge, sans contrôle ni des corps intermédiaires ni des citoyens, en prenant les décisions à quelques-uns, et en utilisant l’urgence bien réelle pour se faire attribuer des pouvoirs démesurés.

    L’Etat contre les pauvres

    Mais l’idée de démocratie comme pouvoir de l’ensemble des citoyens n’épuise pas les sens du mot. Il est un autre ensemble de significations qui donnent au mot un sens social : le demos, le peuple, vient aussi désigner la classe la plus nombreuse, c’est-à-dire les travailleurs, les pauvres, par opposition aux privilégiés, aux riches. Une démocratie est un régime qui agit en faveur des dominés, car il donne le pouvoir à la majorité, mais aussi parce qu’il vise la création d’une société plus égalitaire. Or, de ce point de vue, la gestion du gouvernement français apparaît comme encore plus radicalement anti-démocratique. Alors que les entreprises sont massivement soutenues, que les personnes exerçant un métier d’encadrement sont invitées à faire du télétravail, que les bourgeois des villes ont pu tranquillement s’installer dans leurs résidences secondaires et leurs maisons de famille, le message adressé par le gouvernement aux travailleurs, et en particulier aux ouvriers, a été clair : l’économie doit continuer, et pour cela nous sommes prêts à vous faire prendre tous les risques. La ministre du Travail a osé accuser de « défaitisme » les entreprises du BTP qui voulaient mettre en pause les chantiers non prioritaires. Les transports publics continuent de charrier quotidiennement, sans véritable mesure de protection pour ces mêmes conducteurs qui étaient l’objet du plus bas mépris par le gouvernement il y a quelques semaines, des millions de caissier.es, de travailleur.ses du nettoyage, d’ouvrier.es, de livreur.es, de postier.es, d’éboueur.es, et bien sûr de soignant.es. Les effets des dominations de classe, mais aussi de race (beaucoup de ces métiers voient une surreprésentation de racisé.es) et de genre (les métiers plus féminins du soin sont sursollicités, sans parler du poids de la garde des enfants en l’absence d’école, qui retombe massivement sur les femmes), se trouvent alors démultipliés.

    Le virus n’a que faire de notre classe, de notre race ou de notre genre, mais les modalités de sa gestion par le pouvoir restaure et amplifie l’ensemble des inégalités sociales. Les plus grandes capacités des riches, des hommes, des Blancs, à mobiliser des ressources leur permettant de s’extraire du travail, des transports publics, du soin des enfants ou des aîné.es, des courses dans des supermarchés bondés, tout en continuant à bénéficier du travail des pauvres, des femmes, des racisé.e.s va se transformer, face au virus, en plus grande chance d’échapper à la pandémie. Le seul filet de sécurité égalisateur est alors le service public de la santé, où les cas graves sont traités indépendamment de ces considérations – ce même service public que les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de casser. Mais en dehors de ce maillon essentiel, tout dans la gestion de la crise renforce le poids des structures de domination. C’est visible dans le choix de continuer à mettre les pauvres au travail, mais aussi dans la gestion policière du confinement[7]. Dans les quartiers bourgeois désertés, non seulement les supermarchés restent ouverts, et relativement peu fréquentés, mais la présence policière est quasiment nulle. On croise des joggers, des employé.es de commerces faisant une pause, des SDF, des livreurs attendant une course… Au contraire, les quartiers populaires des grandes agglomérations sont l’objet d’un contrôle policier tatillon, d’autant plus insupportable que c’est là qu’il y a des problèmes d’approvisionnement, de promiscuité dans les marchés et supermarchés et de concentration de la population dans les rues – puisque c’est là que la densité d’habitations est la plus forte, les appartements les plus exigus et la proportion la plus faible de privilégiés pouvant télétravailler ou partir à la campagne. C’est là qu’ont lieu les contrôles, là que vont tomber les amendes, là que vont être prises les images montrant comment l’Etat fait bien régner l’ordre. Car au contrôle policier s’ajoute le mépris de médias relayant avec complaisance des images de bousculades dans ces quartiers, des commentateurs fustigeant l’irresponsabilité des pauvres et bien sûr des gouvernants faisant porter la responsabilité morale du confinement aux gens soi-disant indisciplinés, pour mieux camoufler leur culpabilité directe dans l’étendue de la catastrophe.

    Que restera-t-il des démocraties ?

    Les personnes, certainement majoritaires parmi les dirigeants, qui n’en ont cure de la démocratie et de ses valeurs égalitaires, ne voient peut-être pas le problème. Mais il faut prendre la mesure de ce basculement : le fait que les démocraties auto-proclamées ne se soient pas montrées plus efficaces qu’un régime autoritaire face à l’épidémie fait peser un danger véritable sur l’idée démocratique. Que le président élu des Etats-Unis envoie des centaines de milliers d’Américains au casse-pipe quand le secrétaire général du Parti communiste chinois envoie dans le monde entier experts et matériel, après avoir vaincu l’épidémie dans son pays, cela n’a rien d’anodin. On pourra sourire au retournement bienvenu de l’histoire, voire le saluer, par anti-impérialisme ; ce serait sous-estimer le danger réel que ce retournement fait peser sur la démocratie, non pas comme régime fondé sur l’élection des dirigeants, mais comme idée d’un pouvoir exercé par le peuple et pour le peuple. Le fait que les démocraties aient fait si peu de cas de l’avis des citoyens, comme le fait qu’elles aient si souvent, comme en France, pris des décisions qui mettent en danger les pauvres, les dominés, et protègent les entreprises et les riches, affaiblit encore le sens du mot démocratie. La démocratie, comme idée et comme pratique, a besoin que les gens y participent, y adhèrent, y croient. Et pour cela, il faut que la démocratie ait une substance, bien au-delà de l’élection ponctuelle des gouvernants, surtout quand le niveau de désagrégation des partis politiques permet à des Trump ou des Macron d’arriver au pouvoir. Si un virus suffit à éliminer toute spécificité des régimes démocratiques, toute valeur des principes démocratiques, il n’y a aucune raison que les gens y accordent de l’importance, surtout quand des régimes autoritaires se montrent plus efficaces dans la protection de la santé de leurs sujets. Le coronavirus ne met pas en danger la démocratie ; mais nos dirigeants, face au coronavirus, sont en train de sacrifier la démocratie pour dissimuler leur incompétence et se maintenir au pouvoir. Organiser entre nous la solidarité, se battre pour les services publics est plus que jamais nécessaire[8]. Mais face au danger que représentent nos dirigeants pour nos santés autant que pour l’idée démocratique, ce n’est pas suffisant. Nous ne pouvons remettre ces questions à l’après, à la fin de l’épidémie. Il faut, dès maintenant, rappeler les gouvernants à l’ordre, le seul ordre qui vaille en démocratie : celui du peuple[9].

    [1] Pierre-André Juven, Frédéric Pierru et Fanny Vincent, La casse du siècle : A propos des réformes de l’hôpital public, Raisons d’agir, 2019. Frédéric Lordon, « Coronakrach », 11 mars 2020. Auriane Guilbaud, « Il n’est pas possible d’embaucher des milliers de soignants en un claquement de doigts », Le Monde, 13 mars 2020.

    [2] Je me permets de renvoyer ici au livre Démocratie, paru en février 2020 chez Anamosa.

    [3] https://universiteouverte.org/2020/03/19/5-milliards-des-effets-dannonce-mais-toujours-pas-de-moyens-pour-

    [4] Rémi Lefebvre, Nicolas Bué et Fabien Desage, « Le premier tour des municipales n’a pas eu lieu », Libération, 18 mars 2020. Laurent Le Gall, « Le coronavirus révélateur d’une démocratie grippée », Libération, 19 mars 2020.

    [5] Même si les services publics ne sont en fait pas une émanation de l’Etat, mais bien du public qu’ils servent, comme le rappellent Pierre Dardot et Christian Laval, « L’épreuve politique de la pandémie », Médiapart, 19 mars 2020

    [6] Yves Sintomer, « Face au coronavirus, les politiques n’ont pas eu le cran de poser le débat », Le Monde, 18 mars 2020

    [7] Sur les liens entre gestion policière de l’épidémie et contrôle social, voir « Contagion sociale Guerre de classe microbiologique en Chine », Chuang, février 2020, traduit par Des nouvelles du front

    [8] Michèle Riot-Sarcey et Jean-Louis Laville, « Le monde d’après-demain », Libération, 17 mars 2020. « Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité ! »

    [9] Merci à Aurélien Angel, Elisabeth Callot et Célia Keren pour leurs commentaires sur une première version de ce texte.

    https://samuelhayat.wordpress.com/2020/03/23/la-democratie-a-lepreuve-du-coronavirus

    #épidémie #service_public #production_industrielle #santé #autoritarisme #promesses_démocratiques #pandémie #Etat #banque_centrale #légitimité #échelles_géographiques #géographie_politique #incompétence #secret #mensonge #urgence #inégalités #travail #économie #classes_sociales #ouvriers #télétravail #BTP #transports_publics #domination #effets_de_domination #genre #inégalités_sociales #structures_de_domination #police #présence_policière #quartiers_populaires #amendes #contrôle_policier #responsabilité #irresponsabilité #culpabilité #mise_en_danger #incompétence #dictature #totalitarisme

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    Petite citation choisie pour @davduf :

    Mais en dehors de ce maillon essentiel, tout dans la gestion de la crise renforce le poids des structures de domination. C’est visible dans le choix de continuer à mettre les pauvres au travail, mais aussi dans la gestion policière du confinement[7]. Dans les quartiers bourgeois désertés, non seulement les supermarchés restent ouverts, et relativement peu fréquentés, mais la présence policière est quasiment nulle. On croise des joggers, des employé.es de commerces faisant une pause, des SDF, des livreurs attendant une course… Au contraire, les quartiers populaires des grandes agglomérations sont l’objet d’un contrôle policier tatillon, d’autant plus insupportable que c’est là qu’il y a des problèmes d’approvisionnement, de promiscuité dans les marchés et supermarchés et de concentration de la population dans les rues – puisque c’est là que la densité d’habitations est la plus forte, les appartements les plus exigus et la proportion la plus faible de privilégiés pouvant télétravailler ou partir à la campagne. C’est là qu’ont lieu les contrôles, là que vont tomber les amendes, là que vont être prises les images montrant comment l’Etat fait bien régner l’ordre. Car au contrôle policier s’ajoute le mépris de médias relayant avec complaisance des images de bousculades dans ces quartiers, des commentateurs fustigeant l’irresponsabilité des pauvres et bien sûr des gouvernants faisant porter la responsabilité morale du confinement aux gens soi-disant indisciplinés, pour mieux camoufler leur culpabilité directe dans l’étendue de la catastrophe.

  • Coronavirus : les compagnies aériennes font voler leurs avions à vide pour garder leurs créneaux
    https://www.bastamag.net/coronavirus-COVID19-compagnies-aeriennes-vol-avions-vide-aberration-defi-c

    Avec l’épidémie de coronavirus, de nombreux avions volent à vide. Pourquoi ces vols ne sont-ils pas supprimés ? Pourquoi continuer à brûler des milliers de litres de kérosène pour des passagers fantômes ? Les compagnies aériennes renvoient la responsabilité à un règlement européen de 1993 concernant les « slots » ou créneaux horaires. Chaque compagnie aérienne a des créneaux pour ses vols. Ceux ci sont rediscutés tous les six mois, en novembre et juin, en suivant une règle, « use it or lose it » (utilisé ou (...) En bref

    / Pollutions , #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Transports

    #Pollutions_

  • Le #luxembourg devient le premier pays au monde à offrir la gratuité des #Transports_publics
    http://carfree.fr/index.php/2020/03/02/le-luxembourg-devient-le-premier-pays-au-monde-a-offrir-la-gratuite-des-tran

    Le Luxembourg est fier d’être le premier pays au monde à offrir la gratuité des transports publics à tous les usagers sur l’ensemble de son territoire. Depuis le 1er mars Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Gratuité_des_transports_en_commun #transports_collectifs_urbains #transports_en_commun

  • Quand des citoyens se soulèvent face à l’industrie automobile et ses pollutions
    https://www.bastamag.net/Tout-voiture-velo-dieselgate-pistes-cyclables-pollution-morts-prematures-B

    Le règne de l’industrie automobile en Allemagne arrive-t-il à sa fin ? Déjà secouée par le scandale du « dieselgate », la toute-puissance de BMW et de Volkswagen vacille face à la volonté de nombreux citoyens de libérer les villes de la pollution automobile. « La voiture allemande est très importante pour les habitants de la République fédérale », écrivait l’hebdomadaire Die Zeit en début d’année 2019. « Synonyme de qualité, de fiabilité, de force exportatrice et de puissance économique l’automobile symbolise (...) #Inventer

    / A la une, #Europe, #Enquêtes, Pollutions , #Transports

    #Pollutions_

  • #handicap #transports
    Les réseaux sociaux, ça sert aussi à ça…

    ... Karine Peret... :
    ..." Aventure du jour, loin d’être anecdotique, à partager, mais allez-y hein, faites tourner car c’est révoltant.
    Marseille. Jeudi 20 février, 15h, avenue du Prado, ligne du bus 19 en direction de Castellane . A un des arrêts, une jeune femme en fauteuil roulant qui attend sur le marquage au sol qui lui est dedié. Le chauffeur du bus, la cinquantaine et qui ne répond pas au bonjour, s’arrête plus loin. La jeune femme se déplace pour être en face de la porte du milieu (c’est un gros bus) et le chauffeur tarde à ouvrir. De l’extérieur, une dame remonte lui dire à la porte avant qu’un fauteuil attend pour monter, qu’il doit ouvrir et sortir la passerelle. Il marmonne un « je la prends pas » à peine audible. Mais ouvre la porte car des gens veulent descendre. S’ensuit un bordel pas possible, des personnes cherchant à aider la jeune femme à monter son fauteuil. SANS PASSERELLE SORTIE. Je demande au chauffeur de sortir la passerelle. Il me regarde ds son rétro, fait genre de pas m’entendre. Je réitère, plus fort. Réponse : y a pas de passerelle (ce qui est bien évidemment faux car tous les bus récents comme celui ci en sont équipés). Devant tant de « bonne volonté » certains usagers du bus essaient de monter le fauteuil, puis finalement des personnes SORTENT LA JEUNE FEMME DE SON FAUTEUIL tant bien que mal, la maintiennent quelques secondes le temps pour d’autres de monter le fauteuil, aidés par une jeune fille sur le trottoir qui le pousse, et sur laquelle le chauffeur agacé, pressé, referme les portes sans sommation.. Cris, réouverture des portes, dépôt du fauteuil, on aide la jeune femme à se rassoir...Terminus Castellane, 15h08, les gens descendent, deux personnes restent avec la jeune femme au fauteuil pour l’aider à descendre, d’autres attendent à l’extérieur du bus, espérant voir la planchette sortir cette fois. Je redemande au chauffeur de sortir la passerelle, et ce poliment, il me claque la porte avant au bec. Je décide donc de photographier l’avant du bus avec le numéro, il ouvre sa porte, commence à me menacer de casser mon téléphone, mais je continue, et dans la foulée je prends aussi sa gueule en photo. Une autre dame le prend à partie en lui faisant remarquer que maintenant la porte du milieu est fermée avec la jeune femme sur le fauteuil toujours dans le bus... Il l’insulte. Casse toi, ta gueule... On doit filer avec les minottes, je décide de faire un signalement à la rtm, par email, mais je souhaiterais voir plus loin.
    C’est une attitude proprement SCANDALEUSE de la part de ce chauffeur, refuser au départ de la prendre alors qu’elle est sur l’emplacement RÉSERVÉ sur le trottoir, indigne de parler grossièrement comme il l’a fait, elle a été soulevée comme un sac par des inconnus, ça aurait pu occasionner une chute, une blessure (certes ils étaient bien intentionnés hein mais c’est risqué) mais en théorie elle aurait dû pouvoir monter dans ce putain de bus sans être ballottée de la sorte, c’est indigne.
    Si qqun sait comment faire remonter ça vachement haut, je prends.
    Usagers de la RTM - Marseille
    #rtm
    Mise à jour :
    Il semblerait que l’info remonte et qu’il y aura une enquête.
    À voir pour la suite.
    J’aurais bien voulu que la jeune femme en fauteuil se manifeste. J’espère qu’elle aura l’occasion de lire ce post et qu’elle contactera elle aussi la rtm.
    Merci à tous au passage, ça permet de voir qu’il reste encore quelques personnes que ça fait réagir.
    Alors, UPDATE à 15h :
    Le Directeur du marketing rtm me confirme qu’une enquête est en cours, qu’il y aura visionnage des vidéos du bus et donc sûrement des sanctions.
    Et c’est tant mieux.
    Le reste se fera en interne.
    Merci pour vos partages qui ont certainement contribué à cette réactivité des services concernés. "
    MERCI Karine Peret.

    https://www.facebook.com/helene.venturagagnepain/posts/3277172545644680

  • La « tournant écologique » du quinquennat de Macron
    http://carfree.fr/index.php/2020/02/21/la-tournant-ecologique-du-quinquennat-de-macron

    Attention, c’est du lourd. Une fois de plus, Macron va sauver la planète, épisode 227… Dans un entretien exclusif au journal DNA le 12 février 2020, le président de la Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Transports_publics #Vélo #avions #écologie #Emmanuel_Macron #intermodalité #marche #mobilité #politique

  • L’Observatoire des villes du transport gratuit
    http://carfree.fr/index.php/2020/02/19/lobservatoire-des-villes-du-transport-gratuit

    En France, la gratuité des #Transports_publics a jusqu’à présent été peu étudiée par la communauté scientifique. Si bien que les débats sur le sujet ont encore trop souvent tendance Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Ressources #dunkerque #Gratuité_des_transports_en_commun #internet #transports_en_commun #ville

  • « Arrêtez de taper sur l’avion », la tribune de 93 élus de tous bords
    https://www.lejdd.fr/Politique/arretez-de-taper-sur-lavion-la-tribune-de-93-elus-de-tous-bords-3906012

    Halte au « flygskam » ! Ce mouvement, né en Suède et qui essaime partout dans le monde, incite à renoncer à l’avion pour des raisons écologiques. Et ça ne plaît pas à 93 députés et sénateurs français de tous bords qui disent « assister, interloqués, à une multiplication des attaques contre l’avion », notamment au Parlement. Dans une tribune publiée par le JDD, ils décrivent l’avion comme « une nécessité vitale » et « le seul moyen pour certains de nos territoires de leur éviter un isolement mortifère ».

    #climat #énergie #avion #transports

  • Missing the Bus - 99% Invisible
    https://99percentinvisible.org/episode/missing-the-bus

    If you heard that there was a piece of technology that could do away with traffic jams, make cities more equitable, and help us solve climate change, you might think about driverless cars, or hyperloops or any of the other new transportation technologies that get lots of hype these days. But there is a much older, much less sexy piece of machinery that could be the key to making our cities more sustainable, more liveable, and more fair: the humble bus. Steven Higashide is a transit expert, bus champion, and author of a new book called Better Buses Better Cities. And the central thesis of the book is that buses have the power to remake our cities for the better. But he says that if we want the bus to reach its potential, we’re going to have to make the experience riding one, a lot more pleasant.

    Excellent podcast sur les #transports_en_commun et le #bus notamment.
    #inégalité #mobilité #audio

  • Les patrons des #Transports_publics en campagne électorale contre la gratuité
    http://carfree.fr/index.php/2020/02/07/les-patrons-des-transports-publics-en-campagne-electorale-contre-la-gratuite

    L’UTP (Union des Transports Publics) est une organisation patronale membre du MEDEF par l’intermédiaire du GITL, le Groupement Interprofessionnel du Transport et de la Logistique. Elle vient de publier une Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #2020 #bus #élections #Gratuité_des_transports_en_commun #lobby #transports_en_commun

  • Catastrophe ferroviaire au Cameroun : la mystérieuse disparition d’un rapport défavorable au groupe Bolloré
    https://www.bastamag.net/Catastrophe-ferroviaire-Cameroun-Camrail-Bollore-disparition-rapport

    Au Cameroun, l’accident d’un train affrété par une filiale du groupe Bolloré, qui avait fait 79 morts en octobre 2016, suscite toujours des questions. Un rapport d’expertise sur les causes de cette catastrophe ferroviaire n’a jamais été transmis à la justice. Trois ans après les faits, le tragique accident d’un train de Camrail continue de susciter des questions au Cameroun. Fin 2018, le tribunal a jugé « pénalement responsable » la compagnie de chemin de fer – une entreprise contrôlée à 77,4 % par le (...) #Décrypter

    / A la une, #Afrique, #Multinationales, #Transports, #Enquêtes

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/2019_10_09_lettre_au_ministre_des_affaires_e_trange_res.pdf
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/2019_10_09_lettre_ouverte_au_pre_sident_paul_biya.docx_1_.pdf

  • Inauguration de « la plus petite voie de #bus en site propre du monde » à #biarritz
    http://carfree.fr/index.php/2020/01/31/inauguration-de-la-plus-petite-voie-de-bus-en-site-propre-du-monde-a-biarrit

    Monsieur Michel Veunac, maire de Biarritz, Monsieur Eki Séleplufaur du Guiness World Records et Madame Christelle Manverte du Grenelle De l’Environnement ont l’honneur de vous inviter à l’inauguration de la Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #actions #humour #TCSP #transports_en_commun

  • Cahot sonore dans les transports en communs lyonnais | Grabuge
    https://rebellyon.info/Cahot-sonore-dans-les-transports-en-21441

    Grabuge était sur Canut le 26 novembre 2019 pour une émission décousue dans les transports en commun lyonnais. Le collectif d’écriture lyonnais Grabuge a réalisé sa première émission de radio tirée d’un fanzine, lui-même fruit d’un an d’ateliers d’écriture fictionnelle, de formations à l’entretien, de réalisations collectives d’illustration et d’édition échevelé. Durée : 46 min. Source : Radio Canut via Rebellyon

    https://rebellyon.info/IMG/mp3/grabuge_radio.mp3

  • Finlande : le peuple des Samis se bat contre une ligne ferroviaire vers l’Arctique
    https://reporterre.net/Finlande-le-peuple-des-Samis-se-bat-contre-une-ligne-ferroviaire-vers-l

    Les Samis sont inquiets. Une ligne ferroviaire pour relier la Finlande à l’océan via la Norvège est dans les cartons... De quoi entraver la libre circulation des rennes, dont l’élevage est crucial pour cette population indigène, et faciliter la création de nouvelles exploitations minières.


    #Samis #élevage #nomadisme #énergies_fossiles #extraction

  • Visualizing mobility data : the scalability challenge
    https://medium.com/teralytics/visualizing-mobility-data-the-scalability-challenge-2575fe819702

    Understanding mobility patterns is important for urban and transportation planning, as well as for development of smart city initiatives. It’s also relevant for migration studies, epidemiology, ecology and disaster response. At our company, Teralytics, we help transportation planners and mobility providers meet people’s ever-changing travel needs, and we use exploratory visualization tools to bring to life our mobility insights.

    #cartographie #visualisation #statistiques #données #mobilité #transports #circulation

  • Éloge de la gratuité
    http://carfree.fr/index.php/2019/12/18/eloge-de-la-gratuite

    Le projet de revenu universel suscite l’enthousiasme de certains, dans leur immense majorité animés par un souci d’équité et de générosité. Mais leur ambition repose-t-elle sur des fondations solides dès Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #capitalisme #économie #Gratuité_des_transports_en_commun #société

    • La croissance de la productivité s’établissant à un niveau historiquement faible depuis la fin de la seconde guerre mondiale, on pourrait au contraire conclure que les humains n’en ont pas fini avec le labeur. Ne vaudrait-il pas mieux asseoir sa réflexion sur l’identification d’une autre crise : celle de la marchandisation ?

      Le capitalisme, dont la vocation consiste à transformer le monde en marchandises, ne peut poursuivre ce processus sans menacer l’humanité d’un effondrement à la fois financier, social, politique et écologique. Prendre acte de cette situation conduit à prôner un autre type de revenu d’existence, démonétarisé. En d’autres termes : la gratuité, dont il s’agirait de défendre l’extension, car elle n’a jamais totalement disparu. Revenu universel ou gratuité, ainsi se résume le dilemme : vaut-il mieux donner de l’argent aux citoyens ou leur fournir des services gratuits ?

      Même les meilleurs projets de revenu universel ne parcourent que la moitié du chemin : d’une part, rien ne garantit que les sommes allouées soient utilisées pour des produits à valeur écologique, sociale, démocratique ; de l’autre, le dispositif maintient la société dans une logique de définition individuelle des besoins. Bref, de société de consommation.

      #revenu_garanti

      L’enjeu est bien de multiplier des îlots de gratuité dans l’espoir qu’ils forment demain des archipels et après-demain des continents.

      Robinsonnade ?

      Il n’existe pas de définition scientifique, et encore moins moraliste, de ce que serait le bon ou le mauvais usage des biens communs. Il reviendra donc aux citoyens — c’est-à-dire aux processus politiques — de définir ce qui doit être gratuit, renchéri, voire interdit. Loin d’engendrer le gaspillage, comme le clame la fable de la « tragédie des biens communs » de Garrett Hardin (3), la gratuité contribue à responsabiliser les ponctions réalisées sur l’environnement.

      Et comme on est en démocratie, ça va bien se passer !

      Les médiathèques attireraient de nouveaux lecteurs, mais en modifiant les comportements, avec beaucoup moins d’emprunts par carte puisqu’on sortirait de la logique de la consommation dans laquelle chacun en veut pour son argent et emprunte le maximum.

      Première fois que je lis ça : dans les bibliothèques, les lecteurs empruntent inconsidérément parce que c’est payant ? Heureusement, avec la gratuité, ils auront le temps de lire les livres qui leur ont fait de l’œil !

      En tout cas, je signe, c’est moins pire que ce qu’on a. De là à ce que ça me fasse rêver...

    • Première fois que je lis ça : dans les bibliothèques, les lecteurs empruntent inconsidérément parce que c’est payant ?

      moi aussi @antonin1
      ici, à Rennes et alentour, les médiathèques sont gratuite pour les personnes à bas revenu. Pour emprunter à la biblio centrale ( chps libre ) il faut aussi s’inscrire dans une autre biblio de la métropole.
      Si bien que toutes les 6 semaines je me retrouve avec 24 documents, livre, revue, BD, CD, jamais de DVD. Pour une bonne moitié, voire 3/4 ce sont des CD que j’écoute parfois qu’une seule fois et encore des fois même pas entièrement. Certains livres non plus, mais l’avantage d’une médiathèque c’est que tu peux emprunter ces livres autant de fois que tu veux.

  • Une grève par la gratuité des #Transports est-elle possible ?
    https://www.bastamag.net/greve-gratuite-des-transports-SNCF-navigo-vacances-de-Noel-treve-opinion

    Le syndicat Sud Rail a proposé de mener la grève en rendant les trains gratuits. Mais face au refus de la direction de la SNCF, les sanctions contre ce type de grève pourraient être lourdes. « Bloquer les trains [à Noël] n’est pas à la hauteur de l’histoire des cheminots », a martelé le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire. Alors que les vacances de fin d’année se profilent, le gouvernement tente de faire basculer l’opinion publique contre le mouvement de grève face à la réforme des #Retraites. C’est (...) En bref

    / Transports, Retraites, #Luttes_sociales, #Syndicalisme

  • À la SNCF, la sous-traitance coûte très cher, y compris en termes de sécurité
    https://www.bastamag.net/SNCF-cheminots-greve-reforme-retraite-sous-traitance-securite-ferroviaire

    Pour réduire sa masse salariale, la SNCF multiplie le recours à la sous-traitance. Et ce sont les grandes multinationales privées du BTP – Eiffage, Bouygues et Vinci en tête – qui raflent le gros des contrats. « Une piste intéressante, qui doit permettre de réduire les coûts de l’entreprise. » C’est ainsi que les sages de la Cour des comptes décrivent la sous-traitance dans leur rapport publié le 11 novembre dernier, et qui étrille le statut des cheminots. Mais quel est le bilan exact de cette (...) #Décrypter

    / #Conditions_de_travail, #Transports, #Syndicalisme, A la une

  • Billets gratuits à volonté, retraite à 52 ans, faible productivité : ces clichés qui abîment l’image des cheminots
    https://www.bastamag.net/cheminots-SNCF-greve-5decembre-retraites-medias-cliches-billets-gratuits

    Les cheminots et leurs syndicats sont au centre du bras de fer qui s’engagent sur la réforme des retraites. Une position qui leur attire nombre de commentaires médisants et autres persiflages politico-médiatiques. On connaissait la rumeur de la « prime charbon », dont bénéficiaient les cheminots, mais supprimée il y a un demi-siècle avec la disparition des locomotives à vapeur. Avec le mouvement social qui débute ce 5 décembre, on peut s’attendre à une multitude de commentaires médiatiques plus ou (...) #Décrypter

    / #Luttes_sociales, #Conditions_de_travail, #Services_publics, #Transports, A la une

  • Putains de camions : Les dégâts du transport routier - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=AYA6aNNNzAI

    Super intéressant mais quand il est question des véhicules électriques et qu’on ne rappelle pas que c’est aussi une énergie polluante... Enfin, les meilleurs cars électriques, ça s’appelle des trains, c’est plus confortable et plus sûr ! La question est abordée mais pas pour les passagers alors que là le rail est plus rapide (alors que sur le fret il est plus lent).

    Et les interviews au volant avec les conducteurs, grande classe aussi.
    #transports #camion #autoroute #socialisation_des_externalités_négatives #diesel #vidéo