• Île de Pâques : le combat du peuple Rapa Nui pour la restitution de son patrimoine culturel
    https://www.franceculture.fr/sculpture/ile-de-paques-le-combat-du-peuple-rapa-nui-pour-la-restitution-de-son-

    C’est le symbole de l’Île de Pâques. Le moaï est devenu indissociable de cette île, rattachée au Chili depuis 1888, comme la Tour Eiffel l’est pour Paris. Près de mille statues aux airs de géant de pierre se dressent encore aujourd’hui sur cette île de 166 km2, située entre Tahiti et les côtes chiliennes. Mais certaines oeuvres manquent à l’appel et sont exposées dans des musées à l’étranger, comme à Paris, quai Branly. 150 ans après la disparition du moaï Hoa Hakananai’a, une délégation de l’Île de Pâques s’est rendue mardi 20 novembre au British Museum de Londres pour réclamer la restitution de la statue. La statue a été emportée sans autorisation en 1868 par un navire britannique. La reine Victoria l’avait ensuite offerte au musée londonien, mal à l’aise devant cette représentation dénudée.

    Cette revendication date en fait d’une trentaine d’années et s’inscrit dans un combat pluriel du peuple Rapa Nui. Sa terre est d’ailleurs sur le point de changer officiellement de nom pour s’appeler « Rapa Nui - Isla de Pascua ». « Nous voulons faire un acte de reconnaissance historique, de revendication : reconnaître l’origine et l’histoire millénaire de l’île », a ainsi déclaré le président du Chili, Sebastián Piñera. Le musée norvégien Kon-Tiki pourrait d’ores et déjà avoir créé un précédent : il vient lui de s’engager à restituer toute sa collection de pièces archéologiques et photographies de Rapa Nui.

    #restitution #art #musée #colonialisme #Ile_de_Pâques #Rapa_Nui

  • Washington réautorise l’importation de trophées d’éléphants - Magazine GoodPlanet Info
    https://www.goodplanet.info/actualite/2017/11/17/washington-reautorise-limportation-de-trophees-delephants


    Mais #beurk, à la fin !!!

    « Pour soutenir la conservation, les chasseurs devraient choisir de chasser seulement dans des pays qui ont une forte gouvernance, un encadrement intelligent et des populations sauvages en bonne santé », ajoute l’agence.

    Ce raisonnement, dénonce l’association américaine de défense des animaux PETA, « revient à vendre un enfant sur le marché noir afin de lever de l’argent pour combattre les violences faites aux enfants ».

    #chasse

  • Les safaris-chasse de Benjamin de Rothschild impliqués dans des abus contre les « Pygmées » - Survival International
    http://www.survivalfrance.org/actu/11491

    Survival International a découvert qu’une opération de #safaris de #chasse_à_l’éléphant, conjointement détenue par le milliardaire français Benjamin de #Rothschild, a été impliquée dans la #violation des droits de « #Pygmées » #baka locaux et de leurs voisins. Parmi ces violations figurent des #expulsions illégales et des #tortures.

    L’opération est basée au #Cameroun, dans deux « aires protégées » louées par Benjamin de Rothschild. Elle offre aux touristes la possibilité d’abattre, contre la somme de 55.000 euros, un éléphant de forêt.

    Afin de créer cette opération de #chasse aux #trophées, les Baka ont été expulsés de leur #territoire ancestral — ce qui est contraire au droit international. Des #soldats, #policiers et #gardes_armés patrouillent le territoire ; les Baka ont maintenant été informés que les patrouilleurs tireraient à vue si les Baka pénétraient sur le territoire pour chasser afin de nourrir leurs familles, ramasser des plantes ou se rendre sur des sites sacrés.

    ...

    Le Fonds mondial pour la nature (WWF) est très actif au Cameroun où les « aires protégées » permettant la chasse aux trophées font partie de l’un de ses « paysages écologiques » clefs. Le WWF doit encore commenter ces allégations ou annoncer s’il compte prendre des mesures.

    #monde_civilisé #terres #lamentable

  • Romania announces ban on trophy hunting of bears, wolves and wildcats
    https://news.mongabay.com/2016/10/romania-announces-ban-on-trophy-hunting-of-bears-wolves-and-wildcats

    Following protests by environmental groups, the Ministry of Environment announced that it had cancelled an order that would have allowed trophy hunting of about 1,700 wild animals this year. This decision could give populations of large carnivores a chance to recover, the Guardian reported.

    All large carnivores are strictly protected in the European Union. But a loophole in the European law allows thousands of Romania’s wild animals — which are often blamed for damaging crops, property or human life — to be hunted for sport every year. Consequently, hunting in Romania has grown into a multimillion-euro industry that has “harvested” about 2,374 bears, 1,586 wolves and 898 wild cats between 2007 and 2015. Hunters pay up to 10,000 euro (~$11,000) to claim their prize.

    #chasse #tuerie #trophée #virilisme

  • « Les crânes de résistants algériens » n’ont rien à faire au Musée de l’homme
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/07/09/les-cranes-de-resistants-algeriens-n-ont-rien-a-faire-au-musee-de-l-homme_49

    Le 17 juillet 1849, les troupes françaises envoyées en hâte entament un siège, qui durera quatre mois. Après un premier assaut infructueux, l’état-major prend la mesure de la résistance et envoie une colonne de renfort de plus de 5 000 hommes, commandée par le général Émile Herbillon (1794-1866), commandant de la province de Constantine, suivie d’une autre, des zouaves dirigés par le colonel François Canrobert (1809-1895). Deux officiers supérieurs, plusieurs milliers d’hommes contre une localité du grand sud algérien, deux décennies après la prise d’Alger : la résistance algérienne était d’une ampleur et d’une efficacité exceptionnelles.

    Le 26 novembre, les assiégeants, exaspérés par la longueur du siège, voyant beaucoup de leurs camarades mourir (des combats et du choléra), informés du sort que les quelques Français prisonniers avaient subi (tortures, décapitations, émasculations…), s’élancent à l’assaut de la ville. Chaque maison devient un fortin, chaque terrasse un lieu d’embuscade contre les assaillants. Après d’âpres combats, au cours desquels les Français subissent de lourdes pertes, le drapeau tricolore flotte sur le point culminant de l’oasis.

    Deux ans plus tard, Charles Bourseul, un « ancien officier de l’armée d’Afrique » ayant participé à l’assaut, publiera son témoignage : « Les maisons, les terrasses sont partout envahies. Des feux de peloton couchent sur le sol tous les groupes d’Arabes que l’on rencontre. Tout ce qui reste debout dans ces groupes tombe immédiatement sous la baïonnette. Ce qui n’est pas atteint par le feu périt par le fer. Pas un seul des défenseurs de Zaâtcha ne cherche son salut dans la fuite, pas un seul n’implore la pitié du vainqueur, tous succombent les armes à la main, en vendant chèrement leur vie, et leurs bras ne cessent de combattre que lorsque la mort les a rendus immobiles. ». Il s’agissait là des combattants.
    Destruction méthodique

    Or, l’oasis abritait aussi des femmes, des vieillards, des enfants, des adolescents. La destruction de la ville fut totale, méthodique. Les maisons encore debout furent minées, toute la végétation arrachée. Les « indigènes » qui n’étaient pas ensevelis furent passés au fil de la baïonnette.

    Dans son livre La Guerre et le gouvernement de l’Algérie, le journaliste Louis de Baudicour racontera en 1853 avoir vu les zouaves « se précipiter avec fureur sur les malheureuses créatures qui n’avaient pu fuir », puis s’acharner : « Ici un soldat amputait, en plaisantant, le sein d’une pauvre femme qui demandait comme une grâce d’être achevée, et expirait quelques instants après dans les souffrances ; là, un autre soldat prenait par les jambes un petit enfant et lui brisait la cervelle contre une muraille ; ailleurs, c’étaient d’autres scènes qu’un être dégradé peut seul comprendre et qu’une bouche honnête ne peut raconter. Des procédés aussi barbares n’étaient pas nécessaires, et il est très fâcheux que nos officiers ne soient pas plus maîtres en expédition de leurs troupes d’élite, qu’un chasseur ne l’est d’une meute de chiens courants quand elle arrive avant lui sur sa proie. »

    D’après les estimations les plus basses, il y eut ce jour-là huit cents Algériens massacrés. Tous les habitants tués ? Non. Le général Herbillon se crut obligé de fournir cette précision : « Un aveugle et quelques femmes furent seuls épargnés ». Le pire est que la presse française d’alors reprit ce rapport cynique.

    Il y eut trois autres « épargnés »… provisoirement. Les Français voulurent capturer vivant – dans le but de faire un exemple – le chef de la résistance, le cheikh Bouziane. Au terme des combats, il fut fait prisonnier. Son fils, âgé de quinze ans, l’accompagna, ainsi que Si-Moussa, présenté comme un marabout. Que faire d’eux ? Ces « sauvages » n’eurent pas droit aux honneurs dus aux combattants.

    Le général Herbillon ordonna qu’ils soient fusillés sur place, puis décapités. Leurs têtes, au bout de piques, furent emmenées jusqu’à Biskra et exposées sur la place du marché, afin d’augmenter l’effroi de la population. Un observateur, le docteur Ferdinand Quesnoy, qui accompagnait la colonne, dessina cette macabre mise en scène qu’il publia en 1888 dans un livre, témoignage promis à un certain avenir…

    Que devinrent les têtes détachées des corps des combattants algériens ? Qui a eu l’idée de les conserver, pratique alors courante ? Où le furent-elles et dans quelles conditions ? Quand a eu lieu leur sordide transfert en « métropole » ? Cela reste à établir, même si certaines sources indiquent la date de 1874, d’autres la décennie 1880. Il semble certaines d’elles aient été d’abord exposées à la Société d’anthropologie de Paris, puis transférées au Musée de l’homme. Elles y sont encore aujourd’hui.

    Soutenir les appels de citoyens algériens à rapatrier ces dépouilles dans leur pays, pour leur donner une sépulture digne comme cela fut fait pour les rebelles maori ou les résistants kanak Ataï et ses compagnons (en 2014), ne revient aucunement pour nous à céder à un quelconque tropisme de « repentance » ou d’une supposée « guerre des mémoires », ce qui n’aurait strictement aucun sens. Il s’agit seulement de contribuer à sortir de l’oubli l’une des pages sombres de l’histoire de France, celles dont l’effacement participe aujourd’hui aux dérives xénophobes qui gangrènent la société française.

    #colonialisme #racisme #massacre #histoire #crane #trophée #restitution #déshumanisation

    • Sur les têtes maoris « toï moko » :
      La France restitue vingt têtes maoris à la Nouvelle-Zélande
      http://www.20minutes.fr/planete/865136-20120123-france-restitue-vingt-tetes-maoris-nouvelle-zelande

      500 autres têtes restent en Europe

      Les « toï moko » arriveront au musée Te Papa (« notre lieu » en maori) de Wellington le 26 janvier, où une grande cérémonie sera organisée en présence du roi Tuheitia Paki pour célébrer leur retour au pays. Grâce aux archives historiques, l’abondante tradition orale maorie et les experts en tatouages, qui ont chacun leur signification et retracent l’histoire personnelle unique de leur porteur, Te Papa tentera de retrouver la communauté d’origine des ancêtres rapatriés. Les têtes étant sacrées, aucun test ADN n’est prévu dans l’immédiat pour identifier leur famille. Selon Te Papa, quelque 200 « toï moko » ont été restituées par quatorze pays mais on estime que plus de 500 autres attendent encore leur retour dans diverses institutions européennes.

      #maoris

    • Quelques explications sur la pratique des têtes trophées
      http://www.archeo-gallay.ch/7a_Lectures9.html
      Le texte donne de nombreux exemples mais je colle seulement la partie sur les Maoris

      2.2. Polynésie (Maoris, Samoa, Mariannes, Marquises, Nouvelle Géorgie)

      Type d’engagement guerrier. Raids, sièges de courte durée, batailles rangées (Maoris).

      Partis engagés. Tribus dirigées par des chefs indépendants au sein de la même ère linguistique (Maoris).

      Idéologie. Décapiter les adversaires permettait d’empêcher les ennemis de devenir des ancêtres bienveillants et de générer des esprits malfaisants (Salomons). Le but avoué est l’acquisition d’une fertilité supérieure, pour celui qui s’est rendu maître d’une tête, et pour son clan (Mariannes, Marquises, Nouvelle Géorgie).

      Traitement. Traitement important (ennemis avec bouche close, amis avec dents apparentes) (Maoris).

      Valorisation. Valorisation importante des têtes ennemies et des têtes de ses propres guerriers morts au combat (Maoris). Les guerriers rivalisaient pour apporter le plus de têtes au roi (Samoa). Les crânes ornaient les poteaux d’accostage et recouvraient les toits des hangars à canoës (Salomons).

      Appropriation. Pas d’information.

    • Infos supplémentaires sur le Siège de Zaatcha - qu’on devrais plutot appeler « Le massacre de Zaatacha » vu que les français n’ont laisser aucun·e survivant·e.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Zaatcha

      Les Cheikh Bouziane, Moussa et Lahcène, capturés par les zouaves du commandant Lavarande, sont exécutés sur ordre du général Herbillon et leurs têtes exposées sur la place du marché à Biskra3, afin de faire taire la rumeur de leur invulnérabilité et faire cesser la rébellion dans la région.

      Ici un article qui donne plus d’information sur les révoltes en Algérie et Bû Ziyân :
      La Révolte de Bû Ziyân en Algérie, 1849
      Julia Clancy-Smith
      https://remmm.revues.org/255

      Dès le 26 novembre, la fin était imminente ; chaque camp savait à quoi s’attendre. Les tirs d’artillerie ininterrompus ouvraient des brèches béantes dans les murs de Za’atsha et des soldats envahirent bientôt les allées étroites, jonchées de débris, et les sentiers des jardins. Bû Ziyân rassembla ses partisans dans la mosquée de la ville. Après avoir mené la prière, il ordonna aux quelques survivants de se battre jusqu’à la mort. Plus tard dans la journée, les troupes françaises cernèrent la résidence abandonnée du qa’id à la solde des Européens, où le mahdi et sa famille - deux jeunes fils, une fille, sa femme et sa mère - se trouvaient piégés. Le mahdi sortit de la maison en brandissant une carabine. « Je suis Bû Ziyân », déclara-t-il calmement aux officiers tandis qu’il s’agenouillait pour prier. Après avoir forcé le prophète rebelle à assister au massacre de sa famille, on le plaça contre un mur et on le mit en joue. « Vous avez été les plus forts ; seul Dieu est grand, puisse sa volonté s’accomplir » dit-il encore23. Des coups de feu retentirent et le héros de Za’atsha s’effondra. La tête de Bû Ziyân fut offerte comme trophée au général Herbillon, qui l’exposa à la porte du village afin que tous puissent la voir. Pendant le reste de la journée, seul pouvait être entendu le bruit des détonations tandis que les soldats faisaient sauter les caches de poudre sous les maisons encore debout (Bocher, 1851 ; Julien, 1979).

      On en parle ici aussi : Cheikh Bouziane , Cherif Boubaghla Zaatcha et les Oubliés du 5 juillet
      http://dzactiviste.info/cheikh-bouziane-cherif-boubaghla-zaatcha-les-oublies-du-5-juillet

  • Elisa Coll : « Sale chienne ingrate »

    https://tradfem.wordpress.com/2016/04/03/elisa-coll-sale-chienne-ingrate

    Ce n’est pas un secret, l’attente de recevoir du sexe comme paiement pour un transport ou un endroit où passer la nuit est l’une des plus grandes peurs des voyageuses en solo. Et ce n’est même pas nécessaire de demander à l’une d’entre elles – même mes grands-parents ont ressenti cette peur quand j’ai décidé de voyager seule pour la première fois – car ce fait ne concerne pas seulement le monde des voyages, c’est aussi un phénomène social. De manière directe ou indirecte, on nous dit constamment, à nous les femmes, que le sexe sert à récompenser les hommes qui sont bons avec nous. Ah, « bon ». Quel mot trompeur.

    Quel sens a la bonté quand tu attends une paire de jambes ouvertes en retour ?

    Traduction de l’espagnol : #Tradfem
    Original : http://www.revolutionontheroad.com/2015/12/08/maldita-perra-desagradecida
    Traduction anglaise : http://www.no-yolo.com/ungrateful-bitch

    #Elisa_Coll, originaire de Madrid, voyage à travers le monde et a fondé le blog Revolution On The Road : http://www.revolutionontheroad.com


    #voyage #culture_du_viol

  • Cinq arguments féministes contre la criminalisation des clients | Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/410424/cinq-arguments-feministes-contre-la-criminalisation-des-clients

    L’idée de criminaliser les clients vient d’une tradition féministe dite « abolitionniste » qui vise à éradiquer la prostitution. Or, nous devons nous interroger devant une telle alliance entre les conservateurs et certaines féministes, surtout au sujet de la sexualité. Adopter des lois qui accroissent les interdictions en matière de relations sexuelles entre adultes consentants constitue un premier pas risqué. On commence par la prostitution — demain, est-ce que ça sera l’échangisme, l’homosexualité, ou même l’avortement ? L’alliance entre certaines féministes et le gouvernement conservateur renforce un cadre qui fait appel au droit pénal pour traiter un enjeu de société. Les gais et les lesbiennes, par exemple, peuvent témoigner des conséquences néfastes d’une telle politique.

    #prostitution #féminisme #Canada

    • On commence par la prostitution — demain, est-ce que ça sera l’échangisme, l’homosexualité, ou même l’avortement ?

      – On peut pratiquer l’échangisme sans qu’il n’y ait de relation marchande (c’est d’ailleurs la majorité des pratiques).
      – On peut être homosexuel⋅le sans qu’il n’y ait de relation marchande (évident non ?).
      – On peut avorter sans qu’il n’y ait de relation marchande (du moment que c’est légalisé et intégré au système de santé public).

      Il ne peut pas y avoir de prostitution sans relation marchande.

      C’est tellement indécent comme comparaison que je ne vois pas trop l’intérêt d’en lire plus.

      Mais bon même si on commence à lire :

      La prostitution, c’est aussi un vieux monsieur […], un jeune […], un homme handicapé […], ou bien un homme qui ne répond pas aux critères de beauté […].

      Comment dire… Au moins c’est explicite quoi. Dois-je vraiment lire encore plus loin ? Pfff.

      Si de tels hommes ont recours aux services des travailleuses du sexe qui sont consentantes, cela ne veut pas dire que l’on est dans l’exploitation.

      Une pauvre personne qui exploite une encore plus pauvre personne : ça reste bien évidemment toujours de l’exploitation.

    • Le fait que la prostitution rattraperait les inégalités d’accès est un vrai mythe : la plupart des clients sont surtout ceux qui sont bien insérés, qui ont de l’argent et souvent une vie de famille. Les pauvres types se tapent la queue comme d’habitude.
      En plus l’accès à une pute n’a rien à voir avec l’accès à une compagne : elle ne fait pas le ménage, de son ventre ne sorte pas les gosses de l’homme qui la loue et ses enfants ne lui appartiennent pas non plus.

      Manière, je suis de plus en plus consciente que les femmes en 2014 restent tout de même du domaine du #trophée : la femme avec laquelle tu t’apparies est le marqueur de ta réussite sociale. Plus tu es riche, plus tu peux prétendre à la belle femme assortie à ta voiture et la belle femme en question, elle est suffisamment intelligente pour avoir compris qu’avec son intelligence, elle restera collée aux étages intermédiaires par différents plafonds de verre, alors qu’un bon plan matrimonial dans un monde d’hommes lui assurera une trajectoire stratosphérique.

      En dehors de la plastique qui permet à l’homme de se pavaner et de rendre les autres hommes jaloux, tout en améliorant « la race » (c’est pour cela que les princes à tête de gargouille se font plus de jolies bergères que de princesses à tête de gargouille... pour améliorer le cheptel royal !), les autres qualités intrinsèques de la femme n’ont que peu d’impact sur sa place dans la société.

      Et les femmes moches et intelligentes n’attirent personne, même pas les perdants de la compétition de l’accès aux chattes, qui ne sont perdants que parce qu’ils veulent les femelles décoratives et fonctionnelles.

  • C’est l’histoire d’un tueur misogyne qui n’intéressait personne…
    http://cafaitgenre.org/2014/05/25/cest-lhistoire-dun-tueur-misogyne-qui-ninteressait-personne

    ... à part les féministes (qu’est-ce qu’elles nous emmerdent celles-là). L’histoire se passe en Californie. Elliot Rodger, 22 ans, a tué le 24 mai 6 personnes et blessé au moins treize autres avant de se suicider. Un détail intéresse beaucoup la presse : il est le fils du réalisateur Peter Rodger, qui a participé au film… Source : Genre !

    • Oui, c’est un peu ce que j’avais noté en suivant le fait divers : le fait que le mec ne se pose pas trop de question sur ses propres critères de choix (a priori, il estimait avoir le droit à une fille blonde sexy qui est l’archétype de la fille que tout le monde veut) et sur son manque d’efforts pour intéresser quelqu’un (comme il est parfait intrinsèquement, pourquoi se faire chier à séduire ?). Oui, j’ai pensé à cette culture des #beaufs (j’ai tendance à classer les #masculinistes dans la classe des beaufs qui, à mon sens, les définit bien mieux !) qui passent leur temps à juger que les #femmes ne font pas assez d’efforts pour être parfaites du haut de leur gueule de groin bedonnante qui pue sous les aisselles.
      Ces mecs ne cherchent pas une femme avec laquelle partager quelque chose, ils veulent un #trophée pour se valoriser. Et ensuite, ils haïssent les femmes collectivement de ne pas se jeter sur eux.

      Ce sont bien des #beaufs. Certains tentent d’enrober la merde qu’ils ont entre leurs deux oreilles sous des arguments idéologiques, mais en moyenne, ils ne sont pas assez élaborés pour cela.

    • http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2014/05/portrait-du-tueur-en-mec-normal.html

      Le discours qu’il tient ne présente finalement qu’une forme extrêmement banale de discours tenus par des adolescents et des hommes adultes sur les femmes : c’est le discours du Nice Guy comme disent les anglo-saxons, celui qui est toujours « friendzoné », un « concept » qui se diffuse si vite qu’il a sa propre page wikipédia. Vous en trouverez également une présentation et une déconstruction dans ce billet dont la lecture me semblerait vitale pour bon nombre d’ados... Dans ces discours, les hommes « gentils » sont présentés comme victimes des femmes dont ils deviennent les amis et qui, alors qu’ils sont toujours là pour les consoler, ne veulent toujours pas les récompenser pour leur gentillesse en couchant avec eux. Derrière ce discours, il y a une représentation et surtout des pratiques très particulières de la drague, de la séduction et des relations entre hommes et femmes. Ce type de discours soutient des pratiques de drague violente (car « les femmes aiment ça »), de petites manipulations pour obtenir du sexe de la part des femmes (en les culpabilisant, en les humiliant, etc.), et de mépris et de haine des femmes, perçues à la fois comme des objets qu’il faut conquérir et comme des salopes qui ne savent pas apprécier la vraie gentilesse.

    • @antisexisme a écrit sur FB :

      Encore un autre article sur le #fémicide californien... une analyse de Meghan Murphy, notamment en lien avec la supposée fonction sociale de la #prostitution.

      "Rodger était si furieux qu’il n’ait pas ce que tout homme mérite - un accès sexuel aux femmes - qu’il a tué.

      Dans un monde dans lequel les hommes apprennent que, non seulement, ils méritent, mais ont carrément un droit aux corps des femmes, le comportement de Rodger n’est pas vraiment surprenant. Les corps des femmes sont offerts aux hommes, depuis qu’ils sont jeunes. Ils leur sont offerts via la #pornographie, qui leur affirme pour quoi femmes sont là : pour leurs yeux, leur plaisir, leur bite.

      Les hommes et les garçons apprennent qu’ils devraient obtenir tout ce qu’ils souhaitent. Que chacun de leur #fantasme doit être réalisé. Que l’existence même de la prostitution en est la preuve. Le fait que nous vivons dans une culture du viol et dans une culture de la pornographie en est une preuve supplémentaire. Qu’est-ce qu’au juste avons nous cru qu’il arriverait en disant aux hommes que le sexe est un droit ? Que les femmes leur appartiennent ?

      Ma chère amie, Elizabeth Pickett, a écrit, à propos de Rodger : « Les vraies femmes n’ont pas été à la hauteur de ses attentes créées par la pornographie. Donc, il en a tuées. » Nous offrons aux hommes ce fantasme. Il n’est pas étonnant qu’ils deviennent furieux quand les femmes ne se comportent pas exactement comme prévu.

      Vous pensez que la conclusion logique de tout cela devrait être claire : le droit masculin engendre le droit masculin.

      Bien sûr, les gens ne voient que ce qu’ils veulent voir.

      De nombreuses personnes semblent être venues à la conclusion tout à fait réactionnaire que plus de #prostitution devrait être la solution.

      [Là, Meghan Murphy met plusieurs tweets qui suggèrent que la prostitution ait pu éviter le massacre]

      Super logique, les mecs ! Si on légalise le droit des hommes à accéder aux corps des femmes, alors sans doute le sentiment qu’ils ont droit aux corps des femmes disparaîtra !

      #culture_du_viol

    • il me semble qu’il faille dissocier le passage à l’acte de ce jeune homme et le traitement de l’information faite par les medias. je m’explique :

      Ce jeune homme souffrait d’un syndrome d’autisme asperger qui engendre des troubles pouvant être sévère de la communication (pour plus d’info cf : http://www.autisme-france.fr/577_p_25361/le-syndrome-d-asperger.html)
      Dans les cas les plus graves ces troubles peuvent engendrer d’autres pathologies dont la paranoia qui elle peut etre source de passage à l’acte violent.
      Le discours tenu par ce jeune homme me semble plus à rapprocher d’un discours délirant causé par une décompensation importante que d’une sorte de « plaidoirie » construite.

      Par contre, que les medias n’aient retenus et mis en avant que ce discours est représentatif d’une complète ignorance du SA mais surtout d’une représentation des femmes affligeantes et je suis d’accord d’une culture du viol.