• Toutes les centrales nucléaires françaises ont rejeté du tritium, selon la Criirad
    https://reporterre.net/Toutes-les-centrales-nucleaires-francaises-ont-rejete-du-tritium-selon-l

    Toutes les centrales nucléaires françaises rejettent du tritium. C’est le constat de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) qui a alerté le 3 décembre sur des rejets non maîtrisés.

    Entre 2015 et 2024, 16 centrales ont enregistré des teneurs supérieures à 10 Bq/l dans les eaux souterraines, certaines dépassant 1 000 Bq/l comme le Bugey, Gravelines et Tricastin, détaille l’association.

    Les trois autres centrales (Golfech, Nogent-sur-Seine, Paluel) ont connu des épisodes similaires avant ou après cette période, notamment Nogent-sur-Seine le 17 janvier 2025.

    La Criirad souligne qu’aucune centrale n’a pu garantir la protection permanente des nappes et que tout rejet massif affecterait rapidement le milieu aquatique.

    Selon le réseau Sortir du nucléaire, la toxicité du tritium a été sous-évaluée, notamment quand il est absorbé par l’organisme, où il pénètre alors dans l’ADN des cellules.

    #nucléaire #tritium

  • EDF : le spectre de la corrosion refait surface à la centrale nucléaire de Civaux
    https://www.latribune.fr/climat/energie-environnement/edf-le-spectre-de-la-corrosion-resurgit-a-la-centrale-nucleaire-de-civaux-


    La centrale nucléaire de Civaux, dans la Vienne, est la plus puissante et la plus récente du parc atomique tricolore, après l’EPR de Flamanville, dans la Manche.
    STEPHANE MAHE

    Selon nos informations, deux nouvelles indications de corrosion sous contrainte sont apparues sur le réacteur 2 de la centrale de Civaux, dans la Vienne. Le phénomène a été constaté sur des tuyauteries ayant déjà fait l’objet de réparations.

    « Personne ne peut dire, ni affirmer qu’on n’en trouvera pas de nouveaux [problèmes de corrosion, NDLR]. » Il « ne faut pas baisser la garde », notamment parce que « les réparations ont été faites à l’identique ». C’est le message qu’avait fait passer Bernard Doroszczuk, alors encore président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lors de sa dernière audition devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), en mai 2024.

    Un an plus tard, cet avertissement sonne comme un mauvais présage. En effet, selon nos informations, les équipes d’EDF pourraient, de nouveau, faire face à un problème de corrosion sous contrainte sur le réacteur 2 de la centrale de Civaux (Vienne) au niveau de tronçons de tuyauteries et, plus particulièrement, des « coudes ayant déjà été changés », selon une source proche du dossier. Il s’agirait « d’amorçage de corrosion sous contrainte », c’est-à-dire « du début du phénomène ». « La question d’un arrêt technique prolongé se pose », rapporte cette même source. Et ce, alors que le deuxième réacteur de Civaux, d’une puissance de 1 450 mégawatts (MW), est à l’arrêt depuis le 5 avril, dans le cadre d’une opération de maintenance programmée pour une visite partielle et le rechargement du combustible.

    #paywall

    • suite de l’article :

      Deux indications confirmées et une expertise en cours

      Contactée par la rédaction, l’Autorité de sûreté #nucléaire et de radioprotection (ASNR) confirme la présence de « deux indications de corrosion sous contrainte ». Cela signifie que les fissures identifiées laissent penser à de la corrosion sous contrainte. Des analyses actuellement réalisées par l’exploitant doivent permettre de confirmer la nature de ces indications. EDF indique, pour sa part, qu’une « expertise est en cours sur des tuyauteries, conformément au programme de contrôles 2025 définis dans la stratégie de traitement de la corrosion sous contrainte ». L’électricien ajoute ne pas disposer « à ce stade des résultats ».

      Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un phénomène de corrosion sous contrainte, ou CSC dans le jargon, ne correspond pas à l’apparition de rouille, mais à de minuscules fissures sur une partie de la tuyauterie. EDF y a été confronté, pour la première fois, fin 2021, en découvrant des fissures sur le réacteur 1 de #Civaux, la centrale française la plus récente et la plus puissante du parc atomique, après l’EPR de Flamanville (Manche).

      Première réparation à l’automne 2022

      À l’époque, l’électricien observe ces fissures sur la surface de la tuyauterie de circuits auxiliaires, connectés directement au circuit primaire principal, qui entoure le réacteur et dans lequel circule une eau à 320 degrés. Il est ici question de tuyaux tortueux. Ces derniers ne sont pas rectilignes, mais cheminent, avec des tronçons verticaux, horizontaux et des coudes. La taille des fissures varie alors d’une centaine de microns à quelque 5 millimètres.

      C’est au printemps 2022 que des premiers contrôles et investigations ont été menés sur Civaux 2, considéré comme prioritaire en raison du design de ses tuyauteries, également tortueuses. La présence de corrosion sous contrainte a par la suite été confirmée, conduisant à des réparations durant l’automne. Plus généralement, 2022 fut une année noire pour l’électricien tricolore, celui-ci ayant pris la décision de mettre à l’arrêt de nombreux réacteurs, entraînant une importante baisse de la production nucléaire et des pertes records pour le groupe.

      Quid de la vitesse de propagation ?

      Le fait de voir réapparaître des indices de corrosion sous contrainte sur le réacteur numéro 2 de Civaux montre que « le phénomène s’amorce rapidement, le temps de deux cycles de production », pointe un bon connaisseur du secteur. Selon lui, « l’estimation de la vitesse de propagation des fissures sera fondamentale ». Une des pistes actuellement à l’étude pour retarder le phénomène de propagation repose sur la réduction de l’oxygénation dans les tuyauteries. Le gendarme du nucléaire a d’ailleurs demandé à EDF de réfléchir à la manière dont l’électricien pourrait réduire le taux d’oxygène au cas par cas, c’est-à-dire selon les réacteurs ou selon les types de réacteurs.

      Fin mai, l’Autorité de sûreté affirmait encore que la corrosion sous contrainte était un « phénomène complexe multifactoriel », dont « on ne connaîtra probablement jamais la totalité du rôle de chacun des phénomènes en détail », concédait Julien Collet, directeur général adjoint de l’ASNR, en marge de la présentation du rapport annuel de l’autorité devant les parlementaires. L’une des causes avérées est la géométrie des tuyauteries, plus complexe sur les réacteurs les plus récents (les paliers de 1 450 mégawatts et de 1 300 mégawatts), mais d’autres facteurs entrent en jeu.

      Civaux 2 sélectionné pour produire du tritium

      « Pour autant, nous avons aujourd’hui une compréhension qui est suffisante pour pouvoir gérer et prévenir correctement le risque associé », précise Julien Collet. « EDF nous a soumis une proposition de programme de suivi et de contrôles en service avec quelles zones à contrôler, quels types de contrôles et quelle périodicité des contrôles pour être capable de détecter à temps une dégradation des tuyauteries », ajoutait-il.

      L’unité 2 de la centrale de Civaux est censée redémarrer au début de l’été. C’est sur ce réacteur que doivent être menées les premières expérimentations de production de #tritium, un gaz rare indispensable à la fabrication des #armes_atomiques. Dans cette optique, des éléments en lithium ont été introduits sur certains combustibles pendant les opérations de maintenance. EDF n’a pas indiqué à quelle date précise le réacteur pourrait, de nouveau, être connecté au réseau électrique.

  • Votre eau du robinet est-elle radioactive ? Découvrez-le grâce à notre moteur de recherche | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/091224/votre-eau-du-robinet-est-elle-radioactive-decouvrez-le-grace-notre-moteur-

    Des analyses effectuées entre 2016 et 2024 révèlent la présence de #tritium, un élément radioactif rejeté par les installations #nucléaires, dans les #eaux_potables de plus de 2 300 communes françaises. Votre eau est-elle concernée ? Recherchez votre commune et consultez les résultats.

    Commune : Le Mans
    Département : Sarthe
    Nombre de résultats : 65
    % de résultats où tritium détecté : 3 %
    Valeur maximale mesurée (Bq/l) : 3,30
    Date du dernier prélèvement : 16/07/2024

  • Tritium dans l’eau potable – CRIIRAD
    https://www.criirad.org/categorie/centrales-nucleaires/rejets-radioactifs/tritium

    Le #tritium est le principal atome radioactif rejeté dans l’environnement par l’industrie nucléaire.
    Depuis 2005, sa recherche dans les eaux potables est obligatoire en France, mais les résultats sont difficilement accessibles.
    Pour y remédier, la CRIIRAD a compilé les données officielles et met à disposition du public les résultats sous forme de cartes et de tableaux.
    Également en accès libre : un moteur de recherche pour consulter les données de chaque commune (collaboration Mediapart/CRIIRAD).

    https://www.criirad.org/le-tritium-est-il-detecte-dans-ma-commune
    #eau_potable #nucléaire

    • reçu par mail :
      « Il a fallu attendre 2005 pour que devienne obligatoire la recherche de tritium dans les eaux potables. Les résultats sont consultables par le public mais sur un site archaïque et opaque1. La CRIIRAD le dénonçait en 2019, mais cinq ans après, rien n’a évolué.

      Pour y remédier, elle a décidé de mettre elle-même à disposition du public, sur la page www.criirad.org/tritium, les résultats qu’elle a extraits des bases de données officielles2. Voici les principaux enseignements de ce travail.

      Les secteurs les plus impactés comptent 663 communes et 9,6 millions d’habitants : le tritium y est détecté à au moins deux reprises, et l’activité maximale atteint ou dépasse 10 becquerels par litre, valeur au moins 5 fois supérieure au bruit de fond. En élargissant à la totalité des résultats pour lesquels le tritium est détecté, ce sont 2 392 communes comptant 16,6 millions d’habitant·es qui sont concernées.

      Le tritium est surtout mesuré dans des agglomérations situées le long ou à proximité de cours d’eau dans lesquels une ou plusieurs centrales nucléaires rejettent, en amont, des effluents radioactifs. Sont notamment concernées 290 communes d’Île de France alimentées par la Seine (dont Paris, Créteil, Versailles…), les vallées de la Loire (Nantes, Angers, Tours, Orléans…), du Rhône (Lyon, Bollène), de la Garonne (Agen, Marmande) et de la Vienne (Châtellerault).

      Le tritium est également détecté dans 77 communes de Côte d’Or, département où se trouve le centre CEA de Valduc, lieu de fabrication des armes thermonucléaires. Il s’agit du site qui, de loin, rejette le plus de tritium en France par voie atmosphérique.

      En dehors de ces principaux secteurs, de nombreuses communes présentent de façon ponctuelle une contamination en tritium dont l’origine reste à déterminer. La CRIIRAD invite toutes les personnes intéressées à enquêter, en se servant des données qu’elle met à disposition.

      Par ailleurs, l’ampleur du phénomène est sous-estimée. En effet, la grande majorité des analyses réalisées ne sont pas suffisamment précises pour mettre en évidence un impact des rejets actuels des installations nucléaires. De plus, pour près de 4 000 communes, la base officielle ne comporte aucun résultat, ce qui constitue autant d’infractions potentielles à l’obligation de contrôle.

      La demande faite par la CRIIRAD en 2019 reste valable : il est nécessaire de documenter toutes les communes alimentées par de l’eau potable contaminée par le tritium.

      Il est plus que temps de revoir les normes en vigueur qui ne sont pas assez protectrices, d’autant plus que les rejets dans l’environnement vont augmenter avec la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. »

    • https://www.unscear.org/docs/publications/2016/UNSCEAR_2016_Annex-C.pdf

      Introduction

      Tritium emits low-energy beta particles with a short range in body tissues and, therefore, poses a
      risk to health as a result of internal exposure only following ingestion in drinking water or food, or
      inhalation or absorption through the skin. Unlike external penetrating radiation, such as X-rays and
      gamma rays, internal exposure to tritium has the potential to result in heterogeneous dose distribution
      within tissues and cells. Other factors that may affect the potential radiotoxicity of tritium include
      transmutation and isotopic effects. Transmutation is the term used for the formation of a new element
      by radioactive decay, which has the potential to adversely affect metabolic processes. Isotopic effects
      apply to low atomic mass elements such as hydrogen, for which tritium atoms with larger mass may
      replace the stable protium in cellular processes. Both effects are judged to be minor contributors to
      radiotoxicity when compared to the predominant effect of the energy deposition from beta particles
      emitted by tritium decay.

      C. Stochastic effects of HTO in mammals
      1. Carcinogenicity
      212. Many laboratory studies on animals have demonstrated that exposure to tritium, both as HTO and tritiated compounds, can induce cancer although the carcinogenic effect of exposure to tritium has not been studied as extensively as that of gamma radiation and X-rays.

    • @touti Non c’est usuel dans le fonctionnement des centrales nucléaires :

      "Dans les centrales nucléaires, le tritium présent dans le circuit primaire provient pour l’essentiel de l’activation neutronique du bore (modérateur neutronique) et du lithium (régulateur de pH). Compte tenu de sa mobilité, il n’existe pas de technique industrielle permettant de piéger efficacement le tritium. Il est donc rejeté dans l’environnement. Le tritium représente ainsi plus de 99% de la radioactivité rejetée par voie liquide et il est un des principaux constituants des rejets radioactifs à l’atmosphère (avec les gaz rares et le carbone 14)."

      "Avec l’évolution du mode de gestion des combustibles nucléaires dans le parc actuel qui vise l’augmentation des “taux de combustion” en vue d’optimiser l’utilisation du combustible et les arrêts de tranche, les rejets de tritium tendent à augmenter. Le développement de projets tels que l’EPR6 (puissance de 1 650 MWe) et ITER7 ne présage pas d’une amélioration de la situation."
      https://www.criirad.org/tritium_en-savoir-plus

    • Merci pour le document sur Valduc @fonkisifou. ma fille avait postulé pour y travailler et j’avais dû produire un extrait de casier judiciaire à cet effet. Le nucléaire, ça ne rigole pas.
      Sauf que ça ne les empêche pas de nous prendre pour des jambons car on retrouve cette spécificité de nos élus, à savoir garder le silence (pour ne pas alarmer l’opinion). Ça nous rappelle forcément quelque chose.
      Effectivement, une dose élevée de tritium est liée à la présence d’installations militaires ou de centres de retraitement de déchets radio-actifs. Et donc pour le département des Hautes-Pyrénées je ne vois pas trop.
      Ce document concernant la région Occitanie en 2019 ne nous apprends rien de neuf non plus.
      https://www.greenpeace.fr/dechets-nucleaires-pres-de-chez-vous

      Par contre, des centres de retraitements de déchets nucléaires (y compris les déchets d’isotopes utilisés en imagerie médicale ou en oncologie), c’est peut-être de ce côté-là qu’il faudrait chercher car ces sites sont en général assez discrets et très peu connus du « grand-public » ...
      https://www.asn.fr/content/download/164789/file/RA%202018%20Chapitre%2014.pdf

    • Ce constat est partagé par la Criirad :
      « Des questions restent posées : quelle est l’origine des points de contamination ponctuelle situés hors des secteurs précités ? Quel est le lien entre la chronologie des rejets et les variations des teneurs en tritium dans les eaux potables ? La CRIIRAD invite toutes les personnes intéressées à aller plus loin, en se servant des données qu’elle met à disposition. »

  • Qui pollue notre #eau_du_robinet ?

    #Hugo_Clément a enquêté sur la pollution et la #dépollution de l’eau du robinet en #France. Ainsi, que fait-on quand une #eau_potable dépasse les #seuils_de_pollution ? Elle est tout simplement mélangée avec une autre source, plus pure, et renvoyée dans le réseau. L’enquête révèle également que l’eau est de plus en plus contaminée par des résidus de #pesticides, des polluants de l’industrie ou même des restes des guerres. La conséquence directe en est que le #traitement_de_l'eau coûte plus cher. Certains citoyens se battent pour réduire les sources de pollution en amont plutôt que de financer des usines toujours plus perfectionnées et hors de prix.

    https://www.france.tv/france-5/sur-le-front/6668603-qui-pollue-notre-eau-du-robinet.html

    voir aussi :
    https://mamot.fr/@n1k0/113545804575956333

    #pollution #contamination #seuils #vidéo #chlorothalonil_dégradé #eau_en_bouteille #taux_de_pollution #conformité #santé_publique #supermarchés #Fiée_des_lois #puits #cancers

    • Alerte : #Déclassement d’un #métabolite du chlorothalonil par l’#Anses, un #pesticide très présent dans l’eau potable !

      Générations Futures s’inquiète des conséquences d’un tel déclassement et d’un déni de l’application du #principe_de_précaution.

      D’après un avis de l’Anses publié hier (https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2024/05/eaux2023sa0142.pdf), mercredi 22 mai, le métabolite du #fongicide interdit chlorothalonil #R471811, considéré pertinent jusqu’alors, est maintenant jugé par l’agence comme non pertinent. Une fois de plus, la façon dont l’Anses gère les incertitudes et la non application du principe de précaution dans cette évaluation interroge.

      Quelles sont les conséquences d’un tel déclassement ?

      Suite à ce nouveau classement, la norme de qualité, la #concentration_maximale tolérée pour juger l’eau “conforme”, est relevée de près de 10 fois : elle passe de 0,1 µg/L à 0,9 µg/L. Conséquence directe, toutes les situations pour lesquelles le R471811 se trouvait dans l’eau potable à des concentrations comprises entre 0,1 µg/L à 0,9 µg/L redeviennent “conformes”. D’après le dernier bilan de la qualité de l’eau potable vis à vis des pesticides publié par le ministère de la Santé, ces situations concernaient seulement 0,3% des unités de distribution. Toutefois, en 2022, les recherches de ce métabolite dans le cadre du contrôle de l’eau potable étaient encore très limitées. Dans le cadre d’une campagne de mesures menée par l’Anses en 2020/2022, le R471811 était le métabolite le plus souvent quantifié (dans plus d’un échantillon sur 2) avec la plus grande fréquence de dépassement de 0,1 µg/L (34% des échantillons). Dans tous les cas, ce nouveau classement permettra d’avoir de meilleures statistiques sur les taux de conformité de l’eau potable, tout comme le permettra également le déclassement des métabolites du #S-métolachlore.

      Outre ce relèvement de la norme de qualité, cette classification en tant que non pertinent a pour conséquence que le R471811 ne sera plus retenu dans le calcul du total pesticides, censé prendre en compte l’effet cocktail dû à la présence simultanée de plusieurs substances actives et métabolites. La norme de qualité pour la somme des pesticides (substances actives et métabolites) est fixée à 0,5 µg/L mais ne sont pris en compte dans ce total uniquement les métabolites jugés pertinents. Le métabolite R471811 ne sera donc plus intégré dans le calcul du total pesticide même s’il est présent dans l’eau.

      Enfin, ce passage en non pertinent entraînera une perte d’information pour les citoyens qui ne seront plus informés qu’un métabolite de pesticide classé #cancérigène probable se retrouve dans l’eau potable dès lors que sa concentration reste inférieure à 0,9 µg/L.

      Une évaluation très incertaine

      En 2022, l’Anses avait jugé le métabolite R471811 comme pertinent (https://www.anses.fr/fr/system/files/EAUX2021SA0020-b.pdf) en considérant le classement du chlorothalonil en tant que cancérigène probable (catégorie 1B) proposé par l’EFSA et “le manque de données pour démontrer que le métabolite R471811 ne partage pas le mode d’action de la SA parente aboutissant à des #tumeurs_rénales

      Cette nouvelle évaluation de l’Anses publiée hier s’est basée sur de nouveaux éléments fournis par Syngenta, le principal fabricant de chlorothalonil.

      Cependant, beaucoup de zones d’ombres persistent :

      Concernant la cancérogénicité :

      D’après la méthodologie (https://www.anses.fr/fr/system/files/EAUX2015SA0252.pdf) utilisée par l’Anses pour évaluer la pertinence des métabolites, “si la substance active (SA) mère est classée cat 1A ou 1B au titre du règlement 1272/2008 et ses ATP pour les effets cancérogènes, le métabolite est classé en « pertinent dans les EDCH » sauf à démontrer le contraire, essais à l’appui, en particulier sur les « endpoints » critiques de la SA”.

      L’EFSA ayant proposé de classer le chlorothalonil en cancérogène de catégorie 1B, des essais sur le métabolite sont donc nécessaires pour le classer non pertinent. Est-ce que des essais de cancérogénicité ont été réalisés sur le R471811 ? Pas du tout ! A la place de toute étude, Syngenta a fourni à l’Anses un argumentaire visant à montrer que le métabolite ne possède pas les mêmes propriétés que la substance mère. Cet argumentaire se base essentiellement sur une analyse de la structure chimique du R471811 et sur des études mécanistiques réalisées in vitro par Syngenta selon un protocole inconnu, non détaillé dans l’avis de l’Anses. Nous ne pouvons donc juger de la fiabilité de ces études in vitro. Aucune étude de toxicité chronique réalisée in vivo avec le R471811 n’a été réalisée.

      Concernant le caractère perturbateur endocrinien :

      Là encore, aucune donnée sur le métabolite n’est disponible. Selon la méthodologie de l’Anses, il est donc nécessaire de se baser sur les données disponibles sur la substance active. L’EFSA ainsi que l’Anses considèrent qu’il est “peu probable que le chlorothalonil présente des propriétés susceptibles de perturber le système endocrinien”. Cependant, cette évaluation n’a pas été réalisée selon la méthodologie la plus récente adoptée en 2018. De plus, comme indiqué par Le Monde (https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/05/22/eau-potable-les-risques-lies-a-un-metabolite-de-pesticides-revus-a-la-baisse), des chercheurs chinois estiment dans une revue de la littérature (https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S0045653524011342) que le chlorothalonil peut avoir une action toxique perturbant le système endocrinien chez plusieurs espèces.

      Concernant la transformation du R471811 par les traitements de l’eau potable.

      Un autre aspect pouvant conduire à classer un métabolite pertinent est l’impact des traitements de l’eau si les éléments mettent en évidence la possible transformation du métabolite en un produit dangereux pour la santé humaine dans les filières de traitement EDCH, le métabolite est classé pertinent”. Selon l’Anses, “ il est très probable que la chloration d’eau contenant du métabolite R471811 conduise à la formation lente de N-chloroamides et de N,N dichloroamides” mais comme il reste des incertitudes et que les données sont insuffisantes, le classement comme pertinent n’a pas été retenu.

      Une approche pas suivie par l’agence de sécurité sanitaire #Suisse

      Ironie du calendrier, nos voisins Suisses, également concernés par des contaminations de leurs eaux par les métabolites du chlorothalonil ont, au contraire de l’Anses, confirmé le fait que la norme de 0,1 µg/L doit s’appliquer à ces métabolites, y compris au R471811.

      L’approche Suisse contraste nettement avec celle française. En effet, l’agence de sécurité sanitaire Suisse OSAV (https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/lebensmittel-und-ernaehrung/lebensmittelsicherheit/stoffe-im-fokus/pflanzenschutzmittel/chlorothalonil.html), estime qu’ “en cas de classification dans la catégorie 1B, tous les métabolites du chlorothalonil sont automatiquement considérés comme pertinents, comme le prévoit le guide européen sur l’évaluation de la pertinence des métabolites” En conséquence, l’#OSAV recommande de “respecter la valeur maximale de 0,1 µg/l afin de garantir, à titre préventif, la protection de la santé en limitant de manière générale la présence, dans l’eau potable, de métabolites de substances actives aux propriétés toxicologiques préoccupantes”.

      « Ce nouvel exemple de déclassement d’un métabolite en non pertinent illustre une fois de plus la façon dont l’Anses gère les incertitudes liées aux évaluations : même si les données sont clairement insuffisantes pour affirmer qu’un métabolite “n’engendre pas (lui-même ou ses produits de transformation) un risque sanitaire inacceptable pour le consommateur” selon, l’Anses passe outre ces incertitudes et fait le choix de ne pas appliquer le principe de précaution dans ces situations, » déclare Pauline Cervan, toxicologue chez Générations Futures. « En attendant cette façon de faire « simplifie » la tâche du gestionnaire qui aura de moins en moins de cas de non-conformité de l’eau à traiter. Peut-on s’en réjouir ? Nous pensons que non… » conclut-elle.
      Avis de l’ANSES chlorothalonil : https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2024/05/eaux2023sa0142.pdf

      https://www.generations-futures.fr/actualites/alerte-metabolite-chlorothalonil

      #industrie_agro-alimentaire

    • #Strasbourg : l’UFC Que Choisir fait analyser l’eau du robinet et retrouve huit #polluants_éternels

      L’UFC Que Choisir du Bas-Rhin a fait analyser l’eau du robinet de Strasbourg par un laboratoire indépendant. Huit polluants éternels, les #PFAS, ont été retrouvés, dont certains interdits d’utilisation depuis plusieurs années, sans que les normes ne soient dépassées.

      C’est une étude qui vient confirmer ce que Ici Alsace (à l’époque, France Bleu Alsace), vous révélait en septembre dernier. L’eau du robinet de Strasbourg contient bien plusieurs PFAS problématiques. Il y a quelques mois, Ici Alsace avait fait analyser l’eau et avait retrouvé 8 de ces polluants éternels interdits ou cancérogènes dans l’eau strasbourgeoise.

      L’UFC Que Choisir vient de faire exactement la même chose. Et la fédération d’association a aussi retrouvé 8 PFAS dont plusieurs interdits à l’utilisation depuis 6 ans. Parmi eux, des TFA, à raison de 80 nano-grammes par litre. Ce TFA à chaîne ultra-courte fait pourtant partie des molécules de dégradation de la quasi-totalité des pFAS de plus grande taille et, en particulier, des pesticides fluorés comme le Flufenacet.

      Or, l’ANSES vient de déclarer le Flufenacet comme reprotoxique en septembre dernier. Voici les relevés exacts de l’UFC Que Choisir :

      PFOS : 1,5 ng/l (PFAS interdit à la production et l’utilisation depuis 2019 en Europe

      PFHxS : 1,9 ng/l

      PFBA : 1,8 ng/l

      PFBs : 4,5 ng/l

      PFHxA : 2,1 ng/l

      PFPeA : 3,2 ng/l

      PFPrA : 6 ng/l

      TFA : 80 ng/l

      Si l’on prend en compte la norme applicable à partir de 2026, les prélèvements ne dépassent jamais les normes autorisées. Mais si ’l’on prend en compte les normes utilisées dès 2026 par le Danemark, qui sont beaucoup plus strictes, alors l’eau du robinet strasbourgeoise ne serait plus dans les normes.

      Globalement l’UFC Que Choisir estime que les citoyens ne sont pas assez informés du danger potentiel des PFAS dans l’eau. Elle demande des normes plus sévères et d’interdire la fabrication et les rejets de PFAS. « A Strasbourg même, sur les 33 PFAS recherchés, on en a retrouvé 7 qui font partie de la liste des 20 PFAS qui seront officiellement recherchés par l’ARS dès 2026, plus un qui s’appelle le TFA qui est un PFAS à chaîne ultra courte, qui est problématique dans la mesure où c’est un métabolite du Flufenacet qui est un pesticide reconnu comme étant dangereux pour la santé humaine » explique Pierre-Jean Dessez, administrateur à l’UFC Que Choisir du Bas-Rhin.

      « Cela nous inquiète dans la mesure où nous n’en savons pas assez. Nous demandons de mener des études pour améliorer la connaissance que nous avons des PFAS, sur leur éventuelle toxicité. Un projet de loi a été adopté en première lecture à l’assemblée nationale et au Sénat avant la dissolution. Depuis nous attendons que cette loi passe en seconde lecture pour être adoptée. Elle aurait l’avantage de réguler beaucoup plus qu’aujourd’hui l’usage de ces PFAS, pour nous c’est très important » poursuit le responsable. L’UFC enjoint donc les parlementaires alsaciens d’adopter sans délai la proposition de loi.

      https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/strasbourg-l-ufc-que-choisir-fait-analyser-l-eau-du-robinet-et-retrouve-h

    • #Tritium dans l’eau potable : synthèse du dossier

      Depuis 2005, le contrôle du tritium dans les eaux potables est obligatoire.

      Les résultats des analyses réglementaires des eaux potables sont bien mis à disposition du public, mais soit sur le site Orobnat très fastidieux à consulter, soit, sur data.gouv.fr, sous forme de bases de données brutes ne pouvant être consultées telles quelles.

      La CRIIRAD a extrait de ces bases et compilé l’ensemble des données relatives aux mesures de tritium effectuées entre janvier 2016 et février 2023. Elle les met à la disposition du public, sous forme de fichiers globaux et de cartes interactives.

      https://www.criirad.org/tritium-dans-leau-potable-la-criirad-publie-les-donnees
      #cartographie

    • Paris, Lille, Rouen… Ce que l’on sait sur le polluant éternel qui contamine l’eau du robinet de nombreuses villes

      Un polluant éternel très compliqué à éliminer de l’eau, l’#acide_trifluoroacétique (#TFA), pouvant avoir des effets sur la fertilité ou favoriser certains cancers, a été retrouvé dans l’eau du robinet d’une large majorité des villes où il a été recherché. Les deux études distinctes à l’origine de ces découvertes, publiées jeudi 23 janvier, ont été menées d’une part par le laboratoire Eurofins et d’autre part par les associations UFC-Que Choisir et Générations futures.

      L’Europe devrait débourser 2 000 milliards d’euros sur vingt ans pour supprimer les « polluants éternels » (PFAS, pour substances per- et polyfluoroalkylées) des eaux et des sols. Et l’un d’eux, très compliqué à éliminer, l’acide trifluoroacétique (TFA), est présent dans l’eau du robinet de nombreuses communes de France, et dans la grande majorité des cas à des taux excédant le seuil théorique de qualité.

      C’est ce que révèlent deux campagnes de mesures, rendues publiques ce jeudi 23 janvier par le journal Le Monde, et conduites séparément par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir et l’ONG environnementale Générations futures d’une part, et par le laboratoire d’analyse Eurofins d’autre part. La substance a été retrouvée dans l’eau de 24 communes sur 30 par la première campagne, et dans 61 des 63 échantillons lors de la seconde.

      (#paywall)

      https://www.humanite.fr/societe/cancer/paris-lille-rouen-ce-que-lon-sait-sur-le-polluant-eternel-qui-contamine-lea

  • Près de Lyon. Une fuite radioactive détectée à la centrale nucléaire du Bugey | Actu Lyon
    https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/amberieu-en-bugey_01004/pres-de-lyon-une-fuite-radioactive-detectee-a-la-centrale-nucleaire-du-bugey_57

    Concrètement, du tritium (qui est un élément radioactif de l’hydrogène) a été détecté en quantité jusqu’à huit fois supérieure au seuil au-delà duquel une investigation d’identification et de quantification doit être entreprise afin de rechercher et de supprimer les causes de la contamination.

  • Elle n’existe pas encore, mais la fusion nucléaire épuise déjà son carburant | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/energie-fusion-nucleaire-epuise-deja-carburant-tritium-20-kilos-reserves

    Il n’y a, sur Terre, que 20 kilos de tritium. Comment faire ?

    Repéré par Barthélemy Dont sur Wired

    30/05/2022 à 20h02

    Plus efficace, moins dangereuse et moins polluante que la fission nucléaire que nous connaissons aujourd’hui, la fusion concentre beaucoup d’espoirs sur la production électrique de demain.

    Sur le papier, le principe est simple : deux isotopes de l’hydrogène différents, le deutérium et le tritium, sont envoyés dans un réacteur appelé tokamak, où ils fusionnent, créant un plasma aussi chaud que la surface du Soleil.

    Tout cela reste théorique cependant, puisque malgré un large engouement pour cette technologie, des progrès constants et des promesses excitantes, personne ne sait encore la maîtriser au point de produire de l’électricité.

    Grâce aux très importants moyens et efforts investis dans le secteur, il est toutefois possible que la fusion devienne à moyen terme une solution viable. Auquel cas elle fera face à un problème majeur : elle manque déjà de carburant.

    Comme l’explique le site internet d’ITER, le principal tokamak expérimental au monde, le deutérium est à la fois abondant et simple à obtenir puisque « chaque mètre cube d’eau de mer contient 33 grammes de deutérium que l’on extrait de manière routinière à des fins scientifiques et industrielles ».

    Ce n’est en revanche pas le cas du tritium. Il n’est présent dans la nature « qu’à l’état de traces », et les réserves mondiales de l’isotope ne se résument en tout et pour tout qu’à 20 kilos.

    Le stock de tritium disponible aujourd’hui est en fait un sous-produit des réacteurs à eau lourde pressurisée, qui en rejettent environ 100 grammes par an. Seulement, il ne reste que trente de ces réacteurs en activité, et ils sont en fin de vie. De surcroît, l’objectif de la fusion est de remplacer avantageusement le nucléaire existant, pas de dépendre de lui.
    Solution théorique

    Le tritium n’a qu’une durée de vie d’un peu plus de douze ans. Lorsqu’ITER démarrera, normalement en 2035, la moitié du stock existant aura déjà disparu. Or, un réacteur devrait avoir besoin d’environ 200 kilos de tritium par an.

    Tout n’est cependant pas perdu. Les scientifiques ont bien sûr anticipé la question et trouvé une solution : théoriquement, les réacteurs à fission pourraient être autosuffisants en tritium.

    Si les neutrons rejetés par le réacteur entrent en contact avec du lithium-6, ils devraient produire du tritium, qui pourrait être extrait et réinjecté dans le réacteur. Un tokamak aurait ainsi simplement besoin d’une petite quantité de l’isotope pour démarrer, puis produirait son propre carburant.

    Tapisser le réacteur d’une couche de lithium pourrait donc « suffire à le rendre autosuffisant en carburant, tout en produisant un petit extra pour démarrer de nouvelles centrales », explique le porte-parole de l’Autorité britannique de l’énergie atomique. Mais comme pour tout ce qui touche à la fusion nucléaire, si le principe est brillant, son application est encore largement théorique.

  • Damit wird die Kernfusion keinen Beitrag zur Lösung der Klimakrise ...
    https://diasp.eu/p/14113521

    Damit wird die Kernfusion keinen Beitrag zur Lösung der Klimakrise leisten können: Wenn die Technologie tatsächlich in den 2040er-Jahren großtechnisch zur Produktionsreife gelangt, müssen viele Staaten längst klimaneutral sein. (piqd) #Energie https://www.deutschlandfunk.de/auf-dem-weg-zum-fusionskraftwerk-100.html

  • À Fukushima, l’eau contaminée va bientôt être rejetée en mer
    https://www.novethic.fr/actualite/energie/energie-nucleaire/isr-rse/a-fukushima-l-eau-contaminee-va-bientot-etre-rejetee-en-mer-149122.html

    Le #tritium est dangereux à très haute dose par ingestion ou inhalation. Mais sa durée de demi-vie - le temps qu’il faut pour baisser la #radioactivité de 50 % - est relativement courte (12,3 ans, contre par exemple 30 ans pour le Césium 137). De plus, sa nocivité est relative. Le tritium a ainsi été utilisé pendant des années, par exemple, pour rendre lumineuses les aiguilles des montres de poignets. Il n’empêche que les habitants sont inquiets. Les agriculteurs et les pêcheurs craignent que cela n’entache l’attrait pour leurs produits. La Corée du Sud exprime également de vives réserves et interdit toujours l’importation de produits de la mer issus de la région.

    10 ans après Fukushima : cinq photos pour comprendre les conséquences de la catastrophe.
    https://www.novethic.fr/actualite/economie/isr-rse/10-ans-apres-fukushima-cinq-photos-pour-comprendre-les-consequences-de-la-c

    [Les monstres des abysses] Quand l’humanité noyait ses déchets nucléaires au fond de l’océan.
    https://www.novethic.fr/actualite/energie/energie-nucleaire/isr-rse/les-monstres-des-abysses-quand-l-humanite-noyait-ses-dechets-nucleaires-au-

    La gestion des déchets nucléaires est un vrai casse-tête. Lors du déploiement de l’atome civil sur la planète, la solution de l’immersion de déchets en mer a été employée par plus d’une dizaine du pays. Ce sont des milliers de tonnes de ces bombes à retardement qui reposent aujourd’hui sur le plancher océanique et souffrent peu à peu de la corrosion. Toute la semaine, Novethic sillonne les abysses à la recherche de ces monstres marins créés par les humains.

    https://youtu.be/rUDwK5IEaGw

    #Fukushima #Tepco #nucléaire

    • Après Fukushima, les « travaux en France ne nous mettent pas à l’abri d’une catastrophe », dit la #CRIIRAD
      https://twitter.com/CRIIRAD/status/1370676008437878784

      Selon Bruno Chareyron, les opérations de décontamination ont généré entre 10 et 20 millions de tonnes de sacs de terre radioactive « dont les autorités ne savent pas quoi faire ». Il ajoute : « Les autorités japonaises font tout pour banaliser la catastrophe pour faire croire que c’est réglé et organiser les Jeux Olympiques alors que rien n’est réglé. Il y a plus de 1,2 million de tonnes d’eau contaminée qui s’accumule dans les réservoirs et qu’on voudrait rejeter en mer, ce qui n’est pas légal ».

  • Une contamination radioactive « anormalement élevée » détectée dans la Loire
    https://www.lyoncapitale.fr/actualite/une-contamination-radioactive-anormalement-elevee-detectee-dans-la-loir
    #nucléaire #tritium

    Selon l’association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest la Loire aurait une concentration de tritium anormalement élevée en aval de cinq centrales nucléaires qui jonche le plus grand fleuve de France. Le relevé a été fait à Saumur, dans le Maine-et-Loire. Le tritium, un agent hydrogène radioactif, a atteint une concentration de 310 Bq/L en janvier dernier selon l’AFP. D’après l’agence qui cite l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), “les niveaux de tritium “habituellement observés” dans les eaux de surface sont, en dehors de toute source d’émission de tritium, de 1 Bq/L à quelques Bq/L”.

  • NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS L’AFFAIRE DES PARAFOUDRES RADIOACTIFS CHEZ ORANGE

    Le démantèlement des parasurtenseurs radioactifs chez #Orange est suspendu. Les lanceurs d’alerte du CHSCT de l’UI Auvergne ont voté une nouvelle expertise le 24 juillet pour faire la lumière sur les expositions aux radiations. En 2015, une expertise avait conclu à un risque significatif dans le cadre des conditions de travail entre 1970 et 2000 . L’enjeu est de faire désormais la lumière sur les expositions actuelles, notamment lorsque les salariés d’Orange et les sous-traitants pénètrent dans les lieux de stockage pollués au #radon et au #tritium (lire notre article). Le début de l’année avait été ponctué par plusieurs alertes syndicales pour risque grave et imminent (à Montluçon et Portes-lès-Valence), suite à des analyses contradictoires de trois laboratoires (Cerap, Criirad et IRSN). Pour rappel, en 2006, on apprenait que 10 agents des Télécom avaient contracté des cancers à Riom-ès-montagnes, ce qui avait fait éclater l’affaire.

    http://www.criirad.org/Radioactivit%C3%A9%20en%20entreprise%20(hors%20nucl%C3%A9aire)/Les%20parasurtenseurs/CP_CRIIRAD_170803_Radioactivite_parasurtenseurs.pdf
    http://www.sante-et-travail.fr/risque-radioactif-confirme-pour-les_fr_art_641_72465.html
    https://seenthis.net/messages/590813
    Source : sante & travail.fr

  • L’eau contaminée de #Fukushima devrait être déversée dans le #Pacifique - polynésie 1ère
    http://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/eau-contaminee-fukushima-devrait-etre-deversee-pacifique-494789.
    http://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/sites/regions_outremer/files/styles/top_big/public/assets/images/2013/10/03/centrale_de_fukushima2.jpg?itok=ZgMNsN8F

    Juillet 2017

    777.000 m3 d’eau ayant servi à refroidir les réacteurs ou issus des inondations dans les sous-sol de la centrale, sont stockées à la centrale #nucléaire de Fukushima. Un traitement supprime 62 molécules radioactives, mais pas le #tritium, un isotope radioactif qui ne peut pas disparaître par traitement industriel. L’eau est donc stockée depuis des années, mais les volumes atteignent des niveaux importants et Tepco cherche maintenant à s’en débarasser. L’exploitant, Takashi Kawamura, n’attend plus que le feu vert du gouvernement japonais.

    Le tritium existe naturellement dans l’environnement et les autorités affirment qu’il est présent en très petite quantité dans l’eau de Fukushima. Mais cette perspective d’un déversement inquiète la population locale et les pêcheurs. 

    Le 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima avait été touchée par un tremblement de terre, suivi d’un tsunami. Trois des six réacteurs sont continuellement arrosés d’eau pour les refroidir.

    Fukushima Plant Is Releasing 770,000 Tons of Radioactive Water Into the Pacific Ocean
    http://www.truth-out.org/news/item/41564-fukushima-plant-is-releasing-tons-of-radioactive-water-into-the-pac

    “Once toxic tritium makes it into the environment, it will bind anywhere hydrogen binds,” Savabieasfahani said. “Imagine a toxic particle that can freely travel through our cells and bind to every molecule of life in our bodies and cause damage. Tritium is a carcinogen, a teratogen and a mutagen all rolled into one.”

    According to Savabieasfahani, there is no safe threshold level for tritium, as it can harm living organisms no matter how low its concentrations.

    • https://www.britannica.com/science/tritium
      http://www.truth-out.org/news/item/5210

      The event is known in Japanese as Fukushima #genpatsu-shinsai: from genpatsu, nuclear plant; shin, earthquake; and sai, disaster. Its gravity is classified as level 7 on the International Nuclear and Radiological Event Scale (INES), the maximum possible level and one reached only by the Chernobyl disaster.

      http://www.lifegate.com/people/news/fukushima-video

      The 26th of April 1986 is still an indelible date in the minds of millions of people around the world. The explosion that destroyed reactor number four at the Chernobyl Nuclear Power Plant in the former Soviet Union changed people’s perception of nuclear power forever, making them question its safety. Controversy regarding the death toll and environmental consequences is still an ongoing debate. An area of 2,600 square kilometres in Ukraine and Belarus, part of the Exclusion Zone, will be contaminated for at least the next 24,000 years.

      http://www.lifegate.com/people/lifestyle/chernobyl-30-years-later

    • La preuve par Fukushima : pas de nucléaire sans catastrophe !
      article de Daniel Tanuro publié le 15/03/2001.
      http://alencontre.org/asie/la-preuve-par-fukushima-pas-de-nucleaire-sans-catastrophe.html

      Windscale en 1957, Three Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986, Tokai Mura en 2000, et maintenant #Fukushima. La liste des accidents dans des centrales nucléaires continue de s’allonger. Il ne peut tout simplement pas en être autrement. Il n’est pas nécessaire d’être docteur en physique pour le comprendre . Une centrale nucléaire fonctionne un peu sur le mode d’une bouilloire électrique. La résistance dans la bouilloire correspond aux barres de combustibles dans la centrale.

      S’il n’y a pas d’eau dans la bouilloire et que la résistance chauffe, il y a un problème. Même chose dans la centrale : les barres de combustible doivent baigner en permanence dans l’eau qu’elles font bouillir. La vapeur produite fait tourner des turbines qui produisent l’électricité. La centrale consomme donc de grandes quantités d’eau dont la circulation est assurée par des pompes.

      Si les pompes tombent en panne, l’eau vient à manquer et les barres surchauffées se dégradent. Si on n’ajoute pas rapidement de l’eau, la chaleur produite par la réaction au sein des barres est telle que les barres fondent et tombent sur le fond de la cuve(qui correspond à l’enveloppe de la bouilloire). Cette cuve à son tour est enfermée dans une double enceinte de sécurité : le réacteur dont tout le monde connaît la silhouette extérieure, qui est caractéristique. Si cette enceinte ne résiste pas à la chaleur intense des barres en fusion et qu’elle se fissure, la #radioactivité est lâchée dans l’environnement, avec toutes les conséquences mortelles qui en découlent.

      Une alternative à ce système infernal est plus urgente que jamais. Elle passe par la réduction radicale du temps de travail sans perte de salaire, avec embauche proportionnelle et baisse des cadences de travail : pour produire moins, il faut travailler moins, et le faire en redistribuant les richesses. Elle passe aussi par la propriété collective des secteurs de l’énergie et de la finance, car les renouvelables sont plus chers que les autres sources, et le resteront pendant une vingtaine d’années, au moins. Elle passe enfin par une planification à tous les niveaux, du local au global, afin de concilier le droit du Sud au développement et la sauvegarde des équilibres écologiques. En fin de compte, elle implique le projet écosocialiste d’une société produisant pour la satisfaction des besoins humains réels, démocratiquement déterminés, dans le respect des rythmes et des fonctionnements des écosystèmes.

      Faute d’une telle alternative, la #croissance_capitaliste provoquera toujours plus de catastrophes, sans satisfaire pour autant les besoins sociaux. Telle est, en dernière instance, la terrible leçon de Fukushima.

  • Orange remplace des parafoudres des années 1970, et c’est radioactif - Sciencesetavenir.fr
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/orange-remplace-des-parafoudres-des-annees-1970-et-c-est-radioactif

    Annie Thébaud-Mony, également chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (Giscop 93) à l’université Paris-13, pointe, quant à elle, une mise en danger des travailleurs quelle que soit la dose : « Le message continuel que la radioactivité à faible dose n’est pas dangereuse est catastrophique. Il n’y a pas de notion de seuil. À partir du moment où l’on se retrouve en présence d’un stockage non fiable et que les gens sont exposés à des rayonnements, il y a danger. » D’autant que « les bidons de stockage ne sont pas bien proportionnés », ajoute Franck Refouvelet, délégué du personnel CGT et secrétaire CHSCT de l’unité d’intervention Auvergne, et font respirer aux agents, qui ne portent pas de masque respiratoire à charbon actif, un air très radioactif : « Pour pouvoir poser délicatement et en évitant la casse les parafoudres dans ces bidons de 200 litres, il faut se pencher dedans, jusqu’aux épaules. »

    Alors que, techniquement, il est possible de se prémunir contre ce type d’exposition. « Cela coûte moins cher d’exposer les salariés à un risque mortel que de prendre les précautions qui les en protègeraient », déplore Annie Thébaud-Mony

  • #Fukushima : le chantier de #démantèlement de la centrale prend du retard
    http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/03/10/fukushima-le-chantier-de-demantelement-de-la-centrale-prend-du-retard_488020

    C’est une touche d’optimisme dans un tableau général encore très sombre. #Tepco, l’entreprise responsable de la centrale #nucléaire de Fukushima, dévastée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, semble avoir enfin endigué les rejets d’eau contaminée vers le Pacifique. Pour autant, elle n’en est qu’au début d’un chantier d’assainissement et de démantèlement qui doit s’étaler sur une quarantaine d’années, et dont certains travaux prennent du retard. « Il y a des avancées indéniables, mais le plus gros du travail reste à faire », résume Thierry Charles, directeur général adjoint de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (#IRSN).

    À retenir :
    1. Réduction de 96 % des écoulements d’eaux contaminées en mer mais stocks de 800 000 tonnes d’eau contenant du #tritium et de 3000 conteneurs de déchets radioactifs ;
    2. Retard de l’extraction des combustibles des piscines et réacteurs ;
    3. Difficultés pour localiser les « coriums » ;
    4. #Robotisation du chantier.

  • A Tricastin, #EDF ne contrôle plus le #tritium_radioactif - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5142

    Depuis plusieurs mois, des rejets de tritium, un isotope radioactif de l’hydrogène, contaminent les eaux souterraines situées sous la centrale, sans que l’exploitant soit capable d’en identifier l’origine. L’Autorité de Sûreté nucléaire a pourtant sommé EDF de mettre fin à cette pollution… sans succès jusqu’alors.

    Le 8 juillet 2013, EDF détecte une présence anormale de tritium dans les eaux souterraines de la centrale, par l’intermédiaire d’un piézomètre situé entre les réacteurs 2 et 3. La concentration dans l’eau en est normalement située autour de 10 Becquerel/litre (Bq/l). Ici, l’échantillon prélevé affiche des volumes supérieurs à 100 Bq/l.

    Alertée, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) mène une inspection le 28 août qui révèle des niveaux de l’ordre de 600 à 700 Bq/l sous le radier du bâtiment du réacteur 3. Deux semaines plus tard, elle intime l’ordre à EDF de prendre « toutes les décisions nécessaires pour identifier dans les meilleurs délais les équipements à l’origine de la présence anormale de tritium ». La décision n°2013-DC-0371 commande également à EDF de transmettre « quotidiennement à l’ASN le bilan actualisé des mesures réalisées dans le cadre de la surveillance renforcée ».

    Mais EDF n’est toujours pas parvenue à identifier l’origine des fuites.

    #nucléaire

    • En attendant, les taux de tritium mesurés dans les eaux souterraines restent anormalement élevés. Plusieurs associations s’inquiètent de la situation : « Les derniers chiffres dont on a connaissance oscillent autour de 500 Bq/l. Mais nous devons faire confiance à EDF sur ces chiffres, car il est le seul à avoir accès aux piézomètres. Nous avons demandé plusieurs fois à faire nous-mêmes des analyses sur le site, mais on nous a toujours refusé l’accès », dit Roland Desbordes, le président de la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), un laboratoire d’analyse spécialisé dans le dépistage des pollutions radioactives.

      Contacté par Reporterre, EDF n’a pas souhaité s’exprimer sur les dernières valeurs mesurées sur Tricastin - ni d’ailleurs sur quoi que ce soit. Reporterre s’est pourtant procuré deux documents du CNPE (Centre national de Production d’Electricité) EDF de Tricastin qui ont été transmis à l’ASN. Ceux-ci révèlent des mesures plutôt situées autour de 600 Bq/l sous le radier du réacteur n°3 :

  • #Fukushima #Nuclear Crisis Update for June 18th to June 20th, 2013 | Greenpeace International
    http://www.greenpeace.org/international/en/news/Blogs/nuclear-reaction/fukushima-nuclear-crisis-update-for-june-18th/blog/45670

    #TEPCO said this week that it has discovered high levels of radioactive #strontium-90 and tritium in a well located just 27 meters from the Pacific Ocean, and was forced to admit that it sat on the information for nearly a month before revealing the news to the public. The new evidence confirms that groundwater near the Fukushima Daiichi #1 and #2 nuclear reactors is highly radioactive, but officials said that they do not believe that the contamination has reached the ocean yet. Samples contained 1,000 Bq/liter of strontium-90, which has a half-life of 28.8 years and can lodge in human bones and lead to cancer if it enters the food chain and is ingested. That level is 33 times the legal limit, and is 100 times higher than measurements of the same water collected in December, which showed just 8.6 Bq/liter.

    Workers also discovered 500,000 Bq/liter of #tritium, which has also been linked to increases in cancer and which has a half-life of 12.3 years. The tritium level exceeds the legal limit by 8.3 times; water collected in December contained only 29,000 Bq/liter of tritium. Four wells were originally dug there at the end of 2012 to measure radiation levels in groundwater; they are separate from 12 other wells currently being built to divert groundwater from flooding basements of the reactor buildings.