• Réfugiés : #violences et #chaos dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine
    Traduit et adapté par Manon Rumiz (Article original : https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Migranti-caos-Bosnia-204594)

    Squats démantelés, familles déportées et laissées sans aide au bord de la route, violentes manifestations anti-migrants.... Dans le canton d’Una-Sana (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine), la situation des réfugiés devient toujours plus dramatique.

    « C’est le chaos. » Voilà comment Silvia Maraone, qui coordonne les activités de l’ONG italienne Ipsia (https://www.facebook.com/IPSIA.BIH) à #Bihać, résume la situation actuelle dans le canton d’#Una_Sana, explosive depuis le milieu de l’été. « Les conditions imposées par le gouvernement local n’offrent plus de répit à personne. Même les familles, les femmes et les enfants n’ont plus accès aux #camps officiels. Quant aux transports en commun, ils sont désormais interdits aux réfugiés, ce qui permet aux trafiquants de faire des affaires encore plus lucratives. »

    Dans le même temps, la police expulse les #squats et tous les #camps_informels, renvoyant les réfugiés hors des frontières du canton. La population locale, de son côté, manifeste ouvertement son hostilité face à la présence massive de candidats à l’exil. Les agressions verbales et physiques se multiplient, ainsi que les attaques contre les volontaires.

    “Le canton d’Una Sana est plus que jamais le #cul-de-sac de la route des Balkans.”

    Du fait de la #pandémie et de la proclamation de l’#état_d’urgence, la situation s’est encore détériorée depuis le printemps. Les camps officiels, déjà pleins, n’accueillent plus de nouveaux entrants alors mêmes que les arrivées ont repris depuis la réouverture des frontières au mois de juin. Le canton d’Una Sana est plus que jamais le cul-de-sac de la route des Balkans, d’autant qu’à l’ouest, le jeu de domino entre les polices italienne, slovène et croate se poursuit, aboutissant au #refoulement des migrants interceptés dans cette zone frontalière de l’Union européenne.

    La seule réponse apportée par les autorités locales a été l’ouverture, en avril, d’un « #camp_d’urgence » à Lipa, entre Bihać et #Bosanski_Petrovac, dont le millier places a vite été rempli. Les squats se sont donc multipliés dans les #friches_industrielles et dans les bois. De toute façon, les migrants ne souhaitent pas rester ici et le « #game » continue : chaque jour, ils sont des centaines à tenter de déjouer la surveillance de la frontière croate avec l’espoir de ne pas être arrêté avant d’avoir atteint l’Italie.

    Le début du « chaos » qu’évoque Silvia Maraone remonte à la mi-juillet, avec l’expulsion du camp de fortune qui s’était créé à l’entrée de #Velika_Kladuša, près du camp officiel de #Miral, le long de la rivière #Kladušnica. Officiellement, l’opération a été déclenchée à cause des plaintes répétées des riverains. Début août, la police est revenue pour chasser les migrants qui avaient reconstitué un nouveau camp.

    « #Milices_citoyennes »

    Quelques jours plus tard, le maire de Bihać, #Šuhret_Fazlić, déclarait que la situation était aussi devenue insoutenable dans sa commune. « Cela n’a jamais été pire qu’aujourd’hui. Chaque jour, nous assistons à l’arrivée d’un flux incontrôlé de migrants. Il y en a déjà des milliers qui campent un peu partout. Une fois de plus, on nous laisse seuls », avant de conclure, menaçant : « Nous sommes prêts à prendre des mesures radicales ». Ce n’est pas la première fois que le maire de Bihać tire la sonnette d’alarme. Début 2018, au tout début de la crise, l’édile déplorait déjà le manque de soutien des autorités de la Fédération, l’entité croato-bosniaque dont dépend le canton, et nationales. À l’automne 2019, Silvia Maraone s’inquiétait aussi : « La situation ne fera qu’empirer dans les mois qui viennent si de nouveaux camps officiels ne sont pas ouverts d’urgence ».

    Selon les chiffres officiels, plus de 80% des réfugiés présents sur le sol bosnien se concentreraient dans le seul canton d’Una Sana. « Il sont plus de 5000, dont à peine la moitié hébergés dans des centres d’accueil officiels. Les autres dorment dans des bâtiments détruits ou dans les bois en attendant de tenter le game », poursuit Silvia Maraone. Ces dernières semaines, la population de Velika Kladuša a organisé des manifestations hebdomadaires contre la présence de migrants. Organisées sur les réseaux sociaux, ces rassemblements réunissent des habitants venus de tout le canton.

    Pire, des #milices citoyennes ont commencé à se mettre en place pour refouler les migrants. « Dans certains groupes Facebook, des membres signalent les plaques des véhicules qui transportent des migrants », observe Silvia Maraone. « Des routes ont même été bloquées, des pierres et des bâtons jetés sur les véhicules. » Ce n’est pas tout. « Des citoyens ont attaqué des migrants en pleine rue, tandis que les volontaires leur venant en aide se sont faits dénoncer à la police. » Le 17 août, les forces de l’ordre ont dû intervenir à Velika Kladuša où des dizaines de riverains s’étaient massés et avaient attaqué un bus où se trouvaient des migrants.

    Pour justifier de telles actions coup de poing, on trouve la rhétorique habituelle de l’extrême-droite complotiste : la prétendue violence de ces migrants et la menace qu’ils feraient peser pour la sécurité de la population locale. Des arguments balayés par les statistiques officielles, mais qui font mouche auprès de Bosniens fatigués par des décennies de divisions, de corruption et de misère.

    Deux jours après la violente manifestation du 17 août à Velika Kladuša, la cellule de crise du canton d’Una-Sana a décrété des mesures très dures : l’évacuation de tous les migrants vivant hors des structures d’accueil officielles, perquisition dans tous les lieux privés offrants des services aux migrants, interdiction de quitter les camps officiels, d’utiliser les transports en commun et d’entrer dans le canton pour tous les migrants. Des postes de contrôle ont aussi été mis en place sur les routes d’accès au canton.

    “Ils ont tout brûlé, vêtements, téléphones portables, sacs à dos. Ils nous ont frappés avec des matraques.”

    « Les personnes expulsées des squats n’ont pas toutes pu être accueillies au camp de #Lipa et ont été refoulées en #Republika_Srpska (l’autre entité de Bosnie-Herzégovine) », dénonce Silvia Maraone. « Même les familles avec enfants sont abandonnées sans aucune aide. » Ces restrictions à la #liberté_de_mouvement violent les #droits_humains fondamentaux, comme l’a dénoncé Amnesty International dans un communiqué, le 25 août. Le réseau Transbalkanska Solidarnost (https://transbalkanskasolidarnost.home.blog) demande aux autorités locales et aux organisations internationales de « mettre fin à la politique du silence », de condamner publiquement ces pratiques illégales, de poursuivre les responsables et d’assurer un accueil digne et sûr aux migrants.

    Transbalkanska Solidarnost a recueilli plusieurs #témoignages sur ces expulsions, dont celles de l’ONG No Name Kitchen à Bosanska Otoka. « Nous dormions dans une ancienne usine abandonnée près de Bihać quand la police est arrivée. Il devait y avoir 20 ou 25 policiers. Ils ont tout brûlé, vêtements, téléphones portables, sacs à dos. Ils nous ont frappés avec des matraques, puis nous ont expulsés ici où nous sommes sans nourriture, sans rien. Je me suis échappé d’Afghanistan pour me sauver et là je retrouve cette violence... Pourquoi ?! », se désole A., 16 ans. Selon les chiffres des associations, plus de 500 réfugiés se sont retrouvés bloqués sur la ligne de démarcation entre les deux entités bosniennes, personne ne voulant les prendre en charge.

    Malgré les menaces qui se font toujours plus fortes, les réseaux de #volontaires continuent de venir en aide aux migrants : distribution de produits de première nécessité, de vêtements et signalement des violences et des violations des droits. « Ce n’est pas facile », reconnaît Silvia Maraone. « Tout le monde vous regarde mal et ceux que vous aidez sont détestés… Nous restons prudents. » Son ONG, Ipsia ; intervient toujours dans le camp de Bira, géré par l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM) où elle gère le Café social et prépare un projet plus vaste, soutenu par des fonds européens, pour développer des activités, hors des camps, visant à améliorer les relations entre migrants et population locale. Il y a urgence. « Jamais le bras-de-fer avec le reste de la Bosnie n’a été aussi tendu. »

    https://www.courrierdesbalkans.fr/refugies-chaos-dans-le-nord-ouest-de-la-bosnie-herzegovine

    #asile #migrations #réfugiés #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #Balkans #route_des_Balkans #camps_de_réfugiés #campements #IOM #extrême_droite #solidarité

    –-> « Quant aux transports en commun, ils sont désormais interdits aux réfugiés, ce qui permet aux trafiquants de faire des affaires encore plus lucratives »
    #ségrégation #transports_publics #transports_en_commun #apartheid

    –-> « l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM) gère le Café social et prépare un projet plus vaste, soutenu par des fonds européens, pour développer des activités, hors des camps, visant à améliorer les relations entre migrants et population locale. Il y a urgence. »
    En fait, ce qu’il faudrait faire c’est ouvrir les frontières et laisser ces personnes bloquées en Bosnie, où elles n’ont aucune intention de rester, de partir...

    ping @karine4 @isskein

  • Paroles… Paroles…
    http://carfree.fr/index.php/2020/08/04/paroles-paroles

    Avec Jean Castex, le nouveau premier ministre, et Barbara Pompili, nouvelle ministre de l’environnement, on va voir ce qu’on va voir en matière de #fret ferroviaire. Le fret ferroviaire est Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #bayonne #Belgique #calais #camions #cherbourg #espagne #marchandises #perpignan #rungis #sète #sncf #Suisse #trains #transport #transports_en_commun

  • Terrestrial Revolutionary Aircraft International Network
    http://carfree.fr/index.php/2020/06/10/terrestrial-revolutionary-aircraft-international-network

    Nouvelle pluie de milliards en perspective pour l’industrie aéronautique avec l’inénarrable #bruno_le_maire qui annonce un « plan de soutien » à la filière de 15 milliards d’euros et, dans l’euphorie, Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #art #avions #carbone #CO2 #critique #humour #industrie #innovations #trains #transports_en_commun

  • Après la pandémie : La gratuité des #Transports_publics, un outil pour construire un monde plus solidaire et plus soutenable
    http://carfree.fr/index.php/2020/06/02/apres-la-pandemie-la-gratuite-des-transports-publics-un-outil-pour-construir

    Nous sommes entrés dans un grand moment de déstabilisation, où les crises se superposent et s’amplifient : #crise environnementale, crise sanitaire, crise sociale et économique, crise alimentaire. 1. La santé : Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Argumentaires #climat #économie #france #Gratuité_des_transports_en_commun #grenoble #pollution #santé #société #transports_en_commun

  • A la veille du déconfinement, des projections épidémiologiques globalement pessimistes, Paul Benkimoun, Chloé Hecketsweiler
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/07/a-la-veille-du-deconfinement-des-projections-epidemiologiques-globalement-pe


    Désinfection d’une salle de classe du groupe scolaire des Peupliers à Beaune (Côte-d’Or), le 6 mai. JEFF PACHOUD / AFP

    Selon différentes modélisations, la stratégie du gouvernement est insuffisante pour endiguer une seconde vague de l’épidémie. Elle pourrait frapper de plein fouet des hôpitaux fragilisés par deux mois de lutte contre le Covid-19.

    A quelques jours du déconfinement, la France est-elle aussi à la veille d’un rebond épidémique ? « Trop de relâchement et d’insouciance, et c’est une deuxième vague qui menace ; trop d’immobilisme et d’angoisse, et c’est l’asphyxie collective. Tel est le chemin de crête sur lequel nous devons avancer : chaque versant est un à-pic vertigineux » , a résumé le premier ministre, Edouard Philippe, auditionné le 4 mai au Sénat.
    Partant de ce constat, plusieurs stratégies sont possibles, mais celle en demi-teinte présentée par le gouvernement est loin de faire l’unanimité parmi les épidémiologistes.

    Premier écueil en vue : l’absence de mesures de protection renforcées pour les personnes les plus vulnérables. Dans une étude mise en ligne mercredi 6 mai, les modélisateurs de Public Health Expertise estiment qu’il sera impossible d’éviter une seconde vague si cette population est de nouveau exposée au virus.

    Les auteurs prennent pour hypothèse un scénario proche de celui esquissé par le président de la République dans son allocution du 13 avril avec une réouverture des écoles et un retour au travail pour le plus grand nombre. Dans leurs différents scénarios, la circulation du virus est en partie contrôlée par la mise en quarantaine des personnes infectées et le dépistage de leurs contacts. Leur objectif est d’évaluer l’impact de deux autres mesures de contrôle : le port obligatoire du masque et la réduction des contacts dans la vie quotidienne (la « distanciation sociale »).

    Protéger la population « vulnérable »

    Pour cela, leur modèle « recrée » la circulation du virus au sein d’une population fictive de 500 000 personnes avec la possibilité d’ajuster des dizaines de paramètres selon les hypothèses retenues. Résultat : même si le port de masques et la distanciation sociale permettent de réduire de 75 % le risque de contamination, le nombre de cas graves serait tel que les capacités d’hospitalisation en réanimation seraient débordées dès la fin du mois de juillet (14 000 lits au total dont les trois-quarts réservés aux patients Covid). « Dans ce scénario, un nouveau confinement serait inévitable » , estime Nicolas Hoertel, psychiatre et modélisateur à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), coauteur de l’étude.

    Pour l’éviter, l’étude suggère des mesures additionnelles pour protéger la population « vulnérable », celle qui risque le plus d’être hospitalisée en réanimation et de décéder : les personnes âgées de plus de 65 ans, ou présentant des facteurs de risque (diabète, hypertension, maladie pulmonaire, obésité). Sans prolonger leur confinement, elles seraient encouragées à limiter au strict minimum leurs contacts et leurs sorties jusqu’à la fin de l’année. Dans ce scénario, la mortalité globale diminuerait de 85 % avec 33 000 décès entre mai et décembre contre 217 000 dans le scénario le plus pessimiste, qui ne prévoit ni port du masque ni distanciation sociale.

    A la fin de cette vague, le nombre de personnes infectées – en majorité les moins susceptibles de développer des formes sévères de Covid – serait suffisant pour atteindre l’immunité de groupe. « Il ne s’agit pas d’exposer une partie de la population plutôt qu’une autre mais de tenir compte du déséquilibre de risque entre elles » , souligne Nicolas Hoertel. « La question, qui devrait faire l’objet d’un débat de société, est : comment protéger de façon humaine une population vulnérable, essentiellement âgée » , ajoute le médecin.

    Autre modélisation, celle réalisée par l’équipe de Vittoria Colizza (Inserm) et Pierre-Yves Boëlle (Sorbonne Université). Elle reprend le modèle utilisé pour estimer l’impact du confinement sur le système de soins en Ile-de-France, en l’actualisant avec des données sur les admissions en réanimation jusqu’au 28 avril. « Cela donne une idée de ce à quoi nous pouvons nous attendre pour le 11 mai et après en Ile-de-France, là où l’épidémie est la plus forte » , explique Vittoria Colizza.

    « Une seconde vague plus intense que la première »

    La question de la réouverture des écoles est ici centrale. Bien que la contribution des jeunes enfants à la transmission du SARS-CoV-2 soit plus faible que celle des adultes, elle entraînerait selon eux une augmentation du nombre de cas de Covid-19 dans les deux mois suivants.

    L’épidémie ne pourrait être contrôlée qu’à plusieurs conditions. La première est le maintien des mesures de distanciation physique. « Cela suppose que 50 % des gens restent chez eux – soit que leur activité professionnelle n’ait pas repris, soit qu’ils pratiquent le télétravail –, que les personnes âgées aient réduit de 75 % leurs contacts, et qu’il y ait une réouverture partielle (pas plus de 50 %) de différentes activités et commerces » , détaille Vittoria Colizza.

    Autre condition pour ce scénario : que le dispositif de dépistage, de traçage et d’isolement des cas et de leurs contacts détecte au moins 50 % des nouvelles infections. « Si 25 % seulement sont identifiés, nous aurions à affronter une seconde vague plus intense que la première, débutant fin juin avec des capacités de réanimation dépassées jusqu’en août », insiste Vittoria Colizza. La modélisatrice souligne qu’au-delà du nombre de tests disponibles, ce dispositif de traçage des contacts nécessite des ressources humaines massives afin de casser les chaînes de transmission.

    Enfin, les modalités de la réouverture des établissements scolaires sont déterminantes. Si maternelles et écoles primaires rouvrent le 11 mai en Ile-de-France, les besoins d’admission en réanimation atteindraient au maximum 72 % des capacités hospitalières. Ce résultat rassurant ne se produirait que dans deux situations : soit aucun autre établissement scolaire ne rouvre avant les vacances d’été, soit les collèges et les lycées ne commencent à accueillir de nouveau leurs élèves qu’à partir du 8 juin, avec dans un premier temps 25 % de l’effectif et une augmentation progressive semaine après semaine.

    Dans l’hypothèse où l’ensemble des élèves, de la maternelle au lycée, reprendraient les cours le 11 mai, les chercheurs de l’Inserm envisagent une seconde vague épidémique, similaire à la première. Elle serait toutefois évitée en limitant à 50 % l’effectif pour l’ensemble des classes. Un retour en classe de l’ensemble des adolescents en juin aurait pour effet de submerger les services de réanimation, les nouveaux cas qui en découleraient nécessitant 138 % des capacités.

    « Les équipes sont sur les rotules »

    Quels que soient les leviers actionnés, l’arithmétique « de terrain » s’annonce, elle aussi, complexe. « On nous demande de faire deux hôpitaux en un, avec des unités Covid + et des unités Covid –. Mais c’est exactement comme dans les écoles : nous n’avons pas assez de place » , constate Romain Dufau, chef du service des urgences de l’hôpital Jean Verdier à Bondy (Seine-Saint-Denis). Faute d’un nombre de chambres simples suffisant, seuls six patients pourront être accueillis au lieu de dix en temps normal. « Nous allons tous perdre 20 % à 30 % de notre capacité d’hospitalisation, alors qu’il n’y avait déjà pas assez de lits » , regrette-t-il.

    Avec le départ des renforts, se repose la question des ressources humaines : « Nous aimerions recruter de nouvelles infirmières, les diplômées de juin, mais la prime d’attractivité [destinée à encourager leur installation en Ile-de-France] est insuffisante » , estime le médecin. Faute d’assistante sociale, le suivi des patients précaires s’avère très compliqué, dans ce département qui est le plus pauvre d’Ile-de-France. « Comment va-t-on les isoler ? Nous n’avons déjà pas assez de lits. Je me vois mal immobiliser une chambre en attendant le résultat des tests. Il faut que l’Etat nous donne des moyens pour cela », insiste Romain Dufau.

    A l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le rythme des admissions s’est beaucoup ralenti et une partie des lits de réanimation a été réaffectée à la prise en charge d’autres patients. Mais la perspective d’une nouvelle vague inquiète. « Les équipes sont sur les rotules » , témoigne Alexandre Demoule, chef de service de réanimation. « Nous sommes comme une équipe de foot qui vient de gagner un match et à qui on demanderait de le rejouer le lendemain », souligne le médecin.
    L’AP-HP tablait sur 256 patients hospitalisés en réanimation au 21 mai. « Il n’est pas sûr que nous puissions atteindre cet objectif, car les sorties sont plus lentes que prévu » , explique le réanimateur. « Certains patients sont là depuis plus d’un mois et resteront encore longtemps » .
    Selon le scénario « intermédiaire » de la modalisation élaborée par l’AP-HP, près de 500 patients pourraient être hospitalisés en réanimation au 30 juin, contre un peu plus de 1 100 au 8 avril. Ce nombre pourrait s’élever à 1 200 en cas d’échec de mesures « post-confinement ».

    #cise_sanitaire #déconfinement #deuxième-vague #vulnérables #travail #école #transports_en_commun

  • Transports en Ile-de-France : tensions et remue-méninges avant le déconfinement , Eric Béziat
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/22/transports-en-ile-de-france-tensions-et-remue-meninges-avant-le-deconfinemen
    Dans le métro parisien, le 7 avril 2020. Michel Euler / AP

    Moins présentable que ci-dessus : le 22 avril à 7h du matin, le métro est bondé de non citoyens qui respectent pas le confinement, des prolos (vidéo) :
    https://twitter.com/AnasseKazib/status/1253101480929824768

    La préparation du plan de transport à partir du 11 mai est l’occasion d’un bras de fer entre la RATP et son autorité de tutelle Ile-de-France Mobilités.

    La stratégie pour le déconfinement dans les transports, à partir du 11 mai, fait l’objet d’intenses discussions et propositions devant déboucher sur une méthode qui sera exposée le 29 avril par le premier ministre, Edouard Philippe. L’enjeu est crucial en Ile-de-France, compte tenu à la fois du nombre de personnes transportées (5 millions de voyageurs par jour) et de la virulence, localement, de l’épidémie de Covid-19.

    Mardi 21 avril, une rencontre au sommet a abouti au lancement de quelques pistes pour l’organisation du retour des voyageurs dans les bus, trams métros et RER. Elle réunissait le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, les patrons des grands opérateurs français (SNCF, RATP, Keolis, Transdev) ainsi que les autorités politiques comme Valérie Pécresse, présidente de la région et d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports, et Anne Hidalgo, la maire de Paris.

    « Il y a encore beaucoup de flou, regrette un participant. Même le port obligatoire du masque n’est pas définitivement acté par le gouvernement. » L’ensemble des opérateurs de transport fait front pour que le masque soit de rigueur « y compris dans les espaces publics , ajoute un haut cadre du transport. Nous sommes favorables à ce que nos agents de sécurité contrôlent et verbalisent, en plus de la police, ceux qui ne porteront pas de masque sur nos réseaux. Mais il faudra alors un texte d’habilitation car aujourd’hui, cela n’entre pas dans leurs attributions. »

    Agacement à la RATP

    En revanche, pas question pour les entreprises de transport de distribuer des masques aux usagers. « Nous n’en avons ni les moyens ni la possibilité, dit l’un de leurs responsables. L’usager devra apporter son masque, sachant qu’un masque en tissu aux normes françaises paraît acceptable. » Chez IDFM, on réfléchit toutefois à la possibilité pour les voyageurs d’acheter masque et gel hydroalcoolique dans les boutiques du réseau SNCF et RATP ainsi que dans les distributeurs automatiques. La mairie de Paris aimerait aussi installer des fontaines à gel désinfectant devant les bouches de métro.

    A cette « opération masques » s’ajoute un sujet porteur de tensions entre IDFM et les opérateurs, et en particulier la RATP. Il s’agit du niveau de circulation à partir du 11 mai. IDFM veut 100 % des circulations initialement prévues dès le début du déconfinement, seul moyen de transporter 1 million de passagers par jour – soit un seuil considéré comme minimal pour relancer l’Ile-de-France – tout en respectant la distanciation sociale.

    L’exigence agace dans les coulisses de la RATP. « L’entreprise a 8 500 absents pour garde d’enfants ou congé maladie, 30 % des effectifs, détaille un bon connaisseur du dossier. Dans ces conditions, il est impossible d’être à 100 % des circulations mi-mai, alors que nous sommes aujourd’hui à 30 % et que nous aurons seulement 14 jours après avoir reçu, le 29 avril, les consignes précises du gouvernement pour préparer le plan de transport. »

    Créativité administrative

    La question de la garde des enfants risque d’être cruciale. La RATP est en train d’évaluer le projet gouvernemental de réouverture scolaire pour voir dans quelle mesure cela peut libérer rapidement du personnel. Du côté d’IDFM, on a bon espoir que les rectorats franciliens acceptent de mettre en place des garderies d’enfant pour le personnel des transports comme il en existe pour les soignants.
    Les autorités cherchent aussi à étaler les heures de pointe synonymes de rames bondées. IDFM réfléchit à un système d’attestation de déplacement qui comporterait les heures de travail de l’usager et le contraindrait à se déplacer dans une plage horaire compatible avec son emploi du temps , le système impliquant que les entreprises fassent varier les heures de prise de poste et de fin de journée de leurs salariés.

    Au-delà de cette créativité administrative, les parties prenantes sont d’accord sur un point : « En autorisant le port du masque et en renonçant à la distance d’un mètre entre usagers dans les transports, on résout une grande partie du problème , résume un spécialiste. Mais il faut pour cela un accord du gouvernement. Et il le faut vite. »

    Une belle créativité donc, mais assez administrative, avec masque obligatoires, attestation à horaires déterminés, contrôles par des agents de sécurité, et puis finalement non, suffit d’autoriser le masque et de renoncer aux distances pour « relancer l’Ile-de-France ».

    #Transports #déconfinement #attestation_de_déplacement #économie #crise_sanitaire

    • « La distanciation sociale, ce n’est pas une question de rentabilité, c’est une question de faisabilité. Si on devait l’appliquer, on ne pourrait pas faire 8 millions de voyages par jour mais seulement 2 millions. » Catherine Guillouard, présidente de la RATP

      vu là
      https://twitter.com/franceinter/status/1253568824298930176

      Le problème devient public quand la presse découvre... une photo du Bus 152 Blanc-Mesnil -> La Villette le matin 5 h 30, postée sur Facebook, sur le groupe « CGT RATP Bus Flandre »​, 24 avril
      https://seenthis.net/messages/847786

      #déni #Entreprise_France #travail #RATP #transports_en_commun

    • La chaîne de transmission domicile-transports-travail : New York : le métro aurait largement contribué à la propagation de l’épidémie
      https://www.futura-sciences.com/sante/breves/coronavirus-new-york-metro-aurait-largement-contribue-propagation-e

      Avec 123.146 cas de Covid-19 et 8.632 décès, New York est la ville la plus durement touchée aux États-Unis par le coronavirus. Et son vaste réseau de transport y est dans doute pour quelque chose, d’après une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Jeffrey Harris, économiste au MIT et auteur de l’étude, a mis en évidence une forte corrélation entre la fréquentation du métro et l’augmentation exponentielle des nouveaux cas de Covid-19. « Le réseau de transport tentaculaire de New York est un facteur de dissémination majeur - sinon le principal - de la phase initiale de contamination », explique-t-il.
      Les données, portant sur la période du 1er mars au 3 avril, comptabilisent le nombre d’entrées dans les 496 stations de métro de la ville. Au fur et à mesure de la baisse de la fréquentation, le nombre de nouveaux cas semble se stabiliser avec un décalage de temps correspondant au temps d’incubation. Au total, la fréquentation du métro a diminué de 86 % durant la période. Bien entendu, la fermeture des commerces non essentiels et des lieux de rencontre (bars, restaurants, parcs...) a certainement joué un rôle important.
      Mais il est évident que le métro, avec ce qu’il implique de promiscuité et de sources de contaminations (poignées, portes...) « devra faire l’objet d’une attention particulière lors du déconfinement », argue Jeffrey Harris qui suggère par exemple de décaler les horaires de travail, de limiter le nombre de passagers par rame ou de remplacer les métros par des minibus.


      Le nombre de trajets en métro (barres bleues) est corrélé au nombre de nouveaux cas déclarés dans la ville de New York. © Jeffrey Harris

    • La transhumance quotidienne du troupeau : Déconfinement : RATP, SNCF, Transdev… les transporteurs tirent la sonnette d’alarme
      http://www.leparisien.fr/economie/deconfinement-ratp-sncf-transdev-les-transporteurs-tirent-la-sonnette-d-a

      Les entreprises de transport public estiment, dans un courrier adressé à Edouard Philippe, n’avoir « ni les moyens humains ni matériels » pour faire respecter les gestes barrière.

      Selon les transporteurs publics, il n’est pas possible de concilier déconfinement et distancation sociale dans les transports.

      C’est un courrier en forme d’avertissement qu’ont adressé les transporteurs publics – l’Union des transporteurs publics (UTP), la RAPT, la SNCF, Keolis, Transdev et Agir – au Premier ministre, Edouard Philippe, jeudi 30 avril. Ce document de trois pages, que s’est procuré Le Parisien - Aujourd’hui en France, fait suite à un précédent courrier, en date du 17 avril, adressé par les mêmes entreprises à Edouard Philippe.

      Les entreprises, « qui assurent plus de 90 % des services de transport public en France » , y recommandaient notamment le port obligatoire du masque dans les transports, mais « aucune mesure particulière contraignante sur le respect de la distanciation sociale dans le transport public » . Sur le premier point, elles ont obtenu gain de cause… mais pas sur le second.

      C’est donc l’objet de ce courrier du 30 avril : le respect de la distanciation physique d’un mètre entre chaque usager, n’est pas réalisable en l’état. Edouard Philippe leur a en effet demandé lors de la présentation du plan de déconfinement, le 28 avril, à l’Assemblée nationale, de « s’organiser pour permettre, même dans le métro, le respect des gestes barrière » « au moins pour les trois semaines à venir ».

      La mobilisation nécessaire des forces de l’ordre

      Or, « après plusieurs jours de travail […], il apparaît que les transporteurs ne disposent pas, aujourd’hui, des moyens humains et des matériels de nature à satisfaire à une telle obligation » , charge le courrier. Si rien n’est fait pour les y aider, la SNCF, la RATP, Keolis, Transdev, etc. menacent : « Nous considérons de notre devoir de vous informer du risque très élevé de trouble à l’ordre public qui conduira nécessairement à l’arrêt des transports publics. »

      Afin d’éviter d’en arriver là, les opérateurs posent « la mobilisation des forces de l’ordre, nationales et municipales » comme une « condition indispensable à la régulation » des flux d’usagers. Elles rejoignent en cela l’appel lancé par la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, ce dimanche, dans le Journal du dimanche, qui réclame « un renfort de 5 000 forces de l’ordre » dans les transports d’IDF.

      « Nous aussi, nous voulons alerter en transparence le gouvernement qu’il est extrêmement compliqué de faire respecter ces gestes barrières , confie sous anonymat l’un des signataires du texte. Seuls, on ne peut pas le faire. » Sollicités ce dimanche, la SNCF, Transdev, la RATP ou Keolis (qui gère notamment les transports en commun de Bordeaux, Rennes et Lyon), ont simplement confirmé l’existence de ce courrier, sans faire de commentaire.

      Une capacité limitée à « 10% à 20% » maximum

      Est-ce à dire qu’il faut reporter la date du déconfinement du 11 mai ? « Ce n’est pas l’objet de cette lettre. Ce qu’il faut, c’est nous assurer en amont une régulation drastique des flux » , répond l’un des opérateurs. Si cela n’était pas le cas, les transporteurs estiment qu’ils devraient limiter à « 10 % à 20 % » leur capacité de transport afin de faire respecter la distanciation sociale.

      #distance_physique #chocottes #police

  • Bus et tram bondés en Seine-Saint-Denis malgré le coronavirus | Actu Seine-Saint-Denis
    https://actu.fr/societe/coronavirus/bus-tram-bondes-seine-saint-denis-malgre-coronavirus_33089445.html

    Depuis la mise en place de mesures de confinement pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19, l’offre de transport a été réduite à 30 %, en moyenne en Île-de-France. 

    Sauf qu’en Seine-Saint-Denis, cette offre ne semble pas répondre aux besoins de la population. « La Seine-Saint-Denis est un département qui se caractérise par le fait que beaucoup de personnes travaillent dans les services dit « essentiels à la continuité de la nation ». Aujourd’hui, une proportion importante continue à travailler et à devoir se rendre sur leur lieu de travail », explique la préfecture. Dès lors, la fréquentation des transports en communs se révèle plus importante que dans certaines zones du territoire francilien.

  • Confinement en Seine-Saint-Denis : l’augmentation de la fréquence des bus et des trams inquiète - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/confinement-en-seine-saint-denis-l-augmentation-de-la-frequence-des-bus-e

    « J’ai poussé plusieurs petits coups de gueule dans le tram du T1, entre les stations du 8-mai-1945 à La Courneuve et des Cosmonautes, à Saint-Denis. On ne pouvait pas garder le mètre de distance entre les gens. Les rames sont étroites et peu spacieuses. A certains moments, nous nous retrouvions à 30 cm des uns, des autres. » Flora, médecin à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis, fait partie des usagers qui ont éprouvé les conséquences de la baisse du nombre de bus et tramways en banlieue, avec la mise en place du confinement le 17 mars.

    De guerre lasse, Flora a fini par renoncer au tram pour aller à l’hôpital à vélo. Car le paradoxe est là : alors que la fréquentation des voyageurs est de 4 % seulement sur le réseau RATP et que certains s’alarment même de risques d’agression en soirée, les bus et trams sont au contraire bien chargés. Une promiscuité incompatible avec les mesures de lutte contre la propagation du coronavirus.

    @gduval_altereco

    Impressionnant : la surmortalité liée au #COVID19 en Seine Saint Denis (93) est 2 X plus forte qu’à Paris et supérieure à ce qu’elle a été aux pires moments dans le Haut Rhin (68), le 1er département massivement touché. Une telle inégalité face à l’épidémie n’est pas tolérable.

    Avec un graphique qui indique un pic de surmortalité journalière de 400 personnes....
    https://twitter.com/gduval_altereco/status/1249063930711990273

    Restera plus qu’à comparer aux Ehpad pour positiver chouïa

    #travail #économie #déconfinement dans le #confinement #premiers_de_corvée #surmortalité #93 #transports_en_commun

  • Ce gars est tellement dans le vrai sur Twitter, à propos des transports et de la sortie de confinement :
    François Dilinger :

    Si on ne met pas en place très vite des pistes cyclables en urbanisme tactique, c’est une désertion des transports publics au profit de la voiture individuelle qui nous attend au déconfinement.


    https://twitter.com/frcsdilinger/status/1249040935331266560
    #urbanisme_tactique

  • Le #luxembourg devient le premier pays au monde à offrir la gratuité des #Transports_publics
    http://carfree.fr/index.php/2020/03/02/le-luxembourg-devient-le-premier-pays-au-monde-a-offrir-la-gratuite-des-tran

    Le Luxembourg est fier d’être le premier pays au monde à offrir la gratuité des transports publics à tous les usagers sur l’ensemble de son territoire. Depuis le 1er mars Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Gratuité_des_transports_en_commun #transports_collectifs_urbains #transports_en_commun

  • L’Observatoire des villes du transport gratuit
    http://carfree.fr/index.php/2020/02/19/lobservatoire-des-villes-du-transport-gratuit

    En France, la gratuité des #Transports_publics a jusqu’à présent été peu étudiée par la communauté scientifique. Si bien que les débats sur le sujet ont encore trop souvent tendance Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Ressources #dunkerque #Gratuité_des_transports_en_commun #internet #transports_en_commun #ville

  • Missing the Bus - 99% Invisible
    https://99percentinvisible.org/episode/missing-the-bus

    If you heard that there was a piece of technology that could do away with traffic jams, make cities more equitable, and help us solve climate change, you might think about driverless cars, or hyperloops or any of the other new transportation technologies that get lots of hype these days. But there is a much older, much less sexy piece of machinery that could be the key to making our cities more sustainable, more liveable, and more fair: the humble bus. Steven Higashide is a transit expert, bus champion, and author of a new book called Better Buses Better Cities. And the central thesis of the book is that buses have the power to remake our cities for the better. But he says that if we want the bus to reach its potential, we’re going to have to make the experience riding one, a lot more pleasant.

    Excellent podcast sur les #transports_en_commun et le #bus notamment.
    #inégalité #mobilité #audio

  • Les patrons des #Transports_publics en campagne électorale contre la gratuité
    http://carfree.fr/index.php/2020/02/07/les-patrons-des-transports-publics-en-campagne-electorale-contre-la-gratuite

    L’UTP (Union des Transports Publics) est une organisation patronale membre du MEDEF par l’intermédiaire du GITL, le Groupement Interprofessionnel du Transport et de la Logistique. Elle vient de publier une Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #2020 #bus #élections #Gratuité_des_transports_en_commun #lobby #transports_en_commun

  • Inauguration de « la plus petite voie de #bus en site propre du monde » à #biarritz
    http://carfree.fr/index.php/2020/01/31/inauguration-de-la-plus-petite-voie-de-bus-en-site-propre-du-monde-a-biarrit

    Monsieur Michel Veunac, maire de Biarritz, Monsieur Eki Séleplufaur du Guiness World Records et Madame Christelle Manverte du Grenelle De l’Environnement ont l’honneur de vous inviter à l’inauguration de la Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #actions #humour #TCSP #transports_en_commun

  • Cahot sonore dans les transports en communs lyonnais | Grabuge
    https://rebellyon.info/Cahot-sonore-dans-les-transports-en-21441

    Grabuge était sur Canut le 26 novembre 2019 pour une émission décousue dans les transports en commun lyonnais. Le collectif d’écriture lyonnais Grabuge a réalisé sa première émission de radio tirée d’un fanzine, lui-même fruit d’un an d’ateliers d’écriture fictionnelle, de formations à l’entretien, de réalisations collectives d’illustration et d’édition échevelé. Durée : 46 min. Source : Radio Canut via Rebellyon

    https://rebellyon.info/IMG/mp3/grabuge_radio.mp3

  • C’est la #uber #économie, stupide !
    http://carfree.fr/index.php/2019/10/28/cest-la-uber-economie-stupide

    Les libéraux sont incroyables. En plein débat sur la sécurité dans les #trains suite au droit de retrait massif des cheminots il y a moins de 15 jours, le gouvernement Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Insécurité_routière #Transports_publics #libéralisme #privatisation #sécurité_routière #sncf #société #TER #transports #transports_en_commun

  • Carfree France soutient les agents #sncf en lutte pour la sécurité des usagers
    http://carfree.fr/index.php/2019/10/21/carfree-france-soutient-les-agents-sncf-en-lutte-pour-la-securite-des-usager

    Un #accident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques a eu lieu le 16 octobre 2019 en #Champagne-Ardenne. En effet, un train #TER a percuté un convoi exceptionnel sur un Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #reims #sécurité #services_publics #trains #transports_en_commun

  • [CP] WAGONSANSCOUILLON : Stop Aux Violences Masculines Dans Les Transports En Commun !
    https://mailchi.mp/osezlefeminisme/cp-wagonsanscouillon-stop-aux-violences-masculines-dans-les-transports-en-co

    A la veille de la deuxième ouverture nocturne du métro parisien, Osez le Féminisme ! dévoile les résultats inédits de l’enquête de notre campagne #WAGONSANSCOUILLON pour lutter contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports. Avec 2288 réponses, le constat est sans appel, les violences masculines sont massives, répétées et impunies : seulement 1,1% femmes n’ont jamais subi aucune violence dans les transports.

    Les violences masculines sont massives et fréquentes
    97% des femmes ont déjà subi un outrage sexiste et 85% le subissent plus d’une fois par an. 55% ont déjà subi une exhibition sexuelle (masturbation en public…) et 79% une insulte sexiste. 60% des femmes ont déjà été victimes d’agression sexuelle (“mains aux fesses”, “frotteur”) et 26% des femmes le sont plus d’une fois par an. 7% des femmes déclarent avoir été victimes de viol ! Enfin, les témoignages montrent que les femmes ont tendance à qualifier d’outrage sexiste ce qui pourrait relever de l’injure publique à caractère sexiste ou du harcèlement. La création de l’outrage sexiste a eu tendance à déqualifier certaines violences sexistes et sexuelles dans les transports au rang de contravention.

    En cas de harcèlement sexiste ou de violences sexuelles, c’est l’impunité pour les agresseurs
    Face à la violence masculine dans les transports, les femmes sont le plus souvent tétanisées, sidérées et 45% d’entre elles n’arrivent pas à réagir activement (crier, s’enfuir…). Dans 85% des cas, aucun témoin n’intervient pour aider la victime. Pourtant, lorsqu’un témoin intervient, 88% des femmes jugent son intervention efficace. A l’inverse, les dispositifs d’alerte ne sont pas utilisés : seulement 2% des femmes utilisent une borne d’alerte sur les quais ou dans les wagons en cas de violence sexiste, ou appellent le 3117, numéro d’alerte de la SNCF et RATP. Logique, puisque 70% des femmes ne connaissent même pas le numéro 3117. Enfin, seulement 8% des victimes ont porté plainte et dans plus de 9 cas sur 10 l’agresseur n’a pas été condamné, soit au total seulement 0,6% des agresseurs condamnés !

    Daté du 18 octobre. #violences_masculines #transports_en_commun

  • Appel national pour la gratuité des #Transports_publics locaux
    http://carfree.fr/index.php/2019/09/13/appel-national-pour-la-gratuite-des-transports-publics-locaux

    A l’occasion des deuxièmes rencontres internationales des transports publics gratuits à #châteauroux, la Coordination nationale des collectifs pour la gratuité des transports publics a lancé un appel pour interpeller et Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Pétitions #aubagne #chambery #clermont-ferrand #dunkerque #Gratuité_des_transports_en_commun #grenoble #lille #lorient #metz #nancy #rouen #transports_collectifs_urbains #transports_en_commun

  • Entre le « tout gratuit » et le « tout payant » la société perd ses repères
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/entre-le-tout-gratuit-et-le-tout-payant-la-societe-perd-ses-reperes-827362


    Les bus gratuit à Dunkerque
    DR

    IDEE. S’il n’est pas question ici de remettre en cause la propriété, il est essentiel de s’attarder sur les dérives d’une privatisation globale et regarder de plus près les tentatives du tout-gratuit. Par Eric Vernier, Université de Lille et L’Hocine Houanti, Excelia Group – UGEI
    […]
    Récemment, la communauté urbaine de Dunkerque annonçait la totale gratuité de ses transports en commun. La démarche est ancienne : Compiègne avait initié le mouvement dès 1975 et une trentaine d’autres villes françaises lui ont emboîté le pas (Châteauroux, Gap, Niort, Vitré, Aubagne...).

    La fréquentation des bus a immédiatement bondi au détriment de la voiture, avec des conséquences positives sur l’environnement, les fameuses externalités (retombées positives ou négatives d’une action) : au bout de quatre mois, + 120 % le week-end et + 50 % en semaine. Et les chiffres ne cessent d’augmenter.

    La gratuité des transports publics à l’échelle d’un pays entier existe aussi avec l’Estonie depuis 2018 et le Luxembourg pour 2020.

    L’objectif est évidemment de pousser les automobilistes à substituer leurs véhicules par les modes communs plus vertueux écologiquement tout en désengorgeant les agglomérations. Le modèle est critiqué, notamment par la Fédération des associations d’usagers des transports (Fnaut) qui met en évidence des vices cachés.

    Premier grief, la déconsidération des biens liée à la gratuité engendrerait l’accroissement des dégradations. L’argument a été vite balayé par le maire de Dunkerque qui évoque 60 % de dégradations en moins pendant les week-ends de gratuité.

    Le second argument suppose que la gratuité ne permet pas un report modal significatif de la voiture vers le transport public, selon l’organisation patronale des opérateurs. Le cas de Dunkerque prouve pourtant le contraire.

    Face à ces expériences intéressantes et apparemment réussies, la généralisation de la privatisation semble cependant une tendance lourde y compris de ce qui semblait être des biens communs gratuits et accessibles à tous ou du vivant.
    […]
    Les espaces sont souvent privés (propriétés, terrains...), mais certains territoires qui paraissaient appartenir à l’humanité, c’est-à-dire en quelque sorte à personne, deviennent la proie de toutes les tentations financières. On pense ainsi à l’extension rapide des plages privées dans le monde même si la France demeure restrictive en la matière ou encore la privatisation des mers et des océans, qui, selon la professeure de droit public Nathalie Ros « cesse peu à peu d’être un mythe pour devenir une réalité ».

    L’appropriation de l’Arctique est également en marche : cette zone géostratégique clef et riche en ressources (hydrocarbures, terres rares, métaux...) suscite intérêt et jalousie de la part d’États comme la Chine. On note aussi la vente et location d’îles paradisiaques en Polynésie française.

    Enfin l’espace lui-même se privatise. Le Space Act voté en 2015 par les États-Unis, permet aux firmes américaines de prospecter l’eau, les métaux, les astéroïdes et les planètes, de les extraire, les exploiter et les vendre, laissant la plupart des pays incapables techniquement et financièrement d’envoyer des aéronefs dans l’espace sur la touche.

    Nous sommes donc loin du du Traité de l’espace de 1967 qui interdisait justement cette exploitation privée des ressources extra-terrestres...

    A cette liste viennent se rajouter les projets de privatisation des routes ; les barrages hydrauliques en France avec les risques que cela comporte en termes de sécurité ; les projets liés à l’homme augmenté ; et même les mots.

    Ces derniers deviennent le centre de toutes les attentions. Nous nous souvenons tous d’un secrétaire d’État au commerce (Thomas Thévenoud) qui eut maille à partir avec le fisc et qui déclara souffrir de phobie administrative. Il finit par déposer cette expression à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Le combat contre Yves Saint-Laurent pour interdire l’appellation de son parfum Champagne en 1993 est aussi encore dans nos esprits. La privatisation syntaxique vaut quelques coups de gueule sur les réseaux.
    […]
    Il n’est pas question ici de remettre en cause la propriété, mais de dénoncer les dérives dangereuses d’une privatisation globale.

  • Pionnier des bus gratuits, Dunkerque suscite l’intérêt de nombreuses villes
    Stéphanie Maurice, Libération, le 30 août 2019
    https://www.liberation.fr/france/2019/08/30/pionnier-des-bus-gratuits-dunkerque-suscite-l-interet-de-nombreuses-ville

    « 10 % de ces nouveaux utilisateurs ont vendu leur deuxième voiture », souligne Vergriete. « Ils en gardent juste une, pour l’élément de liberté. » Il ajoute : « Toute ma philosophie politique est basée là-dessus : si on ne récompense pas par une amélioration du pouvoir d’achat les comportements vertueux sur le plan écologique, ça ne marche pas. »

    Suite du débat :
    https://seenthis.net/messages/794185

    #bus #transport #transports_en_commun #transports_gratuits #gratuité #ville #déplacements