• Le Québec met les enfants au travail pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/06/09/le-quebec-met-les-enfants-au-travail-pour-faire-face-a-la-penurie-de-main-d-

    Alors qu’il n’existe pas d’âge minimum requis, dans la province canadienne, pour commencer à travailler, le taux d’emploi des mineurs y dépasse les 50 %. Beaucoup d’adolescents occupent des petits boulots dans les services que les employeurs peinent à pourvoir.

    Moi qui pensais que les robots allaient tous nous remplacer...

    • A l’âge où certains jouent encore aux Lego, Adrien empile consciencieusement les boîtes de conserve au bout de son rayon. Tous les soirs, le jeune garçon sort de l’école en courant pour venir travailler dans cette grande surface du nord de l’île de Montréal. Deux heures de travail quotidien après la classe : un emploi du temps chargé pour ce garçonnet de 12 ans. Aux caisses de ce même supermarché, de très jeunes adolescents, comme lui, aident les clients à remplir leurs sacs. Combien d’heures par semaine pour chacun, pour quel salaire ? Le gérant refuse de répondre.

      Ces mineurs sont pourtant employés, a priori, en toute légalité. Au Québec, il n’y a pas d’âge minimum requis pour commencer à travailler. La loi sur les normes du travail se contente d’énumérer quelques restrictions : l’employeur doit s’assurer d’ obtenir l’autorisation écrite des parents pour les mineurs de moins de 14 ans. Jusqu’à16 ans, il est interdit de les faire travailler pendant les heures de classe, et les horaires de nuit sont proscrits.

      En 2016 , une enquête menée par l’Institut de la statistique du Québec soulignait qu’ un écolier sur trois avait un emploi rémunéré pendant l’année scolaire. Une situation déjà particulière, qui faisait du Québec, et plus généralement du Canada, des figures d’exception au sein des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques en matière de travail des enfants.

      « Autonomisation des enfants »

      « Dès la fin des années 1990, la déréglementation des horaires d’ouverture des commerces de détail en soirée et le week-end a fait exploser les besoins en main-d’œuvre à temps partiel, explique Elise Ledoux, professeure en ergonomie, spécialiste des questions du travail à l’université du Québec à Montréal. Les écoliers, libérés de leurs cours dès le début de l’après-midi en vertu de l’aménagement du temps scolaire au Québec, étaient une main-d’œuvre idéale pour quelques heures par jour. »

      Aujourd’hui, le phénomène atteint une ampleur inégalée. D’après une étude de Statistique Canada, le taux d’emploi des mineurs au Québec dépasse les 51 %. La situation économique actuelle de la province – un taux de chômage de seulement 3,9 % et une pénurie de travailleurs aggravée par la pandémie de Covid-19, avec quelque 240 000 postes à pouvoir – accroît la pression sur les employeurs. Corollaire : la main-d’œuvre immigrée et les mineurs sont particulièrement courtisés. Sur les autoroutes du pays, les géants de la restauration rapide comme Tim Hortons ou McDonald’s déploient une communication offensive grâce à d’immenses panneaux publicitaires promettant aux parents qu’un emploi chez eux « favorisera la carrière de [leur] enfant ».

      « Dans notre culture très nord-américaine, l’autonomisation des enfants par le biais du travail a toujours été encouragée par les parents, quel que soit d’ailleurs leur niveau de revenus. Parallèlement, leur progéniture était ravie de s’insérer ainsi dans la société de consommation », observe Charles Fleury, sociologue à l’université Laval à Québec.

      Longtemps les petits Québécois se sont contentés de se faire un peu d’argent de poche en distribuant le journal, en faisant du baby-sitting ou en donnant un coup de main pour ramasser les fruits dans l’exploitation agricole familiale. « Mais ce qui change radicalement la donne, poursuit le sociologue, c’est que ces jeunes, par ailleurs de plus en plus jeunes, sont aujourd’hui dans le circuit officiel du marché du travail, en occupant de vrais jobs de travailleurs à temps partiel. »
      Des emplois qui ne sont parfois pas sans risque. Responsables de la cuisson du pain dans une boulangerie, manutentionnaires dans les magasins ou serveurs en salle, les enfants sont, comme leurs aînés, à la merci de brûlures, de chutes ou de blessures. Une enquête du journal numérique québécois La Presse a révélé, fin avril, que 149 enfants de moins de 16 ans avaient été victimes d’un accident du travail en 2020. Les plus jeunes n’avaient pas 13 ans.

      Dilemme

      « Quand j’ai appris ces chiffres, j’étais sous le choc », confie Suzanne Arpin, vice-présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. « J’ai des petits-fils de cet âge-là, et je ne les imagine absolument pas déplacer des charges lourdes ou s’approcher de fours à haute température ! », poursuit-elle, outrée. Elle rappelle que cela fait plus de vingt ans que la commission alerte les pouvoirs publics afin d’exiger l’instauration d’un âge minimum légal pour être autorisé à travailler. Le but est de se mettre en conformité avec la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations unies, dont le Canada est signataire. Il s’agit aussi de ne pas voir la jeunesse québécoise sacrifiée sur l’autel des besoins économiques. « Car là où l’on veut vraiment voir nos enfants, c’est à l’école », cingle-t-elle.

      Employé douze heures par semaine dans une épicerie spécialisée du quartier de la Petite Italie, à Montréal, Antony le reconnaît volontiers : il n’est pas un « as » en cours. Alors, à 15 ans, à un an de la fin de la scolarité obligatoire, il réfléchit à son avenir. « J’ai commencé à travailler pour me payer les petits extras que mes parents ne voulaient pas m’offrir, comme les consoles de jeux vidéo. Mais à 20 dollars [environ 15 euros] de l’heure [le salaire minimum horaire est de 13,50 dollars au Québec], je me demande si j’ai intérêt à poursuivre mes études », s’interroge-t-il.

      Le Québec fait face à un dilemme : pour satisfaire ses besoins immédiats en main-d’œuvre, la province prend le risque de voir toute une génération se mettre en situation de décrochage, voire de renoncement scolaire. Mardi 31 mai, le ministre québécois du travail et de l’emploi, Jean Boulet, a reconnu « qu’il n’était pas normal que des enfants de 11 ans travaillent ». Il n’a pas exclu que le gouvernement légifère, sur le modèle de la Colombie-Britannique qui, en octobre 2021, a fait passer l’âge minimum pour travailler de 12 à 16 ans.

      #travail #emploi #travail_des_enfants #accident_du_travail

  • Le travail des enfants en recrudescence pour la première fois en vingt ans
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/10/le-travail-des-enfants-en-recrudescence-pour-la-premiere-fois-en-vingt-ans_6

    Un rapport conjoint de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de l’Unicef, l’agence onusienne en charge du bien-être des enfants, estime qu’au début 2020, 160 millions d’enfants étaient forcés de travailler, soit 8,4 millions de plus en quatre ans.

    • Plusieurs maliens poursuivent sept entreprises américaines pour avoir encouragé et soutenu le travail illégal des enfants en Côte d’Ivoire.

      Les plaignants maliens sont d’anciens enfants esclaves qui ont été trafiqués depuis le Mali pour récolter des fèves de cacao en Côte d’Ivoire. Ils se sont échappés de la plantation et sont retournés au Mali. En tant que travailleurs, les enfants ne sont pas payés et sont constamment soumis à des sévices physiques de la part des agriculteurs ou des trafiquants. Comme il n’y a pas de lois au Mali pour aider les plaignants à demander des dommages-intérêts ou des recours civils contre les exportateurs étrangers, ils ont intenté leur action en vertu de la loi américaine, en particulier la loi : « Trafficking Victims Protection Reauthorization Act and the Alien Torts Statute »

      Les sociétés défenderesses sont Barry Callebaut, Cargill, Hershey, Mars, Mondelēz, Nestlé et Olam. En 2001, ils ont signé un accord international appelé protocole Harkin-Engel. C’est l’engagement de l’industrie du chocolat de réduire le travail des enfants au Ghana et en Côte d’Ivoire. La plainte allègue que ces sociétés ont prétendu à tort transmettre des initiatives humanitaires tout en travaillant avec des syndicats en Côte d’Ivoire pour continuer secrètement à produire du cacao en utilisant le travail des enfants. La plainte soulève des statistiques du « National Opinion Research Center » de l’Université de Chicago qui indique que le nombre d’enfants esclaves travaillant en Côte d’Ivoire et au Ghana a progressivement augmenté pour atteindre plus de 1,56 million, ce qui implique les efforts supposés des défendeurs étaient de fausses déclarations.

      La plainte des maliens souligne également que les entreprises ont violé la Convention n ° 182 de l’Organisation internationale du travail qui a été ratifiée par les États-Unis en 1999. La convention impose un âge minimum et interdit aux travailleurs de travailler dans des conditions dangereuses. Les enfants qui travaillent sont obligés d’utiliser quotidiennement des pesticides toxiques et des machettes sans équipement de protection.

      International Rights Advocates (IRAdvocates), l’organisation représentant les plaignants, a également intenté une action distincte en vertu du « Alien Torts Statute », qui accorde aux tribunaux américains la compétence pour les plaintes déposées par un ressortissant étranger. Terry Collingsworth, directeur exécutif d’IRAdvocates, a déclaré :

      « En déposant cette nouvelle plainte, nous voulons que ces entreprises sachent que nous utiliserons tous les outils juridiques disponibles pour les empêcher d’abuser des enfants esclaves. Nous appelons les entreprises à travailler avec nous pour résoudre ce problème, plutôt que de dépenser des millions en frais juridiques pour lutter contre un fait incontestable – l’industrie du cacao dépend du travail des enfants. »

      Plusieurs sociétés ont refusé de commenter le litige en cours. Nestlé a déclaré que les entreprises ont des politiques internes pour empêcher le travail des enfants et que la plaide n’aide pas à faire progresser les efforts mondiaux pour lutter contre la pratique d’exploitation. Cargill a refusé de faire des commentaires spécifiques, mais a affirmé qu’elle avait des politiques de non-tolérance pour le travail des enfants.

      Pour lire plus https://intellivoire.net/travail-des-enfants-en-cote-divoire-des-maliens-poursuivent-7-multinat

  • Les oubliés de la mine de Porco
    https://stories.publiceye.ch/glencorebolivie

    #Accidents mortels, #travail_des_enfants, #environnement ravagé : dans la #mine de #Porco, exploitée par #Glencore sur les hauts plateaux boliviens, des coopératives extraient du #zinc, du #plomb et de l’#argent dans des conditions inhumaines. La #multinationale détourne le regard mais rachète une grande partie de ces #minerais.
    Histoire d’une irresponsabilité organisée qui montre l’importance d’accepter l’initiative pour des multinationales responsables.

    #Bolivie #extraction #exploitation #accidents_du_travail

  • 40 000 enfants travaillent toujours dans les mines pour les batteries des véhicules électriques.
    https://institutnr.org/40-000-enfants-travaillent-toujours-dans-les-mines-pour-nos-batteries

    Mais cette production est aussi critique en ce qui concerne les conditions sociales et environnementales dans lesquelles elle se déroule.

    Le rapport indique par exemple, que la majeure partie du #cobalt fourni sur les marchés mondiaux provient de la #République_démocratique_du_Congo, dont 20% proviennent de mines artisanales où le #travail_des_enfants et le non respect des droits de l’homme sont nombreux.

    On estime que jusqu’à 40 000 #enfants travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses, avec un équipement de sécurité inadéquat, pour très peu d’argent dans les mines du sud du #Katanga.

    le rapport
    https://unctad.org/en/PublicationsLibrary/ditccom2019d5_en.pdf

    #batterie #véhicule_électrique

    Et une tite carte

  • Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • Travail des enfants sur les plantations de cacao : deux décennies de perdues
    https://www.publiceye.ch/fr/thematiques/chocolat/travail-des-enfants-cacao-deux-decennies-de-perdues?pk_campaign=20200407_N

    L’industrie souligne volontiers que le #travail_des_enfants dans le secteur du #cacao #ouest-africain prend ses racines dans la #pauvreté de cette région, ce qu’on ne peut nier. Mais l’une des principales causes de cette pauvreté réside dans l’absence de revenu vital : la vaste majorité des quelque deux millions de cacaoculteurs en #Afrique_de_l’Ouest ne gagnent pas suffisamment pour vivre dans la dignité. C’est une réalité que plus personne ne conteste aujourd’hui, même dans les milieux politiques et économiques. Toutefois, l’industrie mentionne rarement le fait que les revenus des familles d’agriculteurs dépendent en premier lieu du prix d’achat que les négociants et les transformateurs de cacao leur paient pour les fèves.

    #exploitation #esclavage #chocolat

  • Des enfants travaillent pour le chocolat certifié « commerce équitable » - rts.ch - Monde
    https://www.rts.ch/info/monde/10991895-des-enfants-travaillent-pour-le-chocolat-certifie-commerce-equitable-.h

    Personne ne souhaite acheter du #chocolat produit par des #enfants dans des conditions de #pauvreté. Les multinationales l’ont compris et proposent de plus en plus des produits avec un label équitable. Toutefois, entre #travail_des_enfants, #déforestation et pauvreté, rien n’a changé, selon une enquête de Mise au Point.

    #cacao #certification

  • Un éclair de franchise - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/un-eclair-de-franchise

    « Est-ce qu’on a le droit de fumer dans ce studio ? » demande #Ruffin à Demorand et Salamé. Un court instant de silence. « Non ». « Voilà. C’est interdit. Eh bien l’#avion, c’est pareil ». Les deux #journalistes de France Inter viennent de l’interroger sur sa récente proposition de loi, visant à supprimer les liaisons aériennes intérieures, quand elles sont concurrencées par une liaison ferroviaire d’une durée supplémentaire inférieure à deux heures trente. Et en glissant dans leur question les deux mots épouvantail : « #écologie_punitive ».

    Mais Demorand remonte vite à cheval : « Donc vous voulez interdire l’avion pour raison de santé publique ? » "De santé mondiale". Et de poursuivre sa démonstration : « Dans les supermarchés, les gens ont un porte-monnaie à la place du cerveau. On n’a pas supprimé le #travail_des_enfants, parce que les consommateurs ont renoncé à acheter des produits fabriqués dans des usines qui emploient des enfants. On n’a pas supprimé le travail du dimanche parce que les consommateurs ont cessé d’acheter des produits fabriqués le dimanche. On n’a pas fait la semaine de #40_Heures parce que les consommateurs de 1936 ont cessé d’acheter les produits fabriqués dans des usines où les ouvriers dépassent les 40 heures ». Donc, les « #petits_gestes » des #consommateurs ne suffiront pas. Beaucoup l’admettaient secrètement. Aucun politique en vue ne le disait. C’est fait.

  • Les entreprises suisses violent régulièrement les droits humains

    Presque une fois par mois, une multinationale suisse est impliquée à l’étranger dans des violations des droits humains ou des normes environnementales. L’analyse de Pain pour le prochain et Action de Carême a recensé au moins 64 incidents de ce type au cours des six dernières années, qui sont imputables à 32 entreprises suisses. Ces chiffres illustrent la faiblesse des mesures volontaires et l’urgence de l’initiative pour des multinationales responsables, qui exige des entreprises une meilleure évaluation des risques liés aux droits humains et à l’environnement.
    De l’or extrait illégalement finit dans les raffineries suisses, des enfants travaillent dans des carrières exploitées par des fournisseurs de l’industrie du ciment, les entreprises de matières premières polluent le sol, l’eau et l’air. Les activités à l’étranger d’entreprises suisses font régulièrement la une des journaux. Les organisations de développement Action de Carême et Pain pour le prochain ont compilé et analysé des cas connus ces dernières années. Le résultat est choquant : entre 2012 et 2017, des entreprises suisses ont été impliquées au moins 64 fois dans des violations à l’étranger des droits humains ou des normes environnementales.

    https://painpourleprochain.ch/les-entreprises-suisses-violent-regulierement-les-droits-humains
    #droits_humains #Suisse #multinationales #matières_premières #extractivisme #agro-industrie #banques #santé #droit_à_la_santé #industrie_agro-alimentaire #géographie_de_la_mondialisation #droit_du_travail #environnement #travail_des_enfants

    v. une analyse plus détaillée ici :


    https://voir-et-agir.ch/content/uploads/2018/03/Factsheet_KoVI_F.pdf

    Concernant le droit des enfants :

    Le travail des enfants est en cause dans 6 % des cas, par
    exemple dans les plantations de cacao ou de #palmiers_à_huile
    des sous-traitants de Nestlé en Côte d’Ivoire et en Indonésie,
    dans des entreprises de pêche en Thaïlande ayant fourni #Nestlé (chez qui du travail forcé a également été observé) ou chez
    les fournisseurs de matières premières de #LafargeHolcim en
    Ouganda. Valcambi a acheté de l’or d’un gisement informel togolais où le travail des enfants était monnaie courante. Il est
    également reproché à #Japan_Tobacco International d’utiliser du
    #tabac issu de #plantations employant des enfants.

    #exploitation

    #Glencore

    ping @albertocampiphoto @marty @mathieup

    4 % des cas concernent le #travail_forcé. Citons par exemple l’importation d’#or extrait illégalement au Pérou et ayant
    fini sa course dans les #raffineries de #Pamp et de #Metalor ou
    encore les conditions abusives sur les chantiers de construction
    des stades destinés aux coupes du monde de football en Russie et au Qatar.

    ping @reka

    • Glencore attackiert indigene Bäuerinnen

      Aussenminister Ignazio Cassis ist voll des Lobes über den Rohstoff-Multi. Nun zeigt ein Video, wie brutal Glencore gegen Bäuerinnen in Peru vorgeht.

      Ignazio Cassis ist beeindruckt. In einem Tweet schwärmte der FDP-Bundesrat diese Woche von seinem Besuch in einer Mine des Schweizer Rohstoffmultis Glencore in Sambia (Foto oben rechts). Es war dieselbe Mine, über die Menschenrechtsorganisationen seit Jahren berichten. Unter anderem darüber, dass Nachbarn des Kupferschmelzwerks erkranken, weil es riesige Mengen von Schwefeldioxid ausstösst.

      Glencore war entzückt vom Tweet des Aussenministers und nutzte ihn sogleich für Werbung in eigener Sache.

      Am Samstagabend äusserte sich Cassis im «Echo der Zeit» erstmals selbst. Er hält an seiner Meinung fest: «Die Richtung stimmt. Natürlich ist es noch nicht überall zu 
100 Prozent gut.»
      «Dieses Unternehmen ist ein Monster!»

      Just diese Woche tauchten ­Videoaufnahmen aus einer anderen Glencore-Mine auf. Es ist die Kupfermine von Antapaccay in Peru, die Aufnahmen datieren vom 29. Dezember. Sie zeigen, wie ­Sicherheitspersonal Bäuerinnen mit Steinen attackiert. Eine Frau wird von den Glencore-Mitarbeitern zu Boden gerissen. In den Aufnahmen, die ein peruanischer Journalist gemacht hat, sagt eine betroffene Bäuerin: «Sie nehmen uns das Recht, zu leben.» Sie deutet auf die Bagger und sagt: «Seht, wie sie uns zerstört haben, sie haben uns nicht befragt und haben keinen Respekt.» Die Frau weiter: «Weil sie Geld haben, missbrauchen sie uns. Dieses Unternehmen ist ein Monster!»

      Glencore weist die Vorwürfe zurück: Eine einzelne Familie sei unbefugt auf das Gelände der Mine vorgedrungen und habe Sicherheitspersonal und Mitarbeiter mit Steinen beworfen. Vier Sicherheitsleute sind laut Glencore verletzt worden. Aus Sorge um die Sicherheit habe Glencore die Staatsanwaltschaft kontaktiert.

      Daraufhin habe die örtliche Polizei das Grundstück betreten, um wieder Ordnung herzustellen. Glencore habe rechtliche Schritte gegen die Bäuerinnen eingeleitet.
      Vertreibung oder rechtmässig entschädigt?

      Paul Mathis, einem Mitarbeiter 
der Nichtregierungsorganisation (NGO) Comundo, die sich in Lateinamerika für soziale Gerechtigkeit einsetzt, ist die Situation in der Glencore-Mine bekannt. Er arbeitet in der NGO als Verantwortlicher für die Länder Bolivien und Peru.

      Die Besitzverhältnisse bei der Erweiterung der Mine seien unklar, so Mathis. Glencore behaupte, dass die Bauern für ihr Land entschädigt worden seien. Die Bauern wiederum pochen darauf, man habe sie widerrechtlich vertrieben.
      Klar ist: Die peruanische Regierung räumt dem Bergbau hohe Priorität ein. Konzessionen werden in der Hauptstadt Lima vergeben. Von Gesetzes wegen müsste die betroffene Bevölkerung konsultiert werden. In welchem Umfang das getan wird, sei unklar, sagt Paul Mathis.

      Grund dafür sei unter anderem der markante Rassismus der Stadtbewohner gegenüber der indigenen Landbevölkerung. Mathis: «Glencore ist sich bewusst, dass deshalb wenig Rücksicht auf die lokale Bevölkerung genommen werden muss.»
      «Um jeden Preis» Mine vergrössern

      Die Aufnahmen sind ein Steilpass für Tom Cassee von der Konzernverantwortungsinitiative. Sie verlangt, dass internationale Konzerne für Menschenrechtsverstösse vor Schweizer Gerichten zur Verantwortung gezogen werden können. Cassee: «Die verstörenden Filmaufnahmen aus Peru zeigen, dass Glencore ihre Mine um jeden Preis vergrössern will – auch mit Gewalt gegen indigene Bäuerinnen.»

      Bunderat Cassis will sich zu den Vorwürfen gegen Glencore in Peru nicht äussern. «Aussenminister Cassis hat eine Mine in Sambia besucht, nicht in Peru», hält sein Sprecher fest. 


      https://www.blick.ch/news/wirtschaft/waehrend-cassis-vom-rohstoffmulti-schwaermt-glencore-attackiert-indigene-baeue

  • Io non ho sogni - L’accesso alla sanità per i rifugiati siriani in Turchia

    “Credo seriamente, che il problema della cattiva gestione dell’intervento sanitario sulla popolazione in fuga dalla Siria sia dovuto non solo a una mancanza di mezzi e risorse, quanto piuttosto alla totale assenza di un programma chiaro da parte del governo. C’è una forte pressione, in termini di numeri e di richiesta di assistenza sul personale medico, in quanto il flusso di feriti in entrata nel paese è sempre in aumento e nettamente al di sopra delle capacità di gestione della crisi da parte del governo. E’ per queste ragioni che è nata questa clinica, per aiutare i feriti che, entrando in Turchia, non ricevono le cure adeguate”. Aynan sottolinea più volte questo concetto mentre l’infermiere cambia la fasciatura a Riyadh, un ragazzo di poco più di venticinque anni a cui una raffica di proiettili hanno spezzato le ossa del braccio e maciullato il fascio di nervi e muscoli che l’avvolgevano .


    http://www.meltingpot.org/Io-non-ho-sogni-L-accesso-alla-sanita-per-i-rifugiati.html?var_mode=calc
    #accès_à_la_santé #santé #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_syriens #Turquie

    • Il lavoro sommerso e lo sfruttamento dei rifugiati in Turchia

      Qualche ragazzino trascina a fatica una carriola piena di detriti da costruzione, altri bambini fanno su e giù da un’altalena cigolante.
      Le canne e gli arbusti si piegano sferzati dalle raffiche che alternano i nostri silenzi, imposti da istintivi gesti con cui proteggiamo con le mani il viso dalla sabbia, al rumore sordo e violento dei colpi di martello che sulle travi vibrano in lontananza.
      Adesso che il sole nato in Siria fugge oltre la Turchia, i corpi dei lavoratori siriani sui tetti delle case in costruzione sono solo sagome nere nel pallore rossastro dell’orizzonte.

      “Non ho che questo lavoro e la speranza di mantenerlo per sopravvivere e far sopravvivere la mia famiglia.
      Ero ricco, sai. Avevo un’impresa, con diciannove dipendenti. Avevo una villa grande, due macchine e un’altra casa dove passavo le vacanze”. Mosa mi mostra l’immagine dei suoi cinque figli piccoli “nessuno di noi immaginava sarebbe mai successo. Che Allah ci protegga tutti e ci illumini la via”.
      Ha le mani sporche di grasso e cemento rappreso che continua a cercare di pulire strofinandole contro i pantaloni.
      Non supera i quarant’anni pur dimostrandone almeno dieci in più. Mi racconta di essersi sposato molto giovane.
      Scorre velocemente sul display le foto dei suoi figli ungendo lo smartphone, “certo che lo so che mi stanno sfruttando, so benissimo quanto prende un turco qui. Ma è casa loro, e io non ho scelta”.

      Senza nessuna ragione apparente mi assalgono i ricordi del liceo, delle ore di grammatica in cui la professoressa era solita sezionare i termini sino alla loro radice al fine di farci comprenderne in modo scientifico e puntuale l’esatto significato che hanno le parole.
      Si accaniscono e si scontrano pensieri ed emozioni.
      “Sfruttamento” dal latino privare del frutto. Gli architetti del linguaggio intesero collegare l’azione spregevole alla defraudazione di un oggetto il cui utilizzo non si ferma al mero presente. Il frutto non dà solo sostentamento nell’immediato, ma contiene al suo interno il tesoro dei semi necessari alla continuazione della specie stessa. Lo sfruttamento al contrario priva il contadino non solo di ciò di cui sarebbe stato in possesso oggi e che lo avrebbe dovuto nutrire, bensì anche dei frutti che avrebbe ottenuto piantando i semi che gli sono stati vigliaccamente sottratti. In Turchia il frutto dell’uomo, il suo lavoro, è ridotto a merce. L’uomo stesso ad una pianta da cui esigere più fioriture possibili prima di essere estirpata e sostituita.

      Ciò che il conflitto in Siria - e il successivo blocco dei rifugiati in Turchia imposto dai Paesi dell’Unione Europea - ha creato, è un enorme imbuto di disperazione che sta obbligando tre milioni di uomini e donne ad una permanenza forzata sul territorio del sultano.
      La conseguenza della politica di esternalizzazione delle frontiere intrapresa da Bruxelles è un sistema in cui il tormento della sopravvivenza sta spingendo moderni schiavi di ogni età e sesso a consentire di essere sfruttati nelle catene di montaggio, nelle fabbriche tessili, nei cantieri edili o nei campi pur di riuscire a sopravvivere.
      Ogni volta che ne parlo con Valentina la scopro stringere i pugni nascosti sotto le maniche troppo lunghe del giaccone. Poi la rabbia è solo l’input per riscoprirsi a perdersi ancora e di nuovo dietro nozioni di macroeconomia da manuale ed esempi pratici di fenomenologia della sopravvivenza.
      Mi racconta di Aaamir e di Baasima che non hanno neanche il latte per il loro ultimo nato. Io, le mostro la foto di Aida che a Rejanli è costretta a 65 anni a lavorare come badante in una casa turca per massimo tre dollari l’ora.
      Io metabolizzo il senso di tutti questi nostri discorsi e prendo coscienza di due cose.
      La prima è che ritornare in questa terra dopo così tanto tempo, dopo gli spari delle milizie macedoni al confine greco e i morsi dei cani aizzati dalla polizia bulgara contro i ragazzi siriani, non fa altro che amplificare ed esasperare ogni emozione.
      I ricordi fulgidi dei sorrisi e delle lacrime lasciati lungo la balkan route, miscelati a questi giorni di terra e sole non scoloriranno mai. Non finiranno come tessuti sintetici dopo un lavaggio a 90°.

      La seconda, è che l’effetto dell’accordo stipulato con Ankara sta producendo effetti normali e prevedibili più di una partita a scacchi giocata con un’intelligenza artificiale che utilizza sempre il medesimo algoritmo.
      Rientrando in stanza stasera, senza luce ed elettricità e fissando dalla finestra il fumo della sigaretta che allunga le luci del bazar ancora aperto, giungo alla stessa conclusione cui arrivai quel pomeriggio mentre aspettavo l’aereo a Kos: non avremo mai scusanti per tutti i compromessi stretti con i rappresentanti di quei paesi, in cui la vita umana la si può quasi vincere con una mano fortunata al gioco delle carte.


      http://www.meltingpot.org/Io-non-ho-sogni-Il-lavoro-sommerso-e-lo-sfruttamento-dei.html
      #travail #exploitation #industrie_textile #agriculture

    • L’infanzia negata. Inchiesta in merito agli effetti prodotti dall’accordo UE - Turchia: il lavoro minorile

      Ad oggi, si ritiene che dei circa tre milioni di migranti siriani presenti in Turchia [2], almeno la metà abbia un’età inferiore ai 18 anni. I dati ufficiali delle Nazioni Unite riferiscono, su poco più di due milioni e ottocentomila unità registrate ufficialmente, di circa un milione e duecentomila under 18 e quasi 400.000 under 5. [3]

      Durante l’anno scolastico 2015-2016 il Ministro dell’istruzione aveva dichiarato che erano circa 650.000 i migranti bambini che non avevano avuto accesso all’istruzione. [4] I dati forniti dal governo riferivano infatti di non più di 320.000 siriani iscritti nelle scuole. [5]
      In merito al nuovo anno scolastico 2016-2017, l’UNICEF - riprendendo fedelmente nel suo rapporto di fine anno (dicembre 2016) [6] i dati pubblicati dal governo turco - parla invece di “sole” 380.000 unità a cui neanche quest’anno è stato ancora possibile garantire il diritto allo studio.
      La medesima organizzazione afferma quindi che, con 490.000 iscritti durante l’anno scolastico in corso, per la prima volta dall’inizio della crisi è maggiore il numero dei bambini dentro le scuole di quelli fuori.
      Anche a voler ritenere attendibili tali dati snocciolati dal ministero turco, che pur mostrando un miglioramento rispetto al trend del 2015 restano comunque aberranti, sono inevitabili tre considerazioni.
      In primis, salta agli occhi di chiunque l’incredibile lentezza con cui il governo si è mosso e continua ad agire per assicurare un’istruzione ai migranti minorenni nel contesto di una crisi che si protrae dal 2011.
      La prima delle cause della mancata scolarizzazione è da individuare infatti nelle misure inadeguate prese da Ankara sin dall’inizio del conflitto siriano che, ancora oggi, dopo sei anni, permettono a meno del 10% delle famiglie siriane l’accesso ai campi, abbandonando il restante 90% a enormi difficoltà economiche e di accesso ai servizi di base, tra cui la scuola.
      I dati al novembre 2015 elaborati da Human Rights Watch [7] stimavano che all’incirca il 90% dei bambini che vivevano nei campi frequentavano regolarmente una scuola; rappresentando tuttavia quest’ultimi solo il 13% dei rifugiati siriani in età scolastica. Considerando la bassa percentuale di residenti nei campi, nel 2014-2015 si stimava che in totale fossero non più del 25% i siriani che in Turchia avevano accesso all’istruzione. [8]
      Sempre nel 2015, AFAD [9] snocciolava percentuali di scolarizzazione che per i bambini di età compresa tra i 6 e gli 11, che vivevano fuori da campi, non superava il 15% [10] e sottolineava come tale differenza “undermines the United Nations’ “no lost generation” strategy”.

      In secondo luogo, ogni volta che vengono forniti dati ufficiali provenienti dalle Nazioni Unite (salvo eccezioni) è opportuno ricordare che si riferiscono a migranti registrati. Si stima siano almeno 300.000 coloro che al momento vivono sul suolo turco senza essere mai stati censiti. La maggior parte di questi sono bambini. In tal senso è inevitabile che le cifre relative alla dispersione scolastica siano destinate a salire in modo vertiginoso.

      In ultimo, la gravità dei dati di cui sopra, deve essere contestualizzata rispetto l’attenzione che il popolo siriano prestava alla cultura prima di essere lacerato dalla guerra: un tasso di iscrizione del 99% per l’istruzione primaria e dell’82% per la scuola secondaria inferiore. [11]

      La domanda immediatamente consequenziale da porsi a questo punto è: cosa succede ad un esercito, in parte fantasma, di generazioni a cui non è stata consentito di fatto l’accesso all’istruzione?
      Cosa accade se gli stessi sfortunati protagonisti sono costretti a vivere nella miseria più totale, abbandonati dalla comunità internazionale e dal paese che li dovrebbe proteggere?
      Lavoro minorile, accattonaggio, reclutamento da parte di forze armate di matrice terrorista, sfruttamento sessuale: sono queste le principali cause in Turchia, per i giovani migranti, della fine dell’infanzia e di un’entrata scomposta e traumatica nell’età adulta.


      http://www.meltingpot.org/Io-non-ho-sogni-L-infanzia-negata.html
      #enfants #enfance #travail_des_enfants #néo-esclavage #esclavage

    • La merce siamo noi

      Un documentario che corre lungo le linee disegnate dai campi profughi nel sud est della Turchia, un labirinto di muri e misure restrittive, manipolazioni politiche ed esodi senza precedenti


      https://www.youtube.com/watch?v=ktwIvfnE2mM

      http://www.meltingpot.org/La-merce-siamo-noi-22685.html
      #film #documentaire

  • Trump administration preparing green light to child labor - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2018/05/11/chld-m11.html

    The US Department of Labor is moving to lift longstanding restrictions on hazardous work by teenagers in nonagricultural employment. The agency gave notice of a proposed rule under the title, “Expanding Apprenticeship and Employment Opportunities for 16 and 17-Year Olds Under the FLSA.”

    The FLSA is the Fair Labor Standards Act, first passed in 1938 as part of the Roosevelt-era “New Deal,” which gave legal sanction to the minimum wage and “time-and-a-half” overtime and outlawed what was termed “oppressive child labor.”

    Despite the Orwellian language about “expanding opportunities” for young workers, the proposed new rule is really about expanding the opportunity for employers to exploit teenagers as low-wage labor, while dramatically increasing the risks that these children will be exposed to, as they operate heavy equipment and dangerous tools like chainsaws for much longer periods of time.

    #enfants #enfance #esclavage_moderne #travail #travail_des_enfants

  • Sales of “Ghost Guns” Are Spiking After the Parkland Shooting

    http://www.slate.com/blogs/the_vault/2014/01/06/child_labor_history_maps_showing_regulation_of_kids_work_in_the_1930s.html

    ... Attendance to school « affecting » employement...

    These maps, which come from a 1933 Department of Labor report on child labor, document the uneven effects of state laws regulating the employment of children and teenagers.

    During the first decades of the 20th century, progressives sought to regulate what they saw as exploitative employment of poor and immigrant children. Photographers such as Lewis Hine documented impossibly tiny newsboys, textile workers, and field hands, making a visual appeal to middle-class Americans, who were properly horrified.

    When Congress tried to regulate child labor on the federal level by passing the Keating-Owen Act of 1916, the Supreme Court ruled the effort unconstitutional. Advocates stepped in and passed a patchwork of laws on the state level. (The Fair Labor Standards Act, passed in 1938, was the first successful federal law to regulate child labor.)

    #travail_des_enfants #états-unis #cartographie #visualisation #sémiologie #esclavage_moderne

  • Report: Ongoing Labor Abuse Found in Pepsi’s Indonesian Palm Oil Plantations
    https://www.voanews.com/a/labor-abuse-at-palm-oil-plantations/4148103.html

    Workers at several Indonesian palm oil plantations that supply Pepsi and Nestle suffer from a variety of labor abuses, including lower-than-minimum wages, child labor, exposure to pesticides, and union busting, according to a new report from the Rainforest Action Network (RAN).

    #industrie_palmiste #droits_humains #exploitation #travail_des_enfants #pesticides

  • Meet the S. Korean Companies Destroying Indonesia’s Virgin Rainforest | KOREA EXPOSÉ
    https://koreaexpose.com/south-korean-companies-destroying-indonesia-virgin-rainforest

    Today, one of the world’s last major untouched rainforests is being cut down, burned and erased forever by some of South Korea’s biggest companies. These firms are playing a leading role in destroying West Papua’s unique ecosystem while polishing fraudulent green credentials at home.

    Subsidiaries of prominent South Korea’s chaebol (family-run conglomerates) including POSCO and Samsung, plus South Korean-owned Indonesian conglomerate Korindo Group, have been cutting down primary forest to make way for oil palm plantations, abusing the rights and livelihoods of local people and, in some cases, burning felled timber to clear rainforest land — a practice illegal under Indonesian law.

    More disturbingly, the activities of these companies receive little negative coverage in the South Korean media, where the companies are often praised for their commercial success. The corporations involved apply liberal doses of greenwash to gloss over their environmental malfeasance.

    #Indonésie #Papouasie #forêt #déforestation #incendies #industrie_palmiste #biodiversité #cartographie #terres #pollution #travail_des_enfants #exploitation #peuples_autochtones #eau

  • #travail_des_enfants en #Ouganda : #Lafarge s’en lave les mains
    http://multinationales.org/Travail-des-enfants-en-Ouganda-Lafarge-s-en-lave-les-mains

    Il y a un an, la presse dénonçait le recours au travail des enfants dans une carrière artisanale alimentant une cimenterie de Lafarge en Ouganda. Suite à ces révélations, la firme française a simplement cessé de s’alimenter dans cette carrière, laissant sur le carreau ceux dont elle avait exploité le travail pendant dix ans. Une tendance malheureusement généralisée chez les multinationales confrontées à des scandales éthiques. Après les controverses sur son rôle dans la guerre civile syrienne et ses (...)

    Actualités

    / Ouganda, Lafarge, #Industries_extractives, #Responsabilité_sociale_des_entreprises_et_investissement_éthique, travail des enfants, #responsabilité_juridique_des_entreprises, #responsabilité_sociale_des_entreprises, #chaîne_d'approvisionnement, Pain pour le (...)

    #Pain_pour_le_prochain
    « https://brotfueralle.ch/content/uploads/2017/03/Report-on-child-labor-LafargeHolcim-Uganda.pdf »
    « https://brotfueralle.ch/content/uploads/2017/03/R%C3%A9sum%C3%A9-rapport-LafargeHolcim.pdf »
    « https://www.mediapart.fr/journal/international/030517/un-candidat-du-fn-supervise-la-collaboration-de-lafarge-avec-daech-en-syri »
    « https://www.flickr.com/photos/150456147@N06/sets/72157679825636804 »

  • Responsabilité de #LafargeHolcim dans le #travail_des_enfants en #Ouganda

    Lausanne, le 3 mai 2017 – Pendant plus de dix ans, LafargeHolcim et ses fournisseurs ont acheté en Ouganda des #matières_premières provenant de carrières où des #enfants travaillaient. Selon plusieurs estimations, 150 jeunes ont été concernés. Ceci est confirmé par l’étude réalisée par Pain pour le Prochain et Twerwaneho Listerners’ Club (TLC) en Ouganda. Actuellement, les enfants et les adolescents sont sans emploi. Pain pour le Prochain et Action de Carême appellent LafargeHolcim à assumer ses responsabilités pour que ces « enfants oubliés » puissent retourner à l’école ou obtenir une formation professionnelle. Le cas illustre de manière exemplaire que la Suisse doit enfin légiférer sur le devoir de diligence des entreprises.


    https://painpourleprochain.ch/responsabilite-de-lafargeholcim-travail-enfants-ouganda
    #travail #enfance

  • Travail des enfants, esclavage moderne : le N°1 mondial de l’huile de palme mis en cause
    http://www.novethic.fr/gouvernance-dentreprise/entreprises-controversees/isr-rse/huile-de-palme-le-n-1-mondial-accuse-d-atteinte-aux-droits-humains-144197.h

    De grandes entreprises mondiales tirent profit du travail des enfants et du travail forcé." C’est la principale conclusion d’une nouvelle enquête menée par Amnesty International dans les plantations de palmiers à huile en Indonésie appartenant à Wilmar.

    L’entreprise agroalimentaire singapourienne, premier producteur mondial d’huile de palme, approvisionne plusieurs multinationales. En remontant la chaîne d’approvisionnement, l’ONG a pu s’entretenir avec 120 ouvriers travaillant dans deux filiales de #Wilmar et trois de ses fournisseurs. Elle y a découvert un grand nombre d’atteintes aux droits humains : #travail_forcé de femmes payées en dessous du salaire minimum, travail dangereux et difficile d’enfants âgés de huit ans, absence de protection pour les ouvriers inhalant pourtant des pesticides hautement toxiques…

    #industrie_palmiste #travail_des_enfants
    merci @reka @cdb_77 et Amnesty dont je reçois aussi la newsletter ?

  • Global brands profiting from child and forced labour | Amnesty International
    https://www.amnesty.org/en/latest/news/2016/11/palm-oil-global-brands-profiting-from-child-and-forced-labour
    https://www.amnesty.org/remote.axd/amnestysgprdasset.blob.core.windows.net/media/14155/234524_palm_oil_production_-_indonesia-1.jpg?center=0.5,0.5&preset=fixed_12

    On ne s’ennuie pas avec l’#industrie_palmiste, on en apprend tous les jours

    The report, The great palm oil scandal: Labour abuses behind big brand names, investigates palm oil plantations in Indonesia run by the world’s biggest palm oil grower, Singapore-based agri-business Wilmar, tracing palm oil to nine global firms: AFAMSA, ADM, Colgate-Palmolive, Elevance, Kellogg’s, Nestlé, Procter & Gamble, Reckitt Benckiser and Unilever.

    ...

    “Corporate giants like Colgate, Nestlé and Unilever assure consumers that their products use ‘sustainable palm oil’, but our findings reveal that the palm oil is anything but. There is nothing sustainable about palm oil that is produced using child labour and forced labour. The abuses discovered within Wilmar’s palm oil operations are not isolated incidents but are systemic and a predictable result of the way Wilmar does business.

    #travail_des_enfants #esclavage

  • Les #Dossiers_de_Terrains_de_Luttes n°25 #Santé_au_travail : luttes d’hier et d’aujourd’hui
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5936

    La #santé_au_travail est l’objet de luttes multiformes, hier et aujourd’hui. Les dangers, les souffrances et les maladies produites par les organisations du travail font l’objet de peu de […]

    #Abus_patronaux #conditions_de_travail #experts #Luttes-sociales #magistrats #management #Syndicalisme #travail_des_enfants