• « Le baby-foot, c’est cool, mais le droit du travail, c’est encore mieux » : dans les start-up, des salariés dénoncent un management toxique
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2021/03/03/dans-les-start-up-la-frontiere-est-tenue-entre-engagement-total-et-managemen

    Depuis deux mois, une page Instagram recueille des témoignages accablants sur les conditions de travail dans ces petites entreprises.

    « L’un des patrons appelait un manager “mon toutou” devant tout le monde, alors qu’il faisait juste bien son travail, raconte au Monde Vincent (les prénoms ont été modifiés), un ancien salarié de la start-up d’intérim Iziwork. Après six mois d’humiliation, ils ont imprimé un t-shirt avec une photo de chien, et au verso la phrase “bonne petite bête or go home (rentre chez toi)” ».

    La victime présumée de cette anecdocte s’incrit en faux et la qualifie de « plaisanterie entre amis ». « Il y a bien eu un t-shirt, mais jamais je n’ai été appelé toutou, et jamais je ne me suis senti humilié. Quant à l’expression “bonne petite bête or go home” c’est un détournement humoristique de notre mantra “go big or go home” ».

    De son côté, Chloé, ex-chargée de recrutement dans la même entreprise, se souvient : « On me faisait travailler en arrêt de travail. Un jour, je me suis fait renverser par une voiture, ma manageuse m’a demandé de bosser ». Chez Iziwork comme ailleurs, les témoignages de mauvaises pratiques pleuvent sur le réseau social Instagram.

    Créé le 25 décembre 2020 par une ancienne employée de start-up, le compte Balance ta start-up (BTS) relaie, depuis deux mois, la parole de centaines de salariés qui dénoncent anonymement les méthodes de management toxiques des start-up. « J’ai été témoin d’abus. Souvent, les mêmes schémas s’y reproduisent, liés au non-respect du droit du travail », explique Louise, la fondatrice de BTS, qui tient à rester anonyme.

    Eviter la diffamation

    Balance ta start-up s’inscrit dans une lignée de libération de la parole amorcée par #balancetonporc en 2018. « Il y a une grande omerta. Quand on est bloqué, les réseaux sociaux sont le dernier recours », observe Louise. Pour vérifier l’authenticité des témoignages et éviter la diffamation, « je demande si la personne a bien travaillé dans l’entreprise, elle doit m’envoyer une preuve : un extrait de profil LinkedIn, un contrat de travail… », explique cette trentenaire. Au 25 février, quelque 147 start-up sont mises en cause par plus de 1 200 témoignages. Parmi elles, les très populaires Lou Yetu, Lydia, Swile et Doctolib.Retour ligne automatique
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi A l’agence Campus France, accusations de harcèlement moral et d’ambiance de travail toxique

    BTS invite évidemment les entreprises à exercer leur droit de réponse, mais sans grand succès. Seules quatre ont répondu, dont une seule reconnaît le problème. Lou Yetu, qui vend des bijoux, dénonce une « campagne de dénigrement » et parle de « choses fausses et infondées ». Pour y voir plus clair, elle a toutefois annoncé le lancement d’un « audit indépendant ».

    My Jolie Candle, également dans la bijouterie, évoque des « propos alarmants, loin de notre réalité », et souligne que « dans une entreprise, la perception de la réalité peut être différente d’une personne à une autre ».Retour ligne automatique
    Procédure judiciaire

    Iziwork, qui a répondu au Monde, dénonce des « accusations graves ». Dans la même veine, l’application de titres-restaurant Swile s’est dite « choquée » par ces témoignages. Toutes deux ont décidé de prendre des mesures immédiates : « un dispositif d’écoute pour mettre en œuvre des réponses appropriées au plus vite » chez Iziwork.

    Chez Swile : « Nous espérons être plus constructifs et transparents au quotidien. Nous avons un devoir d’exemplarité sur le bien-être au travail », déclare la start-up qui a annoncé qu’elle prendrait les « mesures nécessaires » après s’être assurée de la « véracité » des faits. Pour Iziwork, il n’y a pas de doute, la start-up qualifie certains propos de « faux, injurieux et diffamatoires » et a entamé une procédure judiciaire.

    Seule Stella & Suzie, dans le prêt-à-porter, a présenté ses excuses : sa fondatrice s’est engagée à « mettre des choses en place » et à accueillir les avocates en droit social qui soutiennent BTS pour « avancer ensemble ».

    Les faits dénoncés par les témoignages sont, pêle-mêle, une surcharge de travail, des cas de chantage affectif, des humiliations récurrentes, discrimination à l’embauche, sexisme ou de racisme. Chloé, d’Iziwork, évoque des remarques « constantes », devant tout le monde : un cadre s’écriant par exemple « je ne veux pas de petite pétasse dans mon équipe », ou la réalisation par les manageurs, durant un séminaire, d’un « classement des filles les plus “bonnes” ».

    Plusieurs dizaines d’anciens salariés de Lou Yetu déplorent le fort turnover des effectifs et des discriminations à l’embauche, notant « des standards physiques bien précis pour être recruté » et « très peu de diversité ». « Elle a trop de boutons celle-là, on ne lui prolonge pas sa période d’essai, elle passera mal sur Instagram », peut-on lire.Retour ligne automatique
    Dire « bonjour » est interdit

    La majorité des messages décrit le contraste entre le cadre de travail « cool » – baby-foot, design –, et l’exigence de se donner à fond, quelles qu’en soient les conséquences : chez Lydia, dire « bonjour » à ses collègues le matin serait interdit, car cela fait perdre du temps à l’entreprise. Chez Chefing, répondre à un message à 23 heures y est considéré comme une preuve d’engagement : « Tu vis pour le projet et c’est ça ta motivation, pas l’argent », a entendu un ex-salarié.

    Pour neutraliser ces accusations, un ancien employé de Lydia raconte que la direction leur demandait de « lâcher des avis 5 étoiles » sur la plate-forme de notation des entreprises Glassdoor. Des commentaires élogieux succèdent en effet aux témoignages de burn-out ou de harcèlement sur la page de l’entreprise : « Conditions de travail propices au travail de qualité, horaires flexibles », « on porte réellement de l’attention à l’autre, parce que “le goût du pain partagé est sans égal”, comme disait Antoine de Saint-Exupéry »…

    « Glassdoor autorise chaque utilisateur à signaler un avis s’il le trouve discutable », se défend Joe Wiggins, directeur de la communication. La plate-forme de notation donne « le droit de parler librement de ses expériences au travail, sans peur d’intimidation ou de représailles », précise-t-il.

    Le portrait du travail en start-up ne serait pas complet sans les témoignages élogieux. Car il y en a : les défenseurs du modèle y soulignent que les salariés sont au courant dès l’embauche de la quantité de travail qui leur sera demandée et appellent surtout à l’indulgence à l’égard de manageurs souvent jeunes, et confrontés à une croissance incontrôlable. « Le baby-foot, c’est cool, mais le droit du travail, c’est encore mieux », insiste Louise.Retour ligne automatique
    Les caractéristiques du harcèlement moral

    Le harcèlement moral est un délit. Si les situations de harcèlement moral au travail aboutissent souvent à des confrontations parole contre parole, il existe des critères précis pour le définir.

    Un fait de harcèlement moral correspond à une conduite abusive (gestes, paroles, attitudes…) et répétitive : ces agissements doivent être répétés dans le temps pour être qualifiés de harcèlement moral.

    D’après l’article L1152-1 du code du travail, les faits de harcèlement moral sur un salarié doivent aussi avoir « pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail ». Ils se caractérisent par : une atteinte à ses droits et à sa dignité, une altération de sa santé physique ou mentale, ou une menace pour son évolution professionnelle.

    Ces agissements sont interdits, même en l’absence de lien hiérarchique entre la victime et l’auteur des faits. Tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement moral est passible d’une sanction disciplinaire par l’entreprise, et d’une sanction judiciaire jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende (article 222-33-2 du code pénal).

    Par ailleurs, un employeur a l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de prévenir le harcèlement moral sur le lieu de travail (article L1152-4 du code du travail).

    Enfin, le site de l’administration française précise que « les personnes qui dénoncent ou qui combattent le harcèlement moral ne peuvent pas être sanctionnées pour ce motif. Les sanctions sont uniquement autorisées dans l’hypothèse où le dénonciateur est de mauvaise foi, et qu’il fait la dénonciation dans le seul but de nuire, par exemple en se basant sur des faits dont il connaît pertinemment l’inexactitude ».

    #racisme #sexisme #violence #discrimination #GigEconomy #harcèlement #travail

  • Au Portugal, un homme condamné à indemniser le travail domestique de son ex-conjointe – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2021/02/28/au-portugal-un-homme-condamne-a-indemniser-le-travail-dom

    « L’exigence d’égalité », juge le STJ, « est depuis longtemps inhérente à l’idée de justice. Il est donc impossible de considérer que, dans une maison où vit un couple non marié, l’accomplissement de la totalité ou d’une grande partie des travaux domestiques par un seul des partenaires corresponde à l’accomplissement d’une obligation naturelle fondée sur un devoir de justice. Le devoir de justice exige au contraire une répartition des tâches aussi égalitaire que possible, sans préjudice de la possibilité pour les membres de la relation de convenir librement que l’un d’entre eux soit exempté du travail domestique, dans la logique d’une spécialisation des contributions de chacun », ajoute-t-il. Le STJ souligne que « le travail domestique, bien qu’il reste étrangement invisible pour beaucoup, a évidemment une valeur économique et se traduit par un enrichissement sous forme d’économies sur les dépenses ».

  • Derrière vos animes préférés, des petites mains se tuent pour une misère
    https://korii.slate.fr/biz/japon-industrie-animes-animation-salaires-misere-travail-passion-cadence

    Un « travail-passion » parfois rémunéré moins de 200 euros par mois, malgré l’élan du secteur. Quiconque est abonné à Netflix ou Amazon Prime Video n’aura pas manqué de noter à quel point les animes asiatiques sont devenus d’importants produits d’appel pour un public de plus en plus large. Ce n’est d’ailleurs ni par hasard ni par passion que Sony, en décembre 2020 et après une longue série d’acquisitions de premier ordre dans le domaine, a signé un chèque d’un milliard d’euros pour s’offrir Crunchyroll, une (...)

    #bénéfices #GigEconomy #travail #art

  • Anime Is Booming. So Why Are Animators Living in Poverty ?
    https://www.nytimes.com/2021/02/24/business/japan-anime.html

    The workers who make the Japanese shows the world is binge-watching can earn as little as $200 a month. Many wonder how much longer they can endure it. TOKYO — Business has never been better for Japanese anime. And that is exactly why Tetsuya Akutsu is thinking about calling it quits. When Mr. Akutsu became an animator eight years ago, the global anime market — including TV shows, movies and merchandise — was a little more than half of what it would be by 2019, when it hit an estimated $24 (...)

    #bénéfices #GigEconomy #travail #art

  • Un dépistage du Covid-19 toutes les quarante-huit heures : en Moselle, les travailleurs transfrontaliers exaspérés par une nouvelle restriction sanitaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/02/un-depistage-du-covid-19-toutes-les-48-heures-en-moselle-les-travailleurs-tr

    Deux longues tonnelles blanches sont installées sur la frontière entre la France et l’Allemagne, au bord de la route entre Stiring-Wendel (Moselle) et Sarrebruck (Sarre, Allemagne). Le soleil vient à peine de se lever et une vingtaine de voitures défilent lentement devant deux agents du Technisches Hilfswerk, le service allemand de protection civile.Le département français a été classé comme « zone où circule le variant » sud-africain par l’institut de veille sanitaire allemand, et Berlin demande désormais un test PCR ou antigénique négatif de moins de quarante-huit heures à tout Mosellan souhaitant entrer dans le pays. Près de 500 travailleurs transfrontaliers ont été les premiers, mardi 2 mars, à venir dans ce centre de dépistage façon « drive », construit en quelques jours pour absorber l’augmentation de la demande de tests.
    Pour limiter les déplacements, le tram-train et le bus reliant Sarreguemines à Sarrebruck sont aussi mis à l’arrêt : tous les trains régionaux en direction de l’agglomération allemande marquent leur terminus à Forbach, où le TGV de Paris ne s’arrête plus sur sa route vers Francfort. « Nous n’avons pas le choix, il faut faire un effort pour que cela finisse par aller mieux », considère Elisa Oinfrilo au volant de sa voiture, quelques minutes avant de connaître les résultats de son test antigénique. De nationalité allemande mais habitante de Moselle, elle a déjà pris un autre rendez-vous pour mercredi matin, histoire de se couvrir pour une semaine : son poste dans une banque allemande l’oblige à se déplacer tous les jours. L’annonce de la mesure a provoqué une course aux tests dans l’est de la Moselle, malgré les vacances scolaires et l’ouverture du centre de dépistage. Anne-Laure Weber, pharmacienne de la rue Nationale de Forbach, ne proposait pas de tests antigéniques ; elle prévoit désormais d’en faire cent par jour. Deux personnes devront être embauchées pour tenir le rythme imposé. « Le “home office”, télétravail à l’allemande, n’est pas possible pour de nombreux métiers assurés par les gens d’ici », dit-elle. Ouvriers du bâtiment et de l’industrie, employés de commerce, soignants… Environ 16 000 résidents de l’est de la Moselle se rendent chaque jour dans le Land de la Sarre.
    Christophe, 52 ans, y est peintre en bâtiment pour une société de travail intérimaire. Habitué aux contrôles inopinés de l’autre côté de la frontière – une attestation de motif impérieux est déjà obligatoire depuis le printemps 2020 –, il est exaspéré par la mesure, décidée unilatéralement par l’Allemagne, mais se rend à l’évidence : « Sans dépistage, pas de travail. »

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#france#moselle#UE#sante#variant#tauxincidence#depistage#frontiere#travailleurmigrant#travailleurfrontalier

  • Réforme de l’assurance-chômage : « Les demandeurs d’emploi concernés vont avoir un lourd sentiment d’injustice »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/03/02/assurance-chomage-les-demandeurs-d-emploi-concernes-vont-avoir-un-lourd-sent

    L’un des principaux artisans de la réforme de l’assurance-chômage en 2019, Antoine Foucher, l’ancien directeur du cabinet de la ministre du travail Muriel Pénicaud, estime que sa mise en œuvre se justifie moins aujourd’hui dans un contexte de crise.

    Propos recueillis par Bertrand Bissuel

    Directeur du cabinet de Muriel Pénicaud lorsque celle-ci était ministre du travail (mai 2017-juillet 2020), Antoine Foucher a été l’un des principaux artisans de la réforme de l’assurance-chômage – dans sa mouture initiale qui remonte à juillet 2019. A ses yeux, les changements que le gouvernement de Jean Castex vient d’apporter à ces mesures sont inopportuns, notamment parce que de fortes inconnues pèsent sur la réalité du marché du travail.

    Que pensez-vous des modifications apportées à la réforme de l’assurance-chômage, que le gouvernement vient de détailler aux partenaires sociaux ?

    Il est impossible de savoir si ces aménagements sont adaptés ou non car on ne connaît pas la réalité actuelle du marché du travail. L’Insee vient d’enregistrer une diminution du taux de chômage au dernier trimestre 2020, mais en indiquant qu’il s’agissait d’une baisse « en trompe-l’œil ». Tous nos instruments de mesure sont brouillés par les aides exceptionnelles en cours : activité partielle, prêts garantis par l’Etat, fonds de solidarité. Ces dispositifs puissants permettent à des dizaines de milliers d’employeurs, et des millions d’indépendants et de salariés de tenir dans la crise. Mais qu’adviendra-t-il lorsque ces filets de protection seront peu à peu retirés ?

    Vous pensez qu’il n’est pas opportun d’engager cette réforme aujourd’hui ?

    Cela s’apparente à un coup de dé, car je le répète : personne ne sait à quoi ressemblera le marché du travail après l’épidémie de Covid-19. La réforme, quand elle a été présentée il y a presque deux ans, se justifiait car elle intervenait dans un contexte de croissance économique, avec un nombre de demandeurs d’emploi en repli et des créations d’emploi historiques. Elle cherchait à modifier des comportements de tous les acteurs en présence, de façon systémique. Un seul exemple : la résorption de la précarité. Les mesures élaborées dans cette optique en 2019 comportaient deux orientations : augmenter les cotisations des entreprises qui abusent des contrats courts et inciter les personnes à reprendre une activité durable, au lieu d’enchaîner petits boulots et périodes d’inactivité indemnisées, comme on le voyait depuis longtemps dans plusieurs secteurs – l’hôtellerie-restauration, entre autres. Mais depuis, la situation a radicalement changé : si des milliers de cafés et de restaurants sont contraints de fermer leurs portes dans les mois à venir, ou si la saison touristique est encore en recul, quel est le sens de telles dispositions ?

    Mettre en œuvre ces changements maintenant équivaut à jouer avec le feu ?

    Tout le monde sent bien que nous sommes en train de changer de monde et que nous entrons dans une nouvelle époque. Ce dont le pays a besoin, c’est d’un diagnostic clair sur ce changement, et d’un nouveau projet qui nous explique quelle France nous pouvons et voulons être dans cette nouvelle période historique. Tant que ce travail politique de diagnostic et de proposition n’est pas fait, les réformes sont difficilement compréhensibles.

    Comment expliquer l’obstination de l’exécutif ?

    Il fait le pari qu’une forte reprise économique arrivera dès cet été, et que l’assurance-chômage devra alors pousser au maximum les demandeurs d’emploi et les entreprises vers l’emploi durable. Il se peut que la réalité lui donne raison, mais personne n’en sait rien à ce jour ! Ce qui est certain en revanche, c’est que les demandeurs d’emploi concernés vont avoir un lourd sentiment d’injustice : dans les efforts légitimes à demander à la France dans le monde post-Covid, pourquoi commencer par les chômeurs ?

    https://seenthis.net/messages/904162
    https://seenthis.net/messages/895766
    https://seenthis.net/messages/888292

    #chômeurs #droits_sociaux #chômage #travail

  • Objective or Biased
    https://web.br.de/interaktiv/ki-bewerbung/en

    On the questionable use of Artificial Intelligence for job applications Software programs promise to identify the personality traits of job candidates based on short videos. With the help of Artificial Intelligence (AI) they are supposed to make the selection process of candidates more objective and faster. An exclusive data analysis shows that an AI scrutinized by BR (Bavarian Broadcasting) journalists can be swayed by appearances. This might perpetuate stereotypes while potentially (...)

    #algorithme #recrutement #biais #discrimination #travail

  • Tous chasseurs cueilleurs !
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-08-juin-2019

    Quand la civilisation menace l’#environnement... retour à la chasse et la cueillette. Entretien avec James C. Scott autour de son livre "#HomoDomesticus, une histoire profonde des premiers Etats".

    On a tous en tête des souvenirs d’école sur les débuts de l’Histoire avec un grand H. Quelque part entre le Tigre et l’Euphrate il y a 10 000 ans, des chasseurs-cueilleurs se sont peu à peu sédentarisés en domestiquant les plantes et les animaux, inventant dans la foulée l’#agriculture, l’écriture et les premiers Etats. C’était l’aube de la #civilisation et le début de la marche forcée vers le #progrès.

    Cette histoire, #JamesScott, anthropologue anarchiste et professeur de sciences politiques, l’a enseignée pendant des années à ses élèves de l’Université de Yale. Mais les découvertes archéologiques dans l’actuel Irak des dernières années l’ont amené à réviser complètement ce « storytelling » du commencement des sociétés humaines, et par là même remettre en question notre rapport au monde dans son dernier livre : Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats (Ed. La Découverte).

    Alors même que climat et biodiversité sont aujourd’hui plus que jamais menacés par les activités humaines, James C. Scott propose de réévaluer l’intérêt des sociétés d’avant l’Etat et l’agriculture. Car ces chasseurs-cueilleurs semi-nomades ont longtemps résisté face aux civilisations agraires, basées sur les céréales et qui, en domestiquant le monde, se sont domestiqués eux-mêmes, en appauvrissant leur connaissance du monde.

    Un reportage de Giv Anquetil.
    Les liens

    James C. Scott : « Le monde des chasseurs-cueilleurs était un monde enchanté » (Le grand entretien) par Jean-Christophe Cavallin, Diakritik

    Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, Réflexions sur l’effondrement, Corinne Morel Darleux, Editions Libertalia

    "Amador Rojas invite Karime Amaya" Chapiteau du Cirque Romanès - Paris 16, Paris. Prochaine séance le vendredi 14 juin à 20h.

    Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats, James C. Scott (Editions La Découverte)

    Eloge des chasseurs-cueilleurs, revue Books (mai 2019).

    HOMO DOMESTICUS - JAMES C. SCOTT Une Histoire profonde des premiers États [Fiche de lecture], Lundi matin

    Bibliographie de l’association Deep Green Resistance
    Programmation musicale

    "Mesopotamia"- B52’s

    "Cholera" - El Rego et ses commandos

    #podcast @cdb_77

    • Homo Domesticus. Une histoire profonde des premiers États

      Aucun ouvrage n’avait jusqu’à présent réussi à restituer toute la profondeur et l’extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l’émergence de l’agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers États.
      C’est ce tour de force que réalise avec un brio extraordinaire #Homo_domesticus. Servi par une érudition étourdissante, une plume agile et un sens aigu de la formule, ce livre démonte implacablement le grand récit de la naissance de l’#État antique comme étape cruciale de la « #civilisation » humaine.
      Ce faisant, il nous offre une véritable #écologie_politique des formes primitives d’#aménagement_du_territoire, de l’« #autodomestication » paradoxale de l’animal humain, des dynamiques démographiques et épidémiologiques de la #sédentarisation et des logiques de la #servitude et de la #guerre dans le monde antique.
      Cette fresque omnivore et iconoclaste révolutionne nos connaissances sur l’évolution de l’humanité et sur ce que Rousseau appelait « l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ».


      https://www.editionsladecouverte.fr/homo_domesticus-9782707199232

      #James_Scott #livre #démographie #épidémiologie #évolution #humanité #histoire #inégalité #inégalités #Etat #écologie #anthropologie #ressources_pédagogiques #auto-domestication

    • Fiche de lecture: Homo Domesticus - James C. Scott

      Un fidèle lecteur de lundimatin nous a transmis cette fiche de lecture du dernier ouvrage de James C. Scott, (on peut la retrouver sur le blog de la bibliothèque fahrenheit) qui peut s’avérer utile au moment l’institution étatique semble si forte et fragile à la fois.
      « L’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres »
      À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands #récits_civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la #domestication des plantes et des animaux n’a pas entraîné la fin du #nomadisme ni engendré l’#agriculture_sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des #chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ».
      Dans la continuité de #Pierre_Clastres et de #David_Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une anomalie et une contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyait. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une toute autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

      La première domestication, celle du #feu, est responsable de la première #concentration_de_population. La construction de niche de #biodiversité par le biais d’une #horticulture assistée par le feu a permis de relocaliser la faune et la flore désirable à l’intérieur d’un cercle restreint autour des #campements. La #cuisson des aliments a externalisé une partie du processus de #digestion. Entre 8000 et 6000 avant notre ère, Homo sapiens a commencé à planter toute la gamme des #céréales et des #légumineuses, à domestiquer des #chèvres, des #moutons, des #porcs, des #bovins, c’est-à-dire bien avant l’émergence de sociétés étatiques de type agraire. Les premiers grands établissements sédentaires sont apparus en #zones_humides et non en milieu aride comme l’affirment les récits traditionnels, dans des plaines alluviales à la lisière de plusieurs écosystèmes (#Mésopotamie, #vallée_du_Nil, #fleuve_Indus, #baie_de_Hangzhou, #lac_Titicata, site de #Teotihuacan) reposant sur des modes de subsistance hautement diversifiés (sauvages, semi-apprivoisés et entièrement domestiqués) défiant toute forme de comptabilité centralisée. Des sous-groupes pouvaient se consacrer plus spécifiquement à une stratégie au sein d’un économie unifiée et des variations climatiques entraînaient mobilité et adaptation « technologique ». La #sécurité_alimentaire était donc incompatible avec une #spécialisation étroite sur une seule forme de #culture ou d’#élevage, requérant qui plus est un travail intensif. L’#agriculture_de_décrue fut la première à apparaître, n’impliquant que peu d’efforts humains.
      Les #plantes complètement domestiquées sont des « anomalies hyperspécialisées » puisque le cultivateur doit contre-sélectionner les traits sélectionnés à l’état sauvage (petite taille des graines, nombreux appendices, etc). De même les #animaux_domestiqués échappent à de nombreuses pressions sélectives (prédation, rivalité alimentaire ou sexuelle) tout en étant soumis à de nouvelles contraintes, par exemple leur moins grande réactivité aux stimuli externes va entraîner une évolution comportementale et provoquer la #sélection des plus dociles. On peut dire que l’espèce humaine elle-même a été domestiquée, enchaînée à un ensemble de routines. Les chasseurs-cueilleurs maîtrisaient une immense variété de techniques, basées sur une connaissance encyclopédique conservée dans la mémoire collective et transmise par #tradition_orale. « Une fois qu’#Homo_sapiens a franchi le Rubicon de l’agriculture, notre espèce s’est retrouvée prisonnière d’une austère discipline monacale rythmée essentiellement par le tic-tac contraignant de l’horloge génétique d’une poignée d’espèces cultivées. » James C. Scott considère la #révolution_néolithique récente comme « un cas de #déqualification massive », suscitant un #appauvrissement du #régime_alimentaire, une contraction de l’espace vital.
      Les humains se sont abstenus le plus longtemps possible de faire de l’agriculture et de l’élevage les pratiques de subsistance dominantes en raison des efforts qu’elles exigeaient. Ils ont peut-être été contraints d’essayer d’extraire plus de #ressources de leur environnement, au prix d’efforts plus intenses, à cause d’une pénurie de #gros_gibier.
      La population mondiale en 10 000 avant notre ère était sans doute de quatre millions de personnes. En 5 000, elle avait augmenté de cinq millions. Au cours des cinq mille ans qui suivront, elle sera multipliée par vingt pour atteindre cent millions. La stagnation démographique du #néolithique, contrastant avec le progrès apparent des #techniques_de_subsistance, permet de supposer que cette période fut la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité sur le plan épidémiologique. La sédentarisation créa des conditions de #concentration_démographique agissant comme de véritables « parcs d’engraissement » d’#agents_pathogènes affectant aussi bien les animaux, les plantes que les humains. Nombre de #maladies_infectieuses constituent un « #effet_civilisationnel » et un premier franchissement massif de la barrière des espèces par un groupe pathogènes.
      Le #régime_alimentaire_céréalier, déficient en #acides_gras essentiels, inhibe l’assimilation du #fer et affecte en premier lieu les #femmes. Malgré une #santé fragile, une #mortalité infantile et maternelle élevée par rapport aux chasseurs-cueilleurs, les agriculteurs sédentaires connaissaient des #taux_de_reproduction sans précédent, du fait de la combinaison d’une activité physique intense avec un régime riche en #glucides, provoquant une #puberté plus précoce, une #ovulation plus régulière et une #ménopause plus tardive.

      Les populations sédentaires cultivant des #céréales domestiquées, pratiquant le commerce par voie fluviale ou maritime, organisées en « #complexe_proto-urbain », étaient en place au néolithique, deux millénaires avant l’apparition des premiers États. Cette « plateforme » pouvait alors être « capturée », « parasitée » pour constituer une solide base de #pouvoir et de #privilèges politiques. Un #impôt sur les céréales, sans doute pas inférieur au cinquième de la récolte, fournissait une rente aux élites. « L’État archaïque était comme les aléas climatiques : une menace supplémentaire plus qu’un bienfaiteur. » Seules les céréales peuvent servir de base à l’impôt, de part leur visibilité, leur divisibilité, leur « évaluabilité », leur « stockabilité », leur transportabilité et leur « rationabilité ». Au détour d’un note James C. Scott réfute l’hypothèse selon laquelle des élites bienveillantes ont créé l’État essentiellement pour défendre les #stocks_de_céréales et affirme au contraire que « l’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres ». La majeure partie du monde et de sa population a longtemps existé en dehors du périmètre des premiers États céréaliers qui n’occupaient que des niches écologiques étroites favorisant l’#agriculture_intensive, les #plaines_alluviales. Les populations non-céréalières n’étaient pas isolées et autarciques mais s’adonnaient à l’#échange et au #commerce entre elles.
      Nombre de #villes de #Basse_Mésopotamie du milieu du troisième millénaire avant notre ère, étaient entourées de murailles, indicateurs infaillibles de la présence d’une agriculture sédentaire et de stocks d’aliments. De même que les grandes #murailles en Chine, ces #murs d’enceinte étaient érigés autant dans un but défensif que dans le but de confiner les paysans contribuables et de les empêcher de se soustraire.
      L’apparition des premiers systèmes scripturaux coïncide avec l’émergence des premiers États. Comme l’expliquait #Proudhon, « être gouverné, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé ». L’#administration_étatique s’occupait de l’#inventaire des ressources disponibles, de #statistiques et de l’#uniformisation des #monnaies et des #unités_de_poids, de distance et de volume. En Mésopotamie l’#écriture a été utilisée à des fins de #comptabilité pendant cinq siècle avant de commencer à refléter les gloires civilisationnelles. Ces efforts de façonnage radical de la société ont entraîné la perte des États les plus ambitieux : la Troisième Dynastie d’#Ur (vers 2100 avant J.-C.) ne dura qu’à peine un siècle et la fameuse dynastie #Qin (221-206 avant J.-C.) seulement quinze ans. Les populations de la périphérie auraient rejeté l’usage de l’écriture, associée à l’État et à l’#impôt.

      La #paysannerie ne produisait pas automatiquement un excédent susceptible d’être approprié par les élites non productrices et devait être contrainte par le biais de #travail_forcé (#corvées, réquisitions de céréales, #servitude pour dettes, #servage, #asservissement_collectif ou paiement d’un tribu, #esclavage). L’État devait respecter un équilibre entre maximisation de l’excédent et risque de provoquer un exode massif. Les premiers codes juridiques témoignent des efforts en vue de décourager et punir l’#immigration même si l’État archaïque n’avait pas les moyens d’empêcher un certain degré de déperdition démographique. Comme pour la sédentarité et la domestication des céréales, il n’a cependant fait que développer et consolider l’esclavage, pratiqué antérieurement par les peuples sans État. Égypte, Mésopotamie, Grèce, Sparte, Rome impériale, Chine, « sans esclavage, pas d’État. » L’asservissement des #prisonniers_de_guerre constituait un prélèvement sauvage de main d’œuvre immédiatement productive et compétente. Disposer d’un #prolétariat corvéable épargnait aux sujets les travaux les plus dégradants et prévenait les tensions insurrectionnelles tout en satisfaisant les ambitions militaires et monumentales.

      La disparition périodique de la plupart de ces entités politiques était « surdéterminée » en raison de leur dépendance à une seule récolte annuelle d’une ou deux céréales de base, de la concentration démographique qui rendait la population et le bétail vulnérables aux maladies infectieuses. La vaste expansion de la sphère commerciale eut pour effet d’étendre le domaine des maladies transmissibles. L’appétit dévorant de #bois des États archaïques pour le #chauffage, la cuisson et la #construction, est responsable de la #déforestation et de la #salinisation_des_sols. Des #conflits incessants et la rivalité autour du contrôle de la #main-d’œuvre locale ont également contribué à la fragilité des premiers États. Ce que l’histoire interprète comme un « effondrement » pouvait aussi être provoqué par une fuite des sujets de la région centrale et vécu comme une #émancipation. James C. Scott conteste le #préjugé selon lequel « la concentration de la population au cœur des centres étatiques constituerait une grande conquête de la civilisation, tandis que la décentralisation à travers des unités politiques de taille inférieure traduirait une rupture ou un échec de l’ordre politique ». De même, les « âges sombres » qui suivaient, peuvent être interprétés comme des moments de résistance, de retours à des #économies_mixtes, plus à même de composer avec son environnement, préservé des effets négatifs de la concentration et des fardeaux imposés par l’État.

      Jusqu’en 1600 de notre ère, en dehors de quelques centres étatiques, la population mondiale occupait en majorité des territoires non gouvernés, constituant soit des « #barbares », c’est-à-dire des « populations pastorales hostiles qui constituaient une menace militaire » pour l’État, soit des « #sauvages », impropres à servir de matière première à la #civilisation. La menace des barbares limitait la croissance des États et ceux-ci constituaient des cibles de pillages et de prélèvement de tribut. James C. Scott considère la période qui s’étend entre l’émergence initiale de l’État jusqu’à sa conquête de l’hégémonie sur les peuples sans État, comme une sorte d’ « âge d’or des barbares ». Les notions de #tribu ou de peuple sont des « #fictions_administratives » inventées en tant qu’instrument de #domination, pour désigner des #réfugiés politiques ou économiques ayant fuit vers la périphérie. « Avec le recul, on peut percevoir les relations entre les barbares et l’État comme une compétition pour le droit de s’approprier l’excédent du module sédentaire « céréales/main-d’œuvre ». » Si les chasseurs-cueilleurs itinérants grappillaient quelques miettes de la richesse étatique, de grandes confédérations politiques, notamment les peuples équestres, véritables « proto-États » ou « Empires fantômes » comme l’État itinérant de #Gengis_Kahn ou l’#Empire_Comanche, constituaient des concurrents redoutables. Les milices barbares, en reconstituant les réserves de main d’œuvre de l’État et en mettant leur savoir faire militaire au service de sa protection et de son expansion, ont creusé leur propre tombe.

      Dans la continuité de Pierre Clastres et de David Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une #anomalie et une #contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyait. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une toute autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

      https://lundi.am/HOMO-DOMESTICUS-Une-Histoire-profonde-des-premiers-Etats
      #historicisation

  • Le boom des algorithmes de recrutement et la difficulté de les évaluer
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/ia-machine-learning-iot/algorithmes-recrutent-masse

    Près de 40 % des services RH utiliseraient des algorithmes prédictifs. La bonne nouvelle c’est qu’ils commencent à être audités. La mauvaise est qu’il reste complexe de mesurer leur prétendue objectivité. Demander à un candidat de gonfler des ballons sur un jeu vidéo pour vérifier ses compétences. L’idée peut paraître absurde. Pourtant de grandes entreprises comme le cabinet de conseil Boston Consulting Group ou McDonald’s ont opté pour cette méthode. Le jeu en question fait partie de la dizaine de jeux de (...)

    #Google #Facebook #LinkedIn #Monster #algorithme #prédiction #recrutement #sexisme #discrimination (...)

    ##travail

  • Covid-19 dans le monde : Israël va vacciner les Palestiniens qui ont un permis de travail
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/28/covid-19-dans-le-monde-israel-va-vacciner-les-palestiniens-qui-ont-un-permis

    Des vaccins israéliens pour les travailleurs palestiniens. Les autorités israéliennes ont annoncé dimanche 28 février qu’Israël allait vacciner contre le Covid-19 les 100 000 Palestiniens qui travaillent sur le sol israélien ou dans les territoires occupés en Cisjordanie.Le Cogat, l’organe du ministère de la défense qui supervise les activités civiles dans les territoires occupés, a précisé que cette campagne de vaccination, menée avec le ministère israélien de la santé, débuterait dans les « prochains jours » à des points d’entrée de la Cisjordanie occupée à Israël et dans des « zones industrielles » des colonies israéliennes.
    Plus de 4,65 millions d’Israéliens (50 % de la population) ont reçu au moins une première dose depuis le lancement, le 19 décembre, d’une campagne à la faveur d’un accord avec le laboratoire Pfizer. Les Palestiniens, en revanche, n’ont reçu qu’un peu plus de 30 000 doses de vaccins, dont 2 000 d’Israël, qui s’est engagé à leur en fournir 5 000.Une polémique a enflé la semaine dernière en Israël, car le premier ministre, qui avait assuré que les stocks de vaccins étaient suffisants pour sa population, a souhaité distribuer les excédents pour « acheter la bonne volonté » de pays amis. Une initiative bloquée jeudi par le ministère de la justice.

    #Covid-19#migrant#migration#israel#cisjordanie#palestinien#travailleurmigrant#vaccination#inclusion#sante#economie

  • Covid-19 : la frontière entre l’Allemagne et la Moselle ne sera pas fermée pour les travailleurs français
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/28/coronavirus-berlin-va-classer-la-moselle-en-zone-a-risque-a-partir-de-lundi-

    L’Allemagne a décidé de classer, « à partir du [mardi] 2 mars, minuit », le département français de la Moselle en zone à risque maximal en raison de la circulation de variants du SARS-CoV-2, a rapporté la radio France Bleu Lorraine, samedi 27 février.Avec 60 % des contaminations dues au variant dit sud-africain, plus contagieux et potentiellement plus résistant aux vaccins, l’inquiétude monte à Paris comme à Berlin. En conséquence, à partir de mardi, les personnes entrant sur le territoire allemand « devront présenter un test PCR ou antigène » négatif, a annoncé le ministère de la santé.

    Paris et Berlin doivent encore déterminer l’ancienneté exacte que devront avoir ces tests : les travailleurs frontaliers devront-ils par exemple montrer chaque jour un nouveau test négatif ou des certificats datant de quarante-huit ou soixante-douze heures suffiront-ils ? Une chose est acquise : l’Allemagne n’a pas l’intention d’introduire à sa frontière avec la Moselle des contrôles de douane systématiques, contrairement à ce qu’elle avait fait au printemps 2020 au début de la pandémie à la frontière française, ce qui avait créé des tensions avec Paris et entre les populations locales. Contrairement aussi à ce que Berlin a déjà mis en place en février avec la République tchèque et le Tyrol autrichien.
    « La frontière ne sera pas fermée », a déclaré dimanche un porte-parole du ministère de l’intérieur allemand, notamment car les régions limitrophes de la Moselle, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat, ne l’ont pas demandé, mais aussi parce que les autorités régionales de part et d’autre de la frontière « coopèrent étroitement » sur cette question. Les contrôles policiers doivent être aléatoires et à l’intérieur du territoire allemand dans la zone frontalière, a-t-il précisé.La France va donc bénéficier d’une forme de traitement de faveur. Car le passage d’une région en catégorie « zone de variants » « est un classement qui implique normalement – c’est ce qu’a fait l’Allemagne à l’égard de l’Autriche ou de la République tchèque – des mesures extrêmement strictes de quasi-fermeture des frontières », a déclaré le secrétaire d’Etat aux affaires européennes Clément Beaune, invité de « Questions politiques ».« Cela, on n’en veut pas » pour les 16 000 travailleurs frontaliers de Moselle, a-t-il dit, en précisant être en discussions avec Berlin pour « essayer d’atténuer ces mesures le plus possible ». Le secrétaire d’Etat a ainsi suggéré des tests « qui ne soient pas obligatoires chaque jour mais tous les deux ou trois jours ».Les contrôles mis en place par l’Allemagne avec la République tchèque et la région autrichienne du Tyrol l’ont été pour les mêmes raisons que la Moselle : la crainte d’une nouvelle vague de contaminations liée aux variants du virus SARS-CoV-2, ce qui a suscité des critiques en Autriche notamment mais aussi de la part de l’Union européenne. La Commission européenne s’est émue de voir la libre circulation à l’intérieur de l’UE ainsi remise en cause. A la frontière avec la Moselle, « il faut donner l’exemple et revenir à un dispositif plus allégé », a plaidé Clément Beaune, en arguant d’un « esprit franco-allemand coopératif » pour « éviter de revenir à ce qu’on a vécu douloureusement » au début de la pandémie.Ce traitement privilégié a déjà suscité des commentaires négatifs du chancelier autrichien, Sebastian Kurz. « Il y a en Allemagne, en fonction des directions géographiques, des différences de rigueur en matière de règles à la frontière », a-t-il ainsi regretté ce week-end dans une interview au quotidien allemand Merkur. « Il est tout à fait approprié en période de pandémie de tendre un filet de sécurité avec des tests, des masques, etc. Mais ce n’est à mon avis pas le cas pour des mesures qui mettent en danger le marché intérieur, qui impliquent que les gens ne puissent se rendre sur leur lieu de travail ou que des familles soient séparées », a-t-il dit.

    #Covid-19#migration#migrant#france#allemagne#moselle#autrice#UE#sante#tarvailleurmigrant#travailleurfrontalier#variant#contamination#test

  • Le Retour des domestiques - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-Retour-des-domestiques

    Cette mesure n’est pas seulement non-redistributive, elle est anti-redistributive puisqu’elle ne redistribue que dans la mesure d’une dépense qui dépend de la disposition à payer. Ce boom des emplois domestiques, faiblement qualifiés, est dû en partie à des politiques publiques directes et en partie à un contexte qui est celui de la montée des inégalités de revenu en France depuis les années 1990. L’emploi n’a cessé de se polariser, avec la création d’emplois qualifiés et d’emplois peu qualifiés et peu rémunérés pendant que sont détruits des emplois du milieu. Et cela est particulièrement marqué pour les femmes ; tandis que celles qui ont les moyens recourent aux services de celles qui n’ont pas de meilleures opportunités professionnelles, l’égalité femmes-hommes ne progresse pas, elle est seulement atténuée dans certaines classes. Cette polarisation encourage l’emploi domestique et tous types de services : ils coûtent moins cher en valeur absolue comme en valeur relative puisque les revenus des consommateurs ont augmenté.

    #livre #recension #Aude_Vidal #service #domestique

  • « S’ils ne passent pas la frontière, les fraises sont flinguées » : des agriculteurs inquiets si les travailleurs étrangers ne viennent plus
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/26/s-ils-ne-passent-pas-la-frontiere-les-fraises-sont-flinguees-dans-le-vauclus

    Julien Bernard le dit sans ambages : « “Des bras pour ton assiette”, ça n’a servi à rien. » Pendant le premier confinement, le maraîcher installé à Uchaux (Vaucluse) a reçu cinquante candidatures en réponse à l’appel des autorités à venir aider les agriculteurs. Sept ont tenu plus d’une semaine : un coiffeur, une toiletteuse pour chien et cinq étudiants. « Les autres nous ont lâché en disant “c’est trop dur !” et ne sont jamais revenus », rapporte le benjamin de la famille, cogérant de l’exploitation avec son frère Sylvain et sa belle-sœur Carole.La préparation des champs puis les premières récoltes – asperges et fraises – n’auraient pu avoir lieu sans l’aide de 17 travailleurs tunisiens arrivés en France juste avant la fermeture des frontières, le 17 mars 2020. Le schéma se répète cette année : sous les serres couvertes de panneaux photovoltaïques, Wissem et Saber, originaires de la région de Kasserine, s’attellent déjà à la préparation des sillons avant la plantation de tomates et de concombres.
    Tous deux viennent de signer un contrat à durée indéterminée après plusieurs années passées sous le statut d’« OFII ». La procédure, menée avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration, permet d’obtenir un visa de travail de six mois sur demande de l’employeur. Vingt-quatre saisonniers tunisiens doivent être embauchés sur ce modèle avant le mois d’avril. « S’ils ne passent pas la frontière, les fraises sont flinguées, prévient Julien Bernard. C’est autour de 600 000 euros d’investissement qui ne seront pas amortis. »Depuis la mi-décembre, plus de 500 saisonniers étrangers sont arrivés dans le département par quatre vols spécialement affrétés depuis le Maroc et la Tunisie. Une dérogation préfectorale obtenue par la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) permet de faciliter le passage aux frontières des travailleurs… tant que celles-ci demeurent ouvertes : comme pour la famille Bernard, la saison de nombreux agriculteurs du Vaucluse dépend de l’évolution des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19.
    Le protocole sanitaire pour les saisonniers étrangers, à la charge de l’employeur, est encadré par l’agence régionale de santé : un test PCR est réalisé avant le départ, un dépistage antigénique à l’arrivée avant une période d’isolement de sept jours, puis un nouveau test PCR avant de débuter le travail sur l’exploitation. Un surcoût annuel estimé à 20 000 euros pour 24 saisonniers, selon Carole Bernard, responsable administrative de la ferme d’Uchaux. « On ne demande que ça de recruter des gens du coin, mais Covid ou pas Covid, c’est très compliqué », assure Mme Bernard. La réglementation impose la publication, pendant trois semaines, d’une annonce sur le site de Pôle emploi avant toute démarche « OFII ». Mais les candidatures sont rares ou ne « correspondent pas aux demandes », estiment plusieurs agriculteurs.
    Exigeant physiquement et situés en dehors des centres-villes, les travaux de maraîchage et de culture fruitière demandent aussi une importante rigueur sur de longues plages horaires. « La crise sanitaire a mis en avant que ces “ouvriers non qualifiés” ont, en fait, des profils et compétences spécifiques très demandées par certains agriculteurs », souligne Yannick Becker, membre du bureau de la Confédération paysanne en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le syndicat réclame de meilleures conditions de travail pour les saisonniers étrangers. La FDSEA redoute aussi une répétition de l’année 2020 : une fois les frontières fermées, de nombreux saisonniers n’avaient pu se rendre en France et les agriculteurs s’étaient tournés en urgence vers des acteurs du travail intérimaire, peu respectueux des protocoles sanitaires. Les cas de Covid-19 s’étaient multipliés dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse dans des logements de travailleurs, notamment venus d’Espagne – le recrutement depuis des pays de l’espace Schengen étant soumis à une procédure moins contrôlée par les services de l’Etat.« Que le même phénomène se reproduise, c’est toute notre crainte », abonde la présidente du syndicat majoritaire, Sophie Vache. L’organisation plaide pour un renouvellement des dérogations attribuées au Maroc, fixée jusqu’au 31 mars, et à la Tunisie. La surveillance par la direction de l’emploi et par l’inspection du travail doit aussi être renforcée dans les exploitations, malgré des moyens limités.
    Sur le plan sanitaire, les gérants d’exploitations sont engagés dans une recherche d’hébergements collectifs, qui doivent permettre une mise à l’isolement rapide si une contamination au coronavirus est détectée. « Nous n’avons pas encore de solution pour la moitié des travailleurs prévus », s’inquiète, à Uchaux, Carole Bernard. Pour l’instant, deux mobil-homes sont installés sur l’exploitation et « nous louons une maison dans le village voisin », explique Fethy Gribi, « chef d’équipe » des employés tunisiens.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#tunisie#sante#economie#travailleurmigrant#travailleursaisonnier#agrciluture#depistage#mesuresanitaire

  • Amazon Mentor app tracks and disciplines delivery drivers
    https://www.cnbc.com/2021/02/12/amazon-mentor-app-tracks-and-disciplines-delivery-drivers.html

    Key Points Amazon confirmed last week it has started putting AI-equipped cameras in some delivery vans. It already requires contracted delivery workers to use an app, called Mentor, that tracks and scores their driving behavior. Like the cameras, the app is designed to improve driver safety, but Amazon employees say the technology produces errors and, in some cases, tracks their location after they clock out from work. Last week, Amazon triggered privacy concerns when it confirmed it’s (...)

    #Amazon #algorithme #comportement #notation #surveillance #travail

  • Covid-19 : en Moselle, renforcement des mesures sanitaires à la frontière avec l’Allemagne
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/25/la-france-renforce-en-moselle-les-mesures-sanitaires-a-la-frontiere-avec-l-a

    Le gouvernement a annoncé, jeudi 25 février, un renforcement des mesures sanitaires à la frontière franco-allemande dans le département de la Moselle, un des plus touchés par l’épidémie de Covid-19.La France va demander des tests PCR négatifs de moins de soixante-douze heures à compter de lundi prochain pour les déplacements non professionnels de frontaliers entre l’Allemagne et le département de la Moselle. Un test PCR négatif est déjà demandé pour toute entrée en France en provenance de pays de l’Union européenne pour les voyageurs autres que les transfrontaliers.« La dérogation de l’obligation de présentation d’un test PCR de moins de soixante-douze heures à l’entrée sur le territoire national sera limitée aux seules activités professionnelles, ont annoncé le ministre de la santé, Olivier Véran, et le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, dans un communiqué commun. Les frontaliers qui se déplacent pour des motifs autres que professionnels devront donc présenter un test PCR négatif à la frontière. »
    La situation dans la lutte contre le Covid-19 « se dégrade » et « est très préoccupante dans une dizaine de départements », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres. La veille, la France et l’Allemagne avaient dit discuter de l’élaboration d’un protocole sanitaire qui permette d’éviter une fermeture totale de la frontière franco-allemande.Pour les travailleurs transfrontaliers, des tests hebdomadaires seront mis en place à la frontière, poursuivent-ils sans autre précision. Ils sont également invités à recourir plus au télétravail. « Des patrouilles conjointes de la police française et allemande pourraient être renforcées dans le territoire afin d’assurer l’effectivité de ces mesures », est-il encore précisé. « Ces mesures viennent compléter l’arsenal déployé par les autorités sur le territoire mosellan », notamment le renforcement des capacités de tests et l’accélération de la campagne de vaccination, relèvent les deux ministres.

    #Covid-19#migrant#migration#france#allemagne#moselle#sante#restrictionsanitaire#frontiere#travailleurtransfrontalier

  • Fichage racial chez Adecco : une procédure interminable malgré des aveux accablants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240221/fichage-racial-chez-adecco-une-procedure-interminable-malgre-des-aveux-acc

    La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris doit rendre jeudi son jugement concernant les suites à donner aux mises en examen de la société d’intérim Adecco et de ses dirigeants de l’agence Paris Restauration Montparnasse. Ils sont accusés d’avoir établi un système de fichages racial permettant d’écarter les intérimaires noirs lorsque des clients exigeaient des « BBR » pour « bleu-blanc-rouge ». Cela fera vingt ans presque jour pour jour que l’un des plus importants systèmes de discrimination (...)

    #Adecco #racisme #discrimination #profiling #travail

    • The Adecco Group
      https://www.groupe-adecco.fr/groupe/le-groupe-adecco

      En France, The Adecco Group et ses 9000 collaborateurs permanents construisent l’emploi de demain. Au sein d’un monde qui évolue chaque jour, le Groupe s’appuie sur le digital et les dernières technologies pour accompagner la transformation des compétences.
      Aujourd’hui, The Adecco Group, ce sont 9 marques expertes qui couvrent toutes les formes d’emploi et de flexibilité : CDD, CDI, travail temporaire, CDI intérimaire, formation et alternance.

      Des experts en placement de salarié.e.s jetables. J’avais oublié que l’ancienne experte porte parole de la macronie s’était reconvertie en secrétaire générale de ce groupe.
      Sibeth Ndiaye
      https://twitter.com/sibethndiaye

      Secrétaire générale de @AdeccoGroupFR. Citoyenne engagée. Fan de Columbo (aussi !).

    • #Fimmine_fimmine
      –-> Tradizionale canto di lavoro femminile salentino con numerose varianti nel numero e nel contenuto ‎delle strofe.‎
      https://www.youtube.com/watch?v=IdPkZKLw2zM&feature=emb_logo


      Per buona parte del 900 la coltivazione del tabacco fu fonte di ricchezza e sostentamento per tante ‎famiglie di contadini del Salento. ‎
      Oggi non ce n’è quasi più traccia. L’ultima fabbrica, la Manifattura Tabacchi di Lecce, ha chiuso il ‎‎1 gennaio del 2011. ‎
      Nella prima metà del secolo scorso – e anche oltre – il lavoro era in gran parte manuale e per la ‎foglia del tabacco c’era bisogno di mani esperte, veloci, abili e fini, come quelle delle donne e dei ‎bambini. Tanto più che le donne e i bambini potevano essere pagati molto di meno e sfruttati molto ‎di più degli uomini…‎

      ‎“Fimmine fimmine” è un canto di lavoro e di denuncia delle condizioni delle “tabacchine”, le ‎lavoratrici del tabacco, una categoria molto sfruttata ma per ciò stesso anche molto attiva e ‎combattiva. Fin dal 1925, all’inizio dell’era fascista, si ha già notizia di una manifestazione delle ‎tabacchine a Trepuzzi, dove un corteo di 500 operaie sfilò per il paese protestando. ‎

      A Tricase il 25 maggio del 1935 una manifestazione di lavoratori del tabacco venne repressa nel ‎sangue (cinque morti, tre donne e due uomini) dai fascisti e dalla forza pubblica. A Lecce, nel 1944, ‎con il paese ed il mondo ancora in guerra, le tabacchine di nuovo scesero in piazza contro il ‎caporalato, per rivendicare salari sufficienti per vivere, per il rinnovo e l’applicazione dei contratti ‎nazionali e per sussidio di disoccupazione: la polizia sparò e tre tabacchine rimasero uccise. Si aprì ‎allora una stagione di lotte molto lunga che culminò nello sciopero generale del 1961 che ebbe ‎come epicentro il paese di Tiggiano, in provincia di Lecce.‎

      Lascio parlare Alfredo Romano e Giovanni De Francesco, rispettivamente introduttore ed autore ‎della ricerca storica contenuta nel libro ‎‎“Le operaie tabacchine di Tiggiano e lo ‎sciopero generale del 1961”, edito nel 2005 e ristampato nel 2011.‎


      Mi sono reso subito conto dell’importanza che riveste il volume che dà ‎testimonianza non solo di uno straordinario sciopero delle tabacchine di Tiggiano nel 1961, ma ‎anche delle gravose condizioni di lavoro delle tabacchine. Tutti i paesi salentini hanno avuto a che ‎fare col tabacco e in tanti sono emigrati nel secondo dopoguerra in varie parti d’Italia, tra cui Civita ‎Castellana, per esportare, per così dire, la lavorazione. Perfino a Collemeto, una frazione di Galatina ‎che contava nel dopoguerra appena 500 abitanti, c’era una fabbrica di tabacco che durante l’inverno ‎occupava quasi tutte le donne del paese. Perciò ho il ricordo delle tabacchine che, come gregge, ‎attraversava la via principale per arrivare alla fabbrica Mongiò, alla periferia del paese, alle sette in ‎punto. E tornavano a casa dieci ore dopo. Di storie di sfruttamento e duro lavoro perciò ne ho ‎sentite tante, a cominciare da mia madre Lucia, tabacchina essa stessa… (Alfredo Romano)

      ‎ ‎‎
      Quello che è successo a Tiggiano nel 1961 non ha precedenti nella storia ‎del paese. Anzi, veste una rilevanza che oltrepassa il circondario comunale se si pensa ai 28 giorni ‎di sciopero generale, con il paese bloccato, la popolazione tutta mobilitata in difesa delle operaie ‎della fabbrica di tabacco, fino alla vittoria, senza resa alle intimidazioni nemmeno alle armi ‎dell’esercito.
      Sono nato nel dicembre del 1962, circa due anni dopo i fatti dello sciopero del 1961. Sono cresciuto ‎nel clima che ha ripercorso le condizioni delle operaie tabacchine e la vita della fabbrica, ed ho ‎respirato i ritmi degli avvenimenti della lotta grazie ai miei genitori. Mia madre, Anna Marzo, è ‎entrata in fabbrica come operaia all’età di 14 anni, nel 1946, e vi ha lavorato, sempre come operaia, ‎sino al 1975. Mio padre, Vincenzo De Francesco, è stato un attivista e promotore di iniziative di ‎lotta insieme alle operaie tabacchine, protagonista delle battaglie a partire proprio dallo sciopero del ‎‎1961.
      Il primo accesso all’informazione dei fatti è avvenuta, quindi, dai loro racconti, riferimenti, ‎discussioni, critiche sull’andamento degli eventi, ho ascoltato sin da piccolo.
      Poi c’è il contesto del paese. Tiggiano era un paese prettamente agricolo composto da poco più di ‎‎2000 abitanti. La fabbrica di tabacco occupava 200 operaie. Perciò, quanto riguardava la fabbrica, la ‎vita delle operaie, le condizioni dei lavoratori agricoli, lo sciopero del 1961, era di dominio ‎pubblico.
      Pertanto, la presente pubblicazione riguarda fatti riferiti oralmente dai protagonisti, da chi pativa lo ‎sfruttamento dei padroni, da chi subiva le ingiustizie delle istituzioni, da chi si è reso attivo per la ‎conquista delle rivendicazioni.
      Alcuni episodi sono stati integrati con dei documenti rinvenuti nell’archivio sezionale e zonale delle ‎Acli di Tiggiano e di Tricase. I documenti delle forze dell’ordine e della prefettura mi risultano ‎ancora secretati. (Giovanni De Francesco)

      Sulla “rivolta di Tricase” e la storia del lavoro del tabacco nel Salento, si veda anche il ‎fondamentale volume ‎‎“Tabacco e ‎tabacchine nella memoria storica. Una ricerca di storia orale a Tricase e nel Salento”, a cura di ‎Vincenzo Santoro e Sergio Torsello, con una introduzione di Alessandro Portelli (2002)

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      Fimmine fimmine ca sciati allu tabaccu
      ne sciati ddoi e nne turnati quattru.‎

      Fimmine fimmine ca sciati allu tabaccu
      lu sule è forte e bbu lu sicca tuttu.‎

      Fimmine fimmine ca sciati allu tabaccu
      la ditta nu bbu dae li talaretti.‎

      Fimmine fimmine ca sciati a vindimmiare
      e sutta allu cippune bu la faciti fare.‎

      Fimmine fimmine ca sciati alle vulie
      ccugghitinde le fitte e le scigghiare.‎

      https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=39803&lang=it

      #chant #chant_populaire #chanson #musique #musique_populaire #chants_populaires

    • Alan Lomax - Salento, Puglia - Fimmene fimmene chi scjiati a lu tabaccu

      Fimmene fimmene chi scjiati a lu tabaccu
      e scjati dhoi e ne turnati quattro
      e scjati dhoi e ne turnati quattro

      Ci te lu disse cu chianti zagovina
      e cu chianti zagovina
      passa lu duca e te manda alla rovina
      passa lu duca e te manda alla rovina

      Ci te lu disse cu chianti lu saluccu
      passa lu duca e te lu tira tuttu
      passa lu duca e te lu tira tuttu.

      TRAD: Donne donne che andate al tabacco/ andate in due e ne tornate in quattro/Chi te l’ha detto di piantare Zagovina/ passa il duca e ti manda in rovina/Chi te l’ha detto di piantare Salucco/ passa il duca e te lo tira tutto.

      https://www.youtube.com/watch?v=A2idZQ_VHaU&feature=youtu.be

  • Covid-19 : Bruxelles s’alarme de nouveau des obstacles au passage des frontières dans l’Union européenne
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/24/covid-19-bruxelles-s-alarme-de-nouveau-des-obstacles-au-passage-des-frontier

    Il y a presque un an, les frontières intérieures à l’Union européenne se sont fermées les unes après les autres, alors que la pandémie de Covid-19 se propageait et que les mesures de confinement se multipliaient. Avec l’apparition des variants, ce scénario est en passe de se renouveler. Dans ce contexte, la Commission européenne a annoncé, mardi 23 février, avoir envoyé une lettre à six pays – Allemagne, Belgique, Danemark, Finlande, Suède et Hongrie – qui ont, ces dernières semaines, pris des mesures très restrictives, et font peser sur le marché intérieur « un risque de fragmentation, d’entraves à la libre circulation, de perturbation des chaînes de production », a expliqué la Commission.
    Ainsi, le 14 février, l’Allemagne s’est fermée à la République tchèque et au Tyrol autrichien, ne laissant plus passer que certains travailleurs munis d’un test PCR négatif. Quant à la Belgique, elle interdit depuis le 27 janvier tous les voyages non essentiels depuis et à destination du pays – et ce, quelle que soit la situation épidémiologique de la région de provenance ou de destination du voyageur. En réalité, Bruxelles est relativement démuni face à cette situation, même si la Commission assure ne pas exclure de « recourir à des moyens juridiques » contre les six pays destinataires de son courrier. Les Etats membres ont, en effet, le droit de rétablir des contrôles à leurs frontières dans certains cas, par exemple pour des motifs sécuritaires ou sanitaires. Ce faisant, ils doivent certes respecter quelques principes, comme « la nécessité que les restrictions de mouvement soient non discriminatoires et proportionnées », rappelle un porte-parole de la Commission. Mais, reconnaît un haut fonctionnaire européen, « on ne va pas lancer une procédure d’infraction qui prendrait deux ans pour des mesures provisoires et qui varient au gré de l’évolution de la pandémie ».
    La fermeture des frontières, « il y a un an, a occasionné des problèmes de livraison de nourriture et d’équipements médicaux », a rappelé Maros Sefcovic, mardi, à l’issue d’une réunion des ministres des affaires européennes. Le vice-président de la Commission a, une nouvelle fois, appelé les Vingt-Sept à se coordonner, afin de préserver au mieux la libre circulation des biens et des travailleurs transfrontaliers au sein de l’Union.
    Le ministre de la santé belge, Frank Vandenbroucke, s’est montré sensible aux arguments communautaires. Dimanche, il avait déjà évoqué la difficulté de maintenir l’interdiction de voyager jusqu’au 1er avril : « C’est difficile à appliquer, car c’est contraire à la libre circulation des personnes en Europe. » Le ministre des affaires étrangères allemand, Michael Roth, a, pour sa part, rejeté les « accusations de non-conformité au droit européen » de la Commission. « Nous avons le devoir d’agir contre les mutations du virus, avec pour priorité de protéger nos citoyens », a-t-il fait valoir. A n’en pas douter, la discussion reprendra jeudi 25 février, lors d’un rendez-vous (virtuel) prévu entre les chefs d’Etat et de gouvernement européens.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#allemagne#belgique#sante#circulation#frontiere#restrictionsanitaire#travailleurtransfrontalier#droit

  • « Quand on vient de l’étranger, on a un autre regard sur le pays » : en Allemagne, l’immigration source de renouveau de l’économie
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/24/quand-on-vient-de-l-etranger-on-a-un-autre-regard-sur-le-pays-en-allemagne-l

    Le Syrien nourrit le rêve de fonder une start-up. « Je suis créatif, j’aime les idées nouvelles. Mais au début, je ne savais même pas ce qu’était un fonds de capital-risque ! », se remémore-t-il en riant. Il quitte alors l’hôpital où il exerce, passe deux ans dans un fonds d’investissement en Belgique, avant de retourner en Allemagne pour concrétiser une idée qui lui semble porteuse : créer une plate-forme de suivi à distance des patients atteints de maladies chroniques dans les pays en développement. Avec l’aide d’un programmeur égyptien installé à Munich et rencontré sur les réseaux sociaux, il développe son application, Kanzi, et recrute ses premiers clients.
    « Nous avons déjà une base de 7 000 patients arabophones, mais nous n’avons pas encore créé d’entreprise. Les démarches administratives en allemand sont très compliquées », concède-t-il. « J’ai hésité, bien sûr, à aller aux Etats-Unis. Mais en Allemagne, j’ai été attiré par le fait qu’il y a un bon système pour demander la nationalité allemande, que j’ai obtenue il y a deux ans [en 2019]. Cela donne une grande sécurité. Le besoin de sécurité, la capacité à trouver un emploi rapidement, pour un immigrant, ce sont les deux priorités de base. Sur ce plan, l’Allemagne est très attractive », assure Tarek.Depuis quelques jours, Tarek n’est plus seul pour développer sa start-up. Il a postulé avec succès à un programme d’accompagnement d’entrepreneurs d’origine étrangère, fondé par le fonds de capital-risque berlinois Earlybird. Baptisé « Vision Lab », il vise à recruter des équipes d’entrepreneurs étrangers porteurs de projets technologiques à un niveau précoce de développement. Ces fondateurs reçoivent une aide administrative, un tutorat de la part d’entrepreneurs chevronnés, des contacts et un premier financement de 25 000 euros.
    Le but n’est pas que philanthropique. Les études montrent que les personnes issues de l’immigration sont davantage susceptibles de créer une entreprise que le reste de la population. Selon une enquête de la banque publique KfW, parue en novembre 2020, un quart des créations d’entreprises en Allemagne en 2019 étaient le fait de personnes d’origine étrangère. Les raisons sont clairement identifiées par la recherche : les migrants disposent de chances moindres sur le marché du travail classique que les locaux. De ce fait, ils éprouvent moins d’aversion pour le risque et ont davantage de modèles d’entrepreneurs autour d’eux. Ces modèles d’entrepreneurs d’origine étrangère outre-Rhin sont aujourd’hui loin de se limiter aux secteurs de la construction, de la gastronomie ou de la petite distribution. Par un hasard fortuit, mais significatif, deux des jeunes entreprises allemandes actuellement les plus en vue ont été créées par des enfants d’immigrés turcs. A Mayence, le 9 novembre 2020, les fondateurs de BioNTech, Ugur Sahin et Özlem Türeci, sont devenus des célébrités mondiales, en annonçant avoir mis au point le tout premier vaccin mondial contre le Covid-19, en partenariat avec le groupe pharmaceutique Pfizer. A Berlin, le 4 février 2021, le cofondateur de la startup Auto1, Hakan Koç, est devenu milliardaire, à la suite de la spectaculaire mise en Bourse de la plate-forme spécialiste de l’achat et de la vente de voitures d’occasion, actuellement évaluée à 10 milliards d’euros. Ces succès entrepreneuriaux exceptionnels sont en train de renouveler la perception de l’immigration en Allemagne : il s’agit moins de la considérer sous l’angle du problème de l’intégration que de reconnaître son apport spécifique dans l’innovation et la transformation de l’économie. « Nous observons depuis longtemps que de plus en plus d’entreprises fondées par des migrants ou des personnes ayant un passé migratoire sont actives dans des secteurs de haute technologie, souligne Herbert Brücker, directeur de l’Institut pour la recherche empirique sur l’intégration et l’immigration, à Berlin. L’image qu’on avait autrefois en Allemagne, celle de l’immigré illettré ou sans qualification, ne correspond plus du tout à la réalité. Cela tient aussi au fait qu’une grande part de l’immigration arrivée ces dix dernières années est originaire de l’Union européenne. »
    Société vieillissante, l’Allemagne a pris conscience, ces vingt dernières années, qu’elle ne pourrait maintenir son économie sans l’immigration et qu’elle devait s’ouvrir à la diversité. C’est une transformation majeure : jusqu’au milieu des années 1990, les discours politiques précisaient que l’Allemagne n’était pas « un pays d’immigration ». Les immigrés, d’ailleurs, étaient appelés Gastarbeiter (« travailleurs invités »). Ce n’est qu’en 2000 que le droit de la nationalité, traditionnellement fondée sur le droit du sang, a changé pour faciliter les naturalisations. La mondialisation des grandes entreprises a fait le reste. Au total, 35 % des dirigeants des entreprises cotées au DAX (le premier indice boursier national) sont d’origine étrangère. Daimler, entreprise emblématique du « Made in Germany », est dirigée depuis 2019 par un Suédois, Ola Källenius. D’après l’Office des statistiques, un quart de la population allemande (26 %) a aujourd’hui des origines étrangères, ce qui représente 21,2 millions de personnes, contre 15 millions en 2009. Les immigrés sont un facteur majeur du rajeunissement de la population : ils sont âgés de 35,6 ans en moyenne, contre 47,3 ans pour la population sans passé migratoire. « Les études montrent un très fort taux d’adhésion à l’immigration du travail en général, observe Herbert Brücker. Mais les phénomènes de rejet ou de racisme demeurent, surtout vis-à-vis de certaines origines : les Turcs, les Arabes continuent à faire l’objet de discriminations. BioNTech est une césure, dans le sens où beaucoup n’imaginaient pas que des enfants d’immigrés turcs puissent rencontrer un tel succès. »
    Au fonds Earlybird, on est persuadé que le potentiel d’entrepreneurs issus de l’immigration en Allemagne est sous-exploité. « Sur ce plan, l’écosystème start-up berlinois est bien moins performant qu’aux Etats-Unis, où 50 % des licornes [les sociétés valorisées à plus de 1 milliard de dollars, soit 824 millions d’euros, au cours actuel] sont fondées par des immigrants », explique Nina Rinke, responsable du programme « Vision Lab ». « De manière générale, notre économie accorde encore trop peu de place à la diversité. Dans les start-up financées en Allemagne, les profils sont souvent très similaires. »Afin de recruter des étrangers pour son programme, Mme Rinke a donc dû revoir les processus habituels de recrutement du fonds, et trouver des équipes d’authentiques primo-arrivants apportant une compétence technologique. « Ce qui a le mieux fonctionné, ce sont les annonces sur les groupes Facebook ou LinkedIn, où les étrangers demandent des conseils à une communauté d’immigrés », raconte-t-elle. Elle a reçu des candidatures d’Azerbaïdjan, d’Inde, d’Egypte et de Roumanie. « Les migrants sont le plus souvent des gens qui ont beaucoup d’atouts pour fonder une entreprise. Ceux qui décident de quitter leur pays sont audacieux. Ils sont prêts à quitter leur zone de confort. Certains viennent de zones de guerre. Ce sont des preuves de leur capacité de résistance et de leur envie de créer quelque chose de nouveau. »
    Pawel Chudzinski est l’un des mentors du programme « Vision Lab ». Né en Pologne en 1979, arrivé en Allemagne à 16 ans grâce à un échange entre lycées, il est bien placé pour comprendre le potentiel que représentent les étrangers pour une économie. Avec un autre Polonais, Lukasz Gadowski, rencontré à l’école de commerce de Leipzig au début des années 2000, il est à l’origine du célèbre incubateur de start-up Team-Europe, l’un des pionniers de la scène tech berlinoise. Fondé en 2008, Team Europe a notamment « accouché » du groupe Delivery Hero (aujourd’hui coté au DAX) et du réputé fonds d’investissement Point Nine, dans lequel Pawel est associé.« Quand on vient de l’étranger, on a un autre regard sur le pays. On n’est pas conscient de certaines normes, note Pawel. On n’a pas peur de décevoir les attentes de ses parents ou de son cercle d’amis, de bouleverser des structures de pensée bien établies. On est plus libre pour prendre des risques. » En tant qu’investisseur, il continue de jouer les pionniers, et repère des modèles d’affaires à un stade très précoce de développement. « Aller dans la Silicon Valley ? Non. Je préfère découvrir les opportunités dans un environnement moins compétitif, et tabler sur des modèles plus controversés. Et puis, je préfère être plus près de ma famille en Pologne, confie-t-il. J’en suis persuadé : les immigrants qui arrivent ici ont encore de belles chances, même sans parler allemand. »

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#sante#travailleurmigrant#integration#economie#entrepreunariat

  • ’We deserve more’ : an Amazon warehouse’s high-stakes union drive
    https://www.theguardian.com/technology/2021/feb/23/amazon-bessemer-alabama-union

    Workers in Bessemer, Alabama, are pushing for a union – and experts say if they triumph, it could pave the way to organizing fulfillment centers in other states Darryl Richardson was delighted when he landed a job as a “picker” at the Amazon warehouse in Bessemer, Alabama. “I thought, ‘Wow, I’m going to work for Amazon, work for the richest man around,” he said. “I thought it would be a nice facility that would treat you right.” Richardson, a sturdily built 51-year-old with a short, charcoal (...)

    #WholeFoods #Amazon #consommation #GigEconomy #surveillance #syndicat #travail

    https://i.guim.co.uk/img/media/f44b6381f6832d80de2b29d0ca59b77749da5121/0_0_3000_1800/master/3000.jpg

  • #Uber drivers are workers not self-employed, Supreme Court rules

    Uber drivers must be treated as workers rather than self-employed, the UK’s Supreme Court has ruled.

    The decision could mean thousands of Uber drivers are entitled to minimum wage and holiday pay.

    The ruling could leave the ride-hailing app facing a hefty compensation bill, and have wider consequences for the gig economy.

    Uber said the ruling centred on a small number of drivers and it had since made changes to its business.

    In a long-running legal battle, Uber had finally appealed to the Supreme Court after losing three earlier rounds.

    Uber’s share price dipped as US trading began on Friday as investors grappled with what impact the London ruling could have on the firm’s business model.

    It is being challenged by its drivers in multiple countries over whether they should be classed as workers or self-employed.
    What’s the background to the ruling?

    Former Uber drivers James Farrar and Yaseen Aslam took Uber to an employment tribunal in 2016, arguing they worked for Uber. Uber said its drivers were self employed and it therefore was not responsible for paying any minimum wage nor holiday pay.

    The two, who originally won an employment tribunal against the ride hailing app giant in October 2016, told the BBC they were “thrilled and relieved” by the ruling.

    “I think it’s a massive achievement in a way that we were able to stand up against a giant,” said Mr Aslam, president of the App Drivers & Couriers Union (ADCU).

    “We didn’t give up and we were consistent - no matter what we went through emotionally or physically or financially, we stood our ground.”

    Uber appealed against the employment tribunal decision but the Employment Appeal Tribunal upheld the ruling in November 2017.

    The company then took the case to the Court of Appeal, which upheld the ruling in December 2018.

    The ruling on Friday was Uber’s last appeal, as the Supreme Court is Britain’s highest court, and it has the final say on legal matters.

    Delivering his judgement, Lord Leggatt said that the Supreme Court unanimously dismissed Uber’s appeal that it was an intermediary party and stated that drivers should be considered to be working not only when driving a passenger, but whenever logged in to the app.

    The court considered several elements in its judgement:

    - Uber set the fare which meant that they dictated how much drivers could earn
    - Uber set the contract terms and drivers had no say in them
    - Request for rides is constrained by Uber who can penalise drivers if they reject too many rides
    - Uber monitors a driver’s service through the star rating and has the capacity to terminate the relationship if after repeated warnings this does not improve

    Looking at these and other factors, the court determined that drivers were in a position of subordination to Uber where the only way they could increase their earnings would be to work longer hours.

    Jamie Heywood, Uber’s Regional General Manager for Northern and Eastern Europe, said: "We respect the Court’s decision which focussed on a small number of drivers who used the Uber app in 2016.

    "Since then we have made some significant changes to our business, guided by drivers every step of the way. These include giving even more control over how they earn and providing new protections like free insurance in case of sickness or injury.

    “We are committed to doing more and will now consult with every active driver across the UK to understand the changes they want to see.”
    What did Uber argue?

    Uber has long argued that it is a booking agent, which hires self-employed contractors that provide transport.

    By not being classified as a transport provider, Uber is not currently paying 20% VAT on fares.

    The Supreme Court ruled that Uber has to consider its drivers “workers” from the time they log on to the app, until they log off.

    This is a key point because Uber drivers typically spend time waiting for people to book rides on the app.

    Previously, the firm had said that if drivers were found to be workers, then it would only count the time during journeys when a passenger is in the car.

    “This is a win-win-win for drivers, passengers and cities. It means Uber now has the correct economic incentives not to oversupply the market with too many vehicles and too many drivers,” said James Farrar, ADCU’s general secretary.

    “The upshot of that oversupply has been poverty, pollution and congestion.”
    Why are some drivers unhappy with Uber?

    Mr Aslam, who claims Uber’s practices forced him to leave the trade as he couldn’t make ends meet, is considering becoming a driver for the app again. But he is upset that the ruling took so long.

    “It took us six years to establish what we should have got in 2015. Someone somewhere, in the government or the regulator, massively let down these workers, many of whom are in a precarious position,” he said.

    - Uber drivers launch legal battle over ’favouritism’
    - The Uber driver evicted from home and left to die of coronavirus

    Mr Farrar points out that with fares down 80% due to the pandemic, many drivers have been struggling financially and feel trapped in Uber’s system.

    “We’re seeing many of our members earning £30 gross a day right now,” he said, explaining that the self-employment grants issued by the government only cover 80% of a driver’s profits, which isn’t even enough to pay for their costs.

    “If we had these rights today, those drivers could at least earn a minimum wage to live on.”
    Will we pay more for Uber rides?

    That remains to be seen, but it could potentially happen.

    When Uber listed its shares in the United States in 2019, its filing with the US Securities and Exchange Commission (SEC) included a section on risks to its business.

    The company said in this section that if it had to classify drivers as workers, it would “incur significant additional expenses” in compensating the drivers for things such as the minimum wage and overtime.

    “Further, any such reclassification would require us to fundamentally change our business model, and consequently have an adverse effect on our business and financial condition,” it added.
    What is the VAT issue about?

    Uber also wrote in the filing that if Mr Farrar and Mr Aslam were to win their case, HM Revenue & Customs (HMRC) would then classify the firm as a transport provider, and Uber would need to pay VAT on fares.

    This relates to a judicial review filed by Jolyon Maugham QC in 2019.

    Mr Maugham, a barrister specialising in tax and employment law, applied to HMRC to ask for a judicial review and that HMRC demand that Uber pay VAT.

    “I tried to force the issue by suing Uber for a VAT receipt, because I thought that, that way, even if HMRC didn’t want to charge Uber, I would be able to force it to,” he told the BBC.

    “The Supreme Court has fundamentally answered two questions at the same time: one is whether drivers are workers for Uber, and the other is whether Uber is liable to pay VAT to HMRC,” said Mr Maugham, who also heads up campaign group The Good Law Project.

    “It makes it extremely difficult for Uber to continue to resist paying what I understand to be more than £1bn in VAT and interest.”

    HMRC and Uber are still in dispute about the firm’s VAT liability.
    What does this mean for the gig economy?

    Tom Vickers is a senior lecturer in sociology at Nottingham Trent University and head of the Work Futures Research Group, which studies the jobs that people do and how they change over time.

    He thinks the Supreme Court’s ruling has wider implications for a lot of other gig economy workers like other private hire drivers, couriers and delivery drivers.

    "The central point for me is that the ruling focuses on the control that companies exercise over people’s labour - this control also carries with it responsibilities for their conditions and wellbeing.

    “This is even more important in the context of the pandemic.”

    As for Uber, Rachel Mathieson, senior associate at Bates Wells, which represented Mr Farrar and Mr Aslam, said her firm’s position was that the ruling applies to all 90,000 drivers who have been active with Uber since and including 2016.

    “Our position is that the ruling applies to all of their drivers at large,” she said.

    Dr Alex Wood, an Internet Institute research associate on gig economy at Oxford University, disagrees.

    He told the BBC that because the UK doesn’t have a labour inspectorate, these “rules aren’t enforced and it falls to workers to bring subsequent tribunals”.

    This means that “in reality, it’s very easy for Uber to just ignore this until more tribunals come for the remaining 40,000 [drivers]”.

    https://www.bbc.com/news/business-56123668
    #travail #justice #UK #Angleterre #cour_suprême #travail #travailleurs_indépendants #vacances #salaire #salaire_minimum #conditions_de_travail #TVA

    ping @isskein @karine4

  • COVID-19 : Travailleurs ou toute personne soucieuse de prendre soin de sa santé psychologique | APSAM

    https://www.apsam.com/theme/risques-biologiques/covid-19-coronavirus/sante-psychologique/travailleurs

    L’APSAM vous propose différentes pratiques et stratégies individuelles qui sont favorables au maintien d’une bonne santé psychologique.

    Sommaire :
    – Conseils généraux
    – Quelques trucs pour cultiver sa résilience
    – Pour une saine gestion de ses préoccupations et inquiétudes
    – Lorsque l’anxiété ou le stress frappe
    – Lorsque la déprime paralyse ou empêche d’agir
    – Lorsque la solitude ou l’ennui s’empare de soi

    #psychologie #stress #anxiété #travail #santé #recherche

    Un des liens cité contient de nombreuses ressources et un outil en ligne et pdf :

    https://allermieux.criusmm.net « Aller mieux à ma façon »

    Aller mieux… à ma façon est un outil de soutien à l’autogestion qui peut vous être utile pour retrouver l’équilibre et vous sentir bien à nouveau.

    Offert gratuitement, cet outil vous permet d’identifier des moyens pour aller mieux et prendre soin de votre santé.

    Il a été initialement développé pour venir en aide aux personnes qui vivent des difficultés en lien avec l’anxiété, la dépression ou le trouble bipolaire.