• Le PSG a mis en place « une armée de trolls » pour nuire à des personnalités, selon mediapart Le temps - afp

    Le PSG a chargé une agence de communication, entre 2018 et 2020, de créer de faux comptes Twitter pour mener des campagnes hostiles contre des cibles du club de la capitale, a révélé mercredi Mediapart.

    Selon le journal en ligne qui publie un rapport de la société Digital Big Brother (DBB), immatriculée à Barcelone et contrôlée par l’homme d’affaires franco-tunisien Lotfi Bel Had, cette agence a déployé « une armée de trolls » au service du club détenu par le Qatar pour discréditer des personnalités, des journalistes et même des joueurs de l’équipe.

    Parmi les cibles privilégiées figuraient, selon le rapport, « des médias jugés hostiles au PSG comme mediapart et L’Équipe , le supporter giflé par Neymar (après la défaite du PSG en finale de la Coupe de France 2019, ndlr), la jeune fille qui a accusé la star brésilienne de viol, mais aussi des personnalités du club comme le joueur Adrien Rabiot et l’ancien directeur sportif Antero Henrique ». Mediapart indique que la star parisienne Kylian Mbappé a également été « égratignée ».

    Selon le rapport de DBB consulté par Mediapart, qui fait le bilan de son activité pour le compte du PSG pour la saison 2018/2019, l’armée numérique au service du club de la capitale « était supervisée par le service communication du PSG, dirigé à l’époque par Jean-Martial Ribes ». Ce dernier a quitté le club en mai dernier pour le service de communication d’une filiale du géant du luxe LVMH. La stratégie s’articulait autour d’un compte « de référence », Paname Squad, qui se présente sur Twitter comme un « collectif de passionnés du Paris Saint-Germain ».

    Le PSG dément
    Contacté, le PSG a démenti « fermement les allégations de Mediapart ». « Le PSG est une marque internationale qui travaille en permanence avec des agences de social media partout dans le monde pour promouvoir et célébrer les réalisations du club, de ses collaborateurs et de ses partenaires, comme toutes les entreprises. Le club n’a jamais contracté avec une agence pour nuire à qui que ce soit », a ajouté le PSG.

    Une source ayant connaissance de cette collaboration a confirmé que le PSG avait bien fait appel à la société DBB, mais réfuté toute demande d’attaque de la part du club contre des joueurs ou des personnalités.

    Cette affaire rappelle celle qui a impliqué l’ex-président du FC Barcelone, Josep Maria Bartomeu. Début 2020, une opération similaire avait été dévoilée par la presse, surnommée depuis le « Barçagate ». Le FC Barcelone, alors dirigé par Bartomeu, avait payé l’entreprise I3 Ventures pour qu’elle améliore l’image de la direction dans l’opinion publique, au travers de dizaines de faux-comptes sur les réseaux sociaux.

    L’image de plusieurs personnalités du football hostiles à la direction de l’époque avait été attaquée : certains joueurs du FC Barcelone comme Gerard Piqué ou Lionel Messi, d’anciens joueurs comme Carles Puyol, Xavi ou Pep Guardiola, des concurrents à la direction comme Joan Laporta et même des figures politiques comme Carles Puigdemont. Le 1er mars 2021, la police catalane avait mené une perquisition dans les bureaux du Barça, Bartomeu et son bras droit avaient été arrêtés.

    Source : https://www.letemps.ch/sport/psg-mis-place-une-armee-trolls-nuire-personnalites-selon-mediapart
    #football #twitter #facebook #france #politique #censure #internet #réseaux_sociaux #trolls #troll #manipulation #harcèlement #seenthis #blogger #armée_numérique #manipulation

    • Nombre de lectures, commentaires, partages . . . . tout est à vendre sur les réseaux sociaux.

      il y a des acheteurs, et des acheteuses. Exemple : olivia gregoire, ministre de macron et porte parole du gouvernement dirigeait 1’agence de com lobbyiste produisant en masse de faux articles arrangeant les milliardaires, leurs intérêts et diffamant leurs opposants

  • TAY : L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DEVENUE NAZIE EN 24H SUR TWITTER
    https://www.youtube.com/watch?v=mtpanIOCRQw

    « De même qu’après avoir détruit la planète, exterminé une immense partie des espèces animales et appauvri les neufs dixièmes des êtres humains au profit d’une minorité toujours plus réduite de bénéficiaires, le capitalisme finira nécessairement par se dévorer lui-même, les réseaux sociaux, par nature, ne seront plus un jour peuplés que par deux espèces : les trolls et les agents conversationnels, et ils seront indiscernables. Parce que le danger représenté par l’Intelligence artificielle n’est pas que des machines puissent commencer à penser comme nous.

    Le danger, c’est que nous puissions nous mettre à penser comme elles. Le problème n’est pas que les agents conversationnels soient des cons. Le problème, c’est que, à force de coexister avec eux et de vivre dans un milieu favorable à leur expansion, nous finissions par éteindre notre sensibilité afin de devenir leurs semblables. »

    Chroniqueur : Pacôme Thiellement
    Réalisateur : Mathias Enthoven
    Montage : Camille Chalot
    Images : Ameyes Aït-Oufella
    Son : Baptiste Veilhan
    Graphisme : Adrien Colrat
    Diffusion : Maxime Hector
    Production : Thomas Bornot
    Rédaction en chef : Soumaya Benaissa

    #Tay #troll
    #Intelligence
    #Infernet

  • Steak de chou-fleur au grana padano
    https://www.cuisine-libre.org/steak-de-chou-fleur-au-grana-padano

    Couper les deux choux-fleurs en tranches, afin d’obtenir 4 tranches de 3 cm d’épaisseur. Il est possible de les couper horizontalement ou verticalement, mais il est important d’inclure la tige au milieu de chaque tranche. Une fois les 4 steaks obtenus, utiliser les restes du #Chou-fleur pour la purée. Dans une casserole, faire revenir l’oignon haché avec un peu d’huile et une pincée de sel pendant environ 10-15 minutes. Pendant ce temps, faire bouillir les restes de chou-fleur dans de l’eau salée… Chou-fleur, #Parmesan, #Steaks, #Italie / #Végétarien, #Sans viande, #Sans gluten, Sauté

    #Sauté

    • #Belgique : L’Afsca rappelle les produits Kinder d’Arlon (exporté dans 45 pays) et retire le permis de production à l’usine
      https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2022/04/08/l-afsca-rappelle-les-produits-kinder-d-arlon-et-retire-le-permis

      L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a annoncé ce vendredi rappeler la totalité des produits Kinder fabriqués à Arlon (en province du Luxembourg) et retirer à ce site son autorisation de production, en raison d’une centaine de cas de salmonellose identifiés en Europe ces dernières semaines.

      Un lien effectué fin mars entre ces intoxications et l’usine de production Ferrero d’Arlon a été confirmé depuis lors", souligne l’Afsca. Depuis, l’Agence fédérale a mené une enquête approfondie au sein du site de production d’Arlon. « Suite aux constats et à des informations incomplètes de la part de Ferrero, l’Afsca retire l’autorisation de production du site à Arlon », précise l’Afsca.


      Jusqu’ici, seul un certain nombre de lots avaient été retirés de la vente. Mais l’Afsca a désormais décidé de rappeler de manière exhaustive tous les produits de types ’Kinder Surprise’, ’Kinder Surprise Maxi’, ’Kinder Mini Eggs’ & ’Schoko-bons’, indépendamment des lots ou dates de péremption. L’Afsca demande donc de ne consommer aucun produit susmentionné et appelle les entreprises de distribution à retirer toutes ces friandises des rayons.

      L’Afsca a par ailleurs exigé de Ferrero « une approche client irréprochable » alors que l’entreprise italienne a fait l’objet de critiques depuis le début de ce scandale sanitaire. L’Agence fédérale affirme suivre de près les étapes entreprises par Ferrero et n’autorisera la réouverture du site qu’après avoir pu conclure que l’établissement répond à l’ensemble des règles et exigences de sécurité alimentaire. Entretemps, l’enquête menée sur le site du groupe italien se poursuit.

      « Une telle décision n’est jamais prise à la légère, mais les circonstances actuelles l’imposent », explique le ministre de l’Agriculture, David Clarinval, dont la tutelle sur l’Afsca fait partie de ses compétences. « La sécurité alimentaire de nos concitoyens ne peut jamais être négligée. »

      « Seuls les produits fabriqués à Arlon concernés »
      De son côté, Ferrero reconnaît dans un communiqué « des défaillances internes qui ont retardé la récupération et le partage d’informations dans les délais impartis ». Le groupe précise que seuls les produits fabriqués à Arlon sont concernés et insiste sur le fait qu’ils ne représentent que « 7% du total des produits Kinder fabriqués chaque année » dans ses usines.

      L’entreprise décrit la fermeture comme « la seule solution pour garantir le niveau de sécurité alimentaire le plus élevé et éliminer le risque d’autres contaminations ». Jeudi, l’entreprise avait indiqué que la présence de salmonelles avait été détectée le 15 décembre sur un filtre à la sortie de deux réservoirs de matières premières sur son site à Arlon.

      Les consommateurs ayant des questions doivent s’adresser au service client de Ferrero via son call center : Consumer.Service.benelux@ferrero.com ou 0800 21042. Selon le site internet de Ferrero, l’usine d’Arlon, ouverte en 1989, emploie 725 personnes, « un chiffre qui peut monter jusqu’à 1.100 en période de pointe saisonnière ».

      Les huit lignes de production du site arlonais fabriquent quotidiennement près de 18 millions de Kinder Schoko-Bons, 2 millions de Kinder Surprise et 4 millions de Raffaello. « Au total, 96% du volume de production est exporté vers 45 pays dans le monde », indique encore le site de l’entreprise.

      #ferrero #bactéries #nutella #multinationales #huile_de_palme #exploitation #kinder #agro-alimentaire #alimentation #nestlé #conditions_de_travail #marque #salmonelles #salmonelle #alimentation

    • je trouve plus honteux d’ajouter du chocolat pérave qui aurait du faire l’objet d’un seen spécifique (que je vous avais épargné : il y a foule au portillon des productions alimentaires de masse « rappelées » ces jours-ci) pour atteindre 90 abonnés (dont des qui ont bloqué cet expéditeur) au lieu de 20

      le « steak » c’est soit le pire (steak avec 85% de viande et on ne sait trop quoi, dans les rayons des grandes surfaces), soit la bonne intention : aider qui est habitué à la grillade à modifier son pli avec des machins qui se saisissent, se font griller (un usage particulier de l’huile comme exhausteurs de gout), deviennent croquant en surface et ne sont pas sucrés, pour pas dire galette, beignet, ou que sais-je qui ne serait d’ailleurs pas plus approprié à divers types de plats du genre. ça me parait caractéristique de la transition encours, et pas si grave (même si on peut préférer des désignations plus spécifiques).

      #trolling

  • The whole world should be worried by the ‘siege of Ottawa’. This is about much more than a few anti-vaxx truckers | Arwa Mahdawi | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2022/feb/08/ottawa-truckers-protest-anti-vaxx-canada
    https://i.guim.co.uk/img/media/d3ac75deaeea80c28e283f9f6527199326b1dca2/0_67_4256_2554/master/4256.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    There’s a lot going on in the world right now. If you’re not Canadian, then the protest in Ottawa might not be top of your list of things to worry about. But I’m afraid you should be worried. You should certainly be paying attention. What’s unfolding in Ottawa is not a grassroots protest that has spontaneously erupted out of the frustration of local lorry drivers. Rather, it’s an astroturfed movement – one that creates an impression of widespread grassroots support where little exists – funded by a global network of highly organised far-right groups and amplified by Facebook’s misinformation machine. The drama may be centred in Canada, but what is unfolding has repercussions for us all.

  • Mike Sington sur Twitter :

    "Former NRA President duped by Parkland parents into giving fake graduation speech to empty chairs. He thought this was the rehearsal, but a simple Google search would have told him the high school doesn’t even exist.

    https://twitter.com/MikeSington/status/1407799795603808258

    #trolling #troll #nra #états-unis #faux #lycée #armes #publicité #propagande #anti_armes #discours #vide #détresse #vidéo #secours #morts #jeunesse #politique #lobbying #groupe_de_pression

  • #Ligue_du_LOL : deux ans après, je ne sors pas de cette torture | by Ancienne membre de la ligue du LOL. | Feb, 2021 | Medium
    https://medium.com/@exLigueduLol/ligue-du-lol-deux-ans-apr%C3%A8s-ma-torture-est-toujours-l%C3%A0-df73fdb2d15

    La ligue du LOL y est présentée comme un groupe Facebook malveillant, où des jeunes hommes occupant des postes de pouvoir dans des rédactions parisiennes ou des agences de com’, flanqués d’une poignée de “Schtroumpfettes” et de “cool girls” dont je ferais partie, se retrouvaient régulièrement il y a dix ans pour lancer des raids contre des victimes désignées, où figuraient en première ligne des femmes. Sans preuve, sur la seule foi de témoignages, nous avons été systématiquement accusés de harcèlement, de sexisme, de racisme, d’homophobie, de harcèlement sexuel, voire de viols. Menaces, insultes, perte de boulot pour près de la moitié d’entre nous, dépressions et tentatives de suicide, changement de vie radical… Le tout, sans que la justice n’y mette jamais son nez, exception faite d’un procès au civil, récemment tranché en faveur d’un membre. Voilà ce que constitue, jusqu’ici, pour ceux qui en ont fait partie, l’affaire de la ligue du LOL.

  • Troll hunter - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2021/02/14/troll-hunter
    https://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2021/02/eliandstevePT.webp

    Sur internet, il n’y a personne et en même temps, il y a tout le monde. Tu peux éclater la gueule de quelqu’un à grands coups d’insultes ou de rhétorique tordue, tu peux harceler ou invisibiliser, tu peux démolir systématiquement une personne, son œuvre, sa pensée, sa vie, comme ça, bien tranquille derrière ton clavier, sans aucune espèce de conscience, sans ne jamais être exposé aux conséquences. Tu peux décharger ta frustration, ta colère, ta haine, ton trop-plein de merditude, sans l’impact sourd du gnon dans la bidoche, sans les cris qui pètent le tympan, sans le sang et les ratiches qui te sautent à la gueule. Tu peux boxer sans te niquer les jointures et sans risquer de te faire éclater la tronche ou réajuster le portrait.
    Sauf que ce n’est pas aussi simple que ça.

  • Alexeï Navalny et le nouvel avatar russe de la post-vérité
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/26/alexei-navalny-et-le-nouvel-avatar-russe-de-la-post-verite_6067585_3232.html

    Analyse. Interrogé après l’arrestation d’Alexeï Navalny, le 17 janvier, et le rocambolesque déroutage de son avion, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, haussait les sourcils : « Pardon ? Navalny a été arrêté… en Allemagne ! ? Je ne suis pas au courant… » La réponse, livrée comme une performance de stand-up, n’a rien à voir avec les habituels démentis compassés du porte-parole. Le message est clair : le sort du principal opposant russe, empoisonné cinq mois plus tôt, ne mérite guère plus qu’un sarcasme.

    Au même moment, à l’aéroport de Vnoukovo, où M. Navalny était initialement attendu, ses partisans sont maintenus hors du terminal par la police, certains arrêtés. A l’inverse, des « fans » d’une vedette de la télé-réalité, dont certains reconnaissent qu’ils ont été payés, sont autorisés à y manifester bruyamment. L’objectif est le même : la réception de l’opposant ne peut pas être un moment historique, ni même digne, mais seulement une farce.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Entre Vladimir Poutine et l’opposant Alexeï Navalny, un duel sans merci

    Le ricanement et le trolling se sont depuis longtemps échappés des réseaux sociaux pour investir la « vraie vie ». La scène politique russe a toujours eu ses clowns. Et l’arme principale, face aux contestations, reste la répression et son corollaire, la peur.

    Mais il est ici question d’autre chose : d’une stratégie délibérée de l’Etat russe pour jeter le discrédit sur tout discours dérangeant, d’une façon d’utiliser le ricanement comme instrument d’effacement des faits au moins aussi efficace que la censure.

    #Fake_news #Post_verité #Russie #Censure #trolling

  • « Ces derniers jours, nous voyons de nombreuses personnes, notamment sur les médias sociaux, enjoindre des vidéastes de renom (ou pas) à "passer à PeerTube". Cela ne nous met pas très à l’aise, et il faut que l’on vous explique pourquoi. »

    Un très bon article sur la dégafaïsation, la tension entre actions individuelles et problèmes politiques collectifs, les différentes formules d’hébergement (notamment pour la vidéo). Si vous mettez des vidéos en ligne, c’est un article à lire.

    https://framablog.org/2020/10/29/message-aux-youtubeurs-youtubeuses-et-surtout-a-celles-et-ceux-qui-aiment

    #YouTube #PeerTube #fédération

    • Très intéressant de manière générale quant à l’idée de #militer pour les #logiciels_libres.

      D’abord, Framasoft est une petite association d’éducation populaire aux enjeux du numérique. Nous défendons l’esprit critique et la liberté de choix. Nous pensons que les injonctions au changement induisent de la résistance au changement.

      Dit autrement, nous savons que les vidéastes sont des personnes douées d’intelligence et de capacités de veille. Il est peu probable qu’elles acceptent les contraintes de Youtube en s’en fichant complètement. Il est aussi peu probable qu’une personne ne leur ait pas déjà pointé l’existence d’alternatives (il n’y a pas que PeerTube, d’ailleurs). Bref, il est vraisemblable de penser que beaucoup de vidéastes sont dans un processus de réflexion (« Rester sur Youtube ? Partir ? Comment ? Pour aller où ? Avec quelle énergie ? Et qu’est-ce que je fais de l’existant ? de ma communauté ? », etc).

      Nous respectons pleinement ce processus, et nous vous encourageons à le respecter aussi. Peut-être que votre vidéaste préféré⋅e choisira d’expérimenter des alternatives (bien !), de quitter Youtube (bien !) ou même de rester sur Youtube (bien aussi ! C’est son choix, pas le vôtre, pas le nôtre).

      Par ailleurs, cela donne l’impression que vous êtes des « témoins de Framasoft » 😛 Je vous laisse vous mettre à la place du vidéaste qui reçoit son douzième tweet « Tu devrais essayer PeerTube ! » de la journée. C’est… Saoulant ! Et nous, cela nous place dans une situation un peu compliquée, où des personnes croient qu’on a lâché une armée de fidèles à leurs trousses pour les convertir au libre de gré ou de force par le harcèlement. Du coup, et c’est compréhensible, ces vidéastes ont une mauvaise image du libre avant même d’avoir essayé .

      Et donc #troll aussi.

    • Pour les livres c’est un poil plus compliqué, car ce n’est pas l’auteur (ni même l’éditeur) qui en décide, cf. https://www.actualitte.com/article/tribunes/bye-bye-amazon-il-en-va-de-la-responsabilite-de-chaque-editeur/103699

      ne pas vendre de livre sur Amazon. De prime abord ce choix paraît compliqué, car la majorité des éditeurs (dont nous faisons partie) n’a pas de lien direct avec la plateforme : ce sont en effet les diffuseurs-distributeurs qui négocient les conditions de vente avec leurs revendeurs, dont la majorité est constituée de librairies physiques, mais aussi d’Amazon, de Fnac.com, etc. (…)
      Il y a pourtant une solution assez simple qui permet de pallier cette situation et d’éviter que le diffuseur-distributeur ne soit confronté à un problème juridique de « refus de vente » dans le cas où un éditeur voudrait se passer de tel ou tel espace de ventes : le code-barre du livre. Comme l’a relevé avec sagacité notre confrère belge des éditions Vies parallèles, le fait de ne pas mettre le code-barre à l’extérieur du livre le rend inexploitable par (les robots d’) Amazon. Zones sensibles a donc décidé de placer ce code-barre en deuxième de couverture

    • PeerTube

      Vi parliamo un po’ oggi di questo interessante progetto open source 1, si chiama PeerTube e vuole essere l’alternativa decentralizzata a YouTube. Ne abbiamo infatti già parlato all’interno dell’articolo su YouTube e abbiamo tempo fa anche aperto un nostro canale sull’istanza gestita dal collettivo Devol sul dominio peertube.uno. Di recente abbiamo pubblicato anche qualche video-recensione e PeerTube è il nostro punto fermo di riferimento per tutto quello che riguarda la parte video del nostro sito.

      Prima di tutto: cos’è una istanza? Il nostro dizionario Nerd – Italiano è qui per voi, ma vi trascriviamo volentieri il significato di istanza: “In base al tipo di licenza il software libero può essere eseguito da più persone su server differenti. Significa che chiunque può tirare su un server e far girare questo software su qualsiasi indirizzo.“

      Come dicevamo PeerTube è un’alternativa decentralizzata e federata a YouTube. Utilizza inoltre la tecnologia P2P per ridurre il carico sui singoli server. Non spaventatevi per le parole complesse, come al solito vi spiegheremo tutto cercando di essere semplici e chiari.

      Decentralizzato e federato significa che chiunque può tirare su un server su qualunque dominio e far girare questo software. Ogni istanza avrà come al solito le sue funzionalità e le sue regole. In sostanza: su PeerTube.uno ci saranno determinate regole, su video.linux.it altre, su midi-les-animes.moe altre ancora. Tutti questi siti sono però interoperabili tra di loro: per iscrivervi a un canale o per commentare su uno di questi siti vi basterà un qualunque account del Fediverso, come ad esempio un account Mastodon.
      Video: cos’è PeerTube?

      https://peertube.uno/w/qDFZHUUHViLSPs59GQX36U?start=0s

      Utilizzare la tecnologia peer-to-peer, invece, vuol dire permettere agli utenti collegati alla piattaforma di inviare pezzi di video ad altri utenti utilizzando la propria banda. Proprio come funzionano i più famosi programmi di file sharing.

      Oltre a questo fa parte del Fediverso, è dunque compatibile con altri servizi come Mastodon, PixelFed, Funkwhale e tutti gli altri.

      PeerTube 3.0 e lo streaming

      Nella versione 3.0 di PeerTube, rilasciata agli inizi del 2021 2, è stato finalmente rilasciato anche lo streaming live. È stata una release molto importante perché lo streaming può aiutare PeerTube a tenere il passo con i colossi del web, come ad esempio Twich o lo stesso YouTube.

      Se siete curiosi di provarlo, una delle istanze già aggiornate alle versione 3.0 con attivo già lo streaming è questa qui.

      Su PeerTube ad oggi non si possono (per fortuna) inserire annunci pubblicitari prima o durante i video, c’è però la possibilità di inserire sul proprio canale e all’interno di ogni video, il tastino “supporta l’autore” dove saranno presenti tutti i metodi per supportare l’autore ad esempio con donazioni oppure acquistando dal suo negozio.
      Cerca i video con Sepia Search

      Esiste anche un motore di ricerca chiamato Sepia Search che permette di ricercare video all’interno di tutte le istanze di PeerTube. Lo potete utilizzare andando su sepiasearch.org. In alternativa potete provare ad utilizzare anche SimpleerTube, un progetto open source 3 che permette di cercare all’interno di tutte le istanze PeerTube e che permette anche di vedere qualunque video senza mai abilitare JavaScript. Sepia Search è decentralizzato e chiunque può crearne un’istanza. Questa ad esempio è quella italiana dei Devol.

      Ultima nota: grazie all’applicazione NewPipe, che già abbiamo conosciuto per poter vedere YouTube privatamente, è possibile cercare e guardare video di PeerTube su Android attraverso proprio il motore di ricerca SepiaSearch!
      Video: come cercare su PeerTube con NewPipe

      https://peertube.uno/w/9dTsafkZRZ8TswAX64Hxf4?start=0s

      Insomma a noi piace molto, è un’idea affascinante e funziona per ora davvero molto bene. L’unico difetto è che non si trovano molti video ma ovviamente questo non è colpa della piattaforma in sé ma del suo utilizzo. Più siamo, più carichiamo e più verrà utilizzato e più potrà essere considerata una vera alternativa a YouTube. A noi ogni tanto è capitato di chiedere a qualche influencer più o meno famoso di YouTube di portare i suoi video anche su PeerTube. Per ora non abbiamo mai ricevuto risposta, ma prima o poi qualcuno di curioso e interessato a questa nuova tecnologia siamo sicuri di incontrarlo!
      PeerTube su smartphone

      È anche possibile utilizzare PeerTube su smartphone. Lo si può fare usando direttamente i siti delle varie istanze tramite browser ad esempio. In alternativa esistono anche le applicazioni per Android. Potete provare ad esempio l’ottima TubeLab disponibile sia su F-Droid che su Google Play, creata dagli stessi autori di Fedilab.

      Esiste anche Thorium, anche questa disponibile sia su F-Droid che su Google Play (in beta).
      Peerchat

      Aggiungiamo infine che da qualche tempo esiste anche una chat open source 4 per i video di PeerTube. Si chiama Peerchat e potete cliccare qui per provarne un’istanza.

      https://www.lealternative.net/2021/05/26/peertube

  • Quand les tribunaux nourrissent les #trolls
    https://framablog.org/2020/08/28/quand-les-tribunaux-nourrissent-les-trolls

    Les #patent_trolls ou « chasseurs de #Brevets » sont des sociétés parasites qui tirent profit d’un portefeuille de brevets dont elles ont fait le plus souvent des dépôts abusifs. Elles sont particulièrement néfastes aux USA où elles multiplient les menaces de … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Internet_et_société #Non_classé #Censure #MyCroft #pression #VoiceTech

  • Tati à Barbès. Nous nous sommes tant aimés | Hajer Ben Boubaker
    https://orientxxi.info/magazine/tati-a-barbes-nous-nous-sommes-tant-aimes,4043

    Véritable institution du quartier de Barbès, et au-delà de la légende urbaine avec ses prix bas et ses sacs vichy rose, le magasin parisien Tati va définitivement fermer ses portes, victime d’une sévère chute de ses ventes. Fondé par une famille tunisienne juive, son histoire se confond avec celle de l’immigration maghrébine à Paris. Source : Orient XXI

  • Un nouveau livre explique les raisons pour lesquelles les femmes sont blâmées pour tout.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/05/13/un-nouveau-livre-explique-les-raisons-pour-lesquelles-les-femmes-

    « J’ai intitulé l’ouvrage « Pourquoi les femmes sont blâmées pour tout » parce que dans tous mes travaux et recherches, j’ai vu des femmes être blâmées pour leurs agressions, de leur harcèlement dans la rue à leur piégeage dans la traite et la vente de sexe, » explique #Jessica_Taylor. « Tout ce qui peut être utilisé contre elles, est utilisé contre elles. Même si elles n’ont jamais été en mesure de donner leur consentement. »

    Fondé sur de nouvelles données et recherches de la Dre Taylor, l’ouvrage propose un aperçu choquant de la fréquence des reproches adressés aux victimes dans notre société. Ses dix-huit chapitres explorent les théories psychologiques, les preuves en cause et des histoires réelles de blâme de femmes et de filles victimisées.

    « J’ai décidé d’inclure des chapitres regroupant des indices significatifs de la culpabilisation des femmes et des filles victimes de viols, d’abus et de violence. Dans le livre, je parle des façons dont le système de justice pénale, nos services de santé mentale et même nos écoles primaires encouragent et cautionnent la culture de la responsabilisation des victimes. »

    #violences_masculines #inversion_de_la_culpabilité #féminisme #troll_masculiniste

  • Oh mais ils sont de sortie, là. Celui-ci tente de populariser l’idée audacieuse selon laquelle, en fait, c’est la faute aux Gilets Jaunes (son flux touitteur est épatant). Brice Couturier aussi se vomit dans la bouche :
    https://twitter.com/briceculturier/status/1248479920516263942

    De notre côté, nous « n’oublions rien » non plus. Ni la dévastation de l’Arc de Triomphe, ni les petits commerçants ruinés pour cause de fermeture le samedi, ni les scooters en flammes, ni la dangereuse convergence des extrémistes de gauche et de droite.

  • Opinion | What We Pretend to Know About the Coronavirus Could Kill Us - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/04/03/opinion/sunday/coronavirus-fake-news.html

    Article passionnant sur l’enjeu des fausses informations, sur la différence de temps entre la réflexion et la science d’un côté et les outils de l’information de l’autre. Les fausses informations se construisent sur la multiplicité des données disponibles. En ajoutant des chiffres et des courbes, les fake news adoptent un « effet de réel » qui les rend crédibles. Une vieille technique littéraire largement exploitée par la science fiction depuis Jules verne.

    (complément : je viens de trouver une version en français à : https://teles-relay.com/2020/04/03/opinion-ce-que-nous-pretendons-savoir-sur-le-coronavirus-pourrait-nous-)

    Other than a vaccine or an extra 500,000 ventilators, tests and hospital beds, reliable information is the best weapon we have against Covid-19. It allows us to act uniformly and decisively to flatten the curve. In an ideal pandemic scenario, sound information is produced by experts and travels quickly to the public.

    But we seem to be living in a nightmare scenario. The coronavirus emerged in the middle of a golden age for media manipulation. And it is stealthy, resilient and confounding to experts. It moves far faster than scientists can study it. What seems to be true today may be wrong tomorrow. Uncertainty abounds. And an array of dangerous misinformation, disinformation and flawed amateur analysis fills the void.

    On Friday, President Trump announced that the Centers for Disease Control and Prevention had changed the recommendation on masks to say that all Americans should use “non-medical, cloth” ones. “You can do it. You don’t have to do it. I’m choosing not to do it,” Mr. Trump said. “It’s only a recommendation.”

    But the reversal may prove costly for the World Health Organization’s and the C.D.C.’s credibility. As Zeynep Tufekci, a University of North Carolina professor, wrote in a Times Op-Ed weeks ago, a lack of transparency up front created its own information crisis. “What should the authorities have said?” she asked. “The full painful truth.”

    The fear and uncertainty around the coronavirus is, of course, fertile ground for extremists and hucksters. Alex Jones of Infowars is pushing a conspiracy theory that the virus is an American-made biological weapon and is directing viewers to purchase any number of overpriced vitamin products from his stores. People who believe the myth that 5G wireless signals are harmful to health have falsely linked the technology to Covid-19.

    The anti-vaccination movement is also capitalizing on the pandemic. The New York Times used the analytics tool CrowdTangle to survey 48 prominent anti-vax Instagram accounts and found that video views spiked from 200,000 in February to more than two million in March, just as the pandemic took off globally. Another Times analysis of anti-vax accounts showed a surge in followers during the last week of March. In private groups on Facebook, junk science and unproven treatment claims proliferate.

    But you don’t have to be a science denier to end up seduced by bad information. A pandemic makes us all excellent targets for misinformation. No one has natural immunity to this coronavirus, leaving us all threatened and looking for information to make sense of the world. Unfortunately, the pace of scientific discovery doesn’t match the speed of our information ecosystems. As Wired reported in March, researchers are moving faster than ever to understand the virus — so fast that it may be compromising some of the rigor.

    But much of the pernicious false news about the coronavirus operates on the margins of believability — real facts and charts cobbled together to formulate a dangerous, wrongheaded conclusion or news reports that combine a majority of factually accurate reporting with a touch of unproven conjecture.

    The phenomenon is common enough that it already has its own name: armchair epidemiology, which Slate described as “convincing but flawed epidemiological analyses.” The prime example is a Medium blog post titled “Covid-19 — Evidence Over Hysteria” by Aaron Ginn, a Silicon Valley product manager and “growth hacker” who argued against the severity of the virus and condemned the mainstream media for hyping it.

    Without a deeper knowledge of epidemiology or evolutionary biology, it would have been easy to be seduced by Mr. Ginn’s piece. This, according to Dr. Bergstrom, is what makes armchair epidemiology so harmful. Posts like Mr. Ginn’s “deplete the critical resource you need to manage the pandemic, which is trust,” he told me. “When people are getting conflicting messages, it makes it very hard for state and local authorities to generate the political will to take strong actions downstream.”

    It’s this type of misinformation on the margins that’s most insidious. “I am seeing this playbook more and more,” Dr. Bergstrom said. “Secondhand data showing a crisis narrative that feels just a bit too well crafted. Mixing the truth with the plausible and the plausible with that which seems plausibly true in a week.” Dr. Bergstrom argues that the advances in available data make it easier than ever for junk-science peddlers to appear legitimate.

    This hybrid of true and false information is a challenge for social media platforms. Covid-19 and the immediate threat to public health means that networks like Facebook, Twitter and YouTube have been unusually decisive about taking down misinformation. “In a case of a pandemic like this, when we are seeing posts that are urging people not to get treatment,” Facebook’s chief executive, Mark Zuckerberg, said recently, “that’s a completely different class of content versus the back-and-forth of what candidates may say about each other.”

    Facebook took down a video of Mr. Bolsonaro when it became clear he was using the platform to spread unproven claims that chloroquine was an effective cure for the coronavirus. Similarly, Twitter temporarily locked the account of Rudolph Giuliani, a former mayor of New York City and Mr. Trump’s personal lawyer, for violating Twitter’s rules on Covid-19 misinformation with regard to hydroxychloroquine treatments. Depending on how you feel about technology companies, this is either heartening progress or proof that the companies could have been doing far more to tamp down misinformation over the past five years.

    The platforms are slightly more prepared than they once were to counter public-health myths, having changed their policies around medical misinformation after measles outbreaks in 2019. “With measles there was a lot of available authoritative information about measles,” Ms. DiResta told me. “The difference with coronavirus is that until months ago, nobody had seen this virus before.”

    “The really big question that haunts me is, ‘When do we return to reality?’” Mr. Pomerantsev mused over the phone from his own quarantine. “Or is it that in this partisan age absolutely everything is chopped, cut and edited to fit a different view? I’m waiting for society to finally hit up against a shared reality, like diving into the bottom of swimming pool. Instead we just go deeper.”

    #Fake_news #Culture_numérique #Trolls #Coronavirus

  • « Le médecin qui trie les malades n’est pas là pour dire qui aura ou non droit à la vie, mais pour sauver le plus de vies possible »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/16/coronavirus-la-question-du-tri-des-malades-est-un-enjeu-ethique-et-democrati

    La question du tri des malades est un enjeu éthique et démocratique majeur, selon Frédérique Leichter-Flack, spécialiste de l’éthique, qui détaille pourquoi.

    Tribune. Faudra-t-il choisir qui tenter de soigner et qui #laisser_mourir ? Avec les témoignages venus d’Italie du Nord et d’Alsace, avec l’appel martelé à un sursaut de responsabilité de chacun pour éviter la saturation totale des services de réanimation, la sidération grandit face à cette hypothèse d’une pénurie des ressources de survie. Trier entre les vies à sauver fait horreur : c’est la quintessence même du choix #tragique.

    L’heure n’est pourtant pas à dramatiser davantage, mais à comprendre ce qu’on appelle le tri, afin que la société en prenne conscience et en discute pour la part qui lui revient.

    Conditions de catastrophe
    Car cette question du tri et du rationnement, surgie dans le débat public, va nous accompagner durablement. L’accès à la ventilation mécanique pour les patients en détresse respiratoire n’est en effet que la pointe émergée d’un continuum du rationnement des chances face à l’épidémie, qu’il faut regarder dans son ensemble : en amont, des hôpitaux chroniquement sous-dotés, ce qui ne laissait pas de marge pour accueillir l’imprévu ; un rationnement de pénurie des moyens de protection face au risque (masques et gels) ; un premier tri téléphonique opéré par la régulation du 15, qui envoie ou n’envoie pas à l’hôpital ; et, en aval, pour la suite, une réflexion à mener sur l’ordre de priorité de la distribution des médicaments et vaccins au fur et à mesure de leur production, quand ils seront trouvés…

    Dans ces conditions de catastrophe, le passage à la puissance tragique et la visibilité soudaine de cette problématique du #tri, à laquelle le grand public n’est pas habitué, dissimulent le fait que, loin d’être seulement l’abomination morale que l’on redoute, le tri a précisément été inventé, en médecine d’urgence comme en médecine de guerre, pour remettre de la justice, de l’efficacité et du sens là où ne régnait que l’aléa du fléau – pour reprendre le contrôle du destin de la collectivité menacée de destruction.

    Le #médecin_trieur n’est pas l’ange posté à l’entrée du royaume, il n’est pas là pour jouer à Dieu et dire qui aura ou non droit à la vie, mais pour sauver le plus de vies possible, en refusant de se cacher derrière la Providence ou la distribution aléatoire du malheur.
    Médecine collective
    Le tri, en pénurie, opère le basculement d’une médecine individuelle, censée donner à chacun ce dont il a besoin, à une #médecine_collective, qui oblige le sauveteur à prendre en compte, à côté de la victime en face de lui, les besoins de tous les autres au regard du stock de ressources disponibles.

    D’autres exigences éthiques que celle de la loyauté et du dévouement à l’égard du patient individuel, ou que celle de l’égalisation des chances que constitue la prise en charge prioritaire des plus vulnérables, sont ainsi affirmées : l’utilitarisme, qui vise à sauver le plus de vies possible (même si cela implique de renoncer à sauver cette vie-là qui demanderait à son seul bénéfice trop de temps et trop de ressources pour un pronostic trop mauvais), l’efficience (ne pas gaspiller des ressources médicales rares pour un bénéfice trop incertain), la justice (qui a droit à quoi, s’il n’y en a pas pour tout le monde).

    Tous ces principes entrent en conflit en situation de catastrophe, ce qui rend particulièrement sensible le changement de paradigme. Plus le décalage entre ressources et besoins est grand, plus on aura tendance à basculer dans des pratiques de tri dégradées – dont témoigne l’impression d’inversion de priorité qu’on entend aujourd’hui : les patients dont l’état de santé est déjà fragile par ailleurs, les patients de plus de 70 ans dont les chances de récupération après deux semaines de ventilation sont faibles, peuvent être exclus de l’accès en réanimation.

    Arbitrages moralement douloureux

    Cependant, la priorisation et le #rationnement sont, même en temps normal, des pratiques repérables d’un bout à l’autre de la chaîne de soins, surtout dans le fonctionnement à #flux_tendu de l’#hôpital public.
    L’impératif de « faire de la place » pour les patients atteints du Covid-19, de desserrer un peu l’étreinte tragique de la pénurie face à l’urgence épidémique, avec ses conséquences en cascade (déprogrammation, fermetures de lits dans les autres services…) rend ces arbitrages ordinaires encore plus difficiles et moralement douloureux, pour des médecins obligés d’assumer des choix qui imposent à leurs patients une perte de chances dans des conditions de rationnement sur lesquelles ils n’ont aucune prise.

    En temps normal aussi, du reste, les urgentistes et les réanimateurs ont l’habitude de trier les patients, non seulement pour déterminer une liste d’attente pour la prise en charge, mais aussi pour interroger au regard du pronostic l’indication thérapeutique de la réanimation, pas toujours retenue pour des patients réorientés alors vers les soins palliatifs.
    Aussi ne faut-il pas surinterpréter, dans le contexte actuel de pandémie, les décisions de non-réanimation des patients âgés ou des patients avec comorbidités. L’usage dit « compassionnel » de ressources médicales rares a sa légitimité, en ce qu’il laisse ouverte une fenêtre aux miracles. Mais l’efficience dans leur distribution, afin de ne pas gâcher des chances qui pourraient mieux servir à d’autres, ne doit pas seulement être interprétée comme un abus marchand dans un domaine où la santé ne devrait « pas avoir de prix ».

    Trouver le juste équilibre
    En temps normal, ces pratiques de tri, de priorisation, d’arbitrages thérapeutiques restent dans le huis clos du colloque médical. Le contexte actuel, avec l’effroi qu’il suscite, provoque une visibilité soudaine du tri, dans ses aspects les plus spectaculaires, qui n’est pas sans risque. Pour beaucoup de familles de victimes à venir, la conscience du tri subi sera vécue comme une violence supplémentaire dans leur deuil.

    Il va être important de protéger les médecins contre les risques judiciaires de l’incompréhension ou de la colère du public, comme de les épauler par des recommandations nationales et des commissions d’éthique locales, pour leur épargner de porter sur leurs seules épaules le poids de ces arbitrages moraux.

    Si l’état de catastrophe implique une suspension des normes éthiques ordinaires, celle-ci doit cependant rester mesurée, surveillée et proportionnée à la gravité en constante évolution de la pénurie. Un juste équilibre doit être trouvé, en termes de communication sur le tri, entre la nécessité de modérer sa visibilité sensationnaliste pour protéger les personnels soignants et celle de faire comprendre au grand public qu’il ne peut pas attendre en situation de catastrophe les mêmes standards de soin qu’en temps normal.

    Un afflux non maîtrisé de patients jeunes et en bonne santé préalable, en besoin vital de ventilation mécanique, soulèverait d’autres dilemmes plus graves encore, si, ici ou là, les critères médicaux de pronostic et d’espérance de vie se révélaient insuffisamment pertinents pour opérer le tri. Dès lors que l’expertise médicale ne serait alors plus seule en lice, se demander qui doit décider et selon quels critères apparaîtrait soudain comme un enjeu #éthique majeur, auquel la France ne s’est pas vraiment préparée.

    Pourtant, les pratiques de priorisation morale, dans un Etat démocratique, doivent refléter les valeurs de la collectivité, puisque aussi bien ce serait une mise en abîme sacrificielle de la nation tout entière que cette épreuve, si elle devait dégénérer. Il est impossible, sans doute, au cœur de la crise, de demander son avis au public.
    Mais l’exercice de retour d’expérience, après coup, devra inclure une réflexion sur les méthodologies à mobiliser pour s’assurer que les processus de tri soient justes, et une délibération collective non seulement sur le dimensionnement de notre système de #santé, mais aussi sur l’investissement financier et comportemental dans la « préparation à la catastrophe ». Au-delà du seul cercle médical, le tri est un enjeu démocratique majeur : mal compris, mal pensé, il peut constituer une violence morale aux effets destructeurs sur le tissu social et la cohésion nationale.

    Frédérique Leichter-Flack est maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre et membre du comité d’éthique du CNRS. Elle a notamment écrit « Qui vivra qui mourra. Quand on ne peut pas sauver tout le monde » (Albin Michel, 2015).

  • #Twitter is Considering Tipping via Tweet, New Identifiers for #Trolls
    https://www.socialmediatoday.com/news/twitter-is-considering-tipping-via-tweet-new-identifiers-for-trolls-and-mo/570337

    After years of criticism for its perceived failure to evolve its platform, and take action on key elements fast enough, Twitter says that it’s now "picking up the pace” of innovation, and looking to implement more changes and options to help improve the overall Twitter experience.

    We’ve already seen some of these in its updates to lists and the addition of topics to follow, and there are more on the way, with controls over who can reply to your tweets and it’s long-awaited ’conversational’ features. But these are just some of the elements that Twitter’s working on - according to new reports, Twitter is also looking into a new tipping option for tweets, improved identification of trolls, tweaks for lists, and more.

    Here’s an overview of some of the additional Twitter updates we may see in the near future.

    1. Tipping in Tweets

    With Facebook moving further into on-platform payments, and Twitter CEO Jack Dorsey’s enthusiasm for cryptocurrency, it may come as little surprise that Twitter too is looking at its own payment option, with tipping via tweet.

    As reported by The Information:

    “Twitter is considering a feature that will allow users to tip - sending each other money from their tweets - according to two people familiar with the company’s decisions. [...] Twitter and Square already partner to let users make donations to politicians through tweets, according to company filings.”

    There’s a lot to consider here - the capacity to exchange money via tweet could have significant implications for the service, and may provide a whole new revenue stream to popular tweet creators.

    Or not. The key strength of Twitter is the capacity to be able to contribute to public discourse, to have your say on any given topic and add that into the wider Twitter stream. If you were able to charge people to see your tweets - which is not currently the proposal, but maybe an extension of the same - that would also, theoretically, reduce your exposure, which may negate its value anyway.

    But still, no doubt those who share scoops and exclusive insights on Twitter will be doing the math in their heads, calculating what, exactly, their tweets are worth. The truth is, probably not much - but maybe, if they could call for contributions from their loyal fans, it could provide another incremental income stream, if the option were to go that route.

    More likely the option would be a boon for those sharing adult content on the platform - but still, the capacity to raise funds via tweet would open up a range of possibilities. And worth noting, YouTube recently reported that more than 100,000 of its channels are now earning money via its live-stream tipping option, called ’Super Chat’, with some streams generating more than $400 per minute “as fans reach out to creators to say hello, send congratulations, or just to connect”.

    The use case is obviously different, but it may provide some pointers as to where Twitter is looking on this front. 

    It’s also worth noting that various Twitter employees have said that, while this has been discussed, such a project is not actively in development at this stage.

  • #Incendies en #Australie : les climatosceptiques derrière une grande campagne de #désinformation | LCI
    https://www.lci.fr/planete/incendies-australie-les-climatosceptiques-derriere-une-grande-campagne-de-desinf

    Des chercheurs ont ainsi observé que la crise actuelle avait donné lieu à une campagne de désinformation « sans précédent » dans l’histoire du pays, avec des "#bots" (programmes informatiques qui envoient automatiquement des messages) déployés pour défendre l’idée que les feux ne sont pas liés au réchauffement climatique.

    Alors que des médias, des sites et des hommes politiques conservateurs du monde entier défendent l’idée que les feux seraient en fait criminels, le hashtag #arsonemergency ("urgence incendie criminel") est notamment utilisé en force sur les réseaux sociaux.

    Timothy Graham, expert des médias numériques à l’Université de technologie du Queensland, explique à l’AFP que, selon ses recherches, la moitié des comptes #Twitter utilisant ce #hashtag semblent se comporter comme des « bots » ou des « #trolls », ces internautes publiant des messages intentionnellement provocateurs. « Nos conclusions révèlent un effort concerté pour désinformer le public sur les causes des #feux_de_forêt », indique-t-il. « Cette campagne est sans comparaison dans son ampleur avec ce qu’on a pu voir dans d’autres pays, comme lors de la présidentielle américaine de 2016, mais ce niveau de désinformation en Australie est sans précédent. »

    #climat

  • Profession : troll

    C’est là que le CM, « interface émotionnelle », intervient. Il s’incruste dans nos esprits, comme l’ont toujours fait les publicitaires. En sémiologue, mais avec une artillerie légère. Générateur d’interactions à temps plein, travailleur du clic et des affects, il est le troll utile du capitalisme numérique.

    par Thibault Henneton pour Le Monde diplomatique, octobre 2019
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/10/HENNETON/60513

  • Je continue à penser qu’à chaque fois qu’un politicien ou un commentateur se lance dans un commentaire sur l’islam, il suffit de mettre « juif » à la place de « musulman » pour se rendre compte, immédiatement, que toutes les digues morales ont déjà sauté depuis longtemps, et que ces discours sont rigoureusement indéfendables.

    Prenez Yves Thréard et son bus… Dans le débat « Kippa : le gouvernement est-il ambigu ? » (80e débat télévisé sur la place du judaïsme dans la République de la semaine), le gars te balancerait « Il m’est arrivé, en France, de prendre le bus ou un bateau où il y avait quelqu’un avec une kippa, et je suis descendu. » Le journaliste demande à préciser le vocabulaire : « une simple kipa, pas le grand chapeau ? ». L’autre explique : « Oui, mais avec tout l’habillement, la chemise blanche et les tsitsit qui allaient avec. »

    Et de poursuivre (parce que sinon on n’a plus le droit de rien dire) : « Ces problèmes-là on va les traîner combien de temps ? », hein, parce qu’« On se fait grignoter » avec tous ces « Ghettos enjuivés ». Parce que tous ces juifs et tous ces idiots-utiles du complot juif, qui se prennent pour des victimes, là, ça va bien : « L’antijudaïsme, ça n’existe pas. » Et Yves de se lancer dans cette magnifique thèse : « Je déteste la religion juive […] On a le droit de détester une religion, on a tout à fait le droit de le dire. »

    Je te le mets une des nombreuses sources des citations de l’islamophobe décomplexé :
    https://www.lesinrocks.com/2019/10/15/actualite/medias-actualite/je-deteste-la-religion-musulmane-yves-threard-du-figaro-en-roue-libre-su

    Et comme tu le sais : ça a été à l’avenant sur toutes les chaînes, au parlement, dans les instances régionales, pendant deux semaines. Juste parce que le Monde a décidé que désormais Macron, il fallait qu’il assure sur les « sujets régaliens ».

    • Je lis Maus avec mon gamin. Et il découvre combien toutes ces brimades d’alors faisaient système (brimades et au-delà évidemment). Et encore, finalement, Maus, c’est un point de vue très particulier, singulier. Mais quand même. Un point de vue large. Il me demandait « pourquoi le choix des souris » ? Et une citation odieuse d’un idéologue abject de l’époque a répondu a sa question.

      On se rapproche en terme d’abjection de ce qui nous faisait doucement sourire quand on était jeune, en pensant que c’était tellement caricaturale, qu’on ne pourrait plus jamais atteindre un tel niveau... Et finalement. On n’en est pas encore à dire que les musulmans sont des rats puants. Mais. Pour le reste... :-/

    • Communiqué de l’UJFP
      « À y regarder de plus près, nos concitoyen.ne.s de religion ou de culture musulmane ne sont pas les seul.e.s que Zemmour insulte. Ce genre de comparaison vulgaire et haineuse participe d’une relativisation de la violence antisémite constitutive de l’idéologie nazie, et par là même des soubassements de la destruction des JuifVEs d’Europe, ce qui relève sans équivoque du négationnisme le plus crasse. Cette phrase, et plus encore son acceptation enthousiaste, est l’illustration manifeste que l’islamophobie et l’antisémitisme sont les revers d’une même pièce, et que toutes les formes de racisme font système, rendant illusoire la prétention de lutter contre l’une sans s’attaquer à toutes les autres. »

    • A l’heure où on devrait trouver des solutions ensemble pour arrêter la natalité, pour stopper net les émissions de gaz à effet de serre, pour supprimer les inégalités... à l’heure ou chaque être humain devrait passer son temps libre à planter des arbres pour tenter d’absorber les excès de CO2 produits depuis 2 siècles… à l’heure ou tout notre génie devrait être consacré au cycle de l’hydrogène… A l’heure où nous devons choisir entre appuyer sur la pédale de frein ou se prendre un mur en pleine poire, ces débats sur l’islamophobie me paraissent un peu ridicules et déplacés…

    • Ces débats « sur l’islam », voulais-tu dire ?

      Parce que ces débats « sur l’islamophobie », on voit mal ce qu’il y a de déplacer à en parler sachant que les victimes se font agresser, ne trouve pas de boulot, de logement, se font humilier partout… (ce qui serait déplacé, ça serait de trouver déplacer de parler de cette incroyable violence sans retenue - comme le montre parfaitement Arno* en remplaçant par « juif » - en étant soi-même blanc, bien nourri, avec un travail, un logement…)

    • Non, je confirme, ilslamophobie (vs provoc). Il y a tellement plus d’autres sujets plus importants à traiter. Même si c’est important de parler des souffrances des minorités maltraitées (ou vues comme telles), quand on aura plus d’eau à boire ni d’air à respirer on sera bien TOUS dans la merde. Les femmes, les gays, les arabes, les français, les mongols... on doit tous plancher sur des solutions ENSEMBLE sans se préoccuper individuellement de nos petites gueules.

    • Les femmes, les gays, les arabes, les français, les mongols... on doit tous plancher sur des solutions ENSEMBLE

      Merci pour elles et eux, mais... toutes celles et ceux que tu énumères sont déjà en première ligne des catastrophes que tu vois poindre à l’horizon et qu’elles et ils se prennent déjà, majoritairement, dans la gueule. Elles et ils n’attendent pas que ça déboule sur le dernier pré carré pour se mobiliser.

      Le « débat » dont les islamophobes saturent l’espace public, c’est, comme déjà évoqué par ailleurs, un moyen de désigner ici et maintenant les surnuméraires dont ils souhaitent se débarrasser à terme pour, justement, ne pas avoir à assumer les conséquences de cette catastrophe.

      quand [...] on sera bien TOUS dans la merde

      Ça me fait bien marrer. Ce n’est que lorsque la perspective devient totale qu’il faut trouver des raisons de se mobiliser ? L’universalisme abstrait, c’est toujours un point de vue particulier (et privilégié)...

    • La maison brûle... on fait quoi ? On éteint l’incendie ? Ou on discute pour savoir qui sera brûlé en premier, ou si ça fait plus mal se de faire brûler le mollet ou la cuisse. Je sais pas vous, mais pour moi la cause des minorités passe après la cause de la globalité.

    • Oui, mais concrètement là, imagine, tu vois des musulmans se faire bruler vifs. Tu fais quoi ? Tu regardes ailleurs et tu fais un sit-in sur le périph’ pour réclamer qu’on fabrique des éoliennes ?

      C’est comme les nanas dans les partis d’extrême-gauche... elles râlent parce qu’elles se font traiter comme des objets, et t’as le militant à qui on ne la fait pas qui leur explique que bon, elles font chier avec leur point de vue bourgeois, la priorité c’est la lutte contre le capitalisme.

      #troll

    • En fait, le même raisonnement va s’appliquer assez immédiatement contre lui-même : si on considère qu’il est impossible de survivre à la crise climatique dans le cadre du capitalisme, alors on peut tout aussi bien prétendre que la lutte pour le climat est subordonnée à la sortie du capitalisme, et c’est à cela que Cym devrait se consacrer exclusivement, au lieu de perdre son temps a planter des arbres. Et houla-hup, Barbatruc.

      Rions un peu : on peut légitimement soutenir que le capitalisme ne survit que par l’exploitation des mains d’œuvres racisées et par la prédation de ressources de pays habités par des populations commodément racisées elles aussi. Et que donc le racisme est indispensable à la survie du système capitaliste. Et donc pour sauver le climat il faut d’abord faire s’effondrer la capitalisme, lequel repose sur un racisme systémiques. Ergo, l’antiracisme est la priorité qui devrait nous occuper prioritairement.

      Je te fais pas le topo sur le patriarcat, le virilisme, l’exploitation du travail des femmes, comme fondement du capitalisme (avant même que ce capitalisme exige le racisme pour sa survie), sinon tu risquerais de considérer que le féminisme est la lutte prioritaire et exclusive...

    • Je reviens avec ma citation. Le capitalisme est bien mal en point pour une nouvelle fois n’avoir comme derniers gardiens les mêmes dégueulasses que la fois précédente. Et s’en est inquiétant. Donc. Et on se pince. Et on se demande quand on va se rendre compte de la filiation. Quand on va les virer de leurs tribunes.

      Mickey Mouse est l’idéal le plus lamentable qui ait jamais vu le jour... De saines intuitions incitent tous les jeunes gens indépendants et toute la jeunesse respectable à penser que cette vermine dégoutante et couverte de saletés, le plus grand porteur de bactéries du monde animal, ne peut être le type animal idéal... Finissons en avec la tyrannie que les Juifs exercent sur le peuple ! A bas Mickey Mouse ! Portez la croix gammée !

      Article de journal allemand du milieu des années 30

      J’évoquais les bus, que certains journalistes quittent désormais, quand ils sont mal fréquentés. Et j’ai pensé à Rosa Parks. De quelques côtés qu’on prenne leurs éructations, les références sont nauséabondes et il est déconcertant que certains milliardaires mettent publiquement toute leur influence pour les soutenir.

  • How making politicians unblock trolls could hurt speech online - The Verge
    https://www.theverge.com/2019/9/6/20847366/politicians-twitter-trolls-blocking-legal-ruling-trump-ocasio-cortez-free-

    Last week, the Knight First Amendment Institute urged Rep. Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY) to unblock critics on Twitter. The Knight Institute has led a push to treat politicians’ social media accounts as public forums, filing a successful lawsuit against President Donald Trump for his Twitter-blocking habits. Ocasio-Cortez argued that the issue was more nuanced, though: she said she was blocking “less than 20 accounts” and that it was for harassment, not political viewpoints.

    Social media poses some unique problems that physical spaces don’t, however. It can operate at a scale that wouldn’t be possible offline, and it’s easy to hijack a conversation or amplify a point of view with automated posts or a handful of dedicated people acting in bad faith. Trolls can attack anyone who participates in a conversation, not just politicians, and they can do it across all of social media, not just in a single thread or post. This can turn supposedly open spaces into deeply hostile or unnavigable ones — not just for public figures like Trump or Ocasio-Cortez, but for anybody who wants to engage with them.

    As writer and law professor Tim Wu, journalist Zeynep Tufekci, and many others have pointed out, new tactics like troll armies and spammed responses have made traditional First Amendment protections less effective at promoting free speech online. “It is no longer speech or information that is scarce, but the attention of listeners,” explained Wu in a 2017 Knight Institute blog post. “No one quite anticipated that speech itself might become a censorial weapon, or that scarcity of attention would become such a target of flooding and similar tactics.”

    #Politique #Twitter #Liberté_expression #Trolls

  • Trump Shares Altered National Weather Service Forecast Map of Hurricane Dorian – gCaptain
    https://gcaptain.com/trump-shares-altered-national-weather-service-forecast-map-of-hurricane-do


    U.S. President Donald Trump holds up a hurricane track chart with Acting DHS Secretary Kevin McAleenan as he talks to reporters during a status report meeting on Hurricane Dorian in the Oval Office of the White House in Washington, U.S., September 4, 2019. REUTERS/Jonathan Ernst

    President Donald Trump is drawing criticism for sharing a week-old National Weather Service map that had been altered to show the track of Hurricane Dorian extending further into the Gulf coast than had previously been predicted.

    Trump displayed the map before reporters on Wednesday during briefing on Hurricane Dorian from the Oval Office of the White House.

    The map, which is dated Thursday, August 29, 2019, included a seemingly hand-drawn, black semi-circle extending the 5-day cone into southwestern Georgia and parts of Alabama. The map was handed to him by Acting Secretary of Homeland Security Kevin McAleenan as President Trump explained “the original chart” that showed Dorian possibly heading into the Gulf of Mexico.

    • Le président du syndicat des employés de la NOAA proteste, l’équipe de campagne du président ajoute « le véritable marqueur du président » aux goodies vendus pour financer la campagne…

      Trump’s Dorian Brawl Leads to Dispute Within Weather Agency - Bloomberg
      https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-09-07/trump-s-dorian-brawl-leads-to-dispute-within-u-s-weather-agency


      Photographer : Tom Brenner/Bloomberg

      As President Donald Trump dragged the brawl over his forecast for Hurricane Dorian into a sixth day, a U.S. agency released a statement bolstering his account — prompting a scathing response from the leader of an agency union.
      […]
      The weather service’s office in Birmingham, Alabama, had said in a tweet on Sunday that “no impacts from Hurricane Dorian will be felt across Alabama,” contradicting the president, who has persisted in arguing that his warning had been accurate.

      On Friday night, Dan Sobien, the president of the National Weather Service Employees Organization, tweeted: “Let me assure you the hard working employees of the NWS had nothing to do with the utterly disgusting and disingenuous tweet sent out by NOAA management tonight.

      In a telephone interview, Sobien said that the statement was “like nothing I’ve ever seen, ever,” and could prompt people to ignore future warnings. “I can’t think of another word for it other than managerial malpractice,” he said.

      NOAA needs to withdraw the statement,” he added, “they need to apologize to their employees and they need to go out and do a serious public relations campaign to try to renew the confidence of the American public in the National Weather Service.
      […]
      His campaign seized on the controversy as a fund-raising tool. Trump’s website offered “Official Donald J. Trump Fine Point Markers” along with items such as plastic straws — a dig at environmentalists who prefer paper straws — and “Make America Great Again” red caps.

    • Official Donald J Trump Fine Point Markers

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    • Météo. Quand Trump déclenche une tempête - Monde - LeTelegramme.fr
      https://www.letelegramme.fr/monde/meteo-quand-trump-declenche-une-tempete-10-09-2019-12379721.php


      Le président américain présentant son interprétation de la trajectoire de l’ouragan Dorian, en y intégrant, d’un coup de feutre noir, l’État de l’Alabama.

      Photo AFP

      Les fonctionnaires du service public américain de météorologie ne décolèrent pas contre Donald Trump. Contre vents et marées et malgré l’avis des scientifiques, le président américain a persisté dans sa version très personnelle de la menace de l’ouragan Dorian. La Maison Blanche a même tenté par la suite de désavouer les prévisionnistes.

      Comme souvent avec le président américain, tout est parti d’un tweet… Dimanche 1er septembre, Donald Trump écrit que « Caroline du Sud, Caroline du Nord, Géorgie et Alabama » seraient « très probablement touchés (beaucoup) plus fort que prévu » par l’ouragan Dorian, né quelques jours plus tôt dans l’Atlantique. Vingt minutes exactement plus tard, le bureau du National Weather Service - l’équivalent de Météo France - à Birmingham, dans l’Alabama, répondait : « L’Alabama ne subira PAS d’impact de Dorian. Nous répétons, aucun impact de l’ouragan Dorian ne sera ressenti dans l’Alabama ».

      L’affaire aurait pu s’arrêter là, mais le président Trump, cherchant le dernier mot, a persisté pendant des jours, transformant l’histoire en bras de fer politique, déclenchant la consternation dans la communauté scientifique et ouvrant un gouffre entre les hauts responsables de l’administration et les milliers de fonctionnaires des services météo, qui ont vécu l’épisode comme une trahison.

      On ne sait pas pourquoi le Président a inclus l’Alabama dans son tweet initial. Désir de se montrer mobilisé auprès des habitants de l’État ? En tout cas, il est allé jusqu’à présenter dans le Bureau ovale une carte où, d’un coup de feutre noir (voir plus haut), l’Alabama se retrouvait incluse dans le prolongement de la trajectoire possible de l’ouragan, au-delà de cinq jours. Dorian n’a jamais touché l’Alabama. Il n’est même pas entré à l’intérieur des terres américaines, remontant au large de la côte Est en direction du Canada.
      Mais la Maison Blanche a mis la pression sur les hauts responsables politiques de l’Administration océanique et atmosphérique (NOAA), qui chapeaute les services météo, afin qu’ils désavouent leurs propres prévisionnistes ! Le ministre du Commerce, Wilbur Ross, serait allé jusqu’à menacer de les limoger, selon le New York Times. Dont acte : les informations initiales montraient que des vents forts « pouvaient toucher l’Alabama », a déclaré la NOAA, vendredi, dans un communiqué sec, épinglant son bureau de l’Alabama et précisant qu’il existait, à un moment, une faible probabilité de vents forts (mais pas de catégorie ouragan) dans l’Alabama… Ce lâchage politique a stupéfait les météorologues, transformant l’affaire en crise interne.

      Une enquête interne a été lancée par le scientifique en chef de la NOAA. Le patron du service météorologique national, Louis Uccellini, a fermement défendu les siens, lundi, lors d’une conférence annuelle de météorologie, qui se tient… dans l’Alabama. « Quand les téléphones et les réseaux sociaux ont commencé à s’agiter vers 10 h, le 1er septembre », a dit Louis Uccellini, « ils ont mis fin à ce qu’ils pensaient être des rumeurs ». « Le bureau de Birmingham a fait cela pour empêcher toute panique », a-t-il martelé, défendant l’« intégrité » des prévisionnistes. La salle a répondu par une standing ovation. « Nous soutenons complètement le service météo de Birmingham, tous les météorologues les soutiennent », a expliqué Bill Murray, président de The Weather Factory, un prévisionniste qui a assisté à la scène.

      Les prévisions météo sont un acte d’équilibriste aux États-Unis. Le Centre national des ouragans, un petit service basé à Miami qui dépend de la NOAA, doit éviter de produire des prévisions d’itinéraires erronées ou trop étroites, ce qui coûterait des vies, mais une prévision trop large conduirait à l’évacuation inutile de millions de personnes.

      L’exactitude des prévisions sur la course d’un ouragan a encore une marge d’erreur de l’ordre d’une centaine de kilomètres à 48 heures, mais elle s’est nettement améliorée depuis les années 1970, au point qu’au début des années 2000, le centre a commencé à produire des cartes à quatre et cinq jours. Mais prédire au-delà de cinq jours reste un exercice trop aléatoire, d’où la révolte contre le coup de feutre du Bureau ovale qui prolongeait la prévision officielle.

    • On ne rigole pas avec les cartes aux É.-U. ni avec les pressions sur la fonction publique : commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Dorian vs Alabama

      U.S. House panel probes Commerce Secretary Ross over Trump Dorian tweet kerfuffle - Reuters
      https://www.reuters.com/article/us-trump-hurricane-congress-idUSKCN1VW282

      A U.S. House panel on Wednesday opened an investigation into U.S. Commerce Secretary Wilbur Ross’ potential role in the National Oceanic and Atmospheric Administration’s decision to rebuke an Alabama weather service office for dismissing a warning on Twitter from President Donald Trump about Hurricane Dorian.

      Representative Eddie Bernice Johnson, the Democrat who chairs the Science, Space and Technology Committee, said in a letter Wednesday to Ross that in an apparent effort to back Trump’s “incorrect tweet ... Commerce officials may have taken a number of steps to pressurize NOAA into supporting the president’s assertions.
      […]
      The panel seeks all communications between the White House and Commerce related to the Trump Dorian Alabama tweet and the subsequent statement by Sept. 20. It also asks Ross whether Commerce officials issued any threats “employment-related or otherwise” if the White House or Commerce Department was involved in writing the unsigned statement.

  • Opinion | How an Online Mob Created a Playbook for a Culture War - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/08/15/opinion/what-is-gamergate.html

    On August 15, 2014, an angry 20-something ex-boyfriend published a 9,425-word screed and set in motion a series of vile events that changed the way we fight online. The post, which exhaustively documented the last weeks of his breakup with the video game designer Zoë Quinn, was annotated and punctuated with screenshots of their private digital correspondence — emails, Facebook messages and texts detailing fights and rehashing sexual histories. It was a manic, all-caps rant made to go viral.

    And it did. The ex-boyfriend’s claims were picked up by users on Reddit and 4chan and the abuse began. Ms. Quinn and her immediate family members were threatened. Her private information was exposed, including old nude photos from a past relationship. Chat rooms popped up to discuss the best ways to “ruin her life” and fantasize about elaborate ways of killing her.

    Using fake Twitter accounts, 4chan users posed as “angry feminists” and got the hashtags #EndFathersDay and #WhitesCantBeRaped to trend globally. At a tech conference in 2013, in an incident called Donglegate, Adria Richards, a tech consultant and woman of color, tweeted about a sexist joke uttered during a keynote speech. Her tweet went viral, and Ms. Richards was fired, doxxed, received death threats and had “images of her beheaded, or her face photoshopped onto the body of porn stars.” Not all of the hoaxes succeeded: 4chan campaigns like “Operation Freebleeding” (where trolls pretended to be feminists rejecting tampons as patriarchal tools of oppression) failed to stoke culture war flames.

    “The energy and ideology of this movement weren’t new but Gamergate was when the movement evolved and the monster grew a voice box,” Whitney Phillips, an assistant professor at Syracuse who studies online harassment and media manipulation, told me. “All the anger, all the toxicity and fear of being replaced by a culture more focused on social justice — it all came together in a spectacularly awful way.”

    Unlike its predecessors, Gamergate jumped out of the obscure fever swamps of the internet and into mainstream consciousness, in part because its arrival coincided with a peculiar online moment in which social media platforms were becoming more mainstream. People who were unfamiliar with the chaotic underbelly of internet culture could be easily tricked or manipulated by its worst actors. “The clash of anonymous imageboard culture with the parts of social media where people live and work created the divide underlying Gamergate,” Jay Allen, a freelance writer, wrote of this dynamic in 2014.

    Crucially, Gamergate emerged during the internet’s shift from a largely anonymous or pseudonymous culture to one centered around personality-driven influencers. And, unlike previous abuse campaigns led by armies of unknown internet users, Gamergate attracted the attention of then-men’s rights bloggers like Mike Cernovich and Roosh V, right-wing political correctness monitors like Christina Hoff Sommers and middling journalists like Milo Yiannopoulos, then a writer for Breitbart.

    “Gamergate really prototyped the rise of harassment influencers,” Ms. Phillips told me, arguing that the size and intensity of the controversy quickly attracted opportunists who saw the conflict as a way to gain large followings stoking the culture war flames. In turn, these personalities extended the conflict, highlighting new controversies. The fact that these influencers were real, identifiable people only further legitimized the event for its followers.

    Today, five years later, the elements of Gamergate are frighteningly familiar: hundreds of thousands of hashtag-swarming tweets; armies of fake Twitter accounts; hoaxes and disinformation percolating in murky chat rooms and message boards before spreading to a confused mainstream media; advertiser boycotts; crowdfunding campaigns; racist, sexist and misogynist memes; YouTube shock jocks; D-list celebrities hand-wringing about political correctness on Twitter; Milo Yiannopoulos, Steve Bannon and Breitbart; Candace Owens.

    Gamergate’s DNA is everywhere on the internet, and the ubiquity of Gamergate’s influence has even spawned a winking trope: Everything Is Gamergate.

    Gamergate wasn’t the birth of a brand-new culture war, it was a rallying cry. And its trollish successes in intimidating women, deceiving clueless brands and picking up mainstream coverage taught a once-dormant subculture powerful lessons about manipulating audiences and manufacturing outrage. Five years on, no lesson feels more prescient than the fact that its supposed central premise — a broad reckoning regarding journalistic ethics in video games — was based on an easily (and frequently) debunked lie.

    Gamergate is occasionally framed as a battle for the soul of the internet between a diverse, progressive set and an angry collection of white males who feel displaced. And it is that, too. But its most powerful legacy is as proof of concept of how to wage a post-truth information war.

    The lesson of Gamergate — the one we feel reverberating throughout our politics every day in 2019 — is that there’s a sinister power afforded to those brazen enough to construct their own false realities and foist them on others.

    #Gamergate #Fake_news #Trolls #Faschosphère