• L’Allemagne importe...des chômeurs européens
    http://fr.myeurop.info/2013/04/15/l-allemagne-importedes-chomeurs-europeens-7725

    Quentin Bisson

    Le déficit démographique plus fort que la crise ? L’Allemagne a besoin de main d’œuvre étrangère pour faire tourner son économie. Une aubaine pour les travailleurs qualifiés des pays voisins, alors que le chômage touche plus de 26 millions de personnes au sein de l’Union Européenne. Analyse. (...)

    #Économie #Social #chomage #Economie #emploi_qualifié #pénurie_de_main_d'oeuvre #travailleurs_étrangers

  • #Algérie #algeria : le #désarroi des #élèves de l’ #ISMAS
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1657

    A l’ #image de toutes les #perturbations qui minent la #société

    On ne s’embarrasse d’aucuns #grévistes en Algérie. #Travailleurs , #chômeurs , #étudiants et autres #citoyens se trouvent isolés dès que leur #protestation est jugée subversive. Un #ministère de la #culture qui ferme une #école sous sa responsabilité, les algériens connaissaient de tels geste lors de la dissolution répressive des #troupes artistiques. Et c’était généralement celles autonomes...

  • #France : #Solidarité exemplaire aux #travailleurs de #PSA #Aulnay
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1654

    La « #criminalisation » des #syndicalistes une autre #lutte en France

    En entamant leur 7ème semaine de #grève (43 jours au 28 février 2013), les #salariés de PSA Aulnay en Seine-Saint-Denis, ont été montrés, dans certains #médias , avoir reçu plus de 250 000 € d’ #aides solidaires à travers le #réseau de leur syndicat la "CGT . Michel #Sapin a nommé mi-février un #médiateur, en la personne de Marc Leray, pour apaiser les #tensions dans cette #usine ...

  • Extraits de ce livre :
    Jean Duflot, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Edition Golias, Villeurbanne, France Novembre 2011, Livre de poche, 238 pages, CHF 20.- / EUR 15.-, ISBN 978-2-35472-139-8

    http://www.forumcivique.org/fr/produkt/de-lampedusa-%C3%A0-rosarno-euromirage

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    « Le racisme qui gangrène des pans entiers du tissu social du pays n’est pas une aberration géographique. Ce qui s’est passé à Rosarno, en janvier 2010, n’est pas l’exception honteuse qui confirmerait la règle. Elle est l’une des manifestations de l’intolérance communautaire qui instaure à l’intérieur des frontières de l’Europe un état d’exception permanente »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.12.

    « ’Le syndrome de Rosarno’ que Le Monde (2/2/2010) diagnostique en Italie sévit sur l’ensemble du territoire européen. Au fond, le laboratoire italien et ses expérimentations juridiques ne posent pas trop de problèmes moraux à la plupart de ses partenaires »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.59.

    « La criminalité de sang qui tue les femmes et les hommes issus de l’immigration tient une place importante dans des statistiques sérieuses. Elle dément la version officielle qui gonfle systématiquement les chiffres des délits ’étrangers’ proportionnellement à leur population, la criminalité des immigrés (tous délits confondus) n’atteint pas le quart de celle des citoyens italiens. Pourtant une enquête publiée par Panorama établissait en 2007 que 60% des interviewés étaient convaincus de l’incidence criminelle. Et la presse a embrayé en révélant que dans les prisons italiennes un détenu sur trois était étranger. Bien entendu, ces chiffres omettaient de préciser que la majorité de ces étrangers étaient incarcérés pour infraction aux lois de l’immigration »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, pp. 76-77.

    « Toutes les zones méridionales visitées par MSF comportent des foyers d’immigration que les conditions de vie et le surpeuplement ont transformés en autant de bantoustants. Mais il ne faudrait pas penser que ce phénomène d’apartheid ne se vérifie qu’en Italie méridionale. Le samedi 9 janvier 2010, deux jours après les émeutes de Rosarno, le quotidien La Repubblica a publié très opportunément une liste de ghettos italiens (bidonvilles, baraques et campements ’illicites’) qui montre que le phénomène n’épargne pas les régions riches du nord »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.112.

    "Un rapport du ministère de l’Intérieur reconnaît l’effet délétère d’une immigration socialement marginalisée par le manque de structures d’accueil. ’Les énormes flux migratoires qui ont déferlé au cours de ces dernières années ont donné lieu à des phénomènes tangibles de ségrégation résidentielle, basée sur les groupes ethniques d’appartenance’. Le discours officiel est sémantiquement clair : le désordre généré par l’immigration est la conséquence d’un refus d’intégration lié aux particularismes des envahisseurs. Autrement dit, c’est la xénophobie des immigrés qui a créé les ghettos sordides où ils se tassent : une inversion de la responsabilité qui voudrait faire oublier des décennies d’incurie.

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, pp.112-113.

    ’Vous pouvez construire des murs de dix mètres de haut, ils passeront en dessus ou en dessous, dit le responsable de la CGIL de Caserta ; l’image qu’ils se font de l’Europe est trop forte’. Il suffit d’un immigré de retour au pays avec quelques économies ou de l’envoi régulier d’argent aux familles pour que la machinerie de l’illusion s’emballe. Et puis, dans les villes il y a la télévision, les antennes paraboliques : la féérie des images qui dépeignent l’Europe comme un Eden aide beaucoup les rabatteurs de main-d’oeuvre dans leurs campagnes publicitaires."

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.123.

    "Dans un article du Figaro (5 octobre 2009), Renaud Girard explique le mode de paiement qui permet aux candidats à l’Eldorado européen de s’acquitter des sommes souvent exorbitantes que l’on exige d’eux. Il fonctionne sur l’ensemble de l’aire arabo-musulmane, de l’Afghanistan à la Corne d’Afrique et de la Turquie à l’Afrique du Sud. A propos d’une filière de passeurs baloutches qui opère à la frontière entre l’Afghanistan et l’Iran, il écrit : « A Zaranj, Khaled et ses trois amis ont un problème. Le passeur baloutche demande 500 dollars à chacun pour les amener à Téhéran. Comment garantir qu’il ne les abandonnera pas dans le désert, une fois qu’il aura empoché ses 2000 dollars ? Réciproquement, si le paiement ne se fait qu’après service rendu, comment la filière de passage baloutche peut-elle être sûre d’être payée à l’arrivée ? C’est là qu’intervient le système de l’hawala, réseau informel de paiement à distance, basé sur l’avance des ’frais’ d’acheminement des clandestins. Un réseau hawala unit, à travers le monde, des boutiquiers musulmans qui se font entre eux une confiance totale’ ».

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.125.

    « Depuis la fin des années 80, les réseaux de trafiquants et de passeurs se sont multipliés sur tous les continents. Les services secrets allemands ont estimé que 500’000 clandestins entraient chaque année en Europe. Le trafic d’immigration clandestine rapporterait aux grandes organisations criminelles (mafias) entre 5 et 6 milliards de dollars par an. Un rapport confidentiel de l’ONUDC évalue à 300’000 le nombre d’Africains qui pénètrent chaque année clandestinement dans l’espace communautaire. L’enquête menée au Sénégal, Mali, Mauritanie, Gambie, Sierra Leone a permi d’évaluer autour de 700 millions de dollars le chiffre d’affaires des réseaux opérant depuis l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Europe »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.124.

    « A travers le traitement des procédures qui réglementent les entrées, les visas, les titres de séjour, les contrats de travail, les regroupements familiaux, les demandes d’asile et de protection internationale, apparaît le dénominateur commun de cette jungle administrative : la violation des droits de l’homme de 1948 et notamment l’article 13 qui stipule que : ’Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays’ »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.142.

    « Comme partout en Europe, l’Italie a légiféré pour se prémunir de ce que les pays membres considèrent comme les nouvelles invasions barbares du XXI siècle. Soixante-cinq ans après la fermeture des camps nazis, le territoire communautaire est quadrillé par des centaines de ’lagers’ où viennent échouer des convois d’hommes et de femmes fascinés par le mirage européen. Un dispositif concentrationnaire qui n’est pas sans rappeler à certains les déportations ’al confine’ du régime mussolinien »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.165.

    « Jusqu’en 1992, à Milan, il y avait un zoo. On a même dit, à juste titre, que les animaux ne pouvaient pas être traités comme ils l’étaient. Et puis le zoo a été fermé. En 1999, en janvier, sept années après, le zoo a été rouvert. Dans la même ville. Il ne renfermait plus d’animaux. La loi l’interdisait. Il contenait des hommes et des femmes, des filles sans défense et même des malades âgés. Une grande cage à ciel ouvert. Des barreaux d’acier. Des barbelés et des baraques de tôles pour dormir. Ces hommes et ces femmes enfermés là n’avaient pas commis de délits, ils n’avaient tué personne. Simplement, ils étaient entrés en Italie, y étaient restés et avaient sans doute accepté de travailler sans permis de séjour ».

    Fabrizio GATTI, in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.165.

    « Cet échec donne ainsi raison à tous ceux qui soutiennent qu’un centre de détention idéal est en pratique impossible. Précisément parce que ces structures naissent avec une tare qui, même avec l’approbation de la Cour Constitutionnelle, constitue ni plus ni moins un abus légal : à savoir la détention administrative de personnes soumises à une justice sommaire, après des audiences qui avalisent leur traitement et ne durent en moyenne que cinq minutes, sans procès véritable et surtout en l’absence de tout délit. Une absurdité juridique qui dissimule un mensonge avec lequel, toutes ces années, les forces politiques du centre-droit et du centre-gauche ont justifié les énormes dépenses faites pour la construction et le maintien du réseau de CIE : autrement dit destinées à l’expulsion des immigrés irréguliers.
    Le rapport de Médecins Sans Frontières révèle au contraire toute autre chose. 40% seulement des étrangers ont été rapatriés. Les autres, au terme de leur réclusion, à présent portée à six mois, ont été relâchés. Ils se sont donc retrouvés dans la situation de citoyens sans papiers, sans droits, condamnés à alimenter la force de travail au noir. Jusqu’au prochain contrôle de police »

    Fabrizio GATTI, in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.167.

    « Mais, à bien y regarder, l’étanchéité de la Forteresse Europe est toute relative. Il n’y a pas de fermeture systématique de l’espace communautaire. La preuve en est ces milliers d’immigrés clandestins qui continuent d’y pénétrer et d’y séjourner. En fait, vu le peu d’efficacité réelle des dispositifs policiers et judiciaires, on peut se demander si l’appareil de répression ne vise pas surtout à marginaliser et à criminaliser une main d’oeuvre précarisée que l’on exploite ainsi plus aisément et à moindre coût »

    Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.168.

    « Le système de détention administrative ne semble donc pas tellement poursuivre un objectif de lutte contre l’immigration irrégulière, mais plutôt celui d’un confinement symbolique du phénomène dans l’optique d’offrir à l’opinion publique la perception de son confinement possible. Une distorsion maladive entre la finalité explicite et l’objectif implicite des CIE qui semble produire un humus pathogène d’insuffisances, d’abus, de violations des droits humains et maladies »

    Rapport MSF in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.173.

    « La théorie de l’’appel d’air’ figure en bonne place dans l’arsenal idéologique ad hoc. Elle soutient que toute concession en termes de droits ou d’assistance humanitaire suscite de nouvelles envies d’exil, les migrants étant supposés n’avoir rien à fuir, être seulement aspirés par la tentation de l’Occident. La maltraitance aurait donc des chances de les dissuader de risquer l’aventure. Le dogme de l’appel d’air a une visée beaucoup plus nocive encore. En accréditant l’idée quel es migrations sont facultatives, qu’elles ne reposent sur aucune nécessité, il transfère la responsabilité des aléas liés au déplacement à ceux qui s’y risquent, légitimant dans la foulée la mise en place de dispositifs de surveillance et de répression qui tuent : si ces migrants, ces exilés meurent, c’est en quelque sorte de leur faute »

    Extrait d’un texte de la revue Gitsi Plein Droit, « Passeurs d’étrangers » (2010), Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, pp.206-207.

    « Une mobilité forcée imposée par le ’nettoyage ethnique’, certes avec des modalités quelque peu différentes à Rosarno, caractérise la pratique de nombreuses communes du nord qui ont construit leur bien-être sur le labeur des immigrés et les écartent aujourd’hui comme des détritus. La teneur de la loi Bossi-Fini qui prévoit, après le licenciement et six mois de chômage, que l’on perde le permis de séjour, constitue un extraordinaire instrument d’exploitation du travail des immigrés. En effet, en temps de crise l’étroite relation entre le contrat de travail et le contrat de séjour alimente le retour à l’irrégularité de milliers d’immigrés licenciés par leurs employeurs, un nombre très supérieur à la réduction drastique des débarquements de clandestins en Sicile, qui remplit tellement d’orgueil le ministre Maroni. Un orgueil qui devrait virer à la honte si l’on considère le nombre de victimes des trafiquants et de la police en Lybie, les abus subis dans ce pays par les migrants refoulés d’Italie ou par ceux qui n’ont aucune possibilité de fuite. Bien que le ministre parle de 40’000 expulsions exécutées en 2008 et 2009, selon d’autres sources le nombre d’expulsions d’immigrés irréguliers ’effectivement réalisées’ en 2008 ne dépasse pas 6553, et s’élève à environ 9000 en 2009, avec une baisse encore plus nette dans la partie de l’année où est entré en vigueur le ’pacchetto sicurezza’. […] Compte tenu de ces données il est facile de prévoir que la situation explosive qui s’est produite à Rosarno, par suite de la mobilité forcée vers le Sud à laquelle ont été contraints de nombreux immigrés sur le point de perdre leur permis de séjour, ou devenus déjà irréguliers, par suite d’un refus du statut de protection internationale, ne pourra que se répéter dans d’autres zones du pays ; en particulier dans les régions méridionales où prédomine l’exploitation d’une main-d’œuvre étrangère, surtout si elle comporte des immigrés irréguliers ».

    Fulvio VASSALO PLEOLOG in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.212.

    « Les expulsions (non exécutées et non exécutables, malgré la prolongation à six mois de la détention administrative) se traduiront de plus en plus par la création d’une force de travail disposée à se vendre par pur et simple besoin de survie. Au nom de la ’sécurité’ et de la ’capacité d’accueil’ on va s’acheminer en Italie vers un ’régime’ social d’’apartheid’ qui a montré à Rosarno ses revers tragiques de violence et qui va empirer de plus en plus rapidement. Une spirale continue parce que les alarmes sécuritaires produiront des lois et des pratiques plus restrictives, et donc toujours plus de ’clandestinité’, comme effet de la fermeture des frontières et de la criminalisation des immigrés sur le territoire national ; et cette diffusion de la ’clandestinité’ déterminera à son tour une inquiétude sociale toujours plus grande, laquelle offrira à la spéculation politique et aux entrepreneurs des opportunités de politiques sécuritaires »

    Fulvio VASSALO PLEOLOG in Jean DUFLOT, De Lampedusa à Rosarno. Euromirage, Golias, 2011, p.213.

    #Rosarno #Italie #migration #racisme #révolte #travailleurs_irréguliers #loi_Bossi-Fini #ndrangheta #mafia #agriculture #euromirage #Jean_Duflot #expulsions #Maroni #Lybie #pacchetto_sicurezza
    @reka

  • Communiqué de presse de la Veille Sociale 31 - Le blog du G. P. S.
    http://gps.midipy.over-blog.com/article-communique-de-presse-de-la-veille-sociale-31-110873497

    Face au manque de places d’hébergement suffisantes, soit 90% de refus sur le 115, et des dégradations des conditions de travail en découlant, (montée de la violence), le 115, le PAIO (Pole d’Accueil d’Orientation et d’Information) et l’EMSS (l’Equipe mobile Sociale et de Santé) usent de leur droit de retrait à compter du 04 octobre 2012.

    Les trois services ne peuvent plus assurer leurs missions respectives.

    #115 #PAIO #EMSS #travailleurs_sociaux #pauvreté #logement #violences_policières

  • #Mauritanie : les #mineurs de l’acier sous #esclavage .

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1379

    #Grèves de #travailleurs, "JOURNALIA" : 3ème semaine pour des #disparités d’une autre époque.

    Les mineurs mauritaniens vivent leur « #Germinal », une #épopée de luttes syndicales, sans nul doute comparable à un combat pour l’affranchissement de l’esclavage #capitaliste. Deuxième semaine de manifestations dans la ville de Zouérate largement soutenues et suivies par les habitants.

  • Un morceau de chiffon rouge (L’aventure de Radio Lorraine Coeur d’acier)
    http://unmorceaudechiffonrouge.fr

    Radio de lutte, LCA est aussi une radio de libre expression : droits des femmes, paroles de travailleurs immigrés, culture, histoire, revues de presse... Rapidement l’antenne se diversifie et devient le lieu de tous les débats.

    La population ne s’y trompe pas et écoute massivement la radio, elle la défendra aussi face aux forces de l’ordre et pour mettre fin au brouillage de l’antenne.

    Car LCA est la première radio à briser durablement le monopole d’État. C’est aussi la première fois que, accompagnée par une poignée de journalistes professionnels dont Marcel Trillat et Jacques Dupont, la population s’empare ainsi des micros, pour faire entendre d’autres voix.

    #radio_libre #luttes #cgt #travailleurs #sidérurgie #Lorraine

  • STRASS - Syndicat du TRAvail Sexuel
    http://site.strass-syndicat.org

    Non à l’intox de la ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

    des Femmes prépare une nouvelle lutte contre les femmes. Elle oublie au passage que les femmes ne sont pas les seules à exercer le travail sexuel. (1)

    La conférence de consensus sur la prostitution qu’elle annonce ne peut pas déjà démarrer avec ses conclusions, à savoir l’abolition de la prostitution.

    Quelle sera la place des putes, autres que celles des repenties sélectionnées par les mouvements abolitionnistes, dans cette conférence ?

    Vouloir faire disparaitre la prostitution c’est en réalité s’attaquer aux travailleursEs du sexe. Nous ne voulons pas nous faire abolir. Nous voulons des Droits.

    #syndicat #Droits #travailleursEs_du_sexe

  • Prostitution piège à c.. !
    http://blogs.mediapart.fr/blog/olympe-du-bouge/290212/prostitution-piege-c

    La liberté revendiquée par plusieurs commentateurs est souvent invoquée pour légitimer le système prostitutionnel. Or, « vendre ses muscles » ou « vendre son sexe », ça n’est pas tout à fait la même chose. Le législateur a son mot à dire sur l’utilisation que chacun de ses membres fait de son corps. Nous ne nous appartenons pas complètement, notre liberté n’est pas infinie. Sinon, pourquoi ne pas légaliser la vente d’organes ? Le droit ne cesse d’encadrer notre liberté ou de la définir pour mieux la préserver. Une liberté absolue, sans barrières ne peut s’exercer qu’au détriment des plus vulnérables et glisser immanquablement vers la loi du plus fort.

    • Une pièce au dossier si j’ose dire mais... En suivant le tag #prostitution on trouve ici même des infos comme

      On estime aujourd’hui que 79% de la traite des êtres humains vise l’exploitation sexuelle, et que 80% de ces victimes sont des femmes.

      (http://seenthis.net/messages/45104)

      Du coup, qu’il existe « une vision plus humaine » de cette question n’est pas, selon moi (et d’autres), « très éloigné de ce qu’on entend » mais très éloigné de ce qui est dans sa plus grosse partie une problématique d’esclavage. Que d’aucun-e-s consentent à un contrat de travail d’esclave n’y changera rien.

    • On utilise ici le mot « esclavage » dans deux sens :
      – le premier, pour décrire le travail forcé par la violence des armes (ce qui est rendu possible par le caractère illégal de la prostitution et en conséquence sa gestion par des mafias) ;
      – le second, pour décrire le travail contraint par un besoin financier (les pauvres sont contraints à la prostitution, pas les riches).

      En mélangeant ces deux sens, on écarte une solution législative qui pourrait résoudre la première situation : la légalisation de la prostitution.

      Par ailleurs, le terme « esclavage » devrait se limiter à décrire un travail non rémunéré. On peut penser que des personnes qui travaillent pour rembourser une dette et non pour gagner directement de l’argent sont dans ce cas. Les autres non.

    • D’où je te parle (Bruxelles), il n’est nul besoin de légaliser la prostitution, elle n’est pas interdite. Par contre je rejoins assez les vues d’Espace P sur le besoin de statut des personnes qui l’exercent.

      Je ne te suis pas dans la discussions sur l’esclavage. J’aurais pu écrire « contrainte par corps » en lieu et place :

      [...] ce qui est dans sa plus grosse partie une problématique de contrainte par corps. Que d’aucun-e-s consentent à un contrat de travail instituant cette contrainte par corps n’y changera rien.

      En bref, les positions d’Espace P (http://espacep.be), par exemple, me paraissent à soutenir et adopter. Avançons là-dessus. Pour le reste, la traite des êtres humains et/ou leur exploitation avec contrainte par corps n’est pour moi pas acceptable, et j’y inclus l’obligation par pauvreté, ce qui m’amène à prendre aussi en considération certaines positions du mouvement du Nid.

      A quoi faisais-tu référence en disant « un point de vue très éloigné de ce que l’on entend en ce moment, à droite et à gauche »

    • Je réponds à ton message un peu tard, lors de mon retour devant l’écran.

      Je pense qu’il est bon de se rappeler d’abord les courants de pensée et leurs applications historiques.

      Au XIXe siècle et au début du XXe, c’est le système réglementariste qui a régit les pays occidentaux : la prostitution était autorisée à condition d’être sévèrement confinée et contrôlée par l’administration médicale et policière (dans les « maisons closes », fichage des prostitués, contrôle médical, interdiction de sorties seuls...).

      Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le mouvement abolitionniste se développe sous l’impulsion de la féministe britannique Joséphine Butler. Le terme est une référence volontaire à l’esclavage : il s’agit de lutter contre la "traite des blanches". Il considère les prostitués comme victimes d’un système qui les exploitent et refuse toute pénalisation de ceux-ci. Il dénonce le fichage des prostitués qui avait lieu jusqu’alors.

      Un second courant se développe, le prohibitionnisme, qui se fonde généralement sur une condamnation morale ou religieuse de la prostitution. Politiquement, il s’agit de pénaliser tous les acteurs : proxénète, client et prostitués.

      Au milieu du XXe siècle, le système abolitionniste s’impose dans le monde. L’Assemblée générale des Nations unies adopte la convention de 1949. A noter cependant que c’est une pleine victoire de l’abolitionnisme et une demi-victoire du prohibitionnisme qui voudrait aller plus loin.

      La France ferme les « maisons de tolérance » en 1946 avec la loi Marthe Richard. Elle ne signe cependant la convention de l’ONU qu’en 1960 à cause du maintien des lieux de prostitution dans son empire colonial. Depuis 2003, la France s’éloigne de l’abolitionnisme pour se rapprocher du prohibitionnisme.

      Aujourd’hui, les termes sont toujours utilisés, mais leurs sens ont évolués. Prohibitionnistes et abolitionnistes combattent tous deux la prostitution qu’ils veulent voir disparaître. Les prohibitionnistes considèrent les prostitués comme des victimes. Les abolitionnisme comme des victimes d’une exploitation sociale. Droite, gauche, catholiques, féministes... beaucoup se retrouvent sur des positions similaires. La principale différence consiste à s’attaquer ou non aux prostitués eux-mêmes. Mais il y a un consensus fort pour aboutir idéalement à une disparition de la prostitution.

      Rares sont les personnes qui ne condamnent pas la prostitution en tant que telle. Qui font la différence entre celle qui est contrainte et celle qui est volontaire. Et concernant la contrainte, le discours est à la confusion entre la contrainte violente et la contrainte financière.

      En France, le Syndicat du travail sexuel (STRASS) porte un point de vue tout à fait différent. Il se présente comme "internationaliste" et évoque les pistes de "coopératives composées de travailleur.euse.s s’associant librement".

      Un retour au réglementarisme tel qu’il a existé serait une absurdité historique. Celui-ci a existé dans un contexte historique où les droits sociaux étaient absents ou balbutiants. Le réglementarisme défendait deux intérêts concordants : ceux des riches et ceux de l’État. Le point de vue des travailleurs était absent.

      L’autorisation de la prostitution est maintenant traversée par deux courants : le courant libéral (qui profite aux riches) et le courant social (qui défend les "travailleurs du sexe"). C’est la vraie question, je crois : libéral ou social ?

      La contrainte violente est une conséquence de la prohibition/abolition qui crée de toute pièce un univers illégal et mafieux.

      La traite des travailleurs est une question sociale qui peut être résolue en accordant des droits sociaux et une protection des travailleurs par l’appareil d’État contre les riches commerçants.

      – Abolitionnisme (Wikipedia)
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Abolitionnisme_%28prostitution%29

      – Prohibitionnisme (Wikipedia)
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Prohibitionnisme_%28prostitution%29

      – Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui (Wikipedia)
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_pour_la_r%C3%A9pression_de_la_traite_des_%C3%AAtres_humains

      – Loi Marthe Richard, France (Wikipedia)
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Marthe_Richard

      – Syndicat du travail sexuel (STRASS), France
      http://site.strass-syndicat.org/about

      #prostitution #réglementarisme #abolitionnisme #prohibitionnisme #travailleurs_du_sexe