• Le monde selon #Xi_Jinping

    Depuis 2012, le désormais « président à vie » Xi Jinping a concentré tous les pouvoirs sur sa personne, avec l’obsession de faire de la #Chine la superpuissance du XXIe siècle. Plongée au coeur de son « rêve chinois ».

    Derrière son apparente bonhomie se cache un chef redoutable, prêt à tout pour faire de la Chine la première puissance mondiale, d’ici au centenaire de la République populaire, en 2049. En mars dernier, à l’issue de vastes purges, Xi Jinping modifie la Constitution et s’intronise « président à vie ». Une concentration des pouvoirs sans précédent depuis la fin de l’ère maoïste. Né en 1953, ce fils d’un proche de Mao Zedong révoqué pour « complot antiparti » choisit à l’adolescence, en pleine tourmente de la Révolution culturelle, un exil volontaire à la campagne, comme pour racheter la déchéance paternelle. Revendiquant une fidélité aveugle au Parti, il gravira en apparatchik « plus rouge que rouge » tous les degrés du pouvoir.
    Depuis son accession au secrétariat général du Parti en 2012, puis à la présidence l’année suivante, les autocritiques d’opposants ont réapparu, par le biais de confessions télévisées. Et on met à l’essai un système de surveillance généralisée censé faire le tri entre les bons et les mauvais citoyens. Inflexible sur le plan intérieur, Xi Jinping s’est donné comme objectif de supplanter l’Occident à la tête d’un nouvel ordre mondial. Son projet des « routes de la soie » a ainsi considérablement étendu le réseau des infrastructures chinoises à l’échelle planétaire. Cet expansionnisme stratégique, jusque-là développé en silence, inquiète de plus en plus l’Europe et les États-Unis.

    Impériale revanche
    Dans ce portrait très documenté du leader chinois, Sophie Lepault et Romain Franklin donnent un aperçu inédit de sa politique et montrent que l’itinéraire de Xi Jinping a façonné ses choix. De Pékin à Djibouti – l’ancienne colonie française est depuis 2017 la première base militaire chinoise à l’étranger – en passant par la mer de Chine méridionale et l’Australie, les réalisateurs passent au crible les projets et les stratégies d’influence du nouvel homme fort de la planète. Nourrie d’images d’archives et de témoignages (de nombreux experts et de dissidents, mais aussi d’un haut gradé proche du pouvoir), leur enquête montre comment Xi Jinping a donné à la reconquête nationaliste de la grandeur impériale chinoise, projet nourri dès l’origine par la République populaire, une spectaculaire ampleur.

    https://www.arte.tv/fr/videos/078193-000-A/le-monde-selon-xi-jinping
    #biographie #démocratie #trauma #traumatisme #Mao #révolution_culturelle #Terres_Jaunes #exil #Prince_Rouge #nationalisme #rêve_chinois #renaissance_nationale #histoire_nationale #totalitarisme #stabilité #idéologie #anti-corruption #lutte_contre_la_corruption #purge #dictature #investissements_à_l'étranger #prêts #dette #KUKA #ports #droits_humains #Australie #infiltration_chinoise #Nouvelle-Zélande #David_Cameron #Jean-Pierre_Raffarin #matières_premières #capitalisme_autoritaire #Ouïghours #arrestations #répression #censure #liberté_d'expression #défilés_militaires #armée #puissance_militaire #Mer_de_Chine_méridionale #îles_de_Spratleys #liberté_de_la_presse #prisonniers_politiques #Hong_Kong

    #Djibouti #base_militaire (de Djibouti)

    #Sri_Lanka —> Au Sri Lanka, le #port de #Hambantota est sous contrôle chinois, ceci pour au moins 99 ans (accord signé avec le Sri Lanka qui n’a pas pu rembourser le prêt que la Chine lui a accorder pour construire le port...)
    #dépendance
    v. aussi :
    Comment la Chine a fait main basse sur le Sri Lanka
    https://www.courrierinternational.com/article/comment-la-chine-fait-main-basse-sur-le-sri-lanka

    Histoire semblable pour le #Port_du_Pirée à #Athènes, en #Grèce ou l’#aéroport de #Toulouse, en #France.

    #Organisation_de_coopération_de_Shangaï :


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_de_Shanghai
    #Grande_unité_mondiale #enrichissement_pour_tous

    Quelques cartes et images tirées du #film #documentaire.

    La #nouvelle_route_de_la_soie et autres investissements chinois dans les infrastructures mondiales de #transport :

    La #Chinafrique :


    #Afrique
    Afrique où la Chine propose la « #solution_chinoise », programme de #développement basé sur le #développement_économique —> « #modèle_chinois de développement »

    Le programme de #surveillance_de_masse :

    Outre la surveillance, mise en place d’un programme appelé « #crédit_social » :

    Le #Système_de_crédit_social est un projet du gouvernement chinois visant à mettre en place d’ici 2020 un système national de #réputation_des_citoyens. Chacun d’entre eux se voit attribuer une note, échelonnée entre 350 et 950 points, dite « crédit social », fondée sur les données dont dispose le gouvernement à propos de leur statut économique et social. Le système repose sur un outil de surveillance de masse et utilise les technologies d’analyse du #big_data. Il est également utilisé pour noter les entreprises opérant sur le marché chinois.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_cr%C3%A9dit_social

    Voici ce que cela donne :


    #surveillance #contrôle_de_la_population #vidéosurveillance #reconnaissance_faciale #contrôle_social
    #cartographie #visualisation
    ping @etraces

    ping @reka


  • J’aimerais revenir sur la polémique #Kanata / #Robert_Lepage qui n’a finalement presque pas été abordée sur Seenthis, et donc peut-être pas assez en France (pourtant ça rappelle une polémique en France, avec #Exhibit_B.), sauf ici :
    https://seenthis.net/messages/717781
    https://seenthis.net/messages/747168

    Robert Lepage a décidé dans cette dernière pièce de traiter de l’histoire du Canada, et donc des #autochtones, sans actrices ou acteurs autochtones, mais même sans consulter la ou le moindre autochtone pendant la genèse de la pièce.

    Alors, laissons d’abord la parole à Maya Cousineau-Mollen :

    Kanata : Maya Cousineau-Mollen, entre espoir et tristesse
    Radio Canada, le 17 décembre 2018
    https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1142422/kanata-maya-cousineau-mollen-theatre-autochtone

    Elle s’explique aussi ici en vidéo sur Le Média, le 23 décembre 2018 :
    https://www.youtube.com/watch?v=lG5ptrcijdI

    Mais, avant de revenir là dessus, rajoutons le contexte qui manque un peu. Alors qu’il annonce la sortie de cette pièce à Montréal en été 2018, il vient de subir une autre controverse avec sa pièce #Slav, consacrée aux chants d’esclaves #noirs, avec aucun.e chanteu.se.r noir ni aucun.e noir.e consultée pendant la génèse de la pièce. Présentée pendant le Festival de Jazz de Montréal, un tonnerre de protestation a conduit le Festival à annuler la pièce après les quelques premières représentations. J’en avais un peu parlé ici :
    https://seenthis.net/messages/706476

    Peu de gens s’en souviennent, mais en 2001, Robert Lepage avait présenté sa pièce #Zulu_Time où des personnes de nombreuses origines sont représentées, mais où là encore, neuf des dix membres de la troupe étaient des Québécois blancs, le dixième étant d’origine péruvienne. De plus, les représentations étaient stéréotypées, en position d’infériorité par rapport aux personnages blancs. Des femmes provenant apparemment du Moyen-Orient ou du sous-continent indien étaient placés dans des rôles de servitude et d’assujettissement. Enfin, la seule représentation d’un homme noir, jouée par un comédien blanc, arborait un maquillage corporel noir, portant le costume traditionnel d’un guerrier zoulou, avec couvre-chef, torse nu, lance et bouclier, et dont la pièce établissait un parallèle avec le personnage du singe, joué par l’acteur d’origine péruvienne.

    Bref, pour en revenir à Kanata et à 2018, comme le rappelle Maya Cousineau-Mollen, bien qu’il y ait des critiques, il n’y a pas d’appel à l’annulation ou à la censure. Ce sont les producteurs de la pièce qui se retirent, ne voulant pas être mêlés à une telle controverse.

    C’est alors que dans sa grande mansuétude, qui démontre aussi à quel point le débat est en retard en #France sur ces questions, qu’ #Ariane_Mnouchkine décide d’offrir son Théâtre_du_Soleil de la #Cartoucherie de Vincennes à Robert Lepage pour qu’il y monte une versions légèrement modifiée de sa pièce, et donc tout aussi critiquable. On en est là.

    #appropriation_culturelle #racisme #invisibilisation #Spectacle #Théâtre #Canada


    • @colporteur : c’est largement un portfolio, voilà le texte :

      Les gueules cassées du Flash-Ball Près de trente gilets jaunes ont eu le visage meurtri par des tirs non-réglementaires. Entre traumatisme et incompréhension, ils essaient de se reconstruire.

      23 déc. 2018 - par Paul Conge / Photos : T.Biju-Duval et P.C

      David court comme si le diable était à ses trousses. Les Champs-Elysées ne sont plus qu’un enfer de gaz et de déflagrations ce 1er décembre. Le trentenaire en gilet jaune zigzague à l’aveugle, loin de cette « guerre », et le voilà rue Paul-Valéry, nez-à-nez avec des CRS. Il prend la main de Laure, sa compagne, ils avancent vers eux en douceur et les bras en l’air. David, formel : « Il n’y a pas eu de sommation. » Juste ce bruit sourd, cette cartouche tirée à toute vitesse, cet uppercut foudroyant dans sa bouche. David s’écroule, Laure crie, David crache du sang et quatre de ses dents.

      Pendant qu’il est sonné, David a quelques flashs : l’air épouvanté d’un pompier à la vue du trou dans sa lèvre, la spatule en bois qu’une infirmière glisse dans sa bouche, la « soucoupe de lumière » du bloc opératoire à l’hôpital Saint-Joseph... « J’ai cru que j’allais y rester », remet-il.

      Quinze jours d’ITT plus tard — le médecin lui en a prescrit 45 — David se terre maintenant dans son salon carrelé, à Bouafle (Yvelines), un gros sparadrap sur la lèvre pour cacher le trou. Ce tailleur de pierre à la gueule d’ange ignorait tout des armes à feu. Il sait à présent que son visage a été buriné par une cartouche en caoutchouc propulsée à 330km/h par un lanceur de balle de défense (LBD, ex-Flash-Ball). « C’était un tir pour blesser, de la violence gratuite », estime cet Yvelinois de 31 ans accro à sa moto.

      26 blessés au visage
      Os de la mâchoire éjectés, multiples fractures, gencive arrachée, sinus défoncés, de même que les dents, « de la canine à la première molaire »... « J’ai l’impression de ne plus avoir de mâchoire », dit le jeune gilet jaune, en cherchant ses organes disparus avec sa langue. On lui a un peu rafistolé la lèvre, mais il en manque un morceau. Sous morphine, codéine et antidépresseurs, il attend ses futures opérations, ainsi qu’une greffe d’os, qu’on lui extraira de la hanche. Mais il a toutes les chances de rester défiguré à vie.

      David
      Opposant pas très farouche à la loi CPE en 2006, David était venu défiler à Paris pour montrer à sa petite-amie « ce que c’est une manif ». Et par solidarité : « Je suis intérimaire. Les chantiers sont super loin. Les impôts nous saignent. On se sent tous concernés. »

      Avant qu’il ne fasse les frais de ce tir non-réglementaire. Car les cartouches de LBD 40 ne sont en aucun cas censées percuter le visage. La notice d’utilisation enjoint bien au contraire à viser « sous les épaules ». Pourtant, beaucoup de balafres similaires ont été relayées sur les réseaux sociaux. Thomas, 20 ans, de Nîmes, a eu la joue déchiquetée. Maxime, 40 ans, d’Avignon, a eu la mâchoire fracturée. Fiorina, 20 ans, d’Amiens, a perdu un œil... Selon le décompte d’Explicite, parmi les centaines de blessés, au moins 26 ont eu le visage touché.

      LBD 40, plus dangereux que le Flash-Ball
      « Le visage agit comme un pare-choc de voiture, il se casse pour protéger la boîte crânienne », relève Ludovic Bénichou, chef du service de chirurgie maxillo-faciale de l’hôpital Saint-Joseph, où furent hospitalisées plusieurs des victimes du LBD 40. « Quand le projectile est lancé à haute vélocité, il emmagasine une forte énergie cinétique, absorbée ensuite par l’impact, ce qui fait des dégâts : la maxillaire peut partir en miettes, l’orbite peut casser, il y a des pertes de tissus... Quand ça atteint la bouche, ça emporte pas mal de dents. »

      « Le LBD40 fait évidemment plus de dégâts »
      Le chirurgien poursuit : « Pour les soigner, on utilise la traumatologie faciale, qui a été inventée pendant la Première Guerre mondiale pour réparer les ’gueules cassées’ » - ces « poilus » dont le visage a été massacré par les balles allemandes. Chirurgie reconstructrice, chirurgie esthétique, greffes osseuses... « Au bout, ce ne sera pas comme s’il n’y avait rien eu, mais ça améliore les choses », poursuit le médecin.

      Comment expliquer un telle quantité de blessés au visage ? Par deux phénomènes au moins. D’abord, le remplacement progressif du Flash-Ball par des lanceurs de balles de défense 40mm, ou « LBD 40 » dans le jargon. « Le LBD 40, plus précis, fait évidemment plus de dégâts, puisque la cartouche est plus fine », note Guillaume Verney-Carron, directeur général de l’entreprise qui fabrique le Flash-Ball.

      D’autre part, un glissement dans la doctrine du maintien de l’ordre : « Avant, le Flash-Ball était utilisé pour se sortir d’une situation délicate, embraye le directeur. Maintenant, on en a changé la doctrine d’emploi : le LBD 40 est utilisé à toutes les sauces, et à plus grande distance. » Ainsi, rien que sur la journée du 1er décembre, quelque 776 cartouches de LBD 40 ont été tirées, preuve de leur utilisation massive.

      Réveils en sursaut et libido à zéro
      « Cette arme ne devrait pas exister. J’en vois pas l’intérêt. Les policiers ont des matraques et ils savent très bien s’en servir », s’agace David qui souhaite désormais leur disparition de l’arsenal de la police. « C’est du maintien de l’ordre, pas la guerre ! » Comme certains blessés militaires, David se réveille en sursaut de ses cauchemars, la nuit, persuadé d’avoir entendu des bruits de déflagration.

      Il y a d’autres séquelles post-traumatiques. Sa libido est à zéro, il a perdu 10 kilos, il ne peut plus se moucher et prend pour seul repas des boissons protéinées. Devant une glace, il n’accepte pas son visage déformé. « On m’a enlevé une partie de moi-même, énonce David en fondant en larmes. J’ai failli prendre ma moto et me foutre en l’air. » Son visage se clôt : « Ce tir a détruit beaucoup. Des années de ma vie. Je veux qu’on me rende ma mâchoire. »

      Le monde à travers le trou de la serrure
      Les traumatisés, tels des animaux blessés, se terrent dans leur tanière. Ainsi, Jérôme, éborgné par un tir de LBD 40, le 24 novembre dernier, ne quitte plus trop la pénombre de l’appartement familial de Chartres (Eure-et-Loire). « Je supporte mal la lumière », confie-t-il, un bandeau de pirate sur l’œil gauche. Alors le salon est tristounet à quelques jours de Noël, stores baissés de moitié et lampadaires tournés vers les murs.

      Jérôme
      Il faut le voir, ce costaud au crâne rasé, ancien agent de sécurité, les 40 ans marqués, qui s’est petit à petit replié sur lui-même. « Il a changé, s’attriste son épouse en voyant son regard viser le sol. Avant c’était un ’bonhomme’, comme on dit. Maintenant, il est fragilisé, son visage n’est plus éclairé, ses épaules sont rentrées... »

      « Une des seules choses que j’aimais chez moi, c’était mon regard »
      Cet ancien maître-chien était à la recherche de sa femme sur les Champs-Elysées lorsque c’est arrivé : « Ça a juste fait boum dans ma tempe ». Cette cartouche fatale a chamboulé sa vie. « J’ai l’impression de regarder le monde par le trou de la serrure », déplore âprement Jérôme. Son champ de vision s’est rétréci comme peau de chagrin. Le drame pour cet homme qui adorait piloter sa vieille Audi GT 80 et les séries de science-fiction. Aujourd’hui commercial, il n’est pas sûr d’oser affronter le regard des clients. Dans la rue, il est reluqué. « Le regard des gens n’est pas évident », souffle cet ancien parachutiste.

      Jérome et son épouse
      Pour Jérôme, qui jure qu’il n’était pas hostile, cette blessure est une énième injustice et un énième couperet. Lui qui, déjà, vilipendait ce monde « dominé par une poignée d’individus milliardaires », quand lui devait se résoudre « à prendre des crédits à la consommation pour payer les loyers en retard ». Pour que ses filles puissent se nourrir, « des fois, je ne mangeais rien pendant trois jours », dit-il. Et les fins de mois sont toujours aussi ric-rac.

      Maintenant, il souffre de terribles maux de tête, et le traumatisme l’a rendu plus anxieux. « J’ai peur qu’il m’arrive le moindre truc à l’autre œil, et que je devienne aveugle. Quand je me regarde, je me sens diminué. Je me suis jamais trouvé très beau.. mais une des seules choses que j’aimais chez moi, c’était mon regard. C’est celui de mon oncle », dit-il. Une larme s’échappe soudain de son œil de pirate, dernier signe de vie qui émanera de cet organe mort.

      Un mauvais tir ?
      Jérôme, entraîné aux armes quand il était militaire, ne croit pas à l’erreur de tir : « Je pense qu’il a visé la tête intentionnellement. Certains y prennent presque du plaisir. » Avocat de flics, maître Laurent-Franck Lienard n’est pas tendre à ce sujet avec ses clients : « Lorsqu’ils disposent d’armes intermédiaires, [les policiers] ne sentent pas la même inhibition et montrent une tendance très nette à y recourir, y compris lorsque la situation ne le justifie pas. (…) On ne compte plus les usages de cette arme en dehors de tout cadre légal, pour ’faire du bruit’, ’faire courir les jeunes’ ou ’se faire plaisir’… des notions bien éloignées de l’action policière ! »

      « Comme à la chasse, vous pouvez faire un mauvais tir », nuance le fabriquant du Flash-Ball. Habilitée au LBD 40, une source policière lui emboîte le pas : « On n’est pas tireurs d’élite et ça n’est pas une arme de précision. C’est comme à la boxe : ne pas viser la tête, ne pas viser la colonne… On fait toujours, toujours, au mieux. Mais on n’est pas infaillible. Ça dépend si la personne court, de la distance, des conditions climatiques, s’il y a du vent... »

      « Comme à la chasse, vous pouvez faire un mauvais tir »
      Seul hic, beaucoup de ces gueules cassées ne présentaient aucun danger immédiat. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent au contraire des personnes pacifiques percutées de plein fouet par des tirs de LBD. Sollicitée, la place Beauvau n’a pas donné suite à nos demandes.

      « Tout ça alors qu’on défendait des droits... », conclut Jérôme. « Je ne regrette pas malgré tout. Je ne regrette rien, parce qu’il y a eu une prise de conscience collective... et je souhaite du plus profond de mon être qu’il se passe quelque chose. Je suis content d’avoir participé à ça, même si je l’ai payé très cher. »

    • Dans une interview à #Chasse_Passion de septembre, Guillaume Verney Caron pleure pour être soutenu par la france dans la fabrication d’armes à tuer des humains.

      Interview Guillaume Verney-Carron au sujet du VCD10
      https://www.youtube.com/watch?v=GLKmCoNyH4M

      Jamais mieux servi que par soi même, il écrit des articles à sa gloire dans la tribune.


      https://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/opinion/2016-09-16/la-fin-du-famas-pour-l-armee-francaise-et-maintenant-qu

      Le Famas, produit à Saint-Etienne et qui équipait depuis 1979 l’armée française sera bientôt remplacé par un modèle allemand HK 416. Son fabricant Heckler und Koch ayant remporté l’appel d’offres de l’Etat. Le sentiment d’amertume passé, Guillaume Verney-Carron, directeur général de l’entreprise stéphanoise éponyme, qui avait postulé pour maintenir la production de l’arme française sur son territoire historique, lance un appel pour que la filière française puisse continuer à vivre, et qu’elle retrouve ses lettres de noblesse.

      A quoi travaillent les lobbys de chasse à l’assemblée nationale ?

      #industrie_de_l'armement

    • La violence est une tradition française à préserver

      Verney Carron
      Verney-Carron Security. Since back in 1650, and then again the watershed year 1820, the family-run business has demonstrated wisdom, intelligence and level-headedness needed to navigate the transition from expert craftsmanship to cutting-edge, avant-garde industrial expertise, enabling us to carve out a position as trade-leading pace-setter.
      [Search domain www.verney-carron-security.com/en/] https://www.verney-carron-security.com/en


  • Das Geschäft mit den Flüchtlingen - Endstation Libyen

    Wenn sie aufgegeben haben, besteigen sie die Flugzeuge. Die Internationale Organisation für Migration (IOM) transportiert verzweifelte Flüchtlinge und Migranten zurück in ihre Heimatländer – den Senegal, Niger oder Nigeria. Es ist die Rettung vor dem sicheren Tod und gleichzeitig ein Flug zurück in die Hoffnungslosigkeit.

    Flug in die Hoffnungslosigkeit (picture-alliance / dpa / Julian Stratenschulte)

    Für die Menschen, die Tausende Kilometer nach Libyen gereist sind, um nach Europa überzusetzen, wird die EU-Grenzsicherung zunehmend zur Falle. Denn die Schleuser in Libyen haben ihr Geschäftsmodell geändert: Nun verhindern sie die Überfahrt, kassieren dafür von der EU und verkaufen die Migranten als Sklaven.

    Die Rückkehrer sind die einzigen Zeugen der Sklaverei. Alexander Bühler hat sich ihre Geschichten erzählen lassen.

    Endstation Libyen
    Das Geschäft mit den Flüchtlingen
    Von Alexander Bühler

    Regie : Thomas Wolfertz
    Es sprachen : Sigrid Burkholder, Justine Hauer, Hüseyin Michael Cirpici, Daniel Berger, Jonas Baeck und Florian Seigerschmidt
    Ton und Technik : Ernst Hartmann und Caroline Thon
    Redaktion : Wolfgang Schiller
    Produktion : Dlf/RBB 2018

    Alexander Bühler hat in Gebieten wie Syrien, Libyen, Haiti, dem Kongo und Kolumbien gearbeitet und von dort u.a. über Drogen, Waffen- und Menschenhandel berichtet. 2016 erhielt er den Deutschen Menschenrechtsfilmpreis in der Kategorie Magazinbeiträge, 2018 den Sonderpreis der Premios Ondas.

    https://www.deutschlandfunkkultur.de/das-geschaeft-mit-den-fluechtlingen-endstation-libyen.3720.de.

    #migrations #UE #externalisation #contrôles_frontaliers #frontières #désert #Sahara #Libye #gardes-côtes_libyens #Tunisie #Niger #OIM (#IOM) #évacuation #retour_volontaire #réinstallation #Côte_d'Ivoire #traite #traite_d'êtres_humains #esclavage #marchandise_humaine #viol #trauma #traumatisme #audio #interview #Dlf

    @cdb_77, j’ai trouvé la super !!! métaliste sur :
    externalisation, contrôles_frontaliers, frontières, migrations, réfugiés...juste que ce reportage parle de tellement de sujets que j’arrive pas à choisir le fil - peut-être ajouter en bas de la métaliste ? Mais le but n’est pas de faire une métaliste pour ajouter des commentaires non ? En tout cas c’est très bien fait cette reportage je trouve ! ...un peu dommage que c’est en allemand...


  • Iraq: Isis sconfitto, ma dopo un anno ci sono 2 milioni di sfollati

    Dall’inizio del conflitto con l’Isis in Iraq, nel 2014, sono stati sfollati oltre 5,8 milioni di iracheni. Oggi, che l’Isis è sconfitto, ne restano ancora quasi 2 milioni. Lo rivela un report dell’agenzia Onu per le migrazioni-Missione in Iraq, che ha fornito aiuti a milioni di persone in tutti i 18 governatorati del Paese.

    Quasi 2 milioni di sfollati. È questa l’eredità lasciata dal cessato conflitto con l’Isis in Iraq. La guerra civile in Iraq è iniziata nel 2014, quando l’Isis aveva lanciato un’offensiva in Siria e Iraq, occupando gran parte del territorio iracheno, dove a giugno prese poi il controllo di Mosul, seconda città del paese, fino a proclamare la costituzione del Califfato e la designazione del suo califfo, Al-Baghdadi, come capo dei musulmani nel mondo.

    Tre anni di conflitto, concluso a dicembre 2017, che lascia oggi milioni di sfollati che non sono ancora in grado di ridurre la propria vulnerabilità, l’impoverimento e l’emarginazione causati dagli spostamenti forzati durante il conflitto.

    A rivelarlo è l’Oim (Organizzazione internazionale per le migrazioni) – Missione in Iraq, che ha fornito aiuti a milioni di persone in tutti i 18 governatorati dell’Iraq e ancora continua a monitorare – oggi, nel post-conflitto – la situazione.

    Secondo il report redatto dall’Oim, dal 2014, a causa del conflitto, sono stati sfollati oltre 5,8 milioni di iracheni: il picco di 570 mila famiglie circa (3,42 milioni di individui) si è toccato ad aprile 2016, per poi scendere a quota 317 mila famiglie (1,9 milioni di persone) a settembre di quest’anno, a quasi un anno di distanza dalla fine del conflitto, dichiarata a dicembre 2017.
    Popolazione e territorio colpiti dal conflitto con l’Isis

    Benché sia difficile individuare cause e spostamenti reali degli iracheni, dal conflitto ad oggi, l’Oim classifica alcune macro-ragioni di quello che definisce come “dislocamento prolungato“, ovvero la condizione degli sfollati interni che non sono in grado di “sanare” la propria situazione e tornare nella propria terra da almeno tre anni. In due terzi dei paesi monitorati per sfollamenti indotti da conflitti nel 2014, almeno il 50% degli sfollati interni è rimasto nella condizione di sfollato per oltre tre anni.

    Gli ostacoli vanno dagli alloggi, dopo la distruzione delle proprie abitazioni, alla mancanza dei servizi, ma non mancano problemi psico-emotivi dovuti al cosiddetto stress post-traumatico, in particolare per ciò che riguarda la fascia di popolazione infantile.

    A farne le spese maggiori sono le fasce più deboli della popolazione, come anziani, famiglie di donne e bambini, malati cronici, individui traumatizzati e appartenenti a gruppi etno-religiosi che sono stati storicamente emarginati o esclusi all’interno di una società più ampia.

    «Il fatto che questi problemi persistano molto tempo dopo la fine del conflitto – si legge nel report dell’Oim – è un’indicazione che il dislocamento provocato dal conflitto si protrae in parte perché lo status quo ante era di per sé ingiusto e che affrontare questi problemi richiede un approccio trasversale che abbraccia gli aspetti umanitari, lo sviluppo, la costruzione della pace e i settori della sicurezza».

    Sfollati interni: dati e composizione dal 2014 al 2018

    Il report dell’Oim fornisce una disamina dettagliata degli sfollati iracheni. Il 60% proviene dal governatorato di Ninewa, seguito dal governatorato di Salah al-Din (13%) e Anbar (12%). Kirkuk, Diyala e, in misura minore, Baghdad e Babilonia, completano l’elenco dei governatorati da cui le persone si sono trasferite con la forza durante la crisi.

    A partire da settembre 2018, tuttavia, la maggior parte delle persone sfollate da Anbar sono tornate ai luoghi di origine, mentre i tassi di ritorno per gli sfollati di Ninewa rimangono bassi.

    Una possibile ragione per questo diverso modello probabilmente si riferisce a quando, in particolare, i distretti all’interno di questi governatorati sono stati riconquistati dalle forze irachene. Grandi porzioni di Anbar sono state riconquistate dall’Isis nel 2015.

    In contrasto, le aree urbane di Ninewa non erano facilmente accessibili agli sfollati interni fino a un anno fa, inclusa la città di Mosul, la seconda più grande città in Iraq. Al culmine del fenomeno, nell’aprile 2016, i campi istituiti per questa crisi hanno protetto solo il 12% degli sfollati interni.

    Questo rapporto è aumentato al 30% a partire da settembre 2018, a causa di un significativo afflusso di sfollati interni ai campi fino alla fine del 2017 durante le ultime fasi del conflitto. In termini di aree di sfollamento, la regione del Kurdistan in Iraq e i governatorati di Baghdad, Anbar e Ninewa hanno storicamente ospitato un gran numero di sfollati durante questa crisi.

    A settembre 2018, la regione del Kurdistan in Iraq rimane l’area che ospita il maggior numero di sfollati, seguito dal Governatorato di Ninewa. Popolazioni che comprendono più dei due terzi di tutti gli sfollati interni. In base ai dati raccolti nell’agosto 2018, quasi i due terzi degli sfollati, nel complesso, hanno intenzione di rimanere nei loro luoghi di dislocamento per i prossimi 12 mesi.
    Case distrutte e nessuna sicurezza dopo gli attentati Isis

    Case distrutte, mancanza di attività generatrici di reddito, mancanza di servizi di base, discriminazione e scarsa percezione di sicurezza. Sono alcune delle ragioni che portano gli sfollati a non tornare nei propri luoghi di origine, nonostante la fine del conflitto. La distribuzione di queste motivazioni definisce i contorni del fenomeno.

    Quando viene chiesto di elencare i tre principali motivi per cui non hanno intenzione di tornare ai loro luoghi di origine all’interno il prossimo anno, il 41% degli sfollati interni elenca la propria casa distrutta o danneggiata come un fattore determinante in questa decisione.
    isis iraq

    Ma non solo: la mancanza di attività generatrici di reddito nel luogo di origine è stata citata dal 21% degli sfollati intervistati. Siamo a quota 9%, invece, per quanto riguarda la fornitura di servizi di base; si sale al 17% per la paura di discriminazione. Circa il 14% degli sfollati interni potrebbe essere involontariamente bloccato nello spostamento perché le autorità non permetterebbero i ritorni nei loro luoghi di origine a causa di problemi di sicurezza, mentre il 26% cita una mancanza di forze di sicurezza nelle loro aree di origine.
    L’isis è sconfitto, ma resta lo stress post-traumatico

    Le violenze estreme perpetrate dall’Isis, e le conseguenti operazioni militari per eliminarle, hanno avuto un forte impatto su grandi fasce della popolazione ed è probabile che in alcuni continuino a verificarsi sintomi di trauma e disagio psicologico, compreso il disturbo post-traumatico da stress.

    Un recente studio sui bambini sfollati e le loro famiglie ha rivelato che i bambini colpiti da questo conflitto hanno vissuto qualche forma di trauma e sofferenza psicologica. I sintomi più gravi sono stati riscontrati in bambini che vivevano sotto l’Isis per lunghi periodi rispetto a quelli che erano stati sfollati ancora prima nel conflitto. Inoltre, i genitori hanno riferito di essere preoccupati per il benessere dei loro figli e per gli effetti che il trauma potrebbe avere su di loro.

    Il 31% degli sfollati interni indica la paura o il trauma come motivo per non tornare ai loro luoghi di origine entro il prossimo anno. Questo è più diffuso tra gli sfollati interni dal governatorato di Diyala. Inoltre, il 13% degli sfollati segnala che i loro bambini (di età inferiore a 18 anni) mostrano segni di disagio psicologico. Gli sfollati originari di Kirkuk denunciano l’angoscia tra i loro figli due volte più frequentemente rispetto ad altri governatorati.
    Guerra civile in Iraq: il Califfo Abu Bakr al-Baghdadi

    Il conflitto in Iraq ebbe i suoi esordi nell’estate del 2014, quando l’Isis lanciò un’offensiva in Siria e Iraq, occupando gran parte del territorio iracheno, dove a giugno prese il controllo di Mosul, seconda città del paese. L’improvvisa offensiva al Nord dell’Iraq rafforzò notevolmente l’esercito dello Stato islamico dell’Iraq e del Levante, che riversò uomini e mezzi dal confine siriano. Benché, infatti, le forze armate irachene fossero più numerose dei miliziani islamisti, l’offensiva dell’Isis costrinse il governo iracheno a dichiarare lo stato di emergenza. Da quel momento la guerra divenne regionale, coinvolgendo Siria e Iraq, ormai privi di una reale frontiera tra i due paesi.

    Il 29 giugno 2014, Da’esh proclamò la nascita del Califfato tra Siria e Iraq. In un audio postato su internet, l’Isis designa il suo capo Abu Bakr al-Baghdadi “califfo”, ovvero il capo dei musulmani nel mondo.

    «In una riunione, la shura (consiglio di Stato islamico) ha deciso di annunciare l’istituzione del Califfato islamico e di designare un Califfo per lo Stato dei musulmani – ha detto nel messaggio audio su internet Abu Mohammad Al-Adnani, portavoce dell’Isis – Lo sceicco jihadista al-Baghdadi è stato designato califfo dei musulmani».

    Dalla presa di Mosul all’annuncio della vittoria sull’Isis

    L’avanzata dell’Isis nel paese iracheno proseguì, fino a quando – nell’ottobre del 2016 – ebbe inizio l’offensiva irachena per riprendere Mosul, che determinò di fatto l’avvio delle operazioni decisive per liberare totalmente lo stato iracheno dall’Isis.

    La guerra civile terminò nel dicembre del 2017 con la caduta di Abu Kamal, ultima grande roccaforte dell’Isis sul confine Siria-Iraq. L’annuncio ufficiale è del 9 dicembre del 2017.

    «Le nostre forze controllano completamente la frontiera Iraq-Siria e annuncio dunque la fine della guerra contro Daesh – sono le parole del primo ministro iracheno Al-Abadi – Le nostre forze hanno assunto il pieno controllo dei confini con la Siria».

    È con il recupero degli ultimi territori controllati dagli jihadisti, le province occidentali di Ninive e Al Anbar, che si dichiara chiusa la guerra contro l’Isis.

    «È avvenuta la liberazione di tutti i territori dell’Iraq dalle bande di Daesh – afferma il vice comandante delle forze irachene congiunte, Abdelamir Yarala – e le nostre forze controllano le frontiere fra Iraq e Siria dal varco di frontiera di Al Walid a quello di Rabia».

    https://www.osservatoriodiritti.it/2018/12/06/isis-iraq-sconfitto-sfollati
    #Irak #asile #migrations #réfugiés #déplacés_internes #IDPs #ISIS #EI #Etat_islamique #trauma #traumatisme #statistiques #chiffres

    • Reasons to Remain: Categorizing Protracted Displacement in Iraq

      As the ISIL conflict ceased across Iraq, conflict-affected areas in the country experienced an uptick in returns of their internally displaced populations. The pace of this return, however, appears to be slowing, leaving the populations who still remain behind either in, or at risk of, protracted internal displacement.

      The result of this kind of displacement is the inability of internally displaced persons to progress toward finding a resolution to their displacement, whether it is eventual return, integration, relocation or some combination thereof.

      At present, there is limited consensus on what exactly these reasons for displacement are and roughly how many people are affected by each of these reasons. Having such knowledge, though, is a key step in developing a comprehensive strategy for durable solutions for Iraq.

      As such, the International Organization for Migration’s (IOM) Displacement Tracking Matrix (DTM) Unit, the Returns Working Group (RWG), and Social Inquiry, with input and support from the Ministry of Migration and Displacement (MoMD) within the Federal Government of Iraq, have conducted an in-depth analysis of existing large-scale datasets as well as other geographically targeted surveys and qualitative studies.

      The report provides a brief overview of the theoretical underpinnings of protracted displacement and their implications in the Iraq context, the methodology for this desk review and analysis, a time series of IDP movements, the categorization of reasons IDPs may still be displaced, and a discussion of findings.

      https://www.osservatoriodiritti.it/wp-content/uploads/2018/12/Isis-Iraq.pdf


      https://www.osservatoriodiritti.it/wp-content/uploads/2018/12/Isis-Iraq.pdf
      #rapport


  • En #Bosnie, Ajnas se bat pour les #enfants de la #honte

    En #Bosnie-Herzégovine, on les appelle les « #enfants_invisibles ». Ce sont les bébés nés de viols commis pendant la guerre de Yougoslavie – par des soldats ennemis, mais aussi par des Casques bleus. Ajna Jusic est l’un de ces enfants de la honte, qui seraient entre 2 000 et 4 000 dans le pays...

    La jeune femme, à qui la mère a longtemps caché sa véritable histoire, lutte aujourd’hui pour faire reconnaître ces personnes, discriminées par la société, comme victimes de guerre officielles.

    https://www.arte.tv/fr/videos/079474-003-A/arte-regards
    #guerre #histoire #ex-Yougoslavie #viols #viols_de_guerre #femmes #invisibilité #discriminations #égalité_de_traitement #victimes_de_guerre #préjugés #rejet #insultes #adoption #exclusion #traumatisme #culpabilisation #stigmatisation #santé_mentale #reportage #documentaire #film

    Les mots très forts de Ajna Jusic :

    « Les dégâts causés par la guerre n’ont pas de nationalité, ni d’ethnie. Le viol n’a rien à voir avec la nationalité, c’est une expérience traumatisante et c’est comme tel qu’il faut le traiter »

    #nationalisme


  • How language problems bedevil the response to crises

    SITTING ON A muddy floor beneath a tarpaulin roof, Nabila, a 19-year-old Bangladeshi, fiddles with her shoelaces as she listens to Tosmida, a Rohingya woman in her mid-30s. Both are crying. Nabila, a student-turned-interpreter, says awkwardly: “She had it from all of them in her secret place.”

    The struggle to tell the story of Tosmida’s gang-rape is not just an emotional but a linguistic one. Since some 700,000 Rohingyas escaped persecution in Myanmar and fled to Bangladesh over a year ago, many Bangladeshis like Nabila have suddenly found themselves with new jobs, as interpreters. Tosmida’s Rohingya and Nabila’s Chittagonian are related but not identical. Interpreters, quickly trained, must try their best to understand another language, and fill in the gaps left by cultural differences—including taboos about what victims can say.


    https://www.economist.com/books-and-arts/2018/11/17/how-language-problems-bedevil-the-response-to-crises?fsrc=scn/tw/te/rfd/pe
    #langue #interprétation #interprètes #traduction #trauma #traumatisme #tabou #réfugiés #viol


  • Is Germany facing a mental health crisis among refugees and migrants?

    Whenever a migrant or refugee is the perpetrator of a violent crime, questions asked seem to revolve around their background and whether being a migrant has somehow predisposed them to commit the crime.

    What can mental health professionals add to the debate?

    In the German city of Freiburg, a student was gang-raped by several men, many of them of Syrian origin, spurring once again a debate in German society over a possible predisposition of migrants to committing violent acts.

    For health professionals, such acts require a different approach - one that is focused on the psychological risks of migrant journeys.

    Professor Dr. Thomas Elbert, a research professor in neuropsychology at the University of Konstanz, says that a mental health crisis among migrants is looming. As one of the authors of a new study for the Leopoldina (The German National Academy of Science), he calls for immediate action. “This [kind of violent incident] is something we have predicted.“

    Elbert warns that violent acts will occur more frequently if nothing is done to create conditions where, “young men in particular, but in general people who are seeking protection here in Germany, have the opportunity to acquire social status.”

    For Elbert, social status is key. Social status is the thing which stops many more people from committing crimes like rape or murder, he says. The loss of social status, which happens when you are sent to prison and excluded from society, is more of a barrier to crime than the actual punishment. But if you have nothing to lose then it is much easier to graduate to crime.

    That is not to say that refugees or migrants are naturally predisposed to commit such crimes because of their background or ethnicity, he adds.

    Risk factors, stress

    However, a greater proportion of migrants are exposed to risk factors which increase the likelihood of committing crimes, Elbert explains. This is due to the reasons which led them to flee or what they experienced on the road to Europe. People who have made it to Europe are often laboring under huge amounts of stress. “They feel under permanent threat,” he says.

    “We have asked refugees who have crossed the Sahara desert, how did you get here? And they told us: ’We had to commit crimes; we were attacked, people robbed us, so we also had to start attacking.’” From his research, Elbert found that out of 10 boys who leave West Africa, only two make it to the Mediterranean coast and only one actually crosses to Europe. He thinks that these people, in spite of their traumas, can be integrated successfully. They have, after all, already learnt to survive, but their traumas need to be treated, a key point of his study “Traumatized refugees –immediate response required.”

    Research conducted for the study has found that as many as half of migrants and refugees could have psychiatric problems or post-traumatic stress. The effects of these traumas can be worse for society in men than in women. And the majority of the migrants who arrived in 2015 were young men.

    Migrants abandoned in the Sahara desert Photo Sylla Ibrahima Sory


    Elbert found that one-third of men who experience a violent upbringing will turn to crime, whereas only one in 20 or 50 women will do so. However, women who have undergone trauma might be more prone to suicide or self-harm. All these things will cost society huge amounts of money – hence the call for therapy and more intensive screening.

    Treating #trauma

    Virginia Edwards-Menz is a registered nurse with 30 years experience working in mental health and more than 13 years counseling refugees and migrants on a volunteer basis near Freiburg.

    She agrees with a recent study by the University of Erlangen-Nürnberg which found that at least one in three people coming from Syria are laboring under some kind of mental health issue. However, the German system is not equipped to invest the amount of time needed to really assess each individual’s psychiatric needs, she says.


    She points out that most new arrivals are on welfare which means that only the most acute cases are even dealt with. Most social workers have more than 100 people to attend to. There is no way they can even begin to tackle the effects that violence may have had on the refugees. In addition, many refugees are not even aware that they might need that kind of help, says Edwards-Menz.

    Can trauma lead to gang-rape?

    Elbert does not see a correlation between trauma and rape. Rape he thinks is usually caused by problems of socialization and can also be the result of a continual witnessing of violence. “Once you have lost your moral barriers, what is allowed, what is not allowed, then rape is one of your options. We see that in war-like regions where there is no state or monopoly of power. Young men begin to rape. They do so in gangs, to show and test who is the most terrible cruel and dominant guy in the group.”

    Gender, attitude towards women

    Can crimes like the gang-rape in Freiburg be attested to having grown up in a different culture where the role of women is defined much differently than in Western cultures?

    Elbert and Edwards-Menz agree that there is no simple explanation. “It’s not a justification to say we have not learnt that the situation in Germany is maybe different [to the country of origin.]," Elbert says. But he also says that limits of what is OK and not OK “are learnt within a cultural context.” If the moral barriers you grew up with (for instance certain dress codes and behavior) are no longer present, then it can be easy to think that you do not have to respect the person who appears to be flouting the codes you learnt.


    As a volunteer, Edwards-Menz has often come across men from countries like Afghanistan who do adhere to Islamic codes of behavior and believe that European society should change to their way of thinking. She advocates talking to gradually shift mentalities and continually repeating the message of what is acceptable, and what is not in Germany. She notes that quite a lot of them arrive illiterate. This creates a barrier to integration and can also go some way to explaining sometimes entrenched attitudes. With no access to other ways of thinking or being, their opinions can take a long time to shift.

    The government and agencies who work with refugees and migrants are already doing this, she says. The main problem is time and resources, as in enough translators to work with people and enough time to devote to each individual and understand each separate biography. Only then, can these traumas really be overcome and people integrated successfully.

    Full assessment necessary

    Both experts agree that German society as a whole is facing a problem and that the solution cannot be to deport people and thereby push the problem onto another society.

    What both experts want is a proper assessment of the extent of the problem so that the trauma that many people are carrying can be digested. The problem is that this involves a long process and no simple answers, but it is only that which will aid better integration in the future.

    http://www.infomigrants.net/en/post/13164/is-germany-facing-a-mental-health-crisis-among-refugees-and-migrants
    #Allemagne #santé_mentale #réfugiés #asile #migrations #crime #criminalité #stress #traumatisme #viol #statut_social


  • The Vulnerability Contest

    Traumatized Afghan child soldiers who were forced to fight in Syria struggle to find protection in Europe’s asylum lottery.

    Mosa did not choose to come forward. Word had spread among the thousands of asylum seekers huddled inside Moria that social workers were looking for lone children among the general population. High up on the hillside, in the Afghan area of the chaotic refugee camp on the Greek island of Lesbos, some residents knew someone they suspected was still a minor. They led the aid workers to Mosa.

    The boy, whose broad and beardless face mark him out as a member of the Hazara ethnic group, had little reason to trust strangers. It was hard to persuade him just to sit with them and listen. Like many lone children, Mosa had slipped through the age assessment carried out on first arrival at Moria: He was registered as 27 years old. With the help of a translator, the social worker explained that there was still time to challenge his classification as an adult. But Mosa did not seem to be able to engage with what he was being told. It would take weeks to establish trust and reveal his real age and background.

    Most new arrivals experience shock when their hopes of a new life in Europe collide with Moria, the refugee camp most synonymous with the miserable consequences of Europe’s efforts to contain the flow of refugees and migrants across the Aegean. When it was built, the camp was meant to provide temporary shelter for fewer than 2,000 people. Since the European Union struck a deal in March 2016 with Turkey under which new arrivals are confined to Greece’s islands, Moria’s population has swollen to 9,000. It has become notorious for overcrowding, snowbound tents, freezing winter deaths, violent protests and suicides by adults and children alike.

    While all asylum systems are subjective, he said that the situation on Greece’s islands has turned the search for protection into a “lottery.”

    Stathis Poularakis is a lawyer who previously served for two years on an appeal committee dealing with asylum cases in Greece and has worked extensively on Lesbos. While all asylum systems are subjective, he said that the situation on Greece’s islands has turned the search for protection into a “lottery.”

    Asylum claims on Lesbos can take anywhere between six months and more than two years to be resolved. In the second quarter of 2018, Greece faced nearly four times as many asylum claims per capita as Germany. The E.U. has responded by increasing the presence of the European Asylum Support Office (EASO) and broadening its remit so that EASO officials can conduct asylum interviews. But the promises that EASO will bring Dutch-style efficiency conceal the fact that the vast majority of its hires are not seconded from other member states but drawn from the same pool of Greeks as the national asylum service.

    Asylum caseworkers at Moria face an overwhelming backlog and plummeting morale. A serving EASO official describes extraordinary “pressure to go faster” and said there was “so much subjectivity in the system.” The official also said that it was human nature to reject more claims “when you see every other country is closing its borders.”

    Meanwhile, the only way to escape Moria while your claim is being processed is to be recognized as a “vulnerable” case. Vulnerables get permission to move to the mainland or to more humane accommodation elsewhere on the island. The term is elastic and can apply to lone children and women, families or severely physically or mentally ill people. In all cases the onus is on the asylum seeker ultimately to persuade the asylum service, Greek doctors or the United Nations Refugee Agency that they are especially vulnerable.

    The ensuing scramble to get out of Moria has turned the camp into a vast “vulnerability contest,” said Poularakis. It is a ruthless competition that the most heavily traumatized are often in no condition to understand, let alone win.

    Twice a Refugee

    Mosa arrived at Moria in October 2017 and spent his first night in Europe sleeping rough outside the arrivals tent. While he slept someone stole his phone. When he awoke he was more worried about the lost phone than disputing the decision of the Frontex officer who registered him as an adult. Poularakis said age assessors are on the lookout for adults claiming to be children, but “if you say you’re an adult, no one is going to object.”

    Being a child has never afforded Mosa any protection in the past: He did not understand that his entire future could be at stake. Smugglers often warn refugee children not to reveal their real age, telling them that they will be prevented from traveling further if they do not pretend to be over 18 years old.

    Like many other Hazara of his generation, Mosa was born in Iran, the child of refugees who fled Afghanistan. Sometimes called “the cursed people,” the Hazara are followers of Shia Islam and an ethnic and religious minority in Afghanistan, a country whose wars are usually won by larger ethnic groups and followers of Sunni Islam. Their ancestry, traced by some historians to Genghis Khan, also means they are highly visible and have been targets for persecution by Afghan warlords from 19th-century Pashtun kings to today’s Taliban.

    In recent decades, millions of Hazara have fled Afghanistan, many of them to Iran, where their language, Dari, is a dialect of Persian Farsi, the country’s main language.

    “We had a life where we went from work to home, which were both underground in a basement,” he said. “There was nothing (for us) like strolling the streets. I was trying not to be seen by anyone. I ran from the police like I would from a street dog.”

    Iran hosts 950,000 Afghan refugees who are registered with the U.N. and another 1.5 million undocumented Afghans. There are no official refugee camps, making displaced Afghans one of the largest urban refugee populations in the world. For those without the money to pay bribes, there is no route to permanent residency or citizenship. Most refugees survive without papers on the outskirts of cities such as the capital, Tehran. Those who received permits, before Iran stopped issuing them altogether in 2007, must renew them annually. The charges are unpredictable and high. Mostly, the Afghan Hazara survive as an underclass, providing cheap labor in workshops and constructions sites. This was how Mosa grew up.

    “We had a life where we went from work to home, which were both underground in a basement,” he said. “There was nothing (for us) like strolling the streets. I was trying not to be seen by anyone. I ran from the police like I would from a street dog.”

    But he could not remain invisible forever and one day in October 2016, on his way home from work, he was detained by police for not having papers.

    Sitting in one of the cantinas opposite the entrance to Moria, Mosa haltingly explained what happened next. How he was threatened with prison in Iran or deportation to Afghanistan, a country in which he has never set foot. How he was told that that the only way out was to agree to fight in Syria – for which they would pay him and reward him with legal residence in Iran.

    “In Iran, you have to pay for papers,” said Mosa. “If you don’t pay, you don’t have papers. I do not know Afghanistan. I did not have a choice.”

    As he talked, Mosa spread out a sheaf of papers from a battered plastic wallet. Along with asylum documents was a small notepad decorated with pink and mauve elephants where he keeps the phone numbers of friends and family. It also contains a passport-sized green booklet with the crest of the Islamic Republic of Iran. It is a temporary residence permit. Inside its shiny cover is the photograph of a scared-looking boy, whom the document claims was born 27 years ago. It is the only I.D. he has ever owned and the date of birth has been faked to hide the fact that the country that issues it has been sending children to war.

    Mosa is not alone among the Hazara boys who have arrived in Greece seeking protection, carrying identification papers with inflated ages. Refugees Deeply has documented the cases of three Hazara child soldiers and corroborated their accounts with testimony from two other underage survivors. Their stories are of childhoods twice denied: once in Syria, where they were forced to fight, and then again after fleeing to Europe, where they are caught up in a system more focused on hard borders than on identifying the most damaged and vulnerable refugees.

    From Teenage Kicks to Adult Nightmares

    Karim’s descent into hell began with a prank. Together with a couple of friends, he recorded an angsty song riffing on growing up as a Hazara teenager in Tehran. Made when he was 16 years old, the song was meant to be funny. His band did not even have a name. The boys uploaded the track on a local file-sharing platform in 2014 and were as surprised as anyone when it was downloaded thousands of times. But after the surprise came a creeping sense of fear. Undocumented Afghan refugee families living in Tehran usually try to avoid drawing attention to themselves. Karim tried to have the song deleted, but after two months there was a knock on the door. It was the police.

    “I asked them how they found me,” he said. “I had no documents but they knew where I lived.”

    Already estranged from his family, the teenager was transported from his life of working in a pharmacy and staying with friends to life in a prison outside the capital. After two weeks inside, he was given three choices: to serve a five-year sentence; to be deported to Afghanistan; or to redeem himself by joining the Fatemiyoun.

    According to Iranian propaganda, the Fatemiyoun are Afghan volunteers deployed to Syria to protect the tomb of Zainab, the granddaughter of the Prophet Mohammad. In reality, the Fatemiyoun Brigade is a unit of Iran’s powerful Revolutionary Guard, drawn overwhelmingly from Hazara communities, and it has fought in Iraq and Yemen, as well as Syria. Some estimates put its full strength at 15,000, which would make it the second-largest foreign force in support of the Assad regime, behind the Lebanese militia group Hezbollah.

    Karim was told he would be paid and given a one-year residence permit during leave back in Iran. Conscripts are promised that if they are “martyred,” their family will receive a pension and permanent status. “I wasn’t going to Afghanistan and I wasn’t going to prison,” said Karim. So he found himself forced to serve in the #Fatemiyoun.

    His first taste of the new life came when he was transferred to a training base outside Tehran, where the recruits, including other children, were given basic weapons training and religious indoctrination. They marched, crawled and prayed under the brigade’s yellow flag with a green arch, crossed by assault rifles and a Koranic phrase: “With the Help of God.”

    “Imagine me at 16,” said Karim. “I have no idea how to kill a bird. They got us to slaughter animals to get us ready. First, they prepare your brain to kill.”

    The 16-year-old’s first deployment was to Mosul in Iraq, where he served four months. When he was given leave back in Iran, Karim was told that to qualify for his residence permit he would need to serve a second term, this time in Syria. They were first sent into the fight against the so-called Islamic State in Raqqa. Because of his age and physique, Karim and some of the other underage soldiers were moved to the medical corps. He said that there were boys as young as 14 and he remembers a 15-year-old who fought using a rocket-propelled grenade launcher.

    “One prisoner was killed by being hung by his hair from a tree. They cut off his fingers one by one and cauterized the wounds with gunpowder.”

    “I knew nothing about Syria. I was just trying to survive. They were making us hate ISIS, dehumanizing them. Telling us not to leave one of them alive.” Since media reports revealed the existence of the Fatemiyoun, the brigade has set up a page on Facebook. Among pictures of “proud volunteers,” it shows stories of captured ISIS prisoners being fed and cared for. Karim recalls a different story.

    “One prisoner was killed by being hung by his hair from a tree. They cut off his fingers one by one and cauterized the wounds with gunpowder.”

    The casualties on both sides were overwhelming. At the al-Razi hospital in Aleppo, the young medic saw the morgue overwhelmed with bodies being stored two or three to a compartment. Despite promises to reward the families of martyrs, Karim said many of the bodies were not sent back to Iran.

    Mosa’s basic training passed in a blur. A shy boy whose parents had divorced when he was young and whose father became an opium addict, he had always shrunk from violence. He never wanted to touch the toy guns that other boys played with. Now he was being taught to break down, clean and fire an assault rifle.

    The trainees were taken three times a day to the imam, who preached to them about their holy duty and the iniquities of ISIS, often referred to as Daesh.

    “They told us that Daesh was the same but worse than the Taliban,” said Mosa. “I didn’t listen to them. I didn’t go to Syria by choice. They forced me to. I just needed the paper.”

    Mosa was born in 2001. Before being deployed to Syria, the recruits were given I.D. tags and papers that deliberately overstated their age: In 2017, Human Rights Watch released photographs of the tombstones of eight Afghan children who had died in Syria and whose families identified them as having been under 18 years old. The clerk who filled out Mosa’s forms did not trouble himself with complex math: He just changed 2001 to 1991. Mosa was one of four underage soldiers in his group. The boys were scared – their hands shook so hard they kept dropping their weapons. Two of them were dead within days of reaching the front lines.

    “I didn’t even know where we were exactly, somewhere in the mountains in a foreign country. I was scared all the time. Every time I saw a friend dying in front of my eyes I was thinking I would be next,” said Mosa.

    He has flashbacks of a friend who died next to him after being shot in the face by a sniper. After the incident, he could not sleep for four nights. The worst, he said, were the sudden raids by ISIS when they would capture Fatemiyoun fighters: “God knows what happened to them.”

    Iran does not release figures on the number of Fatemiyoun casualties. In a rare interview earlier this year, a senior officer in the Iranian Revolutionary Guard suggested as many as 1,500 Fatemiyoun had been killed in Syria. In Mashhad, an Iranian city near the border with Afghanistan where the brigade was first recruited, video footage has emerged of families demanding the bodies of their young men believed to have died in Syria. Mosa recalls patrols in Syria where 150 men and boys would go out and only 120 would return.

    Escaping Syria

    Abbas had two weeks left in Syria before going back to Iran on leave. After 10 weeks in what he describes as a “living hell,” he had begun to believe he might make it out alive. It was his second stint in Syria and, still only 17 years old, he had been chosen to be a paramedic, riding in the back of a 2008 Chevrolet truck converted into a makeshift ambulance.

    He remembers thinking that the ambulance and the hospital would have to be better than the bitter cold of the front line. His abiding memory from then was the sound of incoming 120mm shells. “They had a special voice,” Abbas said. “And when you hear it, you must lie down.”

    Following 15 days of nursing training, during which he was taught how to find a vein and administer injections, he was now an ambulance man, collecting the dead and wounded from the battlefields on which the Fatemiyoun were fighting ISIS.

    Abbas grew up in Ghazni in Afghanistan, but his childhood ended when his father died from cancer in 2013. Now the provider for the family, he traveled with smugglers across the border into Iran, to work for a tailor in Tehran who had known his father. He worked without documents and faced the same threats as the undocumented Hazara children born in Iran. Even more dangerous were the few attempts he made to return to Ghazni. The third time he attempted to hop the border he was captured by Iranian police.

    Abbas was packed onto a transport, along with 23 other children, and sent to Ordugah-i Muhaceran, a camplike detention center outside Mashhad. When they got there the Shia Hazara boys were separated from Sunni Pashtuns, Afghanistan’s largest ethnic group, who were pushed back across the border. Abbas was given the same choice as Karim and Mosa before him: Afghanistan or Syria. Many of the other forced recruits Abbas met in training, and later fought alongside in Syria, were addicts with a history of substance abuse.

    Testimony from three Fatemiyoun child soldiers confirmed that Tramadol was routinely used by recruits to deaden their senses, leaving them “feeling nothing” even in combat situations but, nonetheless, able to stay awake for days at a time.

    The Fatemiyoun officers dealt with withdrawal symptoms by handing out Tramadol, an opioid painkiller that is used to treat back pain but sometimes abused as a cheap alternative to methadone. The drug is a slow-release analgesic. Testimony from three Fatemiyoun child soldiers confirmed that it was routinely used by recruits to deaden their senses, leaving them “feeling nothing” even in combat situations but, nonetheless, able to stay awake for days at a time. One of the children reiterated that the painkiller meant he felt nothing. Users describe feeling intensely thirsty but say they avoid drinking water because it triggers serious nausea and vomiting. Tramadol is addictive and prolonged use can lead to insomnia and seizures.

    Life in the ambulance had not met Abbas’ expectations. He was still sent to the front line, only now it was to collect the dead and mutilated. Some soldiers shot themselves in the feet to escape the conflict.

    “We picked up people with no feet and no hands. Some of them were my friends,” Abbas said. “One man was in small, small pieces. We collected body parts I could not recognize and I didn’t know if they were Syrian or Iranian or Afghan. We just put them in bags.”

    Abbas did not make it to the 12th week. One morning, driving along a rubble-strewn road, his ambulance collided with an anti-tank mine. Abbas’ last memory of Syria is seeing the back doors of the vehicle blasted outward as he was thrown onto the road.

    When he awoke he was in a hospital bed in Iran. He would later learn that the Syrian ambulance driver had been killed and that the other Afghan medic in the vehicle had lost both his legs. At the time, his only thought was to escape.

    The Toll on Child Soldiers

    Alice Roorda first came into contact with child soldiers in 2001 in the refugee camps of Sierra Leone in West Africa. A child psychologist, she was sent there by the United Kingdom-based charity War Child. She was one of three psychologists for a camp of more than 5,000 heavily traumatized survivors of one of West Africa’s more brutal conflicts.

    “There was almost nothing we could do,” she admitted.

    The experience, together with later work in Uganda, has given her a deep grounding in the effects of war and post-conflict trauma on children. She said prolonged exposure to conflict zones has physical as well as psychological effects.

    “If you are chronically stressed, as in a war zone, you have consistently high levels of the two basic stress hormones: adrenaline and cortisol.”

    Even after reaching a calmer situation, the “stress baseline” remains high, she said. This impacts everything from the immune system to bowel movements. Veterans often suffer from complications related to the continual engagement of the psoas, or “fear muscle” – the deepest muscles in the body’s core, which connect the spine, through the pelvis, to the femurs.

    “With prolonged stress you start to see the world around you as more dangerous.” The medial prefrontal cortex, the section of the brain that interprets threat levels, is also affected, said Roorda. This part of the brain is sometimes called the “watchtower.”

    “When your watchtower isn’t functioning well you see everything as more dangerous. You are on high alert. This is not a conscious response; it is because the stress is already so close to the surface.”

    Psychological conditions that can be expected to develop include post-traumatic stress disorder (PTSD) and attention deficit hyperactivity disorder (ADHD). Left untreated, these stress levels can lead to physical symptoms ranging from chronic fatigue syndrome (CFS or ME) to high blood pressure or irritable bowel syndrome. Also common are heightened sensitivity to noise and insomnia.

    The trauma of war can also leave children frozen at the point when they were traumatized. “Their life is organized as if the trauma is still ongoing,” said Roorda. “It is difficult for them to take care of themselves, to make rational well informed choices, and to trust people.”

    The starting point for any treatment of child soldiers, said Roorda, is a calm environment. They need to release the tension with support groups and physical therapy, she said, and “a normal bedtime.”

    The Dutch psychologist, who is now based in Athens, acknowledged that what she is describing is the exact opposite of the conditions at #Moria.

    Endgame

    Karim is convinced that his facility for English has saved his life. While most Hazara boys arrive in Europe speaking only Farsi, Karim had taught himself some basic English before reaching Greece. As a boy in Tehran he had spent hours every day trying to pick up words and phrases from movies that he watched with subtitles on his phone. His favorite was The Godfather, which he said he must have seen 25 times. He now calls English his “safe zone” and said he prefers it to Farsi.

    When Karim reached Greece in March 2016, new arrivals were not yet confined to the islands. No one asked him if he was a child or an adult. He paid smugglers to help him escape Iran while on leave from Syria and after crossing through Turkey landed on Chios. Within a day and a half, he had passed through the port of Piraeus and reached Greece’s northern border with Macedonia, at Idomeni.

    When he realized the border was closed, he talked to some of the international aid workers who had come to help at the makeshift encampment where tens of thousands of refugees and migrants waited for a border that would not reopen. They ended up hiring him as a translator. Two years on, his English is now much improved and Karim has worked for a string of international NGOs and a branch of the Greek armed forces, where he was helped to successfully apply for asylum.

    The same job has also brought him to Moria. He earns an above-average salary for Greece and at first he said that his work on Lesbos is positive: “I’m not the only one who has a shitty background. It balances my mind to know that I’m not the only one.”

    But then he admits that it is difficult hearing and interpreting versions of his own life story from Afghan asylum seekers every day at work. He has had problems with depression and suffered flashbacks, “even though I’m in a safe country now.”

    Abbas got the help he needed to win the vulnerability contest. After he was initially registered as an adult, his age assessment was overturned and he was transferred from Moria to a shelter for children on Lesbos. He has since been moved again to a shelter in mainland Greece. While he waits to hear the decision on his protection status, Abbas – like other asylum seekers in Greece – receives 150 euros ($170) a month. This amount needs to cover all his expenses, from food and clothing to phone credit. The money is not enough to cover a regular course of the antidepressant Prozac and the sleeping pills he was prescribed by the psychiatrist he was able to see on Lesbos.

    “I save them for when it gets really bad,” he said.

    Since moving to the mainland he has been hospitalized once with convulsions, but his main worry is the pain in his groin. Abbas underwent a hernia operation in Iran, the result of injuries sustained as a child lifting adult bodies into the ambulance. He has been told that he will need to wait for four months to see a doctor in Greece who can tell him if he needs another operation.

    “I would like to go back to school,” he said. But in reality, Abbas knows that he will need to work and there is little future for an Afghan boy who can no longer lift heavy weights.

    Walking into an Afghan restaurant in downtown Athens – near Victoria Square, where the people smugglers do business – Abbas is thrilled to see Farsi singers performing on the television above the door. “I haven’t been in an Afghan restaurant for maybe three years,” he said to explain his excitement. His face brightens again when he catches sight of Ghormeh sabzi, a herb stew popular in Afghanistan and Iran that reminds him of his mother. “I miss being with them,” he said, “being among my family.”

    When the dish arrives he pauses before eating, taking out his phone and carefully photographing the plate from every angle.

    Mosa is about to mark the end of a full year in Moria. He remains in the same drab tent that reminds him every day of Syria. Serious weight loss has made his long limbs – the ones that made it easier for adults to pretend he was not a child – almost comically thin. His skin is laced with scars, but he refuses to go into detail about how he got them. Mosa has now turned 18 and seems to realize that his best chance of getting help may have gone.

    “Those people who don’t have problems, they give them vulnerability (status),” he said with evident anger. “If you tell them the truth, they don’t help you.”

    Then he apologises for the flash of temper. “I get upset and angry and my body shakes,” he said.

    Mosa explained that now when he gets angry he has learned to remove himself: “Sometimes I stuff my ears with toilet paper to make it quiet.”

    It is 10 months since Mosa had his asylum interview. The questions he expected about his time in the Fatemiyoun never came up. Instead, the interviewers asked him why he had not stayed in Turkey after reaching that country, having run away while on leave in Iran.

    The questions they did ask him point to his likely rejection and deportation. Why, he was asked, was his fear of being persecuted in Afghanistan credible? He told them that he has heard from other Afghan boys that police and security services in the capital, Kabul, were arresting ex-combatants from Syria.

    Like teenagers everywhere, many of the younger Fatemiyoun conscripts took selfies in Syria and posted them on Facebook or shared them on WhatsApp. The images, which include uniforms and insignia, can make him a target for Sunni reprisals. These pictures now haunt him as much as the faces of his dead comrades.

    Meanwhile, the fate he suffered two tours in Syria to avoid now seems to be the most that Europe can offer him. Without any of his earlier anger, he said, “I prefer to kill myself here than go to Afghanistan.”

    #enfants-soldats #syrie #réfugiés #asile #migrations #guerre #conflit #réfugiés_afghans #Afghanistan #ISIS #EI #Etat_islamique #trauma #traumatisme #vulnérabilité

    ping @isskein


  • Le #TAF reconnaît que l’imprécision des propos d’une requérante d’asile peut venir du traumatisme subi

    Dans un arrêt du 12 juin 2018, le TAF a octroyé l’asile à une femme irakienne de confession sunnite, enlevée puis frappée et violée par des miliciens chiites. Enceinte de deux mois, elle avait perdu l’enfant suite aux violences subies. Le SEM lui avait refusé l’asile, estimant son récit stéréotypé, évasif et indigent. Le TAF considère quant à lui que le récit est cohérent et que les imprécisions « peuvent d’ailleurs être la conséquence des violences extrêmes que l’intéressée a dit avoir subies, l’amnésie traumatique étant un phénomène reconnu qui affecte notamment les victimes de violences sexuelles ». Concernant, l’art. 3 LAsi, le TAF rappelle que l’intéressée ne peut se prévaloir d’une protection en Irak vu le contexte social et culturel qui y prévaut, qu’elle est sunnite alors que le pays est majoritairement chiite. Par ailleurs, le refuge interne n’est pas envisageable dans le cas d’espèce, des sunnites de sa tribu ayant annoncé vouloir la tuer pour « rétablir leur honneur ». Ainsi, le TAF a cassé la décision du SEM et a octroyé l’asile à la recourante.

    https://odae-romand.ch/breve/le-taf-reconnait-que-limprecision-des-propos-dune-requerante-dasile-lors
    #Suisse #asile #migrations #audition #imprécisions #trauma #traumatisme #récit #réfugiés


  • « Tu me fais violence ! » | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-vacarme-2015-3-page-28.htm

    La rhétorique de la blessure et du traumatisme pour parler de toute violence dans les milieux queer produit non seulement un devenir victimaire généralisé mais une atomisation des communautés et des luttes. L’appel à la constitution d’espaces protégés et rassurants fonctionne de concert avec une gentrification qui masque toutes les problématiques de classe et de race locales et globales. On peut en rire ou chercher à comprendre comment la vigilance linguistique, d’un enjeu légitime et essentiel, finit par se retourner en police des consciences. Un appel à reconsidérer la situation intellectuelle et politique de la violence faite aux corps des autres.

    Stimulant...


  • How Refugees’ Trauma Became ‘Currency’ in Resettlement

    For many, seeking asylum requires repeatedly recounting your story, compounding its impact. Refugees feel pressured not only to prove persecution, but also that they’ve also been damaged by it. Betsy Joles reports from Malaysia.

    https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2018/08/10/how-refugees-trauma-became-currency-in-resettlement
    #réinstallation #asile #migrations #réfugiés #audition #preuve #persécution #trauma #traumatisme #interview



  • “I saw things children shouldn’t see” – surviving a troubled childhood | Mosaic
    https://mosaicscience.com/story/surviving-troubled-childhood-resilience-neglect-adversity

    Why are some people able to become happy, well-adjusted adults even after growing up with violence or neglect? Their life stories – from 1950s Hawaii to the orphanages of Romania – could provide answers that will help more children to thrive. By Lucy Maddox.

    #surpassement #traumatismes #enfance


  • Le renvoi d’une famille scandalise les professionnels de la santé

    Le médecin traitant et la psychologue d’une requérante déboutée sortent de leur réserve pour dénoncer son expulsion.

    Le renvoi récent d’une maman d’origine bosniaque, avec ses deux enfants, suscite de vives critiques sur la façon dont l’opération a été menée. Dénoncée dans un premier temps par deux associations de défense des réfugiés (notre édition du 25 mai), l’action policière fait sortir de sa réserve le médecin traitant de la famille. « Je ne suis pas d’accord qu’on leur inflige un tel traitement, tonne le docteur Laurent Lob.

    On peut être d’accord ou pas avec la loi, mais il y a la manière dont on l’applique. » La psychologue chargée de cette mère de famille tempête elle aussi. Le récit qu’elle donnera après avoir contacté sa patiente à son arrivée à Sarajevo suscite l’inquiétude des professionnels de la santé. Ils déplorent le manque de considération pour des personnes à la #santé_mentale fragilisée par leur vécu. Les propos de Laurent Lob confirment la version dénoncée en premier lieu par le collectif Droit de rester.

    Il rappelle que la mère de famille a perdu son mari pendant la guerre en ex-Yougoslavie. En Suisse depuis neuf ans avec son second mari, elle a donné naissance à un garçon (15 ans) et une fille (7 ans), née en Suisse. L’incertitude sur leur statut de réfugié, qui s’est ajoutée au #traumatisme du passé, a débouché sur des problèmes psychologiques qui ont mené le père à Cery. C’est là qu’il était lorsque les forces de l’ordre ont emmené le reste de la famille. « Les deux enfants portent déjà en eux cette #angoisse_familiale, dit le docteur Lob.

    La façon dont ils ont été expulsés ajoute une #agression : on ne peut pas faire irruption à 3 h du matin chez eux, on ne peut pas les séparer de leur mère ! »

    Aller simple pour Sarajevo

    « Son fils n’arrête pas de répéter : « Maman est-ce que je rêve ? Je crois que j’ai rêvé. » La petite, quant à elle, dira : « Maman, on peut rentrer à la maison maintenant ? Qu’est-ce qu’on fait là, où est-ce qu’on est ? » C’est ainsi que la psychologue Sabina Herdic Schindler a retranscrit les propos de la mère de famille, qu’elle a pu joindre juste après son arrivée à Sarajevo. Elle s’en veut d’avoir tenté de rassurer sa patiente. « J’ai cru à tort qu’ils n’avaient pas de crainte à avoir, dit-elle. Des enfants mineurs, un père hospitalisé, pas d’assignation à résidence et un dossier en cours de réexamen à Berne. » Elle se remémore un cas similaire, où les policiers venus expulser une famille ont tourné les talons en constatant que le père était absent. « Dans le cas présent, il n’y avait même pas un interprète et la dizaine de personnes qui sont entrées à la lumière de lampes de poche ne se sont pas présentées », dénonce la psychologue. La retranscription de la conversation entre la mère et sa psychologue dépeint le vécu traumatisant de cette expulsion.

    Il commence au moment où la #police fait irruption dans ce logement de Prilly. Les forces de l’ordre ont obtenu de l’EVAM les clés de l’appartement. Il est 3 h du matin environ : « C’est à ce moment que les policiers en uniforme, sans allumer la lumière, vont réveiller Madame avec des lampes torches. Elle n’arrête pas de demander : « Qu’est-ce qui se passe ? » Mais n’arrive pas à comprendre ce qu’on lui dit. Elle se souvient de mots comme partir, police, Sarajevo.

    Très agitée et prise de panique, elle cherche à se lever, prendre un médicament (ndlr : un calmant), mais on lui ordonne de rester assise et de ne pas faire de bruit. (...) Les enfants sont réveillés par les personnes présentes, pas par leur mère. Ils ne comprennent strictement rien. Le garçon me dira qu’il était pris de #peur et de #panique (...) il croit que c’est lui qu’on est venu chercher. (...) À chaque fois que Madame essayait de parler à ses enfants pour les rassurer ou leur expliquer ce qui se passe, on lui interdisait de parler. » La suite du récit se déroule sur quatre pages. Emmenés à l’aéroport, leurs téléphones confisqués, le garçon placé dans une autre voiture que sa mère et sa sœur, sans qu’elles sachent où il se trouve. C’est un #vol_spécial qui les attend, avec des escales à Tirana, Pristina, Belgrade et Sarajevo. C’était leur première fois en avion.

    Surveillance aux WC

    Entre Prilly, Genève et Sarajevo, divers épisodes semblent douloureux, comme les entraves à la communication entre la mère et ses enfants, tous séparés par des accompagnants. Ou humiliant, comme cette scène où la mère, malade, doit faire ses besoins en présence de deux personnes. « Elle avait la diarrhée, ça sentait très fort et elle était observée par deux personnes », relate Sabina Herdic Schindler. La petite fille de 7 ans n’échappera pas non plus à cette surveillance aux toilettes. À l’aéroport de Sarajevo, les policiers rendront les téléphones confisqués, assortis d’une enveloppe de 500 francs en guise d’adieux.

    « La façon dont cela s’est passé est grave, dit la psychologue. L’intégrité de la famille n’a pas été respectée et on n’a fait preuve d’aucun #respect pour leur détresse, sans tenir compte de leur situation médicale. » Le médecin de famille n’est pas loin de comparer les méthodes employées aux rafles opérées pendant la Seconde Guerre mondiale. « C’est irresponsable car cette intervention laissera des séquelles, dit Laurent Lob. Mais je ne jette pas la pierre aux intervenants car certains souffrent aussi de ces opérations : je suis deux policiers, dont l’un a quitté la police... Ils ne vont pas bien psychologiquement non plus. »

    Réactions tous azimuts •
    Les associations de défense des réfugiés ont été les premières à dénoncer une intervention « inhumaine ». Les professionnels de la santé ont emboîté le pas en parlant ouvertement de leur patiente - avec son accord.

    En outre, un courrier de psychiatres et psychologues circule dans le milieu afin de récolter des signatures. Ces professionnels s’inquiètent « des séquelles psychologiques et des traumas provoqués par de tels événements sur des enfants et des parents, déjà traumatisés par un passé de guerre ». Dénonçant « l’irrespect du droit fondamental de l’être humain d’être bien traité et soigné », ils demandent le retour de la famille « afin que les soins médicaux en cours soient poursuivis pour chacun dans des conditions de sécurité et de dignité humaine ». Ce courrier sera adressé au Tribunal administratif où un recours a été déposé, dans l’espoir de réunir à nouveau la famille en Suisse. Le Parti socialiste a aussi relayé le cas devant le Grand Conseil en déposant une interpellation demandant des éclaircissements au Conseil d’État.

    « Il y a dans cette affaire des éléments choquants, incompréhensibles, qui dépassent la ligne rouge fixée lors des débats que nous avons tenus à propos de la loi sur les étrangers », commente Gaétan Nanchen, secrétaire général du PS Vaud. Les enseignants de Prilly, où étaient scolarisés les deux enfants, ont adressé un courrier courroucé au conseiller d’État Philippe Leuba. Enfin, les élèves et amis des deux enfants expulsés leur ont adressé des messages de soutien et d’espoir.

    Conseiller d’État à la tête du Département de l’économie, de l’innovation et du sport, Philippe Leuba dirige le Service de la population (SPOP) chargé de la mise en œuvre des lois fédérales et cantonales en matière de migration. Face à la critique des médecins, il réagit en précisant que le SPOP n’a pas de compétence médicale.

    « C’est l’organisation #OSEARA, sur mandat du Secrétariat d’État aux migrations, qui garantit les conditions sanitaires du renvoi ; elle est habilitée à annuler un départ si la santé d’une personne frappée d’une décision de renvoi est enjeu. Sur la base des documents médicaux que les milieux médicaux ont bien voulu donner, l’OSEARA n’a pas relevé de contre-indication médicale au retour. Par ailleurs, un représentant de la Commission nationale de prévention de la torture est systématiquement présent pour chaque vol spécial. » Le ministre insiste : « Personne ne procède à un renvoi de gaieté de cœur. » La famille ayant refusé toutes les aides au retour, « le vol spécial est légalement la seule option pour effectuer un renvoi.

    L’organisation du vol spécial est de la compétence de la Confédération. » Si la famille a été réveillée en pleine nuit, c’est en raison du #plan_de_vol. « L’horaire est dicté par un impératif lié au pays d’accueil. On ne peut pas prévoir un vol qui arriverait tard dans la journée, au moment où les instances chargées d’accueillir les personnes ne travaillent plus. » Le conseiller d’État souligne que le renvoi s’est déroulé « sans recours à la force, sans détention et sans assignation à résidence préalable ».

    Et d’ajouter : « De tous les cantons, Vaud est celui qui a mis en place des procédures les moins contraignantes pour les familles. ».

    https://www.24heures.ch/vaud-regions/renvoi-famille-scandalise-professionnels-sante/story/30928044
    #expulsions #renvois #asile #migrations #réfugiés #débouté #Vaud #Suisse

    #à_vomir

    cc @isskein



    • C’est le deuxième article. Le premier est ici :
      https://seenthis.net/messages/573068

      #Paris #France #Migrants #Cruauté #honte #pierres #Solidarité

      Je met les deux in extenso ici pour éviter d’aller sur le site de Libération qui limite à 4 articles gratuits par jour :

      Je suis ici à la mémoire de Karim, mort de l’incurie de l’Etat français
      Kim Hullot-Guiot et Edouard Caupeil, Libération, le 11 mars 2018
      http://www.liberation.fr/france/2018/03/11/je-suis-ici-a-la-memoire-de-karim-mort-de-l-incurie-de-l-etat-francais_16

      Une centaine de personnes se sont réunies à Paris ce dimanche pour honorer la mémoire d’un trentenaire soudanais, mort jeudi 8 mars dans la rue, en face du centre de premier accueil de la porte de la Chapelle, dans le XVIIIe arrondissement.

      Pendant une minute, ce dimanche, le silence a régné sur un bout de trottoir de la porte de la Chapelle (Paris XVIIIe). Une centaine de riverains et d’exilés s’y étaient réunis en début d’après-midi pour rendre hommage à Karim Ibrahim, un trentenaire soudanais mort, jeudi 8 mars, à deux pas de « la Bulle », le centre de premier accueil et d’hébergement pour migrants installé en novembre 2016 par la mairie de Paris et géré par Emmaüs. Les circonstances de son décès sont pour l’heure incertaines : est-il mort de froid ? De maladie ? D’épuisement ? Pour Clarisse Bouthier, membre du collectif Solidarité migrants Wilson, Karim Ibrahim est surtout mort « de désespoir ».

      « Il est mort sur la bouche d’aération, 3 m2 où il y a un tout petit peu de chaleur », explique cette habitante de la Plaine-Saint-Denis, de l’autre côté du boulevard périphérique. Avec son collectif, fondé au moment de l’ouverture du centre, « c’est la débrouille tous les jours. Pour les nourrir, pour les faire soigner… Des milliers de gens à Paris et en banlieue se relaient pour donner des repas, des vêtements, des serviettes hygiéniques… Ça devient mission impossible. [Les migrants] ne sont pris en charge que par les citoyens ! », s’insurge-t-elle.

      Ces 3m2, c’est aussi la « maison » d’Ali, arrivé de Libye il y a un mois, de Kaba et Alpha Diallo, venus de Guinée, et de Vidal, débarqué il y a deux mois du Cameroun, au même moment que Karim Ibrahim. Lequel était « comme un frère », disent-ils. Ils décrivent un personnage avenant, qui « donnait le sourire. Depuis qu’il est mort, le coin est mort. Il se débrouillait en français et en arabe donc il parlait à tout le monde », explique Vidal.

      « Il disait "moi je suis français" »

      « Il disait "moi je suis français". Il faisait rire, il ambiançait le coin. C’est lui qui balayait [il montre les détritus sur le trottoir, ndlr]. Pour encourager les gens à ramasser leurs déchets, il leur donnait de l’argent », raconte Kaba. Avant son décès, Karim Ibrahim « était malade, il était gris. Il faisait froid. Il a dormi longtemps, longtemps, ce n’était pas normal. La police a essayé de le réanimer, mais je pense qu’il s’est étouffé » sous les couvertures lestées d’eau de pluie, raconte encore Vidal. Et d’ajouter, dépité : « S’ils avaient trouvé une maison pour lui, il ne serait pas mort, il ne serait pas mort. »

      Pour honorer sa mémoire, Clarisse Bouthier a lu un texte, traduit en plusieurs langues : « La mort est partout ici porte de la Chapelle. Dans les souvenirs du pays, de la route, de ceux qui ont disparu en mer, dans la vallée de la Roya, ou porte de la Chapelle. Mais Karim, tu sais que la vie est aussi partout. Difficile mais riche, elle est dans la solidarité de tous envers tous. » Avant d’encourager chacun à se saisir d’une bougie ou d’une fleur blanche, jaune ou violette, et de la déposer sur l’une des pierres disposées par la mairie, en février 2017, sous l’un des ponts voisins de la Bulle, officiellement pour « éviter de constituer des camps de migrants à l’endroit où des travaux [étaient] prévus » selon le communiqué de l’Hôtel de Ville.

      Quand les pierres ont été installées, cela a révolté Yan Noblet, un habitant de Montreuil (Seine-Saint-Denis) qui traverse le quartier pour aller jouer au football en salle au Five, à quelques rues de là. Avec son collectif Cœur de pierre, un regroupement d’artistes tailleurs de pierre et de compagnons, il est venu en faire des sculptures. Les mots « liberté » ou encore « Salut à toi le Soudanais » ont été gravés sur les blocs. « On aimerait savoir dans quel cerveau malade cette idée a germé… Ça me fout hors de moi, je vois des bâtiments entiers qui sont chauffés et restent vides. En bas, il y a des gens qui crèvent de froid », juge-t-il.

      « La France n’est pas à la hauteur »

      Une dame d’environ 65 ans, rose blanche à la main, porte un panneau autour du cou : « Je suis ici à la mémoire de Karim, mort de l’incurie de l’Etat français ». Sur un trottoir, les mots « Sorry Karim » ont été peints à la bombe de peinture jaune. Le chanteur Francis Lalanne est là aussi. Depuis Sangatte, au début des années 2000, il est engagé contre « la situation inacceptable des demandeurs d’asile en France. Les dirigeants politiques surfent sur la peur des étrangers pour mettre en place des mesures liberticides, qui trouvent leur paroxysme dans le projet de loi de Collomb. Gérard Collomb, il transforme Marine Le Pen en modérée ! » L’artiste, qui a été candidat aux dernières législatives, milite désormais, via le lancement d’une pétition, pour sortir des accords du Touquet, qui font selon lui des policiers français les « mercenaires de l’Angleterre, ce qui n’a aucun sens depuis que l’Angleterre a quitté l’Europe ».

      Traverser la mer, arriver porte de la Chapelle, et y mourir : le destin de Karim révolte, au-delà de la tristesse, Vidal, Kaba, Ali et Alpha Dialo. « La France n’est pas à la hauteur. Elle a perdu, juge Vidal. Ce n’est pas seulement les immigrés : j’ai vu un Français qui avait travaillé toute sa vie aller aux Restos du cœur… Macron, il est parti en Afrique dire qu’il allait investir, pour le développement, pour aider les gens, mais nous on est là et on meurt ! »

      Vidal reprend : « C’est eux [les dirigeants européens, ndlr] qui disent que nos présidents sont des dictateurs. On fuit. Et voilà comment on est accueillis. Liberté, égalité, fraternité, mais c’est quoi ça ? La liberté de dormir dehors ? L’égalité de dormir dans le froid ? Macron donne des leçons mais chez lui c’est pourri. » Kaba ajoute, de plus en plus énervé : « La France nous a colonisés. On nous a dit : "Ici, il y a les droits de l’homme, il y a l’humanité, il y a la dignité." On est venus et on n’a pas trouvé ça ici. En Afrique, quand il n’y a pas la guerre, il n’y a pas d’homme qui meurt dans la rue. Même les animaux ne meurent pas comme ça. »

      Tous les quatre s’inquiètent de ce que va devenir le corps de leur ami. Sera-t-il enterré ? Sera-t-il « brûlé », comme ils disent ? Sous le pont, à côté du terminus de la ligne de tramway T3b, Karim Ibrahim aura au moins un ersatz de pierre tombale. Comme personne ne connaît son âge exact, on y lit : « Karim, 198...-2018 ».
      ===================================================
      Réfugié mort à Paris : « Karim a vu des choses atroces, il était livré à lui-même »
      Kim Hullot-Guiot, Liberation, le 12 mars 2018
      http://www.liberation.fr/france/2018/03/12/refugie-mort-a-paris-karim-a-vu-des-choses-atroces-il-etait-livre-a-lui-m

      Jeudi, un trentenaire soudanais et érythréen a été retrouvé mort porte de la Chapelle, à Paris, un an après avoir obtenu l’asile. S’il disposait bien d’un logement, l’absence de suivi psychiatrique lui a été fatale, selon des associations.

      Au mois de mars l’année dernière, la France a accordé sa protection à Karim Ibrahim, un migrant d’origine soudanaise et érythréenne, en le reconnaissant comme réfugié. Un an plus tard, le 8 mars, Karim Ibrahim est mort dans une rue du XVIIIe arrondissement de Paris. Que s’est-il passé durant cette année pour que ce trentenaire perde la vie sur une bouche d’aération ? La France a-t-elle failli à sa mission d’accueillir et protéger ? Dimanche, lors du rassemblement citoyen en sa mémoire, c’est le sentiment qui dominait parmi la centaine de personnes présentes. Ce lundi, de nouvelles informations viennent éclairer la funeste trajectoire de Karim Ibrahim.

      S’il vivait ces derniers temps porte de la Chapelle, il semble que Karim Ibrahim n’était en fait pas « réellement » à la rue. Il y a environ un an, Yannick Martin, le vice-président de l’association Rallumeurs d’étoiles qui propose des activités sportives et culturelles au centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Laval (Mayenne), a fait sa connaissance. Il décrit un homme traumatisé par son passé, dont la famille avait quitté son Erythrée natale pour le Darfour : « Il a vu des choses atroces, sa famille a été massacrée devant lui. Il s’est réfugié dans l’alcool. Et puis Karim n’avait pas de but. La demande d’asile c’est une procédure longue, qui génère de l’ennui. Laquelle est la mère de tous les vices… Il était livré à lui-même. » « Il avait un vrai problème d’addiction tout à fait identifié », confirme Pierre Henry, le directeur général de France Terre d’asile, association qui intervient aussi au CAO de Laval.

      « On pressentait qu’un drame allait arriver »

      Après avoir obtenu son statut de réfugié, en appel auprès de la Cour nationale du droit d’asile, Karim Ibrahim s’est vu proposer un logement dans une résidence sociale en Mayenne. Il y disposait de sa propre chambre mais partageait la cuisine avec d’autres hommes. « Karim avait du mal à rester tout seul, explique Yannick Martin. Il revenait régulièrement au CAO. Parfois il se montrait difficile, enfantin. Il était aussi assez malin. Son problème, c’était qu’il avait besoin de se raccrocher à des gens. » Seul, Karim Ibrahim n’arrivait pas à prendre soin de lui. Pour Pierre Henry, « on retombe sur la question du système de soins disponibles pour les personnes malades, alcooliques, sur la misère de la psychiatrie. Ce secteur est sinistré ».

      Les deux responsables associatifs s’accordent à dire que si l’Etat n’a pas failli en proposant bien à Karim Ibrahim une solution d’hébergement, l’absence de prise en charge psychiatrique et sociale lui a été fatale. Pour Yannick Martin, « l’accueil c’est une bonne chose mais l’intégration c’est une autre paire de manches. Ce garçon n’a pas eu le suivi psychiatrique ou psychologique qu’il aurait dû avoir. Je ne jette la pierre à personne, les assistantes sociales ont déjà beaucoup de dossiers à traiter. Mais on pressentait qu’un drame allait arriver, il était retombé dans ses démons ».

      Même discours chez Pierre Henry : au-delà du cas de Karim Ibrahim, c’est toute la prise en charge psychiatrique des personnes réfugiées ou exilées, dont certaines sont par leur parcours et leur histoire particulièrement fragiles, qui est défaillante. « On a de plus en plus souvent ce type de pathologie, il y a un phénomène de décompensation lourde et on est très, très mal outillés pour y faire face, juge-t-il. Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile ne sont absolument pas équipés pour traiter ces sujets. Sans accompagnement, les gens ne s’en sortent pas. On est démunis. »


  • Néoféminisme et Ordre moral - L’herbe entre les pavés
    http://lherbentrelespaves.fr/index.php?post/2018/02/25/N%C3%A9of%C3%A9minisme-et-Ordre-moral

    Ce texte intitulé #Néoféminisme et #ordre_moral comporte quatre parties. Après une première partie introductive, la deuxième fait retour sur les vingt dernières années pour tenter de définir ce que serait un ordre moral contemporain (de Dutroux à Outreau pour la séquence #pédophile, sur le volet « #prostitution » d’une loi de 2002, l’analyse d’un cas supposé de « #harcèlement_sexuel », etc). La troisième revient longuement sur les conséquences de « l’#affaire_Weinstein » (avec Carmen, Polanski, Winfrey et d’autres protagonistes) : l’accent étant principalement mis sur le différend opposant les signataires de la tribune « Cent femmes pour une autre parole » publiée par Le Monde, et les contemptrices de cette tribune (à travers les nombreuses réactions critiques ou indignées parues courant janvier dans la presse). D’où, ceci exposé, le traitement de ce moment polémique sous l’angle du #consentement, de la #victimisation, du #traumatisme, mais de manière plus développée en termes de #criminalité_sexuelle, de #misère_sexuelle, et surtout de #puritanisme (tout en prolongeant ici l’analyse faite précédemment sous le prisme de l’ordre moral depuis un regard critique sur les mouvements « #metoo » et « #balancetonporc »). Enfin la quatrième partie, qui vaut comme conclusion, est consacrée à la « question de l’amour » chez #Charles_Fourier, en particulier à travers son ouvrage posthume Le Nouveau monde amoureux.


  • Press Announcements > FDA authorizes marketing of first blood test to aid in the evaluation of concussion in adults
    https://www.fda.gov/NewsEvents/Newsroom/PressAnnouncements/ucm596531.htm

    The #Brain_Trauma_Indicator works by measuring levels of proteins, known as UCH-L1 and GFAP, that are released from the brain into blood and measured within 12 hours of head injury. Levels of these blood proteins after mTBI/concussion can help predict which patients may have intracranial lesions visible by CT scan and which won’t. Being able to predict if patients have a low probability of intracranial lesions can help health care professionals in their management of patients and the decision to perform a CT scan. Test results can be available within 3 to 4 hours.

    The FDA evaluated data from a multi-center, prospective clinical study of 1,947 individual blood samples from adults with suspected mTBI/concussion and reviewed the product’s performance by comparing mTBI/concussion blood tests results with CT scan results. The Brain Trauma Indicator was able to predict the presence of intracranial lesions on a CT scan 97.5 percent of the time and those who did not have intracranial lesions on a CT scan 99.6 percent of the time. These findings indicate that the test can reliably predict the absence of intracranial lesions and that health care professionals can incorporate this tool into the standard of care for patients to rule out the need for a CT scan in at least one-third of patients who are suspected of having mTBI.

    #traumatisme_cérébral #commotion



  • Alla fine del viaggio: il disagio psichico dei migranti nel nord Italia

    Traumi e torture che è difficile superare, ancor più nell’incertezza del futuro che accompagna l’attesa dopo aver fatto richiesta di asilo. Soprusi subiti, ricordi incancellabili, nevrosi, sindrome da stress post traumatico, autolesionismo e tentativi di suicidio. Se ne parla poco, ma rappresentano una parte importante del disagio delle persone migranti. Matteo Congregalli ha parlato con le persone che li assistono nel nord Italia nell’ambito della psichiatria ed etnopsichiatria, e che a volte non riescono a salvarli.

    http://openmigration.org/analisi/alla-fine-del-viaggio-il-disagio-psichico-dei-migranti-nel-nord-italia/?platform=hootsuite
    #Italie #Italie_du_nord #santé_mentale #asile #migrations #réfugiés #après_l'arrivée #traumatisme #trauma #torture #incertitude


  • Zürich schafft Suizidgefährdeten aus

    Nach der Ausschaffung einer hochschwangeren Eritreerin wurde ein Aserbeidschaner mit posttraumatischer Belastungsstörung auf den Sonderflug gebracht.

    https://www.tagesanzeiger.ch/zuerich/region/zuerich-schafft-suizidgefaehrdeten-aus/story/11953608

    #vol_spécial #renvois #expulsions #Suisse #grossesse #vulnérabilité #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_érythréens #privatisation #Oseara_AG #Italie #suicide #trauma #traumatisme #Lituanie #santé_mentale #dépression


  • Un texte signé par les #sages-femmes du canton de #Genève contre l’application du #Règlement_Dublin (reçu via la newsletter de l’association Solidarité Tattes)

    Au tour des sages-femmes : ce qu’elles voient, ce qu’elles ont à dire

    Formées pour accompagner les femmes au cours de la grossesse, l’accouchement et l’après-naissance, les sages-femmes genevoises savent combien l’environnement de la maternité a d’importance pour que les événements se déroulent sans complication. Notamment, une attention particulière est portée à la femme récemment accouchée, afin d’éviter la dépression du post-partum et ses répercussions néfastes pour le développement de l’enfant.

    Ces recommandations concernent toutes les femmes. Pourtant, elles ne sont pas appliquées aux requérantes d’asile ! Seulement 3 exemples :

    Mme A. vit dans la crainte de l’approche de son renvoi Dublin, qui coïncide avec le terme prévu de son accouchement. Malgré un avis médical très net donné par un médecin des Hôpitaux Universitaires de Genève, la persécution et les menaces de l’Office Cantonal de la Population et des Migrations continuent.
    Mme B. se fait embarquer à destination de l’Italie, sous le coup d’un renvoi Dublin. C’est 4h. du matin, la police la menotte, un policier porte le bébé dans ses bras (!), un autre tient le petit garçon de 5 ans par la main. C’est justement ce petit garçon de 5 ans, qui parle parfaitement le français et fréquente une école primaire du canton depuis plus d’une année, qui doit faire office d’interprète dans cette situation.
    Mme C. vient d’avoir un bébé, dont le père est en Suisse depuis plus de 12 ans, au bénéfice d’un permis C et d’un travail fixe, désirant se marier et ayant reconnu le bébé. Le délai Dublin s’approche et ne laisse pas dormir la maman. Elle est suivie par un psychiatre.
    Il faut ajouter que, souvent, les femmes sous la menace d’un renvoi Dublin essaient de dormir ailleurs que dans leur foyer, afin d’éviter la venue impromptue de la police. Le stress de devoir trouver une chambre et de changer fréquemment de lieu pour dormir aggrave encore leur état dépressif. La plupart du temps, elles ne sont pas au courant de leurs droits, ne savent pas à qui demander de l’aide, ne comprennent pas les courriers qui leur sont adressés.

    Dans les trois situations décrites ci-dessus, les autorités fédérales ont refusé catégoriquement d’entrer en matière. Et ceci, même quand les médecins, sages-femmes, enseignant-es ont mis en garde ces autorités sur la vulnérabilité de ces personnes. Si Mmes A., B. et C. ont finalement trouvé une issue favorable à leur situation, c’est grâce à un concours de circonstances exceptionnelles.

    Si toutes les sages-femmes qui font des consultations à domicile prenaient la peine de répertorier les situations Dublin qu’elles rencontrent, si elles avaient les instruments pour mesurer l’angoisse et la souffrance vécues par les femmes enceintes et accouchées en attente de leur renvoi, elles devraient, elles pourraient… Ne sachant justement pas par quel bout transformer cette situation ignoble et en contradiction complète avec ce qu’on leur a enseigné durant leur formation, elles font ce qu’elles peuvent : trouver une poussette et les affaires de première nécessité pour le bébé, accompagner la maman chez le juriste, etc.

    Car telle est bien la torture qui donne tellement de travail à nos psychiatres locaux : non seulement ces femmes ont vécu un parcours d’exil pas moins cruel pour être devenu banal, mais encore, ici chez nous, il leur est interdit d’envisager l’avenir. Attendre dans l’incertitude, attendre dans le noir : c’est la torture à la sauce helvétique.

    On pourrait au moins stopper Dublin pour les femmes et les enfants.

    Des sages-femmes du canton de Genève

    #femmes #grossesse #traumatisme #renvois #expulsions #Suisse #asile #migrations #réfugiés

    Je retiendrai cela, outre le fait que le corps médical prend enfin position...

    c’est la #torture à la sauce helvétique


  • « Les mots qui blessent n’aident jamais un enfant à grandir »
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/10/07/les-mots-qui-blessent-n-aident-jamais-un-enfant-a-grandir_5197800_3224.html

    Il y a cent ans, les hommes pouvaient frapper leur femme. C’est aujourd’hui dépassé. Il faut arriver au même résultat pour les enfants.

    #éducation #violence #traumatismes #remise_en_question

    • Il y a cent ans, les hommes pouvaient frapper leur femme. C’est aujourd’hui dépassé.

      euh en fait on aimerait bien que ça soit dépassé mais c’est pas trop le cas en fait. Faudrait lui dire à Gilles Lazimi, le médecin, il a pas l’air trop au courant.

    • Oui, merci de rectifier.
      La citation est sûrement mal choisie, mais je l’ai interprétée de mon point de vue moral à moi, peut être un peu naïvement.


  • #Rebecca_Mott : : L’enfer est ici, sur Terre
    https://tradfem.wordpress.com/2017/08/08/rebecca-mott-lenfer-est-ici-sur-terre


    Je veux aujourd’hui, par ce billet, explorer l’intérieur de mon silence.

    Je ne sais pas si cela va fonctionner, ou même si ce sera compréhensible. Mais pour atteindre le lieu de mon enfer, je dois creuser profondément.

    Je n’ai pas de mémoire visuelle — quand je pense, je ne vois pas d’images, je me vois simplement entourée d’émotions ou de l’absence d’émotions.

    Je crois que j’ai arrêté de voir parce que mon esprit ne pouvait contenir la réalité de cet enfer, alors il l’a stockée dans le reste de mon corps.

    Donc, cet enfer m’a valu de nombreux cadeaux.

    Le cadeau de la souffrance de souvenirs inscrits dans mon corps, qui dictent à mon esprit certaines vérités.

    Le cadeau de l’hypervigilance et d’un sommeil qui refuse d’être trop profond.

    Le cadeau d’émotions mortes qui entravent mes liens avec les autres.

    L’enfer qui a pour nom la prostitution d’intérieur — que ce soit la «  GirlFriend Experience  », la fonction d’escorte ou la danse sexuelle — et qui reste inscrit dans chaque cellule de mon corps.

    Je suis fière d’être une femme sortie du milieu, fière que mon blogue atteigne et transforme autant de gens, fière d’être toujours en vie et en mouvement dans la bonne direction.

    Mais l’enfer que j’ai vécu à l’intérieur ne me quitte jamais complètement.

    C’est l’enfer qui me saisit à la gorge et m’étouffe alors que je suis déterminée à vivre.

    C’est l’enfer d’une nausée permanente.

    C’est un enfer qui se moque de chacune de mes tentatives d’être simplement normale et libérée de l’industrie du sexe.

    Je me bats tous les jours en vue de cette liberté.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://rebeccamott.net/2017/08/08/hell-is-a-place-on-earth

    #système_prostituteur #abolitionnisme #traumatisme