• De riches parents américains pris dans un vaste scandale universitaire Loïc Pialat/oang - 15 Mars 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10291184-de-riches-parents-americains-pris-dans-un-vaste-scandale-universitaire.

    Un immense scandale secoue certaines des universités les plus prestigieuses des Etats-Unis et fait la Une de tous les médias américains. C’est, selon le FBI, la plus grande fraude dans l’histoire universitaire du pays.

    Une trentaine de très riches parents ont été interpellés et inculpés il y a quelques jours. Ils sont accusés d’avoir payé des pots de vin, de parfois plusieurs centaines de milliers de francs, pour que leurs enfants puissent être admis dans ces établissements d’élite.

    Système basé sur deux moyens de tricher
    La fraude, basée essentiellement sur deux techniques, a duré pendant près de dix ans, entre 2011 et début 2019.

    Le premier moyen était de tricher au tests SAT, passés par tous les lycéens américains et qui servent de base aux établissements universitaires pour sélectionner les élèves. La triche consistait à envoyer une autre personne, plus douée, passer le test avec la complicité d’employés corrompus qui détournaient le regard. Il était possible aussi de demander plus de temps pour que l’élève passe le test en prétextant des difficultés d’apprentissage.

    L’autre approche était de payer certains entraîneurs des nombreuses équipes universitaires, pour qu’ils recommandent des étudiants à l’établissement. Ces derniers ont en effet souvent le droit à un quota d’étudiants moins brillants mais performants sur le terrain. Reste que les élèves concernés n’avaient rien d’athlétique : les parents et leurs complices ont falsifié leur CV en inventant des performances inexistantes. Ils ont même parfois trafiqué des photos de leurs enfants avec un logiciel, en récupérant celles d’athlètes sur internet.

    Le « conseiller » au cœur du scandale
    Tout le système reposait sur un homme, William Rick Singer, qui conseille depuis longtemps les parents pour préparer un dossier d’admission. La profession est en pleine croissance aux Etats-Unis, tant l’entrée dans les plus grandes universités devient sélective.

    Ce Californien d’une soixantaine d’années avait en fait créé un faux organe de charité, The Key Foundation, à qui les parents versaient de fortes sommes d’argent. En huit ans, il a ainsi amassé quelque 25 millions de francs, une somme dont il se servait pour corrompre employés et coaches. Les parents, eux, pouvaient déduire les montants versés de leurs impôts - ce qui est déjà en soi un délit.

    Une « Desperate Housewife » sur la sellette
    Felicity Huffman a été inculpée devant une cour fédérale de Los Angeles. [AFP] Et si les médias américains parlent tant de cette affaire, c’est parce que des célébrités figurent parmi les parents poursuivis. L’actrice Felicity Huffman, connue pour son rôle dans la série « Desperate Housewives », a ainsi versé 15’000 dollars pour truquer le test de sa fille. On trouve également Lori Loughlin, qui jouait le rôle de Tante Becky dans la sitcom « La fête à la maison », très populaire dans les années 90. Elle et son mari ont donné 500’000 dollars pour que leurs deux filles soient admises à l’Université de Californie du Sud (USC) en les faisant passer pour des membres de l’équipe d’aviron alors qu’elles n’ont jamais ramé de leur vie.

    Les universités en cause - USC, UCLA, Yale, Georgetown ou Stanford - comptent parmi les meilleures au monde. Dans le cas de Stanford, le taux d’admission est inférieur à 5%, ce qui signifie que des étudiants ont pris la place d’autres, plus méritants.

    C’est la preuve, pour l’opinion publique, que la méritocratie est un mythe et que tout peut s’acheter, même son entrée dans ces établissements d’élite. Cet état de fait crée un immense sentiment d’injustice.

    Déjà des conséquences professionnelles
    En attendant d’éventuelles peines de prison, l’actrice Lori Laughlin a déjà été renvoyée de projets qu’elle devait tourner pour la chaîne de télévision Hallmark. Plusieurs entraîneurs ont été par ailleurs suspendus ou licenciés.

    Les écoles et les élèves, en revanche, ne devraient pas être poursuivis. Mais deux étudiantes de Stanford, qui n’ont rien à voir avec le scandale, ont lancé une procédure devant les tribunaux, estimant que cette affaire va dévaloriser leur diplôme auprès des employeurs.

    #USA #université #oligarchie #triche #fraude #méritocratie #élite

    • Un système qui favorise les riches
      Cette affaire a aussi lancé un débat sur le coût de l’éducation aux Etats-Unis, car les dons à une université - pratique courante et parfaitement légale - peuvent aider les étudiants à y entrer. Il y a aussi le système dit de « legacy. » : si les parents sont d’anciens élèves de l’université, les jeunes ont deux à trois fois plus de chances d’être admis dans cette école.

      C’est ce qu’a expliqué William Singer, cerveau du scandale actuel : « La porte d’entrée, ce sont les bonnes notes », a-t-il illustré. « La porte de derrière, ce sont des dons très importants. Moi, je vous ferai rentrer par la fenêtre. »

      Reste qu’une année scolaire coûte de toute façon, frais d’inscription et logement inclus, facilement plus de 30’000 francs aux Etats-Unis. Pour beaucoup, le système est donc injuste et favorise les riches.


  • Comment les étudiants en programmation contournent les systèmes automatisés de correction des soumissions pour tricher aux évaluations des MOOCs

    http://www.developpez.com/actu/244906/Comment-les-etudiants-en-programmation-contournent-les-systemes-automati

    Les universités et autres instituts qui œuvrent dans le domaine de l’éducation s’appuient de plus en plus sur les MOOCs (Massive Open Online Courses – cours en ligne ouverts et massifs) pour transmettre des connaissances et même évaluer les apprenants. La démarche s’applique désormais à une panoplie de domaines comme les langues, l’ingénierie, l’architecture, etc. Une étude de la Lubeck University of Applied Sciences en Allemagne est, courant janvier, parue à ce sujet sur la plateforme ResearchGate. Elle attire l’attention sur les tares de l’utilisation des MOOCs pour le cas des évaluations des étudiants lancés dans des cursus de programmation informatique.

    #mooc #triche


  • Le scandale du dieselgate génère de gigantesques « cimetières » à VW RTS - 20 Octobre 2018
    https://www.rts.ch/info/economie/9932932-le-scandale-du-dieselgate-genere-de-gigantesques-cimetieres-a-vw.html

    Contraints de rappeler des centaines de milliers de véhicules à travers le monde, les constructeurs empêtrés dans le scandale des moteurs diesel doivent improviser des parkings géants pour stocker les voitures.
    Visé cette semaine par une enquête des autorités allemandes, le constructeur allemand Opel pourrait être obligé de rappeler quelque 100’000 voitures, comme ont déjà dû le faire les autres marques impliquées dans l’affaire du dieselgate.


    Après l’éclatement du scandale en 2015, VW, notamment, avait dû racheter 8,5 millions de véhicules pour les mettre au normes d’ici 2020, dans l’espoir de les remettre sur le marché. A l’heure actuelle, Volkswagen se targue d’un taux de réparation de quelque 80% - avec de fortes disparités d’un pays à l’autre.

    Mais le groupe a dû improviser des sites pour déposer des centaines de milliers de véhicules. L’un de ces « purgatoires » automobiles est le nouvel aéroport de Berlin Brandenbourg - un chantier interminable, empêtré dans des affaires de corruption et de malfaçon notamment.

    Vols de véhicules
    Aux Etats-Unis - où VW a dû débourser près de 15 milliards de dollars pour indemniser ses clients américains, un demi-million de véhicules ont été rappelés, certains ajustés et revendus. Mais les véhicules restants sont entreposés sur une quarantaine de sites : dans le désert californien, dans un ancien stade de foot dans le Michigan, dans un port de Tampa en Floride, ou encore une ancienne usine de papier dans le Minnesota.

    >> Voir la galerie photo de différents exemples :
    https://www.rts.ch/info/economie/9932932-le-scandale-du-dieselgate-genere-de-gigantesques-cimetieres-a-vw.html

    Ces dépôts gigantesques ont entraîné de nouvelles difficultés pour VW, notamment des vols. Certains sont allés se servir dans ces dépôts, ont ensuite truqué les immatriculations des voitures, avant de revendre les véhicules. Dans d’autres cas, VW a fait l’objet de plaintes - les habitants de certaines régions n’appréciant guère de vivre à côté de des immenses parkings.
    Sujet radio : Katia Schaer

    Dernière étape avant la casse ?
    Un important procès s’est ouvert en septembre devant le tribunal régional de Brunswick, en Allemagne. Des actionnaires de VW reprochent au groupe de ne pas les avoir informés des risques financiers générés par le Dieselgate et exigent des dédommagements à hauteur de 10 milliards de francs.

    A ces difficultés judiciaires s’ajoute l’introduction de nouvelles normes d’émission en Europe depuis le premier septembre. Des normes auxquelles l’industrie automobile - Volkswagen inclus - se dit mal préparée. Certaines villes veulent d’ailleurs interdire une partie de ces voitures.

    Raison pour laquelle VW vient d’annoncer le rachat de ses anciens modèles encore en circulation. Des voitures qui seront d’abord entreposées avant de, par milliers aussi, partir à la casse.

     #dieselgate #pollution #volkswagen #voiture #diesel #Allemagne #USA #tricheurs #polueurs #escrocs


  • Pourquoi George Soros et sa fondation quittent la Hongrie

    https://www.franceinter.fr/monde/pourquoi-george-soros-et-sa-fondation-quittent-la-hongrie

    George Soros, en 2017 à Bruxelles © AFP / Olivier Hoslet / POOL

    Le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros a annoncé mardi qu’il suspendait les activités de sa fondation destinée à mener des programmes d’enseignement pour les réfugiés. La fondation déménage également ses locaux de Budapest à Berlin.

    La fondation de #Georges_Soros ne donnera plus de cours aux réfugiés hongrois : mardi, l’Université d’Europe centrale (CEU), implantée à Budapest, a annoncé qu’elle ne reconduisait pas ses modules d’enseignement destinés aux réfugiés, ni ses activités de bourses de recherche financées par l’UE sur les politiques migratoires.

    « Nous suspendons ces programmes dans l’attente d’une clarification de notre situation fiscale et juridique », explique un communiqué de l’organisation. En cause, une taxe de 25% sur les organisations qui « soutiennent l’immigration ». Adoptée en juin dans le cadre d’un ensemble de lois anti-immigration, elle entre en vigueur ce vendredi.

    #hongrie #berlin #réfugiés

    • @aude_v Soros est avant tout un pillard monstrueux à la tête d’un gang de financiers de haut vol, qui pour s’enrichir détruisent les systèmes sociaux de pays entiers (dont 50 % des habitant.e.s sont des femmes), n’oublions pas les enfants.
      .
      Ses ong servent avant tout ses intérêts, qui paye commande.

      On remarquera qu’elles ont réussi à faire élire Victor Orban.
      (Aux USA, Hillary Clinton a bien réussi à faire la courte échelle pour mettre Donald Trump au pouvoir).

      La société hongroise a toujours été tolérante pour ce qui est de l’homosexualité, voir les bains publics de Budapest.

      Dans les campagnes une pauvreté sans nom, pour ce pays qui n’arrive plus à produire lui même ses pommes de terres.

    • André, on est un peu au courant, ici, pour le capitalisme spéculatif et la manière dont le néo-libéralisme, en Europe centrale plus qu’ailleurs, a détruit le tissu social. Et sans illusion sur Soros. Cela n’empêche que la CEU est une institution précieuse. Et d’autant plus pour les réfugié.es qui bénéficiaient de ces cours, dont j’apprends l’existence.

      Je ne comprends pas tes interventions : tu n’as personne à convaincre ici que le capitalisme est un régime inhumain mais tu t’indignes chaque fois qu’on apporte un peu de nuance, de complexité qui dérange ta vision un peu monolithique. Et des fois, tes propos à l’emporte-pièce sont une manière de mépris pour ceux plus sensibles ou nuancés des autres, que tu sembles refuser de prendre en considération comme si tu devais servir la messe au lieu de te joindre à la discussion, quitte à ce que ce soit avec ta manière engagée et emportée, comme d’autres ici que le spectacle de l’abjection en cours débecte et qui n’ont pas plus que toi leur langue dans leur poche.

      La semaine dernière, j’ai fait une interv en classe sur les fake news et donné en exemple de ce qui peut se faire de pire et de mieux sur les réseaux sociaux la tentative ici-même de faire la vérité sur le post spectaculaire sur les activistes saoudiennes. J’ai fait lire du @reka (un peu emmerdée par son choix du mot « putassier », j’ai de chastes oreilles en classe !) mais ton interv sur Brigitte Macron, j’ai dit aux gosses que c’était un troll. Parce que c’est ce que tu fais ici, ou tu pourrais te joindre à la conversation mieux que tu ne fais. Et elle était assez irrespectueuse des personnes qui disaient être touchées par la nouvelle et que tu ignorais avec une vieille blague énigmatique dont je n’ai pu comprendre si elle était misogyne ou si elle en avait seulement l’air. Je t’ai ignoré, comme tout le monde.

      Tout ça fait que tes affirmations décousues sur la Hongrie, je n’y accorde pas trop de crédit, alors que je suis preneuse d’une contre-histoire de la CEU et de Soros en Hongrie. Même si je partage dans les grandes lignes ton engagement, ton propos ne m’apporte rien pour affûter mes analystes anti-capitalistes, écologistes ou féministes.

    • Comment penser que Soros investirai un centime, dans une ONG qui ne lui rapporterai pas beaucoup plus.

      Personnellement, après avoir lu pas mal de choses sur les ONG et leurs résultats, je pense qu’elles remplacent les missionnaires.
      Pour beaucoup, de belles et généreuse promesses, mais quand on regarde ce qu’elles font vraiment, et qui les finance, on y croit plus.
      Il y a de belles paroles, parfois des actes trés généreux, mais dans la réalité . . .

      Exemple d’acte généreux, pour les missionnaires : Ils ont sauvé pas mal d’indiens d’Amérique du Sud au moment de la colonisation espagnoles, Las Casas a fait ce qu’il a pu, pour eux, et l’intérêt de l’église catholique.
      A la même époque, l’Afrique Noire, une mine de bois d’ébène, complètement ignorée des missionnaires.

      WWF :
      https://seenthis.net/messages/718609
      https://seenthis.net/messages/602953
      https://seenthis.net/messages/571110

      Mais pas que : Amnesty International , Journée internationale des disparus.
      https://www.legrandsoir.info/courrier-au-service-de-presse-d-amnesty-international-section-francais
      . . . . .

      S’agissant de l’Amérique latine, on pourrait à juste titre s’étonner de l’absence de la #Colombie, mais, vu la modestie des chiffres, je ne vais pas pinailler ici sur les 45 000 victimes de cette pratique depuis 1985 (d’après la Unidad de Victimas), dont de nombreuses pendant la présence au pouvoir de la faction politique qui vient de revenir à la présidence en la personne de M. Ivan Duque.

      j’ai été très surpris par la prestation, ce matin 1er septembre, au journal de 8 heures de France Culture, présenté par Sophie Delton, de Mme Geneviève Garrigos, qui se présente comme la "porte-parole" d’AI. Sans référence particulière aux communiqués d’AI précédemment cités, elle s’est concentrée sur quatre pays, dont la Corée du Nord et la Syrie, mais a surtout passé la majeure partie de son intervention à dénoncer de façon extravagante « la politique de terreur imposée à l’opposition » à travers les « disparitions » au… Venezuela et au Nicaragua.
      . . . . .

      Par ailleurs, j’ai rencontré des volontaires ayant travaillé pour des ONG en Afrique, elles(ils) sont rentrés démolis par le comportement des dirigeants d’ONG.
      Marqué(e)s à vie.

      La plupart des ONG font un sale travail.

      à part cela Aude, merci pour le ton modéré de ton commentaire

    • Avec un peu de retard : Je voulais parler de mon expérience à la CEU, cette rentrée était chahutée et je n’ai pas eu le temps. Donc rapidement avant de revenir sur le sujet.

      J’ai travaillé sur des projets en coopération très étroite avec les département environnement et géographie de la CEU entre 1995 et 2002, en particulier avec un remarquable prof qui s’appelle Ruben Mnatsakanian. je voulais juste rappeler que la CEU a été un lieu de recherche et de réflexion important sur l’espace post soviétique et les pays ex-socialiste, une formidable opportunité pour des centaines voire des milliers d’étudiantes et d’étudiants d’Asie centrale, du Caucase, des pays de l’Est, d’Ukraine, de Russie, etc... qui sans les programmes de la CEU n’auraient jamais eu les moyens financier d’étudier dans leurs pays. La sélection des dossiers se faisait de manière très sérieuse et transparente. Ruben se déplaçait dans tous les pays pour mener les entretiens, longuement rencontrer les candidats, ensuite les décisions étaient prises de manière collégiales, après de longues discussions, jamais à la légère et surtout sans aucune considération pour les origines sociales ou la « richesse » supposées des candidats... La formation était excellente et je garde encore aujourd’hui - 20 ans après - de très bonnes relations de travail avec certain·es de ces étudiant·es. La nébuleuse des organisations et ong soutenues par Soros, c’est autre chose et je ne préjuge pas ici de ses intentions ou de ses crapuleries, j’ai juste expérimenté en live à quel point cette université a été importante pour toute une génération d’étudiant·es, et plus récemment de réfugiés et migrants qui avaient accès à l’enseignement supérieur.

      Le reste plus tard.

    • Sur les ONG, tague #néo-colonialisme, #charité, #charity_business, etc. si tu as des faits intéressants à documenter. Ça te permet, @bce_106_6, de rejoindre la somme de documentation sur ce sujet et d’autres.

      Mais je crois qu’en parlant des missionnaires blancs en Afrique au sujet de Soros, tu es encore à côté de la plaque, à nous faire une leçon globale d’anti-capitalisme et d’anti-colonialisme. Nous sommes des camarades, pas des ouailles ! (Et tu es un camarade, mais quel camarade...)


  • Le lexique des tricheurs : le langage du « Nouveau Monde » et des « Néoconservateurs » Robert Charvin - 19 Mai 2018

    Le Chef de l’État français a fait un choix malheureux en se présentant comme le « Jupiter » du « Nouveau Monde », formule du « Nouveau Monde » qui a été appliquée à l’Amérique que Ch. Colomb aurait mieux fait de ne pas découvrir pour le bonheur des Amérindiens !
     
    En dépit de son auto-célébration théâtrale permanente et de la courtisanerie massive (notamment médiatique (1) ) qui l’accompagne, il n’est que l’un de ces leaders occidentaux (Blair, Enzi, Trudeau, etc.) qui sous les apparences de la « #modernité » est l’incarnation du plus vieux pouvoir de l’Histoire, celui de l’#Argent, avec son inévitable cortège d’arrogance et de mépris plus ou moins subtil, pour ceux qui n’ont pas les moyens de croire que tout leur est permis.
     
    Bien entendu, le #Président – nouvelle mouture – de la V° République (archaïque Constitution présidentialiste) se présente comme un éminent défenseur (autoproclamé) d’une « #démocratie » pluraliste certes, mais « juste ce qu’il faut » pour laisser une petite place à certains syndicats prêts à toutes les compromissions et à une social-démocratie, modeste opposition de Sa #Majesté !
     
    Dans son activisme « ni de gauche, ni de gauche », il parcourt le monde ne voyant des pays visités que les dorures des palais nationaux et des gardes locaux lui rendant les honneurs sans se préoccuper particulièrement des résultats très limités qu’il obtient pour les peuples concernés.
     


    En premier lieu, il applaudit à l’#Europe (tout comme B-H. Lévy dans son dernier livre) c’est-à-dire à l’hégémonie étasunienne, juge de tous les péchés du monde, clouant au banc des accusés tous les hérétiques : hors du « modèle » occidental et du marché, point de salut !
     
    Quant à son appel à « la souveraineté européenne » encore indéfinissable, elle est un produit de substitution à ce qui n’est que l’Europe des affaires, inapte à toute harmonisation sociale et fiscale et à toute forme de solidarité vis-à-vis des migrants !
     
    La #souveraineté_nationale et l’indépendance, il ne les connaît pas davantage que les firmes transnationales qui spéculent à l’échelle mondiale et ne dressent des murs que vis-à-vis des hommes (2) !
     
    Le Président français, dans le sillage étasunien et trumpiste (ce qui est une référence !), ainsi que derrière lui la cohorte de politiciens (plus ou moins opportunistes), de #médias (sous contrôle des grands groupes financiers) et de « services » en tout genre, ont adopté un #langage manipulateur chargé d’intoxiquer l’opinion, les formules et les mots inlassablement répétés, fabriquant sinon des convictions du moins une extrême confusion !
     
    Dans l’ordre interne, et par sa voix, les contre-réformes les plus régressives deviennent des « #réformes » modernisatrices, la négociation a cédé la place à un « dialogue » qui n’est qu’un bavardage, l’ « État de droit » n’est que maintien d’une légalité discriminatoire, la répression se fait « mesures sécuritaires », l’insécurité sociale et l’austérité pour la majorité défavorisée se muent en « équilibres » budgétaires et recherche de la « compétitivité », les « droits de l’homme » (de moins en moins invoqués) se restreignent aux droits civils et politiques, jamais économiques et sociaux.
     
    Mais c’est dans les relations internationales que la « #novlangue » à la Orwell, pratiquée par la France et les autres États occidentaux, européens et américains, est la plus significative (3).
     
     
    –Il n’y a plus jamais de guerre : seulement des « opérations de police » à finalité #humanitaire, afin de protéger les « civils » ou « les non-combattants » dans des conflits internationaux, y compris à des milliers de kilomètres de chez soi ! L’Empire et ses alliés exercent une sorte de mission divine de protection de l’Humanité contre les Barbares d’une couleur ou d’une autre ! Rien de neuf : les expéditions coloniales déjà n’étaient pas la guerre. Bombarder l’Irak, la Libye, ou la Syrie n’est que l’expression d’un haut degré de civilisation humaniste et d’une philanthropie universaliste sans limite !
     
    Qui oserait ne pas dire plus de sept ans après la destruction de la Libye qu’il ne s’agissait que d’éliminer Kadhafi, malgré de nombreuses tentatives antérieures d’assassinat et le financement d’Al Qaïda contre le régime ? Sarkozy n’a fait que reproduire, quelques années après l’expédition anti-Bagdad, une opération fondée sur le mensonge !
     
    –La politique des « deux poids, deux mesures » est aussi une vieillerie historique décrétant quel pays est une « #dictature », lequel ne l’est pas !
     
    L’Égypte du Maréchal Sissi, comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar sont des alliés en « voie de démocratisation », tout comme Bahreïn (qui a écrasé sa « révolution du printemps 2011 », mais qui abrite une base de la V° Flotte américaine). Au contraire, les « dictateurs » vénézuélien ou bolivarien, tout comme l’ex-président du Brésil, Lula, sont infréquentables. De même, la Coalition occidentale ne fait que combattre les « terroristes de #Daech », tandis que la Russie et l’Iran en Syrie affrontent des « #rebelles », simples « opposants » à Damas !
     
    – Vis-à-vis du conflit israélo-palestinien se poursuit un « processus de paix », depuis plus d’un demi-siècle sous l’égide des États-Unis, juges et parties. L’occupation israélienne ne cesse de s’étendre et les Palestiniens tués se multiplient sans « ingérence humanitaire ». Combien de #Palestiniens valent un Juif ? L’exercice du droit de veto étasunien au Conseil de Sécurité a-t-il pour objectif la paix dès lors qu’#Israël est mise en cause ?
     
    – Peu importe, les États-Unis, la France, la Grande Bretagne à eux seuls, constituent « la communauté internationale » ! Le reste du monde doit être tenu à distance. Lorsque le Conseil de Sécurité refuse un projet de résolution occidentale, c’est à cause du « #veto » russe, comme au temps de la guerre froide ! Lorsque c’est l’inverse qui se produit à l’encontre d’une proposition russe, c’est la communauté internationale qui s’y oppose ! Tout est dans la nuance, pour les professionnels du lexique des tricheurs !
     
    –L’usage unilatéral de la force contre un État est la violation la plus flagrante de la Charte des Nations Unies. Lorsqu’une puissance occidentale s’octroie ce que le droit international lui refuse, c’est parce qu’elle a une haute conscience de ses responsabilités, qu’elle incarne le Bien en toute « légitimité ». Le « primat de la morale » l’emporte sur un juridisme suranné ! L’Occident est toujours du « bon côté de l’Histoire » contre le Mal incarné par les … Autres !
     
    Le lexique des #tricheurs se renouvelle sans cesse pour rafraîchir la réputation des Occidentaux qui se croient encore tout permis et qui veulent partout être présents dans le monde pour en tirer profit, comme par exemple, être à la table des négociations pour la #Syrie (riche en ressources énergétiques) (ce qui explique les tirs de missiles d’avril) et ne pas laisser seule la Russie, ou continuer à exploiter le pétrole libyen malgré le chaos qui règne dans le pays, évidemment avec mise à l’écart des Russes ou des Chinois !
     
    Si l’on ajoute à ces truquages sémantiques un spectacle politico-folklorique permanent où se conjuguent fausses compassions (avec images adéquates de femmes et enfants martyrs), braquage sélectif des caméras sur les sites « rentables » pour l’Occident (par exemple, la Syrie, mais ni la Libye ni le Yémen, ni la liquidation des Kurdes par la Turquie), et mise en scène de rodomontades guerrières à prétention humanitaire, on peut conclure que toute complaisance vis-à-vis de ce type de pratique politique relève soit du cynisme soit de l’aveuglement.
     
    Certes, toutes les Puissances s’efforcent de satisfaire en priorité leurs intérêts propres, mais l’Occident a une particularité : il falsifie, par tous les moyens, avec la plus parfaite mauvaise foi, sa pratique en la présentant comme une œuvre universaliste irremplaçable.
     
    Décidément, comme disait Marx, la préhistoire n’est pas encore achevée.

     Robert Charvin

    Notes :
    1Voir le film complaisant sur Macron « La fin de l’innocence ».

    2L’intervention en Nouvelle Calédonie, en mai 2018, ouvrant en fait la campagne référendaire qui doit y avoir lieu pour ou contre l’indépendance et qui, évidemment, encourage au « Non » (nickel et « terres rares » obligent) est d’une hypocrisie remarquable.

    3Cf. D. Losurdo. Le langage de l’Empire. Lexique de l’idéologie étasunienne. Delga. 2014.

    Voir aussi, Alain Bihr. La Novlangue néolibérale. La rhétorique fétichiste du capitalisme. Syllepse.

    Source : https://www.investigaction.net/fr/le-lexique-des-tricheurs-le-langage-du-nouveau-monde-et-des-neoconse


  • « Monsanto impose ses produits dangereux aux Etats en trichant » RTBF
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=189&v=SNCazzkubJw

    Glyphoslate : « Monsanto fonctionne en trichant, en falsifiant des études et en achetant par la corruption des gens dans l’administration et le monde scientifique. C’est de cette façon que cette multinationale impose aux Etats des produits qui sont fondamentalement dangereux pour l’environnement et la santé »

    Source : http://ptb.be/video/monsanto-impose-ses-produits-dangereux-aux-etats-en-trichant
    #glyphoslate #bayer #allemagne #triche #mensonges #monsato #mulitinationnale #cancer


  • Les tricheurs de la science La Presse CA - Marie-Claude Malboeuf - 12 Septembre 2017
    http://www.lapresse.ca/actualites/enquetes/201709/12/01-5132442-les-tricheurs-de-la-science.php

    Ils devraient être des modèles de rigueur. Ils ont plutôt truqué leurs résultats, détourné des fonds, menti ou volé des écrits. Depuis cinq ans, près d’une centaine de scientifiques canadiens ont été punis pour malhonnêteté, révèlent des données obtenues par La Presse. Et ils sont de plus en plus nombreux à se faire prendre.

    De plus en plus de tricheurs démasqués
    Dans chaque bureau de l’hôpital d’Ottawa, les révélations du Dr Paul Hébert déclenchaient un séisme. Le spécialiste des soins intensifs était lui-même sidéré. Et enragé par ce que la responsable de son programme de recherche venait de découvrir.
    « Une professionnelle de la santé fraudait, elle fabriquait des données de recherche ! », confie le chercheur, aujourd’hui chef du département de médecine au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et auteur de travaux qui ont transformé la pratique de la transfusion sanguine.

    Dans le cadre de l’étude qu’il faisait à l’époque, l’employée tricheuse devait absolument prélever le sang de patients à des moments précis pour qu’on mesure l’effet d’un traitement. Mais au lieu de remplir sa mission le samedi, comme il le fallait, elle ne s’est jamais présentée à l’hôpital. De retour le lundi, elle a recueilli le sang en douce et écrit la mauvaise date sur les fioles, en espérant brouiller les pistes. Mais ses collègues surveillaient le réfrigérateur.

    « On l’a congédiée, mais à l’hôpital, la crise a duré des semaines. Elle a failli ruiner l’étude », explique le Dr Hébert.
    Quinze ans plus tard, il se souvient de tout. Entre deux nuits d’insomnie, il a alerté les organisations concernées et repris la collecte de données auprès de 40 patients. Une somme de travail colossale, qui s’est étendue sur un an et lui a coûté 100 000 $.
    L’étude a ainsi pu être publiée dans une revue prestigieuse. Mais cela n’empêche pas le spécialiste de frémir en pensant à ce qui aurait pu se produire. « Découvrir la fraude seulement après la publication, ç’aurait été un désastre... »

    Il n’en avait encore jamais parlé publiquement.
    Des désastres, le médecin sait bien que d’autres universités en connaissent, y compris au Canada, où est survenu l’un des pires scandales.

    Du fond de l’Université Memorial, à Terre-Neuve-et-Labrador, le chercheur Ranjit Chandra est devenu une vedette mondiale en publiant des études sur des multivitamines miracles et d’autres au sujet de 700 bébés n’ayant finalement jamais existé. Il les inventait et recopiait des séries de chiffres d’une étude à l’autre.

    L’université a enterré l’affaire pendant 12 ans, ignorant de nombreux dénonciateurs et laissant son professeur empocher une fortune - jusqu’à ce qu’il quitte le Canada en douce, en 2002.
    À la même époque, le chercheur James Xu est entré dans un laboratoire albertain en pleine nuit pour ajouter une substance dans les éprouvettes, afin que les expériences de son équipe semblent concluantes.

    Plus de fraudeurs démasqués
    Combien de délinquants sévissent encore au Canada ? Ces cinq dernières années, les universités du pays ont transmis aux autorités fédérales des rapports d’enquête concernant 192 chercheurs, dont 83 ont été jugés malhonnêtes, révèlent de nouvelles données obtenues par La Presse. Leur analyse montre que le nombre de chercheurs sanctionnés annuellement a augmenté de 54 % au cours de cette période.

    Treize d’entre eux avaient fabriqué, falsifié ou détruit des données. Les autres avaient menti dans leurs demandes de subvention, détourné des fonds publics, plagié ou bâclé leur travail (détails ci-contre).

    Peu de cas rendus publics
    À Toronto, Sophie Jamal a berné une très prestigieuse revue médicale. L’endocrinologue avait altéré sa base de données pour faire croire que le fait d’appliquer un onguent avait fait augmenter la densité osseuse de ses patientes à risque d’ostéoporose. Elle a donc perdu son emploi l’an dernier, et perdu à jamais le droit de demander des subventions fédérales.

    En 2013, les Américains ont révélé qu’un pathologiste prometteur de l’Université Western Ontario (Hao Wang) avait faussement rapporté avoir réussi une greffe de rein sur deux singes.
    La même année, l’Université McGill a obtenu gain de cause contre l’un de ses chercheurs les plus connus - et les plus subventionnés -, Avi Chaudhuri. Le professeur de psychologie avait menti au sujet de 14 voyages en Inde, prétendant s’y rendre pour faire ses recherches, alors qu’il y faisait plutôt rouler une entreprise lui appartenant. Il a été congédié.

    De leurs propres aveux, plusieurs scientifiques ne se font jamais prendre. Environ 2% des chercheurs sondés lors d’enquêtes scientifiques admettent avoir déjà falsifié ou fabriqué des données. Et 9% avouent avoir déjà adopté d’autres pratiques discutables.
    Les scientifiques détestent parler de ces dérives en public, par crainte que la population n’oublie que 90 % d’entre eux sont rigoureux et honnêtes, et ne condamne injustement la science dans son ensemble.
    En privé, par contre, « il y a un besoin criant de se défouler, vous n’avez pas idée ! », constate le professeur Bryn Williams-Jones, qui dirige les programmes de bioéthique à l’UdeM et collabore à une enquête internationale lancée par son ancienne étudiante, Élise Smith.
    Le sondage portait sur la signature des études savantes, mais les participants en avaient long à dénoncer. « Ils nous parlent d’abus, de manipulations de données, de harcèlement, de conflit d’intérêts... énumère le bioéthicien. Leurs témoignages font déjà 300 pages ! »

    Influence mortelle
    « Le manque d’intégrité, c’est hyper dangereux ; les décideurs se basent sur des données scientifiques de toutes sortes dans leur travail », prévient le professeur Williams-Jones.
    En santé, il suffit d’un seul délinquant pour causer « d’immenses dégâts », car des millions de médecins se fient aux études pour traiter leurs patients, précise le Dr Hébert.

    « La recherche clinique frauduleuse ou mal menée peut tuer. »
    Des chercheurs ont accusé deux scientifiques européens d’avoir eu ce genre d’influence mortelle. Le premier (l’anesthésiste Joachim Boldt) prônait l’emploi d’un soluté controversé pour réanimer les patients en insuffisance circulatoire. Le second (le cardiologue Don Poldermans), celui de bêtabloquants lors d’opérations à haut risque. Ces deux pratiques tuaient probablement beaucoup plus de gens qu’elles n’en sauvaient, a-t-on compris trop tard - après avoir découvert, il y a quelques années, que chacun des deux hommes avait publié des données fictives ayant brouillé les cartes.

    Des jeunes sont également morts après avoir attrapé la rougeole, parce que leurs parents avaient lu que les faire vacciner risquait de les rendre autistes. Dans sa pseudo-étude portant sur 12 enfants, l’ex-médecin britannique Andrew Wafefield avait pourtant déformé le contenu de chaque dossier médical, sans exception. Et caché le fait qu’un avocat lui avait versé plus de 700 000 $ après lui avoir commandé l’étude pour justifier le dépôt de poursuites judiciaires contre les fabricants de vaccins.

    Des millions gaspillés
    Chaque année, les scientifiques malhonnêtes privent la société de millions de dollars. « En fraudant, tu gaspilles tes propres fonds de recherche et tu amènes plein d’autres scientifiques à suivre de fausses pistes avec les leurs, dénonce le Dr Hébert. Ça mobilise des ressources rares en pure perte, alors qu’elles auraient pu permettre de vrais progrès. »

    Les agences canadiennes tentent de réduire les dégâts en exigeant que les délinquants remboursent les fonds mal utilisés. En cinq ans et demi, elles ont ainsi récupéré près de 0,9 million, soit 80 % des sommes réclamées (et l’équivalent de 0,038 % de leur budget annuel de 2,38 milliards).

    Quarante-deux chercheurs se sont par ailleurs retrouvés sur une « liste noire » qui les empêchent de recevoir des subventions - dont sept pour toujours.

    D’année en année, le nombre de délinquants sanctionnés augmente. « On accepte maintenant de recevoir les allégations anonymes, précise Susan Zimmerman, directrice du Secrétariat pour la conduite responsable de la recherche, qui assiste les agences subventionnaires. On essaie de faciliter les choses pour encourager les gens à parler. »

    Cas de plagiat, de falsification ou de fabrication sanctionnés de 2012 à 2017
    • 39 par le Secrétariat pour le conduite responsable de la recherche (Canada) :
    • 92 par la National Science Foundation (EU)
    • 54 par l’Office for Research Intergrity (EU)

    Un premier bilan détaillé
    Dès qu’un scientifique soutenu par des fonds fédéraux est soupçonné d’inconduite, les universités sont tenues d’alerter le Groupe et le Secrétariat pour la conduite responsable de la recherche. Elles doivent ensuite leur transmettre leurs rapports d’enquête. C’est la règle depuis décembre 2011, les trois agences subventionnaires fédérales s’étant alors dotées d’une politique commune - une innovation notamment motivée par le scandale survenu à l’Université Memorial. Le Secrétariat aide les agences à faire appliquer les règles et compile les statistiques rapportées dans ce reportage. C’est la toute première fois qu’il livre un bilan détaillé des manquements et des sanctions enregistrées depuis sa création. L’an dernier, les trois agences fédérales ont soutenu 36 000 chercheurs.

    Pourquoi frauder ?
    Qu’est-ce qui pousse des scientifiques - censés chercher la vérité - à frauder ? Voici ce qu’ont répondu les principaux intéressés.
    La compétition féroce

    « Dans la position académique que j’occupais, ton estime de toi dépend des subventions obtenues. [...] J’étais sur un tapis roulant et je ne pouvais pas descendre », a déclaré le chercheur en obésité Eric Poehlman lors de son procès criminel couvert par le New York Times.
    Sans fonds, un chercheur ne peut ni faire rouler son labo, ni publier, ni être promu. « Et comme les athlètes qui se dopent, certains pensent qu’ils ne peuvent pas réussir sans tricher », analyse l’éthicien Bryn Williams-Jones, de l’Université de Montréal.

    « Trop de structures encouragent les comportements nocifs. Des taux de réussite de 12 % lors des demandes de subvention, ça crée une compétition hallucinante, qui favorise les manquements. »

    La vanité
    « Ce sont la vanité et l’autoglorification qui l’ont motivé. C’était un expert mondial, qui voyageait en première classe pour donner des conférences à travers le monde. » L’éditeur scientifique Steven Shafer a expliqué de cette façon pourquoi l’anesthésiste allemand Joachim Boldt, a pu publier 94 études frauduleuses.

    Besoin de pouvoir, d’admiration, arrogance... Dans les sphères hautement compétitives, ces traits narcissiques sont fréquents, d’après la diplômée en psychologie légale Cristy McGoff, que le site RetractionWatch a interrogée au sujet des cas gérés dans son université américaine. « Se percevoir comme étant respecté et omniscient peut amener quelqu’un à pousser le bouchon. »

    La maladie
    « Certains de ses comportements étaient si illogiques et outrageux qu’il est évident qu’il n’était pas capable de penser rationnellement à l’époque. »

    D’après son avocat, c’est la maladie qui a poussé Scott Reuben à frauder. Des épisodes de manie lui ont permis d’abattre un travail insensé, jusqu’à ce qu’il ne parvienne plus à remplir ses engagements et commence à avoir recours à son imagination.
    Avide d’attention et devenu inconscient des risques, l’anesthésiste a prétendu avoir enrôlé 200 patients ayant subi un remplacement du genou, alors que son hôpital effectuait très peu d’opérations du genre.
    À l’époque du procès, il avait tout perdu - sa femme, son permis de médecin, sa fortune - et emménagé chez ses parents.

    La pente glissante
    « Il a commencé à tricher un peu, et la tromperie est devenue totalement incontrôlée. » Voici comment le chercheur norvégien Jon Sudbø a fini par inventer 908 patients, selon ce qu’a déclaré son avocat à l’époque.

    « Le premier pas sur le chemin de la fraude est probablement franchi en raison d’une peur égoïste », explique la psychologue Jennifer Crocker dans la revue Nature. Tout commence par la crainte d’être mal vu ou « de ne pas obtenir le poste, la subvention ou le prix convoités ». Mais le chercheur se sent mal d’avoir triché et rationalise son geste pour se revaloriser, ce qui rend le prochain pas facile à franchir.

    L’obsession des résultats
    « Il vaut mieux publier des résultats positifs pour [sa] carrière. C’est de ça qu’il s’agit : gravir les échelons. » Le lanceur d’alarme Peter Wilmshurst a raconté au quotidien Der Spiegel que ses confrères peu scrupuleux ne se font pas prier pour faire des cachettes. 

    « De nos jours, les journaux et les organismes subventionnaires veulent des résultats positifs », observe le professeur Vincent Larivière, qui détient la Chaire sur les transformations de la communication savante.

    « Certains chercheurs vont donc prendre quelques libertés pour obtenir des résultats plus frappants, afin de publier plus facilement dans des journaux mieux cotés et d’être plus cités. C’est bien plus répandu que la fraude. »

    L’insécurité extrême
    Le professeur de psychologie néerlandais Diederik Stapel, doyen de sa faculté, a inventé les résultats d’innombrables expériences jamais faites. Dans le récit autobiographique de sa chute, publié en 2012, il raconte combien la difficulté d’être publié l’angoissait et évoque son insécurité extrême. « Marquer des points te fait applaudir et un pointage élevé te fait applaudir très fort. Et les forts applaudissements sont formidables, parce qu’ils noient tes doutes au sujet de la valeur de ce que tu fais et de qui tu es. » « Comme un alcoolique ou un héroïnomane, j’ai commencé à utiliser ma dépendance pour tout régler : mauvais résultats, longue périodes sans trouver un effet ou sans publier. »

    L’argent
    « L’argent est un incitatif très fort, c’est la nature humaine... » Selon l’éthicien Bryn Williams-Jones, l’appât du gain a vraisemblablement motivé plusieurs fraudes scientifiques.

    Au Canada, Ranjit Chandra a inventé ses travaux au sujet de vitamines de sa fabrication, censées repousser la démence. D’après la preuve déposée lors de sa poursuite en diffamation contre CBC, il espérait réaliser des ventes de 125 millions.

    Après avoir fui en Inde en 2002, l’allergologue est revenu pratiquer la médecine dans la grande région de Toronto. La police a affirmé l’an dernier qu’il en a profité pour frauder la régie de l’assurance maladie ontarienne, avant de repartir en Inde.

    Les justiciers de la science
    Excédés de voir leur réputation ternie, des scientifiques s’efforcent de démasquer leurs confrères malhonnêtes et de nettoyer la littérature savante. Voici leurs méthodes - si efficaces qu’elles font exploser le nombre d’études discréditées et rayées de la carte.

    Mauvais menteurs
    Des invraisemblances grossières provoquent parfois la chute de stars de la recherche. Le Norvégien Jon Sudbø avait attribué la même date de naissance à 250 des 908 cancéreux qu’il avait inventés. Et il a prétendu les avoir trouvés dans une base de données qui n’existait pas encore.
    Le Canadien Ranjit Chandra a, quant à lui, attribué des scores cognitifs si faibles à ses sujets (censément normaux, mais fictifs) qu’ils semblaient atteints d’un retard mental.

    D’autres ont recyclé des séries de chiffres d’une étude à l’autre (dont Chandra et le professeur de psychologie néerlandais Diederik Stapel). Ou rapporté avoir réalisé un sondage en science politique si complexe (l’étudiant américain Michael LaCour) qu’un autre étudiant désireux de reproduire l’expérience a découvert que cela nécessitait un budget insensé.

    Anonymat
    L’union fait apparemment la force. Depuis 2012, les scientifiques dénoncent les lacunes d’études suspectes sur le site PubPeer, qui leur permet d’échanger avec des confrères du monde entier et, surtout, de le faire de façon anonyme. Cette révolution a délié les langues et généré des commentaires au sujet de 22 000 études.
    Après avoir perdu son emploi, un chercheur du Michigan s’est vainement adressé aux tribunaux pour savoir qui avait attaqué ses travaux, disant avoir été diffamé.

    L’anonymat est essentiel, affirme en entrevue le fondateur de PubPeer, Brandon Stell, chercheur au CNRS à Paris. « Bien des scientifiques craignent de s’attirer des représailles s’ils critiquent [ouvertement leurs collègues]. »

    Fausses images
    La popularité de logiciels comme PhotoShop facilite la manipulation d’images - une supercherie qui fausse 4 % des études, d’après les évaluations les plus récentes.

    « Des chercheurs réutilisent par exemple la photo d’une expérience faite sur un type de cellules, afin de prétendre qu’elle a fonctionné aussi sur un autre type de cellules », explique au téléphone le journaliste scientifique Ivan Oransky, fondateur site RetractionWatch.
    L’ex-étoile montante Anil Potti a même recyclé de vieux scans de poumons pour illustrer les supposés effets de son traitement expérimental contre le cancer.

    « Certaines personnes utilisent des logiciels, mais d’autres le font à l’oeil. Elles ont le genre de cerveau qui n’oublie pas les images », constate le fondateur de PubPeer, où les images truquées sont activement dénoncées.

    Robots policiers
    Comment repérer les leurres subtils au milieu d’un déluge de données ? Un nouveau logiciel identifie les distributions statistiques qui avaient des chances infimes de se produire sans tricher. Après l’avoir mis au point, l’anesthésiste John Carlisle a écrit cet été que des douzaines d’études cliniques publiées dans des revues prestigieuses étaient douteuses.

    Depuis un an, un robot informatique baptisé « StatCheck » permet par ailleurs de déceler les erreurs de calcul. Il a ainsi remis en question 50 000 études en psychologie sur PubPeer. Mais ses réprimandes publiques ont été dénoncées, car elles humilient aussi les responsables d’erreurs de bonne foi.

    Poids des mots
    D’autres chercheurs se sont demandé si leurs confrères malhonnêtes écrivaient différemment lorsqu’ils mentaient. D’après leur analyse, la lecture des études biomédicales frauduleuses est plus ardue, car elles sont plus vagues, plus techniques et contiennent plus de références, mais moins de quantitatifs.

    Dans ses études fictives, le professeur de psychologie Diederik Stapel utilisait pour sa part moins d’adjectifs, mais plus de superlatifs et d’amplificateurs (comme « profondément » ou « extrêmement ») que dans ses études authentiques.

    Justiciers solitaires
    En Europe, le cardiologue britannique Peter Wilmshurst a dénoncé une vingtaine de scientifiques malhonnêtes et survécu aux poursuites engagées pour le faire taire. Avant lui, plusieurs personnes avaient fermé les yeux.

    En Chine, le diplômé en biochimie Shimin Fang a attaqué des centaines de délinquants sur son site News Threads. Ce qui lui a valu 10 poursuites, une agression au marteau et un prix de l’organisme Sense about Science. Le gouvernement chinois a censuré son site en 2014.

    Aux États-Unis, le chercheur Paul Brookes a dû fermer science-fraud.org en 2013, après six mois d’activités, durant lesquels il avait dénoncé 275 études - convaincu que le faire en privé ne donnerait guère de résultats.

    Déluge d’études discréditées
    Tous ces efforts ont eu un remarquable effet, provoquant le retrait de milliers d’études discréditées. L’an dernier, 972 articles erronés ou frauduleux ont été rétractés après publication. « En 2000, 30 fois moins d’études avaient connu le même sort », indique en entrevue le journaliste scientifique Ivan Oransky.

    Depuis 2010, son site RetractionWatch fait la lumière sur ces événements en insistant sur les cas de fraude et de plagiat, qui sont trois fois plus nombreux que les cas d’erreurs et semblent augmenter.
    À lui seul, l’anesthésiste japonais Yoshitaka Fujii a vu 183 de ses études être rétractées : un record. Le rapport d’enquête qui le concerne conclut qu’il fonctionnait « comme s’il rédigeait un roman »

    #Etudes (fictives) #Experts #recherche #medecine (non limitatif) #Triche #résultat (culture du) #Publications scientifiques #fraude #compétition


  • Une pétition exige une meilleure surveillance des camions en Suisse RTS - ats/vtom - 15 Aout 2016
    http://www.rts.ch/info/suisse/8843501-une-petition-exige-une-meilleure-surveillance-des-camions-en-suisse.html

    L’Initiative des Alpes a remis mardi à la Chancellerie fédérale une pétition munie de 10’398 signatures demandant davantage de contrôles sur les camions en transit à travers la Suisse.

    Pour l’Initiative des Alpes, il est urgent que la conseillère fédérale Doris Leuthard tienne compte de cet appel. L’association pour la protection des régions alpines demande notamment de renforcer le réseau de surveillance du trafic poids lourd, d’accélérer la réalisation du centre de contrôle au Tessin et de publier chaque année les résultats des contrôles.

    Plusieurs interventions en ce sens ont déjà été déposées au Parlement.

    4% des camions contrôlés
    A ce jour, moins de 4% de tous les véhicules transportant des marchandises à travers les Alpes font l’objet d’un contrôle, rappelle l’association. Pourtant, près d ’un tiers des poids lourds contrôlés en 2016 dans le canton d’Uri présentaient des manques techniques, une surcharge ou des violations des temps de travail et de repos prescrits.

    En février, des contrôles ont révélé que le système d’échappement de nombreux camions étrangers était manipulé. La police a arrêté depuis plus de cent poids lourds dont le système adblue, permettant de réduire les émissions en oxyde d’azote, était délibérément défectueux.

    #triche #pollution #camions #transports #pétition #adblue


  • Fillon coaché par les SMS pendant le débat TF1 : de la triche, pas de la com’ - Challenges.fr
    https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/fillon-coache-par-les-sms-pendant-le-debat-tf1-de-la-triche-pas-de-la-com

    Durant le débat des candidats sur TF1, François Fillon a été conseillé à distance par sa communicante, via des SMS. Outre que le procédé est déloyal, il interroge sur les ratés de la communication du candidat Fillon.
    […]
    Comme le dit Gérard Colé, « la communication politique, c’est comme la chirurgie esthétique, quand ça se voit, c’est que c’est raté ». Et on ajouterait, au regard de ce nouvel épisode encore accablant pour le tandem politico-communicationnel Fillon-Méaux, que lorsque l’on voit la triche, c’est encore plus raté, et que c’est même un peu la honte. Parce qu’à la fin des fins, et cela aussi doit être dit, que Le Parisien et Le Figaro aient pu être informés de cet élément déterminant, c’est la preuve que quelqu’un, quelque part, a vu l’entourloupe, et qu’il a jugé utile d’en avertir les journaux.

    Si l’on excepte la seule séquence allant de l’annulation de la visite au Salon de l’Agriculture à la mise en scène du Trocadéro, pour le coup réussie, la communication Fillon est un lent et long naufrage, une interminable descente aux enfers, une suite de revers et travers, une série à montrer dans les années futures à tous les aspirants en communication politique. « La com’ de Fillon, c’est #House_of_tocards  » disent les méchantes langues dans tout Paris. Et tout cela pour une raison simple : cette communication s’est évertuée à faire de l’influence là où il fallait faire de l’image.


  • Après Volkswagen, un nouveau scandale guette les poids lourds - rts.ch - Economie
    https://www.rts.ch/info/economie/8391194-apres-volkswagen-un-nouveau-scandale-guette-les-poids-lourds.html

    Des poids lourds provenant d’Europe de l’Est manipulent leur système d’échappement et déversent des tonnes d’oxyde d’azote. La Suisse n’est pas épargnée par le phénomène, selon une enquête de « Kassensturz » mardi soir sur SRF.

    Cela s’appelle l’AdBlue. C’est un mélange d’urée et d’eau qui, lorsqu’on l’injecte dans le système d’échappement, permet de réduire jusqu’à 90% la pollution à l’oxyde d’azote rejetée. La plupart des poids lourds adoptent désormais cette technologie.

    Or elle coûte cher. Des exploitants peu scrupuleux basés en Europe de l’Est ont trouvé la parade : ils ont installé dans leurs camions un dispositif permettant de désactiver l’injection d’AdBlue. Un peu comme l’avait fait Volkswagen avec le diesel.
    Dépassement des valeurs maximales

    L’émission « Kassensturz », diffusée mardi soir sur la télévision alémanique SRF, a montré que le phénomène ne s’arrêtait pas à la frontière suisse. Elle a chargé Denis Pöhler, physicien à l’Université d’Heidelberg en Allemagne, de mesurer en conditions réelles sur des routes helvétiques les émissions d’oxyde d’azote.

    Bien que non représentatif, son test montre qui si tous les camions suisses respectent les normes, un quart des poids lourds immatriculés à l’étranger dépassent les seuils autorisés, atteignant parfois jusqu’à 5 fois la valeur maximale.

    >> Voir l’émission « Kassensturz »

    Fraudeurs identifiés en Suisse

    Peu avant la diffusion de l’émission, la police du canton d’Uri a fait savoir qu’elle avait découvert quatre véhicules qui avaient installé le dispositif anti-AdBlue. C’est la première fois en Suisse.

    Les autorités disent vouloir évaluer l’ampleur du phénomène avant de prendre des mesures. Des contrôles pourraient par exemple être menés à la sortie du tunnel du Gothard, à Erstfeld (UR).

    En Allemagne, plus de 20% des camions provenant de l’est de l’Europe circulent avec des émissions polluantes dépassant les normes, ainsi que l’a montré un documentaire de la chaîne allemande ZDF mi-janvier.

    #Camion #Diesel #Pollution #triche #union_eurpéenne #AdBlue #Suisse #Fraude #oxyde_d_azote


  • les systèmes anti-pollution truqués sur des camions d’Europe de l’Est Le Parisien - 18 janvier 2017
    http://www.leparisien.fr/automobile/voiture-propre/allemagne-les-systemes-anti-pollution-truques-sur-des-camions-d-europe-de

    Selon une enquête de la chaîne ZDF, de nombreux poids lourds dans les pays est-européens seraient équipés d’un système pirate pour fausser le dispositif anti-pollution. 
    En terme d’impact sur l’environnement, le scandale pourrait être bien pire que le dieselgate de Volkswagen ! Un documentaire de la chaîne allemande ZDF révèle que des transporteurs des pays d’Europe de l’Est parviennent, grâce à un système électronique, à paralyser la consommation d’AdBlue, un liquide à base d’urée qui permet de purifier les rejets d’échappement de nombreux poids-lourds. 


    Depuis 2005, les normes européennes visent à réduire les émissions de polluants des véhicules diesel en imposant des limites d’émission de dioxydes d’azote. Dès lors, de nombreux constructeurs de poids lourds ont choisi d’équiper leurs véhicules avec un système qui traite les gaz d’échappement grâce à l’AdBlue. Ce liquide à base d’urée est injecté après la combustion dans le système d’échappement pour combattre les oxydes d’azote. A haute température, il se transforme en ammoniac et en dioxyde de carbone. Lorsque les dioxydes d’azote réagissent à l’intérieur du catalyseur avec l’ammoniac, les molécules NOx nuisibles sont transformées en azote inoffensif (N2) et en eau (H2O). Pour les experts, ce système est efficace et permet de faire baisser sensiblement les rejets des poids lourds. 

    Problème : l’AdBlue coûte en moyenne 0,50 centimes le litre et un poids lourd en consomme l’équivalent de 3 à 5% du volume d’un plein de diesel. Pour les entreprises, il s’agit donc d’un surcoût. Selon le documentaire de la ZDF, diffusé mardi soir et ce mercredi à 22 h 45 dans ZDF-Zoom, basé sur des enquêtes en Roumanie et lors de contrôles de police en Pologne, de nombreux transporteurs trichent. Des systèmes vendus environ 70 euros sur internet, très faciles à installer, permettent de stopper le mélange d’AdBlue mais surtout de modifier l’électronique de bord en affichant que le système de mélange d’adBlue est bien actif. Cela permet d’échapper à des sanctions lors des contrôles superficiels des camions. 

    Dans une étude pour la ZDF, l’université de Heidelberg et l’Association pour l’industrie du transport Camion Pro Professeur estiment que 20% des camions d’Europe de l’est seraient équipés de ce système pirate. En Allemagne, les conséquences environnementales et économiques seraient énormes. Chaque année, on estime que ces camions truqués parcourent 16 milliards de kilomètres sur les routes allemandes, d’où un rejet supplémentaire dans l’air de 14 000 tonnes d’oxyde d’azote. En outre, les péages des autoroutes, qui tiennent compte des rejets de pollution dans leurs tarifs, accuseraient ainsi un manque à gagner de 110 millions d’euros.

     

    #Camion #Pollution #Triche #AdBlue #oxyde d’azote


  • #Hors-jeu - Le #football, cartes sur table - Upian, #ARTE, BR
    https://horsjeu.football/aide

    Le dernier #webdoc de #Davduf et Arte : à l’occasion de l’Euro 2016, #investigations dans le monde du Foot sous forme de 99 cartes à collectionner.
    Le principe pour accélérer la découverte des cartes étant de les partager, il est conseillé de se créer (au moins !) 2 comptes... #tricheur ? mais c’est le thème du jeu : l’important c’est de gagner !

    9 ALBUMS D’INVESTIGATION DE 11 CARTES
    Le football, cartes sur table
    Un documentaire en ligne à collectionner de David Dufresne & Patrick Oberli

    AVANT MATCH - HORS-JEU C’EST QUOI ?
    Hors-jeu repose sur le principe bien connu des cartes de foot à collectionner de notre enfance. Le site se découpe en 9 albums d’investigation, de 11 cartes chacun. Chaque carte révèle un témoignage vidéo inédit ou un document exclusif. Hors-jeu se joue sur tous les terrains (ordinateurs, téléphones, tablettes).

    VESTIAIRES - HORS-JEU C’EST OÙ ?
    Pour être sur la feuille de match, l’inscription (gratuite) est nécessaire. Hors-jeu accepte tous les logins et schémas de jeu connus : courriel, Twitter, Facebook, Google+. C’est en étant inscrit que votre collection démarre. Pour de bon.

    COUP D’ENVOI - HORS-JEU C’EST COMMENT ?
    Une fois inscrit, chaque jour, vous allez recevoir un nouveau paquet de cartes. Ouvrez-le comme s’il s’agissait du match de votre vie. Ce paquet peut contenir LA carte que vous espériez. Ou quelques doublons. Toujours des pépites. Et parfois des nouvelles importantes.
    Pour compléter rapidement votre collection, sans attendre l’arrivée quotidienne d’un nouveau paquet, plusieurs options de jeu s’offrent à vous. La plus efficace : le partage. Car Hors-jeu croit au partage, aux centres de formation et à la société de contribution. Pour échanger vos cartes, toutes les tactiques sont possibles : par courriel, par lien, par Facebook, par Reddit, par Twitter, sur notre forum, par SMS, de vive-voix. Vous trouverez toutes ces possibilités à droite de chacune des cartes.
    Plus vous échangez de cartes, plus vous augmentez vos chances de récupérer de nouvelles cartes. Les trophées vous indiquent où vous en êtes au score. Attention, certaines cartes sont plus rares que d’autres. Vous ne pourrez les partager qu’un petit nombre de fois, ce qui les rendra plus difficiles à récupérer. Bon match !



  • All car companies cheat on emissions tests—it’s just that most do it legally
    http://qz.com/511064/all-car-companies-cheat-on-emissions-tests-its-just-that-most-do-it-legally

    Extrapolating from German data, lab tests show that average EU auto emissions have fallen by 27% since 2001. In the real world, however, emissions are down by only 8% over the same period, and have shown little to no improvement over the past five years.

    #triche #triche_légale #voitures #pollution


  • #Total interdite de #gaz_de_schiste au #Danemark pour avoir utilisé un produit chimique non autorisé
    http://multinationales.org/Total-interdite-de-gaz-de-schiste-au-Danemark-pour-avoir-utilise-un

    Alors que Total annonçait en fanfare le début de ses forages exploratoires de gaz de schiste au Danemark malgré l’opposition locale, le gouvernement danois vient de lui interdire, après seulement deux jours, de poursuivre ses opérations. En cause, l’utilisation par Total d’un produit chimique non autorisé. Coup dur pour le géant français, dont les projets danois représentaient l’une des dernières chances de prouver la possibilité d’exploiter le gaz de schiste sur le continent européen dans des conditions (...)

    Actualités

    / Total, Danemark, #Industries_extractives, gaz de schiste, #Énergies_fossiles, #normes_et_régulations, industries (...)

    #industries_extractives
    « http://stopgazdeschiste.org/2015/05/06/gaz-de-schiste-a-cause-dun-produit-interdit-le-danemark-stoppe-le- »
    « http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/gaz-de-schiste-le-danemark-arrete-un-chantier-total-a-cause-d-u »


  • CIGI paper says ECB president #Trichet blocked IMF debt relief to Greece - Business Insider
    http://uk.businessinsider.com/cigi-paper-says-ecb-president-trichet-blocked-imf-debt-relief-to

    The paper, released by the independent think-tank the Centre for International Governance Innovation (CIGI), claims that the negotiating team from the International Monetary Fund (IMF) had pushed for debt haircuts for private bank sector holders of Greek debt. That would have meant those banks getting less than the amount they expected to be paid back. The idea was to provide an orderly process out of the debt crisis and to put the country onto a sustainable footing to repay its creditors.

    However, the paper’s authors claim, the proposal came under fierce opposition from former ECB president Jean-Claude Trichet. At an ECB meeting in the spring of 2010 a member of the central bank’s executive board brought up the prospect of debt relief. Trichet allegedly “blew up,” the paper says:

    _The ECB president “blew up,” according to one attendee. “Trichet said, ‘We are an economic and monetary union, and there must be no debt restructuring!’” this person recalled. “ He was shouting ._ ”

    In response to questions from Business Insider on the accuracy of the account, an ECB spokesperson said “we don’t comment on executive board meetings”.

    #BCE #délétère #Grèce


  • J’aime faire des parallèles à priori fantaisistes mais hélas
    si frappants dans l’actualité

    Tour de France - Armstrong

    L’ancien coureur américain, convaincu de dopage et déchu de ses sept victoires dans le Tour de France, entre 1999 et 2005, estime qu’il « tricherait probablement à nouveau » si nous étions en 1995, une époque où « le dopage était complètement généralisé ».

    http://www.leparisien.fr/sports/autres/cyclisme-si-nous-etions-en-1995-je-tricherais-a-nouveau-affirme-armstrong

    République française - Roland Dumas
    « Je peux le dire aujourd’hui, les comptes de campagne d’Edouard Balladur et ceux de Jacques Chirac étaient manifestement irréguliers », poursuit M. Dumas. « Que faire ? C’était un grave cas de conscience. J’ai beaucoup réfléchi. Annuler l’élection de Chirac aurait eu des conséquences terribles. J’ai pensé à mon pays. Je suis un homme de devoir. Nous avons finalement décidé, par esprit républicain, de confirmer, à l’unanimité au deuxième tour, son élection présidentielle. je suis convaincu que j’ai sauvé la République en 1995 ».
    https://fr.news.yahoo.com/roland-dumas-dit-avoir-sauv%C3%A9-r%C3%A9publique-validant-comptes-08

    Vous comprenez pourquoi Sarkozy se considère victime d’une terrible injustice aujourd’hui ?


    http://opinions-opiniez.blogspot.fr/2014/10/petite-retrospective-rappeler-tout.html

    #triche
    #corruption
    #loyauté

    • Où ce que j’avais écrit il y a quelques mois prend tout son sens aujourd’hui
      http://opinions-opiniez.blogspot.fr/2014/10/petite-retrospective-rappeler-tout.html

      Jusqu’où allons-nous nous débattre dans la mauvaise foi, et nous ébattre dans l’irresponsabilité ?

      Comme le dopage dans le sport, le financement occulte de la vie politique fausse le jeu démocratique et l’ambiance sociale du pays. Cela fout par terre un pays qui n’en avait déjà pas besoin. Que cela soit dans les relations économiques ou sociales, toute organisation qui ne sait pas faire vivre un climat de confiance ne peut être performante. C’est toute la société française qui pâtit de la corruption. Le coût va bien au delà du renflouement de l’UMP par les militants et les contribuables.

      Quelle piètre vision faut-il avoir de soi-même et de ses concitoyens pour considérer qu’un pays entier ait besoin d’un « champion », d’un sauveur aussi talentueux et charismatique soit-il...
      En revanche, le destin d’un pays peut effectivement dépendre de la malhonnêteté d’un seul individu. Le sort de millions de gens peut pâtir de la place accordée (ou non) à la déontologie par le pouvoir politique et médiatique qui forge les normes et la culture d’un pays..

      Il y a plein d’autres talents à promouvoir, à l’UMP ou ailleurs, qui pourraient ramener le débat politique à l’essentiel, loin du parasitage des affaires. Nicolas Sarkozy n’a pas su le faire, il a laissé passer sa chance. Au nom de quoi faudrait-il lui accorder ce qu’il a toujours refusé à ceux qui échouaient, A savoir une seconde chance ?
      Et au delà du personnage, c’est tout un système à repenser.. Quand nous déciderons-nous enfin à tourner la page ?


  • Les banquiers, tricheurs par culture
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/19/les-banquiers-tricheurs-par-culture_4526122_3234.html

    Une grande banque internationale avait accepté de mettre à la disposition des universitaires 128 de ses employés, issus de tous les secteurs – banque privée, gestion du risque, traders, ressources humaines – et de tous les niveaux. A une condition : conserver l’anonymat (la suite lui donnera raison). La cohorte, qui avait en moyenne 11,5 ans d’expérience dans le secteur, était scindée en deux. A tous était posée une série de questions identiques portant sur leur bien-être, suivie de sept questions distinctes. Le premier groupe se voyait interrogé sur son identité professionnelle (dans quelle banque travaillez-vous ? quelle est votre fonction ?…) ; le second, sur des sujets autres (quel est votre loisir favori ? combien d’heures regardez-vous la télévision chaque jour ?…).

    Les affaires sérieuses pouvaient commencer. Les cobayes étaient invités à lancer dix fois une pièce et à noter le résultat. Ennuyeux et banal ? Pas tant que ça, car le jeu était intéressé, avertissaient les chercheurs. Chaque lancer retombant côté « face » rapportait 20 dollars ; « pile », au contraire, ne rapportait rien.

    Tricher ? La tentation était grande. Les joueurs n’étaient pas observés. Un résultat hors de la norme pouvait aisément être attribué au facteur chance. Un, peut-être deux, mais pas dix ou vingt… Que pensez-vous qu’il advint ? L’échantillon de contrôle reporta un taux de 51,6 % de lancer « gagnant », « ce qui n’est pas significativement différent de 50 % », indiquent les chercheurs. Qui concluent que les banquiers ne sont pas malhonnêtes par nature.

    En revanche, dans l’échantillon placé dans des conditions professionnelles, la pièce tomba du bon côté dans 58,2 % des cas. Ce qui, cette fois, n’a plus rien de normal. En considérant que personne ne triche contre son intérêt, le calcul de probabilité estime à 26 % le taux de tricheurs dans le groupe étudié.

    (…)

    « Les normes et règles informelles en vigueur dans le monde de la banque privilégient les valeurs matérielles et poussent ainsi à une attitude malhonnête », concluent les chercheurs.

    Ça fait un joli exercice à bâtir pour un sujet d’examen en probabilités élémentaires…



  • Nouvelle quinte de toux Lengletienne ce matin...

    Tout allait bien, j’étais à peu près d’accord avec son propos, jusqu’à cette phrase :

    c’est la première fois qu’on allège le coût du travail sans tricher, la mesure étant financée par une augmentation de la TVA et des coupes dans les dépenses publiques.

    C’est sûr, quand on fait payer tout le monde pour le bénéfice de quelques uns, on ne triche pas, on exulte...

    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/francois-lenglet/le-syndrome-renault-24-01-2013-1619548_778.php

    Et puis y a ça...

    L’accord social du 11 janvier, qui assouplit partiellement le marché du travail, produira aussi ses effets.

    L’espoir fait vivre...

    Il a la mémoire courte, François, il y a quelques jours, il écrivait que l’effet des mesures Hollande pour la compétitivité étaient déjà anéanties par la hausse de l’Euro vis à vis des autres monnaies, qui elles étaient dévaluées (pour rester compétitives)

    #lenglet #enfumage #triche


  • Un long article du New Yorker consacré à l’enquête sur l’un des plus mystérieux marathoniens du monde, Kip Litton, qui a obtenu de très bons temps dans plusieurs marathons et qui, comme l’enquête l’a montré, a certainement triché. La question non résolue est « quelle méthode a-t-il employé pour déjouer les contrôles existants ? » Autre question : que visait-il ? La gloire, son nom sur le Web ?

    http://www.newyorker.com/reporting/2012/08/06/120806fa_fact_singer

    [Lu sur http://www.schneier.com un blog consacré à la sécurité, à cause de la question « mais comment a-t-il fait ? »]

    #marathon #triche #sécurité

    • Cette belle histoire me rappelle avoir vu à Plan Lachat [ http://goo.gl/maps/R0r0g ] , dans la montée du Galibier il y a quelques années, un type garer sa voiture, descendre le vélo du toit, passer le lacet pendant que sa compagne le filmait, redescendre, remettre le vélo sur le toit, reprendre la voiture, monter deux lacets au dessus [ http://goo.gl/maps/7Af91 ] et recommencer ...

      Les gens font des choses stupides (dire à ses potes « Je vais monter le Galibier à vélo », « Je vais courir 50 marathons en moins de 3h ») et après ils ont du mal à s’en sortir. Il y a des similitudes avec l’histoire de Jean-Claude Romand et probablement d’autres histoires sordides.


  • Record number of journals banned for boosting impact factor with self-citations : Nature
    http://blogs.nature.com/news/2012/06/record-number-of-journals-banned-for-boosting-impact-factor-with-self-

    l’auto-#citation pour tricher sur le facteur d’impact a ses limites

    To put all this in context, the 2011 ranking includes more than 10,500 journals, so the removed offenders make up fewer than 0.5% of the total.  Still, Thomson Reuters could have kicked out more journals. Its own statistics indicate that 140 journals have had self-citations making up more than 70% of total citations in the past two years. By comparison, four-fifths of journals keep this proportion below 30%.

    #recherche #triche #rankings #bibliométrie


  • La BCE, donjon vacillant de l’Europe | Stanislas Jourdan
    http://owni.fr/2011/06/30/bce-donjon-vacillant-europe-crise-financiere

    Tandis que l’opinion publique s’acharne sur les grecs, le rôle, souvent oublié, de la Banque centrale européenne dans la gestion de la crise financière n’est pas inoffensif

    #Economie #Pouvoirs #Banque_centrale_européenne #banques #bce #Crise_de_la_dette #dette #grèce #irlande #trichet #union_européenne


  • Le récit assez édifiant d’un écrivain dont les clients sont des étudiants lui demandant de rédiger divers mémoires, rapports ou recherches dans différentes disciplines. Avec en creux une critique assez radicale du système d’évaluation et de notation aux États-Unis, mais c’est sans doute à peu près la même chose en France.

    The Shadow Scholar - The Chronicle Review - The Chronicle of Higher Education
    http://chronicle.com/article/The-Shadow-Scholar/125329

    I’ve written toward a master’s degree in cognitive psychology, a Ph.D. in sociology, and a handful of postgraduate credits in international diplomacy. I’ve worked on bachelor’s degrees in hospitality, business administration, and accounting. I’ve written for courses in history, cinema, labor relations, pharmacology, theology, sports management, maritime security, airline services, sustainability, municipal budgeting, marketing, philosophy, ethics, Eastern religion, postmodern architecture, anthropology, literature, and public administration. I’ve attended three dozen online universities. I’ve completed 12 graduate theses of 50 pages or more. All for someone else.

    You’ve never heard of me, but there’s a good chance that you’ve read some of my work. I’m a hired gun, a doctor of everything, an academic mercenary. My customers are your students. I promise you that. Somebody in your classroom uses a service that you can’t detect, that you can’t defend against, that you may not even know exists.

    I work at an online company that generates tens of thousands of dollars a month by creating original essays based on specific instructions provided by cheating students. I’ve worked there full time since 2004. On any day of the academic year, I am working on upward of 20 assignments.

    #éducation #université #triche #ghostwriter