• Stop Amazon et son monde
    https://www.stop-amazon.fr

    Appel pour transformer le Black Friday 2019 en un « Vendredi Noir pour Amazon ». La satisfaction du client, c’est l’obsession affichée de Jeff Bezos patron d’Amazon, le géant du e-commerce aux 180 millions de références. Sa stratégie : le "day one", soit maximiser les cadences de préparation des colis pour livrer en moins d’un jour, moins d’une heure et peut être moins d’une demi-heure grâce à des drones de livraison. Son ambition : créer un écosystème complet avec des maisons connectées, des e-books, de (...)

    #Palantir #Amazon #AWS #robotique #migration #écologie #travail #domination #fiscalité #CloudComputing #conditions #lutte (...)

    ##fiscalité ##surveillance

  • Des océans de misère Alexandre Shields - 15 novembre 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/567042/des-oceans-de-misere

    Esclavage, travailleurs abandonnés, piraterie, pêche illégale, affrontements pour l’accès aux ressources, pollution… Les océans de la planète sont marqués par les pires travers de l’humanité, révèle une vaste enquête internationale menée par le journaliste du New York Times Ian Urbina. Et comme consommateurs, nous en sommes les complices quotidiennement.


    Photo : Outlaw Ocean Project Un bateau de pêche vietnamien surpris à braconner dans les eaux indonésiennes reçoit l’ordre de s’arrêter.

    « J’avais une petite idée de l’esclavage en mer, en raison des journalistes qui ont enquêté sur le phénomène avant moi. Mais la cruauté abjecte que j’ai vue de mes yeux et les effets durables sur les hommes que j’ai rencontrés me hantent depuis la fin de mes reportages. Les mauvais traitements dont sont victimes les hommes qui aident à remplir nos assiettes de produits de la mer ont été pour moi un choc », résume au Devoir Ian Urbina, qui a enquêté pendant cinq ans sur une vingtaine de mers et cinq océans, pour écrire The Outlaw Ocean (La jungle des océans).
     
    S’il décrit de façon aussi directe ses impressions face à cette réalité, c’est qu’il a lui-même constaté, en pleine mer de Chine, à quel point les conditions de travail sur les bateaux de pêche peuvent s’avérer épouvantables. Et pour y parvenir, le journaliste a dû user de stratégie, de patience et d’une témérité certaine.

    Dans son livre, qui vient de paraître en édition française, il raconte ainsi qu’il a dû passer plusieurs soirées à boire avec des capitaines dans un des plus grands ports de pêche de Thaïlande, afin de gagner leur confiance.
    « Les capitaines se demandaient pourquoi nous voulions passer quelques jours sur des navires qui étaient notoirement sales et dangereux. Je leur répondais que c’était pour voir le travail des hommes et raconter leur vie » , écrit le journaliste, par ailleurs co-lauréat d’un prix Pulitzer pour une enquête sur la prostitution.

    C’est ainsi qu’il est parvenu à voir et à décrire cet « esclavage en mer ». Concrètement, les marins qu’il a rencontrés sur les bateaux thaïlandais étaient des migrants, la plupart du temps en provenance du Cambodge ou de la Birmanie. Forcés de s’endetter pour traverser illégalement les frontières et se trouver un « emploi », ils se retrouvent pris en mer, parfois pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, sans pouvoir retourner à terre.


     Photo : Ocean Outlaw Project Un marin du Cambodge sur un bateau de pêche thaïlandais

    Pour les maintenir dans cette zone de non-droit, les navires de pêche sont ravitaillés en mer et les prises sont transférées d’un navire à un autre.

    Hypocrisie
    Les bateaux sur lesquels les marins sont pour ainsi dire captifs grouillent de vermine, ils y travaillent sans arrêt sans la moindre mesure de sécurité, leurs repas se résument à une nourriture infecte et ils sont soumis à un capitaine parfois très violent, raconte le journaliste.

    Ian Urbina a d’ailleurs recueilli plusieurs témoignages de ces marins de la misère ayant subi des mauvais traitements à de multiples reprises. Il a notamment pu rencontrer un homme qui, avant d’être « libéré », était constamment enchaîné pour éviter qu’il ne tente de s’évader. « Il faut voir ce genre de navire comme un vaisseau spatial, où les gens sont pris, en haute mer, sans application de loi. Et les victimes sont souvent des migrants victimes de trafic en provenance de pays pauvres. »

    L’effondrement quasi généralisé des stocks de poissons est en partie responsable de l’accroissement du phénomène, souligne-t-il. À mesure que les navires ont dû parcourir des distances de plus en plus grandes pour aller pêcher, « les entreprises et les capitaines se sont de plus en plus tournés vers le travail forcé pour réduire leurs coûts », et ainsi continuer d’offrir des produits au plus bas prix possible aux consommateurs, notamment au Canada.

    « Les consommateurs sont hypocrites et sont complices du problème de la pêche illégale ou de l’esclavage en mer. En consommant ces produits, nous bénéficions directement des pratiques comme le travail forcé », déplore Ian Urbina, qui vient de quitter le New York Times pour poursuivre son travail d’enquête en mer de façon indépendante. « C’est un mirage de croire qu’on peut pêcher du thon de façon durable, légale et en offrant de bonnes conditions de travail aux marins, tout en vendant une boîte de thon qui a voyagé sur des milliers de kilomètres pour à peine 2,50$. »

    Dans un contexte de raréfaction des ressources, Ian Urbina souligne en outre que la pêche illégale prend de plus en plus d’ampleur. « Le commerce illicite des produits de la mer est mondialement prospère, avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 160 milliards de dollars. »

    Le développement des outils technologiques permet d’ailleurs aujourd’hui de « piller les océans avec une efficacité remarquable », écrit-il.

    Dans plusieurs cas, a-t-il constaté, les navires peuvent aisément profiter du « manque de réglementation » en haute mer, ou encore de l’incapacité de certains États, notamment le long des côtes africaines, de patrouiller leurs eaux territoriales. Il a aussi été témoin de la traque d’un navire inscrit sur la liste rouge d’Interpol, le Thunder, qui a préféré se saborder plutôt que se rendre aux autorités.

    Violence
    Dans certains cas, la compétition pour l’accès aux ressources marines toujours disponibles peut mener à des situations tendues, à la pointe du fusil, comme l’a constaté à plusieurs reprises Ian Urbina, notamment en voyant des pays comme l’Indonésie et le Vietnam se disputer les limites de leurs zones de pêche.


     Photo : Ocean Outlaw Project L’équipage d’un bateau de pêche vietnamien est arrêté par des patrouilleurs indonésiens.

    « On verra davantage de ce genre de conflits pour l’accès aux ressources dans les prochaines années », prédit-il, dans un contexte d’augmentation de la demande jumelée à une réduction majeure de la disponibilité. Déjà, à l’heure actuelle, plus de 90 % des stocks de poissons de la planète sont exploités au maximum ou surexploités, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

    En plus de la violence perpétrée contre des marins dépourvus de recours et des cas bien concrets de pêche illégale, Ian Urbina explique dans La jungle des océans qu’il existe plusieurs formes de violence méconnue, mais tout aussi présentes. Il cite en exemple celle dont sont victimes les migrants venus de la mer, comme ceux qui tentent de se rendre en Europe, mais aussi celle perpétrée contre « des milliers » de marins attaqués, kidnappés ou tués chaque année, ou encore celle que subissent des travailleurs abandonnés sur des cargos délaissés par leurs propriétaires.

    Sans oublier la violence subie par l’écosystème marin, et ce, à l’échelle de la planète. Le livre fait ainsi état de cas bien réels d’eaux usées ou souillées d’hydrocarbures larguées par des navires de croisières, mais aussi plusieurs autres types de navires de commerce qui sillonnent les océans. Ils seraient aujourd’hui plus de 80 000 dans le monde.

    Se disant malgré tout « optimiste », le journaliste en appelle à une bonification substantielle de la réglementation du travail en mer, à l’instauration d’une traçabilité fiable et généralisée pour les produits de la mer, mais aussi à une véritable protection des milieux marins, étroitement liés à notre existence sur la terre ferme.

    « Que pouvons-nous faire pour atténuer le désordre qui règne en haute mer ? Vu l’ampleur des problèmes, c’est une question complexe. Mais chose certaine, nous sommes collectivement dépendants des océans. »

    La jungle des océans Ian Urbina, Éditions Payot & Rivages, 587 pages

    #pêche #mer #océan #poissons #esclavage #travail #cruauté #violence #pillage #écosystème #ressources

  • Et maintenant, le gouvernement s’attaque aux compensations du travail de nuit
    https://www.marianne.net/societe/et-maintenant-le-gouvernement-s-attaque-aux-compensations-du-travail-de-nu

    La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, planche sur le report à minuit le début du travail de nuit dans les commerces alimentaires. Les syndicats dénoncent un « cadeau » aux grandes enseignes.

    #travail #guerre_aux_pauvres

  • Le nombre de frontaliers bat des records depuis le début de l’année

    Le marché du travail suisse s’ouvre toujours davantage vers les pays voisins. Le nombre de frontaliers dépasse les 325’000 personnes cette année, un record. La hausse est particulièrement marquée au Tessin et à Genève.


    https://www.swissinfo.ch/fre/travailler-en-suisse_le-nombre-de-frontaliers-bat-des-records-depuis-le-d%C3%A9but-de-l-ann%C3%A9e/45364082

    #frontaliers #Suisse #statistiques #chiffres #travail

  • La jet-set des escrologistes, par Nicolas Casaux
    https://www.facebook.com/nicolas.casaux/posts/10156947033822523

    Dans le monde anglophone (et parfois aussi dans le monde francophone, pour certains, dont le travail est traduit en français) : George Monbiot, Naomi Klein, Bill McKibben. Dans le monde francophone : Nicolas Hulot, Cyril Dion, Aurélien Barrau, Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Delannoy, Maxime De Rostolan. Il y en a d’autres.

    Habitués des #médias de masse, ils tiennent des #discours qui, malgré quelques différences ou nuances, forment une même et unique perspective, correspondant à la définition grand public de l’écologisme.

    Ladite perspective s’appuie sur une évaluation très partielle de la situation. Sur le plan écologique, elle tend à réduire les nombreux aspects de la #catastrophe en cours à un problème de taux de #carbone dans l’atmosphère (réchauffement climatique), et de « ressources naturelles » que la civilisation (industrielle) doit — condition sine qua non de sa perpétuation, leur ambition principale — s’efforcer de mieux gérer. Que les autres êtres vivants, les autres espèces et les communautés biotiques qu’elles forment possèdent une valeur intrinsèque, ne se réduisent pas à de simples « ressources », est rarement évoqué.

    Sur le plan social, lorsqu’ils soulignent des problèmes, nos #escrologistes pointent du doigt les #inégalités économiques ou le chômage. Certains vont jusqu’à dire du mal du capitalisme, mais ne critiquent en réalité que certains excès du système économique dominant. D’autres fois, ils dénoncent, plus honnêtement, quelque « #capitalisme dérégulé » ou « débridé » (Naomi Klein dans "Tout peut changer"). Mais ils ne parlent que très rarement, voire pas du tout, des injustices fondamentales que constituent la #propriété privée, la division hiérarchique du travail, le #travail en tant que concept capitaliste, des rapports de #domination qu’implique une organisation technique de la #société — la bureaucratie, l’État. Ils n’expliquent jamais, ou très rarement et très timidement, sans rien en tirer, qu’à l’instar de l’État en tant que forme d’organisation sociale, les régimes électoraux modernes n’ont rien de démocratique, qu’ils relèvent plutôt de l’#aristocratie élective, et que leur fonctionnement est clairement verrouillé, garanti et gardé par divers mécanismes coercitifs, y compris par la #violence physique.

    Ils se contentent d’en appeler à une sorte de nouvelle révolution verte, au moyen d’un new deal vert (Green New Deal) qu’agenceraient les gouvernants. Car aux yeux de nos escrologistes, il s’agit toujours de compter, pour sauver la situation — pardon, la #civilisation, mais aussi la planète, prétendument, puisqu’il est possible et souhaitable, d’après eux, de tout avoir — sur les dirigeants étatiques ou d’entreprise. New deal vert censé permettre de créer des tas d’emplois verts, au sein d’entreprises vertes, dirigées par des patrons verts — une exploitation verte, une #servitude verte —, de donner forme à une civilisation industrielle verte dotée de commodités technologiques vertes, smartphones verts, voitures vertes, etc., alimentés par des énergies vertes, et ainsi de suite (on parle désormais, de plus en plus, d’énergies "non-carbonées" plutôt que d’énergies "vertes", ce qui permet, à l’aide d’un autre #mensonge, de faire rentrer le #nucléaire dans le lot ; partout, vous pouvez remplacer "vert" par "non-carboné" ou "zéro carbone", ou "carboneutre", l’absurdité est la même).

    Au bout du compte, leur #réformisme à la noix vise uniquement à repeindre en vert le désastre en cours : repeindre en vert les oppressions, les dominations, les injustices. À faire croire qu’il est possible de rendre verte, durable, la civilisation technologique moderne — une rassurance dont on comprend aisément pourquoi elle est la bienvenue dans les médias de masse, pourquoi elle plait à tous ceux dont c’est la principale ambition. Un mensonge grossier : rien de ce qu’ils qualifient de vert ne l’est réellement. Une promesse creuse et, au point où nous en sommes rendus, criminelle. Affirmer, en 2019, comme le fait Aurélien Barrau dans son livre de promotion de l’écologie, pardon, de l’#escrologie, que ce qu’il faut, c’est "que nous nous engagions solennellement à ne plus élire quiconque ne mettrait pas en œuvre des mesures fermes" (pour tout repeindre en vert), "que les citoyens n’envisagent même plus de choisir pour représentant quiconque ne s’engagerait pas" (à tout repeindre en vert), zut alors.

    On peut croire à tout ça. C’est très con, mais on peut y croire. Surtout lorsqu’on fait partie des puissants, de ceux qui tirent leur épingle du désastre actuel — mais pas seulement, puisque, conditionnement aidant (c’est à ça que servent nos escrologistes) c’est même la religion dominante.

    Mais comment font certains pour continuer à dire que nous voulons tous la même chose, que nous devrions cesser de critiquer ces #éco-charlatans parce que nous voulons comme eux au bout du compte, que nous sommes tous pareils, etc. ?!

    #greenwashing

  • Why the Four-Day Week Matters
    https://tribunemag.co.uk/2019/11/why-the-four-day-week-matters

    This year’s Labour Party conference passed a motion, brought by the CWU, calling for the party to support a 32-hour working week. It followed a 2018 report from the TUC, which called for a 4-day week and many unions, including Unite, PCS, and RMT announcing commitments to shorter working hours.

    Despite this, much of the current discourse around the 4-day week, often granted more publicity, has been from think tanks, academics and liberal journalism. This set of voices and the tones in which they pronounce the cause can make it is easy for the left to dismiss it as comparatively less radical and indeed urgent than other agendas. But this would be a mistake.

    #travail #RTT

  • La tragedia del #Mattmark

    Il bel sole volgeva al tramonto
    tra le cime deserte e ghiacciate
    già le squadre eran tutte tornate
    da un infido e pesante lavor

    era gente di varie nazioni
    ma in gran parte era gente italiana
    che lasiata la casa lontana
    a Mattmark lor trovaron lavor

    la montagna a vederla era imensa
    la oservan gli adetti al cantiere
    a ciascuno sembrava vedere
    un gigante forgiato di acciar

    dopo il turno di dura fatica
    si lasiavan gli arnesi a riposo
    e si andava con anim gioioso
    alla mensa dov’era pronto il cenar

    chi pensava alla casa natia
    alla moglie ai figli adorati
    ai parenti al paese lasiati
    fiduciosi di un lieto avenir

    chi pensava al denar guadagnato
    e a quello che risparmiato aveva
    i progetti da solo faceva
    fiducioso d’un lieto avenir

    ad un tratto si è sentito un ronzio
    che diventò man mano stridore
    poi sembrò di tuono un fragore
    che dall’alto veloce arrivò

    non si ebbe il tempo nemen di parlare
    o di corere a qualche riparo
    prima ancora che il peril fosse chiaro
    la tragedia si volse al final

    giunse alora la morte veloce
    sivolando il ghiacciaio falciava
    e sicura rovina portava
    né una forma fermarlo poté

    un boato tremar fe’ le valli
    poi tornò il silenzio assoluto
    il tremendo destin fu compiuto
    nello spazio di un attimo sol

    ancor ogi una coltre ricopre
    operai ch’eran pieni di vita
    è una bara di neve indurita
    dove salvarli nessuno riuscì

    passa il tempo e forse per sempre
    resteranno dei corpi nel ghiaccio
    la montagna col bianco suo abracio
    se li tiene li prese con sé.

    https://www.youtube.com/watch?v=X3ei56Ta_R4


    #chanson #musique #Suisse #travailleurs_étrangers #Italiens #travailleurs_italiens #Valais #histoire #barrage_hydroélectrique #montagne

    Sur la #tragédie, voir :
    https://seenthis.net/messages/402405

    ping @sinehebdo

  • Autour de l’informatique : les algorithmes et la disparition du sujet
    https://www.academia.edu/20749267/Big_data_l_enjeu_est_moins_la_donn%C3%A9e_personnelle_que_la_disparition_d

    Antoinette Rouvroy, chercheure au Fond National de la Recherche Scientifique Belge, rattachée au Centre de Recherche Information, Droit et Société de l’Université (CRIDS ) de l’Université de Namur répond aux questions de Binaire sur les algorithmes et la gouvernementalité algorithmique. Elle nous conduit aux frontières du droit et de la philosophie. C’est une occasion exceptionnelle de nous interroger sur ces nouvelles dimensions de nos vies et du monde numérique. Antoinette Rouvroy, qui (...)

    #Google #Amazon #Facebook #algorithme #contrôle #biométrie #justice #prédiction #reconnaissance #data-mining #BigData #comportement #data #GAFAM #marketing #profiling #surveillance #travailleurs #criminalité #discrimination (...)

    ##criminalité ##santé

  • Aleksandr #Rodchenko, Lenin workers’ club in Paris (1925) | The Charnel-House

    https://thecharnelhouse.org/2014/05/29/aleksandr-rodchenko-lenin-workers-club-in-paris-1925

    For now, here are some photos and drawings of Rodchenko’s famous design along with some well-known passages written at the time of the exhibition. It appeared as part of the same show that saw the premier of architect Konstantin Mel’nikov’s outstanding Soviet Pavilion.

    Here’s Petr Kogan, an historian of art and literature, who wrote the catalogue introducing the club’s design:

    Our section [of the exposition] has no luxury furniture or precious fabrics. At the Grand Palace visitors won’t find furs or diamonds. But those who can feel the rising tide of the creative classes will be able to appreciate the studied simplicity and severe style of the workers’ club and rural reading room…We are convinced that our new constructors have had much to say to the world and that everything most vibrant in humanity will not delay us from knowing and seizing through art the true meaning of our struggle. With this conviction we resolutely enter the lists of the new artistic competition among nations.

    And here’s a passage by Rodchenko himself that’s often cited in connection with “comradely objects.” The Soviet avant-garde understood itself to be fashioning a new world.

    #design #art #aménagement_intérieur #communisme #urss #union_soviétique #architectur #modernisme #avant-garde_soviétique #camarades #travailleurs

  • Rage contre le règne de l’argent

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Rage-contre-le-regne-de-l-argent

    John Holloway
    La Rage contre le règne de l’argent

    « Nous sommes au cœur d’une bataille dans laquelle la rage s’intensifie. Le futur de l’humanité dépend de cette bataille. C’est une bataille des rages. » John Holloway, avec ce texte bref et juste, donne une cible à notre colère : l’argent, en tant que lien social destructeur et cause de tant de souffrances. Il nous encourage à veiller à ce qu’elle demeure digne et créatrice, qu’elle ne se transforme surtout pas en défense du système, en haine raciste.

    S’appuyant sur ses observations des printemps arabes, des mouvements des places en Europe et en Amérique du Nord, il met en évidence une rage, partie d’une critique des dictatures, rapidement étendue aux « démocraties-telles-que-nous-les-connaissons », un élan vers de nouvelles formes d’organisation et de prises de décision, ainsi qu’une nouvelle « antigrammaire de la révolte » : assemblées, refus de formuler des revendications, rejet des partis politiques et des politiciens de droite comme de gauche. « Ce sont des brèches dans la domination du capital, des espaces et des moments de négation-création, où nous pouvons dire “non” et créer quelque chose de différent, explorer de nouveaux chemins, de nouvelles logiques, essayer d’ouvrir de nouveaux mondes. » (...)

    #John_Holloway #Libertalia #capitalisme #argent #marché #crise #humanité #révolte #dignité #démocratie #brèche #travail

  • Comment l’Etat français recrute les femmes au ministère de la culture -
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/07/au-ministere-de-la-culture-les-entretiens-pervers-d-un-haut-fonctionnaire

    « J’ai uriné par terre, quasiment à ses pieds. J’étais humiliée et honteuse » : Claire (1) est l’ une des dizaines de femmes ayant passé un entretien d’embauche au ministère de la Culture avec Christian N., haut fonctionnaire du ministère de la Culture. Comme toutes celles qui ont subi ses agissements et que Libération a retrouvées, une question la hante : « Comment a-t-il pu faire autant de victimes, sans jamais être découvert ? » Dans cette affaire, les chiffres donnent le vertige. Entre 2009 et 2018, plus de 200 femmes - selon une liste qu’il a rédigée lui-même - ont été photographiées et/ou intoxiquées aux diurétiques, à leur insu, au ministère de la Culture puis à la direction régionale des affaires culturelles (Drac) de la région Grand Est. Elles l’ont toutes été par l’ancien sous-directeur des politiques de ressources humaines au siège du ministère, situé rue de Valois, à Paris. Son but : les pousser à perdre le contrôle et à uriner devant lui.

    #travail #femmes #recrutement #emploi #violences_sexuelles #toilettes #empoisonnement #metoo

    A l’époque, la police, aussi, va refuser de s’intéresser à la situation. En 2015, Marie a tenté de porter plainte quelques semaines après son entretien avec Christian N. Sans savoir alors précisément quoi, la jeune femme est persuadée que quelque chose d’anormal s’est produit lors de la rencontre. Las. Dans un commissariat parisien, elle est éconduite : « Ils ne m’ont pas du tout prise au sérieux. Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte comme ça. » Cette situation perdurera même après la révélation de l’affaire. En mai dernier, le Canard enchaîné publie le témoignage d’une victime sous le titre : « Le parquet saisi d’une histoire à se pisser dessus ». Choquées par cette formulation, plusieurs victimes se reconnaissent néanmoins dans les faits relatés par l’hebdomadaire et décident d’aller porter plainte. Claire a dû convaincre les policiers : « Ils minimisaient en disant que je n’allais pas porter plainte ou déposer une main courante pour avoir fait pipi. J’ai dû leur montrer l’article du Canard enchaîné pour qu’ils me reçoivent. »

    Face à ces difficultés et à l’impossibilité d’obtenir le soutien du ministère, Alizée s’est tournée vers Marlène Schiappa. En juin, la jeune femme l’interpelle sur Twitter. Le compte de soutien à la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, « Avec_Marlene », lui répond. Derrière ce pseudo, il y a une conseillère du cabinet (2). Dans un échange de textos que Libération a pu consulter, cette dernière promet à Alizée de l’aider en la mettant en lien avec Agnès Saal, haute fonctionnaire chargée de l’égalité et de la diversité au ministère de la Culture. Contactée par Libération, la conseillère n’a pas donné suite. « Depuis, elle ne m’a jamais recontactée. J’ai relancé le cabinet de Marlène Schiappa début juillet, mais ils ne me répondent plus du tout, regrette Alizée. Moi, je suis suivie psychologiquement, mais pour toutes les autres victimes, on fait quoi ? »

    #police #injustice #déni #omerta

    Le titre de cet article existe en plusieurs versions.
    Sur le papier « un sérial voyeur au ministère de la culture » #euphémisme
    Sur la version web « Au ministère de la Culture, les entretiens pervers d’un haut fonctionnaire ». #pornification
    #ligue_du_lol #male_gaze

    • « Ils m’ont dit que c’était quelqu’un de haut placé et qu’on ne pouvait pas porter plainte »

      Ca me rappel une remarque qu’a glissé Costa-Gavras interrogé sur Médiaprat à propos de #metoo et du cas de Adèle Haenel. Costa-Gavras a marmonné à un moment qu’on pouvait croire Adèle Haenel parceque c’était une jeune femme qui avait un césar. Même phénomène lorsqu’on a parlé de #MeToo au moment ou des star s’en sont emparées. Le tag existait bien avant, inventé par Tarana Burke en 2007 pour dénoncer les violences sexuelles, notamment à l’encontre des minorités visibles (et invisibiles médiatiquement). On limite toujours le phénomène au secteur du cinéma, à la limite c’est parfois un peu étendu au domaine aux arts, mais le lien avec ce qui se passe dans l’emploi n’est pas fait. Adele Haenel et les 200 victimes de Christian N c’est exactement le même problème.

      Costa-Gavras ce qui lui importe c’est qui a le Césare. Heureusement l’agresseur d’Adèle Haenel n’as pas de césare ni palme d’or. Il n’est pas Luc Besson alors on se fait une bonne conscience en se déchainant sur lui. Adèle Haenel fait versé de grosses larmes aux crocodiles mais les victimes de Besson laissent de glace, tout comme les minorités visibles qui utilisent #metoo depuis 2007. D’ailleurs Costa-Gavras et les medias mainstream font comme si Adèle Haenel était la première à parler en France.

      Ce matin je retrouve Marlène Schiappa qui déclare dans Marianne (rapporté par le parisien) ;

      "« Nous allons désormais expulser les citoyens étrangers condamnés pour violences sexistes ou sexuelles », a-t-il clamé auprès du magazine.

      « Ces violences ne sont excusables en aucun cas, y compris lorsqu’elles se produisent chez des populations en difficulté », souligne la ministre, qui avoue que sa proposition a suscité des débats en interne. Elle a pourtant été retenue lors du comité interministériel sur l’immigration piloté par Édouard Philippe.

      http://www.leparisien.fr/politique/tolerance-zero-schiappa-veut-faire-expulser-les-etrangers-condamnes-pour-

      (au passage je croi pas que Schiappa soit ministre et « a-t-il déclaré » est une coquille)
      –—
      Ce que je comprend c’est que c’est pas la violence le problème, en fait Schiappa s’en fiche des victimes de Christian N ou de Besson, ce qui compte c’est le niveau de hiérarchie de qui l’exerce et qui la subit. C’est un peu une évidence mais ca me frappe ces derniers jours.

      Peut être parceque cette semaine j’écoutais un cours sur le talent pendant que je dessine, pour essayé de comprendre pourquoi les discriminé·es en seraient autant dénué·es pour qu’on les voient et les entendent si peu.
      https://www.college-de-france.fr/site/pierre-michel-menger/course-2016-2017.htm
      Pierre-Michel Menger parle de la parabole des talents qui serait à la base de l’idée de mérite en occident.

      Évangile selon Matthieu, chapitre 25, versets 14 à 30 :

      D’après la traduction officielle liturgique de la Bible (source wikipédia).

      « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Parabole_des_talents#Texte_de_la_parabole_des_talents

      Alors si tu as 10 talents comme Polansky, le maitre te donnera tout, mais si tu as un seul talent comme une personne immigrée racisée, Jupiter et Schiappa en bons chrétiens, te jetterons dans les ténèbres extérieurs, pour y pleurer et grincer des dents, après t’avoir délesté de ton unique talent pour le filer à Polansky.

      #inversion_patriarcale #critique_de_la_valeur #talent #mérite #christianisme #ordolibéralisme

    • Pourquoi dans l’article son nom n’est pas cité en entier ?
      On trouve encore sa photo sur le site du ministère de la culture mais sa page a été supprimée.

    • Un commentaire qui développe les particularités sociales de Adèle Haenel -

      Un des enseignements de l’affaire Haenel, au-delà du décryptage des mécanismes de la violence sexuelle, est de mettre au jour les conditions sociales extrêmement improbables d’une telle prise de parole. Pourquoi le récit d’Adèle Haenel est-il audible/crédible (pour l’instant en tout cas), plus que ceux des autres femmes ayant dénoncé des agresseurs dans le monde du cinéma, y compris depuis l’émergence du mouvement MeToo ?
      –Parce que le rapport de force entre elle et son agresseur s’est inversé, comme elle le dit elle-même. Depuis les faits, elle est montée en puissance, alors que son pouvoir à lui n’a fait que s’amoindrir. Elle ne peut donc être vraiment suspectée de monter de toute pièce cette histoire pour attirer l’attention sur elle, ou pour gagner de l’argent. Elle dispose d’allié.e.s dans le cinéma français (surtout parmi les réalisatrices), et elle peut s’appuyer sur un réseau de soutiens plus étendu que lui. Le fait que tous les témoins cité.e.s dans le papier de Mediapart parlent à visage découvert (en « on »), fait tout à fait exceptionnel comme le souligne la journaliste Marine Turchi, en atteste.
      –Parce qu’elle est belle (et blanche, et conforme aux canons de la féminité bourgeoise), et qu’elle était déjà belle au moment des faits, les photos en attestent : elle échappe donc à la suspicion d’être trop repoussante pour avoir été agressée (contrairement à Nafissatou Diallo, cible de commentaires hallucinants sur son apparence physique, au moment de l’affaire DSK).
      –Parce que, les photos en attestent aussi, elle avait le corps d’une enfant au moment des faits, c’est sûr : on le voit car une dent définitive n’avait pas encore poussé et entravait son sourire enfantin, malgré les longues robes de soirée et le maquillage discret qu’elle portait lors des cocktails autour de la promotion du film. Elle ne peut pas être suspectée d’avoir joué la « Lolita » provocatrice (contrairement à la victime de Roman Polanski, âgée de 13 ans au moment des faits, déjà « formée » et « aguicheuse », comme l’ont répété à l’envi les commentateurs autorisés). Ce d’autant qu’elle est issue d’une famille de classe moyenne supérieure, un milieu dans lequel les normes de la féminité, à cet âge, mettent fortement à distance les marqueurs de la séduction. Cela se voit, aussi, sur les photos.
      –Parce qu’elle est soutenue par une enquête journalistique d’une très grande qualité, précise, rigoureuse, de long cours.
      –Parce que, en plus de son témoignage, des documents viennent fortement conforter son récit (des lettres datant du milieu des années 2000, conservées par Adèle Haenel, dans lesquelles Christophe Ruggia lui déclare l’amour « lourd à porter » qu’il lui a porté au cours des années précédentes – alors qu’elle avait 12-13 ans).
      –Parce qu’elle dispose des ressources intellectuelles et politiques nécessaires pour désingulariser son cas et dénoncer des rapports de force systémiques, en se prémunissant ainsi (pour l’instant…) contre les classiques accusations d’hystérie et de chasse aux sorcières.
      Ce sont des conditions socialement très improbables. Adèle Haenel elle-même dit qu’une des raisons pour lesquelles elle porte ce récit dans l’espace public est qu’elle se sent en position (et en devoir) de parler au non de toutes celles qui ne peuvent être entendues - qu’elles parlent ou pas. Les conditions socialement très improbables de la crédibilité des récits de violence sexuelle par les victimes : voilà ce qu’on doit garder en tête à chaque fois que nous parvient le récit d’une femme qui dit avoir été victime de violences sexuelles, dans le cinéma ou ailleurs.

      https://www.facebook.com/laure.ber.7/posts/10156975786138737

    • Diurétiques : nouvelles victimes et ministère de la Culture aux abonnés absents

      depuis l’enquête de Libération, rien de nouveau n’a été annoncé par le ministère de la Culture. Interrogé vendredi sur Europe 1, le ministre de la Culture, Franck Riester, s’est déclaré atterré par « cette histoire complètement folle ». « La justice va prendre les décisions qui s’imposent », ajoutait-il sans évoquer ni l’ouverture d’une enquête interne ni même la mise en place d’une procédure pour recenser ou aider les victimes. « A aucun moment le ministère ne s’est rapproché de celles qui étaient sur le fameux tableau Excel de Christian N. pour donner une quelconque info, voire un accompagnement », constate aujourd’hui un salarié du ministère qui souhaite rester anonyme. En interne, on dit même « n’avoir jamais vu la couleur de la cellule d’écoute ».

      Ce statu quo a poussé les syndicats à écrire ce mercredi matin à tous les personnels du ministère. Dans ce mail interne, signé par 7 syndicats (dont la CGT, la CFDT et la Snac-FSU), ils demandent d’« en finir avec l’omerta et l’impunité des violences hiérarchiques dans la fonction publique ». Ils dénoncent par ailleurs « une situation systémique au ministère de la Culture […] où la couverture des actes de violence et d’abus de pouvoir est favorisée par un système hiérarchique vertical violent et rigide » et demandent « la protection fonctionnelle pour les victimes de Christian N. », « une enquête ministérielle approfondie » et « le retrait immédiat des labels Egalité et Diversité décernés au ministère de la Culture ».

      https://www.liberation.fr/france/2019/11/13/diuretiques-nouvelles-victimes-et-ministere-de-la-culture-aux-abonnes-abs

  • Il corpo senza vita di #Ousmane_Keita, un #bracciante 22enne originario della Costa d’Avorio, è stato ritrova con un paio di cesoie conficcate in gola nelle campagne di Rosarno. Condoglianze e vicinanza ai familiari. Chiediamo piena luce su questa vicenda.

    https://twitter.com/aboubakar_soum/status/1192190798063951873

    #mourir_dans_la_forteresse_europe #exploitation #décès #mort #asile #migrations #réfugiés #travail #Rosarno #Italie #Calabre

  • Une médecin sur six a déjà été harcelée sexuellement par un collègue

    Nouvelle sonnette d’alarme. Après une récente enquête sur le burn-out et la dépression des médecins, Medscape (un institut qui planche sur la santé) dévoile ce mardi les résultats édifiants d’un sondage sur le harcèlement sexuel chez les professionnels de santé en France ainsi que leurs témoignages. « Au cours de notre précédente enquête, de nombreux praticiens nous avaient déjà alertés sur le harcèlement en envoyant des commentaires sur ce qu’ils subissaient au travail », souligne à Libération Véronique Duqueroy, chargée du nouveau rapport Medscape.

    A lire aussiHarcèlement sexuel à l’hôpital : « On ne dit pas non au médecin, c’est comme ça »

    Femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, ils sont plus de 1 000 médecins à temps plein (ainsi que des infirmiers, sages-femmes, internes…) membres du réseau Medscape, à avoir répondu à un questionnaire sur leur expérience au cours des six et trois dernières années d’exercice. Dans le détail, 45% sont des femmes, 70% des salariés et 63% travaillent à l’hôpital avec une majorité de médecins généralistes (1 sur 7), de médecins urgentistes, de psychiatres… Parmi eux, certains dénoncent des baisers non désirés, des caresses forcées, des menaces, des propos sexistes… de la part de collègues ou de patients.
    « On t’emmène à la cave pour te violer »

    En chiffres, ça donne 16% des femmes médecins victimes d’abus, de harcèlement ou d’inconduite à caractère sexuel de la part d’un collègue au cours des six dernières années de leur carrière, selon le rapport, contre 2% des hommes. Tous sexes confondus, les médecins sont « 6 fois plus fréquemment harcelés par un patient que par un collègue ». « Nous sommes tellement habitués que nous ne réagissons pratiquement pas », raconte notamment une oncologue. Pour la moitié des femmes victimes de collègue, le harcèlement est synonyme de propositions de relations sexuelles. Pour une sur vingt, il consiste à recevoir des offres de promotion contre une relation sexuelle ou des menaces en cas de refus. On retient aussi ce témoignage d’une interne au Samu relatant les menaces d’un collègue infirmier en pleine intervention : « On t’emmène à la cave pour te violer, on est en chien, on n’a pas niqué depuis longtemps. » Dans 76% des cas de harcèlement, l’auteur était un homme et, dans 61%, un autre médecin qui occupe généralement une position hiérarchique plus haute. Des données encore plus inquiétantes chez les infirmières avec 51% des répondantes victimes ou témoins de harcèlement sexuel de la part de collègues et de patients ces trois dernières années.

    Notre dossier Harcèlement sexuel, viols : la parole libérée ?

    Autre constat : plus les médecins sont jeunes, plus ils sont victimes de harcèlement sexuel. Un fait corroboré par de nombreuses autres confidences comme celle de cette pédiatre : « Personnellement, j’ai la paix, autant de la part des collègues que des patients… depuis que j’ai atteint l’âge d’environ 55 ans ! »
    Sentiment d’impunité

    Aujourd’hui pourtant, 71% des victimes avouent ne pas avoir dénoncé l’auteur du harcèlement « en raison d’un sentiment d’impunité qui protégerait les harceleurs ». Conséquences : « 20% des victimes ont envisagé de démissionner, 8% l’ont fait. Plus d’un tiers ont indiqué avoir eu de la difficulté à se concentrer et, pour un quart d’entre elles, l’incident a eu un impact négatif sur l’attention qu’elles portent à leurs patients, les conduisant pour certaines (5%), à commettre des erreurs médicales », signale le document. Sans parler de celles sur le quotidien avec l’alcool, le tabac, les médicaments…

    Dans la foulée de l’affaire Weinstein, la parole des femmes de tous milieux professionnels s’est libérée. L’hôpital n’y a pas fait exception. Certains témoignages ont d’ailleurs été relayés sur le blog Paye ta blouse. Agnès Buzyn, actuelle ministre de la Santé et médecin, s’était elle aussi confiée sur le sujet en 2017.
    Aurore Coulaud

    https://www.liberation.fr/france/2019/11/05/une-medecin-sur-six-a-deja-ete-harcelee-sexuellement-par-un-collegue_1761

    #travail #violences_sexuelles #viol

  • L’économie du viol : prostitution et aménagement du territoire en Allemagne (2/3)
    https://www.50-50magazine.fr/2019/10/17/leconomie-du-viol-prostitution-et-amenagement-du-territoire-en-allemag

    Les villes allemandes sont attrayantes, elles ont des centres urbains touristiques et vivants, des centres industriels et administratifs, des zones commerciales en périphérie. La prostitution s’adapte à chaque tissu urbain. Dans les banlieues et les zones industrielles, la densité d’établissement de consommation de viols tarifés est forte : entre une concession automobile et un magasin de bricolage, lieux souvent fréquentés par les hommes, ces eros centers ou « clubs » font partie du paysage. Ils ont des enseignes lumineuses explicites, des fenêtres décorées et lumineuses, une sonnette à l’entrée, ainsi qu’une caméra de surveillance. Souvent la porte porte la mention « entrée interdite aux femmes », très paradoxale alors qu’il n’y a que des femmes à l’intérieur…

    Les clients fréquentent d‘autant plus les bordels qu‘ils sont en déplacement professionnel et ne risquent pas d‘y rencontrer leurs voisin.nes. La camaraderie qui se noue lors de voyages d‘affaire se consolide souvent au bordel. Les chefs d‘entreprise peuvent y inviter leurs cadres, les cadres d‘un même service s‘y retrouver pour décompresser.

    Les entreprises installées sur la même zone s‘accommodent de ce voisinage, nouent même des relations commerciales privilègiées avec les Clubs. Tel négociant en vins propose à un „club érotique“ du voisinage des bouteilles customisées portant le nom du bordel. Souvent les studios de tatouage, les salles de musculation sont des voisins compréhensifs et coopérants : leurs clients sont les mêmes, même si les tatouages sont très répandus et ne sont pas le signe distinctif du prostitueur, Il y a beaucoup de prostitueurs tatoués. Et une des légitimations de l‘achat de sexe est l‘augmentation du taux de testostérone dans le sang lors d‘une activité sportive. La proximité géographique des salles de sport et des bordels est donc fréquente.

    #prostitution #viol #masculinité #boys_club #fraternité #sport

  • At an Outback Steakhouse Franchise, Surveillance Blooms
    https://www.wired.com/story/outback-steakhouse-presto-vision-surveillance

    Fried onion meets 1984. As casual dining chains have declined in popularity, many have experimented with surveillance technology designed to maximize employee efficiency and performance. Earlier this week, one Outback Steakhouse franchise announced it would begin testing such a tool, a computer vision program called Presto Vision, at a single outpost in the Portland, Oregon area. Your Bloomin’ Onion now comes with a side of Big Brother. According to Presto CEO Rajat Suri, Presto Vision (...)

    #CCTV #travail #vidéo-surveillance #surveillance #travailleurs #consommation

  • « Un réseau social dans l’entreprise » Le Temps, Julie Eigenmann, 01.11.2019
    https://www.letemps.ch/economie/un-reseau-social-lentreprise
    #beekeeper #memoireFragmentee #endOfTrust #travail

    « Groupe E, énergéticien dans le canton de Fribourg, utilise depuis bientôt une année Beekeeper, une application pour communiquer à l’interne. Une solution que toujours davantage d’entreprises adoptent, pour faciliter les échanges et pour bénéficier d’une image moderne. […] »

  • Aides aux auteurs, de quoi payer la blague (à tabac) pendant un mois :(
    J’ai reçu ça :

    Mesure de soutien au pouvoir d’achat des artistes auteurs : vous êtes #éligible

    Une aide financière visant à soutenir le #pouvoir_d'achat des artistes auteurs a été mise en place par le Gouvernement. Nous vous informons que vous y êtes éligible.
    Le montant de l’aide dont vous êtes bénéficiaire s’élève à 63,08 €.

    Le versement du montant dont vous êtes bénéficiaire interviendra courant décembre

    Revenus de 8 750 euros pour 2018, 2122 euros de cotisations sociales, sans vacances ni chômage, et je vais percevoir 63€ d’aides du gouvernement pour Noël 2019 ? c’est même pas le prix du PQ ou pire, des frais administratifs de cette campagne médiatique de « #soutien_aux_auteurs » et à la « #création_française ».

    #honte #mépris #belle_jambe #mesure_de_rien #charité #élection_piège_à_con #Agessa

  • Eritrean refugees defy border closures only to find hardship in Ethiopia

    The long-dormant border crossings re-opened with such fanfare between Eritrea and Ethiopia last year as a symbol of warming relations are all now closed – but that isn’t stopping a steady flow of Eritrean refugees from fleeing across the heavily militarised frontier.

    According to the UN’s refugee agency, UNHCR, around 300 people continue to cross each day, using remote paths to avoid arrest by Eritrean border guards. They are prima facie refugees, typically escaping compulsory national service, repression, and joblessness, or looking to reunite with family members who have already made the journey.

    New arrivals join roughly 170,000 Eritrean refugees already in Ethiopia, staying in overcrowded camps, or living in nearby host communities. Younger, more mobile men and women typically head to the capital, Addis Ababa, to look for work, taking advantage of Ethiopia’s liberal employment policies for refugees.

    Finding it increasingly difficult to make ends meet in Ethiopia, many Eritrean refugees are choosing to move on, seeking better opportunities in Europe – or even further afield in the Americas – to support their families.

    Eritrea gained independence from Ethiopia in 1993, but relations between the two governments soured, leading to a war from 1998 to 2000 in which 100,000 people died. Eritrea’s closed economy and the harshness of a regime that has remained on a war footing created a generation of exiles – some 460,000 people had fled the country by the end of 2016 out of a population of 5.3 million.

    The peace agreement signed in July 2018 between Ethiopian Prime Minister Abiy Ahmed and Eritrean President Isaias Afwerki ended almost two decades of frozen conflict – and won Abiy a Nobel Peace Prize earlier this month. The accord was meant to usher in trade and development, and revive the historical ties between the two nations. But, as progress towards normalising relations has stalled, the four frontier posts thrown open under the agreement have shut, with the last one, Assab-Bure, closing in May.

    “No proper explanation was given, but most probably the [Eritrean] regime fears the risk of losing control over the command economy and further acceleration of the mass exodus,’’ said Nicole Hirt, a researcher on Eritrea with the German Institute of Global and Area Studies.
    Safety, but little work

    The Ethiopian government’s “open-camp” policy means refugees don’t have to stay in camps and can work or continue with their education.

    But most Eritreans here have no proof of their academic qualifications. The Eritrean government doesn’t issue them to those who haven’t completed national service or can’t show evidence of an exemption.

    That complicates the search for work, as Eritrean refugees have to compete in an economy that is struggling to deliver jobs to an already large pool of unemployed youth.

    In the densely-populated Mebrat Hail suburb of Addis Ababa, many apartment buildings are home to Eritreans who arrived after the peace agreement was signed.

    The influx of people looking for work and accommodation led to a jacking up of rents – adding to the struggle of new refugees trying to make a fresh start in Ethiopia.

    “Rent is becoming very expensive in Addis Ababa and, even when you can find a job, you can barely pay the bills,’’ said Abinet, a young Eritrean working as a taxi driver.

    Rent on a one-bedroom flat is between $150 and $200 – a large amount of money to find each month.

    Faven, who was a laboratory technician in the Eritrean capital, Asmara, came to Addis Ababa to join her family. She is now working in a small shop earning $34 a month. “Not even enough to pay my rent,” she said.
    No way back

    Compulsory national service is the “primary driver behind the mass exodus of thousands of young Eritreans each month who brave dangerous foreign journeys and callous governments to reach safety abroad”, Human Rights Watch has noted.

    Mickel, 22, fled the country after doing three years in the military – leaving him now marooned.

    “I’m afraid to return. I will end up in jail, or worse [if I do],” he told The New Humanitarian. “I don’t have a passport and I cannot move freely.”

    Attendance at Sa’wa, Eritrea’s national defence training centre, is compulsory for every high school student. Conscription can be indefinite. Human rights groups have repeatedly documented “slavery-like” conditions during military training at Sa’wa, including torture and sexual violence.

    “I wake up in the night and I feel the government is coming to take me.”

    "We are prisoners of our dreams in Sa’wa. We are not free. That’s why I ran away,” said a 27-year-old former physics teacher, who taught at Sa’wa before escaping.

    Filomon, a teenager, said he constantly worries he could be kidnapped in Addis Ababa by Eritrean secret police and taken back to Asmara – a fear heightened by the reopening of the Eritrean embassy in July last year.

    “I wake up in the night and I feel the government is coming to take me. I still feel they can arrest me at anytime,” Filomon told TNH. “I don’t feel safe here.”
    Travelling on

    For many Eritreans, life in Ethiopia is a frustrating state of limbo.

    Those who can, make plans to leave the country. For example, Robel, 27, is waiting for his application for a family reunification visa to the UK to be processed. In the meantime, his brother sends him money each month.

    Others contemplate more difficult journeys, north to Sudan and then the Mediterranean route to Europe via Libya – although that is tempered by the well-known dangers.

    “We are aware of the risk and we all know what’s happening there,’’ a young Eritrean woman said in reference to Libya, where migrants can face detention, extortion, and torture at the hands of militia, even before attempting the perilous sea crossing to Europe.

    It is difficult to gauge how many Eritreans are journeying on from Ethiopia, but according to UNHCR, it is a significant number, with many of them unaccompanied minors.

    Apart from the well-trodden journey north to Sudan, new routes are emerging – or being re-explored.

    For those who can afford it, Latin America is a growing destination – with the hope of then making it on from there to the United States or Canada – according to the UN’s migration agency, IOM.

    “Nothing is impossible if you have money,” said Ghebre, who arrived in Addis a few months ago but is already dreaming of a better life abroad, and who preferred to only give one name.

    Forged travel documents that can get you to Colombia, Ecuador, or Panama are available from smugglers in Uganda for $3,500 per person, TNH was told by several Eritreans in Addis Ababa. It is then a treacherous overland trek to Mexico.

    Getting through Mexico, though, is a major hurdle. A report this month by the Mixed Migration Centre noted that some 4,779 Africans were apprehended in Mexico from January through July of 2019 – almost a fourfold increase over the same period the previous year. Among those were Eritreans, according to IOM.

    Between 1,500 and 3,000 Africans are currently stranded in the southern city of Tapachula – although the Mexican authorities say they are on pace to triple the number of African migrants being processed this year, up from 2,100 in 2017.

    An unknown number of migrants are also camped on Mexico’s northern border – stalled by the tough new US immigration policies. In a one week period earlier this year, the US Border patrol at Del Rio stopped more than 500 African migrants – some with children – who had taken the risk to cross undocumented.

    Even if Eritreans do make it to the United States, there has been an “alarming uptick” in deportations by the US Immigration and Customs Enforcement agency, known as ICE, which specifically targets them, according to news reports.

    The US Department of Homeland Security has also imposed visa restrictions on Eritreans, in direct retaliation for Asmara’s perceived non-cooperation over the deportation of its citizens – a move that in reality punishes the migrants rather than the government.

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2019/10/21/Eritrean-refugees-Ethiopia-border-closures
    #fermeture_des_frontières #ouverture_des_frontières #paix #processus_de_paix #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_érythréens #Erythrée #Ethiopie #Addis_Abeba #travail

  • #Conseils aux #hommes...

    10 ways men can help close the gender gap for female coworkers

    1. Note “the narrow band”
    2. Deliver honest feedback
    3. Encourage female coworkers to apply for promotions
    4. Take your parental leave
    5. Stop interrupting
    6. Mentor or sponsor women
    7. Don’t be a silent bystander
    8. Make sure women get the credit they deserve
    9. Share the office “housekeeping”
    10. Share social capital

    https://www.fastcompany.com/90421848/10-ways-men-can-help-close-the-gender-gap-for-female-coworkers
    #genre #travail #liste mini-#manuel

  • Cognizant, partenaire de Facebook dans la modération de contenus, cesse sa collaboration avec le réseau social
    https://www.lalibre.be/economie/digital/cognizant-partenaire-de-facebook-dans-la-moderation-de-contenus-cesse-sa-col

    L’un des partenaires de Facebook dans la modération de contenus, Cognizant, a décidé de mettre fin à ses contrats dans le domaine, a confirmé jeudi un porte-parole du groupe spécialisé dans les services aux entreprises (conseil et informatique). « Nous avons établi que certaines de nos activités dans les contenus (...) n’étaient pas alignées avec notre vision stratégique et nous avons l’intention de les arrêter progressivement », a déclaré la firme. Le travail mené dans ce domaine consistait à "déterminer (...)

    #Facebook #travail #modération #Cognizant

  • A Facebook content moderation vendor is quitting the business after two Verge investigations
    https://www.theverge.com/2019/10/30/20940956/cognizant-facebook-content-moderation-exit-business-conditions-investigati

    Moderators complained of filthy offices and severe mental health strain The professional services firm Cognizant will exit the content moderation business after two Verge investigations into working conditions at sites dedicated to Facebook, the companies said today. Cognizant had hired thousands of moderators around the world to remove hate speech, terrorism, and other inappropriate content from platforms including Facebook, Google, and Twitter. “We have determined that certain content (...)

    #Cognizant #Facebook #travail #modération